co, (a) [aco], loc. adv. (avec dé). A court, court.  A court, court. Nó chin a co dé pan, nous sommes (à) court de pain; o-n-è pa a co dé traó sti an, on ne manque pas d'ouvrage cette année,
co, corta Court, courte Court, courte
co, corta, adj.  Court Court. I córda l'è trwa córta, la corde est trop courte; è dzó venyon adéméi co, les jours deviennent de plus en plus courts. ,  || Sur a co, voy. aco. \\ S.f. I corta, chemin de raccourci. I corta d'Owia, Ie raccourci d'Olive, allant de la route de Pélier ä la Sionne, au-dessus de la brasserie du St-Georges.
có°"ouą Mendier Mendier. v. intr.  I trâlé pa, l'è tôrdzo apréi có°"wa, il ne travaille pas, il est toujours en train de mendier. Lex. co°"wache, co°"wacheri, co°"wachye, co°"wachyè, có°"wan, có°"wan-na.
có°"ta  , s. f.  Côte. Côte. È petite có°"té, è grouché có°"té, les fausses côtes, les côtes; oun vi è co°"té a ha atse, on voit les côtes à cette vache (signe de maigreur!); dó°" có°" sti an i bonya è cóouté, deux fois cette année je me suis enfoncé les côtes. || È cóouté, les lames épaisses qui forment la carcasse d'une corbeille ou d'une hotte. || Inclinaison d'une colline. A mye có°"ta, à mi-côte. || I có°"ta dou berni, toute l'arête opposée au fil de la faux.
có°"ta , s. f.  Côte de blette.   Côte de blette.  
có°"tawa, s. f.  Iris (Iris Germanica L.). Iris (Iris Germanica L.). ën Chavyeje è có°"tawé venyon rin kyè pè corti, à Savièse il n'y a d'iris que dans les jardins [on n'en trouve pas à l'état sauvage].
có°"wache, s. f.  Mendiant effronté. Mendiant effronté.
có°"wacheri, s. f.  Gent mendiante. Gent mendiante.
có°"wachyè, s. m.  Mendiant sordide et éhonté. Mendiant sordide et éhonté. Oun vi pa mei óra dé fou broté có°"wachyè cómin on'onda, on ne voit plus aujourd'hui de ces vilains mendiants comme autrefois.
có°"wachye, v. n.  Mendier. Mendier. Terme de mépris. Ha brota vyele l'è ouncóméi apréi có°"wachye per ënkye, cette vilaine vieille est de nouveau en train de mendier ici.
có°"wan, có°"wan-na, s. m. et f.  Mendiant, mendiante (péjoratif.). Mendiant, mendiante (péjoratif.).
cobeneri, s. f.  Brouillamini. Brouillamini. I tsate l'a tó défé ó cromechéi, chin l'è 'na dzinta cobeneri, Ie chat a défait en-tièrement Ie peloton de fil, c'est un joli brouillamini maintenant. || Fig. L'a ona cobeneri pè ché prósé ky'oun vêré pa a fën, il y a dans ce proces un brouillamini dont on ne verra pas la fin.
cobéwé, s. m.  Gobelet.  Gobelet. Bire derën ou cobéwé, boire dans Ie gobelet. || Voy. Noms de familie.
cóbla, s. f.  Bande, troupe. Bande, troupe. Venyïon pè cóblé, ils venaient par bandes. || Espace de temps. Préé ona cóbla, prier un moment. || En patois de Grimisuat, outre le sens qu'il a à Savièse, le mot cóbla signifie aussi une dizaine du chapelet: préé ona cóbla, c'est réciter une dizaine.
cóbléta, s. f. Dim. de cóbla.  Petite troupe.  Petit instant. Petite troupe.  Petit instant.
coca , v. a.  Avaler un oeuf cru. Avaler un oeuf cru. L'a coca dó°" cócon, il a bu deux oeufs.
coca , v. n.  Courir, se dit des vaches piquées par les mouches Courir, se dit des vaches piquées par les mouches. È eatsé l'an wèea a cavoua é l'an coca via, les vaches ont leve la queue et se sont mises ä courir.  Par ext. Se dit des gens qui courent beaucoup. Hé fèmawé chon ouncóméi apréi coca, ces femmes sont de nouveau en course. || Le fréquentatif est cocanda || Se démener. È mouin-né l'an a coca óra, fó°" kyè chi to propro, les religieuses doivent se démener, il faut que tout soit propre [pour la rentree des étudiants].
coca, s. f.  Course. Course. Parti a coca, courir çà et là.Syn. ró°"da, rofa.
cocache, s. f.  Rôdeuse, rôdeur Rôdeuse, rôdeur. Kyënta cocache dé moundó! quel vilain rodeur!
cocanda, v. n.  Courir partout.  Courir partout. Cocandéran t-e tré dzó amou pè fou mêin! en vont-ils courir durant trois jours par ces mayens!... L'a pa oun mó-man kyè ch'ëntrepojeche, fé pa kyè cocanda, elle ne s'assied pas un instant, eile ne fait que courir. || Cf. coca (1).-
cocan-na, s. f.  Femme cancanière. Femme cancanière. Che chën-mïwé ha brota cocan-na, nó véjin avwere dé dzinté tsó°"jé! si cette vilaine cancanière se met de la partie, nous allons entendre de jolies choses!
cócarda, s. f.  Cocarde. Cocarde. Can venyon dé terye ou chôo, l'an tui a cócarda ou tsapéi, quand ils ont tiré au sort, les conscrits remontent tous [de Sion] avec la cocarde au chapeau. j| Rose trémière (Althéa rosea).
cócarda, s. f.  Rose trémière (Althéa rosea). Rose trémière (Althéa rosea).
cócha, s. f.  Moment. Moment. Atindre 'na cócha, attendre un moment.
cochele, v. a.  Amener l'eau dans le cochi  Amener l'eau dans le cochi . Voy. ce mot.
cochelou Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ? Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ?
cochën, s. m.  Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles. Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles.
cochena, v. a.  Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Cochena ó maadó, disposer des coussins sous la tête du malade. || Amortir le contact. Ché rèchôo l'è pó cochena a béna dou tsaré, ce ressort est la pour supporter la «benne» du char; hé fachené cochenon a fousta, ces poignées de branches étayent le fut.
cochené, s. m. Dim. de cochën.  Petit coussin. Petit coussin. I cochené pó pwëndre é j-aoulé l'è tóte frindjya, le coussinet pour «planter» les aiguilles est tout frangé.
cochi , s. m.  Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. || Cochi est apparenté au fr. «coche» (entaille); le cochi est forme d'une coche ou entaille pratiquée dans le bord du bisse ou torrent pour détourner l'eau sur une propriété. Voy. le verbe décósyé. \ | Syn. èrdzèréi.
cochi , v. a.  Abaisser, coucher. Abaisser, coucher. oura l'a cochya ó bla, l'ouragan a couché le blé.
cóchon, s. m.  Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal. Cf. catson, pouè, tró°"we, etc. Le mot chyin a un emploi analogue.
cóchóna, v. a.  Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner». Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner».
cóchóneri, s. f.  Cochonnerie en fr. pop. Cochonnerie en fr. pop.
cochyâé  Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre
cochye, v. n.   Neiger en tourbillons Neiger en tourbillons.Can cochïe i ni, cochïe tó deren pè è morale di tsawé, quand il neigeait en tourbillons, la neige pénétrait par les murailles du chalet.
coco, s. m.  Coucou. Coucou. Vwi, ó promyé ãdzó, i avwi tsanta ó coco, aujour-d'hui, pour la première fois j'ai entendu chanter le coucou.  Dé pan dé coco, du pain de coucou (Oxalis acetosella L.). Plante répandue dans les forêts; on en mange les feuilles qui ont un gout acide agréable. || Nom de l'anémone du printemps (Anemone vernalis L.). Ba pè wëntëna l'è tó plin dé coco [ou dé flöo dou coco], ä Lentine c'est tout plein de «fleurs du coucou».
cócó, s. m.  Cheval, dans le langage des enfants. Cheval, dans le langage des enfants.
cocōma Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque.  Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque. 
cocöma, s. m.  Colin-maillard. Colin-maillard. Dzowe ou cocöma, jouer ä colin-maillard.
cócon, s. m.  Oeuf.  Oeuf. Dé cócon di dzenelé, di j-ijéi, di charpin, di j-anjêe vè, des oeufs de poules, d'oiseaux, de serpents, de lézards verts( ce qui est une erreur : les lézards verts sont ovo-vivipares).; cócon di pówé, oeuf de coq. On donne ce nom aux petits oeufs de poule sans coquille; couvés, ils donneraient naissance a un serpent!  Dev.: ona mijon blantse, pa 'na fènéitra, pa 'na porta? - oun cócon; une maison blanche, pas une fenêtre, pas une porte? - un oeuf; ona mijon blantse plin-na tinky'ä fréita? ~ oun cócon; une maison blanche remplie jusqu'au faïte? - un oeuf.
cocoóche, s. f.  Coqueluche. Coqueluche.
cócówa, v. a.  Cajoler, choyer, dorloter.   Cajoler, choyer, dorloter.   Can l'are prou cócówa fou j-infan, i vêre chin kyè l'are, quand il aura assez cajolé ces enfants, il verra ce qu'il aura [gagné].
cócréitse, s. f.  Femme étourdie. Femme étourdie. Kyënta cócréitse dé fémawa! quelle femme étourdie, quelle tête en l'air!
coderi, s. m.  Vieux mot pour «tailleur». Vieux mot pour «tailleur». Prinde è coderi a mijon, prendre les tailleurs à la journée. || Du verbe coudre. Le mot est remplacé aujourd'hui par talöo.
codora Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe. n. f.  Syn. plus ancien cotuire. Il Suture.
cofi, s. m.  Cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse. cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse.
cofiŗon, s. m.  Grillon. Grillon. Dé fortin pè fou pra o-n-avwi kyè tsanta è cofiron, en printemps, dans les prairies on entend partout chanter les grillons.De nos jours on dit aussi coufiŗon .
cófó, cófa, adj. et s. m. et f.  Sale, malpropre. Sale, malpropre. Cófa, va vitó té bweea, mal-propre, va vite te laver. || Même mot ä Val d'Illiez (Fank. p. 196); a Vionnaz (Gil. 158).
cója, s. f.  Cause. Cause. Cwi è t-e i cója dé tó chin? qui est la cause de tout cela? Yó chéi pa i cója, je ne suis pas la cause; è nó°"tró l'an pa po-chou aa ina a cója falïe aa outr'ä Tsandowën, les nótres n'ont pu aller la-haut, parce qu'il leur fal-lait aller à Chandolin.
cója, v. a.  Causer. Causer. L'a cója a mó, cela a cause la mort. || Causer, parier. N'ën cója dé chin, nous avons causé de cela.
cojën, cojena, s. m. et f.  Cousin, cousine. Cousin, cousine. Nó chin promyé cojën, nous sommes cousins germains. || Syn. infan dé frare, enfants de frères.
cojena, s. f.  Cuisine. Cuisine. Can nó chin rin ky'è davwé, nó mëndzin foura a cojena, quand nous sommes seules les deux, nous mangeons ä la cuisine.
cojena, v. a.  Cuire sous forme de fricassée. Cuire sous forme de fricassée. Cojena è cócon, cuire des ceufs brouillés; dé pómé cojenéi, pommes coupées en menus mor-ceaux et cuites au beurre.
cojenâdzô Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme… Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme…
cojenâdzó, s. m.  Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. N'arin dé cojenâdzó pó sënna, nous aurons du «cuisinage» pour souper ce soir.
cojeni, cojenire, s. m. et f.  Cuisinier, -ière. Cuisinier, -ière. I mare a nó iré 'na bóna cojenire, notre mère était une bonne cuisinière; è cojeni chon pé j-ó°"tèwe; pé paijan chon tòrdzò è fèmãwé kyé préparon è cho°"wé, les cuisiniers travaillent dans les hôtels; chez les paysans ce sont toujours les femmes qui préparent les repas.
cojwãe, s. f.  Travail de couture. Travail de couture. Vwi n'ën fé ona bona cojwãe, aujourd'hui nous avons beaucoup cousu.
cokyelâdzo, s. m.  Coquillage. Coquillage. Outòr dé ou'ètan l'è plin dé cokyelâdzo, autour de l'étang c'est rempli de coquillages.
cokyele Coquille. Coquille.  E j-etseoui a cokyele, les escaliers en colimaçon.  
cokyele, s. f.  Coquille, Coquille, ona cokyele dé wemache, une coquille d'escargot; ona cokyele dé nwé, dé cocon, une coquille de noix, d'œuf.
cokyeléta, s. f. Dim. de cokyele.  Petite coquille. Petite coquille.
cokyelon, acokyelon ou a cokyelon, loc. adv.  Sur les épaules. Sur les épaules. L'a porta ba ó maadó acokyelon di è pra batāa, il a porté le malade sur les épaules depuis les «prés bâtards». Dans le langage enfantin akyelon.
cokyenadzó, s. m.  Nourriture frelatée. Nourriture frelatée. Nó balin dé fin ou mówé é pa d'âtró cokyenadzó, nous donnons du foin [à manger] au mulet et pas d'autre chose frelatée.
cokyenale, s. f.  Gens de basse condition. Gens de basse condition. Fou retsó kyé mãryon ha cokyenale chon tórdzó mayou, ces riches qui épousent ces personnes de basse condition sont toujours mal vus.
cokyeneri, s. f.  Coquinerie. Coquinerie.
cókyin, cókyena, s. m. et f.  Coquin, coquine. Coquin, coquine.
cole,  s. f.   Cuiller.  Cuiller.  È mosyôo l'an de petite colè pô chopa ó caféi, les messieurs [citadins] ont de petites cuillers pour le café; ona coloe dé bó°", une cuillère en bois.
côlé, s. f. pl.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau. 11 Syn. côlon.
coléra, s. f.  Cuillerée. Cuillerée. È colèréi é è j-emené chon è mejoré dé fou d'Ain, les « cuillerées » et les « hémines » sont les mesures en usage à Ayent; ona coléra dé rémyédó, une cuillerée de remède.
coléréta, s. f.  Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets. Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets.
coléréta, s. f.  Ricochet d'un caillou sur l'eau. Ricochet d'un caillou sur l'eau. Fan è côlérete, ils font des ricochets. 
côlon, s. m. pl. Syn. de côlé.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau.
colôo, s. m.  Cheminée, ravin. Cheminée, ravin. Di déwéi  Pra Rouwa n'ën apela ba pé oun colôo, depuis au-delà de Pra-R. nous sommes descendus par un « couloir ».
colôo, s. m.  Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. I colôo chervé a côwa ô waséi, la couloire sert à couler le lait. || Devin. Chadé vô kyën l'è i plo fën da mijon? -i van. - è i plo tacó? - i colôo; savez-vous quel est le plus fin de la maison? - le van. - et le plus sot? - la couloire. Tandis que le van rejette les déchets et garde le bon grain, la couloire," au contraire, retient les matières impures et laisse couler le lait.  
com', conj.  Comme.  Comme.  S'emploie seulement devant un mot commençant par une voyelle et est une contraction de la forme cômin. iré chô com'ona dâle, il était sourd comme un pin; l'è oun dzowénó nète com'i fô°", c'est un jeune homme tout à fait comme il faut || Voy. cómin.
coma, s. f.  Crinière du cheval. Crinière du cheval. Pó pa  tsêre ché tenyïé pé a coma dou tsowa, pour ne pas tomber il se tenait à la crinière du cheval.  Mot fréquemment employé en ce sens par les poètes français. Du lat. coma. || Grimisuat, Val d'Illiez (Fank.), Vionnaz, etc., id.
comacló, s. m.  Crémaillère de cuisine. Crémaillère de cuisine. Can o-n-atsete dé podzené, fó°" wé je pacha tré ãdzó outòr dou comacló, apréi chin è podzené parton pa méi via, quand on achète des poussins, il faut les passer trois fois autour de la crémaillère, après cela ils ne quittent plus la maison. || Cette superstition existe aussi à Neuchâtel: «Quand vous achetez des poules, faites-leur donner trois fois le tour du crémailler afin qu'elles reconnaissent la maison.» Bonhôte, cité par Pierreh. s. v. cramailler. Cette coutume est déjà attestée au XVe s. «Prends le chat ou geline et le tourne par trois fois autour de la crameillie... par ainsi jà ilz n'en partiront [de ton hostel].» Evang. des quenouilles, éd. 1855, p. 122. Cf. FEW 2, 1312.
coman, s. m.  Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè. Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè.
comanda, s. f.  Ordre. Ordre. Fajïe ni ana ni comanda, il ne faisait aucun signe de vie. Voy. s. v. ana.  Dire d'un enfant qu'il est dé bona comanda, c'est dire qu'il fait sans réplique ce qu'on lui commande.
comanda, v. a.  Commander. Commander. Comanda cakyé tsó°"ja, commander quelque chose. I fan rin, i fan rin, fou j-in-fqn, é oun cló°" pa a gôrdze dé comanda, ils ne font rien, ils ne font rien, ces enfants, et on ne ferme pas la bouche de leur commander.
comandémin, s. m.  Commandement militaire. Commandement militaire. N'oun avwejïe ó comandémin di la, on entendait le com. depuis ici.
comandémin, s. m.  Commandement. Commandement. È djye comandémin, les dix commandements.  
comandin, -inta, s. m. et f.  Commandant. Commandant. I comandin da Féita a Djyo, le commandant de la troupe à la Fête-Dieu; kyën comandin, ché crwéi crapó ! comme il sait commander, ce mauvais gamin! Tui prou comandin, prou métra, tous de bons commandants, de bons dirigeants; plin.na a mijon dé comandinté, la maison est remplie de femmes qui commandent.
comandjyou, s. m.  Celui qui distribue l'eau. Celui qui distribue l'eau. L'è enou i comandjyou di j-étan, celui qui distribue l'eau des étangs est venu. || Le droit d'arrosage est concédé à tour de rôle; celui qui est chargé d'en indiquer le jour et les heures s'appelle comandjyou
comaŗą    Commérer, bavarder.V. tr.  Commérer, bavarder.V. tr. 
comara, v. n.  Commander, agir en maître. Commander, agir en maître. Achïon pa comara a ché derën pa boteca, on ne laissait pas celui-là commander dans le magasin.
comare, s. f.  Commère. Commère. L. Folk. 7, p. 95. Grimisuat, id.
cómêche Commerce Commerce.n. m.  Var. anc. fém. cómêrche. L'a asosia sti pó ché cómêche, il s'est associé celui-ci pour ce commerce
comechéiró, s. m.  Commissaire Commissaire
comechyon, s. f.  Commission. Commission.
comechyónéró, s. m.  Commissionnaire. Commissionnaire.
comechyóneta, s. f. Dim. de comechyon.  Petite commission. Petite commission.
comedi.in, comediéna, s. m. et f.  Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Oun pou pa ché fya a dé comedi-in dinché, on ne saurait se fier à des comédiens de cette espèce.
comedïa, s. f.  Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Demëndze kye ën fou dé Granwé dzowéran a comedïa outre ou Plan-Tsarfa, dimanche prochain les gens de Granois vont jouer une pièce de théâtre au P.-Ts.
coméi, s. m.  Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi). Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi).
coméire, s. f.  Commère. Commère. Can l'a béjwin dé cakyé tso°"ja, n'avwi rin kyé coméire, coméire, quand elle a besoin de quelque chose, on n'entend que commère par ici et commère par là; ha l'è coméire avwéi mè, celle-là est ma commère.
cómérâdzó, s. m.  Commérage. Commérage.
cómêrche, s. f.  Comédie, désordre. Comédie, désordre. Kyënta cômerche l'an jou pé hé j-èwèsyon! quelle comédie il y a eu pour les élections! || Dèean l'aie 'na groucha cómêrche, óra pa méi tan, autrefois son commerce était prospère, il ne l'est plus guère maintenant; fer' a cómêrche dou vën, faire le commerce du vin. || Bruit, vacarme, manière d'agir. Pa mowin dé dromi avwéi vô°"tra cómêrche, tsarôpé dé fèmawé ! pas moyen de dormir, avec votre vacarme, canailles de femmes ! || Syn. cómêche, également usité.
cóméta, s. f.  Comète. Comète.
cómétre, v. a.  Commettre. Commettre. L'a cometou. oun pètchya, il a commis un péché.
comi, s. m.  Commis. Commis. On appelle ainsi le représentant du Département militaire qui réside à Savièse. I comi partie ba avwéi è recrou : le commis descendait [à Sion] avec les recrues.
cómin, adv. inter.  Comment, comme. Comment, comme. Devant l'article oun, ona, on trouve la forme brève et la complète: cóm'oun tsën, comme un chien; c'est la forme la plus fréquente, quand on ne veut pas appuyer sur la comparaison; chéi ita rechyou cómin oun tsën, j'ai été reçu comme un chien. L'art, fém. ona peut perdre le o après cómin: iré chó°" cómin 'na béitchye, il était ivre comme une bête; cómin fó°" t-e f ère? comment faut-il faire? -chéi pa cómin varé, je ne sais pas
cómin, adv. inter. ( suite) Comment comment ça ira; cómin djyon t-e a sta tsó°"ja? comment appelle-t-on cette chose? || Adv. corrélatif des adv. de compar. T'éi 'na canale ! - atan cómin to, tu es un voleur! -autant que [pas plus que] toi; iré pa tan byo cómin l'an de, il n'était pas aussi beau qu'on l'a dit; prin tan dé tin cómin pó myere, cela prend autant de temps que pour couper le blé avec la faucille. || Comme si. L'a corou cómin i djyâbló eche ënporta a mijon, il a couru à la maison comme si le diable l'avait emporté (L., Contes, p. 87).
cóminsémin  Commencement. Commencement. n. m.  Syn. anc. ënrówemin. Lex. cóminsye.
cóminsye, v. a.  Commencer. Commencer. To cóminséréi w'atre tsouson can l'aréi forni sti la, tu commenceras l'autre bas quand tu auras fini celui-ci. || V. r. A cwi e t-e a cóminsye ? qu'est-ce qui commence [à jouer]? 11 V. imp. Ché cómincheche a bale dé ni, n'oran rin a féré ky 'aa ina kyeri ba è eatsé, s'il commençait à neiger, nous n'aurions rien d'autre à faire que d'aller chercher les vaches. || Cóminsye a, se mettre à. Dri kyé l'îta chówé l'a cominsya a plóra, aussitôt qu'il s'est trouvé seul, il s'est mis à pleurer. || Syn. ëncóminsye.
cómódéta, s. f.  Bon vouloir. Bon vouloir. Atindre a cómódéta dou botchyó, se régler sur le bon vouloir [la lenteur] du bœuf.
comoditéi, s. f.  Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe. Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe.
cómódó, s. m.  Commode, meuble à tiroirs. Commode, meuble à tiroirs.
comona, s. f.  Commune. Commune. I comona dé Chavyeje va tinkyè outre ou Tsatéwé, la commune de Savièse s'étend jusqu'au Châtelet; i mowën da comona, le moulin communal. Nom d'un moulin situé dans la vallée de la Sionne et appartenant autrefois à la commune.
