co, (a) [aco], loc. adv. (avec dé). A court, court.  A court, court. Nó chin a co dé pan, nous sommes (à) court de pain; o-n-è pa a co dé traó sti an, on ne manque pas d'ouvrage cette année,
co, corta Court, courte Court, courte
co, corta, adj.  Court Court. I córda l'è trwa córta, la corde est trop courte; è dzó venyon adéméi co, les jours deviennent de plus en plus courts. ,  || Sur a co, voy. aco. \\ S.f. I corta, chemin de raccourci. I corta d'Owia, Ie raccourci d'Olive, allant de la route de Pélier ä la Sionne, au-dessus de la brasserie du St-Georges.
có°"ouą Mendier Mendier. v. intr.  I trâlé pa, l'è tôrdzo apréi có°"wa, il ne travaille pas, il est toujours en train de mendier. Lex. co°"wache, co°"wacheri, co°"wachye, co°"wachyè, có°"wan, có°"wan-na.
có°"ta  , s. f.  Côte. Côte. È petite có°"té, è grouché có°"té, les fausses côtes, les côtes; oun vi è co°"té a ha atse, on voit les côtes à cette vache (signe de maigreur!); dó°" có°" sti an i bonya è cóouté, deux fois cette année je me suis enfoncé les côtes. || È cóouté, les lames épaisses qui forment la carcasse d'une corbeille ou d'une hotte. || Inclinaison d'une colline. A mye có°"ta, à mi-côte. || I có°"ta dou berni, toute l'arête opposée au fil de la faux.
có°"ta , s. f.  Côte de blette.   Côte de blette.  
có°"tawa, s. f.  Iris (Iris Germanica L.). Iris (Iris Germanica L.). ën Chavyeje è có°"tawé venyon rin kyè pè corti, à Savièse il n'y a d'iris que dans les jardins [on n'en trouve pas à l'état sauvage].
có°"wache, s. f.  Mendiant effronté. Mendiant effronté.
có°"wacheri, s. f.  Gent mendiante. Gent mendiante.
có°"wachyè, s. m.  Mendiant sordide et éhonté. Mendiant sordide et éhonté. Oun vi pa mei óra dé fou broté có°"wachyè cómin on'onda, on ne voit plus aujourd'hui de ces vilains mendiants comme autrefois.
có°"wachye, v. n.  Mendier. Mendier. Terme de mépris. Ha brota vyele l'è ouncóméi apréi có°"wachye per ënkye, cette vilaine vieille est de nouveau en train de mendier ici.
có°"wan, có°"wan-na, s. m. et f.  Mendiant, mendiante (péjoratif.). Mendiant, mendiante (péjoratif.).
cobeneri, s. f.  Brouillamini. Brouillamini. I tsate l'a tó défé ó cromechéi, chin l'è 'na dzinta cobeneri, Ie chat a défait en-tièrement Ie peloton de fil, c'est un joli brouillamini maintenant. || Fig. L'a ona cobeneri pè ché prósé ky'oun vêré pa a fën, il y a dans ce proces un brouillamini dont on ne verra pas la fin.
cobéwé, s. m.  Gobelet.  Gobelet. Bire derën ou cobéwé, boire dans Ie gobelet. || Voy. Noms de familie.
cóbla, s. f.  Bande, troupe. Bande, troupe. Venyïon pè cóblé, ils venaient par bandes. || Espace de temps. Préé ona cóbla, prier un moment. || En patois de Grimisuat, outre le sens qu'il a à Savièse, le mot cóbla signifie aussi une dizaine du chapelet: préé ona cóbla, c'est réciter une dizaine.
cóbléta, s. f. Dim. de cóbla.  Petite troupe.  Petit instant. Petite troupe.  Petit instant.
coca , v. a.  Avaler un oeuf cru. Avaler un oeuf cru. L'a coca dó°" cócon, il a bu deux oeufs.
coca , v. n.  Courir, se dit des vaches piquées par les mouches Courir, se dit des vaches piquées par les mouches. È eatsé l'an wèea a cavoua é l'an coca via, les vaches ont leve la queue et se sont mises ä courir.  Par ext. Se dit des gens qui courent beaucoup. Hé fèmawé chon ouncóméi apréi coca, ces femmes sont de nouveau en course. || Le fréquentatif est cocanda || Se démener. È mouin-né l'an a coca óra, fó°" kyè chi to propro, les religieuses doivent se démener, il faut que tout soit propre [pour la rentree des étudiants].
coca, s. f.  Course. Course. Parti a coca, courir çà et là.Syn. ró°"da, rofa.
cocache, s. f.  Rôdeuse, rôdeur Rôdeuse, rôdeur. Kyënta cocache dé moundó! quel vilain rodeur!
cocanda, v. n.  Courir partout.  Courir partout. Cocandéran t-e tré dzó amou pè fou mêin! en vont-ils courir durant trois jours par ces mayens!... L'a pa oun mó-man kyè ch'ëntrepojeche, fé pa kyè cocanda, elle ne s'assied pas un instant, eile ne fait que courir. || Cf. coca (1).-
cocan-na, s. f.  Femme cancanière. Femme cancanière. Che chën-mïwé ha brota cocan-na, nó véjin avwere dé dzinté tsó°"jé! si cette vilaine cancanière se met de la partie, nous allons entendre de jolies choses!
cócarda, s. f.  Cocarde. Cocarde. Can venyon dé terye ou chôo, l'an tui a cócarda ou tsapéi, quand ils ont tiré au sort, les conscrits remontent tous [de Sion] avec la cocarde au chapeau. j| Rose trémière (Althéa rosea).
cócarda, s. f.  Rose trémière (Althéa rosea). Rose trémière (Althéa rosea).
cócha, s. f.  Moment. Moment. Atindre 'na cócha, attendre un moment.
cochele, v. a.  Amener l'eau dans le cochi  Amener l'eau dans le cochi . Voy. ce mot.
cochelou Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ? Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ?
cochën, s. m.  Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles. Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles.
cochena, v. a.  Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Cochena ó maadó, disposer des coussins sous la tête du malade. || Amortir le contact. Ché rèchôo l'è pó cochena a béna dou tsaré, ce ressort est la pour supporter la «benne» du char; hé fachené cochenon a fousta, ces poignées de branches étayent le fut.
cochené, s. m. Dim. de cochën.  Petit coussin. Petit coussin. I cochené pó pwëndre é j-aoulé l'è tóte frindjya, le coussinet pour «planter» les aiguilles est tout frangé.
cochi , s. m.  Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. || Cochi est apparenté au fr. «coche» (entaille); le cochi est forme d'une coche ou entaille pratiquée dans le bord du bisse ou torrent pour détourner l'eau sur une propriété. Voy. le verbe décósyé. \ | Syn. èrdzèréi.
cochi , v. a.  Abaisser, coucher. Abaisser, coucher. oura l'a cochya ó bla, l'ouragan a couché le blé.
cóchon, s. m.  Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal. Cf. catson, pouè, tró°"we, etc. Le mot chyin a un emploi analogue.
cóchóna, v. a.  Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner». Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner».
cóchóneri, s. f.  Cochonnerie en fr. pop. Cochonnerie en fr. pop.
cochyâé  Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre
cochye, v. n.   Neiger en tourbillons Neiger en tourbillons.Can cochïe i ni, cochïe tó deren pè è morale di tsawé, quand il neigeait en tourbillons, la neige pénétrait par les murailles du chalet.
coco, s. m.  Coucou. Coucou. Vwi, ó promyé ãdzó, i avwi tsanta ó coco, aujour-d'hui, pour la première fois j'ai entendu chanter le coucou.  Dé pan dé coco, du pain de coucou (Oxalis acetosella L.). Plante répandue dans les forêts; on en mange les feuilles qui ont un gout acide agréable. || Nom de l'anémone du printemps (Anemone vernalis L.). Ba pè wëntëna l'è tó plin dé coco [ou dé flöo dou coco], ä Lentine c'est tout plein de «fleurs du coucou».
cócó, s. m.  Cheval, dans le langage des enfants. Cheval, dans le langage des enfants.
cocōma Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque.  Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque. 
cocöma, s. m.  Colin-maillard. Colin-maillard. Dzowe ou cocöma, jouer ä colin-maillard.
cócon, s. m.  Oeuf.  Oeuf. Dé cócon di dzenelé, di j-ijéi, di charpin, di j-anjêe vè, des oeufs de poules, d'oiseaux, de serpents, de lézards verts( ce qui est une erreur : les lézards verts sont ovo-vivipares).; cócon di pówé, oeuf de coq. On donne ce nom aux petits oeufs de poule sans coquille; couvés, ils donneraient naissance a un serpent!  Dev.: ona mijon blantse, pa 'na fènéitra, pa 'na porta? - oun cócon; une maison blanche, pas une fenêtre, pas une porte? - un oeuf; ona mijon blantse plin-na tinky'ä fréita? ~ oun cócon; une maison blanche remplie jusqu'au faïte? - un oeuf.
cocoóche, s. f.  Coqueluche. Coqueluche.
cócówa, v. a.  Cajoler, choyer, dorloter.   Cajoler, choyer, dorloter.   Can l'are prou cócówa fou j-infan, i vêre chin kyè l'are, quand il aura assez cajolé ces enfants, il verra ce qu'il aura [gagné].
cócréitse, s. f.  Femme étourdie. Femme étourdie. Kyënta cócréitse dé fémawa! quelle femme étourdie, quelle tête en l'air!
coderi, s. m.  Vieux mot pour «tailleur». Vieux mot pour «tailleur». Prinde è coderi a mijon, prendre les tailleurs à la journée. || Du verbe coudre. Le mot est remplacé aujourd'hui par talöo.
codora Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe. n. f.  Syn. plus ancien cotuire. Il Suture.
cofi, s. m.  Cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse. cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse.
cofiŗon, s. m.  Grillon. Grillon. Dé fortin pè fou pra o-n-avwi kyè tsanta è cofiron, en printemps, dans les prairies on entend partout chanter les grillons.De nos jours on dit aussi coufiŗon .
cófó, cófa, adj. et s. m. et f.  Sale, malpropre. Sale, malpropre. Cófa, va vitó té bweea, mal-propre, va vite te laver. || Même mot ä Val d'Illiez (Fank. p. 196); a Vionnaz (Gil. 158).
cója, s. f.  Cause. Cause. Cwi è t-e i cója dé tó chin? qui est la cause de tout cela? Yó chéi pa i cója, je ne suis pas la cause; è nó°"tró l'an pa po-chou aa ina a cója falïe aa outr'ä Tsandowën, les nótres n'ont pu aller la-haut, parce qu'il leur fal-lait aller à Chandolin.
cója, v. a.  Causer. Causer. L'a cója a mó, cela a cause la mort. || Causer, parier. N'ën cója dé chin, nous avons causé de cela.
cojën, cojena, s. m. et f.  Cousin, cousine. Cousin, cousine. Nó chin promyé cojën, nous sommes cousins germains. || Syn. infan dé frare, enfants de frères.
cojena, s. f.  Cuisine. Cuisine. Can nó chin rin ky'è davwé, nó mëndzin foura a cojena, quand nous sommes seules les deux, nous mangeons ä la cuisine.
cojena, v. a.  Cuire sous forme de fricassée. Cuire sous forme de fricassée. Cojena è cócon, cuire des ceufs brouillés; dé pómé cojenéi, pommes coupées en menus mor-ceaux et cuites au beurre.
cojenâdzô Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme… Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme…
cojenâdzó, s. m.  Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. N'arin dé cojenâdzó pó sënna, nous aurons du «cuisinage» pour souper ce soir.
cojeni, cojenire, s. m. et f.  Cuisinier, -ière. Cuisinier, -ière. I mare a nó iré 'na bóna cojenire, notre mère était une bonne cuisinière; è cojeni chon pé j-ó°"tèwe; pé paijan chon tòrdzò è fèmãwé kyé préparon è cho°"wé, les cuisiniers travaillent dans les hôtels; chez les paysans ce sont toujours les femmes qui préparent les repas.
cojwãe, s. f.  Travail de couture. Travail de couture. Vwi n'ën fé ona bona cojwãe, aujourd'hui nous avons beaucoup cousu.
cokyelâdzo, s. m.  Coquillage. Coquillage. Outòr dé ou'ètan l'è plin dé cokyelâdzo, autour de l'étang c'est rempli de coquillages.
cokyele Coquille. Coquille.  E j-etseoui a cokyele, les escaliers en colimaçon.  
cokyele, s. f.  Coquille, Coquille, ona cokyele dé wemache, une coquille d'escargot; ona cokyele dé nwé, dé cocon, une coquille de noix, d'œuf.
cokyeléta, s. f. Dim. de cokyele.  Petite coquille. Petite coquille.
cokyelon, acokyelon ou a cokyelon, loc. adv.  Sur les épaules. Sur les épaules. L'a porta ba ó maadó acokyelon di è pra batāa, il a porté le malade sur les épaules depuis les «prés bâtards». Dans le langage enfantin akyelon.
cokyenadzó, s. m.  Nourriture frelatée. Nourriture frelatée. Nó balin dé fin ou mówé é pa d'âtró cokyenadzó, nous donnons du foin [à manger] au mulet et pas d'autre chose frelatée.
cokyenale, s. f.  Gens de basse condition. Gens de basse condition. Fou retsó kyé mãryon ha cokyenale chon tórdzó mayou, ces riches qui épousent ces personnes de basse condition sont toujours mal vus.
cokyeneri, s. f.  Coquinerie. Coquinerie.
cókyin, cókyena, s. m. et f.  Coquin, coquine. Coquin, coquine.
cole,  s. f.   Cuiller.  Cuiller.  È mosyôo l'an de petite colè pô chopa ó caféi, les messieurs [citadins] ont de petites cuillers pour le café; ona coloe dé bó°", une cuillère en bois.
côlé, s. f. pl.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau. 11 Syn. côlon.
coléra, s. f.  Cuillerée. Cuillerée. È colèréi é è j-emené chon è mejoré dé fou d'Ain, les « cuillerées » et les « hémines » sont les mesures en usage à Ayent; ona coléra dé rémyédó, une cuillerée de remède.
coléréta, s. f.  Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets. Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets.
coléréta, s. f.  Ricochet d'un caillou sur l'eau. Ricochet d'un caillou sur l'eau. Fan è côlérete, ils font des ricochets. 
côlon, s. m. pl. Syn. de côlé.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau.
colôo, s. m.  Cheminée, ravin. Cheminée, ravin. Di déwéi  Pra Rouwa n'ën apela ba pé oun colôo, depuis au-delà de Pra-R. nous sommes descendus par un « couloir ».
colôo, s. m.  Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. I colôo chervé a côwa ô waséi, la couloire sert à couler le lait. || Devin. Chadé vô kyën l'è i plo fën da mijon? -i van. - è i plo tacó? - i colôo; savez-vous quel est le plus fin de la maison? - le van. - et le plus sot? - la couloire. Tandis que le van rejette les déchets et garde le bon grain, la couloire," au contraire, retient les matières impures et laisse couler le lait.  
com', conj.  Comme.  Comme.  S'emploie seulement devant un mot commençant par une voyelle et est une contraction de la forme cômin. iré chô com'ona dâle, il était sourd comme un pin; l'è oun dzowénó nète com'i fô°", c'est un jeune homme tout à fait comme il faut || Voy. cómin.
coma, s. f.  Crinière du cheval. Crinière du cheval. Pó pa  tsêre ché tenyïé pé a coma dou tsowa, pour ne pas tomber il se tenait à la crinière du cheval.  Mot fréquemment employé en ce sens par les poètes français. Du lat. coma. || Grimisuat, Val d'Illiez (Fank.), Vionnaz, etc., id.
comacló, s. m.  Crémaillère de cuisine. Crémaillère de cuisine. Can o-n-atsete dé podzené, fó°" wé je pacha tré ãdzó outòr dou comacló, apréi chin è podzené parton pa méi via, quand on achète des poussins, il faut les passer trois fois autour de la crémaillère, après cela ils ne quittent plus la maison. || Cette superstition existe aussi à Neuchâtel: «Quand vous achetez des poules, faites-leur donner trois fois le tour du crémailler afin qu'elles reconnaissent la maison.» Bonhôte, cité par Pierreh. s. v. cramailler. Cette coutume est déjà attestée au XVe s. «Prends le chat ou geline et le tourne par trois fois autour de la crameillie... par ainsi jà ilz n'en partiront [de ton hostel].» Evang. des quenouilles, éd. 1855, p. 122. Cf. FEW 2, 1312.
coman, s. m.  Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè. Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè.
comanda, s. f.  Ordre. Ordre. Fajïe ni ana ni comanda, il ne faisait aucun signe de vie. Voy. s. v. ana.  Dire d'un enfant qu'il est dé bona comanda, c'est dire qu'il fait sans réplique ce qu'on lui commande.
comanda, v. a.  Commander. Commander. Comanda cakyé tsó°"ja, commander quelque chose. I fan rin, i fan rin, fou j-in-fqn, é oun cló°" pa a gôrdze dé comanda, ils ne font rien, ils ne font rien, ces enfants, et on ne ferme pas la bouche de leur commander.
comandémin, s. m.  Commandement militaire. Commandement militaire. N'oun avwejïe ó comandémin di la, on entendait le com. depuis ici.
comandémin, s. m.  Commandement. Commandement. È djye comandémin, les dix commandements.  
comandin, -inta, s. m. et f.  Commandant. Commandant. I comandin da Féita a Djyo, le commandant de la troupe à la Fête-Dieu; kyën comandin, ché crwéi crapó ! comme il sait commander, ce mauvais gamin! Tui prou comandin, prou métra, tous de bons commandants, de bons dirigeants; plin.na a mijon dé comandinté, la maison est remplie de femmes qui commandent.
comandjyou, s. m.  Celui qui distribue l'eau. Celui qui distribue l'eau. L'è enou i comandjyou di j-étan, celui qui distribue l'eau des étangs est venu. || Le droit d'arrosage est concédé à tour de rôle; celui qui est chargé d'en indiquer le jour et les heures s'appelle comandjyou
comaŗą    Commérer, bavarder.V. tr.  Commérer, bavarder.V. tr. 
comara, v. n.  Commander, agir en maître. Commander, agir en maître. Achïon pa comara a ché derën pa boteca, on ne laissait pas celui-là commander dans le magasin.
comare, s. f.  Commère. Commère. L. Folk. 7, p. 95. Grimisuat, id.
cómêche Commerce Commerce.n. m.  Var. anc. fém. cómêrche. L'a asosia sti pó ché cómêche, il s'est associé celui-ci pour ce commerce
comechéiró, s. m.  Commissaire Commissaire
comechyon, s. f.  Commission. Commission.
comechyónéró, s. m.  Commissionnaire. Commissionnaire.
comechyóneta, s. f. Dim. de comechyon.  Petite commission. Petite commission.
comedi.in, comediéna, s. m. et f.  Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Oun pou pa ché fya a dé comedi-in dinché, on ne saurait se fier à des comédiens de cette espèce.
comedïa, s. f.  Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Demëndze kye ën fou dé Granwé dzowéran a comedïa outre ou Plan-Tsarfa, dimanche prochain les gens de Granois vont jouer une pièce de théâtre au P.-Ts.
coméi, s. m.  Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi). Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi).
coméire, s. f.  Commère. Commère. Can l'a béjwin dé cakyé tso°"ja, n'avwi rin kyé coméire, coméire, quand elle a besoin de quelque chose, on n'entend que commère par ici et commère par là; ha l'è coméire avwéi mè, celle-là est ma commère.
cómérâdzó, s. m.  Commérage. Commérage.
cómêrche, s. f.  Comédie, désordre. Comédie, désordre. Kyënta cômerche l'an jou pé hé j-èwèsyon! quelle comédie il y a eu pour les élections! || Dèean l'aie 'na groucha cómêrche, óra pa méi tan, autrefois son commerce était prospère, il ne l'est plus guère maintenant; fer' a cómêrche dou vën, faire le commerce du vin. || Bruit, vacarme, manière d'agir. Pa mowin dé dromi avwéi vô°"tra cómêrche, tsarôpé dé fèmawé ! pas moyen de dormir, avec votre vacarme, canailles de femmes ! || Syn. cómêche, également usité.
cóméta, s. f.  Comète. Comète.
cómétre, v. a.  Commettre. Commettre. L'a cometou. oun pètchya, il a commis un péché.
comi, s. m.  Commis. Commis. On appelle ainsi le représentant du Département militaire qui réside à Savièse. I comi partie ba avwéi è recrou : le commis descendait [à Sion] avec les recrues.
cómin, adv. inter.  Comment, comme. Comment, comme. Devant l'article oun, ona, on trouve la forme brève et la complète: cóm'oun tsën, comme un chien; c'est la forme la plus fréquente, quand on ne veut pas appuyer sur la comparaison; chéi ita rechyou cómin oun tsën, j'ai été reçu comme un chien. L'art, fém. ona peut perdre le o après cómin: iré chó°" cómin 'na béitchye, il était ivre comme une bête; cómin fó°" t-e f ère? comment faut-il faire? -chéi pa cómin varé, je ne sais pas
cómin, adv. inter. ( suite) Comment comment ça ira; cómin djyon t-e a sta tsó°"ja? comment appelle-t-on cette chose? || Adv. corrélatif des adv. de compar. T'éi 'na canale ! - atan cómin to, tu es un voleur! -autant que [pas plus que] toi; iré pa tan byo cómin l'an de, il n'était pas aussi beau qu'on l'a dit; prin tan dé tin cómin pó myere, cela prend autant de temps que pour couper le blé avec la faucille. || Comme si. L'a corou cómin i djyâbló eche ënporta a mijon, il a couru à la maison comme si le diable l'avait emporté (L., Contes, p. 87).
cóminsémin  Commencement. Commencement. n. m.  Syn. anc. ënrówemin. Lex. cóminsye.
cóminsye, v. a.  Commencer. Commencer. To cóminséréi w'atre tsouson can l'aréi forni sti la, tu commenceras l'autre bas quand tu auras fini celui-ci. || V. r. A cwi e t-e a cóminsye ? qu'est-ce qui commence [à jouer]? 11 V. imp. Ché cómincheche a bale dé ni, n'oran rin a féré ky 'aa ina kyeri ba è eatsé, s'il commençait à neiger, nous n'aurions rien d'autre à faire que d'aller chercher les vaches. || Cóminsye a, se mettre à. Dri kyé l'îta chówé l'a cominsya a plóra, aussitôt qu'il s'est trouvé seul, il s'est mis à pleurer. || Syn. ëncóminsye.
cómódéta, s. f.  Bon vouloir. Bon vouloir. Atindre a cómódéta dou botchyó, se régler sur le bon vouloir [la lenteur] du bœuf.
comoditéi, s. f.  Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe. Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe.
cómódó, s. m.  Commode, meuble à tiroirs. Commode, meuble à tiroirs.
comona, s. f.  Commune. Commune. I comona dé Chavyeje va tinkyè outre ou Tsatéwé, la commune de Savièse s'étend jusqu'au Châtelet; i mowën da comona, le moulin communal. Nom d'un moulin situé dans la vallée de la Sionne et appartenant autrefois à la commune.
comonâoue  Communal.  adj. Communal. Lex. comoun, comona. comonin, 
comoneca, v. a.  Communiquer. Communiquer. Comoneca è wétré a d'âtró, communiquer les lettres à autrui.   ||  V. n.Avoir des relations. Nó comonekyįn pa méį avwéi rlōo, nous n'avons plus de relations avec eux. || V. r. Che comonekyeŗąn prou tòte entre rlōo, ils se communiqueront bien tout entre eux.
comonecasyon, s. f.   Communication. Communication.
comonin, s. m.  Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, óŗa nó chin pa méi comonin ën sta comona, maintenant nous ne sommes plus communiers dans cette commune, disait qqn qui se plaignait des nouvelles dispositions forestières, trop sévères à son gré; l'è intra comonin chęla, il s'est fait recevoir bourgeois de cette commune.
comonye s.v. Communier, donner la communion Communier, donner la communion., cf. s. v. Acomonyę.
comonyon, s. f.  Communion. Communion. Dan ó tin fajïon a promyeŗe comonyon entré ondz' é catôrj'yąn, autrefois, on recevait la première communion entre onze et quatorze ans.
comoun, s. m.  Nom générique pour désigner les pâturages, forêts, Prop, le communal, nom générique pour désigner les pâturages, forêts, etc., communaux. I mótéi dé Wintęna l'è comoun, le monticule de Lentine est communal; l'a bâti ó tsawé a mitchyą chou ó comoun, il a bâti la moitié du chalet sur le terrain communal; i mijon dou comoun, la maison communale. Ce sens du mot comoun est très ancien.
conba  s. f.  Contenu d'une ripe. Contenu d'une ripe. Féré 'na conba dé pewa, faire de l'orge perlé du contenu d'une ripe.
conba  s. m.  Lutte. Lutte. L'an dé veŗetābló conba fou gamin, ils ont de vraies batailles, ces gamins. || Difficulté, tracas. Kyëntou conba, can o-n-a dé crwéi veįën ! que de difficultés quand on a de méchants voisins ! I conba dou traó, le tracas du travail.-
conba, s. f.  Combe, vallon.  Combe, vallon.Syn. gyįn-na, clóte. || Voy. noms de lieux.
conbątre, v. a.  Combattre. Combattre. Kyè conbatęchon pye ó ma di vęnyé, i vëndran rin métré ; è moundó chon trwa crwéi, qu'ils combattent donc la maladie de la vigne, ils n'obtiendront rien: les gens sont trop méchants.
conbęna, s. f.  Combinaison, histoire. Combinaison, histoire. Chin l'a tòte ona conbena, il y a là toute une histoire.
conbeną, v. a.  Combiner. Combiner.
conbéniri Combine. Lex. conbena, conbena.n. f.  Combine. Lex. conbena, conbena.n. f. 
conbeniŗi  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m.  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m. 
conbeŗou, -rouja, adj.  Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Oun pou pa ënpléé ché wan, l'è conbeŗou, on ne peut pas se servir de cette planche, elle est tordue [voilée]. Il Semble dérivé du lat. cumbus; esp. cumbaŗ, tordu. || Syn. mapląn.
conbeta, s. f. Dim. de conba.  Petit vallon. Petit vallon.
conbeta, v. n.  Souhaiter du bien à quelqu'un. Souhaiter du bien à quelqu'un. Pou rin conbeta a nyoun, il ne peut souhaiter aucun bien à personne.
conbla Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre, Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre,
conble, s. m.  Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble. Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble.
conbló, conbla, adj.  Rempli. Rempli. I brįnta iré conbla dé rejën, la brante était remplie de raisins; oudjye rin méi derën, w'étchyésó l'è conbló e-n-ódre, ne versez plus [d'eau], la cuve est bien remplie.
conblon, s. m. pl. Houblon  Houblon.Grim, id.
conchacrą, v. a.  Consacrer. Consacrer. Ché l'è conchacrą, celui-là a reçu le sacerdoce ou est entré dans la vie religieuse.
concharvą, v. a.  Conserver Conserver. || Cf. s.v. conchêrvą.
conché, s. m.  Conseil (de commune p. ex.). Conseil (de commune p. ex.). L'è dou conché, il est du conseil; è conché di mountąnyé, les conseils des «consortages» d'alpages. Il Prov. A Chën-Gaŗën fan ó conché è tsó°" pó chai kyëntou dïon métra tęita, à la Saint-Garin les choux tiennent conseil pour savoir lesquels doivent former les têtes. Il Le mot commence à faire place à consèl.
conchéo Consort. Consort.
conchéo, s. m.  Conseiller communal. Conseiller communal. Le mot conchéo est souvent remplacé aujourd'hui par le mot consèlè. Ě conchéo chon nóma tui è catr'ąn, les conseillers sont nommés tous les quatre ans.
conchêrva Conserve Conserve
conchêrva  Conserve Conserve. n. f.  Syn. anc. consêe. n. m. Braguette.
conchêrvą, ou concharvą, v. a.  Conserver Conserver. Nó conchêrvąon de pómé é dé prevwi, nous conservions des pommes et des poires. || Prov. Dromį dé bon'ouŗa, é wéeą ó matën, conchêrvé fortona é santéi, se coucher de bonne heure et se lever tôt, conserve fortune et santé. || V. r. Hé proun-mé che conchêrvéŗąn pa grantin, ces prunes ne se conserveront pas longtemps.
conchêrvasyon, s. f.  Conservation Conservation. Balę pó ona mécha pó a conchêrvasyon di béitchyé, «donner» une messe pour la conservation du bétail.
conchintemin, s. m.  Consentement. Consentement. L'è parti chën ó conchintemin di paŗįn, il est parti sans le consentement des parents.
conchinti, v. n.  Consentir Consentir. I odri prou kyè nó conchintęchon a vindre ché pra, il voudrait bien que nous consentions à vendre ce pré; l'a conchinti dé balę partadjyę, il a consenti à donner son bien en partage.  Avouer. Conchintie prou kyè l'aïé tôo, il convenait bien qu'il avait tort.
conchintre, v. n.  Consentir Consentir. Moins usité (L., Contes, p. 137).
conchomasyon, s. f.  Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880. Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880.
conchóouasyon, s. f.  Consolation. Consolation. N'ën jou ha conchówasyon, nous avons eu cela comme consolation.
conchówą, v. a.  Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Ché pó°"ró peti che achïe pa conchówa, ce pauvre petit était inconsolable.
conchyinse, s. f.  Conscience. Conscience. Tó pari,fó°" ai jostó amódó dé conchyinse pó che condwęré dinché, tout de même, il faut avoir bien peu de conscience pour se conduire ainsi; é i conchyinse, pòrkyè è t-e? et la conscience, pourquoi est-elle? Fwè dé conchyinse, foi de conscience, jurement dont se servent les enfants.
condaną  v. a.  Condamner. Condamner. Che ó t'atrąpon, ó té condanéŗąn i traó fòrchyą, s'ils l'attrapent, ils le condamneront aux travaux forcés; condaną a w'ënminda, condamner à l'amende.
condaną, -nąe  s. m. et f.  Condamné. Condamné. Condaną ā mò, condamné à mort.  Adj. L'a de kyè tó chin iron de maadó condaną, il a dit que c'étaient tous des malades condamnés.
condanasyon, s. f.  Condamnation Condamnation. Oun di fran cha condanasyon, ch'oun di pa dé mintiŗi, on prononce sa condamnation si l'on ne dit pas de mensonges.
condesyon, s. f.  Condition. Condition.
condįyą, s. m.  Congé. Congé. I réjyan l'a balą condjyą apréi deną, le régent a donné congé cet après-midi; a Pākye n'ën dó°" dzò dé condjyą, à Pâques nous avons deux jours de congé.
conela, s. f.  Bande, troupe, Bande, troupe, ona conela dé podzené, une troupe de poussins. Il Le mot conela a une parenté avec cuniculus, v. fr. conil,lapin, et a probablement d'abord désigné une bande de lapins.
coneléta, s. f. Dim. de conela.  Petite troupe, petite bande. Petite troupe, petite bande.
confanon, s. m.  Bannière d'église. Bannière d'église. Déeąn a prosesyon l'a oun kyè porté ó confanon, en tête de la procession marche celui qui porte la bannière. || Cf. le fr. gonfanon et gonfalon.
confécha, s. f.  Confesse. Confesse. Chon pa dé moundó kyè van a confécha, ce ne sont pas des gens qui vont à confesse.
confécha, v. a.  Confesser. Confesser. Confécha è pétchyą, confesser les péchés. || V. r. Se confesser. Chéi jou confécha ba i capotsën, j'ai été me confesser chez les Capucins.  Entendre les confessions. Ché conféché rin ky'ën 'awemąn, celui-là ne confesse qu'en allemand.
confechōo, s. m.  Confesseur. Confesseur.
conféchyon, s. f.  Confession, Confession, anmó pa tan ché wivró: l'a pa è prééŗé déeąn é apréi a conféchyon, je n'aime pas tant ce missel : il ne contient pas les prières avant et après la confession.
confechyonįŗe, s. f.  Confessionnal, Confessionnal, ën w'elįje a nó l'a cątró confechyoniré, dans notre église il y quatre confessionnaux.
confèdéŗachyon, s. f.  Confédération suisse. Confédération suisse.
confédéréi, s. m.  Confédéré, titre d'un journal valaisan. Confédéré, titre d'un journal valaisan. Tsa ché kyè l'a ënrądze avwéi mochōo fé eni ó confédéréi, aussitôt que qqn est fâché contre le curé, il s'abonne au « Confédéré ».
confën  Confins, limite Confins, limite .n. m. . Syn. anc. confou (ou) (1).
confescą, v. a.  Confisquer. Confisquer.
confescasyon, s. f.  Confiscation. Confiscation.
confirma, v. a. et abs.  Confirmer. Confirmer. Can vën i ronda d'aa confirma, w.'éékye l'a prou a féré ((pwè ??)), quand vient le moment de faire les tournées de confirmation, l'évêque a assez à faire. [| Syn. plus anc. : ëncrimą.
confiture, s. f.  Confiture. Confiture.
confondre, v. a.  Confondre. Confondre.
conforma (che), v. r.  Se conformer. Se conformer. Oun cha prou, i fó°" ché conforma ā rlwéi, on le sait bien, il faut se conformer à la loi.
confou  -fouja, adj.  Qui a perdu la présence d'esprit.  Qui a perdu la présence d'esprit. Chéi enou tó confou, conprinjîó rin chin kyè dejïon, je suis devenu tout «confus», je ne comprenais point ce que l'on disait.
confou s. m.  Propriété exposée à être foulée par les passants. Propriété exposée à être foulée par les passants. S'emploie dans l'expression: ou confou = rloua avwe tui van tsarpitą, endroit que tous foulent aux pieds; o-n-a paméi rin dé ché pra, l'è trwa ou confou, on n'a jamais rien de ce pré, il est trop exposé à être foulé par les passants.
confraŗie, s. f.  Confrérie. Confrérie. L'è da confraŗįe dou rójéiŗó, elle est de la Confrérie du Saint Rosaire.
confronta, v. a.  Confronter. confronta, v. a. Confronter. 
confrontasyon, s. f.  Confrontation. Confrontation.
confyą, v. a.  Confier. Confier.
confyanse, s. f.  Confiance. Confiance.
congrin-na, s. f.  Gangrène. Gangrène. L'a atrapi a congrin-na é l'a falou cópą a tsanba, il a été atteint de la gangrène et on a dû lui amputer la jambe.
cónólą, s. f.  Quenouillée. Quenouillée.
cónole, s. f.  Quenouille. Quenouille.
conoléta, s. f. Dim. de conole.  Petite quenouille. Petite quenouille.
conpacha (che), v. r.  Se croiser. Se croiser. Che chon conpacha, ils se sont croisés; todri kyè che conpachęchon pa pè vāé, pourvu qu'ils ne se croisent pas sur les chemins.
conpaŗechąnse, s. f.  Comparution. Comparution.
conpaŗétre, v. n.  Comparaître. Comparaître.
conpinchą, v. a.  Compenser. Compenser. Vwéi perdou. cąkyé tsó°"ja a cója dé nó, è bin ! nó conpinchérįn tóté, vous avez perdu qqch. à cause de nous, eh bien! nous compenserons tout cela; nó chin pa itą conpinchą dé chin, nous n'avons pas reçu de compensation pour cela. || V. r. Tó chin che conpinchéŗé, tout cela se compensera.
conplé, s. m.  Complet, Complet, óŗa oun vi pa kyè dé moundó avwéi dé conplé, maintenant on ne voit que des gens portant des complets [chose inconnue autrefois à la campagne].
conplétą, v. a.  Compléter. Compléter. To conpléteréi méimó, tu compléteras toi-même.
conplétamįn, adv.  Complètement. Complètement.
conplète, -pléta, adj.  Complet. Complet.
conpló, s. m.  Arrangement secret Arrangement secret. L'a è į-atséŗó°" kyé l'an avwį ché conpló, les vachers ont entendu ce complot, cet arrangement.
conplótą, v. a.  Comploter, parler en cachette. Comploter, parler en cachette. L'a djya on'ouŗa kyè parlon déeąn w'elįje, béi kyè pouwon tan ai a conplótą hé dąvwé bécąché? il y a déjà une heure qu'elles causent devant l'église, je me demande ce qu'elles peuvent avoir à comploter, ces deux bécasses de femmes?
conpóją, v. a.  Composer. Composer.
conpojesyon, s. f.  Composition. Composition. L'è bon pó préé, ma va rin pó a conpojesyon! il aime bien prier, mais il ne vaut rien pour la composition !
conpòrtą (che), v. r.  Se comporter. Se comporter. Oun che conporté pa dinché avwéi oun vyou pare, on ne se conduit pas ainsi avec un vieux père.
conpotįste, s. m.  Computiste. Computiste. C'est le nom de la suprême autorité dans l'administration du Torrent-Neuf. Ses pouvoirs sont assez étendus: c'est lui qui tient les livres, qui  peut «changer les quartiers» (tsandjyę dé cartį), tsaréé w'éivwe ou atsetą è mètr'a choun contó, amener l'eau ou l'acheter et mettre à son compte.  Du latin computare, qui indique la fonction du computiste. En fr. le mot désigne non seulement celui qui travaille au comput, mais un officier chargé de percevoir certains revenus de la chambre apostolique (Littré).
conprįnde  v. a.  Comprendre. Comprendre. Conprinjó pa chin kyè to di, je ne comprends pas ce que tu dis; conprinjïé pa é méŗó°"we, il n'entendait pas les badinages. || V. r. Can oun ché ąnmé pa, oun che conprįn pa, quand on ne s'aime point, on ne se comprend pas.
conprįnde , s. m.  Comprendre, accommodement. Comprendre, accommodement. Chin iré cąkyé tsó°"ja Vwéŗó iré de bon conprįnde, c'était remarquable comme il entrait facilement dans nos vues. || Verbe pris substantivement.
consantra (che) Se concentrer Se concentrer.v. pron.  Fó°" che consantra pó féré ché traó, il faut se concentrer pour faire ce travail. Var. consintra (che).
consêe Concert.  , .  Concert.  , . 
consêe, s. f.  Conserve. Conserve. Métré dé cocon en consêe pó d'evêe, mettre des œufs en conserves pour l'hiver.
consel , s. m.  Conseil. Conseil. Can oun wé vi pa, oun pou pa balę dé bon consel, quand on ne les voit pas, on ne peut pas leur donner de bons conseils.
consel, s. m.  Conseil de commune, etc. Conseil de commune, etc. 11 Voy. le mot conché.
consèlè, s. m.  Conseiller. Conseiller. Autrefois on avait conchéo, qui n'est plus guère usité.
consèrtą (che), v. r.  Se concerter. Se concerter.
consèrvatōo,   s. m.    Conservateur Conservateur. Terme de politique.   Syn. plus ancien: ristó°".
consina Consigner, réserver Consigner, réserver.v. tr.  Voui, consinon é pómé dé têra outra comona, aujourd'hui, on réserve les pommes de terre à la commune. La commune achète un stock qu'elle vend aux particuliers qui ont réservé un lot.,.
consorta, s. f.  Consultation d'un médecin, d'un avocat.  Consultation d'un médecin, d'un avocat. Consulte pour consultation est encore courant en SR.
consorta, v. a.  Consulter le médecin, l'avocat. Consulter le médecin, l'avocat. Oun consorteŗį prou è meŗesęn che cotechon pa tan tchyè, on consulterait assez le médecin s'il n'était pas si cher.
constrosyon, s. f.  Construction. Construction. Dé bó°" dé constrosyon, du bois à bâtir.
constrouęre, v. a. Construire.  Construire. Constrwęre 'na mijon, 'na grąndze, 'na vāe, construire une maison, une grange, une route. || Abs. Van constrwęre, ils vont construire.
contą   , v. a.  Compter. Compter. Dąwe béitchyé kyè nó contąon fornité, n'ën pochou vwaŗi, deux pièces de bétail que nous comptions perdues, nous avons pu les sauver; conta w'ardzįn, compter l'argent; conta vwéŗó nó pêjin, comptez combien nous perdons. || Contó chou rlwi, je compte sur lui; to pou conta kyè t'aŗéi a féŗé avwéi sti, tu peux compter [être sûr] que tu auras à faire à moi. || Conta! comptez!... est une réflexion qu'on fait en entendant qqn raconter de grandes choses, c'est un mot d'approbation. Il Prov: Ché kyé conté tòté, vwąnyé pa é tsan, celui qui suppute tout, n'ensemence pas ses champs. Il V. r. Se compter. Ché conton pó chai vwéŗó chon, ils se comptent pour savoir combien ils sont; ché l'è oun tenęró kyè che conté, cet homme est un foudre qui compte; ona fréeą de moundó kyè che conté, une multitude de gens qui compte.
contą  , v. a.  Conter. Conter. Gró°"cha, conta a conta dou tsataąn Aroun`na, grand-maman, racontez-nous l'histoire du juge A.
conta, s. f.  Conte. Conte. Chose inventée. Chon chwêe dé conté chin, ce sont sûrement des contes, cela. || Dé conté d'Ijérąbló, des contes d'Isérables (c'est le Salvan, le Villarimboud, le Gersau du centre du Valais).
conta, s. f.  Conte. Conte. L'a dé plo bèwé conté derën ën ché wįvró, il y a de si belles histoires dans ce livre; è conté da chenegó°"da, les contes de la ch. Il 
conta.  , s. m.  Compte. Compte. I conta da mountanye, les comptes de l'alpage. Il V. pris substantivement.
contenoèwe, adj.  Continuel, Continuel, entre fou dó°" l'è ona batale contenoèwe, entre ces deux c'est guerre continuelle. || Adv. Continuellement: ën pląche dé che chónyé contenoèwe, au lieu de se soigner continuellement; darnou réichon pa tan contenoèwe, [à la scierie d'] en haut ils ne scient pas très régulièrement; pwi pa féŗé contenoèwe, je ne puis pas travailler sans discontinuer.
contenową, v. a.  Continuer. Continuer. || Abs. S'to contenowe a ha móda, t'éi perdou, si tu continues ainsi, tu es perdu.
contenowamįn, adv.  Continuellement Continuellement. L'è contenowamin apréi che plindre, il est continuellement à se plaindre. || Syn. chën chéicha, tòrdzó.
contenowasyon, s. f.  Continuation. Continuation.
contin   , adv.  Comptant, Comptant, dans les expressions: atsetą ardzin contin, paé ardzin contin, acheter, payer argent comptant.
contin  , continta, adj.  Content. Content. Ché l'è tórdzó contin, celui-là est toujours content.
contintémįn, s. m.  Contentement, satisfaction. Contentement, satisfaction. Kyën contintémin can o-n-a forni dé rintrą a prija ! quel contentement quand on a fini de rentrer la récolte!
conto, s. m.  Contour, Contour, wéi i vae fajïe oun conto, là la route faisait un grand contour. |] Détour. L'a bala oun grou conto pó pa che récontra avwéi ó pare, il a fait un gros détour pour ne pas rencontrer son père.
contó, s. m.  Compte. Compte. I contó l'è josto, le compte est juste; nó véjin règlą ché contó, nous allons régler ce compte; sta chenąn-na n'ën è contó, cette semaine nous avons les comptes [de la commune à régler]. Il Prov. Oŗōo dé contó fé pa contó, erreur de compte ne compte pas; porta en contó è fré dé w'ëntèrémįn, porter les frais de l'enterrement en compte; è tchyęvré tęnyon rin a contó chin ky'oun bąle ou bou, les chèvres ne tiennent pas compte de la pâture qu'on leur donne à l'étable [il leur faut la pâture libre, en plein air].-
contoma, v. a.  Condamner par contumace Condamner par contumace. L'an contoma a tó è fré, ils l'ont condamné à tous les frais.
contomanse, s. f.  Séance devant le juge. Séance devant le juge. L'an wèea a contomanse, ils ont levé la séance.
contôo, s. m.  Compteur électrique. Compteur électrique.
contorna, v. a.  Contourner. Contourner.
contradesyon, s. f.  Contradiction. Contradiction.
contrarié, v. r.  Chicaner. Chicaner. Ché kyé contrariéré watre l'are pa dé pan a dedzoun-na, celui qui chicanera l'autre n'aura pas de pain au déjeuner. || V. r. Se chicaner. Pórkyè are vw'éité vó tórdzó a vó j-è contrarié? pourquoi aussi êtes-vous toujours à vous contrarier?
contrariéréi Contrarieur Contrarieur. n. m. et f.  Lex. contrarié, contrariétéi, contrariou.
contrariétéi, s. f.  Contrariété; contretemps. Contrariété; contretemps.
contrariou, -ja, adj.  Ennuyeux, à contretemps. Ennuyeux, à contretemps. Ché crwéi tin l'è ita nète contrariou, n'ën rin pochou rintra ché fin, ce mauvais temps est arrivé bien mal à propos, nous n'avons pas pu rentrer ce foin; oun pra prou rlwin, contrariou., un pré très éloigné, qui crée des ennuis.
contravansyon, s. f.  Contravention. Contravention. Fajïon dé contravansyon ina pa dzôo, ils agissaient en contravention dans la forêt [coupaient des arbres sans permission].
contré, adv.  Contre. Contre. N'ën bala de chopa, ma l'a pa rada contré, nous lui avons donné de la soupe, mais il ne l'a pas regardée; i tsën chouté contré, le chien saute contre les gens. 
contré, prép.  Contre Contre. Nó véjin contré w'evêe, nous allons vers l'hiver; t'éi verya contré mè, tu es tourné du mauvais côté; partie outré contré Gromejwa, il allait du côté de Grimisuat. || Cf. ëncontré.
contrebandi, s. m.  Contrebandier. Contrebandier.
contrébatré, v. a.  Combattre, lutter contre. Combattre, lutter contre. Cómin falie féré pó contrébatré a mawadi, comment il fallait faire pour combattre la maladie; i roun-ma che ache rin contrébatré, paché dêean tó, on ne lutte pas efficacement contre le rhume, il prend toujours le dessus. || 
contrébatré, v. a.  Discuter Discuter. I avwi kyè contrébatié avwéi a fèna djya dé gran matën, j'ai entendu qu'il discutait avec sa femme déjà de bonne heure; avwéi sti l'a rin a contrébatré, avec moi, il n'y a pas à discuter. || Même sens en afr.
contrébinda, s. f.  Contrebande. Contrebande.
contrechyon, s. f.  Contrecoup. Contrecoup.
contrechyon, s. f.  Contrition. Contrition. Cha tó pé côo óra w'ato dé contrechyon? sais-tu maintenant l'acte de contrition par cœur?
contrédéré, v. n.  Contredire Contredire. I contrédi tóte ! il contredit tout !
contréferé, v. a.  Contrefaire. Contrefaire. Syn. dechowé.
contréiró, s. m.  Contraire Contraire. I di chowin ó contréiró dé chin kyé chondzé, il  dit souvent le contraire de ce qu'il pense : l'è jostó ou contréiró kyé falïé féré , il fallait juste faire le contraire.
contrémétre, s. m.  Contremaître. Contremaître. I contrémétre dé w'ënfêe, le contremaître de l'enfer; rlwi l'è contrémétre amou a Chepise, il est contremaître à [l'usine de] Chippis.
contrepi, s. m.  Contrepoids. Contrepoids.
contresta, v. a.  Contrister. Contrister.
contrindre, v. a.  Contraindre, forcer. Contraindre, forcer. L'îta contrin dé resta wéi chowé ou tsawé, il a été forcé de rester là tout seul, au chalet.|| Pousser les vaches, cochons, poules dans un coin pour les prendre; ché mojaon dé  powi  ó  t'apele   ën  contrinjin outré pé ché couën, ils pensaient pouvoir le pendre en le poussant vers ce coin.
contrinte, s. f.  Contrainte, violence Contrainte, violence. ité pa kyè ä contrinte, il ne reste que par la force, malgré lui. En temps de pluie inopportune: che vîon bweea ä contrinte, ils sont lavés malgré eux.
contro°"wè Contrôle. n. m.  Var. contröo Contrôle. n. m.  Var. contröo
contróoua Contrôler  v. tr.  Contrôler  v. tr. 
contse, s. f.  Ripe, auge circulaire Ripe, auge circulaire. I roba verye derën ä contse é ématse è pómé, la roue tourne dans la ripe et écrase les pommes. || Combe.
convèsyon, s. f.  Conversion. Conversion. || Prov. (L. 30). Convèsyon de chën Póo, clâa é byo, méi de vën kyè d'éivwe, Conversion de S. Paul (25 janvier) clair et beau = plus de vin que d'eau.
convóca Convoquer. v. tr.  Convoquer. v. tr. 
convoua Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire. Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire.
convoua, s. m. Mannequin. Mannequin. I tsasyou l'a pèrchya ó convwa ky'iré wéi chou ó tron, le chasseur a percé le mannequin qui était là sur le tronc.
conyasyé Cognassier  (Cydonia oblonga Miller) Cognassier n. m.  (Cydonia oblonga Miller). Le fruit est nommé couin ou póma di tsowa, coing.
conyechanse, s. f.  Connaissance. Connaissance. I ona conyechanse ina déwéi Roun-nó, j'ai une connaissance «au-delà du Rhône». Cette dernière expression désigne les habitants de la rive gauche du Rhône, en partie, ceux situés entre la Borgne et la Printze.
cónyéchin, -chinta, adj.  Qui connaît vite qqn. Qui connaît vite qqn. L'è oun mówé cónyéchin, c'est un mulet qui connaît vite le monde.
cónyétre, v. a. Connaître.  Connaître. Conyéchó (ou cónyó) pa ché tsäsyou je ne connais pas cet homme.  Prov. Ch'oun conyecheché ó téi dé dzèrmandrïa \ ën d'ori dé mór ën via, si on connaissait la tisane de serpolet, il y aurait des morts en vie 
cónyétre, v. a. Etre habile, versé en quelque chose. Etre habile, versé en quelque chose. I cónyè è j-aféré, ché, celui-là connaît les affaires (c'est un débrouillard). || Reconnaître: ó t'èi récontra, ma ó t'éi pa cónyou, je l'ai rencontré, mais je ne l'ai pas reconnu; l'è tan maadó, cónyè nyoun méi, il est si mal qu'il ne reconnaît plus personne. En ce sens on emploie aussi le réfléchi. Che cónye pa méi, il n'a plus la connaissance.
cónyétre, v. r. Connaître. Connaître. Nó jé cónyéchin pa méi, nous ne nous connaissons plus (nous n'avons plus de relations). || 
conyou   adj.  Connu. Connu.
côo Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur. Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur.
côo, s. m.  Cœur. Cœur. L'a chowin ma ou côo, il a souvent des maux de cœur; ai d'éivwé chou ó côo, avoir de l'eau sur le cœur; kyënta ma dé côo l'are jou dé vêre parti ché infan ! quel mal de cœur il aura eu de voir partir cet enfant! chin m'a porta i côo: i de ó vêrei, je n'ai pas eu le courage de cacher cela: j'ai dit la vérité; chin fé trwa ó côo, se dit des mets qui font plaisir, alors qu'on paraît n'avoir goût à rien; pó che bale dé côo, pour se donner du cœur [courage]. || Aprinde pé côo, apprendre par cœur; chin iré rin dé côo, rin kyè dé trétori, cela ne venait pas du cœur, ce n'était que traîtrise.
côo, s. m.  Corps. Corps. L'a ma pé tó ó côo, il a mal par tout le corps. || Can nó chin jou amou a Chën Djyan, nó chin jou vêre ó côo chin derën ën w'elije dé Chyeró, quand nous sommes allés à St-Jean (Salquenen), nous sommes allés voir le corps saint [relique en forme de corps] dans l'église de Sierre. [Cette expr. est très franc. Cf. V. Veuillot, Parfum, p. 313.] D'apréi ó côo kyè l'a, l'è ouncó' pa tan tacó, d'après le corps qu'il a, il n'est pas si bête [il est moins bête qu'il n'en a l'air]. || Personne. Kyën byo côo! quel bel homme ! Kyën brote côo dé rnoundo ! quelle vilaine créature (phys. et mor.)! iré pa mowé côo, ce n'était pas un méchant homme.
côon, s. m.  Ramier, pigeon sauvage Ramier, pigeon sauvage.|| Prov. (L. 526) Can è côon chon plin, è cheryejé venyon amarè, quand les ramiers sont rassasiés, les cerises deviennent amères.  ||   Coulon ou colon (du lat. columbus) était dans l'afr. le nom du pigeon. FEW2,930.
cóóna, s. f.  Colonne. Colonne. || Dans le rouet, les deux supports extérieurs qui reposent sur les «pieds». || Poutre ronde. L'è tsejou ba i cóóna kyè n'aïon metou pó teni ó tra da grandze, la «colonne» que nous avions mise pour soutenir la poutre de la grange est tombée.|| I cóóna da fréita ou mountin da freita, le poinçon ou poutre qui soutient le faîte, soutenue elle-même par les bréi (bras).
coôo, s. f.  Couleur. Couleur. Oun motchyôo dé coôo, mouchoir en couleurs.
cóou  , s. m.  Coup . Coup . Ce mot se présente dans l'expression teni có°", tenir tête, en venir à bout; pó cöre i tën cóou a mè, pour la course, il me tient tête; tenyïon có°" dé bire ó brinteën kyè fajion, ils venaient à bout de boire l'eau-de-vie au fur et à mesure qu'ils la faisaient. || L'expression est connue à Grimisuat: y a pa oun kyé mè tën có°", il n'y a personne qui me tient tête.
cóou  , s. m.  Coup. Coup. L'a rechyou oun có°" chou a téita, il a reçu un coup sur la tête; oun crwéi có°", un mauvais coup; oun có°" dé foje, dé canon, un coup de fusil, de canon; oun có°" dé pya, un coup de pied; oun có°" dé téita, dé chowe, un coup de tête, de soleil; i róódzó l'a rin batou kyè dó°" có°", l'horloge n'a sonné que deux coups; dou promyé có°", du premier coup; bale oun có°" d'we, jeter un coup d'oeil; fajîé pa oun có°" dé traó, il ne faisait aucun travail; chin m'a bala oun có°", cela m'a donné une émotion. || Sur a có°", à la fois, ensemble, voy. acó°". || Dèean có°", tout à l'heure, tantôt. || Fois. L'aie oun có°", il y avait une fois... o-n-âtre có°", une autre fois; è j-ä-tró có°", les autres fois; cakyé có°", quelquefois, quelques fois; dé có°", des fois; sti có°"; cette fois-ci; ché có°", cette fois-là; venyie a có°" chwëe, il venait à coup sûr. || Ai ó có°" pó..., avoir le coup pour, savoir s'y prendre pour faire telle ou telle chose; i ouncó pa deperdou ó có°" pó chéé, je n'ai pas encore perdu le coup pour faucher.
coou , s. m.  Cou, gorge. Cou, gorge. L'an rin ky'a ch'achye métré a corda ou có°", apréi i vèran, ils n'ont qu'à se laisser mettre la corde au cou, après ils verront; ai ma ou có°", avoir mal à la gorge.
cóouche, s. f.  Cuisse. Cuisse.
cóouchyon, s. m.  Caution. Caution. Trouwè rin méi a ënprounta, l'a pa dé có°"chyon, il ne trouve plus rien à emprunter, il n'a pas de caution.
cóouchyóna, v. a.  Cautionner. Cautionner. L'a có°"chyóna, fó°" kyè réponde pó watre, il a cautionné, il doit répondre pour l'autre; che nó có°"chyónechon pó chin, nó foran dabo gou méimó, si nous cautionnions pour cette somme, nous serions bientôt pauvres [gueux] nous-mêmes.
cóouchyónémin, s. m.  Cautionnement. Cautionnement. L'a tó peca chin kyè l'aie avwéi tui fou có°"chyónémin, il a tout mangé ce qu'il avait avec tous ces cautionnements.
co-oudjye, v. n.  Glisser insensiblement. Glisser insensiblement. Che chon pa byin plachya, poran co°"djye mémo é tsêre derën, s'ils ne sont pas bien placés, ils pourraient se mettre à glisser et tomber [dans une crevasse].
coowire, s. f.  Glissoire.  Glissoire. Fou gamin l'an t-e pa fé ona cowire fran ou mitin dé vae! ces gamins n'ont-ils pas fait une glissoire juste au milieu du chemin!
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Abasourdi, refroidi. Abasourdi, refroidi. Can l'an you chin, chon ita tó cópa, quand ils ont vu cela, ils ont été tout abasourdis.
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Coupé, taillé. Coupé, taillé. Dé përé cópéi, des pierres taillées. 
cópa , s. f.  Coupe (vase), Coupe (vase), ona cópa dé mosca, une coupe pleine de muscat.
cópa , s. f.  Coupe, action de couper. Coupe, action de couper. ona cópa dé bó°", une coupe de bois; n'ën fé cópa blantse, nous avons fait coupe rase. || On dit à ceux qui fauchent: dé bóna cópa? c'est facile à faucher? Fou batâa chon prou dé cwêe cópa, ces [prés] «bâtards» sont très difficiles à faucher; pé a rója chon ouncó dé bóna cópa, par la rosée, la coupe du foin y est encore facile.
cópa , s. f.  Rotule. Rotule. I cópa dou dzone, la rotule [du genou].
cópa , v. a.  Couper. Couper. Cópa wéchôo, couper les arbres échus par le sort. || Cópa w'éivwe, couper l'eau d'arrosage (la détourner); ha brota mountãe m'a cópa ó chófló, cette vilaine montée m'a coupé le souffle. || Ne plus donner. I atse l'a tó cópa ó waséi, la vache ne donne plus de lait. 
cópa , v. a.  Hongrer, châtrer.  Hongrer, châtrer. L'è ba i copôo d'A'in pó cópa ó botchyó, le hongreur d'Ayent est descendu pour châtrer le taureau. || Terme du jeu de cartes: cópa l coupe! dit celui qui distribue les cartes après les avoir mélangées.
copa, s. f.  Salive. Salive. Móle avwéi dé copa, mouiller avec de la salive.
copa, v. a.  Cracher. Cracher. Copa foura chin kyè t'a ën górdze, crache ce que tu as dans la bouche. || Abs. Di pa être bon dé tan foma, copon trwa foura, ce ne doit pas être bon de tant fumer, les fumeurs crachent trop souvent.
cópãe, s. f.  Coupe considérable. Coupe considérable. Kyënta cópãe l'an fé pé ha dzôo, quelle grosse coupe on a fait dans cette forêt!
cópa-pan, s. m.  Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur. Djyan Marie dé Byoudron ënpleïé tôrdzó ó cópa-pan, Jean-Marie de B. employait toujours le coupe-pain.
copatchye, v. a.  Cracher fréquemment. Cracher fréquemment. Chin iré prou amàa, copatchyié foura, c'était très amer, il crachait continuellement.
cópéé, v. n.  Bégayer. Bégayer. Pó féré aréta dé cópéé è j-infan, fó°" féré atseta 'na cópa a marin-na é bale bire derën wéi, pour que les enfants cessent de bégayer, il faut faire acheter une coupe en bois par leur marraine et l'employer pour leur donner à boire. 
cópéta, s. f.  Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). || Grouché cópété, le populage des marais (Caltha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
copie, s. f.  Copie. Copie.
copie, v. a.  Copier. Copier.
copiéréi, s. m.  Bégayeur. Bégayeur. Fou dou copieréi dé Gromejwa, la famille du bégayeur de Grimisuat.
copiéréi, s. m.  Copiste. Copiste.
coplé, s. m.  Passage, entrefilet. Passage, entrefilet. L'a chou è cawandri dé cople ën patwé, il y a sur les almanachs des passages en patois; l'an metou oun cople chou oun weprou derën a gadzéta, on a mis dans le journal un entrefilet sur un lépreux. |  Couplet de chanson. Ha tsanson wéi l'a dé cople tan kyè no ou, cette chanson a des couplets tant qu'on en veut.
copôo, s. m.  Hongreur, châtreur. Hongreur, châtreur.
cor.éta, s. f.  Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine. Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine.
cor.in   , s. m.  Courant d'air. Courant d'air. Oun bon corin t'etromeri prou ó fla, un bon courant te couperait bien le souffle.
cor.in , -inta, adj.  Courant.  Courant. Prov. (L. 200). Can ona béitchye l'a atrapi oun cwéi bócon fó°" fetchye oun fêe ródzò derën ou bire é acoli chin pé w'éivwe corinta, quand une bête a reçu un mauvais sort, il faut mettre un fer rougi au feu dans sa boisson et jeter cela [la boisson] dans une eau courante. || S.m . I corin da chenan-na, le courant de la semaine.
cor.inta , s. f.  Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure. Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure.
cor.inta , s. f.  La meule qui tourne sur la meule dormante. La meule qui tourne sur la meule dormante.
cora, s. f.  Cure, maison du curé. Cure, maison du curé. Dèean a vyele cora l'aie oun grou mori, devant la vieille cure il y avait un grand mûrier.
cora, v. a.  Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Cora ó feméi, sortir le fumier [de l'étable]. || Venir à bout de quelque chose, manger, boire tout ce qu'on a dans l'assiette, la tasse, etc., finir une provision. Ou-to méi de chopa? -na, i pa pochou cora, veux-tu encore de la soupe? - non, je n'ai pas pu la finir; n'ën réichon byin dé cwèné é n'ën ouncó pa cora óra, ils scient beaucoup de dosses et nous en avons encore.
coracakyéra, s. m. Vidangeur.  Vidangeur.
córãdzó, s. m.  Courage, esprit d'entreprise. Courage, esprit d'entreprise. Ché l'a nète dé córãdzó: l'a bâti 'na mijon é ona grqndze, ona âpréi watra, celui-là a beaucoup d'initiative: il a bâti une maison et une grange, l'une après l'autre; pédré córãdzó, perdre courage.
córadzou, ~ouja, adj.  Courageux, zélé. Courageux, zélé. Ha l'è déstra córadzouja: ó matën l'è ën w'elije é apréi l'è tó ó dzô ou traó, celle-là est très zélée: le matin elle est à la messe et après, elle travaille toute la journée; foché pa kyè yó chéi córadzouja..., si je n'étais pas très courageuse...; ch'o'n-é pa córadzou, oun pou vitó pa méi, si on n'est pas courageux, vite on n'en peut plus; l'an pa pwire de counpara: chon córadzou., ils n'ont pas peur de la peine: ils sont courageux.
córãe, s. f.  Courroie, attache de soulier en cuir. Courroie, attache de soulier en cuir. Tó va pa è córae di bote, tu ne vaux pas les courroies des souliers; va pa è côrae di tsën, il ne vaut pas les courroies d'un chien: c'est un homme de rien.
córalon, s. m.  Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. È fole dé fou tsówé chon chèkye, ma i córalon l'è ouncó dzin vè, les feuilles de ces petits choux sont bien sèches, mais le cœur en est encore tout vert.
córaou ,-ja  adj.  Coriace. Coriace. Oun mwêe dé tsêe córaou, un morceau de viande coriace.
côrba , s. f.  Contenu d'un panier. Contenu d'un panier. ona côrba dé rejën, un panier plein de raisins.
cõrba, s. f.  Panier. Panier. Cõrba dou tsaą  , panier oblong qui s'attache aux flancs du mulet, de là le nom de «panier du cheval»; cõrba a cowêrcló, panier à couvercle.
côrba, v. a.  Courber. Courber. Dri ky'oun côrbé hè brantsé, i chouton, dès qu'on courbe ces branches, elles se brisent.
còrbé, s. m.  Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba. Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba.
corbedóou (a), loc. adv. A corps perdu  A corps perdu  Voy. acorbedó°"
còrbéi, s. m.  Corbeau Corbeau.  Syn. cqu,an.
corbewën, s. m.  Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Notre-Dama dé Corbewën est le nom de la chapelle de Chandolin; N.-D. de la Nativité (8 sept.), moment où l'on va cueillir les premiers raisins avec de petits paniers. De là le nom de N.-D. de Corbewën,
còrbo, còrba, adj.  Courbé. Courbé. Che teni còrbó, se tenir courbé, voûté. Va tó còrbó, il marche tout voûté; còrbó cóm'oun racló, [cet homme est] courbé, voûté comme un racloir; ou drise ou còrbó ch'ën-tiron adéi ou droits ou courbés, ils se tirent toujours d'affaire. || S. m. Còrbó, courbe. Ina ouéi avwe i chapën fé ó còrbó, là-haut où le sapin fait la courbe.
côrcha, s. f.  Moment. Moment. Dichya 'na côrcha l'è arówa, au bout d'un moment il est arrivé; nó j-a falou atindre ona bóna côrcha, nous avons dû attendre longtemps.
côrchéta, s. f. Dim. de côrcha.  Petit instant, laps de temps très court; . Petit instant, laps de temps très court; .
córda, s. f.  Corde. Corde. È cordé dou fin, da bwéea, les cordes du foin, de la lessive; i mountaé pa è cordé a wãtre pó chéé, il n'atteignait pas la cheville du pied de l'autre pour faucher \litt. les cordes]; oun pâa dé cordé désigne les cinq cordes avec lesquelles on lie les paquets [fache] de foin: la ondzanye et les quatre autres. Voy. s. v. ondzanye.
còrdadzó, s. m.  Cordage. Cordage.
còrdanyè, s. m.  Cordonnier Cordonnier. || Anciennement ecofi.
cordéi, s. m.  Tige flexible et rampante de certaines plantes Tige flexible et rampante de certaines plantes. È cordéi di couche, di pi, tige en forme de corde des citrouilles, des haricots.
còrdèta, s. f. Dim. de corda.  Petite corde. Petite corde.
cordi, s. m.  Cordier. Cordier.
cordon, s. m.  Cordon Cordon. I cordon dé w'abi, le cordon de l'habit [de pénitent]. || Par ext. Rangée de personnes. L'a dé cordon dé moundó apréi atindre, il y a de bonnes rangées de gens qui attendent. || Murs d'enceinte. Pó ó cordon dé w'elije chon jou ina fou dé Counti, pour [bâtir] les murs de l'église il est venu des gens de Conthey. || Bord supérieur, formé d'osiers tresses, d'une corbeille, d'une hotte. Nó fó°" féré tsandjye ó cordon dou dzêrló, il nous faut faire changer le bord de la hotte.-
cõre, v. n.  Courir. Courir. Cõre s'emploie souvent pour aller, mais il implique le sens de «vie pénible et d'actions pressées»: cõre ganye, aller à la journée; cõre i venyé, aller aux vignes; cõre apréi w'éivwe, courir arroser; cõre ina è ba, courir en haut et en bas; cõre porta a mëndjye i j-ovri, courir porter à manger aux ouvriers. || Awejó can cõo i teneró, j'entends quand il tonne; achye cõre, laisser courir, lâcher; achye mè cõre, lâchez-moi; i trwa achya cõre vitó ó baton, è j-infan chon enou mètre, j'ai lâché le bâton trop vite, les enfants ont pris le dessus; le l'a tó jou, ma l'a pa tó vwarda, l'a achya cõré cãkyé tsó°"ja, elle a tout hérité, mais elle n'a pas tout gardé, elle s'est détachée de quelque chose; chënblé kyè fó°" achye cõr'ó fla, il semble que la respiration va vous manquer. || Prov. ache cõre è batsé é cõo apréi a mêrda, il laisse courir les batz et il court après ce qui ne vaut rien; c'est lâcher la proie pour l'ombre.
cõre, v. r. Courir. Courir. Che chon corou apréi tó tin é che chon pa récontra, ils se sont couru après [ils ont couru l'un après l'autre], et ils ne se sont pas rattrapés.
corechér.ó, corechér.a, s. m. et f.  Coureur (péjor.). Coureur (péjor.).
corèspondre, v. n.  Correspondre. Correspondre.
córésyon, s. f.  Correction, punition. Correction, punition. Che fou j-infan rechïon pa a córésyon dé tin j-'ën tin, oun vën pa méi mètre, si ces enfants ne reçoivent pas la correction [la verge] de temps en temps, on n'en est plus maître [on n'en peut plus faire façon]. || On entend aussi córósyon.
coridjye, v. a.  Corriger. Corriger. Che tó coridze pa ó dévwêe e-n-ódre, tó charéi poni, si tu ne corriges pas le devoir comme il faut, tu seras puni.
cõrna, s. f.  Corne Corne. Ché di cõrné, celui des cornes (le diable). Dõo cómin è corné di tsën, c'est dur comme les cornes des chiens (très dur); a ché mancon rin kyè è cõrné, à celui-là il ne manque que les cornes [il est très méchant]; ou tó mótra è cõrné ou bën té fòtó ba ou Roun-nó, veux-tu montrer les cornes ou bien je te jette au Rhône [formule enfantine pour faire montrer les cornes aux escargots]. || Branche très courte partant du cep et portant les sarments. Pó pwa e-n-ódré fó°" ky'i vise eche tré cõrné, é pwè tsekyé cõrna di ai davwé chèrmin, pour tailler la vigne d'après les règles, il faut que le cep ait trois « cornes », et chaque « corne » doit avoir deux jets.
còrnãcou, s. m.  Rebours du bon sens, chose ridicule, Rebours du bon sens, chose ridicule, ona tso°"ja plo còrnãcou è bawe chon tóte ita dètèsta, détesta é óra poblïon chou chin dou comoun, [y a-t-il] chose plus ridicule: les bals ont été condamnés et maintenant on les annonce devant la maison communale. Dans les contes, còrnäcou est devenu le nom d'un héros qui faisait toute chose à contretemps.-
còrnatson, s. m.  Diable. Le diable. Ché l'è méi mètchyin ky'i còrnatson, celui-là est plus méchant que le diable.
còrné, s. m.  Cornet. Cornet. I còrné dou tchyévréroou, le cornet du chevrier, avec lequel, le matin, il annonce le passage de la berdzeri. || La pomme d'Adam ou larynx. Gargyéta désigne plus généralement la région du cou, quand on s'empoigne par le cou, par la gorge.  || Petit sac de papier. Syn. chatson [dé papêe].
còrnéae, s. f.  Coup de corne. Coup de corne. I atse l'a bala ona còrnéae, la vache a donné un coup de corne.
corneche, s. f.  Nagelfluh. Nagelfluh. I corneche l'è oriblamin dõo a déféré, fou chéi kyé chon cómin dé bètónãdzó, le nagelfluh est terriblement difficile à défaire, [ce sont] ces rochers qui ressemblent à du béton armé.
còrnèè, v. n.  Donner un coup de corne. Donner un coup de corne.
cornefla, v. a.  Rapporter quelque chose par étourderie. Rapporter quelque chose par étourderie. L'a pa dé retenou óna tso°"ja, l'è tote cornefla foura chin kyé cha, il n'a pas un brin de discrétion, tout ce qu'il sait il le sort.
còrnèté, s. f. pl.  Arête nasale Arête nasale. È còrnèté dou na, l'arête du nez.
cornir.e, s. f. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse.
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.   Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.  
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Vilaine vache. Vilaine vache.
córóna   , v. a.  Couronner. Couronner.
córóna , -nãe, part, et adj.  Couronné. Couronné. Prov. Can fevri rintré avwéi a téita córónãe, chale avwéi a cavwa ënvèrólae, quand février fait son entrée [commence] avec la tête couronnée, [par le beau temps], il sort avec la queue entortillée [il se termine par le mauvais temps].-
córóna, s. f.  Couronne. Couronne.
córósyon, s. f.  Correction Voy. córésyon. Correction Voy. córésyon.
corta s.f. Chemin de raccourci. Chemin de raccourci.  I corta dā wįŗa  , le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierres.
cortebotse (a), loc. adv. En cachette et vite En cachette et vite. L'a pacha chin a cortebotse, il a fait cela vite et en cachette.
còrtédjye, v. n.  Causer. Causer. Fó°" pa còrtédjye derën ën w'elije, il ne faut pas causer dans l'église; nó còrtédzèrin dé chin o-n-ãtre có°", nous parlerons de cela une autre fois. || Grim. : cótèrdjye; litt. corteggiare.
còrtèdzéró, -ra, s. m. et f.  Causeur, causeuse. Causeur, causeuse. Davwé plo bóné còrtèdzéré, deux si bonnes causeuses.
cortelãdzo, s. m.  Légumes. Légumes. N'ën peskyé pa jou dé corteladzo sti an, nous n'avons presque pas eu de légumes cette année.
cortele, s. m. Dim. de corti.  Petit jardin. Petit jardin.
cortele, v. n.  Jardiner, cultiver Jardiner, cultiver. Ché corti cortelon pa, l'è énou vacó, ils ne cultivent pas ce jardin, il est devenu terrain vague.
cortena, s. f.  Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR. Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR.
corti, s. m.  Jardin. Jardin.Afr. cortil.
cortijin, -jinta, adj.  Qui aime à converser, causer. Qui aime à converser, causer.
corya, s. m.  Notaire. Notaire. Le mot n'est plus usité que pour désigner d'anciens notaires: i corya Rin-nãa dé Tsandowën, le notaire-juge Reynard de Chandolin. Aujourd'hui on emploie le mot tsataan, ou nótéiró s'il n'est pas juge communal. || C'est le mot fr. curial, qui a vieilli en Valais. Ainsi à Val-d'Illiez (Fank., p. 197), à Nendaz, etc.
coryojita, s. f.  Curiosité. Curiosité. I jou a coryojita d'aa amou acouta chin kyè dejïon, j'ai eu la curiosité d'aller écouter ce qu'ils disaient là-haut. || Curiosités. L'a dèstra de bèwé coryojita pè ha vewa, il y a de très belles curiosités dans cette ville.
coryou, coryouja, adj.  Curieux, -se. Curieux, -se. L'è trwa coryou, il est trop curieux.  Désireux, iré pa méi coryou d'être métra di manouré, il ne tenait plus à être directeur des corvées communales.
cósarda, v. n.  Faire le travail par la maison. Faire le travail par la maison. L'è prou bon pó cósarda, il est assez bon pour faire le travail par la maison (par opp. au travail de la campagne). A Grimisuat: casòrda, a le même sens.
cóse, s. f.  Angle d'un chalet à poutres saillantes Angle d'un chalet à poutres saillantes. I cóse dou tsawé, coin où les poutres se croisent. || Entaille. Féré è cósé i tra, faire les entailles aux poutres ( = ëncósyé).
cóson, s. m.  Nuque Nuque. Pou pa drésyé ó cóson, il ne peut pas dresser la nuque.
cóta, s. f.  Coût, dépense Coût, dépense, ona groucha cota dé mwin, une grosse dépense en moins; l'è dé grouché  cóté, ce sont de grosses dépenses.
cóta, v. a.  Coûter. Coûter. Vwéró cóte t-e ché tsapéi? combien coûte ce chapeau? - i cóteri rin dé plo che fowechon méi brãó, il ne coûterait rien de plus s'ils étaient meilleurs; cóte pa dé aprwa, cela ne coûte rien d'essayer. || Cóté pa a souvent le sens de «ce n'est pas le tout»: cóté pa rinkyè dé tó remacha, fó°" chai ch'oun pou féré, ce n'est pas le tout de tout ramasser [de briguer tous les emplois], il faut savoir si on peut faire; còtãe pa rinkyè dé parti, rlwi iré oun grou mëndjyou, il ne s'agissait pas seulement de partir, lui [qui] était un gros mangeur.
cotchya, s. f.  Elan. Elan. Féré ona cotchya, prendre son élan, donner un coup de collier. || Syn. ëngonsyae. Voy. ce mot.
cotêe, s. m.  Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Quand on passe à côté de deux personnes en train de causer, le bon ton exige qu'on dise: cotêe! ou: apréi féré ó cótêe! en train de causer !
côtéi, s. m.  Côté Côté. Ce mot ne se rencontre que dans l'expression chakye ä cótéi, sac porté en bandoulière. Voy. chakye.
cotele (che), v. r.  Causer, jaser ensemble. Causer, jaser ensemble. Vajion derën w'elije ën che cotelin, ils entraient à l'église en jasant.
cotelon, s. m.  Cotillon. Cotillon.
cotën, s. m.  Robe de femme. Robe de femme. I cotën di féité, di dzovri, la robe des jours de fête, des jours ouvrables. || Fr. cotte, Lombardie occid. kutin.
coti, s. m.  Coutil. Coutil. Etoffe de coton grise ou blanche, peluchée à l'envers et servant à faire des vêtements de dessous ou des doublures.
cotijye, v. a.  Cotiser.  Cotiser.Syn. Tôplôna
cotofu, -touja, adj. Coûteux, -se. Coûteux, -se.
cotoma, s. f.  Coutume. Coutume. Dé cotoma, d'habitude; l'è pa i cotoma ënkye dé féré dinché, ce n'est pas l'habitude ici de faire ainsi.
coton, s. m.  Coton. Coton.
cótona, s. f.  Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade. Cotonnade. Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade.
cótóna, v. a.  Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Féi ëntinsyon, tó cótóné trwa a tacha chou a tabla, fais attention, tu penches trop la tasse sur la table.
cótse, s. f.  Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Béi kyè vën féré ënséi pé stè cótsé, que peut-il bien pouvoir faire par ces coins?
cótson, s. m.  Flocon de neige. Flocon de neige. Venyie dé grou cótson dé ni, il tombait de gros flocons de neige; oun cótson dé wan-na, poignée de laine qu'on carde en une fois. || Nuage qui traîne, ressemblant à de la laine. || Syn. peótson.
cotuire, s. f.  Aiguillée de fil Aiguillée de fil. || Prov. (L. 540), Pó fer'a parétr'oun mö fó°" pwëndre avwéi o-n-aoule ché mö déean ky'ëntêra é vwarda a cotuire dou fi, pour faire apparaître un mort, il faut le piquer avec une aiguille [avec le fil] avant de l'enterrer et conserver l'aiguillée de fil. || Fig. Chemin, filière. I Chenegó°"da l'a chyou cha cotuire, la «Chenego°"da» a suivi sa route.
cou, s. m.  Cul, derrière Cul, derrière. || Dev.: inä cou é ba cou, djye contré dó°"? -arya a tchyévra, cul en haut, cul en bas, dix [les 10 doigts de celui qui trait] contre deux [les trayons de la chèvre]? - traire la chèvre. || Ché l'è byo [tin], chétsé ou cou di chitó chin ky'oun chie, quand il fait beau, ce qu'on fauche se sèche derrière le faucheur [à mesure qu'il fauche].
couan, s. m.  Corbeau. Corbeau. Dé tsatin oun vi pó°" dé cwan per'ënkyè, en été on voit peu de corbeaux par ici. || Par ext. et fig. Vieux chapeau usé. T'a méi bèjwin dé métré ché brote cwan, il ne faut plus que tu portes ce vilain chapeau. || Le mot cwan dérive probablement, par harmonie imit., du cri du corbeau.
couātró Punaise. Ce n'est pas la cétoine, elle  est verte et ne sent pas mauvais.C'est  la punaise qui pue. 
couãtró, s. m.  Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout. È cwätró chon-non déstra crwéi, les punaises des arbres sentent très mauvais.
couche, s. f.  Citrouille. Citrouille. È couché venyon dèstra byin ën ché corti, les citrouilles poussent très bien dans ce jardin. || De la même famille que le fr. courge.
couchéta, s. f. Dim. de couche.  Petite citrouille. Petite citrouille.
coudéae, s. f.  Coup de coude Coup de coude. Pòrkyè a tó bala ha coudéae ? pourquoi as-tu donné ce coup de coude?
coudéé, v. a.  Coudoyer Coudoyer. L'è ëngrëndjya rinkyè pó chin ky'ó t'éi coudèa ën pachin a pãa, il est fâché rien que parce que je l'ai coudoyé en passant à côté de lui. || V. r. Fou gamin dri kyè chon a pãa fan pa kyè che coudéé, ces gamins, dès qu'ils sont à côté l'un de l'autre, ne font que se donner des coups de coude.
coudó, s. m.  Coude. Coude. L'aïe rèêrtchya a tsemijé tinky'ou coudó, il avait retroussé [les manches de] la chemise jusqu'au coude. || Prov. I fortona da féna l'è di ó coudó ën dèean, la fortune de la femme est depuis le coude en avant [si elle est travailleuse, elle est assez riche].
coudor.a, s. f.  Couture. Couture. Ha coudora l'a pa tenwa, cette couture n'a pas tenu; dèean oun fajïé tòt'è coudoré ã man, autrefois on faisait toutes les coutures à la main. || Cicatrice. Marya dé Dzójé l'aïe 'na coudora ã dzó°"ta, Marie de Joseph avait une cicatrice à la joue.
cou-dou-pya, s. m.  Cou-de-pied, cheville du pied. Cou-de-pied, cheville du pied. Pó féré è bóté fó°" mejora a ondjyou dou pya é ó cou-dou-pya, pour faire les souliers il faut mesurer la longueur du pied et le « cou-de-pied ».
coudra, s. f.  Coudrier. Coudrier. L'a nète dé coudra pé Chavyeje; ou râon di vãé, ëntremye è pra, pé è tórin oun vi pèrtó dé bóchon dé coudra; i fole da coudra l'è bóna pó è tchyévre, pó è catson; awéi a coudra oun pou féré dé fachené, il y a quantité de coudriers à Savièse: aux bords des chemins, pour séparer les prés, vers les torrents, on voit partout des buissons de coudriers. La feuille de coudrier est bonne pour les chèvres, les cochons; on en fait aussi des fagots.
coudre, v. a.  Coudre. Coudre. Coudre a man, a machena, awéi dé wenwé, coudre à la main, à la machine, avec des ligneuls. || L'an pa cojou a gôrdze, ils n'ont pas donné leur langue au chat.
couêe, s. m.  Cuir. Peau Cuir. ||  Peau. È tsate l'an dé bóné din pó trapèrchye ó cwêe di raté, les chats ont de bonnes dents pour transpercer la peau des souris.
coueeon, s. m.  Couillon Couillon. Bougró dé coueeon, b. de couillon.
coueeóna, v. a.  Insulter quelqu'un, bafouer. Insulter quelqu'un, bafouer. A foche d'être ita cweeóna, ch'è ëngrëndjya, à force d'avoir été bafoué, il s'est fâché; ché, che ache pa cweeóna, celui-là ne se laisse pas bafouer.
coueeónéréi, s. m.  Mauvais plaisant. Mauvais plaisant.
