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SAVIESE: Pays et caractère |
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Savièse a souvent vécu en autarcie, comme beaucoup de communes du Valais, d'ailleurs. Cette autonomie développée dans le besoin s'est passablement étiolée depuis que une soixantaine d'année maintenant. Les Saviésans ont souvent gargé leurs vignes pour produire leur consommation de vin personnelle (certains disent qu'elle est abondante...). La proximité de la capitale leur a progressivement permis d'y travailler, et depuis quelques années, avec l'amélioration des routes, elle a permis aux personnes travaillant à Sion de s'établir à Savièse.Savièse n'est plus un monde clos, et ce n'est pas plus mal. Les mélanges enrichissent pour autant qu'ils permettent de réaliser quelles sont les différences. Car c'est dans la différence que réside la richesse. Les Saviésans ont toujours été fiers de leur caractère et de leur patois. Il n'empêche que la nécessité de préserver activement leur patrimoine n'a pas convaincu les citoyens dans leur ensemble. Le souvenir de la misère et peut-être aussi un certain opportunisme terrien font queles Saviésans se laissent porter par l'air du temps plutôt que de se demander qui ils sont et ce qu'ils veulent être dans le futur.Cependant, l'air du temps a clairement donné un coup de froid à la cuture Saviésanne.L'ambiance chaleureuse de village s'étiole. L'anonymat urbain remplace peu ? peu la franchise des contacts directs autour d'un verre et autours d'un plateau de viande séchée.De ce coup de froid, la culture Saviésanne se retrouve moribonde. Sans même qu'elle s'en rende compte, la voilà gravement affectée et chancelante. A Savièse, on a toujours sainement suivi son instinct. Aujourd'hui l'instinct ne suffit plus. Il faut tous ensemble réfléchir et planifier la survie de notre caractère, de notre langue, de notre patrimoine.
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