comonâoue  Communal.  adj. Communal. Lex. comoun, comona. comonin, 
comoneca, v. a.  Communiquer. Communiquer. Comoneca è wétré a d'âtró, communiquer les lettres à autrui.   ||  V. n.Avoir des relations. Nó comonekyįn pa méį avwéi rlōo, nous n'avons plus de relations avec eux. || V. r. Che comonekyeŗąn prou tòte entre rlōo, ils se communiqueront bien tout entre eux.
comonecasyon, s. f.   Communication. Communication.
comonin, s. m.  Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, óŗa nó chin pa méi comonin ën sta comona, maintenant nous ne sommes plus communiers dans cette commune, disait qqn qui se plaignait des nouvelles dispositions forestières, trop sévères à son gré; l'è intra comonin chęla, il s'est fait recevoir bourgeois de cette commune.
comonye s.v. Communier, donner la communion Communier, donner la communion., cf. s. v. Acomonyę.
comonyon, s. f.  Communion. Communion. Dan ó tin fajïon a promyeŗe comonyon entré ondz' é catôrj'yąn, autrefois, on recevait la première communion entre onze et quatorze ans.
comoun, s. m.  Nom générique pour désigner les pâturages, forêts, Prop, le communal, nom générique pour désigner les pâturages, forêts, etc., communaux. I mótéi dé Wintęna l'è comoun, le monticule de Lentine est communal; l'a bâti ó tsawé a mitchyą chou ó comoun, il a bâti la moitié du chalet sur le terrain communal; i mijon dou comoun, la maison communale. Ce sens du mot comoun est très ancien.
conba  s. f.  Contenu d'une ripe. Contenu d'une ripe. Féré 'na conba dé pewa, faire de l'orge perlé du contenu d'une ripe.
conba  s. m.  Lutte. Lutte. L'an dé veŗetābló conba fou gamin, ils ont de vraies batailles, ces gamins. || Difficulté, tracas. Kyëntou conba, can o-n-a dé crwéi veįën ! que de difficultés quand on a de méchants voisins ! I conba dou traó, le tracas du travail.-
conba, s. f.  Combe, vallon.  Combe, vallon.Syn. gyįn-na, clóte. || Voy. noms de lieux.
conbątre, v. a.  Combattre. Combattre. Kyè conbatęchon pye ó ma di vęnyé, i vëndran rin métré ; è moundó chon trwa crwéi, qu'ils combattent donc la maladie de la vigne, ils n'obtiendront rien: les gens sont trop méchants.
conbęna, s. f.  Combinaison, histoire. Combinaison, histoire. Chin l'a tòte ona conbena, il y a là toute une histoire.
conbeną, v. a.  Combiner. Combiner.
conbéniri Combine. Lex. conbena, conbena.n. f.  Combine. Lex. conbena, conbena.n. f. 
conbeniŗi  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m.  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m. 
conbeŗou, -rouja, adj.  Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Oun pou pa ënpléé ché wan, l'è conbeŗou, on ne peut pas se servir de cette planche, elle est tordue [voilée]. Il Semble dérivé du lat. cumbus; esp. cumbaŗ, tordu. || Syn. mapląn.
conbeta, s. f. Dim. de conba.  Petit vallon. Petit vallon.
conbeta, v. n.  Souhaiter du bien à quelqu'un. Souhaiter du bien à quelqu'un. Pou rin conbeta a nyoun, il ne peut souhaiter aucun bien à personne.
conbla Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre, Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre,
conble, s. m.  Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble. Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble.
conbló, conbla, adj.  Rempli. Rempli. I brįnta iré conbla dé rejën, la brante était remplie de raisins; oudjye rin méi derën, w'étchyésó l'è conbló e-n-ódre, ne versez plus [d'eau], la cuve est bien remplie.
conblon, s. m. pl. Houblon  Houblon.Grim, id.
conchacrą, v. a.  Consacrer. Consacrer. Ché l'è conchacrą, celui-là a reçu le sacerdoce ou est entré dans la vie religieuse.
concharvą, v. a.  Conserver Conserver. || Cf. s.v. conchêrvą.
conché, s. m.  Conseil (de commune p. ex.). Conseil (de commune p. ex.). L'è dou conché, il est du conseil; è conché di mountąnyé, les conseils des «consortages» d'alpages. Il Prov. A Chën-Gaŗën fan ó conché è tsó°" pó chai kyëntou dïon métra tęita, à la Saint-Garin les choux tiennent conseil pour savoir lesquels doivent former les têtes. Il Le mot commence à faire place à consèl.
conchéo Consort. Consort.
conchéo, s. m.  Conseiller communal. Conseiller communal. Le mot conchéo est souvent remplacé aujourd'hui par le mot consèlè. Ě conchéo chon nóma tui è catr'ąn, les conseillers sont nommés tous les quatre ans.
conchêrva Conserve Conserve
conchêrva  Conserve Conserve. n. f.  Syn. anc. consêe. n. m. Braguette.
conchêrvą, ou concharvą, v. a.  Conserver Conserver. Nó conchêrvąon de pómé é dé prevwi, nous conservions des pommes et des poires. || Prov. Dromį dé bon'ouŗa, é wéeą ó matën, conchêrvé fortona é santéi, se coucher de bonne heure et se lever tôt, conserve fortune et santé. || V. r. Hé proun-mé che conchêrvéŗąn pa grantin, ces prunes ne se conserveront pas longtemps.
conchêrvasyon, s. f.  Conservation Conservation. Balę pó ona mécha pó a conchêrvasyon di béitchyé, «donner» une messe pour la conservation du bétail.
conchintemin, s. m.  Consentement. Consentement. L'è parti chën ó conchintemin di paŗįn, il est parti sans le consentement des parents.
conchinti, v. n.  Consentir Consentir. I odri prou kyè nó conchintęchon a vindre ché pra, il voudrait bien que nous consentions à vendre ce pré; l'a conchinti dé balę partadjyę, il a consenti à donner son bien en partage.  Avouer. Conchintie prou kyè l'aïé tôo, il convenait bien qu'il avait tort.
conchintre, v. n.  Consentir Consentir. Moins usité (L., Contes, p. 137).
conchomasyon, s. f.  Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880. Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880.
conchóouasyon, s. f.  Consolation. Consolation. N'ën jou ha conchówasyon, nous avons eu cela comme consolation.
conchówą, v. a.  Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Ché pó°"ró peti che achïe pa conchówa, ce pauvre petit était inconsolable.
conchyinse, s. f.  Conscience. Conscience. Tó pari,fó°" ai jostó amódó dé conchyinse pó che condwęré dinché, tout de même, il faut avoir bien peu de conscience pour se conduire ainsi; é i conchyinse, pòrkyè è t-e? et la conscience, pourquoi est-elle? Fwè dé conchyinse, foi de conscience, jurement dont se servent les enfants.
condaną  v. a.  Condamner. Condamner. Che ó t'atrąpon, ó té condanéŗąn i traó fòrchyą, s'ils l'attrapent, ils le condamneront aux travaux forcés; condaną a w'ënminda, condamner à l'amende.
condaną, -nąe  s. m. et f.  Condamné. Condamné. Condaną ā mò, condamné à mort.  Adj. L'a de kyè tó chin iron de maadó condaną, il a dit que c'étaient tous des malades condamnés.
condanasyon, s. f.  Condamnation Condamnation. Oun di fran cha condanasyon, ch'oun di pa dé mintiŗi, on prononce sa condamnation si l'on ne dit pas de mensonges.
condesyon, s. f.  Condition. Condition.
condįyą, s. m.  Congé. Congé. I réjyan l'a balą condjyą apréi deną, le régent a donné congé cet après-midi; a Pākye n'ën dó°" dzò dé condjyą, à Pâques nous avons deux jours de congé.
conela, s. f.  Bande, troupe, Bande, troupe, ona conela dé podzené, une troupe de poussins. Il Le mot conela a une parenté avec cuniculus, v. fr. conil,lapin, et a probablement d'abord désigné une bande de lapins.
coneléta, s. f. Dim. de conela.  Petite troupe, petite bande. Petite troupe, petite bande.
confanon, s. m.  Bannière d'église. Bannière d'église. Déeąn a prosesyon l'a oun kyè porté ó confanon, en tête de la procession marche celui qui porte la bannière. || Cf. le fr. gonfanon et gonfalon.
confécha, s. f.  Confesse. Confesse. Chon pa dé moundó kyè van a confécha, ce ne sont pas des gens qui vont à confesse.
confécha, v. a.  Confesser. Confesser. Confécha è pétchyą, confesser les péchés. || V. r. Se confesser. Chéi jou confécha ba i capotsën, j'ai été me confesser chez les Capucins.  Entendre les confessions. Ché conféché rin ky'ën 'awemąn, celui-là ne confesse qu'en allemand.
confechōo, s. m.  Confesseur. Confesseur.
conféchyon, s. f.  Confession, Confession, anmó pa tan ché wivró: l'a pa è prééŗé déeąn é apréi a conféchyon, je n'aime pas tant ce missel : il ne contient pas les prières avant et après la confession.
confechyonįŗe, s. f.  Confessionnal, Confessionnal, ën w'elįje a nó l'a cątró confechyoniré, dans notre église il y quatre confessionnaux.
confèdéŗachyon, s. f.  Confédération suisse. Confédération suisse.
confédéréi, s. m.  Confédéré, titre d'un journal valaisan. Confédéré, titre d'un journal valaisan. Tsa ché kyè l'a ënrądze avwéi mochōo fé eni ó confédéréi, aussitôt que qqn est fâché contre le curé, il s'abonne au « Confédéré ».
confën  Confins, limite Confins, limite .n. m. . Syn. anc. confou (ou) (1).
confescą, v. a.  Confisquer. Confisquer.
confescasyon, s. f.  Confiscation. Confiscation.
confirma, v. a. et abs.  Confirmer. Confirmer. Can vën i ronda d'aa confirma, w.'éékye l'a prou a féré ((pwè ??)), quand vient le moment de faire les tournées de confirmation, l'évêque a assez à faire. [| Syn. plus anc. : ëncrimą.
confiture, s. f.  Confiture. Confiture.
confondre, v. a.  Confondre. Confondre.
conforma (che), v. r.  Se conformer. Se conformer. Oun cha prou, i fó°" ché conforma ā rlwéi, on le sait bien, il faut se conformer à la loi.
confou  -fouja, adj.  Qui a perdu la présence d'esprit.  Qui a perdu la présence d'esprit. Chéi enou tó confou, conprinjîó rin chin kyè dejïon, je suis devenu tout «confus», je ne comprenais point ce que l'on disait.
confou s. m.  Propriété exposée à être foulée par les passants. Propriété exposée à être foulée par les passants. S'emploie dans l'expression: ou confou = rloua avwe tui van tsarpitą, endroit que tous foulent aux pieds; o-n-a paméi rin dé ché pra, l'è trwa ou confou, on n'a jamais rien de ce pré, il est trop exposé à être foulé par les passants.
confraŗie, s. f.  Confrérie. Confrérie. L'è da confraŗįe dou rójéiŗó, elle est de la Confrérie du Saint Rosaire.
confronta, v. a.  Confronter. confronta, v. a. Confronter. 
confrontasyon, s. f.  Confrontation. Confrontation.
confyą, v. a.  Confier. Confier.
confyanse, s. f.  Confiance. Confiance.
congrin-na, s. f.  Gangrène. Gangrène. L'a atrapi a congrin-na é l'a falou cópą a tsanba, il a été atteint de la gangrène et on a dû lui amputer la jambe.
cónólą, s. f.  Quenouillée. Quenouillée.
cónole, s. f.  Quenouille. Quenouille.
conoléta, s. f. Dim. de conole.  Petite quenouille. Petite quenouille.
conpacha (che), v. r.  Se croiser. Se croiser. Che chon conpacha, ils se sont croisés; todri kyè che conpachęchon pa pè vāé, pourvu qu'ils ne se croisent pas sur les chemins.
conpaŗechąnse, s. f.  Comparution. Comparution.
conpaŗétre, v. n.  Comparaître. Comparaître.
conpinchą, v. a.  Compenser. Compenser. Vwéi perdou. cąkyé tsó°"ja a cója dé nó, è bin ! nó conpinchérįn tóté, vous avez perdu qqch. à cause de nous, eh bien! nous compenserons tout cela; nó chin pa itą conpinchą dé chin, nous n'avons pas reçu de compensation pour cela. || V. r. Tó chin che conpinchéŗé, tout cela se compensera.
conplé, s. m.  Complet, Complet, óŗa oun vi pa kyè dé moundó avwéi dé conplé, maintenant on ne voit que des gens portant des complets [chose inconnue autrefois à la campagne].
conplétą, v. a.  Compléter. Compléter. To conpléteréi méimó, tu compléteras toi-même.
conplétamįn, adv.  Complètement. Complètement.
conplète, -pléta, adj.  Complet. Complet.
conpló, s. m.  Arrangement secret Arrangement secret. L'a è į-atséŗó°" kyé l'an avwį ché conpló, les vachers ont entendu ce complot, cet arrangement.
conplótą, v. a.  Comploter, parler en cachette. Comploter, parler en cachette. L'a djya on'ouŗa kyè parlon déeąn w'elįje, béi kyè pouwon tan ai a conplótą hé dąvwé bécąché? il y a déjà une heure qu'elles causent devant l'église, je me demande ce qu'elles peuvent avoir à comploter, ces deux bécasses de femmes?
conpóją, v. a.  Composer. Composer.
conpojesyon, s. f.  Composition. Composition. L'è bon pó préé, ma va rin pó a conpojesyon! il aime bien prier, mais il ne vaut rien pour la composition !
conpòrtą (che), v. r.  Se comporter. Se comporter. Oun che conporté pa dinché avwéi oun vyou pare, on ne se conduit pas ainsi avec un vieux père.
conpotįste, s. m.  Computiste. Computiste. C'est le nom de la suprême autorité dans l'administration du Torrent-Neuf. Ses pouvoirs sont assez étendus: c'est lui qui tient les livres, qui  peut «changer les quartiers» (tsandjyę dé cartį), tsaréé w'éivwe ou atsetą è mètr'a choun contó, amener l'eau ou l'acheter et mettre à son compte.  Du latin computare, qui indique la fonction du computiste. En fr. le mot désigne non seulement celui qui travaille au comput, mais un officier chargé de percevoir certains revenus de la chambre apostolique (Littré).
conprįnde  v. a.  Comprendre. Comprendre. Conprinjó pa chin kyè to di, je ne comprends pas ce que tu dis; conprinjïé pa é méŗó°"we, il n'entendait pas les badinages. || V. r. Can oun ché ąnmé pa, oun che conprįn pa, quand on ne s'aime point, on ne se comprend pas.
conprįnde , s. m.  Comprendre, accommodement. Comprendre, accommodement. Chin iré cąkyé tsó°"ja Vwéŗó iré de bon conprįnde, c'était remarquable comme il entrait facilement dans nos vues. || Verbe pris substantivement.
consantra (che) Se concentrer Se concentrer.v. pron.  Fó°" che consantra pó féré ché traó, il faut se concentrer pour faire ce travail. Var. consintra (che).
consêe Concert.  , .  Concert.  , . 
consêe, s. f.  Conserve. Conserve. Métré dé cocon en consêe pó d'evêe, mettre des œufs en conserves pour l'hiver.
consel , s. m.  Conseil. Conseil. Can oun wé vi pa, oun pou pa balę dé bon consel, quand on ne les voit pas, on ne peut pas leur donner de bons conseils.
consel, s. m.  Conseil de commune, etc. Conseil de commune, etc. 11 Voy. le mot conché.
consèlè, s. m.  Conseiller. Conseiller. Autrefois on avait conchéo, qui n'est plus guère usité.
consèrtą (che), v. r.  Se concerter. Se concerter.
consèrvatōo,   s. m.    Conservateur Conservateur. Terme de politique.   Syn. plus ancien: ristó°".
consina Consigner, réserver Consigner, réserver.v. tr.  Voui, consinon é pómé dé têra outra comona, aujourd'hui, on réserve les pommes de terre à la commune. La commune achète un stock qu'elle vend aux particuliers qui ont réservé un lot.,.
consorta, s. f.  Consultation d'un médecin, d'un avocat.  Consultation d'un médecin, d'un avocat. Consulte pour consultation est encore courant en SR.
consorta, v. a.  Consulter le médecin, l'avocat. Consulter le médecin, l'avocat. Oun consorteŗį prou è meŗesęn che cotechon pa tan tchyè, on consulterait assez le médecin s'il n'était pas si cher.
constrosyon, s. f.  Construction. Construction. Dé bó°" dé constrosyon, du bois à bâtir.
constrouęre, v. a. Construire.  Construire. Constrwęre 'na mijon, 'na grąndze, 'na vāe, construire une maison, une grange, une route. || Abs. Van constrwęre, ils vont construire.
contą   , v. a.  Compter. Compter. Dąwe béitchyé kyè nó contąon fornité, n'ën pochou vwaŗi, deux pièces de bétail que nous comptions perdues, nous avons pu les sauver; conta w'ardzįn, compter l'argent; conta vwéŗó nó pêjin, comptez combien nous perdons. || Contó chou rlwi, je compte sur lui; to pou conta kyè t'aŗéi a féŗé avwéi sti, tu peux compter [être sûr] que tu auras à faire à moi. || Conta! comptez!... est une réflexion qu'on fait en entendant qqn raconter de grandes choses, c'est un mot d'approbation. Il Prov: Ché kyé conté tòté, vwąnyé pa é tsan, celui qui suppute tout, n'ensemence pas ses champs. Il V. r. Se compter. Ché conton pó chai vwéŗó chon, ils se comptent pour savoir combien ils sont; ché l'è oun tenęró kyè che conté, cet homme est un foudre qui compte; ona fréeą de moundó kyè che conté, une multitude de gens qui compte.
contą  , v. a.  Conter. Conter. Gró°"cha, conta a conta dou tsataąn Aroun`na, grand-maman, racontez-nous l'histoire du juge A.
conta, s. f.  Conte. Conte. Chose inventée. Chon chwêe dé conté chin, ce sont sûrement des contes, cela. || Dé conté d'Ijérąbló, des contes d'Isérables (c'est le Salvan, le Villarimboud, le Gersau du centre du Valais).
conta, s. f.  Conte. Conte. L'a dé plo bèwé conté derën ën ché wįvró, il y a de si belles histoires dans ce livre; è conté da chenegó°"da, les contes de la ch. Il 
conta.  , s. m.  Compte. Compte. I conta da mountanye, les comptes de l'alpage. Il V. pris substantivement.
contenoèwe, adj.  Continuel, Continuel, entre fou dó°" l'è ona batale contenoèwe, entre ces deux c'est guerre continuelle. || Adv. Continuellement: ën pląche dé che chónyé contenoèwe, au lieu de se soigner continuellement; darnou réichon pa tan contenoèwe, [à la scierie d'] en haut ils ne scient pas très régulièrement; pwi pa féŗé contenoèwe, je ne puis pas travailler sans discontinuer.
contenową, v. a.  Continuer. Continuer. || Abs. S'to contenowe a ha móda, t'éi perdou, si tu continues ainsi, tu es perdu.
contenowamįn, adv.  Continuellement Continuellement. L'è contenowamin apréi che plindre, il est continuellement à se plaindre. || Syn. chën chéicha, tòrdzó.
contenowasyon, s. f.  Continuation. Continuation.
contin   , adv.  Comptant, Comptant, dans les expressions: atsetą ardzin contin, paé ardzin contin, acheter, payer argent comptant.
contin  , continta, adj.  Content. Content. Ché l'è tórdzó contin, celui-là est toujours content.
contintémįn, s. m.  Contentement, satisfaction. Contentement, satisfaction. Kyën contintémin can o-n-a forni dé rintrą a prija ! quel contentement quand on a fini de rentrer la récolte!
conto, s. m.  Contour, Contour, wéi i vae fajïe oun conto, là la route faisait un grand contour. |] Détour. L'a bala oun grou conto pó pa che récontra avwéi ó pare, il a fait un gros détour pour ne pas rencontrer son père.
contó, s. m.  Compte. Compte. I contó l'è josto, le compte est juste; nó véjin règlą ché contó, nous allons régler ce compte; sta chenąn-na n'ën è contó, cette semaine nous avons les comptes [de la commune à régler]. Il Prov. Oŗōo dé contó fé pa contó, erreur de compte ne compte pas; porta en contó è fré dé w'ëntèrémįn, porter les frais de l'enterrement en compte; è tchyęvré tęnyon rin a contó chin ky'oun bąle ou bou, les chèvres ne tiennent pas compte de la pâture qu'on leur donne à l'étable [il leur faut la pâture libre, en plein air].-
contoma, v. a.  Condamner par contumace Condamner par contumace. L'an contoma a tó è fré, ils l'ont condamné à tous les frais.
contomanse, s. f.  Séance devant le juge. Séance devant le juge. L'an wèea a contomanse, ils ont levé la séance.
contôo, s. m.  Compteur électrique. Compteur électrique.
contorna, v. a.  Contourner. Contourner.
contradesyon, s. f.  Contradiction. Contradiction.
contrarié, v. r.  Chicaner. Chicaner. Ché kyé contrariéré watre l'are pa dé pan a dedzoun-na, celui qui chicanera l'autre n'aura pas de pain au déjeuner. || V. r. Se chicaner. Pórkyè are vw'éité vó tórdzó a vó j-è contrarié? pourquoi aussi êtes-vous toujours à vous contrarier?
contrariéréi Contrarieur Contrarieur. n. m. et f.  Lex. contrarié, contrariétéi, contrariou.
contrariétéi, s. f.  Contrariété; contretemps. Contrariété; contretemps.
contrariou, -ja, adj.  Ennuyeux, à contretemps. Ennuyeux, à contretemps. Ché crwéi tin l'è ita nète contrariou, n'ën rin pochou rintra ché fin, ce mauvais temps est arrivé bien mal à propos, nous n'avons pas pu rentrer ce foin; oun pra prou rlwin, contrariou., un pré très éloigné, qui crée des ennuis.
contravansyon, s. f.  Contravention. Contravention. Fajïon dé contravansyon ina pa dzôo, ils agissaient en contravention dans la forêt [coupaient des arbres sans permission].
contré, adv.  Contre. Contre. N'ën bala de chopa, ma l'a pa rada contré, nous lui avons donné de la soupe, mais il ne l'a pas regardée; i tsën chouté contré, le chien saute contre les gens. 
contré, prép.  Contre Contre. Nó véjin contré w'evêe, nous allons vers l'hiver; t'éi verya contré mè, tu es tourné du mauvais côté; partie outré contré Gromejwa, il allait du côté de Grimisuat. || Cf. ëncontré.
contrebandi, s. m.  Contrebandier. Contrebandier.
contrébatré, v. a.  Combattre, lutter contre. Combattre, lutter contre. Cómin falie féré pó contrébatré a mawadi, comment il fallait faire pour combattre la maladie; i roun-ma che ache rin contrébatré, paché dêean tó, on ne lutte pas efficacement contre le rhume, il prend toujours le dessus. || 
contrébatré, v. a.  Discuter Discuter. I avwi kyè contrébatié avwéi a fèna djya dé gran matën, j'ai entendu qu'il discutait avec sa femme déjà de bonne heure; avwéi sti l'a rin a contrébatré, avec moi, il n'y a pas à discuter. || Même sens en afr.