Coueeóneri, s. f.  Insulte, mauvaise plaisanterie: Insulte, mauvaise plaisanterie: t'a prou de dé cweeónéri sti có°", tu as assez dit de mauvaises plaisanteries cette fois !
couéichyae, s. f.  Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Can l'è enou ha ni ã fën dé mãe, n'avwejïé tsekyé móman dé grouché cwéichyéi pé chou è j-abró, quand cette neige est arrivée au mois de mai, on entendait à chaque instant le bruit des branches qui se brisaient sur les arbres.
couéichye, v. a.  Briser, rompre Briser, rompre.Che vën oun grou ãdzó dé ni, è brantsé di j-abró cwéichon tote, s'il tombe une grande quantité de neige, toutes les branches se brisent.
couéichye, v. n.  Briser, rompre. Briser, rompre. L'a cwéichya a tsanba, il s'est brisé la jambe; fó°" pa cwéichye è brantsé, il ne faut pas casser les branches. 
couën, s. m.  Angle d'un solide. Angle d'un solide. Ché tra l'è a cwën vi, fodri bale oun có°" dé plan-na, cette poutre est à angle vif, il faudrait lui donner un coup de rabot.
couën, s. m.  Coin, angle Coin, angle. I cwën dou pilo, l'angle de la chambre; i conye tui è cwën è cãró dã Franse, il connaît tous les coins et recoins de la France; chin l'è prou outre a cwën, c'est rudement retiré; i racäa a rlôo l'è méi fjura a cwën, leur grange est située plus à l'écart dans un coin. || Ebuard. Fó°" ënpléé ó cwën pó findre ché bó°", il faut employer l'ébuard pour fendre ce bois; cwën ã bouite, coin en fer qui s'emboîte dans du bois; pó è trontsé l'è bon d'ai ó cwën ã bouite, pour [fendre] les troncs, il est bon d'avoir le coin en fer.
couën, s. m.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit. I trówa oun plo bon cwën dé fré, j'ai trouvé un excellent coin de fraises.
cou-fèra, s. m.  Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet. Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet.
couite Besoin  Besoin .Ai couite, avoir un besoin urgent de faire qqch. L'a couite dé pichye, il a un besoin urgent d'uriner.
couite   , s. f.  Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Sti âdzo n'ën prou dé dzinyó pó feré dô°" ou tré cwité dé brinteën, cette fois nous avons assez de marc pour faire plusieurs «cuites».  Dernier état du lait après qu'on en a extrait le beurre, le fromage et le sérac. È pouè an-mon byin a cwité, les porcs aiment bien la «cuite», i cwite l'è oun po°" vèrda, i witchya l'è méi blantse, la «cuite» est un peu verte, le petit-lait est un peu plus blanc. [| A Grimisuat cwité, dans ce dernier sens, se dit: tsada.
couite , s. f.  Hâte Hâte. L'an fé a tabla a cwite, ils ont fait la table à la hâte. || Prov. Can oun che marye   â couite, ä wèji oun che répin, quand on se marie à la hâte, à l'aise on s'en repent. || Ce subst. existe en afr. coite, couite, etc., et dérive de coitier, presser, hâter.
coulóna, v. a.  Taquiner, agacer. Taquiner, agacer. L'an prou coulóna sta, ils ont beaucoup taquiné celle-ci.
counbeta, v. a.  Souhaiter. Souhaiter. Fo°" jaméi counbeta de ma i j-atró, il ne faut jamais souhaiter du mal à autrui; tó chin kyè tó counbetèréi i j-atró, aro°"eré oun adzó a té., tout ce que tu souhaiteras aux autres, t'arrivera un jour. || Prov. I ma ky'oun counbete i j-âtro arouwé a ché méimó dèean cha porta, dèean kyè ché méimó, le mal qu'on souhaite à autrui arrive à soi-même, devant sa porte, plus tôt que soi-même.
coundouere, v. a.  Conduire. Conduire. Di ky'i pãre l'ita mò, l'è i plo vyou di fese kyè coundwi a mijon, depuis la mort du père, c'est l'aîné des fils qui conduit la maison. || V. r. Se conduire. Che tó te coundwijeche byin, t'ori dé tòte prou, si tu te conduisais bien, tu aurais de tout en abondance; ky'i boun Djyo te coundwijé ! que le bon Dieu te conduise ! dit-on à qqn qui part pour l'étranger.
coundouite, s. f.  Conduite, Conduite, óra è moundó l'an rin bóna coundwite, maintenant les gens n'ont point bonne conduite; ché l'a 'na brota coundwite, celui-là a une vilaine conduite.
coundouite, s. f.  Conduite, conduit. Conduite, conduit. I véwãdzò l'a fé ona coundwite pó w'éivwe, le village a fait une conduite pour l'eau.
counpanye , s. f.  Compagne. Compagne.
counpanye , s. f.  Compagnie. Compagnie. Fajïon prou mwéije counpanye, ils ne s'accordaient pas du tout; l'a ënvita choun bó-n-ami pó wi teni counpanye, elle a invité son bon ami à lui tenir compagnie.
counpanyïe, s. f.  Compagnie, Compagnie, ona counpanyïe dé chorda, une compagnie de soldats; è j-infan wi fan pa bóna counpanyïe, les enfants ne lui font pas bonne compagnie [ne sont pas convenables à son égard].
counpanyon, s. m.  Compagnon.  Compagnon. I nó°"tre l'a trówa oun counpanyon é chon parti ënsinbló ina ën Prabéi,notre garçon a trouvé un compagnon et ils sont montés ensemble au Prabé.
counpar.a , v. a.  Comparer.  Comparer. Ch'oun counpãré chin kyè cóton è venyé óra é dan ó tin, i prófyé l'è pa méi grou, si l'on compare ce que la culture des vignes coûte maintenant et [ce qu'elles coûtaient] autrefois, le bénéfice n'en est plus grand.
counpar.a , v. n.  Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler. N'ën prou falou counpara pó awéea fou j-infan, nous avons dû prendre assez de peine pour élever ces enfants; yó é Ró°"ja n'ën ó plo counpara é nó chin ita ó plo bafowéi, moi et Rose nous nous sommes le plus tourmentées à la besogne et nous avons été les plus bafouées.|| V. r. Même sens. || Prov. Can i téita oublé, è tsanbé che counparon, quand la tête oublie, ce sont les jambes qui ont la peine.
counpar.a, s. f.  Peine, effort Peine, effort. L'a ouéea ha tsãrdze chówé chën counpara, il a soulevé cette charge seul, sans peine.
counpar.abló, -bla, adj.  Comparable. Comparable.
counpar.ejon, s. f.  Comparaison. Comparaison.
counpéir.e, s. m.  Compère.  Compère. Yó chéi counpéire a Djyan, je suis le compère de Jean.
counperiri, s. m.  Cabriole, culbute Cabriole, culbute. Féré ó counperiri, faire une cabriole; che chon apela, l'an chavwata 'na vwârba é oun l'ïta fotou a counperiri outrè pé ó pra, ils se sont empoignés, ils ont lutté un moment et enfin l'un a été jeté les jambes en l'air sur la prairie. || Prov. ó promyé ãdzó ky'o-n-avwi tsanta ó coco, fów féré ó counperiri pó pa atrapi a renire, la première fois qu'on entend chanter le coucou, il faut faire une culbute pour ne pas avoir mal aux reins.
counplemin, s. m.  Cérémonies. Cérémonies. Fó°" pa féré dé counplemin, il ne faut pas faire de cérémonies; chën counplemin, sans compliment.
counpleminta, v. a.  Complimenter, faire des cérémonies. Complimenter, faire des cérémonies.
counpléminteró, -téra, s. m. et f.  Faiseur de compliments. Faiseur de compliments.
countchye, v. a.  Salir. Salir. To countsé è j-ãlon, tu salis tes habits. || Afr. conchier.
counveni, v. n.  Convenir Convenir. I counvën pa, ça ne convient pas; i counvëndri d'aa ó té rémasye, il conviendrait d'aller le remercier; l'an de kyè falïé pa eni derën, kyè counvenyié pa, ils lui ont dit de ne pas entrer, que cela ne convenait pas.
counvenou, s. m.  Accord, contrat. Accord, contrat. Frãtchye ché couvenou, rompre cet accord.
counvenyanse, s. f.  Convenance. Convenance. Vó faréi a vó°"tra counvenyanse, vous ferez comme cela vous conviendra.
counvenyin, -inta, adj.   Convenable. Convenable.
counverti, -ita, s. m. et f.  Converti, -e. Converti, -e.
counverti, v. a.  Convertir. Convertir. Ch'oun counverteche fou kyè bion trwa, kyënta bèwa tsó°"ja fori, si l'on convertissait ceux qui boivent trop, quelle belle chose ce serait! ||
counverti, v. r.  Convertir Convertir.Ch'è byin counverti óra, il s'est bien converti maintenant.
couse  , s. f. Lit   Lit  Syn. le
couse  , s. f. pl.  Couches. Couches. L'è morta can l'a jou è couse, elle est morte en couches.
cousye, v. a.  Provigner, Provigner, c.-à-d. coucher en terre un sarment qui adhère encore au cep, pour qu'il y prenne racine. \\ I pa pwa ha vise, i ënvede dé wa te cousye, je n'ai pas taillé ce cep, j'ai l'intention de la « coucher »; clêrïe pa a cousye è cró, il ne voyait pas pour provigner dans les «fossés». || Abs. I pa fé kyè cousye tó ó dzò vwi, je n'ai fait que coucher les ceps toute la journée aujourd'hui. || Se dit du vent qui couche l'herbe ou le blé. L'a trwa cousya vitó, w'êrba l'a pacha chou, le vent a «couché» trop tôt le blé, l'herbe a pris le dessus.
coutéi, s. m.  Couteau. Couteau. È coutéi di bó°"tchyè, les couteaux de boucher; oun coutéi a dó°" talin, un couteau à deux tranchants; è coutéi dé tabla, couteaux de table; i coutéi on, le couteau à longue lame; chon cómin i coutéi é i tchyévra, ils sont comme le couteau et la chèvre: ils ne s'entendent pas.
coutéi, s. m.  Coutre. Coutre.  I coutéi da tsarowe, le coutre de la charrue.
coutéwa  , s. f.  Coup de couteau. Coup de couteau. L'a rechyou ona brota coutéwa fran ou có°", il a reçu un vilain coup de couteau juste au cou. || Ce qu'on abat d'un coup de faux: ché cha pa chéé, oun vi tót'è coutéwéi celui-là ne sait pas faucher, on voit chaque coup de faux.
coutéwa , v. a.  Faucher avec difficulté. Faucher avec difficulté. Chin l'è tó pé motecóo, oun pou rin chéé e-n-ódre, oun pou rinkyè coutéwa, c'est tout bosselé, on ne peut pas faucher comme il faut, on ne peut que donner des coups de faux par-ci par-là. || Faucher mal,   de   manière   qu'on   connaît chaque coup de faux: oun crouéi chitó cha rinkyè coutéwa, un mauvais faucheur ne sait que donner gauchement des coups de faux isolés. || Manier le couteau. È j-Etawi-in dri foura ó coutéi é coutéoua, les Italiens de sortir le couteau et de le manier.
couvró, s. m.  Cuivre. Cuivre.
cówa   , v. a.  Couver Couver.I dzenelé couwe, la poule couve; l'a cówa  vën podzën, elle a couvé vingt poussins. || Prov. (L. 236) Pó fetchye écówa è cocon fó°" tórdzó fetchye mapâa, pour mettre couver les œufs, il faut toujours les mettre [en nombre] impair. || La forme écówa n'est peut-être usitée que dans les cas où elle facilite la prononciation.
cówa   , v. n.  Glisser (sur une glissoire) Glisser (sur une glissoire). Nó véjin cowa apréi dena l'a 'na bèwa cowire outr'â Creta, nous allons glisser après dîner; il y a une belle glissoire à la Crêta; avwe cowäe tó dèean ? où glissais-tu auparavant? || Glisser, déraper.I mówé cowé can l'è pa fera, le mulet glisse quand il n'est pas ferré.
cówa  , v. a.  Coller. Coller. I fodri cówa ha padze dou wivró da mecha, il faudrait coller cette feuille du livre de messe.
cówa , s. f.  Couvée, Couvée, ona cówa dé podzën, une couvée de poussins.
cowa , v. a.  Couler. Couler. Cówa a bwea, couler la lessive; cówa ó waséi, couler le lait, c.-à-d. le faire passer par la passoire pour en enlever toute impureté.|| V. n. Couler, ne pas nouer. I fandan l'a bramin cówa, le fendant a passablement coulé [quand il pleut à la floraison, les graines de raisin se font rares, c'est ce qu'on appelle «couler»]. || Couler, perdre le liquide. Fó°" vitó abóna è j-éijé, couwon toté, il faut vite combuger la boissellerie, elle coule.
cówa, s. f.  Colle. Colle. Avouéi a péeache di cherijye oun pou fère dé cówa, avec la poix du cerisier on peut faire de la colle; dé co'ou.a di menojyè, de la colle de menuisier.
cówãe, s. f. Coulure. cówãe, s. f. Coulure. I cowâe di rejën, la coulure du raisin.
cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». It. collana.
cowe , particule affirmative.  Oui; Oui; souvent usité dans l'expr. «deré cowe», dire oui, répondre affirmativement; a-to ëntèrva ó bówindjye che nó pówin aa fér.é ó pan dèman ? - vouéi , é l'a de cowe, as-tu demandé au boulanger si nous pouvons aller faire notre pain demain? -oui, et il a répondu affirmativement. Mati Dzôjé l'a wätchya cowe, Mathieu-Joseph a lâché le oui; l'an prometou cowe, ils ont promis par oui.-
cowe , s. m. Col.  cowe , s. m. Col. ënpija è cowe, empeser les cols.
cówé, s. m.  Collet, Collet, ó t'a apela chou ó cówé, il l'a pris par le collet.
coweche, s. f.  Qui coule Plante qui coule quand on brise la tige, comme cela arrive pour la chélidoine (papavéracée ) ; euphorbe (Euphorbia silvatica L.).
cowêe   , cowêrta, adj.  Couvert. Couvert. T'éi tó byin cowêe? es-tu bien couvert? chéi pa prou cowêrta, je ne suis pas suffisamment couverte. || L'è cowêe adri, pori eni dé plodze, c'est fortement couvert, il pourrait pleuvoir [sans dommage].
cowêe   , s. m.  Couvercle. Couvercle. avwe a tó metou ó cowêe dou méitron ? où as-tu mis le couvercle du petit seau? || Syn. cowêrcló.
cówéi  , s. m.  Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser. Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser.
cówéi , s. m. Ecouvillon. Ecouvillon.Vieux linge attaché à un bâton  pour nettoyer un four ou un autre corps creux. Oun cówéi dé fò, un écouvillon de four. || Dev. Derën ou bou l'è plin dé eatsé rôdzè, va derën i groucha nire, tsanpïe toté foura? — i cówéi, l'étable est remplie de vaches rouges, y pénètre une grosse noire qui les chasse toutes? - l'écouvillon. || Val-d'Illiez, écovi (Fankh. 194); Grimisuat, cóé.
cówejiin, s. m.  Collégien. Collégien.
cówéjye, s. m.  Collège. Collège.
cowena, s. f.  Colline. Colline.  Syn. beaucoup plus usité: clïa.
cowena, v. a.  Raviner. Raviner. Ha plodze l'a tó cowena via a bóna tera, cette pluie a emporté toute la bonne terre. || V. n. Glisser. Dèean iré oun bon tsan, ma di kyè l'a tó cowena ba i têra l'è pa méi tan bon, auparavant c'était un bon champ, mais depuis que la terre a été ravinée, il n'est plus si bon.
cowéra, s. f.  Choléra. Choléra.
cówéra, s. f.   Poule couveuse. Poule couveuse.  I cówéra chout'ä téita che n-o ou prinde è podzën, la poule vous saute à la tête si vous voulez lui prendre ses poussins.-
cowèrclé Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé. Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé.
cowèrclé, s. m. Dim. de cowêrcló.  Petit couvercle. Petit couvercle.
cowêrcló, s. m.  Couvercle. Couvercle. I cowêrclo' da péiwa, le couvercle de la poêle; i cowêrcló dé wãrtse, le couvercle du bahut. || Syn. coquêe.
cowéréi Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse, Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse,
cowêrta, s. f.  Couverture, p. ext. de lit'. Couverture, p. ext. de lit'.
cowi, adj. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Pó cónyétre è cocon cowi, fó°" métré è cocon derën ën w'éivwé: è cocon cowi réiston chou w'éivwe, è j-âtro van ba a fon, pour reconnaître les œufs couvés, il faut les mettre dans l'eau: les œufs couvés surnagent, les autres vont au fond.
cowin, cówinta Collant. Glissant. Collant. Glissant. Fé ëntinsyon, i rota l'è côwįnta, fais attention, la route est glissante.
cowin, -inta, adj.  Coulant. Coulant. I nyou cowin, le nœud coulant. || Fig. Coulant, laissant passer. I réjyan l'è rin ita cowin sti an, l'instituteur n'a pas été coulant cette année [pour les congés].
cowin, s. m.  Couvent Couvent. L'è parti ou cowin,  il   est  parti   au   couvent •  [s'est fait religieux].
cr ątsé, s. f.  Crachat. Crachat. I pòrmon l'è plin dé crątsé, le poumon est tout engorgé.
cra, s. m.  Pellicules de la tête. Pellicules de la tête.
crāche Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange.  Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange. 
crache, s. f.  Crasse. Crasse. || Par ext. et flg. Manquer de quelque chose: étre a crache, être dans la misère; o-n-é prou a crache can oun pou pa ganye, on est dans une grande misère quand on ne peut rien gagner; iron pa a crache dou bó°" cómin óra, ils n'étaient pas dans la pénurie de bois comme maintenant.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer à soi les branches. Crochet de bois pour tirer à soi les branches. È brantsé chon tãmin ondzé ky'oun pou rin ai chën a crãche, les branches sont si longues qu'on ne peut rien atteindre sans crochet.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer le foin à la grange. Crochet de bois pour tirer le foin à la grange.
crachóna, v. a.  Crayonner Crayonner. Tó aréite pa tó ó dzó dé crachóna, tu prends des notes toute la journée.
crãchye, v. a. Erafler, rayer, déchirer.  Erafler, rayer, déchirer. Chon ita ënporta ën premye è bóchon, tankyè chon ita tó crãchya, ils ont été traînés dans parmi les buissons jusqu'à ce qu'ils fussent tout déchirés; tó crãché a tabla avwéi ó coutéi, tu rayes la table avec le couteau. || Fig. Egratigner qqn, le faire enrager. Nó crâchérin pa mèi ché, fé trwa brôte can ch'ëngrendze, nous ne l'agacerons plus, c'est terrible quand il se fâche.
craea, s. f.  Craie. Craie. Can nó vajion a w'écó°"wa nó fajïon dé craea avwéi dé tsa, quand nous allions à l'école, nous faisions de la craie avec de la chaux.
craeon, s. m.  Crayon. Crayon.
crakye, onomatopée.  Crac ! Crac !
cramewą Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj.  Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj. 
cramo, s. m.  Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir. Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir.
cramo, s. m.  Réduit quelconque. Par ext. Réduit quelconque. I cramo di pómé, l'endroit où l'on serre les pommes. || Hérémence kramô(t), «enclos» (Lav. 260).-
cranamin, adv.  Crânement. Crânement.
crãné, crãneta, adj. et s. m. et f.  Un peu fier; petit vaniteux. Un peu fier; petit vaniteux.
craneri, s. f. Vanité.  Vanité.
cran-ma, s. f.  Crème. Crème. Dé cran-ma fretse, forta, de la crème fraîche, aigre; chopa dé cran-ma, manger de la crème; a Chën-Peró van ina tó pé bindé pè mêin pó chopa a cran-ma, à la Saint-Pierre on va par bandes au mayen manger la crème.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Crâne. Crâne. Té baló chou ó crãnó, je te donne [un coup] sur le crâne.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Vaniteux. Vaniteux. Rada vweró l'è crãna avwéi fou byo j-âlon, regarde comme elle est vaniteuse avec ces beaux habits. || Fier. Crãnó cóm'oun pó, fier comme un pot. || Bon, qui rapporte: ona crãna mina, une excellente mine qui rapporte.
cranpóna (che), v. r.  Se cramponner. Se cramponner. Che cranponãé tankyè powîé, ma l'è ita fotou foura, il se cramponnait tant qu'il pouvait, mais il a été mis dehors.
crapa Avare. Avare.
crapa   , s. f.  Résidu du beurre fondu. Résidu du beurre fondu.
crapa, s. f.  Râpe du raisin. Râpe du raisin. L'a mëndjya tótè è gran-né dou rejën, l'a rin achya ky'a crapa, il a mangé toutes les graines de la grappe, il n'a laissé que la râpe. || Ramille des raisins de sureau, qu'on enlève pour faire la confiture.
crapeIon Plutôt petit raisin clairsemé. Plutôt petit raisin clairsemé. Var. grapelon.
crapele Plutôt raisin clairsemé. Plutôt raisin clairsemé. Var. grapele.
crapele, s. f.  Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus. Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus.
crapelon, s. m.  Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange. Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange.
crapelou Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou. Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou.
crapelou adj.  Non mûr. Non mûr. De mosca crapelou, du muscat non mûr.
crapena, v. n.  Etre avare, amasser avidement.  Etre avare, amasser avidement.   Fou  j-avãa  crapenon tota rlõo vya é can mouron è j-ereti l'an pa ona tso°"ja dé réconyèchansé, ces avares amassent avidement toute leur vie et quand ils meurent les héritiers n'ont pas un brin de reconnaissance.
crapi, v. n.  Périr, crever. Périr, crever. I tsate l'a peca dé trwéra é l'a crapi, le chat a mangé de la saleté et il a péri.
crapó, s. m.  Crapaud. Crapaud. È crapó chon brote, ma fó°" pa ou férë dé ma, paskyè i pecon tota chörta dé vermena, les crapauds ne sont pas beaux, mais il ne faut pas leur faire du mal, parce qu'ils détruisent toute sorte de vermine.|| Fig. Terme d'injure s'appliquant surtout aux enfants. Atin, crapó kyè téi, t'aprindri a eni per'ënkye! crapaud, je m'en vais t'apprendre à venir ici!
crapóta, s. f.  Gamine. Gamine. Atin crapóta, t'aprindri a eni rôba è pómé a nó, attends, vilaine, je vais t'apprendre à venir voler nos pommes.
crapotën, s. m. Dim. de crapó. Petit crapaud.  Petit crapaud.
cratchye, v. a.  Cracher. Cracher.
cratówa Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa. Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa.
cratówa, s. f.  Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin. Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin.
cré !  Sacré ! Juron abrégé de «sacré». Sacré ! Juron abrégé de «sacré».
créasyon, s. f.  Création. Création. I créasyon dou moundó, la création du monde.
crebla, v. a.  Cribler. Cribler. Crebla a chabla, cribler le sable. Par ext. Passer au crible, diminuer: charé byin crebla can ché ardzin vendre ou byo fese, quand cet argent arrivera au beau-fils, il sera bien criblé (diminué). || Fig. Accabler. Crebla dé dètó, criblé des dettes.  || Ballotter. É wéi, chou ó trin, l'îta prou crebla, et là, dans le train, il a été terriblement ballotté. || Trembler. Can n'aïe cófa dé cläa dou taba derën pé górdze, i charpin creblãe 'na vwãrba é créeãé; quand on avait craché de la salive imprégnée de tabac dans la gueule du serpent, le serpent frétillait un moment et périssait.
creblé, s. m.  Brize intermédaire (Briza media L.). Brize intermédaire (Briza media L.).
crebló, s. m.  Crible. Crible. L'a dé crebló ën fêe é de crebló fé avwéi dé bagyété, il y a des cribles en fer et des cribles faits avec des baguettes de bois; pacha ou crebló, passer qqch. ou qqn au crible.
créea, v. n.  Crever. Crever. Le mot s'emploie pour désigner la mort de tous les animaux: i tsate l'è créea, le chat a péri; oun tsate créea, un chat mort; crié byin dé tchyévré sti an, il périt bien des chèvres cette année. || S'emploie pour la mort des gens en style bas: l'a vecou é l'è créea cóm'ona béitchye, il a vécu et il est mort comme une bête. || Fig. Créea dé fan, créea dé chi, dé counpara, crever de faim, de soif, de peine; créea dé vergonye, d'ënradze, crever de honte, de colère. || S'éteindre. L'a djya grantin kyè l'è créea i fwa, il y a longtemps déjà que le feu s'est éteint. || V. a. Crever. I atse l'a créea o-n-we avwéi è corné, a ché dou Vè, la vache, avec la corne, a crevé un œil au fils du Vert; t'a djya créea a bêra, è bóté, tu as déjà troué ton bonnet, tes souliers; l'a créea a téita avwéi oun taborën, il lui a crevé la tête avec un tabouret. I) V. n. Sauter, en parlant d'un abcès: i amaché pó créea, l'abcès se prépare à sauter.
créeanse, s. f.  Créance, argent prêté. Créance, argent prêté. L'è oun kyè l'a dé créeansé, c'est un homme qui a de l'argent prêté; l'a dé créeansé chou nó, il a des créances sur nous [il nous a prêté de l'argent que nous lui devons encore].
crefa, s. f.  Une petite quantité. Une petite quantité. L'a bala 'na crefa dé ni, il est tombé une petite couche de neige.
créitchãé  Accouplement Accouplement.n. f. 
créitchye Couvrir, s'accoupler avec la femelle Couvrir, s'accoupler avec la femelle.v. tr.  Par ext. et vulg. baiser. Syn. bócata.
créitse, s. f.  Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. |) Grim.: crétchya.
crekye, s. m.  Cric. Cric.
crën, s. m.  Crin. Crin.
crëncale, s. f.  Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale. Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale.
crënché, s. f. pl.  Criblures des céréales. Criblures des céréales. Kyën brote bla, l'a rin kyè dé crënché, quel vilain blé, il n'y a que des criblures; pó°" dé gran pó è moundó sti có°" é prou dé crënché pó è dzenelé, cette fois [cette récolte] peu de grain pour les gens, beaucoup de criblures pour les poules. || Fig. Rebut. È promyé l'an créea dé counpara, atrapon rinkyè è crënché, les aînés des enfants se sont tués à peiner et [au moment de partager] ils n'ont que le rebut. || Oun pó°" dé w'ardzin pó è j-aóca, i réista pó è caféi, é è crënché pó a mijon, une partie de l'argent est pour les avocats, le reste pour les cafés et les criblures pour la maison ; fou kyè chon foura ën' Amerikye é kyè fan ënvwéé fouraw'ardzin, l'an rinkyè è crënché, ceux qui sont en Amérique et qui se font envoyer l'argent ne reçoivent que la portion congrue.
crënchon, s. m.  Cresson Cresson. Avwéi è crënchon di tórin oun fé dé bóna chawäda, avec le cresson sauvage [des torrents] on fait de bonnes salades.  C'est la Cardamina amara L.
crënchye, v. a.  Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain.Can o-n-a vana fó°" crënchye é pwe avwéi' na ploun-ma  dé dzenele fó°" fótrè foura è crënché, , quand on a vanné, il faut «crinser » et puis, avec une plume de poule, jeter dehors les criblures.
crenoouina, s. f.  Crinoline. Crinoline.
crepechadzó, s. m.  Crépissage. Crépissage. I mijon l'è fornite, réisté rinky'i crepechadzó,la maison est terminée, il ne reste que le crépissage [à mettre].
crêpéi Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.   Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.  
crépéi, s. m.  Omelette. Omelette. Vwi n'arin dé crépéi pó dena, aujourd'hui nous aurons des omelettes pour dîner. || De la famille du fr. crêpe.
crepi, -pite, participe de crepi  (adj.).  Garni, criblé, plein, tout couvert Garni, criblé, plein, tout couvert. Dé tsatin l'è tó crépi dé mótsé pé fou pilo, en été c'est garni de mouches dans les chambres; iré crépi dé moundó, ça fourmillait de gens.
crepi, v. a.  Crépir. Crépir. Pó crepi è moralé di mijon nouwe van tsásye dé chabla ba ou Roun-nó, pour crépir les murs des maisons neuves, on va chercher du sable du Rhône.
crere, v. a.  Croire. Croire. Crijó, tó cri, i cri, nó crijin, vó cride, i crijon. Imp. crejïó, tó crejïe, i crejïe, nó crejïon, vó crijïe, i crejïon. Fut. creri, tó creri, i creri, crerin, creréi, creran. Cond. pr. crerôo. Part. crou. || Yó crijó pa chin, pour moi, je ne crois pas cela; ó cri prou, il le croit bien; crejïó chwêe kyè tó fori enou, je croyais sûrement que tu serais venu; l'è pa oun kyè cri tó chin kyè djyon, ce n'est pas qqn qui croit tout ce qu'on dit. || Fó°" crere, il faut croire, formule pour attirer l'attention sur un fait notoire. Kyën tsatéi l'a fé wéi, fó°" crere kyè l'è prou retsó, quel palais il a bâti là, il faut croire qu'il est assez riche; cóminse a eni fri, fó°" crere kyè no chin a fën dé outon, il commence à faire froid, c'est qu'on est fin automne.  
crere, v. r. Croire .  Che crijon prou retsó, ils se croient assez riches. Avec la prép. de et un infin. Che crejïe dé wéea a brinta chowé, il croyait pouvoir lever la brante tout seul; che cri d'ai fé oun bon martchya, il croit avoir fait un bon marché; fó°" pa té crere ky'i vénindze foweche béwa sti an, il ne te faut pas croire que la vendange soit belle cette année. || S'en croire. Ché ch'ën cri byin, il s'en croit. || V. n. Crijó pa, je ne crois pas; crijó prou, je crois bien; cri pye, crois «seulement» (n'y crois pas). L'infln. est précédé de la prép. de. Crijïo' d'arowa i promyé, je croyais arriver le premier. || Encore courante en SR, la construction avec de est vieillie en France pour les verbes croire, penser, espérer, sembler. || Obéir. Kyën botchyó dé fèmawa, cri rin, quelle femme têtue, elle n'obéit point!
creselon, s. m.  Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ. Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ.
créta, s. f.  Crête Crête. I créta dou pówé, la crête du coq. || I tsawé l'è fran chou a créta, le chalet est sur la crête.
crétéoué, s. m. Dim. de créta.  Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477) Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477)
cretré, v. n.  Croître. Croître. I cré pa, il ne grandit pas; t'a rin crechou. di antan, tu n'as point grandi depuis l'an passé. || I ona cóminsé a cretré, la lune commence à croître; i tsancro kyè cré, le cancer qui croît (par oppos. au tsancro' kyé rô°"dze, le cancer qui ronge). || L'a prou w'eji dé cretré ché, i prou d'atró pó trale, celui a le temps de grandir, j'ai assez d'autres pour travailler; cré cómin i cavwa di véi, aba, il grandit comme la queue des veaux, en bas.
creva, s. f.  Maladie qui mine qqn. Maladie qui mine qqn. L'a a creva, il dépérit.
crévache, s. f. Animal vieilli et de peu de rapport,  Animal vieilli et de peu de rapport, ona vyele crévache dé eatse, une vieille vache qui ne rapporte plus rien.
crévale, s. f.  Petite bête qui ne rapporte plus rien. Petite bête qui ne rapporte plus rien.
cri, s. m.  Cri. Cri. S'to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, si tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus: au jeu de cache-cache, si le chercheur ne parvient pas à trouver celui qui s'est caché, il prononce la phrase qui précède.-
criafan, s. m.  Indigent (par paresse) Indigent (par paresse). Les gens d'Arbaz disent aux Saviésans: Chavyejan, criafan, trólè a barba pó ai dé pan! Saviésan, crève-faim, presse ta barbe pour avoir du pain !
crïde, s. m.  Crédit. Crédit. Bale a crïde, donner à crédit; atseta a crïde, acheter à crédit.
crijin, -inta, adj.  Obéissant. Obéissant. L'è rin crijin, il n'est pas obéissant du tout.
crindre, v. a.  Craindre. Craindre. Té crinjó pa, je ne te crains pas; crinjïé kyè foweche enou dé plodze, il craignait qu'il ne plût.
crinte, s. f.  Crainte. Crainte. Oun pou comanda chin kyè no ou, fou j-infan obeechon pa, l'an pa 'na crinte, on peut commander ce qu'on veut, ces enfants n'obéissent pas, ils n'ont aucune crainte. || Che bale dé crinte, se faire craindre, en imposer à qqn.
crinti, adj.  Craintif, ombrageux, timide Craintif, ombrageux, timide. L'è rin crinti ché infan, cet enfant n'est pas peureux; i mówé l'è crinti, le mulet est ombrageux.
cristawe, s. m.  Cristal. Cristal.
cró  s. m.  Tombe. Tombe. L'è derën ou cró, il est dans la tombe (il est mort); féré ó cró, creuser la tombe; fó°" ky'è cró echon chi pya dé préeon, il faut que les tombes (fosses) aient six pieds de profondeur. || Long creux que l'on pratique dans les vignes pour provigner; si ce creux n'est pas long, il s'appelle fortseta.
cró s. m.  Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât. Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât.
croche Gros clou de charpentier. Gros clou de charpentier.
croche, s. f.  Béquille. Béquille. Ché kyè vajïé avwéi è croche, celui qui allait avec les béquilles. || Crosse de fusil; i croche dou foje.
crochi, v. n.  Craquer.  Craquer. Can i mowé pekye warvin-na, n'avwi crochi è din, quand le mulet mange l'avoine, on entend craquer les dents; è breséi crochon can chon byin cwé, les bricelets craquent quand ils sont bien cuits. || V. a. Ecraser. Fou dé Dzójé   ó t'oran crochi déjó è din d'ënradze, ceux de Joseph l'auraient écrasé sous les dents de colère.  Afr. croissir. Grimisuat, comme à Savièse, mais aussi signifiant manger: crouchi dé pan. Yé tórdzó apréi crouchi, il est toujours en train de manger. || L., Contes, 120, dit krochhye.
crochya, s. f.  Cartilage.  Cartilage. L'è pa dé bóna tsêe ché bócon, l'a rin kyè dé crochya, ce morceau de viande n'est pas de première qualité, il n'y a que du cartilage.
crója, v. a.  Creuser. Creuser. Crója è pómètêré, arracher les pommes de terre. || Abs. N'ën falou crója préeon, nous avons dû creuser profond; crója foura, sortir qqn ou qqch. en creusant.
crojele, s. f. Vase pour la collecte à l'église Vase pour la collecte à l'église. || Voy. Pierreh. 163, s. v. crousille.
cròkye, adj.  Très âgé, vieux. Très âgé, vieux. Fou vyou cròkye dé tsasyou, ces très vieux chasseurs.
cromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi
cromechéi, s. m.  Peloton de fil.  Peloton de fil. Che robatâé cómin oun cromechéi, il se roulait (par terre) comme un peloton de fil. Grimisuat a cromechéi et cormechéi.
crópa, s. f.  Croupe. Croupe. Achéita té chou a crópa dou mowé, assieds-toi sur la croupe du mulet. || Derrière. T'éi chwêe kyè to rechi oun có°" chou a crópa, certainement tu recevras un coup sur le derrière.
cropenyon (a), adv.  Accroupi. Accroupi. Oun vën tó mó°"se dé resta, tó ó dzó a cropenyon derën pé hé venyé, on devient tout mouillé à rester tout le jour accroupi entre les ceps; ch'é metou a cropenyon é l'a wéea ó fache tó chowé, il s'est accroupi et a soulevé le « faisceau » de foin tout seul. || Dérivé de crópa, croupe.
cropi, v. n.  Croupir. Croupir.
cropïre, s. f.  Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval. Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval.
cropyon, s. m.  Croupion. Derrière, postérieur. Croupion. Derrière, postérieur.
cropyóna, v. n.  Rester assis. Rester assis. O-n'an-mé méi aa ou traó kyè dé cropyóna per-ënkyè, on aime mieux aller au travail que de rester recroquevillé par ici. Syn. cropyówa.
cropyówa, v. n.  Rester assis. Rester assis. Tòrdzo apréi clochi: ma la, ma wéi  l'a pa pochou féré 'na tsóouja kyè cropyówa, toujours à se plaindre: mal ici, mal là, il n'a pu faire autre chose que de rester assis et couché.
cropyóweró, -era, s. m. et f.  Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise. Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise.
crosefi, s. m.  Crucifix. Crucifix.
crosefié, v. a.  Crucifier; tourmenter. Crucifier; tourmenter. Ché viāé tan crosefiae, elle était tant persécutée, tourmentée.
crosye, crochye v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi.  v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi. 
cróta  s. f.  Croûte. Croûte. I cróta dou pan, dou frómadzó, la croûte du pain, du fromage. || Petite quantité, ona cróta dé bōró chou ó cadre, un petit morceau de beurre sur la planchette.
cróta  s. f.  Jante de roue Jante de roue. Mè fó°" tsandjye è cróté dé sta rouwa, il me faut faire changer les jantes de cette roue.
cróta, -ae, part., adj. ets.  Marqué de la petite vérole. Marqué de la petite vérole.
crótawa, s. f.  Beignet, «merveilles». Beignet, «merveilles».
crótchye, v. a.  Attacher, agrafer. Attacher, agrafer. Crótchye a tsemijé, agrafer la chemise; crótchye è pantawon, agrafer le pantalon. || Accrocher, atteindre: chon ita porchyou, l'aie dé fou kyè ou crotsion pé è taon, ils ont été poursuivis, il y avait de ceux qui les «accrochaient» par les talons.  Par ext., se dit de qqn qui s'arrête partout. Chon pèrtó crótchya, todri pa chyore rlōo rota, ils se sont partout accrochés (arrêtés), ils font tout excepté suivre leur route.
crótchyon, s. m.  Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain. Bale mè ó crótchyon! donnez-moi le croûton !  Petit tas. Venyon grandé è grandzé é peti è crótchyon dou fin, [vers le printemps] les granges deviennent grandes, et petits les tas de foin.
crótchyóna, v. a.  Couper la croûte tout autour d'un pain Couper la croûte tout autour d'un pain. Les pains de seigle sont ronds et plats; enlever d'abord les bords est inconvenant.  Fig. Taquiner. Crótchyóna è j-ātró, taquiner les autres. Cf. pecóna pour les autres synonymes.
crótchyóné, s. m. Dim. de crótchyon.  Petite croûte de pain. Petite croûte de pain.
crótsata v. a.  Crocheter Crocheter, óra rin kyè crótsata, crótsata, dé tsó°"jé kyè väon rin, maintenant [à l'école] on ne fait que crocheter et broder des choses inutiles. || Taquiner. Can l'an prou crótsata ch'ëngrëndzon, quand ils se sont assez taquinés, ils se fâchent.
crotsateri, s. f.  Taquineries 
crotsateri, s. f.  Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.    . Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.  ||   Fig. Taquineries.
crotse, s. f.  Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska. Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska.
crótsé, s. m.  Crochet, agrafe. Crochet, agrafe. Dé crótsé pó pindówa a tsêe, des crochets à pendre la viande. 
crótsé, s. m.  Obstacle, difficulté.  Obstacle, difficulté. I vendre rin anéi, i trouwéré prou cakyé crotsé, il ne viendra pas ce soir, il trouvera bien quelque échappatoire.
crótsé, s. m.  Taquinerie. Taquinerie. Can fou dó°" chon ënsinbló, chon rin kyè dé crótsé, quand ces deux sont ensemble, ce ne sont que taquineries.
crótsebindon Détour Détour. L'a ƒéi oun crótsebindon é ó t'éi deperdou, il a fait un détour et je l'ai perdu.
crótsebindon, s. m.  Croche-pied. Croche-pied.
crotse-pya, s. m.  Croc-en-jambe. Croc-en-jambe. Forôo pa tsejou che eché pa fé ó crotse-pya, je ne serais pas tombé s'il ne m'avait donné un croc-en-jambe. || Syn. clòpé, crótsebindon.
crou, croua , adj.  Ecru, qui n'a pas été lessivé. Ecru, qui n'a pas été lessivé. Dé fi crou, dé j-étsapé croué, du fil écru, des écheveaux écrus.
crou, crwa , adj. Cru.  crou, crwa , adj. Cru. Dé tsêe crwa, de la viande crue, viande séchée.
crouchon, s. m.  Poire cuite au four. Poire cuite au four. Dé crouchon é dé noue iré dé cotoma i marinda dan ó tin, des «crouchons» et des noix, c'était le goûter d'autrefois. || Dev. Oun parin borla kyè l'a a cavoua? - i crouchon, un homme brûlé ayant une queue? - une poire séchée au four.
crwi, s. f.  Croix. Croix. I crui da mechyon, la croix [plantée à l'occasion] de la mission. ||  Fér'a crwi chou cakyé tsó°"ja, faire la croix sur quelque chose, c'est en faire son deuil; nó chin pa jou ina a tin tsasye ché bó°", óra n'in rin ky'a féré a crwi chou chin, nous ne sommes pas montés à temps pour chercher ce bois, maintenant nous pouvons en faire notre deuil (faire la croix là-dessus).
crwi, s. f.  Epreuve.  Prov. L'an tui rlôo crwi a porta, chacun a sa croix à porter. 
crouijata, v. n.  Faire des zigzags. Faire des zigzags. L'a pa chyou a vwesa, l'a tó crwjata, il n'a pas suivi [en fauchant] la limite tracée, il a fauché tout en zigzags. || V. a. Faire des croix nombreuses sur un objet. Kyënta moda t'a to can to aryè, to crwijate è tchyévre? quelle habitude as-tu; quand tu trais, tu multiplies les croix sur les chèvres?
crouijé, s. f.  Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Dé crwijé dé nwè,des coquilles de noix.  Autrefois on les donnait au moulin pour moudre avec le blé: oun grou andin dé crwije dé nwé ky'oun fajïé moudre avwéi ó bla, un gros andin de coquilles de noix qu'on faisait moudre avec le blé. || En afr. cruise.
crouijéta, s. f. Dim. de crouijé.  Petite coquille. Petite coquille.
crouijya, s. f.  Croisée des chemins. Croisée des chemins. Ba a crouijya dé Tsinye, à la croisée de Tsigne. L'a chowin ona croui ä crouijya di vâé, il y a souvent une croix à la croisée des routes.
crouitse, s. m.  Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes. Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes.
crouitse, s. m.  Petit cierge  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouitse, s. m.  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche. Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouja, s. f.  Vallon. Vallon.
crouja-colè, s. m.  Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois. Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois.
croujata, v. n.  Croiser. Croiser. Syn. de crouijata.
croulon    Vache très maigre, de peu de valeur Vache très maigre, de peu de valeur
croulon, s. m.  Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu. Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu.
croulóna, v. a. et abs.  Agacer, taquiner qqn. Agacer, taquiner qqn.
croulóna, v. a. et abs.  Fourgonner, tisonner. Fourgonner, tisonner. T'éi tòrdzó' apréi croulóna derën pé ché fornéi, to faréi tó crèea ó fwa, tu es toujours à tisonner dans ce poêle, tu éteindras le feu. 
croulonéréi, s. m.  Taquin; celui qui tourmente qqn. Taquin; celui qui tourmente qqn. O-n-a pa 'na vouārba dé doura avouéi fou crouloneréi, on n'a pas un moment de repos avec ces gens qui taquinent toujours.
croupe!  Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut: i tsën choute croupe ina chou mè, le chien saute sur moi d'un coup.
crouwa, s. f.  Croissance, crue. Croissance, crue. Tré byo j-infan kyè l'an byin dé crouwa, trois beaux enfants qui grandissent bien; chon dé crouwa, ils deviennent grands, prennent une grande taille; fó°" féré è j-ālon chou a crouwa i j-infan, il faut faire les vêtements «sur la croissance» aux enfants (assez grands pour que l'enfant puisse les porter en grandissant).
crowi, v. a.  Couvrir. Couvrir. Per'ënkyè oun crowe tòrdzó è ti avwéi dé wése, par ici on couvre toujours les toits avec des ardoises; ina i mêin, oun crowêe ó fwa avwéi dé chëndre é ô matën o-n-aïé pa béjwin dé motsété pó ënprinde ô fwa, dans les mayens, on couvrait le feu avec les cendres et le matin on n'avait pas besoin d'allumettes pour allumer le feu. 11 V. r. I tin che crowé, le ciel se couvre. || Fig. Cacher. Fajïon 'na tsó°"ja pó crowi ó fwa, ils faisaient cela pour cacher le feu (pour donner le change).
crwéea, s. f.  Mauvaise humeur, méchanceté. Mauvaise humeur, méchanceté. L'è prou plin dé crwéea, il est tout rempli de méchanceté; chin l'è rin kyè dé crwéea, ce n'est que méchanceté pure [de sa part]. || Même orig. que crouéi.
crwéi s.m. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon.
crwéi s.m. Méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux. crwéi : e crwéi sont les méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux.
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité . Mauvais, de mauvaise qualité . Oun crwéi moundó, une méchante personne; ché l'a nète ona crwëe winvwa, il a une très méchante langue.  Chai dé crwé : savoir de la sorcellerie. | [ Impie, mauvais moralement. Ché iré déstra crwéi, fajïé pa kyè deré dé ma dā rewejyon, ch'ënmóca dé tóté, celui-là était très impie, il ne faisait que déblatérer contre la religion, se moquer de tout. |[ Maigre, misérable. L'è enou crwéi cóm'ona tsarópa (charogne), il est devenu d'une maigreur épouvantable; l'è tan crwéi kyè l'a pa ky'a péi é è j-ó°"ché, il est si maigre qu'il n'a que la peau et les os. || S. m. I crwéi, le mauvais;  È crwéi 
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité. Mauvais, de mauvaise qualité. Oun crwéi tsapéi, un mauvais chapeau; ona crwëe din, une mauvaise dent, mais on dira: é din chon cró°"wé, la forme de l'adj. variant selon la place; ha noué l'è cróouwa et hé noué chon cróouwé. Prov. È cwéi j-ovri tró°"on jaméi dé bon j-oti, les mauvais ouvriers ne trouvent jamais de bons outils. || Méchant, d'un caractère méchant.
crwijye, v. a.  Croiser Croiser. Fó°" crwijye è man pó préé, il faut croiser (joindre) les mains pour prier; è wétré che chon crwijyéi, les lettres se sont croisées. || «Couper» en forme de croix: chon acatoma dé crwijye chela è wéi, ils sont habitués de «couper» un pré pour passer [ici et là].
Cwachyae, s. f.  Coassement, cri de poule. Coassement, cri de poule. Pórkyè l'an t-e fé dé hè cwachyéi è dzenelé ? pourquoi les poules ont-elles poussé de ces cris? || Cri d'une personne. Ché rnoundo fé dé broté cwachyéi pó rin, cette personne pousse de vilains cris pour rien.
cwãchye,  v. n.   Coasser,  crier. Coasser,  crier.  N'avwi pa kyè cwächye hé dzenelé, on n'entend que crier ces poules. || Crier, en parlant des gens, ën d-a t-e cwachya ha brota fémawa ! a-t-elle crié cette vilaine femme!-
cwadzon, s. f.  Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos. Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos.
cwatse, s. f.  Coiffure Coiffure. È marin-né l'an 'na cwife kyè catse a cwatse, les femmes ont une coiffe qui leur cache la coiffure. Les femmes de Savièse portent les cheveux tressés et entortillés sur la nuque.
cwêclé Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé. Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé.
cwën, s. m.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas. È tsouson a couën van byin avwéi è bòté bâché, les bas à «coins» sont jolis avec les souliers bas.
Cwéna, s. f.  Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce.   Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce. || 
Cwéna, s. f.  Tranche  Tranche ;ona couena dé bacon, une grosse tranche de lard.
cwëndze, s. f.  Personne méprisable. Personne méprisable. || Syn. ona pesta.
cwené, s. m. Dim. de cwën.  Petit coin. Petit coin. || Mot fréq. en afr. : coignet, cuignet, quignet, etc.
cwenye, v. a.  Presser, serrer Presser, serrer,ën ché ban iron cwenya kyé powîon pa méi ai ó fla, dans ce banc ils étaient serrés au point d'étouffer; i' ra iré cwenya derën e-n-ona bota; le rat était serré dans un soulier. || V. r. Se presser. Ch'è cwenya wéi deri ó fórnéi é partie pa méi, il s'est serré là contre le fourneau et il ne partait plus. || Etayer avec un coin. w'étchyésó l'è pa plan, fó°" cwenye avwéi dé botselon, la cuve n'est pas d'aplomb, il faut l'étayer avec des morceaux de bois; mè fó°" prindé cakyé tsó°"ja pó cwenye, chënble kyè che cló°" w'estoma, il me faut prendre un peu de nourriture pour étayer l'estomac, il me semble qu'il se ferme.
cwêrcla, v. a.  Mettre le couvercle à quelque chose. Mettre le couvercle à quelque chose. Couêrcla ó brontse, mettre le couvercle à la marmite.|| Fermer, achever. Oun dzin mó pó coyêrcla ó carné, un joli mot pour terminer le carnet.
cwërlą v. m.  Cracher Cracher. L'è pa propra chin dé cwërlą chou ô plantchyą, ce n'est pas propre de cracher sur le plancher.
cwërla, s. f.  Crachat. Crachat.
cwete , s. f.  Cuite. Cuite. L'a pri 'na couete, il a pris une cuite; il s'est enivré. Expr. pop. en SR et connue aussi en France.
Cwete?  adv.  Qui est-ce? Abréviation de coui e t-e? Qui est-ce? || Abréviation de coui e t-e?
cwi  , pron. inter.  Qui? Qui? Cwi e t-e wéi? qui est là? - chéi pa cwi, je ne sais qui.
Cwi !   Cuit ! Cuit ! Au jeu de billes, quand la bille d'un joueur reste dans le triangle [bitchyó] on dit qu'il est cwi, cuit, c.-à-d. hors-jeu.
cwife, s. f.  Coiffe. Coiffe. Bonnet de soie des femmes.|| I cwife dou tsarfon, sac en forme de coiffe à grosses mailles dans lequel on met les choux frais pour les cuire. || Cwife ( = pòrsyon da dóbla di atse, partie du second estomac des vaches), mésentère.
cwijan'na, s. f.  Cuisson, ce qui est cuit Cuisson, ce qui est cuit, ona cwijan-na pó è catson, une cuisson pour les porcs.
cwijon, s. f.  Gros embarras. Gros embarras.
Cwire, v. a.  Cuire.  Cuire. Cwire a sën-na, faire le souper; mé fó°" aa cwire pó è catson, il me faut aller cuire pour les porcs; è pómé chon cwété é récwèté, les pommes sont cuites et recuites; l'è ita cwé per derën, il a été cuit par-dedans. Cwire pó è béitchyé, cuire quelque chose pour le bétail. || Se dit de la peau enflammée par l'urine chez les petits enfants. Ché pó°"ró peti l'è tó cwé, ce pauvre petit a la peau tout enflammée. || V. n. I vèn l'è ën trin dé cwire, le vin est en train de fermenter. || V. r. ën'atindin kyè nó vajin a mécha, i dena che cwi prou, tandis que nous allons à la messe, le dîner se cuira bien. || Le patois confond cuire avec bouillir: cwire ó waséi, bouillir le lait; avec frire: dé pómètêré cwité ou boró, des pommes de terre frites au beurre; avec fondre: de boró cwé, du beurre fondu.
d consonne de liaison consonne de liaison entre ën et ai. ën d-an t-e fé dé trin, ont-ils tapage; van outre tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent tant qu'il en reste un; ch'ën d-a, l'a pa tropa, s'il y en a, il n'y a pas foule.
dā, art. contracté pour dé a de la. de la. È di dā man, les doigts de la main; di a mö dā féna, depuis la mort de sa femme.
Dabo kyè, conj. Aussitôt que. Aussitôt que. Dabo kyè n'arin forni, nó partin amou mijon, aussitôt que nous aurons fini [ce travail], nous montons à la maison.
Dabo óra Tout à l'heure  tout à l'heure
dabo, adv.  Bientôt. Bientôt. Vendre dabo, il viendra bientôt; t'aréi dabo fé chin, tu auras vite fait cela; dena-vo' dabo? -       pa fran dri, dînerez-vous bientôt? - pas immédiatement.   Puisque. Dabo kyè to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, puisque tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus (au jeu de cache-cache).
D'acôo, Loc. adv. D'accord, d'accord, óra nó chin d'acôo, maintenant nous sommes d'accord; d'acôo chin, ma... je te concède cela, mais...
dadóou, s. m.  Dadais. Dadais. Kyëntou dadóou! quels dadais!
dajon, s. m.  Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. óra l'è défindou dé prindé dé dajon pó chótédré è eatse, il est maintenant défendu de prendre du dajon pour la litière des vaches.
dāle, s. f.  Pin Pin. È dālé frounjon a taea, les pins fournissent le bois gras; chò cóm'ona dāle, sourd comme un pin, très sourd.
dāléta, s. f. Dim. de dāle.  Petit pin. Petit pin.
dalōo, adv.  Naturellement, bien entendu. Naturellement, bien entendu. L'è arowa i fese dé chorda, — ën d-aré conta dé bèwè tsowjé, -dalōo, notre fils est rentré du service militaire, - il aura conté de belles choses, - naturellement.
dama, s. f.  Dame. Dame. Tandis que pour une paysanne on dira i féna a X, pour une femme mariée de la ville, on dira plutôt: i dama a X. \\ Terme du jeu de cartes: i dama dé pekye, la dame de pique.  È damé róché, les courtilières. Syn. è tarpé.
damadzó, cf. s. v. démadzó. Dommage Dommage
daméta, s. f. Dim. de dama.  Petite dame. Petite dame.
damijéwa, s. f.  Demoiselle, Demoiselle, iré ona plo bewa damijéwa! c'était une si belle demoiselle !
damou   Prép.  Au-dessus de, sur.  Au-dessus de, sur. N'ën oun tsawé ina damou ó chéi é oun fran déjó, nous avons un chalet sur le rocher et un juste dessous; réiste damou nó, il habite au-dessus de notre appartement. || Fig. È retsó chon cómin ó°"ló, chon tòrdzó damou, les riches, c'est comme l'huile, ils sont toujours dessus. || En amont de. Damou ó pon, en amont du pont. || Au nord de, lorsqu'il y a différence de niveau. L'an oun pra damou ó nó°"tre, ils ont un pré au nord du nôtre. || Damou peut être précédé d'autres adverbes ou prépositions: ina damou, pé damou, outré damou, outré pé damou, foura ina pé damou, amou damou, di damou, outr' ënséi é ina é ba pé damou, etc. Voy. ces termes.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, Damou désigne couramment les mayens ou les alpages par opposition  aux villages:  l'are méi    moundó damou kyè déjó vwi -conta, aujourd'hui il y aura davantage de gens dans les mayens que dans les villages. - Soyez-en sûr; demëndzé parton tui amou i rèco è réiston tré dzó damou, dimanche tous vont aux mayens pour faire les regains et ils restent trois jours là-haut. En amont, wéi l'è i pon é nó n'ën dé pra damou é déjó, là est le pont et nous, nous avons des prés en amont et en aval. || Le nord-est ou le Haut-Valais. L'è tópó damou, c'est sombre sur le Haut-Valais.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, itè ina damou, il habite au-dessus, à l'étage supérieur; i trālé ou pilo déjó ma dromé ou pilo damou, il travaille dans la chambre de l'étage inférieur, mais il dort au-dessus. En l'air, renversé. L'è ita acoli è tsanbé damou outre pè ó tsan, il a été projeté les jambes en l'air dans le champ. 
damwijèwa Demoiselle Demoiselle. Var. de prononciation de damijéwa. Voy. ce mot.
dan, prép.  Dans.  Dans. Usitée seulement dans l'expr. dan j-oun tin, autrefois, et dan ó tin, dans le temps [passé]. Partout ailleurs le fr. dans se rend par derën ou a.
dana, danae, adj. et s. m. et f.  Damné, damnée. Damné, damnée.
dana, v. a.  Damner. Damner. To charéi dana! tu seras damné!
danréi, s. m.  Denrée. Denrée. Dé vyou j-anréi,de vieux vivres (viande, fromage). Remarquez cette forme du pluriel, formée par analogie avec les mots commençant par une voyelle; cf. è j'antêrné, s. v. wantêrna. 'an tó metou chou ó mówé, infan, éijé, danréi, ils ont tout mis sur le mulet, enfants, vaisselle, denrées.
danse s. f.  Danse. Danse.
dansōo, dansoja, s. m. et f.  Danseur. Danseur. È gran dansōo chon pa, dé cotoma, dé dzin bën comifó°", les grands danseurs ne sont pas, en général, des gens bien sérieux. Prov.: Gran tsante, gran danse, jaméi d'avansó, grand chanteur, grand danseur, jamais n'avance [dans son travail].
dansye, v. n.  Danser. Danser. Fou dé Counti, kyëntou djyāblo pó dansye! ceux de Conthey, quels terribles gens pour danser! óra chondzon rin méi ky'a dansye, oun pó°" danson dabó derën ën w'elije é nyoun di rin, maintenant on ne pense plus qu'à danser, c'est vrai qu'on va bientôt danser dans l'église et personne ne dit rien. || Syn. ousa.
danye, s. f.  Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: i danye dou tsénevò, la tige du chanvre.
däouą Poser des dalles. v. tr. et intr. Poser des dalles. v. tr. et intr.
dāoua, s. f.  Dalle, grosse pierre plate. Dalle, grosse pierre plate.
daoun, adv.  N'est-ce pas? N'est-ce pas? Māre, vejó meróouwa 'na vouārba, daoun? mère, je vais jouer un moment, n'est-ce pas?
dapāa, adv.  En plus. En plus. L'a bala a sta cakyé tsoouja dapāa, il a donné à celle-ci quelque chose en plus [de particulier]; chin iré dapāa da réista, cela était à côté [en plus] du reste; chin kyè l'aie rechyou dapāa di j-ātro l'a falou tórna a rindre foura dé ché prósé, ce qu'il avait reçu en plus que les autres, il a dû le rendre par suite de ce procès.
daplan, adv.  D'aplomb. D'aplomb
D'aplon, Loc, adv.  Verticalement. Verticalement. Pòrkyé l'a byou, ché tën ouncó byin d'aplon, quand même il a bu, il se tient encore bien droit; l'è tsejoju d'aplon ba chou è j-étąwé, il est tombé tout droit sur les lattes de la clôture.
darbéi, s. m.  Petit arbre, branche de feuillage. Petit arbre, branche de feuillage. L'an fetchya dé darbéi dechéi dewéi da porta dé w'elije, ils ont plantés des arbustes des deux côtés de la porte de l'église. Ce genre de décoration se faisait surtout autrefois pour la réception de l'évêque. A Grimisuat, darbéi désigne les ramilles d'une branche de sapin vert que l'on coupe parfois en menus morceaux pour les donner comme litière au bétail.
darbon, s. m.  Taupe. Taupe. Chin l'è cómin ché kyé l'a entera ó darbon vivin, cela, c'est comme celui qui a enterré la taupe vivante [pour la punir].
darboni, s. m.  Taupier. Taupier. L'è rin bon darboni, ce n'est pas un adroit taupier.
darboniŗe, s. f.  Taupinière. Taupinière. Féŗé è darbonire, étendre les taupinières avec un râteau.
darboué, m.  Habitant d'Arbaz. Habitant d'Arbaz.
darila, adv.  Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Pó mowa a réicha, fo°" a té chara darila avwéi w'étó, pour aiguiser la scie, il faut la serrer très fortement dans l'étau; t'a prou chara, l'è darila, tu as assez serré, cela ne bouge plus. 
darnachi, adv.  Avant-hier soir Avant-hier soir. L'è pa méi enou di darnachi, il n'est plus venu depuis avant-hier soir.(N'est-ce pas une contraction de déean achi : d'anachi )?
data, s. f.  Date. Date.
D'avąnsó, loc. adv. D'avance. D'avance. Pé bonōo ky'i chopou d'avąnsó, heureusement que je l'ai su d'avance.
davoué, adj. num. au féminin.  Deux. 'Voy. dóou. Deux. 'Voy. dóou.
dé bąda, voy. débąda. Inutilement, en vain . Inutilement, en vain .
dé cóton , loc. adv.  Penché, de travers Penché, de travers. Teni oun pó°" dé cóton, se dit très bien pour «un peu de travers, un peu penché»; cha tó pa teni dé cóton a brinta pó oudjye derën ä bóche ? ne sais-tu pas tenir la brante penchée pour verser dans le tonneau?
dé per  loc. prép.  Seul chez. Seul chez...Notez les expressions dé per mè, dé per rlôo, qui veut dire seul(e): chéi ita dé per mè tó ó dzó, j'ai été seul toute la journée; achye dé per rlôo è j-infan, laisser les enfants tout seuls; è manson l'an 12 fran pé dzó è j-âtro l'aran pa dé mwin, les maçons ont 12 francs par jour et les autres n'auront pas de moins [analogie à de plus]; l'è pa dé déré tan vyou, on ne peut pas le dire si vieux; chon d'acrere, leur parole fait foi [se dit des dépositions et affirmations de fonctionnaires qui ont prêté serment].  s'emploie après certains verbes, comme crëre croire, chondjye, moja, etc. Voy. sous ces verbes.
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  Certains: Certains: dé dzó o-n-è grëndzó ën che wèin, certains jours on est de mauvaise humeur en se levant; dé vwārbé fajïé brote tin, à certains moments il faisait vilain temps; dé j-an wi a, il y a certaines années; dé adzó, parfois. || Remarquez rin d' ātro, rien autre; chéi dé parin avwéi vó, je suis parent avec vous; chin l'ïta bala dé cadó, cela a été donné en cadeau; chin ky'oun motene per ënkye, l'è pa dé conta, le même travail qu'on fait ici ne compte pas. || 
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  De. De. D'oun byéi dé w'ātre, d'un côté et d'autre; dó°" dé rlôo, deux d'entre eux; ona dzin dé rin, une personne de rien (méprisable). || Marque la filiation, avec ellipse du mot fils ou fille. Manóèwe dé Fransi B. Emmanuel, fils de François B. La propriété: i mowën da comona, le moulin de la commune. || En fonction de partitif: d'intsó, de l'encre; dé vën, du vin; dé prewi, des poires; di kyè l'are d'infan, quand il aura des enfants. || L'emploi, la destination: i tsana dou vën, la channe à vin; i dólon dou caféi, le pot à café.Désigne un signe caractéristique: i marin-na dou servwe, la femme à la poix de cordonnier; i parin di tsāsé, l'homme aux hauts-de-chausses.
debacla, s. f.  Débâcle. Débâcle.
debacla, v. n.  Départager les voix. Départager les voix. Can chon peskye tābló fó°" kyé oun conteche é débacleche pó chai cwi l'a méi dé vwé, quand les candidats ont presque le même nombre de voix, il faut compter et départager les voix pour savoir qui en a davantage. Syn. détabla.
dèbada, adv.  Inutilement, en vain. Inutilement, en vain. Poude vó pa eni dèman avwéi ó mowé? - Na, ma apréi dèman. - È bin! l'è dèbada are, nó pówin pa atindre tinkyè adon, ne pouvez-vous pas venir demain avec le mulet? - Non, mais après-demain. - Eh bien ! c'est pour rien dans ce cas, nous ne pouvons attendre jusqu'alors; l'è pa dèbada kyè l'a tan de moundó, ce n'est pas en vain qu'il y a tant de ce monde; l'è dèbada de demanda oun chervisyó a ché, c'est inutile de demander un service à celui-là.
dèbandjya, s. f. Litt,  Levée de ban. Levée de ban. Ouverture  des mayens. Oun pou pa aa chou è comoun déean a dèbandjya, on ne peut conduire les vaches sur les pâturages communaux avant la levée du ban; i dèbandjya l'è pa tui è j-an ou memo tin; cómin l'è sti an kyè l'a fé fri tó ó fortin, i conche dou mêin fetsèré a dèbandjya méi tāa, la levée du ban n'est pas toutes les années à la même époque; comme il a fait froid cette année pendant tout le printemps, le « conseil du mayen » en fixera l'ouverture à plus tard.
dèbara, s. m.  Débarras Débarras. Oun grou dèbara dé mwin, un gros débarras de moins.
dèbarachyae, s. f.  Débarras. Débarras. Can n'ën fé ha dé wëntëna, l'è ona bóna dèbarachyae, quand nous avons achevé celle [le travail à la vigne] de Lentine, c'est un bon débarras.
dèbarachye, v. a.  Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Dèbarachye a tabla, desservir, enlever tout ce qui est sur la table; nó chin dèbarachya dé ha pin-na, dé ché moundó, nous sommes délivrés de cette peine, de cette personne. || V. r. Se débarrasser. Ché dèbarache pa i pórmon, ënd-a apéichyon, le poumon ne se débarrasse (dégage) pas, il se remplit au fur et à mesure.-
dèbarbole, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. Prov. (L. 38) Tandjyo kyé l'è pa dèbarbola ina chou a Fara, l'è pa i byo, aussi longtemps que les nuages traînent au-dessus de la Fara, ce n'est pas le beau [temps].  
dèbarca, v. a. et n. Débarquer. Débarquer. N'ën dèbarca ou mitin dé w'evêe, nous avons débarqué au milieu de l'hiver.
dèbardofla, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. I mâré ó té dèbardofléré vitó avouéi ó motchyōo, la mère le débarbouillera en gros avec son mouchoir.
dèbarkyèmin, s. m.  Débarquement. Débarquement.
dèbarlowé (che), v. r.  Se dégourdir, se secouer. Se dégourdir, se secouer. Chéi jou mè dèbarlowé, je suis allé me secouer [pour ne pas dormir]. || Syn. ch'èbarlowé.
dèbatre, v. a.  Battre, délayer (SR).  Battre, délayer (SR). Dèbatre oun cocon, délayer un œuf. |[ V. r. Se débattre. Che dèbatie derën ën w'éivwe, il se débattait dans l'eau. || Débattre, disputer. Che dèbatre, cómin l'è pé conché di mountanyé, débattre, comme cela se fait dans les conseils des consortages d' alpages.
debe, s. m.  Débit. Se dit des choses fort recherchées Débit. Se dit des choses fort recherchées. È pòmêtêré l'an oun debe kyé ché conté, les pommes de terre ont un débit qui compte [sont les bienvenues sur la table].
debeta, v. a.  S'apercevoir de qqch. S'apercevoir de qqch. I baleran sin fran, kyé debeton t-e? ils donneraient cent francs, que remarquent-ils? || V.r. Même sens. Oun che debeté prou ky'o-n-é pa méi dzowènó pó trale, on s'aperçoit bien qu'on n'est plus jeune quand il faut travailler.
débinda, v. a.  Détendre un ressort, une chose bandée. Détendre un ressort, une chose bandée. || V. r. Se détendre. || V. n. Cesser, s'interrompre. L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. n.  Cesser, s'interrompre.  L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. r.  Se détendre. 
débléāe, s. f.  Déblaiement; débarras. Déblaiement; débarras. Kyënta débléāe pó porta via tó ché feméi! quel déblaiement pour emporter tout ce fumier! N'ën adéi rintra ó bla, l'è ona bona débléāe, nous avons rentré le blé, c'est un bon débarras.
deblée, v. a.  Déblayer. Déblayer.
dèblòta, v. a.  Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Apréi ky' o-n-a chèea, oun dèblòte é folé di franó, après qu'on a fauché, on effeuille les frênes; l'a dèblòta é folé di caròté pó é catson, il a arraché les feuilles des betteraves pour les porcs.
débóca Terme du jeu de billes «toucher».   Terme du jeu de billes «toucher».  
débóca, v. a.  Chasser d'une place. Chasser d'une place. I prejidan l'ïta débóca, ó t'an jou foura dé tote, le président a été déposé, on l'a exclu de tout; chon tāmin acharna ky'ó té débókyéran prou i j-éwésyon, ils sont tellement acharnés [contre lui] qu'ils le délogeront sûrement [de sa charge] aux élections.
débócla, v. a.  Déboucler. Déboucler. Pou to pa débócla a chintuire st'éi trwa chara ? ne peux-tu pas déboucler ta ceinture si tu es trop serré? || Dessangler. Syn. désinla.
debogyena, v. a.  Sortir qqch. en creusant. Sortir qqch. en creusant. Cóminsé djya a debogyena foura cakyé përé, il commence déjà à tirer dehors quelques pierres. || Syn. bogyenq.
débòrca, -cae, adj.  Dérouté. Dérouté. Hé dzowéné iron prou débòrkyéi, ces jeunes filles étaient très déroutées.
débótóna, v. a.  Déboutonner. Déboutonner.
débówa, v. n.  Sortir, passer en foule Sortir, passer en foule. Dotāa oun viêe kyè débówa ba pé vâe, sur le tard on ne voyait que beaucoup de gens descendre par la route; i débówāon foura dé w'elije, ils sortaient en masse de l'église. || Le fr. débouler signifie détaler, courir (en parlant du gibier).
débowāe, s. f.  Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Kyënta débowāe dé moundó! quelle foule de gens en mouvement!
debrenyósa, v. a.  Démêler, débrouiller, Démêler, débrouiller, ën plache d'ai é pi byin debrenyósa, oun vi óra hé damé reboféi cómin i motse, au lieu qu'elles aient les cheveux bien démêlés, on voit maintenant les dames ébouriffées comme des éperviers. || V.r. Se séparer. Falïé pa che debrenyósa ba ā gara, il ne fallait pas se séparer à la gare et partir chacun de son côté. || Voy. brenyósa.
debreva, v. a.  Vendre. Vendre. I bën kyè l'an debreva pindan rlôo vya, le bien qu'ils ont vendu pendant leur vie; l'an debreva ó bën da féna, ils ont vendu le bien de la femme.
debri, s. m.  Débris. Débris. W'éivwe l'a achya tota chorta dé debri, l'eau a laissé des débris de toute sorte.
debwijye, v. a.  Enlever une boiserie. Enlever une boiserie. L'è rin ita contin dou traó, l'a fé tòrna a debwijye ó pilo é rebwijye a cha téita, il n'a point été satisfait du travail, il a fait enlever la boiserie de la chambre et «reboiser» à son idée.
debwita, v. a.  Déboîter.  Déboîter.
debwita, v. a.  Enlever la corne du pied d'un animal.   Enlever la corne du pied d'un animal. 
décanënfla, v. a.  Démailloter. Démailloter. Dev. Oun peti canënflan kyé pou pa che décanënfla tinky'i mare vendre ó té décanënfla? - i podzën derën ou cocon, un petit marmot qui ne peut pas se démailloter jusqu'à ce que sa mère vienne le démailloter? - le poussin dans l'œuf.
décanpa, v. n.  Décamper. Décamper.
décāse, s. f.  Dédicace de l'église paroissiale. Dédicace de l'église paroissiale. Ché capotsën l'è enou prédjye chela ó dzò da décāse, ce capucin a prêché ici le jour de la dédicace de l'église.
dècavoua, -ae, adj.  Mutilé. Mutilé.
dècavoua, -ae, adj.  Qui a perdu la queue.  Qui a perdu la queue.
décawó, s. m.  Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. I atse l'a jou ó décawó, la vache a eu la discale. Décale et dégale au sens de dépréciation, de déchet est SR, d'après Pierreh., s. v. dégale. On y connaît aussi le verbe dégaler, diminuer; ce sont les équivalents du fr. discale, discaler, it. discalo. On remarquera le sens spécial du terme à Savièse.
dechandó, s. m.  Samedi. Samedi. Dechando' néi, matën, samedi soir, samedi matin. On trouve en afr. des formes analogues: dicendre (dissandre), dissade. Lo dissandre dans un acte bressan du XIVe siècle cité par Godefroy, et lo dissando, dans les Archives de Fribourg. Dissande existe dans le Centre (Creuse), disembre dans le Jura, dissambre en Lyonnais, tandis que dans la Bresse louhannaise on a une forme analogue à la fr. : sambadi, sombadi, où le déterm. précède le mot issu de diem (sabbati diem). Cf. FEW V, 446 ss., spec. 452.
déchara, v. a.  Desserrer Desserrer. T'a trwa chara è rouwé avouéi a mécanikye, té fóou déchara óra, tu as trop serré les roues avec la «mécanique», il te faut desserrer maintenant; déchara a corda, desserrer la corde; déchara a vise dou troue, desserrer la vis du pressoir.
déchavó ! interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137. interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137.
déchawa, v. a.  Dessaler. Dessaler. Métré a tsêe derën w'éivwe pó déchawa, mettre la viande dans l'eau pour la dessaler.
déchédéwéi, adv. et prép.  Deçà et delà. Deçà et delà. L'a 'na dzinta vae déchédéwéi dou Roun-nó, il y a un joli chemin deçà et delà du Rhône; déchédéwéi dé vae, des deux côtés du chemin.
déchêe Dessert. n. m.  Dessert. n. m. 
déchéi, adv.  Deçà, Deçà, ënséi déchéi é outre dewéi ó Roun-nó, en deçà et au-delà du Rhône; dou byéi déwéi, dou byéi déchéi, au-delà, en deçà.-
décheminta, v. a.  Ne plus ensemencer. Ne plus ensemencer. Atinjon rin kyé chi möo i fin; che achon pa tsêre a chemin, é pra che déchéminton, venyon pa méi byo, ils n'attendent pas que le foin soit mûr; s'ils ne laissent pas tomber la semence, les prés ne s'ensemencent plus, ils ne reviennent plus beaux.
déchépara, v. a.  Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Fou kyé chon tan prêcha pó aa déchépara rechion méi dé có°" kyé fou kyé ch'ecouwon, ceux qui sont tant pressés pour aller séparer [les batailleurs] reçoivent plus de coups que ceux qui se battent. || Absol. L'a oun bese kyé déchéparé, il y a un «bisse» qui forme la limite.
déchèrcla, v. a.  Décercler. Décercler.
décherna, -nae, adj.  Décharné Décharné. L'è décherna propró, il n'a plus que la peau et les os.
déchêrvó ! interjection Jeu . Je rejoue ! Jeu . Je rejoue ! Mot que dit un joueur au jeu de la poursuite pour signifier qu'il participe de nouveau au jeu, après s'en être retiré momentanément. I de déchervo, to pou prou coré apréi mè, j'ai dit déchervó, tu peux bien me poursuivre. || Contraire de chêrvó. Voy. ce mot.
déchétchyé, v. a.  Dessécher. Dessécher. I tsaôo l'a prou déchétchya tui é gótchyon, la chaleur a terriblement desséché toutes les rigoles. || V. r. Ha êrba che déchétsé tóte, cette herbe se dessèche complètement.
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .[quand elles sont anticipées à cause du temps]; les dechijé ordinaires sont è vyélé dechijé; déean dechija (sans art.), avant la descente des troupeaux. || A la dechija, les troupeaux ne descendent pas directement dans les villages, mais ils vont dans les mayens, appelés pour cette raison «mayens d'automne».
