gąba, s. f. Louange Louange. É féré dé gąbé dou mówé, di ątsé, dou bën, dé tó chin kyè l'an, et de vanter leur mulet, leurs vaches, leurs biens et tout ce qui leur appartient; dé gąbé kyè powïé rin cló°"ré górdze, [il se donnait] des louanges au point de ne pouvoir fermer la bouche. || Le substantif gab se trouve dans la «Chanson de Roland» et dans le «Pèlerinage de Charlemagne)) où l'on peut lire les gabs de Charlemagne et de ses pairs. Dans ceux-ci et dans ceux des paysans qui se ressemblent il y a quelque chose de la galéjade méridionale. Cf. v. W. dans FEW XVI, 3.
gabą, v. a.  Vanter, louer. Vanter, louer. Va rin chin, to gąbé è j-oun é to meprįjé è j-ātró di j-infan, cela ne vaut rien, tu vantes les uns et tu méprises tes autres enfants. || V. r. Se vanter, se louer outre mesure. Ché can cómįnsé a ché gabą, froun pa méi, quand celui-là commence à se vanter, il n'en finit plus. || Le mot n'a jamais le sens de se moquer comme en afr.
gabéŗąn, s. m.  Vantard Vantard. L'è prou gabérąn, il est très vantard.
gabéŗéi, s. m.  Vantard Vantard. || Syn. de gabéŗąn.
gadjyąe, s. f.  Saisie de biens. Saisie de biens. L'a pochou arétą a promyeŗe gadjyąe, il a pu arrêter une première fois la saisie.
gadjye, v. a.  Gager, parier Gager, parier. Gadzin nó ? gageons-nous? gądzó kyè na, je gage que non. || Saisir. L'an gadjyą tó chin kyè l'aie, on a saisi tout son avoir; l'an gadjyą ché pra, on a saisi ce pré. || Ce dernier sens existe en afr.
gadzéta, s. f.  Journal, gazette. Journal, gazette. L'è arową i gadzéta, le journal est arrivé; í you chin chou a gadzéta, j'ai lu cela dans le journal; nó tenyįn pa méi dé gadzété, nous ne recevons plus de journaux.
gądzó, s. m.  Gage, objet saisi dans certains jeux. Gage, objet saisi dans certains jeux. L'a dó°" gądzó: oun coutéi é oun motchyōo, il y a deux gages: un couteau et un mouchoir. Gages d'un domestique. L'a oun grou gądzó, il a de gros gages; oun pou pa méi ai dé vāwé, i fan trwa dé grou gądzó, on ne peut plus prendre de domestiques: ils demandent de trop gros gages. || Tótse gądzó, bąle chąvyó, dit au «jeu de la garde» celui qui touche et fait prisonnier qqn.
galāa, galārda, s. m. et f.  Gaillard. Gaillard. Oun byo galāa, oun grou galāa, un beau gaillard, un grand gars; kyënta galārda, ha dzowéna! quelle gaillarde, cette jeune fille!
galó°", s. m.  Caillou Caillou. Acolé pa méi iną dé galó°" ! ne jette plus des cailloux ici en haut !
galóta, v. a.  Jeter des pierres. Jeter des pierres. T'a galóta mè, tu m'as jeté des pierres.
galotën, s. m. Dim. de galó°"  Petit caillou. Petit caillou.
galoteŗéi, s. m.  Qui a la manie de jeter des pierres. Qui a la manie de jeter des pierres.
gamąche, s. f.  Ganache, un rien du tout, Ganache, un rien du tout, ona gamąche l'è ona faŗata dé moundó, une ganache c'est un gre-din d'homme. N'a pas le sens du fr. «gamache».
gamené, s. m. Dim. de gamin.  Petit gamin. Petit gamin.
gameneŗį, s. f.  Gaminerie. Gaminerie.  Bande de gamins.
gaméwa Contenu de la gamelle. Contenu de la gamelle. Lex. gaméoua.
gaméwa, s. f.  Gamelle Gamelle, ona gaméwa dé chordą, une gamelle de soldat.
gamin, gamena, s. m. et f. Enfant en général. Enfant en général.
gan, s. m.  Gant. Gant.
ganyādzó, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. Prou d'infąn é pa dé ganyādzó, beaucoup d'enfants et pas de gagne-pain.
ganye, v. a.  Gagner. Gagner. Gąnyó pa pye w'ëvwe kyè bįó, je ne gagne pas même l'eau que je bois; gąnyon sën fran pé dzò, ils gagnent cinq francs par jour; ganye cha vya, gagner sa vie. Il Aa ganye, aller gagner, c'est aller travailler à la journée; sti an n'ën rin pochou aa ganye, cette année nous n'avons pas pu aller travailler à la journée. L'emporter sur quelqu'un. Fransi a nó gąnye prou té, notre François est plus fort que toi; can o`n-è ënró°"wą, w'éivwe gąny'ó chan, quand on est hydropique, l'eau l'emporte sur le sang.
ganyepąn, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. N'ën pa d'ātre ganyepąn kyè chin per'ënkye, nous n'avons pas d'autre gagne-pain ici.
ganyįn, s. m.  Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Can dzówon ā bówa l'a dó°" parti: è ganyįn é è pèrdin, au jeu de la balle, il y a deux partis: les gagnants et les perdants. Dans ce sens on a aussi ganyinta, au féminin.
gaó, s. m.  Galop. Galop. L'è enou ba a gran gaó, il est descendu en galopant; enį i gaó, venir au galop.
gaon, s. m.  Galon Galon, iron méi dzin è gaon déeąn, autrefois les galons [militaires] étaient plus jolis.
gaóną, v. a.  Galonner. Galonner. Gaóną ché? -Na, galonner celui-là? - Non.
gaónéta s.m. Primevère (Primula officinalis). Primevère (Primula officinalis).
gaópą, v. n.  Galoper, courir. Galoper, courir. Ché vyou gaópąé rondo, ce vieillard galopait allègrement.
gaópāe, s. f.  Galopade. Galopade.
gāŗa , s. f.  Gare (station) Gare (station). Fou da gara, les employés de la gare.
gāŗa!   interj.  Gare!  Gare! Ché to fé chin, gaŗa! Si tu fais cela, gare! gāŗ'a té, gare à toi!
gārbé, s. f. pl.  Grumeau. Grumeau. Chopa è gārbé, manger les grumeaux.
garchon, s. m.  Vieux garçon. Vieux garçon.  Prov. Minādzó dé garchon | minādzó dé catson! ménage de vieux garçons, ménage de cochons! Le désordre et la négligence y régnent.  Garchon ne se rencontre guère en dehors du proverbe. On dit ordinairement oun vyou dzoouénó, un «vieux jeune homme».
garda, s. f.  Garde Garde: ā garda dé Djyo! à la garde de Dieu! Le mot ne se rencontre guère que dans l'expression ā garda dé... et dans prinde garda, prendre garde.
gārdamëndjyę, s. m.  Garde-manger (néol.). Garde-manger (néol.).
gārdaróba, s. m.  Armoire. Armoire.
gardavou, s. m.  Garde à vous. Garde à vous. Vw'éi rin ky'a resta chou ó gardavou tin kyè vendré, vous n'avez qu'à rester sur le qui-vive jusqu'à ce qu'il vienne.
gardiįn, s. m.  Gardien Gardien. I Péiŗe Gardiin, le Père Gardien, supérieur d'un couvent chez les Capucins.
garéaé, s. f.  Soin à donner au foin, au bétail, etc. Soin à donner au foin, au bétail, etc. Fóton tó ba a có°", chin pwè bale ona garéaé, ils fauchent tout le foin à la fois, cela donne alors un travail considérable.
gaŗéé, v. a.  Soigner le foin coupé, «gouverner» Soigner le foin coupé, «gouverner». Gaŗéé ó fin, ó récò, soigner le foin, le regain, le faire sécher quand il est coupé. [| Gaŗéé è maadó, soigner les malades; gaŗéé è ątsé, soigner les vaches: donner à manger, abreuver, sortir le fumier, mettre la litière, traire; dé moundó capabló dé gaŗéé ó mówé, des gens qui comprennent la manière de traiter un mulet. Į | A Grimisuat: gaŗéé ona pera, remuer une pierre, un gros bloc. Etre maître de qqn, de qqch. | [ V. r. Che gaŗéé, se mouvoir, se tirer d'affaire, se soigner; i pou ouncó che gaŗéé, il peut encore se tirer d'affaire lui-même.
gaŗéta, s. f.  Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. I gaŗéta aw'éékyé, la guérite à l'évêque [sous le château de la Soie, à la Tournelette].
gargachiri Boue Boue. n. f. Var. gätchya. Syn. gatsó. Syn. gargachiri, gatchyena. 
gargachyąe, s. f. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement.
gargachyę, v. n.  Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise. Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise.
gargyéta, s. f.  Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage. Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage.
garnémįn, s. m.  Garnement. Garnement.
garnetoŗa, s. f.  Garniture, Garniture, óta via ha garnetoŗa, enlève cette garniture.
garni, -nįte, adj.  Garni, Garni, ona chāwa garnįté dé vyęle eąnda dé tóta chôrta, une salle garnie de vieux vivres de toute sorte.
garni, v. a.  Garnir. Garnir. Garnįon è póchyé dé galó°" epwę ba apréi, ils se remplissaient les poches de cailloux et de descendre en poursuivant.
garóta, s. f.  Betterave Betterave. Dé garóté ën gran, des semences de betterave.
garoudéi Grand gaillard,  Grand gaillard, 
garse, s. f.  Garce, fille publique Garce, fille publique. Vajįon prou cōre ó néi avwéi è gąrsé, ils allaient volontiers courir la nuit avec des filles de mauvaise vie. || Homme de rien du tout. L'orôo jaméi chondjya k'iŗé ona gąrse dinché, je n'aurais jamais pensé que c'était un homme de rien comme cela. Il Injure. Garse kyè t'éi! garce que tu es!
gâta Agate, bille.n. f.  Agate, bille.n. f. 
gâta, v. a.  Gâter. Gâter. Gatą a santéi, gâter la santé. || V. r. Chin ché gâté, cela se gâte.
gatamitchyè, s. m.  Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Ché l'è pa oun gatamitchyè, chin kyè fé oun cha kyè l'è fé, celui-là n'est pas un gâcheur, ce qu'il fait on sait que c'est fait.
gätcha Boue. n. f. Boue. Syn. gâtso. Svn. gatchyena, gätcha, gätchya.
gatchyeną, v. a.  Brasser de la boue, patauger. Brasser de la boue, patauger.
gatchyënrį, s. f.  Quantité de boue; pataugeage. Quantité de boue; pataugeage.
gatolę, v. a.  Chatouiller. Chatouiller. Fó°" pa gatole è peti j-infan, il ne faut pas chatouiller les petits enfants.
gatólon, s. m.  Chatouillement. Chatouillement. T'a rin dé gatólon, tu n'es pas chatouilleux?
gatolou, -loūja, adj.  Chatouilleux, sensible. Chatouilleux, sensible. Chon gatolou fou cofiron, dri ky'oun è je tótsé avwéi oun fetou, chorton dou bogan, ils sont chatouilleux, ces grillons, dès qu'on les touche avec un brin d'herbe, ils sortent de leur trou.
gātsó, s. m.  Mortier. Mortier. Ché peti kyè brasāé ó gātsó can n'ën fé a grąndze, ce petit qui brassait le mortier quand nous avons bâti la grange; ché manson ënplïé tó méi dé gātsó kyè dé pēré, ce maçon emploie plus de mortier que de pierres. || Boue. Per'ënkyè dri kyè bale dé plodze è vāé chon plįnné dé gātsó, ici, dès qu'il pleut, les chemins sont pleins de boue. || Cf. le fr. gâcher, gâche, gâchis.
gāwa, s. f.  Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Fajïé dé gāwé, il [lui] faisait des plaisanteries.
gawąn, s. m. et adj. Amant, amoureux d'une fille.  Amant, amoureux d'une fille. I atin ó gawąn, elle attend son amant.
gawefąte, s. m.  Très gros mangeur.  quel ogre! Très gros mangeur.  quel ogre!
gawére, s. f.  Prison. Prison. Ché l'è itą tré j-an ba ën gawéŗe, celui-là a été trois ans en prison. || Syn. préjon.
gaweriin, s. m.  Galérien, détenu. Galérien, détenu. È gaweriin van trālę déchédéwéi, les galériens vont travailler çà et là.
gawį, s. m.  Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. I jaméi you oun méi gawi kyè ché, kyënté caądé cha féré can recontré dé fémąwé! je n'ai jamais vu plus galant que celui-là, quels compliments il sait faire quand il rencontre des femmes! || Même racine que gąoua.
gawina, s. f.  Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Dzowe a gawina, jouer à la galine.  Le jeu de la «galine» varie selon les régions; il est connu en dehors de la Suisse, dans le Doubs et en Savoie.
gawiri Galerie. n. f. Galerie. Syn. ó°"we, ló°"we, Ne pas confondre avec lôo, corridor
gidą, v. a.  Guider, Guider, ache pye gidą a mè, laisse-moi [seulement] guider.
gide , s. f. pl.  Rênes. Rênes. Tenyïé ó tsową pè gide, il tenait le cheval avec les guides.
gide , s. m.  Guide. Guide. Dé tsatįn fajïé ó gide pé hé mountąnyé, en été il faisait le guide de montagne.
gispi Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m.  Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m. 
glanōo, glanoja, s. m. et f.  Glaneur, -euse. Glaneur, -euse.
glason, s. m.  Glaçon. Glaçon. Ce mot français se trouve dans ce proverbe: a Tsawindré ou barcon \ a Pākyé i glason, à Noël au balcon, à Pâques aux glaçons. || Le terme patois est lachon.
glënglën Glinglin Glinglin n. m. (dialecte glinguer, sonner). Avoui-to ó glënglën dé ôo ? entends-tu le glinglin de l'or ?
glorifié (che), v. r.  Se glorifier. Se glorifier. Va rin dé che glorifié, il ne vaut rien de se glorifier.
gloŗiou, -ouja, adj.  Glorieux. Glorieux. Tan w'êe gloŗiou, tan rijįn, gra cóm'oun tachon! l'air si glorieux, si riant, gras comme un blaireau!
gnpą Griffer. Griffer. Che gripą, se gripper, se dit d'une chose qui ne fonctionne plus. I roua dou tsaré l'è réstāé gripāé, la roue du char s'est grippée.
go, s. m.  Goût Goût. I perdou ó go, j'ai perdu le [sens du] goût; fou prevouį l'an pa dé go, ces poires n'ont pas de goût; fou rejën l'an déstra bon go, ces raisins sont délicieux au goût. Il Plaisir. Kyën go l'aïé dé ché mêin! quel attachement il avait pour ce mayen!
gó°"nyé, s. f. pl.  Compliments Compliments. Féré dé gó°"nyé, faire des compliments.
gochó, gocha, s. m. et f. et adj.  Têtu Têtu. O-n-a pa dé plejį avwéi ché infan, l'è trwa gochó, on n'a pas de plaisir avec cet enfant, il est trop têtu.  Adv. Ch'è tenwāé gochó pó pa eni ënséi, elle s'est défendue ferme pour ne pas venir.
gólachyą, s. f.  Quantité de liquide renversé et formant mare. Quantité de liquide renversé et formant mare. || Même racine que góle.
góle, s. f.  Mare d'eau. Mare d'eau. L'a tan bala dé plodze, l'è plin dé gólé pé è vāé, il a tant plu qu'il y a partout des flaques d'eau sur les chemins. || Par ext. La mer. Une femme à qui on racontait que son mari, qui l'avait quittée, était heureusement arrivé en Amérique, dit: l'a pa pochou pacha derën a góle, il n'a pas pu tomber dans la mer! || I góle dou féméi, le creux à purin. || È Gran Gólé, «les Grandes Gouilles», sont situées entre le glacier du Brotsé et le Sérac.
góléta Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta  Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta 
góléta , s. f.  Collecte Collecte. Pāchon tôt'è féité a góléta, ils font la collecte tous les dimanches.
góléta , s. f. Dim. de góle.  Petite mare. Petite mare.
golf, s. m.  Grande flaque d'eau, de sang, etc. Grande flaque d'eau, de sang, etc.
góma, s. f.  Gomme pour effacer. Gomme pour effacer.
gon, s. m.  Gond. Gond.
góna Góna ä rison, veste à basques. Góna ä rison, veste à basques.
góna, s. f.  Robe que portent les petits enfants, garçons et filles Robe que portent les petits enfants, garçons et filles. Ché grou bosé l'a ouncó a góna, ce grand garçon porte encore la robe. I góna a dzeŗon, l'habit à basques qui ne se porte plus aujourd'hui.
gonfla, -fla, adj.  Enflé Enflé. L'è gonfló cóm'oun flon, il est enflé comme un gâteau; l'a dé có°" ky'è ątsê venyon gonflé, can pęcon d'êrba ā róją ou bën dé sanfwin, parfois les vaches se gonflent quand elles mangent de l'herbe par la rosée ou bien de la luzerne. || S. m. et f. Gros homme, grosse femme. Béi kyè l'a a déré ché bróte gonfló? qu'a-t-il à dire ce gros boursouflé?
gonfla, v. a.  Gonfler Gonfler. È j-infan gonflon è dzó°"té pó méŗó°"wą, les enfants gonflent les joues pour s'amuser; gonfla ona petofla, gonfler une vessie.  V. n. Gonfler, renfler. Ha plodze faŗé gonfla è rejën, cette pluie fera gonfler le raisin.-
gonflāe, s. f.  Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée. Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée.
gonflatchye Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló. Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló.
gonsé, s. m.  Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches. Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches.
gorda , s. f.  Gourde, bouteille entourée de cuir Gourde, bouteille entourée de cuir. I gorda di chordą, la gourde militaire.
gordété, gordéta Engourdi Engourdi.Dimin. de gordó.  adj. et n. m. et f.  Raide, un peu gourd, 
gordó, -gorda , adj.  Raide, gourd, paralysé. Raide, gourd, paralysé. Chéi gordó cómin oun pāsé, je suis raide comme un pieu; i atsé è gorda, la vache est paralysée; chon pa itą gordó a ché decobena, ils ont été lestes à se dégager. Adv. Gordó équivaut à un superlatif: l'a bala gordó, il a plu à verse; fó°" tui tenį gordó, il faut tous tenir ferme.
gòrdzatą, v. a.  Blaguer, causer beaucoup, Blaguer, causer beaucoup, ën pląche d'aą derën w'élije ou tin da mécha, gòrdząton tó ó tin déean a porta, au lieu d'entrer dans l'église pendant la messe, ils causent tout le temps devant la porte.
gordzatéréi Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata.  Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata. 
górdze, s. f.  Bouche Bouche, étre a górdze ouvêcha, être le bec dans l'eau; étre dé crwēe górdze, être difficile pour le manger; ai crwēe górdze, avoir méchante langue; l'an rin dé bon kyè a górdze, ils n'ont de bon que la bouche [pour manger et médire]; l'an adéi prou dé górdze, ils ont au moins assez de langue; che ótą ó pan dé górdze, donner son bien, jusqu'à s'en priver du nécessaire. || Prov. Che plou ó dzò dé Chën-Dzōrdzó, tôt'è cheryéjé oui pāchon pé a górdze, s'il pleut le jour de la Saint-Georges (23 avril), toutes les cerises lui passent par la bouche.  
górdze, s. f.  Gorge, bouche, gueule. Gorge, bouche, gueule. Usité, en ce sens, dans la plupart des dialectes franco-provençaux.
gordzou, gòrdzwą, s. m. et f.  Gros parleur, blagueur, indiscret. Gros parleur, blagueur, indiscret. Che ché brote gordzou l'a avwį chin, anéi ó chaŗąn pé tó ó véwădzó, si cet indiscret a entendu cela, ce soir tout le village le saura.
gòrfa Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon,  Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon, 
gòrféé, v. a. gacer, piquer Agacer, piquer. L'è tó ó dzò apréi gòrféé sti, celui-ci est toujours à taquiner. || V. r. L'è i móda dé che gòrféé, c'est la mode de se taquiner.
gòrjéwa, s. f.  Gorgée. Gorgée. I byou ona gòrjéwą dé branteen, j'ai bu une gorgée d'eau-de-vie.
gòró, s. m.  Grognon. Grognon. Can aréitéŗé dé mòróną, ché gòró, chaŗé prou derën ou cró, quand ce grognon cessera de murmurer, il sera bien dans le creux [tombe].