contrébinda, s. f.  Contrebande. Contrebande.
contrechyon, s. f.  Contrecoup. Contrecoup.
contrechyon, s. f.  Contrition. Contrition. Cha tó pé côo óra w'ato dé contrechyon? sais-tu maintenant l'acte de contrition par cœur?
contrédéré, v. n.  Contredire Contredire. I contrédi tóte ! il contredit tout !
contréferé, v. a.  Contrefaire. Contrefaire. Syn. dechowé.
contréiró, s. m.  Contraire Contraire. I di chowin ó contréiró dé chin kyé chondzé, il  dit souvent le contraire de ce qu'il pense : l'è jostó ou contréiró kyé falïé féré , il fallait juste faire le contraire.
contrémétre, s. m.  Contremaître. Contremaître. I contrémétre dé w'ënfêe, le contremaître de l'enfer; rlwi l'è contrémétre amou a Chepise, il est contremaître à [l'usine de] Chippis.
contrepi, s. m.  Contrepoids. Contrepoids.
contresta, v. a.  Contrister. Contrister.
contrindre, v. a.  Contraindre, forcer. Contraindre, forcer. L'îta contrin dé resta wéi chowé ou tsawé, il a été forcé de rester là tout seul, au chalet.|| Pousser les vaches, cochons, poules dans un coin pour les prendre; ché mojaon dé  powi  ó  t'apele   ën  contrinjin outré pé ché couën, ils pensaient pouvoir le pendre en le poussant vers ce coin.
contrinte, s. f.  Contrainte, violence Contrainte, violence. ité pa kyè ä contrinte, il ne reste que par la force, malgré lui. En temps de pluie inopportune: che vîon bweea ä contrinte, ils sont lavés malgré eux.
contro°"wè Contrôle. n. m.  Var. contröo Contrôle. n. m.  Var. contröo
contróoua Contrôler  v. tr.  Contrôler  v. tr. 
contse, s. f.  Ripe, auge circulaire Ripe, auge circulaire. I roba verye derën ä contse é ématse è pómé, la roue tourne dans la ripe et écrase les pommes. || Combe.
convèsyon, s. f.  Conversion. Conversion. || Prov. (L. 30). Convèsyon de chën Póo, clâa é byo, méi de vën kyè d'éivwe, Conversion de S. Paul (25 janvier) clair et beau = plus de vin que d'eau.
convóca Convoquer. v. tr.  Convoquer. v. tr. 
convoua Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire. Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire.
convoua, s. m. Mannequin. Mannequin. I tsasyou l'a pèrchya ó convwa ky'iré wéi chou ó tron, le chasseur a percé le mannequin qui était là sur le tronc.
conyasyé Cognassier  (Cydonia oblonga Miller) Cognassier n. m.  (Cydonia oblonga Miller). Le fruit est nommé couin ou póma di tsowa, coing.
conyechanse, s. f.  Connaissance. Connaissance. I ona conyechanse ina déwéi Roun-nó, j'ai une connaissance «au-delà du Rhône». Cette dernière expression désigne les habitants de la rive gauche du Rhône, en partie, ceux situés entre la Borgne et la Printze.
cónyéchin, -chinta, adj.  Qui connaît vite qqn. Qui connaît vite qqn. L'è oun mówé cónyéchin, c'est un mulet qui connaît vite le monde.
cónyétre, v. a. Connaître.  Connaître. Conyéchó (ou cónyó) pa ché tsäsyou je ne connais pas cet homme.  Prov. Ch'oun conyecheché ó téi dé dzèrmandrïa \ ën d'ori dé mór ën via, si on connaissait la tisane de serpolet, il y aurait des morts en vie 
cónyétre, v. a. Etre habile, versé en quelque chose. Etre habile, versé en quelque chose. I cónyè è j-aféré, ché, celui-là connaît les affaires (c'est un débrouillard). || Reconnaître: ó t'èi récontra, ma ó t'éi pa cónyou, je l'ai rencontré, mais je ne l'ai pas reconnu; l'è tan maadó, cónyè nyoun méi, il est si mal qu'il ne reconnaît plus personne. En ce sens on emploie aussi le réfléchi. Che cónye pa méi, il n'a plus la connaissance.
cónyétre, v. r. Connaître. Connaître. Nó jé cónyéchin pa méi, nous ne nous connaissons plus (nous n'avons plus de relations). || 
conyou   adj.  Connu. Connu.
côo Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur. Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur.
côo, s. m.  Cœur. Cœur. L'a chowin ma ou côo, il a souvent des maux de cœur; ai d'éivwé chou ó côo, avoir de l'eau sur le cœur; kyënta ma dé côo l'are jou dé vêre parti ché infan ! quel mal de cœur il aura eu de voir partir cet enfant! chin m'a porta i côo: i de ó vêrei, je n'ai pas eu le courage de cacher cela: j'ai dit la vérité; chin fé trwa ó côo, se dit des mets qui font plaisir, alors qu'on paraît n'avoir goût à rien; pó che bale dé côo, pour se donner du cœur [courage]. || Aprinde pé côo, apprendre par cœur; chin iré rin dé côo, rin kyè dé trétori, cela ne venait pas du cœur, ce n'était que traîtrise.
côo, s. m.  Corps. Corps. L'a ma pé tó ó côo, il a mal par tout le corps. || Can nó chin jou amou a Chën Djyan, nó chin jou vêre ó côo chin derën ën w'elije dé Chyeró, quand nous sommes allés à St-Jean (Salquenen), nous sommes allés voir le corps saint [relique en forme de corps] dans l'église de Sierre. [Cette expr. est très franc. Cf. V. Veuillot, Parfum, p. 313.] D'apréi ó côo kyè l'a, l'è ouncó' pa tan tacó, d'après le corps qu'il a, il n'est pas si bête [il est moins bête qu'il n'en a l'air]. || Personne. Kyën byo côo! quel bel homme ! Kyën brote côo dé rnoundo ! quelle vilaine créature (phys. et mor.)! iré pa mowé côo, ce n'était pas un méchant homme.
côon, s. m.  Ramier, pigeon sauvage Ramier, pigeon sauvage.|| Prov. (L. 526) Can è côon chon plin, è cheryejé venyon amarè, quand les ramiers sont rassasiés, les cerises deviennent amères.  ||   Coulon ou colon (du lat. columbus) était dans l'afr. le nom du pigeon. FEW2,930.
cóóna, s. f.  Colonne. Colonne. || Dans le rouet, les deux supports extérieurs qui reposent sur les «pieds». || Poutre ronde. L'è tsejou ba i cóóna kyè n'aïon metou pó teni ó tra da grandze, la «colonne» que nous avions mise pour soutenir la poutre de la grange est tombée.|| I cóóna da fréita ou mountin da freita, le poinçon ou poutre qui soutient le faîte, soutenue elle-même par les bréi (bras).
coôo, s. f.  Couleur. Couleur. Oun motchyôo dé coôo, mouchoir en couleurs.
cóou  , s. m.  Coup . Coup . Ce mot se présente dans l'expression teni có°", tenir tête, en venir à bout; pó cöre i tën cóou a mè, pour la course, il me tient tête; tenyïon có°" dé bire ó brinteën kyè fajion, ils venaient à bout de boire l'eau-de-vie au fur et à mesure qu'ils la faisaient. || L'expression est connue à Grimisuat: y a pa oun kyé mè tën có°", il n'y a personne qui me tient tête.
cóou  , s. m.  Coup. Coup. L'a rechyou oun có°" chou a téita, il a reçu un coup sur la tête; oun crwéi có°", un mauvais coup; oun có°" dé foje, dé canon, un coup de fusil, de canon; oun có°" dé pya, un coup de pied; oun có°" dé téita, dé chowe, un coup de tête, de soleil; i róódzó l'a rin batou kyè dó°" có°", l'horloge n'a sonné que deux coups; dou promyé có°", du premier coup; bale oun có°" d'we, jeter un coup d'oeil; fajîé pa oun có°" dé traó, il ne faisait aucun travail; chin m'a bala oun có°", cela m'a donné une émotion. || Sur a có°", à la fois, ensemble, voy. acó°". || Dèean có°", tout à l'heure, tantôt. || Fois. L'aie oun có°", il y avait une fois... o-n-âtre có°", une autre fois; è j-ä-tró có°", les autres fois; cakyé có°", quelquefois, quelques fois; dé có°", des fois; sti có°"; cette fois-ci; ché có°", cette fois-là; venyie a có°" chwëe, il venait à coup sûr. || Ai ó có°" pó..., avoir le coup pour, savoir s'y prendre pour faire telle ou telle chose; i ouncó pa deperdou ó có°" pó chéé, je n'ai pas encore perdu le coup pour faucher.
coou , s. m.  Cou, gorge. Cou, gorge. L'an rin ky'a ch'achye métré a corda ou có°", apréi i vèran, ils n'ont qu'à se laisser mettre la corde au cou, après ils verront; ai ma ou có°", avoir mal à la gorge.
cóouche, s. f.  Cuisse. Cuisse.
cóouchyon, s. m.  Caution. Caution. Trouwè rin méi a ënprounta, l'a pa dé có°"chyon, il ne trouve plus rien à emprunter, il n'a pas de caution.
cóouchyóna, v. a.  Cautionner. Cautionner. L'a có°"chyóna, fó°" kyè réponde pó watre, il a cautionné, il doit répondre pour l'autre; che nó có°"chyónechon pó chin, nó foran dabo gou méimó, si nous cautionnions pour cette somme, nous serions bientôt pauvres [gueux] nous-mêmes.
cóouchyónémin, s. m.  Cautionnement. Cautionnement. L'a tó peca chin kyè l'aie avwéi tui fou có°"chyónémin, il a tout mangé ce qu'il avait avec tous ces cautionnements.
co-oudjye, v. n.  Glisser insensiblement. Glisser insensiblement. Che chon pa byin plachya, poran co°"djye mémo é tsêre derën, s'ils ne sont pas bien placés, ils pourraient se mettre à glisser et tomber [dans une crevasse].
coowire, s. f.  Glissoire.  Glissoire. Fou gamin l'an t-e pa fé ona cowire fran ou mitin dé vae! ces gamins n'ont-ils pas fait une glissoire juste au milieu du chemin!
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Abasourdi, refroidi. Abasourdi, refroidi. Can l'an you chin, chon ita tó cópa, quand ils ont vu cela, ils ont été tout abasourdis.
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Coupé, taillé. Coupé, taillé. Dé përé cópéi, des pierres taillées. 
cópa , s. f.  Coupe (vase), Coupe (vase), ona cópa dé mosca, une coupe pleine de muscat.
cópa , s. f.  Coupe, action de couper. Coupe, action de couper. ona cópa dé bó°", une coupe de bois; n'ën fé cópa blantse, nous avons fait coupe rase. || On dit à ceux qui fauchent: dé bóna cópa? c'est facile à faucher? Fou batâa chon prou dé cwêe cópa, ces [prés] «bâtards» sont très difficiles à faucher; pé a rója chon ouncó dé bóna cópa, par la rosée, la coupe du foin y est encore facile.
cópa , s. f.  Rotule. Rotule. I cópa dou dzone, la rotule [du genou].
cópa , v. a.  Couper. Couper. Cópa wéchôo, couper les arbres échus par le sort. || Cópa w'éivwe, couper l'eau d'arrosage (la détourner); ha brota mountãe m'a cópa ó chófló, cette vilaine montée m'a coupé le souffle. || Ne plus donner. I atse l'a tó cópa ó waséi, la vache ne donne plus de lait. 
cópa , v. a.  Hongrer, châtrer.  Hongrer, châtrer. L'è ba i copôo d'A'in pó cópa ó botchyó, le hongreur d'Ayent est descendu pour châtrer le taureau. || Terme du jeu de cartes: cópa l coupe! dit celui qui distribue les cartes après les avoir mélangées.
copa, s. f.  Salive. Salive. Móle avwéi dé copa, mouiller avec de la salive.
copa, v. a.  Cracher. Cracher. Copa foura chin kyè t'a ën górdze, crache ce que tu as dans la bouche. || Abs. Di pa être bon dé tan foma, copon trwa foura, ce ne doit pas être bon de tant fumer, les fumeurs crachent trop souvent.
cópãe, s. f.  Coupe considérable. Coupe considérable. Kyënta cópãe l'an fé pé ha dzôo, quelle grosse coupe on a fait dans cette forêt!
cópa-pan, s. m.  Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur. Djyan Marie dé Byoudron ënpleïé tôrdzó ó cópa-pan, Jean-Marie de B. employait toujours le coupe-pain.
copatchye, v. a.  Cracher fréquemment. Cracher fréquemment. Chin iré prou amàa, copatchyié foura, c'était très amer, il crachait continuellement.
cópéé, v. n.  Bégayer. Bégayer. Pó féré aréta dé cópéé è j-infan, fó°" féré atseta 'na cópa a marin-na é bale bire derën wéi, pour que les enfants cessent de bégayer, il faut faire acheter une coupe en bois par leur marraine et l'employer pour leur donner à boire. 
cópéta, s. f.  Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). || Grouché cópété, le populage des marais (Caltha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
copie, s. f.  Copie. Copie.
copie, v. a.  Copier. Copier.
copiéréi, s. m.  Bégayeur. Bégayeur. Fou dou copieréi dé Gromejwa, la famille du bégayeur de Grimisuat.
copiéréi, s. m.  Copiste. Copiste.
coplé, s. m.  Passage, entrefilet. Passage, entrefilet. L'a chou è cawandri dé cople ën patwé, il y a sur les almanachs des passages en patois; l'an metou oun cople chou oun weprou derën a gadzéta, on a mis dans le journal un entrefilet sur un lépreux. |  Couplet de chanson. Ha tsanson wéi l'a dé cople tan kyè no ou, cette chanson a des couplets tant qu'on en veut.
copôo, s. m.  Hongreur, châtreur. Hongreur, châtreur.
cor.éta, s. f.  Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine. Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine.
cor.in   , s. m.  Courant d'air. Courant d'air. Oun bon corin t'etromeri prou ó fla, un bon courant te couperait bien le souffle.
cor.in , -inta, adj.  Courant.  Courant. Prov. (L. 200). Can ona béitchye l'a atrapi oun cwéi bócon fó°" fetchye oun fêe ródzò derën ou bire é acoli chin pé w'éivwe corinta, quand une bête a reçu un mauvais sort, il faut mettre un fer rougi au feu dans sa boisson et jeter cela [la boisson] dans une eau courante. || S.m . I corin da chenan-na, le courant de la semaine.
cor.inta , s. f.  Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure. Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure.
cor.inta , s. f.  La meule qui tourne sur la meule dormante. La meule qui tourne sur la meule dormante.
cora, s. f.  Cure, maison du curé. Cure, maison du curé. Dèean a vyele cora l'aie oun grou mori, devant la vieille cure il y avait un grand mûrier.
cora, v. a.  Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Cora ó feméi, sortir le fumier [de l'étable]. || Venir à bout de quelque chose, manger, boire tout ce qu'on a dans l'assiette, la tasse, etc., finir une provision. Ou-to méi de chopa? -na, i pa pochou cora, veux-tu encore de la soupe? - non, je n'ai pas pu la finir; n'ën réichon byin dé cwèné é n'ën ouncó pa cora óra, ils scient beaucoup de dosses et nous en avons encore.
coracakyéra, s. m. Vidangeur.  Vidangeur.
córãdzó, s. m.  Courage, esprit d'entreprise. Courage, esprit d'entreprise. Ché l'a nète dé córãdzó: l'a bâti 'na mijon é ona grqndze, ona âpréi watra, celui-là a beaucoup d'initiative: il a bâti une maison et une grange, l'une après l'autre; pédré córãdzó, perdre courage.
córadzou, ~ouja, adj.  Courageux, zélé. Courageux, zélé. Ha l'è déstra córadzouja: ó matën l'è ën w'elije é apréi l'è tó ó dzô ou traó, celle-là est très zélée: le matin elle est à la messe et après, elle travaille toute la journée; foché pa kyè yó chéi córadzouja..., si je n'étais pas très courageuse...; ch'o'n-é pa córadzou, oun pou vitó pa méi, si on n'est pas courageux, vite on n'en peut plus; l'an pa pwire de counpara: chon córadzou., ils n'ont pas peur de la peine: ils sont courageux.
córãe, s. f.  Courroie, attache de soulier en cuir. Courroie, attache de soulier en cuir. Tó va pa è córae di bote, tu ne vaux pas les courroies des souliers; va pa è côrae di tsën, il ne vaut pas les courroies d'un chien: c'est un homme de rien.
córalon, s. m.  Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. È fole dé fou tsówé chon chèkye, ma i córalon l'è ouncó dzin vè, les feuilles de ces petits choux sont bien sèches, mais le cœur en est encore tout vert.
córaou ,-ja  adj.  Coriace. Coriace. Oun mwêe dé tsêe córaou, un morceau de viande coriace.
côrba , s. f.  Contenu d'un panier. Contenu d'un panier. ona côrba dé rejën, un panier plein de raisins.
cõrba, s. f.  Panier. Panier. Cõrba dou tsaą  , panier oblong qui s'attache aux flancs du mulet, de là le nom de «panier du cheval»; cõrba a cowêrcló, panier à couvercle.
côrba, v. a.  Courber. Courber. Dri ky'oun côrbé hè brantsé, i chouton, dès qu'on courbe ces branches, elles se brisent.
còrbé, s. m.  Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba. Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba.
corbedóou (a), loc. adv. A corps perdu  A corps perdu  Voy. acorbedó°"
còrbéi, s. m.  Corbeau Corbeau.  Syn. cqu,an.
corbewën, s. m.  Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Notre-Dama dé Corbewën est le nom de la chapelle de Chandolin; N.-D. de la Nativité (8 sept.), moment où l'on va cueillir les premiers raisins avec de petits paniers. De là le nom de N.-D. de Corbewën,
còrbo, còrba, adj.  Courbé. Courbé. Che teni còrbó, se tenir courbé, voûté. Va tó còrbó, il marche tout voûté; còrbó cóm'oun racló, [cet homme est] courbé, voûté comme un racloir; ou drise ou còrbó ch'ën-tiron adéi ou droits ou courbés, ils se tirent toujours d'affaire. || S. m. Còrbó, courbe. Ina ouéi avwe i chapën fé ó còrbó, là-haut où le sapin fait la courbe.
côrcha, s. f.  Moment. Moment. Dichya 'na côrcha l'è arówa, au bout d'un moment il est arrivé; nó j-a falou atindre ona bóna côrcha, nous avons dû attendre longtemps.
côrchéta, s. f. Dim. de côrcha.  Petit instant, laps de temps très court; . Petit instant, laps de temps très court; .
córda, s. f.  Corde. Corde. È cordé dou fin, da bwéea, les cordes du foin, de la lessive; i mountaé pa è cordé a wãtre pó chéé, il n'atteignait pas la cheville du pied de l'autre pour faucher \litt. les cordes]; oun pâa dé cordé désigne les cinq cordes avec lesquelles on lie les paquets [fache] de foin: la ondzanye et les quatre autres. Voy. s. v. ondzanye.
còrdadzó, s. m.  Cordage. Cordage.
còrdanyè, s. m.  Cordonnier Cordonnier. || Anciennement ecofi.
cordéi, s. m.  Tige flexible et rampante de certaines plantes Tige flexible et rampante de certaines plantes. È cordéi di couche, di pi, tige en forme de corde des citrouilles, des haricots.
còrdèta, s. f. Dim. de corda.  Petite corde. Petite corde.
cordi, s. m.  Cordier. Cordier.
cordon, s. m.  Cordon Cordon. I cordon dé w'abi, le cordon de l'habit [de pénitent]. || Par ext. Rangée de personnes. L'a dé cordon dé moundó apréi atindre, il y a de bonnes rangées de gens qui attendent. || Murs d'enceinte. Pó ó cordon dé w'elije chon jou ina fou dé Counti, pour [bâtir] les murs de l'église il est venu des gens de Conthey. || Bord supérieur, formé d'osiers tresses, d'une corbeille, d'une hotte. Nó fó°" féré tsandjye ó cordon dou dzêrló, il nous faut faire changer le bord de la hotte.-
cõre, v. n.  Courir. Courir. Cõre s'emploie souvent pour aller, mais il implique le sens de «vie pénible et d'actions pressées»: cõre ganye, aller à la journée; cõre i venyé, aller aux vignes; cõre apréi w'éivwe, courir arroser; cõre ina è ba, courir en haut et en bas; cõre porta a mëndjye i j-ovri, courir porter à manger aux ouvriers. || Awejó can cõo i teneró, j'entends quand il tonne; achye cõre, laisser courir, lâcher; achye mè cõre, lâchez-moi; i trwa achya cõre vitó ó baton, è j-infan chon enou mètre, j'ai lâché le bâton trop vite, les enfants ont pris le dessus; le l'a tó jou, ma l'a pa tó vwarda, l'a achya cõré cãkyé tsó°"ja, elle a tout hérité, mais elle n'a pas tout gardé, elle s'est détachée de quelque chose; chënblé kyè fó°" achye cõr'ó fla, il semble que la respiration va vous manquer. || Prov. ache cõre è batsé é cõo apréi a mêrda, il laisse courir les batz et il court après ce qui ne vaut rien; c'est lâcher la proie pour l'ombre.
cõre, v. r. Courir. Courir. Che chon corou apréi tó tin é che chon pa récontra, ils se sont couru après [ils ont couru l'un après l'autre], et ils ne se sont pas rattrapés.
corechér.ó, corechér.a, s. m. et f.  Coureur (péjor.). Coureur (péjor.).
corèspondre, v. n.  Correspondre. Correspondre.
córésyon, s. f.  Correction, punition. Correction, punition. Che fou j-infan rechïon pa a córésyon dé tin j-'ën tin, oun vën pa méi mètre, si ces enfants ne reçoivent pas la correction [la verge] de temps en temps, on n'en est plus maître [on n'en peut plus faire façon]. || On entend aussi córósyon.
coridjye, v. a.  Corriger. Corriger. Che tó coridze pa ó dévwêe e-n-ódre, tó charéi poni, si tu ne corriges pas le devoir comme il faut, tu seras puni.
cõrna, s. f.  Corne Corne. Ché di cõrné, celui des cornes (le diable). Dõo cómin è corné di tsën, c'est dur comme les cornes des chiens (très dur); a ché mancon rin kyè è cõrné, à celui-là il ne manque que les cornes [il est très méchant]; ou tó mótra è cõrné ou bën té fòtó ba ou Roun-nó, veux-tu montrer les cornes ou bien je te jette au Rhône [formule enfantine pour faire montrer les cornes aux escargots]. || Branche très courte partant du cep et portant les sarments. Pó pwa e-n-ódré fó°" ky'i vise eche tré cõrné, é pwè tsekyé cõrna di ai davwé chèrmin, pour tailler la vigne d'après les règles, il faut que le cep ait trois « cornes », et chaque « corne » doit avoir deux jets.
còrnãcou, s. m.  Rebours du bon sens, chose ridicule, Rebours du bon sens, chose ridicule, ona tso°"ja plo còrnãcou è bawe chon tóte ita dètèsta, détesta é óra poblïon chou chin dou comoun, [y a-t-il] chose plus ridicule: les bals ont été condamnés et maintenant on les annonce devant la maison communale. Dans les contes, còrnäcou est devenu le nom d'un héros qui faisait toute chose à contretemps.-
còrnatson, s. m.  Diable. Le diable. Ché l'è méi mètchyin ky'i còrnatson, celui-là est plus méchant que le diable.
còrné, s. m.  Cornet. Cornet. I còrné dou tchyévréroou, le cornet du chevrier, avec lequel, le matin, il annonce le passage de la berdzeri. || La pomme d'Adam ou larynx. Gargyéta désigne plus généralement la région du cou, quand on s'empoigne par le cou, par la gorge.  || Petit sac de papier. Syn. chatson [dé papêe].
còrnéae, s. f.  Coup de corne. Coup de corne. I atse l'a bala ona còrnéae, la vache a donné un coup de corne.
corneche, s. f.  Nagelfluh. Nagelfluh. I corneche l'è oriblamin dõo a déféré, fou chéi kyé chon cómin dé bètónãdzó, le nagelfluh est terriblement difficile à défaire, [ce sont] ces rochers qui ressemblent à du béton armé.
còrnèè, v. n.  Donner un coup de corne. Donner un coup de corne.
cornefla, v. a.  Rapporter quelque chose par étourderie. Rapporter quelque chose par étourderie. L'a pa dé retenou óna tso°"ja, l'è tote cornefla foura chin kyé cha, il n'a pas un brin de discrétion, tout ce qu'il sait il le sort.
còrnèté, s. f. pl.  Arête nasale Arête nasale. È còrnèté dou na, l'arête du nez.
cornir.e, s. f. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse.