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .Jour fixé pour la descente des troupeaux de l'alpage. Sti an dechija (sans art.) charé de bo'n-oura, cette année la descente des troupeaux se fera de bonne heure; è dechijé, le pluriel, s'emploie pour désigner la descente générale de tous les alpages; amou dechija, monter reprendre le bétail; è fósé dechijé, les fausses descentes
déchin kyè, conj.  Parce que. Parce que. wi balon pa a patinta déchin kyè l'è trwa gou, on ne lui donne pas la patente parce qu'il est trop pauvre diable.
dèchindre, v. n.  Descendre. Descendre. Fou d'Ain pwion cākyé dzò méi vitó é déchindon cākyé dzò déean, ceux d'Ayent montent à l'alpage quelques jours plus tôt et en descendent quelques jours avant [les Saviésans].
déchinta, s. f.  Descente. Descente. Kyënta déchinta di ó Pa tinkyé ba ou Tsatéwé! quelle descente depuis le Pas jusqu'au Châtelet (Gsteig)!
dechobe, adv. Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de). Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de).
dèchóououa, v. a.  Désenivrer.   Désenivrer.
dèchópa, v. a.  Déboucher. Déboucher. Dèchópa w'ètan, a fyo°"wa, a boche, déboucher l'étang, la bouteille, le tonneau.
dèchòrchèoua, v. a.  Désensorceler. Désensorceler. Ché brote chòrchyè ënchòrchèwaé é dèchòrchèwaé ó moundó cómin owïé, ce vilain sorcier ensorcelait et désensorcelait les gens à volonté.
dechouda, v. a.  Dessouder. Dessouder.
dechowe, v. a.  Contrefaire le langage de quelqu'un. Contrefaire le langage de quelqu'un. I dechowe tó ó moundó, il imite la voix de tout le monde.
dechowèréi, s. m.  Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens. Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens.
dèclai ! interj.  délivrés . Au jeu de la vowarda délivrés . Au jeu de la vowarda
dèclāo! interj.  Jeu ;Délivré ! Délivré ! Au jeu de poursuite ce mot est prononcé par un joueur qui parvient à délivrer les prisonniers. Il est l'opposé de clāó : pris !;
déclarasyon, s. f.  Déclaration. Déclaration.
déclêrye (che), v. r.  Déclarer. Déclarer. L'a falou aa ba che déclêrye déean a jostise, il a dû descendre [à Sion] faire une déclaration devant le tribunal; l'an pa chopou. a cója tanky' adon ky'i mö ch'è dèclêrya, on n'en avait pas su la cause jusqu'à cette déclaration du revenant.
déclina, v. n.  Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé. || Syn. aa ën deri.
décló, -a, adj.  Qui a le ventre vide. Qui a le ventre vide. I atse l'è décla, la vache a le ventre vide; fó°" mena ën tsan a tchyévra, l'è décla ën-ódre, il faut mener la chèvre paître, elle a le ventre bien vide; décla com'ona cherviŗe, le ventre vide [et par suite pas plus large que] comme une civière. || Grimisuat id. - Montana dehlo.
déclóoure, v. a.  Enlever la clôture. Enlever la clôture. Déclo°"re oun corti, enlever la clôture d'un jardin.
déclouwa, v. a.  Déclouer. Déclouer.
decobena, v. a.  Débrouiller. Débrouiller. N'arin dé traó pó decobena hé j-étsapé, nous aurons de la besogne pour débrouiller ces écheveaux.  Fig. Débrouiller une affaire. Ché vekyéiró prédzié grantin, ma pó decobena é tsó°"jé iré oun djyābló, ce vicaire prêchait longtemps, mais pour débrouiller les choses, c'était un maître. || V. r. Chon pa ita gordó a che decobena, ils n'ont pas été «engourdis pour se débrouiller». || Le contraire est ëncobena.
decomanda v. a.  Décommander. Décommander. || Syn. décondjye.
déconbra, v. a.  Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. L'an a counpara pó déconbra ba pé ha vae, ils ont de la peine pour désencombrer ce chemin; can venyon ba fou rówéi dé j-an kyè bale prou dé plodze, kyën traó pó nétéé é déconbra pé fou tsan! quand les talus entre les champs détachent, les années qu'il pleut beaucoup, quel travail [on a] pour nettoyer et «décombrer» ces champs !
décondjye, v. a.  Décondjye ó mówé, è j-ovri, Donner congé, congédier. Décondjye ó mówé, è j-ovri, renoncer à l'emploi du mulet, congédier les ouvriers; décondjye ó vawé, congédier le domestique. || Contremander. L'an décondjya a manoura, ils ont contremandé la corvée. Syn. decomanda
décondjye. Décommander Décommander
déconsèrta, v. a.  Décourager. Décourager. Chin ó t'a tâmin déconsèrta kyè l'a tote achya ba ó bire é ó mëndjye, cela l'a tellement découragé qu'il a laissé complètement de côté le boire et le manger. || V. r. Se décourager. Cómin che déconsèrtéré can avweré chin! comme il va se décourager quand il entendra cela! || Syn. che bale vïa.
décòoua, v. a.  Décoller. Décoller.
dècôouté, prép. A côté, tout près de.  A côté, tout près de. Réistè décóouté nó, il est notre voisin. || Prov. L'è méi chan décóouté oun kyè cakyé kyè décóouté oun kyè tsaplé, c'est plus sain [moins dangereux de rester] à côté de quelqu'un qui fait ses besoins qu'à côté de quelqu'un qui coupe du bois.
décópa, v. a.  Découper; Découper; . Ché ëncora prédzié rin kyé chou è robisyó é w'ënfêe, è chèrmon chon dabo décópa avwéi chin, ce curé ne prêchait que sur le vol et l'enfer,le plan des sermons est vite fait avec cette méthode.
décópa, v. a.  diviser.  Diviser
decopele, v. a.  Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Fó°" decopele ha boche, il faut sortir le contenu de ce tonneau; decopele a tabla, débarrasser la table. Gauchat, Bull. 1908, p. 59, croit que le sens original du mot est conservé à Fribourg où dèküpilyi veut dire enlever les cupules des noisettes. Du reste, le sens du mot varie selon les cantons. \\ Le contraire est ëncopele. || A Grimisuat decopelye s'emploie aussi pour désigner un débarras par expectoration.
décóradjye, v. a.  Décourager. Décourager. || V. r. Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradjye, v. r.  Se décourager.  Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradzemin, s. m.  Découragement. Découragement.
décòrda, v. a.  Oter la corde à un animal. Oter la corde à un animal.
décòrpa (ché), v. r.  Se disculper. Se disculper. Pó che décòrpa dé cakyé tso°"ja, pour se disculper de quelque chose.
décósyé, v. a.  Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. L'è pa kyesyon dé décósyé ba a corda, il n'est pas question de descendre la corde. || Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée. || Dans les deux sens se trahit encore l'origine du mot coche (entaille). Voy. cochi. || Grim. décóchye signifie avant tout débarrasser un «bisse» des feuilles, pierres, branches, etc., qui entravent la marche de l'eau.
décósyé, v. a.  Détourner l'eau d'arrosage. Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée.
décóta, v. a.  Enlever les appuis. Enlever les appuis. Nó décótèrin ó pomi can n'arin arémacha è pómé, nous enlèverons les appuis du pommier quand nous aurons cueilli les pommes. || "Voy. écóouta et écòta.
decoti, v. a.  Démêler, en parlant des cheveux.  Démêler, en parlant des cheveux. Ch'oun pënyé pa chowin, vën adéméi mawijya pó decoti, si l'on ne se peigne pas souvent, il devient toujours plus difficile de démêler les cheveux. || Voy. ëncoté.
découdre, v. a.  Découdre. Découdre. Fó°" tòrna a découdre ha coudora, il faut de nouveau découdre cette couture. Prov. (L. 364) Tan ky'a myédzò to cou é ëndi myédzò to decou, jusqu'à midi tu couds et depuis midi tu découds.
decowêcha, s. f.  Découverte. Découverte.
decowêe, -êcha, part, et adj.  Découvert. Découvert. Ch'î tin l'è decowêe chou ó matën, va dzawa dōo, si le ciel est découvert vers le matin, il va geler dur; è j-ó°"ché chon trwa décowêe, les os sont trop découverts [à fleur de peau, par suite de la maigreur]; l'è decowêcha i bwata, la fillette n'est pas couverte.
décrépi Enlever le crépi d'un mur. Enlever le crépi d'un mur.
décrépi, -pite, adj.  Décrépit. Décrépit.
decrétre, v. a.  Décroître, diminuer. Décroître, diminuer. È pëntchye l'an pa decrechou ó pri dou vën, les «pintiers » n'ont pas diminué le prix du vin. || V. n. È dzò l'an djya byin decrechou, les jours ont déjà bien baissé; è dzornïé l'an decrechou fôo, le prix des journées de travail a fortement diminué; fó°" cópa è j-onlé pé a ona kyé decrè, il faut se couper les ongles à la lune décroissante.
dècròpa, v. a. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Vajïon tordzo mounta chou ó botchyó, chin iré rin bon, dècròpé fou j-infan kyè van chou ó botchyó, ils allaient toujours à «cheval» sur le bœuf, cela n'était pas bon, cela élargit le bassin des enfants qui vont sur le bœuf.
décrótchye, v. a.  Décrocher, détacher. Décrocher, détacher. T'a pochou acrótchye ó tsapéi ina ën ha tseele, to poréi bën ó té décrótchye, tu as pu accrocher ton chapeau à cette cheville, tu pourras bien le décrocher.  V. r. I baté, da gran close che décrótsé dé tin j-ën tin, le battant de la grande cloche se détache de temps à autre.
decrowi, v. a.  Découvrir. Découvrir. Fó°" pa decrowi ó le, il ne faut pas découvrir le lit; l'an decrowêe oun trejôo, ils ont découvert un trésor; kyè dé canaleri kyè decrouwon ! que d'injustices ils découvrent! || V. r. Che ché decrowe ó matën, dzawé tote, si le temps se lève le matin, tout va geler.
deden Dans prép. Dans, utilisé à Roumaz et Ormône. Var. derën.
dédómadjye, v. a.  Dédommager  V. r. Se dédommager. Dédommager  V. r. Se dédommager.
dédómadzémin, s. m.  Dédommagement. Dédommagement. Té baleri dé bla pó dédómadzémin, je te donnerai du blé en contre-valeur.
dédzawa, v. n.  Dégeler. Dégeler. L'è trwa fri pó dédzawa, il fait trop froid pour dégeler; kyënté broté vaé pé a dzôo can dédzāwe! quels vilains chemins par la forêt quand il dégèle!
dedzāwé, s. m.  Dégel Dégel. Fó°" pa aa amou pé vaé can vën i dédzāwé, il ne faut pas aller par les routes [des may ens], quand vient le dégel.
dédzèrba, v. a.  Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. A-to djya dédzèrba a mota? as-tu déjà sorti la tomme? [pour la mettre sur la planche où elle s'égoutte]. Cf. dzêe.
dedzeri, v. a.  Digérer. Digérer. Dedzerïe pa, l'aïe ma ën w'estoma, il ne digérait pas, il avait mal à l'estomac; avwéi kyè l'a dedzeri chin, l'a prou pór anéi, quand il aura digéré cela, cela lui suffit pour cette nuit.
dedzerijyou, s. m.  Tube digestif. Tube digestif. L'a ó dedzerijyou di dzenelé, c'est un avaleur émérite [prop., il a le tube digestif des poules]; kyën dedzerijyou! varé prou ch'ètantchye, quel tube digestif! il va sans doute s'engouer ( s'obstruer ).
dèdzèrna, v. a.  Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna. Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna.
dedzetóna, v. a.  Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Dedzetóna è pomé dé fortin, enlever les pousses des pommes de terre au printemps [à la cave]. || Cf. le mot dzeton. \ \ Syn. dèdzèrna.
dédzóoudé Immédiatement, rapidement. adv.  Immédiatement, rapidement. adv. 
dedzou, s. m.  Jeudi. Jeudi. I Chën-Dedzou, le Jeudi-Saint; nó partin dedzou, nous partons jeudi; ó dedzou è j-écówwé l'an tòrdzó condjya apréi déna, le jeudi les écoles sont toujours fermées après dîner.
dedzoun-na , v. n.  Déjeuner. Déjeuner. Dan ó tin, oun dedzoun-naé avwéi dé chopa, ora ch'ën parlé pa méi dé chin, dans le temps on déjeunait avec de la soupe, maintenant il n'en est plus question. || V. r. L'a pochou byin che dedzoun-na, il a eu le temps de bien déjeuner. || Y. a. I dedzoun-na dé caféi, j'ai eu du café pour mon déjeuner.
dedzoun-na, s. m.  Déjeuner. Déjeuner. Féré ó dedzoun-na ou féré dé dedzoun-na, préparer le petit déjeuner; porta ó dedzoun-na, porter le déjeuner, p. ex. aux faucheurs qui partent de très bonne heure.
dedzuite, s. f.  Rigole, canal. Rigole, canal. Pó féré è dedzuité fó°" ai na déwavra, pour faire un canal, il faut avoir une dolabre. || Syn. têra..
dedzwëndre, v. a.  Déjoindre, démettre. Déjoindre, démettre. L'è dedzwëncha w'etchyebla, l'épaule est démise. || V. r. Se déjoindre. Chin che dedzouën pa tan vitó, cela ne se déjoint pas si vite.
dêe , adj.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Kyè l'è dêe ché peti! qu'il est joyeux ce petit! T'éi pa ma dêe kyè to tsanté tòrdzó, tu es bien joyeux pour chanter toujours. || Eveillé. Chon prou dêe, prou adrouète é mótéwéte, les belettes sont très éveillées, très adroites.
dêe , s. m.  Dé à coudre.  Doigtier. Dé à coudre. || Doigtier. T'a tala ó di e-n-ôdre; sto mè pa oun dêe, vwaretré pa, tu t'es coupé le doigt sérieusement; si tu ne mets pas un doigtier, il ne guérira pas.
déean, adv.  Devant (lieu). Devant (lieu). To va déean, yó vaŗi apréi, tu vas devant, j'irai après; tën-té wéi déean, tiens-toi là-devant.  Avant (temps). I dzò déean, le jour avant; demëndze déean, l'autre dimanche. 
déean, prép..  Devant . Devant .  Rada déean té, regarde devant toi; oun di j-atsérô°" va déean è eatsé, l'un des bergers précède les vaches; dèean tó ó moundó, devant tout le monde; l'è parti déean mè, il est parti avant moi. || Prov. Mè m'ën tin, mè m'ën tāa, déean a Chën-Māa mè wïó pa, ensemence-moi à temps ou à tard, avant la Saint-Marc je ne me lève pas.  Déean dzò, litt. avant jour: di déean dzò, depuis avant jour, pour avant le jour, dès l'aube. Cette expression est sans doute moins connue en Fr. qu'en SR, toutefois elle est fréquente dans d'Aubigné et Michelet. || Déean dé, avant de: déean dé trale, avant de travailler; déean dé promena fó°" trale, avant de se promener, il faut travailler.  
déean, prép.. Suite Devant . Devant . Déean kyè, avant de, avec l'infin.: déean ky'aa ba Chyoun, fó°" aa ba a venye, avant d'aller à Sion il faut descendre à la vigne. Avec le subj.: déean kyè to venyeche, avant que tu ne viennes; va ba ou sewi déean kyé fajeché trwa topó, va à la cave avant qu'il ne fasse trop sombre. Déean kyé dé, plutôt que de; ajāa dé créea déean kyè dé peca chin, périr plutôt que de manger cela. Avec une ellipse: l'è pa jou prindé chin déean ky'ó mêin, il n'est pas allé prendre cela avant que [d'aller] au mayen. || S. m. N'ën rèfé ó déean da grandze, nous avons refait la façade de la grange. Dans une armoire on distingue: i déean ou les portes, i deri, le derrière, et è dóou tsechówé, les deux flancs (côtés).
déean-yè, adv.  Avant-hier. Avant-hier. L'è enou déean-ye é réistéré tankyé apréi-déman, il est venu avant-hier et il restera jusqu'après-demain.
défachye, v. a.  Enlever le maillot à un enfant. Enlever le maillot à un enfant. Pórkyé ache-to ó popoun défāchya? pourquoi laisses-tu le poupon sans maillot?
défasóna, v. a.  Enlever la façon. Enlever la façon. Déean iron dé dzinté bóté, ma i córdanyè ën plache d'arindjye e-n-ódre è j-a tó défasónéi, auparavant c'étaient de jolis souliers, mais le cordonnier, au lieu de les arranger, leur a fait perdre la façon.
défé, -féte, adj.  Défait. Défait.
defegoŗa, v. a.  Défigurer. Défigurer. L'è tsejou é di adon l'è defegoŗa, il est tombé [sur le visage] et à partir de ce moment, il est défiguré.
defeouàe, s. f.  File, enfilade, série. File, enfilade, série. L'a pacha ona defewàe dé chorda kyè l'aïe pa dé fën, il a passé une file de soldats sans discontinuer.
défèra, v. a.  Déferrer. Déferrer. L'a tòrna a défèra ó catson, il a de nouveau déferré le porc. || V. r. È catson che défèron cakyé ādzó, les porcs se déferrent quelquefois.
déféré, v. a.  Défaire. Défaire. T'a défé ó tsouson, tu as défait le bas; oun pou pa déféré fou baró°" dé pówinta, on ne peut pas détacher ces grains de maïs; l'an défé ché tsawé, ils ont démoli ce chalet; è fò chon tó défé, les fours sont tous tombés en ruines;w'arjele l'è méi mawijya a déféré ky'i chéi, can l'è chéca, la terre glaise est plus dure à démolir qu'un rocher, quand elle est sèche.
défèrma , v. a.  Ouvrir une porte fermée. Ouvrir une porte fermée. T'éi to to kyè t'a défèrma a porta? est-ce toi qui as ouvert cette porte [fermée à clef]?
défèrma -mae, adj.  Qui n'est pas fermé Qui n'est pas fermé. Vajin è ba vêré ch'i porta charé défèrmae, allons donc en bas voir si la porte est peut-être ouverte.
defewa Défiler en cortège. Défiler en cortège. É chorda l'an defewa ba chou ó Gran-Pon, les soldats ont défilé sur le Grand-Pont [à Sion].
defewa, v. n.  Défiler . Propr., interrompre le fil; discontinuer. Propr., interrompre le fil; discontinuer. L'a pacha dé moundó chën defewa, il a passé du monde sans discontinuer. [| V. a. « Dépondre », cf. ce mot. L'a defewa. ó ratéi, il s'est rompu l'épine dorsale.
défindre, v. a.  Défendre. Défendre. Tsecoun défin cho-n-aféré, chacun défend ce qui lui appartient; l'è défindou dé pacha chou ó bën di j-âtro, il est défendu de passer sur le domaine d'autrui.  V. r. Che défindre, se défendre. || Réagir. Che défin pa porkyé che vi matrata, il ne réagit pas, quand même il se voit maltraité.-
définjéŗó, s. m. Défenseur.  Défenseur. Cf. la devinette s. v. avouijéŗó.  | On entend aussi définchōo (L. 34).
défisiblamin, adv.  Difficilement. Difficilement.
défisibló, -bla, adj.  Difficile. Difficile.
deflori, v. n.  Défleurir. Défleurir. I cherijye défloré pye óra, le cerisier défleurit seulement maintenant.  Prov. Can i flöo l'è byin florite, déflore, quand la fleur est bien fleurie, elle se fane [les belles années passent vite] (L. 150).
dèfó, s. m.  Défaut, mal, abus. Défaut, mal, abus. Chin l'è oun dèfó ën Chavyeje dé féré dé vaeon avwé l'è rin fōché, c'est un mal de Savièse que de faire des sentiers où ce n'est point nécessaire.
defobla, v. a.  Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. To pou prou defobla ó di óra, tu peux bien défaire le pansement à ton doigt maintenant; defobla ó pakyé, ouvrir le paquet. || V.r. Fó°" étatchye ó di avwéi oun fi, pó kyè che defobléché pa toté, il faut attacher le pansement au doigt avec un fil pour qu'il ne tombe pas.
défole, v. a.  Défeuiller. Défeuiller. To défoleréi fou bóchon dé coudra, tu enlèveras la feuille de ces coudriers; óra è venyé chon toté défóléi, les vignes sont complètement défeuillées. || V. r. È venyé che défólon djya sti an, les vignes se défeuillent déjà cette année; è j-abró che fólon é che défólon, cómin è venyé, les arbres se feuillent et se défeuillent comme les vignes.
défólémin, s. m.  Défeuillaison. Défeuillaison.
défonsa, v. a.  Défoncer. Défoncer. Sti an nó défonsérin a venye dé Creta-ondze, cette année, nous défoncerons la vigne de C. | [ Absol. Dé carima can van ba défonsa, chon contin d'étré byin veti, en carême quand ils vont défoncer, ils sont bien contents d'avoir des vêtements chauds. || Défricher. Ch'oun défonseché fou tsan kyè l'aïé ina pé Ninda, mankiri pa i bla, si l'on défrichait ces champs qu'il y a à Ninda, le blé ne manquerait pas. [A Ninda, sur la lisière de la forêt, au-dessus du Torrent-Neuf, il y avait autrefois des champs de blé dont on voit encore très bien les talus.]
défonsémin, s. m. Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ.  Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ. N'ën dó°" défonsémin ën tróta, nous avons deux défoncements en chantier.
defota, v. a.  Déchirer. Déchirer. To defoté tui è j-ālon, tu déchires tous tes vêtements; t 'a defota ó caé, tu as déchiré le cahier. || V. r. Ché wïvró che defoté tóté, ce livre se déchire complètement; l'è pa dé bona matiŗe, che defoté dri, ce n'est pas de la bonne étoffe, elle se déchire aussitôt.
defoura Dehors Dehors .Var. difoura. Sewi defoura, cave externe, première cave où l'on conservait les fromages et les légumes, par opposition au sewj derën, cave plus à l'intérieur du bâtiment.
defoura, adv.  Dehors (ne pas confondre avec foura). Dehors (ne pas confondre avec foura). L'è defoura, il est dehors, à la campagne, il n'est pas à la maison; trāló pa méi ou pilo, trāló defoura, je ne travaille plus en chambre (disait un tisserand), je travaille comme paysan. || Afr. defors.
defourin Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. n. m. Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. Lex..foura, 
defousye, v. a.  Enlever le manche de la faux. Enlever le manche de la faux. Le contraire est ënfousye. I defousya ó berni, i fousye va rin mèi, j'ai enlevé le manche de la faux, le manche ne vaut plus rien.
defrichye, v. a.  Défricher. Défricher. Defrichye (ou déféré) ó terin kyè l'è ita atepi, défricher le terrain qui a été gazonné. || Syn. déféré.
déga, s. m.  Dégât. Dégât.
dégadjya, -āé, adj.  Dégagé, adroit. Dégagé, adroit. Ché l'è dégadjya, l'è pa oun trin-néi, il est dégagé celui-là, ce n'est pas un traînard. || Syn. demorti.
dégadjye, v. a.  Dégager. Dégager.
Dègamachyą ,-ąe Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache. Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache.
déganfra, -ae, part, et adj.  Abîmé. Abîmé. L'è tó déganfra i tornyou, le «partageur» de l'eau du «bisse» est totalement abîmé.
déganfra, v. a. Abîmer le gazon d'une prairie,  Abîmer le gazon d'une prairie, raviner. A foché dé féré chorti w'éivwé chou ó pra a nó, l'an tó déganfra ó mitin di a son a pya, à force de faire sortir l'eau sur notre pré, ils ont abîmé tout le gazon vers le milieu, de haut en bas.
déganfra, v. a. raviner.  raviner.
dègansya, -ae, adj.  Branlant, instable. Branlant, instable. ona porta dégansyae, une porte branlante.
dégarni, v. a.  Dégarnir. Dégarnir.
dego, s. m.  Dégoût. Dégoût. Tank'óra biaé ouncó oun pó°" dé vën, ma dichya dó°" dzò l'a ó dego dou vën, jusqu'à présent il buvait encore un peu de vin, mais depuis deux jours il a le dégoût du vin.
dégonfla, v. a.  Dégonfler, dégorger. Dégonfler, dégorger. Can ona atse iré gonfla, i gro°" a nó fajïé rin kyé prinde ona bouja fretse é fótre derën ën górdze ā atse, ën che dèbatin pó fótre foura a bouja, i atse ché dégonflāé méima, quand une vache était gonflée, notre grand-père prenait une bouse fraîche qu'il jetait dans la bouche de la vache; celle-ci, en se débattant pour rejeter la bouse, se dégonflait toute seule. || V. r. Epancher sa bile, décharger son cœur. Can vën èr nó, che dégonflé, quand il vient chez nous, il se dégonfle. || En ce sens se dégonfler est SR, Fr. pop. _
dégonflāé, s. f.  Dégonflement; violente sortie, action de colère. Dégonflement; violente sortie, action de colère. L'a pochou féré 'na bóna dégonflāé, il a fait une bonne sortie. || Dégonflé est SR dans ce sens; cf. che dégonfla.
dégonfló, -fla, adj.  Désenflé, dégonflé. Désenflé, dégonflé. I tchyevra l'a peca dé sanfouin, l'è ènou brāmin gonfla, ma óra l'è dégonfla e-n-ódrë, la chèvre a mangé de la luzerne, elle est devenue passablement gonflée, mais maintenant elle est dégonflée comme il faut.
degordi, -dite, part, et adj.  Dégourdi. Dégourdi. Ché l'è oun tó degordi, celui-là est un tout dégourdi.
degordi, v. a.  Dégourdir. Dégourdir. L'a rin cómin oun veró dé brinteën pó degordi ché, il n'y a rien comme un verre d'eau-de-vie pour dégourdir celui-là. || V. r. ën venyin grou che degordon prou, en grandissant, ils se dégourdissent facilement. Syn. (che) demorti.
dégóta Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. L'è dégóta dou bacon, il est dégoûté du lard.
dégóta, v. n.  Dégoutter, goutter. Dégoutter, goutter. I winswe l'è jostó foura da bwéea, i dègóte ouncó, le drap de lit est justement sorti de la lessive, il dégoutte encore.
dégótin Dégoûtant. Dégoûtant. Sta bouata l'è tàmin ënpatówaé kyé l'è dégótinta, cette fille est tellement sale qu'elle est dégoûtante.
dégótin, -inta, adj.  Qui dégoutte.  Qui dégoutte. Fó°" épantchye a bouja óra, porkyè l'è dégótinta, fé rin, il faut étendre la lessive maintenant, quand même elle dégoutte, peu importe.
degrëngówa, v. n.  Dégringoler. Dégringoler.  Syn. pétówa ba.
degrochye, v. a.  Dégrossir. Dégrossir. L'oran égawemin djyou bale oun có°" dé plan-na pó degrochye oun pó°" fou wan, ils auraient tout de même dû donner un coup de rabot pour dégrossir un peu ces planches. || V.r. et flg. L'ita i j'-écó°"wé ba pé Chyoun pó che degrochye oun pó°", il a été aux écoles à Sion pour se dégrossir un peu.  Cf. s. v. ase.
degyeja, v. n.  Contrefaire sa voix, Contrefaire sa voix, ó néi n'oun avwi chowin dé fou kyè degyejon, la nuit on entend souvent des gens qui contrefont leur voix.Correspond au fr. déguiser, provençal desguisar.
degyenela, -lāe, adj.  Déguenillé, Déguenillé, ó t'éi récontra achi déean mijon, iré degyenela cóm'oun có°"wan, je l'ai rencontré hier soir devant la maison, il était déguenillé comme un mendiant sordide.
degyëntchye, v. a.  Redresser, bouger qqch., remuer. Redresser, bouger qqch., remuer. L'a prou degyëntchyq a tsanba, il a tellement bougé la jambe; degyëntchye ó tsaré pó achye pacha cacoun, tourner le char, le remuer pour laisser passer qqn. || Cf. gyëntsó.
degyëntsóna (che) v. r.  Bouger, remuer. Bouger, remuer. Powïé pa ché degyëntsóna, il ne pouvait marcher vite et droit, filer. || Cf. gyëntsó.
dégyèréé Mettre en grande colère.v. tr.  Lex. dégyèrê'a. Mettre en grande colère.v. tr.  Lex. dégyèrê'a.
dégyèréea Dérouté, mis sens dessus dessous par une grande colère, fâché, en bisbille. Dérouté, mis sens dessus dessous par une grande colère, fâché, en bisbille.
dègyèréea, v. a.  Passionner. Passionner. Rin ky' avwéi ché crwéi mose ó t'a dègyèréea pó tó ó dzò, rien qu'avec cette mauvaise parole, il l'a dérouté pour tout le jour; è moundó chon dègyèreea e-n-ódre pó proséda, les gens sont très passionnés pour aller en procès.
déi, s. m.  Litière .Menues branches de sapin ou d'autres conifères munies de leurs aiguilles; on les emploie pour litière: Menues branches de sapin ou d'autres conifères munies de leurs aiguilles; on les emploie pour litière: tsapla dé déi pó chótêe, couper des branches de sapin pour de la litière. || On trouve ce mot sous des formes très différentes en SR: dar, da, daa, dai, di. Le sens en est plus étendu qu'à Savièse; il signifie aussi aiguilles de conifère; aiguilles et brindilles de sapin, etc., au sens collectif. L'r de dar est adventice, comme dans tablar, clédar. Le mot existe en romanche: daza, dais. \\ Appar. à dajon. Cf, Pierreh. s. v. dar et FEW, III, 19.
déjacôo, s. m.  Désaccord. Désaccord. Chon tui ën dèjacôo, ils vivent tous dans l'inimitié.
dèjai, v. a.  Consumer. Consumer. Tó fou bócon dé bó°" chon dèjai ën ona vwarba, tous ces morceaux de bois sont consumés [par le feu] en un moment. [[ V. r. Chin che dèjaé pa, cela ne se consume pas.-
dejan-na, s. f.  Dicton. Proverbe, dicton. Chin l'è ona vyele dejan-na, c'est un vieux dicton.
dejan-na, s. f.  Proverbe,  Proverbe, dicton. Chin l'è ona vyele dejan-na, c'est un vieux dicton.
déjarma, v. a.  Désarmer. Désarmer.
déjartéwa, v. a.  Dételer. Dételer. Fó°" déjartéwa ó botchyó óra, il faut dételer le bœuf maintenant.
déjastró, s. m. Désastre. déjastró, s. m. Désastre. Kyën déjastró awéi ó tin! quel désastre avec le temps !
dèjêe, dèjerta , adj.  Désert. Désert. I tsawé iré dèjêe, le chalet était désert.
dèjêe, s. m.  Désert, jardin mal entretenu. Désert, jardin mal entretenu. L'a grantin kyè nó chin pa jou vêre ché corti, l'è oun pōo dèjêe, il y a longtemps que nous n'avons pas été voir ce jardin, c'est un vrai maquis.
déjëntéréchya Désintéressé. adj.  Ant. ëntéréchya. Lex. ëntéré. Désintéressé. adj.  Ant. ëntéréchya. Lex. ëntéré.
déjerba, v. a.  Enlever l'herbe, sarcler. Enlever l'herbe, sarcler. N'ën falou déjerba toté è venyé, nous avons dû enlever l'herbe dans toutes les vignes. ]| Absol. Aa ba déjerba, aller désherber [les vignes]. || Dans les vignes l'herbe s'enlève à la main, sans outil; il en est de même des mauvaises herbes des jardins.
déjéréta, v. a.  Déshériter. Déshériter.
déjêrta, v. a.  Déserter Déserter. L'a déjerta, il a quitté le mayen, l'a abandonné.
déjêrtoo, s. m.  Déserteur. Déserteur.
dejerye, v. a.  Désirer. Désirer. Prov. Che plou ó dzò dé Pâkye, tó w'an i tera wa dejiré, s'il pleut le jour de Pâques, la terre désire la pluie toute l'année (L. 406); can o-n-a pa chin kyé oun dejerye fó°" mëndjye chin ky' o-n-a, quand on n'a pas ce qu'on désire, il faut manger ce qu'on a.
déjéspéra, v. n.  Désespérer. Désespérer. Fó°" jaméi déjéspéra, i boun Djyo l'ori pèrdóna a Dzoda che eché pa déjéspéra, il ne faut jamais désespérer, le bon Dieu aurait pardonné à Judas s'il n'avait pas désespéré.
dejista, v. n.  Désister. Désister.
déjó,   s.m.  Dessous. Dessous. L'è ba ënkye déjó, il est ici dessous; i pacha pé déjó, j'ai passé en dessous; outré déjó, là-bas dessous. || Prép. Sous. Déjó ó  tsapéi, sous le chapeau; déjó w'elijé, sous l'église. || Fig. Owïe ai toté é l'a tó pacha déjó ó na, il voulait tout avoir et tout lui a passé sous le nez (lui a échappé).
déjó, adv.  Dessous Dessous. I déjó, le dessous; i déjó da mijon l'ita tó borla; le dessous de la maison a été entièrement brûlé. «Dessous employé comme prép. est un archaïsme très répandu en SR et Fr. provinc. » Pierreh. 189.
dejobeechanse, s. f.  Désobéissance. Désobéissance.
dejobeechin, -chinta, adj.  Désobéissant. Désobéissant. Cri rin, l'è nète dejobeechinta, elle n'écoute rien, elle est très désobéissante.
dejobei, v. n.  Désobéir. Désobéir. || Grim, dijoubii.
déjódre, s. m.  Désordre. Désordre. L'a jaméi tan jou dé déjódré pé a comona cómin óra, il n'y a jamais autant eu de désordre par la commune que maintenant; l'è plin déjódré pé a tsanbra, c'est tout en désordre par la chambre.
déjonbra, v. a.  Enlever les feuilles superflues de la vigne. Enlever les feuilles superflues de la vigne.
déjonōo, s. m.  Déshonneur. Déshonneur. Nó chin pó°"ró, ma l'a pa dé déjonōo, nous sommes pauvres, mais il n'y a pas là de déshonneur.
déjónóra, v. a.  Déshonorer, décrier. Déshonorer, décrier. Can pore, achére pa en deri dé déjónóra è Chavyejan, quand il pourra, il ne se fera pas presser pour déshonorer les Saviésans.
déjóouchye; v. a.  Désosser. Désosser. Déjó°"chye l'è teryefoura è j-ó°"che da tsêe, désosser c'est sortir les os de la viande; óra ba pé è bó°"tséri i déj°"chon è tsanbété, maintenant dans les boucheries [de Sion] ils désossent les jambons. || Enlever ce qui forme l'armature d'une chose; dejó°"chye è nwé avwéi è din, séparer avec les dents le reste de la partie mangeable des noix.
déjowa, (che), v. r.  Se désoler. Se désoler. Venyie la conta é che déjówa cómin l'a mochya ba i chou dé w'élije, elle venait ici raconter et se désoler comment la voûte de l'église était tombée.
dékye, pron.  De quoi. De quoi. Dékyé a-to tan pwire? de quoi as-tu si peur? dékyé ch'ënmewe t-e? de quoi se mêle-t-il? Chéi pa dékye pou tòrdzo che plindre, je ne sais de quoi il peut toujours se plaindre.
dele, s. f.  If. If. Ch'è mowé pecon dé dele, crion, si les mulets mangent de l'if, ils périssent.
déléta, v. a.  Détacher une vache, une chèvre de son lien (le). déléta, v. a. Détacher une vache, une chèvre de son lien (le). Va vitó déléta è eatsé pó abéra, va vite délier les vaches pour les abreuver. || V. r. Dé co°" è béitchyé che déleton méimé, quelquefois les bêtes se délient elles-mêmes. || Cf. le. Grimisuat: délyéta; Hérémence dëlèta (de Lav. 266); Montana delete; Val-d'Ill, dedetä (Fank.); Vionnaz dédéta (Gil.).
demāa, s. m.  Mardi. Mardi.
démadjye, v. a.  Endommager. Endommager.
démādzó, s. m.  Dommage.Perte, dégât, préjudice, Dommage.Perte, dégât, préjudice, dommage.w'éivwe l'a fé dé grou démādzó pé è venyé, l'eau a causé de grands dommages aux vignes; nó paéran ó démādzó, nous payerons le dommage. || Fig. L'è démādzó kyè to iré pa chela, c'est dommage que tu ne fusses pas ici. || Adj. Chin l'è pa démādzó, dit-on d'une chose dont on ne se soucie peu qu'elle se détériore -,'Chin l'è ona tsó°"ja démādzó, c'est une chose à laquelle on attache du prix. || Interj. Démādzó! c'est dommage! On dit aussi damādzó, quoique moins souvent. |) Grim.: damādzó.
démadzōo, s. m.  Dommage. Qui nuit à quelque chose. Dommage. Qui nuit à quelque chose. È cwatró chon è gran démadzōo   di   j-óonyé,   les   punaises nuisent grandement aux noisettes; è boudzon chon è plo démadzōo di tsóou dommage., les pucerons causent les plus grands dommages aux choux.
déman, adv.  Demain. Demain. Déman matën, déman néi, demain matin, demain soir.
demanda, s. f.  Demande. Demande. I cha tót'è demandé dou catijyémó, il sait [répondre à] toutes les demandes du catéchisme.
demanda, v. a.  Demander. Demander. Kyè demanda vó? que désirez-vous? demandé apréi ó paré, il demande notre père. Exiger. Demandé prou dé traó, cela exige beaucoup de travail.  Fig. I tera demandé dé plodze, la terre demande de la pluie. Appeler. Chon jou apréi a tro°"we pó demanda pó tórna mena ina mountanye, ils ont suivi la truie pour l'appeler et la reconduire à la montagne. || Demanda escouja, présenter ses excuses.
démandjye, v. a.  Démancher. Démancher. Démandjye ó martéi, ó fouson, démancher le marteau; la serpette.
démara, v. n.  Démarrer. Démarrer. Nó fodré prou démara oŗa, il nous faudra bien démarrer cette fois. 11 Syn. ënmódq.
démarya, v. a.  Démarier, Démarier, iré pa démaryae avwéi ó promyé déean Djyo, elle n'était pas « démariée » avec le premier homme devant Dieu.Prov. (L. 152). Che l'aeche oun prêtre pó démarya, l'ori méi a féré a démarya kyé a marya, s'il y avait un prêtre pour démarier, il aurait plus à faire de démarier que de marier. Par ext. Dégarnir. Démarya è garóté, dégarnir les betteraves.
demechyon, s. f.  Démission. Démission. L'a bala a demechyon, il a donné sa démission.
demechyóna, v. n.  Démissionner. Démissionner. I demechyóne pa, il ne quitte pas son poste.
demechyónéró Démissionnaire. Démissionnaire. n. m.  Lex. mechyon, mechyonf.ro.
demécró, s. m.  Mercredi. Mercredi. I demécró di chëndré, le mercredi des Cendres.
déméi (a). Cf. s. v. adéi. D'abord D'abord
demejorabló, -bla, adj.  Immense. Immense. Oun traó demejorabló, un travail énorme, qu'on ne peut mesurer; ona brota anye demejorabla, une énorme vilaine fatigue.
déménadjye, v. a.  Sortir les meubles d'un local. Sortir les meubles d'un local. L'a toté falou déménadjye a tsapawa, on a dû sortir tout ce qu'il y avait dans la chapelle.
demëndze, s. f.  Dimanche. Dimanche. Le seul jour de la semaine qui soit du genre féminin. || L'afr. a plusieurs formes analogues au patois (surtout diemoinge, et dieminge), mais le féminin y est très rare.
demenowa, v. a.  Diminuer Diminuer. È eatsé demenowon ó°"aséi ā fën da mountanye, les vaches donnent moins de lait vers la fin de l'alpage. || V. n. Demenowon djya byin è dzò, les jours diminuent déjà fortement.
demenowāé, s. f.  Diminution. Diminution. Kyënta demenowāé dou chawéryó! quelle diminution du salaire!
demerlowa, v. a.  Défaire Défaire.I ou demerlowa ha pāta, ma l'ïta pó rin, iré djya trwa doura, j'ai voulu défaire cette pâte, mais sans succès, elle était déjà trop dure. |j V. r. Se défaire. Chin che demerlowāé é partie cómin dé cala, cela se défaisait et partait comme du lait caillé.
démétre, v. n.  Couler, fuir en parlant des vases en bois qui se sont disjoints par la sécheresse. Couler, fuir en parlant des vases en bois qui se sont disjoints par la sécheresse. I méitre déme, la seille coule, répand; ona bóna bóche déme a tó byéi, ch'oun bondóné trwa vitó, un bon tonneau coule de toutes parts si on y met la bonde trop tôt.
démon, s. m.  Démon. Démon.
démon, s. m.  Personne très méchante. Personne très méchante.
demorale, v. a.  Défaire un mur. Défaire un mur. L'an demorala a grandze, ils ont défait les murs de la grange. \\ Voy. morale.
demorti,   v. a.    Dégourdir,   déraidir Dégourdir,   déraidir.Pó demorti oun pó°" è tsanbé, l'a rin dé myó kyè dé parti ona vwarba ou traó, pour se dégourdir un peu les jambes, il n'y a rien de mieux que d'aller un moment au travail; demorte té! dégourdis-toi!
demorti, -tite, adj.  Dégourdi, vif. Dégourdi, vif.  Syn. dégadjya
demoubla v. a.  Démeubler. Démeubler.
demounta v. a.  Démonter, démolir. Démonter, démolir. Demounta ó fórnéi, démolir le fourneau; è mawën demountaon mijon, les malins [les mauvais esprits] démolissaient la maison.
demounta v. n.  Descendre de sa monture. Descendre de sa monture. Sta l'è demountaé pó trèêcha ó pon, celle-ci descendit de sa monture pour passer le pont. || V. r. L'a de kyè falïé che demounta, il a dit qu'il devait descendre de sa monture.
demyan, s. m.  Demi-année. Demi-année. L'a djya demyan kyè nó j-a pa mé écri, il y a déjà une demi-année qu'il ne nous a plus écrit.  Remarquez l'absence de l'article en patois.
demye, demyeŗe, adj.  Demi, Demi, on'oura é demye, une heure et demie; dodjyoure é demye, midi et demi; dodjyoure é demye. da néi, minuit et demi. || S. m. I róódzó ba é demye é è cāa, l'horloge sonne les demies et les quarts.  Adv. Oudjye demye ona tacha, verser une demi-tasse.
demyebatse, s. m.  Demi-batz. Il valait 7 centimes. Demi-batz. Il valait 7 centimes.
demyebechye, s. m.  Mesure contenant la moitié d'un bichet.( 7 1/2 lt.) Voy. le mot bechye. Mesure contenant la moitié d'un bichet.( 7 1/2 lt.) Voy. le mot bechye.
demyebrinta, s. f.  Moitié d'une brante. Moitié d'une brante.
demyechouira, s. f.  Demi-sœur. Demi-sœur.
demyecrouitse, s. m.  Demi-kreutzer Demi-kreutzer.( 1/8 du batz:1,75 centime) j| Voy. s. v. crouitse.
demyedama, s. f.  Personne tenant le milieu entre la dame [citadine] et l'ouvrière ou la paysanne. Personne tenant le milieu entre la dame [citadine] et l'ouvrière ou la paysanne.
demyedamwijéwa, s. f.  Jeune personne se rapprochant de la demoiselle dans sa tenue. Jeune personne se rapprochant de la demoiselle dans sa tenue.
demyedzo, s. m.  Demi-jour ou moitié d'un jour. Demi-jour ou moitié d'un jour.
demyedzornia, s. f.  La moitié d'une journée de travail. La moitié d'une journée de travail.
demyefoou, s. m. Litt.  Demi-fou. Demi-fou.
demyefran, s. m.  Demi-franc. Se dit pour 50 centimes. Demi-franc. Se dit pour 50 centimes.
demyefrare, s. m.  Demi-frère. Demi-frère.
demyemejora, s. f.  Demi-mesure.  Demi-mesure.Voy. s. v. mejora.
demyemelon, s. m.  Demi-million. Demi-million.
demyemetre, s. m.  Demi-mètre. Demi-mètre.
demyemosyōo, s. m.  Demi-monsieur». Demi-monsieur».
demyenāpe, s. m. Ancienne mesure de lait, à l'alpage, valant 5 livres.  Ancienne mesure de lait, à l'alpage, valant 5 livres. Cf. arlouèe.
demyeouŗa, s. f.  Demi-heure Demi-heure. I atindou demyeouŗa, j'ai attendu une demi-heure; ën demyeouŗa tó pou prou cajena è béitchyé, en une demi-heure tu peux bien soigner le bétail.
demyepaïjan, s. m.  Mi-paysan, mi-monsieur [citadin]. Mi-paysan, mi-monsieur [citadin].
demyepinchyon, s. f.  Demi-pension. Demi-pension.
demyepó, s. m.  Chopine.(7,5 dl.)  Chopine.(7,5 dl.) N'ën byou oun demyepó ënsinbló, nous avons bu une chopine ensemble. |) Cf. pó.( 1L.et 1/2 )
demyepóouja, s. f.  Demi-pause. Demi-pause. Cf. pó°"ja.(3 h. d'eau au Torrent Neuf )
demyepya, s. m.  Demi-pied. Demi-pied. Cf. pya.( 1/6 de toise ).
demyetacó, s. m. Demi-nigaud. Demi-nigaud.
demyetija, s. f.  Demi-toise Demi-toise Cf. tija.( 6 pieds).
demyeton, s. m.  Demi-ton. Demi-ton.
demyeveró, s. m.  Demi-verre. Demi-verre.
demyewevêe, s. m.  La moitié de l'hiver. La moitié de l'hiver. L'ïta demyewevêe ou le, il a été la moitié de l'hiver au lit.
demyewitre, s. m.  Demi-litre. Demi-litre. L'expression bire oun demyewitre est très souvent remplacée par bire oun demye.
dena  s. m.  Dîner Dîner. Fér' ó dena, préparer le dîner; i dena l'è pye a dodjyouré, le dîner n'est qu'à midi.
dena v. n.  Dîner Dîner. Vwi n'ën dena dé chopa é dé pómètêré, aujourd'hui nous avons dîné de soupe et de pommes de terre; fer'a dena, faire à dîner; féré dé dena, préparer quelque chose pour dîner; porta a dena, porter le dîner [à ceux qui travaillent à la campagne].
dénantan, adv. Depuis deux ans, il y a deux ans  Depuis deux ans, il y a deux ans. Di dénantan va pa méi a w'écó°"wa, depuis deux ans, il ne va plus à l'école.
dëndonin (en), loc. adv.  En se dandinant. En se dandinant. Venyié ba pé vae ën dëndonin, il descendait par la route en se dandinant.
denerya (pl. deneryéi) s. f.  Mesure en usage à Ayent pour le lait. Mesure en usage à Ayent pour le lait.
denïle, v. a.  Défaire le nœud fait au moyen de la corde et de la «cheville» (nile). Défaire le nœud fait au moyen de la corde et de la «cheville» (nile). Fó°" denïle tóté hé cordé, il faut dénouer toutes ces cordes.
denïle, v. a.  Se démettre. Se démettre. L'a denïla ó di, il s'est démis un doigt. || Cf. nile.
denonsye, v. a.  Dénoncer Dénoncer. || V. r. Se dénoncer.
dénoua, v. a.  Dénouer. Dénouer.
dénówé, v. a.  Désennuyer Désennuyer. Va derën ou pilo dénówe w'aou, va dans la chambre tenir compagnie à l'oncle. || Dénówe è tchyévre, désennuyer les chèvres: varier la nourriture pour exciter l'appétit. || V. r. Passer le temps, s'exciter l'appétit. Vwéró 'n-e t-e contin d'ai cakyé pómé dé fortin pó che dénówé, combien est-on content d'avoir quelques pommes au printemps pour aiguiser l'appétit!
dënto, adv.  Autour, avec. Autour, avec. Chon dëntò a grandze, ils s'occupent de la grange (c.-à-d. ils la démolissent ou la bâtissent, suivant le contexte); chon dëntò ché traó, ils sont occupés à ce travail; mètre dëntò, mettre en train qqch. : métré dëntò ó dena, mettre le dîner sur le feu. || Cf. ëntò.
denyóca, v. a.  Disloquer les vertèbres. Disloquer les vertèbres. L'a denyóca pé ó có°" é ba pé ó ratéi ën tsejin, il s'est disloqué les vertèbres dans la région du cou et des reins en tombant.  Dérivé de nyou, nœud.
déója, (che) v. r.  Se désoler, se plaindre, Se désoler, se plaindre, ën pou-t-e ché déója can vën per'ënkye! peut-elle se plaindre quand elle vient ici ! cómin l'è déója ché pó°"ró peti! comme il est désolé, ce pauvre petit !
déója, -jaé, adj.  Désolé. Désolé.
déoua  Au-delà. Cf. Oudéwa Au-delà. Cf. Oudéwa
deouitchye, v. a.  Sevrer, désallaiter. Sevrer, désallaiter. I popoun l'è ita dewitchya twa dé bon'oura, le poupon a été sevré trop tôt. || Cf. awitchye. Grim., delitchye; Hérémence (L. 266), dèleitchye; Vionnaz (Gil. 144) délètyé.
deouje, s. m.  Déluge. Déluge.
deoun, s. m.  Lundi. Lundi.
dépacha v. a.  Dépasser. Dépasser. T'a trwa metou derën a brinta, i dépāché a mejora, tu as mis trop [de vendange] dans la brante, cela dépasse la mesure. || Absol. w'éivwe dépāché, l'eau déborde. Prov. Fó°" pa kyè dépāchon a Chën-Deni ou mêin d'outon, il ne faut pas dépasser la Saint-Denis (9 octobre) au mayen d'automne.
dèpartèmin, s. m.  Département. Département. Trale ba ou dèpartèmin mewitéró, il travaille au département militaire.
dépata v. a.  Nettoyer une meule de moulin empâtée. Nettoyer une meule de moulin empâtée. Can i mowën l'è ënpata fó°" ó dépata; pó chin fó°" prind'oun martéi pwëntou, talin é ëntsapla a përa tó ôrtò, l'è oun broté traó, dé có°" oun mé dé crwijé dé nwé, è crwijé déró°"dzon, quand le moulin est empâté, il faut le nettoyer; à cet effet il faut prendre un marteau pointu, effiler et écacher la pierre tout autour; c'est un travail pénible; parfois on y met des coquilles de noix; les coquilles rongent.
dépatchyé (che), v. r.  Se dépêcher. Se dépêcher. Che nó j'-é dépatsin byin, nó fornin pó dena, si nous nous dépêchons bien, nous finissons [le travail] avant dîner. || V. n. Vw'éi pa prou dépatchya, i trin iré djya vïa, vous ne vous êtes pas assez dépêché, le train était déjà parti.
depatówa Nettoyer  Nettoyer 
depatówa Nettoyer  Nettoyer , syn. de dépata.
dépedre, v. a.  Oublier ce qu'on avait appris. Oublier ce qu'on avait appris. T'a rin déperdou ó patwé, tu n'as point oublié le patois. || V. r. Chaïó prou chervi mecha can iŗó peti, ma chin che dépêe avwéi ó tin, je savais bien servir la messe quand j'étais petit, mais ça s'oublie avec les années. || S'égarer. Ché che dépêe pa, il ne s'égare pas [il retrouve toujours la maison]; ch'iré deperdou deŗën pā dzōo, il s'était égaré dans la forêt. || Se débarrasser de qqn. Can chon ita ina a dzōo, l'an tsasya a dépédre ó nó°"tre, quand ils ont été à la forêt, ils ont cherché à égarer notre garçon. || Perdre connaissance. Ch'é tó déperdou, l'a falou moŗi, il a complètement perdu connaissance, il a dû mourir; iré tote deperdwae, elle était complètement hors d'elle-même; fou kyè chon déperdou, ceux qui n'ont plus leur tête.
depelae, s. f.  Disparition, débarras. Disparition, débarras. Chiche twa: kyënté bóné depeléi a có°"! six tués, quel bon débarras d'un coup!
depele, v. a.  Décoller. Décoller. Depele è có°"té ën chéein, se « décoller les côtes » en fauchant; hé carte chon apeléi ënsin-bló, oun pou peskyé pa we j-é depele, ces cartes sont collées ensemble, on ne peut presque pas les séparer. || Rendre un vase disponible, en le vidant de son contenu. A-to depela ó dzêrló? as-tu vidé la hotte? depele ha fyó°"wa, vide cette bouteille! || Par ext. Vider. È j-ó°"tèwe chon tó depela, les hôtels sont vides [les hôtes sont parti]. || V. r. Se décoller, se séparer. Fou dó°" che depelon pa, chon tòrdzò ënsinbló, ces deux ne se séparent pas, ils sont toujours ensemble. || V. impers. Disparaître. L'a byin depela adon [beaucoup de gens sont morts de la grippe], il s'est fait bien des vides alors.
depélóta, v. a.  Dépouiller (des noix), écaler. Dépouiller (des noix), écaler. Depelóta è nwé, ôter le brou des noix; hé nwé chon ouncó pa depelótéi, ces noix ne sont pas encore écalées. || V.r. È lan che depeloton méimó, les glands s'écalent d'eux-mêmes.
depenye, v. a.  Décoiffer. Décoiffer. Hé damé venyon amou chela tóte depenyéi, reboféi : ces dames montent ici toutes décoiffées, les cheveux en désordre. || V. r. Che penye é che depenye, oun dzin traó pó hé kyè l'an rin a féré! se coiffer et se décoiffer: un joli travail pour celles qui n'ont rien à faire!
dépèoun, s. m. pl.  Restes de fil. Restes de fil.
deperi, v. n.  Dépérir. Dépérir. I deperé óŗa ché cherijye, ce cerisier dépérit maintenant.
depewega v. a.  Enlever la pellicule Enlever la pellicule. Depewega è pómé, enlever la peau des pommes. || V. r°" il y a des pêches auxquelles on ne peut pas enlever la peau.
dépin, s. m.  Dépens, détriment Dépens, détriment. I dépin di j'-âtró, [vivre] aux dépens d'autrui.
dèpindre  v. a.  Dépendre Dépendre. Fó°" aa dèpindré ha tsêe, il faut dépendre cette viande.
dèpindre  v. n.  Dépendre. Dépendre. Ché chin dèpinjeche dé nó..., si cela dépendait de nous... chin dèpin chin kyè déŗé, cela dépend [de] ce qu'il dira.
depivoua , -āe, s. m. et f. et adj.  Echevelé  Echevelé .L'è ouncóméi amou, ha brota depivwāe! elle est de nouveau en haut, cette vilaine échevelée!
depivoua , v. a.  Mettre en désordre les cheveux, les plumes. Mettre en désordre les cheveux, les plumes.   Cómin  i mótsé l'a depivoua ha pó°"ra dzenela! comme l'épervier a mis a mal cette pauvre poule! Ha fèmawa l'è prou depivwae, cette femme est toute échevelée. V. r. Se mettre les cheveux en désordre, s'arracher les plumes. È dó°" powe che chon depivwa 'na bóna vwwarba, les deux coqs se sont arraché les plumes un bon moment.-
depivouāe, s. f.  Lutte où l'on se déchire Lutte où l'on se déchire. I mótsé l'a chouta chou é pówé é l'an jou ona brota depivwāe, l'épervier s'est jeté sur le coq et ils ont eu une terrible lutte.
déplachémin, s. m.  Déplacement. Déplacement.
déplachye, v. a.  Déplacer. Déplacer.
déplan, adv.  Couché. Couché. Va té métré déplan, va te coucher [litt, te mettre à plat]; l'è resta déplan tó ó dzò il est resté couché tout le jour.
déplanta, v. a.  Déplanter, Déplanter, ouŗa l'a déplanta dé grou j-âbro, l'ouragan a renversé de gros arbres; pôrkye tórna vó a déplanta fou chapën? Pourquoi déplantez-vous ces sapins? || Fig. Terrasser qqn. L'ó t-a déplanta, il l'a terrassé.
dépléé, v. a.  Déplier, déployer. Déplier, déployer. I déplion ó drapó óra, ils déploient le drapeau maintenant; déplie fou motchyôo é fou winswe, déplie ces mouchoirs et ces draps de lit.  Fig. Se dit d'une chose qui ne dure plus, qui est à refaire. L'an tórdzo falou métré dé bandéré nouwó, apréi sënk-an iré dépléa, ils ont dû toujours nommer des bannerets nouveaux, au bout de cinq ans c'était à refaire. || V. r. Se déplier.
depleji, s. m.  Déplaisir, chagrin, déception. Déplaisir, chagrin, déception. Ha marin-na l'a rinkyè dé depleji, cette femme n'a que des déboires.
déplere, v. n.  Déplaire Déplaire. I fé tó chin kyè pou pó pa déplere i parin, il fait son possible pour ne pas déplaire à ses parents.
deplijin, -jinta, adj.  Déplaisant. Déplaisant.
deplo, adv.  Plus, de plus. Plus, de plus. L'a djye j-an deplo kyè eó, il a dix ans de plus que moi; i mitchya deplo, la moitié de plus [le double]; l'a metou cakyé tsó°"ja deplo k'y ó pi, il a mis quelque chose de plus que le poids; bale rin deplo, ne donnez rien de plus.
deploma, v. a.  Déplumer. Déplumer. I pówe l'è tó deploma, le coq est tout déplumé. || Fig. Dépouiller. Deploma a powinta, trousser les feuilles qui entourent l'épi de maïs. || V. r. Se déplumer. È j-ijéi che deploun-mon pa cómin è dzenelé, les oiseaux ne se déplument pas autant que les poules.
déplórabló, adj.  Déplorable. Déplorable.
dèpó, s. m.  Dépôt. Dépôt.
dépója, v. a.  Déposer. Déposer. || V. r. Se déposer. T'a tó tróbla w,'éivwe, té fó°" atindre kyè che dépójeché, tu as tout troublé l'eau, il te faut la laisser se déposer; ā ondze chin che dépoujé ba a f on, à la longue cela se dépose au fond. || V. n. Rlwi iré témwin, l'a falou aa ba dépója ou trebounawe, lui était témoin, il a dû descendre [à Sion] déposer devant le tribunal.
depojesyon, s. f.  Déposition. Déposition.
depole, s. f.  Feuilles de betteraves, de choux qu'on arrache dans les jardins. Feuilles de betteraves, de choux qu'on arrache dans les jardins. Mè fó°" aa kiri dé depole pó è catson, il me faut aller chercher des «dépouilles» pour les porcs; i catson pekye prou a depole, le porc mange bien les feuilles de choux et de betteraves.
dépolé, v. a.  Dépouiller, voler qqn. Dépouiller, voler qqn. È canalé ó t'an dépóla tote, les voleurs lui ont tout pris. || Depole, è tsó°", dépouiller les choux, c.-à-d. enlever les feuilles de la base.
dépondre, v. a.  Déprendre, séparer, détacher,  décrocher, rompre, découdre. Déprendre, séparer, détacher,  décrocher, rompre, découdre. L'an terya tinkyé l'a dépondou i corda, ils ont tiré jusqu'à ce que la corde se soit rompue; can è fewé dou ratéi chon dépondou, quand l'épine dorsale est brisée.. Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue. Achye pa porta ha méitra d'éivwé a che peti, wi dépondré è bréi ne laissez pas porter cette seule d'eau à ce petit garçon, cela va lui rompre les bras. || V. r. Se disjoindre, avoir une interruption. I ti che dépon pa, le toit est tout uni.V. n. Discontinuer, finir. Dépondon pa è kyésyon, les questions ne cessent plus; l'a pacha dé moundó chën dépondre, il a passé des gens sans discontinuer; di kyè l'a cóminsya, che dépon pa méi, depuis que celui-là a ouvert la bouche, il ne s'interrompt plus. Despoundre s'emploie en provençal dans des sens analogues: dénouer, détacher, découdre, disloquer et aussi cesser de pondre. Cf. Mistral.-
dépondre, v. a.  Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue.  Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue. Achye pa porta ha méitra d'éivwé a che peti, wi dépondré è bréi ne laissez pas porter cette seule d'eau à ce petit garçon, cela va lui rompre les bras
dépondre, v. r.  Se disjoindre, avoir une interruption Se disjoindre, avoir une interruption. I ti che dépon pa, le toit est tout uni
dépondre, v.n.  Discontinuer, finir  Discontinuer, finir   Dépondon pa è kyésyon, les questions ne cessent plus; l'a pacha dé moundó chën dépondre, il a passé des gens sans discontinuer; di kyè l'a cóminsya, che dépon pa méi, depuis que celui-là a ouvert la bouche, il ne s'interrompt plus. Despoundre s'emploie en provençal dans des sens analogues: dénouer, détacher, découdre, disloquer et aussi cesser de pondre. Cf. Mistral.-
depweskye, conj.  Puisque Puisque. Depwesky'ir'ën pin-na pó chin, puisqu'il devait souffrir [en purgatoire] à cause de cela.
depwi, prép.  Depuis. Depuis. L'è capotsën depwi óra, il est capucin à partir de ce moment.
dépyéta (che) Se presser, s'impatienter. Se presser, s'impatienter.
dépyéta (che), v. r.  Se dépiter. Se dépiter. Yó mè dépyétó tan can è moundó chon pa ā mijon dotāa, je me dépite beaucoup quand nos gens ne sont pas rentrés le soir.
dépyète, adj.  Qui se dépite facilement. Qui se dépite facilement. L'è prou dépyète, il se dépite vite. 
dépyète, adj.  Sévère. Sévère. Ché fóratchyè iré prou dépyète, ce forestier était très sévère [dans l'accomplissement de sa tâche].
dépyóouta, v. a.  Dépouiller.  Dépouiller. || V.r. Che dépyó°"a, s'accrocher sérieusement.
Depyōrna Désenivrer.   Désenivrer. || Syn. Depyōrna
depyōrna, v. n.  Revenir de l'ivresse. Revenir de l'ivresse. I depyōrné pa dé chenan-né ëntchyéré, il ne sort pas de l'ivresse des semaines entières. V. a. Ramener de l'ivresse. Kyé fodri t-e féré pó ó té depyōrna ? que faudrait il faire pour le sortir de l'ivresse? Cf. pyon. Syn. déchó°"wa
dépyówa, v. a.  Egrener. Egrener. Té fo°" dépyówa fou rejën, nó véjin fèr'oun flon, il te faut détacher les grains de ces grappes, nous allons faire une tarte. Se détacher, en parlant des grains. Stou rejën che dépyowon rin e-n-odre, les grains de ces raisins ne se détachent pas comme il faut.
dépyówa, v. r.  Se détacher, en parlant des grains.  Se détacher, en parlant des grains. Stou rejën che dépyowon rin e-n-odre, les grains de ces raisins ne se détachent pas comme il faut.
dérachena, v. a.  Déraciner. Déraciner. V. r. Se déraciner.Syn. deridjye.
derāe Dérâé, c'est sortir de la raie avec la charrue. Dérâé, c'est sortir de la raie avec la charrue.
dérāe, v. n.  Dérailler [litt. dérāé, quitter la raie, le sillon, la voie]. Dérailler [litt. dérāé, quitter la raie, le sillon, la voie]. I trin l'a dérāa, le train a déraillé; fodri pa kyè dérāeche i trin pé dé rlwe dinché! il ne faudrait pas que le train déraillât en des endroits pareils!
derdé, s. f.  Dartre Dartre. Prov. (L. 186) Pó fer'a parti è derdé fó°" aplaca chou ona vèrdzeta e-n-ardzin é fér' a crwi chou avwéi dé copa, pour faire disparaître les dartres il faut appliquer dessus une bague en argent et y faire la croix avec de la salive; chényé è derdé, «bénir les dartres».
déré, v. a.  Dire Dire. Kyè déjecha-vó ëntó chin ? que disiez-vous à ce propos? Méi kyè déŗé, yo pwi pa, je ne puis pas plus que dire; è conté chon tote deche, les contes sont tous dits [épuisés]; déŗé dé méchondzé, dire des mensonges; déŗé dé broté rijon, tenir de mauvais propos; l'è parti chën déŗé boundzo, il est parti sans saluer; i djyon kyè... le bruit court que...; l'oŗi prou a déŗé, il y aurait bien à raconter; pa pó déŗé, pas pour dire; l'è bon pó déŗé, cela se laisse dire; fóou pa kyè chi de kyè chon rlôo, il ne faut pas qu'il soit dit que c'est eux. 
déré, v. a.  Dire Dire.Avwere déŗe : entendre dire; chin ou rin deré, cela ne signifie rien; nó faŗin déŗé che n'ën bejwin, nous vous le ferons savoir si nous avons besoin de vous; oun pou pa déŗé vwéŗó chon mètchyin, on ne saurait dire combien ils sont méchants; chaïé rin kyè ch'ën déŗé, il ne savait qu'en penser. Prov. L'è myó dé déŗé tënte kîa kyè wïa té, mieux vaut dire [à un enfant] tiens-toi tranquille que lève-toi [mieux vaut un enfant vif qu'un enfant mou].  L'è pa de, peut-être; l'è rin de kyè vajechô pa féŗé è chó°"wé vwi, il est probable que c'est moi qui ferai les repas aujourd'hui. 
déré, v. a.  Dire. Dire. Déŗé mècha, être prêtre; ché parin l'a achorti tré pó déŗé mècha, cet homme a élevé trois enfants pour prêtres. Ky'ó mé dete ! est-ce possible! [propr., ce que vous me dites!] A cette exclamation correspond comme confirmation: djyó póŗó, c'est certain [je le dis bien!]  Déŗé signifie appeler, nommer. Cómin djyon t-e a ché kyè l'a tan bóna grasé? comment appelle-t-on celui qui a cette mine si affable?Demander. Va déŗé ché pou eni nó j-idjye, va demander s'il peut nous aider. Réprimander, trouver à redire à qqn. Che di cakyé tso°"ja vaŗi outré eó espleca è j-aféŗé, s'il trouve à redire, c'est moi qui irai lui expliquer les choses.  L'è rin kyè pó déŗé, c'est sans importance.
deŗën, prép.  Dans. Dans. L'è deŗën ou pilo, il est dans la chambre; deŗën ou bou, ä grandie, dans l'écurie, dans la grange. || Adv. Dedans. Fé pa kyè core deŗën é fouŗa, il ne fait que courir dedans et dehors; l'an ounco' pa toté deŗën ōrdzó, ils n'ont pas encore fini de rentrer l'orge. || Avec une autre prép.: deŗën peŗ ënkye, par ici dedans; pé deŗën, par dedans, en dedans.
dérètamin, adv.  Directement. Directement.
dérète, adv.  Directement. Directement. Aa dérète amou, monter directement; l'è parti dérète ba a Chyoun, il est descendu directement à Sion.
deri  prép.  Derrière.  Derrière. L'è catchya deri a moŗale, il est caché derrière le mur; deri a mejon, derrière la maison. || Adv. Yó vaŗi déean, tó vaŗéi deri, j'irai devant, tu iras derrière; ché kyè pou ëngouja ache pa ën deri, celui qui peut tromper ne s'en fait pas faute. || I pilo deri, la chambre située derrière, celle du ménage; l'an d'ardzin tan ky'i pya deri, ils ont de l'argent jusqu'«aux pieds de derrière» (à foison); l'an terya foura fou j-arbéró peŗ deri, ils ont arraché ces petits arbres avec la racine; l'a falou intra pé deri a chiba, il a dû entrer dans la société de tir «par derrière» [sans avoir d'attache, ses ancêtres n'en étant pas membres]. 
deri  s.m.  Derrière.  Derrière. I deri dou tsaré, l'arrière-train du char; réistè chou ó deri, il demeure «sur le derrière» de la maison.
deri , s. f.  Fin Fin. iŗé ä deri dé outon, c'était à la fin de l'automne; can vën ā déŗi, quand on arrive à la fin [d'un travail, d'une saison, de la vie] : l'è ā déŗi, il est à toute extrémité.
deri, deriŗe, adj.  Dernier (-ère) Dernier (-ère). L'è i deri c°", c'est la dernière fois; i deriŗe vāe, le dernier voyage.
deridjye Déraciner  Déraciner 
deridjye, v. a.  Déraciner. Déraciner. L'aïon pèrtó planta dé chapené, ma dé mafajin l'an tui deridjya, on avait partout planté des sapelots, mais des malfaiteurs les ont tous arrachés; che we deridzon pa, pousèŗan prou, si on ne les arrache pas, ils pousseront bien. || Syn. dérachena Cf. rise.
derijónablamin, adv.  Déraisonnablement. Déraisonnablement. Chon t-e pa paea derijónablamin, ne sont-ils pas payés hors de toute raison?
derijonāblo, -bla, adj.  Déraisonnable. Déraisonnable.
dérindjye, v. a.  Déranger. Déranger. Tó dérindzé ó róódzó, tu déranges l'horloge. || Mettre de mauvaise humeur, en colère. Vwi l'è dérindjya kyè l'è cakyè tsó°"ja, aujourd'hui il est d'humeur massacrante. || L'è dérindjya i tin, le temps a changé, s'est brouillé.
dérindzémin, s. m.  Dérangement Dérangement. I jou pwire dé vo' bale dé dérindzémin, j'ai craint de vous déranger. || Brouillerie. Di ché dérindzémin, nó rādon pa méi ëncontre, depuis cette brouille ils ne nous regardent plus.
dérindzeminādzó, s. m. Dérange-ménage. Dérange-ménage.
deriŗemin, adv.  Dernièrement. Dernièrement. A deriŗemin, dernièrement, à la fin.
déròja, āe, adj.  Dont la rosée a disparu. Dont la rosée a disparu. L'è déròja i pra, le pré n'a plus de rosée. || Syn. échwi.
dérontré, v. a.  Rompre la terre pour la première fois. Rompre la terre pour la première fois. Nó chin apréi dérontré ché tsan, nous sommes en train de rompre ce champ. || Rallumer un four après interruption; dérontré ó fô. Dérontré ó berni, donner le premier fil, la première taille à la faux, la dégrossir. || Dérontré w'eiŗe, battre une airée pour la première fois. || Dérontré ó vën avwéi è man, tempérer la trop grande fraîcheur du [verre de] vin avec les mains.
déróoudjye, v. a.  Ronger, corroder Ronger, corroder. w'éivowe dou Róun-nó l'è bóna pó déró°"djye, l'eau du Rhône est bonne pour ronger, c.-à-d. est corrosive.
dérota Disparition Disparition. Lex. désparétre. adv. Différemment. Lex. diférin, diférinse, diférinsye.
dérotchyāe, s. f.  Dégringolade (d'un rocher) Dégringolade (d'un rocher). L'a fé 'na dérotchyāe, il est tombé d'un rocher.
dérótchye, v. a.  Renverser un tas de pierres, un mur, etc Renverser un tas de pierres, un mur, etc. T'a dérótchya a tetse dou b°", tu as renversé le tas de bois. || V. n. Tomber d'un rocher, dégringoler. Se conjugue avec être et avoir. L'a dérótchya ba pé ó chéi é l'è resta chou plache,il a dégringolé du rocher et il est resté [mort] sur place.
dérótchye, v. r.  Tomber en dégringolant Tomber en dégringolant. Ë tchyévre che dérotson rin, les chèvres ont le pied sûr. «Le verbe desrocher (transitif, neutre, réfléchi) était très employé en afr. Au XVIe s., il commençait à tomber en désuétude, puisque Fauchet désirait qu'on le rajeunît: «Sinous disons descrocher pour oster d'un croc, pourquoi ne dirons-nous desrocher pour tomber et précipiter d'un roc?» (Orig. de la Langue et de la Poésie fr., II, 5.) Ce mot expressif continue de vivre dans bon nombre de patois; mais dans le français propre il ne se dit plus qu'en langage de fauconnerie.» (Const., s. v. dérochi.)
dérótsó, s. m.  Précipice, pierrier Précipice, pierrier. L'a ou pacha pé ché brote dérótsó é l'a mochya ba, il a voulu passer par ce vilain précipice et il est tombé.
dérótsó, s. m.  Ruine.  Ruine. Fou bātemin van tote ën dérótsó, ces bâtiments tombent complètement en ruine; i tsawé iŗé ën dérótsó, le chalet était en ruine.
déroule, v. a.  Dérouiller. Dérouiller. Pó déroule a vise, fó°" rinkyè métré oun pó°" d'ó°"ló, pour dérouiller la vis il suffît d'y mettre un peu d'huile.  Fig. Dégourdir, ën venyin grou ché deroulèran prou, en grandissant ils [les enfants] se dérouilleront bien.
dêrye v.a. Dévier Dévier. Fó°" pa brontchye a youwa can tiron, fó°" pa dêrye. w'onla, il ne faut pas dévier l'œil quand on tire, il ne faut pas broncher [la largeur d'] un ongle. || V. n. Laisser échapper. N'ën dêrya dé deré ky'ïŗé enou trwa tâa, l'ita verya pó tó ó dzò, il nous a échappé de lui dire qu'il était arrivé trop tard, et il a été mal tourné toute la journée.
désanbre, s. m.  Décembre. Décembre.
descousyon, s. f.  Discussion, dispute. Discussion, dispute.
descouta, v. a.  Discuter. Discuter. || V. r. Che descouta, discuter entre soi; l'a djya di ó maten kyè che descouton pó ó trin dé w'éivwe, déjà depuis le matin ils ont une discussion au sujet de l'eau d'arrosage.
dèsèda, v. n.  Cesser. Cesser. L'an pa dèsèda dé kyerya dé ma, ils n'ont pas cessé de crier du mal; chën dèsèda, sans discontinuer; bale tui è dzò dé plodze, dèsèdé pa, il pleut tous les jours, il ne cesse pas [sans cesser]. || Syn. sèda.
desi, s. m.  Déci. S'emploie habituellement au lieu de la forme complète desiwitre, décilitre: Déci. S'emploie habituellement au lieu de la forme complète desiwitre, décilitre: i comanda tré desi, j'ai commandé trois décilitres.
desida , -dàé, adj. et s. m. et f.  Gai, résolu, boute-en-train Gai, résolu, boute-en-train. Ha l'è ona desidaé, celle-là est une [femme] gaie. Oun plo desida kyè ché l'oré pa vwéró, un plus grand boute-entrain que celui-là n'existe guère.  De bonne humeur, disposé. T'éi pa desida v°"i, tu n'es pas bien disposé aujourd'hui.
desida, v. a.  Décider. Décider. Kyé vwéi vó desida? - n'ën desida dé parti ina ä mountanye, qu'avez-vous décidé? - nous avons décidé de partir [en haut] à la montagne. || V.r. Se décider. Nó j-é desidin-nó a parti? nous décidons-nous à partir? Nó chin pa desida a dzowe, nous ne sommes pas disposés à jouer.
desimétre, s. m.  Décimètre. Décimètre.
désinla, v. a.  Dessangler Dessangler.Syn. débócla.
desipa, v. a.  Elaborer, en parlant des aliments. Elaborer, en parlant des aliments. Bïon rinkyé dé vën fôo é trâlon pa prou, chin desipé pa prou, ils ne boivent que du vin fort et ne travaillent pas assez, cela n'élabore pas suffisamment [les aliments dans l'estomac]. Syn. disipa, dedzeri.
desiwitre, s. m.  Décilitre. Voy. s. v. desi Décilitre. Voy. s. v. desi
désóna, v. a.  Réveiller. Réveiller. Tó désounéréi pa ó popoun, tu ne réveilleras pas le poupon; t'éi djya désóna ! tu es déjà réveillé! Dégourdir. Chare sti pó ó té désóna! c'est celui-ci [moi] qui le réveillera!  V. r. Se réveiller. Che désónae adon, il se réveillait alors.  A Grimisuat, dinsòna a les mêmes significations.
désparéchyon Disparition. Lex. désparétre. Disparition. Lex. désparétre.
désparetre, v. n.  Disparaître. Disparaître. Tó fou vyou désparon óra, tous ces vieux disparaissent maintenant; fou dé Naplé l'an djya grantin tui désparou, ceux [qui ont été au service] de Naples ont tous disparu depuis longtemps déjà.
déspincha, s. f.  Dépense. Dépense. T'a prou fé 'na groucha déspincha, tu as réellement fait une forte dépense.
déspincha, v. a.  Dépenser. Dépenser.
déspinchōo, -oja, adj. et s. m. et f.  Dépensier Dépensier. L'è trwa déspinchōo pó eni retsó, il est trop dépensier pour devenir riche.
despója  -jäe, part, et adj.  Disposé. Disposé. Vwi l'è pa despója, fó°" pa aa ó té dérindjye, aujourd'hui il n'est pas bien disposé, il ne faut pas aller le déranger.
despója  v. a.  Disposer. Disposer. L'a rin despója e-n-ódre, il a mal arrangé ses affaires.
despojesyon, s. f.  Disposition. Disposition.
despouta , v. r.  Se disputer. Se disputer. V. n. despouton tui è có°" kyè ché récontron, ils se disputent chaque fois qu'ils se rencontrent.
despouta, s. f.  Dispute. Dispute. despouta chou despouta, une dispute après l'autre.
destënga, v. a.  Distinguer. Distinguer. I destëngye rin, il ne fait pas de distinctions.
destengabló, -bla, adj.  Facile à distinguer. Facile à distinguer.
déstra, adv.  Extrêmement. Extrêmement. L'è déstra vwèró trale, c'est extraordinaire comme il travaille; déstra täa, très tard.  Déstra, correspondant à très, sert à former les superlatifs absolus.
déstrópya , v. a.  Estropier. Estropier. L'ita tó déstrópya, il a été tout estropié. || V. r. S'estropier. Fó°" t-e pa étré tacó d'aa che déstropya can l'è rin foche ! n'est-ce pas être sot que d'aller s'estropier quand ce n'est pas nécessaire!
déstropya -aé, adj. et s. m. et f.  Estropié. Estropié. Dé déstropya a tóté mode, des estropiés de toutes les façons.
destrosyon, s. f.  Destruction. Destruction.
destrouere, v. a.  Détruire. Se suicider Détruire. Se suicider. L'è jou che destrwere ina i mêin, il est allé se suicider aux mayens.
détabla, v. a.  Départager les voix, les suffrages dans une élection. Départager les voix, les suffrages dans une élection. Charan prou tabla, i prejidan détablére, ils auront bien le même nombre de voix, le président les départagera. Jouer un dernier coup pour déterminer le gagnant. Oun c' oun có°" pó détabla, encore un coup pour « détabler ».  Syn. débóca.
détanpa, v. a.  Enlever l'étai qui fermait une porte. Enlever l'étai qui fermait une porte. Détanpa ó bou, enlever l'étai qui tient la porte de l'étable fermée.
détanye, v. a.  Déboucher, vider. Déboucher, vider. I prinjon pa a pin-na dé détanye w'erechon, ils ne prennent pas la peine de vider le canal. || Cf. étanye. \\ Grim. id.
détapa, adv.  Tout de suite Tout de suite, stante pede L'è parti ba détãpa, il est descendu sur-le-champ.
détatchye, v. a.  Détacher. Détacher. Chon détatchyéi è bóté, les souliers sont détachés; va vitó détatchye ó véi pó mena ëntsan, va vite détacher le veau pour le conduire paître.
detëncha, s. f.  Extinction. Extinction. Kyënta detëncha dé véi sti an! quelle hécatombe de veaux cette année!
détendre Eteindre. Détendre ó  fwa, éteindre l'incendie. Eteindre. Détendre ó  fwa, éteindre l'incendie.
détendre v. a.  Déteindre, Déteindre, w'éivwe iré trwa tsāda, detën è motchyóo, l'eau était trop chaude, elle déteint les mouchoirs. || V. r. Se déteindre, Ha matire che detënjïé dri, cette étoffe se déteignait tout de suite.
détendre v. a.  Détruire. Détruire. L'an detën tó chin kyè powïon, ils ont détruit tout ce qu'ils pouvaient; avwéi ha matire oun detënjïe nète è motsé, avec cette poudre on détruisait beaucoup les mouches. || V. r. S'éteindre. I réista che détëndre prou mëimó, le reste s'éteindra bien tout seul, ou se détruira tout seul, selon le contexte; ché detendon pa è Rin-nâa, la famille des Reynard ne s'éteint pas.
détèra, v. a.  Exhumer Exhumer. L'an détèra è mò é l'an porta outre deri w'élije, ils ont exhumé les morts et les ont portés derrière l'église. || Retirer de terre ce qui avait été enfoui. Che moujon dri kyé détèréran dé trèjôo, ils s'imaginent tout de suite qu'ils déterreront des trésors. || Soulever de terre. Aprówa-è dé détèra ché chakye, essaye voire de soulever ce sac; l'a détèra a porta, il a soulevé la porte; détèra ina oun ky'iré déplan, soulever qqn qui était couché. || V. r. Se lever. È nyówé che détèron ina, les nuages se lèvent.