gòróną, v. n.  Grogner. Grogner. Chon è catson kyè gòrounon, ce sont les cochons qui grognent.
gòrónąe, s. f.  Grognement. Grognement.
gòrounéŗéi, s. m.  Grognon, qui grogne sans cesse. Grognon, qui grogne sans cesse.
góta, s. f.  Goutte. Goutte. Biŗ'a góta, boire la goutte [eau-de-vie]; féré 'na góta dé caféi, préparer un peu de café [au lait]; l'aie byou ona góta dé trwa, il avait bu un verre de trop ; oun clęryé pa 'na góta, on n'y voit goutte,
gótchyé Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta. Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta.
gótchyè, gótchyęŗe, adj. et s. m. et f.  Gaucher. Gaucher.
gótchyó,-tchye, adj.  Gauche. Gauche. A gótchyè, à gauche; i man gótchyè, la main gauche.
gótchyon, s. m.  Dim. de góta. Filet d'eau dans un torrent. Filet d'eau dans un torrent.
gótchyóną, v. n.  Arroser avec très peu d'eau, Arroser avec très peu d'eau, ën gótchyoune t-e ba pé ché pra! est-il occupé à capter tous les ruisseaux dans ce pré! || S'amuser avec de l'eau. Fou j-infan, todri gótchyóną, chon contìn, ces enfants, pourvu qu'ils puissent s'amuser avec de l'eau, ils sont heureux.
gótchyóné, s. m. Dim. de gótchyon,  filet d'eau,très petit , goutte. filet d'eau,très petit , goutte.
gótchyounéŗéi, s. m.  Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau. Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Il Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau.
gotenyacheŗį, s. f.  Petite pluie Petite pluie. Ha gotenyacheŗi, chin intré pa, cette mauvaise petite pluie ne pénètre pas dans le terrain.
gotenyachyę, v. n.  Pleuvoir un petit peu. Pleuvoir un petit peu. L'a ouncó gotenyachyą ché dzò, il est encore tombé quelques gouttes ce jour-là.
gotenyę, v. n.  Tomber des gouttes, pleuvoir un peu. Tomber des gouttes, pleuvoir un peu.Syn. De gotenyachyę
gótéta, s. f. Dim. de góta.  Petite goutte, petite quantité Petite goutte, petite quantité. È ątsê baton pa méi kyè ona gótéta dé waséi, les vaches ne donnent plus qu'une petite goutte de lait.
gotįŗe, s. f.  Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Ce mot se traduit très improprement dans le français local par «gouttière» qui n'a pas ce sens en français. I ti da grąndze l'è plin dé gotiŗé, le toit de la grange est rempli d'égouts; ché ti l'è rin ita byin co°"êe, l'a tórdzò dé gotįŗé, ce toit n'a pas été bien couvert, il a toujours quelques fuites.
gótracheri, s. f.  Temps pluvieux. Temps pluvieux. Che l'è i gótracheri, tōrné a balę, quand le temps est à la pluie, il recommence à pleuvoir.
gótrachyę, v. n.  Pleuvoir un peu Pleuvoir un peu. I gótrachéŗé dinché tinkyè vëndrąn ba è ątsé, il tombera un peu de pluie, jusqu'à ce que les vaches arriveront [de l'alpage ou des mayens]. Il Syn. gotenyachyę, gotenyę.
gótró, s. m.  Goitre Goitre.  Remarquez l'expression: chën gótró = chën jyin-na, sans gêne. L'è pye chortį dé préjon, é rape amou per ënkye rlwi chën gótró, il est à peine sorti de prison et le voilà ici, se mêlant aux autres, sans se gêner.
gotrojé, s. m.  Rouge-gorge. Rouge-gorge.
gotrou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Goitreux. Goitreux.
gou, gouja, adj. et s. m. et f.  Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. L'è gou a tsaoun, il est gueux au dernier degré.
goudron, s. m.  Goudron. Goudron.
goudróną, v. a.  Goudronner. Goudronner.
goująle, s. f.  Tas de gueux. Tas de gueux.
gówą, v. a.  Avaler. Avaler. Gówą ba, avaler tout d'un coup.  Voy. ëngówa.
gówé, s. m.  Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; oun gówé dé bōró.un bon vase de beurre.
gra , grącha, adj.  Gras, .-se . Gras, .-se . Ché l'a byo tin: l'è gra é ródzó, celui-là a une belle vie: il est «gros et rouge» (expression consacrée pour désigner la santé parfaite); oun cartį dé frómądzó gra, un quartier de fromage gras; l'è gra cóm'oun tachon, il est gras comme un blaireau. || Dé têra grącha, de la terre glaise; féré gra, faire du fromage gras; c'est aussi manger de la viande en carême ou les jours d'abstinence.
gra , s. m.  Graisse. Graisse. Dé gra di tsaré, de la graisse de char; gra di bóché, graisse pour les tonneaux.
gra , s. m.  Gré. Gré. L'è da gra, il est satisfait; l'a pa jou gra per ënkye, il est mal tombé ici; rin ky'a měndįyę l'è pa da gra, che l'an pa a bire, manger seulement ne satisfait pas, si on n'a pas à boire; l'an pa tan gra fou paijanę avwéi ha mosyoŗį, ces petits paysans n'ont pas le dessus avec ces messieurs [intell, citadins] ; o-n-a pa gra ba é ché martchyąn, on est mal servi chez ce marchand.
graäta Echarpe. Echarpe.
graāta, s. f.  Cravate. Cravate. 'Na graāta dé chaea, une cravate de soie.
graché, -ta, adj. et s. m. et f.  Grasset.Un peu gras Grasset.Un peu gras
grāda, s. f.  Degré, grade. Degré, grade. Pó avansyę ona grāda, pour avancer d'un grade [milit.].
grafeną Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Syn. afrounta, plus anc. agrafa. 
grafena, v. a.  Grifîer, égratigner Grifîer, égratigner. È tsate grafęnon, les chats griffent; to m'a grafena è man, tu m'as griffé les mains.La forme grafigner est très répandue dans le fr. pop. et l'afr. (Villon, Rabelais, d'Aubigné, Nicot, etc.). Cf. v. W. XVI, 350.
grafenae, s. f.  Egratignure, coup de griffe Egratignure, coup de griffe.  Mot connu en provençal Mistral s. v. grafignado et le fr. pop. suisse.
grafyon, s. m.  Cerise noire. Cerise noire. È grafyon di tsën, fruits du merisier. || En provençal grafioun, grefioun, grifìen, etc., signifie à la fois greffe, jet d'arbre, bigarreau et cerise (Mistral). Au sens de bigarreau, on trouve en milanais sgraffion. 
grafyonį, s. m.  Cerisier portant des cerises noires. Cerisier portant des cerises noires.
gŗamon ródzó, s. m.  Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.). Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.).
gramon,   s. m.    Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan.  Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan. 
gramóną, v. a.  Enlever le chiendent Enlever le chiendent. I vęryon avwéi a tsarowe, falié tòte moundą fou ró°"wé, falie ótą tsękyè motson, l'è chin gramóną, on tourne [la terre] avec la charrue, il faut nettoyer toutes les mottes, enlever chaque bout de racine, c'est cela «gramoner».
gran , grąnta, adj.  Grand, Grand, iré gran dzò, c'était grand jour; oun gran mosyōo, ona grąnta dama, un grand monsieur, une grande dame.  
gran , s. m.  Grain Grain. Gran dé bla, grain de blé; è gran dou pâte, les grains [perles] du chapelet; gran dé dzenívró, baie de genièvre. || È garóté ën gran, la semence de betterave.
gran s.m. Grand ( monde ). Grand ( monde ). Chin chon prou dou gran, c'est du très grand monde; van oun pó°" trwa ën gran, ils mènent un peu trop grand train.
gran.na, s. f.  Grain, de raisin, etc. Grain, de raisin, etc. ona gran.na dé réjën, un grain de raisin; è j-achawį l'an dé dzinté grąn`né cómin è rejën, l'alisier a de jolis grains comme les grains de raisin,
grandééi s. m.  Pomme ayant la forme d'un cône de sapin. Pomme ayant la forme d'un cône de sapin.
grandjya, s. f.  Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Sti an n'ën pa 'na béwa grandjya dé fin, cette année nous n'avons pas beaucoup de foin en grange.
grandjyè, s. f. pl.  Granges isolées des villages. Granges isolées des villages. Dan ó tin ch'ënparlāé nète d'aa cajena i grandjyè, dans le temps on parlait beaucoup d'aller soigner le bétail dans les granges isolées.
grandjyè, s. m. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Nó nó dejïon i grandjyè a ché parįn, pąskyè vajïe cajena i grandjyè, nous, nous appelions «granger» cet homme, parce qu'il allait soigner le bétail aux «grangées».
grąndze, s. f. , s. f.  Grange Grange. La grange est composée de deux parties: la partie inférieure, à même le sol, forme l'étable; la partie supérieure est la grange proprement dite: on y met le foin, la paille, quelquefois des fascines, etc. Au mayen, la grange est la partie qui renferme le foin, sur l'étable et où le personnel se couche pour la nuit. Les nombreuses granges isolées n'existent presque plus à Savièse depuis que l'emploi des chars est devenu général.
grandzéta, s. f. Dim. De grąndze Petite grange. Petite grange.
grandzon, s. m. Autre diminutif de grąndze.  Petite grange habituellement attenante à la grange. Petite grange habituellement attenante à la grange.
grané, s. m. Dim. de gran.  Petit grain. Petit grain.
granéta, s. f. Dim. de gran.na.  Petite graine. Petite graine. Fou kyè fan pichyę ó chan l'an dé granété ródzé, les [rameaux] qui font pisser le sang [aux animaux frappés] ont de petits grains rouges. Il Cf. chaonyon.
granį, s. m.  Granit. Granit. Oun trouwe dé pēré dé granį iną pé batāa é pé a dzōo, on trouve des blocs de granit dans les prés bâtards et dans la forêt.
granmécha, s. f.  Grand-messe; Grand-messe; oppos. mécha bâcha, mécha mateniŗe, messe basse, messe «matinière»; véjó outre a granmécha, je vais à la grand-messe.
granméire, s. f.  Grammaire. Grammaire.
granrota, s. f.  Grand-route. Grand-route.
granson, s. m.  Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson. È granson cótāon adon djye santįmé pyese, è vawejąn rin kyè sën, les grandsons coûtaient alors dix centimes la pièce, les valaisans seulement cinq.
grantchyou, s. f.  Grandeur, étendue. Grandeur, étendue. Kyënta grantchyou dé pra! quelle étendue de pré !
granténé, adv. Dim. de grantin.  Assez longtemps, quelque temps Assez longtemps, quelque temps. L'a djya granténé kyè l'è pa méi enou per'ënkye, il y a quelque temps déjà qu'il n'est plus revenu ici.
grantin, adv.  Longtemps. Longtemps. Vaŗé rin grantin, n'aŗįn dé plodze, il pleuvra avant qu'il ne soit longtemps; l'è pa tòrną dé grantin, il n'est pas revenu depuis longtemps; iré djya grantin parti can w'ātré l'è enou, il était parti depuis longtemps quand l'autre est arrivé. || Cf. l'it. «gran tempo».
grantsó°"ja, adv.  Grand-chose. Grand-chose.
granvāe, s. f.  Grand-route. Grand-route.
grapele, v. a.  Grappiller Grappiller. L'a pa dé vénįndze sti an, l'a rin ky'oun peti aféŗé a grapele, il n'y a pas de vendange cette année, il n'y a qu'à grappiller quelque chose.
grapelon, s. m.  Grappillon, petite grappe. Grappillon, petite grappe.
grapelou Clairsemé Clairsemé.adj.  !Lex. crapelou, non mûr, mais il semble que ce mot caractérise un raisin à graines clairsemées. Lex. grapele, grapelon,
grāse, s. f.  Grâce, mine. Grâce, mine. Avwéi ché o`n-a pa pwiŗe, l'a tòrdzò ona plo bóna grāse, on est sans gêne avec celui-là, il est toujours si gracieux; ona crouēe grāse, une mine rébarbative.
grasię, v. a.  Gracier. Gracier.
grasyou, -syouja, adj.  Gracieux. Gracieux. Chon pa tui tan grasyou cómin ché, tous ne sont pas gracieux comme celui-là; ona dzinta dama grasyouja, une jolie dame gracieuse.
grata, v. a.  Gratter. Gratter. Can o-n-itą mwêe di mochelon, fó°" pa grata, quand on a été piqué par les moustiques, il ne faut pas gratter; è tsouą can ch'ën-nouwon grąton di pya, quand les chevaux s'ennuient, ils grattent du pied.
gräta-cou Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse. Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse.
grątafrómądzó, s. m.  Râpe à fromage. Râpe à fromage.
gratis, adv.  Gratis, gratuitement. Gratis, gratuitement.
gravą Graver. Graver.
grava, v. a.  Incommoder, gêner Incommoder, gêner. Mot qu'on n'entend plus guère que dans le proverbe: rin rade, rin gravé, qui rien ne regarde, rien ne l'incommode. Į| Val-d'Illiez gravä, empêcher, s'ên gräve, se repentir (Fankh.). |Į Grāva, à Grimisuat, s.f., deuil: porta a grāva, porter le deuil; n'éi tan grava, j'ai beaucoup de regret.
gravéi, s. m.  Gravier. Gravier. Męnon dé gravéi pé vāé, ils conduisent du gravier sur les chemins; dé gravéi grëndzó, du gravier grossier.
gravou, -ouja, adj.  Marri, qui se repent. Marri, qui se repent. Prov,(L. 153) Epouja joyouja, féna gravouja, épouse joyeuse, femme marrie.
gré, s. m.  Crampon de charpentier. Crampon de charpentier. Pó tsapótą è tra, oun wé fé teni avwéi dé gré, pour travailler les poutres, on les fixe avec des crampons.
gregre, s. m.  Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę. Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę.
gréi, s. m.  Gré. Gré. Bon gréi mąwe gréi, bon gré mal gré. || Syn. gra
gréifa, s. f.  Action de greffer. Action de greffer. Greffe des arbres. I gréifa di j-ābró roche pa ch'oun va pa jostó can l'è i tin, la greffe des arbres ne réussit pas si l'on ne la fait pas juste quand c'est le moment.
gréifa, v. a.  Greffer. Greffer. Dan ó tin oun gréifāé pa è vęnyé, autrefois on ne greffait pas les vignes; gréifa a rlwe, greffer à l'écusson; gréifa ou tron, greffer en fente.
gréifó, s. m.  Scion. Scion. Ě gréifó dou chowę wéin chon méi pòrtati, les scions [détachés d'une branche] au soleil levant donnent plus de fruits.
gréifōo, s. m.  Greffeur. Greffeur.
gréilą, s. f.  Grêlée Grêlée. L'è enou 'na bóna grèilą, il est arrivé une forte grêlée.
gréilę, v. imp.  Grêler Grêler. I gréile pa chowin ba peŗ-ënkyè, il ne grêle pas souvent ici. || Au passif: ché an kyè l'è tòte itą gréilą, cette année où tout a été grêlé. || Marqué de petite vérole. Di a maadi, i fąse l'ìtą gréiląé, depuis la maladie, sa figure a été marquée de petite vérole [propr. grêlée].
gréiló , s. m. pl.  Grêle Grêle. Vën dé gréiló, il tombe de la grêle; è gréiló fan dé brote ravądzó, la grêle fait de vilains ravages. || Prov.L. 50). Pó arétą è gréiló fó°" fetchyę foura w'ąse ó talin veŗya iną, pour arrêter la grêle, il faut mettre dehors la hache le tranchant dressé.
gréiló, s. m. Age.  Age. I gréiló l'è i grou bó°" kyè va ó on da tsarowe, le gréiló, c'est la longue pièce de bois qui va tout le long de la charrue.
gréilon, s. m.  Grêlon. Grêlon.
grejachye, v. n.  Rendre gris,  Rendre gris, saupoudrer. L'a grejachyą pé son, il est tombé une saupoudrée de neige sur les sommets.
grejachye, v. n.  saupoudrer. saupoudrer.
grejéta  Etoffe de mauvaise qualité. Etoffe de mauvaise qualité. V. grijéla, cótòna.
gremache, s. f. cff. grāse Grimace. Grimace. L'è brote dé féré dé gremache, c'est vilain de faire des grimaces.
gréną, v. n.  Grener. Grener. Sti an l'a byin gréną dé pi, les haricots ont donné beaucoup de grains cette année; i bla l'a pa gréną cómin antąn, le blé n'a pas grené comme l'année passée. || V. a. Gréną a pera dou fòrnéi, piquer la pierre du poêle.
grènadjyè, s. m.  Grenadier. Grenadier. A la Fête-Dieu figurent toujours un groupe respectable de grenadiers, qui forment comme l'élite de la petite troupe. 
grènadjyè, s. m.  Pois. Pois. È pi grènadjyè, les pois grenadiers, espèce de pois.
grènąle, s. f.  Grenaille. Grenaille. Tsardjyę ó foįę a grènąle, charger le fusil à la grenaille.
grènati, -tire, adj.  Grenu. Grenu. Pŗov, (L. 75). I rógyéjon fó°" planta è pi, venyon méi grènati, aux Rogations il faut planter les haricots, ils deviendront plus grenus.
grëndze, adj.  Enfant vif et méchant. Enfant vif et méchant.
grëndze, s.m.  Grincheux Grincheux.  Fwa grëndze, petites étincelles qui s'attachent à la marmite et sautent de place en place; can l'a dé fwa grëndze, tsąndze i tin, quand il y a du «feu grincheux», le temps change. Id. à Grimisuat. || Cf. fouagrëndzé.
grëndzéŗą, s. f.  Mauvaise humeur Mauvaise humeur. I grëndzéŗą l'è i pètchyą di brāé dzin, la mauvaise humeur est le péché des braves gens. || Fig. Dérangement du temps.
grëndzó, grëndze, adj.  Grincheux, de mauvaise humeur Grincheux, de mauvaise humeur. I peti l'è grëndzó vwi, fé pa kyè plóŗą, le petit est de mauvaise humeur aujourd'hui, il ne fait que pleurer.
grenéta Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains. Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains.