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.   Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.  
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Vilaine vache. Vilaine vache.
córóna   , v. a.  Couronner. Couronner.
córóna , -nãe, part, et adj.  Couronné. Couronné. Prov. Can fevri rintré avwéi a téita córónãe, chale avwéi a cavwa ënvèrólae, quand février fait son entrée [commence] avec la tête couronnée, [par le beau temps], il sort avec la queue entortillée [il se termine par le mauvais temps].-
córóna, s. f.  Couronne. Couronne.
córósyon, s. f.  Correction Voy. córésyon. Correction Voy. córésyon.
corta s.f. Chemin de raccourci. Chemin de raccourci.  I corta dā wįŗa  , le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierres.
cortebotse (a), loc. adv. En cachette et vite En cachette et vite. L'a pacha chin a cortebotse, il a fait cela vite et en cachette.
còrtédjye, v. n.  Causer. Causer. Fó°" pa còrtédjye derën ën w'elije, il ne faut pas causer dans l'église; nó còrtédzèrin dé chin o-n-ãtre có°", nous parlerons de cela une autre fois. || Grim. : cótèrdjye; litt. corteggiare.
còrtèdzéró, -ra, s. m. et f.  Causeur, causeuse. Causeur, causeuse. Davwé plo bóné còrtèdzéré, deux si bonnes causeuses.
cortelãdzo, s. m.  Légumes. Légumes. N'ën peskyé pa jou dé corteladzo sti an, nous n'avons presque pas eu de légumes cette année.
cortele, s. m. Dim. de corti.  Petit jardin. Petit jardin.
cortele, v. n.  Jardiner, cultiver Jardiner, cultiver. Ché corti cortelon pa, l'è énou vacó, ils ne cultivent pas ce jardin, il est devenu terrain vague.
cortena, s. f.  Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR. Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR.
corti, s. m.  Jardin. Jardin.Afr. cortil.
cortijin, -jinta, adj.  Qui aime à converser, causer. Qui aime à converser, causer.
corya, s. m.  Notaire. Notaire. Le mot n'est plus usité que pour désigner d'anciens notaires: i corya Rin-nãa dé Tsandowën, le notaire-juge Reynard de Chandolin. Aujourd'hui on emploie le mot tsataan, ou nótéiró s'il n'est pas juge communal. || C'est le mot fr. curial, qui a vieilli en Valais. Ainsi à Val-d'Illiez (Fank., p. 197), à Nendaz, etc.
coryojita, s. f.  Curiosité. Curiosité. I jou a coryojita d'aa amou acouta chin kyè dejïon, j'ai eu la curiosité d'aller écouter ce qu'ils disaient là-haut. || Curiosités. L'a dèstra de bèwé coryojita pè ha vewa, il y a de très belles curiosités dans cette ville.
coryou, coryouja, adj.  Curieux, -se. Curieux, -se. L'è trwa coryou, il est trop curieux.  Désireux, iré pa méi coryou d'être métra di manouré, il ne tenait plus à être directeur des corvées communales.
cósarda, v. n.  Faire le travail par la maison. Faire le travail par la maison. L'è prou bon pó cósarda, il est assez bon pour faire le travail par la maison (par opp. au travail de la campagne). A Grimisuat: casòrda, a le même sens.
cóse, s. f.  Angle d'un chalet à poutres saillantes Angle d'un chalet à poutres saillantes. I cóse dou tsawé, coin où les poutres se croisent. || Entaille. Féré è cósé i tra, faire les entailles aux poutres ( = ëncósyé).
cóson, s. m.  Nuque Nuque. Pou pa drésyé ó cóson, il ne peut pas dresser la nuque.
cóta, s. f.  Coût, dépense Coût, dépense, ona groucha cota dé mwin, une grosse dépense en moins; l'è dé grouché  cóté, ce sont de grosses dépenses.
cóta, v. a.  Coûter. Coûter. Vwéró cóte t-e ché tsapéi? combien coûte ce chapeau? - i cóteri rin dé plo che fowechon méi brãó, il ne coûterait rien de plus s'ils étaient meilleurs; cóte pa dé aprwa, cela ne coûte rien d'essayer. || Cóté pa a souvent le sens de «ce n'est pas le tout»: cóté pa rinkyè dé tó remacha, fó°" chai ch'oun pou féré, ce n'est pas le tout de tout ramasser [de briguer tous les emplois], il faut savoir si on peut faire; còtãe pa rinkyè dé parti, rlwi iré oun grou mëndjyou, il ne s'agissait pas seulement de partir, lui [qui] était un gros mangeur.
cotchya, s. f.  Elan. Elan. Féré ona cotchya, prendre son élan, donner un coup de collier. || Syn. ëngonsyae. Voy. ce mot.
cotêe, s. m.  Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Quand on passe à côté de deux personnes en train de causer, le bon ton exige qu'on dise: cotêe! ou: apréi féré ó cótêe! en train de causer !
côtéi, s. m.  Côté Côté. Ce mot ne se rencontre que dans l'expression chakye ä cótéi, sac porté en bandoulière. Voy. chakye.
cotele (che), v. r.  Causer, jaser ensemble. Causer, jaser ensemble. Vajion derën w'elije ën che cotelin, ils entraient à l'église en jasant.
cotelon, s. m.  Cotillon. Cotillon.
cotën, s. m.  Robe de femme. Robe de femme. I cotën di féité, di dzovri, la robe des jours de fête, des jours ouvrables. || Fr. cotte, Lombardie occid. kutin.
coti, s. m.  Coutil. Coutil. Etoffe de coton grise ou blanche, peluchée à l'envers et servant à faire des vêtements de dessous ou des doublures.
cotijye, v. a.  Cotiser.  Cotiser.Syn. Tôplôna
cotofu, -touja, adj. Coûteux, -se. Coûteux, -se.
cotoma, s. f.  Coutume. Coutume. Dé cotoma, d'habitude; l'è pa i cotoma ënkye dé féré dinché, ce n'est pas l'habitude ici de faire ainsi.
coton, s. m.  Coton. Coton.
cótona, s. f.  Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade. Cotonnade. Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade.
cótóna, v. a.  Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Féi ëntinsyon, tó cótóné trwa a tacha chou a tabla, fais attention, tu penches trop la tasse sur la table.
cótse, s. f.  Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Béi kyè vën féré ënséi pé stè cótsé, que peut-il bien pouvoir faire par ces coins?
cótson, s. m.  Flocon de neige. Flocon de neige. Venyie dé grou cótson dé ni, il tombait de gros flocons de neige; oun cótson dé wan-na, poignée de laine qu'on carde en une fois. || Nuage qui traîne, ressemblant à de la laine. || Syn. peótson.
cotuire, s. f.  Aiguillée de fil Aiguillée de fil. || Prov. (L. 540), Pó fer'a parétr'oun mö fó°" pwëndre avwéi o-n-aoule ché mö déean ky'ëntêra é vwarda a cotuire dou fi, pour faire apparaître un mort, il faut le piquer avec une aiguille [avec le fil] avant de l'enterrer et conserver l'aiguillée de fil. || Fig. Chemin, filière. I Chenegó°"da l'a chyou cha cotuire, la «Chenego°"da» a suivi sa route.
cou, s. m.  Cul, derrière Cul, derrière. || Dev.: inä cou é ba cou, djye contré dó°"? -arya a tchyévra, cul en haut, cul en bas, dix [les 10 doigts de celui qui trait] contre deux [les trayons de la chèvre]? - traire la chèvre. || Ché l'è byo [tin], chétsé ou cou di chitó chin ky'oun chie, quand il fait beau, ce qu'on fauche se sèche derrière le faucheur [à mesure qu'il fauche].
couan, s. m.  Corbeau. Corbeau. Dé tsatin oun vi pó°" dé cwan per'ënkyè, en été on voit peu de corbeaux par ici. || Par ext. et fig. Vieux chapeau usé. T'a méi bèjwin dé métré ché brote cwan, il ne faut plus que tu portes ce vilain chapeau. || Le mot cwan dérive probablement, par harmonie imit., du cri du corbeau.
couātró Punaise. Ce n'est pas la cétoine, elle  est verte et ne sent pas mauvais.C'est  la punaise qui pue. 
couãtró, s. m.  Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout. È cwätró chon-non déstra crwéi, les punaises des arbres sentent très mauvais.
couche, s. f.  Citrouille. Citrouille. È couché venyon dèstra byin ën ché corti, les citrouilles poussent très bien dans ce jardin. || De la même famille que le fr. courge.
couchéta, s. f. Dim. de couche.  Petite citrouille. Petite citrouille.
coudéae, s. f.  Coup de coude Coup de coude. Pòrkyè a tó bala ha coudéae ? pourquoi as-tu donné ce coup de coude?
coudéé, v. a.  Coudoyer Coudoyer. L'è ëngrëndjya rinkyè pó chin ky'ó t'éi coudèa ën pachin a pãa, il est fâché rien que parce que je l'ai coudoyé en passant à côté de lui. || V. r. Fou gamin dri kyè chon a pãa fan pa kyè che coudéé, ces gamins, dès qu'ils sont à côté l'un de l'autre, ne font que se donner des coups de coude.
coudó, s. m.  Coude. Coude. L'aïe rèêrtchya a tsemijé tinky'ou coudó, il avait retroussé [les manches de] la chemise jusqu'au coude. || Prov. I fortona da féna l'è di ó coudó ën dèean, la fortune de la femme est depuis le coude en avant [si elle est travailleuse, elle est assez riche].
coudor.a, s. f.  Couture. Couture. Ha coudora l'a pa tenwa, cette couture n'a pas tenu; dèean oun fajïé tòt'è coudoré ã man, autrefois on faisait toutes les coutures à la main. || Cicatrice. Marya dé Dzójé l'aïe 'na coudora ã dzó°"ta, Marie de Joseph avait une cicatrice à la joue.
cou-dou-pya, s. m.  Cou-de-pied, cheville du pied. Cou-de-pied, cheville du pied. Pó féré è bóté fó°" mejora a ondjyou dou pya é ó cou-dou-pya, pour faire les souliers il faut mesurer la longueur du pied et le « cou-de-pied ».
coudra, s. f.  Coudrier. Coudrier. L'a nète dé coudra pé Chavyeje; ou râon di vãé, ëntremye è pra, pé è tórin oun vi pèrtó dé bóchon dé coudra; i fole da coudra l'è bóna pó è tchyévre, pó è catson; awéi a coudra oun pou féré dé fachené, il y a quantité de coudriers à Savièse: aux bords des chemins, pour séparer les prés, vers les torrents, on voit partout des buissons de coudriers. La feuille de coudrier est bonne pour les chèvres, les cochons; on en fait aussi des fagots.
coudre, v. a.  Coudre. Coudre. Coudre a man, a machena, awéi dé wenwé, coudre à la main, à la machine, avec des ligneuls. || L'an pa cojou a gôrdze, ils n'ont pas donné leur langue au chat.
couêe, s. m.  Cuir. Peau Cuir. ||  Peau. È tsate l'an dé bóné din pó trapèrchye ó cwêe di raté, les chats ont de bonnes dents pour transpercer la peau des souris.
coueeon, s. m.  Couillon Couillon. Bougró dé coueeon, b. de couillon.
coueeóna, v. a.  Insulter quelqu'un, bafouer. Insulter quelqu'un, bafouer. A foche d'être ita cweeóna, ch'è ëngrëndjya, à force d'avoir été bafoué, il s'est fâché; ché, che ache pa cweeóna, celui-là ne se laisse pas bafouer.
coueeónéréi, s. m.  Mauvais plaisant. Mauvais plaisant.
Coueeóneri, s. f.  Insulte, mauvaise plaisanterie: Insulte, mauvaise plaisanterie: t'a prou de dé cweeónéri sti có°", tu as assez dit de mauvaises plaisanteries cette fois !
couéichyae, s. f.  Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Can l'è enou ha ni ã fën dé mãe, n'avwejïé tsekyé móman dé grouché cwéichyéi pé chou è j-abró, quand cette neige est arrivée au mois de mai, on entendait à chaque instant le bruit des branches qui se brisaient sur les arbres.
couéichye, v. a.  Briser, rompre Briser, rompre.Che vën oun grou ãdzó dé ni, è brantsé di j-abró cwéichon tote, s'il tombe une grande quantité de neige, toutes les branches se brisent.
couéichye, v. n.  Briser, rompre. Briser, rompre. L'a cwéichya a tsanba, il s'est brisé la jambe; fó°" pa cwéichye è brantsé, il ne faut pas casser les branches. 
couën, s. m.  Angle d'un solide. Angle d'un solide. Ché tra l'è a cwën vi, fodri bale oun có°" dé plan-na, cette poutre est à angle vif, il faudrait lui donner un coup de rabot.
couën, s. m.  Coin, angle Coin, angle. I cwën dou pilo, l'angle de la chambre; i conye tui è cwën è cãró dã Franse, il connaît tous les coins et recoins de la France; chin l'è prou outre a cwën, c'est rudement retiré; i racäa a rlôo l'è méi fjura a cwën, leur grange est située plus à l'écart dans un coin. || Ebuard. Fó°" ënpléé ó cwën pó findre ché bó°", il faut employer l'ébuard pour fendre ce bois; cwën ã bouite, coin en fer qui s'emboîte dans du bois; pó è trontsé l'è bon d'ai ó cwën ã bouite, pour [fendre] les troncs, il est bon d'avoir le coin en fer.
couën, s. m.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit. I trówa oun plo bon cwën dé fré, j'ai trouvé un excellent coin de fraises.
cou-fèra, s. m.  Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet. Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet.
couite Besoin  Besoin .Ai couite, avoir un besoin urgent de faire qqch. L'a couite dé pichye, il a un besoin urgent d'uriner.
couite   , s. f.  Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Sti âdzo n'ën prou dé dzinyó pó feré dô°" ou tré cwité dé brinteën, cette fois nous avons assez de marc pour faire plusieurs «cuites».  Dernier état du lait après qu'on en a extrait le beurre, le fromage et le sérac. È pouè an-mon byin a cwité, les porcs aiment bien la «cuite», i cwite l'è oun po°" vèrda, i witchya l'è méi blantse, la «cuite» est un peu verte, le petit-lait est un peu plus blanc. [| A Grimisuat cwité, dans ce dernier sens, se dit: tsada.
couite , s. f.  Hâte Hâte. L'an fé a tabla a cwite, ils ont fait la table à la hâte. || Prov. Can oun che marye   â couite, ä wèji oun che répin, quand on se marie à la hâte, à l'aise on s'en repent. || Ce subst. existe en afr. coite, couite, etc., et dérive de coitier, presser, hâter.
coulóna, v. a.  Taquiner, agacer. Taquiner, agacer. L'an prou coulóna sta, ils ont beaucoup taquiné celle-ci.
counbeta, v. a.  Souhaiter. Souhaiter. Fo°" jaméi counbeta de ma i j-atró, il ne faut jamais souhaiter du mal à autrui; tó chin kyè tó counbetèréi i j-atró, aro°"eré oun adzó a té., tout ce que tu souhaiteras aux autres, t'arrivera un jour. || Prov. I ma ky'oun counbete i j-âtro arouwé a ché méimó dèean cha porta, dèean kyè ché méimó, le mal qu'on souhaite à autrui arrive à soi-même, devant sa porte, plus tôt que soi-même.
coundouere, v. a.  Conduire. Conduire. Di ky'i pãre l'ita mò, l'è i plo vyou di fese kyè coundwi a mijon, depuis la mort du père, c'est l'aîné des fils qui conduit la maison. || V. r. Se conduire. Che tó te coundwijeche byin, t'ori dé tòte prou, si tu te conduisais bien, tu aurais de tout en abondance; ky'i boun Djyo te coundwijé ! que le bon Dieu te conduise ! dit-on à qqn qui part pour l'étranger.
coundouite, s. f.  Conduite, Conduite, óra è moundó l'an rin bóna coundwite, maintenant les gens n'ont point bonne conduite; ché l'a 'na brota coundwite, celui-là a une vilaine conduite.
coundouite, s. f.  Conduite, conduit. Conduite, conduit. I véwãdzò l'a fé ona coundwite pó w'éivwe, le village a fait une conduite pour l'eau.
counpanye , s. f.  Compagne. Compagne.
counpanye , s. f.  Compagnie. Compagnie. Fajïon prou mwéije counpanye, ils ne s'accordaient pas du tout; l'a ënvita choun bó-n-ami pó wi teni counpanye, elle a invité son bon ami à lui tenir compagnie.
counpanyïe, s. f.  Compagnie, Compagnie, ona counpanyïe dé chorda, une compagnie de soldats; è j-infan wi fan pa bóna counpanyïe, les enfants ne lui font pas bonne compagnie [ne sont pas convenables à son égard].
counpanyon, s. m.  Compagnon.  Compagnon. I nó°"tre l'a trówa oun counpanyon é chon parti ënsinbló ina ën Prabéi,notre garçon a trouvé un compagnon et ils sont montés ensemble au Prabé.
counpar.a , v. a.  Comparer.  Comparer. Ch'oun counpãré chin kyè cóton è venyé óra é dan ó tin, i prófyé l'è pa méi grou, si l'on compare ce que la culture des vignes coûte maintenant et [ce qu'elles coûtaient] autrefois, le bénéfice n'en est plus grand.
counpar.a , v. n.  Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler. N'ën prou falou counpara pó awéea fou j-infan, nous avons dû prendre assez de peine pour élever ces enfants; yó é Ró°"ja n'ën ó plo counpara é nó chin ita ó plo bafowéi, moi et Rose nous nous sommes le plus tourmentées à la besogne et nous avons été les plus bafouées.|| V. r. Même sens. || Prov. Can i téita oublé, è tsanbé che counparon, quand la tête oublie, ce sont les jambes qui ont la peine.
counpar.a, s. f.  Peine, effort Peine, effort. L'a ouéea ha tsãrdze chówé chën counpara, il a soulevé cette charge seul, sans peine.
counpar.abló, -bla, adj.  Comparable. Comparable.
counpar.ejon, s. f.  Comparaison. Comparaison.
counpéir.e, s. m.  Compère.  Compère. Yó chéi counpéire a Djyan, je suis le compère de Jean.
counperiri, s. m.  Cabriole, culbute Cabriole, culbute. Féré ó counperiri, faire une cabriole; che chon apela, l'an chavwata 'na vwârba é oun l'ïta fotou a counperiri outrè pé ó pra, ils se sont empoignés, ils ont lutté un moment et enfin l'un a été jeté les jambes en l'air sur la prairie. || Prov. ó promyé ãdzó ky'o-n-avwi tsanta ó coco, fów féré ó counperiri pó pa atrapi a renire, la première fois qu'on entend chanter le coucou, il faut faire une culbute pour ne pas avoir mal aux reins.
counplemin, s. m.  Cérémonies. Cérémonies. Fó°" pa féré dé counplemin, il ne faut pas faire de cérémonies; chën counplemin, sans compliment.
counpleminta, v. a.  Complimenter, faire des cérémonies. Complimenter, faire des cérémonies.
counpléminteró, -téra, s. m. et f.  Faiseur de compliments. Faiseur de compliments.
countchye, v. a.  Salir. Salir. To countsé è j-ãlon, tu salis tes habits. || Afr. conchier.
counveni, v. n.  Convenir Convenir. I counvën pa, ça ne convient pas; i counvëndri d'aa ó té rémasye, il conviendrait d'aller le remercier; l'an de kyè falïé pa eni derën, kyè counvenyié pa, ils lui ont dit de ne pas entrer, que cela ne convenait pas.
counvenou, s. m.  Accord, contrat. Accord, contrat. Frãtchye ché couvenou, rompre cet accord.
counvenyanse, s. f.  Convenance. Convenance. Vó faréi a vó°"tra counvenyanse, vous ferez comme cela vous conviendra.
counvenyin, -inta, adj.   Convenable. Convenable.
counverti, -ita, s. m. et f.  Converti, -e. Converti, -e.
counverti, v. a.  Convertir. Convertir. Ch'oun counverteche fou kyè bion trwa, kyënta bèwa tsó°"ja fori, si l'on convertissait ceux qui boivent trop, quelle belle chose ce serait! ||
counverti, v. r.  Convertir Convertir.Ch'è byin counverti óra, il s'est bien converti maintenant.
couse  , s. f. Lit   Lit  Syn. le
couse  , s. f. pl.  Couches. Couches. L'è morta can l'a jou è couse, elle est morte en couches.
cousye, v. a.  Provigner, Provigner, c.-à-d. coucher en terre un sarment qui adhère encore au cep, pour qu'il y prenne racine. \\ I pa pwa ha vise, i ënvede dé wa te cousye, je n'ai pas taillé ce cep, j'ai l'intention de la « coucher »; clêrïe pa a cousye è cró, il ne voyait pas pour provigner dans les «fossés». || Abs. I pa fé kyè cousye tó ó dzò vwi, je n'ai fait que coucher les ceps toute la journée aujourd'hui. || Se dit du vent qui couche l'herbe ou le blé. L'a trwa cousya vitó, w'êrba l'a pacha chou, le vent a «couché» trop tôt le blé, l'herbe a pris le dessus.