détesta, v. a.  Détester, abominer, Détester, abominer, ona tsó°"ja plo còrnacou è bawé chon tóte ita détesta, détesta, é óra poblïon chou chin dou comoun, une chose complètement contradictoire: les bals ont été abominés et condamnés et maintenant on les annonce à la maison communale.
détindre, v. a.  Détendre. Détendre. I berni l'è détindou, la faux est détendue; détindre ó talin dou berni, détendre le taillant de la faux.
détinta, s. f.  Détente. Détente. I détinta dou foje, la gâchette du fusil.
détó, s. m.  Dette Dette. L'è plin dé detó tin ky'ou son di pi, il est plein de dettes jusqu'au bout des cheveux.
détò, s. m.  Détour, Détour, iré vïa i pon, avwéi chin diaon tui bale oun grou dèto, le pont était enlevé, à cause de cela tous devaient faire un grand détour plus haut.
détôrba, v. a.  Distraire, déranger Distraire, déranger. Tó détôrbé fou kyè tralon, tu déranges ceux qui travaillent; nó fé détôrba pó rin! nous déranger pour rien!
détòrna, v. a.  Détourner. Détourner. Che ó détórna pa d'aa avwéi a mojeca di X, nó chin pa méi dé parin, si vous ne le détournez pas d'aller avec la [société de] musique de X, nous ne sommes plus parents.
détouédre, v. a.  Détourner. Détourner. Détwedre w'éivwe, détourner l'eau. |[ Fig. Détourner d'une idée, d'une opinion, etc. Can chon grou dinché, oun wè détwêe pa cómin n-o ou, quand les enfants sont grands, on ne les détourne pas [de leurs idées] comme on veut.
détrāchye, v. a.  Déchirer.  Déchirer. T'a détrāchya ó motchyōo, tu as déchiré le mouchoir.  V. r. Se déchirer. Ché fën papëe che détrāché vitó, ce fin papier se déchire vite.
détraona, v. a.  Détrôner. Détrôner. Tin kyè poran détraona vïa ché prejidan, l'aran tórdzó ha rlwé, jusqu'à ce qu'ils puissent détrôner ce président, ils auront toujours cette loi.
detri, s. m. Etrier  Etrier. È detri chon pó métré derën è pya can oun va mounta, les étriers sont pour y mettre les pieds quand on va à cheval.  
detri, s. m. Travail pour ferrer les mulets rétifs Travail pour ferrer les mulets rétifs. É mowé kyè ch'āchon pa fera oun mené ba a Chyoun, wéi l'an ó detri, avwéi chin l'è vitó fé, les mulets qui ne se laissent pas ferrer, on les conduit à Sion, là on a le travail, avec cela c'est vite fait.
détroua, adv.  Trop.  Trop. Vó métré trwa dé eanda derën a brechakye. - Na, na l'è pa dé trwa, vous mettez trop de victuailles dans le bissâc. - Non, non, ce n'est pas trop.
detrwëre, v. a. Détruire. detrwëre, v. a. Détruire. Fou crwéi j-ijéi detrwijon tòt'è tseneïré, ces mauvais oiseaux détruisent toutes les chènevières. V. r. Se détruire, se donner la mort.  Fou kyé che detrwîjon dinché chon pa dé braó moundó, ceux qui se détruisent ainsi ne sont pas de braves gens.
détsābla, v. a.  Dévaler. Dévaler. Détsābla ó bó°", dévaler le bois. || Par ext. Diriger, faire avancer. L'è Nòrbêe kyè détsāblé è tsó°"je, c'est Norbert qui dirige les opérations [au battoir]. || Avaler avidement. Ché pó trócha, l'a jou oun grou mounton dé tsêe pó dena é ona vwarba apréi iré tòté détsābla propra, celui-là pour manger gloutonnement, il avait un gros tas de viande pour dîner et un moment après tout avait disparu.  
détsābla, v. a.  Dire son fait à qqn, réprimander vivement. Dire son fait à qqn, réprimander vivement. Falïe vêre nó, can nó iŗon avouéi ó par'a nó vouéró nó iŗon détsābla! il fallait voir, quand nous étions avec notre père, comme il nous semonçait! Ché capotsën kyè cha détsābla chin kyè chon è Chavyejan! c'est ce capucin-là qui sait dire aux Saviésans leur fait! || Voy. tsābló.
détsācha, v. a.  Mettre le chanvre à la lessive; mouiller la toile avant de faire un habit, pour lui enlever l'apprêt. Mettre le chanvre à la lessive; mouiller la toile avant de faire un habit, pour lui enlever l'apprêt. Détsācha a tiwa, ôter l'apprêt à la toile; dé tiwa détsāchyaé, de la toile qui n'a plus l'apprêt.
détsapa (che), v. r.  Echapper. Echapper. I bala oun catsebindon é i pochou mè détsapa via, j'ai fait un contour et j'ai pu m'échapper.
détsardjye, v. a.  Décharger. Décharger. Fó°" aa détsardjye ó mówé, ó tsaré, ó fin, il faut aller décharger le mulet, le char, le foin.  V. r. Se libérer d'une peine. L'a anfin pochou ché détsardjye. dé ha condanasyon, il a enfin pu se libérer de cette condamnation; è pó°"ré j-amé fô°" kyè chofron tinkyè chiechon détsardjyéi chou cācoun, les âmes du purgatoire doivent souffrir jusqu'à ce qu'elles se soient déchargées sur quelqu'un [jusqu'à ce qu'un vivant ait accepté de satisfaire pour elles].
détsārdze, s. f. Décharge. Décharge. L'a rechyou a détsārdze derën i j-oue il a reçu la décharge dans les yeux.
detsardzó, s. m.  Déversoir.  Déversoir. L'aion djya parla adon dé pèrchye Prabéi pó féré pacha ó Tórin Nou; di ó mein da Dzôo l'oran fé oun detsardzó ba a Chyoun-na, ils avaient déjà parlé alors de percer Prabé pour amener le Torrent-Neuf; depuis le mayen de la Dzour, ils auraient établi un déversoir aboutissant à la Sionne. || Par ext. Passage à côté du chemin, iré oun grou detsardzó déjó ormó, pachaon tui wéi, il y avait un gros sentier sous l'Orme; tout le monde y passait.  Grim. détsardjyou.
détsàsye   v. a.  Chasser. Chasser. Chon byin détsàsyéi è mótsé, les mouches sont bien chassées [de la chambre]; vari amou eó, é j-é détsàseri prou, je monterai et je les chasserai bien.
détsàsye  v. a.  Déchausser, en parlant de la vigne. || Syn. tsasye. Déchausser, en parlant de la vigne. || Syn. tsasye.
detse, s. f.  Défaut du bétail Défaut du bétail. Ha atse l'a prou dé detse, cette vache a beaucoup de défauts.  Le mot se dit avant tout des défauts du bétail, rarement des qualités. Savoie dèche, tache faite à la réputation; Fank., Val-d'Ill., p. 65, detse, «défaut physique ou moral».
detse, s. f.  Petite rancune. Petite rancune. L'a 'na detse contré mè, il me garde une petite rancune.
detsele, v. a.  Se défaire de. Se défaire de. Rescon pa dé detsele ché pra, che achon pa eni can l'ita kyèsyon kyè falie féré w'ató, ils ne risquent pas de se défaire de ce pré, ils ne peuvent s'y résoudre quand il est question d'en faire l'acte de vente.
detsele, v. a.  Toucher à qqch., entamer Toucher à qqch., entamer. I detsele pa oun mwêe a ha tetse dé bó°", il ne touche pas un morceau de ce tas de bois.  
détsèrna Luxé, contusionné. Luxé, contusionné. I chouta ba da morale, i tó détsèrna a tsanba, j'ai sauté de la muraille, j'ai luxé ma jambe.
détsèrna, v. a.  Faire cesser l'enchantement. Faire cesser l'enchantement. Di ky'iron ita ëntsèrna, réstaon wéi tankyè venyié sti é j-é détsèrna, depuis qu'ils avaient été encernés, ils restaient là jusqu'à ce que celui-ci vînt les délivrer. || Par ext. Mettre en mouvement. Can n-avoui kerya ou foua fran a pâa dé ché, oun détsêrné prou è tsanbé, quand on entend crier «au feu» juste à côté de soi, on met [bien vite] les jambes en mouvement. Il Voy. ëntsèrna.
détsin-na v. a.  Déchaîner. Déchaîner. A tó détsin-na ó botchyó? as-tu enlevé la chaîne au bœuf?
detsoupóna, v. a.  Oter le bouchon d'un tonneau.Voy. tsoupon. Oter le bouchon d'un tonneau. || Voy. tsoupon.
dévansye, v. a.  Devancer.  Devancer. Dévanse tui nó, il nous devance tous.
dévasta, v. a.  Dévaster, ruiner. Dévaster, ruiner. Ha groucha ni a dévasta ó mêin, cette grosse neige a dévasté le mayen.
dévergonda, -dāé, adj. et s. m. et f.  Dévergondé. Dévergondé.
dévèrgondādzó, s. m.  Dévergondage. Dévergondage. Na, na, dé dévèrgondādzó dinché! non, non, de pareils dévergondages !
dévèrtóca -cāe, adj.  Décidé, lancé, jovial. Décidé, lancé, jovial. Kyënta dzowéna dévèrtócāe! quelle jeune fille décidée!
deverye, v. a.  Détourner. Détourner. Ché che ache pa deverye can l'a cakyé tsó°"ja ën téita, celui-là ne se laisse pas détourner quand il a une idée dans la tête. Il En partie. Donner une autre direction à l'eau d'arrosage. Fó°" aa ina ou tornyou deverye, il me faut aller détourner l'eau au point de partage. || V. n. L'a rin fé kyè deverye dé partie, il n'a fait que changer de parti. || Renverser. Dé sèrtin j-an l'è tó deverya: fé fri dé tsatin é tsa d'evêe, certaines années le temps est renversé: il fait froid l'été et chaud l'hiver.
deveti, v. a.  Dévêtir. Dévêtir. Devete ó peti óŗa, elle dévêt le petit maintenant. || V. r. Devete tè óŗa é va dromi, déshabille-toi maintenant et va dormir.  Il   Prov.  Fó°" pa che deveti déean ky'aa dromi, il ne faut pas se déshabiller avant d'aller se coucher [ne pas se défaire trop tôt de son bien].
devindró, s. m.  Vendredi. Vendredi. I Chën-Devindró, le Vendredi-Saint.
devisye, v. a.  Sortir une vis. Sortir une vis. Devise tó? est-ce que tu dévisses?
dévora, v. a.  Dévorer.  Syn. peca. Dévorer.  Syn. peca.
dévósyon, s. f.  Dévotion. Dévotion. Fajïé jaméi 'na dévósyon, il ne faisait jamais une dévotion.
dévósyónéta, s. f. Dim. de dévósyon.  Petite dévotion. Petite dévotion.
devosyou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Pieux, qui a de la dévotion, dévot Pieux, qui a de la dévotion, dévot. L'è pa di plo devosyou il n'est pas des plus dévots.
dévouêe, s. m.  Devoir. Devoir. Che tsecoun fé choun dévouêe, adon i va tó byin, si chacun fait son devoir, tout marche bien. Tâches d'école. Va féré toun dévouêe pó déman, va faire ton devoir (tes tâches) pour demain.
devowa, -wāe, adj. De bonne volonté, dévoué.  De bonne volonté, dévoué. Ché l'è ouncó byin devowa, celui-là est encore de bien bonne volonté.
dewachya, -chyaé, part.,adj.  Délaissé. Délaissé. Dzèrman l'è dewachya e-n-ódré, l'a pa ky'oun peti bote. Germain est bien délaissé, il n'a qu'un petit garçon.
déwava, v. a.  Enlever la terre en parlant de l'eau. Enlever la terre en parlant de l'eau. L'è prou ita déwava i têra, la terre a été beaucoup délavée.
déwavra Délabre . Fréquemment utilisé pour couper les mottes au bord des bisses.. Délabre . Fréquemment utilisé pour couper les mottes au bord des bisses..
déwāvra, s. f.  Dolabre, outil à deux faces en forme de hache d'un côté et d'un pic évasé de l'autre Dolabre, outil à deux faces en forme de hache d'un côté et d'un pic évasé de l'autre. N'ënplïé a déwāvra pó féré è têra, on emploie la dolabre pour faire les fossés. || Grim. dèlāvra.
deweca, -cata, adj.  Délicat, difficile. Délicat, difficile. L'è rin deweca pó ó mëndjye, il n'est pas difficile pour la nourriture. || Coulant. L'è rin ita deweca sti an pó bale condjja [l'instituteur] n'a pas été coulant cette année pour accorder des congés scolaires.
déwéi, adv. et prép.  Delà, au-delà. Delà, au-delà. Oun dé dèwéi Roun-nó, un de la rive gauche du Rhône, spécialement des communes situés vis-à-vis de Savièse. N'ën rechyou w' échôo outré déwéi sti an, le sort nous a désignés, cette année, pour les alpages, qui sont au-delà de la frontière valaisanne, en territoire bernois. Dou byéi déwéi, de l'autre côté, par opp. à dou byéi déchéi, de ce côté-ci. || L'autre monde. Can nó charin outré déwéi, nó porin nó répója, quand nous serons de l'autre côté, nous pourrons goûter un peu de repos.
déwéije, s. f.  Porte à claire-voie, partie d'une haie Porte à claire-voie, partie d'une haie. I déwéije dé Dórbanyon, la porte à claire-voie qui sépare les pâturages de Dorbagnon et de Bertsé.  Etude du mot dans FEW III, 139.
dewejanse, s. f.  Diligence. Diligence. Fan óŗa dé gran róté ina pé è deŗi véwādzó cómin che diechè pacha i dewejanse, aujourd'hui on fait des grandes routes jusque dans les derniers villages, comme si la diligence devait y passer.
déwenye Rendre rectiligne en parlant du bois Rendre rectiligne en parlant du bois. v. tr.  Lex. wenya, wenye, wenye.
dewevra v. a.  Délivrer. Délivrer.
dewevranse, s. f.  Délivrance. Délivrance. Kyënta dewevranse can fou bósé chon a w'écó°"wa! quelle délivrance [pour les parents] quand ces garçons sont à l'école!
di , s. m.  Doigt. Doigt. Terye, ou di, tirer au doigt [pour essayer sa force]; l'a pa manca oun di kyè l'orôo ëndin-na, il n'a pas manqué [la largeur] d'un doigt que j'aurais deviné, c.-à-d. il s'en est fallu de peu.
di, prép.  De, depuis De, depuis, óta di chou plache, ôter de quelque part; eni amou di pé Chyoun, monter de Sion; di ó tin, depuis le temps; di djye j-ouré, depuis dix heures; di dechandó, depuis samedi; ën di óra, depuis maintenant.  Conj. Di kyè, depuis que. Di kyè l'an jou fé ha mijon, chon pa méi resta a vyele, depuis qu'ils ont bâti cette maison, ils ne sont plus restés dans l'ancienne; l'a a counpara pó etodié, ma di kyè l'an pacha outre..., c'est pénible pour étudier, mais «depuis qu'ils ont dépassé»...
diadon, adv.  Depuis lors. Depuis lors. L'è diadon kyè l'è ëngrëndjya avouéi nó, c'est depuis lors qu'il est fâché contre nous. || Id. Hérém. (Lav. 269), Grimisuat.
dibló, -dibla, adj.  Malade d'un membre. Malade d'un membre. Dibló d'ona tsanba, d'oun bréi, malade d'une jambe, d'un bras.
dichya, prép.  Depuis. Depuis. Atinjó djya chela dichya on'oura, j'attends ici déjà depuis une heure; è rejën chon môo dichya oun mi, les raisins sont mûrs depuis un mois; l'è pa ita dichya ona vouārba, chon jou kyerya ómó, il n'y était pas depuis un moment qu'ils sont allés appeler l'homme. || Dans, par rapport à l'avenir. Dichya 'na vouārba chon tote ën trota, dans un moment tout serait en train. || Conj. Dichya kyè, depuis que: dichya kyè l'an jou a peca, è béitchyé réiston kïa, depuis qu'il a reçu le manger, le bétail reste tranquille.
diféramin différemment .lex.:fiférin , diférinse , diférinsye différemment .lex.:fiférin , diférinse , diférinsye
diférin, -inta, adj.  Différent. Différent.
diférinse, s. f.  Différence.  Différence. Oun devri pa féré dé diférinse ëntr'è j-infan, on ne devrait pas faire de différence entre les enfants (ne pas favoriser les uns au détriment des autres, dans testament, etc.).
diférinsye, v. a.  Différencier Différencier. Cha ouncó rin diférinsye, il ne sait pas encore saisir les nuances.
dii, v. a.  Devoir. Devoir. Conjug.: dió, tó di, i di, nó diin, vó dii, i diyon. \ dijó, tó diié, i diié, nó diāon, vó diãé, i diāon. | devri, tó devréi, devre, devrin, vó devre, devron. \ devrõo, tó devri, i devri, devran, vó devri, devran. \ kyè yó diecho, dieche, diechon, diecha, diechon. \ \ Di eni oŗa, il doit arriver maintenant; di dóou sin fran à nó, il nous doit deux cents francs; ó diecha pa féré chin, vous ne deviez pas faire cela; chin ky'iŗé djyou, le dû.
dijechatchyémo, adj. num. ord.  Dix-septième. Dix-septième.
dijechate adj.num.card. dix-sept . La dernière syllabe -te , ne se prononce pas devant une consonne  dix-sept . La dernière syllabe -te , ne se prononce pas devant une consonne : dijecha tchyévre, dix-sept chèvres. 
dijenou, adj. n. card.  Dix-neuf. Dix-neuf.
dijevouétchyémó, adj. num. ord.  Dix-huitième. Dix-huitième.
dijevouete, adj. n. card.  Dix-huit. Dix-huit. Dijevoue mowe, dix-huit mulets.  Même particularité que pour dije-chate.
dijevouétin-na, s. f.  Dix-huitaine Dix-huitaine, ona dijevouétin-na dé petite charpin, une dix-huitaine de petits serpents.
diminchyon Dimension, Dimension,
din, s. f.  Dent. Dent. È din dou ouaséi, les dents de lait; è din dé rl'oué, œillère, dent œillère, canine de la mâchoire supérieure; è din déean, è din dé deri, les incisives, les marteaux; métré è din, faire ses dents; terye foura ona din, arracher une dent; è fosé din, les fausses dents; mótra è din a câcoun, montrer les dents à qqn (prendre un air menaçant) ; ai oueji d'ai dé grouché din, avoir le temps de « mettre les dents grandes» (avoir faim). || È din dou coutéi, les brèches d'un couteau; è din da réicha, les dents de la scie; è din dou ratéi, dou penyó, les dents du râteau, du peigne; è din di j-âouété dou borgó les dents des ailettes du rouet. Prov. Fó °" pa mëndjye ó bën tandjyo ky'o-n-a dé bóné din, il ne faut pas manger son bien tandis qu'on a de bonnes dents. || Dev.: ona binda dé béra blan kyè ché baton é ché baton é jaméi ché fan dé ma? - è din. Une troupe de béliers blancs qui se battent et se battent et ne se font jamais de mal? - les dents.
dinamite, s. f.  Dynamite, ona cartochye dé dinamite, une cartouche de dynamite. Dynamite, ona cartochye dé dinamite, une cartouche de dynamite.
dinché, adv.  Ainsi, de cette façon.  Ainsi, de cette façon. L'è prou bon dinché, c'est assez bon comme cela.  Couci-couci, pas plus qu'il ne faut. Cómin vó pórta-vó ? - dinché, comment vous portez-vous? - couci-couci, pas plus qu'il ne faut. «Le d initial est un préfixe intensif: inche inusité est de même formation qu'ainsi. » Pierreh. 168.
dinisye, dinichye Dénicher Dénicher
din-na, v. a.  Deviner, Deviner, forme abrégée de ëndin-na, employée surtout à l'impér. din-na-è, devine voire.
dintāa, s. m.  Eminence, proéminence. Eminence, proéminence. Oun dintāa dé chéi, une saillie de rocher  . Semble un dérivé de din, dent.
dintéwa Dentelle Dentelle.n. f.  Syn. pouënte. Lex. dintéouête. 
dintéwéte Petite dentelle. Var. dintéwéta. Petite dentelle. Var. dintéwéta.
dintéwéte, s. f.  Petites dents, petite brèche. Petites dents, petite brèche. I talin dou berni vën tote a dintéwéte, le taillant de la faux vient tout en petites dents. 
dióŗa, adv.  Désormais.  Désormais. || Syn. ëndi oŗa.
dióŗa, adv.  Endi oŗa. Désormais. 
diówa.  Jeu .Terme du jeu de la garde. Voy. s. v. botën. Terme du jeu de la garde. Voy. s. v. botën.
dirésyon, s. f.  Direction. Direction.
diretôo, s. m.  Directeur. Directeur.
diridjye, v. a.  Diriger. Diriger. Chin chon pa ita diridjya dou bon byéi, ils n'ont pas reçu une bonne éducation dès le commencement. || V. r. Chaon prou che diridjye méimó, ils savent bien se diriger eux-mêmes.
disgrāsé, s. f.  Querelle. Querelle. Chin l'è rin kyè pó bale dé disgrāsé é dé mawëntinda, ce n'est que pour causer des querelles et des malentendus. Prov. (L. 484). L'ï mijere kyè bal'è disgāsé, c'est la misère qui fait les querelles.
disipa, v. a.  Digérer. Digérer. Ché tsate l'è oun femeouën, pou pa disipa ó couêe di raté, ce chat est bien délicat, il ne peut pas digérer la peau des souris. || Syn. desipa, dedzeri.
disperdjye, v. a.  Disperser. Disperser. Tsa kyé vën grou ó té disperdze chela éwéi, au fur et à mesure qu'un enfant grandit, il le disperse (place) ici et là. || V. r. Che chon tui dispèrdjya, tous se sont dispersés.
distiwa, v. a.  Distiller Distiller. Distiwa ó dzinyó, distiller le marc du raisin.
distrére Distraire,  Distraire, 
ditéi, s. f.  Terme d'écolier. Dictée. Terme d'écolier. Dictée.
diton, s. m.  Dicton,  Dicton, proverbe.  Syn. dejan-na, qui est plus ancien.
diton, s. m.  Proverbe. Dicton, proverbe.  Syn. dejan-na, qui est plus ancien.
divòrsa (che), v. r.  Divorcer. Divorcer. Che chon divòrsa, ils ont divorcé; chin che māryon pó che divòrsa, ces gens se marient pour divorcer.  Le réfléchi pour le neutre est SR.
divòrse, s. m.  Divorce. Divorce. Pé fou rloua l'a dabo atan dé divòrse cómin dé maryādzó, dans ces endroits il y a bientôt autant de divorces que de mariages.
djya, adv.  Déjà. Déjà. L'è djya parti, il est déjà parti.  Grim.: dédjya.
djyābla, s. f. Forme féminine de djyābló, voy. ce mot. Diablesse, rude femme, maîtresse femme. djyābla, s. f. Forme féminine de djyābló, voy. ce mot. Diablesse, rude femme, maîtresse femme. Ha l'è ona djyābla pó trale, c'est une rude femme pour travailler.  ā djyābla, à la diable; di kyè l'ita via i märe l'è jou tot'ä djyābla, depuis que la mère fut morte, tout «alla à la diable ».
djyabla, s. m.  Diablotin, enfant vif et espiègle. Diablotin, enfant vif et espiègle.
djyablamin, adv.  Diablement. Diablement.
djyablatën, s. m.  Diablotin. Diablotin. || Syn. djyabla.
djyablécha, s. f.  Diablesse. Diablesse.
djyabléé, v. n.  Jurer, sacrer. Jurer, sacrer. Kyën tin pó féré djyabléé ó moundó! quel temps à faire jurer les gens!
djyableri, s. f.  Diablerie. Diablerie.
djyābló, s. m.  Diable. Diable. L'a you ó djyābló, il a vu le diable. Par ext. et fig. Oun bon djyābló, un bon garçon; ai ó djyābló ou côo, être très remuant; kyën djyābló, quel audacieux! ona pouire dou djyābló, ona tsaôo dou djyāblo., oun trin dou d., ona chi dou d., une peur terrible, une chaleur d'enfer, un vacarme infernal, une soif ardente; nëe cómin i d., métchyin cómin i d., noir, méchant comme le diable; fér'ó djyābló a catrò, faire un tapage infernal; i djyābló é choun trin, tout le diable et son train, formule SR pour abréger plaisamment une énumération. || Van ba ou trebounaoue bale w'arma ou djyābló, ils vont en bas au tribunal donner l'âme au diable [prêter faux serment].-
djye , adj. n. card.  Dix. Dix. Djye j-infan, dix enfants.
djye, s. m. Voy. s. v. djyo. djye, s. m. Voy. s. v. djyo.
djyejin-na, s. f.  Dizaine,  Dizaine, ona djye-jin-na dé cocon, une dizaine d'œuf s.
djyejyémó, -ma, adj. n. ord.  Dixième. Dixième.
djyêrla, s. f.  Grand seau en bois. Le djyêrlon a la même forme, mais est plus petit. Grand seau en bois. Le djyêrlon a la même forme, mais est plus petit.
djyêrlon, s. m.  Seau oblong pour du lait, de l'eau. La forme en est plus grossière que celle du bèrlon.Dérivé de djyêrla. Seau oblong pour du lait, de l'eau. La forme en est plus grossière que celle du bèrlon.Dérivé de djyêrla.
djyéta, s. f. Pâturages sur Berne.   A Savièse, ce mot désigne les pâturages que les Saviésans possèdent dans le canton de Berne, aux environs du Châtelet (Gsteig). I Vouespela l'è ona bóna djyéta, la Vuispille est un bon pâturage. Nom de lieux-dits répandu en Valais: Giettes (mayen de St-Maurice), Agettes près de Sion, etc.
djyétró, s. m.  Gîte; Gîte; place formée par un homme qui s'est couché dans le foin, l'herbe, la neige. I ouivra iré deŗ'ou djyétró, le lièvre était dans le gîte', t'a dromi chou ó fin ba  ā grandze, oun cóny'ouncó ó djyétró, tu as dormi sur le foin à la grange, on voit encore le gîte.
Djyo s.m. Dieu. Dieu.  i' boun Djyo, le bon Dieu; Djyo ó rinde! (abrév. Djyörinde!), Dieu vous le rende! i pa you arma dé Djyo, je n'ai pas vu une âme. - Forme abrégée Djye, dans l'expression exclamative ó mo Djye don! ô mon Dieu!
djyörinde! Excl.  Dieu vous le rende!  Dieu vous le rende! Voy. s. v. Djyo.
djyówa, s. f. cf.gwé Plant de vigne produisant beaucoup de raisin de moindre qualité. Plant de vigne produisant beaucoup de raisin de moindre qualité.
dó, prép.  Vers. Vers. L'a atindou. ënkye tin-kyè dó fën täa, il a attendu ici jusque vers le soir très tard; iré outré dó maten, c'était vers le matin.-
dó°"djyę   v.a. Dévider Dévider
dó°"djye  adv. Rivaliser  Rivaliser . Var. dó°"djye (a). Chon tôtin a dó°"djye pó fa méro°"a, ils sont toujours en rivalité pour ce jouet.
dóba, s. f.  Daube. Spécialité culinaire.  Spécialité culinaire. Daube.
dobën, adv.  Du bien:  Du bien: Vient de «de bën»,  l'a fé doben, cela lui a fait du bien; chin fé tan dobën dé powi che répója oun pó°"! ça fait tant de bien de pouvoir se reposer un peu!
Dóblą Doubler l'attelage Doubler l'attelage. L'a falou dóbla, il a fallu doubler [disait-on lorsqu'un seul mulet ne réussissait pas à tirer le char à foin].
dóbla, s. f.  Second estomac des ruminants Second estomac des ruminants. I mochïe è bréi tinkyé ba ä dóbla, il poussait ses bras jusque dans le second estomac [de la vache]. || Cf. sanpe, qui désigne le premier estomac.
dóbla, v. a.  Doubler. Doubler. Dóbla ó dzepon, mettre une doublure au gilet.  Par ext. Entourer un livre, un cahier d'un papier protecteur. L'a dóbla ó ouivro pó kyè che contseché é che defoteché pa, il a «doublé» le livre pour qu'il ne se salisse et ne se déchire pas.
dóblamin, adv.  Doublement. Doublement.
dobli, s. m. et adj.  Double . Cf. drobli Double . Cf. drobli
dóbló Adv. Double. Double. Vêre dóbló, voir double.
dóbló, dóbla s.m.  Ce qui est double. Ce qui est double. Oun vi pa kyè dé pli è dé dóbló, on ne voit que plis et doubles [à l'habit des capucins]; ou dóbló, au double: n'ën paea ou dóbló, nous avons payé le double.
dóbló, dóbla, adj.  Double, Double, ona fiséaya dóbla, une ficelle double; dé hé bèoué flöo dóblé, de ces belles fleurs doubles
dóbló, s. m.  Fusil de chasse et par ext. tout fusil de grand calibre Fusil de chasse et par ext. tout fusil de grand calibre. L'a pri ó dóbló é via, il a pris le fusil et s'en est allé.
doblora, s. f.  Doublure. Doublure. I doblora l'a chouta, la doublure s'est déchirée par trop de tension; i doblora dou caé, la «doublure» du cahier.
dódjyémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Douzième. Douzième.
dódzan-na, s. f.  Douzaine. Douzaine. I martchyan ouéi vin tote pé dódzan-né, ce marchand vend tous les articles à la douzaine.
dódze, adj.n. card.  Douze. Douze. Dódjy'ouré, douze heures.
doin, s. m.  Doyen Doyen. I gran doin, le doyen de la cathédrale.
dója Doser. Doser.
dojo, s. m.  Duc (oiseau). Duc (oiseau).
dóle, s. f.  Douille, cartouche. Douille, cartouche.
dóló, s. m.  Imbécile, sot. Imbécile, sot. Oun brote dóló, un vilain sot; can o-n-è tan taco d'acouta tó fou dóló, o-n-a chin ky'on-amereté, quand on est si nigaud que d'écouter tous les imbéciles, on a ce qu'on mérite.
dólon, s. m.  Pot d'une certaine grandeur. Pot d'une certaine grandeur. Atseta oun dólon pô cāféi, acheter un pot pour le café. || Dérivé du lat. dolium.
dólóna, s. f.  Le contenu d'un dólon, pot Le contenu d'un dólon, pot. L'a metou chou a tabla 'na groucha dólóna dé vën, il a posé sur la table un grand pot rempli de vin.
domenanse, s. f.  Disposition, Disposition, iŗé tóte ä domenanse ina ën Prabéi, tout était à la disposition [des bergers] à Prabé [ils pouvaient y laisser le bétail paître librement]; i jou tré j-infan a ma domenanse, j'ai ces trois enfants à ma disposition.
domestecó, s. m.  Domestique. S'emploie seulement au masculin.. Domestique. S'emploie seulement au masculin. || Syn. vawé.
don , adv.  Donc. Donc. È t-e don pèrmé, est-ce donc possible? L'è don arówa dā mountanye che t'a you ó bagadzó, il est donc arrivé de la montagne, si tu as vu le «bagage».
don , adv.  N'est-ce pas?  N'est-ce pas? si. Véjó ba a Chyoun? - na... - don, je vais à Sion - Non!... - mais si, n'est-ce pas? Cette expr. s'emploie surtout pour marquer l'insistance.Cf. Daoun
don ... don, adv.  Tantôt ... tantôt. Tantôt ... tantôt. Don la, don ouéi, tantôt ici... tantôt là; i demandé don ona tsóouja, don w'atra, il demande tantôt ceci, tantôt cela.
Dona kyè, conj.  Aussitôt que. Aussitôt que. Dona kyè l'îta arowa, ch'é pa arèta, l'a tòrna a parti, aussitôt qu'il fut arrivé, il ne s'est pas arrêté, il est reparti.
dona, adv.  Ensemble, d'accord, d'un coup. Formé de de ona. Ensemble, d'accord, d'un coup. Formé de de ona. È t-e pa enou dona avoyéi té? n'est-il pas venu ensemble avec toi? Sti có°" nó chin dona, cette fois nous sommes d'accord; t'éi tòrdzò dona avwéi rlwi pó féré dé fāse, tu es toujours avec lui pour jouer des tours.
dondin-na, s. f.  Femme qui a beaucoup d'embonpoint, dondon. Femme qui a beaucoup d'embonpoint, dondon.
dondjyè, s. m.  Danger. Danger. L'è ën dondjyè, il est en danger.
dondzeroju, -ja, adj.  Dangereux. Dangereux. Per léi l'è dondzerou dé tsêre, par là il y a danger de tomber.  On entend aussi prononcer dondzirou, comme à Grimisuat.
donkyédon, adv.  Parfois, de temps en temps. Parfois, de temps en temps. I vën donkyédon dé plodze sti an, il pleut de temps en temps cette année; i ënvwié donkyédon ona wétra, il écrit de temps en temps une lettre.
donta, v. a.  Dompter, mater. Dompter, mater.
dontôo, s. m.  Dompteur. Dompteur.
dōo, doura, adj.  Dur.  dōo, doura, adj. Dur. Dé bó°" dōo, du bois dur, chêne, frêne, par op-pos. au bois tendre, sapin, etc.; i tepa doura l'è méi ina; outôr dou tsawé l'a rin kyè dé vèrkyémó é dé wapése, le gazon dur est plus haut; autour des chalets il n'y a que des épinards sauvages et des patiences; dōo cómin è corné di tsën, dur comme les cornes des chiens, très dur. || Fig. O-n-ómó dōo, un homme rude . Pénible. Pó trin-na a rlwidze ba pé ó plan wéi l'è bougramin dōo, pour traîner la luge par cette plaine, c'est rudement pénible. || Prov. (L. 67) Mi d'ó°", mi dōo, mois d'août, mois dur.  Avare, peu généreux. Sta l'è doura cóm'oun chéi, celle-ci est avare, tenace comme un roc. Prov. I chorté méi dou dōo kyé dou nou, il sort plus du dur que du nu, un avare donne plus que celui qui n'a rien.L'ïta 'na doura pó pacha w'evêe, ç'a été terrible pour passer l'hiver. , 
dôon, prép.  Le long de. Le long de. Achye cakyé tsó°"ja dôon di vaé, laisser qqch. le long des chemins; dé cló°"joré dôon di canpanyé, des clôtures le long des propriétés; ba pé dôon da vae, le long du chemin. (L., Contes, p. 235.)
doōo, s. f.  Douleur, souffrance du corps, du cœur, de l'âme. Douleur, souffrance du corps, du cœur, de l'âme. Kyënta doōo can o-n-é ita mwêe dé hé broté béitchyé, quelle douleur quand on a été piqué par ces vilaines bêtes; l'aie ona doōo dé vêre parti ché infan, elle éprouvait une grande peine de voir partir cet enfant. Epreuve. I plo groucha doōo kyé l'a pé la, l'è i chèkye, l'épreuve la plus pénible ici, c'est la sécheresse.
dóou, davoué, adj. n. card.  Deux Deux. || Prov. dó°" j-ómó che récontron, ma pa davwé chêré, deux hommes se rencontrent, mais pas deux montagnes.
dóoudjye adv.  A qui mieux mieux. A qui mieux mieux. I van dó°"djye a w'écó°"wa, les deux rivalisent à l'école; van do°"djye ché kyè pou mèi bale bire, chacun s'efforce de donner plus à boire que l'autre.
dora  v. n.  Durer. Durer. Fou j-âlon kyè 'n-atsete óra douron rin, ces vêtements qu'on achète maintenant ne durent point.
dora , s. f.  Durée. Durée. Fan méi dé tsó°"jé dé dora óra, maintenant on fait davantage de choses qui durent.
dóra, v. a.  Dorer. Dorer.
dorabló, -bla, adj.  Durable. Durable.
dòrdjya, s. f.  Grosse pluie. Grosse pluie. Sti co°" l'è enou 'na bóna dòrdjya, cette fois il est tombé une bonne pluie.
dòrdjye, v. imp.  Pleuvoir fortement. Pleuvoir fortement. I cóminsé a dòrdjye, il commence à bien pleuvoir; l'a wêe dé dòrdjye tót'â néi, il a l'air de vouloir pleuvoir fortement toute la nuit. || A Grimisuat dòrdjye, outre le sens de pleuvoir, signifie aussi «fouetter» un enfant; à Montana, Ayent, dorzye id. A Savièse le mot désigne surtout la pluie qui crépite et frappe les feuilles, les vitres, etc., en tombant. |] Afr. «dourder» a le sens de battre, maltraiter.
dördon  Homme peu développé Homme peu développé (pas seulement à Grimisuat).
dòrdon, s. m.  Petit garçon. Grim.: homme peu développé surtout intellectuellement. Petit garçon. Grim.: homme peu développé surtout intellectuellement.
doré, doréta, adj.  Un peu dur. Un peu dur. Dé tsêe doréta, de la viande peu tendre.
dorôo, s. m.  Doreur. Doreur.
dōsa, s. f.  Gousse, part, des haricots Gousse, part, des haricots. È dōsé dé fou pi chon destra tindré, les gousses de ces haricots sont très tendres.
dóta (che), v. r.  Avoir des soupçons. Avoir des soupçons. Che dótaé pa dé nó, il n'avait pas de doute sur nous; che dóté pa kyè l'è i frare a rwi kyè l'a fé chin, il ne pense pas que c'est son frère qui a fait cela.
dótāa, adv.  Le soir. Le soir. L'è pye enou dótāa, il n'est arrivé que le soir. || Prov. (L. 41) È nyówé ródzé ó matën, a plodze dótāa, les nuages rouges le matin, pluie du soir; (L. 42) trawitron dou matën, plodze dé dótāa, arc-en-ciel du matin, pluie du soir.  Le mot est composé de , vers, et de tāa, tard.
dótanse, s. f.  Doute, soupçon. Doute, soupçon. Chadé vó cwi l'a fé chin? - Na, ma i dé dótanse kyè l'è i vejën, savez-vous qui a fait cela?-Non, mais je soupçonne que c'est le voisin.  Doutance, assez peu usité en SR, est connu en Normandie, Perche, Poitou, Bretagne, etc., et est très répandu en afr.; en provençal doutanço (Mistral). Pierreh. 199.
dotrena, v. a.  Gronder, endoctriner. Gronder, endoctriner. Ché da pāa ënkye ché viêe prou dotrena, notre voisin ici était fortement grondé.
dou art. déf. m. au gén. - ablatif.  Du Du. I wivró da mécha dou pare, le livre de messe du père; dou tin ky' ïré Métralè ëncora chela, du (au) temps où M. Métrailler était curé ici; dou byéi di mêin dé Counti, du côté des mayens de Conthey.
dou art. partitif.  De De. I bon vën fé jaméi dou tôo, le bon vin ne fait jamais de tort. || Cette forme, au lieu de , est plutôt moderne.
douja v. n.  Oser. Oser. Doujé pa chouta ba, il n'ose pas sauter en bas Syn. ouja.
douŗa, s. f.  Repos. Repos. L'a pa oun móman dé douŗa, il n'a jamais un moment de tranquillité.
douse   s.m. Moût. Moût. Nó j-a bala a biré dé douse, il nous a donné à boire du moût.
douse, adj. m. et f.  Doux. Doux. Fé douse, il fait un temps doux; sti vën l'è trwa douse, ce vin est trop doux;' ché cochën l'è déstra douse, ce coussin est très soyeux; i parlé tan douse, il parle avec tant de douceur. ā douse, à la douce; tó va pa prou ā douse, tó brekyé tòté, tu ne vas pas assez à la douce, tu casses tout; cómin vó va t-e? - tót'ā douse, comment allez-vous? - tout à la douce [doucement]. || Adv. Sans cahot. Can l'è dé bóna trin-na, o-n-è byin chou a rlwidze, oun va byin douse, quand le terrain est glissant [assez de neige], on est bien sur la luge, on va sans cahot. 
dousemin, adv.  Doucement; à voix basse. Doucement; à voix basse. L'è enou dousemin deri mè, il est venu doucement derrière moi; parlaé trwa dousemin, oun conprinjié rin, il parlait trop bas, on ne le comprenait pas.
douséta, s. f.  Polypode vulgaire (Poly-podium vulgare L.) Polypode vulgaire (Polypodium vulgare L.) È j-infan van remâcha dé douséta pé è chéi é mâtson è rachené, les enfants vont ramasser la doucette par les rochers et  en  mâchent les  racines   [rhizomes des fougèresqui ont à l'envers deux rangées de  spores ronds, parallèles. On l'appelle aussi réglisse des bois et elle pousse au pied des vieux chênes..].-
douwa, s. f.  Douve Douve. È douwé (qqfois le sing.) désignent l'ensemble des quatre parois d'une chambre, et aussi les quatre murs d'une maison: l'a rin dé fé ky'i douwa, i réista da mijon l'è tote bogó, il n'y a que les douves (murs) de fait, le reste de la maison est vide.
douwa, s. f.  Douve. Douve. L'a dé douwé ën bó°" é dé douwé ën fêe, il y a des douves en bois et des douves en fer. 
dôwa, s. f.  Dôle, nom d'un plant de vigne. Dôle, nom d'un plant de vigne. L'a plojo chorté dé dôwa: i groucha dôwa, i petita dôwa, i sintefwa, i borgonye, i bòrdo, i madéwin, il y a plusieurs espèces de dôle: la grande dôle, la petite dôle, le Sainte-Foix, le bourgogne, le bordeaux, le madelin.
dówdjye adv.  Dévider. Dévider. N'ën djya dó°"djya tré j-étsapé, nous avons déjà dévidé trois écheveaux; yó dó°"dzó vwi, tó dó°"dzéré déman, je dévide [la laine] aujourd'hui, tu la dévideras demain.
dówdjyou, s. m.  Dévidoir. Dévidoir. L'a ona winvwa cóm'oun dó°"djyou., il a une langue comme un dévidoir. || Dó°"djyou c'est le dévidoir sur pied; le petit dévidoir à main s'appelle etrevyou
dówtré, adj. num.  Deux ou trois, quelques-uns. Deux ou trois, quelques-uns. Dó°"tré grou pati-flo°" pó rin féré, deux ou trois gros dadais qui ne font rien; i pri d'artre mótsété, j'ai pris quelques allumettes; dó°"tré adzó, deux ou trois fois.
draga     Courir les filles.Néologisme. Courir les filles.Néologisme.
drésye, v. a.  Dresser. Dresser. Fó°" drésye ché pawën, il faut planter droit cet échalas; t'a pa béjwin dé tan drésye ó na, tu n'as pas besoin de tant faire l'important.  Can è j-infan chon pa ita drésya, comanda rlôo cakyé tsó°"ja apréi! quand les enfants n'ont pas été éduqués, commandez-leur quelque chose après! || Syn. adrésye.
dreti, -tiŗe.  Droitier, Droitier, ëntchyé nó l'a pa oun dreti, chon tui gótchye, chez nous personne n'est droitier, tous sont gauchers. || Adroit. L'è dreti pó fótré è galo°", il est adroit pour jeter les cailloux.
dri , s. m.  Droit,  Droit, ce qui revient à quelqu'un. Ché pêe pa choun dri, celui-là ne perd pas son droit; tsecoun choun dri, à chacun ce qui lui revient.  A tôo é a dri, à tort et à raison.  Droit d'eau au Torrent-Neuf. Il y a six dri au T.-N.; six ayants droit ont simultanément l'eau du T.-N. pour l'arrosage.
dri, adv.  Directement. Directement. L'è parti dri ba, il est descendu tout droit; l'è parti dri, il est parti tout de suite; yó chéi enou tó dri, je suis venu tout droit; dri deri a mijon, juste derrière la maison; dena-vó dabó? - pa fran  dri,  dînez-vous bientôt? pas tout à fait; l'a pacha tó dri outre, il a passé tout droit outre. || Le fr. pop. SR emploie en ce sens droit.
drisé, drité, adj.  Droit. Droit. Oun chapën byo drisé, un sapin bien droit; è tsanbé chon pa drité, les jambes ne sont pas droites; tën té byin drisé, byin drité, tiens-toi bien droit, droite; i man drité, la main droite; tó va tòrdzó a drité, tu vas toujours à droite. || Debout. L'ïta drisé tó tin da mécha, il est resté debout pendant toute la messe. 
dritora, s. f.  Droite ligne. Droite ligne. I venye a rlôo vën ina tin ky'ën dritora dou pya da nó°"tre, leur vigne monte en droite ligne au pied de la notre; i morale wéi l'è pa ën dritora, ce mur n'est pas en droite ligne; aa pye ën dritora, vó arowa jostó ā gara, allez seulement en «droiture», vous arriverez juste à la gare.
dró°"tse, s. f.  Gentiane jaune (Gentiana lutea). Gentiane jaune (Gentiana lutea). Féré dé brinteën avwéi dé dro°"tse, faire de l'eau-de-vie avec de la racine de gentiane.
drobli, droblire, adj.  Double, Double, ona flōo droblire, une fleur double; o-n-andin drobli, un andain double; dé fi drobli (syn. rèifya), fil double (opposé à fi sinlan, fil simple).
drobli, droblire, adj.  Enorme, considérable,  Enorme, considérable, par ext. . Oun catson drobli; cf. catson; dé méchondzé droblire, des mensonges énormes (syn. peoujé, voy. ce mot).  Pour désigner l'andain double, le mot dobli est aussi usité.
drodze, s. f.  Engrais. Engrais.Mots de la même famille drou, ëndrodjye.  | Le mot drodze à Grimisuat désigne aussi le fumier.
dróga (che), v. r.  Se droguer. Se droguer.
dróga, s. f.  Drogue (sens méprisant). Drogue (sens méprisant). Vin rin kyè dé dróga, il ne vend que des choses de nulle valeur.
drogiste, s. m.  Droguiste. Droguiste.
droite, s. m.  Droit Droit. I ó drwé dé pacha chela, j'ai le droit de passer ici. || Syn. dri .
dromadero, s. m.  Dromadaire. Dromadaire. Cette appellation commence à l'emporter sur celle d'armadéró (voy. ce mot).
dromi, v. n.  Dormir. Dormir. Dromi defoura, dormir à la belle étoile; dromi cómin è catson, dormir comme les cochons, sans se déshabiller; aa dromi, aller se coucher; dromi cómin dé tron, dormir comme des troncs, c.-à-d. d'un sommeil très profond.
dromyan, s. m.  Dormeur. Dormeur. L'è tan dromyan, c'est un gros dormeur.
drôo, drowa, adj. et s. m. et f.  Drôle.  Drôle. Chin chon dé drówé dé tsó°"jé, ce sont là de curieuses choses; l'è oun pó°" dróo, il est un peu drôle, a la tête un peu détraquée; oun crwéi dróo, un mauvais drôle; l'è tan dróo, il est si drôle; chéi pa ch'iré drowa, ma iré ona bechatsé, je ne sais si elle était détraquée, mais elle était négligente, inconséquente, sans ordre, sans énergie.
drou, s. m.  Endroit où l'herbe est très drue. Endroit où l'herbe est très drue. I drou di borló, le drou des trolles, endroit de l'alpage particulièrement riche en trolles.
dróweri, s. f.  Drôlerie, chose drôle. Drôlerie, chose drôle. L'a rinkyé dé dróweri p'ā téita, il n'a que des drôleries dans son cerveau.
dzala, dzalae, adj.  Se dit d'un pelage marqué de petites taches ou de raies blanches. Se dit d'un pelage marqué de petites taches ou de raies blanches.
dzanéta, s. f.  Herbe jaune  Herbe jaune  dé dzanéta, herbe qui n'a pas été arrosée et qui glisse sous la faux.
dzanéta, s. f.  Prune jaune Prune jaune ona petita dzanéta désigne une petite prune jaune
dzanéta, s. f.  Verdier , oiseau de couleur jaune, .  ;  Oiseau de couleur jaune, verdier.  ; 
dzāno  s.m. Jaune Jaune . Oun dzānó, un jaune, une pièce d'or. || Au jeu de billes, c'est un bouton jaune   en   métal;   il   vaut   deux «blancs» (boutons qui ne sont pas en métal). Les enfants se servent aussi de boutons dans leurs petites transactions.
dzāno, dzāna, adj.  Jaune. Jaune. Dé j'awan dzānó, des osiers jaunes; è pachèra l'an é pya dzānó, les moineaux ont les pieds jaunes. 
dzaoji   s. f.  Jalousie. Jalousie.
dzaou, dzaouja, adj.  Jaloux. Jaloux. Chon dé moundó prou dzaou, en voilà des j aloux !
dzapa Facilité de parole Facilité de parole.n. f.  Par ext. commère. Kyënta dzapa ! quelle commère ! Lex. dzapa. dzapâé, 
dzapa, v. n.  Japper, aboyer. Japper, aboyer. Ché brote tsën dzapé tòt'ā néi, ce vilain chien jappe toute la nuit. || Criailler, insulter. Dzapa pye tan kyè tó ou, jappe seulement tant que tu veux.
dzapāé, s. f. Aboiement  Aboiement. Ché tsën fé dé plo broté dzapéi ky'o-n-atrapé pwiré, ce chien fait de tels jappements que la peur vous saisit.
dzardzéi, s. m.  Jable . Rainure des douves où s'engage le fond d'un tonneau,  Jable . Rainure des douves où s'engage le fond d'un tonneau, . L'è trwa pori i dzardzéi, oun pou pa torna métr'ó fon, le jable est trop pourri, on ne peut plus remettre le fond.
dzardzelou, s. m.  Jabloire ou jablière  Instrument de tonnelier pour faire les rainures, . Instrument de tonnelier pour faire les rainures, jabloire ou jablière.
dzardzéoua, v. a.  Jabler.Faire les rainures, Faire les rainures, jabler.
dzargon, s. m.  Jargon. Jargon.
dzargóna, v. a.  Jargonner. Jargonner. Fou moundó pó dzargóna! ces gens pour baragouiner !
dzavoui, v. a.  Profiter d'une nourriture, manger, jouir. Profiter d'une nourriture, manger, jouir. I catson l'a rin dzavwi, le porc ne s'est pas développé; cómin pori t-e eni grou can dzavwé rin? comment pourrait-il grandir, quand il ne mange rien? dé bën ma aki kyè dzavwon, du bien mal acquis dont ils font leur profit.
dzavron, s. m.  Gui. Espèce de genêt. Gui. Espèce de genêt.
dzawa s. m.  Engelures. Engelures. Tórminte i dzawa, les engelures me font mal.
dzawa, v. a. et n. Geler. Geler. È venyé dzawéran prou anéi les vignes gèleront bien cette nuit; è nóyè chon ita dzawa defōrtin, les noyers ont gelé en printemps; ha brota bije l'a dzawa è pómètêré, cette vilaine bise a gelé les pommes de terre; oun dzawe dé fri chela, on gèle de froid ici.
dzawāe, s. f.  Gelée. Gelée.
dzawire, s. f.  Gelée, Gelée, iré tó blan dé dzawire ó matën, c'était tout blanc de gelée le matin; ha dzawire l'a fé rwidó dé ma, cette gelée a fait beaucoup de mal.
dzeawe, s. f. pl.  Orge. Orge. Pa bèjwin dé tan prêcha, vwéi pa è dzèawé i tsan, pas besoin de tant vous presser, vous n'avez pas l'orge [à ramasser] sur les champs: c'est une loc. proverbiale.È dzèawé sont litt. les javelles de l'orge; on ne les liait pas, mais on les rangeait en file sur le champ; les autres céréales se liaient et chaque javelle s'appelait dzeelon. || Grim. dzèalé et dzèklyon.
dzêcha, s. f.  Gerce, teigne (surtout des draps). Terme méprisant pour désigner une femme, Gerce, teigne (surtout des draps). || Fig. Terme méprisant pour désigner une femme, ona crwee dzêcha dé féna, une mauvaise gerce de femme.  êrba dzêcha, bruyère. Cf. s. v. êrba.
dzêcha, v. a.  Gercer. Gercer. Derën ën ché bofé è dzêche dzêcheran è j'âlon, dans ce buffet les gerces gerceront les habits. Par ext. Piquer de petite vérole: l'è dzêcha pé è dzô°"té, il porte des traces de petite vérole sur les joues.
dzecla, v. n.  Jaillir, rejaillir. Jaillir, rejaillir. Can l'an jou fé ché bogan ou bornéi, w'éivwe dzeclāé āt'ina, quand ils ont fait ce trou au canal, l'eau jaillissait à une grande hauteur.  V. a. Faire jaillir un liquide contre. L'an dé dzefe é dzeclon tui fou kyè pāchon, ils ont des clifoires et ils arrosent tous ceux qui passent. Chin ky'i bewën-na dzecl'ina, ce que la baleine projette en l'air (les deux jets d'eau).
dzeclāe, s. f.  Eclaboussure, giclement,jaillissement. Eclaboussure, giclement,jaillissement. L'a rechyou ona groucha dzeclāe fran a dzó°"ta, il a reçu une grosse ondée juste à la joue.Provençal gisclado (Mistral).
dzeclon Grapillon, petit raisin. Syn. rapé. Grapillon, petit raisin. Syn. rapé.
dzèe Sentiment de dégoût Sentiment de dégoût.n. m.  Mè fé dzèe, cela me dégoûte. Syn. rédze…
dzêe, s. m.  Forme en bois dans laquelle on serre le fromage. Forme en bois dans laquelle on serre le fromage. Cf. dedzèrla. Grim. id.; Nendaz dzéi; Montana .
dzeelon, s. m.  Javeline de blé. Javeline de blé. Fó°" byin étatchye è dzeelon déean kyè féŗ'ó mounton, il faut bien attacher les gerbes [de blé] avant de les mettre en tas.
dzefa, s. f.  Clifoire , seringue que font les enfants avec du sureau. Clifoire.La dzefa est taillée dans une branche de sureau.
dzefa, v. a. et n.  Lancer de l'eau avec une clifoire. Lancer de l'eau avec une clifoire. Dzefa pa ina ëncontr'è fénéitré, ne lance pas de l'eau contre les fenêtres!  Par ext. Se dit de tout jaillissement d'eau, de vin, etc.
dzefāe, s. f.  Saillie d'eau Saillie d'eau. Can l'a chouta i bòrnéi, kyënta dzefâé l'a fé w'éivwe ! quand le tuyau a sauté, quel jet d'eau!
dzefon, s. m.  Cocon des mouches bourdonnières dans le fromage. Cocon des mouches bourdonnières dans le fromage.
dzefréé Indulgence Indulgence.n. f.   Rémission totale ou partielle des peines,
dzefréé Neigeoter. v. impers.  V. cochye, grejachye, blantséé, baie dé ni Neigeoter. v. impers.  V. cochye, grejachye, blantséé, bale dé ni
dzéi, s. m.  Geai Geai. È dzéi chon mètchyin vwi, les geais sont méchants aujourd'hui.
dzéichó! dzéijó! Oh, mon Dieu! Exclamation correspondant à ó módjye, ó módjye! oh, mon Dieu!  Exclamation correspondant à ó módjye, ó módjye! oh, mon Dieu!
dzéivoua Vieille demeure, sans commodité. n. f.  Lex. dzéivoue (cage d'oiseau) Vieille demeure, sans commodité. n. f.  Lex. dzéivoue (cage d'oiseau)
dzéivoue, s. f.  Cage d'oiseau. Cage d'oiseau. L'aïe oun tsardóné derën e-n-ona dzéivwe, il tenait un chardonneret dans une cage.
dzekyena, s. f.  Indisposition légère Indisposition légère. È catson chon tan apetechin, é can l'an ona dzekyena, mëndzon pa oun mwêe, les porcs sont si voraces, mais quand ils ont une légère indisposition, ils ne mangent rien; jaméi l'an 'na dzekyena kyè che chi, ils n'ont jamais la plus légère indisposition.
dzekyena, v. n.  Se plaindre, généralement pour un rien. Se plaindre, généralement pour un rien.
dzemóta, v. n.  Geindre, gémir. Geindre, gémir. Dzemóté tó dzò, il geint toute la journée. Fé rin kyè dzemóta, é l'a pa oun pi de ma, il ne fait que geindre, quand même il n'a aucun [pas un poil] mal.
dzemótae, s. f.  Gémissement. Gémissement. Fajïé dé grouché dzemótéi, il poussait de gros gémissements.
dzemótèréi, s. m.  Celui qui geint, gémit souvent. Celui qui geint, gémit souvent. Fodri aa rlouin pó trowa oun dzemótèréi dinché, il faudrait aller loin pour trouver un geignard semblable.
dzëndre, s. m.  Gendre, beau-fils  Gendre, beau-fils. || Syn. byófese.
dzëndzïe, s. f.  Gencives.  Montana zenzigue; Grimisuat dzindzive. Gencives. || Montana zenzigue; Grimisuat dzindzive.
dzenela, s. f.  Poule Poule. I péi da dzenela, la chair de poule. || Dev. Chade-vó cwi l'a o plo grou motchyōo da têra? - i dzenela, che frótè ó bèkye pè têra, savez-vous qui a le plus grand mouchoir de la terre? -la poule: elle se frotte le bec par terre.Noble Contrée :zelena
dzeneleŗe, s. f.  Poulailler Poulailler. I dzenelere a mochôo, le poulailler du curé.  Montana, zinileri , zeneliere, zelegniere; Grimisuat: dzenelya désigne l'ensemble des poules d'un poulailler.
dzeneléta, s. f. Dim. de dzenela.  Petite poule.  Petite poule. 
dzénéta, s. f.  Narcisse (Narcïssus poeticus L.). Narcisse (Narcïssus poeticus L.).
dzenivro, s. m.  Genièvre, genévrier. Genièvre, genévrier. Oun fache dé dzenivró pó Ranpa, un «fagot» de genièvre pour le jour des Rameaux. Dans bien des endroits du Valais central, on a coutume de porter du genévrier à bénir le dimanche des Rameaux.  Les formes afr. sont genevre, geneivre, genoivre. Cl. Marot écrit encore: «feu de genevre allument».
dzepon, s. m.  Gilet. Gilet. Oun dzepon dé dra cómin i pawètó, un gilet de même drap que le paletot.
dzęrba Enceinte. vulgairement. L'a djyou ché marya, i métrècha iré dzerba, il a dû se marier, sa maîtresse était enceinte. Syn. groucha, ënchinta (néol.).
dzêrba, s. f.  Grosse gerbe Grosse gerbe, ona dzêrba dé pale pó ënpli a palache, une grosse gerbe de paille pour remplir la paillasse. Ne pas confondre avec dzeelon; la dzerba est un très gros paquet de paille, tandis que le dzeelon est une poignée d'épis.
dzerba, v. a.  Jeter. Jeter. Dzerba dé galó°", jeter des pierres.  «Or ay le tem au jamais non que le fau jerba du baton, maintenant c'est le temps ou jamais où il faut le battre du bâton.» Ce mot disparu aujourd'hui du savoyard est encore usité à Savièse et dans beaucoup d'autres patois valaisans. (Dans un Noël du XVIIe s. Rev. sav. 1901, p. 227.)
dzerbachyè, s. m.  Sac vieux et usé qu'on porte en bandoulière. Sac vieux et usé qu'on porte en bandoulière. || Syn. dzerbachyeŗe.
dzerbachyeŗe, s. f. Vieux sac à « couvercle» poilu, en forme de gibecière.   Vieux sac à « couvercle» poilu, en forme de gibecière.  Syn. chakye a côtéi, dzerbachyè.
dzerbó, dzerba, adj.  Tout plein de Tout plein de. L'è tó dzerbó dé rejën, c'est tout plein de raisins. || Rassasié, en parlant des bêtes.
dzergó, s. m.  Drôle d'homme, dadais. Drôle d'homme, dadais. Oun grou dzergó kyè cha pa kyè féré, un grand dadais qui ne sait que faire.
dzêrló, s. m.  Hotte. Hotte. Prin ó dzêrló pó aa kyeri dé bó°"! prends la hotte pour aller chercher du bois !
dzèrlóta s. f.  Hottée. Hottée. ona dzèrlóta dé fèméi, une hottée de fumier, Germandrée, plante qui a la réputation d'être un excellent dépuratif.
dzèrmandrïa, s. f.  Germandrée . Germandrée . Plante qui a la réputation d'être un excellent dépuratif. Prov. Ch'oun conyecheché ó téi dé dzèrmandrïa | ën d-ori dé mor ën via, si l'on connaissait le thé de germandrée | il y en aurait des morts en vie. Var. (L. 249) ma bóna dzèrmandrïa, che tó foueche'e-n-Itawïa | l'a byin d'omó mö kyè foran ouncó ën vïe, ma bonne germandrée, si tu étais en Italie, il y a beaucoup de morts qui seraient encore en vie.
dzèrna, v. n.  Germer. Germer. Hé pómètêré dzèrnon djya, chon pa méi tan bóné, ces pommes de terre germent déjà, elles ne sont plus si bonnes; i bla iré djya dzèrna, le blé était déjà germé.
dzêrnó, s. m.  Germe, par ext. des pommes de terre. Germe, par ext. des pommes de terre.
dzéŗó, s. m. Zéro.  Zéro. Dé traó dinché l'è fran dzéró, ce travail ne vaut absolument rien.
dzeŗofla, v. n.  Se dit des bulles d'air qui se dégagent sur l'eau. Se dit des bulles d'air qui se dégagent sur l'eau. Oun vi kyè dzeŗofla foura, on ne voit que des bulles d'air qui s'en échappent.
dzerófle Girofle, bouton des fleurs du giroflier. Girofle, bouton des fleurs du giroflier. Oun cló°" dé dzeŗófle, un clou de girofle.
dzeŗoflié Oeeillet sauvage (Dianthus caryophylus). Oeeillet sauvage (Dianthus caryophylus). Ba pé ó mótéi dé Wëntena l'a prou dé dzeŗoflié, sur la colline de Lentine il y a beaucoup d'œillets sauvages.
dzeŗon, s. m.  Basque. Basque. Gon'ā dzeŗon, habit de laine à basques; t'a ouncó méi terya è dzeŗon a ché pó°"ró vyou, tu as de nouveau tiré les basques à ce pauvre vieux Partie de derrière de la robe des femmes avec les plis. T'éi trwa grou óra pó teni tòrdzò è dzeŗon da mare, tu es trop grand maintenant pour te tenir toujours à la robe de ta mère; ché croyéi tsate l'è tòrdzò derën pè é dzeŗon, óra i pacha chou a cavwa, ce mauvais chat est toujours dans ma robe, je lui ai marché sur la queue. - Dans ces deux sens, on emploie habituellement le plur.Extrémité, coin. Fou kyè chon pé dzeŗon, l'an pa tan bèwa prija, ceux qui sont [à l'écart] dans les coins n'ont pas une très belle récolte.  Par ext. et fig. Ecart.Bout. Fou cwéi dzeŗon dé móse, ces mauvais bouts de mots, de phrases. || En fr. «giron» a un tout autre sens.
dzeta v. a.  Avorter. Se dit de la vache ou de la chèvre qui avorte. Avorter. Se dit de la vache ou de la chèvre qui avorte. I atse l'a dzeta ó véi, la vache n'a pas mené  son veau   à  terme;   i tchyévra dzetèrè prou ó tchyévre, la chèvre avortera sans doute. Pousser. È pómé l'an dzêta, les pommes de terre ont poussé des jets.
dzeti, s. m. Avorton.  Avorton. Bougró dé dzeti! espèce d'avorton!
dzeton, s. m.  Jet, pousse d'une plante. Jet, pousse d'une plante. È dzeton di pómètêré chon pa bon pó mëndjye, les jets des pommes de terre ne sont pas bons à manger.
dzévra, -vrae, adj.  Givré  Givré . Can l'a jou dé tsenèi, chon tó dzévra è j-ābró, quand il y a eu du brouillard, les arbres sont tout givrés.
dzevron, s. m.  Givre Givre.  Syn. dzivró.
dzi, s. m.  Ecume du lait. Ecume du lait. L'è pa oun bon aryou, cha pa fér'ó dzi, il n'est pas un bon trayeur, il ne sait pas faire l'écume; ou tó bire ona tacha, dé dzi ? veux-tu boire une tasse d'écume de lait?
dzin  dzinta, adj.  Joli, Joli, ona dzinta mijon, une jolie maison.  Prov. Dzin ën fâche, brot'ën tsâse, joli en langes, vilain en culottes
dzin  s. f.  Personne n.f. Personne. I jaméi you ona dzin dinché, je n'ai jamais vu une personne comme cela; ona dzin plo enotibla kyè chin l'a pa, il n'y a pas de personne plus inutile.  Cet emploi de «gent» est peut-être inconnu dans l'afr.; il est courant en provençal.  Gens. È brâè dzin venyon adéméi räa, les braves gens se font toujours plus rares.
dzin s.m.  Joli  Joli . I dzin, dans la langue des enfants tout objet qui a leur faveur; rada ó dzin! regarde le joli objet!
dzinsan'na, s. f.  Petite gentiane. Petite gentiane.
dzinyó, s. m.  Marc de raisin. Marc de raisin. Avwéi ó dzinyó oun fé dé bon brinteën, avec le marc on fait de la bonne eau-de-vie. Par ext. Marc en général: dé dzinyó da byèra, du marc de bière.
dzivró, s. m.  Givre. Givre.  Syn. dzevron.
dziwa Gicler.v. intr.  Syn. dzecla. Gicler.v. intr.  Syn. dzecla.
dzò, s. m. Jour Jour. L'è parti déean dzò, il est  parti avant le jour (voy. déean). Charè gran [ou byo] dzò can tó partéréi, il fera grand jour quand tu partiras; ó bon dou dzò, au milieu du jour; i grou dou dzò, le haut du jour; dzòr'é néi, jour et nuit; è dzò venyon adéméi co, les jours deviennent de plus en plus courts; stou dzò pacha é è dzò kyeën, ces jours passés et les jours prochains; oun dé stou dzò, un de ces jours (passés ou à venir); oun dzò chou chenan-na, un jour de la semaine; i dzò kyè l'a borla, le jour de l'incendie; i dzò kyè che chon marya le jour de leur mariage. Tó mé ót'ó dzò, tu me prends le jour. Oun dé fou di on dzò gens jamais pressés, qui s'arrêtent partout (litt, un de ceux des longs jours).
dzóca, v. n. Jucher.  Jucher. È dzenelé dzócon déjó ó ti chou ona pertse, les poules juchent sous le toit, sur une perche.  Fig. Rester à ne rien faire. Ché l'è tó ó dzò apréi dzóca pé vaé, celui-là est toute la journée sur les chemins à ne rien faire.
dzodjye, v. a.  Juger. Juger. Vendre amou i trebounawe dzodjye chin, le tribunal montera pour trancher cela; l'an dzodjya kyè ché bócon dé pra venyāe a Fransi, ils ont tranché que ce morceau de pré revenait à Fr. Dzodjye chin! faites-vous une idée de cela! Dzodzéré prou cómin w'ātra, il jugera bien comme l'autre.
dzodzemin, s. m.  Jugement. Jugement. Can vendre i deri dzodzemin, quand viendra le jugement dernier; fou dou trebounawe chon jostò cómin ou dzodzemin dé Djyo, ceux du tribunal sont justes comme au jugement de Dieu.Raison. Ché infan l'a byin dé dzodzemin, cet enfant raisonne déjà bien.
dzodzemin, s. m.  Raison Raison. Ché infan l'a byin dé dzodzemin, cet enfant raisonne déjà bien.
dzodzo, s. m.  Mulet dans le langage des enfants. Mulet dans le langage des enfants.
dzodzó, s. m.  Juge. Juge. Pour désigner le juge de commune on se sert de tsatawan. Voy. ce mot.
dzoé, v. a.  Jouer. Jouer. N'ën dzoé la, viens jouer ici.
dzoéné, -néta, s. m. et f.  Un jeunet (-te). Un jeunet (-te).
dzoeou, s; m.  Joueur, Joueur, iŗ oun fèra dzoeou pó a flota, c'était un fort joueur de flûte.
dzófla, s. f.  Enflure, Enflure, óna groucha dzófla, une grosse enflure Par ext. Bulle de savon.
dzófla, v. n.  Mettre de l'enflure. Mettre de l'enflure.
dzoflou, -flouja, adj.  Joufflu. Dérivé de dzófla. Joufflu. Dérivé de dzófla.
dzokye(a) ou adzokye, adv.  Perché, juché. Perché, juché. È dzenelé chon a dzokye chou a pêrtse, les poules sont juchées sur la perche.
dzokye, s. m.  Juchoir. Juchoir. È dzenelé chon djya ina chou ó dzokye, les poules sont déjà sur le juchoir.  Afr. «juc, jouc».
dzôkyéré, s. m.  Oisif.Se dit de quelqu'un qui reste «planté» quelque part à ne rien faire, Se dit de quelqu'un qui reste «planté» quelque part à ne rien faire, oisif. Kyën dzôkyéréi ! quel paresseux!
dzōma, s. f.  Tumeur. Tumeur. L'è jou ba ën w'epeta féré cópa via ha dzōma, il est allé à l'hôpital se faire enlever cette tumeur.
dzōmin, adv.  Doucement, lentement. Doucement, lentement. L'è enou derën prou dzōmin, ó t'éi pa avwi, il est entré si doucement que je ne l'ai pas entendu; Syn. dousemin.
dzon, s. m. Jonc. Jonc. Oun tsapéi dé dzon, un chapeau en paille de jonc.
dzoné, s. m.  Genou. Genou. Ina chou è dzoné da mare, sur les genoux de la mère.
dzónéla, s. f.  La hauteur du genou. La hauteur du genou. Amou ën Sénin l'a 'na bóna dzónéla dé ni, au Sanetsch il y a de la neige jusqu'au genou.
dzónyé, v. n.  Serrer. Serrer. Dzónyé per ënkye, se fourrer par ici.
dzōo, s. f.  Forêt. Forêt. I dzōo, la forêt communale, partie, celle qui couvre la pente sud du Prabé. I Gran-Dzōo, forêt  qui  s'étend  du  mayen  du Serné à Lari, sur les bords de la Morge. Par ext. Toute forêt en général.
dzoouénô, dzoouéna, adj. et s. m. et f.  Jeune; jeune homme, jeune fille. Jeune; jeune homme, jeune fille. L'è ouncó dzowénó, dzowena, il (elle) est encore jeune.  Oun vyou dzowénó, un vieux garçon; l'è pa ijya avwéi hé dzin dzowénó, ce n'est pas commode avec ces jeunes gens.wNotre patois a conservé l'avant-dernière syllabe du latin, qu'on trouve aussi dans l'afr. «ju-vene» et «jovenes».
dzóouta v. a.  Embrasser. Embrasser. L'a trwa dzó°"ta, l'a pa pochou che marya, il a trop embrassé, il n'a pas pu se marier.
dzóouta, s. f.  Joue. Joue.
dzoŗa s. m.  Conseiller communal.Ce mot qui correspond à «juré» est remplacé par consèle aujourd'hui. Conseiller communal.Ce mot qui correspond à «juré» est remplacé par consèle aujourd'hui.
dzoŗa, v. n.  Prêter serment. Prêter serment. L'è jou ba dzoŗa déean ó crosefi, il est descendu [à Sion] jurer devant le crucifix (prêter serment). Jurer. L'è oun tó brote pó dzoŗa, c'est un tout vilain pour jurer.
dzoŗémin, s. m.  Serment; juron, jurement. Serment; juron, jurement.
dzoŗeta, s. f. Dim. de dzôo.  Petite forêt. Petite forêt. Syn. fóréweta.
dzornïa, s. f.  Journée. Journée. Aa ën dzornïa, aller en journée, faire le métier de journalier; dé grouché dzornïé, dé petite dzornïé, de gros salaires de journée, de petits salaires; l'a fé 4 dzornïé; l'a rébatou 16 fran [au compte du Torrent-Neuf] il a fait 4 journées; on a rabattu [sur sa contribution] 16 fr. Remarquez l'expr. : mena ina a dzornïa dé w'ānó, conduire les troupeaux à la journée de l'âne. Expression en usage autrefois quand on conduisait les troupeaux dans des pâturages dangereux et quand on mobilisait  pour  les   garder  tout  le monde disponible au mayen. On disait aussi plus brièvement: aa ën dzornïa.
dzóta, s. f.  Blette Blette. Planta dé dzóté, planter des «jottes».
dzoué Jouet.n. m. Syn. méró°"wa. Lex. dzoé (dzowa), dzoua.   v. intr. Exister. Jouet.n. m. Syn. méró°"wa. Lex. dzoé (dzowa), dzoua.   v. intr. Exister.
dzoun (a), loc. adv.  A jeun. A jeun. L'è parti i j-Ermeté a dzoun, il est parti aux Ermites à jeun.
dzoun-na, v. a.  Jeûner. Jeûner. Dzoun-na a tsêe, jeûner la viande.
dzoun-ne, s. m.  Jeûne. Jeûne. Dèman ä vele dé Féita d'ó°" l'è dzoun-ne, demain, veille de l'Assomption, c'est jour de jeûne.
dzövri, s. m.  Jour ouvrable. Mot composé de dzo et ovri. Jour ouvrable. Mot composé de dzo et ovri. Féite é dzövri, fêtes et jours ouvrables.
dzwa, s. m.  Jeu. Jeu. anmó pa vêre ché dzwa, je n'aime pas voir ce jeu; oun byo dzwa, oun brote dzwa, un beau jeu, un vilain jeu.
dzwëndre, v. a.  Joindre, unir. Joindre, unir. A pya dzwën, à pieds joints; fó°" dzouëndr'è man pó préé, il faut joindre les mains pour prier.  V. n. Fou tra dzwënjon pa méi, ces poutres se disjoignent.  V. r. L'è enou che dzwëndre avwéi rLowé, il est venu s'adjoindre à Luyet.
dzwënjin, -jinta, adj.  Qui ferme bien. Qui ferme bien. I porta l'è pa dzwënjinta, la porte ne ferme pas bien.
dzwënjyou., s. m.  Colombe, sorte de grand rabot. Colombe, sorte de grand rabot. Va mówa ó dzwënjyou, va aiguiser la colombe.
dzwënte, s. f.  Jointure, joint, articulation. Jointure, joint, articulation. I ma pé é dzwënte, les jointures me font mal.  Jointe au sens d'articulation est courant en afr.
è   adv. Voire; qui suit souvent l'impératif, qqf. pour l'adoucir ou explétivement ; donc, un peu: Voire; qui suit souvent l'impératif, qqf. pour l'adoucir ou explétivement ; donc, un peu: anën è ënséi, viens voire ici; bale è ó coutéi, donne voire le couteau. Mais l'impératif peut aussi se trouver sans è: ani ina, montez; bale chin, donne cela; il est alors plus dur, exigent.
è  3e pers. sing, indic. prés, du v. être, il (elle) est.  il (elle) est.
é  conjonction.  Et. Et. Yó é i pare, moi et mon père. On dit vëntchy-oun, vingt [et] un, et vënt-é dó°", vën t-é tré, etc., vingt et deux, vingt et trois, etc.; puis: trintchy'oun, trint'é dó°", etc., trente [et] un, trente [et] deux, etc., et ainsi de suite. On dit cependant sin é oun, cent et un, etcServant à lier deux phrases, é est le plus souvent suivi de poué, puis; é ... é: i mandian é mótra é déŗé, le mendiant de montrer et de dire. E stou rin kyè rire é rire, et ceux-ci de rire. Deux mots ainsi réunis par é équivalent à un superlatif. Le second verbe se met aussi à la deuxième pers. du sg. du futur de la forme interrogative: é plora é plouréréi-to, et de pleurer sans fin. Ces expressions ont passé dans le fr. pop. suisse.
é  interj.  Eh! Cette interj. marque la surprise, l'étonnement, le mécontentement. Eh! Cette interj. marque la surprise, l'étonnement, le mécontentement. É, t'éi chela ! tiens, tu es ici!
È damé róché Courtilières Courtilières
È mené, s.f.pl. Les menaces. Les menaces. Fajïé dé plo broté mené, il faisait de terribles menaces.
è, e     art. plur.  Les Les. È eatsé, è moundó, les vaches, les gens; è j-infan, les enfants.
è, er  prép.  Chez. Chez. Vejó ina è rlôo, je monte chez eux; iŗ'amou è ó pëntchyè, il était là-haut chez le «pintier»; ba è ó meresën, en bas chez le médecin. Remarquez èr nó, èr vó, èr mè, èr té, chez nous, chez vous, chez moi, chez toi.-
e, forme interrog. du pronom pers. sujet de la 3e personne.  Il, elle, ils, elles Il, elle, ils, elles. Vën t-e, vient-il ou vient-elle? venyon t'e, viennent-ils, viennent-elles? La forme ordinaire, quand elle est exprimée, est i: (i) vën, il vient ou elle vient, (i) venyon, ils (elles) viennent.
èbai, v. a.  Ebahir Ebahir. Charé t-e èbai can vëndre! comme il sera ébahi quand il arrivera!
èbarlowé (ch'), v. r. Se secouer  Se secouer . Voy. dèbarlowé (ché) qui a le même sens.
èbéne, s. m.  Ebène. Ebène. Chin l'è d'èbéne, c'est de l'ébène. Cf. béne, qui est une corruption du français ébène.
ébin ! interj.  Eh bien! Eh bien! Ébin ! kyè ówé vó féré? eh bien! que voulez-vous faire? Ébin ! nó prósédérin dabo kyè nó pwin pa nó j-ëntindré, eh bien ! nous aurons un procès puisque nous ne pouvons pas nous entendre.
ébócla, v. a.  Rompre les branches d'un arbre, les grandes feuilles d'une plante. Rompre les branches d'un arbre, les grandes feuilles d'une plante. L'a tan fé brote ky'i plodze l'a tòt'ébócla fou fanwé, il a fait si vilain que la pluie a ébranché ces fenouils.
ebotchye, v. a.  Enlever le sable et autres débris amenés sur un pré par l'eau d'arrosage. Enlever le sable et autres débris amenés sur un pré par l'eau d'arrosage. Ebotchye è pra, nettoyer les prés.  Absol. Nó fó°" aa ina ebotchye, il nous faut monter nettoyer les prés.  Prov. Ch'o-n-ebotsé pa oun pou pa chéé, si on ne nettoie pas les prés, on ne peut pas faucher (L. 185). Grimisuat, aboutchye, a le même sens; les débris que l'on enlève se nomment aboutson. Dérivé de botse, petit morceau de bois.