Grenéta, s. f.  Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande. Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande.
grëngrën Dépit, petite rancune. Dépit, petite rancune. Ai dé grëngrën, avoir de petites rancunes.
greni Grenier. Grenier. Var. grini. I pâto dou grini, le pâtre qui soignait les fromages. Syn. patorën. ? ?
greni, s. m.  Cave où l'on conserve les denrées. Cave où l'on conserve les denrées. Grimisuat: même sens qu'à Savièse, mais en plus, grini désigne l'endroit où l'on conserve les sacs de blé. Remarquez grini au lieu de greni.
greni, s. m.  Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages. Le ġrenį se compose de deux parties, dessous le friou (un jeune y frottait les fromages avec un linge quand j'ai passé à Tsanfleuron en 1925); dessus il y a le greni damou tout autour sont les pantiŗe. || Pŗov. (L. 341). Pindąn ky'i gran greni l'è ouvêe, nyoun mąnkyé dé rin, pendant que le grand grenier est ouvert, personne ne manque de rien (tant que la récolte n'est pas terminée). || 
grépa, s. f.  Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie.  
grépa, s. f.  Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T. Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T.
grépa, s. f.  Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse. Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse.
grépa, v. a.  Fixer au moyen d'un croc Fixer au moyen d'un croc. Grépa oun tra, fixer une poutre au moyen d'un croc.
grépęi  , s. m.  Crampon. Crampon.
grépei  s. m.  Rocher proéminent sur une pente Rocher proéminent sur une pente. L'a robatą ba é l'a balą da téita chou oun grépéi, il a roulé sur la pente et a frappé de la tête un roc proéminent.
gri adj. Cf. rédzè Se dit de quelque chose qui répugne Se dit de quelque chose qui répugne. Mè venyïe gri a mè d'aa outre, j'éprouvais de la répugnance de m'y rendre.  Syn. ëngrį.
gri s. m.  Loir, loiret. Loir, loiret.
gri, grije , adj. et s. m. et f. Quand un enfant pleure et rit en  même temps,  Quand un enfant pleure et rit en  même temps, on dit: tsanta, ploŗa,bij'ó cou dé w'ānó gri!   chante,pleure, baise le derrière de l'âne gris!
gri, grije , adj. et s. m. et f.  Gris. Gris.
grifa, s. f.  Griffe. Griffe. Ché tsate l'a dé grouche grifé, ce chat a de grosses griffes.
grifa, v. a.  Griffer. Griffer.  Syn. grafeną.
grifāę, s. f.  Griffade. Griffade. T'a jou 'na bóna grifāe sti có°"! cette fois tu as reçu une bonne griffade!
grifon, adj.  Griffe Griffe. L'an è grifon apelą, [les mouches] ont les pattes prises [à l'attrape-mouches].
grifon, s.m.  Qui griffe. Qui griffe.
grifóną, v. a.  Griffonner Griffonner. Ecrį adrį, pa rįnkyè grifóną, écris comme il faut, et cesse de griffonner.
grifónądzó, s. m.  Griffonnage. Griffonnage.
grifóneŗi, s. f.  Griffonnerie. Griffonnerie.
grifonōo, s. m.  Griffonneur. Griffonneur.
grijalą grijalą
grijalą,   -āe,   adj.    Grisonnant,  Grisonnant,   ona barba grijalāe, une barbe grisonnante.
grijé, grijéta, adj. et s. m. et f. Dim. de gri.  Homme ou femme qui commence à grisonner. Homme ou femme qui commence à grisonner.
grijęla, s. f.  Toile grise Toile grise. || Syn. cótóna.
grijoną, v. n.  Grisonner Grisonner. Cóminse a grijoną, il commence à grisonner.
grile, s. f.  Cheville du pied Cheville du pied.   «grille» pour cheville du pied est aussi fr. pop. et SR. On le trouve également dans Merle d'Aubigné. Cf. v. W., II 1290, et Pierreh. 294.
grilè, s. m.  Cigale. Cigale. Dé tsatin l'è tó plin dé grilè ba pé è venyé, en été c'est plein de cigales dans les vignes.
grile, v. a.  Griller, Griller, p. ext. du pain. Grile dé wetsé dé pan, griller des tranches de pain.
grióta, s. f. Vache couleur cerise. Vache couleur cerise.
gripa, s. f.  Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe. Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe.
gripa, v. a.  Griffer. Griffer. Cómin fowęche itą gripa da chenegó °"da, comme s'il avait été griffé par la chenegóouda. 
gripyóou, s. m.  Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur. Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur.
grįva, s. f.  Grive commune Grive commune. È grive che tęnyon aontchyę pé è vęnyé, les grives se tiennent volontiers dans les vignes.
griwatą, s. f.  Contenu de la tasse appelée grioué. Contenu de la tasse appelée grioué.
griwé, s. m.  Tasse de fer-blanc ou d'étain. Tasse de fer-blanc ou d'étain.
gró°"  gró°"cha, s. m. et f.  Grand-père, grand-mère Grand-père, grand-mère. I gró°" a nó dou byèi da mare, notre grand-père maternel.
gró°"  s. m.  Vieille monnaie: Vieille monnaie: Groschen (5 ct.); gróou = 1 batz1/2.
gró°"cha, adj.  Enceinte Enceinte. I mār'a rlōo l'è gró°"cha, leur mère est enceinte.
gróbó Gravier. Gravier.  Dé chabla gróba, du gravier.
gróbó, -a, adj.  Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Ché dra l'è trwa gróbó, ce drap est trop grossier. || Par ext. Prodigue, qui consomme beaucoup: è vęnyé dou fandan chon gróbé pó ó féméi, les vignes de fendant exigent beaucoup de fumier.
gróché, -èta, adj. et s. m. et f. Dim. de grou.  Grandelet. Grandelet. L'è tó dzowénó é djya byin gróché, il est tout jeune et déjà bien grand.
gróchyè, -chyęŗe, adj.  et s. m.  et f. Grossier. Grossier. Dé traó gróchyè, du travail grossier.
gróchyeremin, adv.  Grossièrement. Grossièrement.
groma, s. f.  Grosse pierre. Grosse pierre. || Syn. groméi
groma, s. m.  Noyau. Noyau. È groma di proun-mé peoujé chon dèstrą dōo, le noyau des pêches est très dur. || Cerneau. Avwéi è groma di nwé dan ó tin oun fajïé d'ó°"ló, avec les cerneaux des noix on faisait de l'huile autrefois.
gromąn, -manda, adj. et s. m. et f.  Gourmand. Gourmand.
gromandįje, s. f.  Gourmandise. Gourmandise.
groméi, s. m.  Gros caillou. Gros caillou. Acolïè ba dé grou groméi apréi nó, il jetait de gros cailloux sur nos talons.  Syn. groma.
gronyāa, -nyārda, s. m. et f.  Grognard. Grognard. Oun brote gronyāa kyè l'è jaméi contin, un vilain grognard qui n'est jamais content.
gronyache  Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa. Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa.
gronyachyę, v. n.  Grogner, gronder, murmurer. Grogner, gronder, murmurer.
grou, groucha, adj.  Gros. Gros. È grou traó, les gros travaux, les travaux pénibles (fossoyer, faucher); ha dou grou vįntró, celle qui est enceinte; l'a balą 'na groucha plodze, il a beaucoup plu. || Grand, ona groucha vewa, une grande ville; oun grou parįn, un grand homme; enį grou, grandir; l'è grou i Roun-nó, le Rhône est haut. S. m. et f. È grou mëndzon è peti, les gros mangent les petits, La partie la plus grosse ou la plus forte: nó chin fran ou grou dou traó, nous sommes juste au moment où il y a le plus de travail; ou grou dé w'evêe, dans le gros de l'hiver.
groubon, s. m.  Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons. Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons.
grouchatêra, s. f.  Terre forte, difficile à tourner. Terre forte, difficile à tourner.
Grouché cópété Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1. Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
grouchyou s. f.  Grosseur. Grosseur. Ché iré oun plo grou, l'aie pa o-n-ātre ën Chavyeje dé ha grouchyou, c'était un grand gars, il n'y avait pas à Savièse un autre homme de cette taille.
grouja, s. f.  Plainte, murmure, réclamation. Plainte, murmure, réclamation. Tan dé groujé, tant de plaintes! || En fr. pop. greuse; SR, afr. Godefroy cite le mot greuse et grahuse déjà au XIIIe s., surtout dans des textes bourgignons. Le provençal a conservé greuse, greuge, au sens de grief, tort, rancune, mauvaise querelle. Cf. v. W., IV, 262.
groują, v. n.  Se plaindre Se plaindre. Grouje di ó matën tinkyè dótāa, il se plaint du matin au soir.
groujèŗé, s. m.  Grognon, qui se plaint toujours. Grognon, qui se plaint toujours.
groumą, s. m.  Epilepsie, haut mal. Epilepsie, haut mal. L'a ó groumą, il est épileptique.
groupé, s. m.  Angine, diphtérie, croup. Angine, diphtérie, croup.
gwāle, s. f.  Blague. Blague. Chin chon rin kyè dé gwālé, yó crįjó pa 'na tsó°"įa, ce ne sont que des blagues, je n'en crois rien. || Cf. le fr. gouailler, gouaillerie, gouailleur.
gwe, s. m. cf. djyówa Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51). Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51).
gwêrną, v. a.  Gouverner, conduire. Gouverner, conduire. N'avwį dęŗé tòta chôrta contré fou kyè gwęrnon ó pai óŗa, on entend dire toute sorte de choses contre ceux qui gouvernent le pays maintenant. Il Gwêrną ó mówé, conduire le mulet (savoir conduire un mulet); gwêrną ó fin, «gouverner» le foin (soigner le foin coupé). || Syn. gaŗéé.
gwêrnémin, s. m.  Gouvernement Gouvernement. I mijon dou gwêrnémįn, le bâtiment de l'Etat; Nòrbêe trąlé ba ou gwêrnémin cómin chansèlè, Norbert est chancelier d'Etat.
gwije, s. f.  Sorte de fonte: Sorte de fonte: oun brontse dé gouije, une marmite en fonte; il y a aussi le brontse dé meta. La meta ne rend pas la soupe noire, tandis que la gouije la rend - surtout celle dé pewą et dé pi - noire. La meta est ainsi plus recherchée. Il It. «ghisa», fonte.
gyéi , s. m.  Guet, sentinelle Guet, sentinelle. Mè fó°" féré ó gyéi anéi, je dois faire le guet cette nuit. || L'habitude de faire le guet à tour de rôle a existé à Savièse jusque vers 1882.
gyéi adj.  Gai. Gai. Moins usité que dêe.
gyelą, adv. A peu près, presque  A peu près, presque. L'è gyelą vwaŗi oŗa, il est à peu près guéri maintenant.
gyelāme, s. m.  Guillaume. Se dit quelquefois pour gyelóme. Se dit quelquefois pour gyelóme. Cf. ce mot.
gyele Quille. Quille. Dzoua di gyelé a pouja, a plantse, jeu de quilles à la pose, à la planche. Le joueur jetait la boule vers les bords du jeu bosselés ou devaient suivre une planche .
gyęle, s. f.  Quille Quille. Dzowe i gyęle jouer aux quilles; ąpéeą è gyęle, lever les quilles; pękyé chąkye é gyęle, il mange [tout] le sac et les quilles.
gyelę, v. n.  Quiller, redresser les quilles. Quiller, redresser les quilles.
gyelóme, s. m.  Guillaume, sorte de rabot. Guillaume, sorte de rabot. || Syn. gyelāme.
gyelotchyeré Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl.  Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl. 
gyelou, s. m.  Celui qui redresse les quilles. Celui qui redresse les quilles.
gyenęle, s. f.  Guenille. Guenille.
gyëntchyę, v. n.  Marcher de travers, boiter Marcher de travers, boiter. Gyëntsé é gyëntséŗé prou tòrdzo, il boite et il boitera bien toujours. || L'afr. a guenchier et guenchir au sens de «obliquer», se détourner, d'où le provençal guenchir et l'a.it. guencire. Cf. God., IV, 375.
gyëntsé, s. m.  Guichet. Guichet. I fénéitra l'a oun gyëntsé, la fenêtre a un guichet. || Judas.
gyëntséte, gyëntséta, s. m. et f. Dim. de gyëntsó.  Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite. Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite.
gyëntsó, gyëntsé, s. m. et f.  Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant. Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant.
gyenye Guigner. Guigner. v. tr. 
gyenyon, s. m.  Ronne étoile, chance Ronne étoile, chance. L'aïon ó gyenyon, a bóna tire, tui ën ha famęle, ils avaient la bonne étoile, la bonne chance, tous dans cette famille.
gyêra, s. f.  Guerre. Guerre.
gyéŗinse, s. f.  Garantie, assurance. Garantie, assurance. Mot usité surtout dans l'expr. balę ątó dé gyéŗinse, donner déclaration de défaut de bien.
gyéŗinti, v. a.  Garantir, assurer. Garantir, assurer. I meŗesën l'a gyéŗinti kyè to vwaŗetréi, le médecin a assuré que tu guériras; i róódzó l'è gyéŗinti pó djye į-an, l'horloge est garantie pour dix ans. || Parier. Gyéŗintó kyè to pou pa wéea ché chąkye dé bla, je parie que tu ne peux soulever ce sac de blé.
gyèrlą, v. a.  Manier, mouvoir. Manier, mouvoir. Fó°" pa tan ënplį è chąkyé, pó ky'oun powęché méi gyèrlą, il ne faut pas tant remplir les sacs pour qu'on puisse mieux les manier. || Syn. gaŗéé.
gyéryé, s. m.  Guerrier, batailleur. Guerrier, batailleur.
gyeryóta, s. f.  Griotte. Griotte.
gyeryoti, s. m.  Griottier. Griottier.
gyéta, s. f.  Guêtre Guêtre. Pé ha ni té fó°" métr'è gyété,par cette neige tu dois mettre les guêtres.
gyétchya s.f. Contenu d'une jatte, Contenu d'une jatte, ona gyétchya dé crąnma, une jatte de crème.
gyétéi, s. f.  Gaieté.    Gaieté.   
gyetse, s. f.    Jatte Jatte.Plur. è gyętsé.  
gyëtsó !  Jeu .Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur. Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur.
gyétson, s. m. Dim. de gyętse.  Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Le  gyétson se distingue de la gyętse en ce qu'il est de moindre dimension et plus profond en égard à sa circonférence.-
gyétsóną, s. f.  Contenu d'un gyétson; Contenu d'un gyétson; ona gyétsóną dé waséi, une jatte de lait.
gyétsóné, s. m. Dim. de gyétson. Petite jatte Petite jatte
gyįn-na, s. f.  Petite vallée, vallon. Petite vallée, vallon. Ba pé ha gyįn-na deri ó tsatéi dé Sia, l'a ouncó cakyé grąndzé, en bas, dans ce vallon, derrière le château de la Soie, il y a encore quelques granges. || Syn. conba.
Ha Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Ha dé Fransi, celle [l'épouse] de François.
ha ... chęla, adj. dém. fém. de sti ... chęla.  Cette ... ci. Cette ... ci. Ha dzowéna chęla l'ïtą grantin maada, cette jeune fille-ci a été longtemps malade. || Ha-chęla est pron. démonstr. Prindé ha-chęla, prenez celle-ci.
ha ... la, adj. dém. fém. de sti ... la.  Cette ... ci. Cette ... ci. L'è ha ątse la kyè ou ai, pa ha-wéi, c'est cette vache-ci qu'il veut avoir, pas celle-là. || Pron. dém. fém. ache pye ha-la, prin hawéi, laisse celle-ci, prends celle-là.
ha! interj.  Ha! Ha!
ha, pron. dém. fém. de ché,  Celui. Celle. Celui. Celle. Ha dou vejęn, celle du voisin; ha kyè n'ën you yè, celle que nous avons vue hier.
ha-ënkyè, adj. et pron. dém. sing, de sti-ënkyè.  Celle-ci. Celle-ci.
ha-oué1, adj. et pron. dém. fém. de ché-ouéi.  Celle-là. Celle-là. Prin ha cōrba wéi,  prends  ce panier-là;  ąn-mó méi prinde hawéi, je préfère prendre celle-là.
hati! interj. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas.
hé! interj.  Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme. Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme.
hé-ęnkyè, adj. et pron. dém. f. pl. de ha-ënkye. Celles-ci. Celles-ci.
Hein! Interj. exprimant une demande.  Interj. exprimant une demande.
heu! interj. marquant l'étonnement. Heu! Heu!
hé-węi, adj. et pron. dém. f. pl.  Celles-là. Cf. hou-wé Celles-là. Cf. hou-wé
hi! interj.  Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme. Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme.
hoti ! hota ! Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas. Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas.
hou, adj. et pron. dém. pl. de ché (celui).  Ceux. Ceux. Hou dé Chyoun, ceux de [les gens de] Sion. || Syn. fou.
hou-ënkyè, adj. et pron. dém. pl.  Ceux-ci. Ceux-ci.
hou-wéi, adj. et pron. dém.  Ceux-là, Ceux-là, Hou-wéi chon djya parti dé bon matën, ceux-là sont déjà partis de bon matin.
i aux  aux : Aa i mapé,aa i bwaté,  Aller peigner le chanvre, aller aux filles.
i  lre pers. sg. indicatif présent de ai, j'ai.  j'ai.
i , pron. pers. de la 3e pers. il, ils; elle, elles.  il, ils; elle, elles. I vën, il, elle vient; i venyon, ils, elles viennent. C'est la forme affirmative; dans tous les autres cas, elle est remplacée par e (cf. ce mot): ch'e vën, s'il vient; vën t-e`? vient-il? Très souvent í sujet est laissé de côté. Vën óŗa, il vient maintenant; pąrton dèmąn, ils, elles partent demain.
i art. sg. masc. et f.  Le . Le . I contó, le compte; i conta, l'histoire. Devient employé   comme   complément:   i rechyou ó contó, j'ai reçu le compte;ó (masc), a (fém.)  i avwi a conta, j'ai entendu l'histoire. || Contraction de o f, à les, au dat. pl.: balę a charitéi i pó°"ŗó, donner l'aumône aux pauvres.-
I blantse, s. f.  Eau-de-vie, blanche Blanche ;eau-de-vie : La première qui coule quand on distille; elle est blanchâtre - de là son nom - et moins forte que la «bonne» qui vient ensuite. Fó°" méclą a blantse avwéi d'esprį dé vën, adon vën tòta bóna, il faut mêler la «blanche» avec de l'esprit de vin et elle devient tout à fait bonne.
I bócléi, s. m.  Muselière. Muselière. Oun mè ó bócléi i peti véi pó kyè pekyęchon pa dé pale é i mówé pó pa é'j-achyè peca é arétą pé é vāé, on met la muselière aux petits veaux pour qu'ils ne mangent pas de paille, et aux mulets pour les empêcher de manger et de s'arrêter par les chemins; è bócléi di mówé chon ën bó°", è bócléi di vèi ën cwēe, les muselières des mulets sont en bois, celles des veaux en cuir. -
I groucha māvra Guimauve  (Althaea officinalis). Guimauve  (Althaea officinalis).
įasįnte, s. f. Hyacinthe (plante). Hyacinthe (plante).
idéi, s. f.  Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Dé cwéi j-idéi, de mauvaises idées; chin kyè l'a w'idéi, le, fó°" ky'arouwé, ce qu'elle a en tête, elle, il faut que cela arrive.Prov. L'è cómin ché di téité dé tsóou: tan dé teité, tan d'idęi, c'est comme [disait] celui des têtes de choux: autant de têtes, autant d'idées. La première partie du proverbe est une allusion à un homme qui transportait une charge de choux à dos de mulet. La charge versa et les têtes de choux de rouler dans toutes les directions, ce qui fit dire à cet homme: tan dé téité, tan d'idéi.
idjyę, v. n. Aider.  Aider. Che moįāé kyè nó rlwi oŗąn idjya, il s'imaginait que nous lui aurions prêté main-forte; nó idzéŗin a détsardjyę ó fin, nous aiderons à décharger le foin. || Prov. Can tui che įdzon, nyoun che crié, quand tous s'entraident, personne ne périt.
idrąn, s. m.  Bouche d'incendie, hydrante. Bouche d'incendie, hydrante. avwé chon è j-idrąn, l'è pa tan étinche d'ënpli è j-étąn, là où il y a des hydrantes, il n'est pas si nécessaire de remplir les étangs [en cas d'incendie].
idzò, s. m.  Aide Aide. N'ën fran oun bon' idzò, nous avons un très bon aide.
iga, s. f. Jument  Jument. Batchyan dé w'iga,Sébastien de la jument. Du lat. equa; afr. ive.
ijéi, s. m.  Oiseau. Oiseau. Prov. È bèwé plounmé fan è byo j-ijéi les belles plumes font les beaux oiseaux; l'è melōo d'étr'ijéi di dzōo ky'ijéi dé dzéivwe, mieux vaut être oiseau de forêt qu'oiseau de cage.Devin. Oun porta-ploun-ma chou oun porta-fole? - o-n-ijéi chou a brąntse, un porte-plume sur un porte-feuille? - un oiseau sur la branche. Imitation du chant de quelques oiseaux: Pęŗó, Pēŗó, chopa ou brontse \ pa dé gyétson \ to vi, to vi! Pierre (bis) manger dans la marmite, pas de jatte, tu vois, tu vois.  Péró, Pĕró, ouia-té! piŗijou, piŗijou! Pierre, Pierre, lève-toi! paresseux (bis)! || to vi, to vi, t'a pa fewą d'evêe, to móoutr'ó cou! tu vois, tu vois, tu n'as pas filé en hiver, tu montres le cul !
Ijęrābló,   s. m.    Erable.   (Acer  campestre.)- Erable.   (Acer  campestre.)-
ïjyą, ïjyāe, adj.  Aisé, facile Aisé, facile. || Anton. mawijyą, difficile, malaisé.