coutéi, s. m.  Couteau. Couteau. È coutéi di bó°"tchyè, les couteaux de boucher; oun coutéi a dó°" talin, un couteau à deux tranchants; è coutéi dé tabla, couteaux de table; i coutéi on, le couteau à longue lame; chon cómin i coutéi é i tchyévra, ils sont comme le couteau et la chèvre: ils ne s'entendent pas.
coutéi, s. m.  Coutre. Coutre.  I coutéi da tsarowe, le coutre de la charrue.
coutéwa  , s. f.  Coup de couteau. Coup de couteau. L'a rechyou ona brota coutéwa fran ou có°", il a reçu un vilain coup de couteau juste au cou. || Ce qu'on abat d'un coup de faux: ché cha pa chéé, oun vi tót'è coutéwéi celui-là ne sait pas faucher, on voit chaque coup de faux.
coutéwa , v. a.  Faucher avec difficulté. Faucher avec difficulté. Chin l'è tó pé motecóo, oun pou rin chéé e-n-ódre, oun pou rinkyè coutéwa, c'est tout bosselé, on ne peut pas faucher comme il faut, on ne peut que donner des coups de faux par-ci par-là. || Faucher mal,   de   manière   qu'on   connaît chaque coup de faux: oun crouéi chitó cha rinkyè coutéwa, un mauvais faucheur ne sait que donner gauchement des coups de faux isolés. || Manier le couteau. È j-Etawi-in dri foura ó coutéi é coutéoua, les Italiens de sortir le couteau et de le manier.
couvró, s. m.  Cuivre. Cuivre.
cówa   , v. a.  Couver Couver.I dzenelé couwe, la poule couve; l'a cówa  vën podzën, elle a couvé vingt poussins. || Prov. (L. 236) Pó fetchye écówa è cocon fó°" tórdzó fetchye mapâa, pour mettre couver les œufs, il faut toujours les mettre [en nombre] impair. || La forme écówa n'est peut-être usitée que dans les cas où elle facilite la prononciation.
cówa   , v. n.  Glisser (sur une glissoire) Glisser (sur une glissoire). Nó véjin cowa apréi dena l'a 'na bèwa cowire outr'â Creta, nous allons glisser après dîner; il y a une belle glissoire à la Crêta; avwe cowäe tó dèean ? où glissais-tu auparavant? || Glisser, déraper.I mówé cowé can l'è pa fera, le mulet glisse quand il n'est pas ferré.
cówa  , v. a.  Coller. Coller. I fodri cówa ha padze dou wivró da mecha, il faudrait coller cette feuille du livre de messe.
cówa , s. f.  Couvée, Couvée, ona cówa dé podzën, une couvée de poussins.
cowa , v. a.  Couler. Couler. Cówa a bwea, couler la lessive; cówa ó waséi, couler le lait, c.-à-d. le faire passer par la passoire pour en enlever toute impureté.|| V. n. Couler, ne pas nouer. I fandan l'a bramin cówa, le fendant a passablement coulé [quand il pleut à la floraison, les graines de raisin se font rares, c'est ce qu'on appelle «couler»]. || Couler, perdre le liquide. Fó°" vitó abóna è j-éijé, couwon toté, il faut vite combuger la boissellerie, elle coule.
cówa, s. f.  Colle. Colle. Avouéi a péeache di cherijye oun pou fère dé cówa, avec la poix du cerisier on peut faire de la colle; dé co'ou.a di menojyè, de la colle de menuisier.
cówãe, s. f. Coulure. cówãe, s. f. Coulure. I cowâe di rejën, la coulure du raisin.
cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». It. collana.
cowe , particule affirmative.  Oui; Oui; souvent usité dans l'expr. «deré cowe», dire oui, répondre affirmativement; a-to ëntèrva ó bówindjye che nó pówin aa fér.é ó pan dèman ? - vouéi , é l'a de cowe, as-tu demandé au boulanger si nous pouvons aller faire notre pain demain? -oui, et il a répondu affirmativement. Mati Dzôjé l'a wätchya cowe, Mathieu-Joseph a lâché le oui; l'an prometou cowe, ils ont promis par oui.-
cowe , s. m. Col.  cowe , s. m. Col. ënpija è cowe, empeser les cols.
cówé, s. m.  Collet, Collet, ó t'a apela chou ó cówé, il l'a pris par le collet.
coweche, s. f.  Qui coule Plante qui coule quand on brise la tige, comme cela arrive pour la chélidoine (papavéracée ) ; euphorbe (Euphorbia silvatica L.).
cowêe   , cowêrta, adj.  Couvert. Couvert. T'éi tó byin cowêe? es-tu bien couvert? chéi pa prou cowêrta, je ne suis pas suffisamment couverte. || L'è cowêe adri, pori eni dé plodze, c'est fortement couvert, il pourrait pleuvoir [sans dommage].
cowêe   , s. m.  Couvercle. Couvercle. avwe a tó metou ó cowêe dou méitron ? où as-tu mis le couvercle du petit seau? || Syn. cowêrcló.
cówéi  , s. m.  Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser. Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser.
cówéi , s. m. Ecouvillon. Ecouvillon.Vieux linge attaché à un bâton  pour nettoyer un four ou un autre corps creux. Oun cówéi dé fò, un écouvillon de four. || Dev. Derën ou bou l'è plin dé eatsé rôdzè, va derën i groucha nire, tsanpïe toté foura? — i cówéi, l'étable est remplie de vaches rouges, y pénètre une grosse noire qui les chasse toutes? - l'écouvillon. || Val-d'Illiez, écovi (Fankh. 194); Grimisuat, cóé.
cówejiin, s. m.  Collégien. Collégien.
cówéjye, s. m.  Collège. Collège.
cowena, s. f.  Colline. Colline.  Syn. beaucoup plus usité: clïa.
cowena, v. a.  Raviner. Raviner. Ha plodze l'a tó cowena via a bóna tera, cette pluie a emporté toute la bonne terre. || V. n. Glisser. Dèean iré oun bon tsan, ma di kyè l'a tó cowena ba i têra l'è pa méi tan bon, auparavant c'était un bon champ, mais depuis que la terre a été ravinée, il n'est plus si bon.
cowéra, s. f.  Choléra. Choléra.
cówéra, s. f.   Poule couveuse. Poule couveuse.  I cówéra chout'ä téita che n-o ou prinde è podzën, la poule vous saute à la tête si vous voulez lui prendre ses poussins.-
cowèrclé Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé. Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé.
cowèrclé, s. m. Dim. de cowêrcló.  Petit couvercle. Petit couvercle.
cowêrcló, s. m.  Couvercle. Couvercle. I cowêrclo' da péiwa, le couvercle de la poêle; i cowêrcló dé wãrtse, le couvercle du bahut. || Syn. coquêe.
cowéréi Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse, Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse,
cowêrta, s. f.  Couverture, p. ext. de lit'. Couverture, p. ext. de lit'.
cowi, adj. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Pó cónyétre è cocon cowi, fó°" métré è cocon derën ën w'éivwé: è cocon cowi réiston chou w'éivwe, è j-âtro van ba a fon, pour reconnaître les œufs couvés, il faut les mettre dans l'eau: les œufs couvés surnagent, les autres vont au fond.
cowin, cówinta Collant. Glissant. Collant. Glissant. Fé ëntinsyon, i rota l'è côwįnta, fais attention, la route est glissante.
cowin, -inta, adj.  Coulant. Coulant. I nyou cowin, le nœud coulant. || Fig. Coulant, laissant passer. I réjyan l'è rin ita cowin sti an, l'instituteur n'a pas été coulant cette année [pour les congés].
cowin, s. m.  Couvent Couvent. L'è parti ou cowin,  il   est  parti   au   couvent •  [s'est fait religieux].
cr ątsé, s. f.  Crachat. Crachat. I pòrmon l'è plin dé crątsé, le poumon est tout engorgé.
cra, s. m.  Pellicules de la tête. Pellicules de la tête.
crāche Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange.  Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange. 
crache, s. f.  Crasse. Crasse. || Par ext. et flg. Manquer de quelque chose: étre a crache, être dans la misère; o-n-é prou a crache can oun pou pa ganye, on est dans une grande misère quand on ne peut rien gagner; iron pa a crache dou bó°" cómin óra, ils n'étaient pas dans la pénurie de bois comme maintenant.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer à soi les branches. Crochet de bois pour tirer à soi les branches. È brantsé chon tãmin ondzé ky'oun pou rin ai chën a crãche, les branches sont si longues qu'on ne peut rien atteindre sans crochet.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer le foin à la grange. Crochet de bois pour tirer le foin à la grange.
crachóna, v. a.  Crayonner Crayonner. Tó aréite pa tó ó dzó dé crachóna, tu prends des notes toute la journée.
crãchye, v. a. Erafler, rayer, déchirer.  Erafler, rayer, déchirer. Chon ita ënporta ën premye è bóchon, tankyè chon ita tó crãchya, ils ont été traînés dans parmi les buissons jusqu'à ce qu'ils fussent tout déchirés; tó crãché a tabla avwéi ó coutéi, tu rayes la table avec le couteau. || Fig. Egratigner qqn, le faire enrager. Nó crâchérin pa mèi ché, fé trwa brôte can ch'ëngrendze, nous ne l'agacerons plus, c'est terrible quand il se fâche.
craea, s. f.  Craie. Craie. Can nó vajion a w'écó°"wa nó fajïon dé craea avwéi dé tsa, quand nous allions à l'école, nous faisions de la craie avec de la chaux.
craeon, s. m.  Crayon. Crayon.
crakye, onomatopée.  Crac ! Crac !
cramewą Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj.  Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj. 
cramo, s. m.  Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir. Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir.
cramo, s. m.  Réduit quelconque. Par ext. Réduit quelconque. I cramo di pómé, l'endroit où l'on serre les pommes. || Hérémence kramô(t), «enclos» (Lav. 260).-
cranamin, adv.  Crânement. Crânement.
crãné, crãneta, adj. et s. m. et f.  Un peu fier; petit vaniteux. Un peu fier; petit vaniteux.
craneri, s. f. Vanité.  Vanité.
cran-ma, s. f.  Crème. Crème. Dé cran-ma fretse, forta, de la crème fraîche, aigre; chopa dé cran-ma, manger de la crème; a Chën-Peró van ina tó pé bindé pè mêin pó chopa a cran-ma, à la Saint-Pierre on va par bandes au mayen manger la crème.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Crâne. Crâne. Té baló chou ó crãnó, je te donne [un coup] sur le crâne.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Vaniteux. Vaniteux. Rada vweró l'è crãna avwéi fou byo j-âlon, regarde comme elle est vaniteuse avec ces beaux habits. || Fier. Crãnó cóm'oun pó, fier comme un pot. || Bon, qui rapporte: ona crãna mina, une excellente mine qui rapporte.
cranpóna (che), v. r.  Se cramponner. Se cramponner. Che cranponãé tankyè powîé, ma l'è ita fotou foura, il se cramponnait tant qu'il pouvait, mais il a été mis dehors.
crapa Avare. Avare.
crapa   , s. f.  Résidu du beurre fondu. Résidu du beurre fondu.
crapa, s. f.  Râpe du raisin. Râpe du raisin. L'a mëndjya tótè è gran-né dou rejën, l'a rin achya ky'a crapa, il a mangé toutes les graines de la grappe, il n'a laissé que la râpe. || Ramille des raisins de sureau, qu'on enlève pour faire la confiture.
crapeIon Plutôt petit raisin clairsemé. Plutôt petit raisin clairsemé. Var. grapelon.
crapele Plutôt raisin clairsemé. Plutôt raisin clairsemé. Var. grapele.
crapele, s. f.  Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus. Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus.
crapelon, s. m.  Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange. Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange.
crapelou Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou. Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou.
crapelou adj.  Non mûr. Non mûr. De mosca crapelou, du muscat non mûr.
crapena, v. n.  Etre avare, amasser avidement.  Etre avare, amasser avidement.   Fou  j-avãa  crapenon tota rlõo vya é can mouron è j-ereti l'an pa ona tso°"ja dé réconyèchansé, ces avares amassent avidement toute leur vie et quand ils meurent les héritiers n'ont pas un brin de reconnaissance.
crapi, v. n.  Périr, crever. Périr, crever. I tsate l'a peca dé trwéra é l'a crapi, le chat a mangé de la saleté et il a péri.
crapó, s. m.  Crapaud. Crapaud. È crapó chon brote, ma fó°" pa ou férë dé ma, paskyè i pecon tota chörta dé vermena, les crapauds ne sont pas beaux, mais il ne faut pas leur faire du mal, parce qu'ils détruisent toute sorte de vermine.|| Fig. Terme d'injure s'appliquant surtout aux enfants. Atin, crapó kyè téi, t'aprindri a eni per'ënkye! crapaud, je m'en vais t'apprendre à venir ici!
crapóta, s. f.  Gamine. Gamine. Atin crapóta, t'aprindri a eni rôba è pómé a nó, attends, vilaine, je vais t'apprendre à venir voler nos pommes.
crapotën, s. m. Dim. de crapó. Petit crapaud.  Petit crapaud.
cratchye, v. a.  Cracher. Cracher.
cratówa Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa. Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa.
cratówa, s. f.  Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin. Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin.
cré !  Sacré ! Juron abrégé de «sacré». Sacré ! Juron abrégé de «sacré».
créasyon, s. f.  Création. Création. I créasyon dou moundó, la création du monde.
crebla, v. a.  Cribler. Cribler. Crebla a chabla, cribler le sable. Par ext. Passer au crible, diminuer: charé byin crebla can ché ardzin vendre ou byo fese, quand cet argent arrivera au beau-fils, il sera bien criblé (diminué). || Fig. Accabler. Crebla dé dètó, criblé des dettes.  || Ballotter. É wéi, chou ó trin, l'îta prou crebla, et là, dans le train, il a été terriblement ballotté. || Trembler. Can n'aïe cófa dé cläa dou taba derën pé górdze, i charpin creblãe 'na vwãrba é créeãé; quand on avait craché de la salive imprégnée de tabac dans la gueule du serpent, le serpent frétillait un moment et périssait.
creblé, s. m.  Brize intermédaire (Briza media L.). Brize intermédaire (Briza media L.).
crebló, s. m.  Crible. Crible. L'a dé crebló ën fêe é de crebló fé avwéi dé bagyété, il y a des cribles en fer et des cribles faits avec des baguettes de bois; pacha ou crebló, passer qqch. ou qqn au crible.
créea, v. n.  Crever. Crever. Le mot s'emploie pour désigner la mort de tous les animaux: i tsate l'è créea, le chat a péri; oun tsate créea, un chat mort; crié byin dé tchyévré sti an, il périt bien des chèvres cette année. || S'emploie pour la mort des gens en style bas: l'a vecou é l'è créea cóm'ona béitchye, il a vécu et il est mort comme une bête. || Fig. Créea dé fan, créea dé chi, dé counpara, crever de faim, de soif, de peine; créea dé vergonye, d'ënradze, crever de honte, de colère. || S'éteindre. L'a djya grantin kyè l'è créea i fwa, il y a longtemps déjà que le feu s'est éteint. || V. a. Crever. I atse l'a créea o-n-we avwéi è corné, a ché dou Vè, la vache, avec la corne, a crevé un œil au fils du Vert; t'a djya créea a bêra, è bóté, tu as déjà troué ton bonnet, tes souliers; l'a créea a téita avwéi oun taborën, il lui a crevé la tête avec un tabouret. I) V. n. Sauter, en parlant d'un abcès: i amaché pó créea, l'abcès se prépare à sauter.
créeanse, s. f.  Créance, argent prêté. Créance, argent prêté. L'è oun kyè l'a dé créeansé, c'est un homme qui a de l'argent prêté; l'a dé créeansé chou nó, il a des créances sur nous [il nous a prêté de l'argent que nous lui devons encore].
crefa, s. f.  Une petite quantité. Une petite quantité. L'a bala 'na crefa dé ni, il est tombé une petite couche de neige.
créitchãé  Accouplement Accouplement.n. f. 
créitchye Couvrir, s'accoupler avec la femelle Couvrir, s'accoupler avec la femelle.v. tr.  Par ext. et vulg. baiser. Syn. bócata.
créitse, s. f.  Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. |) Grim.: crétchya.
crekye, s. m.  Cric. Cric.
crën, s. m.  Crin. Crin.
crëncale, s. f.  Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale. Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale.
crënché, s. f. pl.  Criblures des céréales. Criblures des céréales. Kyën brote bla, l'a rin kyè dé crënché, quel vilain blé, il n'y a que des criblures; pó°" dé gran pó è moundó sti có°" é prou dé crënché pó è dzenelé, cette fois [cette récolte] peu de grain pour les gens, beaucoup de criblures pour les poules. || Fig. Rebut. È promyé l'an créea dé counpara, atrapon rinkyè è crënché, les aînés des enfants se sont tués à peiner et [au moment de partager] ils n'ont que le rebut. || Oun pó°" dé w'ardzin pó è j-aóca, i réista pó è caféi, é è crënché pó a mijon, une partie de l'argent est pour les avocats, le reste pour les cafés et les criblures pour la maison ; fou kyè chon foura ën' Amerikye é kyè fan ënvwéé fouraw'ardzin, l'an rinkyè è crënché, ceux qui sont en Amérique et qui se font envoyer l'argent ne reçoivent que la portion congrue.
crënchon, s. m.  Cresson Cresson. Avwéi è crënchon di tórin oun fé dé bóna chawäda, avec le cresson sauvage [des torrents] on fait de bonnes salades.  C'est la Cardamina amara L.
crënchye, v. a.  Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain.Can o-n-a vana fó°" crënchye é pwe avwéi' na ploun-ma  dé dzenele fó°" fótrè foura è crënché, , quand on a vanné, il faut «crinser » et puis, avec une plume de poule, jeter dehors les criblures.
crenoouina, s. f.  Crinoline. Crinoline.
crepechadzó, s. m.  Crépissage. Crépissage. I mijon l'è fornite, réisté rinky'i crepechadzó,la maison est terminée, il ne reste que le crépissage [à mettre].
crêpéi Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.   Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.  
crépéi, s. m.  Omelette. Omelette. Vwi n'arin dé crépéi pó dena, aujourd'hui nous aurons des omelettes pour dîner. || De la famille du fr. crêpe.
crepi, -pite, participe de crepi  (adj.).  Garni, criblé, plein, tout couvert Garni, criblé, plein, tout couvert. Dé tsatin l'è tó crépi dé mótsé pé fou pilo, en été c'est garni de mouches dans les chambres; iré crépi dé moundó, ça fourmillait de gens.
crepi, v. a.  Crépir. Crépir. Pó crepi è moralé di mijon nouwe van tsásye dé chabla ba ou Roun-nó, pour crépir les murs des maisons neuves, on va chercher du sable du Rhône.
crere, v. a.  Croire. Croire. Crijó, tó cri, i cri, nó crijin, vó cride, i crijon. Imp. crejïó, tó crejïe, i crejïe, nó crejïon, vó crijïe, i crejïon. Fut. creri, tó creri, i creri, crerin, creréi, creran. Cond. pr. crerôo. Part. crou. || Yó crijó pa chin, pour moi, je ne crois pas cela; ó cri prou, il le croit bien; crejïó chwêe kyè tó fori enou, je croyais sûrement que tu serais venu; l'è pa oun kyè cri tó chin kyè djyon, ce n'est pas qqn qui croit tout ce qu'on dit. || Fó°" crere, il faut croire, formule pour attirer l'attention sur un fait notoire. Kyën tsatéi l'a fé wéi, fó°" crere kyè l'è prou retsó, quel palais il a bâti là, il faut croire qu'il est assez riche; cóminse a eni fri, fó°" crere kyè no chin a fën dé outon, il commence à faire froid, c'est qu'on est fin automne.  
crere, v. r. Croire .  Che crijon prou retsó, ils se croient assez riches. Avec la prép. de et un infin. Che crejïe dé wéea a brinta chowé, il croyait pouvoir lever la brante tout seul; che cri d'ai fé oun bon martchya, il croit avoir fait un bon marché; fó°" pa té crere ky'i vénindze foweche béwa sti an, il ne te faut pas croire que la vendange soit belle cette année. || S'en croire. Ché ch'ën cri byin, il s'en croit. || V. n. Crijó pa, je ne crois pas; crijó prou, je crois bien; cri pye, crois «seulement» (n'y crois pas). L'infln. est précédé de la prép. de. Crijïo' d'arowa i promyé, je croyais arriver le premier. || Encore courante en SR, la construction avec de est vieillie en France pour les verbes croire, penser, espérer, sembler. || Obéir. Kyën botchyó dé fèmawa, cri rin, quelle femme têtue, elle n'obéit point!
creselon, s. m.  Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ. Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ.
créta, s. f.  Crête Crête. I créta dou pówé, la crête du coq. || I tsawé l'è fran chou a créta, le chalet est sur la crête.
crétéoué, s. m. Dim. de créta.  Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477) Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477)
cretré, v. n.  Croître. Croître. I cré pa, il ne grandit pas; t'a rin crechou. di antan, tu n'as point grandi depuis l'an passé. || I ona cóminsé a cretré, la lune commence à croître; i tsancro kyè cré, le cancer qui croît (par oppos. au tsancro' kyé rô°"dze, le cancer qui ronge). || L'a prou w'eji dé cretré ché, i prou d'atró pó trale, celui a le temps de grandir, j'ai assez d'autres pour travailler; cré cómin i cavwa di véi, aba, il grandit comme la queue des veaux, en bas.
creva, s. f.  Maladie qui mine qqn. Maladie qui mine qqn. L'a a creva, il dépérit.
crévache, s. f. Animal vieilli et de peu de rapport,  Animal vieilli et de peu de rapport, ona vyele crévache dé eatse, une vieille vache qui ne rapporte plus rien.
crévale, s. f.  Petite bête qui ne rapporte plus rien. Petite bête qui ne rapporte plus rien.
cri, s. m.  Cri. Cri. S'to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, si tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus: au jeu de cache-cache, si le chercheur ne parvient pas à trouver celui qui s'est caché, il prononce la phrase qui précède.-
criafan, s. m.  Indigent (par paresse) Indigent (par paresse). Les gens d'Arbaz disent aux Saviésans: Chavyejan, criafan, trólè a barba pó ai dé pan! Saviésan, crève-faim, presse ta barbe pour avoir du pain !
crïde, s. m.  Crédit. Crédit. Bale a crïde, donner à crédit; atseta a crïde, acheter à crédit.
crijin, -inta, adj.  Obéissant. Obéissant. L'è rin crijin, il n'est pas obéissant du tout.
crindre, v. a.  Craindre. Craindre. Té crinjó pa, je ne te crains pas; crinjïé kyè foweche enou dé plodze, il craignait qu'il ne plût.
crinte, s. f.  Crainte. Crainte. Oun pou comanda chin kyè no ou, fou j-infan obeechon pa, l'an pa 'na crinte, on peut commander ce qu'on veut, ces enfants n'obéissent pas, ils n'ont aucune crainte. || Che bale dé crinte, se faire craindre, en imposer à qqn.
crinti, adj.  Craintif, ombrageux, timide Craintif, ombrageux, timide. L'è rin crinti ché infan, cet enfant n'est pas peureux; i mówé l'è crinti, le mulet est ombrageux.