ébratchyāe, s. f.  Travail fait sommairement Travail fait sommairement. Nó fó°" féré déman on'èbratchyāe, demain il nous faut épandre le regain en gros [pour achever de le sécher] ; pó rèco chervé rin dé féré rin ky'on' ébratchyāe, fó°" épantchye ën-ódré, pour le regain, il ne suffit pas de répandre en quelques coups de bras, il faut l'étendre comme il faut.  Dérivé de bras.
ebreca, s. f.  Très petite quantité. Très petite quantité. L'a pa ky'on'ebreca d'ardzin, il n'a qu'un tout petit peu d'argent; fou kyè l'aïon on'ebreca dé vènindze, l'an rin vwarda pó rlôo kyè ona gòta dé rin, ceux qui avaient un petit peu de vendange n'ont gardé pour eux qu'une goutte de rien; prin ouncó on'ebreca, prends encore un petit morceau [pour manger]; l'a tòt' acrótchya ky'on'ebreca, il a attrapé tout [l'héritage] excepté une petite quantité.
écandre, s. m.  Accident. Accident. L'è aró°"a oun peti écandre, il est arrivé un petit accident.  C'est peut-être le même mot qu'esclandre, de scandalum !
écartefla, v. a.  Sauter, faire éclater. Sauter, faire éclater. L'ïta écartefla, il a volé en éclats.
écarteflae, s. f.  Action de voler en éclats. Action de voler en éclats.
échantelon, s. m.  Echantillon. Echantillon. Balon è j-échantelon pó rin, les échantillons sont gratuits.
echema, v. n.  Essaimer. Essaimer. L'a dé traó vwi, l'an echema è mótsèté, il a du travail aujourd'hui, les abeilles ont essaimé. w décamper: l'a prou falou echema gordó, il a dû filer à toutes jambes; falïé vêre cómin echemāé ba pé vāe! il fallait voir comme il s'en allait sur la route !
echën, s. m.  Essaim, Essaim, w'echën l'è ina a son dou pomi, l'essaim est au sommet du pommier.
echofi, part, du verbe correspondant au fr. échoir. Echu.   Echu. L'è rape echou chin ky'o'n-é aconvenou tout de suite nous fut échu ce dont nous étions convenus.
échôo, s. m.  Sort. Sort. Oun crwéi échôo, un triste sort (sort, avec é prothétique).  Lot de bois qui échoit aux bourgeois de la commune. L'an terya w'échôo, ils ont tiré le sort [ne pas confondre avec terye ou chôo, tirer au sort] ; aa ina cópa w'échôo, aller à la forêt couper le bois qui est échu; oun grou échôo, un gros lot. L'è o-n-échôo dinché, la fatalité, le sort a voulu ainsi.
echouį, -ite, part, et adj.  Sec, séché Sec, séché. È vāé chon echwįte e-n-ódre, les chemins sont bien secs. Cf. echouęre.  Se dit des vaches qui ne donnent plus de lait. L'è echwite dé bon'ouŗa i ątse, n'ën pa béjouin dé a t'achye agóta, la vache est à sec de bonne heure, nous n'avons pas besoin de ne plus la traire pour qu'elle le devienneSe dit d'un terrain sec par nature. Oun tsan echwį, un champ maigre, sec. S. m. Métr'o-n-infąn a w'echwi, mettre un [petit] enfant au propre.
échouiémin, échouémin Linge, tissu quelconque pour essuyer. Syn. panaman, ouëndzó. Lex. echowe. Linge, tissu quelconque pour essuyer. Syn. panaman, ouëndzó. Lex. echowe.
échowe  v.a.  Essuyer. Essuyer. Echowe è j-éije, essuyer la vaisselle.
echowe, v. a. Sécher. Sécher. L'a balą dé plodze, ma l'a djya byin echwį di ó matën, il a plu, mais il a bien séché depuis le matin; echowe méi vitó can l'ïtą panacha, [la table] se sèche plus vite quand elle a été frottée avec un chiffon.  Ne plus donner de lait. È ątse echowon tòte, les vaches tarissent complètement leur lait.
echyeŗe, s. f.  Grosse bûche de bois. Grosse bûche de bois. Fó°" ai dé j-echyęŗé pó cwir'ó pan, il faut avoir de longues bûches pour cuire le pain.
éclafa Eclater Eclater.  L'a éclafa dé ride, elle a éclaté de rire.
éclafą, v. a.  Fendre, casser. Fendre, casser. Ëclafą ó cocon, casser l'œuf.V. n. Se fendre, sauter, éclater. I tabla l'a éclafą tó on, la table s'est fendue dans toute sa longueur; i chapën ën tsèjįn ba l'a éclafą fouŗa iną, le sapin en tombant a éclaté jusqu'en haut; i plodze fé éclafą è proun-mé, la pluie fend les prunes. L'afr. esclafer a le même sens, tandis que echăfâ en Savoie signifie «écraser un objet mou». Le réfl. s'esclafer (s'éclafer) est employé dans beaucoup de régions dans le sens de: éclater de rire. Ce mot est très répandu en patois et en français pop. Cf. FEW, II, 734.
éclafoŗa, s. f.  Fente. Fente. Même origine que le v. éclafą.  Syn. béida.
éclafoŗéta, s. f. Dim. de éclafoŗa.  Petite fente. Petite fente. I frómądzó l'è tòte e-n-éclafoŗété kyè venyon plin dé vèrméi, le fromage est tout en fentes qui se remplissent de vers.Syn. findoŗéta.
èclèryą, -ąe, part, et adj.  Intelligent, éclairé, éveillé. Intelligent, éclairé, éveillé. È tinpéŗó chon pa fran dé tącó, ma chon pa èclèryą, les tinpéŗó (v. ce mot) ne sont pas tout à f ait des imbéciles, mais il ne sont pas éveillés; chon pó°" èclèŗyą, ils sont peu intelligents.
èclèryāe, s. f.  Eclaircie. Eclaircie. Yè l'a pòrtąn pa fé on'èclèryāe, hier il n'a pourtant pas fait une eclaircie.
èclèryę, v. a.  Eclairer. Eclairer. I ona ècléŗe pó°" óŗa, la lune éclaire peu maintenant. V.r. S'éclaircir: tōrne a ch'èclèryę, le temps s'éclaircit de nouveau; ch'ècléŗe pa i tin, le temps ne s'éclaircit pas.
ècléryōo, s. m.  Eclaireur. Eclaireur.
ècló°"cha, s. f.  Ecluse Ecluse. I tsoupon dé w'èclówcha, la portette de l'écluse. Grimisuat: inclóoucha.
èclópa  -ąe, adj. et s. m. et f.  Eclopé Eclopé. L'è itą èclópa pó a ręista dé ché dzò, il est resté éclopé le reste de ses jours; oun pó°"ŗó èclópa, un pauvre éclopé.
èclópa  v. a.  Ecloper. Ecloper. ó t'a èclópa d'oun có°" dé tręcó, il l'a éclopé d'un coup de matraque.
ecó  part.adj. Battu Battu ch'esposa a étré ecó : s'exposer à être battu
écó°"ta, s. f.  Support Support. || Prov. (L.162) Va myó dąvwé į-écó°"té kyè rin kyè ona, mieux vaut deux supports (le père et la mère) qu'un seul; can o-n-a via w'écó°"ta, quand on n'a plus l'étai, quand le père de famille est mort (L. 558).
ecócha, s. f. et part, passé de ecōre, Battre au fléau Battre au fléau. Dé chïwa ecócha, du seigle battu.
ecofi, s. m.  Cordonnier Cordonnier (anc). Cf. cofi; afr. escohier et escofier. A Savièse, il a fait place au mot còrdanyè.
école, s. m.  Ecolier. Ecolier. È bon j-écólę van ba a Chyoun, les bons écoliers fréquentent les écoles de Sion.
ècondre, v. n.  Paraître Paraître, ó t'éi pa you ècondre tó ò dzò, je ne l'ai pas aperçu toute la journée;  vêr'ècondre,apercevoir; ch'è pa achya ècondre vwi, il ne s'est pas laissé voir aujourd'hui.  Ne s'emploie qu'à l'inflnitif . L'afr, a escondre, qui a tout un autre sens. Hérémence, ècondre, disparaître (Lav. 266).
economie, s. f.  Economie, profit, gain. Economie, profit, gain. Kyënta economie è te chin? quel profit y a-t-il là?
economija, v. a.  Economiser. Economiser. L'è adéi tan d'economiją, c'est toujours autant d'économisé.
écòrdjyą, s. f.  Fouet Fouet. Le mot apparaît du XIIIe au XVIIe s. sous différentes formes: corgie, escorgie, escorugiée, escourgée (Boileau).-
ecōre, v. a.  Battre le blé. Battre le blé. I pare l'è amou ou racāa apréi ecōre, le père est au «raccard», en train de battre le blé; dé chïwa écócha, s'oppose à chïwa chacócha. Cf. s. v. chacore.  Par ext. Battre, frapper qqn. Va pa avwéi fou mètchyįn, t'écorąn, ne va pas avec ces méchants, ils te battront.V.r. Se battre. Ch'e-cówon e-n-ódre amou a pënta, ils se battent d'importance à la «pinte».L'afr. a escoudre, escourre et escorre dans le sens de secouer, agiter, faire tomber en secouant ou en frappant. Le sens de «battre au fléau» est connu en SR, France Est et Sud et dans le romanche. Mot fort répandu en provençal et dans les patois. Val-d'Ill. (Fankh., p. 125, § 147; 161, 222); Vionnaz (Gil. 149); Grimisuat.
écorna, v. a.  Ecorner, Ecorner, ona ątse écòrnąe, une vache écornée; l'a écorna a ątse, il a écorné la vache.
écòrtchyāe, s. f.  Ecorchure. Ecorchure.
écòrtchyę, v. a.  Ecorcher. Ecorcher. L'a écòrtchyą ó pya, il a écorché son pied; l'an écòrtchyą è j-ābró a nó, ils ont écorché nos arbres.  V. r. S'écorcher. Avwéi hé crwéi bóté oun ch'écòrtsé tó è j-arté, avec ces mauvais souliers on s'écorche les orteils. Prov. Tan ché kyè tën cómin ché ky'écòrtse, autant celui qui tient que celui qui écorche; écòrtseŗi oun pyó pó ai a péi, é tondrį oun cocon pó ai a wąn-na! il écorcherait un pou pour avoir la peau et il tondrait un œuf pour avoir la laine !
écòrtchyou, s. m.  Ecorcheur Ecorcheur. L'aïe pa tan dé fou j-écòrtchyou adon cómin óŗa pé tòté cakyéŗé, ma è moundó iron pó trālę pa rįnkyè pó mena a pyanyouwa, il n'y avait pas tant de ces écorcheurs alors comme aujourd'hui par tous les petits coins;
écótą    , v. a.  Appuyer Appuyer. Nó écótąon fou wan ëncontre a morale, nous appuyions ces planches contre le mur; fou mò écótą, tan bronāa! [dans la morgue du Grand-Saint-Bernard], ces cadavres appuyés [contre le mur] si noircis ! 
écótą    , v. a.  Soutenir, étayer. Soutenir, étayer. Fó°" écótą hé brąntsé avwéi ona pęrtse, il faut soutenir ces branches avec une perche.  V. r. flg. Compter sur, s'appuyer: rin kyè tan é tan ch'écótą chou è j-ątró, seulement bien s'appuyer sur les autres; oun pou ni ch'`abótchyę, ni ch'écótą, on ne peut ni se pencher, ni s'appuyer; sti an nó fó°" pa nó j'écótą chou è pómé; nó j-è tëndrąn méi chou a pówįnta, cette année nous ne pouvons pas compter sur les pommes de terre; nous ferons davantage usage de la polenta.
écótą  , v. a.  Elaguer, couper des branches. Elaguer, couper des branches. A Chavyeje l'è i móda d'écótą è tsąnyó é è j-òrmó, à Savièse, on a l'habitude de couper les branches des chênes et des ormeaux. Voy. le fr. écot.
ecou, s.m.   Ecu. Ecu. L'an fréją ha ó°"wa kyè l'aïe còtą kyëndze j-ecou, ils ont brisé cette marmite qui avait coûté 15 écus. Il L'écu valait 25 batz.
écouéiwą, s. f.  Une écuelle pleine. Une écuelle pleine.
écouéiwéta, s. f. Dim. de ècouéiwa.  Petite écuelle. Petite écuelle.
ecouwa, s. f.  Balai. Balai. Dev. I plo rófa da mijon? ou'ecouwa, la plus [grande] maraudeuse de la maison? - Réponse: le balai. Il Val-d'Illiez: (Fankh.) ekyœüva; Grim, ecoua; afr. «escouve».
ecouwa, s. f.  Balai. Balai. w' ecouwa dé bou, un balai d'écurie ; on'ecouwa dé bó°" blan, un balai de bois blanc.
écouwa, s. f.  Ecole. Ecole. Va pa ouncó a w'écó°"wa, il ne va pas encore à l'école; l'è fouŗa dé w'écó°"wa, il ne fréquente plus l'école. Bâtiment d'école: van fer' on'écó°"wa nouwa, ils vont faire une nouvelle école. Les élèves d'une école: w'écó°"wa de Tsandowën l'è jou promena outr'a Ondzebōrne, l'école de Chandolin a fait une promenade à Longeborgne.
ècòwa, v. a.  Balayer. Balayer. Ècòwa ó piló, w'elįje, balayer la chambre, l'église; ècòwa a borne, ramoner la cheminée.  ënvwéé ècòwą dé fole, «envoyer balayer des feuilles», c'est envoyer promener; i tŏo l'a tòte ënvwééą chin ècòwa dé fole, le tuteur a tout envoyé promener.
ècòwa, v. a.  Couver. Couver. Forme rare de cówą ; voy. ce dernier verbe.
ècówęta, s. f. Dim. de ècouwa.  Petit fagot fait avec des menues branches de sapin pour allumer le feu Petit fagot fait avec des menues branches de sapin pour allumer le feu: féré dé j-ècówété, faire des «écouvettes». L'afr. a «escouvette»,petit balai.
écrają, v. a.  Ecraser Ecraser. T'a écrają ó pya, tu as écrasé le pied.
ecręre, v. a.  Ecrire Ecrire. Cha djya ecręre, il sait déjà écrire; ecrį própró, il a une écriture propre; cha lere é ecręre ën awemąn, il sait lire et écrire l'allemand: il possède l'allemand.
ecretéiŗó, s. m.  Encrier. Encrier. L'a rin méi d'įntsó derën ën w'ecretéiŗó, il n'y a plus d'encre dans l'encrier.
écri, s. m.  Un écrit. Un écrit. L'an prou fé o-n-écrį, ils ont bien fait un acte écrit; l'an pa d'écri, pouwon rin féŗé, ils n'ont pas d'écrit, ils ne peuvent rien faire; l'a balą fouŗa w'écѓì, il a remis l'acte [au débiteur].
ecrįda, s. f.  Craie.  Craie.  Catalan, espagn. et portug. «greda». Le e prothétique de Savièse est venu du mot «écrire», par analogie.
ecritoŗa, s. f.  Ecriture Ecriture. Kyënta ecritoŗa è t-e chin, quelle espèce d'écriture est-ce?  Calligraphie: ona plo dzinta ecritoŗa oun pou pa vêre, on ne peut voir une plus belle écriture.
écrou, s. m.  Ecrou, pièce de métal qui se visse dans l'essieu et empêche les roues du char de glisser dehors. Ecrou, pièce de métal qui se visse dans l'essieu et empêche les roues du char de glisser dehors.
écwéiwa, s. f.  Ecuelle. Ecuelle. I balon a fou pó°"ŗó dé bóné j-écwęiwé dé chopa, ils donnent à ces pauvres de bonnes écuelles de soupe; w'écwéiwa dou weeąn, l'écuelle qui (au four banal) contient le levain.  Prov. Can w'écwéiwa l'è plin-na, ton-mé, quand l'écuelle est pleine, elle verse.
edeconpotiste, s. m.  Aide-computiste. Aide-computiste. Voy. le mot conpotiste.(suprême autorité dans l'administration du Torrent-Neuf.)
edzową    , -āe, adj.  Serré, oppressé Serré, oppressé. Iré prou edzową, powiè pa méi ai ó fla, il était tout oppressé, il ne pouvait plus avoir le souffle. Par ext. Dans la gêne: chon prou edzowa, ils sont bien dans la gêne.
edzową , v. a.  Presser, serrer. Presser, serrer. To m'edzowé trwa, yo pwi pa aa méi outre, tu me presses trop, je ne puis pas aller plus loin. Par ext. Mettre dans la gêne. L'è môrta i féna, chon parti è grou j-infan, chin ó t'a nète edzową, la femme est morte, les grands enfants sont partis, tout cela l'a mis dans la gêne.
êe    , s. m. Air, expression des traits.  Air, expression des traits. L'a w' êe mètchyįn, il a l'air méchant; l'a w' êe, ma l'è pa sévéŗó, il a l'air, mais il n'est pas sévère. L'è enou, ba d'oun bón'êe, il est descendu rapidement, sans faire le fier; l'a w'êe d'enį dé plodze, il semble qu'il va pleuvoir.
êe    , s. m. Air, mélodie.  Air, mélodie. Dzowïé dé plo byo j-êe! il jouait de si belles mélodies!
êe    , s. m.  Air Air. L'a oun bón'êe per ënkye, il y a un air vif par ici; l'a pa d'êe chęla, il n'y a pas d'air ici; fó°" ovrį è fénéitré pó tsandjyę d'êe, il faut ouvrir les fenêtres pour renouveler l'air.
éékye, s. m.  Evêque Evêque.w'éékye dé Chyoun, l'évêque de Sion; l'è ba é w'éékye, il est employé à l'évêché; trālé pó w'éékye, il est vigneron, ouvrier de l'évêché.
éfasyę, v. a.  Effacer. Effacer. Pòrkyè éfasyę ó noun?  pourquoi  effacer le nom?
éfé, s. m.  Effet Effet. L'a pa fé d'éfé, ça n'a pas produit d'effet.  A w'éfé, au courant, habitué, formé pour quelque chose: è j-aougló clèryon pa, ma i vën kyè chon tamin a w'éfé kyè clèryon tòte, les aveugles ne voient pas, mais il arrive qu'ils sont tellement au courant qu'ils voient tout [que rien ne leur échappe]; fou kyè chon a w'éfé pó chin, ceux qui sont outillés pour cela.
êfôo, s. m.  Effort Effort. Prov. (L. 214) A mò é ou maryādzó i djyābló fé ché į-éfôo, à la mort et au mariage le diable fait ses efforts.
ègāa, s. m.  Egard. Egard. L'an pa d'ègāa pó è paŗįn, ils n'ont pas d'égard pour leurs parents.
ègaouemįn, adv.  Egalement, quand même Egalement, quand même. Syn. tópaŗį. On entend parfois le pléonasme: tó pari ègawemįn, tout de même.
ègąwé, adj.  Egal. Egal. L'è bën ègąwé a mè, ce m'est bien égal. Adv. De la même façon, autant. Trālon pa tui ègąwé, tous ne travaillent pas autant.
ègaweją, v. a.  Egaliser. Egaliser.
ègòtą, v. a.  Egoutter. Egoutter. Fó°" achyę ègòtą è winsww déeąn ky'êpantchyę, il faut laisser egoutter les draps avant de les étendre; che l'è pa byin ègòtą, è béitchye pęcon pa, si l'herbe n'est pas bien égouttée, les vaches ne la mangent pas.
ègratenyę, v. a.  Egratigner. Egratigner.
ègratenyoŗa, s. f.  Egratignure. Egratignure.
êichyę, s. f.  Haut-le-cœur, nausée. Haut-le-cœur, nausée. Can venyon è j-éichyę, quand viennent les haut-le-cœur [pour vomir].
éigrą, v. n.  Faire des efforts avec une barre de fer pour soulever ou remuer qqch. Faire des efforts avec une barre de fer pour soulever ou remuer qqch. A fōche d'éigrą avwéi a pawantse dou fêe, à force de faire des efforts avec la barre.  En général, faire des efforts: éigrą pó botą, faire des efforts pour vomir.  Fig. Travailler, se donner toute sorte de peine. L'a prou éigrą pó eni consèle, il a dû se démener pour se faire nommer conseiller.
éigrāe, s. f.  Pesée. Pesée. L'a fé on'éigrāe avwéi ó mąndzó dou ratéi, il a fait une pesée avec la manche du râteau.
éigró    , -fgra. Adj.  Aigre. Aigre. Ché vën l'è pa méi bon, l'è enou  éigró, ce vin n'est plus bon, il est devenu aigre.
éigro   , s. m.  Levier. Levier. On éigro fòrchyą, l'è ona pawantse ën bó°", un levier forcé, c'est un levier en bois.
éije, s. f.  Vase. Vase. Va kiŗį on'éije pó métr' è pómé, va chercher un vase pour y mettre les pommes.  Pl. è j-éije, la vaisselle; a-to bwéea è j-éije? as-tu lavé la vaisselle?  Remarquez: è j-éije dou techo, le métier à tisser.
éijeta, s. f. Dim. de éije.  Petit vase, petit récipient quelconque. Petit vase, petit récipient quelconque.
ęiŗe, s. f.  Aire Aire, w'éiŗe iré plin-na dé dzeelon, l'aire était remplie de gerbes.
éitró, s. m.  Local, bâtiment, réduit. Local, bâtiment, réduit. Kyëntou brote j-ęitró l'a pé ché cwën ! quels vilains locaux il y a dans ce coin! Oun cha pa cómin è moundó powon resta pé dé j-éitró dinché, on ne sait pas comment les gens peuvent rester dans des trous pareils Prov. (L. 422) L'è myó oun peti éitró ëntchyé ché ky'oun grou chou chin di j-ātró, mieux vaut un petit réduit chez soi qu'un grand sur le terrain des autres.  Du lat. extera. M.-L. 3087. En afr. estre, estra est un emplacement dans un lieu ouvert, chambre, jardin, fossé, lieu, place en général (God.); nfr. «êtres» ou «aîtres».
éivouą, -āe, adj.  Aqueux, coupé d'eau. Aqueux, coupé d'eau. Dé crwéi vën prou éivwą, du mauvais vin fortement coupé d'eau; dé chopa éivwąe, de la soupe aqueuse; hé pómé chon éivwéi, ces pommes de terre sont aqueuses.
éivoue, s. f.  Eau . Eau . Oun deŗi kyè l'ori pa d'éivwe tróbla a bire, on dirait qu'il n'a pas d'eau trouble à boire (se dit en parlant de gens très maigres); oun deŗi kyè tróbleri pa w'éivwe, on dirait qu'il ne troublerait pas l'eau (incapable de faire le mal); l'an pa kyè fran w'éivwe kyè pąch'ou tórin, ils n'ont que l'eau qui coule dans le torrent; n'ën w'éivwe déjó ò có°", nous avons l'eau sous le cou (nous allons mal dans les affaires).En particulier, eau d'arrosage. Aa apréi w'éivwe, aller arroser;
éivwe, s. f.  Eau. Eau. Venyon è į'éivwé, fó°" cōré tot 'a néi, les eaux d'arrosage sont distribuées, il faut courir toute la nuit; wéeą w'éivwé pó Tórin-Nou, remettre l'eau au Torrent-Neuf; tróchą w'éivwé, rompre [le cours de] l'eau. Cours d'eau. Nó chin arwa e-n-ona groucha éivwé, nous sommes arrivés à une grande rivière; ché fòtrè, ch'acolį ën-éivwé, se jeter à l'eau. Prov. Fó°" pa déŗé: foun-tan-na, biréi pa dé to-n-éivwé, il ne faut pas dire: fontaine, je ne boirai pas de ton eau (L. 29); can chën Mèdāa tchyè ën w'éivwé, fó°" chën Barnabéi pó ó té terye fouŗa dé w'éivwé, quand saint Médard (8 juin) tombe à l'eau, il faut saint Barnabe (11 juin) pour le sortir de l'eau.
éivwe, s. f.  Urine. Urine. épantchyę d'éivwé, lâcher de l'eau, uriner.
éivwéta, s. f. Dim. de éivwe.  Petit cours d'eau. Petit cours d'eau.
éiwa, s. f.  Village. Village. Ne se rencontre guère que dans l'expression a pya dé éiwa, au pied du village (se dit des villages de Saint-Germain et Chandolin; à Chandolin on a encore è tsan dé éiwa. Le mot est répandu en Valais, p. ex. à Grimisuat: son èlé, quartier situé à la sortie du village, direction Arbaz.
èj'itowé, s. f. pl.  Dent-de-lion. Dent-de-lion. È catson anmon nète è witówé, les cochons sont friands de dents-de-lion.
ékiwibrò s.m. Equilibre, mot + récent  Equilibre, mot + récent 
èkyêe, s. m.  Equerre. Equerre. Ché traò l'è pa a w'èkyêe, ce travail n'est pas fait à l'équerre.
élije, s. f.  Eglise. Eglise. I grąn élije, la cathédrale [de Sion]. Vęįó outr'ën w'élįje, ba ën w'élįje, amou ën w'élije, je vais à l'église, dira-t-on selon l'endroit ou l'on se trouve en partant.  Prov. Préi dé w'élįje, rlwįn da mècha, près de l'église, loin de la messe.
élijéta, s. f. Dim. de élije.  Petite église. Afr. églisète. Petite église. Afr. églisète.
elite, s. f.  Elite. Terme militaire. Elite. Terme militaire. I par'a nó l'è ën w'elite óŗa, notre père a passé dans l'élite maintenant.
èmadze, s. f.  Image. Image. È capotsën bąlon tórdzò dé j-èmādze, les Capucins distribuent toujours des images.
emajeną, v. a.  Imaginer. Imaginer. V. r. Emajeną-vó 'ŗa, représentez-vous cela maintenant. On emploie aussi la forme maįeną.
èmapą, v. a.  Dépouiller une branche de ses feuilles. Dépouiller une branche de ses feuilles. Èmapą è į-òrmó, effeuiller les ormeaux; èmapą è venye, a coudra, défeuiller les vignes, les coudriers; èmapą ó tsénévó, enlever le grain et la feuille du chanvre au moyen de l'èmapyouPar ext. Enlever la peau. Èmapą è di, égratigner les doigts.-
èmapāe, s. f.  Effeuillage. Effeuillage.
èmapyou, s. m.  Peigne pour enlever la semence et les feuilles du chanvre. Cf. mapyoņ.. Peigne pour enlever la semence et les feuilles du chanvre. Cf. mapyoņ..
èmatchyę, v. a.  Ecraser à moitié Ecraser à moitié. Nó fó°" dètèrą w'étchyésó, ma fé ëntinsyon dé pa èmatchyę è di, il nous faut soulever la cuve, mais prends garde de t'écraser les doigts; èmątse pye è di, to charéi chin kyè l'è, écrase-toi les doigts, tu sauras ce que c'est.  Grimisuat: amatchye.
emęna, s. f.  Emine, mesure en usage à Ayent pour le mesurage des fromages, du beurre, etc. Emine, mesure en usage à Ayent pour le mesurage des fromages, du beurre, etc.
emotchyę, v. a.  User, émousser une pointe User, émousser une pointe. T'a prou emotchyą ó craeon, tu as assez usé le crayon; féi ëntinsyon ! to emotseŗéi ó coutéi, attention! tu vas émousser la pointe du couteau.  Dérivé de mątsó. Voy. ce mot.
emounton mounton. , voy. s. v. mounton.
ën    , prép.  En, dans, dedans, En, dans, dedans, ën Frąnse, ën Chavyeje, en France, à Savièse. ën voué dzò, en huit jours. Très souvent en local est renforcé par un adv., fouŗa ën Frąnse, etc. Il Avec un gérondif: venyon ën tsantin, ën dzowin, ils viennent chantant et jouant. || ën pląche dé, au lieu de; ën tsan, au pâturage.
ën    , pron. pers.  En. En. ën pou t-e che gabą ! peut-il s'en vanter! ën d-a t-e vouécą, en a-t-il pleuré! || Il est souvent explétif. Ch'ën parlāè pa adon de chin, alors on n['en] parlait pas de cela.
en rātse En abondance, se dit d'un arbre chargé de fruits. En abondance, se dit d'un arbre chargé de fruits.
ën.néea Noyé. V. nijye.adj. Noyé. V. nijye.adj.
enadjyę, v. i.  Nager Nager.  Syn. nadjyę.
enardį, v. a.  Enhardir. Enhardir. Cf. v. ën-nardį.
E-n-avenyįn, loc. adv.  En biseau. En biseau. Dan j-oun tin pó pwą è vęnyé ënpleįon ó foselon, óŗa i tale avwéi ó foselon iré pa plan, iré e-n-avenyįn, autrefois pour tailler la vigne on se servait de la serpette, or la taille avec la serpette n'était pas d'équerre, elle était en biseau.
ënba°"ądzó, s. m.  Emballage. , du papier d'emballage. Emballage. , du papier d'en-ballage.
ënbabó°"tą, v. a.  Emmitoufler Emmitoufler, ënbabó°"tą a téita avwéi dé mochewën-na, emmitoufler la tête avec de la mousseline. || Dérivé de babó°"tą.
ënbada Criblé, empêtré dans Criblé, empêtré dans.adj.  Syn. ënpatówa.
ënbarą, s. m.  Embarras Embarras. Chin l'ïtą oun grou j-ënbarą pòr nó, c'a été un gros ennui pour nous.
ënbarachin, -chinta, adj.  Embarrassant. Embarrassant.
ënbarachyą, -chyāe, adj.  Embarrassé. Embarrassé. L'aįó è bréi tòte ënbarachyą, powió pa wi bale a man, j'avais les bras tout embarrassés, je ne pouvais lui donner la main. || 
ënbarachyą, -chyāe, adj.  Enceinte . Enceinte . Par ext. le féminin signifie enceinte. Sti l'a rèmarcą ky`įr`ënbarachyāe, celui-ci a remarqué qu'elle était enceinte. Syn. gró°"cha.
ënbarachyę, v. a.  Embarrasser. Embarrasser. Fó°" ótą vía ché bó°", ënbarąché ó pachādzó, il faut enlever ce [tas de] bois, il gêne le passage.
ënbarcą, v. a.  Embarquer. Embarquer.V. r. S'embarquer.
ënbardoflą v. a.  Salir la figure en mangeant.  Salir la figure en mangeant. T'éi tòt'ënbardoflą dé chócòą, tu t'es sali en mangeant du chocolat.
ënbarkyèmin, s. m.   Embarquement. Embarquement.
ënbata   , v. a.  Bâter.Mettre le bât. Bâter.Mettre le bât. Va adéi ënbata ó mówé, va toujours mettre le bât au mulet.
ënbata , -tāe, adj.  Se dit d'une pièce de bétail dont l'épine dorsale est enfoncée en forme d'arc de cercle: Se dit d'une pièce de bétail dont l'épine dorsale est enfoncée en forme d'arc de cercle: ona ątse ënbatāe, une vache au dos enfoncé.
ënbéitą, v. a.  Embêter. Embêter. Nó j-ënbéité prou é prou, il nous ennuie sans cesse.
ënbéitin, -tinta, adj. Embêtant. Embêtant.
ënberdą   , v. a.  Bâter, Bâter, ënberdą ó mówé, charger le mulet de tout l'attirail du bât. || II y a une différence entre artéouą et ënberdą;le premier se dit de l'attelage du char, le second de l'attelage sans char, avec le bât.
ënberdą   , v. a.  Mettre le bandage à un herniaire ou à un animal pour lui retenir les intestins. Mettre le bandage à un herniaire ou à un animal pour lui retenir les intestins.
ënberdą  , -dāe, adj.  Chargé, criblé. Chargé, criblé. L'è prou ënberdą dé détó, il est tout criblé de dettes.
ënberdą  , -dāe, adj.  Muni de tout l'attirail du bât, en parlant du mulet. Muni de tout l'attirail du bât, en parlant du mulet. I mówé l'è ënberdą, le mulet est complètement bâté.
ënberdą  , -dāe, adj.  Muni d'un bandage; Muni d'un bandage; l'è oun pó°"ró rontou tòrdzò ënberdą pó kyè chortęchon pa è bwéi, c'est un pauvre herniaire, toujours muni d'un bandage pour que les entrailles ne lui sortent pas.
ënberdādzó, s. m.  Attirail du bât Attirail du bât. Bandage de hernie.
ënbergóoutchyę, v. a.  Attacher une charge sur le mulet avec la sangle appelée bergotse. Attacher une charge sur le mulet avec la sangle appelée bergotse Fig. Attacher ensemble [des mots], baragouiner. Chaįon ënbergó°"tchyę tsecoun dó°"-tré mó, ils savaient baragouiner chacun deux ou trois mots.
ënbįŗe, v. a.  Boire beaucoup. Boire beaucoup. Pouwon t-e ënbire dé tòta chôrta dé vën kyè chon rin veŗetąbló ! peuvent-ils avaler toute sorte de vins qui ne sont point véritables! dé dzò dinché ënbion t-e de ha pekyéta é d'ātra trwera, des jours comme cela ils en avalent en quantité de la piquette et d'autres saletés.
ënbó°"mą, v. a.  Embaumer. Embaumer.
ënbó°"nyāe, s. f.  Cabosse. Cabosse. M'a fé 'na brota ënbó°"nyāe, il m'a fait une vilaine bosse [à la tête].
ënbó°"nyę, v. a.  Cabosser. Cabosser. I péiwa iré tòte ënbó°"nyāe, la poêle était toute cabossée.
ënbóchóną, -nāe, adj.  Rempli de buissons. Rempli de buissons.
ënbóchyę  , v. a.  Embaucher. Embaucher. I cóté óŗa pó ënbóchyę dé j-ovri, c'est coûteux aujourd'hui pour embaucher des ouvriers.
ënbóchyę  , v. a.  Mettre en tonneau Mettre en tonneau. Vwéŗó ënbóche to? combien en-caves-tu [de vendange]?
ënbochyou, s. m.  Grand entonnoir de cave en bois. Grand entonnoir de cave en bois.  A Grimisuat ce même mot désigne en outre l'instrument en corne pour faire les saucisses: ënfatą.
ënbótą   , s. f.  Botte: Botte: on'ënbótą dé fin, dé bla, une botte de foin, de blé.
ënbótą   , s. f.  Le contenu des deux mains, double poignée. Le contenu des deux mains, double poignée. On'ënbótą dé crouchon, une double poignée de fruits secs ; dé bóné j-ënbótéi dé noué, des noix plein les deux mains. || 
ënbótą   , v. a.  Chausser. Chausser. Sti có°" t'éi byin ënbótą, cette fois tu es bien chaussé.
ënbouitą, v. a.  Continuer adroitement une conversation. Continuer adroitement une conversation.  
ënbouitą, v. a.  Emboîter.  Emboîter. 
ënbrāchyę, v. a.  Embrasser, Embrasser, ënbrāchyę pé ó có°", tenir embrassé qqn, lui sauter au cou.
ënbrantsémįn, s. m.  Ramification, multiplication. Ramification, multiplication. Chin fé o-n-ënbrantsémin fó°" [en parlant de la reproduction extraordinaire des mouches], cela fait un embranchement fou [propagation].
ënbroti , -ite, adj. et s. m. et f. Abruti.  Abruti.
ënbroti , v. a. Abrutir.  Abrutir. Chin pó ënbroti ó moundó, en voilà pour abrutir les gens; fó°" pa dromi, to chaŗéi tòt'ënbrotį apréi, ne t'endors pas, tu seras tout engourdi après.
ënbroti , v. r. S'abrutir, s'engourdir. S'abrutir, s'engourdir.
ëncaderémin Encadrement. Lex. ëncadra, Encadrement. Lex. ëncadra,
ëncadra, v. a.  Encadrer Encadrer. I ëncadra fou pótréi, j'ai encadré ces photographies.
ëncan, s. m.  D'après, en comparaison, à proportion.Ne se rencontre que dans l'expr. a w'ëncąn dé, Ne se rencontre que dans l'expr. a w'ëncąn dé, d'après, en comparaison, à proportion. Paé a w'ëncąn dou traó, payer d'après le travail; vó paéŗéi a w'ëncan da ręista, vous payerez à proportion du reste. || Même sens en Savoie (Const, s. v. encan).
ëncarnasyą, -āe, adj.  Féroce, furieux,monté contre qqn, passionné. Féroce, furieux,monté contre qqn, passionné. Cómin iron ëncarnasyą ha néi ! comme ils étaient furieux cette nuit! pó bire chon déstra ëncarnasyą, pour boire ils sont féroces.
ëncatena, -nāe, adj.  Possédé (-e) par une idée. Possédé (-e) par une idée. I bòte iré trwa ëncatena d'aą ba a Chyoun, l'a pa jou wejį d'aą ëntsąn a tchyévra, le garçon était tellement obsédé d'aller à Sion, il n'a pas eu le temps de mener paître la chèvre.
ëncavą, v. a.  Encaver du vin. Encaver du vin.
ënchachyą, -chyāe, adj.  Egaré et pris dans les rochers. Egaré et pris dans les rochers. I tchyévra a nó l'è ënchachyāe, notre chèvre est prisonnière dans les rochers. || II arrive assez souvent que le bétail, les chèvres surtout, avance sur des corniches de rochers, où il ne peut plus ni avancer ni reculer.Ne dit-on pas aussi ëntsachyāe ?
ënchachyę (ch'), v. r.  S'égarer et rester pris dans les rochers. S'égarer et rester pris dans les rochers. Ch'ënchachyą outre pé deri Prabéi, il est resté pris dans un rocher derrière le Prabé.
ënchalį (ch'), v. r.  Se tirer d'affaire, se débarrasser, s'en sortir. Se tirer d'affaire, se débarrasser, s'en sortir. Nó pwin pa nó j-ënchali di tsate, nous ne pouvons pas nous débarrasser des chats.
ëncharvadjyę, v. a.  Faire peur, épouvanter, Faire peur, épouvanter, ëncharvadjyę ó mówé, è dzenelé, faire peur au mulet, aux poules; ï tsën l'a ëncharvadįyą è tchyévre, le chien a épouvanté les chèvres; cómin chon ëncharvadjyéi hé béitchye ! comme ces animaux sont effrayés ! || V. r. Avoir peur. È tsową ch'ëncharvądzon ouncò vitó, les chevaux prennent assez facilement peur.
ënchatchyę, v. a.  Ensacher. Ensacher. Té fó°" ënchatchyę ché bla é mena outr'ou mo°"ën, il te faut ensacher ce blé et le conduire au moulin.
ënchavą, v. a. Ecorcher, érafler  Ecorcher, érafler. Venyon ba dé galó°" é ënchąvon è chapën, des pierres descendent qui éraflent les sapins; mè chéi ënchavą a man contr'a morale, je me suis éraflé la main contre la muraille.
ënchavāe, s. f. Eraflure.  Eraflure. Dé brote ënchavéi, de vilaines éraflures.
ënchënblą, v. impers.  Peser à qqn, lui être pénible ou lui sembler étrange. Peser à qqn, lui être pénible ou lui sembler étrange. Vwéŗó pou t-e oui ënchënblą óŗa dé resta chówé en cha groucha mijon, qu'il peut lui paraître étrange de rester maintenant tout seul dans cette grande maison; m'ënchënblé prou, cela m'est assez pénible; vó j-ënchënbléŗé prou d'ai vía a mare, vous trouverez bien pénible de n'avoir plus votre mère.
ënchëndrówą , -āe, part, et adj.  Couvert de cendre. Couvert de cendre.
ënchëndrówą , v. a.  Saupoudrer de cendre. Saupoudrer de cendre. T'éi acheta jostó chou ó chëndri, t'a tót'ënchëndrówą è j-ā-lon, tu t'es assis juste sur le cendrier, tu as tout sali tes vêtements.
ënchënta (ch'), v. r.  Rester pris dans les rochers. Rester pris dans les rochers. Bon pó aa ch'ënchëntą, capable d'aller se perdre dans les rochers. Syn. ch'ënchachyę.
ënchenyową, -ąe, adj.  Ensanglanté.  L'aie ouncó a téita ënchenyówāe can l'è enou ënkye, il avait encore la tête ensanglantée quand il est venu ici [var. ënchinyówāe].
ënchenyówą, v. a.  Ensanglanter. Ensanglanter.
ënchépaŗąbló, -bla. Adj.  Inséparable. Inséparable. Chon dó°" j-ënchépaŗąbló, voilà deux inséparables.
ënchēryę, v. n. Miser, enchérir.  Miser, enchérir. L'a pa ënchëryą, il n'a pas misé à l'enchère.
ënchiŗóną, -āe, adj.  Rempli de cirons. Rempli de cirons. Sti frómądzó l'è adéi prou ënchiróną, ce fromage est en tout cas bien rempli de cirons.
ënchóouwą, v. a.  Enivrer. Enivrer. Ché vën ënchó°"we dri, ce vin monte tout de suite à la tête; fou j-amį ó t'an mena ā, pënta é ó t'an ënchó°"wą, ces amis l'ont mené à la «pinte» et l'ont enivré. || V. r. Ch'ënchó°"wé tui è dzò, il s'enivre tous les jours. || Syn. ënpyorną.
ënchopòrtąbló, -bla, adj. Insupportable.  Insupportable.
ënchòrchèoyą, -āe, adj.  Enchanté, ensorcelé. Enchanté, ensorcelé.
ënchòrchèwa, v. a.  Ensorceler. Ensorceler. Ché pó ënchòrchèwą! celui-là pour ensorceler !
ënchòrdéwą, v. a.  Assourdir Assourdir. L'a tan brālą kyè nó j-a tòte ënchòrdéwa, il a tant crié qu'il nous a complètement tous abassourdis; charį prou ënchòrdéwāe apréi chin, je serai bien abassourdie après cela.
ënchortį, v. n.  Sortir. Sortir. Vwéŗó pou t-e ënchortį d'éivwe d'oun crwéi étąn dinché? combien peut-il sortir d'eau d'un petit étang comme cela? Il Prov. Mêe dé ou'evêe \ avrį pįn-na ënchortį, mars [c'est encore] l'hiver, avril à peine [en est] sorti. Il V. r. Ch'ënchortį. Sortir, se tirer d'affaire. L'è i détó tan ky'ou có°", i pou pa méi ch'ënchortį, il est dans les dettes jusqu'au cou, il ne peut plus en sortir.
ënchwënį (ch'),v. r.  Se souvenir. Se souvenir. Voy. s. v. chouēnį (che). Mè chéi pa enchwénāe, je ne m'en suis pas souvenue.
ënchyere, s. f. Enchère.  Enchère. Tó choun bën l'itą vindou a w'ënchyere, tout son bien a été vendu à l'encan.
ënchyondze, s. f.  Graisse du porc. Graisse du porc.
ëncló°", s. m.  Enclos, Enclos, wéi l'aie o-n-ëncló°", il y avait là un enclos.
ëncló°"re, v. a.  Enfermer. Enfermer. ëncló°"jon è fāé derën ou bou, ils enferment les moutons dans l'étable. || Absol. Emprisonner. L'è itą ëncló°" cakyé mi, il a été en prison quelques mois.
ënclóna, s. f.  Enclume. Enclume. Tapa ó fêe chou w'ënclóna, battre le fer sur l'enclume.
ënclópą, v. a. Rendre boiteux,  Rendre boiteux, ënclópé tui è mówé, il rend boiteux tous les mulets. || Dérivé de clópó.
ënclòtą, -ąe, adj.  Creusé, entaillé. Creusé, entaillé. Fou j-ëncron chon trwa ënclòtą, ces crans sont creusés trop profondément. Dérivé de clóte.
ëncobena, v. a.  Embrouiller Embrouiller, ó mó Djyo! cómin ché fi l'è ëncobena, ô mon Dieu ! comme ce fil est embrouillé! Il Fig. Aa pye pé j-aócą, chon bon pó ëncobena é tsó°"jé, allez donc chez les avocats, ils s'entendent à embrouiller les affaires. V. r. S'embrouiller. Aréita dé fe°"ą, vi to pa kyè ché fi ch'ëncobęné ? cesse de filer, ne vois-tu pas que ce fil se brouille complètement? || S'arrêter, rester accroché. Ch'ëncobęné avwéi tota chōrta dé moundo, il reste accroché [à parler] avec toute sorte de gens. || Part, et adj. ëncobena, emmêlé: dé bó°" ëncobena, du bois «emmêlé», difficile à couper.
ëncobeneŗį, s. f. Embrouillamini.  Embrouillamini.
ëncóblą  , -blae, adj.  Embarrassé, obstrué en partie. Embarrassé, obstrué en partie. Tó fou j-éitró chon ëncóblą dé chó è chin, tous ces locaux sont obstrués de ceci et de cela. Il Fig. Surchargé, accablé. L'è prou é prou ëncóblą dé détó, il est accablé de dettes.|| L'afr. connaît les verbes encopeler, encoupler, dérivé de Fit. copulare.
ëncóblą  , v. a.  Embarrasser, obstruer partiellement Embarrasser, obstruer partiellement, ëncóblon a vāe avwéi fou j-ótó, ils embarrassent le chemin avec ces autos; té fó°" métré tsękyé tsó°"ja a cha pląche dinché to ëncóblé è j-etsewį é a lōo, il te faut mettre chaque chose à sa place, sinon tu obstrues l'escalier et le corridor.
ëncóbló, s. m.  Embarras, empêchement, obstacle Embarras, empêchement, obstacle. L'è tòrdzò i méima tsó°"ja ba pé ha vāe, l'a trwa dé tsaré acó°", l'è o-n-ëncóbló pa peti, c'est toujours la même chose sur ce chemin, il y a trop de chars à la fois, c'est un embarras pas petit.
ëncóminsyę, v. a.  Commencer. Commencer. Syn. cóminsyę.
ëncontre, prép.  Contre. Contre. Vën encontre nó, il vient dans notre direction. Vers. Can vën ëncontre dótāa, quand vient le soir.A w'ëncontre [aussi a w'ëncontró], en opposition. Chin è t-e pa jostó a w'ëncontre dé chin kyè l'aie comanda? cela n'est-il pas juste à rencontre de ce qu'il avait commandé?
ëncopelą, -āe, adj.  Chargé, rempli. Chargé, rempli. Nó pwin pa vó prêta ha éije óŗa, l'è ëncopelāe, nous ne pouvons pas vous prêter ce vase maintenant, il n'est pas vide; l'aie jostamin è dąvwé man ëncopeléi, elle avait justement les deux mains chargées. Į| Le contraire est decopelą
ëncopele, v. a.  Employé, occupé.Se dit d'un vase dont on ne peut plus disposer parce qu'il n'est pas vide. Employé, occupé.Se dit d'un vase dont on ne peut plus disposer parce qu'il n'est pas vide. To ëncopele pòrtąn tòt' è j-éijé, tu occupes pourtant toute la vaisselle; l'è jostamin ëncopelāe i brinta, la brante est justement occupée. Il Le contraire est decopelę.
ëncópó, s. m.  Embarras. Embarras. Ai dé j-ëncópó, avoir des embarras. || Syn. de ëncóbló.
ëncoŗą, s. m.  Curé. Curé. Dans les chartes du XIIIe s. on trouve la forme incuratus, d'où sont venus encuré, encurat et les formes de la SR. || Syn.ëncoŗą, s. m. .
ëncóŗadjyę, v. a.  Encourager. Encourager.  V.r. Ch'ëncóŗadjyę: s'appliquer, se donner de la peine. Ch'é nète ëncóŗadjyą awéi ché réjyąn é l'a byin apri, il s'est beaucoup appliqué avec ce régent et il a bien appris. Le sens du réfléchi est surtout réciproque («- les uns les autres»).
ëncóŗadzémįn, s. m.  Encouragement. Encouragement.
ëncóse, s. f.  Entaille, encoche. Entaille, encoche. Fou tra l'an tui pé è cwën tsecoun o-n-ëncóse kyè va tinky'ou mitin é che crwįjon oun chou w'ātre, ces poutres ont chacune une entaille aux extrémités, qui va jusqu'au milieu et elles se croisent l'une sur l'autre.
ëncósye, v. a.  Entailler, Entailler, ëncósye è tra, faire une encoche à une poutre.
ëncoti, -įte, adj.  Emmêlé, en parlant des cheveux. Emmêlé, en parlant des cheveux. Oun pou pa té penyę e-n-ódré, è pi chon trwa ëncoti, on ne peut pas te peigner les cheveux comme il faut, ils sont trop emmêlés.  Tenace, collant. È mótsé chon dé j-ëncotįté pa pó°", les mouches sont bien tenaces. Į| Rassis, enchevêtré. Oun pou pa mëndjyę ā cwite ó pan atò l'è trwa ëncoti, on ne peut pas manger à la hâte le pain de seigle, il est trop rassis; kyën bó°" ëncoti, i bó°" di j-òrmó! quel bois enchevêtré, l'ormeau! || Grimisuat: ëncwatį, -įta, mêmes sens.
ëncouarla Lustré par la saleté Lustré par la saleté.adj. Var. ënkyèrla. Sti forda Iré tämin ëncouarla kyé tinyîé drisé tó chowé, ce tablier était tellement lustré qu'il tenait debout tout seul, v. tr. Indiquer.
Ëncréną Graver.? ? Graver.? ?
ëncréna, s. f.  Echancrure . Raie sans profondeur faite au couteau ou avec une craie. Echancrure . Raie sans profondeur faite au couteau ou avec une craie. I mąrca a nó l'a on'ëncréna é dó°" pwën apréi, notre marque domestique se compose d'une entaille suivie de deux points: |. . || Il y a une différence entre ëncréna et ëncron qui est une échancrure profonde. L'afr. a creue ou creune dans le même sens an'ëncréna.
ëncréna, v. a. Echancrer . Faire une entaille sans profondeur, ou une raie. Echancrer . Faire une entaille sans profondeur, ou une raie. Oun vi ouncó avwe l'a ëncréna a porta avwéi ó coutéi, on voit encore l'endroit où il a fait des entailles à la porte avec le couteau; è tsapwį ëncrénon è pyésé déean kyè tsapótą, les charpentiers tracent une ligne au cordeau sur les poutres avant de les équarrir.
ëncrilą, -ląe, adj.  Sec. Se dit des vases en bois qui se dessèchent quand ils ne contiennent pas de liquide longtemps. Sec. Se dit des vases en bois qui se dessèchent quand ils ne contiennent pas de liquide longtemps. È patelé chon tan ëncriléi, oun pou pa è j-abóną, les barillets (sorte de bouteilles en bois) sont tellement secs qu'on ne peut pas les combuger. || Grimisuat: ëncrilyą, -ąe.
ëncrilę, v. n.  Se sécher, en parlant de la boissellerie, de manière à ce que le liquide s'écoule. Se sécher, en parlant de la boissellerie, de manière à ce que le liquide s'écoule. T'a achyą ëncrilę è j-éijé, tęnyon pa mèi w'éivwe, tu as laissé trop sécher les vases, ils ne contiennent plus l'eau.
ëncrimą, v. a.  Confirmer. Confirmer. Sti an w'éékye vendre ëncrimą, cette année l'évêque viendra confirmer; yó ché itą ëncrimą w'ātre ādzó, pour moi j'ai été confirmé l'autre fois (à la dernière confirmation). || De chrisma, le saint chrême.
ëncron, s. m.  Cran, plus profond que l¨'ëncréna. Voy. ce dernier mot. Cran, plus profond que l¨'ëncréna. Voy. ce dernier mot.
Ëncróną Graver,? ? Graver,? ?
ëncróną, v. a.  Faire un cran, Faire un cran, iré ëncrona derën, il y avait un cran.
ëndeiche, adj.  Indivis. Indivis. Chin l'è pa partadįyą, l'è ëndeiche entré nó, cela n'est pas partagé, c'est indivis entre nous.
ëndeŗën, adv.  Au-dedans. Au-dedans.
ëndétą  ,v.a.  Endetter. Endetter. L'a rin kyé prou ëndétą a comona, il a «seulement» beaucoup endetté la commune. || V. r. Ch' ëndètéré ouncó méi sti an, il s'endettera encore davantage cette année.
ëndétchyą, -ąe, adj.  Vicieux, fautif, qui a un défaut (ona dętse) Vicieux, fautif, qui a un défaut (ona dętse). \\ Prov. Ché kyè l'è ëndètchyą ch'ënprįn, celui qui est vicieux se fâche (L. 479).
ëndi, adv.  Depuis, Depuis, ëndi adon, ëndi óŗa, depuis lors, depuis maintenant; ëndi ché dzò l'è pa méi enou èr-nó, depuis ce jour il n'est plus revenu chez nous. || Conj. ëndi kyè, depuis que. ëndi kyè l'ïtą enou i ni, depuis que la neige est venue. Il Prov. ëndi kyè l'a tsanta i coco, l'a fornį dé dzaouą, dès que le coucou a chanté, c'est fini pour le gel (L. 16).
ëndin-ną, v. a.  Deviner, Deviner, ëndin-ną-è cwi l'è enou? devine donc qui est venu? bale cākyè tsó°"ja a ëndin-ną, donner une devinette.
ëndividou, s. m.  Individu, assez souvent en mauvaise part. Individu, assez souvent en mauvaise part.
ëndjyablą, v. a.  Endiabler, ennuyer. Endiabler, ennuyer. Chin l'è josto pó ëndjyabla ó moundó, c'est juste fait pour ennuyer les gens.-
ëndó°"ché, adv.  A la maison. A la maison. È marįn-né l'è pa kyésyon dé resta ëndó°"ché can vïon ó byo tin.. Les femmes ne peuvent rester à la maison quand elles voient le beau temps.
ëndobló (ou en dobló), loc. adv.  Dans le doute. Dans le doute. O-n'é pa ëndobló kyè l'è dinché, il n'y a pas de doute qu'il soit ainsi.
ëndorą, v. a.  Endurer. Endurer. On dit sans article: ëndorą fan, ëndorą chi, endurer la faim, la soif. || Absol. L'an pa ëndorą (constatant que les voyageurs rapportent beaucoup de vivres), ils n'ont pas enduré la faim ni la soif. || V. n. Rester en place ou quelque part. Pou pa ëndoŗą chou ó le, i mare, notre mère ne peut pas rester au lit.
ëndorchi, -ite, adj. part.  Endurci, tenace par suite de l'usage. Endurci, tenace par suite de l'usage. Can chon byin ëndorchi fou mandiąn, atrąpon byin, quand ces mendiants sont bien tenaces, ils reçoivent beaucoup d'aumônes. || Grimisuat: ëndorchi a le même sens.
ëndotreną, v. a.  Semoncer qqn. Semoncer qqn. Can tornéŗé, chaŗé ëndotreną própró, quand il reviendra, il sera semonce d'importance.
ëndoują, v. a.  Oser. Oser. Autre forme pour doują et ouįą. L'a pa ëndoują eni derën, il n'a pas osé entrer.
ëndrį, s. m.  Endroit, beau côté d'une étoffe. Endroit, beau côté d'une étoffe. T'a metou ó tsouson a w'ënvêe, té fó°" ó métré a w'ëndri, tu as mis le bas à l'envers, il te faut le tourner du bon côté.
ëndrochi, -chite, adj.  Entêté. Entêté. È mótsé chon déstrą ëndrochįté: tornon dri a męma pląche, les mouches sont très entêtées: elles retournent tout de suite à la même place.
ëndrodjyę, v. a.  Fumer une propriété. Fumer une propriété. A fōche d'ëndrodjyę ché pra, l'è enou bon, à force de fumer ce pré, il s'est amélioré; l'è prou ëndrodjyą dé cratówé, il est assez fumé de crottes (de chèvres et de moutons). [| Grimisuat: ëndrodjyę désigne exclus, «passer le fumier à l'eau».
ëndromi, v. a.  Endormir. Endormir. I pa pochou ëndromi ché infąn tòt'ā néi, je n'ai pu endormir cet enfant toute la nuit; óŗa l'è ëndromi, il est endormi maintenant. On dit de préférence: l'è chóbrą (a dromį). V.r. S'endormir. Oun ch' ëndromé pa pé è vāé pé sta fri, on ne s'endort pas sur les chemins par ce froid.
ëndromįte, adj.  Narcose. Narcose.Uni au substantif éivwe.  L'an bala d'éivwe ëndromįte, ils ont endormi le malade.
ènèmounton, adv.  En tas. En tas. Voy. mounton. L'expr. semble être une déformation de ën mounton, en tas, sous l'influence du dérivé en mountóna (cf. ce mot).
ènèrvą, v. a.  Enerver. Enerver. Syn. ën-nèrvą.
ènèvwą, v. a.  Nier. Nier. L'è prou rlwi kyè l'a fé, ma i ènèvwe tòte, c'est bien lui qui l'a fait, mais il nie tout; l'a tòte ènèvwą, il a tout nié. || On entend aussi la forme ën-nèvouą.
ënfanteŗi, s. f.  Infanterie. Infanterie.
ënfaŗeną, -ąe, adj.  Enfariné. Enfariné.
ënfaŗenówa, -ąe, adj.  Légèrement enfariné. Légèrement enfariné.
ënfaŗóchyą, -ąe, adj.  Courroucé, rouge de colère. Courroucé, rouge de colère.
ënfaŗóchyę (ch'), v. r.  Se fâcher, se mettre subitement en grande colère. Se fâcher, se mettre subitement en grande colère.
ënfata Mettre la pâte à saucisse dans les boyaux, aussi à Savièse. Mettre la pâte à saucisse dans les boyaux, aussi à Savièse.
ënfatą, v. o.  Mettre qqch. dans un sac de cuir. Mettre qqch. dans un sac de cuir. L'a ënfatą tòt'ā mateną ó boŗatą derën pè dé faté, toute la matinée, il a rempli les sacs de cuir avec de la farine de froment. || Par analogie, manger beaucoup. Pó ënfatą, l'è oun métré, pour avaler, il est passé maître. || Grimisuat: absol. ënfatą: mettre la pâte à saucisse dans les boyaux.
ënfava, -ąe, adj.  Ensorcelé par une fée, endiablé. Dans les contes on trouve ces anciennes expressions Ensorcelé par une fée, endiablé. Dans les contes on trouve ces anciennes expressions: fąva ënfavąe, chówādze, fée endiablée, sauvage. || Le mot est dérivé de fąva, comme en fr. «endiablé» de «diable».
ënfêe, s. m.  Enfer. Enfer. È crwéi van ba e-n-ënfêe, les méchants vont en enfer.
ënferma, v. a.  Enfermer. Enfermer. Che oun tën pa tòte ënferma, i róbon tòte, si on ne tient pas tout sous clef, on vole tout. Il Absol. ó t'an enferma, ils l'ont mis en prison.
ënfewą, v. a.  Enfiler. Enfiler. Viāó rin pó ënfewą, je ne voyais plus assez clair pour enfiler mon aiguille.
ënfiséwą, v. a.  Ficeler. Ficeler. Lier, tenir les gens d'un parti. Fou kyè chon pa da méima partia pąrton pa acó°", chin l'è tòte ënfiséwą, ceux qui ne sont pas du même parti ne partent pas ensemble, ils sont tous liés.
ënflamą, v. a.  Enflammer. Enflammer.
ënflamābló, -bla, adj.  Inflammable. Inflammable.
ënflamasyon, s. f.  Inflammation. Inflammation.
ënflóŗą, v. a.  Déflorer une prairie: «Déflorer» une prairie: è tchyévre l'an ënflóŗą a bóna mitchyą dou pra, les chèvres ont défloré la bonne moitié du pré [mangé les bouts, la fleur de l'herbe]. 
ënflóŗą, v. a.  Ecumer, écrémer, Ecumer, écrémer, ënflóŗą ó waséi avwéi ona pose, écrémer le lait avec une louche (cf. s. v. atréré). || || En fr. pop. SR inflorer s'emploie pour ensemencer, couvrir de récoltes. L'afr, ne connaît enflorer qu'au sens d'orner de fleurs. Cf. FEW, III, 632.
ënfonsą   , v. a.  Enfoncer. Enfoncer. L'a falou ënfonsą a porta, il a fallu enfoncer la porte.
ënfonsą , -ąe, adj.  Enfoncé. Enfoncé. L'a oun peti bofé ënfonsą préeon derën a morale, il y a une petite armoire enfoncée dans la muraille.
ënfonsémįn, s. m.  Enfoncement. Enfoncement.
ënfòrmą, v. a.  Informer. Informer. Nó chin pa itą ënfòrmą dé chin, nó, nous n'avons pas été tenus au courant de cela, nous. || V.r. S'informer. I pare l'è jou ba a Chyoun ch'ënfórmą vwéŗó cótéŗé i vènindze sti an, notre père est descendu à Sion s'informer du prix de la vendange de cette année.-
ënfòrmasyon,  s. f.    Information. Information. Avouéi     į-ënfòrmasyon   dinché ! avec de tels renseignements !
enfòrną, v. a.  Enfourner, Enfourner, iron jostó apréi ënfòrną ó pan, ils étaient justement en train d'enfourner le pain.
ënfouŗa, adv.  En dehors, En dehors, ona dzinta mijon ëndeŗën, ma déstrą brota e-n-ënfouŗa, une jolie maison en dedans, mais très vilaine en dehors.|| Prov. (L. 125). È monēe can chon mò fó°" è j-è vêchą: chon tòrdzò blan e`n-ënfoura é nēe ëndeŗën, les meuniers, quand ils sont morts, il faut les «retourner», ils sont toujours blancs en dehors et noirs en dedans.
ënfousyę, v. a.  Emmancher une faux: Emmancher une faux: ënfousye ó berni.
ënfrouéabló, -bla, adj.  Effroyable. Effroyable. L'è ënfrwéabló vwéŗó è moundó chon métchyin óŗa, c'est effroyable combien les gens sont méchants aujourd'hui.
engadjyę, v. a.  Engager, enrôler. Engager, enrôler. Prou é prou ëngadjyę ó nó°"tre a parti, engager notre fils sans cesse à partir. Į| V. r. S'engager. Ch' ëngadzîon pó catr'an, ma dri kyè l'aïon oun réwątsó, venyïon peŗ'ënkyè, ils s'engageaient [pour le service de Naples] pour quatre années, mais aussitôt qu'ils avaient un moment de relâche, ils revenaient ici.
ëngadzémįn, s. m.  Engagement. Engagement.
ëngansé Organisation, manœuvre, machination, manigance, tromperie. Lex. ëngansye, Organisation, manœuvre, machination, manigance, tromperie. Lex. ëngansye,
ënganséréi Instigateur,n. m.  celui qui met en route. Instigateur,n. m.  celui qui met en route.
ëngansye Manigancer. Manigancer. A fâche d'ëngansye, l'a fé vó°"ta pó rloui, à force de manigancer, il a fait voter pour lui.
ëngansyę, v. a.  Organiser. Organiser. I comona tatséŗé d'ëngansyę dé dzwa, la commune tâchera d'organiser des jeux. Il Grimisuat: ënganchye = mettre en marche, lancer, ënganchye ó fwa, allumer le feu; ënganchye ó deną, mettre sur le feu le repas de midi.
ëngloti, v. a.  Engloutir. Engloutir. L'è enou on'a-wintse ky'ó t'a ëngloti déjó dé ni é dé pēré, il est descendu une avalanche qui l'a englouti sous la neige et les pierres.
ëngonsyąe, s. f.  Elan. Elan. L'a fé 'na ëngonsyąe pó choutą ó tórin, il a pris un grand élan pour sauter le torrent.
ëngonsye (ch'), v. r.  Prendre l'élan. Prendre l'élan. Che chon ëngonsyą é l'an choutą outre chou ó ti, ils ont pris l'élan et ils ont sauté sur le toit. Į | C'est probablement le même mot que le fr. «s'engoncer», «enfoncer le cou dans les épaules»; c'est ainsi que fait celui qui prend l'élan. On dit ëngonsye et ch'ëngonsyę, selon le contexte.
ëngordį, v. a.  Engourdir. Engourdir. I fri dé w'evêe ëngordé hé pó°"ré béitchyé, le froid de l'hiver engourdit ces pauvres bêtes; di ha fri yó chéi tote ëngordite, depuis ce froid, je suis tout engourdie. || V. r. Promena té oun pó°", s t'ou pa t'ëngordį, promène-toi un peu, si tu ne veux pas t'engourdir.
ëngòrdjyą, s. f.  Gorgée. Gorgée. I pòrtąn rin byou ky'on'ëngordjyą, je n'ai pourtant pris qu'une gorgée.
ëngòrdjyę, v. a.  Engorger, obstruer. Engorger, obstruer. Avwéi fou bornéi ën bó°", vajïé derën dé chabla, dé têra é d'ātra trwera, chin ëngòrdzįé dri tòte, avec ces canaux en bois, il y entrait du sable, de la boue et d'autres saletés et cela les obstruait complètement.
ëngòrdzémin, s. m.  Engorgement.  Engorgement. L'an pa méi nètéeą w'étąn di grantin, óŗa chin ba pè a bwįte l'è o-n-ëngòrdzémin kyè l'a pa dé noun, on n'a pas nettoyé l'étang depuis longtemps, maintenant vers l'orifice il y a un engorgement extraordinaire.
ëngorjèwa, v. a.  Ingurgiter par force quelque chose à un animal pour le faire manger. Ingurgiter par force quelque chose à un animal pour le faire manger. I tchyévra l'è prou dé crouêe górdze, nó fóou aa a t'ëngòrįèwą, la chèvre ne mange plus rien, il nous faut l'dngurgiter». || Méd. Pó ëngòrįèwą oun prin dé chotse ky'oun mè fondre derën e-n-ona fyóouwa d'éivoue é oun n-ëngòrįioue chin i catson ou bën i tchyévre,pour «ingurgiter» on prend de la suie qu'on délaie dans une bouteille d'eau, et on ingurgite cela aux porcs, aux chèvres, etc.
ëngouįą, v. a.  Tromper d'une manière ignoble. Tromper d'une manière ignoble. Ché kyè pou ëngoują ache pa ën deri, celui qui peut tromper ne s'en fait pas faute.
ëngoujeŗi, s. f.  Tromperie Tromperie. Che fya a chin can l'a rinkyé dé į-ëngoujeŗi ! se fier à celui-là, alors qu'il ne fait que des tromperies !
ëngoujōo, s. m.  Trompeur.n.m. Trompeur. || Mistral a la forme provençale engusaire.
ëngówa Lampée, gorgée Lampée, gorgée.n. f.  Ou-to on 'ëngówa dé góta ? veux-tu une gorgée d'eau-de-vie ? Syn. gôrjéwa, ëngôrdjya. Var. ëngóa.
ëngówą, v. a.  Avaler. Avaler. Té fó°" prindé ó rémyédó é dri ëngówą ba, il te faut prendre le remède et aussitôt l'avaler.
ëngrachyę, v. a.  Engraisser, graisser, enduire de graisse, Engraisser, graisser, enduire de graisse, ëngrachyę è bóté, graisser les souliers.|| V. r. Engraisser. I catson a nó ch'ëngrąche pa, notre porc n'engraisse pas.
ëngrandjyę, v. a.  Engranger. Engranger. Kyè dé fin è moundo l'an ëngrandjyą sti an! quelle quantité de foin les gens ont amené à la grange cette année !
ëngravą, v. a.  Léser, grever, incommoder, gêner. Léser, grever, incommoder, gêner. Prov. Rin rādé, rin ëngrąvé, celui qui ne regarde rien, rien ne le gêne. On entend aussi rin gravé. Voy. s. v. grava.
ëngrénądzó, s. m.  Engrenage. Engrenage. Fórchyę w'ëngrénądzó dou trwe, forcer l'engrenage du pressoir.
ëngrëndįyą, -djyąe, part, et adj.  Fâché, de méchante humeur, Fâché, de méchante humeur, iré prou ëngrëndįyą, il était si fâché; iré ëngrëndjyąe cóm'ona vwéipa, elle était furieuse comme une guêpe. || Fig.  Envenimé,  en parlant d'un mal. L'è ëngrëndįyą i ma, la maladie s'est envenimée.
ëngrëndįyę, v. a.  Fâcher, mettre de mauvaise humeur. Fâcher, mettre de mauvaise humeur. L'è ché mose ky'ó t'a o plo ëngrëndįyą, c'est cette parole qui l'a le plus fâché.|| V. r. Ch'oun di chin, ch'ëngrëndzé dri, si on dit cela, il se fâche tout de suite. || Fig. Se brouiller, se troubler en parlant du temps. I tin ch'ëngrëndzé, le temps se brouille. || Dérivé de grëndzo.
ëngri, adv. A contrecœur. A contrecœur. I vën ëngri dé parti, on part à regret.
ëngróbą, v. a.  Entartrer  En parlant du tartre, recouvrir les parois intérieures d'un vase de cave; incruster de calcaire un ustensile en métal servant à cuire; obstruer un canal. Ché vën ëngróbé tó méi è boche kyè w'ątre, ce vin incruste les tonneaux de tartre beaucoup plus que l'autre; i tóeó iré tòte ëngróbą pé derën, le tuyau était tout obstrué. |[ Se dit de l'huile qui devient crasseuse. I róódzò l'è ëngróbą, l'horloge a les rouages encrassés; rāda è rouwé dou tsaré vwéŗó chon ëngróbéi, regarde combien les roues du char sont encrassées. Il V. r. S'encrasser: ó°"ló d'owįea ch'ëngróbé ouncó prou vitó, l'huile d'olive s'encrasse assez vite.
ëngrónyé Rogne, grogne Rogne, grogne.n. f.  L'a on'ëngrónyé contré mè, il a une rogne contre moi [m'en veut]. Syn. rónye (1)
ëngroubóną (ch')   , v.  Se pelotonner Se pelotonner. I tsate dri derën ou pįló, chout'iną chou ó le é ch'ëngroubóné wéi, boudzé pa méi, le chat d'entrer dans la chambre, de sauter sur le lit, il s'y pelotonne et ne bouge plus. Il Grimisuat, Hérémence, id.
ëngroubóną, -ąe  , adj.  Entassé négligemment. Entassé négligemment. I chardzéi chaŗé prou ëngroubóną cākyé pāa, le «sargé» sera bien en tas qq. part. || Dérivé de groubon. || Syn. ënmountóną.
eni ba v. n.  Venir en bas , descendre, s'écouler, se rompre: descendre, s'écouler, se rompre: fé ëntinsyon, i tętse dou fin vën ba oŗa, fais attention, le tas de foin s'écroule maintenant; í chófle, oun deri kyè vën ba mijon, il vente, on dirait que la maison s'écroule; l'an achyą énį ba mijon, ils ont laissé tomber la maison en ruines, faute de réparation. || Devenir. Oun cha pa ché l'è fó°" ou ché vëndré? on ne sait pas s'il est fou, ou s'il est sur le point de le devenir? l'è enou nète vyou, il est devenu bien vieux; í pra l'è enou byo vè di a deriŗe plodze, le pré est devenu d'un beau vert depuis là dernière pluie. Il Fou tsó°" venyon a rin en cwijįn, ces choux diminuent fortement à la cuisson. || Impers. I vën dzò dé bon'ouŗa óra, il fait jour de bonne heure maintenant; pou pa enį dzò, le jour tarde à venir; va enį dé plodze, il va pleuvoir; che vën a dzawa ! s'il va geler, gare! Il Prov. Chin kyè vën pè a flota, parte pè ó tanbó, ce qui vient par la flûte, s'en va par le tambour. Il Sens divers: è nó°"tró ché chon achyą enį, les nôtres se sont laissés gagner; chon pa tan byin enou fou vyou ba en wepetą, ces vieux ne sont pas si bien vus à l'hôpital [pas si bien venus].
eni, v. n.  Venir. Venir. Conjug. Venyó, to vën, i vën, nó venyin, vó eni, venyon. Il Venyió || vëndrôo || impér. anën, ani et eni. || eni, enou enouąe. \\ Vëndrè oun tin kyè nó chaŗįn pa méi, il viendra un temps où nous ne serons plus [où nous serons morts]; i bāwa l'è enou feŗį contr'a morale, la balle a frappé juste contre la muraille; chaŗąn pa enwéi, elles ne seront pas venues; chin vëndré, cela arrivera; can chin vëndré a paeé, quand il faudra payer; i bla l'è byin enou., le blé a bien poussé; l'a ouncó prou w'ejį d'enį, il a encore assez le temps de venir.
ënjèniōo, s. m.  Ingénieur. Ingénieur.
ënjostamįn, adv.  Injustement. Injustement. Chin kyè vën ënjostamįn i profitse pa, ce qui s'acquiert injustement ne profite pas.
ënjostįse, s. f.  Injustice. Injustice.
ënjostó, -ta, adj.  Injuste. Injuste.
ënkye, adv.  Ici. Ici. Avwé t'éi-to? - chéi ënkye, où es-tu? je suis ici; l'a pacha per ënkye, il a passé par ici; l'è ënséi ënkye, il est [en ça] ici; sti-ënkyè, ché-ęnkyè, celui-ci; ha-ënkyè, celle-ci.
ënkyelą, adv.  Ici, ici même. Ici, ici même. Dèeąn įŗó ba ou canton dé Vó, óŗa chéi ënkyelą, auparavant j'étais dans le canton de Vaud, maintenant je suis ici. || Mot composé de ënkye et de la.
ënkyètą, v. a.  Inquiéter. Inquiéter. wéi nyoun t'ënkyétéŗé, là personne ne t'inquiétera. |Į V. r. Rlwi ch'ënkyęté pa dé hé tso°"jé, lui ne s'inquiète pas de ces choses. \\ V. n. L'è tòrną dëŗęn ou pįló é l'a pa ënkyètą, il est rentré dans la chambre et ne s'en est pas inquiété.
ënkyetou, -touja, adj.  Soucieux, inquiet. Soucieux, inquiet. Oun plo byo parįn, dé fou pó°" ënkyetou, un très bel homme, un de ceux qui ne se font pas de soucis; i' tsate l'è ënkyetou, cha pa cómin tòrną ba, le chat est inquiet, il ne sait comment descendre.
ënkyetouda, s. f.  Inquiétude, souci. Inquiétude, souci. I j-ou tó dzò ha ënkyetouda, j'ai eu toute la journée ce souci.
ënlęre, v. a.  Agacer les dents. Agacer les dents. Fó°" pa mëndjyę hè crwée pómé, ënlįjon è din, il ne faut pas manger ces mauvaises pommes, elles agacent les dents; iron tan ënlįché è din, les dents étaient si agacées. || Grimisuat: lyeré a le même sens.
ënmandjyę, v. a.  Emmancher, Emmancher, ënmandįyę ó fouson, emmancher la serpe; i coutéi l'è pa itą byin ënmandjyą, le couteau n'a pas été bien emmanché. || En afr. on trouve aussi «emmanger» pour «emmancher».
ënmarya, s. f.  Angélus. Angélus. Vw'ęi-vó prèeą w'ënmarya? avez-vous récité l'Angélus? chon-nè w'ënmaŗyą jostó ou tin dou deną, on sonne l'Angélus juste pendant le dîner. || Avé Maria: prèę oun pâte é oun'ënmarya, dire un Pater et un Ave Maria.
ënmawenye (ch'), v. r. Avoir du souci, se tourmenter.  Avoir du souci, se tourmenter. Béi pòrkyé tan ch'ënmawenyę de ha pêrda, rlōo kyè l'an prou dé tòte, à quoi bon se faire tant de soucis de cette perte, eux, qui ont de tout assez; vó vó j-ënmawenyę trwa pó dé tsó°"jé kyè vāwon pa a pįn-na, vous vous tourmentez trop pour des choses qui n'en valent pas la peine. Joule ch'ënmawenyēe dé chin kyè l'aie pa dé mótra, Jules se tourmentait de ce qu'il n'avait pas de montre.
ënmèrdą, v. a.  Salir avec des ordure, insulter qqn. Salir avec des ordure , insulter qqn. Ché che ache pa ënmèrdą, celui-là ne se laisse pas suiter. Il V. r. S'insulter. L'è cākyè tsó°"ja vwęŗó ch'è chon ënmèrda c'est affreux comme ils se sont emmerdés !
ënmèwą (ch'), v. r.  S'ingérer. S'ingérer. Nó, nó j-ënmèwin pa dé chin di j-ātró, nous, nous ne nous mêlons pas des affaires d'autrui; l'an tan ouŗa a ch'ënmèwą ! ils ont tant envie de s'en mêler!
ënmįnda, s. f.  Amende. Amende. L'è ita metou a w'ënmįnda, il a été mis à l'amende.
ënmócą  (ch'),  v. r.    Se  moquer  Se  moquer . Cf.  mócą  (che).   Tui  ch'ënmocaon dé rlwi, tous se moquaien į-ënmócą pa di maweŗou moquez-vous pas des malheureux.
ënmóda, s. f.  Sonnerie ininterrompue d'une grande cloche Sonnerie ininterrompue d'une grande cloche.Pó è véipré di  grandé féité chon-non tré j-ënmodé pour les vêpres des grandes fêtes on sonne trois fois( une fois avec la grande cloche , une fois avec la seconde et de nouveau avec la grosse].Grimisuat, dans la sonnerie des cloches, ënmoda est synonyme de couplet.
ënmóda, v. a.  Mettre en mouvement , Mettre en mouvement ,  ënmóda a bwéea, ó dena, mettre en  mouvement [commencer] la lessive, le dîner; ënmóda a gran close, mettre en mouvement la grosse cloche; n'ën pochou ënmóda ché côo, nous avons pu mettre en route cet homme; è tchyévre ënmoudon ba dé galo°", les chèvres mettent des cailloux en mouvement; l'a falou ënmóda è tsąnbé ! il a dû bouger! || Attraper. I ënmoudon a brisa, [les veaux] attrapent la courante; i ątse l'a ënmóda a bó°"le, la vache a la courante. || V. r. Se mettre en route. È bin! fó°" nó j-ënmóda, eh bien! il faut nous mettre en route; ënmóda-té! en route ! V. impers, commencer ; ënmoudé méi a bale, il va pleuvoir davantage.Le neutre a le même sens que le réfléchi :ënmoudé oŗa i trin, le trin se met en mouvement.
ënmódąé, s. f.  Départ d'un groupe. Départ d'un groupe. Van amou tré cóblé pè dzò, i promyeŗ'ënmódąè l'è dé gran matën, il y a trois équipes qui montent [à Chippis], le départ du premier groupe a lieu de grand matin.
ënmountòna, v. a.  Entasser Entasser. Fou j-avāa chondzon rin ky'a prou é prou ënmountòna, ces avares n'ont qu'une pensée: entasser tout ce qu'ils peuvent. || V. r. S'entasser, se ramasser. I tsate vën pa a byéi dé prou ch'ënmountòna, le chat ne vient pas à bout de se ramasser assez sur lui-même [à cause du froid]. Il Dérivé de mounton. Syn. mountóną.
ën-nardį, v. a.  Enhardir. Enhardir. L'a rinky'a ën-nardį fou gamin, arąpon prou iną a son di chapęn, il n'y a qu'à enhardir ces gamins, ils grimpent bien jusqu'à la cime des sapins. || V. r. S'enhardir. Chon dó°" tré Cha-vyejąn ënsįnbló, ch'ën-nąrdon, il y a deux ou trois Saviésans, ils s'enhardissent. Il Prov. (L. 397). L'a kyè hou kyè ch' ën-nąrdon a rin kyè che tronpon pa, il n'y a que ceux qui n'essaient rien qui ne se trompent pas. Il On entend aussi la forme ënardį.
ën-nemį, adj. et s. m.  Ennemi. Ennemi. È dó°" frāŗé chon ën-nemį adrį, les deux frères sont de grands ennemis; nó chin pa dé j-ën-nemį avwéi rlōo, ma nó chin pa dé j-ami, nous ne sommes pas leurs ennemis, mais nous ne sommes pas leurs amis non plus.