ïla, s. f.  Marais, terrain parcouru par l'eau. Marais, terrain parcouru par l'eau. Ba p'é j-ïlé, dans les îles [du Rhône].
imóbló, s. m.  Immeuble Immeuble. wi an tó pri, è mōbló é è j-imōbló, on lui a tout confisqué, meubles et immeubles.
imōo, s. f.  Humeur, chaleur (en parlant des animaux) Humeur, chaleur (en parlant des animaux). L'è ona mouwa, che pouwon feŗi can l'è e-n-imōo, ché ache prou fera tui è cątró pya, c'est une mule, et si on la ferre le jour où elle est en chaleur, elle se laisse facilement ferrer les quatre pieds.
iną, adv.  En haut. En haut. Chin l'è tòrdzò ina é ba, ça, c'est toujours en haut et en bas; o te tęnyon iną ché gòró, ils font grand cas de ce grognon.
inbrą, s. f.  Ondée qui tombe d'un vase, Ondée qui tombe d'un vase, ën pòrtin derën a chopa, l'a fotou fouŗa w'inbra, en apportant la soupe, il en a versé une ondée.
induitse, s. f.  Truc. Truc. Chéi pa kyënt'induitse l'an pó ó bó°" fou de Gromejwą, je ne sais quel truc ont ceux de Grimisuat pour [se procurer] le bois. (Grimisuat est une commune pauvre en forêts.)
infan, s. m.  Enfant Enfant. O-n-infąn dou byéi gótchye, un enfant du côté gauche, illégitime; è j-infan che chyouon, ch'apondon, les enfants se suivent, se joignent (sont d'âges rapprochés). Prov. Infan borlą, l'a pwiŗe dou jwa, enfant brûlé craint le feu. || Fig. Sans malice. L'è oun bón'infąn, c'est une personne sans malice.
infané Petit enfant.Dimin. d'infan.  n. m. Dimin. d'infan. Petit enfant.
infyą (ch'), v. r.  Oser, se fier. Oser, se fier. I tsate ch'infye pa d'eni derën ou pįló, le chat n'ose pas entrer dans la chambre. || Compter sur. Démąn faŗé prou byo tin, ma fó°" rin tan ch'infya, porį ouncó balę dé plodze anéi demain il fera sans doute beau temps, mais il ne faut pas trop y compter; il pourrait encore pleuvoir cette nuit; dou nó°"tre pou ch'infya, sur notre garçon il peut compter. || Pa ch'infya a qqn. le sens de «courir le risque», n'être pas sûr de: oun ch'infye pa dé ché dérótchyé, on court le risque de tomber dans les rochers.
in-ną, s. f.  Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Sti an i mena dódzé j-in-néi dé féméi chou ché tsan, cette année j'ai conduit [avec le mulet] douze besaces de fumier sur ce champ. Le Saviésan transporte le fumier à dos de mulet, beaucoup de propriétés ne pouvant être atteintes par les chars; le fumier se transporte au moyen des bechatsé (voy. ce mot). Arrivé sur la propriété, le conducteur fait culbuter ces besaces en poussant d'un côté, dans le sens de la hauteur, et les vide sur place. Cette quantité de fumier transportée sur le champ s'appelle in-ną.
insiswati, loc. adv.  Ainsi soit-il. Ainsi soit-il. Pé a dzōo n'ën rin méi a comanda, n'ën rin ky'a déŗé amįn é insiswati a tó chin kyè vën amou di Chyoun, à la forêt nous n'avons plus rien à commander, nous n'avons qu'à dire amen et ainsi soit-il à tous les ordres qui viennent de Sion [de l'Etat].
insówą, s. f.  Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. N'ën jou pa kyè tré į-insówéi dé fin dé ché pra, nous n'avons eu que trois «draps» de foin de ce pré.
insyą, -yąe, adj.  Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Radą, i sopyęŗe iré djya insyąé tinkyè chela, regardez, la soupière était déjà fêlée jusqu'ici.
intą  v. a.  Enter, rallonger. Enter, rallonger. Intą dé tsouson, rallonger des bas; intą oun tra, rallonger une poutre, c.-à-d. y ajouter un bout par emboîtement. On dit aussi intą pour clouer une planche contre une poutre, pour l'épaissir.
intą v. a.  Enter, greffer (rare): Enter, greffer (rare): óŗa l'è i bon tin pó intą è j-ābró, c'est maintenant le bon temps pour enter les arbres. Plus usité: gréifa
intéi f. pl.  Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant. Planta oun promį dé j-intéi, planter un prunier de «pruneaux» enté; l'è pa oun promį dé tchuęskyé ma di j-intéi, ce n'est pas un prunier de «pruneaux» [ordinaires] mais de «pruneaux» greffés.
intrą, v. n. Entrer.  Entrer. T'a pochou intra pé a fénéitra, to poréi bën chorti, tu as pu entrer par la fenêtre, tu pourras bien sortir. || Se mettre de, devenir. L'a pa pochou intrą chordą, il n'a pu devenir soldat réformé au recrutement] ; l'è intra comonin chęla, il est devenu bourgeois ici.
įntsó, s. m.  Encre, Encre, ona fyó°"wą d''intsó, une bouteille d'encre.
invouą, v. a.  Etendre Etendre. Invouą ó féméi, étendre le fumier; invouą a bwéea, étendre la lessive; invoua è j-andin, étendre les andains; invouą è mouatson, étendre les tas de foin.
invouą, v. a.  Répandre  L'è rloui kyè l'a invouą ha méchondze, c'est lui qui a répandu ce mensonge.Du lat. aequare.
invouāe, s. f. Action d'étendre, le foin, le fumier, etc.  Action d'étendre, le foin, le fumier, etc. ën ché pra l'aréi ona bóna invwāe, en ce pré tu auras beaucoup de foin à étendre.
ipédrine Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). n. f. Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). Nom patois dérivé de la substance éphédrine, alcaloïde extrait de la plante utilisé en médecine,
istré, s. m.  Extrait de chicorée pour mélanger au café. Extrait de chicorée pour mélanger au café. Ch'oun mè pa d'istrę i cāféi réistè blāwó, si l'on ne mélange le café avec de l'extrait de chicorée, il reste peu foncé.
istwéŗe, s. f.  Histoire. Histoire. I ouncó pa apri w'istwéŗe pó w'apréi deną, je n'ai pas encore appris l'histoire [la leçon d'histoire] pour l'après-midi. Le mot histoire dans le sens de récit se rend ordinairement par conta: l'a dé plo bèwé conté derën ën ché wivró, il y a de si belles histoires dans ce livre.
itą, v. n.  Rester, demeurer, habiter Rester, demeurer, habiter, avwe itą vó óŗa? où habitez-vous maintenant? Nó itįn cątró che-nąn-n' ou mêin dé fōrtįn, nous restons quatre semaines au mayen du printemps; itąé avwé ó Grou Djyan, elle habitait avec le Gros Jean. || Du lat. stare.
itādzó, s. m.  Etage Etage. Nó itįn iną ën witądzó dé damou, nous demeurons à l'étage supérieur.
ivronye, s. m.  Ivrogne. Ivrogne. || Syn. chóouwon.
ivronyerį, s. f.  Ivrognerie. Ivrognerie. L'è prou pa dzin dé che achyę aa a w'ivronyeŗį dinché, quelle triste chose que de s'adonner à l'ivrognerie de pareille façon.
j, J , J , lettre de liaison, correspondant à l's fr. faisant office de liaison. Nó j-a balą chin, il nous a donné cela; no j-a you, il nous a vus.
jaméi, adv.  Jamais Jamais. L'è myó tāa kyè jaméi mieux vaut tard que jamais; ó dzò dé Chën-Jaméi, le jour de Saint-Jamais. On a aussi d'autres périphrases pour dire jamais: can i Roun-nó vendre amou, quand le Rhône remontera vers sa source... can è dzenelé l'aŗąn è din, quand les poules auront les dents; i che-nąn-na di tré dedzou, la semaine des trois jeudis.
jandarme, s. m.  Gendarme. Gendarme. L'è intrą jandarme, il est entré dans la gendarmerie.
jandarmeŗi, s. f.  Gendarmerie. Gendarmerie.
jandarmęte, s. m. Dim. de jandarme.  Petit gendarme (terme de mépris). Petit gendarme (terme de mépris). Pó oun crwéi jandarmète dinché béi cwi l'aŗé pwire, d'un mauvais petit gendarme comme lui, je me demande qui aura peur?
janfoutre, s. m.  Homme rusé et méchant. Homme rusé et méchant.
janpé, s. f. pl.  Framboise. Framboise.
janpí, s. m. pl.  Framboisier. Framboisier.
janvyè, s. m. Janvier.  Janvier.Prov. (L.9). Can l'a dé pousa ën janvyè, l'è o-n-an kyè rinpl'ó chemetchyéŗó, quand il y a de la poussière en janvier, c'est une année qui remplit le cimetière.
jaozi, s. f.  Jalousie de fenêtre. Jalousie de fenêtre.
jąste!    Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Chon jąste vïa, les voilà partis illico; kyën tsate pweŗou ! dri ky'avwį enį cācoun, l'è jąste fouŗa p'ā fénéitra, quel chat peureux, aussitôt qu'il entend venir qqn, le voilà par la fenêtre!
jé.  Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Nó jé fó°" parti, il nous faut partir; vò jé balę pa tan dé pįn-na, ne vous donnez pas tant de peine; nó jé féjin pa dé pįn-na pó chin, nous ne nous faisons pas de peine pour cela.
jèąn, s. m.  Géant. Géant.
jebêrna, s. f.  Giberne. Giberne.
jenepi nēe, Armoise noire (Artemisia spicata Wulf). Armoise noire (Artemisia spicata Wulf).
jenepį, s. m.  Armoise (Artemisia mutellina); Armoise (Artemisia mutellina); 
jénéŗasyon, s. f.  Génération. Génération. Kyënta brota jénéŗasyon dé rnoundo ! quelles vilaines gens!
jénérąwa, s. f.  Générale Générale. Batr'a jénérawa, battre la générale.  Femme du général.
jénérąwe Général [d'armée]. Général [d'armée]. n. m.  L&K.jénérçŒja. 
jeneŗou, -ja, adj.  Généreux, Généreux, iré pa jeneŗou pó balę, il n'était pas généreux pour donner. || Courageux, qui n'est pas peureux; l'aie oun chorda. méi jeneŗou kyè è j-ātró, il y avait un soldat plus courageux que les autres.
jenęse, s. f. Jeunesse. Néol. Jeunesse. Néol.
jepó s.m. Hysope (Hysopus officinalis). Hysope (Hysopus officinalis). Oun mè dé jępó derën i chochęché, on met de l'hysope dans les saucisses.
jestamin Justement . Justement . Voy. jostamin
jésté, s. f.  Compliments Compliments. Pó sën`na fé pa tan dé jésté, męndze ouncó byin, pour souper il ne fait pas tant de compliments, il mange assez bien.
jęstó Juste  Juste , voy. jostó.
jibó°"dé, s. f. pl.  Rêveries, Rêveries, ën pląché dé trālę fan pa kyè tó dzò radą è jibó°"dé, au lieu de travailler, ils ne font toute la journée que regarder en l'air (bayer aux corneilles).
jįfla, s. f.  Gifle. Gifle.  Syn. mótchyą, flaną.
jiflą, v. a.  Gifler, Gifler, ó t'a dri jiflą, il l'a giflé séance tenante.
jógrafįe, s. f.  Géographie. Géographie.
jolé, s. m.  Juillet. Juillet. I mi dé jolé l'è i chatchyémó dé w'an, le mois de juillet est le septième de l'année.
jostamin, adv.  Justement. Justement. Jostamin ky'įŗé chęla, il était justement ici. || La forme jestamin est aussi usitée.
jostifïè, v. a.  Justifier. Justifier. L'a pa pochou jostifìę chin, il n'a pas pu donner la preuve sur ce point. || V.r. Se justifier.
jostise, s. f. Justice:  Justice: óŗa l'a pa méi dé jostise, maintenant il n'y a plus de justice. || Les juges: i jostįse l'a adéi desidą dinché, la justice, en tout cas, en a décidé ainsi.
jostó, -a, adj.  Juste. Juste. L'a pa kyè oun dé jostó, il n'y a qu'un juste (Dieu).  Adverbe. L'è parti jostó óŗa, il est parti juste maintenant; partéŗąn pa pó jostó rlōo, eux, ils ne partiront pas pour le moment. Į| On emploie aussi jęstó.
jou, part, passé du verbe ai , avoir. Eu  Eu . Voy. s. v. ai.
Jouįfe, s. m.  Juif Juif. || Au fig. Débrouillard, trompeur. L'è fōche d'enį rętsó can o-n-è prou jwįfe, on doit devenir riche quand on est juif à ce point.
joupa, s. f.  Jupe. Jupe.
joyou, -ouja, adj.  Joyeux. Joyeux.  Prov. Epouja joyouja, féna ploŗouja; épouja ploŗouja, féna joyouja, épouse joyeuse, femme pleureuse; épouse pleureuse, femme joyeuse.
joyoujamin Joyeusement, adv.  Joyeusement, adv. 
jozevįte, s. m.  Jésuite. Jésuite. Dan ó tin è jozevįte l'aïon oun cówwéjye ba a Chyoun, autrefois les Jésuites tenaient un collège à Sion.
jwé, s. f.  Joie Joie. Kyënta jwé l'a jou! quelle joie il a eue !  Prov. Epouja ën jwé, vëndre kyè plouŗéŗé, épouse en joie un jour pleurera.
jwën, s. m.  Juin. Juin. Sti an l'a balą de ni pé son ou mi dé jwën, cette année il a neigé sur les sommets au mois de juin.
jwenęse, s. f.  Jeunesse, jeunes gens Jeunesse, jeunes gens. I jwenese dé Chavyeje, la jeunesse de Savièse.
jwesąnse, s. f.  Jouissance . Terme de droit. Terme de droit. Jouissance. L'a balą fouŗa ó bën, ma l'a réjarvą a jwesąnse da mitchyą pó cha vya, il a donné son bien [aux héritiers], mais il s'est réservé la jouissance de la moitié pour sa vie.
jwiféŗan, s. m. Juif errant.  Juif errant. I jwiféŗąn l'aïe tòrdzó vënte-sën santįm'i póchyé, le Juif errant avait toujours cinq sous en poche.
jyezosó! Exclam.  Jésus ! Jésus ! Ce mot qui veut dire Jésus ne s'emploie que dans l'expression: Jyezosó, Marya, Dzôjé! Jésus, Marie, Joseph! Elle exprime une vive surprise.
jyįn-na, s. f.  Gêne, timidité. Gêne, timidité. Ché l'a pa dé jyįn-na, celui-là n'est pas timide. || Dépense, embarras. L'a jou 'na béwa jyįn-na i marechādze, la sage-femme a eu un grand embarras (à propos d'une réception).
jyin-ną, v. a.  Gêner. Gêner. Réista pye wéi, to jyįn-né nyoun, reste donc là, tu ne gênes personne. || V.r. Che jyįn-né, il se gêne, il montre de la timidité.
kïa, adv.  Tranquille Tranquille. Tën-té kïa, tiens-toi tranquille; réistè kïa, il reste tranquille. || Pŗov. L'è myó dé déŗé i j-infan: «tën-té kïa» kyè «wïe-té», mieux vaut dire aux enfants «tiens-toi tranquille» que «lève-toi» [un enfant vif est préférable à un mou]. || Du lat. quietus, afr. coi. || Luyet (Dev. 75) connaît la forme: kįje-té, reste tranquille.
kiŗį, v. a.  Chercher  Chercher . Cf. s. v. kyeŗį.
kitą, v. a.  Quitter. Quitter. Rin a féré kyè dé kitą ó tsan, il n'y a qu'à quitter le champ.
kitąnse, s. f.  Quittance. Quittance.
kįtó, -ta, adj.  Quitte, sauvé, tranquille. Quitte, sauvé, tranquille. Chéi pa kįta pòr óŗa avwéi ché ma di din, je ne suis pas quitte pour l'instant de cette rage de dents.  Adv. L'è vyou rlwi é paye kįtó, il est vieux, lui, et c'est tout dire [ne comptons plus sur lui].
kįva, s. f.  Purin, saleté. Purin, saleté. Outór dé fou tsawé oun vi rin kyè dé kįva, autour de ces chalets on ne voit que du purin.
kyè   pron. rel.  Celui qui. Celui qui.  Prov. (L. 142). Kyè drome dene, qui dort dîne; kyè est ici une traduction du fr. qui. Ailleurs on ne le trouve jamais dans ce sens, sinon dans la forme complète ché kyè, celui qui.
kyè  pron. interrog.  Que, quoi? Que, quoi? Kyè fé-te, que fait-il? Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ?
kyè  pron. rel.  Que, quoi  Que, quoi 
kyè , conjonction Que, si ce n'est, excepté Que, si ce n'est, excepté. L'è tòte kyè brąó, il est tout excepté brave; l'a tui trową ky'ó métré pātó, il a trouvé tous excepté le vacher en chef.  Kyè venyęchon, qu'elles viennent; kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyè , conjonction Qui, que. Qui, que. L'è rlwi i promyé kyè l'a fé chin, c'est lui lepremier qui a fait cela; l'è ëncobeną e-n-oun prósé kyè pou pa chalį, il est engagé dans un procès dont il ne peut sortir; l'è pa dé bó°" ky'oun fé è mijon, ce n'est pas du bois dont on fait les maisons; i coutei ky'oun tale ó pan, le couteau avec lequel on coupe le pain; ha-wéi cha prou kyè déŗé, l'a pa oun k'aprósé, celle-là sait bien que répondre, il n'y a pas un qui l'approche [lui tienne tête]; l'è ha i vāe ky'oun va ba a Chyoun, c'est celle-là la route qui conduit à Sion; tó ó tin kyè parlāé, pendant tout le temps qu'il parlait. Comme on voit par ces exemples, kyè s'emploie pour qui, pour dont, et dans tous les cas où qui est précédé en français d'une préposition. Tous ces «patoisismes» sont aussi courants en langage pop. SR. . 
kyè adv. Que,  Prov. I boun Djyo l'è bon, kyè è moundó chon crwéį ! le bon Dieu est bon, que les gens sont mauvais! |Į Sert à former des locutions conjonctives comme déeąn kyè, apréi kyè, tandį kyè, todrį kyè, etc. || Sert de corrélatif aux comparatifs. L'è myó kyè venyęché óŗa kyè kyè venyęche pye démąn, il vaut mieux qu'il vienne maintenant qu'il ne vienne que demain. |Į Tellement, si fort que. Bïon kyè chąon pa méi chin kyè fan, ils boivent au point qu'ils ne savent plus ce qu'ils font.  Exprime un souhait. Kyè pwi pa ai ma pyoca! que ne puis-je avoir ma pique!
kyèè Quoi Quoi,Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ? cf. kyè 
kyeën (orig. kyè vën), adj. invar. Prochain,adj. Qui vient,   Qui vient, prochain, w'an kyeën, l'an prochain; stou dzò kyeën, ces jours prochains;°" la semaine prochaine.
kyéiche, s. f.  Cercueil. Cercueil. È kyéiche kyè porton è mò chon tòrdzò ën bó°" dé chapën, les cercueils dans lesquels on porte les morts sont toujours en bois de sapin. |Į Caisse. È canąlé l'an ouvêe a kyéiche é tó róbą chin kyè l'aie derën, les voleurs ont ouvert la caisse et volé tout ce qu'il y avait dedans.
kyéichèta, dim. du préc.  Petite caisse. Petite caisse.
kyéita, s. f.  Quête Quête. È capotsën venyon a kyéita dou vën, les capucins viennent quêter le vin.
kyéitą, v. a.  Quêter. Quêter. Kyéiton pó é mechyónęŗó, ils quêtent pour les missionnaires; l'a borlą outr'a Gromejwą, kyéitéŗąn prou chęla, le feu a éclaté à Grimisuat, on fera bien une quête ici.
kyèle , s. m.  Présure Présure. N'ën pa méi dé kyèle, to atsetéŗéi ona pèrgąta ba a Chyoun, nous n'avons plus de présure, tu achèteras une caillette de veau à Sion.Aujourd'hui on achète à la droguerie le kyęle déjà tout préparé.
kyęle s. m. Ampoule. Ampoule. Can chéi jou amoū mountanye i atrapį oun grou kyęle ou taon, quand j'ai été à la montagne, j'ai attrapé une ampoule au talon. || Ce mot comme kyèle (2) vient du lat. «coagulum».
kyęle s. m. Quêteur. Quêteur.
kyelon (a) ou akyelon Dans le langage enfantin, sur les épaules Dans le langage enfantin, sur les épaules ,syn. de acokyelon?. Cf. ce mot.
kyën, kyënta, adj. et pron. interr.  Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc. kyëntou? Kyën fó°"-te prįnde dé fou dó°" bèrlon, lequel faut-il prendre de ces deux seillons? kyënta brota fèmąwa ! quelle vilaine femme! || kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyëndjyémó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Quinzième. Quinzième.
kyëndze, adj. num. card.  Quinze. Quinze.  Remarquez le changement de la finale sous l'influence du mot qui suit: l'a kyëndjy`an, il a quinze ans.
kyëndzįn-na, s. f.  Quinzaine. Quinzaine.
kyenefla Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé.  Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé. 
kyenefla, s. f.  On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée. || Fig. Personne sans caractère. I féna wéi l'è ona kyenefla, cette femme est une nouille.  || 
kyënkiriki.  Onomatopée imitant le cri du coq. Onomatopée imitant le cri du coq.
kyënkyé Quinquet.n. m.  V. tagyewën. Quinquet.n. m.  V. tagyewën.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ). Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ).
