gąba, s. f. Louange Louange. É féré dé gąbé dou mówé, di ątsé, dou bën, dé tó chin kyè l'an, et de vanter leur mulet, leurs vaches, leurs biens et tout ce qui leur appartient; dé gąbé kyè powïé rin cló°"ré górdze, [il se donnait] des louanges au point de ne pouvoir fermer la bouche. || Le substantif gab se trouve dans la «Chanson de Roland» et dans le «Pèlerinage de Charlemagne)) où l'on peut lire les gabs de Charlemagne et de ses pairs. Dans ceux-ci et dans ceux des paysans qui se ressemblent il y a quelque chose de la galéjade méridionale. Cf. v. W. dans FEW XVI, 3.
gabą, v. a.  Vanter, louer. Vanter, louer. Va rin chin, to gąbé è j-oun é to meprįjé è j-ātró di j-infan, cela ne vaut rien, tu vantes les uns et tu méprises tes autres enfants. || V. r. Se vanter, se louer outre mesure. Ché can cómįnsé a ché gabą, froun pa méi, quand celui-là commence à se vanter, il n'en finit plus. || Le mot n'a jamais le sens de se moquer comme en afr.
gabéŗąn, s. m.  Vantard Vantard. L'è prou gabérąn, il est très vantard.
gabéŗéi, s. m.  Vantard Vantard. || Syn. de gabéŗąn.
gadjyąe, s. f.  Saisie de biens. Saisie de biens. L'a pochou arétą a promyeŗe gadjyąe, il a pu arrêter une première fois la saisie.
gadjye, v. a.  Gager, parier Gager, parier. Gadzin nó ? gageons-nous? gądzó kyè na, je gage que non. || Saisir. L'an gadjyą tó chin kyè l'aie, on a saisi tout son avoir; l'an gadjyą ché pra, on a saisi ce pré. || Ce dernier sens existe en afr.
gadzéta, s. f.  Journal, gazette. Journal, gazette. L'è arową i gadzéta, le journal est arrivé; í you chin chou a gadzéta, j'ai lu cela dans le journal; nó tenyįn pa méi dé gadzété, nous ne recevons plus de journaux.
gądzó, s. m.  Gage, objet saisi dans certains jeux. Gage, objet saisi dans certains jeux. L'a dó°" gądzó: oun coutéi é oun motchyōo, il y a deux gages: un couteau et un mouchoir. Gages d'un domestique. L'a oun grou gądzó, il a de gros gages; oun pou pa méi ai dé vāwé, i fan trwa dé grou gądzó, on ne peut plus prendre de domestiques: ils demandent de trop gros gages. || Tótse gądzó, bąle chąvyó, dit au «jeu de la garde» celui qui touche et fait prisonnier qqn.
galāa, galārda, s. m. et f.  Gaillard. Gaillard. Oun byo galāa, oun grou galāa, un beau gaillard, un grand gars; kyënta galārda, ha dzowéna! quelle gaillarde, cette jeune fille!
galó°", s. m.  Caillou Caillou. Acolé pa méi iną dé galó°" ! ne jette plus des cailloux ici en haut !
galóta, v. a.  Jeter des pierres. Jeter des pierres. T'a galóta mè, tu m'as jeté des pierres.
galotën, s. m. Dim. de galó°"  Petit caillou. Petit caillou.
galoteŗéi, s. m.  Qui a la manie de jeter des pierres. Qui a la manie de jeter des pierres.
gamąche, s. f.  Ganache, un rien du tout, Ganache, un rien du tout, ona gamąche l'è ona faŗata dé moundó, une ganache c'est un gre-din d'homme. N'a pas le sens du fr. «gamache».
gamené, s. m. Dim. de gamin.  Petit gamin. Petit gamin.
gameneŗį, s. f.  Gaminerie. Gaminerie.  Bande de gamins.
gaméwa Contenu de la gamelle. Contenu de la gamelle. Lex. gaméoua.
gaméwa, s. f.  Gamelle Gamelle, ona gaméwa dé chordą, une gamelle de soldat.
gamin, gamena, s. m. et f. Enfant en général. Enfant en général.
gan, s. m.  Gant. Gant.
ganyādzó, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. Prou d'infąn é pa dé ganyādzó, beaucoup d'enfants et pas de gagne-pain.
ganye, v. a.  Gagner. Gagner. Gąnyó pa pye w'ëvwe kyè bįó, je ne gagne pas même l'eau que je bois; gąnyon sën fran pé dzò, ils gagnent cinq francs par jour; ganye cha vya, gagner sa vie. Il Aa ganye, aller gagner, c'est aller travailler à la journée; sti an n'ën rin pochou aa ganye, cette année nous n'avons pas pu aller travailler à la journée. L'emporter sur quelqu'un. Fransi a nó gąnye prou té, notre François est plus fort que toi; can o`n-è ënró°"wą, w'éivwe gąny'ó chan, quand on est hydropique, l'eau l'emporte sur le sang.
ganyepąn, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. N'ën pa d'ātre ganyepąn kyè chin per'ënkye, nous n'avons pas d'autre gagne-pain ici.
ganyįn, s. m.  Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Can dzówon ā bówa l'a dó°" parti: è ganyįn é è pèrdin, au jeu de la balle, il y a deux partis: les gagnants et les perdants. Dans ce sens on a aussi ganyinta, au féminin.
gaó, s. m.  Galop. Galop. L'è enou ba a gran gaó, il est descendu en galopant; enį i gaó, venir au galop.
gaon, s. m.  Galon Galon, iron méi dzin è gaon déeąn, autrefois les galons [militaires] étaient plus jolis.
gaóną, v. a.  Galonner. Galonner. Gaóną ché? -Na, galonner celui-là? - Non.
gaónéta s.m. Primevère (Primula officinalis). Primevère (Primula officinalis).
gaópą, v. n.  Galoper, courir. Galoper, courir. Ché vyou gaópąé rondo, ce vieillard galopait allègrement.
gaópāe, s. f.  Galopade. Galopade.
gāŗa , s. f.  Gare (station) Gare (station). Fou da gara, les employés de la gare.
gāŗa!   interj.  Gare!  Gare! Ché to fé chin, gaŗa! Si tu fais cela, gare! gāŗ'a té, gare à toi!
gārbé, s. f. pl.  Grumeau. Grumeau. Chopa è gārbé, manger les grumeaux.
garchon, s. m.  Vieux garçon. Vieux garçon.  Prov. Minādzó dé garchon | minādzó dé catson! ménage de vieux garçons, ménage de cochons! Le désordre et la négligence y régnent.  Garchon ne se rencontre guère en dehors du proverbe. On dit ordinairement oun vyou dzoouénó, un «vieux jeune homme».
garda, s. f.  Garde Garde: ā garda dé Djyo! à la garde de Dieu! Le mot ne se rencontre guère que dans l'expression ā garda dé... et dans prinde garda, prendre garde.
gārdamëndjyę, s. m.  Garde-manger (néol.). Garde-manger (néol.).
gārdaróba, s. m.  Armoire. Armoire.
gardavou, s. m.  Garde à vous. Garde à vous. Vw'éi rin ky'a resta chou ó gardavou tin kyè vendré, vous n'avez qu'à rester sur le qui-vive jusqu'à ce qu'il vienne.
gardiįn, s. m.  Gardien Gardien. I Péiŗe Gardiin, le Père Gardien, supérieur d'un couvent chez les Capucins.
garéaé, s. f.  Soin à donner au foin, au bétail, etc. Soin à donner au foin, au bétail, etc. Fóton tó ba a có°", chin pwè bale ona garéaé, ils fauchent tout le foin à la fois, cela donne alors un travail considérable.
gaŗéé, v. a.  Soigner le foin coupé, «gouverner» Soigner le foin coupé, «gouverner». Gaŗéé ó fin, ó récò, soigner le foin, le regain, le faire sécher quand il est coupé. [| Gaŗéé è maadó, soigner les malades; gaŗéé è ątsé, soigner les vaches: donner à manger, abreuver, sortir le fumier, mettre la litière, traire; dé moundó capabló dé gaŗéé ó mówé, des gens qui comprennent la manière de traiter un mulet. Į | A Grimisuat: gaŗéé ona pera, remuer une pierre, un gros bloc. Etre maître de qqn, de qqch. | [ V. r. Che gaŗéé, se mouvoir, se tirer d'affaire, se soigner; i pou ouncó che gaŗéé, il peut encore se tirer d'affaire lui-même.
gaŗéta, s. f.  Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. I gaŗéta aw'éékyé, la guérite à l'évêque [sous le château de la Soie, à la Tournelette].
gargachiri Boue Boue. n. f. Var. gätchya. Syn. gatsó. Syn. gargachiri, gatchyena. 
gargachyąe, s. f. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement.
gargachyę, v. n.  Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise. Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise.
gargyéta, s. f.  Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage. Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage.
garnémįn, s. m.  Garnement. Garnement.
garnetoŗa, s. f.  Garniture, Garniture, óta via ha garnetoŗa, enlève cette garniture.
garni, -nįte, adj.  Garni, Garni, ona chāwa garnįté dé vyęle eąnda dé tóta chôrta, une salle garnie de vieux vivres de toute sorte.
garni, v. a.  Garnir. Garnir. Garnįon è póchyé dé galó°" epwę ba apréi, ils se remplissaient les poches de cailloux et de descendre en poursuivant.
garóta, s. f.  Betterave Betterave. Dé garóté ën gran, des semences de betterave.
garoudéi Grand gaillard,  Grand gaillard, 
garse, s. f.  Garce, fille publique Garce, fille publique. Vajįon prou cōre ó néi avwéi è gąrsé, ils allaient volontiers courir la nuit avec des filles de mauvaise vie. || Homme de rien du tout. L'orôo jaméi chondjya k'iŗé ona gąrse dinché, je n'aurais jamais pensé que c'était un homme de rien comme cela. Il Injure. Garse kyè t'éi! garce que tu es!
gâta Agate, bille.n. f.  Agate, bille.n. f. 
gâta, v. a.  Gâter. Gâter. Gatą a santéi, gâter la santé. || V. r. Chin ché gâté, cela se gâte.
gatamitchyè, s. m.  Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Ché l'è pa oun gatamitchyè, chin kyè fé oun cha kyè l'è fé, celui-là n'est pas un gâcheur, ce qu'il fait on sait que c'est fait.
gätcha Boue. n. f. Boue. Syn. gâtso. Svn. gatchyena, gätcha, gätchya.
gatchyeną, v. a.  Brasser de la boue, patauger. Brasser de la boue, patauger.
gatchyënrį, s. f.  Quantité de boue; pataugeage. Quantité de boue; pataugeage.
gatolę, v. a.  Chatouiller. Chatouiller. Fó°" pa gatole è peti j-infan, il ne faut pas chatouiller les petits enfants.
gatólon, s. m.  Chatouillement. Chatouillement. T'a rin dé gatólon, tu n'es pas chatouilleux?
gatolou, -loūja, adj.  Chatouilleux, sensible. Chatouilleux, sensible. Chon gatolou fou cofiron, dri ky'oun è je tótsé avwéi oun fetou, chorton dou bogan, ils sont chatouilleux, ces grillons, dès qu'on les touche avec un brin d'herbe, ils sortent de leur trou.
gātsó, s. m.  Mortier. Mortier. Ché peti kyè brasāé ó gātsó can n'ën fé a grąndze, ce petit qui brassait le mortier quand nous avons bâti la grange; ché manson ënplïé tó méi dé gātsó kyè dé pēré, ce maçon emploie plus de mortier que de pierres. || Boue. Per'ënkyè dri kyè bale dé plodze è vāé chon plįnné dé gātsó, ici, dès qu'il pleut, les chemins sont pleins de boue. || Cf. le fr. gâcher, gâche, gâchis.
gāwa, s. f.  Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Fajïé dé gāwé, il [lui] faisait des plaisanteries.
gawąn, s. m. et adj. Amant, amoureux d'une fille.  Amant, amoureux d'une fille. I atin ó gawąn, elle attend son amant.
gawefąte, s. m.  Très gros mangeur.  quel ogre! Très gros mangeur.  quel ogre!
gawére, s. f.  Prison. Prison. Ché l'è itą tré j-an ba ën gawéŗe, celui-là a été trois ans en prison. || Syn. préjon.
gaweriin, s. m.  Galérien, détenu. Galérien, détenu. È gaweriin van trālę déchédéwéi, les galériens vont travailler çà et là.
gawį, s. m.  Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. I jaméi you oun méi gawi kyè ché, kyënté caądé cha féré can recontré dé fémąwé! je n'ai jamais vu plus galant que celui-là, quels compliments il sait faire quand il rencontre des femmes! || Même racine que gąoua.
gawina, s. f.  Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Dzowe a gawina, jouer à la galine.  Le jeu de la «galine» varie selon les régions; il est connu en dehors de la Suisse, dans le Doubs et en Savoie.
gawiri Galerie. n. f. Galerie. Syn. ó°"we, ló°"we, Ne pas confondre avec lôo, corridor
gidą, v. a.  Guider, Guider, ache pye gidą a mè, laisse-moi [seulement] guider.
gide , s. f. pl.  Rênes. Rênes. Tenyïé ó tsową pè gide, il tenait le cheval avec les guides.
gide , s. m.  Guide. Guide. Dé tsatįn fajïé ó gide pé hé mountąnyé, en été il faisait le guide de montagne.
gispi Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m.  Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m. 
glanōo, glanoja, s. m. et f.  Glaneur, -euse. Glaneur, -euse.
glason, s. m.  Glaçon. Glaçon. Ce mot français se trouve dans ce proverbe: a Tsawindré ou barcon \ a Pākyé i glason, à Noël au balcon, à Pâques aux glaçons. || Le terme patois est lachon.
glënglën Glinglin Glinglin n. m. (dialecte glinguer, sonner). Avoui-to ó glënglën dé ôo ? entends-tu le glinglin de l'or ?
glorifié (che), v. r.  Se glorifier. Se glorifier. Va rin dé che glorifié, il ne vaut rien de se glorifier.
gloŗiou, -ouja, adj.  Glorieux. Glorieux. Tan w'êe gloŗiou, tan rijįn, gra cóm'oun tachon! l'air si glorieux, si riant, gras comme un blaireau!
gnpą Griffer. Griffer. Che gripą, se gripper, se dit d'une chose qui ne fonctionne plus. I roua dou tsaré l'è réstāé gripāé, la roue du char s'est grippée.
go, s. m.  Goût Goût. I perdou ó go, j'ai perdu le [sens du] goût; fou prevouį l'an pa dé go, ces poires n'ont pas de goût; fou rejën l'an déstra bon go, ces raisins sont délicieux au goût. Il Plaisir. Kyën go l'aïé dé ché mêin! quel attachement il avait pour ce mayen!
gó°"nyé, s. f. pl.  Compliments Compliments. Féré dé gó°"nyé, faire des compliments.
gochó, gocha, s. m. et f. et adj.  Têtu Têtu. O-n-a pa dé plejį avwéi ché infan, l'è trwa gochó, on n'a pas de plaisir avec cet enfant, il est trop têtu.  Adv. Ch'è tenwāé gochó pó pa eni ënséi, elle s'est défendue ferme pour ne pas venir.
gólachyą, s. f.  Quantité de liquide renversé et formant mare. Quantité de liquide renversé et formant mare. || Même racine que góle.
góle, s. f.  Mare d'eau. Mare d'eau. L'a tan bala dé plodze, l'è plin dé gólé pé è vāé, il a tant plu qu'il y a partout des flaques d'eau sur les chemins. || Par ext. La mer. Une femme à qui on racontait que son mari, qui l'avait quittée, était heureusement arrivé en Amérique, dit: l'a pa pochou pacha derën a góle, il n'a pas pu tomber dans la mer! || I góle dou féméi, le creux à purin. || È Gran Gólé, «les Grandes Gouilles», sont situées entre le glacier du Brotsé et le Sérac.
góléta Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta  Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta 
góléta , s. f.  Collecte Collecte. Pāchon tôt'è féité a góléta, ils font la collecte tous les dimanches.
góléta , s. f. Dim. de góle.  Petite mare. Petite mare.
golf, s. m.  Grande flaque d'eau, de sang, etc. Grande flaque d'eau, de sang, etc.
góma, s. f.  Gomme pour effacer. Gomme pour effacer.
gon, s. m.  Gond. Gond.
góna Góna ä rison, veste à basques. Góna ä rison, veste à basques.
góna, s. f.  Robe que portent les petits enfants, garçons et filles Robe que portent les petits enfants, garçons et filles. Ché grou bosé l'a ouncó a góna, ce grand garçon porte encore la robe. I góna a dzeŗon, l'habit à basques qui ne se porte plus aujourd'hui.
gonfla, -fla, adj.  Enflé Enflé. L'è gonfló cóm'oun flon, il est enflé comme un gâteau; l'a dé có°" ky'è ątsê venyon gonflé, can pęcon d'êrba ā róją ou bën dé sanfwin, parfois les vaches se gonflent quand elles mangent de l'herbe par la rosée ou bien de la luzerne. || S. m. et f. Gros homme, grosse femme. Béi kyè l'a a déré ché bróte gonfló? qu'a-t-il à dire ce gros boursouflé?
gonfla, v. a.  Gonfler Gonfler. È j-infan gonflon è dzó°"té pó méŗó°"wą, les enfants gonflent les joues pour s'amuser; gonfla ona petofla, gonfler une vessie.  V. n. Gonfler, renfler. Ha plodze faŗé gonfla è rejën, cette pluie fera gonfler le raisin.-
gonflāe, s. f.  Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée. Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée.
gonflatchye Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló. Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló.
gonsé, s. m.  Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches. Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches.
gorda , s. f.  Gourde, bouteille entourée de cuir Gourde, bouteille entourée de cuir. I gorda di chordą, la gourde militaire.
gordété, gordéta Engourdi Engourdi.Dimin. de gordó.  adj. et n. m. et f.  Raide, un peu gourd, 
gordó, -gorda , adj.  Raide, gourd, paralysé. Raide, gourd, paralysé. Chéi gordó cómin oun pāsé, je suis raide comme un pieu; i atsé è gorda, la vache est paralysée; chon pa itą gordó a ché decobena, ils ont été lestes à se dégager. Adv. Gordó équivaut à un superlatif: l'a bala gordó, il a plu à verse; fó°" tui tenį gordó, il faut tous tenir ferme.
gòrdzatą, v. a.  Blaguer, causer beaucoup, Blaguer, causer beaucoup, ën pląche d'aą derën w'élije ou tin da mécha, gòrdząton tó ó tin déean a porta, au lieu d'entrer dans l'église pendant la messe, ils causent tout le temps devant la porte.
gordzatéréi Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata.  Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata. 
górdze, s. f.  Bouche Bouche, étre a górdze ouvêcha, être le bec dans l'eau; étre dé crwēe górdze, être difficile pour le manger; ai crwēe górdze, avoir méchante langue; l'an rin dé bon kyè a górdze, ils n'ont de bon que la bouche [pour manger et médire]; l'an adéi prou dé górdze, ils ont au moins assez de langue; che ótą ó pan dé górdze, donner son bien, jusqu'à s'en priver du nécessaire. || Prov. Che plou ó dzò dé Chën-Dzōrdzó, tôt'è cheryéjé oui pāchon pé a górdze, s'il pleut le jour de la Saint-Georges (23 avril), toutes les cerises lui passent par la bouche.  
górdze, s. f.  Gorge, bouche, gueule. Gorge, bouche, gueule. Usité, en ce sens, dans la plupart des dialectes franco-provençaux.
gordzou, gòrdzwą, s. m. et f.  Gros parleur, blagueur, indiscret. Gros parleur, blagueur, indiscret. Che ché brote gordzou l'a avwį chin, anéi ó chaŗąn pé tó ó véwădzó, si cet indiscret a entendu cela, ce soir tout le village le saura.
gòrfa Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon,  Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon, 
gòrféé, v. a. gacer, piquer Agacer, piquer. L'è tó ó dzò apréi gòrféé sti, celui-ci est toujours à taquiner. || V. r. L'è i móda dé che gòrféé, c'est la mode de se taquiner.
gòrjéwa, s. f.  Gorgée. Gorgée. I byou ona gòrjéwą dé branteen, j'ai bu une gorgée d'eau-de-vie.
gòró, s. m.  Grognon. Grognon. Can aréitéŗé dé mòróną, ché gòró, chaŗé prou derën ou cró, quand ce grognon cessera de murmurer, il sera bien dans le creux [tombe].
gòróną, v. n.  Grogner. Grogner. Chon è catson kyè gòrounon, ce sont les cochons qui grognent.
gòrónąe, s. f.  Grognement. Grognement.
gòrounéŗéi, s. m.  Grognon, qui grogne sans cesse. Grognon, qui grogne sans cesse.
góta, s. f.  Goutte. Goutte. Biŗ'a góta, boire la goutte [eau-de-vie]; féré 'na góta dé caféi, préparer un peu de café [au lait]; l'aie byou ona góta dé trwa, il avait bu un verre de trop ; oun clęryé pa 'na góta, on n'y voit goutte,
gótchyé Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta. Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta.
gótchyè, gótchyęŗe, adj. et s. m. et f.  Gaucher. Gaucher.
gótchyó,-tchye, adj.  Gauche. Gauche. A gótchyè, à gauche; i man gótchyè, la main gauche.
gótchyon, s. m.  Dim. de góta. Filet d'eau dans un torrent. Filet d'eau dans un torrent.
gótchyóną, v. n.  Arroser avec très peu d'eau, Arroser avec très peu d'eau, ën gótchyoune t-e ba pé ché pra! est-il occupé à capter tous les ruisseaux dans ce pré! || S'amuser avec de l'eau. Fou j-infan, todri gótchyóną, chon contìn, ces enfants, pourvu qu'ils puissent s'amuser avec de l'eau, ils sont heureux.
gótchyóné, s. m. Dim. de gótchyon,  filet d'eau,très petit , goutte. filet d'eau,très petit , goutte.
gótchyounéŗéi, s. m.  Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau. Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Il Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau.
gotenyacheŗį, s. f.  Petite pluie Petite pluie. Ha gotenyacheŗi, chin intré pa, cette mauvaise petite pluie ne pénètre pas dans le terrain.
gotenyachyę, v. n.  Pleuvoir un petit peu. Pleuvoir un petit peu. L'a ouncó gotenyachyą ché dzò, il est encore tombé quelques gouttes ce jour-là.
gotenyę, v. n.  Tomber des gouttes, pleuvoir un peu. Tomber des gouttes, pleuvoir un peu.Syn. De gotenyachyę
gótéta, s. f. Dim. de góta.  Petite goutte, petite quantité Petite goutte, petite quantité. È ątsê baton pa méi kyè ona gótéta dé waséi, les vaches ne donnent plus qu'une petite goutte de lait.
gotįŗe, s. f.  Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Ce mot se traduit très improprement dans le français local par «gouttière» qui n'a pas ce sens en français. I ti da grąndze l'è plin dé gotiŗé, le toit de la grange est rempli d'égouts; ché ti l'è rin ita byin co°"êe, l'a tórdzò dé gotįŗé, ce toit n'a pas été bien couvert, il a toujours quelques fuites.
gótracheri, s. f.  Temps pluvieux. Temps pluvieux. Che l'è i gótracheri, tōrné a balę, quand le temps est à la pluie, il recommence à pleuvoir.
gótrachyę, v. n.  Pleuvoir un peu Pleuvoir un peu. I gótrachéŗé dinché tinkyè vëndrąn ba è ątsé, il tombera un peu de pluie, jusqu'à ce que les vaches arriveront [de l'alpage ou des mayens]. Il Syn. gotenyachyę, gotenyę.
gótró, s. m.  Goitre Goitre.  Remarquez l'expression: chën gótró = chën jyin-na, sans gêne. L'è pye chortį dé préjon, é rape amou per ënkye rlwi chën gótró, il est à peine sorti de prison et le voilà ici, se mêlant aux autres, sans se gêner.
gotrojé, s. m.  Rouge-gorge. Rouge-gorge.
gotrou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Goitreux. Goitreux.
gou, gouja, adj. et s. m. et f.  Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. L'è gou a tsaoun, il est gueux au dernier degré.
goudron, s. m.  Goudron. Goudron.
goudróną, v. a.  Goudronner. Goudronner.
goująle, s. f.  Tas de gueux. Tas de gueux.
gówą, v. a.  Avaler. Avaler. Gówą ba, avaler tout d'un coup.  Voy. ëngówa.
gówé, s. m.  Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; oun gówé dé bōró.un bon vase de beurre.
gra , grącha, adj.  Gras, .-se . Gras, .-se . Ché l'a byo tin: l'è gra é ródzó, celui-là a une belle vie: il est «gros et rouge» (expression consacrée pour désigner la santé parfaite); oun cartį dé frómądzó gra, un quartier de fromage gras; l'è gra cóm'oun tachon, il est gras comme un blaireau. || Dé têra grącha, de la terre glaise; féré gra, faire du fromage gras; c'est aussi manger de la viande en carême ou les jours d'abstinence.
gra , s. m.  Graisse. Graisse. Dé gra di tsaré, de la graisse de char; gra di bóché, graisse pour les tonneaux.
gra , s. m.  Gré. Gré. L'è da gra, il est satisfait; l'a pa jou gra per ënkye, il est mal tombé ici; rin ky'a měndįyę l'è pa da gra, che l'an pa a bire, manger seulement ne satisfait pas, si on n'a pas à boire; l'an pa tan gra fou paijanę avwéi ha mosyoŗį, ces petits paysans n'ont pas le dessus avec ces messieurs [intell, citadins] ; o-n-a pa gra ba é ché martchyąn, on est mal servi chez ce marchand.
graäta Echarpe. Echarpe.
graāta, s. f.  Cravate. Cravate. 'Na graāta dé chaea, une cravate de soie.
graché, -ta, adj. et s. m. et f.  Grasset.Un peu gras Grasset.Un peu gras
grāda, s. f.  Degré, grade. Degré, grade. Pó avansyę ona grāda, pour avancer d'un grade [milit.].
grafeną Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Syn. afrounta, plus anc. agrafa. 
grafena, v. a.  Grifîer, égratigner Grifîer, égratigner. È tsate grafęnon, les chats griffent; to m'a grafena è man, tu m'as griffé les mains.La forme grafigner est très répandue dans le fr. pop. et l'afr. (Villon, Rabelais, d'Aubigné, Nicot, etc.). Cf. v. W. XVI, 350.
grafenae, s. f.  Egratignure, coup de griffe Egratignure, coup de griffe.  Mot connu en provençal Mistral s. v. grafignado et le fr. pop. suisse.
grafyon, s. m.  Cerise noire. Cerise noire. È grafyon di tsën, fruits du merisier. || En provençal grafioun, grefioun, grifìen, etc., signifie à la fois greffe, jet d'arbre, bigarreau et cerise (Mistral). Au sens de bigarreau, on trouve en milanais sgraffion. 
grafyonį, s. m.  Cerisier portant des cerises noires. Cerisier portant des cerises noires.
gŗamon ródzó, s. m.  Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.). Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.).
gramon,   s. m.    Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan.  Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan. 
gramóną, v. a.  Enlever le chiendent Enlever le chiendent. I vęryon avwéi a tsarowe, falié tòte moundą fou ró°"wé, falie ótą tsękyè motson, l'è chin gramóną, on tourne [la terre] avec la charrue, il faut nettoyer toutes les mottes, enlever chaque bout de racine, c'est cela «gramoner».
gran , grąnta, adj.  Grand, Grand, iré gran dzò, c'était grand jour; oun gran mosyōo, ona grąnta dama, un grand monsieur, une grande dame.  
gran , s. m.  Grain Grain. Gran dé bla, grain de blé; è gran dou pâte, les grains [perles] du chapelet; gran dé dzenívró, baie de genièvre. || È garóté ën gran, la semence de betterave.
gran s.m. Grand ( monde ). Grand ( monde ). Chin chon prou dou gran, c'est du très grand monde; van oun pó°" trwa ën gran, ils mènent un peu trop grand train.
gran.na, s. f.  Grain, de raisin, etc. Grain, de raisin, etc. ona gran.na dé réjën, un grain de raisin; è j-achawį l'an dé dzinté grąn`né cómin è rejën, l'alisier a de jolis grains comme les grains de raisin,
grandééi s. m.  Pomme ayant la forme d'un cône de sapin. Pomme ayant la forme d'un cône de sapin.
grandjya, s. f.  Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Sti an n'ën pa 'na béwa grandjya dé fin, cette année nous n'avons pas beaucoup de foin en grange.
grandjyè, s. f. pl.  Granges isolées des villages. Granges isolées des villages. Dan ó tin ch'ënparlāé nète d'aa cajena i grandjyè, dans le temps on parlait beaucoup d'aller soigner le bétail dans les granges isolées.
grandjyè, s. m. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Nó nó dejïon i grandjyè a ché parįn, pąskyè vajïe cajena i grandjyè, nous, nous appelions «granger» cet homme, parce qu'il allait soigner le bétail aux «grangées».
grąndze, s. f. , s. f.  Grange Grange. La grange est composée de deux parties: la partie inférieure, à même le sol, forme l'étable; la partie supérieure est la grange proprement dite: on y met le foin, la paille, quelquefois des fascines, etc. Au mayen, la grange est la partie qui renferme le foin, sur l'étable et où le personnel se couche pour la nuit. Les nombreuses granges isolées n'existent presque plus à Savièse depuis que l'emploi des chars est devenu général.
grandzéta, s. f. Dim. De grąndze Petite grange. Petite grange.
grandzon, s. m. Autre diminutif de grąndze.  Petite grange habituellement attenante à la grange. Petite grange habituellement attenante à la grange.
grané, s. m. Dim. de gran.  Petit grain. Petit grain.
granéta, s. f. Dim. de gran.na.  Petite graine. Petite graine. Fou kyè fan pichyę ó chan l'an dé granété ródzé, les [rameaux] qui font pisser le sang [aux animaux frappés] ont de petits grains rouges. Il Cf. chaonyon.
granį, s. m.  Granit. Granit. Oun trouwe dé pēré dé granį iną pé batāa é pé a dzōo, on trouve des blocs de granit dans les prés bâtards et dans la forêt.
granmécha, s. f.  Grand-messe; Grand-messe; oppos. mécha bâcha, mécha mateniŗe, messe basse, messe «matinière»; véjó outre a granmécha, je vais à la grand-messe.
granméire, s. f.  Grammaire. Grammaire.
granrota, s. f.  Grand-route. Grand-route.
granson, s. m.  Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson. È granson cótāon adon djye santįmé pyese, è vawejąn rin kyè sën, les grandsons coûtaient alors dix centimes la pièce, les valaisans seulement cinq.
grantchyou, s. f.  Grandeur, étendue. Grandeur, étendue. Kyënta grantchyou dé pra! quelle étendue de pré !
granténé, adv. Dim. de grantin.  Assez longtemps, quelque temps Assez longtemps, quelque temps. L'a djya granténé kyè l'è pa méi enou per'ënkye, il y a quelque temps déjà qu'il n'est plus revenu ici.
grantin, adv.  Longtemps. Longtemps. Vaŗé rin grantin, n'aŗįn dé plodze, il pleuvra avant qu'il ne soit longtemps; l'è pa tòrną dé grantin, il n'est pas revenu depuis longtemps; iré djya grantin parti can w'ātré l'è enou, il était parti depuis longtemps quand l'autre est arrivé. || Cf. l'it. «gran tempo».
grantsó°"ja, adv.  Grand-chose. Grand-chose.
granvāe, s. f.  Grand-route. Grand-route.
grapele, v. a.  Grappiller Grappiller. L'a pa dé vénįndze sti an, l'a rin ky'oun peti aféŗé a grapele, il n'y a pas de vendange cette année, il n'y a qu'à grappiller quelque chose.
grapelon, s. m.  Grappillon, petite grappe. Grappillon, petite grappe.
grapelou Clairsemé Clairsemé.adj.  !Lex. crapelou, non mûr, mais il semble que ce mot caractérise un raisin à graines clairsemées. Lex. grapele, grapelon,
grāse, s. f.  Grâce, mine. Grâce, mine. Avwéi ché o`n-a pa pwiŗe, l'a tòrdzò ona plo bóna grāse, on est sans gêne avec celui-là, il est toujours si gracieux; ona crouēe grāse, une mine rébarbative.
grasię, v. a.  Gracier. Gracier.
grasyou, -syouja, adj.  Gracieux. Gracieux. Chon pa tui tan grasyou cómin ché, tous ne sont pas gracieux comme celui-là; ona dzinta dama grasyouja, une jolie dame gracieuse.
grata, v. a.  Gratter. Gratter. Can o-n-itą mwêe di mochelon, fó°" pa grata, quand on a été piqué par les moustiques, il ne faut pas gratter; è tsouą can ch'ën-nouwon grąton di pya, quand les chevaux s'ennuient, ils grattent du pied.
gräta-cou Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse. Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse.
grątafrómądzó, s. m.  Râpe à fromage. Râpe à fromage.
gratis, adv.  Gratis, gratuitement. Gratis, gratuitement.
gravą Graver. Graver.
grava, v. a.  Incommoder, gêner Incommoder, gêner. Mot qu'on n'entend plus guère que dans le proverbe: rin rade, rin gravé, qui rien ne regarde, rien ne l'incommode. Į| Val-d'Illiez gravä, empêcher, s'ên gräve, se repentir (Fankh.). |Į Grāva, à Grimisuat, s.f., deuil: porta a grāva, porter le deuil; n'éi tan grava, j'ai beaucoup de regret.
gravéi, s. m.  Gravier. Gravier. Męnon dé gravéi pé vāé, ils conduisent du gravier sur les chemins; dé gravéi grëndzó, du gravier grossier.
gravou, -ouja, adj.  Marri, qui se repent. Marri, qui se repent. Prov,(L. 153) Epouja joyouja, féna gravouja, épouse joyeuse, femme marrie.
gré, s. m.  Crampon de charpentier. Crampon de charpentier. Pó tsapótą è tra, oun wé fé teni avwéi dé gré, pour travailler les poutres, on les fixe avec des crampons.
gregre, s. m.  Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę. Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę.
gréi, s. m.  Gré. Gré. Bon gréi mąwe gréi, bon gré mal gré. || Syn. gra
gréifa, s. f.  Action de greffer. Action de greffer. Greffe des arbres. I gréifa di j-ābró roche pa ch'oun va pa jostó can l'è i tin, la greffe des arbres ne réussit pas si l'on ne la fait pas juste quand c'est le moment.
gréifa, v. a.  Greffer. Greffer. Dan ó tin oun gréifāé pa è vęnyé, autrefois on ne greffait pas les vignes; gréifa a rlwe, greffer à l'écusson; gréifa ou tron, greffer en fente.
gréifó, s. m.  Scion. Scion. Ě gréifó dou chowę wéin chon méi pòrtati, les scions [détachés d'une branche] au soleil levant donnent plus de fruits.
gréifōo, s. m.  Greffeur. Greffeur.
gréilą, s. f.  Grêlée Grêlée. L'è enou 'na bóna grèilą, il est arrivé une forte grêlée.
gréilę, v. imp.  Grêler Grêler. I gréile pa chowin ba peŗ-ënkyè, il ne grêle pas souvent ici. || Au passif: ché an kyè l'è tòte itą gréilą, cette année où tout a été grêlé. || Marqué de petite vérole. Di a maadi, i fąse l'ìtą gréiląé, depuis la maladie, sa figure a été marquée de petite vérole [propr. grêlée].
gréiló , s. m. pl.  Grêle Grêle. Vën dé gréiló, il tombe de la grêle; è gréiló fan dé brote ravądzó, la grêle fait de vilains ravages. || Prov.L. 50). Pó arétą è gréiló fó°" fetchyę foura w'ąse ó talin veŗya iną, pour arrêter la grêle, il faut mettre dehors la hache le tranchant dressé.
gréiló, s. m. Age.  Age. I gréiló l'è i grou bó°" kyè va ó on da tsarowe, le gréiló, c'est la longue pièce de bois qui va tout le long de la charrue.
gréilon, s. m.  Grêlon. Grêlon.
grejachye, v. n.  Rendre gris,  Rendre gris, saupoudrer. L'a grejachyą pé son, il est tombé une saupoudrée de neige sur les sommets.
grejachye, v. n.  saupoudrer. saupoudrer.
grejéta  Etoffe de mauvaise qualité. Etoffe de mauvaise qualité. V. grijéla, cótòna.
gremache, s. f. cff. grāse Grimace. Grimace. L'è brote dé féré dé gremache, c'est vilain de faire des grimaces.
gréną, v. n.  Grener. Grener. Sti an l'a byin gréną dé pi, les haricots ont donné beaucoup de grains cette année; i bla l'a pa gréną cómin antąn, le blé n'a pas grené comme l'année passée. || V. a. Gréną a pera dou fòrnéi, piquer la pierre du poêle.
grènadjyè, s. m.  Grenadier. Grenadier. A la Fête-Dieu figurent toujours un groupe respectable de grenadiers, qui forment comme l'élite de la petite troupe. 
grènadjyè, s. m.  Pois. Pois. È pi grènadjyè, les pois grenadiers, espèce de pois.
grènąle, s. f.  Grenaille. Grenaille. Tsardjyę ó foįę a grènąle, charger le fusil à la grenaille.
grènati, -tire, adj.  Grenu. Grenu. Pŗov, (L. 75). I rógyéjon fó°" planta è pi, venyon méi grènati, aux Rogations il faut planter les haricots, ils deviendront plus grenus.
grëndze, adj.  Enfant vif et méchant. Enfant vif et méchant.
grëndze, s.m.  Grincheux Grincheux.  Fwa grëndze, petites étincelles qui s'attachent à la marmite et sautent de place en place; can l'a dé fwa grëndze, tsąndze i tin, quand il y a du «feu grincheux», le temps change. Id. à Grimisuat. || Cf. fouagrëndzé.
grëndzéŗą, s. f.  Mauvaise humeur Mauvaise humeur. I grëndzéŗą l'è i pètchyą di brāé dzin, la mauvaise humeur est le péché des braves gens. || Fig. Dérangement du temps.
grëndzó, grëndze, adj.  Grincheux, de mauvaise humeur Grincheux, de mauvaise humeur. I peti l'è grëndzó vwi, fé pa kyè plóŗą, le petit est de mauvaise humeur aujourd'hui, il ne fait que pleurer.
grenéta Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains. Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains.
Grenéta, s. f.  Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande. Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande.
grëngrën Dépit, petite rancune. Dépit, petite rancune. Ai dé grëngrën, avoir de petites rancunes.
greni Grenier. Grenier. Var. grini. I pâto dou grini, le pâtre qui soignait les fromages. Syn. patorën. ? ?
greni, s. m.  Cave où l'on conserve les denrées. Cave où l'on conserve les denrées. Grimisuat: même sens qu'à Savièse, mais en plus, grini désigne l'endroit où l'on conserve les sacs de blé. Remarquez grini au lieu de greni.
greni, s. m.  Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages. Le ġrenį se compose de deux parties, dessous le friou (un jeune y frottait les fromages avec un linge quand j'ai passé à Tsanfleuron en 1925); dessus il y a le greni damou tout autour sont les pantiŗe. || Pŗov. (L. 341). Pindąn ky'i gran greni l'è ouvêe, nyoun mąnkyé dé rin, pendant que le grand grenier est ouvert, personne ne manque de rien (tant que la récolte n'est pas terminée). || 
grépa, s. f.  Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie.  
grépa, s. f.  Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T. Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T.
grépa, s. f.  Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse. Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse.
grépa, v. a.  Fixer au moyen d'un croc Fixer au moyen d'un croc. Grépa oun tra, fixer une poutre au moyen d'un croc.
grépęi  , s. m.  Crampon. Crampon.
grépei  s. m.  Rocher proéminent sur une pente Rocher proéminent sur une pente. L'a robatą ba é l'a balą da téita chou oun grépéi, il a roulé sur la pente et a frappé de la tête un roc proéminent.
gri adj. Cf. rédzè Se dit de quelque chose qui répugne Se dit de quelque chose qui répugne. Mè venyïe gri a mè d'aa outre, j'éprouvais de la répugnance de m'y rendre.  Syn. ëngrį.
gri s. m.  Loir, loiret. Loir, loiret.
gri, grije , adj. et s. m. et f. Quand un enfant pleure et rit en  même temps,  Quand un enfant pleure et rit en  même temps, on dit: tsanta, ploŗa,bij'ó cou dé w'ānó gri!   chante,pleure, baise le derrière de l'âne gris!
gri, grije , adj. et s. m. et f.  Gris. Gris.
grifa, s. f.  Griffe. Griffe. Ché tsate l'a dé grouche grifé, ce chat a de grosses griffes.
grifa, v. a.  Griffer. Griffer.  Syn. grafeną.
grifāę, s. f.  Griffade. Griffade. T'a jou 'na bóna grifāe sti có°"! cette fois tu as reçu une bonne griffade!
grifon, adj.  Griffe Griffe. L'an è grifon apelą, [les mouches] ont les pattes prises [à l'attrape-mouches].
grifon, s.m.  Qui griffe. Qui griffe.
grifóną, v. a.  Griffonner Griffonner. Ecrį adrį, pa rįnkyè grifóną, écris comme il faut, et cesse de griffonner.
grifónądzó, s. m.  Griffonnage. Griffonnage.
grifóneŗi, s. f.  Griffonnerie. Griffonnerie.
grifonōo, s. m.  Griffonneur. Griffonneur.
grijalą grijalą
grijalą,   -āe,   adj.    Grisonnant,  Grisonnant,   ona barba grijalāe, une barbe grisonnante.
grijé, grijéta, adj. et s. m. et f. Dim. de gri.  Homme ou femme qui commence à grisonner. Homme ou femme qui commence à grisonner.
grijęla, s. f.  Toile grise Toile grise. || Syn. cótóna.
grijoną, v. n.  Grisonner Grisonner. Cóminse a grijoną, il commence à grisonner.
grile, s. f.  Cheville du pied Cheville du pied.   «grille» pour cheville du pied est aussi fr. pop. et SR. On le trouve également dans Merle d'Aubigné. Cf. v. W., II 1290, et Pierreh. 294.
grilè, s. m.  Cigale. Cigale. Dé tsatin l'è tó plin dé grilè ba pé è venyé, en été c'est plein de cigales dans les vignes.
grile, v. a.  Griller, Griller, p. ext. du pain. Grile dé wetsé dé pan, griller des tranches de pain.
grióta, s. f. Vache couleur cerise. Vache couleur cerise.
gripa, s. f.  Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe. Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe.
gripa, v. a.  Griffer. Griffer. Cómin fowęche itą gripa da chenegó °"da, comme s'il avait été griffé par la chenegóouda. 
gripyóou, s. m.  Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur. Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur.
grįva, s. f.  Grive commune Grive commune. È grive che tęnyon aontchyę pé è vęnyé, les grives se tiennent volontiers dans les vignes.
griwatą, s. f.  Contenu de la tasse appelée grioué. Contenu de la tasse appelée grioué.
griwé, s. m.  Tasse de fer-blanc ou d'étain. Tasse de fer-blanc ou d'étain.
gró°"  gró°"cha, s. m. et f.  Grand-père, grand-mère Grand-père, grand-mère. I gró°" a nó dou byèi da mare, notre grand-père maternel.
gró°"  s. m.  Vieille monnaie: Vieille monnaie: Groschen (5 ct.); gróou = 1 batz1/2.
gró°"cha, adj.  Enceinte Enceinte. I mār'a rlōo l'è gró°"cha, leur mère est enceinte.
gróbó Gravier. Gravier.  Dé chabla gróba, du gravier.
gróbó, -a, adj.  Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Ché dra l'è trwa gróbó, ce drap est trop grossier. || Par ext. Prodigue, qui consomme beaucoup: è vęnyé dou fandan chon gróbé pó ó féméi, les vignes de fendant exigent beaucoup de fumier.
gróché, -èta, adj. et s. m. et f. Dim. de grou.  Grandelet. Grandelet. L'è tó dzowénó é djya byin gróché, il est tout jeune et déjà bien grand.
gróchyè, -chyęŗe, adj.  et s. m.  et f. Grossier. Grossier. Dé traó gróchyè, du travail grossier.
gróchyeremin, adv.  Grossièrement. Grossièrement.
groma, s. f.  Grosse pierre. Grosse pierre. || Syn. groméi
groma, s. m.  Noyau. Noyau. È groma di proun-mé peoujé chon dèstrą dōo, le noyau des pêches est très dur. || Cerneau. Avwéi è groma di nwé dan ó tin oun fajïé d'ó°"ló, avec les cerneaux des noix on faisait de l'huile autrefois.
gromąn, -manda, adj. et s. m. et f.  Gourmand. Gourmand.
gromandįje, s. f.  Gourmandise. Gourmandise.
groméi, s. m.  Gros caillou. Gros caillou. Acolïè ba dé grou groméi apréi nó, il jetait de gros cailloux sur nos talons.  Syn. groma.
gronyāa, -nyārda, s. m. et f.  Grognard. Grognard. Oun brote gronyāa kyè l'è jaméi contin, un vilain grognard qui n'est jamais content.
gronyache  Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa. Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa.
gronyachyę, v. n.  Grogner, gronder, murmurer. Grogner, gronder, murmurer.
grou, groucha, adj.  Gros. Gros. È grou traó, les gros travaux, les travaux pénibles (fossoyer, faucher); ha dou grou vįntró, celle qui est enceinte; l'a balą 'na groucha plodze, il a beaucoup plu. || Grand, ona groucha vewa, une grande ville; oun grou parįn, un grand homme; enį grou, grandir; l'è grou i Roun-nó, le Rhône est haut. S. m. et f. È grou mëndzon è peti, les gros mangent les petits, La partie la plus grosse ou la plus forte: nó chin fran ou grou dou traó, nous sommes juste au moment où il y a le plus de travail; ou grou dé w'evêe, dans le gros de l'hiver.
groubon, s. m.  Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons. Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons.
grouchatêra, s. f.  Terre forte, difficile à tourner. Terre forte, difficile à tourner.
Grouché cópété Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1. Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
grouchyou s. f.  Grosseur. Grosseur. Ché iré oun plo grou, l'aie pa o-n-ātre ën Chavyeje dé ha grouchyou, c'était un grand gars, il n'y avait pas à Savièse un autre homme de cette taille.
grouja, s. f.  Plainte, murmure, réclamation. Plainte, murmure, réclamation. Tan dé groujé, tant de plaintes! || En fr. pop. greuse; SR, afr. Godefroy cite le mot greuse et grahuse déjà au XIIIe s., surtout dans des textes bourgignons. Le provençal a conservé greuse, greuge, au sens de grief, tort, rancune, mauvaise querelle. Cf. v. W., IV, 262.
groują, v. n.  Se plaindre Se plaindre. Grouje di ó matën tinkyè dótāa, il se plaint du matin au soir.
groujèŗé, s. m.  Grognon, qui se plaint toujours. Grognon, qui se plaint toujours.
groumą, s. m.  Epilepsie, haut mal. Epilepsie, haut mal. L'a ó groumą, il est épileptique.
groupé, s. m.  Angine, diphtérie, croup. Angine, diphtérie, croup.
gwāle, s. f.  Blague. Blague. Chin chon rin kyè dé gwālé, yó crįjó pa 'na tsó°"įa, ce ne sont que des blagues, je n'en crois rien. || Cf. le fr. gouailler, gouaillerie, gouailleur.
gwe, s. m. cf. djyówa Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51). Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51).
gwêrną, v. a.  Gouverner, conduire. Gouverner, conduire. N'avwį dęŗé tòta chôrta contré fou kyè gwęrnon ó pai óŗa, on entend dire toute sorte de choses contre ceux qui gouvernent le pays maintenant. Il Gwêrną ó mówé, conduire le mulet (savoir conduire un mulet); gwêrną ó fin, «gouverner» le foin (soigner le foin coupé). || Syn. gaŗéé.
gwêrnémin, s. m.  Gouvernement Gouvernement. I mijon dou gwêrnémįn, le bâtiment de l'Etat; Nòrbêe trąlé ba ou gwêrnémin cómin chansèlè, Norbert est chancelier d'Etat.
gwije, s. f.  Sorte de fonte: Sorte de fonte: oun brontse dé gouije, une marmite en fonte; il y a aussi le brontse dé meta. La meta ne rend pas la soupe noire, tandis que la gouije la rend - surtout celle dé pewą et dé pi - noire. La meta est ainsi plus recherchée. Il It. «ghisa», fonte.
gyéi , s. m.  Guet, sentinelle Guet, sentinelle. Mè fó°" féré ó gyéi anéi, je dois faire le guet cette nuit. || L'habitude de faire le guet à tour de rôle a existé à Savièse jusque vers 1882.
gyéi adj.  Gai. Gai. Moins usité que dêe.
gyelą, adv. A peu près, presque  A peu près, presque. L'è gyelą vwaŗi oŗa, il est à peu près guéri maintenant.
gyelāme, s. m.  Guillaume. Se dit quelquefois pour gyelóme. Se dit quelquefois pour gyelóme. Cf. ce mot.
gyele Quille. Quille. Dzoua di gyelé a pouja, a plantse, jeu de quilles à la pose, à la planche. Le joueur jetait la boule vers les bords du jeu bosselés ou devaient suivre une planche .
gyęle, s. f.  Quille Quille. Dzowe i gyęle jouer aux quilles; ąpéeą è gyęle, lever les quilles; pękyé chąkye é gyęle, il mange [tout] le sac et les quilles.
gyelę, v. n.  Quiller, redresser les quilles. Quiller, redresser les quilles.
gyelóme, s. m.  Guillaume, sorte de rabot. Guillaume, sorte de rabot. || Syn. gyelāme.
gyelotchyeré Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl.  Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl. 
gyelou, s. m.  Celui qui redresse les quilles. Celui qui redresse les quilles.
gyenęle, s. f.  Guenille. Guenille.
gyëntchyę, v. n.  Marcher de travers, boiter Marcher de travers, boiter. Gyëntsé é gyëntséŗé prou tòrdzo, il boite et il boitera bien toujours. || L'afr. a guenchier et guenchir au sens de «obliquer», se détourner, d'où le provençal guenchir et l'a.it. guencire. Cf. God., IV, 375.
gyëntsé, s. m.  Guichet. Guichet. I fénéitra l'a oun gyëntsé, la fenêtre a un guichet. || Judas.
gyëntséte, gyëntséta, s. m. et f. Dim. de gyëntsó.  Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite. Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite.
gyëntsó, gyëntsé, s. m. et f.  Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant. Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant.
gyenye Guigner. Guigner. v. tr. 
gyenyon, s. m.  Ronne étoile, chance Ronne étoile, chance. L'aïon ó gyenyon, a bóna tire, tui ën ha famęle, ils avaient la bonne étoile, la bonne chance, tous dans cette famille.
gyêra, s. f.  Guerre. Guerre.
gyéŗinse, s. f.  Garantie, assurance. Garantie, assurance. Mot usité surtout dans l'expr. balę ątó dé gyéŗinse, donner déclaration de défaut de bien.
gyéŗinti, v. a.  Garantir, assurer. Garantir, assurer. I meŗesën l'a gyéŗinti kyè to vwaŗetréi, le médecin a assuré que tu guériras; i róódzó l'è gyéŗinti pó djye į-an, l'horloge est garantie pour dix ans. || Parier. Gyéŗintó kyè to pou pa wéea ché chąkye dé bla, je parie que tu ne peux soulever ce sac de blé.
gyèrlą, v. a.  Manier, mouvoir. Manier, mouvoir. Fó°" pa tan ënplį è chąkyé, pó ky'oun powęché méi gyèrlą, il ne faut pas tant remplir les sacs pour qu'on puisse mieux les manier. || Syn. gaŗéé.
gyéryé, s. m.  Guerrier, batailleur. Guerrier, batailleur.
gyeryóta, s. f.  Griotte. Griotte.
gyeryoti, s. m.  Griottier. Griottier.
gyéta, s. f.  Guêtre Guêtre. Pé ha ni té fó°" métr'è gyété,par cette neige tu dois mettre les guêtres.
gyétchya s.f. Contenu d'une jatte, Contenu d'une jatte, ona gyétchya dé crąnma, une jatte de crème.
gyétéi, s. f.  Gaieté.    Gaieté.   
gyetse, s. f.    Jatte Jatte.Plur. è gyętsé.  
gyëtsó !  Jeu .Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur. Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur.
gyétson, s. m. Dim. de gyętse.  Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Le  gyétson se distingue de la gyętse en ce qu'il est de moindre dimension et plus profond en égard à sa circonférence.-
gyétsóną, s. f.  Contenu d'un gyétson; Contenu d'un gyétson; ona gyétsóną dé waséi, une jatte de lait.
gyétsóné, s. m. Dim. de gyétson. Petite jatte Petite jatte
gyįn-na, s. f.  Petite vallée, vallon. Petite vallée, vallon. Ba pé ha gyįn-na deri ó tsatéi dé Sia, l'a ouncó cakyé grąndzé, en bas, dans ce vallon, derrière le château de la Soie, il y a encore quelques granges. || Syn. conba.
Ha Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Ha dé Fransi, celle [l'épouse] de François.
ha ... chęla, adj. dém. fém. de sti ... chęla.  Cette ... ci. Cette ... ci. Ha dzowéna chęla l'ïtą grantin maada, cette jeune fille-ci a été longtemps malade. || Ha-chęla est pron. démonstr. Prindé ha-chęla, prenez celle-ci.
ha ... la, adj. dém. fém. de sti ... la.  Cette ... ci. Cette ... ci. L'è ha ątse la kyè ou ai, pa ha-wéi, c'est cette vache-ci qu'il veut avoir, pas celle-là. || Pron. dém. fém. ache pye ha-la, prin hawéi, laisse celle-ci, prends celle-là.
ha! interj.  Ha! Ha!
ha, pron. dém. fém. de ché,  Celui. Celle. Celui. Celle. Ha dou vejęn, celle du voisin; ha kyè n'ën you yè, celle que nous avons vue hier.
ha-ënkyè, adj. et pron. dém. sing, de sti-ënkyè.  Celle-ci. Celle-ci.
ha-oué1, adj. et pron. dém. fém. de ché-ouéi.  Celle-là. Celle-là. Prin ha cōrba wéi,  prends  ce panier-là;  ąn-mó méi prinde hawéi, je préfère prendre celle-là.
hati! interj. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas.
hé! interj.  Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme. Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme.
hé-ęnkyè, adj. et pron. dém. f. pl. de ha-ënkye. Celles-ci. Celles-ci.
Hein! Interj. exprimant une demande.  Interj. exprimant une demande.
heu! interj. marquant l'étonnement. Heu! Heu!
hé-węi, adj. et pron. dém. f. pl.  Celles-là. Cf. hou-wé Celles-là. Cf. hou-wé
hi! interj.  Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme. Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme.
hoti ! hota ! Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas. Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas.
hou, adj. et pron. dém. pl. de ché (celui).  Ceux. Ceux. Hou dé Chyoun, ceux de [les gens de] Sion. || Syn. fou.
hou-ënkyè, adj. et pron. dém. pl.  Ceux-ci. Ceux-ci.
hou-wéi, adj. et pron. dém.  Ceux-là, Ceux-là, Hou-wéi chon djya parti dé bon matën, ceux-là sont déjà partis de bon matin.
i aux  aux : Aa i mapé,aa i bwaté,  Aller peigner le chanvre, aller aux filles.
i  lre pers. sg. indicatif présent de ai, j'ai.  j'ai.
i , pron. pers. de la 3e pers. il, ils; elle, elles.  il, ils; elle, elles. I vën, il, elle vient; i venyon, ils, elles viennent. C'est la forme affirmative; dans tous les autres cas, elle est remplacée par e (cf. ce mot): ch'e vën, s'il vient; vën t-e`? vient-il? Très souvent í sujet est laissé de côté. Vën óŗa, il vient maintenant; pąrton dèmąn, ils, elles partent demain.
i art. sg. masc. et f.  Le . Le . I contó, le compte; i conta, l'histoire. Devient employé   comme   complément:   i rechyou ó contó, j'ai reçu le compte;ó (masc), a (fém.)  i avwi a conta, j'ai entendu l'histoire. || Contraction de o f, à les, au dat. pl.: balę a charitéi i pó°"ŗó, donner l'aumône aux pauvres.-
I blantse, s. f.  Eau-de-vie, blanche Blanche ;eau-de-vie : La première qui coule quand on distille; elle est blanchâtre - de là son nom - et moins forte que la «bonne» qui vient ensuite. Fó°" méclą a blantse avwéi d'esprį dé vën, adon vën tòta bóna, il faut mêler la «blanche» avec de l'esprit de vin et elle devient tout à fait bonne.
I bócléi, s. m.  Muselière. Muselière. Oun mè ó bócléi i peti véi pó kyè pekyęchon pa dé pale é i mówé pó pa é'j-achyè peca é arétą pé é vāé, on met la muselière aux petits veaux pour qu'ils ne mangent pas de paille, et aux mulets pour les empêcher de manger et de s'arrêter par les chemins; è bócléi di mówé chon ën bó°", è bócléi di vèi ën cwēe, les muselières des mulets sont en bois, celles des veaux en cuir. -
I groucha māvra Guimauve  (Althaea officinalis). Guimauve  (Althaea officinalis).