ën-nemitchyé, s. f.  Inimitié. Inimitié. L'è chin kyè balé dé j-ën-nemitchyé, voilà ce qui cause des inimitiés.
ën-nèrva, v. a.  Enerver. Enerver. Cf. énerva.
ën-noblę (ch').  Se couvrir de nuages. Se couvrir de nuages. Sti có°" ch' ën-noblé byin, n'aŗin chwée dé plodze chou ó dòtāa, cette fois le temps se couvre bien, nous aurons sûrement de la pluie vers le soir.
ën-noeou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Ennuyeux. Ennuyeux. T'éi oun brote ën-noeou, tu es un vilain ennuyeux; kyën moundó ën-noeou avwéi ha winvwa! quelle créature ennuyeuse avec cette langue! || Porté à l'ennui. Pé bonōo kyè chéi pa ën-noeouja, chéi pęskyè tòrdzó chówéta, heureusement que je ne suis pas portée à l'ennui, car je suis presque toujours seule.
ën-nòrtchyę, v. a.  Ensorceler, faire en-dêver Ensorceler, faire en-dêver. To nó j-ën-nòrtse avwé hé conté! tu nous fais endêver, avec ces histoires ! ó t'a ën-nòrtchyą, il l'a ensorcelé. || On entend aussi enòr-tchyę.
ën-nówé, v. a.  Ennuyer. Ennuyer. To m'ën-nówe, tu m'ennuies! Į| V. r. Ch'ënnówïé wéi tó chówé, il s'ennuyait là tout seul; hé bóné vyélé ché chon prou ën-nówéi apréi a mountąnye, ces bonnes vieilles ont eu joliment l'ennui de l'alpe. || Le patois dit: s'ennuyer après qqn, comme A. France a dit: «s'ennuyer après qqn ».
ën-nowįŗe, s. f.  Ennui. Ennui. L'a pa méi dzavwį, ch'é achya prou prinde a w'ën-nowįŗe, elle n'a plus rien mangé, elle s'est laissée prendre à l'ennui.
enobló, adj.  Nuageux. Nuageux. I tin l'è enobló, le temps est couvert.
enondą, v. a.  Inonder. Inonder. T'a enondą ó pra, tu as inondé le pré (en arrosant).
enondasyon, s. f.  Inondation. Inondation.
énòrgwé, adj. m. et f.  Pétulant. Pétulant. Ché mówę l'è prou énòrgwę, l'a pa prou a trālę, ce mulet est très pétulant, il n'a pas assez à travailler.
enori, v. a.  Nourrir. Nourrir. || Prov. (L. 122). Fó°" nou tsasyou pó enorį oun, il faut neuf chasseurs pour en nourrir un. Il La forme régulière est norį, le e prothétique se place quand l'harmonie le requiert.
enòrmamįn, adv.  Enormément. Enormément.
énorme, adj.  Enorme. Enorme.
enòrtchyę, v. a.  Faire endêver. Faire endêver. Vën pa d'ātr'enòrtchyę pó chervi mécha: achon prou ó nó°"tre, aucun autre ne vient faire endêver pour servir la messe: on laisse assez notre fils.
enósin, -sinta, adj.  Innocent. Innocent.
enotiblamin, adv.  Inutilement Inutilement. Kyè dé tsó°"jé fan enotiblamin pè hè véwé! que de choses inutiles on fait dans les villes !                      [
enotibló, -bla, adj.  Inutile. Inutile. Chin chon veretablamin dé moundò enotibló, voilà vraiment des gens inutiles; l'è enotibló dé ch'apéitre chin, è tsate pęcon tòte, c'est inutile de se procurer cela, les chats le mangent.
ënpacatą, v. a.  Empaqueter Empaqueter. Ma pòrkyè. ënpacatą ó fordą ? mais pourquoi donc empaqueter le tablier?
ënpacha (ch'), v. n.  Se passer. Se passer. Nó nó j-ënpachin prou dé chin nó, nous nous passons bien de cela.
ënpachyin, -ta, adj.  Impatient, Impatient, iré rin ënpachyinta ha dzin, cette personne n'était pas impatiente du tout.-
ënpachyinse Impatience.n. f.  Lex. pachyin. pachyinse, pachyinta. Impatience.n. f.  Lex. pachyin. pachyinse, pachyinta.
ënpachyintą (ch'), v. r.  S'impatienter. S'impatienter.
ënpalą, -ąe, adj.  Empaillé, Empaillé, ona fyo°"wa ënpaląe, une bouteille empaillée.
ënpalę, v. a.  Empailler. Empailler. L'a cota dódze fran pó ënpalę ó mótsé, il a coûté 12 fr. pour empailler l'épervier.
ënpantchye, v. a.  Répandre. Répandre. L'è tsejou avwéi a brįnta, l'a ënpantchyą tòt'a vénindze, il est tombé avec la brante, il a répandu toute la vendange. Il V. r. Se répandre. w'éivwe chortere é ch'ënpantséŗé pè ā cojena s'to mè derën ou bèrlon kyè l'è pa abóną, l'eau sortira et se répandra dans la cuisine si tu [la] mets dans ce seillon non combugé.
ënpaŗą   , v. a.  Parer, empêcher. Parer, empêcher. I pochou ënpaŗą ha éivwe d'eni ba pé ó pra, j'ai pu empêcher cette eau de descendre sur le pré; ënpaŗą ó có°", è có°", parer le, les coups.
ënpaŗą  , v. a.  Soutenir, consolider. Soutenir, consolider. ënpaŗą ó tsaré, appuyer le char. || Fig. Donner un coup de main, soutenir; se dit en parlant d'une lutte. L'ori tó perdou, che fowęchó pa itą, wéi pó ënpaŗą, il aurait perdu tout à fait, si je n'avais été là pour lui donner un coup de main. Į| En afr. «emparer» signifie munir, fortifier.
ënpāŗa, s. f.  Appui, soutien Appui, soutien. S'to mè pa on'ënpāŗa, i pon da grandze va dabo tsêre, si tu ne mets un appui, le pont de la grange va bientôt tomber; béi pòrkyę ha ënpāŗa? à quoi bon cet appui? || Fig. Aide. É dri sti wéi pó bale dé w'ënpāŗa ou rlōo, et tout de suite celui-ci est là pour fournir de l'aide aux leurs [aus membres de leur famille].
ënparlą (ch'), v. r. impers.  Etre question de. Etre question de. Ch'ënpąrlé pa dé chortį dou le can o-n-è maadó dinché, il n'est pas question de sortir du lit quand on est malade à ce point; can iré dzowénó i gró°" a nó, ch'ënparląé pa d'aą a w'écó°"wa, quand notre grand-père était jeune, on ne parlait pas d'aller à l'école.
ënpartį (ch'), v. r.  S'en aller S'en aller. Sti che wįé, prin ó tsapéi é ch'ënpąrté fouŗa dé w'élije, celui-ci se lève, prend son chapeau et quitte l'église.
ënpartïe, s. f.  Part, partie. Part, partie. On'ënpartïe [da vāe] faŗąn fou de Chyoun, a réista chaŗąn è Chavyejąn, une partie [de la route] ce sont les Sédunois qui la feront, le reste les Saviésans; on'ënpartïe di mótsé crïon, une partie des mouches périssent.
ënpātą, v. a.  Empâter, Empâter, ënpātą ó mowën, empâter [la pierre du] le moulin; t'a ouncó è man tòt'ënpātéi dé chin dou pan, tu as encore les mains tout empâtées d'avoir pétri le pain.
ënpatchya, -tchyąé, part, et adj.  Empêché, embarrassé. Empêché, embarrassé. Ce mot, difficile à traduire directement, se trouve dans des locutions de ce genre: l'è ënpatchya di man, les mains lui démangent, il faut qu'il les emploie à casser qqch.; can o-n-è peti, cóm' o-n-è ënpatchya da górdze! quand on est petit, comme la langue vous démange ! fó°" étre ënpatchya dé w'ardzįn, il faut ne pas savoir que faire de l'argent. || Cf. Sévigné: «combien de beaux esprits sont quelquefois empêchés de leur personne!»
ënpatchye, v. a.  Empêcher. Empêcher. Rémwa-té di wéi, to m'ënpątsé, ôte-toi de là, tu m'empêches [de travailler]. || Prov. Plodze dou matën ënpątsé pa ó peweŗën, pluie du matin n'arrête pas le pèlerin. || Loc. ënpątsé pa, n'empêche; ënpątsé pa kyè t'éi arwą gran tin apréi mè, n'empêche que tu es arrivé longtemps après moi. || V. n. Empêcher qqn de faire qqch. L'a ënpatchya a Fransi dé pacha, cela a empêché François de passer. Construction usitée dans le fr. pop.
ënpatówą  , v. a.  Couvrir de saleté, surtout de matières gluantes. Couvrir de saleté, surtout de matières gluantes. T'a ënpatową è dzó°"té dé bōró, tu as les joues couvertes de beurre; to ënpatówé dé gątsó fou dzin j-ālon, tu salis de boue ces beaux habits.|| V. r. Fig. Manquer de délicatesse dans les affaires. Tsa ché kyè l'a cąkyé tsó°"ja a comanda fóou kyè ch'ënpatówé, à mesure que quelqu'un a à commander, il faut qu'il se salisse [par des indélicatesses]. || Dérivé, comme ënpātą, de pāta.
ënpatówą , -ënpatówāé, part, et adj.  Sali (proprement empâté). Sali (proprement empâté). T'éi tote ënpatówą dé bouja cómin t'ęche dromį chou ó féméi, tu es tout couvert de fumier, comme si tu avais couché sur un tas de fumier. || Fig. Criblé, empêtré dans. L'è prou en-patówą dé détó, il est tout empêtré dans les dettes. Syn. ënbadą.
ënpątsó, s. m.  Obstacle, Obstacle, óta via w'ënpątsó ! enlève l'obstacle!
ënpéachye, v. a.  Empoisser, engluer, coller. Empoisser, engluer, coller. Dri kyè tòtse ó bóou, ënpéache tó è j-ālon, dès qu'il touche le bois, il empoisse tous ses habits; cómin faŗin-nó pó nètèè fou pantaon, chon ënpéachye di a son a pya ? comment ferons-nous pour nettoyer ce pantalon, il est empoisse de haut en bas?
ënpécanya, -nyąè, adj.  Véreux, usé, toujours malade, sale. Véreux, usé, toujours malade, sale. Ché ënpécanya dé vyou, ce vieux malade, condamné. || Cf. pécanye.
ënpelą, -ąe, adj.  En emploi, occupé, en parlant d'un vase. En emploi, occupé, en parlant d'un vase. I bèrlon l'è ënpelą, le seillon est occupé.L'opposé est depelą,     du v. depelę.
ënpelę, v. a.  Tenir un récipient rempli, occuper. Tenir un récipient rempli, occuper. Vwéŗó ënpęle-to dé j-éije pó ché brinteën ? Combien occupes-tu de vases pour cette eau-de-vie ?
ënpéna, v. a.  Fermer, mettre la péna (petite porte) à un tonneau. Fermer, mettre la péna (petite porte) à un tonneau.
ënpëntą, v. a.  Passer qqch. à la couleur, peindre. Passer qqch. à la couleur, peindre. I chāron ënpënte ó tsaré, le charron passe le char à la couleur. Il Abs. I pente l'è apréi ënpëntą, le peintre est en train de peindre.-
ënpenye, s. f.  Empeigne. Empeigne.
ënpèra, -āe, adj.  Se dit des raisins tout salis par la terre, le sulfatage. Se dit des raisins tout salis par la terre, le sulfatage.
ënpéŗóną, v. a.  Eperonner. peronner. Pousser qqn, le gagner à une idée. L'an prou ënpéŗóną ó nó°"tre, é apréi l'an rin idjyą, ils ont poussé fortement notre garçon, et après ils ne lui ont pas aidé; l'an ënpéŗóną ché-wéi pó aa promena, ils l'ont gagné pour aller faire une promenade.
ënpéŗóną, v. a.  Pousser qqn, le gagner à une idée.  Pousser qqn, le gagner à une idée. L'an prou ënpéŗóną ó nó°"tre, é apréi l'an rin idjyą, ils ont poussé fortement notre garçon, et après ils ne lui ont pas aidé; l'an ënpéŗóną ché-wéi pó aa promena, ils l'ont gagné pour aller faire une promenade.
ënpeŗōo, s. m.  Empereur. Empereur.
ënpéstą, v. a.  Empester, s'emploie souvent au flg. pour désigner une maladie et ses conséquences. Empester, s'emploie souvent au flg. pour désigner une maladie et ses conséquences. Ch'éi itą ënpéstą d'outon é di adon l'itą fornį, j'ai été empesté en automne et depuis c'était fini.
ënpetrą, v. a.  Charger [l'estomac], se dit d'une nourriture indigeste. Charger [l'estomac], se dit d'une nourriture indigeste. Ha noresyon ënpętre w'estoma, l'è trwa petrelouja, ce mets pèse sur l'estomac, il est trop indigeste; di adon i w.'estoma ënpetrąe, depuis lors j'ai l'estomac chargé.
ënpetrin Indigeste, écœurant. Indigeste, écœurant. Sti bacon l'è ënpetrin, ce lard est indigeste. Syn. petroulou. Lex. ënpetra.
ënpija, s. f.  Amidon.  Amidon. || L'afr. a aussi empoise à partir du XIIIe s.
ënpiją, v. a.  Empeser Empeser, ënpiją è tsemijé, empeser les chemises.
ënpindówą, v. a.  Suspendre les morceaux de viande à la cheminée pour les sécher et fumer. Suspendre les morceaux de viande à la cheminée pour les sécher et fumer. Nó fó°" prįndé ba è baton da borne, nó pówin adéi étatchyę a tsêe, apréi è bosé ënpindouwèŗąn iną, il nous faut descendre les bâtons de la cheminée, nous pouvons toujours y attacher la viande, après cela les garçons la suspendront [à la cheminée]. || Pendre des raisins en glane. Stou rejën fó°" pa mëndjyę, chon pó ënpindówą, ces raisins, il ne faut pas les manger, ils sont destinés à être pendus. || Pendre. Can oun pachāé avwé iron è fōrtsé oun è je viąé wéi dó°"tré ënpindową, quand on passait là où il y avait la potence, on pouvait y voir deux ou trois pendus.
ënpindowin, adj.  Suspendu, pendant. Suspendu, pendant. Kyënta chonąle ënpindowin t'éi to ! quelle cloche pendante tu es ! [personne n'ayant de bon que la langue].
ënpiŗą, v. n.  Empirer. Empirer. I ma l'a empira di yè, le mal a empiré depuis hier; todri kyè ënpiŗęchè pa anéi, pourvu que le mal n'empire pas cette nuit.
ēnplachémįn, s. m.  Emplacement, place. Emplacement, place.
ēnplachyą, -yąe, adj.  Situé, placé. Situé, placé. Oun pou pa vêre ona mijon méi byin ënplachyae, on ne peut voir maison mieux située.
ĕnplachyę, v. a.  Placer. Placer.
ĕnplatrą, v. a.  Salir. Salir. Cómin fé-to pó tan ënplatrą è j-ālon ? comment fais-tu pour tant salir tes vêtements? t'é' adéi prou ënplatraé, tu es au moins assez salie; pąché ó néi dé fou brote côo prou ënpatchyą di man, ēnplątron è pari avwéi dé gatsó, il passe la nuit de ces vilains individus qui ne savent que faire de leurs mains et qui salissent les parois [des maisons] avec de la boue.
ënplatrąé, s. f.  Ordure, souillure, tache Ordure, souillure, tache, Kyënta ënplatrąé l'a iną pè ha pari! quelle ordure il y a sur cette paroi!
ënplątró, s. m.  Emplâtre Emplâtre. I metou o-n-ĕnplątró ëntremye di j-étchyęblé, j'ai mis un emplâtre entre les épaules. Fig. Personne molle et indolente. Can vën pè mijon dé j-ën-plątró dinché, o-n-a pwiŗé, quand il arrive dans la maison de ces emplâtres, il vous prend peur.
énpléé. v. a.  Employer Employer, ën plache d`ënpléé ó tin é dé trālę, chin l'è tô dzo acheta amou. a pęnta, au lieu d'employer le temps et de travailler, il est toute la journée assis à l'auberge; nó ënpléįn pa dé j-ovrį kyè chon rin bon kyè pó bire, nous n'occupons pas d'ouvriers qui ne sont bons que pour boire. || Se servir de. To cha pa ënpléę fou į-oti, tu ne connais pas le maniement de ces outils. H V. r. Se dépenser, contribuer à qqch. Che chon ënpléą pó féré chin, ils se sont dépensés pour faire cela.-
ënpli, v. a.  Remplir, emplir. Remplir, emplir. T'a pa ënpli a tacha, tu n'as pas rempli la tasse.
ënplite  , s. f.  Emplette. Emplette. Nó fó°" féŗ'ënplite dé cha pó è b°"tchyę, il nous faut nous procurer du sel pour la «boucherie».
ënplite  , s. f.  Emploi Emploi, w'étąn di Amachon l'è pa tan ën-ënplįte, l'étang d'A. n'est guère employé; è mijon chon tóte ën-ënplite, toutes les maisons sont habitées.
ënpó, s. m.  Impôt. Impôt. È j-ënpó da comona, les impôts communaux.
ënpó°"ma Empaumer  . Mot employé surtout par les filles au jeu de boule élastique qu'elles lançaient contre un mur et la recevaient dans la paume de la main. Empaumer  . Mot employé surtout par les filles au jeu de boule élastique qu'elles lançaient contre un mur et la recevaient dans la paume de la main.
ënpóchédą, -ąe, adj.  Possédé du diable. Possédé du diable. Fan brote cómin fowęchon ënpóchédą dou crwéi, ils font vilain comme s'ils étaient possédés du mauvais [diable].
ënpochibló, -bla, adj.  Impossible. Impossible.
ënpochyę, v. a.  Empocher, voler, Empocher, voler, ënpochon tó chin kyè vïon, ils volent tout ce qu'ils voient.
ënpondre, v. a.  Prendre le parti de qqn. Prendre le parti de qqn. Fó°" pa ënpondre è j-infan, can fan pa rlōo dévwêe, il ne faut pas soutenir les enfants quand ils ne font pas leur devoir.
ënponje, s. f.  Eponge. Eponge.
ënponyę, v. a.  Empoigner, prendre. Empoigner, prendre. Che t'ënponyó pé è pi, maōo! si je t'empoigne par les cheveux, malheur [à toi] ! || Fig. Se livrer à. L'è pa dinché kyè fó°" ënponyę ó traó, ce n'est pas ainsi qu'il faut empoigner le travail. || V. r. Lutter, s'empoigner. Ch'ënponyon adévéré sti ādzó, ils s'empoignent sérieusement cette fois.
ënpóoumą, v. a.  Empaumer. Empaumer.
ënpòrtą    , v. a.  Emporter, Emporter, ënpòrtą ó bidon, emporter le bidon w'éivwe l'a ënpòrtą via a grąndze, l'eau a emporté la grange; l'a coŗou ba mijon, cómin i djyąbló a t'ech'ën-pòrtą, elle a couru à la maison comme si le diable l'avait emportée.
ënpòrtą , v. imp.  Importer. Importer. Vaŗį n'ënpòrté avwe, j'irai n'importe où; kyè foęché via ou pa, n'ënpòrté, f°" kyè pąé, qu'il soit absent ou pas, n'importe, il faut qu'il paie; n'ënpòrté kyè, n'ënpòrté cómin, n'importe quoi, n'importe comment.
ënportona, v. a. Importuner,  Importuner, ënportona Fóméné pó porta ba i catson, importuner Philomène pour porter à manger aux porcs.
ënpotecą, v. a.  Hypothéquer. Hypothéquer. L'a ënpotecą tó chin kyè l'aiïe, il a mis en hypothèque tout son bien.
ënpotékye, s. f.  Hypothèque. Hypothèque.
ënpousą, v. a.  Couvrir de poussière Couvrir de poussière.T'a prou ënpousą è bóté, tu as couvert tes souliers de beaucoup de poussière.
ënprefomą, v. a.  Parfumer. Parfumer. Fó°" d'ó°"tręse pó ënprefomą ó pįló, pour parfumer la chambre, il faut de l'impératoire. || Voy. prefomą.
ënpréjóna, v. a.  Emprisonner. Emprisonner. L'an ënpréjóna Djyan a nó, notre Jean a été mis en prison.
ënpremą, v. a.  Imprimer. Imprimer. Pó ënpremą sti ouįvró l'an jou plin ó cou, on a eu du mal pour imprimer ce présent livre.
ënpremeŗį, s. f.  Imprimerie. Imprimerie. Trālé ba a w'ënpremeŗi, il travaille à l'imprimerie.
ënpremōo, s. m.  Imprimeur, Imprimeur, ëntchyé nó l'a pa on'ënpremōo, il n'y a pas un seul imprimeur chez nous.
ënpremyę, prép.  Parmi. Parmi. N'ën trowa dé raté derën ënpremyę ó fin, nous avons trouvé des souris dans le foin; l'a cākyè bon moundó ënpremyę è crwéi, il y a quelques braves gens parmi les mauvais; chon itą ënpòrtą pé ënpremyę è bóchon, ils furent traînés dans les buissons.
ënpręnma (a w'), loc. adv.  Par quatre chemins, doucement, modérément. S'emploie en général négativement. Par quatre chemins, doucement, modérément. S'emploie en général négativement. Ché va pa a w'ënpręnma can va chéé, celui-là ne va pas par petits coups quand il va faucher; ó dzò kyè l'an ó mowé, i van pa a w'ënprënma, le jour [de la semaine] où ils ont le mulet, ils ne font pas de petits travaux.|| C'est le fém. de prën; propr. «à la [manière] mince».
ënprinde (ch'), v. r.  S'en prendre. S'en prendre. More ch'é ënpri, Maurice s'en est pris. Il Prov. Ché kyè ch'en chin,ch'ënprin, qui s'en sent, s'en prend. || S'y prendre. L'a pa rochi dé chin kyè ch'è pa byin ënprį, il a mal réussi parce qu'il ne s'y est pas bien pris.
ënprinde, v. a.  Allumer, Allumer, ënprinde a tsandiwa, a wąnpya, ó fwa, allumer la chandelle, la lampe, le feu. || V. r. S'allumer. Hé mótsété ch'ënprįnjon pa, ces allumettes ne s'allument pas.
ënpron, s. m.  Emprunt. Emprunt. I comona l'a falou féré on'ënpron, on'onda prètąè, la commune a dû faire un emprunt, autrefois c'était elle qui prêtait.
ënprounta, v. a.  Emprunter. Emprunter. L'è myó dé prêta kyè d'ënprountą, mieux vaut prêter qu'emprunter; ënprounta é ënprountéŗéi chin l'a mena a rowęna a mijon, toujours emprunter, c'est amener la ruine à la maison.
ënpwëntą, v. a.  Epouvanter Epouvanter.  Prov. Plodze dou matën ënpwęnté pa ó peweren, pluie du matin n'épouvante pas le pèlerin. I) V. r. S'épouvanter, s'inquiéter. Hou dé mijon ch'ënpwëntąon kyè fou da mountąnye arówąon pa ba, ceux de la maison s'inquiétaient [de ce] que ceux qui étaient allés à la montagne n'arrivaient pas.
ënpweryą, -ąe, adj.  Effrayé, épouvanté, inquiet. Effrayé, épouvanté, inquiet.
ënpweryę, épouvanter. ënpweryę pa ó mowé! n'épouvantez pas le mulet! ënpąueryę, épouvanter. ënpweryę pa ó mowé! n'épouvantez pas le mulet!
ënpwijóną, v. a.  Empoisonner. Empoisonner. Ha êrba ënpwijóné è béitchyé, cette herbe empoisonne le bétail. || To t'ënpwijónéŗéi a fōche dé peca dé ha trwera, tu t'empoisonneras à force de manger de ces saletés.
ënpwintąbló, -bla, adj.  Epouvantable. Epouvantable.
ënpyōrną, v. a.  Enivrer. Enivrer. Ché vën ënpyōrné dri, ce vin donne facilement à la tête; ó t'an mena derën ou sewį è ó t'an ënpyōrną, ils l'ont conduit à la cave et l'ont enivré.|| V. r. S'enivrer. Che no ou pa ch'ënpyōrną, fó°" pa aa pè è pënté, si l'on ne veut pas s'enivrer, il ne faut pas aller au café.
ënracheną, v. a.  Enraciner. Enraciner. Che n'oun ënrachęné trwa préeon è į-ąbró, pouson pa byin, si l'on enracine trop profondément les arbres, ils ne poussent pas bien.
ënradjyą, -ąé S. m. et f. Enragé, très fâché. Enragé, très fâché. Kyën brote ënradjyą l'è ché moundó ! quel vilain enragé que cet homme!
ënradjyą, -ąé, adj.  Enragé, très fâché. Enragé, très fâché. L'è cómin fówęchon ënradįyą, fou mafajin, c'est comme s'ils étaient enragés, ces malfaiteurs.|| Passionné pour, entiché de. Iré prou ënradjyą pó ché mêįn, il était très entiché de ce mayen.||  
ënrądzè, s. f.  Colère. Colère. I jou ënrądze can i you chin, j'étais fâché quand j'ai vu cela.
ënrātchyą, -ąe, adj.  Teigneux. Teigneux. Ché brote tsate ënrātchyą, ce vilain chat teigneux! || Fig. Se dit d'un arbre très chargé de fruits. L'è déstrą vwera l'a dé pómé sti an, è j-ābró chon tòte ënrātchyą, c'est énorme les pommes qu'il y a cette année,les arbres en sont tout chargés. || Grimisuat emploie dans ce dernier sens le mot déréną.
ënréé, v. a. et n.  Commencer un travail. Commencer un travail. N'ën forni è batâa, nó véjin dabó ënréé è récòrdin, nous avons fini [de faucher] les prés bâtards, nous allons commencer les prés à regain; chéi pa eó ky'i ënréeą, ce n'est pas moi qui ai commencé [la chicane] ; to ënrïé, c'est à toi de commencer [de jouer aux cartes, etc.].
ënretchyę, v. a.  Enrichir. Enrichir. Byin mëndjye é byin bire é rin trālę, chin ënrętse pa, bien manger, bien boire et ne pas travailler, cela n'enrichit guère. Il V. r. Di kyè chon itą grou è j-infan, ch'è byin ënretchyą, depuis que ses enfants ont été grands, il s'est bien enrichi. || Prov. Ché kyè pąé ché détó ch'ënrętse, qui paie ses dettes s'enrichit.
ënribana, v. a.  Garnir de rubans Garnir de rubans. Nó enribanéŗin ó chapën, nous garnirons le sapin de rubans.
ënrinblą, v. n.  Enfoncer dans l'eau ou la vase. dans les dettes jusqu'au cou. Enfoncer dans l'eau ou la vase. Nó chin ënrinblą, nous sommes enfoncés; l'a ënrinblą, il a enfoncé; oun pou pa trêchą a maŗętse chën ënrinblą, on ne peut pas traverser le marais sans enfoncer. || Fig. N'ën pa de prija, n'ën dé déto, nó chin byin ënrinblą, nous n'avons pas de récolte, nous avons des dettes [à payer], nous voilà dans de jolis draps; l'è ënrinblą i détó tinky'ou có°", il est embourbé dans les dettes jusqu'au cou. || V. r. To t'ënrinblèréi sto pąché wéi, tu vas t'embourber si tu passes par là.
ënrintchyę, v. a. Mettre en rang.  Mettre en rang. Enrintchyę è j-infan dòon di morale, mettre les enfants en rang contre les murs.
ënróouemin, s. m.  Commencement. Commencement. Chorte foura a w'ënrówemin da mécha, il sort au commencement de la messe [le sacristain pour faire le tour de l'église et surveiller].
ënróoumą, v. a.  Enrhumer. Enrhumer. Bi pa d'éivwe frįde óŗa, chin ënró°"mé nète, ne bois pas d'eau froide maintenant, elle enrhume fort. || V. r. S'enrhumer. Avwéi ha fri ch'ënró°"meŗąn prou, avec ce froid ils s'enrhumeront bien. |[ Part, et adj. L'è itą ënró°"mą tó w'evêe, il a été enrhumé tout l'hiver.
ënróoupyą, -pyąe, adj.  Hydropique. Hydropique. Pé fou kyé chon ënró°"pyą i chan che tsąndze e-n'éivwe, chez ceux qui sont hydropiques le sang se change en eau.  Par analogie, aqueux, en parlant de choses: dé frómądzó ënró°"pya, du fromage qui perd sa valeur. |[ Cf. ró°"pyó.
ënróouwą, v. a. Enrouler, Enrouler, I charpin iré ënró°"wąe derën ona fole dé tsó°", le serpent était enroulé dans une feuille de chou; ënró°"wą a corda outòr dou có°" a atse, enrouler la corde autour du cou de la vache.
ënrotchyę, v. a.  Enlever l'écorce d'un sapin qu'on a abattu Dérivé de rotse. Enlever l'écorce d'un sapin qu'on a abattu. ||Dérivé de rotse.
ënroulę Enrouler. Enroule ona corda, enrouler une corde..  Enrouler. Enroule ona corda, enrouler une corde. Syn. ënró°"wa.. 
enroule, v. a.  Enrouiller. Enrouiller. w'éivwe l'a enroula ó tóeó, l'eau a enrouillé le tuyau.|| V. r. S'enrouiller. Fou coutéi ch'ënro°"on jaméi, ces couteaux ne s'enrouillent jamais.
ënrouló, s. m.  Rouille, Rouille, ën cwijįn d'ënrouló avwéi d'éivwe kyè fó°" bale bire, vwaŗetré prou, si l'on cuit de la rouille avec de l'eau qu'on lui fera boire, il guérira sûrement.
ënrówą, v. n.  Commencer Commencer. Can ënrówe-te i mécha? quand commence la messe? ënrówe dé bale dé ni, il commence à neiger.
ënrwi, -rwite, adj. Se dit de certains animaux en chaleur, en rut. Se dit de certains animaux en chaleur, en rut. I tsąta l'è ënrwite, la chatte est en chaleur.
ënryó°"ta Qui ne se laisse pas tordre, casser ou fendre, coriace Qui ne se laisse pas tordre, casser ou fendre, coriace.adj.   Lex, ënryó°"ta, tordre, entortiller. 
ënryó°"ta adj. Etat de la viande chauffée dans le fumoir et qui n'est pas bonne à manger, adj. Intelligent. Syn. mawën,fën. Etat de la viande chauffée dans le fumoir et qui n'est pas bonne à manger, adj. Intelligent. Syn. mawën,fën.
ënryóoutą, v. a.  Tordre, entortiller. Tordre, entortiller. Pó étatchyę è fachené n'ën ënryó°"tą dé brąntsé dé coudra, pour attacher les fagots, nous avons tordu des branches de coudrier; déeąn ky'ënpléé è į-awąn, to è j-ënryó°"teŗéi,avant d'employer les osiers, tu les tordras. Il Fig. Embrouiller. Oun cha pa kyè l'a tan ënryó°"tą, on ne sait pas tout ce qu'il a machiné.|| Mal habiller.
ënsandïe, s. m.  Incendie. Incendie. Rare, on dit habituellement i fwa, le feu.
ënsandię, v. a.  Brûler, incendier Brûler, incendier. Mot plus usité: borlą, brûler.
ënscręre, v. a.  Inscrire Inscrire, ó t'an ënscrį chou ó bówatën, ils l'ont porté sur le Bulletin officiel.|| V. r. Fó°" aa ch'ënscręre amou mijon dou comoun, il faut aller s'inscrire à la maison communale.
ënséi, adv.  De côté-ci, en deçà, par-deçà. De côté-ci, en deçà, par-deçà. Ani ënséi, venez de ce côté-ci. Le mot peut être renforcé par d'autres adverbes: ënséi la, ënsé chęla, ici, par opposition à l'autre endroit; aa outr'ënséi, zigzaguer; che promena outr'ënséi, se promener de long en large. || Pour dire à qqn de venir ënséi, il faut que l'on soit sur le même plan; ënséi la, ici, s'oppose volontiers à une autre localité située à peu près à la même altitude, l'opposé de au-delà [du Rhône, des montagnes]. || Cette locution est connue de l'afr., mais presque exclusivement en parlant du temps.
ënsenyę, v. a.  Enseigner. Enseigner. Anën avwéi mè, t'ënsenyeŗi a conta, viens avec moi, je vais t'enseigner à compter.|| Renseigner, indiquer. To ënsenyéŗéi a nyoun ąvoué chéi itą yè, tu ne diras à personne où j'ai été hier.
ënsènyèmįn, s. m.  Enseignement. Enseignement.
ënsįn, s. m.  Encens. Encens. Kyën bon fia d'ënsin vwi, quelle bonne odeur d'encens aujourd'hui (à l'église).
ënsinbló Ensemble. Oun n-ënsinbló dé mijon, un ensemble de maisons.  Ensemble. Oun n-ënsinbló dé mijon, un ensemble de maisons. 
ënsinbló, adv.  Ensemble Ensemble. I mąré é w'antou chon partite ënsinbló, la mère et la tante sont parties ensemble; l'è enou ënsinbló avwéi mè, il est venu avec moi; nó fèjįn chin ënsinbló, nous faisons cela ensemble; l'aïon o-n-atèlę per ënsinbló, ils avaient un atelier en commun; atsetą per ënsįnbló, acheter en commun.  Mutuellement: ch'ën-nąrdon ënsįnbló, ils s'encouragent mutuellement.
ënsorta, s. f.  Insulte. Insulte. Avwéi ché tòrdzò dé j-ënsorté ! avec celui-là, toujours des insultes !
ënsorta, v. a.  Insulter, taquiner. Insulter, taquiner.
ënspésyon, s. f.  Inspection. Terme militaire Inspection. Terme militaire: w'ënspésyon d'armé, l'inspection d'armes.
ënstąn, s. m.  Instant. Instant.
ënstįn, s. m.  Instinct. Instinct. Kyën ënstįn l'an dé petite béitchyé dinché! quel instinct ont de petites bêtes comme cela!  Chez les hommes on dit aussi ënstįn pour intelligence, habileté: ché l'è aougló, cléŗé pa 'na tsó°"ja é i cha trówą tòt'è mijon, cha pèrtó avwe l'è i bën; chin l'è w'ënstįn pa dé méŗó°"wé, celui-là est aveugle, il ne voit absolument rien et [pourtant] il sait trouver toutes les maisons, il sait partout où se trouvent ses propriétés, c'est là un instinct peu ordinaire.
ënstromin, v. m.  Instrument. Instrument.
ënstrosyon, s. f.  Instruction. Instruction. Fan prou d'ënstrosyon óŗa, maintenant on pousse l'instruction.
ënstrwęre, v. a.  Instruire: Instruire: ó t'aïon ënstrtwį tó cómin falïè féré, ils l'avaient renseigné sur tout ce qu'il «levait faire.
ënstrwį -trwįte, adj. et s. m. et f. Instruit  Instruit. L'è o-n-ënstrwį ché, c'est un savant celui-là.
ëntā adv.  Tard. Tard. Ne se rencontre que dans le proverbe: mè m'ëntįn, mè rn'ëntā dé'an a chën Māa mè wïó pa. plante-moi à temps, plante-moi tard, avant la St-Marc (25 mars) je ne me lève pas (se dit des haricots). Le mot a peut-être été formé comme pendant à ëntįn qui se dit bien, tandis que ĕntāa ne s'emploie pas dans le langage courant.
ëntale v. f.  Entaille. Entaille. Dé chaŗonyé l'an fé dé grouche j-ëntąlé a ché ābró pó ó féré chétchyé, des coquins ont fait de profondes entailles à cet arbre pour le faire sécher.
ëntale, v. a.  Entailler. Entailler. T'a trwa ëntalą préeon, tu as entaillé trop profondément.
ëntaną, v. a.  Entamer, Entamer, ëntaną ó pan, ó frómādzó, entamer le pain, le fromage.|| Prov. ąvwe l'a pa, oun pou pa ëntaną, là où il n'y a rien, on ne peut entamer. || Blesser, écorcher.I ma a man é l'è pòrtąn pa ëntaną, j'ai mal à la main et il n'y a pas de blessure. || Avant d'entamer le pain ou le fromage, on le marque d'un signe de croix avec le couteau.
ëntandįn (n')  En attendant, pendant ce temps. En attendant, pendant ce temps. Véjó outr'ou cortį, n'ëntandįn to resteréi la, je vais au jardin, pendant ce temps, tu resteras tranquille ici. || Conj. N'ëntandįn kyè, pendant que: n'ëntandįn kyè ó bwéó to va ba a Chyoun, pendant que je fais la lessive, tu descends à Sion. || Syn. plus usité: n'atindįn.
ëntanuįŗe, s. f.  Entamure, coupure dans toute la surface entamée Entamure, coupure dans toute la surface entamée. O-n-ëntanuįŗe dé pan, une entamure de pain.
ëntchyé, adv.  Chez. Chez. S'emploie avec un pronom pers. seulement. Yó chéi ëntchyé mè, je suis chez moi; ëntchyé nó, ëntchyé rlōo, chez nous, chez eux.|| Afr. enchiés.
ëntchyé, ëntchyèŗe, adj.  Entier. Entier. Oun pan ëntchyé, un pain entier; o-n-ouŗa ëntchyèŗe, une heure entière.
ëntchyéchè, s. m.  Chez-soi. Chez-soi. Can o-n-a pa d'ëntchyéché, quand on n'a pas de chez-soi...
ëntchyérémįn, adv.  Entièrement. Entièrement.
ënteda, v. a.  Attiédir. Attiédir. Véįo ëntedą ó waséi, je vais attiédir le lait. || V. n.Devenir tiède, wéivwé cominsé a ëntéda l'eau commence à devenir tiède.
ënteita, adv.  En tête, forte envie de. En tête, forte envie de. L'aie prou e-n-ëntéita de chin, il avait fortement envie de cela. || Nous avons ici un mot de formation analogue à e-n-émounton pour ën mounton; ën téita est devenu e-n-ëntéita, qui se construit avec de par analogie au mot ënvęde, dont il a un peu le sens.
ëntéitatsęn, s. m.  Massue [propr. assomme-chien]. Massue [propr. assomme-chien]. Ou vyou tin pó aa a gyêra prinjïon dé berni é dé j-ëntéitatsęn, au vieux temps pour aller à la guerre, on prenait des faux, des massues.
ëntelą, -ląe, adj.  Qui a la figure tachetée de boutons. Qui a la figure tachetée de boutons.Syn. tatsówą.
ëntera, v. a.  Enterrer. Enterrer. Vwi ëntêron ó prejidąn, aujourd'hui on enterre le président; ché tsaġręn m'ëntêréŗé , ce chagrin va m'enterrer [sera ma mort]. Il Faire une chose à contresens. L'è cómin ché kyè l'a ëntêrą ó vèrméi vivįn! c'est comme celui qui a enterré le ver vivant !
ëntéŗé, s. m.  Intérêt d'une somme. Intérêt d'une somme.
ëntéŗéchyą, -ae, adj.  Intéressé. Intéressé. È moundó iron trwa ëntéŗéchyą dé parti, les gens brûlaient trop de partir. Il Absol. Ché l'è pa ëntéréchya ona tsó°"ja, celui-là n'a aucune ambition.
ëntêrèmįn, s. m.  Enterrement. Enterrement.
ëntèrprétą, v. a.  Interpréter. Interpréter. L'a pa ëntèrprêta chin dou bon byéi, il n'a pas interprété cela en bonne part.
ëntèrvą, v. a.  Interroger.  Interroger. L'a ëntèrvą che to iré arówą, il a demandé si tu étais arrivé; l'è pa chin ky'ëntèrvó, ce n'est pas cela que je demande. || Demander, ëntèrvą a chè, a sti, a w'ātre, demander à celui-là, à celui-ci, à l'autre.  V. r. Chin ch'ëntèrve pa, cela ne se demande pas.
ëntèrvāwé, s. m.  Intervalle. Intervalle.
ënteŗyę, (ch'), v. r.  Se tirer de qqch. Se tirer de qqch. Ch'ëntęryon d'aféŗé cómin pouwon, ils se tirent d'affaire comme ils peuvent.
ëntêta, v. a.  Tuer, Tuer, entêta 'na charpin, tuer un serpent. | j V. r. Ch'ëntéitérąn prou anéi, ils se tueront bien cette nuit.
ëntêtchya, -ae, adj.  Entêté, entiché. Entêté, entiché. I tsate l'è ëntêtchya pó aa iną chou è bóté, le chat aime à se cacher dans les souliers.
ëntètchyę, v. a.  Entasser Entasser, ëntètchyę ó fin, è père, dé bóou, entasser le foin, les pierres, du bois. || Entêcher est fr. pop. Suisse romande.
ëntin, adv.  Tôt. Tôt. L'è enou troua ëntin, il est arrivé trop tôt. || Cf. Proverbe  sous ëntāa.
ëntinda, s. f.  Intelligence Intelligence. L'an rin d'ëntinda è j-ijéi, les oiseaux n'ont pas d'intelligence.
ëntindąbló, -bla, adj.  Intelligible. Intelligible. Parlé pa e-n-ódre: l'è pa prou ëntindąbló, il ne parle pas comme il faut, on ne le comprend pas assez; ché l'è nète ëntindąbló pó prédjyé, celui-là est très intelligible [populaire] dans sa prédication.
ëntindèmįn, s. m.  Raison, entendement. Raison, entendement. T'a mei d'ëntindèmin kyè rlwi, fó°" pa ó té fordfjyę, tu es plus raisonnable que lui, il ne faut pas l'agacer; ky'ëntindèmįn ha tchyévra pó aa trotchyę ha canąle  ! quel entendement [a eu] cette chèvre pour aller frapper de la corne ce voleur !
ëntindou, -dwa, adj.  Entendu, connaisseur. Entendu, connaisseur. Che fé ow'ëntindou il veut passer pour un connaisseur.
ëntindre, v. a.  Entendre,n va voter pour ceux qu'on veut [élire]. || Prov.ën ché parlin, oun ch'ëntin, en se parlant, on s'entend. Entendre, ëntin pa 'na tsó°"ja, l'è chó cóm'ona pętse, il n'entend rien, il est sourd comme une pioche. || Syn. avwęŗe. || Comprendre. I ëntinjïè prou ó patwé, il comprenait bien le patois. || V. r. Avoir en tête, en vue. I ch'ëntin pa dé capóna, il n'a pas l'idée de capituler; i trówa ó mówé kyè m'ëntinjïó, j'ai trouvé le mulet qu'il me fallait; oun va amou vó°"tą pó fou ky'oun ch'ëntin, on va voter pour ceux qu'on veut [élire]. || Prov.ën ché parlin, oun ch'ëntin, en se parlant, on s'entend.
ëntinsyon, s. f.  Attention. Attention. Oun pou pa prou féré ëntinsyon a chin ky'oun di, on ne peut jamais faire assez attention à ce que l'on dit.
ëntinsyóna, -ae, adj.  Intentionné. Intentionné. iron ëntinsyóna dé féré oun tsawé, ils avaient l'intention de bâtir un chalet.
ëntò, prép. Avec.  Avec. Chon enou ëntò dé barą dé vën, ils sont venus avec des barils de vin.  Avec, au moyen de. Monatchyę cąkyè tsó°"ja ëntò è man, faire de petits travaux manuels.
ëntórólą, -ąe, part, et adj.  Entortillé .-e  Entortillé .-e .Pòrtāé 'na charpin ëntóŗóląe outòr dou baton, il portait un serpent enroulé autour du bâton. Il Dérivé de tòŗòlon.
ëntóŗólé, v. a.  Entortiller.   Entortiller.  
ëntouêe, ëntouêcha Coup violent Coup violent
ëntouêe, ëntouêcha Flemmer, flemmarder, ne rien faire Flemmer, flemmarder, ne rien faire
ëntouêe, ëntouêcha Flotter. Flotter.
ëntouêe, ëntouêcha Petite crevasse,Dimin. defétówa. v. intr. Flemmer, flemmarder, ne rien faire, n. f. Coup violent, v. intr. Flotter. n. f. Dimin. defétówa. Petite crevasse, v. intr., n. f. , v. intr. 
ëntrąn, s. m.  Entrée. Entrée. A w'ëntran dou véwādzò, à l'entrée du village.
ëntranlou, -ja, adj.  Se dit des fruits qui «étranglent» la gorge, astringent. Se dit des fruits qui «étranglent» la gorge, astringent. Dé prevwį ëntranlou, des poires d'étranguillon.
entré, prép.  Entre Entre. L'a achyą prind'a man ëntr'a porta é a pari, il a laissé prendre la main entre la porte et la paroi; entré nó, entre nous.
ëntrechenyę, v. a.  Distinguer, séparer les choses qui risquent de se coller et de se confondre. Distinguer, séparer les choses qui risquent de se coller et de se confondre. È tsawé dé Sénįn iron ëntrechenyą: 1° i fomiŗi; 2° i vervwę; 3° i croui blantse; 4° ché dou mitin, les chalets de Sénin étaient distingués [par un nom spécial]: 1° la cheminée; 2° la gargouille, 3° la croix blanche; 4° celui du milieu. Pó ëntrechenyę avwe tsecoun dromïé, l'aion fé ona rąche a morale, pour marquer [l'endroit] où chacun dormait, ils avaient fait un signe sur la muraille.
ëntrechęnyó, s. m.  Objet pour séparer,marque pour séparer les lots de «raccards», etc. Objet pour séparer,marque pour séparer les lots de «raccards», etc. Dabò kyè ché byéi l'è tòt'a nó, oun pou prou ótą è į-ëntrechęnyó, puisque ce côté de la grange nous appartient totalement, on peut bien enlever les séparations.
ëntrechowę  , s. m.  Aconit napel (Aconitum Napellus L.). Aconit napel (Aconitum Napellus L.).
entrechowe  , v. a.  Ne traire une vache qu'à intervalles toujours plus éloignés, afin de lui faire perdre son lait aux approches du vêlage.  On dit couramment en parlant de la vache echowę ó waséi, ne plus donner de lait; entrechoque, c'est dire qu'elle n'en donne plus qu'à intervalles. Ne traire une vache qu'à intervalles toujours plus éloignés, afin de lui faire perdre son lait aux approches du vêlage.  On dit couramment en parlant de la vache echowę ó waséi, ne plus donner de lait; entrechoque, c'est dire qu'elle n'en donne plus qu'à intervalles.
ëntreclóourè, v. a.  Cloisonner. Cloisonner. Déeąn tó fou mêin iron ëntrecló°" avwéi dé pēré ou bën dé pāsé é dé waté, autrefois tous ces mayens étaient fermés par des murs ou avec des pieux et des lattes.
ëntrécópą , adj.  Embarrassé pour parler Embarrassé pour parler. L'è pa ëntrécópą pó chai parla, il n'est pas embarrassé pour parler en public.
ëntrécópą , v. a.  Interrompre qqn qui parle Interrompre qqn qui parle. Powïé parla tan ky'ówïé, nyoun ó té ëntrécópāe, il pouvait parler tant qu'il voulait, personne ne l'interrompait.
ëntrédóou , adv. Entre-deux Étr'ëntrédó°", être indécis, en suspens; chéi itą grantin ëntrédó°", chaïó pa dé kyën byéi mè veryę, j'ai été longtemps indécis, je ne savais de quel côté me tourner.
ëntrédóou , s. m.  Entrefeuille de la vigne. Entrefeuille de la vigne.
ëntręga, v. a.  Intrigue. Intrigue.
ëntrégą, v. i.  Intriguer. Intriguer.
ëntrégąn, -ąnta, adj.  Intrigant. Intrigant. Ché l'è prou entrégąn, en voilà un intrigant.
ëntreganą, v. n.  Intriguer. Intriguer. Ché i fó°" tòrdzó ky'ęche cākyé tsó°"ja a ëntreganą, celui-là, il faut toujours qu'il ait quelque chose à intriguer! Į| Syn. ëntrégą.
ëntrèmé, adv.  En moi-même, à part moi En moi-même, à part moi. Chondzįó ëntrèmé, je pensais en moi-même.
ëntrèmèwa (ch'), v. r.  Se mêler. Se mêler. Vën pa amou ch'ëntrèmèwą, il ne monte pas se mêler [de notre politique].
ëntrèméwęŗó, -ŗa, s. m. et f.  Personne qui se mêle de tout, intrigant Personne qui se mêle de tout, intrigant.  Syn. mèwèŗéi.
ëntrèmèwįn, adj. et s. m.  Qui se mêle de tout, intrigant. Qui se mêle de tout, intrigant. Oun ó té récontré pèrtó ché brote ëntrèmèwįn, on rencontre partout ce vil intrigant.
ëntrémóouwe, s. f.  Trémie du moulin Trémie du moulin.w'ëntrémó°"we l'è i colöo kyè n'oun oudzè ó bla pó mena ba i pēré dou mówën, la trémie est le couloir dans lequel on verse le blé qui est amené ainsi entre les pierres du moulin.
ëntremye, pr.  Entre, parmi. Entre, parmi. È rątè chon ëntremye a pale, les souris sont dans la paille.
ëntrépóją, v. a.  Déposer. Déposer. Dabó kyè t'éi wanyą, ëntrépouja ó dzêrló 'na vwārba, puisque tu es fatigué, dépose la hotte un moment. || "V. r. S'arrêter. Ch'ëntrepouje pa, il ne prend jamais de repos.
ëntrepóou, s. m.  Entrepôt. Entrepôt.
ëntreprenōo, s. m.  Entrepreneur. Entrepreneur.  Entreprenant, qui a de l'initiative. L'è prou ëntreprenōo, oun cha pa chin ky'aprouwè pa, il est très entreprenant, on ne sait pas ce qu'il n'essaie pas.
ëntreprį, -įcha, part, et adj.  Entrepris, embarrassé, qui hésite. Entrepris, embarrassé, qui hésite. Pó parla, l'è pa ëntrepį, pour parler il n'est pas embarrassé.
ëntreprįcha, s. f.  Entreprise. Entreprise. Chin l'è ona groucha ëntreprįcha, c'est là une grosse entreprise.
ëntréprįnde, v. a.  Entreprendre Entreprendre. I ëntréprįn ègawemin trwa dé tsó°"jé acó°", roche pa pèrtó, il entreprend tout de même trop à la fois, il ne réussit pas partout.
ëntretenį, v. a.  Retarder, arrêter. Retarder, arrêter.   I córtédjyą avwéi ó réjyąn, l'è chin kyè m'a ëntretenou tan grantin, j'ai parlé avec l'instituteur, c'est ce qui m'a retardé si longtemps.  Absol. Faire passer le temps, distraire.Can chéi chówéta, féjó dé tsouson, chin ëntretęn adéi, quand je suis seule, je tricote des bas, cela fait toujours passer le temps. |Į Tenir compagnie à qqn, le distraire. Tin kyè nó tornéŗįn, to ëntretëndréi ó popoun, jusqu'à ce que nous retournions, tu veilleras sur le poupon. En ce sens, le réfléchi se rencontre: ché cha prou ch'ëntretenį pòrkyé l'è chowé, celui-là sait bien s'entretenir quand même il est seul.
ëntrétįn, prép.  Pendant ce temps. Pendant ce temps. Nó véjin féŗ'a bwéea, ëntretin to pou aa. ëntsan a tchyévra, nous allons faire la lessive, pendant ce temps tu peux aller paître la chèvre.
ëntrin-ną, v. a.  Entraîner: Entraîner: ó t'an ëntrin-ną ba pé deri ó chéi, ils l'ont entraîné derrière le rocher.
ëntriówą, v. a.  Occuper trois coins, trois angles, ëntriówą, v. a. Occuper trois coins, trois angles, iron tré ëntriówą, oun pé cwën, ils étaient trois placés en feuilles de trèfle, à trois angles.
ëntrówabló, -bla, adj.  Introuvable. Introuvable.
ëntsagreną, -āe, part, et adj.  Chagriné. Chagriné. L'è itą tan ëntsagrenāe di kyè l'ïtą mò i frāŗe, elle a été très chagrinée depuis la mort de son frère.
ëntsagreną, v. a.  Chagriner. Chagriner. L'a ëntsagreną té, il t'a fait de la peine. || Cf. le simple: tsagreną.
ëntsan.  En champ, au pâturage. En champ, au pâturage. Aa ëntsan i ątsé, aller en champ aux vaches (conduire les vaches au pâturage); i vën d'ëntsan óŗa, il vient tout de suite du pâturage. || L'expr. en champ pour aux champs, au pâturage, dans les champs est SR. En patois, aa ëntsan exige le datif et non l'accusatif ; on dit aa ëntsan ou (non ó) mówé, i (non è) ątsè, ā (non a) fąea, «aller en champ» au mulet, aux vaches, à la brebis.
ëntsanba, -bāe, adj.  Muni de bonnes jambes. Muni de bonnes jambes. Can o-n-è pa byin ëntsanba, l'è ona brota tsó°"ja d'aa amou a mountąnye, quand on est pas fort sur jambes, c'est une terrible chose que de monter jusqu'aux alpages.
ëntsansyę, v. a.  Disperser le bétail sur le pâturage, les champs. Disperser le bétail sur le pâturage, les champs. Byin ëntsansyę è ątsè, bien disperser les vaches sur le pré. || V. r. Can l'a byin a peca è ątsè ch'ëntsąnson prou, quand il y a assez d'herbe, les vaches se dispersent bien. || Dérivé de tsąn.
ëntsaplą, v. a.  Ecacher, affûter une faux, affiler le tranchant d'une faux en la battant sur l'enclume. Ecacher, affûter une faux, affiler le tranchant d'une faux en la battant sur l'enclume. I pare ëntsaplèŗę prou ó berni, to to cha pa, le père affûtera certainement la faux, toi tu ne le sais pas; l'a dó°" parįn kyè ëntsąplon, il y a deux hommes qui «battent» la faux. || Repiquer une pierre: ëntsaplą a pēra dou mowën, repiquer la pierre du moulin.
ëntsaplāe, s. f.  Action de donner le fil à la faux, Action de donner le fil à la faux, w'ëntsapląe vën tó frostą, l'« enchaplée » est tout usée.  « Battage» de la faux. T'a w'ëntsaplāè vwi: tré berni acó°" ! tu as un «battage» aujourd'hui: trois faux à la fois!
ëntsąpló, s. m. pl.  Petite enclume portative et marteau réunis par une ficelle ou une chaînette. Petite enclume portative et marteau réunis par une ficelle ou une chaînette. Les faucheurs s'en servent pour redonner du fil à une faux. L'enclume s'implante dans un endroit quelconque ; l'«enchapleur» s'assied ayant son enclume entre les cuisses; il pose le bord tranchant de la faux sur l'enclume, le manche passant à sa gauche et, d'une main, il promène lentement la faux sur l'enclume; de l'autre, il frappe dessus à petits coups réguliers avec le marteau.
ëntsardjye, v. a.  Charger [qqn de faire qqch.] Charger [qqn de faire qqch.]. N'ën ëntsardjyą ó véjin dé fér'a comechyon, nous avons chargé (prié) le voisin de faire la commission. |] Part, passé. Tenu en conscience de faire qqch. O-n-è ëntsardjyą ch'oun fé pa chin ky'o-n-a prometou on est «chargé» si l'on ne fait pas ce qu'on a promis. Si l'on meurt «chargé », on ne peut trouver le repos jusqu'à ce qu'on se soit «déchargé» sur qqn. (Cf. Contes de Savièse, IIIe Partie, N» 2, 3, 7.) || Le verbe «encharger» est afr. «Voilà tout ce que je vous encharge», parole de la mère de Bayard citée par L. Veuillot, dans «Français en Algérie ».
ëntsardze, s. f.  Charge, confiance. Ne se rencontre que dans l'expr. : bale ëntsardze, confier. Charge, confiance. Ne se rencontre que dans l'expr. : bale ëntsardze, confier. | Į Absol. I tchyévra a nó l'è pa tòrnąé achi, óŗa vwi n'ën balą ëntsardze i tchyévréró°", notre chèvre n'est pas revenue hier soir, aujourd'hui nous avons chargé les chevriers [de faire des recherches].
ëntsaŗéą, -ąe, adj.  Echauffé, passionné, dérouté. Echauffé, passionné, dérouté. Chon ó plo ëntsaŗéą fou dé Fransi, ceux de François sont les plus échauffés. || Avec un complément: passionné pour; chon prou é prou ëntsaŗéą apréi è béitchyé, ils sont terriblement passionnés pour le bétail.
ëntsareva, v. a.  Brouiller, jeter en désordre des choses qui vont ensemble. Brouiller, jeter en désordre des choses qui vont ensemble. È mafajin l'an tòtè ëntsareva ó mwatson, les malfaiteurs ont tout défait le tas de foin; l'an tòtè ëntsareva pé ó piló, ils ont mis tout sens dessus dessous dans la chambre. Il Absol. Gratter, en parlant des poules. || V.r. Se disperser. L'a w'êe dé ch'ëntsareva, les nuages ont l'air de se dissiper.
ëntsarmojyą, -jyąe, adj.  Enrhumé du cerveau. Enrhumé du cerveau.
ëntsatéwą, -ouąe, adj.  Comble Comble, ona cōrba prou é prou ëntsatéwąe dé pómé, une corbeille comble de pommes jusqu'aux dernières limites; avwéi è pómé fó°" kyè vindęchon a mejora ëntsatéwąe, ma pó ó bla i mejora ch'ëntsatįwé pa, pour les pommes, il faut qu'on les vende avec la mesure «enchâtelée», mais pour le blé la mesure ne s'«enchâtelle» pas. || Entassé, empilé. Dé sięté ëntsatéwéi è j-oné chou è j-ātré, des assiettes empilées les unes sur les autres.
ëntsatéwą, v. a.  Entasser. Entasser. L'an prou ëntsatéwą iną dé bó°" kyè l'è enou ba i tętse, ils ont entassé tant de bois que tout le tas est tombé. || Fig. Tòtè ëntsatéwą chou ó méimo, donner toutes les places [de la commune] au même.
ëntsatéwāe, s. f.  Entassement, pile. Entassement, pile.
ëntsawi, v. n.  Convenir. Convenir. Dé tsó°"jé kyè wi ëntswįon pa, des choses qui ne lui convenaient pas; chin m'ëntsą pa a mè, cela ne me va pas. || Se sentir porté à qqch., surtout à la nourriture: vó j-ëntsawįe-t-e pa dé mëndjyę? le manger ne vous disait-il rien? ëntsą pa est la réponse courante de celui qui n'est pas disposé à manger et à boire quand quelqu'un l'y presse. Owę-vó bįŗ'oun vęŗó? - na, ëntsą pa óŗa, voulez-vous boire un verre? non, je n'y suis pas disposé; mëndze dé eąnda. -Na, ëntsą pa, mange un morceau. -Non, cela ne me dit rien. || Voy. tsawi.
ëntsèrną, v. a.  Ensorceler qqn, de manière qu'il ne puisse plus quitter une place jusqu'à ce que l'ensorceleur le délivre. Ensorceler qqn, de manière qu'il ne puisse plus quitter une place jusqu'à ce que l'ensorceleur le délivre. Sti l'è enou pó róbą a tsodiŗe é l'itą ëntsèrną é l'a falou chóbrą wéi tó w'evêe; ó t'an trwą wéi mò w'an apréi, celui-ci est venu pour voler la chaudière et il a été ensorcelé, et il a dû rester là tout l'hiver; on l'a trouvé là, mort, l'année suivante.
ëntsin-ną, v. a.  Enchaîner, Enchaîner, ëntsin-ną ó tsën, enchaîner le chien. || ëntsin-ną ó pâté, monter le chapelet.
ëntsó°"mą, v. n.  Se reposer, en parlant du bétail. Après que le bétail a été au pâturage la matinée, on le conduit sur le midi à un endroit où il se repose. Se reposer, en parlant du bétail. Après que le bétail a été au pâturage la matinée, on le conduit sur le midi à un endroit où il se reposeVoy. tsó°"ma.
ëntsousya Mal habillé. adj. Mal habillé. Ma rāda cómin l'è ëntsousya, mais regarde comme il est mal habillé. Lex. ëntsousye, tsousevyele,,,
ëntsousya Taquinerie. n. f. Taquinerie. Var.fordzachirj. Syn. forgacheri, pecacheri.
ëntsousye Enfiler [les chaussettes]. Enfiler [les chaussettes]. Var. ëntsosye. Syn. tsousye. 
ëntsousyę, v. a.  C'est l'afr. chauchier. Voy. le mot tsousevyęle. Chon itą ëntsousyą da tsousevyęle, ils ont été pris par la «chauche-vieille». C'est l'afr. chauchier. Voy. le mot tsousevyęle. Chon itą ëntsousyą da tsousevyęle, ils ont été pris par la «chauche-vieille».
ëntwêcha, s. f.  Entorse. Entorse. L'a fé on'ëntwęcha ina ën Sénįn, il s'est fait une entorse au Sanetsch.
ëntwêe , ëntwêcha Difficile à battre durant une lutte. Difficile à battre durant une lutte.
ëntwêe , ëntwêcha Tordu, difficile à casser.adj. Syn. twêe.   Lex, ëtwêcha (entorse).  Tordu, difficile à casser.adj. Syn. twêe.   Lex, ëtwêcha (entorse).
ënvaąwįdó, -da, adj. et s. m. et f.  Invalide. Invalide.
ënvaį (ch'), v. r.  Se dissiper, s'évaporer. Se dissiper, s'évaporer. L'è rètrópą derën wéi, can o-n-oūvre ch'ënvąé, c'est renfermé là-dedans, quand on ouvre cela s'évapore. || S'ćclaircir, en parlant du temps. Vën tópó é apréi l'è dri ënvaeą, il fait sombre et après tout se dissipe, s'éclaircit.
ënvaį, v. a.  Envahir (néol.). Envahir (néol.). L'è itą ënvai pè è pyó, il a été envahi par les poux.
ënvani (ch'), v. r.  S'évaporer S'évaporer. Ha matire ch'ënvąné, l'è ënvanite, cette matière s'évapore, s'est évaporée.
ënvęde, s. f.  Envie. Envie. Ai ënvęde dé cąkyè tsó°"ja, avoir envie de qqch.
ënvêe, s. m.  Envers,  Envers, w'ënvêe l'è jaméi tan dzin cómin w'ëndri, l'envers n'est jamais aussi joli que l'endroit; a w'ënvêe, à l'envers. || Syn. í crwéi byéi, le mauvais côté.
ënvélą, -ląe, adj.  Regardant, cherchant à gagner. Regardant, cherchant à gagner. Chon pa prou ënvélą, chin chon tòrdzò a miįéŗe, ils ne sont pas assez regardants, ainsi sont-ils toujours dans la misère.
ënveloŗa, s. f.  Esprit intéressé, cherchant à avancer Esprit intéressé, cherchant à avancer. L'a pa'na tsó°"ja d'ënveloŗa, il n'a pas l'esprit intéressé du tout. Il Intérêt. L'an tui jou w,'ënveloŗa pó radą ché wįvró, ont ils tous eu un grand intérêt à regarder ce livre.
ënveópa, s. f.  Enveloppe d'une lettre Enveloppe d'une lettre. On'ënveópa pécha, une enveloppe bleue.
ënveópa, v. a. Envelopper, emballer.  Envelopper, emballer.
ënveŗeną,    v. n.     Envenimer.  Envenimer.    L'ïtą mwêe d'ona vwéipa, chin l'a ënveŗeną, il a été piqué par une guêpe, cela s'est envenimé.
ënvêrna Hiverner. Hiverner.
ënvêrna, s. f.  Garde du bétail pendant l'hiver Garde du bétail pendant l'hiver. N'ën balą ona ątsé a w'ënvêrna outr' a Granwé, nous avons donné une vache à l'hivernage à Granois.
ënvêrna, v. a.  Hiverner. Hiverner. Nó ënvêrnèŗin a mijéŗe sti evêe, nous «hivernerons» la misère cet hiver.
ënvêrnadzò, s. m.  Hivernage. Hivernage. Fó°" dabò radą pó w'ënvêrnadzò di ątsé, è fąè nó faŗįn cómin nó poran, il faut d'abord assurer l'hivernage des vaches, pour les moutons nous ferons comme nous le pourrons.
ënvêrnwiŗe, s. f.  Foin, pâture d'hiver Foin, pâture d'hiver. Pęcon tó w'ënvêrnwiŗe, ils mangent tout ce qu'on conserve pour l'hiver.
ënveŗólé, v. a.  Rouler, entortiller, Rouler, entortiller, ënveŗólé ó motchyōo, roule le mouchoir. Il Prov. Can fevrį rintr'avwéi a téita cóŗónąe, chal'avwéi a cąvwa ënveŗóląe, quand février entre avec la tête couronnée [de soleil], il sort avec la queue entortillée [de brouillard]. Il V. r. Se rouler, s'enrouler. Cómin i tsate cha byin ch'ënveŗólé pó pa chintr'a fri! comme le chat sait bien se pelotonner pour ne pas sentir le froid!
ënveŗótą, v. a.  Entourer plusieurs fois avec une corde, une bande. Entourer plusieurs fois avec une corde, une bande. L'a ënveŗótą a tsąnba avwéi 'na groucha binda, il a entouré sa jambe d'une longue bande. || V. r. S'entortiller autour. È pi ch'ënveŗóton tôrtó da pêrtse, les haricots s'entortillent tout autour de la perche.
ënvèrsyon Inversion, n. f.  Inversion, n. f. 
ënvèrsyon Petite source.Dimin. de fountan-na.  V. lieu-dit. n. f. Dimin. de fountan-na. Petite source. V. lieu-dit.
ënvidou, -douja, adj.  Friand, gourmand. Friand, gourmand. È tsate l'è déstrą vwéŗó chon ënvidou. di j-ijéi, les chats sont très friands d'oiseaux. || Tentant, ona tsó°"ja ënvidouja, une chose tentante.
ënvinsyon, s. f.  Invention. Invention. Chin l'è on'ënvinsyon di tącó, c'est une invention de sot.  Calomnie.
ënvinsyónéŗó, s. m.  Inventeur, ingénieur Inventeur, ingénieur. L'è prou oun bon ënvinsyónéŗó, c'est un fameux ingénieur.
ënvintą, v. a.  Inventer Inventer. Chāon pa méi ky'ënvintą pó pédr'ó tin, ils ne savent plus quel moyen prendre pour perdre le temps.  Calomnier.
ënvintéiró, s. m.  Inventaire. Inventaire.
ënvintōo, s. m.  Inventeur. Inventeur.
ënvįse, s. f.  Orvet. Orvet. Pé fou pra l'a plin d'ënvįsé, dans ces prés il y a de nombreux orvets. || Grim. invi.
ënvitą, v. a.  Inviter. Inviter. L'an nyoun ënvitą, ils n'ont invité personne.
ënvitasyon, s. f.  Invitation. Invitation. L'è i móda óŗa dé féré dé j-ënvitasyon, on a pris l'habitude maintenant de faire des invitations [écrites].
ënvitéi Frimousse, visage. Fém. en français, masc. en patois. n. m. Frimousse, visage. Fém. en français, masc. en patois. Bwéea ó frimouse, laver la frimousse, 
ënvitéi Invité  n. m.  Invité  n. m. 
ënvwéé, v. a.  Envoyer Envoyer.Prov. I boun Djyo l'a ënvwéeą a tchyévra avwéi ó bóchon, le bon Dieu a envoyé la chèvre avec le buisson.
énwą, s. f.  Venue, croissance Venue, croissance. L'ïtą dé bón'énwą, cela a été de bonne croissance.
èpąna, s. f.  Empan .Mesure. Longueur qui sépare le bout du pouce du bout du petit doigt étendus le plus possible. Mesure. Longueur qui sépare le bout du pouce du bout du petit doigt étendus le plus possible. Il Grim. id.; Hérém. efana; afr. es-panne; ital. spanna.
épantchyę, v. a.  Défaire, éparpiller; Défaire, éparpiller; óŗa kyè l'è chéeą, épąntse è j-andįn, maintenant que c'est fauché, éparpille les andains; to épantséŗéi ó feméi, tu éparpilleras le fumier. || Etendre au soleil ou le foin pour le séchage, ou la lessive; étendre le fumier, la terre. || Répandre. Épantchyę d'éivwe, uriner.
épardjyę, v. a.  Asperger, éclabousser. Asperger, éclabousser. Tapąé tāmin fé ky'épardzïé tui fou ky'iron outòr dou bwe, elle frappait [le linge] si fort qu'elle éclaboussait tous ceux qui étaient autour du bassin. || V. n. L'è cómin ęchon épardjyą dé clāa dou féméi, c'est comme s'ils avaient répandu du purin.
épardjyou, s. m.  Goupillon, Goupillon, w'ëncoŗa venyié ba pé w'anāa ëntó w'épardjyou, le curé descendait par l'allée de l'église avec le goupillon.  
épardjyou, s. m.  Pomme d'arrosoir. Pomme d'arrosoir.
éparnyę, v. a.  Epargner. Epargner. L'è pa oun kyé éparnye è fōché, ce n'est pas un qui épargne ses forces; fó°" éparnyę ó mëndjye, il faut mesurer le manger.
éparpelę, v. a.  Eparpiller. Eparpiller.
épąwa  , s. f.  Epaule ou jambon de devant. Epaule ou jambon de devant Syn. pawéta.
épąwa , s. f.  Penture d'une porte. Penture d'une porte. Hé j-épąwé chon vyęle, ces pentures sont usées.
épé, épécha, adj.  Epais, gros. Epais, gros. L'è épęcha cóm'oun fòrnéi, elle est grosse comme un fourneau.
epechyou, s. f.  Epaisseur. Epaisseur. N'ën pa a méima epechyou, nous n'avons pas la même taille.
epęna, s. f.  Epine, arbre épineux Epine, arbre épineux.Epreuve, croix. Kyënta epęna n'ën wéi avwéi ha vejęna, quelle épine nous avons là avec cette voisine !  Grief. Chęla l'an fé on'epęna a fou kyè l'an dé dzenelé: l'an ótą ó wibró parco, ici on a fait un grief à ceux qui ont des poules, on leur a enlevé le libre parcours.
epęna, s. f.  Epreuve, croix. .Epreuve, croix. Kyënta epęna n'ën wéi avwéi ha vejęna, quelle épine nous avons là avec cette voisine !  Grief. Chęla l'an fé on'epęna a fou kyè l'an dé dzenelé: l'an ótą ó wibró parco, ici on a fait un grief à ceux qui ont des poules, on leur a enlevé le libre parcours.
epënga, s. f.  Epingle. Epingle.
epëngą, v. a.  Epingler Epingler. Fó°" epënga ona plomątsé ou tsapéi, il faut épingler un plumet au chapeau.
épéon, s. v.  Pièce de bois ronde qui s'enfonce dans l'orifice des étangs pour les fermer. Pièce de bois ronde qui s'enfonce dans l'orifice des étangs pour les fermer.
éperon, s. m.  Eperon. Eperon. È j-ofesyę aïon tui è j-épèron, les officiers portaient tous les éperons.
epetą, s. m.  Hôpital, Hôpital, ó t'an pacha ba ën w'epetą, on l'a descendu à l'hôpital.
épi, adv.  Certes, sûrement. Certes, sûrement. Épi kyè vêré, bien sûr qu'il verra.
Epinard sauvage (Chenopodium Bonus Henricus). vèrkyémó, s. m.  vèrkyémó, s. m.  || Grim, è j-èrcojįèné, pl.
épóca Epoque, n. f.  Epoque, n. f. 
eponda, s. f.  Chacun des côtés du châlit, du berceau. Chacun des côtés du châlit, du berceau. įŗ'achétą ëncontr'ó le, abótson chou w'éponda, il était assis contre le lit, la tête appuyée contre l'«éponde». || Côtés d'un bassin, de l'aire à battre le blé. Fé ëntinsyon dé pa bale dou flaé contré w'éponda, prends garde de frapper le côté de l'aire avec le fléau. Il Ce mot indique en général les côtés de tout objet carré ou rectangulaire: w'éponda da béna, dou tsaré, dou tonbeŗó°", le côté de la banne, du char, du tombereau. || Le mot signifie aussi côtés du châlit en afr.-
epou, -epouja, s. m. et f.  Epoux, -ouse. Epoux, -ouse. Termes désignant le fiancé et la fiancée les jours qui précèdent le mariage. Passé ce temps, on dit ómó, i féna; i ouncó jostó you pacha w'epou é w'epouja can chon intrą en w'élįje, j'ai encore juste pu voir passer les époux quand ils sont entrés à l'église.
epouę, conj.  Et puis. Et puis. Principale formule de liaison des phrases en patois. Va amou é ó martchyąn, epouę to atsetéŗë oun pan, epouę to torné ba pó fèŗ'ó deną, epouę to oubléŗęi pa dé prépara pó ó catson, va chez le marchand, et puis tu achèteras un pain, et puis tu redescends pour préparer le dîner, et puis tu n'oublieras pas de préparer [la pâture] pour le cochon. || Il est des contes où le conteur indique chaque progrès de la narration par un epouę, epouę apréi.
epouiįyę, v. a. Epuiser, affaiblir.  Epuiser, affaiblir. Ou vyou tin o-n-įré pa epwiįyą ou cāféi cómin óŗa, autrefois on n'était pas épuisé par le café comme maintenant.
epoują, v. a.  Epouser. Mot rare remplacé le plus souvent par maryą, marier. Epouser. Mot rare remplacé le plus souvent par maryą, marier.
epouwa, s. f.  Bobine de fil à l'intérieur de la navette. Bobine de fil à l'intérieur de la navette. È į-epouwé chon derën; pó féŗ'è į-epouwé o-n-a oun borgó espré, i rouwa l'è iną chou, les bobines sont à l'intérieur de la navette; on les fait avec un rouet spécial dont la roue est placée au sommet.
épówęta, s. f.  Epaulette Epaulette. È jandārmé l'an ouncó óŗa è j-épówęté, les gendarmes portent encore maintenant les epaulettes.
epresa, v. a.  Eclabousser d'eau. Eclabousser d'eau. Oun pou pa pacha préi dou bwę chën ché ver'epresa dé fou gamin, on ne peut passer près de la fontaine sans être éclaboussé par ces gamins.
epresāe, s. f.  Giclement, éclaboussement de boue, d'eau. Giclement, éclaboussement de boue, d'eau. Kyënta epresāe i atrapį, quelle giclée j'ai reçu!
épró s.m. Vêpre  Vêpre . Ce mot ne se rencontre que dans le composé bóępró, bonne après-midi, bonnes vêpres. Il Cf. bóépró.
éprouwa, s. f.  Sonde, éprouvette à vin. Sonde, éprouvette à vin.
eprówą, v. a.  Prouver. Prouver. Pó eprówą l'a de kyè ch'achïé prou twa, pour prouver il a dit qu'il se laissait tuer.  eprówą pour prówą est très rare.
epwęnte, s. f. pl.  Pleurésie. Pleurésie. Can l'an è j-epwënte, che va pa myó apréi nou dzò, i maadó l'è perdou, quand il a la pleurésie, le malade, s'il n'y a pas d'amélioration après neuf jours, est perdu; i mi dé mêe, l'è i mi di j-epwënte, le mois de mars est le mois de la pleurésie.
épwintąbló, -bla, adj.  Epouvantable. Epouvantable.
épyą   , v. n.  Mettre l'épi Mettre l'épi. I chïwa l'è pa ouncó épyāé, le seigle n'a pas encore mis les épis.
épyą  , s. f.  Epi Epi. Kyęnté bèwé į-épyéi, quels beaux épis!
épyówą, v. a.  Défaire un épi, un raisin, etc Défaire un épi, un raisin, etc. To épyóweŗéi è rejené, tu égrapperas les groseilles.
èr, prép.  Chez. Chez. Voy. s. v. e (4).
éŗąn, adj.  Errant Errant. Seulement dans l'expression i jouiféŗąn, le juif errant.
êrba bòkye s. f.  Herbe au bouc. Sorte de renoncule dont la racine sent le bouc. La plante désignée sous ce nom varie avec les villages Herbe au bouc. Sorte de renoncule dont la racine sent le bouc. La plante désignée sous ce nom varie avec les villages. || A Grim. c'est la carotte sauvage  (Daucus Carota L.).
êrba di į-epwënte, s. f.  Mille-pertuis (Hypericum perforatum L.). Mille-pertuis (Hypericum perforatum L.). Plante employée comme tisane lors des pleurésies.
êrba di į-iįéi, s. f. Herbe aux oiseaux: mouron des champs,des oiseaux.  (Anagallis arvensis L.). Herbe aux oiseaux: mouron des champs (Anagallis arvensis L.).
êrba di j-agachon, s. f.  Sceau de Salomon (Polygonatum vulgare L.), Sceau de Salomon (Polygonatum vulgare L.), dont la racine sert à guérir les cors aux pieds et dont les feuilles sont utilisées pour guérir les plaies. Je pense que ce nom d'agachon est donné à cette plante, moins en raison de sa valeur curative des cors aux pieds, que des cicatrices en forme de cor que le rhizome présente sur toute sa longueur.
êrba di machéwāa, s. f.  Herbe des molaires. Jusquiame (Hyoscyamus niger L.). Herbe des molaires. Jusquiame (Hyoscyamus niger L.).
êrba di pómé  Fane des pommes de terre. Fane des pommes de terre.
êrba di tsate  Herbe aux chats. Mélisse (Melissa officinalis L.). Herbe aux chats. Mélisse (Melissa officinalis L.).
ęrba di verowé Chélidoine (Chelidonium majus L.). Chélidoine (Chelidonium majus L.). Son suc est utilisé pour guérir les plaies ou pour faire disparaître les verrues.
êrba dou ma dou vintró Herbe contre le mal de ventre. Serpolet (Thymus serpyllum L.). Herbe contre le mal de ventre. Serpolet (Thymus serpyllum L.).
êrba dou ma dou vįntró Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.). Syn. pënpyówé blan. Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.). Syn. pënpyówé blan.
êrba dou waséi Herbe du lait: euphorbe (Euphorbia cyparissias L.). Herbe du lait: euphorbe (Euphorbia cyparissias L.).
êrba dzêcha Bruyère(EricacarneaL.). Bruyère(EricacarneaL.).
ęrba fêe Verveine (Verbena officinalis L.). Verveine (Verbena officinalis L.).
ęrba fyouja Fougère (Polysticum Filix mas). Fougère (Polysticum Filix mas).
ęrba moscą  Herbe muscat. Cette plante abondait autrefois dans les vignes de Savièse. On en mettait quelques poignées dans le tonneau où fermentait le muscat qui, de ce fait, prenait un arôme plus corsé. La jeune génération ne connaît plus cette plante, mais F. Luyet, instituteur, a interrogé plusieurs personnes âgées de plus de 80 ans en 1959 qui lui ont donné ces renseignements. Selon la description sommaire de la plante, faite par ces mêmes personnes, il s'agirait probablement d'une variété de consoude. Herbe muscat. Cette plante abondait autrefois dans les vignes de Savièse. On en mettait quelques poignées dans le tonneau où fermentait le muscat qui, de ce fait, prenait un arôme plus corsé. La jeune génération ne connaît plus cette plante, mais F. Luyet, instituteur, a interrogé plusieurs personnes âgées de plus de 80 ans en 1959 qui lui ont donné ces renseignements. Selon la description sommaire de la plante, faite par ces mêmes personnes, il s'agirait probablement d'une variété de consoude.