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol. Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) . Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) .
kyënkyérékyéi s. m.  Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet. Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet.
kyënkyérékyéi s. m.  Coronille (Coronilla varia L.).  Coronille (Coronilla varia L.). 
kyënkyérékyéi s. m.  Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.). Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.).
kyënta, s. m.  Quintal (50 kg.) Quintal (50 kg.). Oun kyëntą dé faŗéna, un quintal de farine.
kyepi, s. m.  Képi. Képi.
kyeŗį, v. a.  Chercher, quérir. Chercher, quérir. La prononciation kirį est tout aussi usitée. S'emploie à l'infinitif avec aa et ënvouéé. Chon aa ba kyeŗį a vénįndzé, ils sont descendus chercher la vendange. Ne s'emploie que lorsqu'on doit aller chercher une chose que l'on sait où prendre. Va mè kyeŗį ó coutéi, va tsasyę oun coutéi, `va me chercher le couteau, va chercher un couteau.
kyeŗyą, v. a.  Crier Crier. Kyeŗyą dé ma, dire des injures. || Appeler. Va ba kyeŗyą ó pare pó enį amou deną, va appeler le père pour qu'il monte dîner.
kyęsa, s. f.  Excrément semi-liquide; forte, diarrhée. Excrément semi-liquide; forte, diarrhée.
kyésyon, s. f.  Question Question iré kyésyon dé nómą o-n-ātre prejidąn, il était question de nommer un autre président; è marįn-né l'è pa kyésyon d'itą ëndó°"che can vïon ó byó tin, quant aux femmes, il n'est pas question qu'elles restent à ne rien faire quand elles voient le beau temps.  Chicane. È vejën l'an 'na brota kyésyon, les voisins ont une vilaine chicane.
kyésyóną, v. n.  Chicaner, quereller. Chicaner, quereller. Usité surtout comme v. r. Che kyésyóną, se chicaner.
kyésyónōo, s. m.  Chicaneur, querelleur. Chicaneur, querelleur. Ché brote kyésyónōo l'a atrapį chou ó mōró e-n-ódré ! ce vilain querelleur a reçu sur le nez comme il faut!
kyęta. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. La formule complète est kyęta, kyęta bêè! || Grimisuat connaît la même expression, mais kįta, kįta...
kyęte. Qu'est-ce ?  Dans le langage rapide se dit pour kyè e-te? kyęte chin? qu'est cela?
kyevąle, adj.  Bon, qui vaut, comme il faut. Comme il faut. L'è pa oun coutéi kyevąle, ché, ce n'est pas un couteau comme il faut, celui-là. Se dit aussi des gens. Oun moundó kyevąle, une personne «bien».
kyóou!  Mot servant à appeler les cochons Mot servant à appeler les cochons. La formule complète est nine, nine, kyó°", kyó°"!
L' l'  l' .Forme prévocalique des pronoms il, ils qu'on trouve devant la 1re, la 3e et la 6e pers. du verbe ai, lorsqu'elles commencent par une voyelle autre que i, ainsi que devant la 3e pers. sg. du présent et du passé composé du verbe être. I pare l'a fé chin, le père a fait cela; i l'è enou, il est venu; mais e t-e enou est-il venu? Fransi l'aŗé prou avwį, François aura bien entendu; l'a t-e fé chin? a-t-il fait cela? On dit aussi a-t-e pochou pacha, a-t-il pu passer? L' peut manquer dans la forme interrog.; il manque aussi après oun, on: o-n-a prou a féré, on a assez à faire.
la, adv.  Ici. Ici. La i fé déstra tsa dé tsātįn, ici il fait très chaud en été.  Don la don wéi, tantôt ici, tantôt là. Pè la, par ici; di la tin ky'ou mêįn, d'ici au mayen; anën ba la, descends ici.
lãche  s. f.  Faisceau de chanvre écangué. Faisceau de chanvre écangué.
lãche , s. f.  Glace, eau congelée. Glace, eau congelée.
lachon, s. m.  Glaçon. Glaçon. Prov. A Tsawindé è mochelon | a Pākye è lachon, à Noël les moustiques Į à Pâques les glaçons. || L'a choutą i lachon, le glaçon a sauté. On désigne par cette expression une puissante détonation annonçant la rupture de la glace dans le glacier du Tsanfleuron; elle a lieu, suivant la température, entre dix et onze heures du jour et est suivie d'une grande quantité d'eau qui sort du glacier.
lachyę, v. a.  Glacer. Glacer. I fêe che vi lachyą wéi, le fer est aussitôt glacé; l'a pa chowemįnte fé fri pó lachyę è j-étąn, il n'y a pas même fait assez froid pour glacer les étangs.
lan, s. m.  Gland. Gland. Avwéi è lan oun fé'na bóna faŗéna pó ëngrachyę è catson, avec les glands on fait une bonne farine pour engraisser les cochons.
lãpa, v. n.  Crier Crier. L'è tó ó dzò apréi lăpą, il ne fait que crier tout le jour.
lapatą, v. n.  Hurler Hurler. Kyën brote pó lapatą! quel vilain pour hurler!
lapęn, s. m.  Lapin. Lapin.
lapi, s. m.  Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Amou damou Tsanfléŗon l'è plin dé lapi ou rôon dé vāe, au-dessus de Tsanfleuron, on trouve ce genre de roche au bord du chemin.
larį, s. m.  Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux. L'è plin dé laŗi iną pé Tsaŗêìn, c'est rempli de «glariers» à Tsarêin.
lavouāa Evier Evier.n. m.  Syn. wavyou. I lavouāa pó bouéea é j-éi, l'évier pour laver la vaisselle.
le    s. m.  Lit. Lit. N'ën pa oun le a balę, nous n'avons pas de lit à donner.
le   s.m.   Lien des vaches, pour les attacher à la crèche. Lien des vaches, pour les attacher à la crèche.  I le dou mówé, le licou du mulet.
le  pron. pers. accentué de la 3e personne f.  Elle. Elle. I you le, je l'ai vue; le vendre, elle viendra || Corresp. à la forme masc. rlwi et au plur. rlōo.
lēe, s. m.  Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage. Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage.
léi adv.  Là. Là. outré pèr léi, ba pèr léi, iną per léi, fouŗa per léi: de ce côté-là, là-bas, là-haut, là-dehors. || Léi ne se trouve qu'après pèr. Par tout ailleurs «là» se rend par wéi.
létą, v. a.  Attacher avec un le. Attacher avec un le. Can to vendréi d'ëntsan to létéŗéi è ątsé, quand tu reviendras du pâturage, tu attacheras les vaches à l'étable. Il Grimisuat alyétą.
létąwa, s. f.  Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.). Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.).
lęte, s. f.  Choix.  Choix. Ne se rencontre que dans l'expr. ai lęte, avoir le choix; to pou enį ou pa, t'a lęte, tu peux venir ou non, tu es libre. || Lyęte à Grimisuat; afr. lite.
lįdre, v. n.  Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons. Lįdre l'è féré è į-artsé, «lidre» veut dire faire les arçons.
lįja, s. f.  Liège. Liège. Oun chópé dé lija, un bouchon de liège.
lijoŗa, s. f.  Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Chąon pa tuį féré è lijoŗé, tous ne savent pas faire les liens. || La lijoŗa est faite de quelques tiges de blé liées à l'extrémité.
lire, v. a.  Lire. Lire. I li ché wivró, j'ai lu ce livre.
liron, s. m. pl. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition.
litoŗa, s. f.  Matière à lecture Matière à lecture ën d-a dé litoŗa pèr léi ! il y en a de la lecture dans tous ces papiers !
lizyè Lisier, purin, n. m. Lisier, purin, n. m.
ló°"ba, s. f.  Cône, de sapin. Cône, de sapin. Le mot s'emploie aussi dans le langage des enfants pour la vache: ona béwa ló°"ba, une belle vache.
Ló°"tre Myrtille. Myrtille.   I pląnta da ló°"tre, le pied de myrtille.
lo°"tré, s. f. pl.  Myrtilles. Myrtilles.
ló°"trį, s. m.  Pied de myrtilles Pied de myrtilles Prov. L'a oun có°" oun kyè l'è ëntéita ën tchyéjįn di chou oun ló°"trį ! il y a une fois un [homme] qui s'est tué en tombant sur un pied de myrtilles! Ironie qui exprime une maladresse extrême.
ló°"we, s. f.  Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Aa iną i ló°"we, monter à la tribune [de l'église].                                       
lócatéŗó, s. m.  Locataire (néol.). Locataire (néol.).
lóló°", s. m.  Désigne la vache dans le langage des enfants. Désigne la vache dans le langage des enfants.
lon, s. m.  Gruau. Gruau. Chopa dé lon ou chopa dé pewa, soupe aux gruaux d'orge.  Sur la préparation de cette soupe, voy. Luyet, Folklore 10, n° 28.  Grimisuat: lyon
lónye, s. f.  Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit. Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit.
lōo, s. f.  Corridor. Corridor.
looubāé Somme profond,n. f.  Somme profond,n. f. 
lopé, s. m.  Petit sommeil pendant le jour.  Petit sommeil pendant le jour.  Grimisuat: lyopète Aoste lliopin.
lopenyę, v. n.  Sommeiller. Sommeiller. Dromó pa, lopęnyó dinché pé vwārbé, j e ne dors pas, je sommeille comme cela par moments.
lóta, s. f.  Personne apathique, mauvaise tête Personne apathique, mauvaise tête, ona crouêe lóta, une mauvaise tête. Il Syn. gochó.
lóton, s. m.  Cheville pour tenir deux poutres ensemble Cheville pour tenir deux poutres ensemble. I fon dou pįló l'a dé tra kyè che tęnyon ënsįnbló avwéi dé lóton, le plancher de la chambre est fait de poutres reliées ensemble par des chevilles.
lótóną, v. a.  Cheviller deux poutres ensemble. Cheviller deux poutres ensemble.
loua Louer. v. tr.  Syn. amodié.  Louer. v. tr.  Syn. amodié. 
lowąndze, s. f.  Eloge, louange Eloge, louange. L'a tré mi kyè l'an pa dé lowąndze, il y a trois mois qu'elles ne reçoivent pas d'éloges.
ma   adj. poss. f.  Ma. Ma. Yó chéi ën ma mijon, je suis dans ma maison. Cf. moun.
ma  conj.  Mais. Mais. Ma, ma, kyè chondze to dé féré dé tsó°"jé dinché? mais, mais que penses-tu de faire des choses semblables?
ma  s. m. Mal, douleur physique. Mal, douleur physique. I grou ma, le haut mal; í ma di din, le mal de dents; i ma dou vįntró, le mal de ventre. || Ai ma ā téita, ma i pya, ó ma dé mêe, avoir mal à la tête, mal aux pieds, le mal de mer; chon dé broté ma, fé ma rin kyè dé chondjyę, ce sont de vilains maux, cela fait mal rien que d'y penser.
ma  s. m.  Mal. Mal. Kyeŗyą dé ma a cācoun, injurier qqn; féré dé ma, faire du mal; escoįą mè - l'a pa dé ma, excusez-moi - il n'y a pas de mal.  S'to pou vįndré ché tsapéi, té fó°" pa té féré ma, si tu peux vendre ce chapeau, il ne faut pas le regretter; l'a byin metou ó ma chou chin, il a dépeint cela tout en noir.Dommage. w'éivwe fé mèi dé ma ky'i fwa, l'eau fait plus de ravage que le feu. prov. Ma dé féna, retchyįnse d'ómó, mal de femme, richesse d'homme. Méd. I ma dé Chën Rómąn, les aphtes. Can è peti l'an ó ma dé Chën Roman, oun brąse dé mi é dé vën derën e-n-oun vēró é avouéi ona pąta oun panóché a winvoua, quand les enfants ont le mal de S. Romain, on brasse du miel et du vin dans un verre et on leur frotte la langue avec ce mélange.
ma dé Chën Rómąn Aphtes Aphtes
ma, adv.  Mal. Mal. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. || Cet adv. d'un usage fort restreint - mąwe est le mot en usage - sert à former de nombreux composés de sens négatif.
maadį di béitchye Fièvre aphteuse. Fièvre aphteuse.
maadį, s. f.  Maladie. Maladie. L'a ona maadį di pòrmon, il a une maladie des poumons; i maadį di béitchye, l'épidémie des animaux, fièvre aphteuse.  Fig. L'a a maadį di morale, c'est un bâtisseur, il a la «maladie des murs».
maadó, -da, adj. et s. m. et f.  Malade. Malade. L'è rin maadó, l'è rin kyè prou pirijou, il n'est pas malade, il n'est que très paresseux.-
maawéeą, -āe, adj. et s. m. et f.  Mal élevé. Mal élevé. Chon dé j-infan prou maawéea, ce sont des enfants très mal élevés. Il T'éi oun maawéeą, tu es «un» mal élevé.
macaron, s. m.  Macaroni. Macaroni. Vwi n'aŗin dé macaron pó deną, aujourd'hui nous aurons des macaronis pour dîner.
machacra, v. a.  Massacrer. Massacrer. Chon enou ba é l'an tó machacra, ils sont descendus et ils ont tout massacré.
machacrāe, s. f.  Massacre. Massacre.
machacrémin, s. m.  Massacre Massacre. Oun machacrémin dé moundó dinché cómin ché có°" ina ën Na, un massacre de gens comme cette fois-là à Nax [chute de la voûte de l'église, 10 janvier 1909].
machącró, s. m.  Massacre. Massacre.  Enorme quantité. N'ën oun machącró dé fin, nous avons une très grosse quantité de foin.
māchąn, -chąn-na, adj.  Malsain. Malsain. L'è māchąn dé bire w'éivwe dou tórin, c'est malsain de boire l'eau du torrent.
māchąnse, s. f.  Malchance Malchance. L'an jou prou dé māchąnse, ils ont eu beaucoup de malchance.
măche, s. f.  Masse, grosse quantité Masse, grosse quantité. Ché l'a tòrdzò 'na mâche dé frómądzó ba da mountąnye, celui-là a toujours une quantité de fromages de l'alpage.  Grosse personne. Kyënta mâche dé moundó ! quelle énorme personne!
machena, s. f.  Machine Machine, óŗa coujon rin méi è bóté ā man, tó chin ché fé ā machena, maintenant on ne coud plus les souliers à la main, tout cela se fait à la machine.
machena, v. a.  Machiner. Machiner. L'è tó ò dzò apréi machena ma oun cha pa kyè, il est tout le jour à machiner on ne sait quoi.
macheneri, s. f.  Machinerie. Machinerie.
machéwāa, s. m.  Dent molaire. Dent molaire. I meresën l'a teryą fouŗa oun machéwāa, le médecin a arraché une dent molaire.
māchónyé, v. a.  Mal soigner. Mal soigner. L'itą prou māchónyą, il a été très mal soigné.
mācló, s. m.  Mâle. S'emploie aussi adj. Mâle. S'emploie aussi adj. Oun tsate mācló, un chat mâle.  Chanvre femelle, appelé improprement dans tous les patois chanvre mâle; il s'arrache plus tard que la femelle.
măcó, mąca, adj.  Peu sec, mou. Peu sec, mou. Dé fin măcó, chonąlé pa, ch'acwąté pa, é i fortse įntré pa aontchyè, le foin est măcó quand il est mou, ne «grésille» pas, ne se tasse pas et la fourche n'y entre pas facilement.
mācontin, -tinta, adj. et s. m. et f.  Mécontent. Mécontent.
mācontintą, v. a.  Mécontenter. Mécontenter. To va mācontintą ó pare, tu vas mécontenter ton père.
mācontintèmin, s. m.  Mécontentement. Mécontentement.
macootsó, s. m.  Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons. Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons.
mācounduite, s. f.  Mauvaise conduite. Mauvaise conduite.
mācoundwęŗe (che), v. r.  Se conduire mal. Se conduire mal. Ch'è mācoundui avwéi ona fêle a Batista, il s'est mal conduit avec une fille de B.
mācwè, s. m. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. L'è oun pówŗó mācwè, vëndré pa vyou, c'est un pauvre garçon peu robuste, il ne deviendra pas vieux.
madąma, s. f.  Madame. Madame. On y accole ordinairement le nom de famille du mari. Ce titre honorifique ne s'emploie pas pour désigner une paysanne. Madąma Ró°"tó, Madame Roten.
mādejin, -inta, adj. et s. m. et f.  Médisant. Médisant. Chon dé brote mādejin, ce sont de vilains médisants.
mādesyon, s. f.  Malédiction. Malédiction. L'a bala a mādesyon, il a jeté une malédiction. 
madéwįn Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet. Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet.
madéwįn, s. m.  Madelein, plant de vigne. Madelein, plant de vigne.
madéwin-na,   s. f.    Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue. Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue.
mādrwé, -été, adj. et s. m. et f.  Maladroit. Maladroit. T'é déstra mādrwé, tu es très maladroit.
mādzibló, -bla, adj.  Faible, maladif, impotent. Faible, maladif, impotent. Chéi mādzibló di tsąnbé, je suis faible des jambes.
mādzodjyé, v. a.  Méjuger, mal juger. Méjuger, mal juger. Chin l'ïtą mādzodjyą, cela a été mal jugé.
mâe Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône]. Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône].
māe   s. m.  Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises. Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises.
māe   s. m.  Mai. Mai. Dé cotoma i mi dé māe l'è oun byo mi, habituellement le mois de mai est un beau mois.
măe  pr. poss. de la lre pers. fém.  La mienne. La mienne. Voy. s. v. Myó
maeó, s. m.  Moyeu. Moyeu.
māfajin, s. m.  Malfaiteur. Malfaiteur. L'a tòrdzò prou dé fou māfajin, il y a toujours assez de ces malfaiteurs.
mafetōo, s. m.  Malfaiteur (néol.). Malfaiteur (néol.).
māfyą (che), v. r.  Se méfier, soupçonner Se méfier, soupçonner. Can l'a avwį chin, che mafyāé kyè foŗi pa ita vêréi quand il .a entendu cela, il se doutait que ça pourrait n'être pas vrai; mąfya-té dé fou ró°"dōo ! fie-toi à ces rôdeurs !
mafyābló, -bla, adj.  Méfiant. Méfiant. L'è nète mafyābla, elle est très méfiante.
mafyanse, s. f.  Méfiance. Méfiance.
magajën, s. m.  Magasin. Magasin. Déeąn l'aie pa tan dé magajën, autrefois les magasins étaient moins nombreux.
magajeną, v. a.  Emmagasiner. Emmagasiner. L'an prou é prou magajeną, ils ont emmagasiné tant de choses!
magajené s. m. Dim. de magajën. Petit magasin.  Petit magasin. 
magó, s. m.  Argent mis en réserve, magot. Argent mis en réserve, magot.
māgrasyę (che), v. r. Se faire mal voir.  Se faire mal voir. 
māgrasyou, -syouja, adj. et s. m. et f. Personne peu gracieuse.  Personne peu gracieuse. 
magyéŗóou, s. m.  Rôdeur de nuit.   Rôdeur de nuit.  
mai N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.    N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.   
main, s. m. Mayen   mayen .Cf. s. v. mêin.
maintchye, v. n.  Aller au mayen. Aller au mayen. L'a djya dó°" j-an kyè n'ën pa maintchyą ou Fountani, il y a déjà deux ans que nous ne sommes pas allés au mayen du F.
māje, s. f.  Marge. Marge. Té fó°" pa ecręré déeąn kyè féré a māje, il ne te faut pas écrire avant de tracer la marge.
majena, v. a.  Imaginer, s'imaginer. Imaginer, s'imaginer. Majena vwéŗó l'ïtą tącó, imaginez (-vous) combien il a été sot.
majintson, s. m.  Mésange. Mésange. L'a dó°"tré chorté dé majintson, il y a plusieurs espèces de mésanges.