įasįnte, s. f. Hyacinthe (plante). Hyacinthe (plante).
idéi, s. f.  Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Dé cwéi j-idéi, de mauvaises idées; chin kyè l'a w'idéi, le, fó°" ky'arouwé, ce qu'elle a en tête, elle, il faut que cela arrive.Prov. L'è cómin ché di téité dé tsóou: tan dé teité, tan d'idęi, c'est comme [disait] celui des têtes de choux: autant de têtes, autant d'idées. La première partie du proverbe est une allusion à un homme qui transportait une charge de choux à dos de mulet. La charge versa et les têtes de choux de rouler dans toutes les directions, ce qui fit dire à cet homme: tan dé téité, tan d'idéi.
idjyę, v. n. Aider.  Aider. Che moįāé kyè nó rlwi oŗąn idjya, il s'imaginait que nous lui aurions prêté main-forte; nó idzéŗin a détsardjyę ó fin, nous aiderons à décharger le foin. || Prov. Can tui che įdzon, nyoun che crié, quand tous s'entraident, personne ne périt.
idrąn, s. m.  Bouche d'incendie, hydrante. Bouche d'incendie, hydrante. avwé chon è j-idrąn, l'è pa tan étinche d'ënpli è j-étąn, là où il y a des hydrantes, il n'est pas si nécessaire de remplir les étangs [en cas d'incendie].
idzò, s. m.  Aide Aide. N'ën fran oun bon' idzò, nous avons un très bon aide.
iga, s. f. Jument  Jument. Batchyan dé w'iga,Sébastien de la jument. Du lat. equa; afr. ive.
ijéi, s. m.  Oiseau. Oiseau. Prov. È bèwé plounmé fan è byo j-ijéi les belles plumes font les beaux oiseaux; l'è melōo d'étr'ijéi di dzōo ky'ijéi dé dzéivwe, mieux vaut être oiseau de forêt qu'oiseau de cage.Devin. Oun porta-ploun-ma chou oun porta-fole? - o-n-ijéi chou a brąntse, un porte-plume sur un porte-feuille? - un oiseau sur la branche. Imitation du chant de quelques oiseaux: Pęŗó, Pēŗó, chopa ou brontse \ pa dé gyétson \ to vi, to vi! Pierre (bis) manger dans la marmite, pas de jatte, tu vois, tu vois.  Péró, Pĕró, ouia-té! piŗijou, piŗijou! Pierre, Pierre, lève-toi! paresseux (bis)! || to vi, to vi, t'a pa fewą d'evêe, to móoutr'ó cou! tu vois, tu vois, tu n'as pas filé en hiver, tu montres le cul !
Ijęrābló,   s. m.    Erable.   (Acer  campestre.)- Erable.   (Acer  campestre.)-
ïjyą, ïjyāe, adj.  Aisé, facile Aisé, facile. || Anton. mawijyą, difficile, malaisé.
ïla, s. f.  Marais, terrain parcouru par l'eau. Marais, terrain parcouru par l'eau. Ba p'é j-ïlé, dans les îles [du Rhône].
imóbló, s. m.  Immeuble Immeuble. wi an tó pri, è mōbló é è j-imōbló, on lui a tout confisqué, meubles et immeubles.
imōo, s. f.  Humeur, chaleur (en parlant des animaux) Humeur, chaleur (en parlant des animaux). L'è ona mouwa, che pouwon feŗi can l'è e-n-imōo, ché ache prou fera tui è cątró pya, c'est une mule, et si on la ferre le jour où elle est en chaleur, elle se laisse facilement ferrer les quatre pieds.
iną, adv.  En haut. En haut. Chin l'è tòrdzò ina é ba, ça, c'est toujours en haut et en bas; o te tęnyon iną ché gòró, ils font grand cas de ce grognon.
inbrą, s. f.  Ondée qui tombe d'un vase, Ondée qui tombe d'un vase, ën pòrtin derën a chopa, l'a fotou fouŗa w'inbra, en apportant la soupe, il en a versé une ondée.
induitse, s. f.  Truc. Truc. Chéi pa kyënt'induitse l'an pó ó bó°" fou de Gromejwą, je ne sais quel truc ont ceux de Grimisuat pour [se procurer] le bois. (Grimisuat est une commune pauvre en forêts.)
infan, s. m.  Enfant Enfant. O-n-infąn dou byéi gótchye, un enfant du côté gauche, illégitime; è j-infan che chyouon, ch'apondon, les enfants se suivent, se joignent (sont d'âges rapprochés). Prov. Infan borlą, l'a pwiŗe dou jwa, enfant brûlé craint le feu. || Fig. Sans malice. L'è oun bón'infąn, c'est une personne sans malice.
infané Petit enfant.Dimin. d'infan.  n. m. Dimin. d'infan. Petit enfant.
infyą (ch'), v. r.  Oser, se fier. Oser, se fier. I tsate ch'infye pa d'eni derën ou pįló, le chat n'ose pas entrer dans la chambre. || Compter sur. Démąn faŗé prou byo tin, ma fó°" rin tan ch'infya, porį ouncó balę dé plodze anéi demain il fera sans doute beau temps, mais il ne faut pas trop y compter; il pourrait encore pleuvoir cette nuit; dou nó°"tre pou ch'infya, sur notre garçon il peut compter. || Pa ch'infya a qqn. le sens de «courir le risque», n'être pas sûr de: oun ch'infye pa dé ché dérótchyé, on court le risque de tomber dans les rochers.
in-ną, s. f.  Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Sti an i mena dódzé j-in-néi dé féméi chou ché tsan, cette année j'ai conduit [avec le mulet] douze besaces de fumier sur ce champ. Le Saviésan transporte le fumier à dos de mulet, beaucoup de propriétés ne pouvant être atteintes par les chars; le fumier se transporte au moyen des bechatsé (voy. ce mot). Arrivé sur la propriété, le conducteur fait culbuter ces besaces en poussant d'un côté, dans le sens de la hauteur, et les vide sur place. Cette quantité de fumier transportée sur le champ s'appelle in-ną.
insiswati, loc. adv.  Ainsi soit-il. Ainsi soit-il. Pé a dzōo n'ën rin méi a comanda, n'ën rin ky'a déŗé amįn é insiswati a tó chin kyè vën amou di Chyoun, à la forêt nous n'avons plus rien à commander, nous n'avons qu'à dire amen et ainsi soit-il à tous les ordres qui viennent de Sion [de l'Etat].
insówą, s. f.  Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. N'ën jou pa kyè tré į-insówéi dé fin dé ché pra, nous n'avons eu que trois «draps» de foin de ce pré.
insyą, -yąe, adj.  Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Radą, i sopyęŗe iré djya insyąé tinkyè chela, regardez, la soupière était déjà fêlée jusqu'ici.
intą  v. a.  Enter, rallonger. Enter, rallonger. Intą dé tsouson, rallonger des bas; intą oun tra, rallonger une poutre, c.-à-d. y ajouter un bout par emboîtement. On dit aussi intą pour clouer une planche contre une poutre, pour l'épaissir.
intą v. a.  Enter, greffer (rare): Enter, greffer (rare): óŗa l'è i bon tin pó intą è j-ābró, c'est maintenant le bon temps pour enter les arbres. Plus usité: gréifa
intéi f. pl.  Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant. Planta oun promį dé j-intéi, planter un prunier de «pruneaux» enté; l'è pa oun promį dé tchuęskyé ma di j-intéi, ce n'est pas un prunier de «pruneaux» [ordinaires] mais de «pruneaux» greffés.
intrą, v. n. Entrer.  Entrer. T'a pochou intra pé a fénéitra, to poréi bën chorti, tu as pu entrer par la fenêtre, tu pourras bien sortir. || Se mettre de, devenir. L'a pa pochou intrą chordą, il n'a pu devenir soldat réformé au recrutement] ; l'è intra comonin chęla, il est devenu bourgeois ici.
įntsó, s. m.  Encre, Encre, ona fyó°"wą d''intsó, une bouteille d'encre.
invouą, v. a.  Etendre Etendre. Invouą ó féméi, étendre le fumier; invouą a bwéea, étendre la lessive; invoua è j-andin, étendre les andains; invouą è mouatson, étendre les tas de foin.
invouą, v. a.  Répandre  L'è rloui kyè l'a invouą ha méchondze, c'est lui qui a répandu ce mensonge.Du lat. aequare.
invouāe, s. f. Action d'étendre, le foin, le fumier, etc.  Action d'étendre, le foin, le fumier, etc. ën ché pra l'aréi ona bóna invwāe, en ce pré tu auras beaucoup de foin à étendre.
ipédrine Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). n. f. Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). Nom patois dérivé de la substance éphédrine, alcaloïde extrait de la plante utilisé en médecine,
istré, s. m.  Extrait de chicorée pour mélanger au café. Extrait de chicorée pour mélanger au café. Ch'oun mè pa d'istrę i cāféi réistè blāwó, si l'on ne mélange le café avec de l'extrait de chicorée, il reste peu foncé.
istwéŗe, s. f.  Histoire. Histoire. I ouncó pa apri w'istwéŗe pó w'apréi deną, je n'ai pas encore appris l'histoire [la leçon d'histoire] pour l'après-midi. Le mot histoire dans le sens de récit se rend ordinairement par conta: l'a dé plo bèwé conté derën ën ché wivró, il y a de si belles histoires dans ce livre.
itą, v. n.  Rester, demeurer, habiter Rester, demeurer, habiter, avwe itą vó óŗa? où habitez-vous maintenant? Nó itįn cątró che-nąn-n' ou mêin dé fōrtįn, nous restons quatre semaines au mayen du printemps; itąé avwé ó Grou Djyan, elle habitait avec le Gros Jean. || Du lat. stare.
itādzó, s. m.  Etage Etage. Nó itįn iną ën witądzó dé damou, nous demeurons à l'étage supérieur.
ivronye, s. m.  Ivrogne. Ivrogne. || Syn. chóouwon.
ivronyerį, s. f.  Ivrognerie. Ivrognerie. L'è prou pa dzin dé che achyę aa a w'ivronyeŗį dinché, quelle triste chose que de s'adonner à l'ivrognerie de pareille façon.
j, J , J , lettre de liaison, correspondant à l's fr. faisant office de liaison. Nó j-a balą chin, il nous a donné cela; no j-a you, il nous a vus.
jaméi, adv.  Jamais Jamais. L'è myó tāa kyè jaméi mieux vaut tard que jamais; ó dzò dé Chën-Jaméi, le jour de Saint-Jamais. On a aussi d'autres périphrases pour dire jamais: can i Roun-nó vendre amou, quand le Rhône remontera vers sa source... can è dzenelé l'aŗąn è din, quand les poules auront les dents; i che-nąn-na di tré dedzou, la semaine des trois jeudis.
jandarme, s. m.  Gendarme. Gendarme. L'è intrą jandarme, il est entré dans la gendarmerie.
jandarmeŗi, s. f.  Gendarmerie. Gendarmerie.
jandarmęte, s. m. Dim. de jandarme.  Petit gendarme (terme de mépris). Petit gendarme (terme de mépris). Pó oun crwéi jandarmète dinché béi cwi l'aŗé pwire, d'un mauvais petit gendarme comme lui, je me demande qui aura peur?
janfoutre, s. m.  Homme rusé et méchant. Homme rusé et méchant.
janpé, s. f. pl.  Framboise. Framboise.
janpí, s. m. pl.  Framboisier. Framboisier.
janvyè, s. m. Janvier.  Janvier.Prov. (L.9). Can l'a dé pousa ën janvyè, l'è o-n-an kyè rinpl'ó chemetchyéŗó, quand il y a de la poussière en janvier, c'est une année qui remplit le cimetière.
jaozi, s. f.  Jalousie de fenêtre. Jalousie de fenêtre.
jąste!    Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Chon jąste vïa, les voilà partis illico; kyën tsate pweŗou ! dri ky'avwį enį cācoun, l'è jąste fouŗa p'ā fénéitra, quel chat peureux, aussitôt qu'il entend venir qqn, le voilà par la fenêtre!
jé.  Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Nó jé fó°" parti, il nous faut partir; vò jé balę pa tan dé pįn-na, ne vous donnez pas tant de peine; nó jé féjin pa dé pįn-na pó chin, nous ne nous faisons pas de peine pour cela.
jèąn, s. m.  Géant. Géant.
jebêrna, s. f.  Giberne. Giberne.
jenepi nēe, Armoise noire (Artemisia spicata Wulf). Armoise noire (Artemisia spicata Wulf).
jenepį, s. m.  Armoise (Artemisia mutellina); Armoise (Artemisia mutellina); 
jénéŗasyon, s. f.  Génération. Génération. Kyënta brota jénéŗasyon dé rnoundo ! quelles vilaines gens!
jénérąwa, s. f.  Générale Générale. Batr'a jénérawa, battre la générale.  Femme du général.
jénérąwe Général [d'armée]. Général [d'armée]. n. m.  L&K.jénérçŒja. 
jeneŗou, -ja, adj.  Généreux, Généreux, iré pa jeneŗou pó balę, il n'était pas généreux pour donner. || Courageux, qui n'est pas peureux; l'aie oun chorda. méi jeneŗou kyè è j-ātró, il y avait un soldat plus courageux que les autres.
jenęse, s. f. Jeunesse. Néol. Jeunesse. Néol.
jepó s.m. Hysope (Hysopus officinalis). Hysope (Hysopus officinalis). Oun mè dé jępó derën i chochęché, on met de l'hysope dans les saucisses.
jestamin Justement . Justement . Voy. jostamin
jésté, s. f.  Compliments Compliments. Pó sën`na fé pa tan dé jésté, męndze ouncó byin, pour souper il ne fait pas tant de compliments, il mange assez bien.
jęstó Juste  Juste , voy. jostó.
jibó°"dé, s. f. pl.  Rêveries, Rêveries, ën pląché dé trālę fan pa kyè tó dzò radą è jibó°"dé, au lieu de travailler, ils ne font toute la journée que regarder en l'air (bayer aux corneilles).
jįfla, s. f.  Gifle. Gifle.  Syn. mótchyą, flaną.
jiflą, v. a.  Gifler, Gifler, ó t'a dri jiflą, il l'a giflé séance tenante.
jógrafįe, s. f.  Géographie. Géographie.
jolé, s. m.  Juillet. Juillet. I mi dé jolé l'è i chatchyémó dé w'an, le mois de juillet est le septième de l'année.
jostamin, adv.  Justement. Justement. Jostamin ky'įŗé chęla, il était justement ici. || La forme jestamin est aussi usitée.
jostifïè, v. a.  Justifier. Justifier. L'a pa pochou jostifìę chin, il n'a pas pu donner la preuve sur ce point. || V.r. Se justifier.
jostise, s. f. Justice:  Justice: óŗa l'a pa méi dé jostise, maintenant il n'y a plus de justice. || Les juges: i jostįse l'a adéi desidą dinché, la justice, en tout cas, en a décidé ainsi.
jostó, -a, adj.  Juste. Juste. L'a pa kyè oun dé jostó, il n'y a qu'un juste (Dieu).  Adverbe. L'è parti jostó óŗa, il est parti juste maintenant; partéŗąn pa pó jostó rlōo, eux, ils ne partiront pas pour le moment. Į| On emploie aussi jęstó.
jou, part, passé du verbe ai , avoir. Eu  Eu . Voy. s. v. ai.
Jouįfe, s. m.  Juif Juif. || Au fig. Débrouillard, trompeur. L'è fōche d'enį rętsó can o-n-è prou jwįfe, on doit devenir riche quand on est juif à ce point.
joupa, s. f.  Jupe. Jupe.
joyou, -ouja, adj.  Joyeux. Joyeux.  Prov. Epouja joyouja, féna ploŗouja; épouja ploŗouja, féna joyouja, épouse joyeuse, femme pleureuse; épouse pleureuse, femme joyeuse.
joyoujamin Joyeusement, adv.  Joyeusement, adv. 
jozevįte, s. m.  Jésuite. Jésuite. Dan ó tin è jozevįte l'aïon oun cówwéjye ba a Chyoun, autrefois les Jésuites tenaient un collège à Sion.
jwé, s. f.  Joie Joie. Kyënta jwé l'a jou! quelle joie il a eue !  Prov. Epouja ën jwé, vëndre kyè plouŗéŗé, épouse en joie un jour pleurera.
jwën, s. m.  Juin. Juin. Sti an l'a balą de ni pé son ou mi dé jwën, cette année il a neigé sur les sommets au mois de juin.
jwenęse, s. f.  Jeunesse, jeunes gens Jeunesse, jeunes gens. I jwenese dé Chavyeje, la jeunesse de Savièse.
jwesąnse, s. f.  Jouissance . Terme de droit. Terme de droit. Jouissance. L'a balą fouŗa ó bën, ma l'a réjarvą a jwesąnse da mitchyą pó cha vya, il a donné son bien [aux héritiers], mais il s'est réservé la jouissance de la moitié pour sa vie.
jwiféŗan, s. m. Juif errant.  Juif errant. I jwiféŗąn l'aïe tòrdzó vënte-sën santįm'i póchyé, le Juif errant avait toujours cinq sous en poche.
jyezosó! Exclam.  Jésus ! Jésus ! Ce mot qui veut dire Jésus ne s'emploie que dans l'expression: Jyezosó, Marya, Dzôjé! Jésus, Marie, Joseph! Elle exprime une vive surprise.
jyįn-na, s. f.  Gêne, timidité. Gêne, timidité. Ché l'a pa dé jyįn-na, celui-là n'est pas timide. || Dépense, embarras. L'a jou 'na béwa jyįn-na i marechādze, la sage-femme a eu un grand embarras (à propos d'une réception).
jyin-ną, v. a.  Gêner. Gêner. Réista pye wéi, to jyįn-né nyoun, reste donc là, tu ne gênes personne. || V.r. Che jyįn-né, il se gêne, il montre de la timidité.
kïa, adv.  Tranquille Tranquille. Tën-té kïa, tiens-toi tranquille; réistè kïa, il reste tranquille. || Pŗov. L'è myó dé déŗé i j-infan: «tën-té kïa» kyè «wïe-té», mieux vaut dire aux enfants «tiens-toi tranquille» que «lève-toi» [un enfant vif est préférable à un mou]. || Du lat. quietus, afr. coi. || Luyet (Dev. 75) connaît la forme: kįje-té, reste tranquille.
kiŗį, v. a.  Chercher  Chercher . Cf. s. v. kyeŗį.
kitą, v. a.  Quitter. Quitter. Rin a féré kyè dé kitą ó tsan, il n'y a qu'à quitter le champ.
kitąnse, s. f.  Quittance. Quittance.
kįtó, -ta, adj.  Quitte, sauvé, tranquille. Quitte, sauvé, tranquille. Chéi pa kįta pòr óŗa avwéi ché ma di din, je ne suis pas quitte pour l'instant de cette rage de dents.  Adv. L'è vyou rlwi é paye kįtó, il est vieux, lui, et c'est tout dire [ne comptons plus sur lui].
kįva, s. f.  Purin, saleté. Purin, saleté. Outór dé fou tsawé oun vi rin kyè dé kįva, autour de ces chalets on ne voit que du purin.
kyè   pron. rel.  Celui qui. Celui qui.  Prov. (L. 142). Kyè drome dene, qui dort dîne; kyè est ici une traduction du fr. qui. Ailleurs on ne le trouve jamais dans ce sens, sinon dans la forme complète ché kyè, celui qui.
kyè  pron. interrog.  Que, quoi? Que, quoi? Kyè fé-te, que fait-il? Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ?
kyè  pron. rel.  Que, quoi  Que, quoi 
kyè , conjonction Que, si ce n'est, excepté Que, si ce n'est, excepté. L'è tòte kyè brąó, il est tout excepté brave; l'a tui trową ky'ó métré pātó, il a trouvé tous excepté le vacher en chef.  Kyè venyęchon, qu'elles viennent; kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyè , conjonction Qui, que. Qui, que. L'è rlwi i promyé kyè l'a fé chin, c'est lui lepremier qui a fait cela; l'è ëncobeną e-n-oun prósé kyè pou pa chalį, il est engagé dans un procès dont il ne peut sortir; l'è pa dé bó°" ky'oun fé è mijon, ce n'est pas du bois dont on fait les maisons; i coutei ky'oun tale ó pan, le couteau avec lequel on coupe le pain; ha-wéi cha prou kyè déŗé, l'a pa oun k'aprósé, celle-là sait bien que répondre, il n'y a pas un qui l'approche [lui tienne tête]; l'è ha i vāe ky'oun va ba a Chyoun, c'est celle-là la route qui conduit à Sion; tó ó tin kyè parlāé, pendant tout le temps qu'il parlait. Comme on voit par ces exemples, kyè s'emploie pour qui, pour dont, et dans tous les cas où qui est précédé en français d'une préposition. Tous ces «patoisismes» sont aussi courants en langage pop. SR. . 
kyè adv. Que,  Prov. I boun Djyo l'è bon, kyè è moundó chon crwéį ! le bon Dieu est bon, que les gens sont mauvais! |Į Sert à former des locutions conjonctives comme déeąn kyè, apréi kyè, tandį kyè, todrį kyè, etc. || Sert de corrélatif aux comparatifs. L'è myó kyè venyęché óŗa kyè kyè venyęche pye démąn, il vaut mieux qu'il vienne maintenant qu'il ne vienne que demain. |Į Tellement, si fort que. Bïon kyè chąon pa méi chin kyè fan, ils boivent au point qu'ils ne savent plus ce qu'ils font.  Exprime un souhait. Kyè pwi pa ai ma pyoca! que ne puis-je avoir ma pique!
kyèè Quoi Quoi,Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ? cf. kyè 
kyeën (orig. kyè vën), adj. invar. Prochain,adj. Qui vient,   Qui vient, prochain, w'an kyeën, l'an prochain; stou dzò kyeën, ces jours prochains;°" la semaine prochaine.
kyéiche, s. f.  Cercueil. Cercueil. È kyéiche kyè porton è mò chon tòrdzò ën bó°" dé chapën, les cercueils dans lesquels on porte les morts sont toujours en bois de sapin. |Į Caisse. È canąlé l'an ouvêe a kyéiche é tó róbą chin kyè l'aie derën, les voleurs ont ouvert la caisse et volé tout ce qu'il y avait dedans.
kyéichèta, dim. du préc.  Petite caisse. Petite caisse.
kyéita, s. f.  Quête Quête. È capotsën venyon a kyéita dou vën, les capucins viennent quêter le vin.
kyéitą, v. a.  Quêter. Quêter. Kyéiton pó é mechyónęŗó, ils quêtent pour les missionnaires; l'a borlą outr'a Gromejwą, kyéitéŗąn prou chęla, le feu a éclaté à Grimisuat, on fera bien une quête ici.
kyèle , s. m.  Présure Présure. N'ën pa méi dé kyèle, to atsetéŗéi ona pèrgąta ba a Chyoun, nous n'avons plus de présure, tu achèteras une caillette de veau à Sion.Aujourd'hui on achète à la droguerie le kyęle déjà tout préparé.
kyęle s. m. Ampoule. Ampoule. Can chéi jou amoū mountanye i atrapį oun grou kyęle ou taon, quand j'ai été à la montagne, j'ai attrapé une ampoule au talon. || Ce mot comme kyèle (2) vient du lat. «coagulum».
kyęle s. m. Quêteur. Quêteur.
kyelon (a) ou akyelon Dans le langage enfantin, sur les épaules Dans le langage enfantin, sur les épaules ,syn. de acokyelon?. Cf. ce mot.
kyën, kyënta, adj. et pron. interr.  Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc. kyëntou? Kyën fó°"-te prįnde dé fou dó°" bèrlon, lequel faut-il prendre de ces deux seillons? kyënta brota fèmąwa ! quelle vilaine femme! || kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyëndjyémó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Quinzième. Quinzième.
kyëndze, adj. num. card.  Quinze. Quinze.  Remarquez le changement de la finale sous l'influence du mot qui suit: l'a kyëndjy`an, il a quinze ans.
kyëndzįn-na, s. f.  Quinzaine. Quinzaine.
kyenefla Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé.  Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé. 
kyenefla, s. f.  On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée. || Fig. Personne sans caractère. I féna wéi l'è ona kyenefla, cette femme est une nouille.  || 
kyënkiriki.  Onomatopée imitant le cri du coq. Onomatopée imitant le cri du coq.
kyënkyé Quinquet.n. m.  V. tagyewën. Quinquet.n. m.  V. tagyewën.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ). Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ).
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol. Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) . Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) .
kyënkyérékyéi s. m.  Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet. Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet.
kyënkyérékyéi s. m.  Coronille (Coronilla varia L.).  Coronille (Coronilla varia L.). 
kyënkyérékyéi s. m.  Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.). Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.).
kyënta, s. m.  Quintal (50 kg.) Quintal (50 kg.). Oun kyëntą dé faŗéna, un quintal de farine.
kyepi, s. m.  Képi. Képi.
kyeŗį, v. a.  Chercher, quérir. Chercher, quérir. La prononciation kirį est tout aussi usitée. S'emploie à l'infinitif avec aa et ënvouéé. Chon aa ba kyeŗį a vénįndzé, ils sont descendus chercher la vendange. Ne s'emploie que lorsqu'on doit aller chercher une chose que l'on sait où prendre. Va mè kyeŗį ó coutéi, va tsasyę oun coutéi, `va me chercher le couteau, va chercher un couteau.
kyeŗyą, v. a.  Crier Crier. Kyeŗyą dé ma, dire des injures. || Appeler. Va ba kyeŗyą ó pare pó enį amou deną, va appeler le père pour qu'il monte dîner.
kyęsa, s. f.  Excrément semi-liquide; forte, diarrhée. Excrément semi-liquide; forte, diarrhée.
kyésyon, s. f.  Question Question iré kyésyon dé nómą o-n-ātre prejidąn, il était question de nommer un autre président; è marįn-né l'è pa kyésyon d'itą ëndó°"che can vïon ó byó tin, quant aux femmes, il n'est pas question qu'elles restent à ne rien faire quand elles voient le beau temps.  Chicane. È vejën l'an 'na brota kyésyon, les voisins ont une vilaine chicane.
kyésyóną, v. n.  Chicaner, quereller. Chicaner, quereller. Usité surtout comme v. r. Che kyésyóną, se chicaner.
kyésyónōo, s. m.  Chicaneur, querelleur. Chicaneur, querelleur. Ché brote kyésyónōo l'a atrapį chou ó mōró e-n-ódré ! ce vilain querelleur a reçu sur le nez comme il faut!
kyęta. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. La formule complète est kyęta, kyęta bêè! || Grimisuat connaît la même expression, mais kįta, kįta...
kyęte. Qu'est-ce ?  Dans le langage rapide se dit pour kyè e-te? kyęte chin? qu'est cela?
kyevąle, adj.  Bon, qui vaut, comme il faut. Comme il faut. L'è pa oun coutéi kyevąle, ché, ce n'est pas un couteau comme il faut, celui-là. Se dit aussi des gens. Oun moundó kyevąle, une personne «bien».
kyóou!  Mot servant à appeler les cochons Mot servant à appeler les cochons. La formule complète est nine, nine, kyó°", kyó°"!
L' l'  l' .Forme prévocalique des pronoms il, ils qu'on trouve devant la 1re, la 3e et la 6e pers. du verbe ai, lorsqu'elles commencent par une voyelle autre que i, ainsi que devant la 3e pers. sg. du présent et du passé composé du verbe être. I pare l'a fé chin, le père a fait cela; i l'è enou, il est venu; mais e t-e enou est-il venu? Fransi l'aŗé prou avwį, François aura bien entendu; l'a t-e fé chin? a-t-il fait cela? On dit aussi a-t-e pochou pacha, a-t-il pu passer? L' peut manquer dans la forme interrog.; il manque aussi après oun, on: o-n-a prou a féré, on a assez à faire.
la, adv.  Ici. Ici. La i fé déstra tsa dé tsātįn, ici il fait très chaud en été.  Don la don wéi, tantôt ici, tantôt là. Pè la, par ici; di la tin ky'ou mêįn, d'ici au mayen; anën ba la, descends ici.
lãche  s. f.  Faisceau de chanvre écangué. Faisceau de chanvre écangué.
lãche , s. f.  Glace, eau congelée. Glace, eau congelée.
lachon, s. m.  Glaçon. Glaçon. Prov. A Tsawindé è mochelon | a Pākye è lachon, à Noël les moustiques Į à Pâques les glaçons. || L'a choutą i lachon, le glaçon a sauté. On désigne par cette expression une puissante détonation annonçant la rupture de la glace dans le glacier du Tsanfleuron; elle a lieu, suivant la température, entre dix et onze heures du jour et est suivie d'une grande quantité d'eau qui sort du glacier.
lachyę, v. a.  Glacer. Glacer. I fêe che vi lachyą wéi, le fer est aussitôt glacé; l'a pa chowemįnte fé fri pó lachyę è j-étąn, il n'y a pas même fait assez froid pour glacer les étangs.
lan, s. m.  Gland. Gland. Avwéi è lan oun fé'na bóna faŗéna pó ëngrachyę è catson, avec les glands on fait une bonne farine pour engraisser les cochons.
lãpa, v. n.  Crier Crier. L'è tó ó dzò apréi lăpą, il ne fait que crier tout le jour.
lapatą, v. n.  Hurler Hurler. Kyën brote pó lapatą! quel vilain pour hurler!
lapęn, s. m.  Lapin. Lapin.
lapi, s. m.  Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Amou damou Tsanfléŗon l'è plin dé lapi ou rôon dé vāe, au-dessus de Tsanfleuron, on trouve ce genre de roche au bord du chemin.
larį, s. m.  Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux. L'è plin dé laŗi iną pé Tsaŗêìn, c'est rempli de «glariers» à Tsarêin.
lavouāa Evier Evier.n. m.  Syn. wavyou. I lavouāa pó bouéea é j-éi, l'évier pour laver la vaisselle.
le    s. m.  Lit. Lit. N'ën pa oun le a balę, nous n'avons pas de lit à donner.
le   s.m.   Lien des vaches, pour les attacher à la crèche. Lien des vaches, pour les attacher à la crèche.  I le dou mówé, le licou du mulet.
le  pron. pers. accentué de la 3e personne f.  Elle. Elle. I you le, je l'ai vue; le vendre, elle viendra || Corresp. à la forme masc. rlwi et au plur. rlōo.
lēe, s. m.  Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage. Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage.
léi adv.  Là. Là. outré pèr léi, ba pèr léi, iną per léi, fouŗa per léi: de ce côté-là, là-bas, là-haut, là-dehors. || Léi ne se trouve qu'après pèr. Par tout ailleurs «là» se rend par wéi.
létą, v. a.  Attacher avec un le. Attacher avec un le. Can to vendréi d'ëntsan to létéŗéi è ątsé, quand tu reviendras du pâturage, tu attacheras les vaches à l'étable. Il Grimisuat alyétą.
létąwa, s. f.  Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.). Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.).
lęte, s. f.  Choix.  Choix. Ne se rencontre que dans l'expr. ai lęte, avoir le choix; to pou enį ou pa, t'a lęte, tu peux venir ou non, tu es libre. || Lyęte à Grimisuat; afr. lite.
lįdre, v. n.  Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons. Lįdre l'è féré è į-artsé, «lidre» veut dire faire les arçons.
lįja, s. f.  Liège. Liège. Oun chópé dé lija, un bouchon de liège.
lijoŗa, s. f.  Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Chąon pa tuį féré è lijoŗé, tous ne savent pas faire les liens. || La lijoŗa est faite de quelques tiges de blé liées à l'extrémité.
lire, v. a.  Lire. Lire. I li ché wivró, j'ai lu ce livre.
liron, s. m. pl. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition.
litoŗa, s. f.  Matière à lecture Matière à lecture ën d-a dé litoŗa pèr léi ! il y en a de la lecture dans tous ces papiers !
lizyè Lisier, purin, n. m. Lisier, purin, n. m.
ló°"ba, s. f.  Cône, de sapin. Cône, de sapin. Le mot s'emploie aussi dans le langage des enfants pour la vache: ona béwa ló°"ba, une belle vache.
Ló°"tre Myrtille. Myrtille.   I pląnta da ló°"tre, le pied de myrtille.
lo°"tré, s. f. pl.  Myrtilles. Myrtilles.
ló°"trį, s. m.  Pied de myrtilles Pied de myrtilles Prov. L'a oun có°" oun kyè l'è ëntéita ën tchyéjįn di chou oun ló°"trį ! il y a une fois un [homme] qui s'est tué en tombant sur un pied de myrtilles! Ironie qui exprime une maladresse extrême.
ló°"we, s. f.  Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Aa iną i ló°"we, monter à la tribune [de l'église].                                       
lócatéŗó, s. m.  Locataire (néol.). Locataire (néol.).
lóló°", s. m.  Désigne la vache dans le langage des enfants. Désigne la vache dans le langage des enfants.
lon, s. m.  Gruau. Gruau. Chopa dé lon ou chopa dé pewa, soupe aux gruaux d'orge.  Sur la préparation de cette soupe, voy. Luyet, Folklore 10, n° 28.  Grimisuat: lyon
lónye, s. f.  Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit. Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit.
lōo, s. f.  Corridor. Corridor.
looubāé Somme profond,n. f.  Somme profond,n. f. 
lopé, s. m.  Petit sommeil pendant le jour.  Petit sommeil pendant le jour.  Grimisuat: lyopète Aoste lliopin.
lopenyę, v. n.  Sommeiller. Sommeiller. Dromó pa, lopęnyó dinché pé vwārbé, j e ne dors pas, je sommeille comme cela par moments.
lóta, s. f.  Personne apathique, mauvaise tête Personne apathique, mauvaise tête, ona crouêe lóta, une mauvaise tête. Il Syn. gochó.
lóton, s. m.  Cheville pour tenir deux poutres ensemble Cheville pour tenir deux poutres ensemble. I fon dou pįló l'a dé tra kyè che tęnyon ënsįnbló avwéi dé lóton, le plancher de la chambre est fait de poutres reliées ensemble par des chevilles.
lótóną, v. a.  Cheviller deux poutres ensemble. Cheviller deux poutres ensemble.
loua Louer. v. tr.  Syn. amodié.  Louer. v. tr.  Syn. amodié. 
lowąndze, s. f.  Eloge, louange Eloge, louange. L'a tré mi kyè l'an pa dé lowąndze, il y a trois mois qu'elles ne reçoivent pas d'éloges.
ma   adj. poss. f.  Ma. Ma. Yó chéi ën ma mijon, je suis dans ma maison. Cf. moun.
ma  conj.  Mais. Mais. Ma, ma, kyè chondze to dé féré dé tsó°"jé dinché? mais, mais que penses-tu de faire des choses semblables?
ma  s. m. Mal, douleur physique. Mal, douleur physique. I grou ma, le haut mal; í ma di din, le mal de dents; i ma dou vįntró, le mal de ventre. || Ai ma ā téita, ma i pya, ó ma dé mêe, avoir mal à la tête, mal aux pieds, le mal de mer; chon dé broté ma, fé ma rin kyè dé chondjyę, ce sont de vilains maux, cela fait mal rien que d'y penser.
ma  s. m.  Mal. Mal. Kyeŗyą dé ma a cācoun, injurier qqn; féré dé ma, faire du mal; escoįą mè - l'a pa dé ma, excusez-moi - il n'y a pas de mal.  S'to pou vįndré ché tsapéi, té fó°" pa té féré ma, si tu peux vendre ce chapeau, il ne faut pas le regretter; l'a byin metou ó ma chou chin, il a dépeint cela tout en noir.Dommage. w'éivwe fé mèi dé ma ky'i fwa, l'eau fait plus de ravage que le feu. prov. Ma dé féna, retchyįnse d'ómó, mal de femme, richesse d'homme. Méd. I ma dé Chën Rómąn, les aphtes. Can è peti l'an ó ma dé Chën Roman, oun brąse dé mi é dé vën derën e-n-oun vēró é avouéi ona pąta oun panóché a winvoua, quand les enfants ont le mal de S. Romain, on brasse du miel et du vin dans un verre et on leur frotte la langue avec ce mélange.
ma dé Chën Rómąn Aphtes Aphtes
ma, adv.  Mal. Mal. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. || Cet adv. d'un usage fort restreint - mąwe est le mot en usage - sert à former de nombreux composés de sens négatif.
maadį di béitchye Fièvre aphteuse. Fièvre aphteuse.
maadį, s. f.  Maladie. Maladie. L'a ona maadį di pòrmon, il a une maladie des poumons; i maadį di béitchye, l'épidémie des animaux, fièvre aphteuse.  Fig. L'a a maadį di morale, c'est un bâtisseur, il a la «maladie des murs».
maadó, -da, adj. et s. m. et f.  Malade. Malade. L'è rin maadó, l'è rin kyè prou pirijou, il n'est pas malade, il n'est que très paresseux.-
maawéeą, -āe, adj. et s. m. et f.  Mal élevé. Mal élevé. Chon dé j-infan prou maawéea, ce sont des enfants très mal élevés. Il T'éi oun maawéeą, tu es «un» mal élevé.
macaron, s. m.  Macaroni. Macaroni. Vwi n'aŗin dé macaron pó deną, aujourd'hui nous aurons des macaronis pour dîner.
machacra, v. a.  Massacrer. Massacrer. Chon enou ba é l'an tó machacra, ils sont descendus et ils ont tout massacré.
machacrāe, s. f.  Massacre. Massacre.
machacrémin, s. m.  Massacre Massacre. Oun machacrémin dé moundó dinché cómin ché có°" ina ën Na, un massacre de gens comme cette fois-là à Nax [chute de la voûte de l'église, 10 janvier 1909].
machącró, s. m.  Massacre. Massacre.  Enorme quantité. N'ën oun machącró dé fin, nous avons une très grosse quantité de foin.
māchąn, -chąn-na, adj.  Malsain. Malsain. L'è māchąn dé bire w'éivwe dou tórin, c'est malsain de boire l'eau du torrent.
māchąnse, s. f.  Malchance Malchance. L'an jou prou dé māchąnse, ils ont eu beaucoup de malchance.
măche, s. f.  Masse, grosse quantité Masse, grosse quantité. Ché l'a tòrdzò 'na mâche dé frómądzó ba da mountąnye, celui-là a toujours une quantité de fromages de l'alpage.  Grosse personne. Kyënta mâche dé moundó ! quelle énorme personne!
machena, s. f.  Machine Machine, óŗa coujon rin méi è bóté ā man, tó chin ché fé ā machena, maintenant on ne coud plus les souliers à la main, tout cela se fait à la machine.
machena, v. a.  Machiner. Machiner. L'è tó ò dzò apréi machena ma oun cha pa kyè, il est tout le jour à machiner on ne sait quoi.
macheneri, s. f.  Machinerie. Machinerie.
machéwāa, s. m.  Dent molaire. Dent molaire. I meresën l'a teryą fouŗa oun machéwāa, le médecin a arraché une dent molaire.
māchónyé, v. a.  Mal soigner. Mal soigner. L'itą prou māchónyą, il a été très mal soigné.
mācló, s. m.  Mâle. S'emploie aussi adj. Mâle. S'emploie aussi adj. Oun tsate mācló, un chat mâle.  Chanvre femelle, appelé improprement dans tous les patois chanvre mâle; il s'arrache plus tard que la femelle.
măcó, mąca, adj.  Peu sec, mou. Peu sec, mou. Dé fin măcó, chonąlé pa, ch'acwąté pa, é i fortse įntré pa aontchyè, le foin est măcó quand il est mou, ne «grésille» pas, ne se tasse pas et la fourche n'y entre pas facilement.
mācontin, -tinta, adj. et s. m. et f.  Mécontent. Mécontent.
mācontintą, v. a.  Mécontenter. Mécontenter. To va mācontintą ó pare, tu vas mécontenter ton père.
mācontintèmin, s. m.  Mécontentement. Mécontentement.
macootsó, s. m.  Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons. Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons.
mācounduite, s. f.  Mauvaise conduite. Mauvaise conduite.
mācoundwęŗe (che), v. r.  Se conduire mal. Se conduire mal. Ch'è mācoundui avwéi ona fêle a Batista, il s'est mal conduit avec une fille de B.
mācwè, s. m. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. L'è oun pówŗó mācwè, vëndré pa vyou, c'est un pauvre garçon peu robuste, il ne deviendra pas vieux.
madąma, s. f.  Madame. Madame. On y accole ordinairement le nom de famille du mari. Ce titre honorifique ne s'emploie pas pour désigner une paysanne. Madąma Ró°"tó, Madame Roten.
mādejin, -inta, adj. et s. m. et f.  Médisant. Médisant. Chon dé brote mādejin, ce sont de vilains médisants.
mādesyon, s. f.  Malédiction. Malédiction. L'a bala a mādesyon, il a jeté une malédiction. 
madéwįn Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet. Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet.
madéwįn, s. m.  Madelein, plant de vigne. Madelein, plant de vigne.
madéwin-na,   s. f.    Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue. Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue.
mādrwé, -été, adj. et s. m. et f.  Maladroit. Maladroit. T'é déstra mādrwé, tu es très maladroit.
mādzibló, -bla, adj.  Faible, maladif, impotent. Faible, maladif, impotent. Chéi mādzibló di tsąnbé, je suis faible des jambes.
mādzodjyé, v. a.  Méjuger, mal juger. Méjuger, mal juger. Chin l'ïtą mādzodjyą, cela a été mal jugé.
mâe Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône]. Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône].
māe   s. m.  Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises. Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises.
māe   s. m.  Mai. Mai. Dé cotoma i mi dé māe l'è oun byo mi, habituellement le mois de mai est un beau mois.
măe  pr. poss. de la lre pers. fém.  La mienne. La mienne. Voy. s. v. Myó
maeó, s. m.  Moyeu. Moyeu.
māfajin, s. m.  Malfaiteur. Malfaiteur. L'a tòrdzò prou dé fou māfajin, il y a toujours assez de ces malfaiteurs.
mafetōo, s. m.  Malfaiteur (néol.). Malfaiteur (néol.).
māfyą (che), v. r.  Se méfier, soupçonner Se méfier, soupçonner. Can l'a avwį chin, che mafyāé kyè foŗi pa ita vêréi quand il .a entendu cela, il se doutait que ça pourrait n'être pas vrai; mąfya-té dé fou ró°"dōo ! fie-toi à ces rôdeurs !
mafyābló, -bla, adj.  Méfiant. Méfiant. L'è nète mafyābla, elle est très méfiante.
mafyanse, s. f.  Méfiance. Méfiance.
magajën, s. m.  Magasin. Magasin. Déeąn l'aie pa tan dé magajën, autrefois les magasins étaient moins nombreux.
magajeną, v. a.  Emmagasiner. Emmagasiner. L'an prou é prou magajeną, ils ont emmagasiné tant de choses!
magajené s. m. Dim. de magajën. Petit magasin.  Petit magasin. 
magó, s. m.  Argent mis en réserve, magot. Argent mis en réserve, magot.
māgrasyę (che), v. r. Se faire mal voir.  Se faire mal voir. 
māgrasyou, -syouja, adj. et s. m. et f. Personne peu gracieuse.  Personne peu gracieuse. 
magyéŗóou, s. m.  Rôdeur de nuit.   Rôdeur de nuit.  
mai N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.    N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.   
main, s. m. Mayen   mayen .Cf. s. v. mêin.
maintchye, v. n.  Aller au mayen. Aller au mayen. L'a djya dó°" j-an kyè n'ën pa maintchyą ou Fountani, il y a déjà deux ans que nous ne sommes pas allés au mayen du F.
māje, s. f.  Marge. Marge. Té fó°" pa ecręré déeąn kyè féré a māje, il ne te faut pas écrire avant de tracer la marge.
majena, v. a.  Imaginer, s'imaginer. Imaginer, s'imaginer. Majena vwéŗó l'ïtą tącó, imaginez (-vous) combien il a été sot.
majintson, s. m.  Mésange. Mésange. L'a dó°"tré chorté dé majintson, il y a plusieurs espèces de mésanges.
majò, s. m.  Major (officier). Major (officier).
majwitéi s. f.  Majorité. Majorité.
makyenyon, s. m.  Marchand de bétail. Marchand de bétail.
makyenyóną, v. a.  Marchander, maquignonner.  Arranger, faire. Marchander, maquignonner.  Arranger, faire.
makyenyónādzó, s. m.  Maquignonnage; manœuvres de toute sorte. Maquignonnage; manœuvres de toute sorte.
makyenyounéŗéi s. m.  Entremetteur d'affaires. Entremetteur d'affaires.
mâle  s. f.  Maille, monnaie. Maille, monnaie.
māle , s. f.  Mère, dans le langage des enfants. Mère, dans le langage des enfants.
māle s. f. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Fó°" pa déféré è mālé dou tsouson, il ne faut pas défaire les mailles du bas.
mālįnse, s. f.  Malveillance. Malveillance. Ha crwēe béitchye l'è prou plin-na dé mālįnse, ce mauvais coucheur est tout rempli de malveillance.
malotse, s. f. Mailloche. Mailloche. È malotse van byin pó tapa chou è cwën dé fêe, rechouton   pa   cómin   è   j-âsé,   les mailloches vont bien pour frapper sur les coins de fer; elles ne sautent pas en arrière comme les haches.
malotson, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. Syn. menoflon.
mama, s. f.  Mère, dans le langage de tout petits. Mère, dans le langage de tout petits.
maminādzó, s. m.  Prodigalité. Prodigalité. Kyën maminādzó! quelle prodigalité, quel manque d'économie!
māmōo, māmouŗa, adj.  Mal mûr. Mal mûr. Fó°" pa mëndjyę dé j-óónyé māmouŗé, fan enį ó gótró, il ne faut pas manger des noisettes mal mûres, elle font venir le goitre.
man, s. f. Main  Main. Bąle a bęwa man, donne la belle main (la droite), se dit en parlant aux enfants; balę oun có°" dé man, donner un coup de main, aider qqn; balę ó deri có°" dé man, mettre la dernière main; ha mijon l'a tsandjyą dó°" ądzó dé man sti an, cette maison a changé deux fois de maître cette année. Féré ona man, faire une levée au jeu de cartes; métré a man ou fwa, mettre la main au feu: formule de jurement surtout chez les enfants; tapa oun có°" pó è man, au jeu de boule, frapper la boule en l'air «pour les mains», pour qu'elle tombe dans les mains; chortį avwéi è man propre, sortir [d'une place] avec les mains propres [sans avoir volé qqch.].
mąna, s. f.  Manne Manne. I mąna fèdèŗąwa, les subsides de la Confédération.
mancą     v. a.  Manquer. Manquer. L'a mancą choun dévwêe, il n'a pas fait son devoir; l'a mancą a chįba, il a manqué la cible. || V. r. Che chon mancą, ils se sont manques.
mancą    v. n.  Manquer. Manquer. Mąnkyé pa 'na santįma, il ne manque pas un centime; vó mankyéŗéi pa d'enį, vous ne manquerez pas  de venir.  Se rompre. Che w'étchyéwa venyęché a mancą, si l'échelle allait se rompre. || Impers. Mąnkyé pa, c'est bien cela; l'a pa mancą, cela est bien arrivé ainsi. | Į Impers, et réfl. Ch'ën mąnkyè oun bó w'ādzò, il s'en faut de beaucoup.
mancą  -cąe, adj.  Manqué, défectueux. Manqué, défectueux.
mąnca, s. f.  Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; enį chën mąnca, venir sans faute; faŗį ché traó pó démąn chën mąnca, je ferai ce travail pour demain, sans manquer.
manda, s. m.  Commandement de payer. Commandement de payer. Fótré ó manda, lancer un commandement de payer.
mandiąn, s. m.  Mendiant. Mendiant. || Syn. pó°"ŗó, có°"wąn.
mandié, v. a.  Mendier. Mendier. L'è tòrdzò aprei mandié, il est toujours à mendier.
mandówa, s. f.  Amande. Amande. È mandówé dou magajen chon rin douŗé, les amandes du magasin ne sont pas dures.
mandowi, s. m. Amandier (Amig-dalus communis). Amandier (Amig-dalus communis).
mandrole, s. f.  Personne de peu de valeur. Personne de peu de valeur. C'est peut-être le même mot que mandrille en Savoie. «A Lyon, suivant Puitspelu, mandrille a le sens de: 1° vagabond, gueux; 2° épouvantail pour éloigner les oiseaux; 3° guenilles. » Le radical est celui du provençal mandre, mandri, mendiant.
mąndze, s. f.  Manche d'habit, de chemise, etc. Manche d'habit, de chemise, etc.
mandzęta, s. f. Dim. de mandze  Petite manche. Petite manche.
mąndzó, s. m.  Manche d'instrument. Manche d'instrument.
mandzon, s. m.  Paletot des femmes. Paletot des femmes. Le mandzon est un vêtement de dessus, une espèce de casaque couvrant les bras et la partie supérieure du corps.  Prov. Che fé byo, prin ó mandzon; che fé brote, t'a lęte, s'il fait beau [temps], prends la casaque; s'il fait vilain, fais comme tu l'entends.
mané, adj.  Sale. Sale. Ce mot n'est usité que dans le proverbe: tó mané, fé graché, ce qui est sale, engraisse.
manéāé Caresse prolongée Caresse prolongée.n. f.  Lex. manêé. 
manéé, v. a.  Manier. Manier. Ché ën manié d'ardzįn, celui-là en manie de l'argent! Il Manéé ona bwąta, caresser une jeune fille.
manëngąnse, s. f.  Manigance. Manigance.
manënganséŗéi, s. m.  Comploteur. Comploteur. Avwéi oun manënganséŗéi dinché, avec un pareil comploteur.
manënganséŗi, s. f.  Manigance louche. Manigance louche.
manëngansyę, v. a.  Intriguer. Intriguer. L'a te manëngansyą pa comona! a-t-il intrigué dans la commune !
manéta, s. f.  Chacune des poignées de la faux. Chacune des poignées de la faux. Il y en a deux, l'une au bout du manche, l'autre à peu près vers le milieu, ëntchyé nó è berni l'an è manété veryéi ën fouŗa, ma l'a dé rlwa kyè chon veryéi ën deŗën, chez nous les faux ont les «manettes» tournées en dehors, mais il est des endroits où elles sont tournées en dedans.
manéta, s. f.  Manicle, gantelet de cordonnier. Il  Manicle, gantelet de cordonnier. Il 
manéta, v. a.  Menotter. Menotter. L'an manéta ó māfajin é ó t'an mena ba ën préjon, ils ont menotte le malfaiteur et l'ont conduit [à Sion] en prison.
manfòrta, s. f.  Main-forte. Main-forte.
mangaché Personne mal habillée, n. f.  Personne mal habillée, n. f. 
manganyé Hurluberlu.n. f.  Hurluberlu.n. f. 
maniémin Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes, Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes,
manina, s. f.  Main, Main, dans le langage des enfants. Bąle a manina a w'antou, donne la main à tante.
manivèoua Manivelle Manivelle. n. f.  V. chenyououa, mécanikye.
manjéta, s. f.  Manchette. Manchette.
manole, s. f.  Anse, poignée Anse, poignée
manole, s. f. Pl. Oreilles Oreilles ; è manole : les oreilles.
manoŗį, s. m.  Ouvrier qui va à la manœuvre. Ouvrier qui va à la manœuvre. || Voy. le mot manouŗa.
mānori, v. a.  Mal nourrir.  Mal nourrir. Chon tan mānorį wéi, là ils sont si mal nourris.
manoseŗi, s. m. pl.  Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite. Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite.
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée Travail public, corvée. Les travaux publics qui n'exigent pas de connaissances spéciales se font par la population, comme la réfection des routes, des bisses, les travaux dans les alpages, etc. Celui qui dirige ces travaux et cherche les ouvriers dans chaque village s'appelle le mètrą di manouré. Il Gros travail. Kyënta manouŗa l'an jou pó fóchóŗą ché cąnpó dé vęnye! quelle besogne ils ont eue pour fossoyer cette étendue de vigne!