cristawe, s. m.  Cristal. Cristal.
cró  s. m.  Tombe. Tombe. L'è derën ou cró, il est dans la tombe (il est mort); féré ó cró, creuser la tombe; fó°" ky'è cró echon chi pya dé préeon, il faut que les tombes (fosses) aient six pieds de profondeur. || Long creux que l'on pratique dans les vignes pour provigner; si ce creux n'est pas long, il s'appelle fortseta.
cró s. m.  Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât. Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât.
croche Gros clou de charpentier. Gros clou de charpentier.
croche, s. f.  Béquille. Béquille. Ché kyè vajïé avwéi è croche, celui qui allait avec les béquilles. || Crosse de fusil; i croche dou foje.
crochi, v. n.  Craquer.  Craquer. Can i mowé pekye warvin-na, n'avwi crochi è din, quand le mulet mange l'avoine, on entend craquer les dents; è breséi crochon can chon byin cwé, les bricelets craquent quand ils sont bien cuits. || V. a. Ecraser. Fou dé Dzójé   ó t'oran crochi déjó è din d'ënradze, ceux de Joseph l'auraient écrasé sous les dents de colère.  Afr. croissir. Grimisuat, comme à Savièse, mais aussi signifiant manger: crouchi dé pan. Yé tórdzó apréi crouchi, il est toujours en train de manger. || L., Contes, 120, dit krochhye.
crochya, s. f.  Cartilage.  Cartilage. L'è pa dé bóna tsêe ché bócon, l'a rin kyè dé crochya, ce morceau de viande n'est pas de première qualité, il n'y a que du cartilage.
crója, v. a.  Creuser. Creuser. Crója è pómètêré, arracher les pommes de terre. || Abs. N'ën falou crója préeon, nous avons dû creuser profond; crója foura, sortir qqn ou qqch. en creusant.
crojele, s. f. Vase pour la collecte à l'église Vase pour la collecte à l'église. || Voy. Pierreh. 163, s. v. crousille.
cròkye, adj.  Très âgé, vieux. Très âgé, vieux. Fou vyou cròkye dé tsasyou, ces très vieux chasseurs.
cromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi
cromechéi, s. m.  Peloton de fil.  Peloton de fil. Che robatâé cómin oun cromechéi, il se roulait (par terre) comme un peloton de fil. Grimisuat a cromechéi et cormechéi.
crópa, s. f.  Croupe. Croupe. Achéita té chou a crópa dou mowé, assieds-toi sur la croupe du mulet. || Derrière. T'éi chwêe kyè to rechi oun có°" chou a crópa, certainement tu recevras un coup sur le derrière.
cropenyon (a), adv.  Accroupi. Accroupi. Oun vën tó mó°"se dé resta, tó ó dzó a cropenyon derën pé hé venyé, on devient tout mouillé à rester tout le jour accroupi entre les ceps; ch'é metou a cropenyon é l'a wéea ó fache tó chowé, il s'est accroupi et a soulevé le « faisceau » de foin tout seul. || Dérivé de crópa, croupe.
cropi, v. n.  Croupir. Croupir.
cropïre, s. f.  Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval. Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval.
cropyon, s. m.  Croupion. Derrière, postérieur. Croupion. Derrière, postérieur.
cropyóna, v. n.  Rester assis. Rester assis. O-n'an-mé méi aa ou traó kyè dé cropyóna per-ënkyè, on aime mieux aller au travail que de rester recroquevillé par ici. Syn. cropyówa.
cropyówa, v. n.  Rester assis. Rester assis. Tòrdzo apréi clochi: ma la, ma wéi  l'a pa pochou féré 'na tsóouja kyè cropyówa, toujours à se plaindre: mal ici, mal là, il n'a pu faire autre chose que de rester assis et couché.
cropyóweró, -era, s. m. et f.  Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise. Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise.
crosefi, s. m.  Crucifix. Crucifix.
crosefié, v. a.  Crucifier; tourmenter. Crucifier; tourmenter. Ché viāé tan crosefiae, elle était tant persécutée, tourmentée.
crosye, crochye v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi.  v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi. 
cróta  s. f.  Croûte. Croûte. I cróta dou pan, dou frómadzó, la croûte du pain, du fromage. || Petite quantité, ona cróta dé bōró chou ó cadre, un petit morceau de beurre sur la planchette.
cróta  s. f.  Jante de roue Jante de roue. Mè fó°" tsandjye è cróté dé sta rouwa, il me faut faire changer les jantes de cette roue.
cróta, -ae, part., adj. ets.  Marqué de la petite vérole. Marqué de la petite vérole.
crótawa, s. f.  Beignet, «merveilles». Beignet, «merveilles».
crótchye, v. a.  Attacher, agrafer. Attacher, agrafer. Crótchye a tsemijé, agrafer la chemise; crótchye è pantawon, agrafer le pantalon. || Accrocher, atteindre: chon ita porchyou, l'aie dé fou kyè ou crotsion pé è taon, ils ont été poursuivis, il y avait de ceux qui les «accrochaient» par les talons.  Par ext., se dit de qqn qui s'arrête partout. Chon pèrtó crótchya, todri pa chyore rlōo rota, ils se sont partout accrochés (arrêtés), ils font tout excepté suivre leur route.
crótchyon, s. m.  Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain. Bale mè ó crótchyon! donnez-moi le croûton !  Petit tas. Venyon grandé è grandzé é peti è crótchyon dou fin, [vers le printemps] les granges deviennent grandes, et petits les tas de foin.
crótchyóna, v. a.  Couper la croûte tout autour d'un pain Couper la croûte tout autour d'un pain. Les pains de seigle sont ronds et plats; enlever d'abord les bords est inconvenant.  Fig. Taquiner. Crótchyóna è j-ātró, taquiner les autres. Cf. pecóna pour les autres synonymes.
crótchyóné, s. m. Dim. de crótchyon.  Petite croûte de pain. Petite croûte de pain.
crótsata v. a.  Crocheter Crocheter, óra rin kyè crótsata, crótsata, dé tsó°"jé kyè väon rin, maintenant [à l'école] on ne fait que crocheter et broder des choses inutiles. || Taquiner. Can l'an prou crótsata ch'ëngrëndzon, quand ils se sont assez taquinés, ils se fâchent.
crotsateri, s. f.  Taquineries 
crotsateri, s. f.  Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.    . Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.  ||   Fig. Taquineries.
crotse, s. f.  Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska. Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska.
crótsé, s. m.  Crochet, agrafe. Crochet, agrafe. Dé crótsé pó pindówa a tsêe, des crochets à pendre la viande. 
crótsé, s. m.  Obstacle, difficulté.  Obstacle, difficulté. I vendre rin anéi, i trouwéré prou cakyé crotsé, il ne viendra pas ce soir, il trouvera bien quelque échappatoire.
crótsé, s. m.  Taquinerie. Taquinerie. Can fou dó°" chon ënsinbló, chon rin kyè dé crótsé, quand ces deux sont ensemble, ce ne sont que taquineries.
crótsebindon Détour Détour. L'a ƒéi oun crótsebindon é ó t'éi deperdou, il a fait un détour et je l'ai perdu.
crótsebindon, s. m.  Croche-pied. Croche-pied.
crotse-pya, s. m.  Croc-en-jambe. Croc-en-jambe. Forôo pa tsejou che eché pa fé ó crotse-pya, je ne serais pas tombé s'il ne m'avait donné un croc-en-jambe. || Syn. clòpé, crótsebindon.
crou, croua , adj.  Ecru, qui n'a pas été lessivé. Ecru, qui n'a pas été lessivé. Dé fi crou, dé j-étsapé croué, du fil écru, des écheveaux écrus.
crou, crwa , adj. Cru.  crou, crwa , adj. Cru. Dé tsêe crwa, de la viande crue, viande séchée.
crouchon, s. m.  Poire cuite au four. Poire cuite au four. Dé crouchon é dé noue iré dé cotoma i marinda dan ó tin, des «crouchons» et des noix, c'était le goûter d'autrefois. || Dev. Oun parin borla kyè l'a a cavoua? - i crouchon, un homme brûlé ayant une queue? - une poire séchée au four.
crwi, s. f.  Croix. Croix. I crui da mechyon, la croix [plantée à l'occasion] de la mission. ||  Fér'a crwi chou cakyé tsó°"ja, faire la croix sur quelque chose, c'est en faire son deuil; nó chin pa jou ina a tin tsasye ché bó°", óra n'in rin ky'a féré a crwi chou chin, nous ne sommes pas montés à temps pour chercher ce bois, maintenant nous pouvons en faire notre deuil (faire la croix là-dessus).
crwi, s. f.  Epreuve.  Prov. L'an tui rlôo crwi a porta, chacun a sa croix à porter. 
crouijata, v. n.  Faire des zigzags. Faire des zigzags. L'a pa chyou a vwesa, l'a tó crwjata, il n'a pas suivi [en fauchant] la limite tracée, il a fauché tout en zigzags. || V. a. Faire des croix nombreuses sur un objet. Kyënta moda t'a to can to aryè, to crwijate è tchyévre? quelle habitude as-tu; quand tu trais, tu multiplies les croix sur les chèvres?
crouijé, s. f.  Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Dé crwijé dé nwè,des coquilles de noix.  Autrefois on les donnait au moulin pour moudre avec le blé: oun grou andin dé crwije dé nwé ky'oun fajïé moudre avwéi ó bla, un gros andin de coquilles de noix qu'on faisait moudre avec le blé. || En afr. cruise.
crouijéta, s. f. Dim. de crouijé.  Petite coquille. Petite coquille.
crouijya, s. f.  Croisée des chemins. Croisée des chemins. Ba a crouijya dé Tsinye, à la croisée de Tsigne. L'a chowin ona croui ä crouijya di vâé, il y a souvent une croix à la croisée des routes.
crouitse, s. m.  Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes. Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes.
crouitse, s. m.  Petit cierge  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouitse, s. m.  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche. Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouja, s. f.  Vallon. Vallon.
crouja-colè, s. m.  Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois. Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois.
croujata, v. n.  Croiser. Croiser. Syn. de crouijata.
croulon    Vache très maigre, de peu de valeur Vache très maigre, de peu de valeur
croulon, s. m.  Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu. Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu.
croulóna, v. a. et abs.  Agacer, taquiner qqn. Agacer, taquiner qqn.
croulóna, v. a. et abs.  Fourgonner, tisonner. Fourgonner, tisonner. T'éi tòrdzó' apréi croulóna derën pé ché fornéi, to faréi tó crèea ó fwa, tu es toujours à tisonner dans ce poêle, tu éteindras le feu. 
croulonéréi, s. m.  Taquin; celui qui tourmente qqn. Taquin; celui qui tourmente qqn. O-n-a pa 'na vouārba dé doura avouéi fou crouloneréi, on n'a pas un moment de repos avec ces gens qui taquinent toujours.
croupe!  Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut: i tsën choute croupe ina chou mè, le chien saute sur moi d'un coup.
crouwa, s. f.  Croissance, crue. Croissance, crue. Tré byo j-infan kyè l'an byin dé crouwa, trois beaux enfants qui grandissent bien; chon dé crouwa, ils deviennent grands, prennent une grande taille; fó°" féré è j-ālon chou a crouwa i j-infan, il faut faire les vêtements «sur la croissance» aux enfants (assez grands pour que l'enfant puisse les porter en grandissant).
crowi, v. a.  Couvrir. Couvrir. Per'ënkyè oun crowe tòrdzó è ti avwéi dé wése, par ici on couvre toujours les toits avec des ardoises; ina i mêin, oun crowêe ó fwa avwéi dé chëndre é ô matën o-n-aïé pa béjwin dé motsété pó ënprinde ô fwa, dans les mayens, on couvrait le feu avec les cendres et le matin on n'avait pas besoin d'allumettes pour allumer le feu. 11 V. r. I tin che crowé, le ciel se couvre. || Fig. Cacher. Fajïon 'na tsó°"ja pó crowi ó fwa, ils faisaient cela pour cacher le feu (pour donner le change).
crwéea, s. f.  Mauvaise humeur, méchanceté. Mauvaise humeur, méchanceté. L'è prou plin dé crwéea, il est tout rempli de méchanceté; chin l'è rin kyè dé crwéea, ce n'est que méchanceté pure [de sa part]. || Même orig. que crouéi.
crwéi s.m. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon.
crwéi s.m. Méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux. crwéi : e crwéi sont les méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux.
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité . Mauvais, de mauvaise qualité . Oun crwéi moundó, une méchante personne; ché l'a nète ona crwëe winvwa, il a une très méchante langue.  Chai dé crwé : savoir de la sorcellerie. | [ Impie, mauvais moralement. Ché iré déstra crwéi, fajïé pa kyè deré dé ma dā rewejyon, ch'ënmóca dé tóté, celui-là était très impie, il ne faisait que déblatérer contre la religion, se moquer de tout. |[ Maigre, misérable. L'è enou crwéi cóm'ona tsarópa (charogne), il est devenu d'une maigreur épouvantable; l'è tan crwéi kyè l'a pa ky'a péi é è j-ó°"ché, il est si maigre qu'il n'a que la peau et les os. || S. m. I crwéi, le mauvais;  È crwéi 
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité. Mauvais, de mauvaise qualité. Oun crwéi tsapéi, un mauvais chapeau; ona crwëe din, une mauvaise dent, mais on dira: é din chon cró°"wé, la forme de l'adj. variant selon la place; ha noué l'è cróouwa et hé noué chon cróouwé. Prov. È cwéi j-ovri tró°"on jaméi dé bon j-oti, les mauvais ouvriers ne trouvent jamais de bons outils. || Méchant, d'un caractère méchant.
crwijye, v. a.  Croiser Croiser. Fó°" crwijye è man pó préé, il faut croiser (joindre) les mains pour prier; è wétré che chon crwijyéi, les lettres se sont croisées. || «Couper» en forme de croix: chon acatoma dé crwijye chela è wéi, ils sont habitués de «couper» un pré pour passer [ici et là].
Cwachyae, s. f.  Coassement, cri de poule. Coassement, cri de poule. Pórkyè l'an t-e fé dé hè cwachyéi è dzenelé ? pourquoi les poules ont-elles poussé de ces cris? || Cri d'une personne. Ché rnoundo fé dé broté cwachyéi pó rin, cette personne pousse de vilains cris pour rien.
cwãchye,  v. n.   Coasser,  crier. Coasser,  crier.  N'avwi pa kyè cwächye hé dzenelé, on n'entend que crier ces poules. || Crier, en parlant des gens, ën d-a t-e cwachya ha brota fémawa ! a-t-elle crié cette vilaine femme!-
cwadzon, s. f.  Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos. Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos.
cwatse, s. f.  Coiffure Coiffure. È marin-né l'an 'na cwife kyè catse a cwatse, les femmes ont une coiffe qui leur cache la coiffure. Les femmes de Savièse portent les cheveux tressés et entortillés sur la nuque.
cwêclé Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé. Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé.
cwën, s. m.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas. È tsouson a couën van byin avwéi è bòté bâché, les bas à «coins» sont jolis avec les souliers bas.
Cwéna, s. f.  Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce.   Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce. || 
Cwéna, s. f.  Tranche  Tranche ;ona couena dé bacon, une grosse tranche de lard.
cwëndze, s. f.  Personne méprisable. Personne méprisable. || Syn. ona pesta.
cwené, s. m. Dim. de cwën.  Petit coin. Petit coin. || Mot fréq. en afr. : coignet, cuignet, quignet, etc.
cwenye, v. a.  Presser, serrer Presser, serrer,ën ché ban iron cwenya kyé powîon pa méi ai ó fla, dans ce banc ils étaient serrés au point d'étouffer; i' ra iré cwenya derën e-n-ona bota; le rat était serré dans un soulier. || V. r. Se presser. Ch'è cwenya wéi deri ó fórnéi é partie pa méi, il s'est serré là contre le fourneau et il ne partait plus. || Etayer avec un coin. w'étchyésó l'è pa plan, fó°" cwenye avwéi dé botselon, la cuve n'est pas d'aplomb, il faut l'étayer avec des morceaux de bois; mè fó°" prindé cakyé tsó°"ja pó cwenye, chënble kyè che cló°" w'estoma, il me faut prendre un peu de nourriture pour étayer l'estomac, il me semble qu'il se ferme.
cwêrcla, v. a.  Mettre le couvercle à quelque chose. Mettre le couvercle à quelque chose. Couêrcla ó brontse, mettre le couvercle à la marmite.|| Fermer, achever. Oun dzin mó pó coyêrcla ó carné, un joli mot pour terminer le carnet.
cwërlą v. m.  Cracher Cracher. L'è pa propra chin dé cwërlą chou ô plantchyą, ce n'est pas propre de cracher sur le plancher.
cwërla, s. f.  Crachat. Crachat.
cwete , s. f.  Cuite. Cuite. L'a pri 'na couete, il a pris une cuite; il s'est enivré. Expr. pop. en SR et connue aussi en France.
Cwete?  adv.  Qui est-ce? Abréviation de coui e t-e? Qui est-ce? || Abréviation de coui e t-e?
cwi  , pron. inter.  Qui? Qui? Cwi e t-e wéi? qui est là? - chéi pa cwi, je ne sais qui.
Cwi !   Cuit ! Cuit ! Au jeu de billes, quand la bille d'un joueur reste dans le triangle [bitchyó] on dit qu'il est cwi, cuit, c.-à-d. hors-jeu.
cwife, s. f.  Coiffe. Coiffe. Bonnet de soie des femmes.|| I cwife dou tsarfon, sac en forme de coiffe à grosses mailles dans lequel on met les choux frais pour les cuire. || Cwife ( = pòrsyon da dóbla di atse, partie du second estomac des vaches), mésentère.
cwijan'na, s. f.  Cuisson, ce qui est cuit Cuisson, ce qui est cuit, ona cwijan-na pó è catson, une cuisson pour les porcs.
cwijon, s. f.  Gros embarras. Gros embarras.
Cwire, v. a.  Cuire.  Cuire. Cwire a sën-na, faire le souper; mé fó°" aa cwire pó è catson, il me faut aller cuire pour les porcs; è pómé chon cwété é récwèté, les pommes sont cuites et recuites; l'è ita cwé per derën, il a été cuit par-dedans. Cwire pó è béitchyé, cuire quelque chose pour le bétail. || Se dit de la peau enflammée par l'urine chez les petits enfants. Ché pó°"ró peti l'è tó cwé, ce pauvre petit a la peau tout enflammée. || V. n. I vèn l'è ën trin dé cwire, le vin est en train de fermenter. || V. r. ën'atindin kyè nó vajin a mécha, i dena che cwi prou, tandis que nous allons à la messe, le dîner se cuira bien. || Le patois confond cuire avec bouillir: cwire ó waséi, bouillir le lait; avec frire: dé pómètêré cwité ou boró, des pommes de terre frites au beurre; avec fondre: de boró cwé, du beurre fondu.
d consonne de liaison consonne de liaison entre ën et ai. ën d-an t-e fé dé trin, ont-ils tapage; van outre tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent tant qu'il en reste un; ch'ën d-a, l'a pa tropa, s'il y en a, il n'y a pas foule.
dā, art. contracté pour dé a de la. de la. È di dā man, les doigts de la main; di a mö dā féna, depuis la mort de sa femme.
Dabo kyè, conj. Aussitôt que. Aussitôt que. Dabo kyè n'arin forni, nó partin amou mijon, aussitôt que nous aurons fini [ce travail], nous montons à la maison.
Dabo óra Tout à l'heure  tout à l'heure
dabo, adv.  Bientôt. Bientôt. Vendre dabo, il viendra bientôt; t'aréi dabo fé chin, tu auras vite fait cela; dena-vo' dabo? -       pa fran dri, dînerez-vous bientôt? - pas immédiatement.   Puisque. Dabo kyè to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, puisque tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus (au jeu de cache-cache).