majò, s. m.  Major (officier). Major (officier).
majwitéi s. f.  Majorité. Majorité.
makyenyon, s. m.  Marchand de bétail. Marchand de bétail.
makyenyóną, v. a.  Marchander, maquignonner.  Arranger, faire. Marchander, maquignonner.  Arranger, faire.
makyenyónādzó, s. m.  Maquignonnage; manœuvres de toute sorte. Maquignonnage; manœuvres de toute sorte.
makyenyounéŗéi s. m.  Entremetteur d'affaires. Entremetteur d'affaires.
mâle  s. f.  Maille, monnaie. Maille, monnaie.
māle , s. f.  Mère, dans le langage des enfants. Mère, dans le langage des enfants.
māle s. f. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Fó°" pa déféré è mālé dou tsouson, il ne faut pas défaire les mailles du bas.
mālįnse, s. f.  Malveillance. Malveillance. Ha crwēe béitchye l'è prou plin-na dé mālįnse, ce mauvais coucheur est tout rempli de malveillance.
malotse, s. f. Mailloche. Mailloche. È malotse van byin pó tapa chou è cwën dé fêe, rechouton   pa   cómin   è   j-âsé,   les mailloches vont bien pour frapper sur les coins de fer; elles ne sautent pas en arrière comme les haches.
malotson, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. Syn. menoflon.
mama, s. f.  Mère, dans le langage de tout petits. Mère, dans le langage de tout petits.
maminādzó, s. m.  Prodigalité. Prodigalité. Kyën maminādzó! quelle prodigalité, quel manque d'économie!
māmōo, māmouŗa, adj.  Mal mûr. Mal mûr. Fó°" pa mëndjyę dé j-óónyé māmouŗé, fan enį ó gótró, il ne faut pas manger des noisettes mal mûres, elle font venir le goitre.
man, s. f. Main  Main. Bąle a bęwa man, donne la belle main (la droite), se dit en parlant aux enfants; balę oun có°" dé man, donner un coup de main, aider qqn; balę ó deri có°" dé man, mettre la dernière main; ha mijon l'a tsandjyą dó°" ądzó dé man sti an, cette maison a changé deux fois de maître cette année. Féré ona man, faire une levée au jeu de cartes; métré a man ou fwa, mettre la main au feu: formule de jurement surtout chez les enfants; tapa oun có°" pó è man, au jeu de boule, frapper la boule en l'air «pour les mains», pour qu'elle tombe dans les mains; chortį avwéi è man propre, sortir [d'une place] avec les mains propres [sans avoir volé qqch.].
mąna, s. f.  Manne Manne. I mąna fèdèŗąwa, les subsides de la Confédération.
mancą     v. a.  Manquer. Manquer. L'a mancą choun dévwêe, il n'a pas fait son devoir; l'a mancą a chįba, il a manqué la cible. || V. r. Che chon mancą, ils se sont manques.
mancą    v. n.  Manquer. Manquer. Mąnkyé pa 'na santįma, il ne manque pas un centime; vó mankyéŗéi pa d'enį, vous ne manquerez pas  de venir.  Se rompre. Che w'étchyéwa venyęché a mancą, si l'échelle allait se rompre. || Impers. Mąnkyé pa, c'est bien cela; l'a pa mancą, cela est bien arrivé ainsi. | Į Impers, et réfl. Ch'ën mąnkyè oun bó w'ādzò, il s'en faut de beaucoup.
mancą  -cąe, adj.  Manqué, défectueux. Manqué, défectueux.
mąnca, s. f.  Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; enį chën mąnca, venir sans faute; faŗį ché traó pó démąn chën mąnca, je ferai ce travail pour demain, sans manquer.
manda, s. m.  Commandement de payer. Commandement de payer. Fótré ó manda, lancer un commandement de payer.
mandiąn, s. m.  Mendiant. Mendiant. || Syn. pó°"ŗó, có°"wąn.
mandié, v. a.  Mendier. Mendier. L'è tòrdzò aprei mandié, il est toujours à mendier.
mandówa, s. f.  Amande. Amande. È mandówé dou magajen chon rin douŗé, les amandes du magasin ne sont pas dures.
mandowi, s. m. Amandier (Amig-dalus communis). Amandier (Amig-dalus communis).
mandrole, s. f.  Personne de peu de valeur. Personne de peu de valeur. C'est peut-être le même mot que mandrille en Savoie. «A Lyon, suivant Puitspelu, mandrille a le sens de: 1° vagabond, gueux; 2° épouvantail pour éloigner les oiseaux; 3° guenilles. » Le radical est celui du provençal mandre, mandri, mendiant.
mąndze, s. f.  Manche d'habit, de chemise, etc. Manche d'habit, de chemise, etc.
mandzęta, s. f. Dim. de mandze  Petite manche. Petite manche.
mąndzó, s. m.  Manche d'instrument. Manche d'instrument.
mandzon, s. m.  Paletot des femmes. Paletot des femmes. Le mandzon est un vêtement de dessus, une espèce de casaque couvrant les bras et la partie supérieure du corps.  Prov. Che fé byo, prin ó mandzon; che fé brote, t'a lęte, s'il fait beau [temps], prends la casaque; s'il fait vilain, fais comme tu l'entends.
mané, adj.  Sale. Sale. Ce mot n'est usité que dans le proverbe: tó mané, fé graché, ce qui est sale, engraisse.
manéāé Caresse prolongée Caresse prolongée.n. f.  Lex. manêé. 
manéé, v. a.  Manier. Manier. Ché ën manié d'ardzįn, celui-là en manie de l'argent! Il Manéé ona bwąta, caresser une jeune fille.
manëngąnse, s. f.  Manigance. Manigance.
manënganséŗéi, s. m.  Comploteur. Comploteur. Avwéi oun manënganséŗéi dinché, avec un pareil comploteur.
manënganséŗi, s. f.  Manigance louche. Manigance louche.
manëngansyę, v. a.  Intriguer. Intriguer. L'a te manëngansyą pa comona! a-t-il intrigué dans la commune !
manéta, s. f.  Chacune des poignées de la faux. Chacune des poignées de la faux. Il y en a deux, l'une au bout du manche, l'autre à peu près vers le milieu, ëntchyé nó è berni l'an è manété veryéi ën fouŗa, ma l'a dé rlwa kyè chon veryéi ën deŗën, chez nous les faux ont les «manettes» tournées en dehors, mais il est des endroits où elles sont tournées en dedans.
manéta, s. f.  Manicle, gantelet de cordonnier. Il  Manicle, gantelet de cordonnier. Il 
manéta, v. a.  Menotter. Menotter. L'an manéta ó māfajin é ó t'an mena ba ën préjon, ils ont menotte le malfaiteur et l'ont conduit [à Sion] en prison.
manfòrta, s. f.  Main-forte. Main-forte.
mangaché Personne mal habillée, n. f.  Personne mal habillée, n. f. 
manganyé Hurluberlu.n. f.  Hurluberlu.n. f. 
maniémin Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes, Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes,
manina, s. f.  Main, Main, dans le langage des enfants. Bąle a manina a w'antou, donne la main à tante.
manivèoua Manivelle Manivelle. n. f.  V. chenyououa, mécanikye.
manjéta, s. f.  Manchette. Manchette.
manole, s. f.  Anse, poignée Anse, poignée
manole, s. f. Pl. Oreilles Oreilles ; è manole : les oreilles.
manoŗį, s. m.  Ouvrier qui va à la manœuvre. Ouvrier qui va à la manœuvre. || Voy. le mot manouŗa.
mānori, v. a.  Mal nourrir.  Mal nourrir. Chon tan mānorį wéi, là ils sont si mal nourris.
manoseŗi, s. m. pl.  Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite. Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite.
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée Travail public, corvée. Les travaux publics qui n'exigent pas de connaissances spéciales se font par la population, comme la réfection des routes, des bisses, les travaux dans les alpages, etc. Celui qui dirige ces travaux et cherche les ouvriers dans chaque village s'appelle le mètrą di manouré. Il Gros travail. Kyënta manouŗa l'an jou pó fóchóŗą ché cąnpó dé vęnye! quelle besogne ils ont eue pour fossoyer cette étendue de vigne!
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée. Travail public, corvée. I mètrą di manouŗé l'è enou nó demanda pó aa ā manoura di vāé, le métral des corvées est venu nous engager pour la «manœuvre» des routes.
manoura, v. n.  Manœuvrer, travailler beaucoup. Manœuvrer, travailler beaucoup.
manpą Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé
manpą, s. m.  Homme malhonnête Homme malhonnête Ché brote manpą, ce vilain malhonnête. Il A Grim. manpąté désigne un homme peu intelligent, mais solide.
manparada Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...».  Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...». 
mansipą, v. a.  Emanciper de l'école. Emanciper de l'école.
mansipasyon, s. f.  Emancipation de l'école. Emancipation de l'école.
manson, s. f.  Maçon. Maçon. Djyan manson, Fransi manson, Jean le maçon, François le maçon.
mansóną, v. n.  Faire le maçon, de la maçonnerie. Faire le maçon, de la maçonnerie. || V. a N'ën mansóną ha fénéitra, nous avons bouché cette fenêtre avec de la maçonnerie,
mansóneri, s. f.  Maçonnerie, ouvrage de maçon. Maçonnerie, ouvrage de maçon.
manta (ā), loc. adv.  En gros, sans mesurer, à tâtons. En gros, sans mesurer, à tâtons. A manta derën pé ó bogan, à tâtons dans le trou.
mantéi, s. m.  Manteau. Manteau. Déeąn nyoun l'aïe dé mantéi, autrefois personne ne portait de manteau.  I mantéi da borne, le manteau de la cheminée.
mantën, s. m.  Entretien. Entretien. I mantën di dó°" fęse ou cówéjye coté tchyè, l'entretien des deux fils au collège lui coûte cher; gró°" trin, gró°" mantën, grand train [de maison], grandes dépenses d'entretien.
mantenį, v. a.  Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. L'an pa mantenou ó ti, i mijon l'è dabò enou ba, ils n'ont pas maintenu le toit, la maison est bientôt tombée en ruines.V. r. Ché, che mantën prou, pêe rin choun drwé, celui-là se maintient bien; il ne perd pas son droit.  Prov. Gran ti a mantenį, gran fęle a vetį, jaméi rętsó che vi, grand toit à maintenir, grandes filles à vêtir, jamais riche ne se voit.
mantenyąnse, s. f. Anus. Anus. || Syn. bwéi deŗi.
manti, s. m.  Nappe. Nappe. T'a oublą ó manti, l'è pòrtąn féita vwi, tu as oublié [de mettre] la nappe, c'est pourtant jour de fête aujourd'hui.
manyën, s. m.  Chaudronnier ambulant, drouineur. Chaudronnier ambulant, drouineur. || Sorte de jeu de cartes. Dzowe ou manyën, jouer au «magnin».
manyeną, v. a.  Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Ché, pó manyeną! celui-là pour mal faire le travail !
manyené, s. m. Dim. de manyën.  Petit drouineur. Petit drouineur.
manyęŗe, s. f.  Manière. Manière. È j-oun trālon d'ona manyęŗe, è j-ātró d'on'ātra, les uns travaillent d'une manière, les autres d'une autre.
maonéitamįn, adv.  Malhonnêtement. Malhonnêtement.
maonéitó, -ta, adj. et s. m. et f.  Malhonnête Malhonnête. Kyën maonéitó! quel impertinent!
maōo, s. m.  Malheur. Malheur. Antąn n'ën pa jou kyè dé maōo, l'année passée nous n'avons eu que des malheurs. S'to fé chin, maōo! si tu fais cela, malheur à toi !
maoulę, v. a.  Mâcher difficilement, mâchonner Mâcher difficilement, mâchonner. || Syn. matsolę.
măpa, s. f.  Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés. È măpé désigne le temps où l'on dépouille le chanvre le soir, en plein air, dans les jardins; aa i măpé, se rendre à ce travail, où les jeunes gens courtisent les filles; écōre a mąpa: après que la dépouille du chanvre a été séchée, on la frappe à coups de bâtons pour détacher la graine de la feuille; de là l'expression: écōré cācoun cómin dé măpa, battre qqn à coups redoublés.
mapāa Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire). Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire).
mapachyin, -inta, adj. et s.  Impatient. Impatient. L'è prou mapachyįnta! elle est tellement impatiente!
mapachyintą, v. n.  S'impatienter. S'impatienter. V. r. Béi kyè chęrvé dé tan ché mapachyintą? à quoi bon tant perdre patience?
mapari Irrégulier Irrégulier.adj.  Dé rej'en mapari, des raisins irréguliers [avec de gros et de petits grains],
maparlōo, s. m.  Qui parle mal. Qui parle mal.
mapenyą, -nyąe, adj.  Mal peigné. Mal peigné.
māpląn, māpląn-na, adj.  Inégal, qui n'est pas de niveau. Inégal, qui n'est pas de niveau. Vi to pa kyè l'è tó māpląn? ne vois-tu pas que rien n'est de niveau?
maplijįn, -jįnta, adj.  Malplaisant. Malplaisant.
māprį, -ija, adj.  Mal appris, non su. Mal appris, non su.
māprópó°", adv.  Mal à propos. Mal à propos. Parla māprópó°", parler mal à propos.
mapyou, s. m.  Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou. Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou.
mārca, s. f.  Marque Marque. I brįnta l'a pa a mārca, la brante n'a pas la marque : le sceau officiel et la «marque : il semblerait que l'on dise aussi : i tatse ;i foou rinpli tan k'āa tatse ;il faut remplir jusqu'à la marque.», (un clou) indiquant la mesure; i mārca dou bó°", di bęitchyé, la marque du bois, du bétail. Chaque famille a une «marque» qu'elle appose sur les objets lui appartenant: le bois coupé à la forêt, les bouteilles en bois, les instruments de travail. || Absol. ona mārca, une image qu'on met comme signet dans un livre.
marca, v. a.  Marquer, apposer sa «marque» Marquer, apposer sa «marque». || Part, passé, marca, se dit de qqn qui n'est pas normal. Fó°" pa parla avwéi hou kyè chon itą marca, il ne faut pas parler avec ceux qui ont été «marqués» (idiots, sourds-muets). || Ecrire, noter. Nó markyéŗįn chin derën ou cawandrį pó pa oublą, nous noterons cela dans l'almanach pour ne pas l'oublier.
marcandą, v. n.  Faire des dessins au couteau. Faire des dessins au couteau. È į-atséró°" l'aïon weįį dé marcandą, les bergers avaient le temps de faire des dessins au couteau.
marcon, s. m.  Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser. Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser.
mārdze, s. f.  Marge. Marge.
mare, s. f.  Mère d'animaux. Mère d'animaux. |[ Mère du vinaigre.
maŗé, s. m.  Marais. Marais. Terme collectif désignant toutes les plantes de marais dont on se sert en guise de litière pour le bétail. || Marais, jachère couverte de plantes propres à former de la litière. || Adj. Marécageux. Déeąn i pląn-na dou Roun-nó iŗé pęskye tó maŗé tin kyè ba a Martenyę, autrefois la plaine du Rhône était presque toute marécageuse jusqu'à Martigny.
marechādze, s. f.  Sage-femme. Sage-femme. || Grimisuat id.
marechąwe, s. m.  Maréchal, forgeron. Maréchal, forgeron. Ce mot a aujourd'hui complètement remplacé le mot fąvre.
marenou -noua, adj.  Nu. Nu.
maŗętse, s. f.  Marais, pré marécageux. Marais, pré marécageux. L'è pa oun bon pra, l'è ona maŗętse, ce n'est pas un bon pré, c'est un pré marécageux.
maretséta, s. f.  Primevère farineuse (Primula farinosa). Primevère farineuse (Primula farinosa).
maŗetsou, -ja, adj.  Marécageux Marécageux. L'è maŗetsou per léi, c'est marécageux par là.
margótą Provigner. V. margóta, provin (proouin). Provigner. V. margóta, provin (proouin).
margóta, s. f.  Œillet des jardins. Œillet des jardins.
margótą, v. a.  Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc. Margótą pa hé flöo, chon pa méi frętsé apréi, ne touchez pas ces fleurs, elles ne sont plus fraîches après.
margyerita    s. f.  Pâquerette (Bellis perennis). Pâquerette (Bellis perennis).
margyerita  s. f.  Pâquerette (Bellis perennis) Se trouve dans l'expression: a frąntse margyeŗita, à la bonne franquette; en toute simplicité. Même expr. à Grimisuat.
mari, -rite, adj.  Stupéfait, bouleversé. Stupéfait, bouleversé. Ché' tan mari, j'en ai une grande contrition.
marindą, v. n.  Prendre le goûter. Prendre le goûter.
marin-na, s. f.  Femme. Femme. Terme général par opposition à  tsasyou, homme.  Marraine. I marin-na a mè, ma marraine.
marin-néta, s. f. Dim. De marin-na  Petite femme. Petite femme. || Petite marraine.
marmąle, s. f.  Marmaille. Marmaille. Fé pa oun pa chën trin-na apréi le tòte ha marmąle, elle ne fait pas un pas sans traîner après elle tout cette marmaille.
marméta Marmite. n. f.  V. ó°"wa. Marmite. n. f.  V. ó°"wa.
marmóta, s. f.  Marmotte. Marmotte.  Nom de vache de couleur grise.
marmóta, v. a.  Marmotter, murmurer. Marmotter, murmurer. L'è tó ó dzò apréi marmóta, il murmure toute la journée.
marmotsé, s. m.  Petit garçon, marmouset. Petit garçon, marmouset.
maŗó°"da, s. f.  Maraude. Maraude. Aa a maró°"da, aller à la maraude.
maŗó°"dą, v. n.  Marauder. Marauder.
maŗó°"dōo, s. m.  Maraudeur. Maraudeur. Dé maŗó°"dōo kyè l'an pa dé noun, des maraudeurs fieffés.
maroflé, s. m. et f. et adj.  Qui a un gros museau. Qui a un gros museau.
marokyën, s. m.  Maroquin (cuir). Maroquin (cuir).
maŗolį, s. m.  Sonneur de profession Sonneur de profession. Ce nom est un de ceux dont les variantes de formes sont presque infinies en afr. et fr. dialectal. || Grimisuat maŗolyį.
maron, s. m.  Croque-mort au temps de la peste. Croque-mort au temps de la peste.
maroni, s. m.  Marronnier. Marronnier.
maroundën-na, s. f.  Marron, fruit du marronnier. Marron, fruit du marronnier.
maŗowį Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï). Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï).
maŗowį, s. m.  Jeu de marelle. Jeu de marelle. Dzowe ou  maŗowi,  jouer  à  la  marelle.
martchyą   s. m.  Marché. Marché. Parti ba ou martchyą, aller (à Sion) faire le marché     chin ën martchyą avwéi ó vejën pó ona ątse, nous sommes en pourparlers avec le voisin pour l'achat d'une vache.  Chin l'è bon martchyą, cela est à bon marché. Prov. Chin kyè l'è a bon martchyą, l'è tórdzò trwa tchyè, ce qui est à bon marché, est toujours trop cher.
martchyą v. n.  Marcher. Marcher. L'a martchyą méimó, il a marché seul, se dit d'un enfant qui fait ses premiers pas.
martchyąe, s. f.  Forte trotte.  Forte trotte.  Syn. oun grou tró.
martchyan, -ąnda, s. m. et f.  Marchand. Marchand. Va vitó ba ou martchyan, descends vite au magasin.
martchyandą, v. a.  Marchander. Marchander. È fémąwé l'an a móda dé martchyandą tó chin kyè atsęton, les femmes ont l'habitude de marchander tout ce qu'elles achètent.
martchyandādzó, s. m.  Marchandage, action de marchander. Marchandage, action de marchander.
martchyanderéi, s. m.  Marchandeur. Marchandeur. Oun martchyanderéi dinché, un marchandeur pareil.
martchyandį, s. f.  Marchandise. Marchandise. Tous les produits de sulfatage.
martchyané, -néta, s. m. et f. Dim. de martchyan.  Petit marchand. Petit marchand.
mārtchye, s. f. Marche.  Marche. L'è oun crānó pó a mārtchye, c'est un fameux marcheur. || Distance. Kyënta mārtchye ba pé ha gyin-na! quelle distance pour descendre cette vallée !
martchyōo, -oja, s. m. et f.  Marcheur. Marcheur.
martéi Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse. Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse.