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée. Travail public, corvée. I mètrą di manouŗé l'è enou nó demanda pó aa ā manoura di vāé, le métral des corvées est venu nous engager pour la «manœuvre» des routes.
manoura, v. n.  Manœuvrer, travailler beaucoup. Manœuvrer, travailler beaucoup.
manpą Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé
manpą, s. m.  Homme malhonnête Homme malhonnête Ché brote manpą, ce vilain malhonnête. Il A Grim. manpąté désigne un homme peu intelligent, mais solide.
manparada Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...».  Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...». 
mansipą, v. a.  Emanciper de l'école. Emanciper de l'école.
mansipasyon, s. f.  Emancipation de l'école. Emancipation de l'école.
manson, s. f.  Maçon. Maçon. Djyan manson, Fransi manson, Jean le maçon, François le maçon.
mansóną, v. n.  Faire le maçon, de la maçonnerie. Faire le maçon, de la maçonnerie. || V. a N'ën mansóną ha fénéitra, nous avons bouché cette fenêtre avec de la maçonnerie,
mansóneri, s. f.  Maçonnerie, ouvrage de maçon. Maçonnerie, ouvrage de maçon.
manta (ā), loc. adv.  En gros, sans mesurer, à tâtons. En gros, sans mesurer, à tâtons. A manta derën pé ó bogan, à tâtons dans le trou.
mantéi, s. m.  Manteau. Manteau. Déeąn nyoun l'aïe dé mantéi, autrefois personne ne portait de manteau.  I mantéi da borne, le manteau de la cheminée.
mantën, s. m.  Entretien. Entretien. I mantën di dó°" fęse ou cówéjye coté tchyè, l'entretien des deux fils au collège lui coûte cher; gró°" trin, gró°" mantën, grand train [de maison], grandes dépenses d'entretien.
mantenį, v. a.  Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. L'an pa mantenou ó ti, i mijon l'è dabò enou ba, ils n'ont pas maintenu le toit, la maison est bientôt tombée en ruines.V. r. Ché, che mantën prou, pêe rin choun drwé, celui-là se maintient bien; il ne perd pas son droit.  Prov. Gran ti a mantenį, gran fęle a vetį, jaméi rętsó che vi, grand toit à maintenir, grandes filles à vêtir, jamais riche ne se voit.
mantenyąnse, s. f. Anus. Anus. || Syn. bwéi deŗi.
manti, s. m.  Nappe. Nappe. T'a oublą ó manti, l'è pòrtąn féita vwi, tu as oublié [de mettre] la nappe, c'est pourtant jour de fête aujourd'hui.
manyën, s. m.  Chaudronnier ambulant, drouineur. Chaudronnier ambulant, drouineur. || Sorte de jeu de cartes. Dzowe ou manyën, jouer au «magnin».
manyeną, v. a.  Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Ché, pó manyeną! celui-là pour mal faire le travail !
manyené, s. m. Dim. de manyën.  Petit drouineur. Petit drouineur.
manyęŗe, s. f.  Manière. Manière. È j-oun trālon d'ona manyęŗe, è j-ātró d'on'ātra, les uns travaillent d'une manière, les autres d'une autre.
maonéitamįn, adv.  Malhonnêtement. Malhonnêtement.
maonéitó, -ta, adj. et s. m. et f.  Malhonnête Malhonnête. Kyën maonéitó! quel impertinent!
maōo, s. m.  Malheur. Malheur. Antąn n'ën pa jou kyè dé maōo, l'année passée nous n'avons eu que des malheurs. S'to fé chin, maōo! si tu fais cela, malheur à toi !
maoulę, v. a.  Mâcher difficilement, mâchonner Mâcher difficilement, mâchonner. || Syn. matsolę.
măpa, s. f.  Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés. È măpé désigne le temps où l'on dépouille le chanvre le soir, en plein air, dans les jardins; aa i măpé, se rendre à ce travail, où les jeunes gens courtisent les filles; écōre a mąpa: après que la dépouille du chanvre a été séchée, on la frappe à coups de bâtons pour détacher la graine de la feuille; de là l'expression: écōré cācoun cómin dé măpa, battre qqn à coups redoublés.
mapāa Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire). Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire).
mapachyin, -inta, adj. et s.  Impatient. Impatient. L'è prou mapachyįnta! elle est tellement impatiente!
mapachyintą, v. n.  S'impatienter. S'impatienter. V. r. Béi kyè chęrvé dé tan ché mapachyintą? à quoi bon tant perdre patience?
mapari Irrégulier Irrégulier.adj.  Dé rej'en mapari, des raisins irréguliers [avec de gros et de petits grains],
maparlōo, s. m.  Qui parle mal. Qui parle mal.
mapenyą, -nyąe, adj.  Mal peigné. Mal peigné.
māpląn, māpląn-na, adj.  Inégal, qui n'est pas de niveau. Inégal, qui n'est pas de niveau. Vi to pa kyè l'è tó māpląn? ne vois-tu pas que rien n'est de niveau?
maplijįn, -jįnta, adj.  Malplaisant. Malplaisant.
māprį, -ija, adj.  Mal appris, non su. Mal appris, non su.
māprópó°", adv.  Mal à propos. Mal à propos. Parla māprópó°", parler mal à propos.
mapyou, s. m.  Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou. Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou.
mārca, s. f.  Marque Marque. I brįnta l'a pa a mārca, la brante n'a pas la marque : le sceau officiel et la «marque : il semblerait que l'on dise aussi : i tatse ;i foou rinpli tan k'āa tatse ;il faut remplir jusqu'à la marque.», (un clou) indiquant la mesure; i mārca dou bó°", di bęitchyé, la marque du bois, du bétail. Chaque famille a une «marque» qu'elle appose sur les objets lui appartenant: le bois coupé à la forêt, les bouteilles en bois, les instruments de travail. || Absol. ona mārca, une image qu'on met comme signet dans un livre.
marca, v. a.  Marquer, apposer sa «marque» Marquer, apposer sa «marque». || Part, passé, marca, se dit de qqn qui n'est pas normal. Fó°" pa parla avwéi hou kyè chon itą marca, il ne faut pas parler avec ceux qui ont été «marqués» (idiots, sourds-muets). || Ecrire, noter. Nó markyéŗįn chin derën ou cawandrį pó pa oublą, nous noterons cela dans l'almanach pour ne pas l'oublier.
marcandą, v. n.  Faire des dessins au couteau. Faire des dessins au couteau. È į-atséró°" l'aïon weįį dé marcandą, les bergers avaient le temps de faire des dessins au couteau.
marcon, s. m.  Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser. Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser.
mārdze, s. f.  Marge. Marge.
mare, s. f.  Mère d'animaux. Mère d'animaux. |[ Mère du vinaigre.
maŗé, s. m.  Marais. Marais. Terme collectif désignant toutes les plantes de marais dont on se sert en guise de litière pour le bétail. || Marais, jachère couverte de plantes propres à former de la litière. || Adj. Marécageux. Déeąn i pląn-na dou Roun-nó iŗé pęskye tó maŗé tin kyè ba a Martenyę, autrefois la plaine du Rhône était presque toute marécageuse jusqu'à Martigny.
marechādze, s. f.  Sage-femme. Sage-femme. || Grimisuat id.
marechąwe, s. m.  Maréchal, forgeron. Maréchal, forgeron. Ce mot a aujourd'hui complètement remplacé le mot fąvre.
marenou -noua, adj.  Nu. Nu.
maŗętse, s. f.  Marais, pré marécageux. Marais, pré marécageux. L'è pa oun bon pra, l'è ona maŗętse, ce n'est pas un bon pré, c'est un pré marécageux.
maretséta, s. f.  Primevère farineuse (Primula farinosa). Primevère farineuse (Primula farinosa).
maŗetsou, -ja, adj.  Marécageux Marécageux. L'è maŗetsou per léi, c'est marécageux par là.
margótą Provigner. V. margóta, provin (proouin). Provigner. V. margóta, provin (proouin).
margóta, s. f.  Œillet des jardins. Œillet des jardins.
margótą, v. a.  Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc. Margótą pa hé flöo, chon pa méi frętsé apréi, ne touchez pas ces fleurs, elles ne sont plus fraîches après.
margyerita    s. f.  Pâquerette (Bellis perennis). Pâquerette (Bellis perennis).
margyerita  s. f.  Pâquerette (Bellis perennis) Se trouve dans l'expression: a frąntse margyeŗita, à la bonne franquette; en toute simplicité. Même expr. à Grimisuat.
mari, -rite, adj.  Stupéfait, bouleversé. Stupéfait, bouleversé. Ché' tan mari, j'en ai une grande contrition.
marindą, v. n.  Prendre le goûter. Prendre le goûter.
marin-na, s. f.  Femme. Femme. Terme général par opposition à  tsasyou, homme.  Marraine. I marin-na a mè, ma marraine.
marin-néta, s. f. Dim. De marin-na  Petite femme. Petite femme. || Petite marraine.
marmąle, s. f.  Marmaille. Marmaille. Fé pa oun pa chën trin-na apréi le tòte ha marmąle, elle ne fait pas un pas sans traîner après elle tout cette marmaille.
marméta Marmite. n. f.  V. ó°"wa. Marmite. n. f.  V. ó°"wa.
marmóta, s. f.  Marmotte. Marmotte.  Nom de vache de couleur grise.
marmóta, v. a.  Marmotter, murmurer. Marmotter, murmurer. L'è tó ó dzò apréi marmóta, il murmure toute la journée.
marmotsé, s. m.  Petit garçon, marmouset. Petit garçon, marmouset.
maŗó°"da, s. f.  Maraude. Maraude. Aa a maró°"da, aller à la maraude.
maŗó°"dą, v. n.  Marauder. Marauder.
maŗó°"dōo, s. m.  Maraudeur. Maraudeur. Dé maŗó°"dōo kyè l'an pa dé noun, des maraudeurs fieffés.
maroflé, s. m. et f. et adj.  Qui a un gros museau. Qui a un gros museau.
marokyën, s. m.  Maroquin (cuir). Maroquin (cuir).
maŗolį, s. m.  Sonneur de profession Sonneur de profession. Ce nom est un de ceux dont les variantes de formes sont presque infinies en afr. et fr. dialectal. || Grimisuat maŗolyį.
maron, s. m.  Croque-mort au temps de la peste. Croque-mort au temps de la peste.
maroni, s. m.  Marronnier. Marronnier.
maroundën-na, s. f.  Marron, fruit du marronnier. Marron, fruit du marronnier.
maŗowį Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï). Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï).
maŗowį, s. m.  Jeu de marelle. Jeu de marelle. Dzowe ou  maŗowi,  jouer  à  la  marelle.
martchyą   s. m.  Marché. Marché. Parti ba ou martchyą, aller (à Sion) faire le marché     chin ën martchyą avwéi ó vejën pó ona ątse, nous sommes en pourparlers avec le voisin pour l'achat d'une vache.  Chin l'è bon martchyą, cela est à bon marché. Prov. Chin kyè l'è a bon martchyą, l'è tórdzò trwa tchyè, ce qui est à bon marché, est toujours trop cher.
martchyą v. n.  Marcher. Marcher. L'a martchyą méimó, il a marché seul, se dit d'un enfant qui fait ses premiers pas.
martchyąe, s. f.  Forte trotte.  Forte trotte.  Syn. oun grou tró.
martchyan, -ąnda, s. m. et f.  Marchand. Marchand. Va vitó ba ou martchyan, descends vite au magasin.
martchyandą, v. a.  Marchander. Marchander. È fémąwé l'an a móda dé martchyandą tó chin kyè atsęton, les femmes ont l'habitude de marchander tout ce qu'elles achètent.
martchyandādzó, s. m.  Marchandage, action de marchander. Marchandage, action de marchander.
martchyanderéi, s. m.  Marchandeur. Marchandeur. Oun martchyanderéi dinché, un marchandeur pareil.
martchyandį, s. f.  Marchandise. Marchandise. Tous les produits de sulfatage.
martchyané, -néta, s. m. et f. Dim. de martchyan.  Petit marchand. Petit marchand.
mārtchye, s. f. Marche.  Marche. L'è oun crānó pó a mārtchye, c'est un fameux marcheur. || Distance. Kyënta mārtchye ba pé ha gyin-na! quelle distance pour descendre cette vallée !
martchyōo, -oja, s. m. et f.  Marcheur. Marcheur.
martéi Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse. Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse.
martéi, s. m.  Marteau. Marteau. Coin formé par une propriété qui n'est pas taillée en ligne droite. || Dent.
martené s. m.  Fleur du trèfle rouge. Fleur du trèfle rouge. Fou pra tó ródzó dé martené, les prairies toutes rouges de fleurs de trèfle.
martené s. m.  Forge, atelier de serrurerie Forge, atelier de serrurerie. Dan ó tin l'aïe dé martené préi da braserį ba a Chyoun, autrefois il y avait des forges près de la brasserie de Sion.
martëngąwa Martingale, ceinture à la taille. Martingale, ceinture à la taille.
martëngąwa, s. f.  Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde. Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde.
martéwą, v. a.  Marteler. Marteler. || En particulier, se dit de la marque que le forestier fait aux arbres pour indiquer qu'on peut les couper. 
martéwą, v. n.  Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. I pra martéwąe ënséi, le pré formait un «marteau» dans cette direction.
martéwādzó, s. m.  Martelage. Martelage.
martéwé, s. m. Dim. de martéi  Petit marteau. Petit marteau. Bóté a martéwé, souliers à «martelet»: anciens souliers de femme, s'attachant sur le «cou» du pied au moyen d'une lanière et d'une boucle.
marteweją, v. a.  Martyriser, tourmenter. Martyriser, tourmenter.
martïe, s. m.  Martyre. Martyre. Kyëntou martïe chin chou a têra  ! quels martyres sont ces gens sur la terre!
marvejéea, s. f.  Malvoisie. Vin fin du Valais. Malvoisie. Vin fin du Valais.
marvélé, v. n.  Se tourmenter, se débattre. Se tourmenter, se débattre. É marvélé é rin pwi achóbrą, et se tourmenter et ne pas pouvoir s'endormir.
maryą, v. a.  Marier. Marier. Epouser. L'a maryą avwéi ona dé Bąnye, il a épousé une femme de Bagnes.Prov. L'è i fan kyè mąryé a chi, c'est la faim qui épouse la soif. V. r. Fó°" être dó°" pó ché maryą, il faut être deux pour se marier.Prov. : ā cwite oun che mąryé, ā wejį oun che répįn, à la hâte on se marie, à l'aise on se repent. !  Fó°" pa maryą ó dzò di rwé, porté pa bonōo, il ne faut pas se marier le jour des Rois (6 janvier), cela ne porte pas bonheur. A Chën-Dzójé mąryon è j-ijéi, à la Saint-Joseph (19 mars) les oiseaux se marient.
maryādzó, s. m.  Mariage. Mariage. || Jeu de cartes.
maryóneta, s. f.  Marionnette; Marionnette; fille habillée comme une poupée, à la mode des villes.
masca (che) Se masquer. Se masquer. v. pron.  V.farata. 
maskyérāda, s. f.  Homme ou femme masqué. Homme ou femme masqué. || Syn. faŗąta.
masticą, v. a.  Mâcher, mastiquer. Mâcher, mastiquer.
mastįkye, s. m.  Mastic. Mastic.
mātchyę, v. a.  Mâcher. Mâcher. Che to mātsé pa byin ché frómądzó, té réistéŗé chou w'estoma, si tu ne mâches pas bien ce fromage, il te restera sur l'estomac.
mātchyó, mātchya, adj.  Fromage qui commence à pourrir. Fromage qui commence à pourrir. L'a metou oun bócon dé frómądzó chou a tabla, iré dé pōo mātchyó, il a mis sur la table un morceau de fromage qui était déjà pourri; l'a ó fla dou mątchyó, il sent la décomposition.
matchyówa, v. a.  Ecraser. Ecraser. I robą l'a pachą chou è prevwi dó°" ou tré có°", é l'a dri tó matchyówa, la meule a passé deux ou trois fois sur les poires et elle a immédiatement tout écrasé.
matën, s. m.  Matin.  Matin. Dé bon, dé gran matën, de bon, de grand matin; l'è enou a demëndze matën, il est arrivé dimanche matin; can vendre chou ó matën, quand viendra l'aube; dé matën pwi pa méi mè wéeą, des matins je ne puis plus me lever. || Dèmąn ó matën, demain matin.
mateną (che), v. r.  Se lever très tôt Se lever très tôt. Can oun va i batāa, l'è adon ky'oun che matęne, quand on va aux [prés] bâtards, on se lève très tôt; ręskyé pa dé che mateną ché, pas de danger que celui-là se lève trop tôt !
mateną, s. f.  Matinée. Matinée. L'a bala dé plodze tòt'a mateną, il a plu toute la matinée.
matęne, s. f. pl.  Matines. Matines.
matenį, -niŗe, adj.  Matineux. Matineux.
matéwāa, s. m.  Matelas, Matelas, óŗa l'an dé matéwāa iną pé mêin, maintenant on a des matelas même dans les mayens.
matin, s. m.  Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative. Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative.
matire, s. f.  Etoffe, matériaux, matière. Etoffe, matériaux, matière. Faŗōo prou oun pāa dé bóté, ma i pa dé matire óŗa, je ferais bien une paire de souliers, mais je n'ai pas la matière maintenant; vęjó atsetą dé matįŗe pó féré dé j-ālon, je vais acheter de l'étoffe pour faire des vêtements. Į | Fourrage. Kyënta béwa matire n'ën jou ën ché pra! quel beau fourrage nous avons eu en ce pré! || Ingrédient chimique pour sulfater la vigne. Pachą a matire, sulfater.
matirièwe Matériel,n. m.  Matériel,n. m. 
matraca Matraquer, v. tr.  Matraquer, v. tr. 
matrąca, s. f.  Matraque. Matraque.
matratą, v. a.  Maltraiter. Maltraiter. I matrąton tòte, ils maltraitent tout.
matręse, s. f.  Matrice. Matrice.
matresyou, -ja, adj.  Qui agit sur la matrice. Qui agit sur la matrice. È pi chon matresyou, les haricots affectent la matrice.
matséŗą    v. a.  Mâchurer. Mâchurer. || V. r. S'ta pouįŗé dé té matséŗą, si tu as peur de te mâchurer...
matséŗą   s. m.  Mâchuré. Mâchuré. Sobriquet qu'on donne aux gens de Nax.
matséŗa, s. f.  Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir. Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir.
matséŗéta, s. f.  Globulaire (Globularia vulgaris). Globulaire (Globularia vulgaris).
matséŗó, s. m.  Tout ce qui mâchure. Tout ce qui mâchure. Tótsé pa chin, l'è dé matséŗó, ne touche pas cela, cela machure.
mątsó, s. m.  Paquet . Paquet . Usité dans l'expression féré ó mątsó, préparer le paquet de cartes pour tricher.
matsolę, v. a.  Mâchonner. Mâchonner. || Se dit absol. en particulier des vaches qui mâchonnent du linge. Can oun va ëntsąn i ątse, fó°" pa achyę a brechąkye ou dé motchyōo pé ó fon, è ątsé matsolon chin kyè atrąpon, quand on mène pâturer les vaches, il ne faut pas laisser le bissac ou des mouchoirs par terre, les vaches mâchonnent tout ce qu'elles attrapent.
matsolon, s. m.  Morceau mâchonné. Morceau mâchonné. Il Syn. mātson, qui dérive de matchyę, tandis que mātsolon vient de matsolę.-
mātson Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée.  Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée. 
mātson, s. m.  Morceau mâché Morceau mâché. A Grimisuat, mātson désigne, en outre, le marc des fruits pressés.
măwa, s. f.  Malle. Malle.
mawacôo, s. m.  Désaccord, division. Désaccord, division. Oun brote mawacôo pé a comona, une vilaine division dans la commune.
mawąn, s. m.  Croûte, bouton, clou sur le corps Croûte, bouton, clou sur le corps. L'è plin dé mawąn pé a téita, il est plein de croûtes sur la tête.
mawané, s. m. Dim.de mawan   Petite croûte. Petite croûte.
mąwe  -oua, adj.  Mauvais, dangereux, Mauvais, dangereux, ona mąwa béitchye, une mauvaise bête.
mąwe  s. m.  Mal moral. Mal moral. L'è déstrą brote mąwe dé toua! c'est un très vilain mal que de tuer !  Pour mal physique on dit ma.
mąwe, adv.  Mal Mal. L'a prou mąwe trālą, il a très mal travaillé.
mawegréi, prép.  Malgré. Malgré.  Bon gréi, mawegréi, bon gré, mal gré.
mawegrį, adv.  En certaine quantité, tant soit peu En certaine quantité, tant soit peu. Che l'a mawegrį dé rejën, s'il y a tant soit peu du raisin.
mawën mawën`na, adj. et s. m. et f.  Malin, adroit, fin. Malin, adroit, fin.
mawën s. m.  Esprits diaboliques Esprits diaboliques. Leur nom reste attaché à une légende d'après laquelle les «malins» démolissaient la rive droite de la Morge à l'endroit dit Plan-Serné. Le curé Maret les en aurait chassés.
mawënįoste, adj. Injuste. Injuste.
mawënparąda, s. f.  Revers, infortune, déconfiture. Revers, infortune, déconfiture. N'aŗin prou ona mawënpaŗąda sti an! nous en aurons des revers, cette année! || Danger.
mawëntįnda, s. f.  Malentendu. Malentendu.
mawëntinsyóną, -nąe, adj. et s.  Mal intentionné. Mal intentionné.
mawenyę (che), v. r.  S'inquiéter, avoir des soucis.  S'inquiéter, avoir des soucis. Yó l'è déstrą vwéŗó mè mawęnyó can vën néi é kyè è moundó arouwon pa, moi, c'est extraordinaire combien je m'inquiète quand la nuit tombe et que nos gens n'arrivent pas.
maweprópramįn, adv.  Malproprement. Malproprement. Ché fé tó maweprópramįn, celui-là fait tout malproprement.
maweprópró, -propra, adj. et s.  Malpropre. Malpropre.
maweŗou, -ouįa, adj. et s. m. et f.  Malheureux. Malheureux.
maweroujamin, adv.  Malheureusement. Malheureusement.
mawęse, s. f.  Malice, méchanceté. Malice, méchanceté. L'an méi dé mawęse k'i crwéi, ils ont plus de malice que le diable. Ruse. L'a falou adzį pé dé mawęse, il a fallu agir par ruse.
mawesyou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Malicieux. Malicieux. Aa! peti mawesyou kyè t'éi, oh! petit malicieux que tu es.
mawesyouįamin, adv.  Malicieusement. Malicieusement.
mawijyą, -ąe, adj.  Difficile, malaisé. Difficile, malaisé. L'è mawijyą d'aį tòt'è pląché é dé pa ch'ënpatówą, il est difficile d'avoir toutes les charges et de ne pas s'engluer.
māwó, s. m.  Mâle. Mâle. || Terme de charpentier. Pièce de bois à tenon destinée à être affourchée à une pièce à feuillure ou à rainure, appelée fémawa.
māwra , s. f. Mauve sauvage Mauve sauvage
māwra , s. f.  Bille, gobille Bille, gobille. Il en est de trois espèces: 1° la bille ordinaire, en pierre; 2° la bille en terre cuite; 3° la bille en verre qui vaut plusieurs billes, selon sa grandeur et sa beauté. Pour dzowę ā māvra, on trace sur le sol une ligne horizontale (í rąe) et plus loin un triangle (i bįtchyó). Placés autour du triangle, tous lancent leur bille vers la ligne droite; celui dont la bille est le plus près de la ligne joue le premier, et les autres d'après le rapprochement de la bille. Le premier joueur, depuis la raie, lance sa bille vers le triangle dans lequel est l'enjeu; si sa bille reste dans le triangle, il est mis hors de combat et attend que le jeu soit fini.
mayó, s. m.  Petit haricot. Petit haricot.
māyou, māyouja, adj et s.  Mal vu. Mal vu.  Prov. Fé pa bon d'enį vyou, o-n-è trwa māyou, il ne fait pas bon vieillir, on est trop mal vu.
mazïe, s. f.  Caoutchouc Caoutchouc. L'a ona tsąnba dé mazïe, il a une jambe en caoutchouc.  Boule en caoutchouc utilisée pour jouer à la balle.
mazoca Mazurka, danse,  n. f.  Mazurka, danse,  n. f. 
mè, pron. régime, absolu et conjoint de la première personne du singulier.  Moi. Moi. Ché tsapéi l'è a mè, ce chapeau est à moi; ëntchyé mè, chez moi; pó cąnta dé mè, quant à moi; pòr mè, pour moi.  Avant le verbe se place après le régime direct: to ó mè bąlé, tu me le donnes. Après un impératif: bąlé mè chin, donne-moi cela; idzé mè, aide-moi.
mécanįkye, s. f. Mécanique. Mécanique.  En particulier l'enrayure  à  manivelle  du char. Charą a mécanikye, serrer le frein.
mécanisiin Mécanicien.n. m.  Mécanicien.n. m. 
mécha, s. f.  Messe. Messe. Nó véjin a mécha, nous allons à la messe; i promyęŗe mécha, la première messe d'un nouveau prêtre; i gran mécha, l'office chanté: í mécha mateniŗe, la messe du matin; i mécha bącha, la messe basse.  L'expr. déŗé mécha veut aussi dire devenir prêtre. Etodié pó déŗé mécha, il étudie pour devenir prêtre; í di mécha, il dit la messe, syn. de «il est prêtre».
méchadjyę, v. a.  Faire savoir par messager. Faire savoir par messager. L'a méchadjyą a Batista d'enį ba, il a demandé à Baptiste [par un messager] de descendre.
méchądzó, s. m.  Message, commission, invitation. Message, commission, invitation.
mèche, s. f.  Mèche. Mèche.
méchondze, s. f.  Mensonge. Mensonge. Dans le langage des charpentiers, fetchye ona méchondze veut dire: ajouter un morceau de bois quand on a trop coupé deux poutres qui devaient se toucher par les bouts.
mechon-fosele (ā), loc. adv.  Très tard. Très tard. |Į «A la moisson faucille», comme on dirait «après dîner moutarde».
mechyon, s. f.  Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels. Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels.
mechyónêró, s. m.  Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission. Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission.
méclą, v. a.  Mêler. Mêler. Méclą d'éivwe é dé vën, mélanger de l'eau au vin. V. r. Se mélanger.
méclatchye, v. a.  Mélanger (sens péjoratif). Mélanger (sens péjoratif). Ròkye parlé rin ó patwé, ma tòrdzò tó méclatchye dé fransę, dé patwé, Roch ne parle point le patois, mais toujours il mêle du français et du patois.
mécló , s. m.  Mélange. Mélange. En part, mélange de foin et de paille; mélange de vin blanc et de vin rouge.
mécló -cla, adj.  Mêlé. Mêlé. L'a mécló dé fandan é dé moscą, il y a du fendant et du muscat mélangés. Ne pas confondre cet adj. avec le part. méclą, -cląe.
medąle, s. f.  Médaille. Médaille.
mediócramįn, adv.  Médiocrement. Médiocrement.
mediócró, -cra, adj.  Médiocre. Médiocre.
médzó, médze, s. m. et f.  Guérisseur, médecin de campagne. Guérisseur, médecin de campagne. Le mot a à peu près disparu du patois de Savièse; on ne l'entend que pour désigner le guérisseur d'Hérémence: i médzó d'Erêmįnse.
mêe   s. m.  Mars. Mars. Prov. Plodze dé mêe, rin ó bën dèjêe, pluie de mars rend le bien (la campagne) désert.
mêe  s. f.  Mer. Mer. I biŗį a mêe é è péchon, il boirait mer et poissons (soif ardente).
mégró, -gra, adj.  Maigre.  Maigre. Kyè l'è enou mégró, l'a pa ky'a péi é è į-ó°"ché, qu'il est devenu maigre, il n'a que la peau et les os; dé pra, dé tsan mégró, des prés, des champs maigres (dont la terre est peu profonde).  Féré gra, mégró, manger de la viande, faire des repas maigres; oun frómądzó mégró, un fromage maigre, fait avec du lait écrémé. || Mégró cóm'oun trepi, maigre comme un trépied.-
méi  s. f.  Huche, maie, pétrin. Huche, maie, pétrin. I méi di catson, bassin dans lequel on enlève le poil au cochon tué. || Place du pressoir en forme de maie carrée et peu profonde destinée à recevoir le marc.
méi adv.  Plus. Plus. L'an méi dé chąnse kyé nó, ils ont plus de chance que nous; i rin méi, je n'ai plus rien; pwi pa méi, je n'en puis plus; méi iną, méi ba, méi outre, plus haut, plus bas, plus loin; pa méi kyè to, pas plus que toi. || Ché kyè pou méi, à qui mieux mieux.  Méi semble avoir le sens de dorénavant, à l'avenir, dans ces phrases: l'è pó rin méi dé prind'iną ó mówé, cela ne sert plus à rien de prendre le mulet; l'è ënmódą i gran górdze dé Chavyeje, l'è fornį méi, la grande gueule de Savièse est en mouvement, c'est désormais fini pour nous.  Prov. Méi dé blāga kyè dé fé, plus de blague que de fait; méí oun reboudze, méi chon-né crwéi, plus on remue, plus cela sent mauvais.
mêin Mayen. Wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na. Mayen. wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na.
mêin, et plus rarement main, s. m.  Mayen.  Mayen. Pâturages avec étables et habitations situés à mi-hauteur, à Savièse entre 1000 et 1800 mètres d'altitude environ. On y conduit le bétail, une première fois au commencement de l'été, puis les troupeaux les quittent pour se rendre aux hauts , pâturages, appelés «montagnes». Vers la fin de l'été, ils redescendent aux «mayens» (mayen d'automne). Les «montagnes» sont par indivis et appartiennent aux «consorts», tandis que les «mayens» - exe. celui de Tsaŗêįn - appartiennent à des particuliers. Durée du temps qu'on passe au mayen. Lïtą maāda tó ó mêin, elle a été malade tout le temps du «mayen». || S'emploie qqf. pour chalet (habitations temporaires) et propriétés attenantes: n'ën dó°" mêin iną ën Rouwa, nous avons deux chalets à R. || Nom des principaux mayens: Dòrbanyon, le plus élevé; Dilónye, Tsaŗêįn, Laŗį, Rouwa, Chóreché, Vouąnyó, Boŗimó, Vise, Gouŗa, Serné, Mi, Bon, Mêin da Dzōo.
méitra, s. f.  Seau  Seau . Grand seau ovale en bois, avec une grande anse rigide sur le côté, ayant un trou ovale comme poignée, servant en partie, à porter à manger aux porcs.
méitrą, s. f.  Contenu de la méitrą (seau) Contenu de la méitrą (seau)
méitréta, s. f. Dim. de méitra.  Petit seau. Petit seau.
méitron, s, m.  Petit seillon. Petit seillon.
méjāwé, adj.  Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Avwéi ché tin n'ën pa jou dé bóné pómé, è j-oné iŗon ó°"léi è j-ātré méjāwé, avec ce temps nous n'avons pas eu de bonnes pommes: les unes étaient «huilées», les autres noires.
mejoŗa s. m.  Verbe pris substantivement. Verbe pris substantivement. Mesurage du lait à la montagne, ën Tsanfléŗon l'an jou ó mejoŗa a chenąn-na pachą, à Tsanfleuron on a eu le mesurage la semaine passée. Le jour du mesurage est choisi par le consortage afin de fixer, d'après la quantité de lait de chaque vache,la part de «fruit» auquel a droit chaque propriétaire. Ce mesurage ancien n'existe plus à Savièse. Le lait de chaque vache est mesuré maintenant après chaque traite.
mejoŗa v. a.  Mesurer Mesurer. S'emploie spécial, pour désigner le mesurage du lait à l'alpage. Vajíon iną pé ó 7 ou 8 dé jolé é mejoŗāon pé a Chën-Dzākye, les vaches montaient à l'alpage vers le 7 ou 8 juillet et on mesurait vers la St-Jacques (25 juillet).
mejoŗa, -ŗae, adj.  Mesuré, réglé. Mesuré, réglé.
mejoŗa, s. f.  Mesure. Mesure. L'a fé bóna mejoŗa, il a fait bonne mesure: il n'a pas lésiné. || Fig. Fó°" pèrtó 'na mejoŗa, en toutes choses, il faut une mesure. Prov. Can i mejoŗa l'è plin-na, ton.mè, quand la mesure est comble, elle déborde. || La mesure vaut un double-décalitre; la demi-mesure (demyę mejoŗa) un boisseau ou décalitre; le quart de mesure (cāa dé mejoŗa) un demi-décalitre, soit 5 lt.
mejoŗăbló, -bla, adj.  Mesurable. Mesurable.
mejoŗéta, s. f. Dim. de mejora,  Petite mesure. Petite mesure.
mejoryou Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort. Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort.
mejoryou, s. m. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage.
melāa, s. m.  Milliard. Milliard.
mèle, s. m.  Grande mailloche Grande mailloche. I mèle l'è méi grou k'i malotse, l'è pó tapa è cwën ā bwite, le mèle, est plus grand que le mail, il sert à frapper sur les coins en fer.
méléta, s. f.  Chénopode (Chenopodium glaucum). Chénopode (Chenopodium glaucum).
meliŗę, v. n.  S'améliorer. S'améliorer.  Prov. Tó tsąndzé é rin mélįŗe, tout change et rien ne s'améliore.
meliŗémįn, s. m. Amélioration Amélioration. L'a pa dé melirémin, il n'y a pas d'amélioration.
melon  s. m.  Million. Million.
melon  s. m.  Moellon, menue pierre Moellon, menue pierre. Fransi Batchyąn démandąé tòrdzò dé melon, Fr. B. (un célèbre maçon) demandait toujours des moellons.
melon, s. m.  Manchon. Manchon.
melónēŗó, s. m.  Millionnaire. Millionnaire.
melōo, melōja, adj. comp, de bon, bóna.  Meilleur. Meilleur. Vw'aŗéi prou melōo tin kyè nó, vous aurez bien meilleur temps (la vie plus facile) que nous.
memó Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó. Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó.
memó .-ma adj. Autre forme de méimó. Autre forme de méimó.
mémo, -ma, adj.  Même. Même. L'è tòrdzò i méma tsanson, c'est toujours la même chanson.  Mémo, méma, moi-même, toi-même, etc. L'a fé chin mémo, il a fait cela lui-même; va mémo, il marche seul; che tën prou méma ha, celle-là sait bien sauvegarder son droit elle-même.
memwire, s. f.  Mémoire. Mémoire. Kyënta memwiŗe fó°" ai pó chai pé côo tan dé byo j-êe! quelle mémoire il faut avoir pour retenir tant de belles mélodies! || Dé memwiŗe, d'heureuse mémoire; i pare dé memwiŗe, mon père défunt.
mena, s. f.  Mine. Mine. Prov. Mena dé trintchyoun, powį dé rin, mine de tranche-montagne, pouvoir de rien . 
mena, v. a.  Conduire les vaches au pâturage; Mener, conduire. Mena ëntsąn è ątsé, conduire les vaches au pâturage; mena bire, conduire les bêtes à l'abreuvoir, conduire des gens à la cave pour boire; mena a winvwa, ó bâté, mener la langue,le «battant» (parler beaucoup); mena w'éivwe chou ó pra, mener l'eau sur le pré (pour l'arroser); mena amou ó meŗesën, conduire le médecin de Sion chez un malade; mena a bwéea, lessiver; mena è j-orgyé, jouer de l'orgue. || Mena a chiwa, rentrer le seigle. L'a prou mena ó cou pó chéé tó ché pra, il a branlé le derrière à son aise pour faucher tout ce pré.
menache, s. f.  Menace. Menace.
menachįn, -inta, adj.  Menaçant. Menaçant.
menachyę, v. a.  Menacer Menacer. L'a djya 'na vwārba k'i tin menache, il y a déjà un moment que le temps est menaçant. Il V. r. Che chon menachyą avwéi ó coutéi, ils se sont menacés du couteau.
menacou   s. m.  Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière). Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière).
mēnbrelé, s. m.  Nombril. Nombril.
mēndjyę   , v. a.  Dissiper, dépenser. L'a tó mëndjyą ó bën, il a dissipé tout son bien. Į| Cf. peca qui est plus réaliste.
mēndjyę   , v. a.  Manger.Cf. peca qui est plus réaliste. Manger. || . ||
mēndjyę   , v. a.  Pâturer: Oŗa i pra dou Meŗën l'è mëndjyą, nó mëndzérin adį óŗa ché dé Tsānyó, maintenant le pré de M. est mangé (par nos vaches), nous pâturerons dorénavant celui de T
mēndjyę s. m.  Le manger Le manger. Achyę ba ó mëndjyę, cesser de manger.
mēndjyou s. m.  Mangeur. Mangeur.
mēndząn-na, s. f.  Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Chin l'è dé cwēe ky'oun pou prou ënpléé pó mëndząn-na, voilà du cuir qu'on peut bien employer pour doublure de semelle.
mëndzeton, adj. et s. m.  Pois gourmand, pois mange-tout. Pois gourmand, pois mange-tout.
meneca Personne peu intelligente Personne peu intelligente.n. f.  Chon vrémin dé menekyé, ce sont vraiment des personnes peu intelligentes,
menetri, s. m.  Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur. Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur.
mënmamįn, adv.  Mêmement. Mêmement.
mënmó, mënma, adj.  Même . C'est le même mot que mémo, -a, avec prononciation un peu différente.
menoflon, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. || Syn. malotson
menojeŗi, s. f.  Menuiserie. Menuiserie.
menojyè, s. m.  Menuisier. Menuisier. L'è pa menojyè, ma arindzé adéi byin, il n'est pas menuisier, mais il répare pas mal.
menontron Personne peu débrouille, Personne peu débrouille,
menontron, s. m.  Petit gosse. Petit gosse.
menouta, s. f.  Minute. Minute.
menyóną , -nāe, part, et adj. Attifé, orné avec exagération.  Attifé, orné avec exagération.
menyóną v. a.  Attifer. Attifer. Prou é prou menyóną hé borate, attifer exagérément les filles. V. r. S'attifer, se parer avec exagération. Fé pa d'ātró kyè che menyóną tó ó tin, elle ne fait pas autre chose que s'attifer tout le temps.
menyou, s. m.  Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies. Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies.
menyou, s. m.  Laisse avec laquelle on mène les animaux Laisse avec laquelle on mène les animaux. Menāe ó rnówé avwéi ó menyou, il conduisait le mulet en laisse.
meouindjye  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr.  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr. 
meouindzó  Mélange. Syn. mécló. n. m.  Mélange. Syn. mécló. n. m. 
meprį, s. m.  Mépris. Mépris. L'a fé chin pó féré dé meprį a nó, il a fait cela en signe de mépris pour nous.
meprijįn, -jinta, adj.  Méprisant. Méprisant.
meprijyę, v. a.  Mépriser, dédaigner, traiter durement. Mépriser, dédaigner, traiter durement. Meprijyę ne correspond pas exactement à «mépriser», qui se rend par ai tįn-na dé cā-coun, pa an-mą, etc. Kyëntou brote j-infan pó meprijyę è paŗin can chon vyou, quels enfants dénaturés pour traiter avec dureté - ou négliger -les parents âgés; iré amou ā pënta é l'a cóminsyą a meprijyę sti, a meprijyę ha, il était à la «pinte» et il s'est mis à déblatérer contre celui-ci et contre celle-là; i capotsën sti an nó j-a meprijyą, cette année le capucin a dédaigné notre offrande (il n'a pas passé chez nous à la quête). V. r. Se manquer réciproquement d'égards. Che meprijon entre rlōo tąnkyè pouwon, ils se manquent d'égards tant qu'ils peuvent.
meŗācló, s. m.  Miracle. Miracle. L'è prou oun meŗācló kyè vó venyechą oun ādzò nó vêre, c'est bien un miracle que vous veniez une fois nous faire visite. Guérison miraculeuse.
mêrda, s. f.  Merde. Merde. Homme ou femme de peu de valeur. Kyënta mêrda dé côo! quel triste sire !  Mot bassement employé dans une foule d'expression, d'insultes et de jurons. Il Interj. marquant la surprise, le dépit. Zut !  Prov. Mąrya y têra, mąrya męrda, qui épouse la terre, épouse la misère.
mêrdafêe, s. f.  Mâchefer, scorie de fer. Mâchefer, scorie de fer.
mêrdeŗi, s. f.  Chose méprisable. Gens de rien Chose méprisable. Gens de rien. Ha mêrdeŗi dé moundó! ces gens de rien!
mêrdou, s. m.  Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique. Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique.
meŗesën, meŗesęna, s. m. et f.  Médecin, guérisseur Médecin, guérisseur. I meŗesën Douboue, le médecin Dubuis, un rebouteur célèbre.
meŗeseną, v. a.  Médeciner. Médeciner.  V. r. Se médeciner.
meŗetą, v. a.  Mériter.  Syn. ameŗetą. Mériter.  Syn. ameŗetą.
meŗęte, s. m.  Mérite. Mérite.
meŗetįn, -ta, adj.  Méritant Méritant, I chwįŗa l'è méi meŗetinta kyè to, ta sœur mérite plus que toi.
mèrgachyę, v. a.  Ecraser, réduire en purée. Ecraser, réduire en purée. Dé tsêe dé pówę é dé ri mèrgachyą, de la viande de coq et du riz en purée.
męrgó, -ga,  Humide, mouillé.adjectif. adjectif. Humide, mouillé. L'è o-n-outon męrgó, c'est un automne humide.
mèrgyèwą, v. a.  Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie. Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie.
meŗije, s. m.  Merisier. Merisier. || Syn. meŗijyę.
meŗijyę, s. m.  Merisier (Prunus avium). Merisier (Prunus avium). I meŗijyę l'è ché di grafyon di tsën, le merisier est l'arbre qui produit les cerises des chiens.
merjęwe, s. m.  Mortier de cuisine. Mortier de cuisine. Pó pitą a cha é è gromą di nwé o-n-ënplįe ó merjewe, pour piler le sel et les noyaux de noix, on emploie le mortier.
męrla, s. f.  Merle. Merle.
męrla-griva, s. f.  Grive. Grive.
mèrloche, s. m.  Merluche, Merluche, ën ché tin o-n-aįé jaméi dé tsêe tó ó tin da caŗïma, o-n-atsetāé dé į-aŗin é dé mèrloche, en ce temps-là on n'avait jamais de viande pendant le carême, on achetait des harengs et de la merluche.
méŗó°"wą,  v. n.  S'amuser. S'amuser. Méŗó°"wó pa méi   je cesse de jouer. || Le réfl. est aussi très usité.
méŗó°"wą, -āé, part, et adj.  Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Tòté tan arindjyą, tan méŗó°"wą outòr dé mijon, tout si bien arrangé, si bien préparé autour de la maison.
méŗó°"wa, s. f.  Objet pour s'amuser, joujou. Objet pour s'amuser, joujou. Dé méró°"wé di tącó, des amusements bêtes. Prov. È j-ansyąn l'an tòrdzò de: è méŗó°"wé venyon amąŗé, les vieux ont toujours dit: les badinages deviennent amers. Pa dé méŗó°"we équivaut à un superlatif. L'è oun savąn, pa déméŗó°"we, c'est un très grand savant.
méŗó°"wéta, s. f.  Petit jouet. Petit jouet. Dim. de méŗóouwa.
méŗó°"wi, s. m.  Qui aime s'amuser. Qui aime s'amuser. L'è oun méŗó°"wį, chon tui dinché è deri, il s'amuse toujours, ils sont tous ainsi les derniers-nés.
mèrsi.  Merci. Merci. N'ëntandįn mèrsį, en attendant, merci. Manière de faire entendre qu'on saura récompenser effectivement le service pour lequel on remercie.
mèrvelqu  Merveilleux.adj.  Merveilleux.adj. 
mēryę, v. a. (cf. ameryę).  Mirer. Mirer. I mērye grantin é mąnkyé a chįba, il mire longtemps et manque la cible. Il V. r. Se mirer. È dzowéné che męryon chowin ou meryou, les jeunes filles se mirent souvent au miroir.Prov. Mēryę é remēryę é pó fornį fiŗe ā mêrda, mirer et mirer encore, et à la fin il touche le néant (il faut savoir agir quand le moment est venu).
meryou, s. m.  Miroir. Miroir. Va rada ou meryou va te regarder au miroir.
męsa, s. f.  Rate. Rate.
mestïe, s. f.  Chose importante, mystère. Chose importante, mystère.
meta, s. f.  Bronze. Bronze. On'ó°"wa dé meta, une marmite de bronze. || Voy. le mot gwįje.
mètanįŗe Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant. Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant.
mètaniŗe, s. f.  Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Probablement un adj. dérivé du subst. meta. Foura di į-ëntèrèmin chon-non pa vwéŗó a metaniŗe, hormis aux enterrements, on ne sonne guère la «métanire».
metan-na, s. f.  Mitaine, gant de laine. Mitaine, gant de laine.
mètchyin, -inta, adj. et s. m. et f.  Méchant. Méchant. Oun mówé mètchyin, un mulet méchant.
mètchyintètą, s. f.  Méchanceté. Méchanceté.
metise, adj. et s. m.  Hermaphrodite. Hermaphrodite.
métra, s. f.  Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Rlwi l'a rin a comanda, l'è le i métra, lui n'a rien à commander, c'est elle la maîtresse. Il Maîtresse d'état, qui a fait un apprentissage (tailleuse p. ex.). Il Métra ne désigne jamais l'institutrice.
métra, s. m. Métral, vigneron pour le compte d'autrui.  Métral, vigneron pour le compte d'autrui. Celui qui est chargé de trouver les ouvriers pour les travaux des routes, des bisses, etc. I métra di manouŗé, le maître des travaux publics;°", le chef de l'alpage; í métra dou Tórin mārkye è dzornié di į-ovrį; è dó°" procoryou van atò féré ó tó dou Tórin, le métral du Torrent marque les journées des ouvriers; les deux procureurs font à tour de rôle la visite du Torrent-Neuf. Il Fig. Qui aime à commander.
métrąwa Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches. Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches.
métrawa, s. f.  Femme tyrannique. I féna iré ona métrawa, c'était une femme tyrannique.
métrawa, s. f.  Maîtresse vache d'un troupeau. Maîtresse vache d'un troupeau. 
métré  s. m.  Maître. Maître. I métré, le maître (cordonnier, menuisier); o-n-é pa métré dé féré cómin no ou, on n'est pas libre de faire comme on veut.
métré, v. a.  Mettre. Mettre. Métré ën vęnye, planter une nouvelle vigne; métré dëntò, commencer; ó t'an metou chou è gadzété, ils ont parlé de lui dans les journeaux; métré ó ma a cācoun, insinuer [à qqn] des soupçons sur une autre personne; métré chou, mettre un repas sur le feu; l'a prou metou ba choun orgwé, elle a déposé son orgueil (elle se vêt plus simplement). || Métré bó°", mettre du bois, pousser fortement; i atsé mè oun byo ouŗó, le pis de la vache grossit bien; è tsan méton grou dé crwĕe į-êrbé sti an, les champs ont beaucoup de mauvaises herbes cette année.  Métin, supposons. V. r. Che métr'ou le, s'aliter. Prov. Mārya té, mè té a corda ou có°" ! marie-toi, mets-toi la corde au cou !
métrècha, s. f.  Maîtresse.La bonne amie,  Maîtresse.La bonne amie, 
métréé, v. a.  Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser. Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser.
métro, s. m.  Maître. S'emploie qqf. pour métré  Maître. S'emploie qqf. pour métré 
metrwįje, s. f.  Maîtrise, direction des affaires. Maîtrise, direction des affaires.
métsanse, s. f.  Malchance (peu usité en ce sens). Malchance (peu usité en ce sens). Ce mot forme de nombreuses locutions: fótré a métsanse, envoyer promener; ona vya dé métsanse, un scandale du diable; di a Fortse tin kyè ba i promyęŗe mijon l'a oun tró dé métsanse, de la Furka aux premières maisons, il y a un chemin sans fin.  Afr. meschéance.
metse, s. f.  Miche faite de fleur de froment, brioche. Miche faite de fleur de froment, brioche.
mèwą, v. a.  Mêler, mélanger Mêler, mélanger. || Cf. ch'ënmèwą.
męwe, s. m. et adj.  Mille, mil. Mille, mil. w'an męwe sën sin, l'an 1500.
mewën, s. m.  Agneau. Agneau.
mèwepertui, s. m.  Mille-pertuis (Hypericum perforatum). Mille-pertuis (Hypericum perforatum).
mèwéŗéi, s. m.  Qui se mêle de tout. Qui se mêle de tout. Nó nó chin pa dé fou mèwéŗéi,  kyè chon pé tòté è ó°"té, nous ne sommes pas de ces gens qui se mêlent de tout dans tous les coins.
mewįęa s.f.  Mélisse (Melissa officinalis). Mélisse (Melissa officinalis).
mewitéŗó, s. m.  Militaire. Militaire. È mewitéŗó che vïon matratą gordó, les soldats sont fameusement maltraités. Il Adj. I pa mewitéŗó, le pas militaire.
mi     prép.  A moins, hormis. A moins, hormis. Forme abrégée de ormį. Mi kyè foche rlwi, à moins que ce ne soit lui.
mi  s. m.  Miel. Miel. Douse cómin dé mi, doux comme du miel.
mi  s. m.  Mois. Mois. I peti mi, le mois de février. Les douze mois: janvyè, fevri, mêe, avrį, māe, jouën, jolé, ó°", sétąnbre, ótóbre, nóvąnbre, désanbre.
miįéŗą, s. m.  Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre. Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre.
miįeŗablamin, adv.  Misérablement. Misérablement.
miįeŗābló, -bla, adj.  Misérable. Misérable.
miįewicòrde  Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise. Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise.
mįja Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie.  Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie. 
mįja, s. f.  Enchère, mise. Enchère, mise.
miją, v. n.  Enchérir, surenchérir. Enchérir, surenchérir.
mijéŗe, s. f.  Misère. Misère.  Prov. I mijéŗe chyou ómó, la misère suit l'homme.
mijon, s. f.  Maison. Maison. I mijon dou comoun, la maison communale. || Le mot s'emploie sans article: vindre mijon, borlą mijon, demountą mijon (vendre, brûler, démolir la maison). La maison du paysan de Savièse comprend une cave pour le vin (i sewi derën), une cave pour les légumes (í seouį déeąn ou defouŗa); sur les caves il y a une ou deux dépendances (chąwa, «salle»); au-dessus de celle-ci, il y a la chambre (í pįló) et à côté une chambre plus petite (tsanbroń); devant se trouve la cuisine (cojena), d'ici, par une galerie, on accède aux lieux d'aisances (carāe) qui font une petite tour carrée, adossée contre le mur. Sur les deux chambres s'étend le galetas (chou ó pįló), surmonté du toit (ti).
mijóną, s. f.  Maisonnée. Maisonnée.
mijónéta, s. f. Dim. de mijon.  Petite maison. Petite maison.
mijonį, s. m.  Casanier. Casanier. || A Grimisuat: lé mejoni sont ceux qui restent au village pendant la période des «mayens».
mijōo, s. m.  Enchérisseur, miseur. Enchérisseur, miseur.
mikye-makye, s. m.  Micmac, intrigue. Micmac, intrigue.
miléne, s. f.  Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine. Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine.
mimi, s. m.  Baiser, dans le langage des enfants. Baiser, dans le langage des enfants.
min    Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. || Du lat. mens.
mina, s. f.  Mine, charge d'explosif.  Mine, charge d'explosif.  Fig. .
mina, s. f.  Travail rémunérateur, spécialement la vigne par rapport au métral Stou j-an pacha l'aïé ona mina, óra l'a pa méi, ces années passées il avait une vigne à travailler (comme métral), maintenant il n'en a plus.
mina, v. a.  Miner, enlever à coups de mine. Miner, enlever à coups de mine.
minadjyè, -ere, adj. et s. m. et f.  Econome, ménager. Econome, ménager. Fou kyè chon minadjyè dou tin l'an tòrdzò prou wejį, ceux qui sont économes du temps ont toujours assez de temps.
minadjyę, v. a.  Ménager, économiser. Ménager, économiser.
minadzé, s. m.  Petit ménage. Petit ménage.
minadzémin, s. m.  Ménagement. Ménagement.
minādzó, s. m.  Ménage. Ménage. Oun grou minādzó, un ménage nombreux. Prov. Minādzó dé garchon, minadzó dé catson, ménage de vieux garçon, ménage de cochon.-
minbrą, -āe, adj.  Membre. Membre.
minbré, s. m.  Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche. I minbré dou petson, la douille de la petite pioche.
mįnbró, s. m.  Membre. Membre. Ai ma pé è minbró, avoir mal dans les membres. Il Membre d'une société.
minchyon, s. f.  Mention. Mention. L'a pa fé minchyon dé té, il ne t'a pas mentionné.
minchyóną, v. a.  Mentionner. Mentionner.
mindró, -dra, adj.  Moindre, pire. Moindre, pire. Prov. Méi o-n-é pó°"ŗó, mindró l'è, plus on est pauvre, pire c'est.Adv. L'a pri ó rémyédó é l'è jou mindró, il a pris le remède et c'est allé pire.
miné, s. m.  Petit chat, dans le langage des enfants; sert a appeler: miné, miné, miné... Petit chat, dans le langage des enfants; sert a appeler: miné, miné, miné...
minéi, s. m.  Minuit. Minuit. Ha mécha dé minéi, cette messe de minuit; ā miné1, à minuit.
ministre, s. m.  Ministre protestant, pasteur. Ministre protestant, pasteur.
minon, s. m.  Petit chat, dans le langage des enfants. Petit chat, dans le langage des enfants.
minon, s. m. pl.  Poussière sous forme de léger duvet floconneux. Poussière sous forme de léger duvet floconneux.
minōo, s. m.  Mineur. Mineur. L'a falou dé minōo pó féré choutą ché chéi, il a fallu des mineurs pour faire sauter ce rocher.
mįnsó, -sa, adj. et s. m. et f.  Mince Mince. || Syn. prën.
minta Esprit Esprit,n. f. utilisé uniquement dans l'expr. Ini â minta, venir à l'esprit ;fére â minta, faire de mémoire, 
Minta ródze menthe des champs (Mentha ar-vensis L.). menthe des champs (Mentha ar-vensis L.).
mintātró s. m.  Menthe des ruisseaux (Mentha aquatica L.). Menthe des ruisseaux (Mentha aquatica L.). Syn. chon-nabon di crapó.
minteri, s. f.  Mensonge. Mensonge.  Devinette:oun marenou, è man i póchyé, côo apréi ona wįvra é tën pé a cąvwa? ona minteri, un homme nu, les mains dans les poches, court après un lièvre qu'il tient par la queue? -un mensonge.
mintojeri, s. f.  Menterie. Menterie.
minton, s. m.  Menton. Menton.
mintōo, -oja, s. m. et f.  Menteur. Menteur.
mistęŗé, s. m. pl.  On appelle ainsi quinze petites bannières représentant les mystères du Rosaire et que les enfants de Marie portent dans les processions. On appelle ainsi quinze petites bannières représentant les mystères du Rosaire et que les enfants de Marie portent dans les processions.
mitchita, s. f. Dim. de mitchya.  Petite moitié. Petite moitié.
mitchya, s. f.  Moitié, Moitié, ona bóna mitchya, une forte moitié; l'ïtą a mitchya ëntètą, il a été à moitié tué.  Comme un peu partout, ce mot s'emploie faussement pour désigner une quantité double: l'a balą a mitchya dé plo, il a donné la moitié plus (le double); l'è a mitchya méi pèjąn kyè chó, deux fois ce poids; t'a vindou a vènindze a mitchya trwa bon martchyą, tu as vendu la vendange pour un prix de moitié moindre que ce qu'elle valait. Il Avec un sens indéterminé: ha éivwe l'è a mitchya trwa tsāda, cette eau est beaucoup trop chaude.
mitchyafóou, -fóououa, s. m. et f.  Toqué, individu à moitié fou. Toqué, individu à moitié fou. || Syn. myéfó°"
mitchyę, s. m.  Métier. Métier. L'a rin aprį dé mitchyę é l'è maweŗó°" óŗa, il n'a pas appris de métier et il est malheureux maintenant.
mitįn, s. m.  Milieu. Milieu. N'ën ona grąndze per mitįn avwéi rlōo, nous possédons une grange avec eux, par moitié; ou mitįn dé vāe, au milieu du chemin.
mitona Couver sous la cendre Couver sous la cendre. v. intr.  Néol. Syn. motena.
  s. f.  Mort. Mort. Condaną a mò, condamner à mort.  Prov.: ā mò é ou maryądzó, ron tòté è pątse, à la mort et au mariage, on rompt tous les contrats.
mò ,  môrta, adj. et s. m. et f.  Mort. Mort. Chon tui mò, ils sont tous morts. Venyon ënséi óŗa ëntó ó mò, ils arrivent maintenant avec le mort. Il Revenant. L'a pwire di mò, il a peur des revenants.Prov. I mò di féné, retchįnse d'ómó, mort de femme, richesse d'homme.
mó, s. m.  Mot. Mot. L'a pa de oun mó, il n'a pas dit un mot. N'ën balą ó mó, nous nous sommes entendus. |Į On dit aussi mòse.
mobelę, s. m.  Mobilier. Mobilier.
moblą, v. a.  Meubler. Meubler. I cote pó moblą ha mijon, cela coûte cher de meubler cette maison.
mōbló, s. m.  Meuble. Meuble.
mócą (che), v. r.  Se moquer. Se moquer. || Souvent on entend la forme ch'ën-mócą.
móca, s. f.  Morve, mucosité des narines. Morve, mucosité des narines. Il Syn. mókyéŗéi
mócachou, s. m.  Morveux.  Morveux. 
mócatéwé Groseille à maquereau (Ribes uva-crispa L.). La groseille rouge est appelée rejené ou rejën dé Chën Djyan, raisin de Saint-Jean. Groseille à maquereau (Ribes uva-crispa L.). La groseille rouge est appelée rejené ou rejën dé Chën Djyan, raisin de Saint-Jean.
Mócatéwé, s. m.  Groseille (Ribes gros-sularia). Groseille (Ribes gros-sularia).
moche, s. m.  Ancien titre honorifique du curé, monsieur le curé. Ancien titre honorifique du curé, monsieur le curé. Ne s'emploie plus que rarement pour désigner d'anciens curés. Moche rLoé, monsieur le curé Luyet.
mochelon, s. m.  Moustique. Moustique.  Prov. A Tsawįnde è mochelon, a Pąkye è lachon, à Noël les moustiques, à Pâques les glaçons.
mochewën-na, s. f.  Mousseline. Mousseline.
mochin, s. m.  Couchant. au soleil couchant. Couchant. au soleil couchant.  Adj. Ou chowe mochin, au soleil couchant. || Prov. Che l'a dé nyówe ou chowwę mochin ou premyę sétąnbre, l'è o-n-outon gra, s'il y a des nuages au soleil couchant le 1er septembre, on aura un automne humide.
mochōo, s. m.  Titre honorifique du curé. Titre honorifique du curé. I récontra mochōo, j'ai rencontré monsieur le curé. || Grimisuat id.
mochye, v. a.  Mettre, planter. Mettre, planter. Mochyę è pantawon, mettre le pantalon; mochye è pawën, planter les échalas; ó t'an mochya ën préjon, ils l'ont mis en prison    
mochye, v. n.  Entrer, se cacher Entrer, se cacher. I rata l'a mochyą derën ou bogan, la souris est entrée dans le trou; l'a mochyą amou, il est monté (avec une nuance de ruse clandestine); mochye ba, dérocher; mochye derën pé bóchon pó verye è mótsé, se jeter dans les buissons pour chasser les mouches.
mochye, v. n.  Se coucher, en parlant du soleil. Se coucher, en parlant du soleil. L'è mochya chowę, le soleil est couché.
móda, s. f.  Mode, habitude, manière. Mode, habitude, manière. A ha móda, de cette manière; ona crouēe móda, une mauvaise coutume.
modéra, -ae, adj.  Modéré. Modéré.
modéra, v. a.  Modérer, régler. Modérer, régler. || V.r. Che modéra, savoir se tenir, etc.
mòdèwe, s. m.  Modèle. Modèle.
modi, -dite, adj.  Maudit. Maudit.
módó, s. m.  Mesure. Mesure. L'a pa dé módó, il n'a pas de mesure.
módze, s. f.  Génisse depuis l'âge de deux ans. Génisse depuis l'âge de deux ans. || Afr. mouge et moge.
módzon, s. m.  Génisse de moins de deux ans. Génisse de moins de deux ans. Pig. Homme niais, rustre. Grou módzon kyè t'éi ! grosse bête que tu es !  Prov. Can meton a chonąle i módzon, quand on met la clochette aux génisses... (Confier la direction des affaires à des jeunes gens... le troupeau est mal conduit.) Il Dérivé de módze.
módzóné, s. m. Dim. de módzon.  Petite génisse. Petite génisse.
módzoni, s. ra,  Bèrger de génisses. Bèrger de génisses.