D'acôo, Loc. adv. D'accord, d'accord, óra nó chin d'acôo, maintenant nous sommes d'accord; d'acôo chin, ma... je te concède cela, mais...
dadóou, s. m.  Dadais. Dadais. Kyëntou dadóou! quels dadais!
dajon, s. m.  Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. óra l'è défindou dé prindé dé dajon pó chótédré è eatse, il est maintenant défendu de prendre du dajon pour la litière des vaches.
dāle, s. f.  Pin Pin. È dālé frounjon a taea, les pins fournissent le bois gras; chò cóm'ona dāle, sourd comme un pin, très sourd.
dāléta, s. f. Dim. de dāle.  Petit pin. Petit pin.
dalōo, adv.  Naturellement, bien entendu. Naturellement, bien entendu. L'è arowa i fese dé chorda, — ën d-aré conta dé bèwè tsowjé, -dalōo, notre fils est rentré du service militaire, - il aura conté de belles choses, - naturellement.
dama, s. f.  Dame. Dame. Tandis que pour une paysanne on dira i féna a X, pour une femme mariée de la ville, on dira plutôt: i dama a X. \\ Terme du jeu de cartes: i dama dé pekye, la dame de pique.  È damé róché, les courtilières. Syn. è tarpé.
damadzó, cf. s. v. démadzó. Dommage Dommage
daméta, s. f. Dim. de dama.  Petite dame. Petite dame.
damijéwa, s. f.  Demoiselle, Demoiselle, iré ona plo bewa damijéwa! c'était une si belle demoiselle !
damou   Prép.  Au-dessus de, sur.  Au-dessus de, sur. N'ën oun tsawé ina damou ó chéi é oun fran déjó, nous avons un chalet sur le rocher et un juste dessous; réiste damou nó, il habite au-dessus de notre appartement. || Fig. È retsó chon cómin ó°"ló, chon tòrdzó damou, les riches, c'est comme l'huile, ils sont toujours dessus. || En amont de. Damou ó pon, en amont du pont. || Au nord de, lorsqu'il y a différence de niveau. L'an oun pra damou ó nó°"tre, ils ont un pré au nord du nôtre. || Damou peut être précédé d'autres adverbes ou prépositions: ina damou, pé damou, outré damou, outré pé damou, foura ina pé damou, amou damou, di damou, outr' ënséi é ina é ba pé damou, etc. Voy. ces termes.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, Damou désigne couramment les mayens ou les alpages par opposition  aux villages:  l'are méi    moundó damou kyè déjó vwi -conta, aujourd'hui il y aura davantage de gens dans les mayens que dans les villages. - Soyez-en sûr; demëndzé parton tui amou i rèco è réiston tré dzó damou, dimanche tous vont aux mayens pour faire les regains et ils restent trois jours là-haut. En amont, wéi l'è i pon é nó n'ën dé pra damou é déjó, là est le pont et nous, nous avons des prés en amont et en aval. || Le nord-est ou le Haut-Valais. L'è tópó damou, c'est sombre sur le Haut-Valais.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, itè ina damou, il habite au-dessus, à l'étage supérieur; i trālé ou pilo déjó ma dromé ou pilo damou, il travaille dans la chambre de l'étage inférieur, mais il dort au-dessus. En l'air, renversé. L'è ita acoli è tsanbé damou outre pè ó tsan, il a été projeté les jambes en l'air dans le champ. 
damwijèwa Demoiselle Demoiselle. Var. de prononciation de damijéwa. Voy. ce mot.
dan, prép.  Dans.  Dans. Usitée seulement dans l'expr. dan j-oun tin, autrefois, et dan ó tin, dans le temps [passé]. Partout ailleurs le fr. dans se rend par derën ou a.
dana, danae, adj. et s. m. et f.  Damné, damnée. Damné, damnée.
dana, v. a.  Damner. Damner. To charéi dana! tu seras damné!
danréi, s. m.  Denrée. Denrée. Dé vyou j-anréi,de vieux vivres (viande, fromage). Remarquez cette forme du pluriel, formée par analogie avec les mots commençant par une voyelle; cf. è j'antêrné, s. v. wantêrna. 'an tó metou chou ó mówé, infan, éijé, danréi, ils ont tout mis sur le mulet, enfants, vaisselle, denrées.
danse s. f.  Danse. Danse.
dansōo, dansoja, s. m. et f.  Danseur. Danseur. È gran dansōo chon pa, dé cotoma, dé dzin bën comifó°", les grands danseurs ne sont pas, en général, des gens bien sérieux. Prov.: Gran tsante, gran danse, jaméi d'avansó, grand chanteur, grand danseur, jamais n'avance [dans son travail].
dansye, v. n.  Danser. Danser. Fou dé Counti, kyëntou djyāblo pó dansye! ceux de Conthey, quels terribles gens pour danser! óra chondzon rin méi ky'a dansye, oun pó°" danson dabó derën ën w'elije é nyoun di rin, maintenant on ne pense plus qu'à danser, c'est vrai qu'on va bientôt danser dans l'église et personne ne dit rien. || Syn. ousa.
danye, s. f.  Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: i danye dou tsénevò, la tige du chanvre.
däouą Poser des dalles. v. tr. et intr. Poser des dalles. v. tr. et intr.
dāoua, s. f.  Dalle, grosse pierre plate. Dalle, grosse pierre plate.
daoun, adv.  N'est-ce pas? N'est-ce pas? Māre, vejó meróouwa 'na vouārba, daoun? mère, je vais jouer un moment, n'est-ce pas?
dapāa, adv.  En plus. En plus. L'a bala a sta cakyé tsoouja dapāa, il a donné à celle-ci quelque chose en plus [de particulier]; chin iré dapāa da réista, cela était à côté [en plus] du reste; chin kyè l'aie rechyou dapāa di j-ātro l'a falou tórna a rindre foura dé ché prósé, ce qu'il avait reçu en plus que les autres, il a dû le rendre par suite de ce procès.
daplan, adv.  D'aplomb. D'aplomb
D'aplon, Loc, adv.  Verticalement. Verticalement. Pòrkyé l'a byou, ché tën ouncó byin d'aplon, quand même il a bu, il se tient encore bien droit; l'è tsejoju d'aplon ba chou è j-étąwé, il est tombé tout droit sur les lattes de la clôture.
darbéi, s. m.  Petit arbre, branche de feuillage. Petit arbre, branche de feuillage. L'an fetchya dé darbéi dechéi dewéi da porta dé w'elije, ils ont plantés des arbustes des deux côtés de la porte de l'église. Ce genre de décoration se faisait surtout autrefois pour la réception de l'évêque. A Grimisuat, darbéi désigne les ramilles d'une branche de sapin vert que l'on coupe parfois en menus morceaux pour les donner comme litière au bétail.
darbon, s. m.  Taupe. Taupe. Chin l'è cómin ché kyé l'a entera ó darbon vivin, cela, c'est comme celui qui a enterré la taupe vivante [pour la punir].
darboni, s. m.  Taupier. Taupier. L'è rin bon darboni, ce n'est pas un adroit taupier.
darboniŗe, s. f.  Taupinière. Taupinière. Féŗé è darbonire, étendre les taupinières avec un râteau.
darboué, m.  Habitant d'Arbaz. Habitant d'Arbaz.
darila, adv.  Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Pó mowa a réicha, fo°" a té chara darila avwéi w'étó, pour aiguiser la scie, il faut la serrer très fortement dans l'étau; t'a prou chara, l'è darila, tu as assez serré, cela ne bouge plus. 
darnachi, adv.  Avant-hier soir Avant-hier soir. L'è pa méi enou di darnachi, il n'est plus venu depuis avant-hier soir.(N'est-ce pas une contraction de déean achi : d'anachi )?
data, s. f.  Date. Date.
D'avąnsó, loc. adv. D'avance. D'avance. Pé bonōo ky'i chopou d'avąnsó, heureusement que je l'ai su d'avance.
davoué, adj. num. au féminin.  Deux. 'Voy. dóou. Deux. 'Voy. dóou.
dé bąda, voy. débąda. Inutilement, en vain . Inutilement, en vain .
dé cóton , loc. adv.  Penché, de travers Penché, de travers. Teni oun pó°" dé cóton, se dit très bien pour «un peu de travers, un peu penché»; cha tó pa teni dé cóton a brinta pó oudjye derën ä bóche ? ne sais-tu pas tenir la brante penchée pour verser dans le tonneau?
dé per  loc. prép.  Seul chez. Seul chez...Notez les expressions dé per mè, dé per rlôo, qui veut dire seul(e): chéi ita dé per mè tó ó dzó, j'ai été seul toute la journée; achye dé per rlôo è j-infan, laisser les enfants tout seuls; è manson l'an 12 fran pé dzó è j-âtro l'aran pa dé mwin, les maçons ont 12 francs par jour et les autres n'auront pas de moins [analogie à de plus]; l'è pa dé déré tan vyou, on ne peut pas le dire si vieux; chon d'acrere, leur parole fait foi [se dit des dépositions et affirmations de fonctionnaires qui ont prêté serment].  s'emploie après certains verbes, comme crëre croire, chondjye, moja, etc. Voy. sous ces verbes.
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  Certains: Certains: dé dzó o-n-è grëndzó ën che wèin, certains jours on est de mauvaise humeur en se levant; dé vwārbé fajïé brote tin, à certains moments il faisait vilain temps; dé j-an wi a, il y a certaines années; dé adzó, parfois. || Remarquez rin d' ātro, rien autre; chéi dé parin avwéi vó, je suis parent avec vous; chin l'ïta bala dé cadó, cela a été donné en cadeau; chin ky'oun motene per ënkye, l'è pa dé conta, le même travail qu'on fait ici ne compte pas. || 
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  De. De. D'oun byéi dé w'ātre, d'un côté et d'autre; dó°" dé rlôo, deux d'entre eux; ona dzin dé rin, une personne de rien (méprisable). || Marque la filiation, avec ellipse du mot fils ou fille. Manóèwe dé Fransi B. Emmanuel, fils de François B. La propriété: i mowën da comona, le moulin de la commune. || En fonction de partitif: d'intsó, de l'encre; dé vën, du vin; dé prewi, des poires; di kyè l'are d'infan, quand il aura des enfants. || L'emploi, la destination: i tsana dou vën, la channe à vin; i dólon dou caféi, le pot à café.Désigne un signe caractéristique: i marin-na dou servwe, la femme à la poix de cordonnier; i parin di tsāsé, l'homme aux hauts-de-chausses.
debacla, s. f.  Débâcle. Débâcle.
debacla, v. n.  Départager les voix. Départager les voix. Can chon peskye tābló fó°" kyé oun conteche é débacleche pó chai cwi l'a méi dé vwé, quand les candidats ont presque le même nombre de voix, il faut compter et départager les voix pour savoir qui en a davantage. Syn. détabla.
dèbada, adv.  Inutilement, en vain. Inutilement, en vain. Poude vó pa eni dèman avwéi ó mowé? - Na, ma apréi dèman. - È bin! l'è dèbada are, nó pówin pa atindre tinkyè adon, ne pouvez-vous pas venir demain avec le mulet? - Non, mais après-demain. - Eh bien ! c'est pour rien dans ce cas, nous ne pouvons attendre jusqu'alors; l'è pa dèbada kyè l'a tan de moundó, ce n'est pas en vain qu'il y a tant de ce monde; l'è dèbada de demanda oun chervisyó a ché, c'est inutile de demander un service à celui-là.
dèbandjya, s. f. Litt,  Levée de ban. Levée de ban. Ouverture  des mayens. Oun pou pa aa chou è comoun déean a dèbandjya, on ne peut conduire les vaches sur les pâturages communaux avant la levée du ban; i dèbandjya l'è pa tui è j-an ou memo tin; cómin l'è sti an kyè l'a fé fri tó ó fortin, i conche dou mêin fetsèré a dèbandjya méi tāa, la levée du ban n'est pas toutes les années à la même époque; comme il a fait froid cette année pendant tout le printemps, le « conseil du mayen » en fixera l'ouverture à plus tard.
dèbara, s. m.  Débarras Débarras. Oun grou dèbara dé mwin, un gros débarras de moins.
dèbarachyae, s. f.  Débarras. Débarras. Can n'ën fé ha dé wëntëna, l'è ona bóna dèbarachyae, quand nous avons achevé celle [le travail à la vigne] de Lentine, c'est un bon débarras.
dèbarachye, v. a.  Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Dèbarachye a tabla, desservir, enlever tout ce qui est sur la table; nó chin dèbarachya dé ha pin-na, dé ché moundó, nous sommes délivrés de cette peine, de cette personne. || V. r. Se débarrasser. Ché dèbarache pa i pórmon, ënd-a apéichyon, le poumon ne se débarrasse (dégage) pas, il se remplit au fur et à mesure.-
dèbarbole, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. Prov. (L. 38) Tandjyo kyé l'è pa dèbarbola ina chou a Fara, l'è pa i byo, aussi longtemps que les nuages traînent au-dessus de la Fara, ce n'est pas le beau [temps].  
dèbarca, v. a. et n. Débarquer. Débarquer. N'ën dèbarca ou mitin dé w'evêe, nous avons débarqué au milieu de l'hiver.
dèbardofla, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. I mâré ó té dèbardofléré vitó avouéi ó motchyōo, la mère le débarbouillera en gros avec son mouchoir.
dèbarkyèmin, s. m.  Débarquement. Débarquement.
dèbarlowé (che), v. r.  Se dégourdir, se secouer. Se dégourdir, se secouer. Chéi jou mè dèbarlowé, je suis allé me secouer [pour ne pas dormir]. || Syn. ch'èbarlowé.
dèbatre, v. a.  Battre, délayer (SR).  Battre, délayer (SR). Dèbatre oun cocon, délayer un œuf. |[ V. r. Se débattre. Che dèbatie derën ën w'éivwe, il se débattait dans l'eau. || Débattre, disputer. Che dèbatre, cómin l'è pé conché di mountanyé, débattre, comme cela se fait dans les conseils des consortages d' alpages.
debe, s. m.  Débit. Se dit des choses fort recherchées Débit. Se dit des choses fort recherchées. È pòmêtêré l'an oun debe kyé ché conté, les pommes de terre ont un débit qui compte [sont les bienvenues sur la table].
debeta, v. a.  S'apercevoir de qqch. S'apercevoir de qqch. I baleran sin fran, kyé debeton t-e? ils donneraient cent francs, que remarquent-ils? || V.r. Même sens. Oun che debeté prou ky'o-n-é pa méi dzowènó pó trale, on s'aperçoit bien qu'on n'est plus jeune quand il faut travailler.
débinda, v. a.  Détendre un ressort, une chose bandée. Détendre un ressort, une chose bandée. || V. r. Se détendre. || V. n. Cesser, s'interrompre. L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. n.  Cesser, s'interrompre.  L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. r.  Se détendre. 
débléāe, s. f.  Déblaiement; débarras. Déblaiement; débarras. Kyënta débléāe pó porta via tó ché feméi! quel déblaiement pour emporter tout ce fumier! N'ën adéi rintra ó bla, l'è ona bona débléāe, nous avons rentré le blé, c'est un bon débarras.
deblée, v. a.  Déblayer. Déblayer.
dèblòta, v. a.  Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Apréi ky' o-n-a chèea, oun dèblòte é folé di franó, après qu'on a fauché, on effeuille les frênes; l'a dèblòta é folé di caròté pó é catson, il a arraché les feuilles des betteraves pour les porcs.
débóca Terme du jeu de billes «toucher».   Terme du jeu de billes «toucher».  
débóca, v. a.  Chasser d'une place. Chasser d'une place. I prejidan l'ïta débóca, ó t'an jou foura dé tote, le président a été déposé, on l'a exclu de tout; chon tāmin acharna ky'ó té débókyéran prou i j-éwésyon, ils sont tellement acharnés [contre lui] qu'ils le délogeront sûrement [de sa charge] aux élections.
débócla, v. a.  Déboucler. Déboucler. Pou to pa débócla a chintuire st'éi trwa chara ? ne peux-tu pas déboucler ta ceinture si tu es trop serré? || Dessangler. Syn. désinla.
debogyena, v. a.  Sortir qqch. en creusant. Sortir qqch. en creusant. Cóminsé djya a debogyena foura cakyé përé, il commence déjà à tirer dehors quelques pierres. || Syn. bogyenq.
débòrca, -cae, adj.  Dérouté. Dérouté. Hé dzowéné iron prou débòrkyéi, ces jeunes filles étaient très déroutées.
débótóna, v. a.  Déboutonner. Déboutonner.
débówa, v. n.  Sortir, passer en foule Sortir, passer en foule. Dotāa oun viêe kyè débówa ba pé vâe, sur le tard on ne voyait que beaucoup de gens descendre par la route; i débówāon foura dé w'elije, ils sortaient en masse de l'église. || Le fr. débouler signifie détaler, courir (en parlant du gibier).
débowāe, s. f.  Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Kyënta débowāe dé moundó! quelle foule de gens en mouvement!
debrenyósa, v. a.  Démêler, débrouiller, Démêler, débrouiller, ën plache d'ai é pi byin debrenyósa, oun vi óra hé damé reboféi cómin i motse, au lieu qu'elles aient les cheveux bien démêlés, on voit maintenant les dames ébouriffées comme des éperviers. || V.r. Se séparer. Falïé pa che debrenyósa ba ā gara, il ne fallait pas se séparer à la gare et partir chacun de son côté. || Voy. brenyósa.
debreva, v. a.  Vendre. Vendre. I bën kyè l'an debreva pindan rlôo vya, le bien qu'ils ont vendu pendant leur vie; l'an debreva ó bën da féna, ils ont vendu le bien de la femme.
debri, s. m.  Débris. Débris. W'éivwe l'a achya tota chorta dé debri, l'eau a laissé des débris de toute sorte.
debwijye, v. a.  Enlever une boiserie. Enlever une boiserie. L'è rin ita contin dou traó, l'a fé tòrna a debwijye ó pilo é rebwijye a cha téita, il n'a point été satisfait du travail, il a fait enlever la boiserie de la chambre et «reboiser» à son idée.
debwita, v. a.  Déboîter.  Déboîter.
debwita, v. a.  Enlever la corne du pied d'un animal.   Enlever la corne du pied d'un animal. 
décanënfla, v. a.  Démailloter. Démailloter. Dev. Oun peti canënflan kyé pou pa che décanënfla tinky'i mare vendre ó té décanënfla? - i podzën derën ou cocon, un petit marmot qui ne peut pas se démailloter jusqu'à ce que sa mère vienne le démailloter? - le poussin dans l'œuf.
décanpa, v. n.  Décamper. Décamper.
décāse, s. f.  Dédicace de l'église paroissiale. Dédicace de l'église paroissiale. Ché capotsën l'è enou prédjye chela ó dzò da décāse, ce capucin a prêché ici le jour de la dédicace de l'église.
dècavoua, -ae, adj.  Mutilé. Mutilé.
dècavoua, -ae, adj.  Qui a perdu la queue.  Qui a perdu la queue.
décawó, s. m.  Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. I atse l'a jou ó décawó, la vache a eu la discale. Décale et dégale au sens de dépréciation, de déchet est SR, d'après Pierreh., s. v. dégale. On y connaît aussi le verbe dégaler, diminuer; ce sont les équivalents du fr. discale, discaler, it. discalo. On remarquera le sens spécial du terme à Savièse.
dechandó, s. m.  Samedi. Samedi. Dechando' néi, matën, samedi soir, samedi matin. On trouve en afr. des formes analogues: dicendre (dissandre), dissade. Lo dissandre dans un acte bressan du XIVe siècle cité par Godefroy, et lo dissando, dans les Archives de Fribourg. Dissande existe dans le Centre (Creuse), disembre dans le Jura, dissambre en Lyonnais, tandis que dans la Bresse louhannaise on a une forme analogue à la fr. : sambadi, sombadi, où le déterm. précède le mot issu de diem (sabbati diem). Cf. FEW V, 446 ss., spec. 452.
déchara, v. a.  Desserrer Desserrer. T'a trwa chara è rouwé avouéi a mécanikye, té fóou déchara óra, tu as trop serré les roues avec la «mécanique», il te faut desserrer maintenant; déchara a corda, desserrer la corde; déchara a vise dou troue, desserrer la vis du pressoir.
déchavó ! interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137. interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137.
déchawa, v. a.  Dessaler. Dessaler. Métré a tsêe derën w'éivwe pó déchawa, mettre la viande dans l'eau pour la dessaler.
déchédéwéi, adv. et prép.  Deçà et delà. Deçà et delà. L'a 'na dzinta vae déchédéwéi dou Roun-nó, il y a un joli chemin deçà et delà du Rhône; déchédéwéi dé vae, des deux côtés du chemin.
déchêe Dessert. n. m.  Dessert. n. m. 
déchéi, adv.  Deçà, Deçà, ënséi déchéi é outre dewéi ó Roun-nó, en deçà et au-delà du Rhône; dou byéi déwéi, dou byéi déchéi, au-delà, en deçà.-
décheminta, v. a.  Ne plus ensemencer. Ne plus ensemencer. Atinjon rin kyé chi möo i fin; che achon pa tsêre a chemin, é pra che déchéminton, venyon pa méi byo, ils n'attendent pas que le foin soit mûr; s'ils ne laissent pas tomber la semence, les prés ne s'ensemencent plus, ils ne reviennent plus beaux.
déchépara, v. a.  Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Fou kyé chon tan prêcha pó aa déchépara rechion méi dé có°" kyé fou kyé ch'ecouwon, ceux qui sont tant pressés pour aller séparer [les batailleurs] reçoivent plus de coups que ceux qui se battent. || Absol. L'a oun bese kyé déchéparé, il y a un «bisse» qui forme la limite.
déchèrcla, v. a.  Décercler. Décercler.
décherna, -nae, adj.  Décharné Décharné. L'è décherna propró, il n'a plus que la peau et les os.
déchêrvó ! interjection Jeu . Je rejoue ! Jeu . Je rejoue ! Mot que dit un joueur au jeu de la poursuite pour signifier qu'il participe de nouveau au jeu, après s'en être retiré momentanément. I de déchervo, to pou prou coré apréi mè, j'ai dit déchervó, tu peux bien me poursuivre. || Contraire de chêrvó. Voy. ce mot.
déchétchyé, v. a.  Dessécher. Dessécher. I tsaôo l'a prou déchétchya tui é gótchyon, la chaleur a terriblement desséché toutes les rigoles. || V. r. Ha êrba che déchétsé tóte, cette herbe se dessèche complètement.
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .[quand elles sont anticipées à cause du temps]; les dechijé ordinaires sont è vyélé dechijé; déean dechija (sans art.), avant la descente des troupeaux. || A la dechija, les troupeaux ne descendent pas directement dans les villages, mais ils vont dans les mayens, appelés pour cette raison «mayens d'automne».
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .Jour fixé pour la descente des troupeaux de l'alpage. Sti an dechija (sans art.) charé de bo'n-oura, cette année la descente des troupeaux se fera de bonne heure; è dechijé, le pluriel, s'emploie pour désigner la descente générale de tous les alpages; amou dechija, monter reprendre le bétail; è fósé dechijé, les fausses descentes
déchin kyè, conj.  Parce que. Parce que. wi balon pa a patinta déchin kyè l'è trwa gou, on ne lui donne pas la patente parce qu'il est trop pauvre diable.
dèchindre, v. n.  Descendre. Descendre. Fou d'Ain pwion cākyé dzò méi vitó é déchindon cākyé dzò déean, ceux d'Ayent montent à l'alpage quelques jours plus tôt et en descendent quelques jours avant [les Saviésans].
déchinta, s. f.  Descente. Descente. Kyënta déchinta di ó Pa tinkyé ba ou Tsatéwé! quelle descente depuis le Pas jusqu'au Châtelet (Gsteig)!
dechobe, adv. Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de). Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de).
dèchóououa, v. a.  Désenivrer.   Désenivrer.
dèchópa, v. a.  Déboucher. Déboucher. Dèchópa w'ètan, a fyo°"wa, a boche, déboucher l'étang, la bouteille, le tonneau.
dèchòrchèoua, v. a.  Désensorceler. Désensorceler. Ché brote chòrchyè ënchòrchèwaé é dèchòrchèwaé ó moundó cómin owïé, ce vilain sorcier ensorcelait et désensorcelait les gens à volonté.
dechouda, v. a.  Dessouder. Dessouder.
dechowe, v. a.  Contrefaire le langage de quelqu'un. Contrefaire le langage de quelqu'un. I dechowe tó ó moundó, il imite la voix de tout le monde.
dechowèréi, s. m.  Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens. Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens.
dèclai ! interj.  délivrés . Au jeu de la vowarda délivrés . Au jeu de la vowarda
dèclāo! interj.  Jeu ;Délivré ! Délivré ! Au jeu de poursuite ce mot est prononcé par un joueur qui parvient à délivrer les prisonniers. Il est l'opposé de clāó : pris !;
déclarasyon, s. f.  Déclaration. Déclaration.
déclêrye (che), v. r.  Déclarer. Déclarer. L'a falou aa ba che déclêrye déean a jostise, il a dû descendre [à Sion] faire une déclaration devant le tribunal; l'an pa chopou. a cója tanky' adon ky'i mö ch'è dèclêrya, on n'en avait pas su la cause jusqu'à cette déclaration du revenant.
déclina, v. n.  Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé. || Syn. aa ën deri.
décló, -a, adj.  Qui a le ventre vide. Qui a le ventre vide. I atse l'è décla, la vache a le ventre vide; fó°" mena ën tsan a tchyévra, l'è décla ën-ódre, il faut mener la chèvre paître, elle a le ventre bien vide; décla com'ona cherviŗe, le ventre vide [et par suite pas plus large que] comme une civière. || Grimisuat id. - Montana dehlo.
déclóoure, v. a.  Enlever la clôture. Enlever la clôture. Déclo°"re oun corti, enlever la clôture d'un jardin.
déclouwa, v. a.  Déclouer. Déclouer.
decobena, v. a.  Débrouiller. Débrouiller. N'arin dé traó pó decobena hé j-étsapé, nous aurons de la besogne pour débrouiller ces écheveaux.  Fig. Débrouiller une affaire. Ché vekyéiró prédzié grantin, ma pó decobena é tsó°"jé iré oun djyābló, ce vicaire prêchait longtemps, mais pour débrouiller les choses, c'était un maître. || V. r. Chon pa ita gordó a che decobena, ils n'ont pas été «engourdis pour se débrouiller». || Le contraire est ëncobena.