êrba pormonęca  Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis L.). Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis L.).
êrba réita  Bugrane (Ononis spinosa L.).' Bugrane (Ononis spinosa L.).'
êrba rota Rue (Ruta graveolens L.). Rue (Ruta graveolens L.).
êrba tsamò  Séneçon des Alpes (Sene-cio alpinus). Séneçon des Alpes (Sene-cio alpinus).
êrba tsąna.  Prêle (Equisetum palustre L.). Prêle (Equisetum palustre L.). Sert à nettoyer l'étain, de là êrba tsąna.
ęrba tsaraoouta  Morelle noire (Solanum nigrum L.). Elle abonde dans les vignes. Morelle noire (Solanum nigrum L.). Elle abonde dans les vignes.
êrba veronęca Véronique officinale (Veronica officinalis L.). Véronique officinale (Veronica officinalis L.).
êrba,  s. f.   Herbe  Herbe . Prov. Chin ky'oun-a peca ë-n-êrba, o-n-a pa ën dzèrba, ce qu'on pâture en herbe, on ne l'a pas en gerbe. || Sens spécial: è į-êrbé, les pâturages situés sur territoire bernois; l'an è į-êrbé a fou dou Vè outr'ën Bó, ils ont les herbes de ceux du Vert à Bourg (Châtelet). Dans ce même sens, à Grimisuat on distingue: le į-êrbé dé fon et la conpra; les premières s'héritent, tandis que les autres s'achètent (conpra). - Le mot «herbe» entre dans la composition d'une foule de mots désįgnant des fleurs ou des plantes.-
êrba,  s. f.   Herbe. Herbe.  Terme générique pour désigner toutes les plantes en dehors des buissons et des arbres; d'êrba di pra, l'herbe des prés; êrba di vęnyé, toutes sortes d'herbes qui poussent dans les vignes; êrba di maŗé, di dzōo, de l'herbe des marais, des forêts; di mêin, des mayens.
êrba, v. n.  Mettre pousser de l'herbe Mettre pousser de l'herbe. È pra cóminson a êrba, les prés commencent à pousser.  A Grimisuat: mettre dehors le bétail [à l'herbe] pour la première fois.
èrbęte, f. pl.  Fines herbes employées comme condiment.  Fines herbes employées comme condiment. 
èrbęte, s.f.  Cerfeuil. Cerfeuil. Fó°" fetchyę dé j-èrbęte derën a chopa, il faut mettre du cerfeuil dans la soupe.
êrché, s. f. Herse Herse. È j-êrchè iron fęté avwéi dé brąntsé di bóchon, óŗa l'an rin méi kyè dé j-êrché avwéi dé din ën fêe, les herses étaient faites de branches de buissons, maintenant on n'a plus que des herses avec des dents en fer.  étré plan chou w'êrché, n'avoir plus rien.
êrchyāé, s. f.  Hersage. Hersage.
êrchyę, v. a. Herser Herser. I traó, di tsan l'è dōo, fó°" tsarowé, vwanye é êrchyę, le travail des champs est pénible: il faut labourer, ensemencer et herser.
êrdjyę, v. a.  Arroser. Arroser. A-to êrdjyą è tsó°" kyè n'ën planta? as-tu arrosé les choux que nous avons plantés? dèmąn nó êrdzeŗin a venye, demain nous irriguerons les vignes. || Absol. Omį fran êrdjyę fan pa męi dé ca di pra, excepté juste l'arrosage, ils ne font plus de cas des prés.  Dev. I mąré vën ver'ó pare, ch'a-réitè pa, torné dri a parti, di mêrda pór té, t'éi tui è j-an cópą? -Can o-n-êrdze è pra di kyè l'è chèeą. La mère vient voir le père, elle ne s'arrête pas, elle s'en retourne immédiatement, elle dit tant pis pour toi, tu es toutes les années coupé? -Quand on arrose les prés après qu'on les a fauchés.
êrdjyou, s. m. Arroseur.   Arroseur.  Celui qui est chargé de distribuer l'eau d'arrosage: oņ'êrdjyou di gran tórin l'è ché kyè comąndé w'éivwe, 1'«arroseur» des grands torrents est celui qui commande l'eau. Cf. tsardzéta.
èrdzéŗé, s. m.  Petit déversoir amenant l'eau du torrent sur le pré. Petit déversoir amenant l'eau du torrent sur le pré. || Syn. cochi.
ère, s. f. pl.  Arrhes. Arrhes. Bale d'ère, donner des arrhes.
erechon, s. m.  Canal, égout. Canal, égout. O-n-eŗechon trêche ó sewį, une canalisation traverse la cave.
eŗechóną, v. a.  Canaliser, drainer. Canaliser, drainer. È fāvé prometîon d'eŗechóną ó Roun-nó, les fées promettaient de canaliser le Rhône.
érédzö   Avare. Avare.
éŗédzò, s. m.  Sorcier. Mot injurieux. L'anc. genevois «herège», sorcier, signifie hérétique en afr. Sorcier. Mot injurieux. L'anc. genevois «herège», sorcier, signifie hérétique en afr.
éŗétą, v. a.  Hériter. Hériter. L'a éŗétą dąvwe vęnyé dou frare, il a hérité deux vignes de son frère.
éŗétądzó, s. m.  Héritage. Héritage. Tów'éŗétadzó kyè n'ën jou l'è oun crwéi bócon dé pra, toute notre part d'héritage, ce fut un mauvais morceau de pré.
eŗéti, s. m.  Héritier. Héritier. Che porta eŗeti, se porter héritier. || Eŗeti est un nom de famille très répandu à Savièse.
ermęta, s. m.  Ermite; Ermite; w'ermęta dé Ondze-Bōrne, l'ermite de Longe-borgne. Il L'è enou w'ermęta ba è fou dé Fransi, l'ermite est arrivé chez ceux de François, signifie que la femme de François vient d'accoucher. On fait croire aux enfants que c'est l'ermite de Longeborgne qui apporte les nouveau-nés. Id. Grimisuat, Arbaz, etc.
Ermetadzó Lieu de pèlerinage. Lieu habité par des ermites. Lieu de pèlerinage. Lieu habité par des ermites.
ermetądzó, s. m.  Ermitage. Ermitage. | Į 
ermetądzó, s. m.  Plant de vigne Plant de vigne. N'ën dèfonsą ha vęnye é n'en tó metou d'ermetądzó, nous avons défoncé cette vigne et nous y avons planté de l'«ermitage».
eŗyą, s. f.  Airée Airée. N'ën metou w'eŗyą achi, óra nó véjin amou dérontré, nous avons mis une airée hier soir, maintenant nous allons faire la première battue.
éscabéi, s. m.  Chaise Chaise. Bale-mé ënséi wį'escabéi, passe-moi la chaise.
escamota, v. a.   Escamoter. Escamoter.  L'a tòtè escamota foura è j-ālon, il a escamoté tous ses vêtements.
éscandąó, s. m.  Scandale. Scandale. Fajîon prou d'éscandąó ba pè vāe, ils causaient du scandale sur la route.
éscandaweją, v. a.  Scandaliser. Scandaliser. Ha marin-na éscandawejąe tui, iré pyōrna, cette femme scandalisait tous, elle était en état d'ivresse.
éscapą, v. n.  Filer, échapper, décamper. Filer, échapper, décamper. Can l'an you enį a vwārda, l'è adon ky'éscapāon via, quand ils ont vu venir le garde champêtre, c'est alors qu'ils ont détalé.
éscapęn, s. m.  Escarpin, soulier fin. Escarpin, soulier fin. || Cf. s. v. botole.
escapwéŗó Scapulaire.  n. m.  Scapulaire.  n. m. 
esclandre, s. f.  Esclandre. Esclandre.
éscląvó, s. m.  Esclave. Esclave. Nó fó°" trālę tó w'an cómin dé j-éscląvó, il nous faut travailler toute l'année comme des esclaves.  On donne habituellement à ce mot le sens figuré d'homme accablé de travail.
escoja, v. a.  Excuser. Excuser. Escoja mè, excusez-moi. Il Dispenser. Escoujeŗi d'atseta, cela nous dispenserait d'acheter. Il V. r. S'excuser.
escouja, s. f.  Excuse Excuse. Démanda escouįa, faire des excuses.
escrebou Champignon qui se développe sur le fromage.n. m.  Var. escribou.  Champignon qui se développe sur le fromage.n. m.  Var. escribou. 
escrepoou, -ouįa, adj.  Difficile pour le manger, gourmand, délicat Difficile pour le manger, gourmand, délicat. L'è déstrą vwęŗó l'è escrepo°", che vi rin kyè 'na mótse derën a chopa, i tótse pa, il est excessivement difficile, s'il voit une mouche dans la soupe, il n'y touche pas.  Scrupuleux. Chon pa escrepo°" pó róbą chin di j-ātró, ils ne se font pas prier pour voler le bien d'autrui.
escrevįsyó, s. m.  Ecrevisse. Ecrevisse. A-to djya mëndjyą dé j-escrevisyó? as-tu déjà mangé des écrevisses?
escropyon, s. m.  Scorpion. Scorpion. Fó°" tòrdzó ai d'ó°"ló d'escropyon, il faut toujours avoir de l'huile de scorpion. Contre le mal de ventre, on boit une goutte de cette huile.
éscwada, s. f.  Crise dans une maladie Crise dans une maladie. Tįnkyè foęché pachąé w'éscwada, oun pou ni ch'abótchyę ni ch'écótą, jusqu'à ce que la crise soit passée, on ne peut s'appuyer ni devant ni derrière.
eskį, s. m.  Ski. Ski. || Cf. s. v. ski. Partïe avwéi è j-eskį, il s'en allait avec les skis.
éskyéléta, s. m.  Squelette. Squelette.
éspāsyę, v. a.  Espacer Espacer. To mè trwa préi è tsó°", fó°" méi è j-espāsyę, tu plantes les choux trop serrés, il te faut les espacer davantage.
éspāsyó, s. m.  Espace. Espace. D'éspāsyó dinché! un pareil espace!
espedié, v. a.  Expédier Expédier. L'a tui espedią chou ou mêin, il les a tous envoyés au mayen.
espedisyon, s. f. Expédition. Expédition. Anën ba a gara pó w'espedisyon, viens à la gare pour l'expédition.
espêe, s. m.  Expert Expert. L'a pèrtó dé j-espêe'ŗa, maintenant il y a partout des experts.
éspéŗą, v. a. Espérer Espérer. Fó°" adéi tòrdzò espéra, il faut toujours espérer.
éspérąnse, s. f.  Espérance. Espérance.
esperiinse, s. f.  Expérience Expérience. Le l'a méi d''esperiinse kyè ó, elle a plus d'expérience que moi.
espeŗimintą, v. a.  Expérimenter. Expérimenter.
éspése, s. f.  Espèce, Espèce, ënd'a te dé j-éspése dé flôo! y en a-t-il des espèces de fleurs !
espetōo, s. m.  Forestier (autrefois) Forestier (autrefois). || Inspecteur, part, des écoles. Cf. fóŗatchyè.
espię, v. a.  Expier Expier. Chin i fó°" espié ën sti moundó ou ën w'ātré, il faut expier cela en ce monde ou en l'autre.
espisyę, v. a.  Epicer. Epicer. Chin kyè l'è trwa espisyą l'è pa chan, ce qui est trop épicé n'est pas sain.
espįsyó, s. m.  Epice. Epice. È mechyónéŗó ąnmon è j-espįsyó, les missionnaires [d'Afrique] aiment les épices.
esplecą (ch'), v. r.  S'expliquer. S'expliquer. Va t'esplecą aveéi rlōo, va t'entendre avec eux.
esplecą, v. a.  Expliquer Expliquer
esplecasyon, s. f.  Explication. Explication. Pa tan d'esplecasyon... pas tant d'explications...
éspóją, v. a.  Exposer.  Exposer. Éspóją ó chën chacrémįn, exposer le saint sacrement à l'adoration des fidèles. || V. r. Ch'éspóją a êtré ecó, s'exposer à être battu.
espojesyon, s. f.  Exposition. Exposition. I tornon dé w'espojesyon fèdèŗawa, ils reviennent de l'exposition nationale.
ésponton, s. m.  Esponton Esponton. on'esponton l'è chin kyè porte i capetąn ā Féita-Djyo, l'esponton est l'arme que porte le juge à la Fête-Dieu. Long bâton enrubanné au sommet que l'on porte en cortège à la manière d'une bannière lors de grandes manifestations, particulièrement à la Fête-Dieu.
éspré, adv.  Exprès Exprès. L'è enou éspré pór nó, il est venu exprès pour nous.
esprį, s. m.  Esprit, intelligence, bon sens Esprit, intelligence, bon sens. L'è plin d'esprį, ché crwéi peti, il est plein de bon sens ce petit bout d'homme. || È j-espri, les (bons et mauvais) esprits; I Chën t-Esprį, le Saint Esprit. I crwéi esprį, le démon.
éspyon, s. m.  Espion. Espion. Fó°" tui fojelę fou j-éspyon, il faut fusiller tous ces espions.
éspyóną, v. a.  Espionner, interroger adroitement Espionner, interroger adroitement. Espyounon prou ba ou trebounąwe, on pose des questions adroites au tribunal.
éstasyon, s. f.  Station du chemin de la Croix Station du chemin de la Croix. Préé è j-éstasyon, faire le chemin de la Croix.
éstatou, s. m.  Statue Statue. L'a dé plo byo j-éstatou ën ha élįje, il y a de si belles statues dans cette église.
éstécą, v. a.  Battre quelqu'un à coups de bâton. Battre quelqu'un à coups de bâton. Tsękyè dótāa ché pó°"ŗó té che vi éstécą, chaque soir ce pauvre enfant se voit bâtonné,
éstécāé, s. f. Volée de coups de bâton.  Volée de coups de bâton.
estema, v. a.  Estimer. Estimer. Oun pou pa estema dé moundó dinché,  on ne peut pas estimer des gens de cette espèce. || Evaluer. Vwéŗó estemą vo ha ątsé? Combien évaluez-vous cette vache? || V. r. Fó°" bën kyè ch'`estemachon méimó, è j-ātró pwon pa è t`e clêŗyę, il faut bien qu'ils s'estiment eux-mêmes, les autres ne peuvent pas les voir.
éstèrmeną, v. a.  Exterminer, détruire. Exterminer, détruire. Hé bóté iron frętse nouwé pye a che-nan-na pacha é óra chon djya d`ecavwéi, fou bòsé éstèrmęnon tòté, ces souliers étaient battant neufs la semaine passée, et maintenant ils sont déjà usés, les garçons abîment tout.
estoma, s. f.  Estomac: Estomac: ona bóna, ona crwēe estoma, un bon, un mauvais estomac. L'estomac, chez le paysan, comprend toute la poitrine avec ses organes. Quand il tousse, c'est toujours l'estomac qui lui fait mal. Mè fó°" prou tochį dé w'estoma, il me faut tellement tousser de la poitrine.
éstrą, adv.  Spécialement Spécialement. L'a fé ha vejęta éstrą pòr nó, il a fait cette visite spécialement pour nous.
éstravagąn, s. m.  Extravagant. Extravagant. Pó dó°"tré j-éstravagąn, pour deux ou trois extravagants...
estremitéi Extrémité. Extrémité.  Syn. a tsaon.au bout.  I arouwé a tsaon, il arrive au bout [à la fin de la vie].
estremitéi, s. f.  Extrémité Extrémité. įŗ'ā derįŗé estremitéi, il était à toute extrémité.
éstréré, v. a.  Extraire. Extraire. Can éstréré vó ó mi? Quand faites-vous l'extraction du miel?
estroba, s. f.  Grosse vis munie d'un crochet. Grosse vis munie d'un crochet.
éstrópya, -pyāe, adj. et s. m. et f.  Estropié. Estropié. L'è ona pó°"ŗa éstrópyąe, c'est une pauvre estropiée.
éstrópyą, v. a.  Estropier Estropier. L'a éstrópyą è j-ābró avwéi ó fouson, il a abîmé les arbres avec la serpe. || V. r. L'a byin dé fou tącó kyè ch'éstrópyon pó rlōo vya, il y a bien des fous qui se font mal pour leur vie.
esyó, s. m.  Essieu de roue. Essieu de roue.
étą, s. m.  Etat, manière d'être. Etat, manière d'être. Chon ouncó tui dó°" ën bón'étą, ils sont tous deux en bon état. )| Etat. Trāle ba en w'étą, il travaille à l'administration cantonale.
établi, v. a.  Etablir. Etablir. L'a falou établi dó°" j-infan acó°", il a dû établir deux enfants à la fois. || V. r. S'établir, se fixer: rlwi ch'è établi fouŗa wéi, il s'est établi là-dehors.
étąn, s. m. Etang  Etang. || A Savièse, les étangs sont de grands réservoirs destinés à recevoir l'eau des bisses pendant la nuit, ou les jours de fête et les dimanches. Les jours d'arrosage, on ouvre les étangs et l'eau est dirigée sur les propriétés par ceux qui « ont l'eau du torrent », à heures fixes, selon le nombre de toises à irriguer. La plupart des étangs sont naturellement situés dans la partie supérieure du plateau de Savièse. Les étangs portent les noms suivants:w'étąn da Mótóna, d'Arviįe, dou Chówandąn, di Róché, di Morchį.
étąnpa, s. f.  Etai, pièce de bois pour fermer une porte en-dedans. Etai, pièce de bois pour fermer une porte en-dedans. Iną pé mêįn è porté di bou chon ferméi ëndeŗęn avwéi dé j-étąnpé, dans les mayens, les portes des étables sont fermées en dedans, avec des étais.
étanpą, v. a.  Fermer à l'aide d'un étai. Fermer à l'aide d'un étai. Can l'an avwį kyè venyíé i chenegó°"da, ché chon catchyą derën ou bou é l'an étanpą a porta, quand ils entendirent que la ch. arrivait, ils se sont cachés dans l'étable et ils ont mis un étai contre la porte. 
étanpą, v. r.  Se maintenir, maintenir son droit. Se maintenir, maintenir son droit. Cha prou ch'étanpą, il sait bien se défendre.
étanpą, v. r.  Se mettre en position pour pousser, pour résister à une poussée Se mettre en position pour pousser, pour résister à une poussée. Fó°" nó į-étanpą contra porta pó pa ó-t-achyę enį derën, il faut nous appuyer contre la porte pour ne pas le laisser entrer.
étantchyę ( ch' ) S'étrangler. S'étrangler. Ch'è étantchyą ën mëndzin trwa vitó, il s'est étranglé en mangeant trop vite.
étantchyę ( ch' ), v. r.  Engouer ( obstruer en parlant d'un organe creux, gosier. ) Engouer ( obstruer en parlant d'un organe creux, gosier. ). Bale pa dé pan ou peti, chin ó t'étantsèré, ne donne pas de pain au petit, cela l'engouera. || V.r. 
étanyę, v. a.  Boucher une sortie d'eau Boucher une sortie d'eau. L'an fotou dé trwéŗą derën pé a bonite é l'an étanyą w'ètąn, on a jeté de la saleté dans l'orifice de l'étang et la sortie a été bouchée.
étaoua   Etaler. Etaler.
étąpa, (cP), loc. adv.  Tout de suite, d'une traite. Tout de suite, d'une traite. L'è enou ba d'étąpa, il est descendu d'un trait.
étatchyāe, s. f. Action d'attacher la vigne à l'échalas. Epoque où ce travail se fait.  Action d'attacher la vigne à l'échalas. Epoque où ce travail se fait. Nó j-a kitą jostó a promyęre étatchyāe di venyé, il nous a quittés juste quand on attache la vigne pour la première fois.
étatchyę, v. a.  Attacher. Attacher. Kyën dróo dé pai! étatson è galó°" é achon core è tsën, quel drôle de pays! on y attache les cailloux et on laisse courir les chiens! [disait celui qui, mordu par un chien, ne pouvait arracher les cailloux à cause du gel]. Į| Absol. aa étatchyę, aller attacher la vigne.
étątse, s. f.  Attache. Attache. On'onda pó è j-étątsé di vęnyé o-n-ënpléié rin kyè dé pale, autrefois pour les attaches de la vigne, on n'employait que de la paille.
étąwa, s. f.  Latte ou échalas de palissade. Latte ou échalas de palissade. Ce sont des planchettes verticales clouées contre les traverses qui relient les pieux. Į| Planche dressée à demi au moyen d'un pied et sur laquelle on frappe les étoupes de chanvre avec une palette.
étawą, v. a.  Teiller. Teiller. Étawą ó tsénęvó, teiller le chanvre, le frapper sur l'étąoua pour en faire sortir complètement la teille.
étaweįn, étawéeąn-na, s. m. et f.  Italien. Italien.
étchyébla     Epaule. Epaule. É j-étchyéblé dou rejën, les épaules du raisin.
étchyéblą, -blāe, adj.  Epaulé Epaulé
étchyéblą, -blāe, adj.  Riche. Riche. Chon dé moundó étchyéblą, ce sont des gens riches.
étchyębla, s. f.  Epaule, Epaule,  ën tsêjin l'a fetchya foura w'étchyébla, en tombant, il s'est démis l'épaule.
étchyéblą, v. a.  Epauler, appuyer, aider. Epauler, appuyer, aider. Nyoun ó t'a étchyéblą, personne ne l'a aidé.
étchyéon, s. m.  Echelon Echelon. Va pa iną: è j-étchyéon chon trwa fįbló, ne monte pas: les échelons sont trop faibles.
étchyésé, s. m. Dim. de étchyésó.  Petite cuve Petite cuve
étchyésó     Cuve utilisée pour la boucherie traditionnelle,aussi bien à Savièse qu'à Berne. Cuve utilisée pour la boucherie traditionnelle,aussi bien à Savièse qu'à Berne.
étchyésó, s. m.  Cuve à vendange. Cuve à vendange.
étchyésó, s. m.  Cuve servant à faire la lessive.   Cuve servant à faire la lessive.  
étchyévron, s. m.  Chevron. Chevron. Dé ti chën j-étchyévron, ch'ën parlé pa chin, des toits sans chevrons, a-t-on idée?
étchyéwa, s. f.  Echelle Echelle
étchyéwa, s. f.  Ridelle. Ridelle.
étchyéwéta, s. f. Dim. d'étchyéwa.  Petite échelle, particulièrement à l'avant du char où vient se fixer la prêcha, la «presse». Petite échelle, particulièrement à l'avant du char où vient se fixer la prêcha, la «presse».
étèrnèwamin, ad.  Eternellement. Eternellement.
étèrnêwe, adj.  Eternel. Eternel. I vya étèrnęwe, la vie éternelle.
éternitéi, s. f.  Eternité Eternité.Longs moments.
étèrpą, v. a.  Arracher, en parlant de la vigne:  Arracher, en parlant de la vigne: étèrpą a vęnye : arracher la vigne.
étèrpą, v. n.  Ruer en parlant du bétail. Ruer en parlant du bétail. Dé có°" i ątse étêrpé é fé tómą ó waséi, parfois la vache rue et fait verser le lait. 
étèrpāe, s. f.  Effort, coup de collier. Effort, coup de collier.
étèrpāe, s. f.  Ruade, en parlant du bétail. Ruade, en parlant du bétail L'a rin tralą 'na bóna vwārba, é apréi pwe l'a fé on'étèrpāe kyè ché conté, il n'a rien fait un bon moment, et puis il a fait un effort qui compte.
étéwāa, s. m. pl.  Eau de pluie qui coule du toit. Eau de pluie qui coule du toit. I bąlé prou dé plodze, i van è étéwāa, il pleut beaucoup, l'eau coule du toit. || Grim, atélāa.
étin, s. m.  Etain. Etain. Avwéi w'étin fan è tsąné, avec l'étain on fait les «channes».
ètinche, adj.  Besoin. Besoin. A w'ètinche, à l'étroit; fó°" tòrną dri rindr'ó berni: fó°" pa féŗ' ètinche, il faut rendre la faux tout de suite, il ne faut pas que le prêteur en ait besoin. L'a byin dé mówé kyè chon via ou can, bal'ètįnché, il y a bien des mulets qui sont au service militaire, cela nous met dans le besoin; to faréi pa ètinche, tu ne manqueras pas d'aller; pó ó chócró no iré méi chódzé d'être ètinche, pour le sucre on était plus exposé à être dans le besoin.
ètįndre, v. a.  Etendre, tendre. Etendre, tendre. Ètįndre è cordé pó épantchyę a bweea, tendre les cordes pour y mettre sécher le linge.  V. r. Va t'ètįndre chou ó le ona vouārba, va t'étendre sur le lit un moment.
ètindwāe, s. f.  Etendue. Etendue. Kyënta ètindąyāe dé tsan! quelle étendue de champ [quel immense champ] !
etįwa, s. f.  Etoile.  On ne distingue pas entre étoile et planète, on ne connaît que le mot etįoua. Etoile.  On ne distingue pas entre étoile et planète, on ne connaît que le mot etįoua.
étó, s. m.  Etau. Etau.
etodią, adj. et s. m.  Qui a étudié, savant. Qui a étudié, savant. Che vwéi béjwįn dé cākyè tsó°"įa, ëntèrvą pye a ché, l'è o-n-etodią, cha tòte, si vous avez besoin de renseignement, demandez-le à celui-là, il a étudié, il sait tout (c'est un savant).
etodiąn, s. m.  Etudiant. Etudiant. Oun crwéi etodiąn, un étudiant faiblement doué.
etodię, v. a.  Etudier. Etudier. Etodįé ky'etodįé, l'è tórdzò méi tącó, il a beau étudier, il devient toujours plus sot.
étófa, s. f.  Etoffe.  On dit plus souvent matįŗe. Etoffe.  On dit plus souvent matįŗe.
étófą, v. a.  Etouffer. Etouffer. Chin ó t'a étófą, cela l'a étouffé. || V. n. O-n-étófe derën ën sta fomįre, on étouffe dans cette fumée. | Į V. r. Ch'étóféŗé che mendzé trwa vitó, il étouffera s'il mange trop vite.
étóną (ch'), v. r.  S'étonner. S'étonner. Trālon pa, fan rin kyè bire, é ch'étónon kyè va tòt'ën deŗi , ils ne travaillent pas,ils ne font que boire et ils s'étonnent que les affaires périclitent.
étónémįn, s. m.  Etonnement. Etonnement.
étónin, -ta, adj.  Etonnant. Etonnant. E t-e pa étónin chin? cela n'est-il pas étonnant?  Etonné. L'è itą étónin, il a été étonné. || Syn. rebo°".
étópa, s. f.  Etoupe. Etoupe. Étópa dé tsênévó, étoupe de chanvre. || L'étoupe est le dernier état du chanvre travaillé avec la ręta. Cette dernière est beaucoup plus fine que l'étópa.
etorderį, s. f.  Etourderie. Etourderie.
etordį, -dite, adj.  Etourdi. Etourdi. Fou j-infan chon prou etordį ! ces enfants sont tant étourdis !
etordį, v. a.  Etourdir. Etourdir.
etōrnó, etōrna, adj.  Celui, celle à qui la tête tourne Celui, celle à qui la tête tourne. Chéi etōrna, je suis étourdie, la tête me tourne.
etouwa, v. a.  Etuver. Etuver. Etouwą è tsó°", étuver les choux.
etouwįa, s. f.  Etuve. Etuve.
étrandjyè, -djyèŗe, adj. et s. m. et f.  Etranger Etranger. L'è fouŗa a w.'étrandjyè, il est à l'étranger.
étrąndzó, -dze, adj. et s. m. et f.  Etrange Etrange. . Dé tsatįn l'è plin dé j-étrąndzó pé fou j-ó°"tèwé, en été, c'est plein d'étrangers dans les hôtels.
étrąndzó, -dze, adj. et s. m. et f.  Etranger Etranger  Dé tsatįn l'è plin dé j-étrąndzó pé fou j-ó°"tèwé, en été, c'est plein d'étrangers dans les hôtels.
étranlę, v. a.  Etrangler, Etrangler, ó t'an charą pó có°" tąnkyè ó t'an étranlą, ils l'ont serré à la gorge jusqu'à ce qu'ils l'ont étranglé.  V. r. Ch'é étranlą mémo, il s'est étranglé.
étre Etre. étre, Etre. Prov. Can l'è bon, l'è prou, quand c'est bon, c'est assez. Il L'an de kyè chaîe jou myęre, ils ont dit qu'il était allé couper le blé (remarquez la forme chaïe); yó can chaïó pa mò, pachaó tòrdzò ou pra, moi quand je n'étais pas mort, je passais toujours par le pré.
étre    v. Etre. Etre. Chéi, t'éi, l'è, nó chin, vw'éite, chon \ ïŗó, to ïŗe, iré, nó iron, vó iré, Iron \ chaió, chaïé, etc. | chaŗį, tó chaŗéi, chaŗé, nó chaŗįn, vó charéi, chaŗan \ chéi itą, etc. | ïŗó, itą, etc. | foŗōo, to fori, fori, nó foŗįn, vó fori, foŗąn | kyè chięchó, kyè to chięche, kyè chi, kyè nó chięchon, kyè vó chięche, kyè chïon | kyè fowechó, etc. | jou. \\ Kyën kyè chi, qui que ce soit; omi kyè chi maadó, à moins qu'il ne soit malade; i fori itą pó paéé a paŗioŗa, il aurait payé le pari; e t-e pa d'étre rācló, est-ce que ce n'est pas être usurier?-
étre , s. m.  Etre, créature Etre, créature. Chin chon dé j-être prou enotįbló, ce sont des créatures tout à fait inutiles.
étre a crache Etre dans la misère; Etre dans la misère;
etrele , s. f.  Etables à la Vuispille et dans tous les alpages que Savièse possède sur territoire bernois. Etables à la Vuispille et dans tous les alpages que Savièse possède sur territoire bernois.
etrele , s. f.  Etrille. Etrille. Prin w'etrele pó etrele ó módzon, prends l'étrille pour étriller la génisse.
etrele, v. a.  Etriller. Etriller. Tòrnāé etrele pó ai ba, il faisait de nouveaux efforts pour avaler [ce morceau de viande coriace].
etrele, v. a.  Faire des efforts, se démener beaucoup.  Faire des efforts, se démener beaucoup.
Étrèną ona mijon Entrer dans une maison neuve Entrer dans une maison neuve
étréną, v. a.  Porter pour la première fois. Porter pour la première fois. Démąn to étrénéŗéi ó tsapéi nouwó, demain tu mettras le chapeau neuf pour la première fois. || Étrèną ona mijon, entrer dans une maison neuve.
etrevyą, -ąe, adj.  Mince, qui n'a pas de ventre, étriqué Mince, qui n'a pas de ventre, étriqué. L'è prou etrevyąé, elle est si étriquée. || Grimisuat: trevyą.
etrevyou, s. m.  Morceau de bois percé aux deux bouts par lesquels on fait passer le fil en le dévidant, quand on le pelotonne. Morceau de bois percé aux deux bouts par lesquels on fait passer le fil en le dévidant, quand on le pelotonne. Prin w'etrevyou pó fewą hé j-étsapé, prends l'etrevyou pour filer ces étoupes. || Grimisuat: trevyou.
etri, etrite, adj.  Etroit. Etroit. Fran wéi awe i vāe l'è prou etrite, juste là ou le chemin est très étroit.
étrįndre, v. a.  Etreindre, serrer Etreindre, serrer. Étrįndre ó fache avwéi è cordé, serrer le faisceau de foin avec les cordes.
étróbla, s. f.  Chaume, éteule, ce qui reste sur place après la moisson. Chaume, éteule, ce qui reste sur place après la moisson. N'oùn ó°"te pa è j-étroblé, chęrvon dé féméi pó ó tsan, on n'enlève pas les éteules, elles servent à fumer le champ. (I Grimisuat: ètròbla. \\ Cf. aussi les mots fr. esteule, éteuble et esteuble dans Littré qui donne les différentes formes de ce mot dans les dial. fr. ; estrouble et estroble sont connus en afr. Cf. aussi Gode-froy III, 611 s.v. esteule. \\ Val d'Aoste: Etroubles, localité.
etroma, v. a.  Etouffer, couper le souffle.  Etouffer, couper le souffle. Can oun vën iną pé fou brote j-etsewį, chënble kyè etromé ó fla, quand on monte ce vilain escalier, il semble que cela vous coupe le souffle.
étr'ou bon  loc. Etre au bon La loc. est fort usitée: can iŗ'ou bon, ché iré oun djyąbló, quand il était dans la force de l'âge, celui-là était un homme terrible.
étsandįyę, v. a.  Echanger. Echanger. || Syn. tsandjyę.
étsąndzó, s. m.  Echange. Echange. L'è o`n-étsąndzó kyè n'ën fé, c'est un échange que nous avons fait.
étsapa, s. f. Echeveau.  Echeveau. N'ën dó°"djyą tré  j-étsapé, nous avons dévidé trois écheveaux.
étsapa, v. n.  Echapper. Echapper. Chin m'étsapāé di man, cela m'échappait des mains; vwi n'ën étsapa dou vekyéiŗó, aujourd'hui nous n'avons pas eu la leçon de catéchisme chez le vicaire. || Arriver: étsąpé dé chortį ā fri, il leur arrive de sortir quand il fait froid.
étsapāé, s. f.  Echappée. Echappée.
étsāpró, s. m.  Gouge, ciseau de charpentier et de menuisier. Gouge, ciseau de charpentier et de menuisier.
étsardą, v. a.  Toucher légèrement, effleurer. Toucher légèrement, effleurer. I galó l'a étsardą a téita, le caillou a effleuré la tête.
étsavwą, v. a.  Disperser. Disperser. È tsawé chon tòte étsavwą, les chalets sont bien dispersés. || Dérivé de tsāvwé, corneilles de montagne qui viennent en troupe, et quand elles se posent, elles font l'effet d'objets dispersés çà et là.
étsêe,  adj.   Etroit, serré, en parlant d'un vêtement. Etroit, serré, en parlant d'un vêtement. Dé j-ālon trwa étsêe, des habits qui serrent.
étsèrpa, s. f.  Echarpe, usité dans la locution e-n-étsèrpa, en écharpe Echarpe, usité dans la locution e-n-étsèrpa, en écharpe. Chose en vue, originale: tó fou mòse e-n-étsèrpa chon nota, tous ces mots originaux sont notés.
etsewį, s. m.  Marche d'escalier. Marche d'escalier. N'ën falou référé tré j-etsewi, nous avons dû refaire trois marches d'escalier. Il Plur. è j-etsewi, l'escalier; l'è tópó ba pé j-etsewi, l'escalier est sombre.
etsoudą, v. a.  Chauffer, échauffer. Chauffer, échauffer. Etsoudą ó fornéi, chauffer le fourneau; etsoudą ó fó, chauffer le four. ;| V. imp. Etsoudé, ça chauffe, il fait chaud. || V.r. S'échauffer. N'atindįn ch'etsoudé adéį i têra, en attendant la terre se chauffe toujours.
etuidįyą, -ąe, adj. et s. m. et f.  Savant, qui a étudié Savant, qui a étudié, óra l'a pa oun d'etuidįyą ou consèl, en ce moment, il n'y a pas un seul des conseillers communaux qui ait fait des études.
etuidįyę, v. n.  Etudier. Etudier. L'è ba a Chën-Moŗe pó etuidjye, il est à St-Maurice pour étudier.
etuidzó, s. f. pl.  Etudes; le temps des études. Etudes; le temps des études. L`itą pé è j-etuįdzó, il a été aux études: l'a pó°" dé moundó per ënkyè kyè powéché paé è į-etuidzó pa awéeą oun prêtre, il y a peu de gens ici qui puissent payer des études de prêtre.
evanowi, v. n.  Evanouir (néol.). Evanouir (néol.).
evêe s. m.  Hiver: Hiver: w'evêe l'è on sti an, l'hiver est long cette année; d'evêe, en hiver: nó faŗin chin d'evêe, nous ferons cela l'hiver. j| Prov. È ou mëndzon pa w'evêe, les loups ne mangent pas l'hiver [il finit toujours par arriver].
éwésyon, s. f.  Election Election. Ou tin di j-éwésyon, au temps des élections.
éwévé , éwéva Elève  n. m. et f.  Elève  n. m. et f. 
èwevéite, s. f.  Edelweiss. Edelweiss. Oun trouwe prou dé j-èwevéité iną pé Tsanfléŗon, on trouve beaucoup d'edelweiss à Tsanfleuron.
ézą, éząta, adj.  Exact Exact. L'è éza ky'éi de chin, il est exact que j'ai dit cela.
ézameną, v. a.  Examiner. Examiner. Ché meŗesën ézamęné rin, ce médecin n'ausculte guère.
ézamenatōo, s. m.  Examinateur. Examinateur. Chon enou derën è j-ézamenatōo, les examinateurs sont entrés.
ézamin, s. m.  Examen. Examen. Falïé rin trwa abostą pó rochi w'ézamin, il ne fallait pas tâtonner pour réussir l'examen.
ézatamįn, adv. . Exactement. Exactement. L'è ézatamin dinché, c'est exactement ainsi.
ézatetouda, s. f.  Exactitude Exactitude. O-n-a pa prou d'ézatetouda pó teni cló°"ché è fénéitré, on n'a pas assez d'exactitude à tenir les fenêtres fermées.
ezecousyon, s. f.  Exécution. Exécution.
ezecoutą, v. a.  Exécuter. Exécuter. Bon pó radą ma pó ezecoutą! bon pour regarder [travailler les autres], mais pas pour exécuter [soi-même] !
ezecoutōo, s. m.  Exécuteur, partie, testamentaire. Exécuteur, partie, testamentaire.
ézèrsisyó, s. m.  Exercice. Exercice. È chordą chon pa jou a w'ézèrsisyó vwi, les soldats ne sont pas allés à l'exercice aujourd'hui.
ézèrsyę, v. a.  Exercer Exercer. Ezèrsyę è chordą, exercer les soldats. || Admonester quelqu'un: ó t'ézèrseri prou! je m'en vais lui donner la leçon! Va être ézèrsyą própró can vendre i pare, il va être admonesté soigneusement quand son père viendra.
ézįnpló, s. m.  Exemple. Exemple. Oun wivró ąvwe l'a pa d'ézinpló va rin, un livre sans exemples ne vaut rien.
ézintą, v. a.  Exempter. Exempter. Nó chin itą ézintą dé paę, nous avons été dispensés de payer.
ézósą     Exaucer.v. tr.  Exaucer.v. tr. 
fabręca, s. f.  Biens, revenus d'une église  I consęl dé fabręca, le conseil de fabrique; il est responsable des biens paroissiaux.
fabręca, s. f.  Fabrique Fabrique. .
fabrecą, v. a.  Fabriquer. Fabriquer.
fabrecąn, s. m.  Fabricant. Fabricant.
fabrecasyon, s. f.  Fabrication. Fabrication. L'è dé mowęje fabrecasyon, c'est de la mauvaise fabrication.
fāche, s. f.  Lange. Lange.  Prov. Dzin ën fāche, brot'ën tsāsé, joli en langes, vilain en culotte.  Bande molletière. Pó charvą è pantaon męton a fāche, pour préserver le pantalon, on met les bandes molletières.
fachę, s. m. Tas de foin carré que le mulet [ou l'homme aussi] porte en une fois. Tas de foin carré que le mulet [ou l'homme aussi] porte en une fois. Le fachę se compose de 12 (14) brassées (brachyęi) de foin liées ensemble, de manière à former un carré compact, avec 5 cordes munies d'une nįlé: 4 cordes sont mises dans le sens de la longueur et une dans le sens de la largeur (cf. ondząnye). Le fachę est soulevé par deux ou trois personnes et placé sur le bât du mulet. Un homme le tient en équilibre avec les deux mains derrière l'animal qui regagne la grange où le fachę est déchargé et défait et les brassées jetées dans la grange.  Tout fagot: oun fachę de pawën, un fagot d'échalas. || Dérivé du latin fascis; Grim. comme à Savièse. || Il est à remarquer que l'habitude de transporter le foin par gros tas à dos de mulets n'existe plus guère qu'au village de Chandolin; dans les autres villages moins en pente, on se sert de l'argóche (cf. ce mot).
fachena, s. f.  Fagot. Fagot. Les «fascines» jouent un assez grand rôle dans l'économie domestique de Savièse. On fait des «fascines» avec les menues branches de sapin; on les appelle alors écówété. Les buissons, surtout de coudriers, si nombreux à Savièse, sont coupés et les branches attachées en «fascines»; de même les branches des chênes. En hiver ces «fascines» munies de leurs feuilles sont données aux chèvres, le bois est ensuite brûlé.
fachena, v. a.  Lier en fagot. Lier en fagot. N'ën fachena hé brąntsé dé tsānyó, nous avons fait des fagots avec ces branches de chêne.
fachenęta, s. f. Dim. de fachena.  Petit fagot. En particulier, petit fagot de branches qui sert de coussin aux gros tonneaux sur les chars. Petit fagot. En particulier, petit fagot de branches qui sert de coussin aux gros tonneaux sur les chars.
fāchyę, v. a.  Emmailloter un petit enfant, l'entourer de langes Emmailloter un petit enfant, l'entourer de langes. Fāchyę ba ó popoun, entourer l'enfant de langes dans toute sa longueur.  Bander. L'a metou chou dé gra é l'a fāchya, il a mis de la pommade sur [le membre malade] et l'a bandé; l'è i móda vwi dé fāchyę è tsąnbé, c'est la mode aujourd'hui de bander les jambes.  L'afr. a les formes faisier, foscier, fasser, fesser.
fāda, s. f.  Giron, Giron, c.-à-d. l'espace qui s'étend de la ceinture aux genoux d'une personne assise. Maġiŗįta, n'ën iną chou a fada a mè, Marguerite, viens sur mes genoux; tenyïé ó tsate iną chou a fāda, il tenait le chat dans son giron.
faea, s. f.  Mouton, Mouton, ën pachin Sénin i you è fąeé dé Chavyeje ba pé ó son dou Pa, en passant le Sanetsch, j'ai vu les moutons de Savièse vers le sommet du Pas. || Brebis, par oppos. à bèŗą (bélier) et ânyę (agneau): è-t-e oun béŗą ou ona fąea? est-ce un bélier ou une brebis?
faeāa, s. m.  Hêtre, foyard. faeāa, s. m. Hêtre, foyard. Oun trouwé pa dé faeāa pé Chavęįe, ma oun trouwé ché bó°" derën pé Trecōo, il n'y a pas de hêtre à Savièse, on trouve cette plante dans la vallée du Triqueu.
faeąnse, s. f.  Faïence Faïence. I atsetą sën taché dé faeąnse, j'ai acheté cinq tasses de faïence.
faéŗóou, s. m.  Berger de moutons Berger de moutons. L'è rin pweŗou, baléré oun bon faéŗó°"., il n'a peur de rien, ce sera un bon berger de moutons.
faéta, s. f. Dim. de faea  jeune brebis. jeune brebis.
fali, v. imp.  Falloir Falloir: fó°", falie, fódré, fodri, faie, falęche, falin, falou. || Fó°" t-e pa être tącò pó féré chin, n'est-ce pas être sot que de faire cela? Prov. Can i fó°", i fó°", quand il faut, il faut.
falįte, s. f.  Faillite. Faillite. L'a fé falite, il a fait faillite. || Syn. ātó dé gyérìnse.
fama, -ąe, adj.  Famé. Famé. Ha marin-na ma famāe, cette femme sans bonne réputation, mal famée.
famé (è bóné famé).  Arroche des jardins (Atriplex hor-tensis L.).Fleur sponge.  Arroche des jardins (Atriplex hor-tensis L.).Fleur sponge. 
famęle, s. f.  Famille. Famille. I pou prou féré chin, rlwi, l'a pa dé famęle, il peut bien se payer cela, lui, il n'a pas de famille; l'è dé famęle, chin, c'est de famille (c'est héréditaire).
famena, s. f.  Famine, Famine, w'an chédze l'è ita w'an da famena, l'an 1816 a été l'année de la famine.
famo, -oja, adj.  Fameux Fameux. Chon dé famo j-arsole, ce sont de fameux arsouilles.
famoįamin, adv.  Fameusement. Fameusement.
fan, s. f.  Faim. Faim. L'a 'na fan dé ou, il a une faim de loup; l'an pa dé maadį kyè prou fan, ils n'ont pas d'autre maladie que celle de la faim. Il Prov. L'è i fan kyè māryé a chi, c'est la faim qui épouse le soif.
fandąn, s. m.  Fendant. Plant de vigne Fendant. Plant de vigne. N'ën défonsa ha vęnye é n'ën tó metou dé fandąn, nous avons défoncé cette vigne et nous y avons planté du fendant; ona corba dé reįën dé fandąn, un panier de raisins de fendant. || Vin tiré de ce raisin. Anmą vó oun vēró dé fandąn? désirez-vous un verre de fendant? Le mot ne s'emploie plus que rarement comme adj. : dé rejęn fandąn, du raisin fendant.
fandze, s. f.  Pus Pus. I pèrchyą ó di avwéi on'epęna, é óŗa l'a remâcha oun grou ādzó dé fandze, je me suis percé le doigt avec une épine et maintenant, il s'y est ramassé beaucoup de pus.
fanfaron, s. m.  Fanfaron. Fanfaron. L'è prou fanfaron! il se vante tellement!
fanfaŗóną, v. n.  Faire le fanfaron, faire des fanfaronnades, se vanter. Faire le fanfaron, faire des fanfaronnades, se vanter.
fanfaŗónąda, s. f.  Fanfaronnade. Fanfaronnade.
fanoué, s. m.  Fenouil (Foeniculum officinale). On le trouve dans les vignes, p. ex. à Lentine. Fenouil (Foeniculum officinale). On le trouve dans les vignes, p. ex. à Lentine. È fanwé venyon méimó pé è vęnyé, le fenouil pousse de lui-même dans les vignes. On le donne aux vaches vêlées pour qu'elles mettent beaucoup de lait.
fantóouma, s. f.  Fantôme; épouvantail Fantôme; épouvantail. I tsousevyęle chin l'è ona fantó°"ma, la «chausse-vieille» est un fantôme. | Val-d'Illiez fátūmma (Fank. 89). Vionnaz fătûma, épouvantail contre les oiseaux (Gil. 152).
faratą Faire la fête, la bamboula. Faire la fête, la bamboula.
faŗąta, s. f.  Chiffon. Chiffon. Porta dé faŗąté ou patį, apporter des chiffons au chiffonnier. Gens costumés, à carnaval. Antąn fou kyè chon ita faŗąté chon itą poni, L'année passée ceux qui se sont masqués ont été punis. Il En général, personne négligente, ganache. Kyënta farąta dé côo! quel triste gaillard!
faŗatą, v. a.  Salir, friper les vêtements, le linge, les livres, etc. Salir, friper les vêtements, le linge, les livres, etc. Cómin to faŗąté fou dzin j-ālon di demëndzé! comme tu fripes ces jolis vêtements du dimanche !  V. r. Se salir, se friper. Ha matiŗé che faŗatąé dri, cette étoffe se fripait tout de suite. || Par ext., se dit des badinages, jeux de mains et attouchements entre garçons et filles:chon apré che faŗatą, ils sont en train de se «farater». A Grimisuat le mot est usité seulement dans ce dernier sens.
faŗateŗį, s. f.  Chiffons de toutes sortes Chiffons de toutes sortes. ona motchyoŗą dé faŗateŗi, un mouchoir rempli de toutes sortes de chiffons.
farbéwą, s. m.  Falbala Falbala. Hé dé dewéi Roun-nó pōrton dé byo tsapéi farbéwą, les femmes de la rive gauche du Rhône portent des chapeaux à falbalas.
Faŗé Morve Morve, Au figuré :  Sti infan l'a tōtin ba ó faŗé, cet enfant à tout le temps la morve [sous le nez]. Syn. mókyéré'.
fare, s. m.  Mèche de lanterne, lumignon en coton. Mèche de lanterne, lumignon en coton. Ha vyęle tiwa parte cómin dé faŗé, cette vieille toile se défait comme une mèche de coton. || Grim. id.
faŗęna, s. f.  Farine,  Farine,  Fig. Fajïé pa méi faŗéna, il ne donnait plus signe de vie.
faŗenou., -ja, adj.  Farineux. Farineux. Dé bóné pómètêré faŗenoujé, de bonnes pommes de terre farineuses.
farfole,v. a.  Farfouiller, fureter. Farfouiller, fureter. Kyè a-to tan farfolą ? qu'as-tu fureté ainsi?
faŗibówą, s. f.  Faribole. Faribole.
faŗó, s. m.  Faraud, matamore, fier. Faraud, matamore, fier. Awéi ché l'a dabó jou forni dé féŗ'ó faŗó, avec cet adversaire il a eu bientôt fini de jouer au matamore; tan faŗó kyè foché, capouné pó fornį, quelque faraud qu'il soit, à la fin il doit se rendre.
faŗochye, adj. et s. m.  Qui veut faire le fort, faraud. Qui veut faire le fort, faraud.
farsefié, v. a.  Falsifier. Falsifier. L'a farsefią ó papēe, il a falsifié l'acte.
fasāda, s. f.  Façade (néol.). Façade (néol.).
fâse, s. f. Face, visage.  Face,, visage. I pa pochou féré făse ou traó, je n'ai pu venir à bout du travail.
fāse, s. f.  Tour, farce. Tour, farce. Chin chon dé broté fāsé, voilà de vilaines plaisanteries; féŗ'ona fāsa a cācoun, jouer un tour à quelqu'un: iré rin kyè pó féŗ'ona fāse, c'était seulement pour jouer un tour.
fasewitą, s. f.  Facilité, faculté, talent pour étudier. Facilité, faculté, talent pour étudier. Kyënta fasewitą! quel talent !
fasilamin, adv.  Facilement. Facilement.
fasįló, fasįla, adj.  Facile (rare). Habituellement on dit ijyą. Facile (rare). Habituellement on dit ijyą.
faskyën, s. m.  Sobriquet donné à un homme qui avait été à Rome et qui avait souvent le mot «fasquin» à la bouche. Sobriquet donné à un homme qui avait été à Rome et qui avait souvent le mot «fasquin» à la bouche.
faskyenè, s. m.  Dim.  de faskyën. Petit faskyën Petit faskyën
fason, s. f.  Façon. Façon. È bóté l'aïon on' ątra fąson dan ó tin, les souliers avaient une autre forme autrefois; t'a bóna fason avwéi ché tsapéi, tu as une bonne mine avec ce chapeau; oun pou pa féré fason dé ché, on ne peut avoir raison de celui-là; partïe dé caè chën fason, les cahiers partaient sans mesure, abondamment.  Chënblé kyè ou féré byo tin. - L'a a fason adéi Il semble qu'il va faire beau temps. - Il y a au moins l'air.
fasóną, v. a.  Façonner. Façonner. T'a pa béjwin dé fasóną tan gran tin fou pan, il n'est pas nécessaire de façonner si longuement ces pains. || Donner une forme plus agréable, embellir. Chin fasoun'adéi a chāwa, cela donne une certaine façon à la salle, l'embellit.
fāsōo, s. m.  Farceur, diseur de bons mots, qui joue des tours Farceur, diseur de bons mots, qui joue des tours. Fransi a nó iré tan fāsōo, notre François était tellement farceur.
fąta, s. f.  Sac de cuir. Sac de cuir. Dans les moulins on se sert de la fąta pour y mettre la fine farine (boŗatą), afin qu'elle ne se perde pas; la farine ordinaire se transporte dans des sacs de toile. Ché achié aa cóm'ona fąta, il se laissait aller comme un sac (sans aucune énergie)  È fąté sont les gros boyaux chez les moutons. Il A Vionnaz (Gil. 152) fata signifie poche, id. à Val-d'Illiez, Ayent, Val d'Hérens,Randogne etc.
fatą, s. f.  Le contenu d'un sac Le contenu d'un sac. ona fatą dé boŗatą, un sac de fine farine.
fatęga, s. f.  Fatigue (peu usité, on emploie plutôt: ouąnye). Fatigue (peu usité, on emploie plutôt: ouąnye).
fatéta, s. f. Diminutif de fąta.  Un petit sac. Un petit sac.
fatōo, fatoja, s. m. et f.  Facteur postal, employé(e) postal(e). Facteur postal, employé(e) postal(e). Ha fatoja fé pa méi, l'è i fęse kyè l'a pri, cette factrice postale s'est retirée, c'est son fils qui lui a succédé.«Facteuse» pour factrice postale est SR.
fatoŗé, s. m. Dim. de fatōo.  Petit facteur. Petit facteur.
fāva , s. f.  Fée. Fée. Tóte apréi chon resta fāvé, après cela toutes sont restées fées. (I Fāva ënfavąe, chóądze! expression injurieuse à l'adresse des fées dans les plus anciens contes: fée, «enfèvée», sauvage.
fāva, s. f.  Fève. Fève.
fāvą, s. m.  Mouron d'eau (Veronica anagallis L.) Mouron d'eau (Veronica anagallis L.). I fāva che trouwe pé è tèrą, oun pįté pó métré chou è pląé, rech`ęnbl'ou crënchon, le fāvą pousse dans les fossés; on le pile pour le mettre sur les blessures, il ressemble au cresson.
favōo, s. f.  Faveur Faveur. Dé favōo dinché n'ën jaméi you, nous n'avons jamais vu pareille faveur.
favóŗąbló, -bla, adj.  Favorable Favorable. I tin l'è rin itą favóŗąbló pó ó vën, le temps n'a pas été favorable à la vendange.
favori Favori Favori. Enri l'è i favori da réjyan-na, Henri est le favori de l'institutrice. 
favori, s. m. pl.  Favoris Favoris. L'è brote avwéi è favori, il est vilain avec les favoris.
favrą, s. m.  Petit oiseau des murs, couleur grise, rouge sous les ailes, grimpereau (ou pic) des murailles. Petit oiseau des murs, couleur grise, rouge sous les ailes, grimpereau (ou pic) des murailles. L'a dé favrą iną pé ó clósyè, il y a des grimpereaux dans la tour de l'église.
fąvre, s. m.  Forgeron. Ancien mot qui a fait place à marechąwe. Forgeron. Ancien mot qui a fait place à marechąwe. De mon temps il y avait à Rouma une famille qu'on appelait fou dou fąvre, ceux du «favre». Du lat. faber. De là le nom de famille Favre.
  , fête, adj.  Fait, accoutumé. Fait, accoutumé. O-n-e fé a chin óŗa, on est habitué à cela maintenant.
fé , adj.  Fermé. Fermé. L'è tó fé, tout est fermé. Au féminin on emploie ferma; l'è ferma mijon, la maison est fermée.
fé , adv.  Fort. Fort. Bale fé, frapper fort; pèją fé, peser ferme; radą a fé encontre cacoun, regarder fixement qqn. Cf. v. afè. \\ Du lat. firme.
fé, s. m.  Fait. Fait.Prov. Méi dé bląga kyè dé fé, plus de blague que de fait.
feblęse, s. f.  Faiblesse. Faiblesse. Chin l'è ona feblęse pé tó ó côo, c'est une faiblesse dans tout le corps.
febli, v. intr.  Faiblir Faiblir. L'a prou balą dé plodze, ma i febli óŗa, il a beaucoup plu, mais la pluie diminue.
fęca, adv.  Défi Défi .  Bąló fęca d'enį ba, je vous défie de descendre; té bąló fęca dé m'aconchyore, je te défie de pouvoir m'attraper [à la course]. || Impossible. Fęca dé powi arétą è dzenelé, impossible de pouvoir arrêter les poules. || Expression connue dans de nombreux villages du Valais central: Grimisuat, Nendaz, Randogne, etc.
féchąwa, s. f.  Moule à sérac. Moule à sérac.
féché (è), s. m. pl.  Baguettes, très souvent de coudrier, fendues dans le sens de la longueur, pour la fabrication des paniers; elles s'entrelacent autour des rapąn-né. Baguettes, très souvent de coudrier, fendues dans le sens de la longueur, pour la fabrication des paniers; elles s'entrelacent autour des rapąn-né.
féchya     Croisé. ! adj. Pour fléchye Croisé. ! adj. Pour féchye, le Lex. donne fléchye en page 277, tresser,
fèdèŗąwé, -ąwa, adj.  Fédéral, Fédéral, ona tija fèdèŗąwa, toise fédérale; cf. s.v. tija. I rlwé fèdèŗąwa, la loi fédérale. || S. f. Terme désignant l'ivresse dans les locutions: ai, prind'ona fèdèŗąwa, s'enivrer d'importance.
fédzó, s. m.  Foie. Foie.
Fêe s.m. Fer. Fer. I pawąntse dou fêe, barre de fer; í fêe, le fer à repasser; oun fêe dé mówé, un fer à cheval;l'a dé tsąnbé dé fêe, il a des jarrets de fer; fou l'an oun fòrnê dé fêe derën ou piló, ils ont un fourneau de fonte dans la chambre; i mowé l'a perdou oun fêe, le mulet a perdu un fer; è cątrò fêe ën w'êe, les quatre fers en l'air; se dit de quelqu'un qui est jeté sur le dos. Syn. è tsan-b'ën w'êe,les jambes en l'air. || Va pa è cątró fêe d'oun tsën, il ne vaut pas les quatre fers d'un chien (il n'est d'aucune valeur).
fêeblan, s. m.   Fer-blanc Fer-blanc. Hè bóné brinté dou fêeblan, ces bonnes brantes en fer blanc.
féêdze, s. f.  Forge. Forge. Ce mot a fait place aujourd'hui à fôrje. On le rencontre encore pour désigner un lieu où se trouvait autrefois une forge. Il Fèêrdze, mayen de Grimisuat, à l'entrée de la combe de Réchy; Faverges, lieu-dit répandu en SR.
fęga, s. f.  Figue. Figue.
fegoŗa, s. f.  Figure Figure. Kyënta brota fegoŗa! quel affreux visage!
fegoŗa, v. n.  Figurer. Figurer. L'a fegoŗą a Féita-Djyo, il a figuré à la Fête-Dieu [comme soldat].
fegyè, s. m.  Figuier. Figuier. I fegyè. di capotsën, le figuier au couvent des Capucins [à Sion].
feįōo, s. m.  Faiseur (p. ex. d'embarras). Faiseur (p. ex. d'embarras).
féise     FAUX Faux. n. f.  Ëntsaplą a féise, écacher la faux. Syn. berni.
ita Fête . I Fé'ta-Djyo. Chaque village, à tour de rôle fournit la troupe. Les autorités de chaque Fête-Dieu se composent du banneret [bandéré, porteur de la bannière du village], du «capitaine» [capetan, porteur de l'esponton, bâton garni de rubans], du lieutenant [commandant de la Fête-Dieu], du sergent et du caporal des grenadiers [commandant chacun un peloton], du fourrier [responsable des comptes et du repas de midi]. D'autres grades moins importants sont confiés aux soldats. Le banneret, le capetan et le lieutenant sont pratiquement nommés à vie. Cette fête comprend les exercices des jours précédents, la messe avec la procession du Saint-Sacrement, le dîner en commun pour la troupe, les fanfares et les invités, les vêpres, les discours et la remise de la bannière saviésanne devant la maison communale, la remise de l'esponton et de la bannière du village chez le capetan et le banneret. Le dimanche qui suit a lieu «l'octave», bal et annonce des offres [un setier soit 40 litres de vin ou un demi-setier].
féita, s. f.  Fête Fête. Féré féita, faire fête, fêter qqn; ché fé pa dé ca, i trąlé è féité é è demëndzé, il ne fait pas de cas, il travaille également les jours de fête et les dimanches; i fêta di vęnyé, petite fête que l'on paye aux ouvriers à la fin de certains travaux dans les vignes; féré tui è dzò féita (aussi: ai), faire tous les jours fête. Il Féita d'ó°", l'Assomption de la Sainte Vierge (15 août). || I Féita-Djyo, Fête-Dieu. Chaque village, à tour de rôle, fournit la troupe. Cette fête comprend les exercices des jours précédents, la messe avec la procession, dîner en commun; à Drône la musique; boire dans les villages; après vêpres, les discours devant la cure et enfin l'octave.  È féitè fridé, les saints de glace.-
féita, v. a.  Fêter. Fêter. Kyè féita ché moundó, can vën amou. ó vêré ! combien ils flattent cet homme quand il monte le voir !
fele, s. f.  Fille. Fille. Sta l'è i fete a nó, c'est celle-ci qui est notre fille. || Syn. bwąta.
feléta, s. f. Dim. de fęle Fillette. . Fillette. .
feloūwa, s. f.  Filleule (cf. ferlwé). Filleule (cf. ferlwé). Éi rinkyè ona felouwa, je n'ai qu'une filleule.
fémą, v. a.  Fumer un champ, etc Fumer un champ, etc. Antąn n'ën pa fémą ché pra, n'ën pa jou groucha prįja, l'année passée, nous n'avons pas fumé ce pré, nous n'avons pas eu beaucoup de récolte. Il Absol. Yè i pa fé kyè fémą tó dzò, hier je n'ai fait que conduire le fumier toute la journée.
fémāe, s. f.  Action de fumer un terrain, fumage. Action de fumer un terrain, fumage.
fémaou, s. m.  Qui est toujours avec les femmes. Qui est toujours avec les femmes. Oun fémaou dinché, un pareil amateur de femmes !
fémąwa, s. f.  Femelle.  Oun dé fou tsaton l'è ona fémąwa, un de ces petits chats est une femelle. Pour le sens de ce mot dans la menuiserie, cf. s. v. māwó.
fémąwa, s. f.  Femme Femme. Pé Chavyeje è fémąwé trālon cómin è j-ómó, à Savièse les femmes travaillent autant que les hommes.  Prov. Méi l'a dé fémąwé, mwin ch'acōrdon, plus il y a de femmes, moins elles s'accordent. Can ona fémąwa pore pa méi parla, a tonba fó°" aprèstą, quand une femme ne pourra plus parler, il faut préparer sa tombe. Syn. marin-na.
fémawéta, s. f. Dim. De fémawa Petite femme. ; Petite femelle.  Petite femme.; Petite femelle.
fémawiri     Gent féminine. Gent féminine. Lex. fémaou, fémawa, fémawéta.
féméi, s. m.  Fumier. Fumier. Tréŗé ó féméi ou coŗą ó féméi, sortir le fumier; féré ó féméi, étendre le fumier au printemps dans les prés, avec le râteau.( à Randogne: brijola lè pra ) Prov. Ché kyè vin ó féméi, vin a prija, qui vend le fumier, vend la récolte; bóna ni, fé féméi, bonne neige vaut fumier.
femewën, femewën-na, adj. et s. m. et f.  Garçon, fille peu forts; efféminés. Garçon, fille peu forts; efféminés. Ché tsate l'è oun femewën: pou pa disipą ó cwēe di raté, ce chat est peu fort, il ne peut digérer la peau des souris.
fën , s. f.  Fin. Fin. L'a pachą ba dé moundó kyè l'aie pa dé fën, il est descendu des gens sans fin. || Mort. Chóną a fën, sonner la fin, le décès de quelqu'un. || Prov. Tèwa vya, tęwa fën, telle vie, telle fin; l'an tòté tsó°"jé 'na fën, toutes les choses ont une fin.
fën , s. f.  Grande étendue, de champ, p. ex Grande étendue, de champ, p. ex. ona fën dé tsan. Crèta Maêrna l'è ona fën dé tsan, C. M. est une étendue de champs. Il y a à l'est d'Ormone un lieu dit í Gran Fën d'Ormoun-na. || Ce mot signifiait autrefois sole, portion du territoire d'une commune où les cultures variaient de trois en trois ans. Ce mot, extension du latin finis, est encore bien vivant à Savièse.
fën, fën-na , adj. et s. m. et f.  Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). hé flōo venyon pye è fën-né deriŗé, ces fleurs ne viennent qu'après toutes les autres; ou fën plo iną, tout au sommet. || Délicat, suave. Ché 'ŗa l'è oun fën traó, ça c'est un travail délicat; ché vën l'a oun plo fën go, ce vin a un goût suave. Fin, délié et menu. Ha ecritoŗa l'è trwa fën-na, y ó pwi pa lère, cette écriture est trop fine, je ne puis pas la lire; chin l'è ënpremą bougramįn fën, c'est imprimé trop fin.
fën, fën-na , adj. et s. m. et f.  Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). I ni l'è via tanky'ina a fën son di cheré, la neige a disparu jusqu'à l'extrême sommet des montagnes; dé moundó dinché chaŗąn prou a fën fon déw'ënfêe, de pareils criminels seront sans doute tout au fond de l'enfer. Il Souvent le superlatif s'exprime par l'adjectif fën, fën-na, précédant un autre adjectif ou un adverbe. Ché botchyó l'è fën gra, ce bœuf est très gras; i tchyévra l'è tornąé d'ën-tsąn fën-na ryonda, la chèvre est revenue du pâturage tout à fait ronde; 
fën, fën-na , s. m. et f.  Malin, roublard. Malin, roublard. L'è oun fën, ona fën-na, c'est un malin, une maligne; ché peti wéi l'è oun tó fën, ce petit-là est un roublard. || Prov. È fën fan rįŗ'è fó°", les hommes fins font rire les fous.
féna, s. f.  Femme, épouse Femme, épouse. I féna ou veįën, la femme du voisin.
fénache, s. f.  Gramon, toute herbe à gazon Gramon, toute herbe à gazon. N'ën fotou via a vęnye é metou dé fénache ën pląche, nous avons enlevé les ceps de vigne et semé du gazon à la place. || Fenasse s'emploie en SR.
fénéąn, -anta, s. m. et f.  Fainéant. Fainéant.
fénęitra, s. f.  Fenêtre. Fenêtre. Cló°" a fénęitra, i vën derën dé plodze, ferme la fenêtre, la pluie entre.  Prov. Chin ky'oun bąle pé ā porta, rintré pé è fénéitré, ce qu'on donne par la porte, rentre par les fenêtres.
fénéitreta, s. f. Dim. De fénęitra  Petite fenêtre: Petite fenêtre: ā préjon da mijon dou comoun l'a rinky'ona petita fénéitrèta, à la prison de la maison communale, il n'y a qu'une petite fenêtre.
feni, v. a.  Finir, condamner Finir, condamner. Dąvwé béitchyé kyè nó contāon fenité, n'ën pochou vwaŗį, deux bêtes que nous considérions perdues, nous avons pu les sauver; l'è feni, nó chin pa méi dé j-amį, c'est fini, nous ne sommes plus amis.
fën-namin, adv.  Finement, délicatement.  Finement, délicatement.   Chin   l'è   trālą   fën-namin,c'est travaillé délicatement. || Beaucoup, iré fën-namįn méi tāa kyè óŗa, c'était beaucoup plus tard que maintenant.
fenyówé, -éta, s. m. et f.  Homme ou femme afîecté(e), maniéré(e). Homme ou femme afîecté(e), maniéré(e).
fera , v. a.  Ferrer. Ferrer. Fera ó mówé, ó botchyó, ó catson, è bóté, a rlwįdze, etc., ferrer le mulet, le bœuf, le cochon, les souliers, la luge, etc.
fera, -ąe, adj.  Rempli, comme ce qui est ferré de nombreux clous. Rempli, comme ce qui est ferré de nombreux clous. L'a tó fera dé moundó amou é ba per léi, c'est tout rempli de gens de ce côté. Il Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs. Syn. moŗalą. || Fig. Savant.
fèralę Ou avec des armes à feu.  ou avec des armes à feu.
fèrąle, s. f.  Ferraille Ferraille. || Syn. fèraleŗį.
fèralę, v. n.  Faire du bruit avec des objets en fer Faire du bruit avec des objets en fer. L'a fèralą pé a porta 'na vwārba, il a fait un bruit de fer à la porte, un moment.
fèraleŗį, s. f.  Ferraille Ferraille. Syn. fèrale.
fèrblantchyè, s. m.  Ferblantier. Ferblantier.
fèrcasye Rissoler la polenta ou les pommes de terre coupées en morceaux.  v. tr. ou intr. Rissoler la polenta ou les pommes de terre coupées en morceaux.
Féré faŗęna Ne plus donner signe de vie Ne plus donner signe de vie
féré, v. a. Faire  Faire .  féré fwa, allumer du feu; féré bwęea, faire la lessive; féré dé fole, faire des fagots avec des branches feuillues; féré ó fache, féré ó mwatson, faire un faisceau, un tas de foin; féré è chó°"wé, faire les repas; féré ó le, faire le lit; féré choun trin, faire son devoir; féré ó féméi (cf. s. v. feméi); l'è apréi féŗ'a chopa, il est en train de faire la soupe; nó fejįn chin per mitįn, nous faisons cela par moitié; féré rin kyè dé, se dit d'une action prolongée ou répétée: fé rin kyè dé plòŗą, il ne fait que pleurer; i ątse l'a fé ó véi, la vache a fait le veau; i tsate l'a fé è tsaton, la chatte a fait les petits Suivi de l'infinitif, précédé ou non de la préposition a: féŗ'ënradjyę, taquiner, tourmenter; féré ënradįyę è vwéipé, tourmenter les guêpes; aa féré a tréré ona din, aller se faire arracher une dent; féré féré ou féŗ'a féré: féŗ'a féré dé traó, faire faire du travail; i fé féré oun pāa dé bóté, je me suis fait faire une paire de souliers; é ché tenį préi dé sta pó fer'a paé tòté, et flatter celle-ci pour lui faire tout payer.  
féré, v. a. Faire  Faire . La même expression au figuré: se remuer; féré fouŗa, rompre un engagement; l'aïon ó mówé per mitįn avwéi N., óŗa l'an fé fouŗa, l'an pri oun tó ó tin, ils avaient un mulet en commun avec N., maintenant ils se sont séparés: ils en ont un chacun tout le temps; l'an tan falou féré pè è j-ātró, l'an rin fé méimó, ils ont dû employer d'autres, ils n'ont pas pu travailler eux-mêmes; chin kyè l'a pa fé bon chin dou paré, l'a acrótchyą chin da māré, où le bien du père n'a pas suffi, il a pris celui de sa mère; féré è darbonïŗé, comme on dit féré ó féméi, étendre les taupinières; l'aïe a féré i féna ën ha mijon, la femme avait des droits sur cette maison; l'a a féré a mouŗą, elle a de la peine à mûrir [la vendange p. ex.]; l'è jou ba féré plįnte, il est descendu [à Sion] déposer une plainte. Į] Impers. Fé tsa, fri, il fait chaud, froid; fé byo tin, crwéi tin, il fait beau temps, mauvais temps; fach'a tsa ky'odré, ché óté pa ó pawétó, qu'il fasse aussi chaud que possible, celui-là n'enlève pas son paletot.
féré, v. a.  Faire. Faire. Féjó, to fé, i fé, nó féjin, vo féré, i fan \ nó fajïon, etc. faŗį | faŗôo, etc.  Fé rin kyè féré a mè, il m'est égal «quoi» faire; tan bën ky'oun fajęche, l'è jamë contįn, si bien qu'on fasse, il n'est jamais content; l'a féŗ'é féré, il y a faire et faire; l'è pa tòté dé déŗé, fó°" achebën féré, ce n'est pas tout de dire, il faut aussi faire; l'an tui prou a féré, tout le monde a assez de peine ; chāon pa féré pó ai cākyé tsó°"ja, ils ne savent pas s'y prendre pour avoir quelque chose; l'a fé choun tin, il a fait son temps (il n'a plus qu'à mourir); fajïé redzeŗi d'avwęré, cela faisait frissonner d'entendre; féré bó°"tseŗi, tuer un porc, un bœuf,  une vache  et préparer la viande pour la conserver.
féré, v. a. suite Faire . Faire . Oun che fé prou ma, on se repent, on éprouve de la douleur; avwéi ó vën é w'ardzįn oun che fé dé j-ami, avec le vin et l'argent on se fait des amis; che chon fé kerya apréi, ils ont fait mal parler d'eux; che fan byin avwéi ché, [ces deux] font de bonnes affaires ensemble; i mosyôo l'a ótą a vęnye, chaïé pa kyè ch'ën féré 'ŗa, le monsieur lui a enlevé la vigne [au vigneron], il ne savait que devenir; can pouwon pa méi che féré, van ën w'epetą, quand ils ne peuvent plus aller de l'avant, ils vont à l'hôpital.  Emplois divers particuliers. L'an acrótchyą oun pé byéi é mena, ba cóm'oun bemon, fajïé pa tsąnbé, ils l'ont empoigné et conduit comme un mouton, il n'employait pas les jambes
fèrémįnta, s. f. Désigne tout ce qui appartient à la fermeture d'une porte, p. ex. aussi les charnières  Désigne tout ce qui appartient à la fermeture d'une porte, p. ex. aussi les charnières.I porta l'è fêté, mankyè ouncó i fèrémįnta, la porte est achevée, la fermeture manque encore. || Fermente, dans ce même sens, est SR. Ce mot, dérivé de ferrer, était fort usité en afr.
feŗį, v. a.  Toucher un but. Toucher un but. I tsasyou l'a teryą, ma l'a pa feŗou a wïvra, le chasseur a tiré, mais il n'a pas atteint le lièvre; t'a pa chowemįnte feŗou a chįba, tu n'as pas même touché la cible. || Tomber. Nó chin nète itą byin ferou, iré 'na bóna ątse, nous sommes très bien tombés [dans ce marché], c'était une très bonne vache. || Intrans. Arriver. Can feŗon dé dzò kyè chon tui via,quand par hasard on tombe sur des jours où tout le monde est absent. V. r. I che fęron méi pé dé bon rlwa, il arrive qu'ils tombent sur de meilleurs pâturages.  Impers. I fęŗe ky'étsąpon ba, il arrive qu'ils s'échappent [de la montagne].
ferląndra, s. f.  Effiloche. Effiloche. Oun tsarbon l'è resta pé ona ferląndra dou fordą, un charbon est resté [accroché] à une effiloche du tablier. | Į Cf. le fr. « filandre ».
ferlandrou, ferlandrole, adj. et s. m. et f.  Effiloché. Effiloché. Ché dra l'è prou ferlandrou, ce drap est très effiloché.  Fig. Une personne déguenillée, qui a les habits déchirés: ona plo brota ferlandrole dé fèmąwa, une très vilaine femme déguenillée.
ferloué, s. m.  Filleul. Filleul.
ferma Fermer à clef. Fermer à clef. Ferma ó piló, fermer la chambre; í tchyévra l'è itą fèrmāe fouŗa dou bou, la chèvre a été fermée hors de l'étable.
ferma,  s. f.    Ferme. Ferme.  L'an atsetą ona ferma pé Batachéi, ils ont acheté, une ferme à Bâtasse.
fèrmąle, s. f. pl. Après le catéchisme, réunion des futurs époux dans la maison de la future épouse où l'on mange du fromage. Fiançailles. Après le catéchisme, réunion des futurs époux dans la maison de la future épouse où l'on mange du fromage. Fiançailles.
fèrmamin, adv.  Fermement. Fermement.
fèrméta, s. f. Dim. de ferma.  Petite ferme. Petite ferme. Amodïon ona fèrméta, ils louent une petite ferme.
fèrmin, -mįnta, adj.  Qui peut être fermé à clef: Qui peut être fermé à clef: ona tsąnbra fèrminta, une chambre qu'on peut fermer à clef; w'ąrtse iré fèrminta, le coffre pouvait être fermé à clef.
fèrminta, v. n.  Fermenter (néol.). Fermenter (néol.). Fó°" pa métré hé pómé deŗ'ên a boche, fèrmįnton dri, il ne faut pas mettre ces pommes dans le tonneau, elles fermentent tout de suite. || Syn. plus usité: bowį.
fęrmó, -ma, adj.  Fermé. Fermé. I porta l'è ferma, la porte est fermée.
fèrmwįŗé, s. f.  Serrure Serrure. On'onda fajïon dé bèwé fèrmwįŗé, autrefois on faisait de belles serrures.
Fèronda, s. f. Vache forte; nom de vache. Vache forte; nom de vache. Fèronda l'è i métrąwa di sën mountąnyé, Féronde est la reine des cinq alpages. || Fig. Femme méchante.
fèrwéi, s. m.  Cadenas à chiffres. Cadenas à chiffres.
fèrwéi, s. m.  Fermoir compliqué Fermoir compliqué. 
fēŗyę, v. n.  Chômer Chômer, achon pa fēŗyę è fó, ils ne laissent pas interrompre les fours; è mówé l'an wejį dé fēŗyę pé dé tin dinché, les mulets ont le temps de chômer par ce [mauvais] temps.
fęse   , fęsa adj.  Fixe, exact. Fixe, exact. Ché l'è nète fęse i j-ofiŗé, celui-là est très exact aux heures.
fęse , s. m. Fils.  Fils. I fęse a mè, mon ' fils.
fésó, m. pl.  Faisceaux. Faisceaux. Féré è fésó, former les faisceaux (milit.).
festen, s. m.  Festin. Festin.
fetchyę, v. a.  Mettre, placer, Mettre, placer, ąvwe vw'éi vó fetchyą a w'antęrna? où avez-vous mis la lanterne? to fętse ó na pèrtó, tu mets le nez partout; fètchyę d'oun byéi pó o-n-ātr'ąn, mettre de côté pour une autre année. V. r. Ch'è fetchyą chin derën pa téita, il s'est mis cela dans la tête. Il Syn. métré; synonyme grossier fótré.
fetou, s. m.  Fétu. Fétu. || Grim. fitou.
fétówa, s. f.  Crevasse profonde du terrain, d'un rocher, d'un glacier. Crevasse profonde du terrain, d'un rocher, d'un glacier. ën vënyįn ënséi di p'ó byounyó, l'a mochyą derën pé ona fétówa dé chéi, en revenant du glacier, il est tombé dans une fente de rocher. || Montana fèhòla.
fetsefwą, s. m.  Qui met le feu, incendiaire. Qui met le feu, incendiaire.  Les Saviésans disent aux gens de Grimisuat: Gromeįwą, fetsefwą, rlwin da mécha, préi dé w'ënfęe, Grimisuat qui met le feu, loin de la messe, près de l'enfer.
fetseną, s. m.  Fureteur. Fureteur.
fetsewën, s. m.  Fichelin, mesure de capacité pour les grains et les matières sèches, valant 30 litres ou 2 bechyę ou 4 cartéron: 160 ti je,  Fichelin, mesure de capacité pour les grains et les matières sèches, valant 30 litres ou 2 bechyę ou 4 cartéron: 160 ti je, || On dit oun bechyę, oun cartéron, oun fetsewën dé tsan, d'après la quantité nécessaire à l'ensemencement d'un champ déterminé.
fetuįŗé, s. f. Vase ou forme pour faire les petits fromages appelés tommes. Vase ou forme pour faire les petits fromages appelés tommes. | Į Du lat. factoria.
fevrį, s. m.  Février. Février.