Mófa di mountąnye Lichen alpestre (Cetraria islandica Ach.). Lichen alpestre (Cetraria islandica Ach.).
mófa, s. f.  Mousse. Mousse. Mófa di mountąnye, lichen alpestre (Cetraria is-landica Ach.).
mofį   , s. m.  Moisi. Moisi. Ha móta l'a ó go dou mofį, ce fromage a le goût du moisi.
mofi , v. n.  Moisir Moisir.l'an achya mofi è pan ils ont laissé,moisir les pains.
moflata (che)  Se bécoter. v. pron.  Se bécoter. v. pron. 
moflatéréi Embrasseur, celui qui embrasse à plusieurs reprises,n. m.  Embrasseur, celui qui embrasse à plusieurs reprises,n. m. 
moją (che), v. r.  S'imaginer, penser. S'imaginer, penser. Kyè mè moujó, je m'imagine. || V. n. Rêver.
mojé, s. m.  Musaraigne. Musaraigne. || Marie de France dans son Ysopet (XIIe s.) parle déjà du musé ou muse.
mojęca, s. f.  Musique Musique
mojęca, s. f.  Musique à bouche Musique à bouche cf. menetrį
mojeną Faire tomber quelqu'un dans la neige et lui frotter le visage avec de la neige. Faire tomber quelqu'un dans la neige et lui frotter le visage avec de la neige.
mojeną, v. n.  Creuser avec le groin. Creuser avec le groin.  Même racine que moją et museau.
mojérin, moujérin Petit tunnel sur l'ancien bisse  n. m. (Tórin-Nou). Lieu-dit. Petit tunnel sur l'ancien bisse  n. m. (Tórin-Nou). Lieu-dit.
mojesiįn Mojesiéna.  mojesiéna.
mojesiįn, s. m.  Musicien. Musicien.
mojou, mojouja, adj.  Pensif. Pensif. L'è resta tó dzò mojou, il est resté tout le jour pensif.
mókyéŗąn, -an-na, adj. et s. m. et f. Moqueur.  Moqueur.
mókyéŗéi, s. m.  Morve. Morve.
mókyeŗi, s. f.  Moquerie. Moquerie. L'a rin kyè dé mókyeŗį ën górdze, il n'a que des moqueries à la bouche.
mólachyę, v. a.  Mouiller faiblement, en parlant p. ex. d'une petite pluie. Mouiller faiblement, en parlant p. ex. d'une petite pluie. L'è pa enou gran plodze, jęstó pó mólachyę oun pó°" è vāé, il n'est pas tombé une grande pluie, juste assez pour mouiller un peu les chemins.
mole, s. f.  Pluie. Pluie. Resta ā mole, rester à la pluie. || Endroit mouillé, humide. L'a dromį ā mole, il a dormi à l'humidité.
mólę, v. a.  Mouiller. Mouiller. Mólę a bwééa, mouiller la lessive. Cf. bwęea.  I plodze nó móléŗé, la pluie va nous mouiller.  V. n. I tsową mólïé prou dé tsa, le cheval mouillait beaucoup de sueur. || V. r. To pou įaméi chorti chën té mólę, tu ne peux jamais sortir sans te mouiller.
móman, s. m.  Moment. Moment. Di ché móman, à partir de ce moment-là.
mómanè, s. m. Dim. de mómąn.  Petit moment. Petit moment.
mómo et mómón, s. m.  Bonne nourriture ou bonbon, dans le langage des tout petits. Bonne nourriture ou bonbon, dans le langage des tout petits.
monatchyą, s. f.  Course. Course. Di Laŗi ën Tsanfléŗon l'a 'na bóna monatchyą iną pé fou vêŗé, de Lari à Ts., il y a une bonne «tirée» par les zigzags. || Comme le verbe monatchyę, notre substantif est un dérivé de monatse, sac de farine; monatchyą renferme le sens de la marche pénible de celui qui trimbale un sac de farine.-
monatchyę, v. n.  Aller et venir en travaillant un peu. Aller et venir en travaillant un peu. Monatchyę pé mijon, faire des petits travaux à la maison. || V. a. Monatchyę cakyé tsó°"ja ëntò è man, faire quelque menu travail manuel.
monątse, s. f.  Sac de farine. Sac de farine. I monēe porte dé grouché monątsé chou ó có°", le meunier porte de gros sacs de farine sur le dos.
monatseŗi, s. f.  Petit échange. Petit échange. I fan dé monatseŗi entré rlōo, ils font de petits échanges entre eux.
monechyon, s. f.  Munition. Munition.
monēe, moniŗe , s. m. et f.  Meunier. Meunier.  _Prov. Trinta monēe o-n-aprouwe, trįnta wāŗé oun trouwe! trente meuniers on essaie, trente voleurs on trouve !
monéiea, s. f.  Monnaie. Monnaie.
monerya, s. f.  Quantité. Quantité. Oun bó ādzó dé cakyé tsó°"ja l'è ona monerya, une bonne quantité de quelque chose, c'est une monerya.
moni, v. a.  Munir, Munir, ó t'an moni dé pan é dé móta pó tré dzò é pwè mè t'ën rota, ils l'ont muni de pain et de fromage pour trois jours et puis «mets-toi» en route. || V. r. Se munir.
moniŗe, s. f. Meunière: chenal conduisant l'eau de la rivière jusqu'au moulin. Meunière: chenal conduisant l'eau de la rivière jusqu'au moulin.
monisipawité, s. f.  Municipalité. Municipalité.
monstramin, adv.  Enormément. Enormément.
monstró, s. m. et adj.  Monstre, Monstre, iŗé monstró vwéŗó ën d'aîé dé frite sti an, c'était énorme les fruits qu'il y avait cette année; venyïé ba oun monstró bran, il descendait une énorme quantité d'eau.
mōo, mouŗa, adj.  Mûr. Mûr. Dé byo rejën byin mōo, de beaux raisins bien mûrs.  En parlant d'un abcès: l'è pa prou mōo ouncó pó perchyę, ce n'est pas encore assez mûr pour le percer. Du fromage: ché fromądzó l'è oun pó°" twa mōo, ce fromage est un peu trop mûr. || Dé frite mōo, des fruits mûrs. || La forme meur est commune en afr.
mowatą, v. n.  Bouger. Bouger. I charpin l'è ouncó pa créāé, i mowąte ouncó, le serpent n'est pas encore mort, il bouge encore. Vient du mouvement du mulet.
móoulę  v. n. Hésiter, ne savoir se décider.  Hésiter, ne savoir se décider.
móoulę, v. a.  Humecter avec les gencives sans pouvoir mâcher. Humecter avec les gencives sans pouvoir mâcher. Mó°"lę ó pan, humecter le pain.
móouse, móouwa, adj.  Mouillé. Mouillé. ìŗó mó°"se dé tsa, j'étais mouillé de chaud, trempé de sueur.
móouwa, s. f.  Grimace. Grimace.
mora Murer. v. tr.  Syn. morale.  Murer. v. tr.  Syn. morale. 
mōŗa , s. f.  Mûre, fruit des ronces,  des mûriers, etc. Mûre, fruit des ronces,  des mûriers, etc.
moŗa s. f.  Nom que l'on donne aux vaches noires. Nom que l'on donne aux vaches noires.
moŗa, s. f.  Mourre (jeu de la). Mourre (jeu de la).
moŗąche, s. f.  Restes en pierres d'une maison, d'une grange. Restes en pierres d'une maison, d'une grange. L'è pa mei i grąndze, l'a rin méi ky'ona morąche, la grange n'existe plus, il n'y a qu'une ruine.
moracheŗéi, s. m.  Boudeur, mauvaise tête. Boudeur, mauvaise tête.
morachyę, v. n.  Bouder Bouder. || Fig. I tin morąche vwi, le temps boude aujourd'hui. Prov. Hou kyè morąchon venyon gotrou, ceux qui boudent deviennent goitreux, dit-on aux enfants pour les détourner de ce défaut.
moralą, adj.  Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs; le grain reste petit et devient très dur. Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs; le grain reste petit et devient très dur.
morale, s. f.  Mufle de certains mammifères, bœuf, vache. Mufle de certains mammifères, bœuf, vache. L'a pri ó botchyó pé morale, il a pris le taureau par le mufle.
morale, s. f.  Mur, muraille. Mur, muraille.
morale, v. a.  Faire un mur.   Faire un mur.  
morale, v. a.  Murer. Murer. Nó moŗaléŗįn ha porta, nous condamnerons cette porte.
moŗalou s. m.  Se dit des animaux qui ont un gros museau et aussi des gens qui ont de grosses lèvres. Se dit des animaux qui ont un gros museau et aussi des gens qui ont de grosses lèvres.
mórawa Morale.n. f.  Morale.n. f. 
mòrchéi s. m.  Tresse formée de trois cordes de chanvre tillé pour être écrasée par la robąta: Tresse formée de trois cordes de chanvre tillé pour être écrasée par la robąta: oun mòrchéi dé tsénévó, une tresse de chanvre.
mordjyęŗe, s. f.  Tas de pierrailles. Tas de pierrailles. || Murgière existe en afr. Littré en cite un exemple du XIIIe s. dans son supplément s. v. murger. Murgière est encore usité dans le Jura neuchâtelois, pour désigner les tas de pierres dans les pâturages (Val Travers).
mòrga, s. f.  Morgue. Morgue. Ché k'iŗé drise ëncontr'a pari derën a mòrga iną ou Gran Chën Bèrną, celui qui était debout contre la paroi dans la morgue au Grand-St-Bernard.
morgyé Morgyé di mêin, corydale à tubercule plein.  Morgyé di mêin, corydale à tubercule plein. 
morgyé, s. m.  Lilas (Syringa vulgaris). Lilas (Syringa vulgaris).
moŗi   v. n.  Mûrir Mûrir. Mouŗéŗé pa tan i vènįndze sti an, la vendange ne mûrira guère, cette année.
moŗi , v. n.  Mourir. Mourir. Moŗi dé fri, dé fan, mourir de froid, de faim.  Prov. Ché kyè l'a you tré byo mi d'avrį, l'a tin dé moŗį, qui a vu trois beaux mois d'avril peut mourir.
moŗi, s. m.  Mûrier. Mûrier. Dan ó tin l'aie oun grou moŗi préi da vyęle coŗa, dans le temps, il y avait un grand mûrier près de la vieille cure.
móŗįn-na, s. f.  Nom que l'on donne à une vache noire. Nom que l'on donne à une vache noire.  Prov. Móŗin-na, vi w'êrba, M. vois l'herbe [si tu n'en veux pas, tant pis pour toi].
mōró, s. m.  Museau, mufle, groin; par ext. gueule, bouche d'animal. Museau, mufle, groin; par ext. gueule, bouche d'animal. L'a cópą ó mōró dou catson avwéi ó berni, il a coupé le groin du cochon avec la faux.  Vulg. Visage, bouche de l'homme. Cló°" ó mōró! ferme ta gueule! t'a rechyou chou ó mōró, tu as reçu sur le nez.  Ces deux sens sont connus du fr. «Une gresle de coups de poing sur le mourre. » (Rabelais III, ch. 20).
mòróną, v. a.  Murmurer.  Murmurer.  Dérivé de mōró.
mòrónatchye, v. a.  Murmurer légèrement. Murmurer légèrement.
mòrónĕŗó, -ŗa, adj. s. m. et f.  Grognon (homme, femme). Grognon (homme, femme). || Syn. roun-nąche
mòroun-néŗéi, s. m.  Grognon, Grognon, I roun-néŗęi part'ou mein é i mòroun`néŗéi rést'ā mijon, le «grogneur» [cochon] part au mayen et le grognon [mari] reste à la maison.
mòrpyon, s. m.  Morpion .  Genre de pou, particulierement chez les soldats en campagne. Morpion .  Genre de pou, particulierement chez les soldats en campagne.
môrtą Enfant vif. Enfant vif.
mòrtą , mòrtèwe, adj.  Mortel. Mortel. Dé pétchyą mòrtą, des péchés mortels.
mòrtą, s. m.  Enfant méchant. Enfant méchant. Ha bįnda dé mòrtą, ces diables d'enfants.
mòrtawitéi s. f.  Mortalité. Mortalité.
mortchyę, s. m.  Mortier. Mortier. Brasą ó mortchyę, brasser le mortier. || Syn. gātsó.
mortejën, -įnta, adj.  Triste, mélancolique. Triste, mélancolique. Il Syn. chonbró, tręstó.
mortį, s. m.  Mortier de cuisine. Mortier de cuisine.
mortifié Laisser attendrir la viande. Laisser attendrir la viande.
mortifié, v. a.  Mortifier, humilier. Mortifier, humilier. L'itą mortifia, [il n'a pas reçu de réponse] il en a été humilié.
mòrvin, adj.  Gras, tendre, en parlant du terrain. Gras, tendre, en parlant du terrain.
moscą  s. m. Muscat , Muscat ,  í moscą, le muscat (plant ou vin ) .
moscą (êrba). Herbe muscat . (Variété de consoude? ) Herbe muscat .  Voy. s. v. êrba mosca.
moscą, adj.  Muscat. Dé reįën moscą, du raisin muscat.   Muscat. Dé reįën moscą, du raisin muscat.  
moscãta, s. f.  Muscade Muscade
mòse, s. m.  Mot Mot (cf. mó). Oun mòse dé trwa, un mot de trop.
mostachyąe, s. f.  Soufflet Soufflet. [ ] Syn Jįflāe, mótchyāe, flanāe.
mostątsé, s. f. pl.  Moustache. Moustache. Ce mot ne s'emploie pas au singulier. L'a rają è mostątsé,. il s'est rasé la moustache.
mostatsoŭ, adj.  Moustachu. Moustachu.
mosyôo, s. m.  Monsieur. Monsieur. I trālé pó oun mosyôo dé Chyoun, il travaille pour un monsieur de Sion.
mosyoŗé, s. m. Dim. de mosyôo.  Fils d'un citadin; petit monsieur. Fils d'un citadin; petit monsieur.
mosyoŗi, s. f.  Messieurs.  Les messieurs. L'an pa gra fou paijan avwéi ha mosyoŗi, ces petits paysans sont roulés par ces citadins. Le mot a une nuance péjorative.
móta, s. f.  Petit fromage connu sous le nom de tomme. Petit fromage connu sous le nom de tomme.  Prov. Tòté è góté acrèchon a móta, toutes les gouttes [de lait] augmentent la tomme. Petit fromage.
mótąche, s. f.  Mauvaise tomme. Mauvaise tomme.
motārda, s. f.  Moutarde. Moutarde.
motchįta, s. f. Dim. de mótchyą, Petite gifle. Petite gifle. Bale oui'na motchįta, donne-lui un petit soufflet.
mótchyą, s. f.  Soufflet. Soufflet.
mótchyę, v. a.  Moucher Moucher. V. r. Se moucher.
motchyōo, s. m.  Mouchoir, fichu. Mouchoir, fichu. Motchyōo dé chąea, mouchoir de soie.  Prov. Can chënte Fréine l'a ó motchyōo blan, fé oun byo outon, quand sainte Vérone (1er sept.) a le mouchoir blanc (s'il neige ce jour sur les hauteurs), il fait un bel automne.
motchyoŗą Plutôt contenu d'un mouchoir de tête [foulard] ( ! et non mouchoir de poche). Plutôt contenu d'un mouchoir de tête [foulard] ( ! et non mouchoir de poche).
motchyoŗą, s. f.  Contenu d'un mouchoir de poche Contenu d'un mouchoir de poche. L'è enou amou ëntò'na motchyoŗą dé rejën, il est monté [des vignes] avec un mouchoir rempli de raisins.
motchyoŗįta, s. f. Dim. De motchyoŗą  Un petit mouchoir rempli. Un petit mouchoir rempli.
mote , mota.  Court et arrondi. Court et arrondi. Dé frómįn mote, du froment sans barbe.  Qui n'a pas de corne: ona ątse mota, une vache sans cornes. || Une chèvre sans cornes: poca, cf. ce mot.
mote adj.  Silencieux, muet, renfermé, Silencieux, muet, renfermé, iŗé wéi acheta chou w'escabéi, mote cóm'oun tron, il était là assis sur la chaise, muet comme un tronc.
motecōo, s. m.  Monticule, Monticule, ona dzinta mijon iną chou ó motecōo, une jolie maison sur le monticule.
mótéi , s. m.  Mont. Mont. Iną chou ó mótéi, sur le mont.  Motte de terre.  Morceau de pain, de fromage, etc.
mótéi s. m.  Muet, qui se gêne de parler. Muet, qui se gêne de parler.
motën, -na, adj.  Silencieux. Silencieux.
moteną, v. n. et a.  Couver, en parlant du feu. Couver, en parlant du feu. Faire quelque petit travail. Motenąé ba pé ha vęnye, il avait de petits travaux dans cette vigne; chon pa fôo pó trāle, motęnon, ils ne sont pas bons pour travailler, ils s'amusent à des bagatelles.
moteneŗi, s. f.  Petit travail. Petit travail.
motenéró, -ŗa, adj.  Qui couve au lieu de bien brûler. Qui couve au lieu de bien brûler. Dé bó°" prou motenéró, fé pa kyè fomą, du bois qui brûle mal, qui ne fait que fumer.
móteou, -ja, adj.  Montueux.Inégal Montueux. Oun piló móteou chambre dont le plancher est inégal.
moteou, motèrlowa, adj. et s. m. et f.  Osseux. Osseux.
mótéta, s. f. Dim. de móta.  Petite tomme. Petite tomme.
mótèwą, -āe, adj.  Qui a une étoile blanche au front (bétail). Qui a une étoile blanche au front (bétail).
mótéwéta, s. f.  Belette. Belette.
motįfe, s. m.  Motif. Motif.
motįwa, s. f.  Vache noire avec une étoile blanche au front. Vache noire avec une étoile blanche au front.
motiwą, v. a.  Mutiler. Mutiler. Motiwą è bóchon, mutiler les buissons.
motó, -a,  adj.   Sans aspérité. Sans aspérité.  Dé pousa mota, de la poudre noire.
mótóna Lieu-dit, étang de la Motone, autrefois entouré de saules.  Lieu-dit, étang de la Motone, autrefois entouré de saules. 
mótóna, s. f.  Espèce de saule dont la graine produit les «minons». Espèce de saule dont la graine produit les «minons».
mótra, s. f.  Montre. Montre. I pa dé mótra, je n'ai pas de montre.
mótra, v. a.  Montrer. || Gesticuler. Mótrāé é mótrāé, il gesticulait à profusion. Montrer. || Gesticuler. Mótrāé é mótrāé, il gesticulait à profusion.
motse  s. f.  Mouche, Mouche, ona motse dé tsaā, sorte de petite mouche jaune s'attachant aux bêtes de somme.
motse , s. m.  Sapin dépouillé en partie de ses aiguilles. Sapin dépouillé en partie de ses aiguilles.
mótsé, s. m.  Epervier. Epervier. Rebofą cóm'oun mótsé, les cheveux en désordre comme un épervier [a ses plumes].
motsecąvoua, adj. et s. m.  Qui a la queue coupée. Qui a la queue coupée.
mótséé, v. a.  Chasser les mouches. Chasser les mouches.
mótséé, v. n.  Se remuer, se démener.  L'aŗé prou a mótséé óŗa, il devra bien se démener maintenant.
mótséé, v. n.  Voltiger, se remuer en faisant entendre un bruit d'ailes, en parlant des mouches. Voltiger, se remuer en faisant entendre un bruit d'ailes, en parlant des mouches.
motsefouą, s. m.  Mouchettes. Mouchettes. || De mótchyę, moucher, et foua, feu.
motsefwą Ciseaux pour couper la mèche brûlée. Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées.  Ciseaux pour couper la mèche brûlée.
motsefwą Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées.  Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées. 
mótséta Xylocope, abeille qui fait des galeries dans le bois mort.  Xylocope, abeille qui fait des galeries dans le bois mort. 
mótséta   , s. f.  Allumette. Allumette.
mótséta , s. f.  Abeille. Abeille.
motsó, -e, adj.  Tronqué, mutilé. Tronqué, mutilé. I wąn-ma dou coutéi l'è motse, la lame du couteau a la pointe brisée.
motson Oun motson dé pra, un bout de pré. Il Petit garçon ou petite fille. Oun motson dé pra, un bout de pré. Il Petit garçon ou petite fille.
motson, s. m.  Tronçon, reste, vieux bout. Tronçon, reste, vieux bout. Oun motson dé còrdęta, un bout de petite corde.
moudre, v. a.  Moudre. Moudre. L'è jou prind'a moudre outr'ā coŗa, il est allé à la cure prendre du blé pour moudre.
moujéŗéi, s. m.  Songeur, celui qui rumine toujours. Songeur, celui qui rumine toujours. Il Dérivé de moją, muser.
moulou Rémouleur.n. m.  Syn. moouâre. Rémouleur.n. m.  Syn. moouâre.
moun, ma, adj. poss.  Mon, ma. Mon, ma. Moun bën, moun drwé, mon bien, mon droit. Il Cet adjectif, d'un usage moins fréquent qu'en français, est souvent remplacé par l'article défini. I pare, i mare, è j-infan, mon père, ma mère, mes enfants, ou par le pronom personnel au datif: i mijon a mè, i pār'a mè, Djyan a nó, ma maison, mon père, notre Jean.
moundą Délivrer lors de la dernière phase de la mise bas des animaux. V. mounduire. Délivrer lors de la dernière phase de la mise bas des animaux. V. mounduire.
mounda, v. a.  Nettoyer, émonder. Nettoyer, émonder. Mounda è pi, préparer les haricots; mounda è pomį, émonder les pommiers. Prov. Pó amachą è pómé fó°" radą è tinpoŗe dé sétąnbre, é pó mounda è j-ābró fó°" radą è tinpoŗe dé Tsawindé, pour cueillir les pommes, il faut s'en tenir aux Quatre-Temps de septembre; pour émonder les arbres, il faut s'en tenir aux Quatre-Temps de Noël. || Fig. Vider un local. Chon jaméi moundéi fouŗa hé fèmąwe, ces femmes n'ont jamais fini de sortir.
moundąche, s. f.  Chiffon, Chiffon, w'ārtse iré plin-na dé moundąche, le bahut était rempli de chiffons.
moundó, s. m.  Monde.  Homme. Monde.  Homme. E-t-e oun moundó ou ona béitchye ky'oun vi iną wéi? est-ce un homme ou une bête qu'on voit là-haut? Il Au pl., les gens: è moundó venyon prou crwéi! les gens deviennent si méchants ! Quelquefois on emploie aussi le singulier: yó chéi pa méi oun moundó, pour moi, je ne compte plus parmi les gens (je suis trop vieux).
mounduiŗe, s. f.  Enveloppe du veau dans le ventre de la vache. Enveloppe du veau dans le ventre de la vache.
moun-né, s. m.  Sorte de poire. Sorte de poire. || S'emploie aussi adjectiv. Dé prevwi moun-né, des poires m.
mountą , adv.  A cheval. A cheval. Aą mountą, aller à cheval.
mountą , -ąe, adj.  Monté, bien pourvu. Monté, bien pourvu.
mountą , v. a.  Monter. Monter. Mountą a grąndze, monter la grange (la bâtir); mountą ó ti, mettre la toiture. Il V. n. Compter, monter en valeur. Mounte dri, mounte adéi, ça compte tout de suite, ça monte toujours; béi kyè mounté sën fran, l'è sin fran kyè fodrì, qu'est-ce que ça compte, cinq francs, c'est cent francs qu'il faudrait.  Tenir tête à quelqu'un : iron vya, ma mountąon pa a mè, ils étaient forts, mais il ne pouvaient pas m'égaler.
mountą, s. f.  Monte Verbe pris substantivement. Développement, par ex. d'un fruit. È rejën sti an l'an pa dé mountą, cette année, les raisins se développent mal.
mountāe, s. f.  Montée Montée. Kyënta brota mountāe! quelle vilaine montée!
mountanyāa, -arda, s. m. et f.  Montagnard. Montagnard.
mountąnye, s. f.  Consortage.  Nó chin da mountąnye dé Tsanfléŗon, nous sommes consorts de Tsanfleuron.
mountąnye, s. f.  Montagne. Montagne. 
mountąnye, s. f.  Pâturage de montagne ou alpage.  È Chavyejąn l'an sën mountąnyé: Tsanfléŗon, i Dzenivró, w' Enflóŗyą, w' Awéi é i Créta, les Saviésans ont cinq alpages...
mountin , s. m.  Epoque de la lune croissante: Epoque de la lune croissante: i mountin dé ona.  Prov. Fó°" pa planta è pómé ou mountin dé ona, vën rin kyè dé j-êrbé; fó°" planta ou ba dé ona pous'ën derën, il ne faut pas planter les pommes de terre à la lune croissante, il ne poussera que des tiges; il faut les planter à la lune décroissante, elles pousseront en dedans.
mountin , s. m.  Montant (somme d'argent). Montant (somme d'argent). Oun dzin mountin a paé, un joli montant à payer.
mountin , s. m.  Montant d'une porte,"d'une fenêtre. Montant d'une porte,"d'une fenêtre. || È mountin dé w'étchyéwa, les montants de l'échelle.
mounton, s. m.  Tas.  Oun mounton dé pěré, dé ni, un tas de pierres, de neige.ën-n-emounton, en tas; amachą ó fin ën`n-emounton, mettre le foin en tas. La forme emounton est un produit de l'harmonie de la phrase.
mountóną, v. a.  Entasser, faire un mounton Entasser, faire un mounton Mountóną s'emploie pour faire les tas de blé, sur le champ; pour les tas de foin on dit mwatsóną. Cf. ce mot.
mountónąe, s. f.  Tas. Entassement. Tas. Entassement. Kyënta mountónāé dé pan! quel tas de pains!
mountóné, s. m. Dim. de mounton.  Petit tas de blé. Petit tas de blé. Oun mè ó frómin pé mountóné, on met le froment par petits tas (3-4 javelles).
mountuįŗe, s. f.  Bête de somme. Bête de somme.
mounye Gémir, se dit du bétail, Gémir, se dit du bétail, v. intr. 
mouŗą, v. n.  Mûrir. Mûrir. Sti tin faŗé a mouŗą è rejën, ce temps fera mûrir les raisins.
mourāe, s. f.  Maturation. Maturation.
mouson, s. m.  Petit fruit noir de l'amélanchier. Petit fruit noir de l'amélanchier.
mouwa, s. f.  Mule. Mule.
mówą,    v. a.  Aiguiser. Aiguiser. Mówą ó coutéi, ó berni, w`ąse, aiguiser le couteau, la faux, la hache. Repasser, p. ex. le rasoir sur la main ou une hache sur une pierre pour les amincir et aiguiser.
mówą, s. f.  Durée. Durée. L'a pa fé ondze mówa, il n'a pas fait longtemps.
mówāŗe, s. m.  Rémouleur, aiguiseur. Rémouleur, aiguiseur.
mowąse, s. f.  Mollasse, roche composée de calcaire mêlé de sable et d'argile. Mollasse, roche composée de calcaire mêlé de sable et d'argile.
mowatāe, s. f.  Mouvement. Mouvement.
mówaton, s. m. Dim. de mówé.  Jeune mulet. Jeune mulet.
mówé, s. m.  Mulet. Mulet. N'ën oun mówé per mitįn avwéi fou dé Favre, nous avons un mulet en commun avec les Favre (chacun la moitié de la semaine). Il y a des mulets qui ont ainsi jusqu'à trois maîtres. Pó étr' ën-nemį avwéi cācoun, n'a rin ky'a prind'ó mówé ënsinblo, pour être en inimitié avec qqn, il n'y a qu'à prendre un mulet ensemble.
mowéi, mowéje,  S. m. et f.   Méchant homme, méchante femme. Méchant homme, méchante femme.
mowéi, mowéje, adj.  Mauvais, méchant. Mauvais, méchant. L'è rin mowéi sti vën, il n'est pas mauvais ce vin.  Le patois emploie indifféremment «mauvais» pour «méchant». Il Syn. crwéi.
mowémin, s. m.  Mouvement. Mouvement. Fajïé pa oun mowémįn, il ne faisait pas un mouvement.
mowën Moulin.  V. randzó. Moulin.  V. randzó.
mowën, s. m.  Moulin. Moulin. L'an tòt'ąchya enį ba è mowën, on a laissé tomber en ruines tous les moulins. A ti dé mowën, à toit de moulin: avec un seul pan.
mowën, s. m.  Moulin. Moulin. Un moulin complet -il n'en existe plus à Savièse - se composait d'un bâtiment principal pour moudre le blé, d'un autre bâtiment plus petit pour faire la fleur de farine. Il y avait aussi un moulin pour faire l'huile de noix, un foulon pour la laine et pour la fabrication du cidre, et enfin, assez souvent, un four pour cuire le pain.  Ai oun mowën, féré oun mowęn, avoir un moulin, faire un moulin, c'est au jeu de marelle, pouvoir aligner trois pions, ce qui permet d'en prendre un à l'adversaire.
mowena Bouger. v. tr.  Syn. moouata. Bouger. v. tr.  Syn. moouata.
mowenąn, prép.  Moyennant.  Moyennant. L'a pochou étsapą mowenąn dó°" sin fran kyè l'a falou paé, il a été quitte moyennant deux cents francs qu'il a dû payer.
mowin, s. m.  Moyen. Moyen. L'a pa jou mowįn dé trówa oun vēŗó dé vën, il n'a pas eu la possibilité de trouver un verre de vin; l'a pa mowin,ce n'est pas possible.  Ressources. N'ën pa ó mowin d'atsetą chin, nous n'avons pas les ressources pour acheter cela. Il Bien, fortune, propriété. Dzavwi ó mowįn, jouir, disposer du bien, être propriétaire.
mówintswą, -tswae, adj.  Qui a les os proéminents. Qui a les os proéminents.
mowiŗe, s. f.  Pierre à aiguiser Pierre à aiguiser. I mowįre l'è derën ou cowéi, la pierre à aiguiser est dans le coffin. A son d'ōrna tui foura a mowįŗe é mòwą ó foselon, au haut de la rangée (à la vigne) tous les ouvriers de sortir la pierre à aiguiser et d'aiguiser la serpette [au temps où les sécateurs étaient inconnus, on se servait d'un couteau recourbé (foselon) pour tailler la vigne].
mwą (che), v. r.  Muer. Muer. Ë dzenelé che mouon óŗa, les poules muent maintenant. |Į Changer de vêtements. T'éi tó mó°"se dé tsa, ou-to té mwą? tu es tout en sueur, veux-tu changer de vêtements?
mwatson, s. m.  Meulon, petite meule ou tas de foin sur le pré. Meulon, petite meule ou tas de foin sur le pré. Les tas varient selon que le foin est plus ou moins sec.
mwatsóną, v. a.  Faire des tas de foin ou de regain sur le pré. Faire des tas de foin ou de regain sur le pré.
mwatsóné, s. m. Dim. de mouatson.  Petit tas de foin. Petit tas de foin.
mwédre, v. a.  Mordre. Mordre. L'a mwêe a w'invwa, il s'est mordu la langue. Absol. L'a dé mówé kyè mwèjon, il y a`des mulets qui mordent.  
mwédre, v. a.  Piquer. Piquer. Mwêe di mochelon,di vwéipé, piqué par des moustiques, des guêpes.
mwêe, s. m.  Mors. Mors. Ché mówé ache pa métré ó mwêe, ce mulet ne se laisse pas mettre le mors. || Morceau. Oun mwêe dé bacon, un morceau de lard. || Morsure. È vipêe l'an oun crwéi mwêe, les vipères ont une piqûre empoisonnée.
mwêjé, s. m. Dim. de mwêe.  Petit morceau. Petit morceau.
mwêjon, s. f.  Démangeaison, prurit, urticaire. Démangeaison, prurit, urticaire. L'a atrapį a mwêjon pé tó ó côo, il a la fièvre urticaire.
mwęnó, s. m.  Moule, forme à fabriquer Moule, forme à fabriquer. I mwénó di breséi, le moule à bricelets.
mwêrdą, v. a.  Ebourgeonner la vigne. Ebourgeonner la vigne. Il Absol. Mwêrdą é pwa chon è dó°" traó plo mawijyą di vęnyé, ébourgeonner et tailler sont les deux travaux les plus délicats de la vigne.
mwêrdon, s. m.  Bourgeon qu'on a détaché de la vigne à l'ébourgeonnement du printemps. Bourgeon qu'on a détaché de la vigne à l'ébourgeonnement du printemps.
mwin, adv.  Moins. Moins. Mwin tchyè, moins cher (coûteux). Prép. Kyëndzé mwin vwęte, quinze moins huit. Il Loc. adv. Chin l'è i mwin kyè devré paé, c'est le moins qu'il devra payer; poudé vó pa balę a mwin? ne pouvez-vous le donner à moins? - a mwin dé dó°" fran vó bąló pa, à moins de deux francs je ne-vous le cède pas.  A mwin kyè balęche dé plodze, à moins qu'il ne pleuve.
mwįn-na, s. f.  Religieuse, Sœur Religieuse, Sœur. L'a dé mwin-né ba ën w'epetą, il y a des religieuses à l'hôpital.
mwin-nétá, s. f. Dim. de mwin-na.  Petite religieuse. Petite religieuse.
mwįn-nó, adj.  Solitaire.  Prov. Can mêe l'è mwin-nó, gra priŗe é gra tsën, quand mars est solitaire, gras prêtre et gras chien, c.-à-d. quand mars est tout entier dans le temps du carême, le prêtre reçoit de l'argent pour prier pour la conservation du bétail éprouvé par le manque de fourrage et, d'autre part, les animaux qui périssent vont aux chiens.
mwįn-nó, s. m.  Moine Moine. Adj. Solitaire. Prov. Can mêe l'è mwin-nó, gra priŗe é gra tsën, quand mars est solitaire, gras prêtre et gras chien, c.-à-d. quand mars est tout entier dans le temps du carême, le prêtre reçoit de l'argent pour prier pour la conservation du bétail éprouvé par le manque de fourrage et, d'autre part, les animaux qui périssent vont aux chiens.
mwiŗe, s. f.  Saumure de la viande. Saumure de la viande. I mwįŗe l'è i clāa da tsêe chawāe, la saumure, c'est le jus de la viande salée; yó pwi pa mëndjyę ha chope, l'è chawąe cómin dé mwiŗe, je ne puis pas manger cette soupe, elle est salée comme de la saumure.
mwitó, -ta, adj.  Moite, pas sec. Moite, pas sec. Dé pâle mwįta, de la paille humide.
myaoną, v. n.  Miauler souvent et pas fort.' Miauler souvent et pas fort.'
mye, adj. invar.  Mi, demi Mi, demi (cf. myēe).  Prov.: ā Chënt-Agąta, mye fin, mye paléta, à la Ste-Agathe (5 février), il faut avoir la moitié de la provision du foin et de la paille.
myebó°"le (ā), loc. adv.  Qui monte jusqu'au milieu de la panse ou à mi-panse. Qui monte jusqu'au milieu de la panse ou à mi-panse.
myecó°"wąn, s. m.  Demi-vagabond, demi-mendiant. Demi-vagabond, demi-mendiant.
myédzo, s. m.  Midi. Midi. Chóną myédzo, sonner midi. || Le midi, le sud. Dou myédzo, au sud.
myēe, s. f. Moitié.  Moitié. Ne se rencontre que dans l'expr. ā myēe, par moitié; balę ā myēe, donner la terre à travailler en se réservant la moitié de la récolte.
myefóou, -fóouwa, s. m. et f.  Toqué, demi-fou. Toqué, demi-fou.
myegrą, -gracha, adjectif. A moitié gras. A moitié gras.
myeprį (ā) I atse l'è djya moundâé, la vache est en dernière phase de la mise bas.  I atse l'è djya moundâé, la vache est en dernière phase de la mise bas. 
myepri {ā), loc. adv.  A la moitié de la valeur. A la moitié de la valeur.  Tó chin l'itą vindou ā myeprį, tout cela a été vendu à la moitié de la valeur.
myēre, v. a.  Couper le blé avec la faucille. Couper le blé avec la faucille. N'ën forni dé myēre, nous avons fini de couper les blés.
myetsanba, s. f.  Mi-jambe Mi-jambe. L'aie ouncó dé ni tin ky'a myetsanba, il y avait encore de la neige jusqu'à mi-jambe.
myó   s.m.  Mien . Mien . M'a falou métré dou myó pó arindjyę è j-afęŗé, il m'a fallu mettre du mien pour arranger les affaires. 
myó (i) , mąe (i), pron. poss.  Le mien, la mienne. Le mien, la mienne. E sti coutéi? - l'è i myó, et ce couteau? - c'est le mien. || S'emploie aussi comme adj.: i myó ba l'è sti, mon bât est celui-ci.  
myó , adv. Mieux.  Mieux. L'è myó dinché,c'est mieux ainsi; tan myó, tant mieux.
myóoua, s. f.  Moelle.  Moelle.  T'éi sti ó°"che,to pou chochyę a myówa, tiens cet os, tu peux en sucer la moelle. Mie de pain.
myoudze, s. f.  Racine de la bugrane  ou arrête-bœuf. Racine de la bugrane  ou arrête-bœuf. || Grim.: myoujé.  
myoun-ną, v. n.  Miauler. Miauler.
myoun-nāe, s. f.  Miaulement.  Miaulement. 
myoun-néŗéi, s. m.  Miauleur. Chat qui miaule souvent. Miauleur. Chat qui miaule souvent.
n-  Son de liaison. Son de liaison. Nó°"tre n-aféŗé, notre bien.
n'   Lettre euphonique devant oun, on, et correspondant au l' fr. Lettre euphonique devant oun, on, et correspondant au l' fr. Che n'oun ou atsetą, si l'on veut acheter.
n'   Négation. Se rencontre dans l'expr. d'origine fr. n'ënpôrte, n'importe. Négation. Se rencontre dans l'expr. d'origine fr. n'ënpôrte, n'importe.
n-   Forme abrégée pour o-n (de oun), n-avwi kyè tsanta ( = o-n-avwi), on n'entend que chanter. Forme abrégée pour o-n (de oun), n-avwi kyè tsanta ( = o-n-avwi), on n'entend que chanter.
n'  pronom pers. de la lre pers. plur.  Nous Nous. N'ën you, nous avons vu. C'est le pronom(cf. ce mot) avec l'élision du ó devant une voyelle.
'na forme abrégée pour ona. iré 'na bóna atse, c'était une bonne vache. forme abrégée pour ona. iré 'na bóna atse, c'était une bonne vache.
na  adv. de négation.  Non. Non. Na, té djyó, non, te dis-je; djyó pa kyè na, je ne dis pas non; na, na, vęjó pa, non, non, je ne vais pas; kyè na, que non.
na s. m.  Nez. Nez. Fetchyę ó na pèrtó, mettre son nez partout; mena pé ó na a bire, mener boire qqn par le nez ; chin rlwi a pachą déjó ó na, cela lui a passé devant le nez; fetchyę ó na ā mêrda, tomber juste; ai chi pya dé têra chou ó na, avoir six pieds de terre sur le nez (être mort).  Bale chou ó na, punir; iŗ'oun kyè l'aïe ó na pèrtó, c'en était un qui avait le nez partout (qui était très curieux).
nadjyę, v. n.  Nager. Nager. Nadzïe cóm'oun péchon, il nageait comme un poisson. I] On entend souvent dire enadjyę; Grimisuat id.
nądze, s. f.  Nage. Nage. È cawison da nądze, le caleçon de bain.
nadzōo, s. m.  Nageur. Nageur.
naęta, s. f.  Navette de tisserand. Navette de tisserand.
nafla Gifler. v. tr.  Gifler. v. tr.
naflāé Paire de gifles Paire de gifles . n. f. . Syn. orelon, jifla, flana (1).
nané, s. m.  Dodo  Usité en parlant aux petits enfants: dodo. En berçant on chante: nānę, nāné, peti popoun ā nó, dodo, dodo, petit poupon, à nous.
nąpé, s. m. Ancienne mesure de l'alpage valant 10 livres Ancienne mesure de l'alpage valant 10 livres. Cf. arlwēe.
napowéon, s. m.  Napoléon Napoléon (pièce d'or à l'effigie de Napoléon, et par ext. toute pièce d'or de 20 fr.). On compte volontiers par napoléons dans les gros marchés. I balą vën napowéon pó ha béitchye, j'ai donné vingt napoléons pour cette bête.
naré, s. m.  Narine Narine. L'a ma derën pé naré, il a mal dans les narines; i chan chortie fouŗa pé naré, le sang sortait par les narines.
narefla, v. n.  Aspirer fortement par le nez. Aspirer fortement par le nez. Prin ó motchyōo é mótse té, l'è pa propró dé tòrdzò naŗeflą, prends le mouchoir et mouche-toi, ce n'est pas convenable de touj ours renifler.
naŗeflāe, s. f.  Reniflement. Reniflement.
nāréi Nigaud. n. m.  Nigaud. n. m. 
nasyon, s. f.  Vilaines gens. Vilaines gens. Kyënta nasyon! quelles vilaines gens! i ja-méi you 'na plo brota nasyon, je n'ai jamais vu d'aussi vilaines gens.  Une jeune fille en colère disait: è bòse chon i deriré nasyon k'i djyā-bló l'a caca ën coŗin, les garçons sont la dernière engeance que le diable a faite en courant.
nāta Quel nez ! Quel nez !  Kyënta nāta ! se dit de quelqu'un qui a du nez, un bon odorat.
natora, s. f.  Matrice. Matrice.
natoŗęoue, adj.  Naturel. Naturel. Chin l'è chwēe pa natoŗèwe, cela n'est sûrement pas naturel (il y a de la sorcellerie là-dessous).
navęta, s. f.  Navette d'encensoir. Navette d'encensoir.
Ne . Négation. Ne . Négation. Ne se rencontre que dans l'expr. d'origine fr. (L. 115): tsan di ryonjé é vęnyé di rójéi né we vin pa, champs à ronces et vignes à roseaux, ne les vends pas.
néąwe, s. f.  Nielle des blés (Agrostemma githago). Nielle des blés (Agrostemma githago). Pé ché tsan l'è tó mécló dé néawe, dans ce champ c'est tout plein de nielles. || Désigne la fleur et aussi sa graine noire.
nécanse, s. f.  Naissance. Naissance. Chin l'è dé nécąnse, c'est de naissance.
necou, nécouāe, part, et adj.  . . Chin chon necou pó féré dé ma, ce sont des gens nés pour faire du mal; chéi nécouāé adon, je suis née alors.
nédzéŗéche, adj. et s. f.  Sorte de prunes. Sorte de prunes. È (prounmé) nédzéŗéche chon dé prounmé pêchèté, venyon pye è fën-ne derįŗe, les prunes n. sont de petites prunes bleues, elles mûrissent après toutes les autres.
nēe s.m. Café  Café . I nēe, le [café] noir; métré chou ó nēe, mettre le café sur le feu. Nouvelle lune. Vwi l'è i nēe da ona, aujourd'hui, c'est la nouvelle lune. Nēe d'onla, crasse qui se ramasse derrière les ongles; s'emploie au flg. pour un objet de nulle valeur: fó°" pa ky'è j-infan vięchon a w'ātre oun nēe d'onla, kyè ôon ai, les enfants ne peuvent pas voir chez qqn un «noir d'ongle» sans le désirer également.
nēe, nįŗé, adj.  Noir. Noir. Dé pan fën nēe, du pain tout noir; ona ątse nįŗé, une vache noire; nēe cómin dé chotse, d'įntsó, i borne, noir comme de la suie, de l'encre, comme la cheminée.  Sale. È fénéitré chon nįŗé dé cąé di motsé, les fenêtres sont noires de chiasses de mouches; t'éi tó nēe pé a fąse, tu es tout sale par la figure.  Brouillé avec qqn, ennemi. Chon méi nēe ky'oun pou pa che déŗé, ils sont plus brouillés entre eux qu'on ne peut dire.  È prounmé nįŗé, les prunes noires.  Fig. Nëe d'ënrądzé, noir de colère. 
nêe, s. m.  Muscle. Muscle. Kyëntou nêe l'a pê bréi quels muscles il a au bras!  Nerf. L'a ma pé nêe, il a une maladie de nerfs; i charpin l'è ëntétāé, ma è nêe boudzon ouncó, le serpent est bien tué, mais les nerfs bougent encore. || Tendon, ligament d'un muscle. Ch'é wéeą ó nêe, il s'est déchiré un ligament de la main.
néé, v. a.  Noyer. Noyer. Néé ó tsénévó, rouir le chanvre. || La prononciation nèyé était du bon usage au XVIIe s.
nééi, s. m.  Névé. Névé.
negledjyę, v. a.  Négliger, ne pas prendre soin de qqch. Négliger, ne pas prendre soin de qqch. Ch'oun neglįdzé dé féré chin óŗa, apréi oun chondzé pa méi, si l'on néglige de faire cela maintenant, après on n'y pense plus; ché bën l'è prou negledjyą, rapòrté pa vwéŗó, ce bien est très négligé, il ne rapporte guère.
negledzin, -zįnta, adj.  Négligent.. Négligent..
negóou, s. m.  Nigaud. Nigaud.
negóoudeŗį, s. f.  Nigauderie. Nigauderie.
i A mitchya pri. A mitchya pri.
néi    s. m.  Creux d'eau, petit étang dans lequel on rouit le chanvre. Creux d'eau, petit étang dans lequel on rouit le chanvre. I néi a mochōo l'è plin dé ranólon, l'étang du curé [du pré du] est rempli d'oeufs de grenouilles.
néi    s. m.  Soir. Soir. Démąn néi, demain soir; dechąndó néi, samedi soir; chou ó néi, vers le soir. Nuit. Cóminsé a trinprą ó néi, il commence à devenir frais la nuit; achyę è fénéitre ouvêché ó néi, laisser les fenêtres ouvertes la nuit.
néi  s. f.  Nuit, Nuit, ëntre dzòŗ-é néi, entre jour et nuit; outré p'ā néi, pendant la nuit; fé djya néi, il fait nuit déjà; iŗé chèra néi, c'était nuit noire; balę a bóna néi, souhaiter la bonne nuit; bóna néi, bó repó°", bonne nuit, bon repos; l'è arouą dé néi, il est arrivé de nuit; ita pa dé néi, ne restez pas de nuit [dehors]; néi pó néi falïe tochį tòta néi, nuit après nuit il me fallait tousser toute la nuit; iŗé dé néi, c'était de nuit.
nën - anën, impératif du v. eni Viens ! Viens !
nenën, s. m.  Sein, téton. Sein, téton. Balę ó nenën, donner le sein; prįndé ó nenën, prendre le sein; l'a ótą ó nenën, elle a ôté le sein [a sevré l'enfant].
nëntandin, loc. adv.  En attendant. En attendant. Yó vęjó ba ā vewe, n'ëntandin to réistéŗéi kïa chęla, je vais à la vigne, en attendant tu resteras tranquille ici.  Ce mot est une déformation de ën-atindin.
neseséiŗó, -a, adj.  Nécessaire Nécessaire.  Plus souvent on emploie le mot fōche. Cf. ce mot.
neseseta, s. f.  Nécessité, besoin. Nécessité, besoin. O-n-è pa a neseseta, on n'est pas dans le besoin.
nesesetou, -touja, adj.  Nécessiteux . Qui est dans la nécessité. Nécessiteux . Qui est dans la nécessité.
nète, adv.  Très . Très . Ayant la valeur d'un superlatif. . L'è nète chādó, il est très sage; l'a nète dé reįën sti an, il y a beaucoup de raisins cette année; l'a nète byin trālą, il a beaucoup travaillé. || Syn. déstrą.
nétéāé, s. f.  Nettoiement, nettoyage. Nettoiement, nettoyage. Féré 'na bóne nétéāé, faire un bon nettoyage. || Fig. Débarras, disparition souhaitée. Chon tui via dé sta mijon, kyënta bóna nétéāe! tous ont quitté cette maison, quel bon débarras ! Disparition, en général. Sti an l'a fé 'na groucha netéāé dé fou vyou, cette année beaucoup de ces vieux ont disparu [sont morts].
nétéę, v. a.  Nettoyer. Nettoyer. Nétéé ó pįló, nettoyer la chambre; nétéé è vęnyé, enlever les mauvaises herbes des vignes; nétéé è j-ālon, è bóté, nettoyer les vêtements, décrotter les souliers. Il Par ext. Vider qqch. de son contenu : l'an nétéeą ó platéi, ils ont nettoyé le plat [tout mangé]; è tsāvwé nétion oun tablāa e-n-ódre, les corneilles vous mangent un «tablard» de vigne proprement; i cheŗijye l'è itą nétéeeą própró, le cerisier a été dépouillé de toutes les cerises; ou tin di planta, i féméi che vi nétéeą, au temps des semailles tout le fumier disparaît.
nétre, v. n.  Naître. Naître. Nęcó, je nais; nécon, ils naissent, nécou, né Prov. Fou kyè nécon i catró tin fan pa dé vyou j-ó°"che; che venyon vyou, chon chódzé a vêre dé mò, ceux qui naissent aux Quatre-Temps ne font pas de vieux os; s'ils grandissent, ils sont exposés à voir des revenants.
ni Rouissoir. Rouissoir.
ni     adv.  Ni. Ni. Chéi pa ni có°" ni téita, je ne sais ni cou ni tête [absolument rien].
ni  s. f.  Neige. Neige. Bąle dé ni, il neige; i ni ch'è byin reteryąé, la neige s'est bien retirée (il n'y en a plus que sur les hauteurs); rousa a ni, brasser la neige, c.-à-d. se frayer avec les pieds un passage dans la neige; ona pewóta dé ni, une boule de neige; l'è ba i ni, il a neigé jusqu'au village; Prabéi l'è blan dé ni, Prabé est sous la neige.
ni  s. m.  Nid. Nid. oun ni d'ijéi, un nid d'oiseau; oun ni dé fromyę, di raté, dé dzenelé, un nid de fourmis, de souris, de poules.
nichyą, s. f.  Nichée. Nichée.
nijyę, v. a.  Rouir. Rouir. Nijyę ó tsénévó, rouir le chanvre dans un creux d'eau. Il L'afr. connaît nasier, naisier et naisir.
nilą, s. f.  Troupe, nichée, Troupe, nichée, ona nila d'infąn, dé podzën, une troupe d'enfants, de poussins. || Fr. pop. nillée.
nïlę {che), v. n.  Se propager, pulluler. Probablement de nidiculare. Se propager, pulluler. Probablement de nidiculare.
nïle, s. f.  Cheville en bois au bout d'une corde et munie d'un trou.  Articulation; cheville du pied; jointure du doigt; poignet. Cheville en bois au bout d'une corde et munie d'un trou.  Articulation; cheville du pied; jointure du doigt; poignet.
niné interjection , mot pour appeler les cochons. Niné, niné, kyó°", kyó°"!   interjection , mot pour appeler les cochons. Niné, niné, kyó°", kyó°"!  
niné s.m. Cochon, dans le langage des enfants. Cochon, dans le langage des enfants.
niou, s. m.  Neveu. Neveu.
niŗāa, niŗārda, adj. et s. m. et f.  Noiraud, Noiraud, ona brota niŗąrda, yó i pa conyouwa, une vilaine noiraude, je ne l'ai pas connue.
niŗé, niŗéta, adj. et s. m. et f.  Petit noir, petit noiraud. Petit noir, petit noiraud.
niŗenyąŗa, s. f.  Femme lente, qui ne sait pas se débrouiller Femme lente, qui ne sait pas se débrouiller, ona kyè cha pa che verye, l'è jaméi veryąé l'a tòrdzò prou weji, l'è chin ona niŗenyąŗa, une niŗenyąŗa, c'est une femme qui ne sait pas se démener, qui n'est jamais décidée, qui croit toujours avoir assez de temps.
nivèrdzęŗó, s. m.  Anniversaire. Anniversaire.
nivéwą, v. a.  Niveler. Niveler.
nivó, s. m.  Niveau. Niveau.
nįvó, -va, adj.  Roux. Roux. Ché dou trecó nivó, celui du tricot roux; ha crwēe nįva l'è pa dzinta, cette petite rouquine n'est pas belle Syn. roche.
nó, pron. pers. lre pers. pl.  Nous.  Nous.  Pronom sujet employé après le verbe dans la phrase interrogative. Partin-nó? partons-nous? n'ën nó prou? en avons-nous assez? || Pronom régime, placé avant ou après le verbe, après le verbe dans les phrases imperatives sans négation. Nó j-a you ou l'a you nó, il nous a vus; vi prou nó, il nous voit assez; bąle nó pye chin, donne-nous donc cela; nó-méimó, nous-même; nó j-ātró, nous autres; ëntchyé nó, chez nous.
nó°"tre, -tra, adj. poss. lre pers. plur.  Notre  Notre . I gró°"cha a vo l'è ouncó ën vya i nó°"tra l'a djya grantin kyè l'è môrta, votre grand-mère vit encore, la nôtre est morte depuis longtemps. Il Absol. È nó°"tró, notre famille; yó l'oŗôo prou atsetą, ma è nó°"tré l'an pa oou, j'aurais bien acheté cela, mais les nôtres les autres membres de la famille n'ont pas voulu.  
nó°"tre, -tra, adj. poss. lre pers. plur.  Notre. Notre. Chin l'è nó°"tre n-afęré, cela nous regarde [ce sont nos affaires]; nó chin ën nó°"tra mijon, nous sommes dans notre maison Pronom poss. précédé de l'article. Prįndé vó°"ra pāa é achyę a nó°"ra, prenez votre part et laissez la nôtre;
nójwę, s. m.  Bouton aux paupières, orgelet Bouton aux paupières, orgelet  Prov. (L. 187) Pó féŗ'a parti è nójwę fó°" pwëntchyę ó coutéi iną déjó a tabla, pour faire disparaître les orgelets, il faut planter un couteau de bas en haut sous la table.
nómą, v. a.  Nommer, élire. Nommer, élire. Nómą ó prejidąn, élire le président.
noméŗó, s. m.  Numéro. Numéro.
noméŗótą, v. a.  Numéroter. Numéroter.
nominasyon, s. f.  Nomination. Nomination.
non Mot utilisé uniquement dans le juron non dé sôo, nom de sort, n. m.  Mot utilisé uniquement dans le juron non dé sôo, nom de sort, n. m. 
nonąnta, adj.  Nonante, quatre-vingt-dix Nonante, quatre-vingt-dix. I dabò nonąnt'ąn, j'ai bientôt quatre-vingt-dix ans. La voyelle finale varie selon le mot qui suit: nonantchyoun, 91; nonąnté dó°", 92, etc.
nonantchyémó, adj.  Nonantième, quatre-vingt-dixième. Nonantième, quatre-vingt-dixième.
nonantįn-na, s. f.  Quatre-vingt-dix environ, âge du nonagénaire. || Nonantaine se dit aussi en SR et fr. pop. Quatre-vingt-dix environ, âge du nonagénaire. || Nonantaine se dit aussi en SR et fr. pop.
nonbrou, nonbrouja Nombreux. Nombreux.adj. 
nónó, s. m.  Dodo, sommeil;  Dodo, sommeil; dodo, couchette, lit, dans le langage des petits. Féré nónó, faire dodo. || Ritournelle pour endormir les enfants: nónó, nónó, peti popojun a nó, dodo, dodo, petit poupon, à nous.
nôo, s. m.  Nord. Nord. Veryę dou byéi dou nôo, tourner du côté du Nord.
nóoutre s.m. Notre bien Notre bien. N'ën paeą dou nó°"tre, nous avons payé du nôtre.  I nó°"tre s'emploie aussi comme adjectif: chou ó nó°"tre pra, ó chyó pra, sur notre pré, sur son pré.
norën, s. m.  Troupeau, Troupeau, óŗa l'a ó plo byo noręn da comona, il a maintenant le plus beau troupeau de la commune; kyën byo norën! quel superbe troupeau !
noręse, s. f.  Nourrice. Nourrice.
noresyon, s. f.  Nourriture. Nourriture. L'è pa ona noresyon pó ó moundó chin, ce n'est pas là une nourriture pour les gens.
norį  -rite, part, et adj.  Nourri. Nourri. Hou pwè chon byin norį, ces porcs sont bien gras; dé fou j-infan ma norį (cf. mānorį), de ces enfants mal nourris.
norį  v. a.  Nourrir. Nourrir. I chopa noré méi k'i caféi, la soupe est plus nourrissante que le café. V. r. È j-ansyąn che norechïon dé witchyą, dé pan é dé móta, les ancêtres se nourrissaient de petit-lait, de pain et de fromage; wéi è j-ovrį chon mąwe norį, là les ouvriers sont mal nourris. Il S. m. Sti l'è dé crwéi nori, celui-ci est exigeant pour la nourriture.
nósé, s. f. pl.  Noce. Noce. Can l'è arówą i dzò di nósé, quand le jour des noces fut arrivé; l'a maryą ën promyęŗe nósé ha dou prejidąn, il a épousé en premières noces la fille du président.
nósyou, nósyouja Noceur, noceuse.n. m. et f.  Var. nóchyou.  Noceur, noceuse.n. m. et f.  Var. nóchyou. 
nota, s. f.  Note de musique. Note de musique. Per ënkye tsąnton pa tòrdzò d'apréi è noté, par ici on ne chante pas toujours d'après les notes. || Note. L'a jou dé bóné noté ou recroutémįn, il a eu de bonnes notes au recrutement. Il Fig. Chin l'ïta on'ątra nota, ç'a été une autre chanson; can l'a you eni sti, l'a dri tsandjya dé nota, quand il a vu venir celui-ci, il a tout de suite changé de note (il est devenu tout doux).
nota, v. a.  Noter. Noter. Fó°" nota chin chou ó cawandrį, il faut noter cela dans l'almanach. || Syn. marca.
nótéiŗó, s. m.  Notaire. Notaire. È notéiŗó chon a pó préi cómin è j-aócą, fó°"pa ai trwa chowin béjwin dé rlōo, les notaires sont à peu près comme les avocats, il ne faut pas avoir trop souvent besoin d'eux. || Syn. coryą (vieilli).