martéi, s. m.  Marteau. Marteau. Coin formé par une propriété qui n'est pas taillée en ligne droite. || Dent.
martené s. m.  Fleur du trèfle rouge. Fleur du trèfle rouge. Fou pra tó ródzó dé martené, les prairies toutes rouges de fleurs de trèfle.
martené s. m.  Forge, atelier de serrurerie Forge, atelier de serrurerie. Dan ó tin l'aïe dé martené préi da braserį ba a Chyoun, autrefois il y avait des forges près de la brasserie de Sion.
martëngąwa Martingale, ceinture à la taille. Martingale, ceinture à la taille.
martëngąwa, s. f.  Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde. Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde.
martéwą, v. a.  Marteler. Marteler. || En particulier, se dit de la marque que le forestier fait aux arbres pour indiquer qu'on peut les couper. 
martéwą, v. n.  Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. I pra martéwąe ënséi, le pré formait un «marteau» dans cette direction.
martéwādzó, s. m.  Martelage. Martelage.
martéwé, s. m. Dim. de martéi  Petit marteau. Petit marteau. Bóté a martéwé, souliers à «martelet»: anciens souliers de femme, s'attachant sur le «cou» du pied au moyen d'une lanière et d'une boucle.
marteweją, v. a.  Martyriser, tourmenter. Martyriser, tourmenter.
martïe, s. m.  Martyre. Martyre. Kyëntou martïe chin chou a têra  ! quels martyres sont ces gens sur la terre!
marvejéea, s. f.  Malvoisie. Vin fin du Valais. Malvoisie. Vin fin du Valais.
marvélé, v. n.  Se tourmenter, se débattre. Se tourmenter, se débattre. É marvélé é rin pwi achóbrą, et se tourmenter et ne pas pouvoir s'endormir.
maryą, v. a.  Marier. Marier. Epouser. L'a maryą avwéi ona dé Bąnye, il a épousé une femme de Bagnes.Prov. L'è i fan kyè mąryé a chi, c'est la faim qui épouse la soif. V. r. Fó°" être dó°" pó ché maryą, il faut être deux pour se marier.Prov. : ā cwite oun che mąryé, ā wejį oun che répįn, à la hâte on se marie, à l'aise on se repent. !  Fó°" pa maryą ó dzò di rwé, porté pa bonōo, il ne faut pas se marier le jour des Rois (6 janvier), cela ne porte pas bonheur. A Chën-Dzójé mąryon è j-ijéi, à la Saint-Joseph (19 mars) les oiseaux se marient.
maryādzó, s. m.  Mariage. Mariage. || Jeu de cartes.
maryóneta, s. f.  Marionnette; Marionnette; fille habillée comme une poupée, à la mode des villes.
masca (che) Se masquer. Se masquer. v. pron.  V.farata. 
maskyérāda, s. f.  Homme ou femme masqué. Homme ou femme masqué. || Syn. faŗąta.
masticą, v. a.  Mâcher, mastiquer. Mâcher, mastiquer.
mastįkye, s. m.  Mastic. Mastic.
mātchyę, v. a.  Mâcher. Mâcher. Che to mātsé pa byin ché frómądzó, té réistéŗé chou w'estoma, si tu ne mâches pas bien ce fromage, il te restera sur l'estomac.
mātchyó, mātchya, adj.  Fromage qui commence à pourrir. Fromage qui commence à pourrir. L'a metou oun bócon dé frómądzó chou a tabla, iré dé pōo mātchyó, il a mis sur la table un morceau de fromage qui était déjà pourri; l'a ó fla dou mątchyó, il sent la décomposition.
matchyówa, v. a.  Ecraser. Ecraser. I robą l'a pachą chou è prevwi dó°" ou tré có°", é l'a dri tó matchyówa, la meule a passé deux ou trois fois sur les poires et elle a immédiatement tout écrasé.
matën, s. m.  Matin.  Matin. Dé bon, dé gran matën, de bon, de grand matin; l'è enou a demëndze matën, il est arrivé dimanche matin; can vendre chou ó matën, quand viendra l'aube; dé matën pwi pa méi mè wéeą, des matins je ne puis plus me lever. || Dèmąn ó matën, demain matin.
mateną (che), v. r.  Se lever très tôt Se lever très tôt. Can oun va i batāa, l'è adon ky'oun che matęne, quand on va aux [prés] bâtards, on se lève très tôt; ręskyé pa dé che mateną ché, pas de danger que celui-là se lève trop tôt !
mateną, s. f.  Matinée. Matinée. L'a bala dé plodze tòt'a mateną, il a plu toute la matinée.
matęne, s. f. pl.  Matines. Matines.
matenį, -niŗe, adj.  Matineux. Matineux.
matéwāa, s. m.  Matelas, Matelas, óŗa l'an dé matéwāa iną pé mêin, maintenant on a des matelas même dans les mayens.
matin, s. m.  Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative. Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative.
matire, s. f.  Etoffe, matériaux, matière. Etoffe, matériaux, matière. Faŗōo prou oun pāa dé bóté, ma i pa dé matire óŗa, je ferais bien une paire de souliers, mais je n'ai pas la matière maintenant; vęjó atsetą dé matįŗe pó féré dé j-ālon, je vais acheter de l'étoffe pour faire des vêtements. Į | Fourrage. Kyënta béwa matire n'ën jou ën ché pra! quel beau fourrage nous avons eu en ce pré! || Ingrédient chimique pour sulfater la vigne. Pachą a matire, sulfater.
matirièwe Matériel,n. m.  Matériel,n. m. 
matraca Matraquer, v. tr.  Matraquer, v. tr. 
matrąca, s. f.  Matraque. Matraque.
matratą, v. a.  Maltraiter. Maltraiter. I matrąton tòte, ils maltraitent tout.
matręse, s. f.  Matrice. Matrice.
matresyou, -ja, adj.  Qui agit sur la matrice. Qui agit sur la matrice. È pi chon matresyou, les haricots affectent la matrice.
matséŗą    v. a.  Mâchurer. Mâchurer. || V. r. S'ta pouįŗé dé té matséŗą, si tu as peur de te mâchurer...
matséŗą   s. m.  Mâchuré. Mâchuré. Sobriquet qu'on donne aux gens de Nax.
matséŗa, s. f.  Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir. Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir.
matséŗéta, s. f.  Globulaire (Globularia vulgaris). Globulaire (Globularia vulgaris).
matséŗó, s. m.  Tout ce qui mâchure. Tout ce qui mâchure. Tótsé pa chin, l'è dé matséŗó, ne touche pas cela, cela machure.
mątsó, s. m.  Paquet . Paquet . Usité dans l'expression féré ó mątsó, préparer le paquet de cartes pour tricher.
matsolę, v. a.  Mâchonner. Mâchonner. || Se dit absol. en particulier des vaches qui mâchonnent du linge. Can oun va ëntsąn i ątse, fó°" pa achyę a brechąkye ou dé motchyōo pé ó fon, è ątsé matsolon chin kyè atrąpon, quand on mène pâturer les vaches, il ne faut pas laisser le bissac ou des mouchoirs par terre, les vaches mâchonnent tout ce qu'elles attrapent.
matsolon, s. m.  Morceau mâchonné. Morceau mâchonné. Il Syn. mātson, qui dérive de matchyę, tandis que mātsolon vient de matsolę.-
mātson Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée.  Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée. 
mātson, s. m.  Morceau mâché Morceau mâché. A Grimisuat, mātson désigne, en outre, le marc des fruits pressés.
măwa, s. f.  Malle. Malle.
mawacôo, s. m.  Désaccord, division. Désaccord, division. Oun brote mawacôo pé a comona, une vilaine division dans la commune.
mawąn, s. m.  Croûte, bouton, clou sur le corps Croûte, bouton, clou sur le corps. L'è plin dé mawąn pé a téita, il est plein de croûtes sur la tête.
mawané, s. m. Dim.de mawan   Petite croûte. Petite croûte.
mąwe  -oua, adj.  Mauvais, dangereux, Mauvais, dangereux, ona mąwa béitchye, une mauvaise bête.
mąwe  s. m.  Mal moral. Mal moral. L'è déstrą brote mąwe dé toua! c'est un très vilain mal que de tuer !  Pour mal physique on dit ma.
mąwe, adv.  Mal Mal. L'a prou mąwe trālą, il a très mal travaillé.
mawegréi, prép.  Malgré. Malgré.  Bon gréi, mawegréi, bon gré, mal gré.
mawegrį, adv.  En certaine quantité, tant soit peu En certaine quantité, tant soit peu. Che l'a mawegrį dé rejën, s'il y a tant soit peu du raisin.
mawën mawën`na, adj. et s. m. et f.  Malin, adroit, fin. Malin, adroit, fin.
mawën s. m.  Esprits diaboliques Esprits diaboliques. Leur nom reste attaché à une légende d'après laquelle les «malins» démolissaient la rive droite de la Morge à l'endroit dit Plan-Serné. Le curé Maret les en aurait chassés.
mawënįoste, adj. Injuste. Injuste.
mawënparąda, s. f.  Revers, infortune, déconfiture. Revers, infortune, déconfiture. N'aŗin prou ona mawënpaŗąda sti an! nous en aurons des revers, cette année! || Danger.
mawëntįnda, s. f.  Malentendu. Malentendu.
mawëntinsyóną, -nąe, adj. et s.  Mal intentionné. Mal intentionné.
mawenyę (che), v. r.  S'inquiéter, avoir des soucis.  S'inquiéter, avoir des soucis. Yó l'è déstrą vwéŗó mè mawęnyó can vën néi é kyè è moundó arouwon pa, moi, c'est extraordinaire combien je m'inquiète quand la nuit tombe et que nos gens n'arrivent pas.
maweprópramįn, adv.  Malproprement. Malproprement. Ché fé tó maweprópramįn, celui-là fait tout malproprement.
maweprópró, -propra, adj. et s.  Malpropre. Malpropre.
maweŗou, -ouįa, adj. et s. m. et f.  Malheureux. Malheureux.
maweroujamin, adv.  Malheureusement. Malheureusement.
mawęse, s. f.  Malice, méchanceté. Malice, méchanceté. L'an méi dé mawęse k'i crwéi, ils ont plus de malice que le diable. Ruse. L'a falou adzį pé dé mawęse, il a fallu agir par ruse.
mawesyou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Malicieux. Malicieux. Aa! peti mawesyou kyè t'éi, oh! petit malicieux que tu es.
mawesyouįamin, adv.  Malicieusement. Malicieusement.
mawijyą, -ąe, adj.  Difficile, malaisé. Difficile, malaisé. L'è mawijyą d'aį tòt'è pląché é dé pa ch'ënpatówą, il est difficile d'avoir toutes les charges et de ne pas s'engluer.
māwó, s. m.  Mâle. Mâle. || Terme de charpentier. Pièce de bois à tenon destinée à être affourchée à une pièce à feuillure ou à rainure, appelée fémawa.
māwra , s. f. Mauve sauvage Mauve sauvage
māwra , s. f.  Bille, gobille Bille, gobille. Il en est de trois espèces: 1° la bille ordinaire, en pierre; 2° la bille en terre cuite; 3° la bille en verre qui vaut plusieurs billes, selon sa grandeur et sa beauté. Pour dzowę ā māvra, on trace sur le sol une ligne horizontale (í rąe) et plus loin un triangle (i bįtchyó). Placés autour du triangle, tous lancent leur bille vers la ligne droite; celui dont la bille est le plus près de la ligne joue le premier, et les autres d'après le rapprochement de la bille. Le premier joueur, depuis la raie, lance sa bille vers le triangle dans lequel est l'enjeu; si sa bille reste dans le triangle, il est mis hors de combat et attend que le jeu soit fini.
mayó, s. m.  Petit haricot. Petit haricot.
māyou, māyouja, adj et s.  Mal vu. Mal vu.  Prov. Fé pa bon d'enį vyou, o-n-è trwa māyou, il ne fait pas bon vieillir, on est trop mal vu.
mazïe, s. f.  Caoutchouc Caoutchouc. L'a ona tsąnba dé mazïe, il a une jambe en caoutchouc.  Boule en caoutchouc utilisée pour jouer à la balle.
mazoca Mazurka, danse,  n. f.  Mazurka, danse,  n. f. 
mè, pron. régime, absolu et conjoint de la première personne du singulier.  Moi. Moi. Ché tsapéi l'è a mè, ce chapeau est à moi; ëntchyé mè, chez moi; pó cąnta dé mè, quant à moi; pòr mè, pour moi.  Avant le verbe se place après le régime direct: to ó mè bąlé, tu me le donnes. Après un impératif: bąlé mè chin, donne-moi cela; idzé mè, aide-moi.
mécanįkye, s. f. Mécanique. Mécanique.  En particulier l'enrayure  à  manivelle  du char. Charą a mécanikye, serrer le frein.
mécanisiin Mécanicien.n. m.  Mécanicien.n. m. 
mécha, s. f.  Messe. Messe. Nó véjin a mécha, nous allons à la messe; i promyęŗe mécha, la première messe d'un nouveau prêtre; i gran mécha, l'office chanté: í mécha mateniŗe, la messe du matin; i mécha bącha, la messe basse.  L'expr. déŗé mécha veut aussi dire devenir prêtre. Etodié pó déŗé mécha, il étudie pour devenir prêtre; í di mécha, il dit la messe, syn. de «il est prêtre».
méchadjyę, v. a.  Faire savoir par messager. Faire savoir par messager. L'a méchadjyą a Batista d'enį ba, il a demandé à Baptiste [par un messager] de descendre.
méchądzó, s. m.  Message, commission, invitation. Message, commission, invitation.
mèche, s. f.  Mèche. Mèche.
méchondze, s. f.  Mensonge. Mensonge. Dans le langage des charpentiers, fetchye ona méchondze veut dire: ajouter un morceau de bois quand on a trop coupé deux poutres qui devaient se toucher par les bouts.
mechon-fosele (ā), loc. adv.  Très tard. Très tard. |Į «A la moisson faucille», comme on dirait «après dîner moutarde».
mechyon, s. f.  Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels. Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels.
mechyónêró, s. m.  Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission. Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission.
méclą, v. a.  Mêler. Mêler. Méclą d'éivwe é dé vën, mélanger de l'eau au vin. V. r. Se mélanger.
méclatchye, v. a.  Mélanger (sens péjoratif). Mélanger (sens péjoratif). Ròkye parlé rin ó patwé, ma tòrdzò tó méclatchye dé fransę, dé patwé, Roch ne parle point le patois, mais toujours il mêle du français et du patois.
mécló , s. m.  Mélange. Mélange. En part, mélange de foin et de paille; mélange de vin blanc et de vin rouge.
mécló -cla, adj.  Mêlé. Mêlé. L'a mécló dé fandan é dé moscą, il y a du fendant et du muscat mélangés. Ne pas confondre cet adj. avec le part. méclą, -cląe.
medąle, s. f.  Médaille. Médaille.
mediócramįn, adv.  Médiocrement. Médiocrement.
mediócró, -cra, adj.  Médiocre. Médiocre.
médzó, médze, s. m. et f.  Guérisseur, médecin de campagne. Guérisseur, médecin de campagne. Le mot a à peu près disparu du patois de Savièse; on ne l'entend que pour désigner le guérisseur d'Hérémence: i médzó d'Erêmįnse.
mêe   s. m.  Mars. Mars. Prov. Plodze dé mêe, rin ó bën dèjêe, pluie de mars rend le bien (la campagne) désert.
mêe  s. f.  Mer. Mer. I biŗį a mêe é è péchon, il boirait mer et poissons (soif ardente).
mégró, -gra, adj.  Maigre.  Maigre. Kyè l'è enou mégró, l'a pa ky'a péi é è į-ó°"ché, qu'il est devenu maigre, il n'a que la peau et les os; dé pra, dé tsan mégró, des prés, des champs maigres (dont la terre est peu profonde).  Féré gra, mégró, manger de la viande, faire des repas maigres; oun frómądzó mégró, un fromage maigre, fait avec du lait écrémé. || Mégró cóm'oun trepi, maigre comme un trépied.-
méi  s. f.  Huche, maie, pétrin. Huche, maie, pétrin. I méi di catson, bassin dans lequel on enlève le poil au cochon tué. || Place du pressoir en forme de maie carrée et peu profonde destinée à recevoir le marc.
méi adv.  Plus. Plus. L'an méi dé chąnse kyé nó, ils ont plus de chance que nous; i rin méi, je n'ai plus rien; pwi pa méi, je n'en puis plus; méi iną, méi ba, méi outre, plus haut, plus bas, plus loin; pa méi kyè to, pas plus que toi. || Ché kyè pou méi, à qui mieux mieux.  Méi semble avoir le sens de dorénavant, à l'avenir, dans ces phrases: l'è pó rin méi dé prind'iną ó mówé, cela ne sert plus à rien de prendre le mulet; l'è ënmódą i gran górdze dé Chavyeje, l'è fornį méi, la grande gueule de Savièse est en mouvement, c'est désormais fini pour nous.  Prov. Méi dé blāga kyè dé fé, plus de blague que de fait; méí oun reboudze, méi chon-né crwéi, plus on remue, plus cela sent mauvais.
mêin Mayen. Wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na. Mayen. wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na.
mêin, et plus rarement main, s. m.  Mayen.  Mayen. Pâturages avec étables et habitations situés à mi-hauteur, à Savièse entre 1000 et 1800 mètres d'altitude environ. On y conduit le bétail, une première fois au commencement de l'été, puis les troupeaux les quittent pour se rendre aux hauts , pâturages, appelés «montagnes». Vers la fin de l'été, ils redescendent aux «mayens» (mayen d'automne). Les «montagnes» sont par indivis et appartiennent aux «consorts», tandis que les «mayens» - exe. celui de Tsaŗêįn - appartiennent à des particuliers. Durée du temps qu'on passe au mayen. Lïtą maāda tó ó mêin, elle a été malade tout le temps du «mayen». || S'emploie qqf. pour chalet (habitations temporaires) et propriétés attenantes: n'ën dó°" mêin iną ën Rouwa, nous avons deux chalets à R. || Nom des principaux mayens: Dòrbanyon, le plus élevé; Dilónye, Tsaŗêįn, Laŗį, Rouwa, Chóreché, Vouąnyó, Boŗimó, Vise, Gouŗa, Serné, Mi, Bon, Mêin da Dzōo.
méitra, s. f.  Seau  Seau . Grand seau ovale en bois, avec une grande anse rigide sur le côté, ayant un trou ovale comme poignée, servant en partie, à porter à manger aux porcs.
méitrą, s. f.  Contenu de la méitrą (seau) Contenu de la méitrą (seau)
méitréta, s. f. Dim. de méitra.  Petit seau. Petit seau.
méitron, s, m.  Petit seillon. Petit seillon.
méjāwé, adj.  Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Avwéi ché tin n'ën pa jou dé bóné pómé, è j-oné iŗon ó°"léi è j-ātré méjāwé, avec ce temps nous n'avons pas eu de bonnes pommes: les unes étaient «huilées», les autres noires.
mejoŗa s. m.  Verbe pris substantivement. Verbe pris substantivement. Mesurage du lait à la montagne, ën Tsanfléŗon l'an jou ó mejoŗa a chenąn-na pachą, à Tsanfleuron on a eu le mesurage la semaine passée. Le jour du mesurage est choisi par le consortage afin de fixer, d'après la quantité de lait de chaque vache,la part de «fruit» auquel a droit chaque propriétaire. Ce mesurage ancien n'existe plus à Savièse. Le lait de chaque vache est mesuré maintenant après chaque traite.
mejoŗa v. a.  Mesurer Mesurer. S'emploie spécial, pour désigner le mesurage du lait à l'alpage. Vajíon iną pé ó 7 ou 8 dé jolé é mejoŗāon pé a Chën-Dzākye, les vaches montaient à l'alpage vers le 7 ou 8 juillet et on mesurait vers la St-Jacques (25 juillet).
mejoŗa, -ŗae, adj.  Mesuré, réglé. Mesuré, réglé.
mejoŗa, s. f.  Mesure. Mesure. L'a fé bóna mejoŗa, il a fait bonne mesure: il n'a pas lésiné. || Fig. Fó°" pèrtó 'na mejoŗa, en toutes choses, il faut une mesure. Prov. Can i mejoŗa l'è plin-na, ton.mè, quand la mesure est comble, elle déborde. || La mesure vaut un double-décalitre; la demi-mesure (demyę mejoŗa) un boisseau ou décalitre; le quart de mesure (cāa dé mejoŗa) un demi-décalitre, soit 5 lt.