Fewa  ,v. a.  Filer Filer.Fou fęwon pa dé bon fi, ceux-là vont mal [litt, ne filent pas du bon fil]. V. n. Couler à fil: I fewāé déjó a bó°"le, la sueur coulait à fil sous le ventre [du mulet] ; l'a pó°" d'éivwé, todrį kyè fęwe, il y a peu d'eau, à peine un fil. || Absol. L'a byin dé mijon óŗa kyè fęwon rin méi, il y a bien des maisons où l'on ne file plus.
fewą , v. n.  Filer, s'enfuir Filer, s'enfuir. Ou-to fewą dé peręnkyè! veux-tu t'en aller bien vite d'ici!
fewandrou, -drouja, adj. et s. m. et f.  Filandreux. Filandreux. L'è pa dé tsêe tapite ma prou fewandrouja, ce n'est pas de la viande serrée, mais très filandreuse. Flandrin. Radą ché grou fewandrou! regardez ce grand flandrin !
fewé, s. m.  Filet.  Vrille de la vigne. Filet.  Vrille de la vigne. Can oun va étatchyę è vęnyé, fó°" óta via è fewé, quand on attache les vignes, on enlève les vrilles.  Fewé désigne une espèce de ver noir et mince comme un fil qu'on trouve dans certaines sources où l'eau stagne. C'est le gordius ou dragonnal. [M. le prof. Mariétan a présenté un travail sur les gordius à la séance de la Murithienne du 26 janvier 1930.] On croit que si l'on avale un gordius en buvant de l'eau, il devient un ver solitaire et même un serpent [Grimisuat]. || Fewé désigne aussi le fil des cosses de haricot.
fewį, fewįŗe , s. m. et f.  Celui, celle qui file, fileur, flleuse Celui, celle qui file, fileur, flleuse. I ona bóna fewįŗe pó m'îdjyę, j'ai une bonne fllandière pour m'aider.
fewįŗe  , s. f.  Poutre qui traverse le plafond de la chambre (piló) et dans les deux rainures de laquelle s'emboîtent les planches. Poutre qui traverse le plafond de la chambre (piló) et dans les deux rainures de laquelle s'emboîtent les planches. Autrefois après la naissance de l'enfant on laissait dégoutter de la cire dans de l'eau chaude et on en faisait une croix qu'on appliquait à cette poutre. - Les autres poutres parallèles à la filière qui soutiennent les planches s'appellent planété. Voy. ce mot.
fi   , s. m.  Fiel, bile. Fiel, bile. Can vën iną i fi, lorsque le fiel monte dans la bouche.
fi  d'agąche, s. m.  Cuscute (Cuscuta europaea). Cuscute (Cuscuta europaea). Di kyè è fi d'agąche che méton pé ó sanfouįn, l'è tó perdou, aussitôt que la cuscute se met dans les champs de luzerne, celle-ci est perdue; è fi d'agąche venyon achebën pé è j-ortchyę, la cuscute attaque aussi les orties.
fi , s. m.  Fil. Fil. Prën cóm'oun fi, mince comme un fil.
fiartsą, s. m.  Fil d'archal, fil de fer. Fil d'archal, fil de fer.
fiblamįn, adv.  Faiblement. Faiblement.
fiblèté, -blèta, s. m. et f.  Fluet, faible Fluet, faible. L'è oun pó°"ŗó fiblèté, c'est un pauvre petit fluet.
fibló, -bla, adj.  Faible. Faible.Peu alcoolisé. Ché brinteën è fibló, cette eau-de-vie est faible.
fidéi, s. m.  Vermicelle. Vermicelle. Mot d'origine italienne.
fidęó, -éwa, adj.  Fidèle. Fidèle.
fidèwamin, adv.  Fidèlement. Fidèlement.
fin, s. m.  Foin; herbe à faucher ou déjà fauchée, séchée ou non Foin; herbe à faucher ou déjà fauchée, séchée ou non. I fin l'è mōo, le foin est mûr, prêt à faucher; chéé ó fin, faucher le foin; garéé ó fin, soigner le foin sur place, c.-à-d. l'étendre en ayant soin qu'il soit au soleil, le tourner, le rassembler en tas: épantchyę, veŗyę, mwatsóną ó fin. Kiŗį ó fin, mena ó fin, chercher, conduire le foin; tsardjye, détsardjye ó fin, charger, décharger le foin; dé fin gra, du foin gras, qui pousse dans un pré fumé. Le paysan distingue toujours «foin» et «regain». Il Prov. I fin béni l'è ā grąndze déeąn a Chën-Djyan, le foin bénit [est celui qui] est à la grange avant la Saint-Jean. || L'afr. a des formes fein, fain, fin qui se rapprochent fort de notre patois.
finąwa, s. f.  Fin, conclusion. Ne s'entend guère que dans l'expr. : a fën finąwa, finalement. Fin, conclusion. Ne s'entend guère que dans l'expr. : a fën finąwa, finalement.
findoŗa, s. f.  Fente Fente. || Syn. éclafora.
findoŗéta, s. f. Dim. De findoŗa Petite fente.  Petite fente. Tóté hé findoŗété derën pé ó frómądzó, toutes ces petites fentes dans le fromage.
fįndre, v. a.  Fendre. Fendre. Ché bó°" l'è ijyą a fįndre, ce bois se fend facilement. Il V. r. L'è tsejou ba é ch'è findou a téita, il est tombé et s'est fendu la tête.
finta, s. f.  Fente Fente. L'a dé grouchè finté pé ché pra, il y a de grosses fissures dans ce pré; ba a finta dou byounyó, dans la crevasse du glacier. || Syn. fetowa.
fįoua, s. f.  File. File. Aa dé fįwa, aller à la file; tré j-an dé fiwa, trois ans de suite; dó°" ën fįwa kyè n'in jou, deux [cas de décès] l'un après l'autre que nous avons eus. || Syn. dé tiré.
fìŗąbló, -bla, adj.  Vacant, non occupé, libre, à disposition. Vacant, non occupé, libre, à disposition. L'a pa dé mijon fiŗąbla, chon toté ën'ënplite, il n'y a pas de maison libre, elles sont toutes occupées; i trówą sta pląche fiŗąbla, mè chéi acheta, j'ai trouvé cette place libre, je me suis assis. || Dérivé de feŗyę. \ | Syn. fiŗįn.
fįŗé, s. f.  Foire. Foire. È fįŗé dé outon, les foires d'automne (à Sion); n'ën mena ha ątse ba ā fiŗé, nous avons conduit cette vache à la foire; vën amou dé moundó cóm'ona fiŗé, il monte des gens (nombreux) comme une foire.
fiŗįn, fiŗįnta, adj.  Inemployé, vacant Inemployé, vacant. ona bwįte fiŗįnta, une boîte inemployée. Il Syn. fiŗąbló.
fisa, v. a.  Fixer. Fixer.
fiséwa, s. f.  Ficelle. Ficelle.
fiséwą, v. a.  Ficeler. Ficeler.
fitèta, s. f.  Dim. de féita Petite fête. . Petite fête. .
fivra, s. f.  Fièvre, Fièvre, I fivra kyè trinblāon, la fièvre qui produisait un tremblement de tout le corps. On disait: è fivre: tan dé tin trinblāon, tan dé tin pa; atrapïon fou kyè vajïon ën pląn-na, à certaines périodes, ils tremblaient, puis cela cessait; ceux qui allaient dans la plaine l'attrapaient.
fla, s. m.  Souffle, respiration Souffle, respiration. Pwi pa méi ai ó fla, je ne puis plus avoir le souffle, souffler. || Odeur. L'a oun crwéi fla derën chęla, il y a une mauvaise odeur ici dedans; kyën bon fla l'an hé flôo! quel parfum ont ces fleurs !  Odorat. Chin chon cómin è tsën, tòt'ou fla, ils sont comme les chiens, [ils se guident] tout d'après l'odorat.
flacon, s. m. Flacon.  Flacon.
flaé, s. m.  Fléau à battre le blé. Fléau à battre le blé. O-n-ënplįé ó flaé pó ecōre, le fléau s'emploie pour battre le blé. Į| Les parties du fléau: mąndzó, vęrdze, córāe, manche, verge, courroies. || Fig. Homme hésitant. Oun flaé dinché! un traînard comme celui-là !
flai, s. m. Syn. de flaé. Jambe Jambe
flama, v. a. et n.  Flamber. Flamber. Flamāé fouŗa wéi des flammes sortaient là. '
flamąwa, s. f.  Espèce de pain dont on laisse peu lever la pâte et plus mince que les pains ordinaires. Espèce de pain dont on laisse peu lever la pâte et plus mince que les pains ordinaires.Syn. flārda.
flamawéta, s. f. Dim. De flamąwa Petite quantité. Petite quantité. L'aïon pa gran fin, todrį 'na flamawéta, ma nó n'aïon oun bó ādzó, ils n'avaient pas beaucoup de foin, tout au plus une petite quantité, mais nous, nous en avions beaucoup.
flamęta, s. f. Dim. de fląn-ma.  Petite flamme. Petite flamme. Pó ha flaméta vawïe t-e a pįn-na dé tan féré dé trin, pour cette petite flamme [incendie] valait-il la peine de faire tant de train?
flan, s. m.  Flanc. Flanc. L'è i flan ky'oun pou vêre ch'i ątse l'è byin plin-na, c'est aux flancs qu'on peut voir si la vache a bien mangé ou non. || Dans une boîte rectangulaire, è flan sont les deux planches les plus longues. Cf. tsechówé.
flaną   , s. f.  Gifle, coup de la main Gifle, coup de la main. Té bąló 'na flaną, je te donne un soufflet.
flaną  , v. a.  Gifler  Gifler 
flaną  , v. n.  Perdre son temps Perdre son temps. T'éi apréi flaną, tu perds ton temps.
flanéwa, s. f.  Flanelle. Flanelle.
fląn-ma, s. f.  Flamme Flamme. L'a déspaŗou ën fwa,  ën fląn-ma, il a disparu en feu et en flammes. Expression consacrée aux apparitions diaboliques, dans les contes.
flapi, v. n.  Flétrir, se flétrir. Flétrir, se flétrir. N'ën cópą ha brąntse yè, é l'a ouncó pa flapi è folé óŗa, nous avons coupé cette branche hier, et les feuilles ne se sont pas encore flétries maintenant; n'ën pa êrdjyą ó corti, fląpon djya è garóté, nous n'avons pas arrosé le jardin, les betteraves se flétrissent déjà. Même sens à Grimisuat. L'afr, a aussi flapir.
flapó, fląpa, adj. et s. m. et f.  Flétri, mou. Flétri, mou. Can è rejęn chon déstra mōo, venyon flapó, quand les raisins sont très mûrs, ils se flétrissent. || Fig. Homme sans énergie ni volonté. I flapó, surnom.
flārda, s. f.  Espèce de pain mince et sec. Espèce de pain mince et sec. C'est le nom des flamąwé chèkye, très minces, qui se cassent facilement. Cf. flamąwa.
flèche, s. f.  Arbalète. Pour désigner la flèche on a le mot pwëntré. Arbalète. Pour désigner la flèche on a le mot pwëntré.
fléchye, v. a.  Tresser avec des racines. Tresser avec des racines. Fléchye ó dzêrló, tresser une hotte. Du lat. flexicare; afr. fleschier.
fléma, s. f.  Disposition à la paresse. Disposition à la paresse.  Syn. creva.
flésca, s. f. Vase en fer-blanc pour le pétrole. Estagnon Vase en fer-blanc pour le pétrole. Estagnon.Ce mot ne vient-il pas de l'italien  fiasco
fletse !  Onomatopée  désignant un bruit de porte qu'on ferme brusquement. fletse ; désignant un bruit de porte qu'on ferme brusquement. Fouŗa da cojena, pōrta ou na: flétse,![il sort] de la cuisine, ferme la porte au nez de l'autre: flétse!
flócāa, s. m.  Floc de chapeau. Floc de chapeau. I flócāa l'è i ribąn dou tsapéi. || Prov. Che oun fętse ó flócāa dou tsapéi chenan-derį, vën i crwéi tin, si l'on met le floc du chapeau sens devant derrière, le mauvais temps arrive. || Du lat. floccus.
flócó, flóca, adj. et s. m. et f.  Flasque, lourd, engourdi. Flasque, lourd, engourdi. Chéi tan flóca vwi, je suis tellement flasque aujourd'hui; oun flócó, ona flóca, un homme, une femme flasque.
floįën, s. m.  Fleurs de foin mêlées de déchets et menues brindilles qui tombent lorsqu'on secoue le fourrage. Fleurs de foin mêlées de déchets et menues brindilles qui tombent lorsqu'on secoue le fourrage. Il Ce mot se trouve en SR sous les formes flésin, fouésin, fesin, chesin, clousin et chesin. La syllabe initiale de tous ces mots est constituée par la forme patoise de fleur.
flojeną, v. n.  Faire un bruit de poussier remué. Faire un bruit de poussier remué. L'a dé raté, n'avwi flojeną derën pó fin, il y a des souris, on entend remuer dans les débris du foin.
flojenin, -ninta, adj.  Se dit du foin, de la paille qui se réduisent en déchets Se dit du foin, de la paille qui se réduisent en déchets. I jaméi rintrą dé récò méi flo jenin, je n'ai jamais rentré du regain aussi sec.
flon, s. m.  Flan, gâteau de toute espèce, tarte aux fruits. Flan, gâteau de toute espèce, tarte aux fruits. Oun flon dé rejën, un gâteau aux raisins; oun brote flon cóm'ona bléta dé féméi, un gâteau vilain comme une motte de fumier! Dans les comparaisons le mot s'emploie pour désigner qqch. ou qqn de peu fort et de flasque:chéi amortįte cóm'oun flon, je suis fatiguée, sans force, comme un flan; chon grou é gra, ma chon cóm'oun flon cwé: l'an rin dé foche, ils sont gros et gras, mais ils sont comme un gâteau cuit: ils n'ont pas de force. ||  Du lat. fladonem.
flóné, s. m. Dim. de flon.  Petit gâteau. Petit gâteau.
flôo   , s. f.  Fleur. Fleur. Kyënta dzinta flôo! quelle jolie fleur! I vën l'è a fën, venyon è flôo, le tonneau est bientôt vide, les fleurs arrivent.  Moût que l'on retire de la cuve ou qui coule du pressoir avant que l'on ait commencé à presser..,    
flōo  dou  ma  di  joue Euphraise (Euphrasia officinalis) Euphraise (Euphrasia officinalis)
flōo  dou  ma  dou   vintró Dryade (Dryas octopetala). Dryade (Dryas octopetala).
flōo , s. m.  Fleur, pour indiquer un très haut degré. Fleur, pour indiquer un très haut degré. Kyëntou flōo dé canąlé! quels maîtres voleurs ! oun flōo dé faŗąta, une ganache d'importance.
flōo dé Chën Dzójé, Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé : fleur de saint Joseph
flōo dé Notrę-Dama Alchemille    vulgaire    (Alchemilla vulgaris). fleur de N.-D.,  Alchemille    vulgaire    (Alchemilla vulgaris). fleur de N.-D., 
flōo dé Pąkyé Primevère (Primula vulgaris). Primevère (Primula vulgaris). A Grimisuat c'est la primevère officinale qui est ainsi dénommée. La Primula officinalis porte à Savièse le nom de gaónéta. Flōo di mountanyé: vieux et vrai nom de l'edelweiss (Leontopodium alpinum).
flōo di charpįn Fleur des serpents (Muscari botryoides). , . Fleur des serpents (Muscari botryoides). , .
Flōo di mountanyé Edelweiss .  Nom vieux et vrai  de l'edelweiss (Leontopodium alpinum). Edelweiss .  Nom vieux et vrai  de l'edelweiss (Leontopodium alpinum).
flōo di tsan Pied d'alouette (Delphinium consolida) Pied d'alouette (Delphinium consolida)
flōo dou Boundjyo Myosotis (Myosotis arvensis) Myosotis (Myosotis arvensis)
flōo dou coco Anémone (Anemone hepatica). Anémone (Anemone hepatica).
flōo dou djyābló Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé
flōo dou tórin Bruyère (Erica carnea).   Bruyère (Erica carnea).   A   Savièse   on   les   trouve au Torrent-Neuf, d'où le nom de «fleur du Torrent».
flōo dzāna dou ma di j-oue Potentille ansérine (potentilla anserina ) . Potentille ansérine (potentilla anserina ) .
flōo pécha Bluet (Centaurea cyanus).- Bluet (Centaurea cyanus).-
flōo póma Pensée sauvage (Viola tricolor). Pensée sauvage (Viola tricolor).
flóratą   , -tąé, adj.  Orné, bigarré, couvert de rubans, de fleurettes. Orné, bigarré, couvert de rubans, de fleurettes. Oun motchyōo flóŗatą, un mouchoir brodé.
flóŗatą   , v. a.  Orner, enrubanner Orner, enrubanner. Flóŗatą a tsènéva, orner le collier de la vache.
flóŗé Chevillère de géomètre [20 mètres].  Ruban métrique de couturière. Chevillère de géomètre [20 mètres].  Ruban métrique de couturière.
flore, s. m.  Ruban. Ruban. Oun motchyōo flóŗatą, un mouchoir brodé.  Syn. plus récent: ribąn.
Flóŗéta, s. f.  Nom de toute vache tachée de blanc et de rouge. Nom de toute vache tachée de blanc et de rouge.
floŗį , s. m.  Gros drap pour couler la lessive, charrier.Peut-on trouver un exemple pour charrier ? Gros drap pour couler la lessive, charrier. I flori l'è i chardzéi kyè méton chou w'etchyésó pó tenį a chëndré can fan a bwęea, le flori est le gros drap qu'on met sur la cuve pour retenir les cendres quand on fait la lessive. Grimisuat: drap que l'on dispose dans un bassin public pour le rinçage du linge; il est fixé aux bords par des cailloux, de sorte que le linge propre ne risque pas de se salir aux parois.
flori , v. n.  Fleurir. Fleurir. I piŗį l'a pa floŗį sti an, le poirier n'a pas fleuri cette année; floŗetrè prou, il fleurira encore. Į| V. a. Orner de fleurs, etc. Tan flori è vāé avwéi dé dąlé, tellement fleurir les chemins avec des [branches de] pins.
floŗijon, s. f.  Floraison. Floraison. L'è enou plin dé flôo grantin apréi k'ïŗé pacha i floŗijon, [cet arbre] est devenu tout en fleurs longtemps après que la floraison était passée.
flota, s. f.  Flûte. Flûte. Dzowe, a flota, jouer de la flûte.
flóta, s. f.  Touffe Touffe. I mówé l'è jou prįnde ona flóta d'ęrba é i tsaré dri ba déjó! le mulet est allé happer une touffe d'herbe et voilà le char qui dégringole! || Touffe de cheveux. Ché da groucha flóta, celui de la grande tignasse.
flota, v. a.  Boire, flûter.  L'a byin ëncavą dé vénįndze, ma avwéi ó sewi plin dé moundó, l'ïtą flota d'oun có°", il a encavé une jolie vendange, mais avec une cave remplie de buveurs, tout a été «flûte» d'un coup.
flota, v. a.  Dépenser follement, manger sa fortune. Dépenser follement, manger sa fortune. L'aie ona béwa fortona, é l'a tó flota ën po°" dé tin, il avait une belle fortune qu'il a «flûtée» en peu de temps.
flotōo, s. m.  Dépensier. Dépensier. L'è pa oun flotōo: l'aŗę prou byin d'ardzin, ce n'est pas un dépensier, il aura sans doute bien de l'argent.
flótsata, v. a.  Couper les rameaux chargés de cerises, d'autres fruits. Couper les rameaux chargés de cerises, d'autres fruits. To pou mëndjyę dé cheŗyéjé tan kyè to ou, ma fó°" pa flótsata, tu peux manger des cerises tant que tu en veux, mais ne casse pas les rameaux; flótsąton fou j-ābró kyè chon abimą pó grantin, ils coupent les trochets de ces arbres [au point] qu'ils sont abîmés pour longtemps.
flótsé, s. m.  Petite houppe, petite touffe. Petite houppe, petite touffe. I bèra broun-na l'a oun flótsé, le bonnet de coton a une houppe. Il Bouquet, trochet: bale ba oun flótsé dé cheŗyéjé, donne-moi un bouquet de cerises. On trouve en afr. ces formes flochet, flocquet et flouquet.
   , s. m.  Four Four, óŗa chon tui ba è fó; di pé catr'ouŗé dou matën n'avwijie kyè tsaplą ó bó°", etsoudą ó fó, coŗą è crouchon; i trinprāon pa ó fó. Maintenant tous les fours sont démolis autrefois depuis les quatre heures du matin, on n'entendais que couper du bois, chauffer le four, sortir les fruits cuits; les fours ne se refroidissaient pas; L'è tópó cómin e-n-oun fò, c'est sombre comme dans un four.-
  , fosa, adj.  Faux, non vrai Faux, non vrai. L'è fó chin, cela est faux. || Faux, pas sincère. Ha l'è ona fósa, c'est une femme fausse, pas sincère.
fó , fôrta, adj. Aigre, acide.  Aigre, acide.Tsó°" fó , choucroute; dé prevwi fó, des poires à cidre; dé folé forte, de l'oseille (Rumex acetosa); ch'ó-n-ąché trwa wéeą è pan, venyon fó, si on laisse trop lever les pains, ils deviennent aigres.  En ce sens, « fort » est SR.
fó , s. m.  Faux. Faux. L'a fé oun fó, il a fait un faux.
fó°", fó°"wa, adj. et s. m. et f.  Fou, folle. Fou, folle. Ché l'è enou fó°", il est devenu fou; l'è pa fran fó°", ma oun pó°" drōo, il n'est pas tout à fait fou, mais un peu drôle. Prov. Ché kyè va vêr'è vęnyé ou mi d'ó°", oun cha pa che l'è fën ou fó°", celui qui va visiter les vignes au mois d'août, on ne sait s'il est sage ou fou.
fóbon, s. m.  Faux bond. Faux bond. Sti có°" nó j-a fé fóbon, cette fois il nous a fait faux bond.
fōche , s. f.  Force. Force. Ě botchyó l'an méi dé fōche kyè è tsową, les bœufs ont plus de force que les chevaux; i mijon dé fōche, pénitencier.  L'è fōche, c'est nécessaire; iré fōche dé rįré, on devait rire.  A fōche dé, à force de. L'è rin ky'a fōche dé waróną kyè pou resta wéi, ce n'est qu'à force de ruse qu'il peut rester là.  A fōche kyè, tant. I pa pochou aa outra mécha, a fōche k'įŗó wanyą, je n'ai pu aller à la messe, tant j'étais fatigué. || Pé fōche, de toute façon, absolument; owié pé fōche enį consèlè, il voulait absolument devenir conseiller.
fōche , s. f. pl.  Forces, gros ciseaux employés surtout pour la tonte des moutons. Forces, gros ciseaux employés surtout pour la tonte des moutons.
fōche , s. f. pl.  Parties du char. Parties du char. Dó°" béchó còrbó: è fōche dé déeąn, é è fōche dé deri, deux pièces de bois recourbées, dans le train de devant et le train de derrière.
fóchéi s.m. Fossé. Fossé. || Syn.tèra
fóchënbląn, s. m.  Faux-semblant. Faux semblant. Féré dé fóchënbląn, dé tréteŗi, faire des faux semblants, de la traîtrise.
fóchóŗą, v. a. Fossoyer une vigne, un champ. Fossoyer une vigne, un champ. Pó fóchóŗą o`n-ënplié ó petsāa, pour «fossoyer» on se sert du «piochard». || A la fin de l'hiver on transporte le fumier dans les vignes, on taille les ceps et le travail du «fossoyage» commence; il doit être achevé avant que la vigne ne commence à pousser. Fossorer est un verbe très fréquent en afr., à partir de 1286, et dans les vieux documents suisses à partir de 1423 dans le canton de Neuchâtel. Voy. Pierreh., 257 et FEW, III, 742. Du latin fossorium. || A Grimisuat: fachóŗą.
fóchóŗądzó, s. m.  Fossoyage Fossoyage. I fóchórądzó di vęnyé, le «fossoyage» des vignes.
fóé Foyer, âtre. n. m. Foyer, âtre. Var.fówé,fwéé. Ou cwën da cojena, ire i fóé, au coin de la cuisine était le foyer,
fofoa    Petite forêt. / bótsa d'Ardon, la petite forêt d'Ardon.  Petite forêt. / bótsa d'Ardon, la petite forêt d'Ardon. 
fófré, s. m.  Faux frais. Faux frais. Cómin ch'ënretchyę avwéi fou fófré? comment s'enrichir avec de tels faux frais?
foją , v. n.  Fuser. Se dit de ce qui commence à se décomposer. Fuser. Se dit de ce qui commence à se décomposer. Fó°" chéé méi vitó, pa achyę foja, il faut faucher plus tôt pour ne pas laisser le foin se décomposer.
foją, -ąé, adj.  Vermoulu . Se dit de ce qui est dans le premier stade de décomposition, vermoulu. Foją ou déŗé blojį, prèst'a pori, fusé veut dire décomposé, prêt à pourrir. Chin l'è foją, cela est fusé; dé tsa fojāé, de la chaux éteinte, antonyme de chaux vive.
foje, s. m.  Fusil. Fusil.
fojele, v. a.  Fusiller. Fusiller.
fólachyę, v. a.  Feuilleter un livre sans soin. Feuilleter un livre sans soin. Vwéi prou fólachyą ché ouįvró, vous avez assez fatigué ce livre. Bruire (de feuilles). L'è cómin can o-n-avwi fólachyę oun wivró, c'est comme quand on entend bruire [les feuillets] d'un livre.
fólé    v. a.  Fouiller. Fouiller.
fólé , s. m.  Fourré. Fourré. Brąea l'è a pya dé Dilonye, todrį déeąn ky'intrą ou fólé, Braille est au pied de Dilogne (mayens) juste avant d'entrer dans le fourré.
fólé , v. n. Feuiller.   Feuiller. Chéi pa ché ou chétchyé ché tsānyó, l'a pa fólą sti an, je ne sais si ce chêne va sécher, il n'a pas feuille cette année. Prov. Can fóle dé fortin tan dé bon'oura, reskyé dé dzawą, quand la feuille sort au printemps de si bonne heure, elle risque de geler.
folé dé Notre-Dama Alchemille (Alchemilla vulgaris L.); Alchemille (Alchemilla vulgaris L.);
folé forte Oseille (Rumex acetosa L.). Oseille (Rumex acetosa L.).
folé grāche Grassette (Pinguicula vulgaris L.); Grassette (Pinguicula vulgaris L.);
folé, s. f.  Feuille. Feuille. È folé di j-ābró, les feuilles des arbres. Branche d'arbre ou de buisson garnie de ses feuilles pour nourrir le bétail. Féré dé folé, faire des fagots de bois feuillu. Il ona fole dé papēe, une feuille de papier; rémachą a fole pó dé chótêe, ramasser les feuilles mortes pour [en faire] de la litière; kyënta béwa fole l'an è venye sti an! quelle belle feuille ont les vignes cette année ! (Remarquez le singulier.) Dzowe a folé, siffler des airs sur une feuille d'arbre.
fólé., s. m.  Feuillet. Feuillet. T'a dètrachyą oun fólé dou wįvró, tu as déchiré un feuillet du livre.
fólédzó, s. m.  Toute sorte de feuilles potagères Toute sorte de feuilles potagères. Va ba ou corti tsasyę dé fólédzó, va au potager chercher des feuilles.
fólémin, s. m. Action de feuiller.  Action de feuiller. I fólémin é i dèfólèmįn di j-ābró, la poussée et la chute des feuilles.
fóléta, s. f. Dim. de folé.  Petite feuille. Petite feuille. Dé frómądzó tôt'en fólété, du fromage qui se détache en minces lamelles.
folou, -ouja, adj.  Mou, flasque. Mou, flasque. I rècò l'è folou, le regain est mou. || Syn. patenou fląpó.
fomą, v. a.  Fumer. Fumer. Fomą a tsêe, fumer la viande; fomą a pipa, fumer la pipe; fomą ó sigāa, fumer la cigare; fomą dé vyāblé, fumer des clématites (enfants!) || V. n. Oun viāé fomą ó ti, on voyait fumer le toit. Il Filer, décamper. L'a prou falou fomą via, il a dû décamper. || Fomą dechou à Grimisuat: donner un coup à qqn.
fomachyęŗe, s. f.  Tas de fumier. Tas de fumier.
fomąé, s. f. Jet de fumée  Jet de fumée. I you chorti fouŗa pé a borne ona groucha fomāe, j'ai vu sortir de la cheminée une grosse fumée. || Long chemin, grande course. Can oun vajïé di Chyoun a Martenyę a pya, kyënta fomāe! quelle course quand on allait de Sion à Martigny à pied! || ona fomąé à Grim, est syn. d'«un coup que l'on porte à autrui».
foméi, s. m.  Fumée, Fumée, óŗa oun vi pacha fou trin é pa 'na bręca dé foméi, maintenant on voit passer ces trains et pas un brin de fumée; di ąvwé vën-te ché foméi ? d'où vient donc cette fumée?  Prov. awe l'a pa dé fwa, l'a pa dé foméi, pas de fumée sans feu.
fomeri   , s. m.  Cheminée dans les chalets Cheminée dans les chalets. I bogan dou fomeri, le trou qui sert à l'écoulement de la fumée ; iną ou fomeri l'è i wąn kyè méton chou é cherë, dans la cheminée il y a la planche sur laquelle on met [sécher] les séracs.Nom d'un chalet du Sanetsch. Syn. borne.
fomeri  , s. f.  Terme de mépris pour désigner l'habitude de fumer. Terme de mépris pour désigner l'habitude de fumer. Yó ąn-mó rin ha fomeri, je ne puis supporter cette «fumerie».
fomįŗe, s. f.  Fumée épaisse. Fumée épaisse. Kyënta fomįŗe pé fou pįló avwe l'a dó°"tré fomōo! quelle fumée dans ces chambres où il y a plusieurs fumeurs!  Id. Grimisuat, etc.
fomōo, s. m.  Fumeur. Fumeur.
fon , s. m. Plancher. Plancher. a fën fon dé w'ënfêe, au fin fond de l'enfer; i fon dou dzêrló, le fond de la hotte; ché l'a pa dé fon, il n'a pas de fond (il peut manger sans fin). Fig. Cónyó pa ó fon dé ché prósé, je ne connais pas le fond de ce procès.  L'a ó fon, loc. prov. qui se dit en réponse à qqn qui prétend qu'un objet est trop grand: il a le fond.
fon , s. m.  Fond. Fond. Oun vi pa ó fon, vwéŗó l'è préeon, on ne voit pas le fond, tant c'est profond;
fon , s. m.  Fonds. Fonds. L'a vindou ó fon, ma l'a réjarvą è j-ābró, il a vendu le fonds, mais il s'est réservé les arbres; ché pra l'è grou fon, ce pré a un bon sous-sol.
fon , s. m.  Plancher. Plancher. To fó tó ba p'ó fon, tu jettes tout par terre; i tsate l'a pa béjwįn d'aą iną chou ó le, pou prou itą ba a fon dou pįló, le chat n'a pas besoin d'aller sur le lit, il peut bien rester sur le plancher de la chambre.  
fonda, -āé, part, et adj.  Sensé, raisonnable. Sensé, raisonnable. L'è pa tòté fonda chin kyè di, tout ce qu'il dit n'est pas sensé. || ona ątsé fondāé, une vache bonne laitière.
fonda, s. f.  Tronc, tige de l'arbre: Tronc, tige de l'arbre: ona fonda dé peŗi, dé pomį, un tronc de poirier, de pommier; oun vi pa méi dé fou nóyę kyè l'an tan dé grouché fondé, on ne voit plus de ces noyers qui ont de si gros troncs.  Fonde, dans le sens de bas, fondement existe en afr.
fondasyon, s. f.  Fondation. Fondation. Hé mèche chon djya dé vyélé fondasyon, ces messes sont déjà de vieilles fondations.
fondeŗį, s. f.  Fonderie. Fonderie.
fondŏo, s. m.  Fondeur. Fondeur. Trestó cóm'oun fondōo dé close, triste comme un fondeur de cloches.
fondou, fondwae, adj.  Fondu. Fondu. Dé bōró fondou, du beurre fondu. Syn. dé bōró cwé.
fondralę, v. a.  Mettre un fondement. Mettre un fondement. L'an pa fondrala hé morale e-n-ódre, venyon dri ba, ils n'ont pas mis de bons fondements à ces murs, ils s'écroulent bientôt.
fondre, s. m.  Fondement. Fondement. Chon apréi cróją è fondre pó féré ona mijon, ils sont en train de creuser les fondements pour faire une maison.
fondre, v. a.  Fondre. Fondre. Fondre dé chócró, faire dissoudre du sucre. Į | V. r. I gra fon ou chówé, la graisse se fond au soleil. || Y. n. Fondre. I ni fon djya, la neige fond déjà.
fondwą, s. f.  Fondue, Fondue, ąnmó pa tan a fondwą, ąnmó méi a rotchya, je n'aime guère la fondue, je préfère la «raclette».
fonsą Foncé, tirant sur le noir. Dépifonsa, des cheveux foncés.   Foncé, tirant sur le noir. Dépifonsa, des cheveux foncés. 
fonsą, s. f.  Lie, sédiment que le vin dépose au fond des tonneaux. Lie, sédiment que le vin dépose au fond des tonneaux.  A Grimisuat, aussi résidu du café.
fonta, s. f.  Fonte. Fonte. I pa radą ché chin iré dé fonta ou dé fêe, je n'ai pas regardé si cela était en fonte ou en fer.
fôo (1), s. m.  Fort, fortification. Fort, fortification. L'è ba i fôo dé Chën-Moŗe, il est [soldat] aux forts de Saint-Maurice.
fôo (2), fôrta, adj.  Fort, solide. Fort, solide. Ha corda choutéŗé prou, l'è pa prou fôrta, cette corde sautera sans doute, elle n'est pas assez forte. |Į L'è fôo pó trālę, pó bire, pó a tsêe, il est fort pour travailler, pour boire, pour manger de la viande. Į| Adv. Corié tan fôo kyè powįé, il courait aussi vite qu'il pouvait.
fôon Foulon à chaux. Fôon a tsa, foulon à chaux. V. intr. 
fôon, s. m.  Foulon, moulin servant à fouler. Foulon. Nó véjin outr'ou fôon, nous allons au foulon.
fópą, s. m.  Faux pas. Faux pas.
Fórą Mettre une doublure à un livre. Mettre une doublure à un livre.
fora, s. f.  Doublure, couverture d'un livre Doublure, couverture d'un livre.I cawandri l'a vía a fora d'oun byéi, l'almanach a perdu la couverture d'un côté; è vèrméi chon derën a fora, les vers sont dans la doublure du livre.   etc.
fora, s. f.  Fourreau de parapluie, Fourreau de parapluie,
fora, s. f.  Taie d'oreiller. Taie d'oreiller.
fòrą, v. a.  Fourrer.  Fourrer. Fòrą è pantawon, fourrer le pantalon.
fóŗadjye, v. a.  Sortir le miel de la ruche. Sortir le miel de la ruche. Fóŗadjyę l'è rófatą é amachą ó mi, «fourrager» c'est fouiller [la ruche] et cueillir le miel.
fòrādzó, s. m.  Fourrage. Fourrage. Dé crwéi fòrādzó, dé byo fòrądzó, du mauvais, du beau fourrage.
forata Fouiller  v. tr. Fouiller. Syn. rófata, rafatole.
fòŗatchyè, s. m.  Forestier. Forestier.
fōrba, s. f.  Fourberie. Fourberie. Féré pa dé fōrbé a mè per deri, ne me faites pas de fourberie par-derrière.
Forbį Deuxième trou de sortie  Deuxième trou de sortie . Bogan forbi, désignant le deuxième trou d'une tanière où passe l'animal pourchassé. Yó bogyeniri é to, chórvéle ó forbi, moi je creuserai et toi, surveille le deuxième trou de sortie.
forbi , -bite, adj.  Se dit d'un chemin, d'une place fort usés par le passage répété des gens ou des animaux. Se dit d'un chemin, d'une place fort usés par le passage répété des gens ou des animaux. Radą cómin l'è forbi déean ó bogan, regardez comme la place devant le trou est usée par les pas; l'è pa forbite ha vāe, pousé w'êrba pèrtó, ce chemin n'est pas fréquenté, l'herbe y pousse partout.
forbi , s. m.  Second trou des nids de souris. Second trou des nids de souris. I forbi l'a pa oun mounton dé têra déeąn cómin i bogan, le forbi n'a pas un tas de terre devant le trou principal. Remue-ménage. Dé dzò dinché l'a oun forbi kyè che conte amou mêin, des jours pareils il y a un remue-menage qui compte dans les mayens. Attirail. Kyën forbi pé ché pįló! quel attirail dans cette chambre !  Syn. bataclan.
fòrchyą, -ąé, part, et adj.  Forcé. , du vin forcé. Forcé. , du vin forcé. || S. m. Dé fòrchyą, du [vin] forcé.
fòrchye, v. a.  Forcer, contraindre. Forcer, contraindre. Nó fòrchįn nyoun dé féré cómin nó, nous ne forçons personne à faire comme nous. Il V. n. Té fó°" pa fòrchye, to pou pa dètèrą chin chówé, ne force pas, tu ne peux pas soulever cela seul; l'a fòrchyą, il s'est forcé.
forda, s. m.  Tablier. Tablier. Oun fordą dé chąea, un tablier de soie; í fordą còrdanyè, le tablier [en cuir] du cordonnier. || Prov. Fé rin kyè catchyę déjó ó fordą, elle ne fait que cacher sous le tablier. (Se dit d'une femme qui vient de perdre un petit enfant; il sera bientôt remplacé.) Du lat. faldo.
fordéwą, s. f. Contenu d'un tablier, un tablier plein, Contenu d'un tablier, un tablier plein, ona fordéwą dé folé, un tablier plein de feuilles.
fôrdjye Forger, façonner.  v. tr. Forger, façonner.
fordjyę, v. a.  Tourmenter, exciter. Tourmenter, exciter. Fordjyę ó tsën, è vwipé, exciter le chien, tourmenter les guêpes. V. r. Che chon fordjyą tinkyè che chon ëngrëndjyą, ils se sont taquinés jusqu'à ce qu'ils se soient fâchés.  Pousser à qqch. L'an fordįyą ënsįnbló pó féré è j-etsewį dé w'élije, ils ont travaillé ensemble pour faire refaire les marches de l'escalier de l'église.  A Grimisuat fordjyę a en outre le sens de «bourrer » : fordjyę yen a téita, bourrer le crâne.
fordze, s. f.  Taquinerie. Taquinerie. L'a weji d'avwęre dé fordze tó ó dzò avwéi fou dó°", elle a le temps d'entendre des taquineries toute la journée avec ces deux.
fordzó, s. m.  Taquin. Taquin. || Syn. fordzon.
fordzon, s. m.  Taquin. Taquin. Ché crwéi fordzon, déeąn kyè che teni kía anmeŗį méi crèeą, ce taquin endiablé, avant de se taire, aimerait mieux périr.
fordzóną, v. a.  Exciter, Exciter, taquiner. T'a a crwēe móda dé tòrdzò fordzóną w'ātre, tu as la mauvaise habitude de toujours taquiner l'autre. || V. r. Arétą dé vó fordzóną, cessez de vous taquiner. || Syn. fordjye.
fordzóną, v. a.  Taquiner. Taquiner. T'a a crwēe móda dé tòrdzò fordzóną w'ātre, tu as la mauvaise habitude de toujours taquiner l'autre. || V. r. Arétą dé vó fordzóną, cessez de vous taquiner. || Syn. fordjye.
fordzóneŗį, s. f.  Facétie, Facétie, taquinerie. Pwi pa méi avwere hè fordzóneŗį, je ne puis plus entendre ces taquineries.
fordzóneŗį, s. f.  Taquinerie Taquinerie
foréi, s. f.  Forêt, plus petite que la dzōo. Forêt, plus petite que la dzōo.
fòręta, s. f. Dim. de fora.  Fourreau, taie d'oreiller, enveloppe de livre, couverture en papier. Fourreau, taie d'oreiller, enveloppe de livre, couverture en papier.
fóŗéwéta, s. f. Dim. De fóŗéi  Petite forêt. Petite forêt.
forfewą, v. a.  Faufiler. Faufiler.
forfewādzó, s. m. Action de faufiler, faufllure.  Action de faufiler, faufllure.
forfewiŗe, s. f.  Faufil. Faufil.
forgacheŗį, s. f.  Taquinerie déplaisante. Taquinerie déplaisante. Il Syn. pecacheŗi.
forgóną, s. f.  Grande quantité. Grande quantité. L'a peca ona forgóną dé tsêe, il a mangé une grande quantité de viande.
forgyeną, v. a. aussi bogyeną Fourgonner. Fourgonner. Forgyeną è vwéipé, fourgonner dans un nid de guêpes avec un bâton; forgyeną pa méi derën pó na, ne mettez plus les doigts dans le nez.
forgyenapipa, s. m.  Petit poinçon dont était muni autrefois chaque couteau de poche pour homme et qui servait à curer les pipes. Objet quelconque servant à cet office Petit poinçon dont était muni autrefois chaque couteau de poche pour homme et qui servait à curer les pipes. Objet quelconque servant à cet office. I forgyenapipa che ten ou tsapéi can l'è ona raméta, le cure-pipe se tient au chapeau [derrière le ruban] quand c'est un morceau de bois.
fôrje, s. f.  Forge. Forge.
forkyën-na, s. f.  Fourchette. Fourchette.
forkyën-ną, s. f.  Contenance d'une fourchette Contenance d'une fourchette. Bąle-mé ënséi ona forkyën-ną dé tsó°", passe-moi une fourchetée de choux.
forma, s. f.  Forme de cordonnier. Forme de cordonnier. È formé di bóté, les formes des souliers. Il Façon.
forma, v. a.  Former Former. Té fó°" méi byin forma è mwatson, il te faut mieux former les tas de foin. || V. r. I lâche che formé pa can fé tsa dinché, la glace ne se forme pas par cette chaleur.
fòrmasyon, s. f. Formation. Formation.
fòrmèwe, adj. Formel. Formel.
fòrmidąbló, -bla, adj.  Formidable. Formidable.
fôrną, s. f.  Fournée. Fournée. N'ën jou prou dé bla pó féré dąvwé fòrnéi dé pan, nous avons eu assez de blé pour faire deux fournées de pain.
fôrnatą  Travailler au four. Brûler du bois dans le four banal.  Travailler au four. Brûler du bois dans le four banal. 
fòrnatą, v. a.  Travailler au four  Travailler au four ;dans l'expr. fòrnatą amou dé tsaréi di Tsan-Chękye, amener de grosses quantités (récoltes) de Champ-Sec, par char. || Grim. : travailler au four.
fòrnati, -tire, s. m. et f.  Qui travaille au four. Fournier. Qui travaille au four. Fournier.
fórnéi   Fourneau en pierre ollaire. Fourneau en pierre ollaire.
fòrnéi, s. m.  Poêle servant à chauffer des appartements. Poêle servant à chauffer des appartements. Can w'ëncoŗą l'è arówą ba, è mawën iron djya ën trin dé démountą ó fòrnéi, quand le curé fut descendu, les malins étaient déjà en train de démonter le fourneau. || Dev. Acheta ou piló, mëndz'a cojena? - I fornéi, assis dans la chambre, il mange à la cuisine   [c'est   depuis   la   cuisine qu'on le nourrit]? - Le fourneau. Il Fourneau dans le sens de poêle est usité en SR.
fornetoŗa, s. f.  Fourniture. Fourniture.
fòrnéwé, s. m. Dim. De fòrnéi.  Petit fourneau. Petit fourneau.
forni   , -įte, part, et adj.  Fini. Fini. Chin l'è oun traó forni ! voilà du travail achevé !
forni   , v. a.  Fournir.  Fournir. Chon tui via fou kyè fornijon w'ardzin, ceux qui fournissent l'argent sont tous partis.
forni , -įte, adj.  Fourni, épais, épaisse Fourni, épais, épaisse, ona barba byin fornite, une barbe bien fournie; ché magajën l'è forni dé tòté, ce magasin est fourni de tout.
forni, v. a.  Finir. Finir. Joule froundré w,'écó°"wa sti an, Jules terminera l'école [primaire] cette année; froundrąn è récò óŗa, ils termineront les regains maintenant.  V. r. Di ky'o-n-a còminsyą a prósédą, chin che froun pa méi, depuis qu'on a commencé un procès, cela n'en finit plus. Il V. n. Finir, cesser. Vwéi vó forni dé fóchóŗą? avez-vous fini de fossoyer? Nó fornéŗįn démąn, nous finirons demain. Prov. (L. 5). A Pintécóté  frounion è fêté kyè cóton, à Pentecôte finissent les fêtes qui coûtent. C'est dans le temps pascal qu'on étrenne les nouveaux habits.
fornįįe, s. f.  Four à chaux. Four à chaux. L'a ouncó ina pa dzōo dé forniįé, ma chon pa méi e-n-ënplite, il y encore dans la forêt des fours à chaux, mais ils ne sont plus en emploi. || Meule de charbonnier. || C'est le mot «fournaise».
fōró, s. m.  Grande quantité d'herbe non coupée. Grande quantité d'herbe non coupée. Kyën fōro! quelle quantité d'herbe!
fòrtamįn, adv.  Fortement. Fortement.
fortchya, s. f.  Fourchée. Fourchée. Bal'iną ouncó ha fortchya, donne encore cette fourchée.
fortifié, v. a.  Fortifier. Fortifier.
fōrtin, s. m.  Printemps. Printemps. I you ó fōrtin, j'ai vu le printemps; dé fōrtin, en printemps.
fortona, s. f. Fortune. Fortune. Prov. Onōo ché kyè ou , fortona ché kyè pou, honneur qui veut, fortune qui peut.
fortono, -nouja, adj.  Fortuné Fortuné, w' êrba fortonouja, l'herbe fortunée. Le sorcier Chipi l'avait indiquée à qqn, pour avoir de la chance au jeu de cartes, mais il lui était impossible de la trouver, car on était en hiver !
fòrtsatą   Fourchetée. Fourchetée. ona fòrtsatą dé bacon, une fourchetée de lard. Fourchée.
fòrtsatą , v. a.  Sortir quelque chose avec une fourche. Sortir quelque chose avec une fourche. Fòrtsatą fouŗa ó fin dou w'étąn, sortir le foin de l'étang au moyen d'une fourche.
fortse, s. f.  Fourche, Fourche, ona fortse dé bó°" pó a pale, une fourche en bois pour la paille. S. f. pl. Mancherons de la charrue. Syn. è carnópé.
fòrtsé, s. f. pl.  Potence. Potence. Fou kyè l'an étsapą di fortse, ceux qui ont échappé à la potence.
fòrtséé Donner des coups de cornes en parlant des vaches. Syn. bafa, trotchye. Syn. barosye.    v. Donner des coups de cornes en parlant des vaches. Syn. bafa, trotchye. Syn. barosye.  
fòrtséé V. tr. Prendre avec une fourche. Syn. fôrtsata. V. tr. Prendre avec une fourche. Syn. fôrtsata.
fòrtséta , s. f.  Fourchette. Fourchette. Té fó°" pa mëndjyę avwéi è di, prin a fòrtséta, ne mange pas avec les doigts, prends la fourchette. || Support de fusil pour tirer à la cible: óŗa achon pa mèi prind'a fòrtséta pó terye outr'ā chįba, maintenant, à la cible, on ne permet plus de se servir du support pour tirer.
fòrtséta , s. f.  Petit fossé dans les vignes Petit fossé dans les vignes. On le nomme ainsi parce qu'en provignant, les branches du cep forment une fourche (marcottage). Vwi i fé oun crou é dąvwé fòrtsété, aujourd'hui j'ai fait un grand fossé et deux petits.
fòrtsou Fourchu.  adj. Fourchu. Lex.fòrtséta.
foryé, s. m.  Fourrier. Fourrier.
fósa, s. f.  Viande de moindre qualité. Viande de moindre qualité.
fosęle, s. f.  Faucille. Faucille. Fó°" mówą è fosęlé, démąn nó véjin myęre, il faut aiguiser les faucilles, demain nous allons couper le blé.
foselę, v. a.  Travailler avec la faucille. Travailler avec la faucille.
foselon, s. m.  Couteau à lame recourbée Couteau à lame recourbée. -Dan j-oun tin can vajïon fóchóŗą, fallé tòrdzò ai oun foselon pó cópą è pyąn-né, autrefois, quand on allait fossoyer, il fallait être muni d'un couteau à lame recourbée pour couper les radicelles. Il La lame elle-même. Ché coutéi l'a pa dé foselon, ce couteau n'a pas de «faucillon»; avwéi ó foselon cómin è bèkyé di cwan, avec un «faucillon» comme les becs des corbeaux; l'aie oun ądzò oun parįn é ona marin-na kyè l'aìon oun foselon a vįndre, il y avait une fois un homme et une femme qui avaient un «faucillon» à vendre... (Réponse que donne une personne à qui on veut faire raconter un conte et qui n'y est pas disposée.)
fóta, s. f.  Faute Faute. A cwi e t-e i fóta? à qui la faute?
fótémwįn, s. m.  Faux témoin. Faux témoin.
foténe, s. f.  Futaine. Futaine. Dé pantaon dé foténe, un pantalon de futaine.
fotif, -tįva, adj. Coupable, en faute: Coupable, en faute: rlōo chon fotif, nó n'ën rin fé, eux sont coupables, nous, nous n'avons rien fait.
fòtré, v. a.  Jeter. Jeter. Terme vulgaire dont le sens varie avec les mots qui l'accompagnent. L'a fòtou oun có°" dé pya a mè, il m'a donné un coup de pied; fòtre dé galó°", jeter des pierres; fòtré ó can, décamper. || V. r. Ch'en fòtrè di dzin, se moquer des gens; fó°" pa che fòtré via pó chin, il ne faut pas désespérer pour cela. Il Le participe fotou, fótwae est souvent employé: í' perdou ó coutéi, chéi pa itą fotou dé ó trwa, j'ai perdu le couteau, il m'a été impossible de le trouver; s'to fé chin, t'éi fotou, si tu fais cela, tu es perdu.
fou , adj. dém. et pron. m. pl. de ché.  Ceux. Ceux. Fou kyè fan chin... ceux qui font cela.
fou , s. m.  Pièce de la roue d'un char. Pièce de la roue d'un char. I bó°" kyè tën w'ésyó l'è i fou, le bois qui tient l'essieu, c'est le fou.
foudra, s. f. Foudre. foudra, s. f. Foudre. Ché va tòrdzò, cómin i foudra, celui-là va toujours comme la foudre.
fountąn-na, s. f.  Plaie qui suppure Ché bogan ou coudó l'a pa méi tòrną a ché cló°"re, chin l'è resta fountąn-na, ce trou au coude ne s'est plus refermé, il est resté «fontaine» (il a continué de suppurer)
fountąn-na, s. f.  Source, eau vive qui sort de terre. Source, eau vive qui sort de terre. Les sources les plus réputées de mon temps: i foun-tąn-na dé Oųre (captée aujourd'hui pour le village d'Ormonaz), dé wārdze Bó°", de Petouja, i Fountąn-na Dzęma (gemina, il y en a deux) derrière Prabé, très abondante, alimente le Torrent-Neuf. .
fouŗa, adv.  Dehors. Dehors. L'è fouŗa, il est dehors: l'è fouŗa per léi, il est à l'étranger; l'a couŗou fouŗa ba dé w'ātré byéi il a couru tout en bas de l'autre côté; l'aie byin d'ardzįn, ébįn l'a tó fé fouŗa, il avait beaucoup d'argent, il l'a tout dépensé (cf. defouŗa et aussi féré fouŗa); métré fouŗa è béitchyé, mener paître le bétail; étré fouŗa: se dit a) des bourgeons qui se développent, des arbres qui feuillent; b) comme terme de jeu, «avoir gagné». || Prep. Fouŗa dé nó, l'a nyoun ën ché mêin, en dehors de nous, il n'y a personne en ce mayen; fouŗa dé chin iré rin oun crwéi moundó, en dehors de cela, il n'était pas mauvais.
fouró, s. m.  Fourreau, robe légère. Fourreau, robe légère. || Fourreau d'une arme.
fouson, s. m.  Serpe. Serpe. Le fouson s'emploie pour couper les branches. Le manche est muni d'un crochet; celui qui grimpe sur un arbre a le fouson au col de son habit ou de sa chemise, à une poche ou à son pantalon. È fouson l'an ó mąndzó dé corna, les serpes ont le manche en corne.
fousta, s. f.  Grand tonneau allongé servant au transport de la vendange. Grand tonneau allongé servant au transport de la vendange.
fousye, s. m.  Manche de la faux Manche de la faux. T'a brecą ó fousye, tu as cassé le manche de la faux.
foutèze, s. f.  Bêtise, bagatelle. Mot très connu du fr. pop. et des patois. Bêtise, bagatelle. Mot très connu du fr. pop. et des patois.
foutre.  Ce mot se rencontre seulement dans les deux expressions: ni foutre ni brįkye et ni foutre ni conye, qui sont synonymes et signifient: absolument rien. Ce mot se rencontre seulement dans les deux expressions: ni foutre ni brįkye et ni foutre ni conye, qui sont synonymes et signifient: absolument rien.
fówą , s. f.  Couvée. Couvée. L'a jou chiche da seconda fówą, il a eu six [poussins] de la seconde couvée.
fówa , v. a.  Fouler. Fouler. Nó véjin fówa hé bótsąché, nous allons écraser ces pommes sauvages; fówa a w'an-na, fouler la laine. || Fouler, distendre une articulation.
fówatą Faire du feu sans discontinuer. Faire du feu sans discontinuer.
fówata, v. n.  Voltiger, agiter les ailes Voltiger, agiter les ailes.I pówé fówatāé cómin pó vówą via, le coq agitait les ailes comme pour s'envoler. || Se démener. Vwi l'an rin ky'a fówatą fou kyè l'an dé prįja, i byo tin l'è pa pó grantin, aujourd'hui ceux qui ont de la récolte n'ont qu'à se démener, le beau temps n'est pas pour longtemps.
fówaton , s. m.  Follet, lutin, esprit familier hantant les vieilles demeures Follet, lutin, esprit familier hantant les vieilles demeures.Prov. L'ita wétchyąé dou fówaton, elle a été léchée par le tourbillon. «Se dit d'une fille-mère ou d'un animal qui porte avant l'âge normal» (Luyet). Dans le même sens, à Grimisuat on dit asegą dou fólaton, litt, têté par le fólaton.  Le provençal a fouletoun dans le même sens.
fówaton, s. m.  Tourbillon. Tourbillon. I fówaton l'è i bįje kyè ëntóŗoule è folé, é pé mountąnye porte via è ti di tsawé, le vent tourbillonnant est celui qui fait tourbillonner les feuilles, et dans les alpages emporte les toits des chalets.
foweną, v. n.  Tourbillonner, en parlant du vent. Tourbillonner, en parlant du vent. Can fowęne, quand le vent souffle en tourbillons.
fowia, s. f.  Folie. Folie.
fracą, s. m.  Fracas. Fracas.
fracachyę, v. a.  Fracasser.  Fracasser. Achyę pa enį derën ché, fracachéŗé tòte, ne laissez pas entrer celui-là, il fracassera tout.
framason, s. m.  Franc-maçon. Franc-maçon.
framasoneŗį, s. f.  Franc-maçonnerie. Franc-maçonnerie.
fran  - frąntse, adj.  Franc. Franc. Fó°" pa ché fya, l'è pa frąntse, il ne faut pas s'y fier, elle n'est pas franche. Chó l'è oun vën fran, ceci est un vin franc; dé bën fran dé détó, du bien franc de dettes; l'a ouncó bon' esprį fran, il a encore l'esprit vif et sain; l'è fran, quand un compte est juste. 
fran  adv.  Juste, justement.  Adv. Juste, justement. L'è fran chin, c'est justement cela; cha-to fran can vendre ? sais-tu exactement quand il viendra? chin va fran rin, cela ne vaut rien du tout. Il Loc. prov. ā frąntse margyerìta, à la bonne franquette. Expr. connue à Grimisuat, Nendaz, etc.
fran , s. m.  Franc (monnaie). Franc (monnaie).
frāné Plutôt frānèté, frānyèté. Plutôt frānèté, frānyèté.
frāné, s. m. Dim. de frānó.  Petit frêne. Petit frêne.
Frānó di mêin Frêne des mayens; sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ). Frêne des mayens; sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ).
Frānó di mêin Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ). Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ).
Frąnó di mêįn, Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucupariaL.). frêne des mayens:  Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucupariaL.). frêne des mayens: 
frānó s.m. Frêne Frêne Avwéi è frąnó oun fé dé bóna folé pó è tchyévre, è fachené chęrvon apréi pó borlą; i bó°" di frąnó ch'ënplïé pó féré dé mąndzó di j-otį, dé rlwidze, l'è dé bó°" dōo rétsasyą, le frêne forme un feuillage excellent pour les chèvres, les branches fournissent ensuite un bon bois à brûler; le bois du tronc est recherché pour faire des manches d'outils, des luges, c'est du bois dur très recherché.
franrózó, s. m.  Pomme . Capendu, variété de pomme rouge, franc-roseau. Pomme . Capendu, variété de pomme rouge, franc-roseau.
fransé, -ja, adj. et s. m. et f.  Français. Français. Peŗ'ënkyè oun vi méi dé j-Ètaweįn kyè dé Fransé, ici on voit plus d'Italiens que de Français; i parlé ó fransé, il parle français; parla ën fransé, parler français.
frantsemįn, adv.  Franchement. Franchement. Pó déŗé frantsemįn, pour parler franchement.
frāŗe, s. m.  Frère d'un ordre religieux. Frère d'un ordre religieux. L'è parti pó frëŗe, il est parti au couvent comme frère.
frāŗe, s. m.  Frère. Frère. Che rechënblon cómin dó°" frāŗe, ils se ressemblent comme deux frères. Nó chin infąn dé  frāre  avwéi   ché,   lui   et   moi sommes cousins germains. || En parlant des animaux. Ché bèŗą é ha fąea chon frāŗe é chwįŗa, ce bélier et cette brebis sont frère et sœur.  Par ext., se dit de deux objets formant la paire. Stou dó°" tsouson chon frāŗe, ces deux bas sont frères.
frarète Petit frère, Petit frère,
fraŗętse, s. f.  Parenté . Les frères et sœurs, Les frères et sœurs, parenté. Dé tó ha fraŗętse l'a pa jou oun kyè nó ęche idjyą, de toute cette parenté, aucun ne nous a aidé.
frātchyę, v. a.  Casser, endommager un objet. Casser, endommager un objet. Fou j-infan frātson tòte, ces enfants cassent tout. V. r. Se casser.
frāte, s. m.  Barbier, frater. Barbier, frater. Chéi eó kyè faŗį ó frāte vwi, je ferai le frater aujourd'hui.
fratse, s. f.  Blé qu'on laisse sans couper encore, parce qu'il n'est pas assez mûr. Blé qu'on laisse sans couper encore, parce qu'il n'est pas assez mûr.
frātsetó, s. m.  Qui brise tout; enfant qui use ou casse tout ce qu'il a. Qui brise tout; enfant qui use ou casse tout ce qu'il a.
Fré Frais, fraîche  Frais, fraîche .Fré nouó, tout neuf, frétse noua toute neuve.
fré  - fretse, adj.  Frais, fraîche. Frais, fraîche. Dé bōró fré, du beurre frais; dé tsêe fretse, de la viande fraîche; fé fré vwi, il fait frais aujourd'hui; ha éivwé l'è fretse cómin déjó a cąvwa ou coco, cette eau est fraîche comme sous la queue du coucou. Cette loc. prov. veut dire: très fraîche. || Joint à un autre adjectif ou à un participe, il a la valeur d'un adverbe; l'è fré rają, il est frais rasé.  S. m. N'ën ó fré ouncó pó cākyè tin, nous avons le frais encore pour quelque temps.
fré , s. m. pl.  Frais Frais. L'è itą condana a paé tó è fré, il a été condamné à payer tous les frais. || S'emploie qqf. au sing.: n'ën pa jou oun fré a paé, nous n'avons pas eu de frais à payer.
fré s.m. Fraise.. Fraise..-. Kyè dé fré ën Vawį ! que de fraises en Valais!
fréą, s. f.  Multitude, Multitude, ona fréą dé moundó, une multitude de gens.
frécantą , -tąë, part, et adj.  Fréquenté Fréquenté. Ha chaŗé 'na vāe frécantąe? - ouncó, ce chemin est sans doute bien fréquenté? - en effet.
frécaņtą , v. i.  Courtiser, fréquenter. Courtiser, fréquenter. Frécąnton tòta rlōo vya é venyon jaméi a byéi dé che maryą, ils se courtisent toute leur vie, et ne viennent jamais à bout de se marier. Il Frécąnté pa è pënté, il ne fréquente pas les cabarets.
frécantasyon, s. f.  Cour faite à une jeune fille par le galant. Fréquentation. Cour faite à une jeune fille par le galant. Fréquentation.
fréé, v. n.  Frayer, avoir des relations avec quelqu'un Frayer, avoir des relations avec quelqu'un. Nó fréįn pa mèi avwéi rlōo, nous ne frayons plus avec eux.
fréinó, s. m.  Poinçon de cordonnier. Poinçon de cordonnier. Oun pou tapa chou ó fréinó avwéi ó martéi, ma pa chou è j-awįn-né, on peut taper du marteau sur le poinçon, mais pas sur l'alêne.
fréita, s. f.  Faîtage.  Faîtage. L'an metou iną a fréita, ils ont mis le faîtage.
fréją, v. a.  Briser Briser. L'an fréją è fénéitré, ils ont brisé les .fenêtres.  Emotter. Fó°" fréją a têra avwéi ó petsāa, il faut émotter la terre avec le fossoir. Il Emietter. To frįjé tó ó pan pó rin, tu émiettes tout ton pain pour rien.  V. r. Se briser. Fou breséi che frijon pè man, ces «brice-lets» s'émiettent entre les mains.
frejoulou, -louja, adj.  Friable. Friable. Dé pan frejoulou, pa adousyą, oman, du pain friable, non adouci, tendre.
frépą, v. a.  Fouler, piétiner. Fouler, piétiner. Fó°" rin frépą è pra, il ne faut pas piétiner l'herbe des prés.
fręre, v. a. Frire.  Frire.
frétsé, fretséta, adj. et s. m. et f. Jeune, frais  Jeune, frais. I véi iré trwa frétsé pó barą avwéi 'na ątse, le veau était encore trop jeune pour lutter avec une vache. || Assez frais, frisquet. Fé frétsé, il fait frisquet.
frétsemin, adv.  Fraîchement Fraîchement. L'è arówa frétsemin, il est arrivé fraîchement.-
fretsōo, s. f.  Fraîcheur. Fraîcheur.
Fri   n.f.  Froid. ona fri dé ou : une froid de loup   Froid. ona fri dé ou : une froid de loup  
fri , fride, adj.  Froid Froid, ona bįje fride, une bise froide. || Adv. Chófle fri, il y a un souffle froid.
fri , s. m.  Froid, basse température, Froid, basse température, ona fri dé ou, un froid de loup; i fri, j'ai froid.L'a j-ou fri é tsa, il a en un coup de froid. || Prov. Chin kyè reviŗé a tsa reviŗé a fri, qui repousse le chaud, repousse le froid. Prov. Ch'ï coco l'a pa tsanta ó nou avrį, l'è mò dé fri, si le coucou n'a pas chanté le neuf avril, il est mort de froid.
fri , s. m.  Fruit, tout produit de la vache obtenu dans les alpages. Fruit, tout produit de la vache obtenu dans les alpages. L'an byin dé ątsé, byin dé fri, ils ont bien des vaches, bien du fruit.
frichyóna Frictionner.  v. tr. Frictionner.
frįja, s. f.  Miette Miette, ona frįja dé pan, dé frįjé dé frómądzó, une miette de pain, des miettes de fromage.
frijęta, s. f. Dim. de frįja.  Petite miette. Petite miette.
frijyą, -jyąé, part, et adj.  Frisé Frisé. Ha kyè l'a é pi frijyą, celle aux cheveux frisés.
frijyę, v. a.  Friser, Friser,. Ha cha tan byin frijyę celle-là sait si bien friser les cheveux.
frijyon, s. m.  Frisson. Frisson. Chįntó dé frijyon, je sens des frissons.
frilou, -louja, adj.  Frileux, Frileux, ona frilouja dinché, une femme frileuse à ce point.
frindjyą, -ąé, part, et adj.  Frangé Frangé. Fan pa ōrló a hé róbé, chon dri frindjyéi, elles n'ourlent pas ces robes, elles sont tout de suite frangées.
frindjyę, v. a.  Franger, effranger. Franger, effranger. Avwéi hé bóté to frįndzé tó é bòfé di pantaon, avec ces souliers tu effranges totalement les «canons» de ton pantalon. || V.r. S'effranger.
frindjyou, s. m. Instrument hérissé de pointes de bois, de forme variée, servant à remuer le lait caillé. Instrument hérissé de pointes de bois, de forme variée, servant à remuer le lait caillé.
frindre, v. a.  Remuer le lait caillé avec le frindjyou Remuer le lait caillé avec le frindjyou
frįndze, s. f.  Frange Frange. N'ën ënséi, té cópeŗį via hé frįndzé, viens ici, je [te] couperai ces franges.
frio°", frio°"ja, adj.  Frileux. Frileux. Chon pa tan frio°" fou, ceux-là ne sont pas si frileux.
friou, s. m.  Partie inférieure du grenį, à l'alpage. || Espèce de table sur laquelle on essuie et sale les fromages, après quoi on les remet sur les pantįré.  | Quand le fromage est sorti de la presse, il est porté au grenier ou cave à fromage - à Savièse, c'est le friou (premier sens) - où le «fruitier» a le devoir de le surveiller, de le laver tous les jours avec de la saumure, en le retournant chaque fois. Partie inférieure du grenį, à l'alpage. || Espèce de table sur laquelle on essuie et sale les fromages, après quoi on les remet sur les pantįré.  | Quand le fromage est sorti de la presse, il est porté au grenier ou cave à fromage - à Savièse, c'est le friou (premier sens) - où le «fruitier» a le devoir de le surveiller, de le laver tous les jours avec de la saumure, en le retournant chaque fois.
fripon, s. m. Fripon. Fripon.
friponeŗi, s. f.  Friponnerie. Friponnerie.
fritądzó, s. m.  Fruits des arbres (terme collectif) Fruits des arbres (terme collectif). N'ën pa jou vwéŗó dé fritądzó sti an, nous n'avons guère eu de fruits cette année.
frite, s. f. Fruits (terme colléctif) Fruits (terme colléctif) Kyënta frite sti an! quelle abondance de fruits, cette année! w'an da frite, l'année des fruits. Le même terme désigne l'ensemble des produits des troupeaux de la montagne.
fródjyę, v. n.  Profiter de quelque chose, se fortifier. Profiter de quelque chose, se fortifier. L'è itą ou mêin ma l'a rin fródjyą, il a été au mayen, mais il n'en a pas eu de profit [pour sa santé!]. || Du lat. fructificare.
fródzó, s. m. Augmentation de santé, de poids; profit, progrès.  Augmentation de santé, de poids; profit, progrès. L'a djya fé oun fródzó di a chenan-na pachą, il a déjà fait des progrès depuis la semaine passée [d'un chat qui a grandi].
frómadjyę, v. n.  S'abonnir, mûrir sur de la paille, à la cave, en parlant des fruits S'abonnir, mûrir sur de la paille, à la cave, en parlant des fruits. Fou prévwi chon dōo óŗa, fó°" wé j'é métré frómadjyę cākyè tin, ces poires sont dures à présent, il faut les laisser quelque temps s'abonnir (comme on laisse le fromage se faire).-
frómadzé, s. m. Dim. de frómądzó.  Petit fromage. Petit fromage.
frómądzó, s. m.  Fromage. Fromage. Dé frómądzó gra, myé gra, méigró, du fromage gras, mi-gras, maigre, selon qu'il est fait avec du lait non écrémé, peu ou entièrement écrémé; dé frómądzó da mountąnye, du fromage fait à la montagne; dé frómądzó da weteŗi, du fromage fait à la laiterie du village; dé frómądzó roti, du fromage rôti à la braise, vulgo raclette. Gwêrną ó frómądzó, soigner le fromage. Dé pan é dé frómądzó, du pain et du fromage (les aliments nécessaires à l'existence du paysan). || Cf. meta.
fromelą, s. f.  Fourmillement, Fourmillement, ona fromelą dé chiŗon, un fourmillement de cirons.
fromele, v. n.  Fourmiller. Fourmiller. Oun vi kyè fromele dé vèrméi, on ne voit que fourmiller de vers. Eprouver un fourmillement. Can fromęlon è pya, fó°" féré ona crwi chou a bóta, quand les pieds fourmillent, il faut faire une croix sur le soulier.
fromelemin, s. m.  Fourmillement. Fourmillement.
fromi, s. m.  Fourmilière Fourmilière.oun fromi de fromye róche,  un nid de fourmis rouges.
frómįn, s. m.  Froment. Froment.
fromyą, s. f.  Fourmi. Fourmi. Ě fromyé niŗé fan pa dé ma, les fourmis noires ne font aucun mal. Į| Ai dé fromyé derën i bréi, avoir des fourmis dans les bras.
fron, s. m.  Audace Kyën fron fó°" ai pó déré dé mintiŗi dinché! quelle audace il faut avoir pour dire de pareils mensonges !
fron, s. m.  Front.  . Front.  Fig. Audace. Kyën fron fó°" ai pó déré dé mintiŗi dinché! quelle audace il faut avoir pour dire de pareils mensonges !
fronda, s. f.  Fronde. Fronde. È mótsé venyon cóm'ona fronda, cóm'ona chiba ëncontr'a   pindole,   les   mouches   se jettent, comme une pierre lancée par une fronde, comme vers une cible contre l'attrape-mouches.
frostą, v. a.  User. User. Frostą è j-ālon, user les vêtements. V. r. Ha matįŗé che frosté dri, cette étoffe s'use tout de suite.Subst. Froundran è bóté a choun frostą [les maîtres] fourniront [à ce domestique] tous les souliers qu'il usera [à son user]. It. frusto.
frostabóta, s. m. Enfant use-souliers, désigne un enfant qui use les souliers outre mesure: Use-souliers, désigne un enfant qui use les souliers outre mesure:
frostafêe, s. m. Enfant use-fer, désigne qqn, surtout un enfant, qui use beaucoup de souliers. Use-fer, désigne qqn, surtout un enfant, qui use beaucoup les fers  des souliers.
frótą, v. a.  Frotter. Frotter. Fróté hé j-éijé tin kyè wè brekyéŗéi, il frotte cette vaisselle jusqu'à ce qu'il la casse. Il V. r. Se frotter.
frótchyoņ., s. m.  Frottoir des cordonniers. Frottoir des cordonniers.
frótémįn, s. m.  Frottement. Frottement.
frouda, s. f.  Fraude Fraude. Van tòté pé frouda rlōo, ces gens pratiquent en tout la fraude.
froudą, v. n.  Frauder. Frauder.
froudōo, s. m.  Fraudeur. Fraudeur.
frountįŗe, s. f.  Frontière. Frontière.  Extrémité du champ. Aą féré è frountįré, labourer les deux bouts du champ à la pioche.
frousa Frousse, peur. Frousse, peur.
frousa, s. f.  Grand nombre, grand quantité. Grand nombre, grand quantité. L'a pa dé bòsé, rin kyè ona frousa dé bwąté, il n'a pas de garçon, mais seulement un grand nombre de filles.
frwi, s. m.  Produits de l'industrie laitière Produits de l'industrie laitière. || Syn. fri, frite.
frwitchyè Fruitier. adj. Fruitier. Dé j-âbro frwitchyè. Des arbres fruitiers.
frwitchyé, s. m.  Fromager. Fromager.
frwitchyę, v. n.  Produire des fruits Produire des fruits. N'ën davwé ątsé a mountąnye, ma frwitséŗąn pa gran tsó°"ja, nous avons deux vaches à l'alpage, mais elles ne produiront pas grand-chose.
frwitchyęŗe, s. f.  Ensemble des vaches qu'avait autrefois une patóŗęcha.( fromagère d'un alpage ) Ensemble des vaches qu'avait autrefois une patóŗęcha. Jusqu'à la fin du siècle passé, l'ensemble des différents travaux à l'alpage - excepté la garde des troupeaux - était confié à un certain nombre de femmes dont chacune, appelée patóŗęcha, se chargeait des vaches de quelques particuliers lesquelles étaient sa frwitchyęre.  Ce mot signifie aussi le temps pendant lequel une laiterie de village est ouverte, jusqu'au départ pour le mayen. L'an de k'i frwitchyęŗe che froun ó vën dé māé, ils ont dit que la laiterie se ferme le 20 mai.
fwa , s. f.  Foi Foi. Usité dans l'expression: ma fwa! ma foi! || Cf. fwé.
fwa , s. m.  Feu. Feu. Féré dé fwa, faire du feu; avyą ó fwa, allumer le feu [raviver les braises du foyer]; ënprįndé ó fwa, allumer une lumière; métré ó fwa ou fòrnéi, mettre le feu au poêle, l'allumer. Ménage. ën ha mijon l'a cątró fwa, il y a quatre feux dans cette maison; nó fó°" paé tan pé fwa, il nous faut payer tant par feu. Incendie. L'a feŗou i fwa outr'a Granwé, il y a un incendie à Granois; chon enou métré dou fwa, ils ont maîtrisé l'incendie; l'è pa foche dé tan prêcha, l'è pa i fwa, il n'est pas besoin de tant se presser, il n'y a pas le feu; i coŗïé cómin can van ou fwa, il courait comme quand on va au feu. Métré a man ou fwa, jurement surtout chez les enfants: mettre la main au feu [tant on est sûr d'une chose.].
fwagrëndzé, s. m.  Grésillement et étincelles qui se produisent à l'extérieur des chaudières, marmites ou casseroles placées sur le feu et qui sont considérés comme un signe de froid. Grésillement et étincelles qui se produisent à l'extérieur des chaudières, marmites ou casseroles placées sur le feu et qui sont considérés comme un signe de froid.
fwatą, v. a.  Fouetter, donner la verge. Fouetter, donner la verge. S'to obeį pa, té fwątó, si tu n'obéis pas, je te donne la verge. On croit qu'il est bon de donner la verge aux enfants à la fête des saints Innocents.Syn. vwista.
fwatāé, s. f.  Correction, fessée. Correction, fessée.
fwé, s. f. Foi Foi .Yó įŗó prou dé bóna fwé, j'étais tellement de bonne foi; dé crwêe fwé, de mauvaise foi; kyęnta dzin a bòné fwé! quelle personne naïve !Fwé é sèrte! sur ma conscience!
fwé, s. f.  Foi, vertu théologale. Foi, vertu théologale. L'a prou li dé crwéi wivró, l'a perdou a fwé, il a tant lu de mauvais livres qu'il a perdu la foi.  Confiance.I  rin fwé ën fou rémyédó, je n'ai pas confiance en ces remèdes. 
fwéeądzó, s. m.  Chauffage, affouage Chauffage, affouage,usité dans l'expr. dé bó°" dé fwèeądzó, du bois d'affouage.
fwèeatą, v. n.  Faire du feu, activer le feu Faire du feu, activer le feu. Radą óra cómin fwèeąté! regardez maintenant comme le feu est actif!
fwèeatāé, s. f.  Flambée. Flambée. Tsękyé fwèatąé che vi ënséi chęla, chaque flambée se voit d'ici.
fwën-na, s. f.  Fouine. Fouine.
fwën-ną, v. n. Dessécher, flétrir ou tomber avant d'arriver à maturité. Se dit des pois, des choux, des fruits.  Dessécher, flétrir ou tomber avant d'arriver à maturité. Se dit des pois, des choux, des fruits. L'an fouën-ną è tsó°", les choux ont dépéri.
fwën-né, s. m.  Personne, surtout enfant, au corps fluet, peu développé Personne, surtout enfant, au corps fluet, peu développé. L'è oun pó°"ró peti fwën-né dé côo, c'est un pauvre petit corps fluet. Syn. rébachon.  Fouineur, fureteur et, par suite, personne peu considérée. Pó ha pesta dé fwën-né l'a rinky'a tòrną per ënkye, cette peste de fouinard n'a qu'à revenir ici!
fya (che), v. r.  Se fier. Se fier. Fó°" pa che fya a nyoun, il ne faut se fier à personne.
fyakye, s. m.  Fic, excroissance sur une partie du corps d'un animal. Fic, excroissance sur une partie du corps d'un animal.
fyąnse, s. f.  Confiance Confiance. || A Grimisuat: s. m. aide-garde champêtre.
fyāó, adv.  Bien sûr (approbation): Bien sûr (approbation): ó ó! fó°" pa pédré cóŗądzó pó chin, Mąrya. - fyāó prou, ma l'a dé có°" ky'oun pou pa méi, oh! il ne faut pas perdre le courage pour cela, Marie. - Bien sûr, mais il y a des fois qu'on n'en peut plus. || On entend aussi prononcer fyôo.
fyè, fyęre, adj.  Fier, violent, méchant Fier, violent, méchant. Fyè cóm'oun pyó, fier comme un pou.
fyèró, adj. et s. m.  Fiérot, vaniteux, orgueilleux. Fiérot, vaniteux, orgueilleux.
fyèrtą, s. f.  Fierté Fierté. L'an bën prou dé fyèrtą, ils sont tout de même bien fiers.
fyèrtoutse, s. f.  Fierté. Fierté. L'a ona fyèrtoutse kyè fé pwįré dé vêré, il a une fierté qui fait peur à voir.
fyó°"wéta, s. f. Dim. de fyó°"wa.  Petite bouteille. Petite bouteille.
fyon, adj.  Gras, fort. Gras, fort. Ché frómadzó l'è fyon, ce fromage est très gras. || Fin. L'è peti ma l'è fyon, c'est petit, mais c'est du fin. || Prov. È catson róché l'an ó bacon fyon, les cochons roux ont le lard gras. fyôo. Voy. le mot fyāó. 
fyon, s. m.  Coup Coup. T'a rin ky'a pa té tenį kïa, to atrąpé oun fyon, tu n'as qu'à ne pas rester tranquille, tu reçois un coup.
fyóouwa,  s. f.    Contenu d'une bouteille, Contenu d'une bouteille, ona fyó°"wą dé vën, une bouteille de vin.-
fyoouwaa, s. f.  Bouteille, fiole, flacon Bouteille, fiole, flacon.Ha fyó°"wa tën prou dó°" wįtré,cette bouteille contient bien deux litres. 
fyouja, s. f.  Fougère Fougère. On dit aussi ęrba fyouja. È fy°"jé chon bóné pó ó rématrįsyó, les fougères sont bonnes contre le rhumatisme.