Notre-Dąma, s. f.  La Sainte Vierge. La Sainte Vierge. Prov. Can choblon è bwąté, i Notre-Dąma plouŗé, quand les jeunes filles sifflent, la Stè Vierge pleure.  Notre-Dąma ou Fêita d'ó°", 15 août, l'Assomption de la Sainte Vierge; Notre-Dąma dé Corbewën, fête de la Nativité de la Stè Vierge (8 septembre), patronne de la chapelle de Chandolin qui est appelée elle-même Notre-Dame de Corbelin.Statue de la Madone. || Dev. Pòrkyè porton t-e fouŗa a Notre-Dąma a promyęŗe demëndze dou mi? - pąskyé va pa méima! Pourquoi porte-t-on [en procession] hors [de l'église] la Madone le premier dimanche du mois? - parce qu'elle ne marche pas elle-même !
nou    adj. num.  Neuf. Neuf. Nou j-ómó, neuf hommes.nou, voy. s. v. nouó.
nou s. m. et adj.  Nu. Nu.Prov. I chōrté méi dou dōo kyé dou nou, il sort plus du dur que du nu; a cou nou, le derrière nu; a pya nou, nu-pieds.  La prép. à dans cet emploi se rencontre en afr. «un homme passe à pieds nus ».  Voy. marenou
nóuąnbre, s. m.  Novembre. Novembre.
noué, s. f. Noix. Noix. Sta nwè l'è boga,  cette noix est vide; dé nwé vèrmenoujé, des noix véreuses. I nwé dou borgó, la noix du rouet, c'est la partie du rouet où viennent se souder les ailettes.  I nwé dou trwé, la noix du pressoir, grosse pièce de bois qui sert à relier les colonnes du pressoir et qui, percée en hélice au milieu, forme l'écrou.  Dev. I paré vè, i mare rócha, è j-infan blan?- i nwé; le père vert, la mère rousse, les enfants blancs? - la noix.
noujyémó, -jyéma, adj.  Neuvième. Neuvième. Fou kyè l'an è j-epoyënte che mouŗon pa déeąn ó noujyémó dzò vwąŗon, ceux qui ont la pleurésie, s'ils ne meurent pas avant le neuvième jour, sont sauvés (guérissent).
noun  adv. de nég.  Non, Non, dans la construction avec plo. Yó noun plo, moi non plus.
noun  pron. ind.  On. On. L'a rin dé méi pachyin kų'i traó, atin tòrdzò kyè noun ó fąje, il n'y a rien de plus patient que le travail, il attend toujours qu'on le fasse. || C'est probablement le mot oun, que par euphonie on a fait précéder d'un n, comme dans nó°"tré n-aféré.
noun  s. m.  Nom. Nom. Ky'a to noun? comment t'appelles-tu? - i noun Dzèrmąn, je m'appelle Germain; chéi pa cómin l'a noun, je ne sais comment il s'appelle.  òon pa ai ó noun d'être póouró, ils ne veulent pas passer pour pauvres; é eó k'i jaméi fé dé ma a nyoun, i jou ó noun d'ai róbą! et moi qui n'ai jamais fait de mal à personne, j'ai passé pour avoir volé!
nouó, nouwa, adj.  Neuf. Neuf. A peu près la seule forme employée pour le masculin actuellement. Oun wivró tó nouó, un livre tout neuf; i vāe nouwa, la route récente; i Tórin-Nou, le Torrent-Neuf; i Pon-Nou, le Pont-Neuf. a nouó, à neuf; l'an réfé tòt'a nouó, ils ont tout refait à neuf.
nouŗa, s. f.  Belle-fille, bru. Belle-fille, bru. Prov.  -Pó aa resta nouŗa, fó°" ai cha bréi, è j-orélé di j-ānó, ó moró di catson, rinkyè ona winvwa; fó°" powį ëndora acheta a cou nou chou oun fromį dé fromyé róché, pour aller habiter comme belle-fille [chez les beaux-parents], il faut avoir sept bras, des oreilles d'âne, le groin d'un cochon, une langue seulement; elle doit pouvoir rester assise, le derrière nu, sur un tas de fourmis rousses.  L'expr. aa resta nouŗa a son équivalent à Neuchâtel: aller gendre se disait d'un mari qui va demeurer chez son beau-père et se nourrit, lui, sa femme et ses enfants, du bien commun, sous la condition d'exercer son industrie pour l'avantage de la maison (Pierreh. s. v. gendre). A Savièse c'est la belle-fille qui va quelquefois chez les beaux-parents.  Syn. plus fréquent: béwa fęle.
nowąwa, s. f.  Nouvelle. Nouvelle.
nowawamįn, adv.  Nouvellement. Nouvellement.
nowawétéi, s. f. pl.  Nouveautés, primeurs, chose qui attire. Nouveautés, primeurs, chose qui attire. O-n-a rin dé nowawétéi a préjintą, on n'a pas de nouveautés à présenter, des choses qui attirent à mettre sur la table.
nowéi s.m. in nouveau.  Vin nouveau.
nowéi, nowąwa, adj. et s. m. et f.  Nouveau. Nouveau. Dé vën nowéi, du vin nouveau; rin dé nowéi, rien de nouveau. Il S. m. Nouvelles. L'a dabò jou conta ó nowéi dé peŗ-ënkyè, il a eu tôt fait de raconter les nouvelles de par ici. || Prov. Tó nowéi, tó bèi, tout nouveau, tout beau. En fr. correct «nouveau, subst.» ne s'emploie que dans un sens général et jamais au pluriel. Ex. Le nouveau plaît toujours aux enfants.
nowéŗe, s. f.  Jeune noyer Jeune noyer. L'a dąvwé dzinté nowéŗe a son dou pra, il y a deux jolis jeunes noyers au sommet du pré.
nowéŗęta, s. f. Dim. de nowéŗe.  Joli petit noyer. Joli petit noyer.
nowįn-na, s. f.  Neuvaine. Neuvaine. Nó fó°" féré ona nowįn-na a Notre-Dąma, il nous faut faire une neuvaine à la Sainte Vierge.
nóyè, s. m.  Noyer. Noyer. Déeąn iŗé plin dé nóyè déjó Droun-na é déjó Tsandowën, autrefois c'était plein de noyers sous Drône et sous Chandolin.
nwa, nwāe, adj.  Noué. Noué. Se dit de l'orifice trop étroit de la matrice des vaches. Can è ątsé chon nwéi prįnjon pa ó véi, ou bën dzęton ó véi ou bën crïon, quand les vaches sont «nouées», ou bien elles ne portent pas, ou bien elles avortent, ou bien elles crèvent. 
nwa, v. a. Nouer.  Nouer. Nwa ó motchyōo, nouer le mouchoir; nwa w'insówą, nouer le drap [la charge du drap]. Il V. r. Che nwa, se nouer.
nwewęche, adj.  Nouveau, appétissant. Nouveau, appétissant. Oun rejën chin l'è ouncó byin nwewęche, un raisin, c'est toujours bien appétissant.
nyanyou, s. m.  Niais, nigaud. Niais, nigaud.
nyényé, s. f.  Noix, dans le langage des enfants. Noix, dans le langage des enfants.
nyęse, s. f.  Nièce. Nièce.
nyįŗe nyąŗe (é), loc. adv.  ni oui, ni non. ni oui, ni non. I ëntèrvą a sta ch'owie eni idjyę a nó, é sta é nyįre nyąre ën plache dé déŗé fran, j'ai demandé à celle-ci si elle voulait venir nous aider et elle de dire ni oui, ni non, au lieu de s'expliquer franchement.
nyóca Nuque Nuque.n. f.  Syn. cóson. V. denyóca.
nyócó Se dit de quelqu'un qui ne voit que du feu. n. m.   Se dit de quelqu'un qui ne voit que du feu. n. m.  
nyòkyé, s. m. pl.  Gens lents à parler ou ne parlant pas. Gens lents à parler ou ne parlant pas.
nyonamįn, adv.  Nullement. Nullement.
nyóoua Nuée Nuée.n. f.  Ona nyóoua d'ijé', une nuée d'oiseaux. Lex. nyóoiia. 
nyou, s. m.  Nœud. Vertèbre. Nœud. Vertèbre. I nyou dou rejën, le nœud du raisin [partie renflée du pédoncule qu'on pince avec les ongles pour détacher la grappe].
nyoun, nyona, adj. et pron. ind.  Personne, aucun. Personne, aucun. Cwi e-t-e enou ? -nyoun, qui est venu? — personne; ó t'éi you é nyona pāa, je ne l'ai vu nulle part.
nyówa, s. f.  Nuage, brume.  Nuage, brume. Dé grouché nyówé, de gros nuages; l'è i nyówa sti matën, il y a de la brume ce matin; è nyówé che wïon, les nuages se lèvent; choutą i nyówé, sauter aux nues.  Prov. Can è nyówé van amou, prin ó ratéi é part'ou fin; can è nyówé van ba, prin ó chąkyé é part'a Chyoun, quand les nuages montent (dans la direction du Haut-Valais), prends le râteau et va au foin [c'est la pluie qui arrive]; quand les nuages descendent (dans la direction de Martigny), prends ton sac et va à Sion [faire ton marché; c'est le beau]. Fig. Nuée, grand nombre. ona nyówa dé fémawé, une nuée de femmes.
nyówāa, adj.  Nuageux. Nuageux.Syn.enobló.
ó , oua, è, pronom pers.  Le, la, les. Le, la, les. Fó ó ba, jette-le en bas; wa te vïó prou, je la vois bien; è faŗį prou eni, je les ferai bien venir.
ó , pron. pers.  Vous, Vous, ó diechą pa féré chin, vous ne deviez pas faire cela; ó vêréi avwe l'a mè ba i bwąta, vous verrez où la fille l'a déposé;ó réstéréi pa trwa tāa, vous ne resterez pas trop tard. | Į Dans l'interr. on emploie toujours vó.
ó, s. m.  Ours. Ours. Ě j-ò l'an desparou dé per ënkye, les ours ont disparu de par ici.
ó°", s. m.  Août. Août. Le mot ó°" ne s'emploie jamais seul, on dit toujours i mi d'ó°", le mois d'août.Prov. I  mi d'ó°" chyou ó mi dé māê, le mois d'août suit le mois de mai [il lui ressemble].
ó°"aré!  Int. Interjection marquant la désillusion. Interjection marquant la désillusion.
ó°"che, s. m.  Os. Os.
ó°"chète, s. m. Dim. de ó°"che.  Osselet, petit os. Osselet, petit os.
ó°"lą, -lāe, adj.  Huilé. Huilé. Dé pómé j'ó°"léi, sorte de pommes qui deviennent vite «huileuses».
ó°"lę, v. a.  Huiler. Huiler.
o°"lįnse, s. f.  Gratte-cul. Gratte-cul.Fruit du rosier sauvage.  A Grim. mó°"lyinse.
ó°"ló, s. m.  Huile. Huile. On'onda tui fou kyè l'aion dé nwé fajïon d'ó°"ló, autrefois tous ceux qui avaient des noix faisaient de l'huile.
ó°"lon, s. m.  Aiguillon. Aiguillon. È ton-né l'an oun grou ó°"lon, les frelons ont un gros aiguillon. || Ergot du coq: è j-ó°"lon di powé, les ergots des coqs.
ó°"lóną, v. a.  Aiguillonner. Aiguillonner. || Fig. Taquiner, piquer. Can l'an prou jou ó°"lóną, che chon ëngrëndjyą, quand ils se sont taquinés longuement, ils se sont fâchés; ó°"lónąé ómó, elle piquait son mari.
ó°"ŗa, s. f.  Courant d'air. Courant d'air.  Cf. oun chi d'óouŗa, un clin d'oeil.
o°"ta, s. f.  Passage étroit, quelquefois couvert, entre deux maisons. Passage étroit, quelquefois couvert, entre deux maisons. Oun pāché pa vwéŗó méi, ba pé ha ó°"ta, on ne passe plus guère dans cette venelle. |Į Fig. Coupe-gorge, vilain trou. L'a dé broté ó°"té pé ché vewādzó, il y a de vilains passages dans ce village. Grim. id.
ó°"tāa, s. m. Autel, Autel, ën w'élije dé Chavyeje l'a tré į-ó°"tăa, à l'église de S. il y a trois autels.
ó°"wa, s. f.  Marmite. Marmite. ó°"wa dé meta, marmite de bronze.  Du latin olla
ó°"wa, s. f.  Marmitée. Marmitée.
ó°"we, s. f.  Galerie Galerie. L'è fouŗa ā ó°"we, il est sur la galerie.
obeechin, -įnta.  Obéissant, Obéissant, óŗa è j-infan chon rin méi obeechin, aujourd'hui les enfants ne sont plus obéissants du tout.
obeį, v. n.  Obéir. Obéir. Chon rāa è j-infan kyè obeęchon dri ky'oun comąndé, ils sont rares les enfants qui obéissent aussitôt qu'on leur commande; obeę to? - na, obeęchó pa, obéis-tu? - non, je n'obéis pas.
obêje, s. f.  Auberge. Auberge. Dan ó tin outr'ou Tsatéwé l'aie rinky'on'obêje, autrefois il n'y avait qu'une auberge au Châtelet.
oblegasyon, s. f.  Obligation. Obligation. L'a pa d'oblegasyon dé féré chin ky'oun pou pa, il n'y a pas d'obligation de faire ce qu'on ne peut pas. || Obligation (terme de finance). L'a dé j-oblegasyon ba ā bąnca, il a des obligations à la banque.
oblegatouéŗó, -ŗa, adj.  Obligatoire. Obligatoire.
oblidjye, v. a.  Obliger. Obliger. Oblįdzó nyoun a paé chin kyè di pa, je n'oblige personne à payer ce qu'il ne doit pas; i oblidzié è j-infan a trălę can powįon pa, il obligeait les enfants à travailler quand ils ne pouvaient pas. Il S'obliger par une promesse, un vœu. L'an oblidjyą pó oun vwéeądzó i j-Ermęte, ils se sont obligés [liés] pour un pèlerinage aux Ermites.
ócaįyon, s. f.  Occasion. Occasion.
ócajyóną, v. a.  Occasionner. Occasionner. Chin nó ja ócajyóną dé grou fré, cela nous a occasionné de gros frais.
ócatéŗó, s. m.  Locataire. Locataire.
óché, s. m.  Volet, Volet, ouŗa l'a fotou via è óché, la tempête a emporté les volets. Il «Des formes analogues se rencontrent ailleurs en Valais avec le sens de «contrevent» et rendent probable la dérivation de ostium > fr. huis.» Tappolet, Bull. 11,8. Cf. aussi FEW, 7, 438.
ochi, adv. Aussi, si. Aussi, si. Ochi vitó kyè nó, aussi vite que nous; L'oŗôo pa crou k'iŗé ochi mintŏo, je n'aurais pas cru qu'il fût si menteur; w'ardzįn va ochi pó°", l'argent a si peu de valeur; óŗa ky'o-n-a ochi béjwįn pó trālę l'è tòrdzò maadó, maintenant qu'on aurait tellement besoin de lui pour travailler, il est toujours malade.
ochya Grosse arrivée d'eau Grosse arrivée d'eau.n. f.  I fó°" ouvri ó tórin, arouwé i ochya, il faut ouvrir le torrent, il arrive une grande quantité d'eau. Lex, óchya (quelqu'un est-il là).
óchyą ? Quelqu'un est-il là? Quelqu'un est-il là? Expression vieillie, connue aussi à Grimisuat, Arbaz, Ayent, que le visiteur criait devant la porte d'une maison pour demander à parler Le mot óchyą remplaçait le heurtoir ou la sonnette plus récente.et à laquelle on répond : o°"la ! , à Randogne . 
ocomotįva, s. f.  Locomotive. Locomotive.
ocopą, v. a.  Occuper. Occuper. Anën para è pómé, chin t'ocopéré 'na vwarba, viens éplucher les pommes, ça t'occupera un moment. || V. r. Ché ch'ocopé tòrdzò, celui-là s'occupe toujours.
ocopachyon, s. f.  Occupation. Occupation. L'è jostó on'ocopachyon pòr tè, c'est juste une occupation pour toi.
ódjyą, -yąe, adj.  Rassasié. Rassasié. Can chéi ódjyą, chon tui ódjyą, quand je suis rassasié, tous le sont, disait un maître égoïste. Prov. O-n-è méi vitó byin maryą kyé byin ódjyą, on est plus vite bien marié que bien rassasié.
ódjye   v. a.  Rassasier. Rassasier. N'ën pa pochou ó té ódjye, nous n'avons pu le rassasier.  V. r. ache pye féré, che ódzéŗé prou, laissez faire, il en aura assez.
ódjye, v. a.  Loger, donner un logement. Loger, donner un logement.
ódre, s. m. Commandement. Commandement. L'a rechyou ódre dé parti dètąpa, il a reçu l'ordre de partir sur-le-champ. || Rang, nature, catégorie. L'è oun tabò dou promyęŗ-ódre, c'est un blagueur de tout premier ordre.
ódre, s. m. Ordre. Ordre. L'an pa d'ódre, ils n'ont pas d'ordre; e-n-ódre, comme il faut; venyon tui adi apréi vyou e-n-ódre, les uns après les autres tous deviennent vieux comme il faut.
ódzèmįn, s. m.  Logement. Logement.
ofesyè, s. m.  Officier. Officier.
ófincha, s. f.  Offense. Offense. Escoją-mé - l'a pa d'ófincha, excusez-moi - il n'y a pas d'offense.
ófincha, v. a.  Offenser. Offenser.
ofisyó, s. m.  Office (terme d'Eglise). Office (terme d'Eglise). S'emploie ordin. au pl. ouŗa di j-ofįsyó, l'heure des offices.
ófra, s. f.  Offre. Offre.
ófrąnda, s. f.  Offrande Offrande. A Savièse l'offrande se fait ainsi: le jour de l'enterrement, la parenté du défunt monte à l'autel, après le Sanctus, baise l'autel au coin de l'épître et y dépose une petite offrande; id. au 7e et 30e et aux anniversaires. Aa a ófrąnda, aller à l'offrande.
ofrį, v. a.  Offrir. Offrir. L'a pa ofêe oun vēró, il n'a pas offert un verre. On emploie plus souvent préjinta. \Sens spécial. L'è jou amou ofri, il est allé à l'offrande à l'autel.
ogą, v. a. et n.  Guetter. Guetter. Eni ogą chin kyè fajïon, venir guetter ou épier ce qu'ils faisaient.
ogąche, s. f.  Personne qui est toujours à épier, Personne qui est toujours à épier, ona kyè ogye pèrtó, djyon 'na ogąche, on nomme «ogache» une personne qui est partout à épier.
ogyenįstre, s. m.  Organiste. Organiste.
oįādzó, s. m.  Usage. Usage. Féré gran ojādzó, faire grandement usage.
ojiae Huée.n. f.  Huée.n. f. 
òkye, adv.  extra  extra .Correspondant à un superlatif. L'è òkye vwęŗó l'è bon, c'est extraordinaire combien c'est bon.
ókyé, s. m.  Loquet, robinet. Loquet, robinet. Pa oublą dé tòrną a veryę ó ókyé, ne pas oublier de refermer le robinet.
ole noole, v. i.  volens , nolens  volens , nolens . Qu'il veuille, qu'il ne le veuille pas. Prov. : ën n-avrį ole noole, fó°" kyè fole, en avril «volens nolens», il faut qu'il feuille.
oman L'expr. est plutôt ni cou, ni téta, ni cul, ni tête. L'expr. est plutôt ni cou, ni téta, ni cul, ni tête.
omąn, omąn-na, adj.  Maniable, pas fragile. Maniable, pas fragile. Méton cwįŗe ché bó°" derën ën w'éivwe tsąda tin kyè vën omąn adrį, on met cuire ce bois dans l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'il devienne maniable; è j-arówe l'è dé bó°" omąn, frįjon pa, les aroles c'est du bois maniable, il ne se brise pas.
omąnye, s. f.  Humagne, Humagne, spécialité de plant de vigne donnant un vin recherché. Il existe aussi de l'humagne rouge: le vieux rouge du pays.
omelę, v. a.  Rendre souple, assouplir. Rendre souple, assouplir. I cwēe ch'omęle derën ën w'éivwe, le cuir s'assouplit dans l'eau; ché mwêe dé pan ch'è byin omelą derën ou caféi, ce morceau de pain s'est bien amolli dans le café [au lait].  Mouiller. L'a fé tsa, l'are omelą ó ratéi a Lowi, il a fait chaud, cela aura mouillé le dos à Louis.
omį, prép.  Hormis. Hormis. L'a tó balą i j-eŗetį omį a mijon, il a tout donné à ses héritiers, hormis la maison; omi fran èrdjyę fan pa méi dé ca di pra, excepté l'arrosage, ils ne s'occupent plus des prés; tsarótāe tote ba omį chin kyè fó°" ai ina wéi, elle transportait tout en bas, excepté ce qu'il faut avoir là-haut. || Conj. Omį kyè, à moins que. Vendre prou omį kyè chi maadó, il viendra bien à moins qu'il ne soit malade.
ominta, v. a. Augmenter. Augmenter. Chon pa cómin i pare kyè omintāé tui è dzò choun bën, ils ne sont pas comme leur père qui augmentait chaque jour ses possessions.  V. n. S'accroître. Ch'i tsa omįntè pa, è vęnyé van pa ën déeąn, si la chaleur n'augmente pas, les vignes ne prospèrent pas.  Pŗov. (L. 84) Fó°" pa féré a bwęea ou mountįn dé ona, omįnton è poudzé, il ne faut pas faire la lessive en lune croissante, [sinon] les puces augmentent.-
óminte, adv. Au moins, sans faute. Au moins, sans faute. To vendréi nó trówa óminte déean kyè tòrną a parti, au moins tu viendras nous voir avant de repartir.  On dit aussi omouinte: omouinte caqkyé tsó°"ja, au moins quelque chose.
ómó, s. m.  Homme, opposé à femme. Homme, opposé à femme. Oun cha prou cómin chon è j-ómó, can l'an pa byou oun pou ch'ëntindre, ma can chon chó°" adon l'a rin a féré, on sait bien comment sont les hommes: quand ils n'ont pas bu, on peut s'entendre encore avec eux, mais quand ils sont ivres, il n'y a rien à faire; oun n-ómó dé rin, un homme de rien.  Au plur. È j-ómó, les membres masculins de la famille: è j-ómó chon djya parti dé gran matën iną i batâa chéé, les hommes (père, fils, ouvriers) sont partis de grand matin pour faucher les prés «bâtards »; è j-ómó ën froston dé tsouson, ona di nó l'a tòrdzò prou a féré rin ky'a tsousóną, les hommes en usent des bas, une femme de la maison a toujours assez d'ouvrage à faire des bas.  Mari, époux: ómó é i féna, l'époux et l'épouse; kyën chó°"won d'ómó l'a atrapį i pó°"ŗa Dząn-na! quel ivrogne d'homme cette pauvre Jeanne a trouvé! oun pó°", béi pòrkyè prįnde oun n-ómó kyè l'a rin kyè a górdze dé bon ? aussi pourquoi aller prendre un homme qui n'a de bon que la bouche? || Syn. tsāsyou, homme en général.
ómouįnte, adv.  seulement seulement .Syn. de óminte. Voy. ce mot.
on   s.m. Long . Long .Tó on, tout le long; l'a rin fé kyè tó on groują, il n'a fait que se plaindre tout le long; ou on aa, au long aller, avec le temps; o-n-a tòrdzò on ó tin ky'a-rowęche cakyé tsó°"ja, on est toujours dans l'attente qu'il pourrait arriver quelque chose.
on, ondze, adj. Long, longue,  Long, longue, 'na ondze corda, une longue corde; fou pawën chon trwa on, ces échalas sont trop longs; ā ondzé, à la longue. Oun dé fou di on dzò, un traînard, jamais pressé; ché di on di, l'homme aux longs doigts (voleur).-
ona, s. f.  Lune. Lune. L'è plin-na ona anéi, c'est pleine lune ce soir; no°"wa ona, nouvelle lune. Prov. Fó°" cópa è pi can i ona cré é è j-onlé can i ona décré, il faut couper les cheveux quand la lune croît et les ongles quand la lune décroît. || Dé bó°" dé ona, du bois de lune [volé au clair de la lune].
onatęcó, -ea, adj. et s. m. et f.  Lunatique, capricieux Lunatique, capricieux. L'è pa pó déŗé métchyin m'a l'è prou onatęcó, il n'est pas précisément méchant, mais il est très lunatique; fó°" pa être onatęca dinché, il ne faut pas être si capricieuse. Syn. capresyou
onati, s. m.  Lunatique, original. Lunatique, original. Fé pa d'ātró traó kyè canpaną, ché brote onati! il ne fait pas d'autre travail que parader, ce vilain original !
onbra -brāe, adj.  Ombragé, Ombragé, oun dzin rlwa byin onba, un joli endroit bien ombragé.
onbra v. a.  Ombrager.  Ombrager. Ché chapën onbre trwa ó pra, ce sapin ombrage trop le pré.
onbra, s. f.  Ombre, Ombre°", il ne faut pas dormir à l'ombre des noyers. Prov. L'è myó dé vêr'a onbra kyè a tonba, mieux vaut voir l'ombre que la tombe.(en allant dessous, dormir,  en parlant du noyer ) .
onbradįyę, v. a.  Ombrager. Ombrager. Ché chapën onbradzïé trwa mijon, nó ó tin fotou via, ce sapin ombrageait trop la maison, nous l'avons enlevé.
onbrādzó, s. m.  Ombrage. Ombrage. Kyëntou byo j-onbrādzó l'a óŗa ba contr'a gara, quels beaux ombrages il y a maintenant du côté de la gare !
onbradzou Peureux, se dit surtout des animaux.adj.  Oun moqué onbradzou, un mulet peureux, Peureux, se dit surtout des animaux.adj.  Oun moqué onbradzou, un mulet peureux,
onda, s. f.  Fois. Fois. O-n-onda, autrefois; o-n-onda oun dijïé kyè falįé aa dromi dé bon'ouŗa é wéeą dé bon' oura, autrefois on disait qu'il fallait se coucher de bonne heure et se lever de bonne heure. || Temps favorable. L'è pa i bon'onda pó è récò, ce n'est pas le temps favorable pour les regains.
onda, s. f.  Pluie subite. Pluie subite.
ondéąe, s. f.  Ondoiement, Ondoiement, balancement de qqn qui risque de tomber. L'a fé on'ondéąe é l'è tsejou, il a balancé et il est tombé.
ondéé, v. n.  Battre la mesure Battre la mesure [de la tête] lorsqu'on a envie de dormir. L'a pa fé kyè ondéé tó ó tin dou chèrmon, il n'a fait que battre la mesure tout le temps du sermon. Į | Syn. clócą.
ondjye Longer,  v. tr. Longer,
ondjyou, s. f.  Longueur. Longueur.
ondząnye, s. f.  Corde longue . Corde longue . L'ensemble des cordes pour lier les brassées qui composent un paquet de foin (fachę) comprend 5 cordes. Pour faire un fachę, on commence par étendre sur le pré une corde appelée ondząnye; sur cette corde on étend 4 autres parallèlement les unes aux autres sur le sol en ayant soin de planter en terre la «cheville » ; ces 4 cordes forment un angle droit avec la ondząnye. Les brassées de foin sont placées sur ces 4 cordes; puis on les attache et, en dernier lieu, la ondząnye (cf. s. v. corda et fache).  Dev.: ona ondze ondząnye kyè trêch'a mountąnye?  i vąe, une longue corde qui traverse la montagne? - la route.
ondzé  adj. num.  Onze. Onze. Devant une voyelle: ondjy'ąn, onze ans.  L'a jou ondzé j-infan, elle a eu onze enfants.
ondzé s.m. Flèche, Flèche, pièce de charronnage qui relie l'arrière-train à l'avant-train d'un char. Le fr. pop. SR se sert du mot «longe». || Cf. s. v. fōche. La partie de la flèche qui dépasse le char derrière s'appelle cąvoua, queue.
ondzé, ondzéta, adj.  Un peu long. Un peu long. Dé prounmé ródzé é ondzété, des prunes rouges et un peu allongées.
onęcó, -ea, adj.  Unique. Unique. I fes'onęcó, le fils unique; fel'onęca, fille unique.
ónéitamin, adv.  Honnêtement. Honnêtement. Chąwon pa che méŗó°"wą ónéitamįn, ils ne savent pas s'amuser honnêtement.
ónéitété, s. f.  Honnêteté, politesse. Honnêteté, politesse. Le patois, très souvent, ne distingue pas ces deux notions.
ónéitó, -ta, adj.  Honnête, poli. Honnête, poli. Té fó°" étre ónéitó, fó°" tòrdzò ótą ó tsapéi a mochōo, il te faut être poli, tu dois toujours ôter le chapeau devant M. le curé.
onéta, s. f.  Lunette.  Lunette. Radāè pè a fénéitra avwéi a onéta d'aprose, il regardait par la fenêtre avec la lunette d'approche.  Pl. les lunettes. I mare a nó pou ouncó lere chën onété, notre mère peut encore lire sans lunettes.
ongan, s. m.  Onguent. Onguent. Vwarié tòté è maadį avwéi d'ongąn artéą é dé góté d'ofmąne, il guérissait toutes les maladies avec de l'onguent Artéa et des gouttes d'Hoffmann.
onį, onįte, adj.  Uni, lisse. Dé dzin dra onį, du joli drap uni, lisse. Uni, lisse. Dé dzin dra onį, du joli drap uni, lisse.
onį, v. a.  Unir. Unir.
onifòrme, s. m.  Uniforme des soldats. Uniforme des soldats.
onjyémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Onzième. Onzième. I onjyęma brįnta, la onzième brantée.
onla, s. f.  Ongle Ongle, oun nēe d'onla, une très petite chose (cf. nēe). Pa ró°"djye è j-onlé, ne pas ronger les ongles; fó°" pa dêrye on'onla, il ne faut pas dévier [la largeur] d'un ongle.  Le genre féminin est commun à beaucoup de dialectes. 
onlāa, s. m.  Série de poutres qui vont se raccourcissant Série de poutres qui vont se raccourcissant. È j-onlāa désignent dans le bâtiment les poutres qui se raccourcissent toujours plus pour former un pignon.-
on-on, loc. adv.  Tout le long de. Tout le long de. L'a pachą on-on dou tórin, il a passé le long du torrent; i gréiló va on-on da tsarowe, l'âge «va» le long de la charrue; trêcha on-on è tsan, traverser les champs d'un bout à l'autre; l'a cópa oun mwêe on-on dou pan, il a coupé un morceau dans toute la longueur du pain.
onōo, s. m.  Honneur. Honneur.  Prov. Onōo ché kyè ou, fortona ché kyè pou, honneur qui veut, fortune qui peut.
ónóŗą, v. a.  Honorer. Honorer. Nó j-a ënvita é nó j-a byin ónóŗą, il nous a invités et nous a reçus avec honneur.
ónóŗablamin, adv.  Honorablement. Honorablement. N'ën aki chin kyè n'ën ónóŗablamin, ce que nous possédons, nous l'avons acquis honorablement.
ónóŗabló, -bla, adj.  Honorable, Honorable, ona dzin ónóŗabla, une personne honorable.
onótin, s. m.  Ennui. Ennui. N'aïon onótįn, nous avions le temps long.
onówa. Jeu .  Jeu . Terme du jeu de la garde. Voy. sous le mot botën.
onse, s. f.  Once. Once. Fó°" chèdzé onsé pó 'na wįvra, il faut seize onces pour une livre; on'onda oun contāé rin kyè pé j-onsé, autrefois on ne comptait que par onces.
ontou, -ja, adj.  Honteux. Honteux. È pó°"ŗó ontou chon byin a plįndre, les pauvres honteux sont bien à plaindre.
Onyon di tsan Muscari à toupet (Muscari race-mosum). Muscari à toupet (Muscari race-mosum).
onyon, s. m.  Oignon.  ,  Oignon.  , 
ôo, s. m.  Or. Or. Prov. Plodze d'avrį va méi kyè tó ôo é tó w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut mieux que tout l'or et tout l'argent du pays.
óónye, s. f.  Noisette, Noisette, ona chatsóną dé j-óónyé, un petit sac rempli de noisettes.
óoutèwe, s. m.  Hôtel. Hôtel. L'è via pé j-ó°"tęwé, il est employé d'hôtel.
óoutręse, s. f.  Impératoire (Peuceda-num ostruthium). Impératoire (Peuceda-num ostruthium). ó°"tręse vën amou pé mêįn, l'impératoire pousse dans les mayens.  La racine de l'impératoire, séchée et brûlée, répand une très bonne odeur; on la brûle pour renouveler l'air de la chambre et aussi pour désinfecter les plaies.
ópèŗą, v. a.  Opérer. Opérer. eąn n'avwejîé pa parla d'ópèŗą, óŗa l'è pa méi kyésyon kyè dé chin, autrefois on n'entendait pas parler d'opérer, maintenant il n'est plus question que de cela.
ópèŗasyon, s. f.  Opération chirurgicale Opération chirurgicale. N'avwį jaméi dèŗe kyè è j-ópèŗasyon rochęchon pa, on n'entend jamais dire que les opérations ne réussissent pas.
ópóją, v. a.  Opposer Opposer. || V. r. Ch'ópója, s'opposer.
ópójesyon, s. f.  Opposition. Opposition. N'ën fé ópójesyon, nous avons fait opposition.
ora ! interj.  Alors ! Alors ! Marque la surprise, souvent óŗą óŗą! (deux fois). Chon amou è jandąrmé, óŗą óŗą sti có°" cómįnse on'ātra tsanson! les gendarmes sont montés [de Sion], ah! ah ! cette fois commence une autre chanson!  Naturellement, bien sûr.
óŗa, adv.  Maintenant, à présent. Maintenant, à présent. Vën-to óŗa? viens-tu maintenant? l'è enou pye óŗa, il est arrivé juste maintenant. S'emploie souvent pour introduire une phrase; óŗa, dabò kyè l'è dinché, maintenant, puisque c'est ainsi.Remarquer l'éllision dans << Aa pyè dromi'ra>>. Cf. Cloca
óŗamąn-óŗa, loc. adv.  A tout instant A tout instant (indique le futur). I va eni óraman-óŗa, il va venir à tout instant, d'un moment à l'autre.
örbè Humide. Humide.
òrbę, s. m.  Clou de fonte à tête plate, Clou de fonte à tête plate,  employé surtout pour les chaussures.
ordį, v. a.  Ourdir. Ourdir. Ordį dé tįwa, ourdir de la toile.  Par analogie. Battre qqn. ó t'an ordį énódre, ils l'ont battu d'importance.
ordinéiŗo, -ŗa, adj.  Ordinaire. Ordinaire.
ordinéŗamįn, adv.  Ordinairement. Ordinairement.
ordiŗe, s. f.  Ourdissoir Ourdissoir.( Assemblage de pièces de bois sur lesquelles le tisserand met la chaîne quand il ourdit ).
òrdó, -a, adj. Affreux.  Affreux. L'è òrdó vwéró è moundó chon canąle! c'est horrible comme les gens sont voleurs !  Du lat. horridum, fr. ord.
ordóna Ordonner, v. tr.  Ordonner, v. tr. 
òrdónąnse, s. f.  Ordonnance (terme militaire); prescription médicale (néol.). Ordonnance (terme militaire); prescription médicale (néol.).
ordora Ordure. n. f.  Ordure. n. f. 
orduiŗe, s. f. plur.  Toile ourdie tressée. Toile ourdie tressée.
ōrdzò, s. m.  Orge: Orge: ōrdzò pewą, orge pilé; ōrdzò belon, orge aux grosses arêtes; è j-ōrdzò méi chon mōo, myóse l'è: mèton mèi byo gran, plus les orges sont mûrs, mieux c'est, ils ont de plus beaux grains L'è outre pé ōrdzò, il est fou. || A Grimisuat, outrè pè l'òrdzó équivaut à « pris de vin ».
oŗele, s. f.  Oreille.  L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
oŗele, s. f.  Oreille oŗele, s. f. Oreille. L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
oŗele, s. f.   Oreille Oreille. L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
orélon Oreillons, maladie infectieuse.n. m. pl.  Éj-orélon, les oreillons, Oreillons, maladie infectieuse.n. m. pl.  Éj-orélon, les oreillons,
orelon, s. m.  Coup, gifle, horion. Coup, gifle, horion. To atrąpé o-n-oŗelon ! tu reçois un coup sur les oreilles !
oŗęna, s. f.  Urine. Urine.
oŗena, v. a.  Uriner. Uriner.
orfenó, -a, adj. et s. m. et f.  Orphelin. Orphelin. L'a achyą oun bote orfenó a le, il lui a laissé un garçon orphelin [de père]. Syn. orfewën.  Orfenó est le même mot que l'afr, orfene, du lat. orphanus. Cf. FEW 7, 419.
orfewën, -na, adj. et s. m. et f.  Orphelin. Orphelin. L'è orfewën dé pare é dé mare, il est orphelin de père et de mère.È į'orfewën, les Gémeaux.  Prov. Ché oun fé a bwęea chou a planéta di j-orfewën, l'a tòrdzò davwé poudz'ënsįnbló, si on fait la lessive sous la constellation des Gémeaux, il y aura toujours deux puces ensemble.
orfewiną, s. m.  Orphelinat. Orphelinat.
órganijye Organiser. v. tr.  Organiser. v. tr. 
organiste Organiste Organiste.n. m.  Dzôjé é Vinsan d'organiste, Joseph et Vincent [fils] de l'organiste.
orgole (che), v. a.  S'enorgueillir, être fier, vaniteux. S'enorgueillir, être fier, vaniteux. Che orgole, l'a prou bon tin, il s'enorgueillit, il a la vie si belle.
orgole, s. f. Orgueil. Orgueil. Di kyè chon enou rętsó, fou moundó l'an o-n-orgole kyè l'è afrou, depuis qu'ils se sont enrichis, ces gens ont un orgueil effrayant; fó°" pa kyè orgole trólęche chou ó ratéi, can oun pou rin, il ne faut pas que l'orgueil vous coule sur le dos, quand on est impuissant.Vanité, fierté. L'a o-n-orgole dé ché fęse, elle a une fierté de ce fils. Prov. Pa oun dechąndó chën chowę, pa ona fęle chën orgole, pas un samedi sans soleil, pas une fille sans orgueil.
orgolou, -ja, adj. et s. m. et f.  Orgueilleux, vaniteux, faraud. Orgueilleux, vaniteux, faraud. Nyoun té maryeŗé, t'éi trwa orgolouja, personne ne t'épousera, tu es trop vaniteuse; è moundó chon enou tan orgolou, chon jaméi prou byo vetį, les gens sont devenus tant orgueilleux, ils ne sont jamais assez bien habillés; chon tan orgolou, fó°" kyè bręcon tòte, ils sont tellement farauds, il faut qu'ils brisent tout.
örgwé Clou de fonte à tête plate et à rainures.  Clou de fonte à tête plate et à rainures. 
òrgwé, s. m.  Terme de viticulture. Archet fait avec les ceps de certains plants de vigne (rouge du pays, humagne, etc.), pratiqué le long des fossés du côté où la rive est plus élevée. Terme de viticulture. Archet fait avec les ceps de certains plants de vigne (rouge du pays, humagne, etc.), pratiqué le long des fossés du côté où la rive est plus élevée.
ôrgyé, s. f.  Orgue. Orgue. Mena è į-ôrgyé, jouer de l'orgue.  Tribune de l'orgue. L'a rin ky'è tsanté kyè l'an ó drwé d'aą iną i j-ôrgyé ou tin da mécha, il n'y a que les chantres qui ont le droit de monter à la tribune pendant la messe.
oriblamin, adv.  Horriblement. Horriblement.
oribló, -bla, adj.  Horrible. Horrible. I cāféi é i chócró l'è dé tsó°"jé oribló vwéŗó parte, le café et le sucre sont des choses qui se consomment très vite.
orlą  v. a.  Ourler. Ourler.
orlą  v. n.  Hurler. Hurler. N'avwejïé orlą è ou, on entendait hurler les loups. 
orlą  v. n.  Pleurer beaucoup. Pleurer beaucoup. Di kyè l'è mò i frāŗe, n'avwį kyè orlą ha pó°"ŗa fémąwa, depuis la mort de son frère, on n'entend que pleurer cette pauvre femme.
orlāe, s. f.  Hurlement. Hurlement. Fajïé dé broté j-orléi, il faisait entendre de vilains pleurs.
orliąn, s. m.  Hurleur. Hurleur. Ché brote bougró dé orliąn dé tsate, ce vilain chat qui miaule toujours.
ōrló, s. m.  Ourlet: Ourlet: ōrló dou fordą, l'ourlet du tablier.
òrmątsó, s. m.  Ormeau rabougri. Ormeau rabougri.
òrmó, s. m.  Ormeau. Ormeau.  Cf. Lieuxdits, App. I.
òrmóté Orgueil. Syn. orgole. Orgueil. Syn. orgole.
òrmóté   s.m. Tilleul à grandes feuilles (Tilia grandifolia). Tilleul à grandes feuilles (Tilia grandifolia).
orna, s. f.  Terme de viticulture. Partie de vigne comprise entre deux fossés parallèles. Terme de viticulture. Partie de vigne comprise entre deux fossés parallèles. Orne, en fr., désigne le petit fossé qui sépare les unes des autres les files de ceps, dans le sens longitudinal. (Cf. «Larousse du XXe siècle».)
ornalę, v. n.  Traîner et perdre du temps. Traîner et perdre du temps. L'è enou ornalę per ënkye, il est venu perdre son temps par ici.
òrnatchyę, v. a.  Regarder, épier, fureter. Regarder, épier, fureter. L'è tó tin apréi òrnatchyę, il est toujours à épier.
ornecan, -cąn-na, adj. et s. m. et f.  Qui louche. Qui louche. Ché l'è ornecan, celui-là louche. Dérivé de ornéé, «lorgner», avec aussi d'abord le sens de loucher.
òrnéé, v. n.  Loucher. Loucher.
ornéta, s. f. Dim. de orna.  Petite «orne». Petite «orne».
orōo, s. m.  Erreur. Erreur. Pŗov. Orōo dé contó, fé pa contó, erreur de compte ne fait pas compte. Mot inusité en dehors du prov.
oŗou, oŗouja, adj.  Heureux. Heureux.
oŗoujamįn, adv.  Heureusement. Heureusement.
ortą, v. a.  Heurter, Heurter, orta pa a tabla, ne heurte pas la table.
ortchya     s.f.   Ortie. Ortie. Aa cwiŗe dé j-ortchyéi pó  bale   i  catson,   aller cuire des orties pour les porcs.
ortchyą  -ąe, adj.  Maltraité par le sort. Maltraité par le sort. L'è tan itą ortchyą kyè pó fornį l'è jou che fótr'ën w'éivwé, il a eu tant de malchance que pour finir il est allé se jeter à l'eau. Grim. s. f. Coup, gifle. Té bąlyó on'ortchyą, je te donne un coup.
ortchyą môrta lamier. lamier.
òrtò, adv.  Autour. Autour. Tó òrtò da mijon, tout autour de la maison, se lie habituellement avec òrtò: tôrtò; veryę tôrtò cómin è j-infan, tourner sur soi-même comme font les enfants.
òrtsóną, v. a.  Toucher, donner de légers coups, Toucher, donner de légers coups, òrtsóną a tętse, toucher à notre tas [de blé]. Fig. Marcher sur le pied à qqn. Ché che ache pa òrtsóną, celui-là ne se laisse pas marcher sur le pied.
oscōo  s.m.  Obscurité. Obscurité. Resta a oscōo, rester dans l'obscurité.  Fig. Vivre inconnu.
oscōo, oscouŗa, adj.  Sombre, obscur, solitaire Sombre, obscur, solitaire. I mountąnye l'è pa méi tan oscouŗa, l'a 'na béwa vāe, l'alpage n'est plus si solitaire, il y a un beau chemin. 
ósèrvą, v. a.  Observer, Observer, ósèrvą a demëndze, observer le (repos du) dimanche.
ostïa, s. f.  Hostie. Hostie.
ótą     v. a.  Oter, enlever. Oter, enlever. Té fó°" ótą ó tsapéi, il te faut ôter le chapeau. Il V. r. óta-té di wéi, to m'ënpątse, ôte-toi de là, tu m'empêches [de travailler]. || Avec une préposition: ótą via, enlever; ótą ba, abolir. Oun dé fou j-an l'aïe oun kyè owïé tòte reteryę, tòte ótą ba a rewejyon, une de ces années passées il y avait un homme qui voulait complètement enlever, abolir la religion.
ótą  v. n.  Branler, Branler, locher. ona din kyè óté, kyè ótāé, une dent qui branle, qui branlait.
ótąn cómin loc.conj.  autant que: autant que: è peti trālon ótąn cómin è grou, les petits travaillent comme les grands; l'a ótąn cómin dé bouj'ën Bertséi, il y en a autant que de bouses à Bertsé [il y en a beaucoup; Bertsé est un grand pâturage de montagne]. || Voy. atąn et tan.
ótąn, adv.  Autant, Autant, óra déŗ'ou pa déŗ'a fou j-infan, chin chęrvé ótąn, maintenant, dire ou ne pas dire [quelque chose] aux enfants, cela sert tout autant.
ótąva, s. f.  Octave. Octave.
otelādzó, s. m.  Outillage. Outillage.
ótèlè, s. m.  Hôtelier. Hôtelier.
otelę, v. a.  Outiller Outiller. Nó chin pa otelą pó tenį oun mówé, nous ne sommes pas outillés pour avoir un mulet.
otį     v. a.  Faire un travail. Faire un travail. Oun pou pa otį tòt'acó°", on ne peut faire tout à la fois. Il V. n. Se mouvoir, aller de l'avant. Poudé-vó pa mèi oti ? - i adéi otį tancóŗa: ne pouvez-vous plus aller de l'avant? - jusqu'à présent j'ai toujours pu aller de l'avant. |Į Fig. Supporter, avaler des avanies: óŗa fó°" tòte oti, maintenant il faut tout supporter.
otį   s. m.  Outil. Outil. È j-oti dou còrdanyè, les outils de cordonnier. Prov. È crwéi j-ovri trouon jaméi dé bon į-oti, les mauvais ouvriers ne trouvent jamais de bons outils.
ótó. s. m.  Auto Auto. Amou chin dou comoun iré tó boudzó dé į-ótó, sur la place devant la maison communale on ne voyait que fourmiller les autos.
ótóbre, s. m. Octobre. Octobre.
óton, s. m.  Laiton. Laiton. I pécló da porta l'è dé óton, la poignée de la porte est en laiton.
otoŗité, s. f. Autorité. Autorité. Kyënta otoŗitę o-n-a te chou fou j-infan, can chon pa méi a mijon? quelle autorité a-t-on sur ces enfants quand ils ne sont plus à la maison? Į| S. f. pl. È j-atorité1, les magistrats.
otrwi. pron. ind. Autrui. Autrui. I bën d'otrwi, le bien d'autrui (néol.).
ou Au  aa ou récò : aller au regain.L'è ou piló : il est dans la chambre.porta plint'ou tsatawan : porter plainte devant le juge.
ou  conj. altern.  Ou. Ou. Voui ou dèman aujourd'hui ou demain.  ou ... ou, avouéi mè l'è ou pédre ou séda. avec moi il faut ou perdre [être battu] ou céder. ou kyè ... ou kyè, ou ... ou: ou kyè t'a róbą ou kyè t'a fé d`ātré tsóouįé pè la, ou tu as volé ou tu as fait autre chose ici.

ou  s. m.  Loup Loup. Prov. È ou mēndzon pa w'evêe, les loups ne mangent pas l'hiver.
ou art. contracté de a ó.  Au. Au. Bale ou pare, donner au père; i tsanson di chorda dé win iré: a tsêe, ou pan, le chant des soldats de Lens était: à la viande, au pain; iną ou pįló, dans la chambre; ou dzò, le jour; ou néi, le soir.
ou bon Au milieu Souvent avec le sens «au beau milieu de»: loc.ou bon dou tsatįn, dé w'evêe, da néi, au beau milieu de l'été, de l'hiver, de la nuit.
Ou co loc. Rapidement, en peu de temps Rapidement, en peu de temps.I pacha ou co, j'ai coupé en ligne droite. I frómin l'è ita ou co sti có°", Ie froment est allé rapidement cette fois, c.-a-d. par suite du beau temps tous les travaux ont été faits rapidement; l'è cakyé tsó°"ja vwèró verye ou co! c'est extraordinaire comme il abat de la besogne! 
ou drisé ou corbó  loc. Dans tous les cas:Remarquez l'expression ou drisé ou corbó, dans tous les cas: dans tous les cas:Remarquez l'expression ou drisé ou corbó, dans tous les cas: ou drisé ou corbó ch'ëntïron adéi, ou droits ou courbés, ils se tirent toujours d'affaire; n'ënvwéin ona bwite dé rejën drisé ou corbó, nous envoyons une boîte de raisins dans tous les cas.
ouacôo Ceinture de couleur tissée, du lat. laqueum, autrefois portée par les grenadiers de la Fête-Dieu, actuellement utilisée dans le costume folklorique des hommes, n. m.  Ceinture de couleur tissée, du lat. laqueum, autrefois portée par les grenadiers de la Fête-Dieu, actuellement utilisée dans le costume folklorique des hommes, n. m. 
ouāpyó, s. m.  Ache (Levisticum officinale). Ache (Levisticum officinale).
oubęn, conj. alternative. Ou, ou bien. Ou, ou bien.
oublą, v. a.  Oublier. Oublier. Chon tan pó oublą, ils sont si sujets à oublier. V. r. Oun ch'ouble ën parlin, on s'oublie à parler.  On emploie très souvent pa tenį a min, ne pas se souvenir.
oubli, s. m.  Oubli. Oubli. L'a metou e-n-oublį Deryąn, l'è pa enou amou, il a oublié, Adrien, il n'est pas monté.
oublou, -ouja, adj.  Oublieux. Oublieux.
ouchéi Etang. Etang.n. f.  Syn. étan.  Lieu-dit, ancien étang au sud du Prabé.  
ouchéi Petit lac de montagne. Petit lac de montagne.
ouchervį, s. m.  Loup-cervier. Loup-cervier.
oudéwą, adv.  Au-delà. Au-delà. Oudéwą da rijon, déraisonnable.
oudjye, v. a. Verser, Verser, oudze a bire, verse à boire; oudze méi, verse davantage. Il Ne pas confondre avec tóma, répandre.
ouétrisitéi Electricité, n. f. Electricité, n. f.
ouįą   v. a.  Oser. Oser. Autre forme du verbe doują. Cf. ce verbe.
ouįą  v. a.  User. User. || Syn. frosta
ouibèrta Liberté. n. f.  Liberté. n. f. 
ouikyöo Liqueur. Var. ouicöo.n. f.  Liqueur. Var. ouicöo.n. f. 
oujanse Usage,  n. f.  Usage,  n. f. 
oun  pron. ind.  On. On. Oun mëndze, oun bi, on mange, on boit. Dans l'interrogation ce pronom ne peut être placé après le verbe, comme en français: mange-t-on?, il faut dire oun mëndze-te, on mange-t-il?La voyelle nasale devient quelquefois très atone, un o fermé: o-n-a pa wejį, on n'a pas le temps. S'emploie pour la seconde personne: oun pori mè dére chin, on pourrait me dire cela (vous pourriez). Remarquez la forme abrégée: n'ori-te chondjya? aurait-on pensé?
oun , ona, art. indéf.  Un, une. Un, une. Oun ādzó, une fois; ona firé, une foire. || Quand l'article indéf. forme liaison avec le mot qui suit, on emploie quelquefois la forme atone o: on' éivwe, un cours d'eau; bale pye chin a o-n-ātre, donne «seulement» cela à un autre. Pronom. Ché méton a fóta è j-oun chou è j-ātró, ils se jettent la faute les uns sur les autres.  Expressions particulières: i ferma l'è tòte d'ona, la campagne est toute unie (un seul morceau); d'ona ky'ïŗé chęla, puisqu'il était ici; l'an falou paę tòte chin é oun é ātre, ils ont dû payer tout cela et le reste.
ouncó, adv.  Encore. Encore. T'éi ouncó per ęnkyé, tu es encore ici; l'a pa ouncó tan dé ni, ma fé fri, il n'y a pas précisément beaucoup de neige, mais il fait froid; ma t'éi ouncó vya, mais tu es passablement fort. Sûrement. Chaŗé 'na vāe byin frécantąé? - ouncó, ce sera une route bien fréquentée? - certes. Prov. Can l'a pa méi, l'a ouncó, quand il n'y en a plus, il y en a encore.
ouncóméi, adv.  De nouveau. De nouveau. L'è ouncóméi ënkye, il est de nouveau ici; to vendréi ouncóméi cópą a cąvwa ou tsate a nó! tu viendras encore une fois couper la queue à notre chat!...
ouŗa Van  I van a ouŗa  e i van a bréi : un van à air (mécanique) et un van à bras.
ouŗa  Pressure. Pressure. Var.wājį .  Aussi jus de feuilles d'oseille fermentées, qui remplaçait le vinaigre, utilisé pour faire le sérac.
ouŗa   , s. f.  Heure Heure. Kyëntchy'ouŗa e-te? Quelle heure est-il?  ā bon' ouŗa sti có°", à la bonne heure, cette fois.
ouŗa  , s. f.  Orage, grand vent. Orage, grand vent. I van a ouŗa, un van mécanique.
ouŗa , s. f. (de oudro,oudréi : voudrai , voudras  ???) Envie Envie. L'an tan ouŗa a ch' ënméwą,( ce qui ferait : l'a tan ou d'a ch'in mewa…) ils ont tant envie de s'en mêler; l'a pa tan ouŗa dé féré a fyęŗe: l'a pa on'ebręca d'ardzin, elle n'a pas envie de faire l'importante: elle n'a pas le moindre argent.
ouŗa, adv.  Oui, bien entendu, certes. Oui, bien entendu, certes. L'aïe chwēe byin dé moundó a fiŗé - ouŗa, il y avait sûrement beaucoup de monde à la foire? -certes !
ouŗó, s. m.  Pis. Pis. I ątse l'a metou byo ouŗó, la vache a mis un beau pis.
ouŗon, -ona, s. m. et f.  Luron Luron. Kyën ouŗon! quel luron !
ousa, v. n.  Danser. Danser. ousó jaméi, je ne danse jamais.
oustrèwe, adj.  Extraordinaire. Extraordinaire.
outchyą, s. f. Huchée, ioulement  Huchée, ioulement . N'ën avouį 'na outchyą é poue rin méi, nous avons entendu un «ioulement» et puis plus rien.
outchyę, v. n. Hucher, ioutser, iouler . Hucher, ioutser, iouler . Il Grim. id.
outò, adv. Autour. Autour. Outò dou foua, autour du feu.
outon, s. m.  Automne. Automne. Oun byo outon, un bel automne; can vëndre contre outon, quand on arrivera vers l'automne; d'outon, en automne; o-n-outon gra ou mèrgó, un automne humide.-
outrąnse (a), loc. adv.  A outrance, en grande quantité. A outrance, en grande quantité. D'ardzin a outrąnse, de l'argent en grande quantité.
outré Mamelle.  Mamelle.
outré, adv.  Là-bas. Là-bas. Mot très fréquent et qui n'a pas son équivalent en français. Adv. de lieu. Le paysan distingue entre aa ba (c'est descendre d'un lieu plus élevé), aa iną (c'est monter) et aa outré (aller à sa gauche ou à sa droite). Ainsi de St-Germain on dit: va ba a Chyoun, iną a dzōo, il descend à Sion, il monte à la forêt, et outr'aDroun-na, outr'ą Tsandowën, a Granoué, à Drône, à Chandolin, à Granois, parce que ces localités sont situées sur un même plan, à sa gauche et à sa droite; outré-wéi, là-outre; outr'ou mowën, [outre] au moulin; outré déwéi Roun-nó, de l'autre côté du Rhône, par rapport à Savièse; outré déwéi les alpages de l'autre côté des alpes bernoises; outr'ënséi, de long en large. Adv. de temps, outré pé ó tsatįn, pendant l'été; outré pa néi, pendant la nuit; vendre outré pé a fën dé outon, il viendra vers la fin de l'automne.
outr'ouŗa (a) Etre qutr'ënsé', être en bon terme [avec qqn]. très tard ( ! et non pas de bonne heure). Etre qutr'ënsé', être en bon terme [avec qqn]. très tard ( ! et non pas de bonne heure).
outr'ouŗa (a), loc. adv.  De bonne heure. De bonne heure. L'è enou a outr'ouŗa, il est venu de bonne heure.
ouvêe, -êcha, -êrta, adj.  Ouvert, avec deux formes pour le féminin. Ouvert, avec deux formes pour le féminin. Chon ouvêch'è fénéitré, les fenêtres sont ouvertes; l'è ouvêrta i porta, la porte est ouverte; tòté porté ouvêché, toutes portes ouvertes; avwéi a górdze ouvêrta, avec la bouche ouverte. || Fig. Ché l'è pa prou ouvêe, trwa catchyą, mote, celui-là n'est pas assez ouvert, trop caché, muet.
ouwa, s. f.  Louve. Louve.
óva Œuf de hareng. Œuf de hareng.