mejoŗăbló, -bla, adj.  Mesurable. Mesurable.
mejoŗéta, s. f. Dim. de mejora,  Petite mesure. Petite mesure.
mejoryou Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort. Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort.
mejoryou, s. m. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage.
melāa, s. m.  Milliard. Milliard.
mèle, s. m.  Grande mailloche Grande mailloche. I mèle l'è méi grou k'i malotse, l'è pó tapa è cwën ā bwite, le mèle, est plus grand que le mail, il sert à frapper sur les coins en fer.
méléta, s. f.  Chénopode (Chenopodium glaucum). Chénopode (Chenopodium glaucum).
meliŗę, v. n.  S'améliorer. S'améliorer.  Prov. Tó tsąndzé é rin mélįŗe, tout change et rien ne s'améliore.
meliŗémįn, s. m. Amélioration Amélioration. L'a pa dé melirémin, il n'y a pas d'amélioration.
melon  s. m.  Million. Million.
melon  s. m.  Moellon, menue pierre Moellon, menue pierre. Fransi Batchyąn démandąé tòrdzò dé melon, Fr. B. (un célèbre maçon) demandait toujours des moellons.
melon, s. m.  Manchon. Manchon.
melónēŗó, s. m.  Millionnaire. Millionnaire.
melōo, melōja, adj. comp, de bon, bóna.  Meilleur. Meilleur. Vw'aŗéi prou melōo tin kyè nó, vous aurez bien meilleur temps (la vie plus facile) que nous.
memó Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó. Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó.
memó .-ma adj. Autre forme de méimó. Autre forme de méimó.
mémo, -ma, adj.  Même. Même. L'è tòrdzò i méma tsanson, c'est toujours la même chanson.  Mémo, méma, moi-même, toi-même, etc. L'a fé chin mémo, il a fait cela lui-même; va mémo, il marche seul; che tën prou méma ha, celle-là sait bien sauvegarder son droit elle-même.
memwire, s. f.  Mémoire. Mémoire. Kyënta memwiŗe fó°" ai pó chai pé côo tan dé byo j-êe! quelle mémoire il faut avoir pour retenir tant de belles mélodies! || Dé memwiŗe, d'heureuse mémoire; i pare dé memwiŗe, mon père défunt.
mena, s. f.  Mine. Mine. Prov. Mena dé trintchyoun, powį dé rin, mine de tranche-montagne, pouvoir de rien . 
mena, v. a.  Conduire les vaches au pâturage; Mener, conduire. Mena ëntsąn è ątsé, conduire les vaches au pâturage; mena bire, conduire les bêtes à l'abreuvoir, conduire des gens à la cave pour boire; mena a winvwa, ó bâté, mener la langue,le «battant» (parler beaucoup); mena w'éivwe chou ó pra, mener l'eau sur le pré (pour l'arroser); mena amou ó meŗesën, conduire le médecin de Sion chez un malade; mena a bwéea, lessiver; mena è j-orgyé, jouer de l'orgue. || Mena a chiwa, rentrer le seigle. L'a prou mena ó cou pó chéé tó ché pra, il a branlé le derrière à son aise pour faucher tout ce pré.
menache, s. f.  Menace. Menace.
menachįn, -inta, adj.  Menaçant. Menaçant.
menachyę, v. a.  Menacer Menacer. L'a djya 'na vwārba k'i tin menache, il y a déjà un moment que le temps est menaçant. Il V. r. Che chon menachyą avwéi ó coutéi, ils se sont menacés du couteau.
menacou   s. m.  Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière). Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière).
mēnbrelé, s. m.  Nombril. Nombril.
mēndjyę   , v. a.  Dissiper, dépenser. L'a tó mëndjyą ó bën, il a dissipé tout son bien. Į| Cf. peca qui est plus réaliste.
mēndjyę   , v. a.  Manger.Cf. peca qui est plus réaliste. Manger. || . ||
mēndjyę   , v. a.  Pâturer: Oŗa i pra dou Meŗën l'è mëndjyą, nó mëndzérin adį óŗa ché dé Tsānyó, maintenant le pré de M. est mangé (par nos vaches), nous pâturerons dorénavant celui de T
mēndjyę s. m.  Le manger Le manger. Achyę ba ó mëndjyę, cesser de manger.
mēndjyou s. m.  Mangeur. Mangeur.
mēndząn-na, s. f.  Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Chin l'è dé cwēe ky'oun pou prou ënpléé pó mëndząn-na, voilà du cuir qu'on peut bien employer pour doublure de semelle.
mëndzeton, adj. et s. m.  Pois gourmand, pois mange-tout. Pois gourmand, pois mange-tout.
meneca Personne peu intelligente Personne peu intelligente.n. f.  Chon vrémin dé menekyé, ce sont vraiment des personnes peu intelligentes,
menetri, s. m.  Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur. Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur.
mënmamįn, adv.  Mêmement. Mêmement.
mënmó, mënma, adj.  Même . C'est le même mot que mémo, -a, avec prononciation un peu différente.
menoflon, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. || Syn. malotson
menojeŗi, s. f.  Menuiserie. Menuiserie.
menojyè, s. m.  Menuisier. Menuisier. L'è pa menojyè, ma arindzé adéi byin, il n'est pas menuisier, mais il répare pas mal.
menontron Personne peu débrouille, Personne peu débrouille,
menontron, s. m.  Petit gosse. Petit gosse.
menouta, s. f.  Minute. Minute.
menyóną , -nāe, part, et adj. Attifé, orné avec exagération.  Attifé, orné avec exagération.
menyóną v. a.  Attifer. Attifer. Prou é prou menyóną hé borate, attifer exagérément les filles. V. r. S'attifer, se parer avec exagération. Fé pa d'ātró kyè che menyóną tó ó tin, elle ne fait pas autre chose que s'attifer tout le temps.
menyou, s. m.  Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies. Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies.
menyou, s. m.  Laisse avec laquelle on mène les animaux Laisse avec laquelle on mène les animaux. Menāe ó rnówé avwéi ó menyou, il conduisait le mulet en laisse.
meouindjye  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr.  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr. 
meouindzó  Mélange. Syn. mécló. n. m.  Mélange. Syn. mécló. n. m. 
meprį, s. m.  Mépris. Mépris. L'a fé chin pó féré dé meprį a nó, il a fait cela en signe de mépris pour nous.
meprijįn, -jinta, adj.  Méprisant. Méprisant.
meprijyę, v. a.  Mépriser, dédaigner, traiter durement. Mépriser, dédaigner, traiter durement. Meprijyę ne correspond pas exactement à «mépriser», qui se rend par ai tįn-na dé cā-coun, pa an-mą, etc. Kyëntou brote j-infan pó meprijyę è paŗin can chon vyou, quels enfants dénaturés pour traiter avec dureté - ou négliger -les parents âgés; iré amou ā pënta é l'a cóminsyą a meprijyę sti, a meprijyę ha, il était à la «pinte» et il s'est mis à déblatérer contre celui-ci et contre celle-là; i capotsën sti an nó j-a meprijyą, cette année le capucin a dédaigné notre offrande (il n'a pas passé chez nous à la quête). V. r. Se manquer réciproquement d'égards. Che meprijon entre rlōo tąnkyè pouwon, ils se manquent d'égards tant qu'ils peuvent.
meŗācló, s. m.  Miracle. Miracle. L'è prou oun meŗācló kyè vó venyechą oun ādzò nó vêre, c'est bien un miracle que vous veniez une fois nous faire visite. Guérison miraculeuse.
mêrda, s. f.  Merde. Merde. Homme ou femme de peu de valeur. Kyënta mêrda dé côo! quel triste sire !  Mot bassement employé dans une foule d'expression, d'insultes et de jurons. Il Interj. marquant la surprise, le dépit. Zut !  Prov. Mąrya y têra, mąrya męrda, qui épouse la terre, épouse la misère.
mêrdafêe, s. f.  Mâchefer, scorie de fer. Mâchefer, scorie de fer.
mêrdeŗi, s. f.  Chose méprisable. Gens de rien Chose méprisable. Gens de rien. Ha mêrdeŗi dé moundó! ces gens de rien!
mêrdou, s. m.  Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique. Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique.
meŗesën, meŗesęna, s. m. et f.  Médecin, guérisseur Médecin, guérisseur. I meŗesën Douboue, le médecin Dubuis, un rebouteur célèbre.
meŗeseną, v. a.  Médeciner. Médeciner.  V. r. Se médeciner.
meŗetą, v. a.  Mériter.  Syn. ameŗetą. Mériter.  Syn. ameŗetą.
meŗęte, s. m.  Mérite. Mérite.
meŗetįn, -ta, adj.  Méritant Méritant, I chwįŗa l'è méi meŗetinta kyè to, ta sœur mérite plus que toi.
mèrgachyę, v. a.  Ecraser, réduire en purée. Ecraser, réduire en purée. Dé tsêe dé pówę é dé ri mèrgachyą, de la viande de coq et du riz en purée.
męrgó, -ga,  Humide, mouillé.adjectif. adjectif. Humide, mouillé. L'è o-n-outon męrgó, c'est un automne humide.
mèrgyèwą, v. a.  Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie. Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie.
meŗije, s. m.  Merisier. Merisier. || Syn. meŗijyę.
meŗijyę, s. m.  Merisier (Prunus avium). Merisier (Prunus avium). I meŗijyę l'è ché di grafyon di tsën, le merisier est l'arbre qui produit les cerises des chiens.
merjęwe, s. m.  Mortier de cuisine. Mortier de cuisine. Pó pitą a cha é è gromą di nwé o-n-ënplįe ó merjewe, pour piler le sel et les noyaux de noix, on emploie le mortier.
męrla, s. f.  Merle. Merle.
męrla-griva, s. f.  Grive. Grive.
mèrloche, s. m.  Merluche, Merluche, ën ché tin o-n-aįé jaméi dé tsêe tó ó tin da caŗïma, o-n-atsetāé dé į-aŗin é dé mèrloche, en ce temps-là on n'avait jamais de viande pendant le carême, on achetait des harengs et de la merluche.
méŗó°"wą,  v. n.  S'amuser. S'amuser. Méŗó°"wó pa méi   je cesse de jouer. || Le réfl. est aussi très usité.
méŗó°"wą, -āé, part, et adj.  Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Tòté tan arindjyą, tan méŗó°"wą outòr dé mijon, tout si bien arrangé, si bien préparé autour de la maison.
méŗó°"wa, s. f.  Objet pour s'amuser, joujou. Objet pour s'amuser, joujou. Dé méró°"wé di tącó, des amusements bêtes. Prov. È j-ansyąn l'an tòrdzò de: è méŗó°"wé venyon amąŗé, les vieux ont toujours dit: les badinages deviennent amers. Pa dé méŗó°"we équivaut à un superlatif. L'è oun savąn, pa déméŗó°"we, c'est un très grand savant.
méŗó°"wéta, s. f.  Petit jouet. Petit jouet. Dim. de méŗóouwa.
méŗó°"wi, s. m.  Qui aime s'amuser. Qui aime s'amuser. L'è oun méŗó°"wį, chon tui dinché è deri, il s'amuse toujours, ils sont tous ainsi les derniers-nés.
mèrsi.  Merci. Merci. N'ëntandįn mèrsį, en attendant, merci. Manière de faire entendre qu'on saura récompenser effectivement le service pour lequel on remercie.
mèrvelqu  Merveilleux.adj.  Merveilleux.adj. 
mēryę, v. a. (cf. ameryę).  Mirer. Mirer. I mērye grantin é mąnkyé a chįba, il mire longtemps et manque la cible. Il V. r. Se mirer. È dzowéné che męryon chowin ou meryou, les jeunes filles se mirent souvent au miroir.Prov. Mēryę é remēryę é pó fornį fiŗe ā mêrda, mirer et mirer encore, et à la fin il touche le néant (il faut savoir agir quand le moment est venu).
meryou, s. m.  Miroir. Miroir. Va rada ou meryou va te regarder au miroir.
męsa, s. f.  Rate. Rate.
mestïe, s. f.  Chose importante, mystère. Chose importante, mystère.
meta, s. f.  Bronze. Bronze. On'ó°"wa dé meta, une marmite de bronze. || Voy. le mot gwįje.
mètanįŗe Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant. Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant.
mètaniŗe, s. f.  Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Probablement un adj. dérivé du subst. meta. Foura di į-ëntèrèmin chon-non pa vwéŗó a metaniŗe, hormis aux enterrements, on ne sonne guère la «métanire».
metan-na, s. f.  Mitaine, gant de laine. Mitaine, gant de laine.
mètchyin, -inta, adj. et s. m. et f.  Méchant. Méchant. Oun mówé mètchyin, un mulet méchant.
mètchyintètą, s. f.  Méchanceté. Méchanceté.
metise, adj. et s. m.  Hermaphrodite. Hermaphrodite.
métra, s. f.  Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Rlwi l'a rin a comanda, l'è le i métra, lui n'a rien à commander, c'est elle la maîtresse. Il Maîtresse d'état, qui a fait un apprentissage (tailleuse p. ex.). Il Métra ne désigne jamais l'institutrice.
métra, s. m. Métral, vigneron pour le compte d'autrui.  Métral, vigneron pour le compte d'autrui. Celui qui est chargé de trouver les ouvriers pour les travaux des routes, des bisses, etc. I métra di manouŗé, le maître des travaux publics;°", le chef de l'alpage; í métra dou Tórin mārkye è dzornié di į-ovrį; è dó°" procoryou van atò féré ó tó dou Tórin, le métral du Torrent marque les journées des ouvriers; les deux procureurs font à tour de rôle la visite du Torrent-Neuf. Il Fig. Qui aime à commander.
métrąwa Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches. Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches.
métrawa, s. f.  Femme tyrannique. I féna iré ona métrawa, c'était une femme tyrannique.
métrawa, s. f.  Maîtresse vache d'un troupeau. Maîtresse vache d'un troupeau. 
métré  s. m.  Maître. Maître. I métré, le maître (cordonnier, menuisier); o-n-é pa métré dé féré cómin no ou, on n'est pas libre de faire comme on veut.
métré, v. a.  Mettre. Mettre. Métré ën vęnye, planter une nouvelle vigne; métré dëntò, commencer; ó t'an metou chou è gadzété, ils ont parlé de lui dans les journeaux; métré ó ma a cācoun, insinuer [à qqn] des soupçons sur une autre personne; métré chou, mettre un repas sur le feu; l'a prou metou ba choun orgwé, elle a déposé son orgueil (elle se vêt plus simplement). || Métré bó°", mettre du bois, pousser fortement; i atsé mè oun byo ouŗó, le pis de la vache grossit bien; è tsan méton grou dé crwĕe į-êrbé sti an, les champs ont beaucoup de mauvaises herbes cette année.  Métin, supposons. V. r. Che métr'ou le, s'aliter. Prov. Mārya té, mè té a corda ou có°" ! marie-toi, mets-toi la corde au cou !
métrècha, s. f.  Maîtresse.La bonne amie,  Maîtresse.La bonne amie, 
métréé, v. a.  Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser. Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser.
métro, s. m.  Maître. S'emploie qqf. pour métré  Maître. S'emploie qqf. pour métré 
metrwįje, s. f.  Maîtrise, direction des affaires. Maîtrise, direction des affaires.
métsanse, s. f.  Malchance (peu usité en ce sens). Malchance (peu usité en ce sens). Ce mot forme de nombreuses locutions: fótré a métsanse, envoyer promener; ona vya dé métsanse, un scandale du diable; di a Fortse tin kyè ba i promyęŗe mijon l'a oun tró dé métsanse, de la Furka aux premières maisons, il y a un chemin sans fin.  Afr. meschéance.
metse, s. f.  Miche faite de fleur de froment, brioche. Miche faite de fleur de froment, brioche.
mèwą, v. a.  Mêler, mélanger Mêler, mélanger. || Cf. ch'ënmèwą.
męwe, s. m. et adj.  Mille, mil. Mille, mil. w'an męwe sën sin, l'an 1500.
mewën, s. m.  Agneau. Agneau.
mèwepertui, s. m.  Mille-pertuis (Hypericum perforatum). Mille-pertuis (Hypericum perforatum).
mèwéŗéi, s. m.  Qui se mêle de tout. Qui se mêle de tout. Nó nó chin pa dé fou mèwéŗéi,  kyè chon pé tòté è ó°"té, nous ne sommes pas de ces gens qui se mêlent de tout dans tous les coins.
mewįęa s.f.  Mélisse (Melissa officinalis). Mélisse (Melissa officinalis).
mewitéŗó, s. m.  Militaire. Militaire. È mewitéŗó che vïon matratą gordó, les soldats sont fameusement maltraités. Il Adj. I pa mewitéŗó, le pas militaire.
mi     prép.  A moins, hormis. A moins, hormis. Forme abrégée de ormį. Mi kyè foche rlwi, à moins que ce ne soit lui.
mi  s. m.  Miel. Miel. Douse cómin dé mi, doux comme du miel.
mi  s. m.  Mois. Mois. I peti mi, le mois de février. Les douze mois: janvyè, fevri, mêe, avrį, māe, jouën, jolé, ó°", sétąnbre, ótóbre, nóvąnbre, désanbre.
miįéŗą, s. m.  Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre. Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre.
miįeŗablamin, adv.  Misérablement. Misérablement.
miįeŗābló, -bla, adj.  Misérable. Misérable.
miįewicòrde  Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise. Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise.
mįja Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie.  Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie. 
mįja, s. f.  Enchère, mise. Enchère, mise.
miją, v. n.  Enchérir, surenchérir. Enchérir, surenchérir.
mijéŗe, s. f.  Misère. Misère.  Prov. I mijéŗe chyou ómó, la misère suit l'homme.
mijon, s. f.  Maison. Maison. I mijon dou comoun, la maison communale. || Le mot s'emploie sans article: vindre mijon, borlą mijon, demountą mijon (vendre, brûler, démolir la maison). La maison du paysan de Savièse comprend une cave pour le vin (i sewi derën), une cave pour les légumes (í seouį déeąn ou defouŗa); sur les caves il y a une ou deux dépendances (chąwa, «salle»); au-dessus de celle-ci, il y a la chambre (í pįló) et à côté une chambre plus petite (tsanbroń); devant se trouve la cuisine (cojena), d'ici, par une galerie, on accède aux lieux d'aisances (carāe) qui font une petite tour carrée, adossée contre le mur. Sur les deux chambres s'étend le galetas (chou ó pįló), surmonté du toit (ti).
mijóną, s. f.  Maisonnée. Maisonnée.
mijónéta, s. f. Dim. de mijon.  Petite maison. Petite maison.
mijonį, s. m.  Casanier. Casanier. || A Grimisuat: lé mejoni sont ceux qui restent au village pendant la période des «mayens».
mijōo, s. m.  Enchérisseur, miseur. Enchérisseur, miseur.
mikye-makye, s. m.  Micmac, intrigue. Micmac, intrigue.
miléne, s. f.  Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine. Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine.
mimi, s. m.  Baiser, dans le langage des enfants. Baiser, dans le langage des enfants.
min    Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. || Du lat. mens.
mina, s. f.  Mine, charge d'explosif.  Mine, charge d'explosif.  Fig. .
mina, s. f.  Travail rémunérateur, spécialement la vigne par rapport au métral Stou j-an pacha l'aïé ona mina, óra l'a pa méi, ces années passées il avait une vigne à travailler (comme métral), maintenant il n'en a plus.
mina, v. a.  Miner, enlever à coups de mine. Miner, enlever à coups de mine.
minadjyè, -ere, adj. et s. m. et f.  Econome, ménager. Econome, ménager. Fou kyè chon minadjyè dou tin l'an tòrdzò prou wejį, ceux qui sont économes du temps ont toujours assez de temps.
minadjyę, v. a.  Ménager, économiser. Ménager, économiser.
minadzé, s. m.  Petit ménage. Petit ménage.
minadzémin, s. m.  Ménagement. Ménagement.
minādzó, s. m.  Ménage. Ménage. Oun grou minādzó, un ménage nombreux. Prov. Minādzó dé garchon, minadzó dé catson, ménage de vieux garçon, ménage de cochon.-
minbrą, -āe, adj.  Membre. Membre.
minbré, s. m.  Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche. I minbré dou petson, la douille de la petite pioche.