decomanda v. a.  Décommander. Décommander. || Syn. décondjye.
déconbra, v. a.  Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. L'an a counpara pó déconbra ba pé ha vae, ils ont de la peine pour désencombrer ce chemin; can venyon ba fou rówéi dé j-an kyè bale prou dé plodze, kyën traó pó nétéé é déconbra pé fou tsan! quand les talus entre les champs détachent, les années qu'il pleut beaucoup, quel travail [on a] pour nettoyer et «décombrer» ces champs !
décondjye, v. a.  Décondjye ó mówé, è j-ovri, Donner congé, congédier. Décondjye ó mówé, è j-ovri, renoncer à l'emploi du mulet, congédier les ouvriers; décondjye ó vawé, congédier le domestique. || Contremander. L'an décondjya a manoura, ils ont contremandé la corvée. Syn. decomanda
décondjye. Décommander Décommander
déconsèrta, v. a.  Décourager. Décourager. Chin ó t'a tâmin déconsèrta kyè l'a tote achya ba ó bire é ó mëndjye, cela l'a tellement découragé qu'il a laissé complètement de côté le boire et le manger. || V. r. Se décourager. Cómin che déconsèrtéré can avweré chin! comme il va se décourager quand il entendra cela! || Syn. che bale vïa.
décòoua, v. a.  Décoller. Décoller.
dècôouté, prép. A côté, tout près de.  A côté, tout près de. Réistè décóouté nó, il est notre voisin. || Prov. L'è méi chan décóouté oun kyè cakyé kyè décóouté oun kyè tsaplé, c'est plus sain [moins dangereux de rester] à côté de quelqu'un qui fait ses besoins qu'à côté de quelqu'un qui coupe du bois.
décópa, v. a.  Découper; Découper; . Ché ëncora prédzié rin kyé chou è robisyó é w'ënfêe, è chèrmon chon dabo décópa avwéi chin, ce curé ne prêchait que sur le vol et l'enfer,le plan des sermons est vite fait avec cette méthode.
décópa, v. a.  diviser.  Diviser
decopele, v. a.  Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Fó°" decopele ha boche, il faut sortir le contenu de ce tonneau; decopele a tabla, débarrasser la table. Gauchat, Bull. 1908, p. 59, croit que le sens original du mot est conservé à Fribourg où dèküpilyi veut dire enlever les cupules des noisettes. Du reste, le sens du mot varie selon les cantons. \\ Le contraire est ëncopele. || A Grimisuat decopelye s'emploie aussi pour désigner un débarras par expectoration.
décóradjye, v. a.  Décourager. Décourager. || V. r. Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradjye, v. r.  Se décourager.  Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradzemin, s. m.  Découragement. Découragement.
décòrda, v. a.  Oter la corde à un animal. Oter la corde à un animal.
décòrpa (ché), v. r.  Se disculper. Se disculper. Pó che décòrpa dé cakyé tso°"ja, pour se disculper de quelque chose.
décósyé, v. a.  Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. L'è pa kyesyon dé décósyé ba a corda, il n'est pas question de descendre la corde. || Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée. || Dans les deux sens se trahit encore l'origine du mot coche (entaille). Voy. cochi. || Grim. décóchye signifie avant tout débarrasser un «bisse» des feuilles, pierres, branches, etc., qui entravent la marche de l'eau.
décósyé, v. a.  Détourner l'eau d'arrosage. Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée.
décóta, v. a.  Enlever les appuis. Enlever les appuis. Nó décótèrin ó pomi can n'arin arémacha è pómé, nous enlèverons les appuis du pommier quand nous aurons cueilli les pommes. || "Voy. écóouta et écòta.
decoti, v. a.  Démêler, en parlant des cheveux.  Démêler, en parlant des cheveux. Ch'oun pënyé pa chowin, vën adéméi mawijya pó decoti, si l'on ne se peigne pas souvent, il devient toujours plus difficile de démêler les cheveux. || Voy. ëncoté.
découdre, v. a.  Découdre. Découdre. Fó°" tòrna a découdre ha coudora, il faut de nouveau découdre cette couture. Prov. (L. 364) Tan ky'a myédzò to cou é ëndi myédzò to decou, jusqu'à midi tu couds et depuis midi tu découds.
decowêcha, s. f.  Découverte. Découverte.
decowêe, -êcha, part, et adj.  Découvert. Découvert. Ch'î tin l'è decowêe chou ó matën, va dzawa dōo, si le ciel est découvert vers le matin, il va geler dur; è j-ó°"ché chon trwa décowêe, les os sont trop découverts [à fleur de peau, par suite de la maigreur]; l'è decowêcha i bwata, la fillette n'est pas couverte.
décrépi Enlever le crépi d'un mur. Enlever le crépi d'un mur.
décrépi, -pite, adj.  Décrépit. Décrépit.
decrétre, v. a.  Décroître, diminuer. Décroître, diminuer. È pëntchye l'an pa decrechou ó pri dou vën, les «pintiers » n'ont pas diminué le prix du vin. || V. n. È dzò l'an djya byin decrechou, les jours ont déjà bien baissé; è dzornïé l'an decrechou fôo, le prix des journées de travail a fortement diminué; fó°" cópa è j-onlé pé a ona kyé decrè, il faut se couper les ongles à la lune décroissante.
dècròpa, v. a. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Vajïon tordzo mounta chou ó botchyó, chin iré rin bon, dècròpé fou j-infan kyè van chou ó botchyó, ils allaient toujours à «cheval» sur le bœuf, cela n'était pas bon, cela élargit le bassin des enfants qui vont sur le bœuf.
décrótchye, v. a.  Décrocher, détacher. Décrocher, détacher. T'a pochou acrótchye ó tsapéi ina ën ha tseele, to poréi bën ó té décrótchye, tu as pu accrocher ton chapeau à cette cheville, tu pourras bien le décrocher.  V. r. I baté, da gran close che décrótsé dé tin j-ën tin, le battant de la grande cloche se détache de temps à autre.
decrowi, v. a.  Découvrir. Découvrir. Fó°" pa decrowi ó le, il ne faut pas découvrir le lit; l'an decrowêe oun trejôo, ils ont découvert un trésor; kyè dé canaleri kyè decrouwon ! que d'injustices ils découvrent! || V. r. Che ché decrowe ó matën, dzawé tote, si le temps se lève le matin, tout va geler.
deden Dans prép. Dans, utilisé à Roumaz et Ormône. Var. derën.
dédómadjye, v. a.  Dédommager  V. r. Se dédommager. Dédommager  V. r. Se dédommager.
dédómadzémin, s. m.  Dédommagement. Dédommagement. Té baleri dé bla pó dédómadzémin, je te donnerai du blé en contre-valeur.
dédzawa, v. n.  Dégeler. Dégeler. L'è trwa fri pó dédzawa, il fait trop froid pour dégeler; kyënté broté vaé pé a dzôo can dédzāwe! quels vilains chemins par la forêt quand il dégèle!
dedzāwé, s. m.  Dégel Dégel. Fó°" pa aa amou pé vaé can vën i dédzāwé, il ne faut pas aller par les routes [des may ens], quand vient le dégel.
dédzèrba, v. a.  Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. A-to djya dédzèrba a mota? as-tu déjà sorti la tomme? [pour la mettre sur la planche où elle s'égoutte]. Cf. dzêe.
dedzeri, v. a.  Digérer. Digérer. Dedzerïe pa, l'aïe ma ën w'estoma, il ne digérait pas, il avait mal à l'estomac; avwéi kyè l'a dedzeri chin, l'a prou pór anéi, quand il aura digéré cela, cela lui suffit pour cette nuit.
dedzerijyou, s. m.  Tube digestif. Tube digestif. L'a ó dedzerijyou di dzenelé, c'est un avaleur émérite [prop., il a le tube digestif des poules]; kyën dedzerijyou! varé prou ch'ètantchye, quel tube digestif! il va sans doute s'engouer ( s'obstruer ).
dèdzèrna, v. a.  Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna. Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna.
dedzetóna, v. a.  Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Dedzetóna è pomé dé fortin, enlever les pousses des pommes de terre au printemps [à la cave]. || Cf. le mot dzeton. \ \ Syn. dèdzèrna.
dédzóoudé Immédiatement, rapidement. adv.  Immédiatement, rapidement. adv. 
dedzou, s. m.  Jeudi. Jeudi. I Chën-Dedzou, le Jeudi-Saint; nó partin dedzou, nous partons jeudi; ó dedzou è j-écówwé l'an tòrdzó condjya apréi déna, le jeudi les écoles sont toujours fermées après dîner.
dedzoun-na , v. n.  Déjeuner. Déjeuner. Dan ó tin, oun dedzoun-naé avwéi dé chopa, ora ch'ën parlé pa méi dé chin, dans le temps on déjeunait avec de la soupe, maintenant il n'en est plus question. || V. r. L'a pochou byin che dedzoun-na, il a eu le temps de bien déjeuner. || Y. a. I dedzoun-na dé caféi, j'ai eu du café pour mon déjeuner.
dedzoun-na, s. m.  Déjeuner. Déjeuner. Féré ó dedzoun-na ou féré dé dedzoun-na, préparer le petit déjeuner; porta ó dedzoun-na, porter le déjeuner, p. ex. aux faucheurs qui partent de très bonne heure.
dedzuite, s. f.  Rigole, canal. Rigole, canal. Pó féré è dedzuité fó°" ai na déwavra, pour faire un canal, il faut avoir une dolabre. || Syn. têra..
dedzwëndre, v. a.  Déjoindre, démettre. Déjoindre, démettre. L'è dedzwëncha w'etchyebla, l'épaule est démise. || V. r. Se déjoindre. Chin che dedzouën pa tan vitó, cela ne se déjoint pas si vite.
dêe , adj.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Kyè l'è dêe ché peti! qu'il est joyeux ce petit! T'éi pa ma dêe kyè to tsanté tòrdzó, tu es bien joyeux pour chanter toujours. || Eveillé. Chon prou dêe, prou adrouète é mótéwéte, les belettes sont très éveillées, très adroites.
dêe , s. m.  Dé à coudre.  Doigtier. Dé à coudre. || Doigtier. T'a tala ó di e-n-ôdre; sto mè pa oun dêe, vwaretré pa, tu t'es coupé le doigt sérieusement; si tu ne mets pas un doigtier, il ne guérira pas.
déean, adv.  Devant (lieu). Devant (lieu). To va déean, yó vaŗi apréi, tu vas devant, j'irai après; tën-té wéi déean, tiens-toi là-devant.  Avant (temps). I dzò déean, le jour avant; demëndze déean, l'autre dimanche. 
déean, prép..  Devant . Devant .  Rada déean té, regarde devant toi; oun di j-atsérô°" va déean è eatsé, l'un des bergers précède les vaches; dèean tó ó moundó, devant tout le monde; l'è parti déean mè, il est parti avant moi. || Prov. Mè m'ën tin, mè m'ën tāa, déean a Chën-Māa mè wïó pa, ensemence-moi à temps ou à tard, avant la Saint-Marc je ne me lève pas.  Déean dzò, litt. avant jour: di déean dzò, depuis avant jour, pour avant le jour, dès l'aube. Cette expression est sans doute moins connue en Fr. qu'en SR, toutefois elle est fréquente dans d'Aubigné et Michelet. || Déean dé, avant de: déean dé trale, avant de travailler; déean dé promena fó°" trale, avant de se promener, il faut travailler.  
déean, prép.. Suite Devant . Devant . Déean kyè, avant de, avec l'infin.: déean ky'aa ba Chyoun, fó°" aa ba a venye, avant d'aller à Sion il faut descendre à la vigne. Avec le subj.: déean kyè to venyeche, avant que tu ne viennes; va ba ou sewi déean kyé fajeché trwa topó, va à la cave avant qu'il ne fasse trop sombre. Déean kyé dé, plutôt que de; ajāa dé créea déean kyè dé peca chin, périr plutôt que de manger cela. Avec une ellipse: l'è pa jou prindé chin déean ky'ó mêin, il n'est pas allé prendre cela avant que [d'aller] au mayen. || S. m. N'ën rèfé ó déean da grandze, nous avons refait la façade de la grange. Dans une armoire on distingue: i déean ou les portes, i deri, le derrière, et è dóou tsechówé, les deux flancs (côtés).
déean-yè, adv.  Avant-hier. Avant-hier. L'è enou déean-ye é réistéré tankyé apréi-déman, il est venu avant-hier et il restera jusqu'après-demain.
défachye, v. a.  Enlever le maillot à un enfant. Enlever le maillot à un enfant. Pórkyé ache-to ó popoun défāchya? pourquoi laisses-tu le poupon sans maillot?
défasóna, v. a.  Enlever la façon. Enlever la façon. Déean iron dé dzinté bóté, ma i córdanyè ën plache d'arindjye e-n-ódre è j-a tó défasónéi, auparavant c'étaient de jolis souliers, mais le cordonnier, au lieu de les arranger, leur a fait perdre la façon.
défé, -féte, adj.  Défait. Défait.
defegoŗa, v. a.  Défigurer. Défigurer. L'è tsejou é di adon l'è defegoŗa, il est tombé [sur le visage] et à partir de ce moment, il est défiguré.
defeouàe, s. f.  File, enfilade, série. File, enfilade, série. L'a pacha ona defewàe dé chorda kyè l'aïe pa dé fën, il a passé une file de soldats sans discontinuer.
défèra, v. a.  Déferrer. Déferrer. L'a tòrna a défèra ó catson, il a de nouveau déferré le porc. || V. r. È catson che défèron cakyé ādzó, les porcs se déferrent quelquefois.
déféré, v. a.  Défaire. Défaire. T'a défé ó tsouson, tu as défait le bas; oun pou pa déféré fou baró°" dé pówinta, on ne peut pas détacher ces grains de maïs; l'an défé ché tsawé, ils ont démoli ce chalet; è fò chon tó défé, les fours sont tous tombés en ruines;w'arjele l'è méi mawijya a déféré ky'i chéi, can l'è chéca, la terre glaise est plus dure à démolir qu'un rocher, quand elle est sèche.
défèrma , v. a.  Ouvrir une porte fermée. Ouvrir une porte fermée. T'éi to to kyè t'a défèrma a porta? est-ce toi qui as ouvert cette porte [fermée à clef]?
défèrma -mae, adj.  Qui n'est pas fermé Qui n'est pas fermé. Vajin è ba vêré ch'i porta charé défèrmae, allons donc en bas voir si la porte est peut-être ouverte.
defewa Défiler en cortège. Défiler en cortège. É chorda l'an defewa ba chou ó Gran-Pon, les soldats ont défilé sur le Grand-Pont [à Sion].
defewa, v. n.  Défiler . Propr., interrompre le fil; discontinuer. Propr., interrompre le fil; discontinuer. L'a pacha dé moundó chën defewa, il a passé du monde sans discontinuer. [| V. a. « Dépondre », cf. ce mot. L'a defewa. ó ratéi, il s'est rompu l'épine dorsale.
défindre, v. a.  Défendre. Défendre. Tsecoun défin cho-n-aféré, chacun défend ce qui lui appartient; l'è défindou dé pacha chou ó bën di j-âtro, il est défendu de passer sur le domaine d'autrui.  V. r. Che défindre, se défendre. || Réagir. Che défin pa porkyé che vi matrata, il ne réagit pas, quand même il se voit maltraité.-
définjéŗó, s. m. Défenseur.  Défenseur. Cf. la devinette s. v. avouijéŗó.  | On entend aussi définchōo (L. 34).
défisiblamin, adv.  Difficilement. Difficilement.
défisibló, -bla, adj.  Difficile. Difficile.
deflori, v. n.  Défleurir. Défleurir. I cherijye défloré pye óra, le cerisier défleurit seulement maintenant.  Prov. Can i flöo l'è byin florite, déflore, quand la fleur est bien fleurie, elle se fane [les belles années passent vite] (L. 150).
dèfó, s. m.  Défaut, mal, abus. Défaut, mal, abus. Chin l'è oun dèfó ën Chavyeje dé féré dé vaeon avwé l'è rin fōché, c'est un mal de Savièse que de faire des sentiers où ce n'est point nécessaire.
defobla, v. a.  Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. To pou prou defobla ó di óra, tu peux bien défaire le pansement à ton doigt maintenant; defobla ó pakyé, ouvrir le paquet. || V.r. Fó°" étatchye ó di avwéi oun fi, pó kyè che defobléché pa toté, il faut attacher le pansement au doigt avec un fil pour qu'il ne tombe pas.
défole, v. a.  Défeuiller. Défeuiller. To défoleréi fou bóchon dé coudra, tu enlèveras la feuille de ces coudriers; óra è venyé chon toté défóléi, les vignes sont complètement défeuillées. || V. r. È venyé che défólon djya sti an, les vignes se défeuillent déjà cette année; è j-abró che fólon é che défólon, cómin è venyé, les arbres se feuillent et se défeuillent comme les vignes.
défólémin, s. m.  Défeuillaison. Défeuillaison.
défonsa, v. a.  Défoncer. Défoncer. Sti an nó défonsérin a venye dé Creta-ondze, cette année, nous défoncerons la vigne de C. | [ Absol. Dé carima can van ba défonsa, chon contin d'étré byin veti, en carême quand ils vont défoncer, ils sont bien contents d'avoir des vêtements chauds. || Défricher. Ch'oun défonseché fou tsan kyè l'aïé ina pé Ninda, mankiri pa i bla, si l'on défrichait ces champs qu'il y a à Ninda, le blé ne manquerait pas. [A Ninda, sur la lisière de la forêt, au-dessus du Torrent-Neuf, il y avait autrefois des champs de blé dont on voit encore très bien les talus.]
défonsémin, s. m. Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ.  Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ. N'ën dó°" défonsémin ën tróta, nous avons deux défoncements en chantier.
defota, v. a.  Déchirer. Déchirer. To defoté tui è j-ālon, tu déchires tous tes vêtements; t 'a defota ó caé, tu as déchiré le cahier. || V. r. Ché wïvró che defoté tóté, ce livre se déchire complètement; l'è pa dé bona matiŗe, che defoté dri, ce n'est pas de la bonne étoffe, elle se déchire aussitôt.
defoura Dehors Dehors .Var. difoura. Sewi defoura, cave externe, première cave où l'on conservait les fromages et les légumes, par opposition au sewj derën, cave plus à l'intérieur du bâtiment.
defoura, adv.  Dehors (ne pas confondre avec foura). Dehors (ne pas confondre avec foura). L'è defoura, il est dehors, à la campagne, il n'est pas à la maison; trāló pa méi ou pilo, trāló defoura, je ne travaille plus en chambre (disait un tisserand), je travaille comme paysan. || Afr. defors.
defourin Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. n. m. Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. Lex..foura, 
defousye, v. a.  Enlever le manche de la faux. Enlever le manche de la faux. Le contraire est ënfousye. I defousya ó berni, i fousye va rin mèi, j'ai enlevé le manche de la faux, le manche ne vaut plus rien.
defrichye, v. a.  Défricher. Défricher. Defrichye (ou déféré) ó terin kyè l'è ita atepi, défricher le terrain qui a été gazonné. || Syn. déféré.
déga, s. m.  Dégât. Dégât.
dégadjya, -āé, adj.  Dégagé, adroit. Dégagé, adroit. Ché l'è dégadjya, l'è pa oun trin-néi, il est dégagé celui-là, ce n'est pas un traînard. || Syn. demorti.
dégadjye, v. a.  Dégager. Dégager.
Dègamachyą ,-ąe Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache. Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache.
déganfra, -ae, part, et adj.  Abîmé. Abîmé. L'è tó déganfra i tornyou, le «partageur» de l'eau du «bisse» est totalement abîmé.
déganfra, v. a. Abîmer le gazon d'une prairie,  Abîmer le gazon d'une prairie, raviner. A foché dé féré chorti w'éivwé chou ó pra a nó, l'an tó déganfra ó mitin di a son a pya, à force de faire sortir l'eau sur notre pré, ils ont abîmé tout le gazon vers le milieu, de haut en bas.
déganfra, v. a. raviner.  raviner.
dègansya, -ae, adj.  Branlant, instable. Branlant, instable. ona porta dégansyae, une porte branlante.
dégarni, v. a.  Dégarnir. Dégarnir.
dego, s. m.  Dégoût. Dégoût. Tank'óra biaé ouncó oun pó°" dé vën, ma dichya dó°" dzò l'a ó dego dou vën, jusqu'à présent il buvait encore un peu de vin, mais depuis deux jours il a le dégoût du vin.
dégonfla, v. a.  Dégonfler, dégorger. Dégonfler, dégorger. Can ona atse iré gonfla, i gro°" a nó fajïé rin kyé prinde ona bouja fretse é fótre derën ën górdze ā atse, ën che dèbatin pó fótre foura a bouja, i atse ché dégonflāé méima, quand une vache était gonflée, notre grand-père prenait une bouse fraîche qu'il jetait dans la bouche de la vache; celle-ci, en se débattant pour rejeter la bouse, se dégonflait toute seule. || V. r. Epancher sa bile, décharger son cœur. Can vën èr nó, che dégonflé, quand il vient chez nous, il se dégonfle. || En ce sens se dégonfler est SR, Fr. pop. _
dégonflāé, s. f.  Dégonflement; violente sortie, action de colère. Dégonflement; violente sortie, action de colère. L'a pochou féré 'na bóna dégonflāé, il a fait une bonne sortie. || Dégonflé est SR dans ce sens; cf. che dégonfla.
dégonfló, -fla, adj.  Désenflé, dégonflé. Désenflé, dégonflé. I tchyevra l'a peca dé sanfouin, l'è ènou brāmin gonfla, ma óra l'è dégonfla e-n-ódrë, la chèvre a mangé de la luzerne, elle est devenue passablement gonflée, mais maintenant elle est dégonflée comme il faut.
degordi, -dite, part, et adj.  Dégourdi. Dégourdi. Ché l'è oun tó degordi, celui-là est un tout dégourdi.
degordi, v. a.  Dégourdir. Dégourdir. L'a rin cómin oun veró dé brinteën pó degordi ché, il n'y a rien comme un verre d'eau-de-vie pour dégourdir celui-là. || V. r. ën venyin grou che degordon prou, en grandissant, ils se dégourdissent facilement. Syn. (che) demorti.
dégóta Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. L'è dégóta dou bacon, il est dégoûté du lard.
dégóta, v. n.  Dégoutter, goutter. Dégoutter, goutter. I winswe l'è jostó foura da bwéea, i dègóte ouncó, le drap de lit est justement sorti de la lessive, il dégoutte encore.
dégótin Dégoûtant. Dégoûtant. Sta bouata l'è tàmin ënpatówaé kyé l'è dégótinta, cette fille est tellement sale qu'elle est dégoûtante.
dégótin, -inta, adj.  Qui dégoutte.  Qui dégoutte. Fó°" épantchye a bouja óra, porkyè l'è dégótinta, fé rin, il faut étendre la lessive maintenant, quand même elle dégoutte, peu importe.
degrëngówa, v. n.  Dégringoler.