óvąwó, -a, adj.  Ovale. Ovale.
ovrādzó Demi-journée de travaux à l'aiguille pour les écolières. Demàa apré'-dena, é bouaté l'an é j-ovrâdzo, mardi après-midi, les filles ont les ouvrages. Demi-journée de travaux à l'aiguille pour les écolières. Demàa apré'-dena, é bouaté l'an é j-ovrâdzo, mardi après-midi, les filles ont les ouvrages.
ovrādzó, s. m.  Ouvrage. Ouvrage. Che plinjon kyè l'an rin d'ovrądzó é per ënkye ouwon pa trale 'na tsó°"ja, ils se plaignent qu'ils n'ont pas d'ouvrage et ici ils ne veulent faire aucun travail.
ovri , ovriŗe, s. m. et f.  Ouvrier. Ouvrier. N'arin o-n'ovriŗe démąn pó a bwéea, nous aurons une aide demain pour la lessive.
ovri , v. a.  Ouvrir. Ouvrir. ouvre pye a porta, ouvre donc la porte; ōvrïé a górdze cóm'oun fó, il ouvrait la bouche [grande] comme un four. || Etendre un peu. Ovri è mwatson  pó féré a chétchyé, ouvrir le tas de foin pour les faire sécher. V. r. È charalé rouléi ch' ouvron pa byin, les serrures rouillées ne s'ouvrent pas bien. 
owį, v. a.  Vouloir. Vouloir. Vwi, to ou, i ou, nó owin, owé, owïon.  owïó, etc., odréi, odrōo. Chin kyè no ou l'è ijyą, ce qu'on veut est facile; ou-to eni avwéi mè ? veux-tu venir avec moi? S'emploie quelquefois pour marquer le futur : oun deri kyè ou balę de plodze, on dirait qu'il va pleuvoir.  Fache a tsa ky'odré... qu'il fasse n'importe quelle chaleur...
owiva, s. f.  Olive. Olive. D'ó°"ló d'owįva, de l'huile d'olive.
pa    prép.  Par Par : pa, contraction pour pè a. Par la. Ba pa firé,en-bas par la [place de la] foire; ina pa clïa,en haut par la pente.
pa , adv. de négation, jamais accompagné de ne.  Pas. Pas. Chéi pa, je ne sais pas; vwi pa, je ne veux pas; dé có°" i vën, dé có°" pa, parfois il vient, parfois [il ne vient] pas; mëndzó pa méi, je ne mange plus; ouncó pa, pas encore; l'è oun pa gran tsó°"ja, c'est un homme de conduite peu honorable; pa rin kyè eó kyè mè chéi tronpą, il n'y a pas rien que moi qui me suis trompé (expr. qu'on trouve fréquemm. en SR). Pa węŗó dé vën, guère de vin.
pa , s. m.  Endroit de l'alpage où on réunit les vaches pour la traite. Endroit de l'alpage où on réunit les vaches pour la traite.
pa, s. m.  Pas Pas. I va bon pa, il marche d'un bon pas; avąnse d'oun pa, avance d'un pas; fajïé pa oun pa, il n'avançait pas d'un pas; a choun pa, à son pas, à son allure. È pa, les pas, sont aussi ces petites traces parallèles que forme le bétail sur les terrains en pente.
päa Côté L'a pacha a päa ou / 'a pacha a par dé, il a passé à côté. L'a pacha a par dé mè, il a passé à côté de moi. 
pāa (a), loc. adv.  A côté. A côté. A pār-dé mè, à côté de moi; a pār-dou fwa, à côté du feu. || Syn. décó°"té. Par ext. En comparaison de: bèi kyè l'è ona dzornïa dé dó°"tré fran, a pāa dé chin kyè dépinchon ? qu'est-ce qu'une journée de deux ou trois francs en comparaison de ce qu'ils dépensent?  Lorsque a pāa est suivi d'un mot commençant par une consonne, il peut devenir a par. Le r se joint dans la prononciation à la consonne suivante, a pa rdé mè, comparé à moi, à côté de moi.
pāa , adj. inv.  Pair. Pair. Fou dó°" tsouson chon pāa, ces deux bas forment la paire. |Į Anton, mapāa.
pāa , s. f.  Part. Part. e nyona pāa, nulle part; ātra pāa, ailleurs; d'à pār-dé Djyo! de par Dieu, formule qu'on trouve dans les contes par laquelle on oblige un revenant ou le démon à obéir. L'aïon pa pó tenį dé tsóoujé da pāa, ils n'avaient pas [assez de fortune] pour se payer quelque chose de particulier; chin l'è da pāa, cela est à côté; ché da pāa ënkye, celui d'à côté, le voisin; chaŗé bën en cākyé pāa, il sera bien quelque part.
pāa , s. f.  Part. Part. Tsecoun l'a jou chona pāa, chacun a eu sa part. || L'è destrą vwéŗó l'a jou a mwéïje pāa, c'est extraordinaire combien il a pris cela en mauvaise part;
pāa et par, s. m. Un certain nombre d'objets formant un tout. Un certain nombre d'objets formant un tout. Oun pāa dé cordé, une paire de cordes: ce sont les cinq cordes nécessaires pour faire un faisceau de foin; déeąn l'aïon tui dó°" pāa dé cordé, óŗa rin mei; méton tòte chou w'argoché, autrefois tous possédaient deux paires de cordes, maintenant plus rien: on met tout [le foin] sur l'argoche. Il Quelques. L'a djya oun bon par d'an, il y a déjà bien des années. || Le masc. est commun en patois et fr. local de Savièse.
pāa et par, s. m.  Paire. Paire. Oun pāa dé bóté, dé tsouson, une paire de souliers, de bas; oun pāa dé pantawon, un[e paire de] pantalon. Couple. Sën pāa venyïon ou catiįyémó pó maryą, cinq couples venaient au catéchisme pour se marier.
pacatą, s. f.  Paquet Paquet. I pacatą di nwé, le paquet de noix.
pacatën, s. m.  Sachet, petit paquet Sachet, petit paquet. Fou dou pacatën dou ma da téita, les remèdes du sachet contre le mal de tête.
pācha (1), s. f.  Nombre de coups auxquels un tireur a droit; aussi au jeu de quilles et de cartes. Nombre de coups auxquels un tireur a droit; aussi au jeu de quilles et de cartes.  Comme terme de tir, le mot est SR: passe.
pācha , adj.  Qui ne donne pas de lait partiellement. Qui ne donne pas de lait partiellement. L'è pācha da mitchyą dé ouŗó, pācha d'oun cartį, la vache ne donne pas de lait de deux trayons, d'un trayon.
pachą , -āe, part, et adj.  Passé, Passé, i` chenąn-na pachą, w'an pachą, la semaine passée, l'an dernier; stou dzò pachą, ces jours passés. || Usé, changé par l'âge. L'aïó pa méi you a vejęna di kyè l'îtą maąda, cómin l'è pachāe! je n'avais plus revu la voisine depuis sa maladie, comme elle est «passée » ! Fou j-ālon chon prou pachą, ces habits sont assez usés.
pachą , s. m.  Pas, trace de pas Pas, trace de pas. È pachéi iron byin markyéi derën a ni, les pas étaient bien marqués dans la neige; i pachą dou capotsën, le pas du capucin, voy. s. m. capotsën.
pachą , v. n.  Passer. Passer. Féŗ'a pachą, faire courir le bruit; l'an fé a pachą kyè l'aîé ma i j-wé, ils ont fait courir le bruit qu'il avait mal aux yeux.  V. a. Pachą Sénin, passer le Sanetsch; l'a pachą a matïŗé, il a sulfaté; pachą ba, avaler; i pacheŗą pąché ba dé mwêe dé pan cómin dé brontsé! le moineau avale des morceaux de pain [gros] comme des marmites !  V. r. Chin kyè ch'è pachą wéi, nyoun pou ó té chai, ce qui s'est passé là, personne ne peut le savoir.
pachą , v. n.  Passer. Passer.Tórin-Nou pąche a Chinté-Margyerita, le Torrent-Neuf passe à Ste-Marguerite; m'a pachą déeąn, il a passé devant moi; chin l'è pachą, fó°" pa méi chondjyę, cela est passé, il n'y faut plus penser; l'è pachą i móda, la mode en est passée; t'éi ouncó pachą chan, tu as passé [l'année] en bonne santé; ché deną pąché pa a mouįn dé sin fran, ce dîner ne passe pas [coûtera] à moins de cent francs; chënblé kyè mè pąché i wąnye, il semble que la fatigue me passe; pachą outré, dépasser, la période des études, par exemple. || Mourir. Can fó°" agrenyę pó ai ó fla, chënblé kyè fó°" pachą, quand il faut faire des efforts pour avoir le souffle, il semble qu'il faut mourir.Dans le même sens, on dit aussi pachą outré.
pachablamin, adv.  Passablement. Passablement.
pachąbló, -bla, adj.  Passable. Passable.
pachądzó, s. m.  Passage.  Passage. Oun brote pachądzó, un vilain passage; l'an fé'na mijon chën chai āvwé iré i pachądzó, ils ont bâti une maison sans se préoccuper de l'accès; l'an ó pachądzó chęla, ils ont le [droit de] passage ici.
pachāé, s. f.  Passade, passe, série, Passade, passe, série, «passée», c.-à-d. temps plus ou moins court où sévit une épidémie. iré fran adon can l'îtą ha brota pachāé kyè dijïon i gripa, c'était juste alors quand il y eut cette vilaine «passée» qu'on appelait la grippe; chin l'è rin ky'ona pachāé óŗa, ce n'est qu'une «passée« maintenant; l'è ona brota pachāé óŗa avwéi fou fin, c'est une «passée» pénible maintenant que la rentrée des foins.
pachatin, s. m.  Amusement, passe-temps. Amusement, passe-temps.
pachavówan, s. m.  Passe-volant, ambulant, rôdeur, Passe-volant, ambulant, rôdeur, ën vën-te per ënkye dé fou-pachavówąn dri kyè fé byo tin! en vient-il ici de ces rôdeurs dès qu'il fait beau temps !
paché, s. m. Parchet, lieudit, quartier de terre quelconque. Parchet, lieudit, quartier de terre quelconque. Paché: è trantó d'oun méimó noun, une étendue de terre portant le même nom.
pachéŗą, s. m.  Moineau. Moineau.
pachin, s. m.  Passant. Passant.
pachyįn, -įnta, adj.  Patient. Patient. L'è rin pachyįn, il n'est pas du tout patient.
pachyįnse, s. f.  Patience. Patience. Remarquez l'emploi de ce mot dans des phrases comme celles-ci: dé tsātįn, pachyįnse, mè porto ouncó byin, ma dri ky'arouwé i fri, w'estoma che cló°", pwi pa dzavwi 'na tsó°"ja, en été, patience! (je ne puis pas me plaindre) je vais encore assez bien, mais dès que le froid arrive, l'estomac se ferme, je ne puis plus rien prendre; dé fin, pachyįnse, n'ën ouncó brāmįn jou, ma dé rècò l'aïe rin, du foin, Dieu soit béni, nous en avons encore bien eu, mais de regain, il n'y en avait point.  Prov. I pachyįnse l'a fé créeą byin dé mówé, la patience a fait périr bien des mulets.
pachyintą, v. n.  Patienter, supporter. Patienter, supporter. T'éi pachyintą tank'óŗa, je t'ai supporté jusqu'à maintenant. |Į V. r. Ch'oun cha pa che pachyintą, o-n-è mawéŗó°", si l'on ne sait pas «se» patienter, on est malheureux; pachyintą-vó, prenez patience.
pachyon, s. f.  Passion de Notre-Seigneur. Passion de Notre-Seigneur. Ché mè grantin pó lêre a Pachyon, ce prêtre met beaucoup de temps pour lire la Passion.
pādze, s. f.  Page. Page. Veryę a pādze, tourner la page; au fig. oublier, passer l'éponge.
padzeta, s. f. Dim. de pādze  Petite page. Petite page.
pāe, s. f.  Paie. Paie. I métra di vęnyé la porta a pąe, le « métrai » m'a apporté la paie.
pae, v. a.  Payer. Payer. Ché nó j-a tòrdzò byin paeą, celui-là nous a toujours bien payés;°", a bire, payer un verre, un litre, à boire. Il V. r. Chin ché paé pé rāté, cela se paie à terme.
paémįn, s. m.  Payement. Payement.
paeou, -ouja, s. m. et f.  Payeur. Payeur. Ché l'è nète oun crwéi paeou, c'est un très mauvais payeur.
paį, s. m.  Pays. Pays. I paį, le pays, désigne pour le paysan le canton du Valais. L'è parti ba ëncontre Martenyę é pwe adjyo paį, l'è pa méi tòrną, il est parti dans la direction de Martigny et puis, adieu pays, il n'est plus revenu; í paį d'ó°"ta, la vallée d'Aoste; chin lè oun paį plijįn, c'est un pays agréable.
paijan, -jąn-na, s. m. et f.  Paysan. Paysan. Pé è paijan, chez les paysans; l'è pa méi ona paijąn-na, l'è ona grąnta dama, ce n'est plus une paysanne, c'est une grande dame.
paijané, néta, s. m. et f. Dim. de paijan.  Petit paysan. Petit paysan.
pakyé , s. m. Pâquier, Pâquier, c'est l'unité   adoptée   par   la   Société suisse d'Economie alpestre et correspondant à la quantité de fourrage nécessaire à la nourriture d'une vache normale. Le mot ne s'emploie à Savièse que pour les pâturages appelés djyéte. Quelques «pâquiers» appartiennent à la commune, d'autres à des particuliers. Pour prétendre aux premiers, il faut payer 7 fr. 50 le «pâquier». N'aïon oun pakyé outr'i Grile, nous avons [obtenu par le sort] un «pâquier» à Grieder. || Droit d'alpage pour une tête de bétail. Il Du lat. pascuarium.
pakyé , s. m.  Paquet.  Paquet. Oun pakyé dé flôo, un bouquet de fleurs.  Enfant d'une femme enceinte, surtout d'une jeune fille: l'è rin itą ky'on-an chęla è l'è partite outre avwéi ó pakyé, elle n'est restée qu'une année ici, et elle est rentrée chez elle enceinte.
pākye, s. f.  Pâques. Pâques. Vendre a Pākye, il viendra à Pâques.  Féré è Pākye, remplir le devoir pascal.
paląche, s. f.  Paillasse de lit. Paillasse de lit. Tsandįyę a paląche, renouveler la paille d'une paillasse. Dev. Drome ou piló pęky'a grandze é bi ou bwe ? - i paląche, dort dans la chambre, mange à la grange, boit à la fontaine? - la paillasse.
pale, s. f.  Paille. Paille. Oun tsapéi dé pãle, un chapeau de paille; ona dzêrba dé pãle, une gerbe de paille; porte a brįnta cóm'ona pâle, il porte la brante (45 lt.) comme une paille.
palechon, s. m.  Paillasson. Paillasson. Féré ó palechon dou ba, faire le paillasson du bât.'
palèta, s. f. Dim. de pâle.  Petite paille Petite paille.Paille. Prov.: ā Chënt'Agąta, myé fin, myé paléta, à la Sainte-Agathe (5 février), [il faut encore avoir] la moitié du foin et la moitié de la paille [à la grange].
pāló   , pāla, adj. et s. m. et f.  Pâle. Pâle. Oun peti pāló, un petit pâle.
pāló , s. m.  Dais liturgique. || Du lat. pallium. Dais liturgique. || Du lat. pallium.
palouwa, s. f.  Femme en couche Femme en couche. L'è môrta palouwa ha mare, cette mère est morte en couches.
pan , s. m.  Pain Pain. Dé frijé dé pan, des miettes de pain; oun mwêe dé pan, oun ró°"dzon, oun tręcó dé pan, un morceau de pain, un mauvais morceau, un gros morceau de pain; pan atò, pan bi, blan, dé minādzó, pain noir(de seigle), pain bis, blanc, de ménage. Fig. L'an pa oun plo béi pan kyè dé féré dé ma, ils n'ont pas pain plus beau que de faire du mal [faire le mal les nourrit].
pan , s. m.  Pan. Pantawon a peti pan, pantalon à «pont-levis». Pan. Pantawon a peti pan, pantalon à «pont-levis».
pan d'âno Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), Epine-vinette {Berberis vulgaris L.),
Pan d'ąnó n.m. Pain d'âne: épine-vinette(Berberis communis) Pain d'âne: épine-vinette(Berberis communis)
pan dé coco Pain de coucou (Oxalis acetosella L.). Pain de coucou (Oxalis acetosella L.).
pan dou coco Pain de coucou, oxa-lide (Oxalis acetosella). Pain de coucou, oxa-lide (Oxalis acetosella).
pan petéi   loc. nom. Pain fait avec du marc de noix . Pain fait avec du marc de noix .
pana, v. a.  Essuyer, torcher. Essuyer, torcher. Pana a tabla, essuyer la table.  V. r. Pąna-té, essuie-toi. || Grim. id.
panacha, s. f.  Brosse faite de racines de chiendent (gramon). Brosse faite de racines de chiendent (gramon). To pou pa ai vía ha trwéŗą, prin a panócha, tu ne peux pas enlever cette crasse, prends la «pannosse». || La racine elle-même.
panāda soupe ; chopa panāda : soupe des accouchées soupe ; chopa panāda : soupe des accouchées CVF 10, p. 12.
panamąn, s. m.  Essuie-mains. Essuie-mains.
panaŗi, s. m.  Panaris. Panaris.
pandzéoņą, v. a.  Transporter sur les épaules. Transporter sur les épaules. Chéi eó ky'i pandzéwą tui fou wan iną chou ó pįló, c'est moi qui ai transporté, sur mes épaules, toutes ces planches dans le grenier de la maison; nó pandziweŗįn chin męimó cómin nó poŗįn, nous transporterons cela nous-mêmes comme nous pourrons.
pandzéouąé, s. f.  Trimbalage. Trimbalage. Avwéi è mówé l'è on'ātra pandzéwąé kyè can oun pou tó métré chou ótó é féré ó tó ba pé Égle, à dos de mulet c'est un autre trimbalage que lorsqu'on peut tout mettre sur le camion et passer par Aigle (pour les bagages des alpages se trouvant sur territoire bernois et vaudois).
pané, s. m. Dim. de pan .  Petit pain. Petit pain.
panioū, s. m.  Papillon. Papillon. Grim.: panéó°".
paniouwa, s. f.  Girouette. Girouette. L'an me-tou ona paniouwa iną a son dou piŗį, ils ont mis une girouette au sommet du poirier.Fig. Mena a paniouwa, parler continuellement.
pan-na Panne. n. f.  Panne. n. f. 
panóchą, v. a.  Laver une marmite, de la vaisselle avec une «pannosse» Laver une marmite, de la vaisselle avec une «pannosse». Panóchą ó brontse, laver la marmite.
panóchąé, s. f.  Action de «pannosser». Action de «pannosser». T'a balą 'na panóchąé ma t'a pa bwéeą e-n-ódre, tu as donné une «pannossée», mais tu n'as pas lavé comme il faut. Į| Fig. Bale ona panóchąé a cācoun, donner une volée de coups à qqn.
panpąn, s. m.  Pain, dans le langage des enfants. Pain, dans le langage des enfants.
panpéiwa, s. f.  Omelette à la farine. Omelette à la farine.  Fig. Femme sans caractère. Kyënta panpéiwa dé fémawa, quelle femme sans caractère! Mot composé de pan et péiwa. Cf. ce dernier.
pantaon, s. m. pl.  Pantalon. Pantalon. Oun pāa dé bon pantaon, un bon pantalon. |Į Le plur. est courant en SR. Id. pour culotte, caleçon.
panté, s. m.  Pan de chemise, bas de chemise. Pan de chemise, bas de chemise. Syn. dzeŗon da tsemijé.
panterlé Bas de chemise. Syn. panté, pan de chemise. Bas de chemise. Syn. panté, pan de chemise.
panterlé, -léta, s. m. et f.  Enfant petit et mal astiqué. Enfant petit et mal astiqué. Dérivé de panté.
pantiŗe, s. f.  Ensemble des planches ou rayons superposés destinés à recevoir les fromages. Ensemble des planches ou rayons superposés destinés à recevoir les fromages. Derën ou grēnį l'è plin dé pantįŗé tôrtò di morale, dans le «grenier» c'est rempli de planches en étagère tout autour des murailles. A la cave, réceptacle à fromages non echoui(séché), tournant sur lui-même.
pantofla, s. f.  Pantoufle. Pantoufle.
pantoflą, v. n.  Rester en pantoufles. Rester en pantoufles. Pantofla pé mijon, se traîner en pantoufles à la maison, ne pas faire grand-chose.
panyę, s. m.  Néologisme pour désigner, dans les nouveaux pressoirs, ce qui enserre le marc à presser. Néologisme pour désigner, dans les nouveaux pressoirs, ce qui enserre le marc à presser.
panyon, s. m.  Motte, pain de graisse, de suif, de cire fondue. Motte, pain de graisse, de suif, de cire fondue.
paon, s. m.  Paon Paon. Fou dé More l'aïon tòrdzò dé ploun-mé dé paon avwéi è j-émādze ëncontre a pari, la famille de Maurice avait toujours des plumes de paon, entre les images, contre la paroi.
paonyè, s. m.  Palonnier. Palonnier. L'a pa rin kyè è tsaré kyè l'an ó paonyè, i tsarowe l'a achebën, il n'y a pas que les chars qui ont le palonnier, la charrue l'a aussi; pé è tsaré è teŗąn ch'étątson ou paonyè, dans les chars les traits se fixent au palonnier.
Paou, s. m.  Pavot, coquelicot. Pavot, coquelicot. Pé è tsan l'a dé paou ënpremyę ó bla, dans les champs, il y a des pavots parmi le blé.
papa, s. m.  Papa, dans le langage des enfants. Papa, dans le langage des enfants.
papató, s. m. (balę ó).  Donner une correction. Donner une correction.
pape  s. m.  Espèce de poire assez estimée Espèce de poire assez estimée. Dé prevwi pape ou aussi dé pape, des poires «papes».
pape, s. m.  Pape. Pape.
papé, s. m.  Marmelade, bouillie quelconque. Marmelade, bouillie quelconque.
papēe, s. m.  Papier, Papier, ona fole dé papēe, une feuille de papier. Pluriel: journaux. È nó°"tró l'an you chin pé chou fou papēe, nos gens ont lu cela dans les journaux; kyè dé mintiŗį chou fou papēe! que de mensonges dans ces journaux!
papératse, s. f.  Paperasse. Paperasse.
papératseŗį, s. f.  Paperasserie. Paperasserie.
papéta, s. f.  Femme simplette. Femme simplette.
papéta, s. f.  Pomme cuite.  Pomme cuite.   
para , s. f.  Dans l'expr. Dans l'expr. l'an you paŗa, ils l'ont échappé belle.
para , s. f.  Forme perpendiculaire, en parlant d'un rocher Forme perpendiculaire, en parlant d'un rocher. L'a mochyą ba fran wéi āvwe l'è paŗa dé chéi, il a dégringolé juste là où le rocher est à pic.
para , s. f.  Pelures de pommes de terre crues, de fruits enlevées au couteau. Pelures de pommes de terre crues, de fruits enlevées au couteau. È paré di pómé chon bóné pó è catson, les pelures de pommes sont bonnes pour les porcs.
para, v. a.  Ecorcer, peler avec un couteau, p. ex. des pommes. Ecorcer, peler avec un couteau, p. ex. des pommes. Ne pas confondre para è pómé avec arapą è pómé.(râper). Voy. le v. arapą.
parada Parader Parader.v. intr.  Lex. parada.
parada, s., f.  Parade, effet. Parade, effet. Chin bale méi dé parada, cela produit plus d'effet, rend la chose plus belle.
paŗadi, s. m.  Marelle. Dzowe ou paŗadi, jouer au paradis. Marelle. Dzowe ou paŗadi, jouer au paradis.
paŗadi, s. m.  Paradis.  Paradis. Chaŗé prou jou dri ën paŗadi, iré tan brāó, il sera bien allé tout de suite en paradis, il était si vertueux.  Prov. Paŗadį di tchyévre, chemitchyéŗó di fémąwé, paradis des chèvres, cimetière des femmes. Se dit du village escarpé de Chandolin.  
paŗaplou, s. m.  Parapluie. Parapluie.
paŗasòwe, s. m.  Parasol. Parasol.
parco, s. m.  Parcours. Parcours. On appelle de ce nom un droit aujourd'hui aboli et maintenu de fait de conduire les moutons en automne sur les «prés bâtards» qui appartiennent aux particuliers. I parco di faeé, le parcours des moutons. Par ext. Tout droit de pâturage sur les terres d'autrui. L'an óta ó wįbró parco i dzenelé, on a supprimé le libre «parcours» des poules.
pardi! interj.  Pardi! Pardi!
pare, s. m.  Mâle chez les animaux. Mâle chez les animaux.
pare, s. m.  Père. Père. L'a ouncó ó pare é a mare, il a encore son père et sa mère; i par'a nó, notre père. 
paŗechąnse, s. f.  Apparition. Apparition.
paŗéé, v. a.  Egaliser, p. ex. les faisceaux de chanvre. Egaliser, p. ex. les faisceaux de chanvre. Paréé ó tsénévó, égaliser le chanvre, pour que le bas des tiges soit bien à la même hauteur.
paręle, adj.  Pareil.  Pareil. N'ën jaméi you dé tsó°"jé paŗele, nous n'avons jamais vu chose pareille.
paŗèlemįn, adv.  Pareillement. Pareillement.  Syn. achebën.
paŗelon, s. m.  Morceau de bois faisant fonction de bouton de pantalon. Morceau de bois faisant fonction de bouton de pantalon.
paŗętré, v. n.  Sembler, paraître. Sembler, paraître. Parechîé méi grou di rlwįn, il paraissait plus grand de loin; òon tòrdzò paŗętre méi kyè chon, ils veulent toujours paraître plus qu'ils ne sont. Paré, il paraît, confirmation usitée et manière de dire: c'est mon opinion; l'an fé brote achi amou p'ā pënta - paré, ils ont fait du tapage la nuit dernière à la «pinte» - il paraît; n'arįn ouncó rin dé plodze sti có°" - pąŗé pa, nous n'aurons point de pluie encore cette fois - il ne paraît pas.
pari (4) Pari. n. m.  Pari. n. m. 
pari , adj.  Malgré. Malgré. L'aïon tòrdzò fan, pari dé pómé kyè pecāon, ils avaient toujours faim, malgré toutes les pommes qu'ils mangeaient.
pari , adv.  Pareil, égal. Pareil, égal. Pachą damou ou déjó, l'è pari, passer dessus ou dessous, c'est égal [quant à la distance]; l'è pari dé paé óŗa ou mèi tāa, payer maintenant ou plus tard, revient au même. 
paŗi , s. f.  Paroi Paroi, iŗé drise cóm'ona paŗi, c'était droit comme une paroi.
paŗi, s. f.  Penture. Penture. Dé pwën dé paŗi, des clous d'épares, de pentures.  A Savièse, pouën dé pari désigne de petits clous, en sorte que la parenté de ce mot avec épąŗa est plus que douteuse. C'est peut-être le même mot que pari, paroi? A Grimisuat, ce sont de très longs clous.
parié, v. a.  Parier. Parier. Paŗïó sën fran avwéi té kyè to pou pa wéeą ha bele, je parie 5 fr. avec toi que tu ne peux pas lever cette bille; parié rin, to pédréi, ne parie pas, tu perdras.S'emploie souvent pour affirmer avec force: paŗíó kyè to fé pa chin ë-n-oun có°", je parie que tu ne fais pas cela en un seul coup.
parin, s. m.  Homme. Homme. [Ce mot se distingue de paŗįn par la prononciation de I'r.] Oun parįn é ona marin-na, un homme et une femme; kyën byo parin! quel bel homme! || Terme honorifique: parįn préjidan, monsieur le président. 
parin, s. m.  Parrain. Parrain. Cwi vw'éi vó pri pó parįn, qui avez-vous pris pour parrain?
paŗįn, s. m.  Parent. Parent. Nó chin dé parįn, nous sommes parents; fou chon paŗįn avwéi nó, ceux-là sont de notre parenté; chon préi paŗįn, ils sont proches parents.
pariöo Parieur.n. m.  Lex, parié. Parieur.n. m.  Lex, parié.
paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f.  Parieur. Parieur.
paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f.  Parieur. paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f. Parieur.
paŗioŗa, s. f.  Pari, gageure. Pari, gageure.
parla, v. n.  Parler. Parler. oŗa che parlé pa mèi dé chin, maintenant on ne parle plus de cela.
parla, v. r.  Parler. Parler. Dé kyè parlāé vó, de quoi parliez-vous? ché kyè cha parla, c'est celui qui sait parler.  
parlé, s. m.  Mal du cou chez les petits enfants. L'an ó parlé, ils ont le «parlet». Mal du cou chez les petits enfants. L'an ó parlé, ils ont le «parlet».
parlémįn, s. m.  Discour Discours. I consèlè Manóèwe fajïé tui è į-an oun byo parlémįn ën patwé ó dzò da Féita-Djyo, le conseiller Emmanuel faisait chaque année un beau discours en patois le jour de la Fête-Dieu. Le mot «parlement» a ce sens en afr. et il s'entend encore pour « discours » en SR et dans quelques provinces de France.
parlémintą, v. n.  Parlementer, marchander, palabrer.  Parlementer, marchander, palabrer. Chon tòrdzò apréi parlémintą pé fou magajën, ils sont toujours à marchander dans les magasins.
parlōo, s. m.  Parleur. Parleur.
parowa, s. f.  Parole. Parole. L'è pa oun n-omó dé paŗówa, il n'est pas un homme de parole; can o-n-a balą a paŗówa, quand on a donné sa parole d'honneur... nó, nó chin dé paŗówa, nous sommes de parole.
parpįŗé (è), s. f. pl.  Cils et par ext. paupières. Cils et par ext. paupières. Ché di grouché parpįŗé, l'homme aux grands cils.
parsiawe, -ąwa, adj.  Partial. Partial.
parsiawéta, s. f.  Partialité. Partialité.
Part. pas., v. r.  Se rompre les reins. Se rompre les reins. Porta pa ha brota tsąrdze, to porį t'aréna pó a vya, ne porte pas cette grosse charge, tu pourrais te rompre les reins pour la vie.
partadjyę, v. a.  Partager. Partager. Partadjyę ó pan, couper le pain en deux moitiés; l'aïé djya granténé ky'i pare iré mò, ma l'an pye partadjyą óŗa, il y avait déjà un certain temps que leur père était mort, mais ils ont partagé seulement maintenant [le bien]; partadjyę w'éivwe, partager l'eau d'arrosage (cf. par-techyop).  V. r. Fran owéi ąvoue che partądzé i văe, juste là où la route bifurque.
partąnse, s. f.  Partance, sortie. Partance, sortie. Chon dé partąnse, ils sont sur le point de sortir.
partchya, s. f.  Lot. Lot. On appelle ainsi des lots de jardin que les Saviésans louent dans les environs de Sion. Nó partįn ba a partchya, nous allons dans le jardin loué à Sion.
partchyadzo, s. m.  Partage, partie d'un héritage Partage, partie d'un héritage. Can venyon ou partchyadzo, l'è adon kyè fan brote, c'est quand on partage l'héritage qu'on «fait vilain».
partechyou s. m.  Répartiteur. Répartiteur. Celui qui préside la répartition de l'eau d'arrosage du Torrent-Neuf. Il habite la Boutse, petite maisonnette située à l'endroit de partage de l'eau qu'on appelle tornyou. Ceux qui viennent prendre l'eau s'adressent à lui; lui seul a le droit d'ouvrir ou de fermer les écluses, à la Boutse même et plus loin au tornyou dé Mąeé. A Grimisuat, partichyou désigne l'endroit où les eaux du bisse sont divisées, pour la première fois, par des écluses.
partecolè, lęŗe, adj.  Privé. Privé. Adon i dzōo iré tó partecolè, alors la forêt était bien privé, partagée entre les particuliers.
partesepa Participer. v. tr.  Participer. v. tr. 
parti  v. n.  Partager. Partager. Aa amou parti, aller à la montagne partager les fromages (cf. arlouēe).
parti , v. n.  Partir. Partir. L'è parti chorda, il est parti au service militaire; chon parti chéé, ils sont partis faucher; partié patoflën patofląn ba ëncontre Chyoun, il descendait sur la route de Sion d'un pas lourd et chaloupé; l'è partite ba le vįndre ha ątse, c'est elle qui est descendue à la foire vendre cette vache; i chan parte e-n-éivwe, le sang se change en eau. Décider. L'è parti dinché, ça a été décidé comme cela.  Se dit d'une grande consommation d'un objet, d'une chose. Partié dé caé chën fason, il fallait des cahiers en abondance; í caféi é i chócró l'è dé tsó°"jé orįbló vwéŗó parte, c'est horrible combien on consomme de café et de sucre. || Abs. È-t-e byin parti? est-ce bien allé [le voyage]?
partie, s. f.  Parti (politique ou autre). Parti (politique ou autre).
partson, s. m.  Portion d'étable séparée par une c Portion d'étable séparée par une cloison. Nó fó°" aa référé ó partson di catson, il nous faut refaire la partie de l'étable réservée aux cochons.
partsóną, v. a.  Etablir des séparations dans une étable pour porcs, chèvres et moutons. Etablir des séparations dans une étable pour porcs, chèvres et moutons.
paŗyou, s. m.  Plane, outil de tonnelier et de charron. Plane, outil de tonnelier et de charron. Ne se rencontre que dans l'expression coutéi paŗyou-
pąse, s. m.  Pieu Pieu. I botchyó įŗe étatchyą ou pąse, le bœuf était attaché au pieu. Du lat. palus.
pasefié, v. a.  Réparer un dommage causé. Réparer un dommage causé. N'aíon chéeą trwa outre, ma n'ën pasefią chin, nous avions fauché au-delà [de notre pré], mais nous avons réparé cela.
pasète, s. m. Dim. de pąse.  Petit pieu. Petit pieu.
paskyé, conj.  Parce que. Parce que.Syn. plus usités: dé chin kyè, pó chin kyè.
pastele, s. f.  Pastille. Pastille.
pąta , s. f.  Patte. Patte. È păté dou tsate, dou tsën, les pattes du chat, du chien.
păta, s. f.  Chiffon. Chiffon. Va prįndé hé pâté pó porta ou patį, va prendre ces chiffons pour les porter au chiffonnier; afoblą ó di avwéi ona păta, affubler le doigt avec un chiffon; i păta di j-éijé, le torchon à vaisselle.
pāta, s. f.  Pâte. Pâte. Dé pāta pó féré oun flon, de la pâte pour faire un gâteau.
patacląn, s. m.  Bataclan, attirail quelconque. Bataclan, attirail quelconque. L'an pri tó ó patacląn é chon parti, ils ont pris tout leur bataclan et sont partis. 
patacląn, s. m.  Compresse. Compresse. Métré chou oun patacląn, appliquer une compresse.
pataclanāe, s. f.  Grande maison à beaucoup de ménages. Grande maison à beaucoup de ménages.
patąfló, s. m.  Toute sorte de choses: cataplasme, etc Toute sorte de choses: cataplasme, etc. Oun patąfló pó métré chou a man maāda, un cataplasme pour mettre sur la main malade.Fig. Prépara oun bon patąfló dé tsó°"jé pó déŗé a sti, préparer de nombreux arguments pour donner chapitre à celui-ci.-
patamóouwa, s. f. Fig.  Homme faible de caractère, facilement influençable; poule mouillée. Homme faible de caractère, facilement influençable; poule mouillée.
patatënpatatą , onomatopée. Patati, patata.  Patati, patata.
patchyóda, s. f.  Coup, patoche. Coup, patoche. To rechi ona patchyóda, tu reçois un coup.  Dérivé de păta .
pąte, s. m.  Chapelet. Chapelet. I perdou ó pâte a mè, j'ai perdu mon chapelet. || Pater. Préé oun pâte, dire un Pater.
patelą, s. f.  Contenu d'une patęle. Contenu d'une patęle. Ch'o-n-a pa tòrdzò dé grouché pateléi prèsté, chęrvé rin dé prįndé ché ovrį, si l'on n'a pas toujours de grosses bouteilles pleines de vin, il ne faut pas prendre cet ouvrier.
patęle, s. f.  Bouteille en bois, Bouteille en bois, ona patęle ryonda, une bouteille en bois à forme de tonnelet.
pateléta, s. f. Dim. de patęle.  Petite bouteille en bois. Petite bouteille en bois.
patën, s. m.  Patin. Patin.
patën, s. m.  Petit morceau d'étoffe. Petit morceau d'étoffe.  Prov. Pó féŗ'a parti è verowé fó°" fetchyę oun pi dé cha chou oun patën ródzó é acolį chin ën deri ën-ona crwijyą dé vāé é pa radą ąvwe va, pour faire disparaître les verrues, il faut mettre un peu de sel sur un morceau d'étoffe rouge et jeter cela derrière soi à une croisée de routes et ne pas regarder où cela tombe.
pateną , v. a.  Manier indiscrètement. Manier indiscrètement. Patęna pa méi hé proun-mé! ne manie plus ces prunes !
pateną , v. n.  Patiner. Patiner.
pateną, -nāé, adj.  Coloré, de différentes couleurs, Coloré, de différentes couleurs, ona ątse patenāé, une vache tachetée.
patené, s. m. Dim. de patën.  Tout petit morceau d'étoffe. Tout petit morceau d'étoffe.
patenou, -nouja.  Sans consistence, flétri. Sans consistence, flétri. De rècò patenou, du regain flétri.
patéŗon, s. m. pl.  Mets composé de pommes et de sang de cochon Mets composé de pommes et de sang de cochon. Le boudin n'était pas connu à la campagne. On cuisait le sang avec des tranches de pommes.
pătį, pătire, s. m. et f.  Chiffonnier, chiffonnière Chiffonnier, chiffonnière.  Mot fort répandu en SR.
patiflóou, s. m.  Homme lourdaud et traînard. Homme lourdaud et traînard. Béi kyè l'a a féré pé stè ó°"té ché grou patifló°", que peut-il bien traîner par ces coins ce gros lourdaud?
patįnta, s. f.  Patente. Patente.
patintą, v. a.  Patenter. Patenter.
pātó, s. m.  Pâtre. Pâtre. Ce mot désigne, d'une façon générale, chacun des hommes occupés sur l'alpe, en été. Il y en a 9: oun catsonį ou pòrtchyè, qui a le soin des cochons; tré patoŗën, préposés à la vaisselle; oun pątó dou grenį: soin du fromage, beurre, etc.; tré atseŗó°", y compris le métré pātó, pour la garde du troupeau. Le métré pātó ne trait pas, mais note les quantités de lait; le catsonį ne trait pas non plus. Il y a donc 7 pour la traite.
patoflën patofląn, onomatopée marche d'un paysan martelant la route d'un pas lourd et chaloupé. marche d'un paysan martelant la route d'un pas lourd et chaloupé.
păton, s. m.  Morceau de pâte Morceau de pâte. T'a a pāta wéi, pou-to pa cópą avwéi ó coutéi é féré è păton pó è breséi ? tu as la pâte là, ne peux-tu pas découper avec le couteau de petits morceaux et en faire des «patons» pour les bricelets? Gros rouleau de pâte pétrie. Dé păton cómin dé boriŗe, de gros rouleaux [de pâte] comme des barattes.
pătóną, v. a.  Pétrir. Pétrir. Pătóną ó pan, pétrir [la pâte pour] le pain; pătóną ó seŗvwe avwéi dé gra, pétrir la poix de cordonnier avec de la graisse.
pătóné, s. m. Dim. de păton.  Petit amas de pâte. Petit amas de pâte.
patoŗęcha, s. f.  Fromagère d'un alpage. Fromagère d'un alpage. Jusqu'au   début   de   ce siècle, c'étaient des femmes qui allaient à l'alpage faire l'office de fromagères. La garde du bétail était cependant confiée à deux hommes par alpage. Le mot patoŗécha est le féminin de pātó.
patoŗën, s. m. Dim. de pātó.  Petit pâtre. Petit pâtre. Cf. pātó
patoué, s. m.  Patois. Patois. I parlé ó bon patwé, il parle le vrai patois.
patrąca, s. f.  Patraque. Patraque. Ha patrąca dé róódzó, cette patraque d'horloge.  Fig. Personne maladive, à la santé usée: óŗa yó chéi prou é prou patrąca, maintenant je suis patraque au dernier degré.
patron , -ona, s. m. et f.  Chef d'une entreprise. Chef d'une entreprise. Ché patron cha chóŗvélę è j-ovrį, ce patron sait surveiller les ouvriers.
patron , -ona, s. m. et f.  Maître de la maison. Maître de la maison. I patron iré pa a mijon, le patron n'était pas à la maison
patron , -ona, s. m. et f.  Patron. Patron. I patron dé Chavyeje l'è chën Dzèrmąn, le patron de Savièse est saint Germain; chënte Catrįne l'è i pa-tróna dou pai, sainte Catherine est la patronne du Valais.  
patron, s. m   Patron, modèle. Patron, modèle.
patrónādzó Patronage. n. m. Patronage. I tsapawa dé Granwé l'è plachyāé chou ó patrónādzó da Chënte-Trinitéi, la chapelle de Granois est placée sous le patronage de la Sainte-Trinité. Lex. patron.
patrónāoue Patronale. Fête patronale. n. f. Patronale. Fête patronale. 28 māé, chën Dzèrman, patrónāwe dā perotse, 28 mai, saint Germain, patronale de la paroisse.
pątse, s. f.  Pacte, contrat. Pacte, contrat. Prov: ā mò é ou maryądzó ron tôt'è pątsé, par la mort et le mariage sont rompus tous les contrats.  
pątse, s. f.  Plaisir, goût, bonheur. Plaisir, goût, bonheur. Can l'è ba wéi i tsate, l'è cha pątse, quand le chat est là, c'est son bonheur.
patséé, v. n.  Faire un accord et le sceller originairement par une poignée de main. Faire un accord et le sceller originairement par une poignée de main. Fó°" byin chai chin ky'oun n-ou deeąn kyè patséé, il faut bien savoir ce qu'on veut avant de ratifier une convention. V. a. Arrêter, s'assurer qqch., se réserver. N'ën patséą oun peti tsate ba é fou dé Wédjyè, nous nous sommes réservé un petit chat chez les Léger.
pątsó, s. m.  Pacte, contrat. Pacte, contrat. Féré pątsó avwéi cācoun, faire un contrat avec quelqu'un.
pavyą , s. f.  Endroit pavé. Endroit pavé. Kyënta brota pavyą wéi damou Mountèlè, quel vilain chemin pavé au-dessus de Montélier!
pavyą , v. a.  Paver. Paver. N'ën fornį dé pavyą ché tró, nó pavyeŗįn a réista o-n-ātr'an, nous avons fini de paver ce bout, nous paverons le reste une autre année.
pawą , s. f.  Pelletée. Pelletée. Dé groŭché pawéi dé têra, de grosses pelletées de terre.
pawą , v. n. et a.  Manier la pelle; déblayer ou enlever. Manier la pelle; déblayer ou enlever. To, to crouje déeąn ëntó ó petsāa é eó paweri a têra apréi, toi, tu creuses devant avec la pioche, et moi je sortirai la terre avec la pelle, après.
pāwa, s. f.  Pelle. Pelle. Cha pa ënpléè a pāwa, il ne sait pas se servir de la pelle.
pawāe, s. f.  Pelletée Pelletée. Syn. de pawą  avec l'idée d'un travail continu.
pawantse Bille de bois allongée, de forme cylindrique, utilisée pour boucher les étangs. Il y en avait deux pour chaque étang. Syn. épéon.  Bille de bois allongée, de forme cylindrique, utilisée pour boucher les étangs. Il y en avait deux pour chaque étang. Syn. épéon. 
pawąntse, s. f.  Pièce de bois arrondie qui sert à presser le foin ou les gerbes sur un char Pièce de bois arrondie qui sert à presser le foin ou les gerbes sur un char; elle s'accroche à la petite échelle sur le devant et au treuil, par des cordes, sur l'arrière. Il Pièce de bois avec laquelle on fait tourner la vis du pressoir. I pawąntse dou fêe, barre de fer servant de levier. |Į Du lat. pop. palanca, bâton de portefaix.
pawantséta, s. f. Dim. de pawąntse.  Petite «palanche». Petite «palanche».
pawantson, s. m. Dérivé de pawąntse. Fort bâton. Fort bâton. Chin l'è i pawąntson pó pitą a mąpa, c'est le bâton pour battre le chanvre.
pawé, s. m.  Pierre plate et arrondie dont on se sert pour jouer au palet. Pierre plate et arrondie dont on se sert pour jouer au palet. I paoué. a mè l'è a bòkye chou ó bóo, mon palet est à cheval sur le but.  Par ext. Grosse pierre plate. Oun racāa a pawé, une grange à blé bâtie sur de grosses pierres plates et rondes pour empêcher les souris d'y monter.
pawën, s. m.  Echalas Echalas. È melŏo pawën chon fou kyè chon fé avwéi ó ró dé wārje, les meilleurs échalas sont faits avec l'aubier du mélèze.
paweną, v. a.  Echalasser. Echalasser. N'ën tó pawena dé nouwó è venye dé Ouëntęna, nous avons renouvelé tous les échalas des vignes de Lentine.
pawęta , s. f.  Abécédaire, alphabet. Abécédaire, alphabet. O-n-onda è pawété l'aïon pa dé pótréi, óŗa oun vi rin kyè de béitchyé é d'ātré brotchyą, autrefois les abécédaires n'avaient pas d'images, maintenant on n'y voit que des animaux et d'autres bêtises. || Palette, en ce sens, est SR et savoyard. On le trouve déjà dans un texte de Fribourg de 1424. Originairement on collait l'alphabet sur une «palette» de porc. Cf. Pierreh. 405 et FEW 7, 478.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Aube d'une roue de moulin Aube d'une roue de moulin
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Nom de deux longs bâtons surmontés d'un cadre ovale qu'on portait autrefois à la procession du dimanche.  Nom de deux longs bâtons surmontés d'un cadre ovale qu'on portait autrefois à la procession du dimanche. 
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Paleron, omoplate. Paleron, omoplate. È pawété dou catson, les palerons du porc.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Palette de marqueur, pour indiquer au tireur le point exact où il a logé sa balle dans la cible. Palette de marqueur, pour indiquer au tireur le point exact où il a logé sa balle dans la cible.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Partie du métier de tisserand. Partie du métier de tisserand.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Petite pelle. Petite pelle.  Nom des deux leviers qui font tourner le petit treuil placé horizontalement à l'arrière d'un char.  
pawétó, s. m.  Veste, habit. Veste, habit. Vwąrda pye ó pawétó, i fé pa tan tsa, garde donc ta veste, il ne fait pas si chaud.  Le complet du paysan se compose du pawétó, paletot, du dzepon, gilet, et des pantaon, le pantalon.
pé, per, pé, pé (= pé è), per, prép.  Par. Par. L'è resta pé mêįn, il est resté dans les mayens; pé mijon, à la maison; peŗ-ënkyé, par-ici; fouŗa per léi, là-dehors; ënkye pé è'paijąn, ici chez les paysans; n'ën pri chin per mitin, nous avons pris cela par moitié; enį amou di pé Chyoun, monter de Sion; pa méi dé chócró pé mótęi, plus de sucre en morceaux. Par suivi d'un adverbe: par-dedans, par-dehors, par-dessus, par-ici, par-là, etc., s'emploie souvent en SR d'une façon expletive, quand l'adverbe pourrait suffire. De même devant une préposition: par chez, par derrière. || Par, avec un nom de lieu, équivaut à: à, dans. Quoi de neuf par Savièse?
pębló, -bla, s. m. et f.  Nigaud, nigaude. Il Homme ou femme de peu de valeur morale. Nigaud, nigaude. Il Homme ou femme de peu de valeur morale.
peca , v. a.  Manger, en parlant du bétail. Manger, en parlant du bétail. È béitchyé pęcon pa ha êrba, le bétail ne mange pas cette herbe; í mówé pękye prou ó maŗé, le mulet mange bien [l'herbe] du marais; n'ën peca w'êrba dé fortin, n'aŗin pa vwéŗó a chéé, nous avons sorti le bétail au printemps, il n'y aura pas beaucoup à faucher. Se dit aussi des gens qui mangent leur bien ou mangent gloutonnement. L'a tó peca choun avwée, il a mangé tout son avoir; n'aïon balą a mëndjyę pó dó°" é bin l'a tó peca, nous lui avions donné à manger comme pour deux, eh bien! il a tout avalé. V.r. Se manger. 
peca , v. a.  Manger. Manger. Prov. Dé có°" che wétson, dé có°" che pęcon, parfois ils se lèchent, parfois ils s'entre-déchirent; che pęcon ó prófyę è j-oun i j-ātró, ils se mangent le bénéfice les uns les autres; chin ky'oun róbé profitse rin, fé ouncó a peca a réista, ce qu'on vole ne profite pas, cela fait encore manger ce que vous avez en propre.Subst. I ątse ache ba ó peca, la vache cesse de manger, perd l'appétit; nó trouéŗin oun bou é dé peca ba mijon, nous trouverons une étable et de la pâture chez nous.
peca , v. a.  Terme de tricotage. Fermer ou terminer un bas en diminuant les mailles. Terme de tricotage. Fermer ou terminer un bas en diminuant les mailles.
pecabacon, s. m.  Mange-lard. Mange-lard.
pecabën, s. m.  Celui qui mange son bien. Celui qui mange son bien.
pecabó°", s. m.  Pic, spec, la petite épeiche, ou petit pic brun. Pic, spec, la petite épeiche, ou petit pic brun. È pecabó°" arąpon iną pé è j-ąbró cómin è raté, les pics grimpent le long des arbres comme les souris.
pecacheŗi, s. f.  Coup de bec, mot piquant. Coup de bec, mot piquant. Nó n'aïon dé pecacheŗi, nous, nous faisions des taquineries. Syn. forgacheŗi.
pecachye, v. a.  Donner des coups de bec. Donner des coups de bec. V. r. Che chon pecachyą avwéi Oujyéne, ils se sont donné des coups de bec avec Eugène.
pecamêrda, s. m.  Mangeur d'ordures Mangeur d'ordures.Syn. de bòrdon, en parlant du bousier.
pecamókyeŗéi, s. m.  Morveux. Morveux.
pécąnye, s. f.  Saleté. Saleté.
pecapąle, s. m.  Mangeur de paille. Mangeur de paille.
pecapowįnta, s. m.  Mangeur de polenta. Mangeur de polenta.
pecarāva, s. m.  Mangeur de raves. Mangeur de raves.
pecató, s. m.  Celui qui mange tout son bien. Celui qui mange tout son bien. Chon rin kyè dé pecató, ce sont de purs dissipateurs.
pecatrepą, s. m.  Mangeur de tripes.  Sobriquet des Saviésans. Mangeur de tripes.  Sobriquet des Saviésans.
pécavi, s. m.  Remords de conscience. Remords de conscience. Balle dabó rin kyè tré fran pè dzò é pwe l'a jou ó pécavi, di adon l'a balą cątró fran, il ne donnait d'abord que trois francs par jour, puis il s'en est repenti: depuis il a donné quatre francs. Mot latin tiré du Confiteor.
pêché, -chéta, adj. et s. m. et f. Dim. de pêe.  Petit bleu, petite bleue. Petit bleu, petite bleue. Dé petite prounmé pêchété, de petites prunes bleues. Dzôjé ché porté ouncó byin, ma Fransi l'è oun pó°"ŗó peti pêche, Joseph se porte assez bien, mais François est un pauvre petit fluet.  S. f. ona pêchęta, petit oiseau des chènevières: la mésange bleue.
pêche, s. f.  Perce. Perce. Métré ó vën ën pêche, mettre le vin en perce; i vën l'è pa ën pêche, le vin n'est pas en perce.
Pêcheta  s.f. mésange bleue , petit oiseau des chènevières mésange bleue , petit oiseau des chènevières
Pêcheta  s.f. mésange bleue , petit oiseau des chènevières mésange bleue , petit oiseau des chènevières
pechó, s. m.  Cascade. Cascade.
péchon, s. m.  Poisson. Poisson.
pechoni Pêcheur Pêcheur.n. m.  Prov. Trinta dzoeou, trinta pechoni é trinta tsasyou fan nonanta gou, trente joueurs, trente pêcheurs et trente chasseurs font nonante gueux,
pechōo, s. m.  Pécheur. Pécheur. Nó į-ātró pó°"ŗó pechōo, nous autres pauvres pécheurs.
pechótą, v. n.  Tomber en cascade, faire le bruit des cascades. Tomber en cascade, faire le bruit des cascades. L'è tan enou dé plodze ky'oun vi pèrtó pechótą w'éivwe, il est tombé tant de pluie qu'on voit partout des cascades; avwijó pechótą è j-étéwāa, j'entends le bruit de l'eau qui tombe du toit.
péclachye, v. n.  Loqueter, tirailler le loquet pour ouvrir une porte Loqueter, tirailler le loquet pour ouvrir une porte: ën péclachįn pó aa derën ou tsawé, en faisant des efforts autour de la serrure pour entrer dans le chalet.
péclé, s. m.  Targette, poucier. Targette, poucier.
pécló, s. m.  Loquet. Loquet. Pó ferma a porta dou piló, è paijan fan rin kyè terye fouŗa ó pécló, pour fermer la porte de la chambre, les paysans se contentent de sortir le loquet. I pécló da fenéitra, la clenche de la fenêtre.
pecó, s. m.  Tache. Tache. Ché winswe l'è plin dé peca' róché, ce drap de lit est plein de taches rousses. || Petite moucheture,  petit  point.  L'a  dé pecó pé dzó°"té di ha maadį, il a des taches sur les joues depuis cette maladie.Picot en ce sens est SR.
pecóchą, -ąé, adj.  Marqué de petites taches, moucheté, à pois Marqué de petites taches, moucheté, à pois. L'è tó pecóchą róché pé a fąse, il a le visage tout moucheté de roux.
pecóną, -ąé, adj.  Marqué de pecó, de taches, de petites mouchetures. Marqué de pecó, de taches, de petites mouchetures.  Syn. pecóchą.
pecóną, v. a.  Donner des coups de bec. Donner des coups de bec. Che chon pecóną é che chon apelą, ils se sont donné des coups de bec et se sont empoignés.  Syn. pécachyę, fordjyę.
pecótą, -ąé, adj.  Marqué de pecó. Picoté. Marqué de pecó. Picoté. Syn. de pecóną
pecótą, v. a.  Manger, en parlant des poules. Manger, en parlant des poules.
pecówé, s. m. Dim. de pecó.  Petite tache. Petite tache.
pecówéta.  Terme du jeu de la garde. Terme du jeu de la garde. Cf. botën
pedou, -ja, adj.  Qui est enclin à la pitié, compatissant. Qui est enclin à la pitié, compatissant.  Prov. I meŗesën pedou rin ó maadó bwitou, le médecin [trop] compatissant rend le malade boiteux.
pédre, v. a.  Perdre. Perdre. Fér'a pédre, faire perdre, en parlant de quelqu'un qui ne peut payer ses dettes; ha róba l'a ouncó rin perdou ó nouó, cette robe n'a point encore perdu l'apparence du neuf. || Oublier. L'a rin perdou (ou deperdou) ó patwę, il n'a pas oublié le patois. || V. r. S'égarer. Ché chon perdou amou pé hé mountąnyé, ils se sont égarés dans ces montagnes. || Part, passé: perdou, pèrdwąé; è j-oun chon chówą, è j-ątró chon perdou, les uns sont sauvés, les autres sont damnés.
pedrį, s f  Perdrix. Perdrix. || A Grim.: pedré, s. m.
pèdzon, s. m.  Poix du sapin blanc appelé vouānyó. Poix du sapin blanc appelé vouānyó.
pêe, pęcha, adj.  Bleu, pers Bleu, pers. L'a è j'we fën pêe, il a les yeux tout bleus. Pêe dé fan, dé mijéŗé, pâle de faim, de misère.
péeąche, s. f.  Poix. Poix.
péHchyó Abruti. n. m.  Abruti. n. m. 
péi, s. f.  Peau. Peau. L'a rin ky'a péi é è j-ó°"ché, il n'a que la peau et les os. Che mętr'ën péi dé tsate, se mettre en peine, en frais (litt, en peau de chat).
péiné, s. f. pl.  Les deux poutres parallèles au faîtage qui reçoivent les chevrons, pannes. Les deux poutres parallèles au faîtage qui reçoivent les chevrons, pannes.
péinó, s. m. ord. pl.  Bouts de fil qui sortent de la toile grossière. Bouts de fil qui sortent de la toile grossière.
péiŗe, s. m.  Prêtre d'un ordre religieux. Prêtre d'un ordre religieux. L'è i péiŗe Andréi kyè l'a prèdjyą,- c'est le Père André qui a prêché.
péiwa, s. f.  Poêle. Poêle. Cākyè cocon derën a péiwa chon dri preste, quelques œufs dans la poêle sont tout de suite prêts.
péiwą, s. f.  Contenu d'une poêle, poêlée. Contenu d'une poêle, poêlée. L'aïó jostamin chou ó fwa ona bóna péiwa dé caféi, j'avais justement sur le feu une bonne poêlée de café.
péiwéta, s. f. Dim. de péiwa.  Petite poêle. Petite poêle. Ha péiwéta l'è ijyāé can o-n-è prêcha, cette petite poêle est commode quand on est pressé. || Afr. paelete, paele, pelé.
péja, v. a.  Peser, Peser, óŗa pijon ó pan amou a bówindzeŗį, maintenant on pèse le pain à la boulangerie. || V. r. Che chon péja ba ā gāŗa, ils se sont pesés à la gare. |Į V. n. Ché crwéi peti pijé pa méi ky'ona pãle, ce pauvre petit ne pèse pas plus qu'une paille; í brįnta pijé chou è j-étchyéblé dótąa, la brante pèse sur les épaules le soir.
pèjądzó, s. m.  Pesage. Pesage.
pèjąn, -ta, adj.  Pesant, lourd. Pesant, lourd.
pèjantchyou, s. f.  Pesanteur. Pesanteur. Chįntó ona pèjantchyou chou w'estoma, je sens une lourdeur d'estomac.
péjéi, s. m.  Gousse de haricot. Gousse de haricot.
pękye , s. m.  Pique, brouillerie. Pique, brouillerie. L'a oun pękye contré nó, il est brouillé avec nous.
pękye, s. m.  Pic. Pic. I métra di manouré l'a de kyè falïé prinde ó pękye, le maître des corvées a dit de prendre le pic.Terme du jeu de carte: w'ache dé pękye, l'as de pique.
pekyé, s. m.  Etape, Etape, ën venyin ënséi l'a rochį i promyé pekyé i vwéādzó, au retour la première étape du voyage lui a bien réussi (s'est passée sans encombre).
pekyèta, s. f.  Vin fabriqué mauvais vin Vin fabriqué mauvais vin. Bąlon rin mèi dé bon vën i j-ovrį, bąlon rin kyè dé pekyèta, on ne donne plus de vin véritable aux ouvriers, on ne leur donne que de la piquette.
pekyewën, s. m.  Membre viril, dans le langage des enfants. Membre viril, dans le langage des enfants.
pekyin, -įnta, adj.  Amer, piquant. Amer, piquant. Dé vën pekyin, du vin piquant.
peléi, s. m.  Enveloppe verte de la noix: Enveloppe verte de la noix: è peléi di nwé.
pelouwa, s. f.  Pilule. Pilule.
péna , s. f.  Panne, graisse du ventre du porc. Panne, graisse du ventre du porc.
péna, s. f.  Petite porte du tonneau. Petite porte du tonneau.
pëndzon, s. m.  Pinson. Pinson. Dromį cóm' oun pëndzon, dormir comme un pinson, c.-à-d. calmement.
penéi s. m.  Prêle (Equisetum arvense). Prêle (Equisetum arvense).
penéta, s. f.  Ecorce de branche d'arbre ou d'arbuste avec laquelle les enfants font une espèce de fifre, épinette. Ecorce de branche d'arbre ou d'arbuste avec laquelle les enfants font une espèce de fifre, épinette.
pénétįnse, s. f.  Punition, pénitence Punition, pénitence. I rèjyąn wi a balą 'na pénétinse, le régent lui a donné une punition; l'è itą ën pénétįnse vwi tó ó tin dé w'écó°"wa, il a été en pénitence aujourd'hui pendant toute la leçon.
pëngį, s. m.  Etui pour conserver les épingles, aiguilles, plumes. || Fig. Homme de nulle valeur. Etui pour conserver les épingles, aiguilles, plumes. || Fig. Homme de nulle valeur.
pëngyelon, s. m  Pendant d'oreille. Pendant d'oreille. Pëngyelon di dzenelé, double appendice que les poules portent sous le cou.-
pën-niblamin, adv.  Péniblement. Péniblement.
pën-nibló, -bla, adj.  Pénible. Pénible. È traó da caŗįma pé è vęnyé chon pën-nibló, les travaux des vignes en carême sont pénibles.
pënpenyęŗe, s. f.  Pépinière. Pépinière.
pënpyotéŗó, s. m.  Trayon. Trayon. Ce mot n'est guère usité que dans la devinette citée s. v. ávwijéŗó.
Pënpyówé blan Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.) Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.)
Pënpyówé blan Serpolet Serpolet
Pënpyówé blan  Thym blanc.  Germandrée des montagnes (Teucrium montanum) ( ! et non serpolet). Thym blanc.  Germandrée des montagnes (Teucrium montanum) ( ! et non serpolet).
Pënpyówé ródzó Thym rouge, thym sauvage  {Thymus serpyllum).   Thym rouge, thym sauvage  {Thymus serpyllum).  
pënpyówé, s. m.  Thym sauvage Thym sauvage
pënta, s. f.  Cabaret, auberge, pinte, débit de vin. Cabaret, auberge, pinte, débit de vin. Teni pënta, tenir un , débit de vin; ganyon fôo chou a pënta, ils gagnent fort sur la pinte; di kyè l'an cóminsyą chin van dé pënt'ën pënta, depuis qu'ils ont commencé, ils vont de pinte en pinte.
pëntchyè, -ère, s. m. et f.  Celui, celle qui a un débit de vin. Celui, celle qui a un débit de vin.
pente, s. m.  Peintre. Peintre. Chavyeje l'è oun pai rètsasyą di pęnté, Savièse est un pays chéri des peintres.
pëntoŗa, s. f.  Couleur pour peindre. Couleur pour peindre.
pëntorlora Peinturlurer.v. tr.  Lex, ënpënta. repënta. Peinturlurer.v. tr.  Lex, ënpënta. repënta.
penyę, v. a.  Peigner. Peigner. Penye a téita, peigner les cheveux; penyę a tsaŗą, peigner la  charretée de foin, c.-à-d. passer un râteau de haut en bas, de chaque, côté du char, afin d'enlever tout ce qui ne tient pas ferme, pour que rien ne se perde en route et pour donner une bonne façon au char; penyę a tétse dou fin, peigner le tas de foin en grange; penyę ó mwatson, peigner le tas de foin [sur le pré].
penyęi, s. f.  Débris qui restent au peigne du chanvre ou au râteau. Débris qui restent au peigne du chanvre ou au râteau.
penyéta, s. f.  Petite scie. Petite scie.
pęnyó, s. m.  Peigne. Peigne. Oun pęnyó dé òton, un peigne en laiton. || Traverse du râteau munie des dents. Ë pęnyó (plur.): partie du métier à tisser.
penyofe, s. v.  Voyou. Voyou.
penyótą, v. a.  Enlever petit à petit. Enlever petit à petit.Penyótą è peóté dou bōró, enlever des parcelles à une motte de beurre.
peòta, s. f.  Boule, Boule, ona peòta dé ni, une boule de neige; ona peòta dé bōró, une motte dé beurre.
peótą, v. a.  Faire et jeter des boules de neige à quelqu'un. Faire et jeter des boules de neige à quelqu'un. Nó ó t'in peótą dé ni tin kyè l'a falou che catchyę, nous lui avons jeté des boules de neige jusqu'à ce qu'il ait dû se cacher. V. r. Dri en chortin dé w'écó°"wa chouton chou a ni é che peóton, aussitôt sortis de l'école, ils se jettent sur la neige et se lancent des boules.
peóton Peloton, petite pelote Peloton, petite pelote.n. m.  Oun peóton dé fi, un peloton de fil.  Oun peóton dé grènadjyè à Fé'ta-Djyo, un peloton de grenadiers à la Fête-Dieu. Lex. peóta ,  peótą ,  peótson.
peótson, s. m.  Gros flocons. Gros flocons. Venyïé dé peótson dé ni, il neigeait à gros flocons. Il Syn. cótson
peou, peouja, adj.  Poilu. Poilu. Kyënta cąvwa peouja l'a ché tsate! quelle queue poilue a ce chat!  ona proun-ma peouja, une pêche.  Par extens. Se dit de ce qui n'est pas bien tondu, fauché: iré tan peou sti an ché pra, l'an jou prou crwéi chéeą, ce pré était si «poilu» cette année, on l'a si mal fauché. Fig. Se dit de qqch. de grossier. Dé méchondzé peoujé (syn. droblįŗé), des mensonges «pommés».
peoujyè, s. m.  Pêcher. Pêcher.
peowa, s. f.  Etincelle. Etincelle. Oun vi chorti fouŗa è peowe pé a borne, on voit sortir les étincelles par la cheminée; fotïé dé peowe fouŗa pé górdze, il jetait des étincelles par la bouche (se dit de quelqu'un qui est très fâché).
peowę, s. f.  Etincellement. Etincellement.
pēra, s. f.  Pierre Pierre, ona pēra dé mowën, une pierre de moulin; ona pēra dé fornéi, une pierre ollaire; i pēra dou vën, tartre formé par le vin dans les tonneaux. Les paysans croient aussi que les buveurs attrapent cette pierre dans l'estomac et que, si on ne boit plus, cette pierre venant à se détacher, la santé en est gravement atteinte.  I maadį da pēra, la maladie de la pierre (la rage de construire). Fig. È Chavyejąn l'an a maadį da pēra: caboutsóną é caboutsóną, fan rin ky'ó cadran é pouon pa méi, les Saviésans ont la maladie de la pierre: bâtir, bâtir: ils ne font que les quatre murs et n'en peuvent plus.
përalâe Chute de pierres dans un dévaloir, éboulement dans un pierrier. n. f. Chute de pierres dans un dévaloir, éboulement dans un pierrier. Lex, Pf m, perire (vok peride) peraläe (cri).
peraląe, s. f.  Cri Cri. Fajïé de peraléi, il poussait des cris.
përale v. intr. Ebouler, en parlant des chutes de pierres après un orage. Lex. perate (crier). v. intr. Ebouler, en parlant des chutes de pierres après un orage. Lex. perate (crier).
peralę, v. n.  Crier. Crier.
pèrchin, -chinta, adj.  Perçant. Perçant. Dé j-we pèrchin, des yeux perçants.
perchįvre, v. a.  Percevoir, apercevoir, entendre. Percevoir, apercevoir, entendre. Oun perchi pa 'na dzin,on n'aperçoit personne; ó t'éi tsasyą grantin ma i pa perchyou oun motson, je l'ai cherché longtemps, mais je n'ai pas aperçu un «bout». Le mot se confond souvent avec aperchivre, qui a le sens d'apercevoir.
pèrchorele, s. m.  Perce-oreille, forficule Perce-oreille, forficule. È perchorele ó plo kyè ché tenyon l'è pé ó bla, les perce-oreilles vivent de préférence dans le blé.
pèrchótą, v. a.  Percer de petits trous. Percer de petits trous.
pèrchyāé, s. f.  Percée. Percée. I pèrchyāé dou Prabéi, la percée du Prabé.
pèrchyę, v. a.  Percer, Percer, pèrchyę ó tóeó, percer, forer le tuyau.  Fig. Fou j-infan nó pèrchon è j-oŗęle, ces enfants nous percent les oreilles. || V. n. Chowe l'a pa pochou pèrchyę vwi, le soleil n'a pas pu percer aujourd'hui; i mawąn l'a pèrchyą ŗa, l'abcès a enfin crevé.
pêrda, s. f.  Perte. Perte. N'ën fé 'na groucha pêrda, nous avons fait une grosse perte.  Che fòtré ën pêrda, désespérer  Fòtré ën pêrda, jeter [loin] quelque chose; féré pêrda i j-ātró, faire perdre aux autres; nó chin ën pêrda, on nous a fait du tort.
pêrdesyon, s. f.  Perdition. Perdition.
pèrdįn, -įnta, s. m. et f.  Perdant. Au jeu de paume, le parti qui reçoit la boule. Perdant. Au jeu de paume, le parti qui reçoit la boule.
pèrdon, s. m.  Pardon. Pardon. Démanda pèrdon, demander pardon.
pèrdóną, v. a.  Pardonner. Pardonner. Rwi pèrdónó pa, je ne lui pardonne pas; ky'i boun Djyo rlwi pèrdóne, que Dieu lui pardonne. V. r. Pouwon pa che pèrdóną, ils ne peuvent se pardonner.
pèrdónābló, -bla, adj.  Pardonnable. Pardonnable.Supportable. Can o-n-a pa ma i có°"té pó tochį, l'è ouncó pèrdónābló, quand on n'a pas mal aux côtes et qu'il faut tousser, c'est encore supportable.
perdou,   pèrdouāe,    adj.     Perdu.   Damné Perdu.   Damné
père venéta  Epine-vinette {Berberis vulgaris L.). n. f. Epine-vinette {Berberis vulgaris L.). Syn. pan d'anó, ró°ujéta. 
përe venéta. Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), Epine-vinette {Berberis vulgaris L.),
perèta,  s. f.  Dim. de  pera Petite pierre.    Petite pierre.   
pèrfonsye  v. intr. Insister. Syn. tinpéta.  v. intr. Insister. Syn. tinpéta. 
pèrfoué  Foie n. m. Foie. Syn. fédzó. 
pèrgata Caillette de veau. V. Aryè/e. n. f. Caillette de veau. V. Aryè/e.
pergatwéró Purgatoire. n. m. Purgatoire. Éj-âmé dou pergatwéró, les âmes du purgatoire, 
perijéi, s. m.  Périgée. Périgée. Prov. Fó°" rin planta chou ó perijéi fé péri, il ne faut rien planter sous le périgée, cela fait [tout] périr; fó°" pa tale chou ó perijéi, atramįn pęŗe, il ne faut pas tailler sous le périgée, sinon cela périra.  .   
Periŗe Pierraille, étendue de pierre. Fr. rég. pierrier.A periŗe dé Vįsé : le pierrier de Visse . Var.peride.  Tumeur qui se forme lorsque l'on est guéri d'une maladie infectieuse et qui s'en va par la suite. Pierraille, étendue de pierre. Fr. rég. pierrier.A periŗe dé Vįsé : le pierrier de Visse . Var.peride.  Tumeur qui se forme lorsque l'on est guéri d'une maladie infectieuse et qui s'en va par la suite.
periŗe, s. f.  Endroit renfermant beaucoup de cailloux Endroit renfermant beaucoup de cailloux. Le mot n'a pas le sens de «carrière de pierres» ni de «tas de pierres dans la campagne».
perjistą, v. n.  Persister.  Persister. 
pèrlewēŗa, s. f.  Femme grimaçante, méchante Femme grimaçante, méchante, ona brota pèrlewēŗa,ona kyè fé prou dé brote mené, brālé prou é prou,  une vilaine femme,  une qui fait beaucoup de vilaines grimaces, qui crie sans arrêt
permesyon, s. f.  Permission. Permission.
pèrmętre, v. a.  Permettre. Permettre.  È-te don pèrmé, est-ce possible?       
pèrmętre, v. a.  Permettre.  Permettre. 
pèrninsyę,v. a.  Perdre. Perdre. L'a pèrninsyą tui è j-oti, il a égaré tous les outils.
péro°" Poire. Terme plus employé autrefois que prevoui.  n. m. Poire. Terme plus employé autrefois que prevoui. 
pèrókyé, s. m.  Perroquet. Perroquet.
perotse, s. f.  Paroisse. Paroisse. L'anc. fr. a des formes très voisines: parosse, parosche, barroche, etc. (XIIIe s. ).
perotsën, s. m.  Paroissien. Paroissien. È perotsën dé Chavyeje, les paroissiens de Savièse.
perou, -ouje, adj.  Pierreux. Pierreux. È mountąnyé chon pa tan peroujé cómin pé la  , les montagnes n'y sont pas aussi pierreuses que par ici.
peŗoun, pron. ind.  Chacun. Chacun. N'ën falou paeé dó°" fran peŗoun, nous avons dû payer deux francs chacun; l'an tsecoun peŗoun oun berni, chacun a sa faux.
persecousyon,   s. f.    Poursuite,  tourment. Poursuite,  tourment.
persecoutą, v. a.  Tourmenter, persécuter. Tourmenter, persécuter.  M'a persecoutą tin ky'i de còwe, il m'a tourmenté jusqu'à ce que je lui ai dit oui.
persecoutōo, s. m.  Persécuteur. Persécuteur.
persévéra, v. n.  Persévérer Persévérer
pertënchi, -chïa, adj.  Printanier. Printanier. Dé prevwį pertënchi, des poires printanières; ona ątse pertënchïa, une vache qui fait le veau avant Noël et qui a «pris le bœuf» tôt au printemps ; c' est le contraire de la vache tardïa. Absol. ona pertënchïa, une vache «printanière».
pêrtin, s. m.  Divertissement inutile. Divertissement inutile. Chën 'ŗa l'è adri oun pêrtin, cela c'est vraiment un «perd-temps».
pèrtindre,   v. a.    Attendre,   espérer. Attendre,   espérer. Pèrtindíon   kyè   foŗi   tòrną   ouncóŗ'oun, ils attendaient qu'il leur arrivât encore un [enfant]; n'ën pa a pèrtindre dé byo tin sti an, nous n'avons à espérer de beau temps cette année. V. r. Se croire. L'è ona kyè che pêrtin rętse, c'est une qui se croit riche.
pèrtinsyon, s. f.  Espérance, attente. Espérance, attente. Vivre dé pèrtinsyon, oun pou moŗį ën cakyįn, en vivant dans l'espérance [d'hériter], on peut mourir en faisant ses besoins.
pèrtó, ad.v.  Partout Partout. Pèrtó acó°", partout à la fois.  Prov. È pēré chon douŗé pèrtó, partout les pierres sont dures.
pêrtse,  s. f.    Perche. Perche.  Dev.  Tsï ou pwën ma pa ou piló? - i pęrtse déeąn è fénéitré, tient dans le poing, mais pas dans la chambre? - la perche devant les fenêtres.
pêrtséta, s. f. Dim. de pêrtse.  Petite perche. Petite perche.
pęskyè , adv.  Presque. Presque. L'è pęskyè plin, c'est presque rempli. Puisque.     
pęskyè , conj.  Presque Presque.Pęskyè to fé brote dinché, to réistéŗéi ënkye, puisque tu es méchant comme cela, tu ne sortiras pas.
pesta, s. f.  Peste Peste.Par ext. Personne désagréable.Ha pesta d'infąn! cette peste d'enfant!
péstéŗą, s. f.  Peste, épidémie; chose ennuyeuse. Peste, épidémie; chose ennuyeuse.  L'è ona péstéŗą chin,can l'an ën téita dé parti, c'est une chose ennuyeuse, quand ils ont en tête d'émigrer.
pétą Mourir. Mourir.
péta, v. n.  Péter.  Partir rapidement Péter.  Partir rapidement. Péta ba en ché rlwa, descendre rapidement en ce lieu.
pétāa, s. m.  Branche de sureau vidée Branche de sureau vidée que les enfants chargent avec du papier ou de petits fruits; au moyen d'un morceau de bois qu'ils enfoncent dans le trou, ils produisent des détonations; pétard.Fig. Oun vyou pétāa, terme de mépris à l'adresse d'un misérable vieux.
pétāé, s. f.  Bruit, détonation, craquement Bruit, détonation, craquement.Grande quantité, grande masse, ona pétāé dé pómé, une énorme quantité de pommes.Coup. Bale 'na pétāé a fou bòrdon, administrer un coup à ces étourdis. Il Syn. bertën-nāe, sinla.
pétafoua, s. m.  Plante dont on jette les graines au feu et qui pètent. Plante dont on jette les graines au feu et qui pètent. C'est le petit colchique des mayens (Colchicum alpinum).
pétchya, s. m.  Péché. Péché. Foŗi oun pétchya dé bale a charitéi a dé piŗiįou dinché, ce serait un péché que de faire l'aumône à de tels paresseux!
petchyę, v. a.  Piocher légèrement, piquer Piocher légèrement, piquer. Petchyę è pómètêré, « piquer» les pommes de terre.
petchyou, s. m.  Petit. Petit. Oun petchyou, un petit enfant.
pète dé ou  loc.nom. Vesse-de-loup Vesse-de-loup
péte, s. m.  Pet Pet
pétéfouą, s. m.  Homme colérique. Homme colérique.
pétéi, s. m.  Ne se rencontre que dans l'expression pan pétéi, pain fait avec le marc de noix. Ne se rencontre que dans l'expression pan pétéi, pain fait avec le marc de noix. Pierreh. s. v. pété, jadis pétel, pain de noix, marc ou tourteau de noix.
pétéréi, s. m Motocyclette. Motocyclette.
pétéréi, s. m.  Péteux. Péteux. T'éi oun brote pétéréi, tu es un vilain péteux. Partie inférieure et postérieure du corps humain. Dev. Djye kyè teryon, sën kyè retęnyon, įaméi ë-n-éta d'arówa ina ā mountanye dou pétèŗéi? - can méton è tsouson. Dix qui tirent (10 doigts), cinq (doigts du pied) qui retiennent, jamais capable d'arriver à la montagne du péteux? - quand on met les bas.  
pétésèkye  Gamin Pète-sec, homme très nerveux,  n. m. Gamin 
pétésèkye  Pète-sec, homme très nerveux,  Pète-sec, homme très nerveux, 
peti, -ita, adj.  Petit. Petit. Oun peti aféŗé, un petit peu. || Subst. Oun peti, ona petita, un petit, une petite; í peti a nó, notre petit (le plus jeune frère; le plus petit enfant); i tsata l'a fé è peti, la chatte a fait les petits.
petïon, petïona, s. m. et f.  Petit, tout petit. Ché tsate ouéi can iré petïon, iré tan dzin, ce chat-là, quand il était tout petit, était si joli! Petit, tout petit. Ché tsate ouéi can iré petïon, iré tan dzin, ce chat-là, quand il était tout petit, était si joli!
petióné, adj. et s. m. Dim. de petïon.  Tout petit. Tout petit.
petitamįn, adv.  Petitement. Petitement. L'è pa petitamįn ëngrëndįyą, il n'est pas médiocrement fâché.
petofla, s. f.  Vessie. Vessie. L'aïe ma pé a petofla, la vessie lui faisait mal.
petoflon, s. m.  Petit gosse. Petit gosse.
pétólé, s. m.  Moutard. Moutard.
petóou Gros enfant. Putois. n. m. Gros enfant. 
petóou Putois. Putois.
pétówa ba. Dégringoler. Dégringoler.  Syn. pétówa ba.
pétowa, s. f.  Crotte de cheval, de mulet, etc. Crotte de cheval, de mulet, etc.
pétową, v. n.  Se décharger le ventre en parlant des chevaux, des mulets Se décharger le ventre en parlant des chevaux, des mulets.Par ext. Pétówą ba, dégringoler, tomber. L'a balą 'na chacócha ou promį é oun viêe rin kyè pétówą ba dé prounmé, il a donné un coup au prunier et on ne voyait que tomber des prunes.
pétówāé, s. f.  Action de se décharger le ventre (cheval, mulet). Action de se décharger le ventre (cheval, mulet).  Grande quantité, ona pétówāé dé moundó, une masse de gens.
pétówon, s. m.  Excréments de chien, de renard. Excréments de chien, de renard. 
pétówon, s. m.  Gringalet, enfant chétif. Gringalet, enfant chétif. L'è enou amou ché crwéi pétówon a fou dé Fransi, ce petit gringalet de la famille de François est monté...
petrelou, -louja, adj.  Dur à digérer. Dur à digérer. Dé pan petrelou, du pain indigeste.
pętró, s. m.  Jabot. Jabot. Fig. Cœur. Ai plin ó petró, avoir le cœur lourd.
pétróa Pétrole. n. f. Pétrole. Le énwâé i fele dou Roué da Pétróa, elle est devenue la fille du Roi du Pétrole. W.flésca. 
pétróouéta Motocyclette. n. f. Motocyclette. Syn. pétéré', vélo a pète. 
petsāa, s. m.  Forte pioche à deux dents pour fossoyer la vigne, les champs. Forte pioche à deux dents pour fossoyer la vigne, les champs. Quand le sol est trop dur, on emploie le pic. Prin ó petsāa é a pāwa, nó véjin outre ën Tsanbote féré a répawą, prends le «piochard» et la pelle, nous allons à Ts. remonter la terre.
petse, s. f.  Pioche à une dent; elle a la forme d'un pic évasé. Pioche à une dent; elle a la forme d'un pic évasé.
pétse, s. f.  Morceau de lait coagulé. Morceau de lait coagulé.  È pétsé désignent les bords du fromage en fabrication, qui sortent de la forme et que l'on coupe.
petson, s. m.  Parties de lait coagulées. Parties de lait coagulées.
petson, s. m. Dim. de petse.  Petite pioche à une pointe et à court manche. Petite pioche à une pointe et à court manche.
petsoną, v. a.  Gratter ou creuser la  terre avec le petson Gratter ou creuser la  terre avec le petson
pétsóna, v. n.  Former de petits morceaux en se coagulant, se coaguler. Former de petits morceaux en se coagulant, se coaguler.
Pewa  adj. Perlé Perlé .ona chopa [di] pewa, une soupe aux gruaux d'orge perlé.
pewą, adj.  Perlé. Perlé. Se trouve seulement dans ōrdzó pewa, orge perlé. Il S. m. Féré dé pewa dé frómin, faire du «perlé» avec du froment; dan ó tin ën pląché dé macaron o-n-aïé dé pewa dé frómin, autrefois au lieu des macaroni, on avait du froment perlé.
pewáa, s. m.  Pilier, pilastre. Pilier, pilastre.
peweche, s. f.  Peau de mouton préparée et garnie de sa laine; Peau de mouton préparée et garnie de sa laine; pelisse en fr. rég. valaisan. Amou pé è mein o`n-è contįn d'aį 'na pewęche pó che crowi can fé dé hé néi frįdé, au mayen on est content d'avoir une pelisse pour se couvrir durant les nuits froides.-
pewega, s. f.  Peau de raisin, de prune, etc Peau de raisin, de prune, etc. I gwé l'a 'na pewęga dèstrą tindra, le «gouet» a une peau très tendre; l'è pa fōche dé mëndjyę è pewegyé, il n'est pas nécessaire de manger la peau [des fruits].
pewega, v. a.  Enlever la peau d'un fruit. Enlever la peau d'un fruit. V. r. Che pewegon byin stè pómé, la peau de ces pommes se détache facilement.
pewën, s. m.  Membre viril. Membre viril.
peweŗën, s. m.  Pèlerin. Pèlerin. È peweŗęn di j-Ermęte chon arówą achi, les pèlerins de N.-D. des Ermites sont arrivés hier soir. Ritournelle des enfants: chąva, chąva peweŗën,etc. Cf. Chąva
peweŗenądzó, s. m.  Pèlerinage. Pèlerinage.
pi , s. m.  Cheveu. Cheveu. L'è plin dé détó tin ky'ou son di pi, il est endetté jusqu'au bout des cheveux.
pi , s. m.  Poids. Poids. Féré bon pi, crwéi pi, faire un bon poids, un mauvais poids; i bon pi, morceau pour faire le poids.
pi , s. m.  Pois, haricot. Pois, haricot. L'a diféŗįnte chôrté dé pi: è pi née, è pi blan, è pi grènadjyè, mëndzeton, etc., il y a différentes sortes de pois: les pois noirs, les blancs, les grenadiers, les mange-tout, etc.; è pi récrótchyą, pi broun, pi bâché, pi di rąnmé, pi semion, les pois recroquevillés, les pois bruns, les pois bassets, les pois à rame, les petits pois verts.
Pi bâché Haricots nains Haricots nains
Pi di  rąnmé Haricots à rame Haricots à rame
pi pi Terme enfantin pour désigner la poule.   Terme enfantin pour désigner la poule.  Pour appeler les poules on se sert aussi de: pi, pi, pi, pióné, pióné!
pi pi  S. m. Cri pour appeler les poules Cri pour appeler les poules.
pi, s. m.  Pincée. Pincée. Oun pi dé cha, une pincée de sel.
piche, s. f.  Urine. Urine.
pichélé Renoncule acre {Ranunculus acris L.). n. m. Renoncule acre {Ranunculus acris L.). Var. picherlé. 
pichyāe, s. f.  Averse soudaine. Averse soudaine. L'è enou ona pichyāe, il est tombé une pluie soudaine.
pichyāe, s. f.  Quantité d'urine versée en une seule fois. Quantité d'urine versée en une seule fois.  
pichyę, v. a.  Pisser. Pisser.
pįdze, s. f.  Bouton de chemise. Bouton de chemise.
pidzéta, s. f. Dim. de pįdze.  Petit bouton de chemise. Petit bouton de chemise.
pijon, s. m.  Pigeon. Pigeon.
pilé, s. m. Dim. de piló.  Petite chambre. Petite chambre.
pįló, s. m.  Chambre principale de la maison Chambre principale de la maison; les chambres plus petites sont les tsąnbré, tsanbron, i piló déjó, i piló damou, la chambre du bas, la chambre du haut.
pilota, v. n.  Conduire, gouverner, piloter. Conduire, gouverner, piloter.
pinchą, v. a.  Penser. Penser. Pįnchon pa a chin rlŏo, ils ne pensent pas à cela, eux. Il Syn. chondjyę
pinchyon, s. f.  Pension. Pension.
pinchyona, v. a.  Pensionner, donner une retraite. Pensionner, donner une retraite.
pinchyónéiŗó, -a, s. m. et f.  Pensionnaire. Pensionnaire. L'è itą pinchyónéiŗó dé w' éta, il a été pensionnaire de l'Etat [il a été en prison!].
pindąn, prépos.  Pendant. Pendant. Pindąn kyè, conj. Pendant que. Pindąn kyè dromié, pendant qu'il dormait.
pindole, s. f.  Objet qui pend. Objet qui pend.
pindou, s. m.  Pendu. Pendu.
pindówą, v. a.  Suspendre, pendre. Suspendre, pendre. Nó pindowèrin ha tsêe iną ā borne, nous suspendrons cette viande à la cheminée.V.r. Che pindówāé ën ché tra é fajïé ó tó iną chou, il se suspendait à cette poutre et faisait le tour par-dessus.  V. n. L'a wéeą a téita é l'a you oun kyè pindówąé, pindou ou chapën, il a levé la tête, et il a vu un homme qui balançait, pendu à un sapin.
pindré, v. a.  Pendre.  Pendre. L'a pindou ó tsapéi iną ā pari, il a suspendu son chapeau à la paroi. V. r. Ch'è pindou iną ou tra da grąndze, il s'est pendu à la poutre de la grange.
pinèwe, s. m.  Couteau à manche en bois et à une lame (Opinel). Couteau à manche en bois et à une lame (Opinel).
pin-na v. intr. Peiner, se donner du mal à faire quelque chose. Syn. counpara. Lex, pin-na. v. intr. Peiner, se donner du mal à faire quelque chose. Syn. counpara. Lex, pin-na.
pįn-na, s. f.  Peine. Peine. N'ën prou jou de pįn-na avwéi fou j-infan, nous avons eu assez de peine avec nos enfants; paê pa a pįn-na d'enį, il ne vaut pas la peine de venir.Adv. Tôt. È mò d'ona pįn-na apréi ó prétré, il est mort tout de suite après la visite du prêtre  È pįn-né, les peines [du purgatoire]. étre dé bóna pįn-na, être dévoué; iré dé bona pin-na pó idjyę a nó, il était très dévoué pour nous aider.  A pįn-na, à peine. Prov. Mêe dé w'evêe, avrį pįn-na ënchortį, mars, de l'hiver; avril, à peine sorti [de l'hiver].
pįnse, s. f. pl.  Pinces. Pinces.
pinsó, s. m.  Pinceau. Pinceau.
pįnta, s. f.  Pente. Pente. Syn. clïa
pintécóté s.p. Pentecôte. Pentecôte.
pioné, pioné! Cri pour appeler la poule. Cri pour appeler la poule.
pióta Jeu Jeu , Voy. sous le mot boten.
piótą, v. n.  Piloter. Piloter. Voy. pilota.
pipa, s. f.  Contenu d'une pipe. Contenu d'une pipe. Vwéró foun-mé to dé pipéi pé dzò? Combien de pipes fumes-tu par jour?
pipa, s. f.  Pipe. Pipe.
pipatį, s. m.  Grand fumeur de pipe. Grand fumeur de pipe.
pipi , s. m.  Pépin. Pépin. De pipi di couche, des pépins de citrouille.
pipi , s. m.  Urine, dans le langage des enfants. Urine, dans le langage des enfants.
piŗé s. m. Gentiane acaule (Gentiana acaulis). Gentiane acaule (Gentiana acaulis).
pire, adj. compar.  Pire Pire.I rémyédó l'è pire ky'i ma, le remède est pire que le mal.  
Piŗį  Poirier. Poirier.  Piŗį chówadzó, poirier sauvage (Pyrus pyraster).
piŗį, s. m.  Poirier. Poirier.
pirije, s. f.  Paresse. Souvent il signifie «fatigue». Paresse. Souvent il signifie «fatigue». Vwi matën l'aïó 'na piŗįje kyè powïó pa mè wéeą, ce matin j'avais une fatigue à ne pas pouvoir me lever. La vraie piŗįje est un vice que le paysan déteste le plus. Il porte un mépris souverain au paresseux et à ceux qui durant la semaine se promènent sans rien faire.-
pirijou, -jouja ou -jouą, adj. et s. m. et f.  Paresseux. Paresseux.
piŗijye v. n.  Etre paresseux.  Etre paresseux. Chon bon pó piŗijyę ma pa pó trale, ils sont bons pour être paresseux, mais non pour travailler.
pistówé, s. m.  Pistolet. Pistolet.
pitą, v. a.  Battre, frapper. Battre, frapper. Pita ó cwëe, battre le cuir; pita a cha, piler le sel. V. r. Che piton 'na vwārba, tornérąn prou a ch'acòrdą, ils se battent un moment, ils s'accorderont bien de nouveau.
pitchya, s. f.  Compassion. Compassion. Ba é Notre-Dąma dé pitchya, en bas devant la statue de Notre-Dame de Compassion (niche dans le mur d'enceinte du couvent des Capucins à Sion).
piton, s. m.  Instrument pour piler Instrument pour piler, pilon. I piton da cha, le pilon du sel.
pitouį, s. m.  Sexe féminin. Sexe féminin.
pivrą, v. a.  Poivrer. Poivrer.
pįvró, s. m.  Poivre. Poivre.
pįwa , s. f.  Cuite  Cuite . Se rencontre dans l'expr. prįnde ona piwa, s'enivrer. Syn. couęte .
pįwa, s. f.  Attrait, inclination. Attrait, inclination. w'ardzįn kyënta pįwa l'a! l'argent, quel attrait il a!
plăca, s. f.  Plaque. Plaque. Recrowį a réicha avwéi dé plăkyé, recouvrir la scierie avec des plaques (d'éternit).
placa, v. a.  Plaquer. Plaquer.
plache, s. f.  Place. Place. T'a pri a plache a mè, tu as pris ma place; l'a 'na bóna plache, il a une bonne place; l'a pa dé plache a mijon, il n'a pas de place chez lui [c'est un coureur]. Il Loc. adv. ën plache dé, au lieu de: ën plache dé trālę, fan rin kyè pédré ó tin, au lieu de travailler, ils ne font que perdre leur temps. En place de, loc. fréquente chez Barrés, fr. pop.
plachémin, s. m.  Placement. Placement.
plachéta, s. f. Dim. de pląche.  Petite place. Petite place.
plachyę, v. a.  Placer. Placer.
plāé, s. f.  Plaie. Plaie. Ha brota plāé vwaŗetré pa méi, cette vilaine plaie ne guérira plus. Fig. Mauvais tour. I grou Fransi can l'a vindou a mijon a fou nó j-a fé ona brota plāé, le gros François en vendant sa maison à ceux-là nous a joué un vilain tour.
plan  Plant, cépage. Plant, cépage. È vyou plan dou paį, les vieux plants du pays.
plan (a) ou apląn, loc. adv.  A la hauteur de. A la hauteur de. Chęla nó chin a plan dé Na, ici nous sommes à la hauteur de Nax.Fig. En ligne droite, régulièrement. Prov. Va myó dé ganye a plan è santimé kyè rāa è fran, il vaut mieux gagner régulièrement les centimes que rarement les francs.  Rem. l'expression: vën a plan dé, c'est le cas de, il serait indiqué de. Vën apląn dé déŗé: chéi pa mèi oun moundo eó, il me vient envie de dire: je ne suis plus un homme [disait une personne très âgée; venyïé prou apląn dé dromį ma owïó pa, le besoin de dormir se faisait fortement sentir, mais je ne voulais pas; vën pa apląn dé parla, on n'a pas envie de parler.  S. m. Qui ne monte pas. Iną wéi i vāé va a w'apląn, là-haut le chemin ne monte plus; n'ën boudjyą on'ouŗa tôon a w'apląn, nous avons marché une heure toujours sur un terrain plat.  A plan bo°"le, couché sur le ventre.
plan , pląn-na, adj.  Horizontal. Horizontal. I tabla l'è pląn-na, la table est plane; iré retsó adon é óŗa l'è plan chou w'êrche, l'a pa 'na tsó°"ja, il était riche alors et maintenant il est couché sur la herse, il n'a plus rien.
plan , s. m.  Plan. Plan. Féŗ'ó plan, lever le plan.
plan , s. m.  Terrain plat, plateau, esplanade Terrain plat, plateau, esplanade. L'è rlwin di wéi tin ky'iną ou plan, c'est loin de là pour monter au plateau.
plan, adv.  Doucement, lentement. Doucement, lentement.  Prov. Plan va, rlwin tsemęne, qui va doucement, va loin.  Horizontalement. Tenį plan, tenir qqch. horizontalement.
plané, s. m. Dim. de plan.  Petit plateau. Petit plateau.
planéta , s. f.  Poutre parallèle à la «filière» et qui soutient les planches d'un plafond. Poutre parallèle à la «filière» et qui soutient les planches d'un plafond. Voy. s. v. fewiŗe
planéta , s. f.  Signe du zodiaque. Signe du zodiaque. Déeąn kyè planta é féré a bwęea, fó°" radą è planète, avant de planter et de faire la lessive, il faut consulter les «planètes».
plan-na Plaine. n. f. Plaine. Lex. plan-na (adj.). 
pląn-na, s. f.  Plaine. Plaine. I pląn-na dou Roun-nó, la plaine du Rhône.  Absol. Ręston pa méi ën Na, réiston oŗa ba ën pląn-na, ils ne demeurent plus à Nax, ils demeurent maintenant en plaine.
pląn-na, s. f.  Rabot. Rabot. Bąle oun có°" dé pląn-na a ché wan, donne un coup de rabot à cette planche.
plānó, s. m.  Platane. Platane. C'est le faux platane, érable plane, bois employé dans la fabrication des ustensiles de cuisine: poches, fourchettes, spatules, etc.  Corneille a employé le mot plane: «Comme un plane sur le bord des eaux. » (Off. de la Vierge, à matines, leçon III.)
planoŗa, s. f.  Grande étendue de plaine. Grande étendue de plaine.
planpya (a), loc. adv.  De plain-pied. De plain-pied. Oun va derën ou piló a planpya, on entre de plain-pied dans la chambre.
planta, s. f.  Plante. Plante. L'a tan fé tsa kyè è j-ąbró chetsïon chou planta, il a fait si chaud que les arbres séchaient sur pied. Arbre sur pied ayant un beau tronc. L'a fotou ba tré plo bèwé planté, il a abattu trois magnifiques arbres.Fig.L'è ona béwa planta, c'est un très bel homme, belle femme.
planta, v. a.  Planter. Planter. Planta oun nóyè, planter un noyer; réistè planta wéi tó dzò, il reste planté là toute la journée (se tenir debout à la même place comme si l'on y avait pris racine); nó chin byin planta sti có°", cette fois, nous sommes bien plantés (dans de beaux draps). || V. r. Pòrkyé vën-te che planta wéi ? pourquoi vient-il se tenir là? || Subst. Ou tin di planta i feméi che vi nétéą, au temps des semailles le fumier disparaît.
plantaforma, s. f.  Plate-forme, perron. Plate-forme, perron.
plantasyon, s. f.  Plantation, jeune vigne Plantation, jeune vigne. N'ën ona plantasyon déjó Droun-na, nous avons une jeune vigne sous Drône.
plantchya, s. m.  Plancher. Plancher. I plantchya da grąndze, dou bou, le plancher de la grange, de l'étable.
plantin, s. m.  Plantain. Plantain.
planton, s. m.  Plant de légume destiné à être repiqué ou planté. Plant de légume destiné à être repiqué ou planté. Dé planton dé tsó°", des plants de choux.
plantse, s. f.  Planche. Planche.
plantséta, s. f. Dim. de plantse.  Petite planche. Petite planche.
plantson, s. m.  Plante repiquée Plante repiquée. Dé tsó°" ën plantson, des choux repiqués et non semés.
platabįnda, s. f.  Rabot pour amincir en biseau les quatre bords des panneaux. Rabot pour amincir en biseau les quatre bords des panneaux.  
platabįnda, s. f.  Support du chéneau du toit. Support du chéneau du toit.
platafòrma, s. f.  Plate-forme, perron. Plate-forme, perron. Syn. plantaforma
plate, pląta, adj.  Plat. Plat. Ché pan l'è prou plate, ce pain est assez plat. Qui n'a pas d'aspérité et par conséquent gras. Kyënta béwa ątse, l'è tòta pląta! quelle belle vache, elle est toute grasse ! (Grim, id.) Adv. Achyę plate, abandonner quelque chose; l'an achyą plate è méró°"wé é l'an couŗou via, ils ont laissé là leurs amusements et se sont enfuis; l'a veryą plate, il est tombé sans mouvement.
platéi   s. m.  Plateau, plat (vaisselle). Plateau, plat (vaisselle). Oun platéi dé faeąnse, d'étin, un plat de faïence, d'étain.
platéwą, s. f.  Platée,  Platée, ona platéwa dé tsêe, une platée de viande.
platéwé, s. m. Dim. de platéi.  Petit plat. Petit plat.
platrįŗe, s. f.  Plâtrière. Plâtrière.
plātró, s. m.  Plâtre, gypse. Plâtre, gypse. Oun fóon dé plātró, un foulon à plâtre.
pléé, v. a.  Plier. Plier. Chon wéi a bréi pléa, ils sont là à bras croisés.
plejį, s. m.  Plaisir. Plaisir. Kyën pleįį o-n-a te dé chin? quel plaisir [avantage] a-t-on de cela? ën pląché dé tsasyé a féré plejį i paŗin, fan rįnkyè  wé j-atrestą, au lieu de chercher à faire plaisir à leurs parents, ils ne font que les attrister.
plèplè Onomatopée pour peindre les discours continuels. Onomatopée pour peindre les discours continuels. Dri ky'arouwe derën ché, chin l'è plèplè é plèplè tįnkyè dótāa, aussitôt que celui-là entre, il parle, il parle jusqu'au soir.
plére, v. n.  Plaire. Plaire. Pąchó wéi can bon mè plé, je passe là quand cela me plaît; ch'ó plé, s'il vous plaît.
pli , s. m.  Outil . Outil . Ne se rencontre que dans l'expr. í pli dou tsan, l'outillage aratoire. Corresp. au savoyard apte (Diet. Sav.). A Montana plit désigne l'avant-train de la charrue, et pli = ride
pli , s. m.  Pli. Pli. Féré oun pli, sorte de couture à surjet.  Ride. Oun wwi vi pa kyè dé pli pé a fąsé, on ne lui voit que des rides sur la figure.
plichyę, v. n.  Froncer, se froncer, se rider, faire de faux plis. Froncer, se froncer, se rider, faire de faux plis.
plijįn, -jįnta, adj.  Agréable. Agréable. Oun rlwa plijįn, un endroit agréable.
plin (a) ou aplįn, loc. adv.  Plein . Plein . Se dit de ce qui se suit à peu d'intervalles. I venyon a plin, en parlant d'enfants qui naissent à intervalles rapprochés; l'è trwa aplįn kyè ch'enchó°"wé, c'est trop souvent qu'il s'enivre.-
plin, plin-na, adj.  Plein. Plein. Oun vēró fën plin, un verre tout plein; plin ó vēró, plein le verre; bąle dé waséi plin-na a méitra, elle donne du lait la seille remplie; l'a plįn-né póchyé d'ardzįn, il a les poches remplies d'argent; ai a górdze plin-na dé méchondze, avoir la bouche pleine de mensonges; l'è plin-na ona, c'est la pleine lune. Se dit d'une femelle en état de gestation: l'è plin-na, elle est pleine.Tó plin, beaucoup. L'a dé crwēe j-idéi plin-na a téita, il a de mauvaises pensées plein la tête.
plįncha, s. f.  Plainte. Plainte. Féré dé plinché dé cācoun, exposer ses griefs contre quelqu'un; féré plįnche, porter plainte.
plįndre, v. a.  Plaindre. Plaindre. Plįnjon a miįéŗé avwéi plin ó bou dé atse, ils crient la misère avec l'étable remplie de vaches. V. r. É che plįndre, é che plįndre can l'an dé tote prou, et se plaindre et se plaindre quand ils ont assez de tout.
pliŗou, -rouja, adj.  Rempli  Rempli . Qui a beaucoup de, muni de. Vw'éite-vó pliŗou dé cha? avez-vous beaucoup de sel? (quand on veut en emprunter).
plo, adv.  Plus. Plus. Précédé de l'article, il marque un superlatif relatif. I plo byo, i plo grou, i plo fën, le plus beau, le plus grand, le plus fin; i jaméi you oun plo mètchyįn moundó, je n'ai jamais vu personne plus méchante. Tant. Porte dé plo grouche tsārdzé, il porte de si lourdes charges. Ne ... plus. To avanséréi plo, tu n'avanceras plus.  Noun plo, non plus. Plo j-ou mwin, plus ou moins; ni plo ni mwin, ni plus ni moins.
pló, s. m.  Bloc, Bloc, «plot». Dé caréi dé simąn, dé hou pló, des cubes de ciment, de ces gros blocs. Dans ce sens, «plot» est afr. et SR.
plodze, s. f.  Pluie, Pluie, ona bóna plodze, une pluie bienfaisante; i tin l'è ā plodze, le temps est à la pluie.
plodzeryó, s. m.  Grosse pluie d'orage. Grosse pluie d'orage. Can vën dé grou plodzeryó, quand il tombe de grosses pluies.
plodzéta, s. f. Dimi. de plodze.  Petite pluie. Petite pluie. L'è enou donkyédon ona plodzéta, il est tombé de temps en temps une petite pluie.
plodzou, -ouja, adj.  Pluvieux. Pluvieux. O-n-an plodzou, une année pluvieuse.
plodzou, s. m.  Grosse pluie Grosse pluie. L'a trwa cousyą vitó é pwè l'a fé dé plodzou é w'êrba l'a pacha chou, le vent a abattu le blé trop tôt et puis il a fait de grosses pluies et l'herbe a passé par-dessus.
plojo, pr. indéf.  Plusieurs. Plusieurs. Plojo ādzó, plusieurs fois; plojo dzò, plusieurs jours. Ce mot, d'un usage restreint, est remplacé par cākyè, quelque, ou par une autre locution.
plojoŗa, s. f.  Pluie. Pluie.
plomą, -ąé, adj.  Pelé. Pelé.
ploma, v. a.  Plumer. Plumer. Plomą 'na dze-nęla, plumer une poule; plomą ó catson, enlever les poils au cochon après la saignée.  Dépouiller. Chon enou è própójèi é ó t'an plomą própró, les préposés [aux poursuites] sont venus et l'ont plumé proprement [lui ont tout pris].
plomądzó, s. m.  Plumage. Plumage.
plomatsé, s. f.  Plante.  Plante. Espèce de graminée qu'on passe à la chaux pour la jaunir et qui présente l'aspect d'un plumet (Stipa pennata).
plomatsé, s. f.  Plumet. Plumet. L'è ó dzò da Féita-Djyo ky'oun vi dé béwé plomatsé, c'est le jour de la Fête-Dieu qu'on voit de beaux plumets. 
plon, s. m.  Plomb. Plomb. Dev. Kyën pįje te méi, 'na wįvra dé plon oubën 'na wįvra dé ploun-mé? qu'est-ce qui pèse le plus, une livre de plomb ou bien une livre de plumes? oun fi d'à plon, un fil à plomb.
plondjyąé, s. f.  Plongeon. Plongeon.
plondjyè, v. a.  Plonger. Plonger.  Plondjyę a téita deŗën ou bwe, plonger la tête dans le bassin.
plondzōo, s. m.  Plongeur. Plongeur.
plóoutse ! Onomatopée: bruit de quelqu'un qui tombe. Onomatopée: bruit de quelqu'un qui tombe.
plóŗą, v. n.  Pleurer.  Pleurer. Plóŗą cóm'o-n-infąn, pleurer comme un enfant. È visé plouron, les ceps pleurent: au printemps, écoulement de la sève par les sarments taillés. V. a. fé pa kyè plóŗą ché infąn, cet enfant ne fait que pleurer.
plóŗąe, s. f.  Pleur. Pleur. L'a fé ona plóŗąé é pwe rin méi, il a éclaté en pleurs, et puis plus rien.
plóŗatchyę, v. n.  Pleurnicher.  Pleurnicher.  Syn. cheméé
ploŗou, -ouja, adj.  Pleureur. Pleureur. Prov. Epouja joyouja, féna ploŗouja; epoufa ploŗoūja, féna joyouja, épouse joyeuse, femme pleureuse; épouse pleureuse, femme joyeuse.
plóton, s. m.  Peloton. Peloton. Oun plóton d'infąn, un peloton d'enfants.
plòtse, s. m.  Gros lourdaud. Gros lourdaud. Kyën grou plòtse dé fémąwa! quel gros dondon de femme!
ploun-ma, s. f.  Plume. Plume. Chon pa fou ky'ënplïon a ploun-ma kyè vëndrąn nó j-ënsényé a ènpléê è j-otį, ce ne sont pas ceux qui manient la plume qui viendront nous dire comment il faut manier les outils; ona ploun-ma d'ijéi, une plume d'oiseau.
plovenyę, v. n.  Pleuvoir à petites gouttes, bruiner, Pleuvoir à petites gouttes, bruiner, ënkye dé tsatįn vën pa vwéŗó dé plodze, plovęnye cākyé ādzò, ici, en été, il ne pleut guère, il «pleuvigne» quelquefois. Il Afr. plouvignier; provençal plouvina (Mistral).
plovyou, -ja, adj.  Pluvieux. Pluvieux. L'è ona chijon plovyouja, c'est une saison pluvieuse.
plowi, v. n.  Pleuvoir. Pleuvoir. Ce mot est souvent remplacé par des expressions comme: i bąle dé plodze, i vën dé plodze; óŗa plo byin, cette fois il pleut bien; i plo a vêcha, il pleut à la verse.
Pot Pot.  L'expr. est plutôt cranó cóm 'oun pyó, fier comme un pou ( ! et non comme un pot).
pó , adv.  Peu.  Peu. Voy. pó°"
pó, pòr, prép.  Pour. Pour. Pòr mè, pour moi; pòr nó, pòr vó, pó nó j-ātró, pó vó į-ątró, pour nous, pour vous, pour nous autres, pour vous autres; tó pó rin, en vain; pòr oŗa, quant à maintenant; pó a cója kyè... parce que; pó être kyè l'è tan vyou, ché parįn pou ouncó byin trālę, bien qu'il soit très âgé, cet homme peut encore bien travaillerOn emploie pòr devant les pronoms mè, té, lwi, nó, vó, lōo, quand ils ne sont pas suivis de compléments. Dans certains cas, un r à peine articulé se fait entendre devant une consonne: pòr demęndze, pour dimanche.  Pó chin, pour cela.È j-oun pó è j-ātró, les uns pour les autres. Pó kyè, quoique. Pó kyè tchyéjon ba, che fan pa dé ma, quoiqu'ils tombent, ils ne se font pas de mal.
pò, s. m.  Pot. Pot. Ancienne mesure de 1/2 litre. N'ën byou oun pò ënsinbló, nous avons bu un pot ensemble; ona tsąna dé pò, une «channe» contenant un pot. Oun pò dé flōo, un pot de fleurs.  Crąnó cóm'oun pò, fier comme un pot.
pó°"ja, s. f.  Mesure d'eau de 3 heures d'arrosage au Torrent-Neuf. Coûtait autrefois moins de 5 fr. Mesure d'eau de 3 heures d'arrosage au Torrent-Neuf. Coûtait autrefois moins de 5 fr.
pó°"ja, s. f.  Pause, moment d'arrêt. Pause, moment d'arrêt. Can n'arouwé a son dé ōrna, n'a ona pó°"ja, quand on arrive au sommet d'un rang de vigne, on fait une pause [avant de reprendre la ligne suivante].
pó°"ma, s. f.  Boule de cire Boule de cire dont les tailleurs se servent pó ënpëntą ó fi, pour passer le fil en couleur.
pó°"ŗamin, adv.  Pauvrement. Pauvrement. Nó vivin pó°"ŗamįn, nous vivons pauvrement.-
pó°"ŗétą, s. f.  Pauvreté. Pauvreté. Prov.I pó°"ŗétą l'è jaméi répródjyāé, la pauvreté n'est jamais reprochée.
pó°"ŗo, -ŗa, adj.  Pauvre. Pauvre. Pó°"ŗó nó! pauvres que nous sommes! pó°"ŗa té! pauvre que tu es! || Subst. m. et f. L'are tòrdzò dé pó°"ŗó é dé rętsó, il y aura toujours des pauvres et des riches.
pó°"ŗóté, -raté, s. m. et f.  Pauvret, miséreux Pauvret, miséreux. Vendre pa vyou, l'è trwa pó°"ŗóté, il ne deviendra pas vieux, il est trop chétif.
poblecasyon, s. f.  Publication. En particulier publication officielle faite le dimanche au sortir de l'office. Publication. En particulier publication officielle faite le dimanche au sortir de l'office.
pobléé v. tr. Publier. Var. poublié. Lex. poblecasyon.  v. tr. Publier. Var. poublié. Lex. poblecasyon. 
pobló, s. m.  Peuplier. Peuplier.
pócanta, prép.  Quant à. Quant à. Pócanta di pachįn, quant aux passants.  Absol. L'è pa fri pócanta, quant à cela, il ne fait pas froid.  Pócanta dé mè se rencontre déjà dans Brantôme, Frcs. Ier «pour quant à moy, j'ay une abbaye.»
póchechyon, s. f.  Propriété, campagne. Propriété, campagne.
póchédą, v. a.  Posséder. Posséder. Tó chin kyè póchédąé l'ïtą vindou, tout ce qu'il possédait a été vendu. V. r. Cha pa che póchédą, il ne sait pas se dominer. || Part, passé. Chënblé póchédą dou crwéi, il semble possédé du démon; l'è cómin póchédąé, elle est comme possédée. Dans ce dernier sens on entend aussi ënpóchédą.
póchédïa, s. f.  Possession par prescription. Possession par prescription. L'an a póchédïa apréi trint'an, au bout de trente ans ils ont la possession par prescription.
pochenyę, v. n.  Collationner avant d'aller se coucher. Collationner avant d'aller se coucher.
Pochenyon Repas après la messe de minuit. Repas après la messe de minuit.
pochenyon, s. m.  Collation à la fin de la veillée Collation à la fin de la veillée.Grimisuat id.; s'emploie aussi pour le bétail.
pochibló, -bla, adj.  Possible Possible . Faŗį adéi moun pochibló, je ferai toujours mon possible.
pochibló, -bla, s.m..  Possible.  Possible. E t-e pochibló! pa pochibló! est-ce possible! ce n'est pas possible! Exclamations d'étonnement, de surprise. 
pochye, s. f.  Poche d'habit. Poche d'habit.
pocó, poca, adj. et s. m. et f.  Qui n'a pas de corne Qui n'a pas de corne
pocó, poca,s. m. et f.  Bête sans corne Bête sans corne : ona poca, une chèvre sans cornes. || Syn. mota
pócrą, s. m.  Paresseux. Paresseux.
pōdzën, s. m.  Poussin. Poussin.
pōdzęna, s. f.  Morceau de la cuisse de la vache. Le nom provient du bout du tendon crochu comme le bec d'une poule. Morceau de la cuisse de la vache. Le nom provient du bout du tendon crochu comme le bec d'une poule.
pōdzęna, s. f.  Très jeune poule.  Très jeune poule. 
pòdzenéta, s. f. Dim. de pōdzęna.  Petite «poussine». Petite «poussine».
pofaé      Giclée. n. f. Giclée.
pofa     v. intr. Pouffer, s'esclaffer, gicler. Pófa dé ride, pouffer de rire,  v. intr. Pouffer, s'esclaffer, gicler. Pófa dé ride, pouffer de rire, 
póją, -ąé, adj.  Posé, sérieux. Posé, sérieux. Oun n-ómó póją, ona marin-na póįąé, un homme sérieux, une femme posée.
póją, v. a.  Poser. Poser. V. r. È mótsé che poujon pèrtó, les mouches se posent partout.
pojesyon, s. f.  Position. Position.
pólįn, s. m.  Poulain Poulain. È pólįn chon cómin è tchyévre, fan rin kyè cōre é choutą, les poulains sont comme les chèvres, ils ne font que courir et gambader.
Póma di j-atséŗó°" Pomme des bergers, espèce de pomme. Pomme des bergers, espèce de pomme.
Póma dou boun Djyo Fruit de l'aubépine Fruit de l'aubépine
Póma dou djyābló Fruit aérien de la pomme de terre; Fruit aérien de la pomme de terre;
Póma dou tsoouą Coing Coing
Póma ryonda ; pómè ryondé Pomme de terre cuite en robe des champs. Pomme de terre cuite en robe des champs.
Póma, s. f.  Pomme.  Pomme.  Prov. Fó°" tòrdzò vwardą ona póma pó a chi, il faut toujours garder une pomme pour la soif.
pómāda, s. f.  Pommade. Pommade.
póméta , s. f.  Vache d'un brun châtain foncé. Vache d'un brun châtain foncé.
póméta , s. f. Dim. de póma.  Petite pomme. Petite pomme.
Pómètêra  s.f. Pomme de terre ; pomme de terre ; dé pómètêré : des pommes de terre.
pomį, s. m.  Pommier. Pommier.
pómó, s. m.  Nigaud, fou.  Nigaud, fou. Ché grou pómó, ce grand nigaud.
pon, s. m.  Pont. Pont. Réisté ba ou Pon da Mōrdze, il habite au Pont de la Morge. I pon da grąndze, petit plancher surélevé devant la porte de la grange.
ponbló, s. m.  Poids d'horloge. Poids d'horloge. I róódzó dou clósyè l'a dé grou ponbló, l'horloge du clocher a de gros poids.( ne pas confondre avec battant =  Cf. Baté ).
ponechyon Punition. n. f. Punition. Syn. pénétinse, córésyon. 
ponire, ponere v. tr. Punir. Part, passé pont L'è ita poni, il a été puni,  v. tr. Punir. Part, passé pont L'è ita poni, il a été puni, 
ponpą , s. f.  Contenu d'une pompe. Contenu d'une pompe. Fetchyę oun wįtré dé matîré chou 'na ponpą é è vèrméi iron tòrdzò ën tróta, mettre un litre de sulfate dans une pompe et les vers sont toujours actifs.
ponpa , v. a.  Pomper Pomper. Ponpą w'éivwe, pomper l'eau. Absol. L'an ponpą tinkyè l'an pochou, ma chon pa enou métré, ils ont pompé tant qu'ils ont pu, mais ils n'ont pu maîtriser le feu. || Boire. L'an įaméi forni dé ponpą, ils n'ont jamais fini de boire.
ponpa, s. f.  Pompe. Pompe. Tsękyè véwądzó l'a cha ponpa, chaque village à sa pompe [à incendie].°" le corps des pompiers.
ponpąé, s. f.  Pompage. Pompage. Fig. Quantité de liquide bu. Bire 'na ponpąé, boire un bon coup.
ponpon, s. m.  Pompon. Pompon. I ponpon dou kyepį, le pompon du képi.
ponsatą, v. a.  Puiser rapidement. Puiser rapidement. Ponsatą fouŗa w'éivwe, puiser l'eau.
ponsóna      v. tr. Puiser avec le póson (louche). ! Lex. pósóna douchée). V. pouënjye.  v. tr. Puiser avec le póson (louche). ! Lex. pósóna douchée). V. pouënjye. 
pontą, -āé, adj.  Planté. Planté. L'è resta pontą wéi, il est resté planté là; tó ó tin pontāé wéi, achétąé, tout le temps plantée là-haut, assise.
ponté, s. m. Dim. de pon.  Petit pont.  Petit pont. I ponté ba ënkye, le petit pont ici en bas.
pontoną, v. n.  Grimper sur les échafaudages, les rochers. Grimper sur les échafaudages, les rochers. Aa pontoną, aller varapper; l'an tui mochyą ba, chon jaméi prou jou pontoną, tous ont dégringolé, ils n'ont jamais assez grimpé.
pontónądzó, s. m.  Echafaudage en forme de pont qu'on dresse autour d'une maison en construction ou en réparation. Echafaudage en forme de pont qu'on dresse autour d'une maison en construction ou en réparation. Fou peti l'an ó fwa ou cou pó aa pé chou fou pontónądzó, ces petites enfants ont le feu au derrière pour grimper sur ces échafaudages.
pontounéré'      Enfant qui grimpe sur tout n. m. Enfant qui grimpe sur tout. Lex. pontona. pontónödzó. 
ponyą , s. f.  Mesure de longueur qui se fait avec le poing fermé. Mesure de longueur qui se fait avec le poing fermé.Syn.
ponyą , s. f.  Poignée, Poignée, ona ponyą d'ardzįn, dé bla, une poignée d'argent, de blé.
ponyatą, v. a.  Brasser. Brasser. I ponyatąé ché byo bla, il remuait de la main ce beau blé.
ponyita, s. f.  Petite poignée. Petite poignée. Ha ponyita dé bën, cette petite poignée de bien.
pôo (a). Expr. adv.  En face . En face . Absol. Ha mijon l'è pa ën dé rlwa a pôo, cette maison n'est pas située dans un endroit bien accessible; a Tsandowën n'avwi tsanta ó pówé di Dalon. - Vwéi, ma l'è a pôo, à Chandolin on entend chanter le coq depuis Daillon. - Oui, mais c'est en face.
pôo (a). Expr. adv.  En face, à la portée. En face, à la portée. Va pye iną chou a morale, wéi t'éi fran a pôo pó aa mountą chou ó mówę, va donc sur ce mur, là tu es bien à portée pour monter sur le mulet; nó métrin a tabla outré préi dou le, charé méi a pôo dou maadó, nous mettrons la table près du lit, là elle sera plus à la portée du malade.
pôo , s. m.  Port. Port. I pôo dé Marsèle, le port de Marseille.
póo, poo ! Onomatopée. Pan, pan! Pan, pan!
pōo, pouŗa, adj.  Pur. Pur. Tó chin chon rįnkyè dé pouŗé j-ëngoujeŗi, tout ça, ce sont de pures tromperies; dé pōo waséi, du lait pur.
póou, adv.  Peu. Peu. Oun tan chi pó°" kyè chi, tant soit peu que ce soit; oun cha bën pó°", on sait bien peu [on ne peut savoir]. Chou ó pó°" tāa, sur le tard; Subst. ó pó°" kyè n'in nó partadzéŗin entré tui, le peu que nous avons, nous le partagerons entre tous; ó méimó pó°" kyè n'in partadzèrąn tui égąwe, «le même peu» que nous avons, ils le partageront tous à parts égales; oun pó mèi kyè vąle, un peu plus valable [remarquez la forme pó].  Prov. Ché kyè l'è contin dou pó°" l'a tòrdzò prou, qui se contente de peu a toujours assez. Oun pó°" peut signifier «il est vrai que»; è j-oun pąrton ën Frąnse, è į-ātró van amou a Chepise, l'a dabò rin méi kyè dé fémąwé pó è vęnyé é w'ątre bën, oun pó°" i canpąnye raporté trwa pó°", les uns vont en France, les autres vont à Ghippis, il n'y a bientôt plus que les femmes pour [travailler] les vignes et le reste du bien, il est vrai que la campagne rapporte trop peu.
póouŗète, -ta, s. m. et f.  Petit pauvre. Petit pauvre.
popątse, s. f.  Poupée. Poupée.
poplą, v. a.  Peupler. Peupler. L'a djya grantin kyè fou paį chon itą poplą é repoplą, il y a longtemps que ces pays ont été peuplés et repeuplés.
poplezie, s. f.  Apoplexie. Apoplexie. Oun có°" dé poplezïe, un coup d'apoplexie.
popló, s. m.  Peuple. Peuple. I popló l'a rin méi a déŗé, fan tòte entre rlōo é apréi i popló l'è bon pó paé, le peuple n'a plus rien à dire [dans les communes], les autorités décident seules de tout et après, le peuple est bon pour payer.
popóną, v. a.  Dorloter, choyer.  Dorloter, choyer. 
popóną, v. a.  Mettre au monde un enfant. Mettre au monde un enfant.
poponé , s. m.  Mésange huppée. Mésange huppée.
poponé , s. m. Dim. de popoun.  Petit poupon. Petit poupon.
poponeta, s. f. Coqueret (Physalis alkekengi). Coqueret (Physalis alkekengi).
poponeta, s. f. Dim. de poponé. Mésange huppée. Mésange huppée.
Popoun Enfant Jésus, Popoun Jézó, Enfant Jésus, Popoun Jézó,
popoun, s. m.  Poupon Poupon. L'è  w'ermęta dé Ondzebōrne kyè porté è popoun, c'est l'ermite de Longeborgne qui apporte les poupons. (Réponse aux questions indiscrètes des enfants.)
popréi (a), loc. adv. A peu près. A peu près. Oun fé a popréi, on fait à l'a peu près; chaŗé a popréi dąvwé j-ouŗé, ce sera environ deux heures.
pòr Pour, var. de la prép.. Pour, var. de la prép..
poratoŗa, s. f.  Pourriture, pus. Pourriture, pus.
porcą, s. f.  Polka, danse. Polka, danse.
porchyōre, v. a.  Poursuivre, chasser. Poursuivre, chasser. Porchyōre cācoun a có°" dé galó°", poursuivre qqn à coups de cailloux; í tsën porchyowįé ona wįvra, le chien poursuivait un lièvre.Terme juridique. Nó véjin ó té porchyōre, nous allons le poursuivre devant les tribunaux. || V. r. Che porchyouwon ché kyè pou méi, ils se poursuivent à l'envi.
pordjyę, v. a.  Suppurer.  Suppurer. Ch'è talą avwéi w'ăse é chin pordze ouncó tòrdzò, il s'est taillé avec la hache et la blessure suppure encore. V. r. Se purger. Che pordjyę avwéi dé téi dé dzermandrïa, se purger avec de la tisane de germandrée.
pordze, s. f.  Purge. Purge. L'a pri ona pordze, il a pris une purge.
póré, s. m.  Poireau. Poireau.
porga, s. f. Syn. de pordze Purge.  Purge. 
pori , -ité, adj.  Pourri. Pourri. Oun rejën porį, dé pómé porįté, un raisin pourri, des pommes pourries.
pori , v. n.  Pourrir. Pourrir. Ché fin poréré chou ó pra, ce foin pourrira sur le pré; l'an dé tòta chōrta dé eanda, ma ąn-mon méi achyę porį kyè dé bale i j-ātró, ils ont toutes sortes de vivres, mais ils préfèrent les laisser pourrir que d'en donner aux autres. V. r. Chin che pore avwéi ó tin, cela pourrit avec le temps.  Subst. ótą ó porį, vènindjyę ó pori, enlever le pourri, vendanger le pourri. Pŗov. Can è eątsé l'an ó pori, fó°" è je fetchyę chou oun plantin é cópą ó plantin é fetchyę iną a borne, quand les vaches ont le «pourri» [aux pieds], il faut les mettre sur un plantain, puis couper ce plantain et le mettre dans la cheminée.
pòrkyę, conj. et adv.  Pourquoi. Pourquoi. Béi pòrkyę, ou ch'ébaį pòrkyę, je me demande pourquoi; pòrkyę pa, pourquoi pas? Chéi pa pòrkyę, je ne sais pourquoi.Quand même. Pòrkyę powįe pa rlwi, fajïon prou è j-ātró,quand même lui ne pouvait pas [travailler], les autres suffisaient bien.
pòrmon, s. m.  Poumon. Poumon.
pòrmonęcó, -ca, adj. et s. m. et f.  Poitrinaire. Poitrinaire. || Cf. ęrba pormonęca.(Pulmonaire officinale ).
pòrmonïé, s. f.  Pneumonie. Pneumonie.
póŗó dé yó (i)Excl.  C'est vrai! C'est vrai! Djyo póŗó, c'est certain!
pòrpa, s. f.  Partie charnue de la viande. Partie charnue de la viande. Dé bęwa pòrpa, de la viande bien charnue; to atseteŗéi dé pòrpa, tu achèteras de la viande sans os 
pòrpa, s. f.  Pulpe d'un fruit, d'un légume. Pulpe d'un fruit, d'un légume.
pòrpé, s. m.  Partie charnue du pouce, du gros orteil. Partie charnue du pouce, du gros orteil.
pòrsyon, s. f.  Portion. Portion. Bąlon rin kyè dé plo petite pòrsyon, ils ne servent que de minuscules portions.
pòrsyóna, v. a.  Partager en portions. Partager en portions. Che pòrsyounon pa jostó, chin bale chowįn dé tsëncanyé, s'ils ne font pas les portions égales, cela occasionne souvent des chicanes.
pòrsyonéŗó, -néra, s. m. et f.  Solidaire. Solidaire.
pòrtą , s. f.  Portée Portée. Chin l'è jostó a cha pòrtą, cela est juste à sa mesure; can i bën di j-ātró l'è a rlōo pòrtą, chon pa tan escrepo°", quand le bien d'autrui est à leur portée [quand l'occasion se présente], ils ne sont pas si scrupuleux; fou j-ābró chon trwa a pòrtą di tchyévre, ces arbres sont trop à la portée des chèvres.
pòrtą , s. f.  Portée, nombre de petits qu'un quadrupède met bas en une fois Portée, nombre de petits qu'un quadrupède met bas en une fois. È eątsé, è tchyévre é è fąé l'an rin ky'ona  pòrtą per an, les vaches, les chèvres et les brebis n'ont qu'une portée par an; è tsate l'an dąvwé portéi, é tin ky'a tré, les chats ont deux portées, et,même trois.
pòrta , v. a.  Porter . Porter . Chon tan porta dé bóna vowonta, ils sont pleins de bonne volonté; porta pèrda a nó, porter préjudice à nous; chon enou kyeŗį dé vën pó porta via, ils sont venus chercher du vin pour emporter; porta i catson, donner à manger aux porcs.  Fig. Supporter. Chin m'a pa porta i côo: i de ó vêréi, mon cœur n'a pu supporter cela: je lui ai sorti la vérité.v. r. Porta vó byin - vó dé mën-mó, portez-vous bien ! - vous de même ! (salutation en se quittant) ; che porta có°"chyon, se porter caution. Į| V. n. I ni porte, la neige porte, c.-à-d. on n'enfonce pas.
pòrta , v. a.  Porter. Porter. Pòrta ó féméi, porter le fumier sur son dos dans les vignes, les champs; pòrta a brįnta, porter la brante, c.-à-d. faire le métier de brintį, en automne; pòrta a cokyelon, chou ó có°", a tsardzecó°", porter à califourchon, sur le cou, sur les épaules. pòrta a vergonye pó è j-ātró, porter la honte pour autrui. Pòrte, elle porte (se dit du bétail en état de gestation).  pòrte pa ó vën, il ne porte pas le vin (quand il a bu, il est méchant).  Paraître. Vw'éi sëncant'ąn, ébįn vó pòrta pa, vous avez cinquante ans, eh bien ! vous ne [les] portez pas (on ne vous les donnerait pas).
pōrta, s. f.  Porte. Porte. Bochyę a pōrta, frapper à la porte; pacha a pōrta, passer la porte [sortir contre son gré]; ā pōrta dé w'evêe, à l'entrée de l'hiver; aa demanda pé è pōrté, aller demander de porte en porte, mendier.
pòrtabréi, s. m.  Partie du harnais qui tient les «bras» du char. Partie du harnais qui tient les «bras» du char.
pòrtāé, s. f.  Portée.  Portée.  Syn. de pòrtą 
pòrtaféméi, s. m.  Porte-fumier. Porte-fumier.
pòrtafole, s. m.  Portefeuille. Portefeuille.
pòrtagóta, s. m.  Instrument à forme de marteau pour souder. Instrument à forme de marteau pour souder.
pòrtamonéia, s. m.  Porte-monnaie. Porte-monnaie.
pòrtąn, adv.  Pourtant. Pourtant.
pòrtaploun-ma, s. m.  Porte-plume. Porte-plume. Dev. Oun pòrtaploun-ma chou oun pòrtafole? - oun n-ijéi chou w'ābró,un porte-plume sur un portefeuille? - un oiseau sur l'arbre.
pòrtapyese, s. m.  Emporte-pièce. Emporte-pièce.
pòrtarouį, s. m.  Porte-balayures, «ramassoire». Porte-balayures, «ramassoire».
pòrtasigaa, s. m.  Porte-cigare. Porte-cigare.
pòrtatêra, s. m.  Boîte pour porter la terre à deux. Boîte pour porter la terre à deux.
pòrtati, s. m.  En état de gestation. En état de gestation. Oun módzon pòrtati, une génisse portante.
pòrtavoué, s. m.  Porte-voix. Porte-voix.
pòrtchyę, s. m.  Porcher à la montagne. Porcher à la montagne. Syn. catsonį, qui est le mot plus ancien.
pòrtéta, s. f.  Petite porte; en particulier porte d'une futaille. Petite porte; en particulier porte d'une futaille.
porti, s. m.  Portier. Portier. I portį dou cowįn di capotsën, le Frère portier du couvent des Capucins; dé tsatįn i va porti pé j-ó°"tèwe, en été, il va comme portier dans les hôtels.
pòrtïa, adj. f.  Se dit d'une femelle en état de gestation. Se dit d'une femelle en état de gestation.Syn. pòrtinta
pòrtįnta, adj. f.  Femelle en état de gestation. Femelle en état de gestation. || Syn. de pòrtïa
portōo, s. m.  Porteur; en particulier les quatre hommes qui portent le mort de la maison mortuaire au cimetière. Porteur; en particulier les quatre hommes qui portent le mort de la maison mortuaire au cimetière.
pose, s. f.  Poche, grande cuiller à potage, louche Poche, grande cuiller à potage, louche. I pose pèrchyāé, l'écumoire.
pòse, s. m.  Lèvre Lèvre. I pose dé damou, dé déjó, la lèvre supérieure, inférieure.
póson, s. m.  Grande poche ou louche de cuivre ou de fer émaillé. Pochon est SR et Fr. Est. Grande poche ou louche de cuivre ou de fer émaillé. Pochon est SR et Fr. Est.
pósóną, s. f.  Pochée Pochée, ona pósóną dé chope, une pochée de soupe.
pósta, s. f.  Poste; bâtiment des postes. Poste; bâtiment des postes.
pósta, v. a.  Poster. Poster. L'an posta dó°" jandąrmé pé byéi da porta, ils ont posté deux gendarmes de chaque côté de la porte. || V. r. i` trópa l'è enou che póstą déeąn chin dou comoun, la troupe est venue se poster devant la maison communale.
póstéma, s. f.  Tumeur, apostume. Tumeur, apostume.
pota , s. f.  Punaise. Punaise. Di kyè è poté chon ën cakyé pāa, oun pou pa eni a byéi dé wè tsanpéé via, dès que les punaises ont pénétré quelque part, on ne peut venir à bout de les chasser.
póta, s. f.  Limon. Limon. L'a pawa fouŗa dé w'étąn oun grou mounton dé póta, il a sorti de l'étang, avec la pelle, un gros tas de limon. |Į Grim. id.
pòta, s. f.  Moue. Moue. Féŗ'a pòta, faire la moue.
pòta, s. f.   Fesse. È pòté dou cou, les fesses.
pótadjyè      Fourneau en fonte.  Jardin potager (culture des légumes),  n. m. Fourneau en fonte.  
pótadjyè      Jardin potager (culture des légumes),  Jardin potager (culture des légumes), 
potąn, -ąn-na, s. m. et f.  Homme, femme de mauvaise vie. Homme, femme de mauvaise vie.
pótchye v. tr. Nettoyer. De l'ail, putzen. Syn. nétéé, aprópra, astica. v. tr. Nettoyer. De l'ail, putzen. Syn. nétéé, aprópra, astica.
potchye , s. m. et adj.  Homme sans énergie. Homme sans énergie. Oun potchye dinché, un homme pareillement mou !
potchye, s. m.  Cidre. Cidre. Féré dé potchye, fabriquer du cidre.  Id. Grim., Nendaz, etc.
pote, s. m.  Bec d'un vase, Bec d'un vase, oudze ó caféi dou byéi dou pote, verse le café du côté du bec. Goulot d'une bouteille. Ha fyó°"wa l'a fratchyą ó pote, cette bouteille a le goulot cassé.
pòté, s. m. Dim. de pó. Petit pot.  Petit pot. 
pótèga, s. f.  Hypothèque. Hypothèque. Trāle ba ou boŗó di pótęgyé, il travaille au bureau des hypothèques.
potétre, adv.  Peut-être. Peut-être.
potį, s. f.  Femme étourdie. Femme étourdie. Kyënta potį dé féna! quelle femme écer-velée !
pŏtį, s. m.  Passage à travers une clôture, échappatoire Passage à travers une clôture, échappatoire. Tsąsé tui è pŏti, il cherche toutes les échappatoires. Grim. pote
pótinse, s. f.  Potence. Potence. I motéi da pótinse, le monticule de la potence.
pótó, s. m.  Poteau; pierre au coin d'un mur pour le protéger contre les roues des chars; bouteroue. Poteau; pierre au coin d'un mur pour le protéger contre les roues des chars; bouteroue.
pótréi, s. m.  Photographie.   photographie.    I   pente   l'è   âpréi terye ó pótréi dé w'élijé, le peintre est en train de faire le tableau de l'église; l'è jou féré terye ó pótréi, il est allé se faire photographier. Rada kyëntou byo pótréi l'a chou ó cawandri, regardez les belles illustrations qu'il y a dans l'almanach.
pótréi, s. m.  Portrait, image, gravure, Portrait, image, gravure,
poudjyą, s. f.  Souche d'un buisson qu'on a coupé. Souche d'un buisson qu'on a coupé.
poudze, s. f.  Puce. Puce.
poudzę, s. m.  Poucet. Poucet. Vieille taille de la vigne pour le muscat.  Doigtier.
poudzéą   s. f.  Poignée, Poignée, ona bóna poudzéą d'ōrdzó, une bonne poignée d'orge. Il Syn. ponyą
poudzéé, v. a.  Traire avec le pouce recourbé à l'intérieur de la main. Traire avec le pouce recourbé à l'intérieur de la main.
poudzó, s. m.  Pouce.  Ancienne mesure de longueur (3 cm.). Pouce.  Ancienne mesure de longueur (3 cm.).
pouën , s. m.  Pointe.  Pointe. Pwën dé pari, pointe de paroi, petits clous.
pouëncha, s. f.  Piqûre, douleur lancinante. Piqûre, douleur lancinante. Kyënta pwëncha! quelle piqûre!
pouëntchyae Piqûre, douleur lancinante. n. f. Piqûre, douleur lancinante. Syn. pouëncha, tsaonâé. Lex. pouëndre.
pouënte , s. f.  Pointe de montagne. Pointe de montagne. Prov. Can è mountąnyé l'an è pwënté blantse ou promyé sétąnbre, fé oun n-outon chèkye, quand les montagnes ont les pointes blanches le 1er septembre, il fera un automne sec.
Poui, s. m.  Puits. Puits.
pouison Polisson.n. m.  Polisson.n. m. 
pouja Au jeu de quilles, monticule qui recevait la boule avant qu'elle ne touche le carré de jeu. Au jeu de quilles, monticule qui recevait la boule avant qu'elle ne touche le carré de jeu. Dzowe i gyelé â pouja ou ä plantse, jouer aux quilles à la « pose » ou à la planche,
poun-ną, v. a.  Escamoter. Escamoter.
pousą , -ąé, part, et adj.  Qui a des boutons, une éruption. Qui a des boutons, une éruption. È j-infan venyon tó pousą, les enfants attrapent des boutons partout.
pousą , v. n.  Pousser. Pousser. Ha flôo pousé pa méi cette fleur ne pousse plus.  V. a. Pousser, engager. Fou kyè ó t'an pousą a féré chin vïon chin kyè l'an ganyą, ceux qui l'ont poussé à faire cela voient ce qu'ils en ont gagné.
pousa, s. f.  Poussière. Poussière. I pousa dou tsénéą l'è chin kyè n'oun vąné fouŗa é kyè oun balle peca i fąé, la «poussière » de la semence du chanvre est ce qui sort en vanant et que l'on donnait à manger aux moutons Prov. Pousa ën janvyę rinpl'ó chemetchyéŗó, poussière du mois de janvier remplit le cimetière.
pousāé, s. f.  Poussée. Poussée. Kyënta pousāé rin kyè sta chenąn-na hé vęnyé, comme ces vignes ont poussé depuis une semaine seulement! I pousāé di din, la pousse des dents. L'a fé 'na pousāé kyè l'a betchyą tui fouŗa dou ban, il a fait une poussée telle qu'il a fait sortir tous les autres hors du banc.
pouta, s. f.  Femme de mauvaise conduite. Femme de mauvaise conduite.
poutin, s. m.  Homme de mauvaise vie. Homme de mauvaise vie.
poutron, s. m.  Enfant gâté. Poltron. Enfant gâté. Poltron.
povwêe, s. m.  Pouvoir . Pouvoir . I pare l'a méi dé povwêe, can vendre tó boudzéŗé prou, le père a plus de pouvoir, quand il viendra, tu bougeras [obéiras] bien.
povwêe, s. m.  Pouvoir. Pouvoir. Nyoun l'a pochou féré parti è mawën, ma w'ëncoŗą Maŗę l'aïé méi dé povwęe ky'è j-ātró; can l'a comanda, l'an falou parti, personne n'a pu faire partir les «malins», mais le curé Maret avait plus de pouvoir que les autres; quand il a commandé, ils ont dû partir.
Põwatą Peloter les filles.  Peloter les filles. 
pówatą, v. n.  Secouer les ailes, comme le coq. Secouer les ailes, comme le coq.
powatën, s. m. Dim. de pówé.  Intérieur de noix ayant la forme d'un coquelet. Intérieur de noix ayant la forme d'un coquelet.
powatën, s. m. Dim. de pówé.  Petit coq.  Petit coq. 
powé, s. m.  Ouverture des alpages. Ouverture des alpages. Cette ouverture se fait en juin. Le bétail quitte alors les mayens pour se rendre à la montagne. Sti an powé chaŗé tāa, cette année la montée à l'alpage sera tardive.
pówé, s. m.  Coq. Coq.
powé, v. n.  Ouvrir les alpages. Ouvrir les alpages.
pówį , powįte, adj.  Poli  Poli .-e ona pēra pówįte, une pierre polie.
pówį , powįte, s.m.  Poli. Poli. Ha pousa l'è bóna pó bale ó pówį, cette poudre est bonne pour donner le poli.
pówį , v. a.  Polir. Polir.
powi v. n.  Pouvoir. Pouvoir. To pori féré dinché, tu pourrais faire ainsi; yó pwi pa méi, je n'en puis plus; nó powion pa méi dou riŗé, nous`n'en pouvions plus à force de rire.  Avec un infinitif. Oun pou pòrtan pa méi féré kyè féré, on ne peut pourtant pas faire plus qu'on ne peut. V.r. Che pori kyè venyęche can nó chaŗįn via, il se pourrait qu'il vienne quand nous serons absents Subst. Fó°" ai ó powi, il faut avoir le pouvoir.
pówinta, s. f.  Maïs.  Maïs.  Polenta, en bouillie ou cuite dure. Dé pówįnta tchyouwāé, de la polenta sur laquelle on verse du beurre fondu, très chaud.
powiténa, adj. fém. employé subst.  Napolitaine Napolitaine. Ne se rencontre que dans cette expression: dzowé ā powiténa, jouer à la napolitaine (jeu de cartes).
pquëntsin Pointu. adj. Pointu. Syn. pouënjin.
pra, s. m.  Pré. Pré. Oun bon pra, oun crwéi pra, un bon pré, un mauvais pré. È pra batâa, les prés bâtards (cf. s. v. batâa).  Oun pra chèkye, oun pra méigró, un pré sec, un pré maigre.
pratęca, s. f.  Pratique, clients Pratique, clients, ona bóna, ona crwēe pratęca, une bonne, une mauvaise pratique.
pratecą, v. a.  Pratiquer. Pratiquer. L'è catowęcó, ma pratękyè pa, il est catholique, mais il ne pratique pas [sa religion].  L'è meŗesën, ma di kyè l'è vyou pratękyè pa méi, il est médecin, mais depuis qu'il est vieux, il ne pratique plus.
pratecabló, -bla, adj.  Praticable. Praticable. Dé fortin è Fonjąwe chon pa pratecąblé, en printemps le sentier des Fonjalles n'est pas praticable.
pratecąn, adj. m.  Pratiquant. Pratiquant.
pratęcó, -ca, adj. Pratique, commode.  Pratique, commode. Chin 'ŗa l'è pa pratęcó, ça n'est pas pratique.
prêcha , v. a.  Presser, insister auprès de qqn. Presser, insister auprès de qqn. L'a prêcha a bire, il nous a invités pressamment à boire; prêcha pa méi, yó i prou, n'insistez plus, j'en ai assez. || V.r. Prèchą-vó 'ŗa, hâtez-vous maintenant; chąwon pa kyè l'è dé (che) prêcha oun pó°", ils ne savent pas ce que c'est de se presser un peu.V. impers. Prèchąé prou é prou dé fornį ché traó, c'était très pressant de terminer ce travail; i traó préiche, le travail est urgent; l'è prè-chin, c'est pressant.
prêcha, chąé, part, et adj.  Pressé, accablé d'ouvrage. Pressé, accablé d'ouvrage. Vwéité-vó prêcha stou dzò? êtes-vous pressé par l'ouvrage ces jours? Jostamin can oun n-è ó plo prêcha, l'è adon kyè venyon      dèrindjyę,   justement quand on est le plus pressé, c'est alors qu'ils viennent vous déranger.
prèchin, -chinta, adj.  Pressant. Pressant. Oun traó prèchin, un travail pressant.
préchon-na, s. f.  Personne Personne.Ei jaméi you 'na préchon-na méi cóŗadzouja, je n'ai jamais vu personne plus courageuse.  Syn. dzin, moundó.
prédjyé, v. a.  Prêcher Prêcher. L'è iną prédjyé, l'è ba dé prédjyé, il est monté [en chaire] pour prêcher, il est descendu de [chaire après avoir] prêcher; ché, l'è pó rin kyè venyeche amou, no ëntin rin chin kyè prèdze, il est inutile que celui-là monte [de Sion], on n'entend pas ce qu'il prêche. Faire un discours. Dawęve l'è enou prédjyé amou chela, Dallèves est venu faire un discours ici.
prédzó Prêche, discours Prêche, discours.n. m.  Lex. prédjyé.
préé, v. a.  Prier. Prier. Préé ó boun Djyo, prier le bon Dieu.
preelédzó, s. m. Litt,  Privilège. Privilège. Société vinicole, existant dans chacun des villages de Savièse. Nó chin pa dou preelédzó, nous ne faisons pas partie du «privilège»;i sewį dou preelédzó, la cave du «privilège».
préeon, -ta, adj.  Profond Profond. L'è ā bwįte kyè w'étąn l'è i plo préeon, c'est à la bonde que l'étang est le plus profond; kyëntou fondré préeon, quels fondements profonds! Adv. Ch'oun plante è j-ābró trwa préeon, venyon pa byin, si l'on plante les arbres trop profondément, ils ne poussent pas bien.Subst. I plo préeon dou wąkyé, le plus profond du lac.
préeontchyou, s. f. Profondeur. Profondeur.
prèéŗe, s. f.  Prière Prière, ën prééŗe, en prière.
préfé, s. m. Préfet.  Préfet.
préféra Préférer,v. tr.  Préférer,v. tr. 
prefomą, v. a.  Parfumer Parfumer.  Cf. ënprefomą.
prégąmó, s. m.  Sermon, exhortation, conseil. Sermon, exhortation, conseil. Chon enou dé vārin avwé tó è prégąmó da mare, ils sont devenus des vauriens, malgré toutes les exhortations de leur mère.-
préi, adv. et prép.  Près.  Près. Can to cou, to fé è pwën pa prou préi, quand tu couds, tu ne fais pas les points assez rapprochés; tenį cācoun dé préi, flatter qqn; che chyouon dé préi, ils se suivent de près. A pó préi, à peu près.Adj. Nó chin préi paŗįn, nous sommes proches parents. Prov. Préi dé w'élįįe, rlwin dou boun Djyo, près de l'église, loin de Dieu.
préi, s. m.  Masse de lait coagulé dont on a extrait le petit-lait en le remuant sur le feu. Masse de lait coagulé dont on a extrait le petit-lait en le remuant sur le feu. L'è avwéi ó préi ky'oun fé a móta, c'est avec le préi qu'on fait le fromage. Dev. Chądé-vó chin kyè l'è tòrdzò préi pòrkyé l'è rlwin? - i préi. Savez-vous ce qui est toujours «près» quand même il est loin? - le préi. Le jeu de mots n'existe qu'en patois.
préicha, s. f.  Forte perche placée au milieu d'un chargement pour le presser (foin, blé). Forte perche placée au milieu d'un chargement pour le presser (foin, blé). I préicha dou tsaré, la «presse» du char.
préicha, s. f.  Hâte, Hâte, «presse». L'a pa dé préicha, il n'y a pas de presse, dit-on à un emprunteur qui promet de vous rendre bientôt l'objet en question.
préįintą, v. a.  Offrir, présenter Offrir, présenter. Préjintą a mëndjyę, a bire, offrir à manger, à boire. || V. r. Se présenter.
préjarvą, v. a.  Préserver. Préserver. Chin préjąrvé dou ma dé téita, cela prévient le mal de tête.
prejidąn, s. m.  Président. Président. I prejidąn da comona, da mountąnye, le président (syndic) de la commune, de l'alpage [du consortage d'un alpage]; che i prejidąn da comona l'a oun pó°" dé conchyįnse, i vën pa méi rętsó ky'oun tchyévréŗó°", si le président de la commune est consciencieux, il ne s'enrichira pas plus qu'un chevrier. I prejidąn di mintōo (sobriquet), le président des menteurs (un menteur émérite!).
Préjįn Cadeau, présent, Cadeau, présent,
préjin, -ta, adj.  Présent Présent. įŗó préjin yó, j'étais moi-même présent.
préjįnse, s. f.  Présence Présence, ën préjįnse dé nó, ën notre présence.
prêjintābló, -bla.  Présentable, convenable. Présentable, convenable.
prejodįsyó, s. m.  Préjudice Préjudice. Kyën prejodįsyó pòr nó, quel tort pour nous !
préjon, s. f.  Prison. Prison.
prejonį, s. m.  Prisonnier. Prisonnier.
premyę (en), prép.  Parmi. Parmi. Oun ni di raté derën [en] premyę a pãle, un nid de souris dans la paille.
prën, prënma, adj.  Mince, menu, délié, fin. Mince, menu, délié, fin. Ché wané l'è trwa prën, cette planchette est trop mince. Adv. Finement. Chin l'è itą prou moou prën, cela a été moulu très finement. Subst. La fine herbe. Can fé tan chèkye vën rin i prën, quand il fait si sec, la menue herbe ne pousse pas. Débris du foin, ona w'insówą dé prën, un drap rempli de débris de foin. Menu travail. Féré è morale é ó prën, faire les murs d'une maison et les autres menus travaux [finissage] d'une bâtisse.Du lat. primus. Ce qui vient en premier lieu est ordinairement de qualité distinguée ou fine. Prin a le sens de «mince» en afr.
prëncąle, s. f.  Bagatelle, menus objets. Bagatelle, menus objets. On dit aussi crëncąle.  Dérivé de prën
prëncaleŗį, s. f.  Le cœur, la rate, le foie et les poumons d'un animal, pris ensemble Le cœur, la rate, le foie et les poumons d'un animal, pris ensemble. I bęitchye iré maada, n'ën falou tòte fótre via a prëncaleŗį, la bête était malade, nous avons dû jeter tout l'intérieur.  Menus objets de peu de valeur. L'an tó vindou ha prëncaleŗį, ils ont vendu tous ces petits objets. Dérivé de prëncale.
prënsepą, -ąwa, adj. et s. m. et f.  Principal. Principal.
prépara, s. a.  Préparer. Préparer. Prépara ó deną, préparer le dîner. Souvent absol. Nó fó°" prépara pó aa ou mêįn, il nous faut faire les préparatifs pour monter au mayen. V.r. Se préparer. Vęjó mè prépara pó parti a Chyoun, je vais me préparer pour descendre à Sion.
prépaŗāe, s. f.  Préparation. Préparation. Syn. préparatïe.
préparatïe, s. f.  Préparation, préparatif. Préparation, préparatif. Kyënta ondze préparatïe fó°" pó enį Capotsën, quelle longue préparation il faut pour devenir Capucin! ona préparatïe pó parti, des préparatifs pour partir.
prépaŗatwāa, adj.  Préparatoire,  Préparatoire, w' écó°"wa prépaŗatwāa, l'école préparatoire.
presepisyo, s. m.  Précipice. Précipice. L'è tsejou ba e-n-oun presepisyo, il est tombé dans un précipice; pé ó Tórin l'a dé broté presepisyo, le long du Torrent-Neuf il y a de vilains précipices.
presepitą, v. a.  Précipiter, hâter. Précipiter, hâter. Presepitą ó traó, hâter le travail.  V. r. Oun powįé prou ch'atįndre kyè oun có°" che fori presepitą ba pé fou sįnló, on pouvait bien s'attendre qu'une fois il se précipiterait par ces rochers escarpés.
presepitāe (ā), loc. adv. A la hâte.  A la hâte.Syn. chobęta.
prèste, adj.  Prêt. Prêt. Nó véjin nó prépara é dri kyè nó chaŗįn prèste nó partįn, nous allons nous préparer et dès que nous serons prêts, nous partons.  Prèste a, prêt à.
presyou, presyouja Précieux Précieux.adj. 
prèta, v. a.  Prêter Prêter. Prèta ó mówé, prêter le mulet, p. ex. pour une journée, pour un travail; per ënkye fó°" tó prèta chin ky'o-n-a, ālon, otį, béitchyé, ici il faut prêter tout ce qu'on a : vêtements, outils, bêtes; a fou wéi prêta l'è bale, prêter à ces gens, c'est donner.
prétré veŗyą Prêtres apostats Prêtres apostats
prêtre, s, m.  Prêtre. Prêtre. Il Syn. priŗe
preveni, v. a.  Prévenir. Prévenir.
prevouį    , s. m.  Poire  Poire . prevwi blécó, petites poires très juteuses; prevwi réitsó, poires rêches, pour le cidre. È prevwi Chën-Djyan chon vitó mōo, ma è prevwi Chën-Martën mouron tāa, les poires de la Saint-Jean mûrissent tôt, tandis que les poires Saint-Martin mûrissent très tard.
prevouį    , s. m.  Poire. Poire. On en distingue différentes espèces: prevwi bōŗó ou Chën-Oŗin, poire beurrée ou Saint-Laurent; prevwi fó, poire acide, bonne à faire du cidre; prevwi pape, poire Pape, grande poire douce fort recherchée par les maraudeurs; prevoui di dó°" jwe, poires à deux yeux, oblongues, pas très grandes; prevwi Claré, moins grandes que les précédentes, rondes, beaucoup de jus; prevwi Chën-Djyan, Chën-Martën, poires Saint-Jean, St-Martin. On cuit ces dernières avec la viande, elles deviennent rouges, excellentes; prevwi broné, petites, rousses, donnent d'excellents crouchon; 
prevoui , adv.  Passe encore. Passe encore. È paijan prevwi, trālon méimó, ma è mosyôo chon ën pêrda, les paysans, passe encore, ils travaillent eux-mêmes, mais les messieurs [propriétaires des vignes] subissent des pertes [quand il y a mauvaise récolte].
pri, s. m.  Prix. Prix.
pricha, s. f.  Pincée, Pincée, ona pricha dé pivró, une pincée de poivre. || Syn. pi
prija , s. f.  Nombre ,quantité  Nombre ,quantité . Vwi l'a 'na bóna prija dé tchyévréró°", aujourd'hui il y a un grand nombre de chevriers.
prija , s. f.  Prise [de tabac] Prise [de tabac]. Teni 'na prija dé tabą, prenez une prise [de tabac].
prija , s. f.  Récolte, moisson Récolte, moisson, ona béwa prija dé fin, dé rècò, une belle récolte de foin, de regain; rintrą a prija, rentrer la récolte; ona ramįta pó féré ënradjyę fou da prija, une petite pluie pour mettre en colère ceux qui rentrent les récoltes.  
prija, v. a.  Faire des prix à la foire. Faire des prix à la foire.
prijyę, v. a.  Priser. Priser. L'a pa méi kyè cakyé vyou kyè prįjon, il n'y a plus que quelques vieux qui prisent du tabac; dé tabą a prijyę, du tabac à priser.
prinde, v. a.  Prendre. Prendre. Prinde tsa oun, prendre l'un après l'autre; ché nóyè prinjié ó chowę a vęnye a nó, ce noyer prenait le soleil à notre vigne; prinde cākyé tsó°"ja, prendre quelque chose [à manger]; prinde oun mwêe, prendre un morceau; prinde oun traó a tātsó, prendre un travail à forfait.  Occuper, faire durer. Chin kyè l'è prou mó°"se prin nète ó chetchyé, ce qui est très mouillé [foin, regain] met du temps à sécher. V. r. Che prinde apréi, prendre au sérieux; i djyābló ché rin pri apréi: l'è rin enou, le diable n'a pas pris cela au sérieux: il n'est pas venu; che prinde pwiŗe, prendre peur; che prinde pé è pi, se prendre aux cheveux.  Prov. Ché kyè ch'ën chin, chën prin, qui s'en sent s'en prend.Part, passé: pri, pricha, occupé.
prinsįpe, s. m.  Principe. Principe.
printchyę, v. a.  Presser, écraser. Presser, écraser. Oun pan kyè l'è itą printchya di j-ātró, un pain qui a été écrasé par les autres.
printęche, s. f.  Petit-lait qui sort du fromage pressé. Petit-lait qui sort du fromage pressé.
printechyou Ecuelle recueillant le petit-lait qui sort du fromage (printeche) en pressant la masse de lait coagulé (préi). n. m.  Ecuelle recueillant le petit-lait qui sort du fromage (printeche) en pressant la masse de lait coagulé (préi). n. m. 
priōo, s. m.  Prieur, Prieur, c.-à-d. celui qui récite les prières d'une congrégation, d'une confrérie.
priou, priouja Prieur, prieuse Prieur, prieuse.n. m. et f. Var. priöo.
Prįre Poire Poire. Bóné dé ou 'ëncora.: poire-curé
priŗe, s. m.  Prêtre. Prêtre.  Prov. Can mêe l'è mouįn-nó, gra prįŗe é gra tsën, quand mars est «solitaire», gras prêtre et gras chien. Cf. mouįn-nó. , 
priwé, s. m. Petit pré   «Petit pré». On nomme ainsi de préférence les petits prés qui entourent immédiatement les villages.  Ce mot a son correspondant à Grimisuat: prilé; Sion: le «prélet» de Valère.
próbąbló, -bla, adj.  Probable. Probable.
probën, adv.  Bien fait! Bien fait! Expression marquant la jouissance qu'on éprouve du malheur d'autrui. L'è adrį próbën kyè ché tsën l'è créeą, fajïé pa kyè ró°"da é féré pwįre ou moundó, c'est joliment bien fait que ce chien a péri, il ne faisait que rôder et effrayer les gens.
problème, s. m.  Problème, calcul. Problème, calcul.
procoŗą, v. a.  Procurer. Procurer.
procoryou, s. m.  Procureur. Procureur. È procoryou dé w'élįįe, les procureurs de l'église; i procoryou da tsapawa, le procureur de la chapelle; è procoryou dou Tórin, les procureurs du Torrent-Neuf. - Leurs fonctions: van atò féré tui è dzò ó tó dou Tórin, ils vont chaque jour, à tour de rôle, faire le «tour» du Torrent.
prodouere, v. a.  Produire. Produire. Prov. Fó°" vwanye ōrdzó ou djye d'avrį, l'è i sin dé w'an, i prodwį sin gran pòr oun, il faut semer l'orge le dix avril, c'est le centième jour de l'année, il produit cent pour un.
prodouį, s. m.  Produit Produit. Chin l'è i prodwi dé dąvwé atsé, c'est le produit de deux vaches.
profesïe, s. f.  Prophétie. Prophétie.
prófesöo Professeur,n. m.  Professeur,n. m. 
prófésyon, s. f.  Profession. Profession. Féré prófésyon, faire profession (dans un ordre religieux).
próféte, s. m.  Prophète. Prophète.
profetiją, v. a.  Prophétiser. Prophétiser.
profitchyę, v. n.  Profiter Profiter. L'è itą a mountąnye, ma l'a rin profitchyą, il a été à la montagne, mais il n'en a tiré aucun profit [pour sa santé]. V. impers. I profisé pa a tui d'aą tan āte, il n'est pas profitable pour tous d'aller [séjourner] si haut. || V. a. L'a pa kyè Dzôjé pó profitchyę ó preelédzó, il n'y a pas que Joseph qui profite [d'être membre] du «privilège». Pó profitchyę w'êrba da mountąnye, pour tirer profit de l'herbe de l'alpage.
prófyé, s. m.  Profit. Profit. Che pęcon ó prófyé è j-oun i j-ątró, ils se mangent mutuellement le profit.
prógré, s. m.  Progrès. Progrès.
projemį, v. n.  Penser, présumer. Penser, présumer. Oun pou pa projemį a tòte, on ne peut penser à tout.
promena, v. a.  Promener. Promener. Va promena ó peti, va promener le petit.  V. r. Che promené pé vąé, il dandine par les chemins.
promenārda, s. f.  Promenade, avenue Promenade, avenue. ó t'èi you ba a promenārda, je l'ai vu à l'avenue [de la gare à Sion].
promeneŗéi, s. m.  Qui ne fait que de se promener (péjoratif). Qui ne fait que de se promener (péjoratif).
promenéŗó, s. m.  Promeneur. Promeneur.
promenōo, s. m.  Promeneur, sens légèrement péjoratif. Le paysan considère ceux qui se promènent comme des désœuvrés. Promeneur, sens légèrement péjoratif. Le paysan considère ceux qui se promènent comme des désœuvrés.
promęse , s. f.  Promesse. Promesse. È promęse dé maryądzó, les promesses de mariage.
promęse, s. f.  Prémices, Prémices, w'ëncoŗą ën ché tin venyįé ā promęse, le curé en ce temps venait recevoir les prémices.
prómétre, v. a.  Promettre. Promettre. Prómé tó chin kyè no ou, ma tën rin, il promet tout ce qu'on veut, mais ne tient rien du tout.  V.r. Oun pou rin che prómétre avwéi ó tin, on ne peut être assuré de rien dans l'avenir.  V. n. Donner des espérances. È vęnyé próméton adį óŗa, jusqu'à présent les vignes promettent.
Promį  Prunier sauvagePromį chówadzó, prunier sauvage (Prunus insititia). Prunier sauvagePromį chówadzó, prunier sauvage (Prunus insititia).
promį, s. m.  Prunier. Prunier. Oun promį dé j-intéi, prunier de [pruneaux] greffés: la prune Fellenberg.
promyé, -yęŗe, adj. et s. m. et f.  Premier. Premier. I promyé dou mi, le premier du mois.
promyérémįn, adv.  Premièrement. Premièrement.
pron, -ta, adj.  Vif, prompt. Vif, prompt. L'è prou pron é prin tó pŗéeon, il est si vif et prend tout à cœur.
prónonsyę, v. a.  Prononcer. Prononcer.
prontamin, adv.  Promptement. Promptement.
prontetouda, s. f.  Promptitude, vivacité d'humeur. Promptitude, vivacité d'humeur.
próondjyę, v. a.  Prolonger Prolonger. Nó véjin próondjye ché tsan, nous allons prolonger ce champ.
próondzémįn, s. m.  Prolongement. Prolongement. I próondzémįn da vāe, le prolongement de la route.
propiétéi, s. f.  Propriété. Propriété.
propiétéiŗó, s. m.  Propriétaire. Propriétaire. L'a pa dé gran propiétéiró ën Chavyeje, il n'y a pas de grands propriétaires à Savièse.
própóįa, v. a.  Proposer. Proposer.
própójéi, s. m.  Préposé aux poursuites. Préposé aux poursuites. Bale ou própójéi, mettre la chose entre les mains du préposé aux poursuites.
própójéi, s. m.  Préposé, agent de la police napoléonienne en Valais Préposé, agent de la police napoléonienne en Valais connu pour sa sévérité; le dicton suivant en témoigne: sin ādzó pòr té, oun ādzó pòr mè, chin pąè tote, cent fois pour toi, une fois pour moi, cela paye tout. (Il s'agit des contraventions des contrebandiers.) 
propojesyon, s. f.  Proposition. Proposition.
própóou, s. m.  Propos. Propos. Ne s'emploie guère que dans les locutions a própó°", mā a própó°", à propos, mal à propos.
própramin, adv.  Proprement. Proprement. Trālę própramįn, travailler proprement.
propreté, s. f.  Propreté. Propreté. Syn. plus usité: i propra
propró, -pra, adj.  Propre. Propre. L'a écówą ó pįló, to vi prou kyè l'è pa própró, va balayer la chambre, tu vois bien qu'elle n'est pas propre; própró    cómin       į-onyon,    propre comme des oignons. Subst. È pote ąnmon ó própró, les punaises aiment ce qui est propre.
prósé, s. m.  Procès. Procès. Prov. Ché kyè gąnyé ó prósé l'a a tsemijé, ché kyè pêe l'è marenou, celui qui gagne le procès a la chemise, celui qui perd est tout nu.
prósédą, v. n.  Procéder, faire un procès. Procéder, faire un procès. I vyou V. l'a pa fé kyè prósédą tòta cha vya, le vieux V. n'a fait que «procéder» pendant toute sa vie.
prosedóo, s. m.  Plaideur. Plaideur.
prosesyon, s. f.  Procession Procession. Fig. File. Dé grouché prosesyon dé véi, de grandes files de veaux; can cómįnsé a tèrèną oun di : oun vi è prosesyon iną i mountąnyé, quand la neige commence à disparaître, on dit: on voit des processions sur les montagnes.
prósévèrbąwe, s. m.  Procès-verbal. Procès-verbal.
prótédjyé, v. a.  Protéger. Protéger.
prótéstan, -an-na, s. m. et f.  Protestant. Protestant.
prótésyon, s. f.  Protection. Protection. Ch'o-n-a pa dé prótésyon, fó°" pa tsasyę a arówą pé è pląche, si l'on n'a pas de protection, il ne faut pas chercher à obtenir des places.
prótétōo, s. m.  Protecteur. Protecteur.
prou, adv.  Assez, beaucoup Assez, beaucoup. Pó°" ou prou, l'è tót'oun, peu ou prou, c'est égal; i prou avwį, j'ai bien entendu; crijó prou, je le crois bien, je n'en doute pas; to pou prou tòrną ën deri, tu peux bien t'en retourner; o-n-a tui prou a féré pó ganyę cha vya, on a tous assez à faire pour gagner sa vie; t'a prou trālą dinché, tu as assez travaillé comme cela; l'a prou on è di, prou grąnta a górdze é prou chën vergonye, il a les doigts très longs, la bouche très grande et il est sans vergogne.L'a prou êrba sti an, il y a assez d'herbe cette année; l'a prou pląche, prou bó°",prou pan, il y a assez de place, de bois, de pain.
Proun-ma Pêche Proun-ma peouja, . V. peoujyè.  Pêche Proun-ma peouja, . V. peoujyè. 
proun-ma, s. f.  Prune. Prune. Dé proun-mé chétchyéi, des pruneaux secs; findre dé proun-mé, fendre, ouvrir des prunes et en ôter le noyau.  Variétés: dé proun-mé madéwįné, nïŗé, dzanété, nédzéŗéche (qui mûrissent en dernier lieu). Voy. ces mots.
prouwa, s. f.  Preuve. Preuve.
proveninse, s. f.  Provenance. Provenance.
provenyę, v. a.  Provigner. Provigner. L'a tó provenyą ha vęnye, il a provigné toute cette vigne.
provenyoŗa, s. f.  Action de provigner. Action de provigner.
provijyon, s. f.  Provision. Provision.
prówa, v. a.  Prouver. Prouver. L'è rin dé déré, fó°" prówą, il ne suffit pas d'affirmer, il faut prouver.
prówįn, s. m.  Provin qu'on couche en terre pour provigner. Provin qu'on couche en terre pour provigner.
pwa, v. a. et absol.  Tailler, surtout la vigne. Tailler, surtout la vigne. L'è tin dé pwa, c'est le moment de tailler la vigne. Mot fort répandu dans les langues romanes et les patois.
pwè, adv.  Puis. Puis. On dit toujours: é pwè, et puis.
Pwè, s. m.  Porc. Porc. N'ën dó°" pwè amou mountanye, nous avons deux porcs à l'alpage Fig. Homme malpropre. Vw'éité égawemįn dé brote pwè pó aa brasą ché gătsó é vó j-ënplatrą dinché, vous êtes quand même de vilains saligauds pour aller vous vautrer dans cette boue et vous emplâtrer ainsi.
pwéé, v. a.  Conduire les bestiaux dans les pâturages de la montagne. Conduire les bestiaux dans les pâturages de la montagne. N'ën pouéeą tāa sti an, nous avons transhumé tard cette année.
pwéeą, s. f.  Montée. Montée. A pya da mountanye, can oun vi a pwéeą kyè l'a, quand du pied de la montagne on voit la montée qu'il y a...
pwën Point. Point. T'a écri ona pądze chën métré oun chowe pwën, tu as écrit une page sans mettre un seul point.  Oun bon pwën, un bon point. L'a dó°" į-an kyè chon ën prósé é chon tòrdzò ou méimó pwën, il y a deux ans qu'ils sont en procès et ils en sont toujours au même point;l'è chou ó pwën dé moŗį, il est sur le point de mourir.A pwën dé dzò, à la pointe du jour.  I pwën d'onōo, le point d'honneur.
pwën   , s. m.  Poing.  Poing. L'ori falou coudre wi, ma n'ën pa pochou féré oun pwën, il aurait fallu coudre aujourd'hui, mais nous n'avons pu faire un seul point.
pwën, s. m.  Poing. Poing. Mótrą ó pwën, menacer du poing.
pwëndre, v. a.  Piquer. Piquer. L'è déstra vwéŗó pwënjon hé j-epęné, c'est extraordinaire comme ces épines piquent.  V. n. Can o-n-a è j-epwënté, i pwën pé w'estoma ky'oun pou pa ëndoŗą, quand on a la pleurésie, ça pique à la poitrine qu'on ne peut plus tenir.Attacher, accrocher. L'è chóbrą pwën pé ó bóchon, c'est resté accroché aux buissons.
pwënįyę, v. a.  Puiser. Puiser. Pwënjyę a chopa, puiser la soupe.
pwënjin (1), -inta, adj.  Piquant, acéré. Piquant, acéré. Fé ëntinsyon, ché fréinó l'è pwënjin, fais attention, ce poinçon est très acéré.
pwënjin , s. m.  Le pointu, le piquant d'une chose. Le pointu, le piquant d'une chose. Fróta pa w' awin-na chou è pēŗé, chin óté ó pwënjin, ne frotte pas l'alêne sur les pierres, ça lui enlève la pointe acérée.
pwëntąwa, s. f.  Poutre de support, pointal. Poutre de support, pointal. Ché tra wéi l'è pa prou fóo, nó fó°" métr'ona pwëntąwa, cette poutre n'est pas assez solide, il nous faut y mettre un pointai.
pwëntchyę, v. a.  Planter, enfoncer, piquer. Planter, enfoncer, piquer. Pwëntchyę derën è pąsé, planter les pieux; dó°" paniou pwëntchyą ou tsapéi, deux papillons piqués au chapeau. Prov. Pó féŗ'a parti è nójwe fó°" pwëntchyę ó coutéi iną déjó a tabla, pour faire disparaître les orgelets, il faut planter un couteau de bas en haut sous la table.-
pwënte , s. f.  Pointe. Pointe. I tsan froun ën pwënte, le champ finit en pointe. 
pwënte, s. f.  Dentelle. Dentelle. L'a nyoun cómin ha pó chai féré dé béwé pwënté, elle n'a pas son égal pour faire de belles dentelles.
pwëntou, -ouja, adj.  Pointu. Pointu. Oun craeon pwëntou, un crayon pointu.
Pwëntrąwa, s. f.  Pointe,  Pointe, w'élįje dé Milan defouŗa l'è plin-na dé pwëntrąwé, la cathédrale de Milan à l'extérieur est hérissée de pointes [clochetons].
Pwënt Pointe métallique au bout d'un bâton ou  d'une canne. Pointe métallique au bout d'un bâton ou  d'une canne.
pwëntré, s. m.  Pointe métallique au bout d'un bâton. Pointe métallique au bout d'un bâton.
pweŗou, -rouja, adj. et s. m. et f.  Peureux, timide Peureux, timide. L'è tan pwerouja kyè doujé pa aa ba ou bou chówéta, elle est si peureuse qu'elle n'ose aller à l'écurie seule; pé fou rlwa recówa chon pweŗou è j-infan, dans ces endroits retirés les enfants sont timides.
pwēte, adv.  Ensuite, plus tard. Ensuite, plus tard. Kyè l'an pwēte fetchyą? qu'ont-ils mis après cela? achyę chin pó pwēte, laissez cela pour plus tard; fó°" ai régla ó cajën tantó óŗa tantó pwēte, il faut avoir gouverné le bétail ou plus tôt ou plus tard.
pwijon, adj.  Vénéneux. Vénéneux.
pwijon, s. f.  Poison.  Poison. Bire dé pwijon, prendre du poison. Fig. Se dit de personnes ou choses très désagréables; coquin, vaurien, gredin. Ha pwijon dé fémawa, cette «poison» de femme.
pwinson, s. m.  Poinçon Poinçon (néol.). Syn. plus usité fréinó
pwiŗe, s. f.  Peur. Peur. L'a pwįŗe di mò, il a peur des revenants; l'è o plo kyè n'ën pwiŗe, dou fwa, c'est l'incendie que nous craignons le plus.
pya, s. m.  Pied. Pied. L'an d'ardzin tanky'i pya deri, ils ont de l'argent jusqu'aux pieds de derrière [en très grande quantité]; l'a fé dé pya, il a trouvé les jambes. I pya dou borgó, ce sont les bases horizontales sur lesquelles se fixent les colonnes du rouet. A pya, au pied, au bas; a pya di j-etsewi, dé èwa, au bas de l'escalier, au fond du village; l'è pa tòpó a pya, il n'y a pas de nuage au fond de la vallée. Mesure ancienne. Oun pya dé roué, un pied de roi; chi pya fan ona tija, six pieds font une toise.
pyąkye, s. m.  Pic (oiseau). Pic (oiseau). Les diverses espèces: pyąkye vè, broun, ródzó, pic vert, noir, rouge. Cf. pęcabó°"
pyālę, v. n.  Piailler, pousser des cris, . en parlant des gens aussi. Piailler, pousser des cris, . en parlant des gens aussi.
pyąn-na, s. f.  Jet qui pousse depuis la racine de la vigne ou des arbres. Jet qui pousse depuis la racine de la vigne ou des arbres.
pyanouwa,   s. f.    Langue (organe).  Langue (organe). 
pyanouwa,   s. f.    Pédale.  Pédale.   Syn.   de pyąnye  
pyan-pyan Lentement,adv.  Lentement,adv. 
pyąnye, s. f.  Pédale. Pédale. È pyąnyé dou borgó, di j-éijé dou techó, la pédale du rouet, du métier à tisser.
pyanyę, v. a.  Faire aller la pédale. Faire aller la pédale.
pyapou s.m.  Renoncule (Ranunculus acer). Renoncule (Ranunculus acer).
pyastron, s. m.  Plastron. Plastron. I pyastron da tsemijé, le plastron de la chemise.
pyatą, v. n.  Piétiner. Piétiner. Se dit d'une vache qui, au moment de mettre bas, piétine sans cesse. I ątse va dabò féré ó véi, cómįnsé a pyatą, la vache va bientôt vêler, elle commence à piétiner.  En gén. Remuer les pieds. Pou-to pa itą 'na vwărba kïa, to fé rin kyè pyatą, ne peux-tu pas rester un moment tranquille, tu ne fais que remuer les pieds; fó°" pyatą 'na dzinta vwārba pó arówą amou a son Contse, il faut trotter un bon moment pour arriver au bout de la vallée de Conches.
pyatāe, s. f.  Action de piétiner, de marcher Action de piétiner, de marcher, ona groucha pyatāe, une grande trotte.
pyatenéró, s. m.  Piétineur. Piétineur.  Le mot ne s'entend guère que pour désigner les pieds de derrière de la vache dans une devinette bien connue et citée sous le mot avwijęró
pyaton, s. m. dim. de pya. Petit pied d'enfant.  Petit pied d'enfant. 
pyatóną, v. n.  Piétiner, employer ses jambes Piétiner, employer ses jambes. Fó°"-te pa byin pyatóną, cōre amou é ba pó ganyę chin, ne faut-il pas bien piétiner, courir en haut et en bas pour gagner cela?
pye, adv.  Seulement, ne ... que, même Seulement, ne ... que, même óŗa n'ën rètrin a prija, kyè balęche pye dé plodze, maintenant nous avons rentré la récolte, qu'il pleuve seulement.  Cf. le pure des Italiens. Nó dijion pye nó stou dzò, nous en parlions justement ces jours.
pye, adv.  Seulement, ne ... que, même. Seulement, ne ... que, même. Fan pa pye tan dé trin cómin on'onda, pąrton pa tui acó°", ils font moins de tapage qu'autrefois, les gens ne partent pas tous ensemble; l'a pye de óŗa kyè partié, il vient de dire maintenant qu'il partait; parte pye démąn, il ne part que demain. Sert à exhorter. Va pye, to charéi bąwa, va «seulement», tu seras une bonne fille.Exprime la menace, le souhait, la supposition. Che ęche pye pacha derën ā gole, si seulement il avait pu passer dans l'eau ! atįn pye, attends seulement! [menace];
pyese , s. f.  Poitrine des ruminants. Poitrine des ruminants.
pyese, s. f.  Arbre abattu et dépouillé des branches Arbre abattu et dépouillé des branches.eąn mijon a rlōo l'a oun grou mounton dé pyęsé, devant leur maison il y a un gros tas de pièces de sapin. Pièce d'argent, ona pyese d'ôo, une pièce en or.  Grand gaillard. Kyënta pyese! quel colosse!
pyéséta, s. f. Dim. de pyese.  Petite pièce. Petite pièce.
pyin s .m. Partie du bas qui recouvre le pied. Partie du bas qui recouvre le pied. Mè fó°" tsandjyę ó pyin dé ché tsouson, i réista l'è ouncó bon, il me faut changer le pied de ce bas, le reste est encore en bon état.
pyó, s. m.  Fruit du gaillet grateron qui s'accroche aux habits. Fruit du gaillet grateron qui s'accroche aux habits.
pyó, s. m.  Pou.  Pou. 
pyoca , s. f.  Pique.Ce mot arrive dans un conte qui se passe à la montagne. Pique.Ce mot arrive dans un conte qui se passe à la montagne.
pyoca , s. f.  Pleurnicheur. Pleurnicheur.
pyocą, v. n.  Pleurnicher, en parlant des enfants. Pleurnicher, en parlant des enfants. I peti l'è désóną, i avwì kyè pyocāe déeąn có°", le petit est réveillé, j'ai entendu qu'il pleurnichait tout à l'heure.
pyocāe, s. f.  Piaulement. Piaulement.
pyókyéŗéi, pyókyéŗa, s. m. et f.  Pleurnicheur, -euse. Pleurnicheur, -euse.
pyon, pyōrna, adj.  Ivre. Ivre. L'è pyon a mitchyą dou tin, il est ivre la moitié du temps; i vejęna iré ouncóméi pyōrna, la voisine était de nouveau ivre.En afr. pion (employé deux fois par Villon) signifie «buveur».
pyóouta, s. f.  Patte, Patte, ona pyóouta dé dzenelé, une patte de poule.Par ext. Jambe. Trin-né a pyó°"ta, il traîne la jambe.
pyóoutą, v. a.  Déchirer, arracher avec les serres. Déchirer, arracher avec les serres.
pyóoutāe, s. f.  Coup de patte Coup de patte. I tsën l'a oou méŗó°"wa avwéi ó tsate, ma l'a rechyou ona pyó°"tāe, le chien a voulu s'amuser avec le chat, mais il a reçu un coup de patte.
pyóouton, s. m.  Pied de cochon. Pied de cochon.
pyoule, v. a.  Arracher, sortir quelque chose à la hâte. Arracher, sortir quelque chose à la hâte. Pyoule foura è j-ālon, sortir à la hâte les vêtements [dans un incendie].  V. r. S'épouiller. Can è dzenelé che pyoulon, chénédze dé crwéi, quand les poules s'épouillent, c'est signe de mauvais temps.