a A , complément d'attribution L'a tó fé porta a mè il a tout fait porter à moi.
a A , Direction vers une personne Pòrta plint'a w'ëncoŗa, ou tsatawan porter plainte devant le curé, le juge.
a A ,  par ext. Exprime la filiation, l'appartenance, la dépendance. Cet emploi est des plus fréquents . Sta l'è i bwata a mè, i féna a Dzojé, i mar'a nó , i féita a Djyo..celle-ci est ma fille, la femme à Joseph, notre mère,la Fête-Dieu
a A .  Rapport de manière    A tsardze có°", a pya nou , teni a min, awënprënma, brinta a rin , góna a dzeron, a raton, a recòon, a tsaoun : Sur les épaules, à pieds nus, se rappeler, à la légère, brante portée à dos d'homme,habit à basques , à quatre pattes, à reculon, au bout.
a A .  Rapport final avec féré :  fér'a chaï : Faire savoir (litt.: faire à savoir;élidé,en plus!).
a à la  :  avec des appellatifs   Aa a mécha, a benerechyon, a gyêra. ,Aller à la messe, à la bénédiction, à la guerre.
a à la : position dans un lieu,  l'è  ā cojena, i cla l'è  ā porta dé mijon,  il est à la cuisine,  la clef est à la porte de la maison.
a A,  Chon arówa a tin po prind'ó trin, â véla , a fën de outon,  Ils sont arrivé à temps pour prendre le train, à la veillée, à la fin de l'automne.
a avoir ; 2è. Et 3è. Pers. Du sing. Du v. Ai,    T'a, tu as; a-to? As-tu? Dzojé l'a fé chin, Joseph a fait cela; a t-e pochou parla?A-t-il pu parler?
a  La,   art. f. sg.  Mena ën tsan a atse, mener aux champs la vache; chò l`è pò a bwata, ceci est pour la fille ; l'è enou a néi da Tósin , il est venu la nuit de la Toussaint.
ā  au datif contraction de a la A la Bale chin  ā mare, donne cela à la mère. Cf.i
a ! Ah!   interj.marquant l'impatience   A ! Ache mé dé répo°": Ah! laisse-moi du repos!
a bąda, voy. abąda; Bétail libre, non attaché. Bétail libre, non attaché.
a bóna  s.f Bonne récolte Le sens de ce mot est fort divers  selon le  subst.   qui  a été sous-entendu.   Bonne  récolte:   dé j'abregó paré, kyè l'aïé a bóna, des abricots, il paraît qu'il y en avait beaucoup. Nous n'avons peut-être dans cet exemple qu'une  extension de l'expr. ai a bóna, être de bonne composition, de bonne humeur: vwi fó°" ó t'achyę trankiló, la pa a bóna, aujourd'hui il faut le laisser tranquille, il n'est pas de bonne humeur.-
à deriŗemin, adv.  A la fin. A la fin.
ā dōo  Loc. adv. fréquemment et régulièrement: fréquemment et régulièrement: ha tó vën ā dōo, cette toux vient persévéramment.
A ouaba, loc. adv.:  à la descente   è rlouidzé van vitó ouéi, l'è prou a ouaba; les luges vont vite, ici, c'est assez en pente! Son opposé est a w'amou : à la montée,.
a prép. à  Dans le rapport de lieu, a est très souvent renforcé par un adverbe : Va ba a chyoun fér'ó martchya, il va en bas à Sion faire le marché; outr'a Droun-na , en-là à Drône; ina a Mountèlè en-haut à Monteiller.Cet adv. sert à désigner l'endroit exact par rapport à celui qui parle. Dans cet emploi, "a" est très souvent remplacé par " ën". Cf. ën. 
a roba En roulant. En roulant.
ā tabla, loc. adv. A table. A table.
a tôo é a dri A tort ou à raison A tort ou à raison
A tson vélą  ( tsaoun, tsaon ?? ) A la fin de la veillée. A la fin de la veillée.
a tsouson bréca loc.  A chaaussure cassée (litt. ) Ce mot ne se rencontre que dans l'expr. ómó é i féna a tsouson bréca, qu'on dit quand on voit un homme et une femme non mariés ensemble aller l'un à coté de l'autre.
A vóouą A la volée. A la volée.
A6A tsocata v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca. v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca.
aa Aller , avec un déterminatif substantif   Aa parin, marin-na : Aller parain, maraine
aa Aller ,marcher sans complément,aller, partir    reskyé pa kyé vaechó; : risque pas que j'aille
aa Aller à Saint Barthélemy à Nendaz   Aa a Chën Bèrtami 
aa Aller, marcher   Aller, marcher  Impératif :Va, vajin ou vejin  : Va, allons
aa  Aller comme dans le vieux français signifie aller en pèlerinage.  Aa i j-Ermeté Aller aux Ermites (en pèler. à Einsiedeln).
aa  Aller  aa ou tsan :Aller labourer les champs avec la charrue.
aa  Aller  Aller   aa  ā manoura (voir ce mot), : aller à la manoeuvre
aa  Aller  Aller   aa ën tsan : conduire au pâturage
aa  Aller  L'a pri ó rémyédó é l'è jou mindró : il a pris le remède et s'est allé plus mal
aa  Aller  Proverbe Plan va , rlwin tsemené :à plat va, loin chemine
aa  Aller  van pa grantin a crééa :ils ne vont pas très long avant de crever (faire faillite).
aa  Aller     Ou on aa che froston hou j'ënstromin. : Au long aller, avec le temps ces instruments s'usent.
aa  Aller ,marcher , sans complément,aller, partir     Cha ouncó pa aa méimó;: il ne sait pas encore marcher
aa  Aller ,marcher sans complément,aller, partir   chè achye aa: Se laisser aller
aa  Aller à Saint Jean (Salquenen)  Aa amou a chën Djyan  (Salquenen) 
aa  Aller avec un adv. ou une prép . Aa vïa :aller loin, partir
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa a pya nou : aller pieds nus
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa contr'ó byó :aller contre le beau(temps)
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa outr'ënséi:aller outre en-çà
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Va chou é vënt-an : il va sur les vingt ans.
aa  Aller, marcher   Part.passé : jou : Allé, été
aa  Aller, se porter     Cómin vó va t-e : comment allez-vous
aa  Aller,convenir, être bon à    Chin rlwi va cómin'na chonale a oun tsën :cela lui va comme une sonnette à un chien.
aa  Aller,convenir, être bon à    Va pa dé trālé óra ba pé é sewi, chonalon twa é bóché :ça ne va pas de travailler maintenant à la cave, les tonneaux sonnent trop (disait un vigneron après une récolte de misère ).
aa   Aller , avec un verbe. Prov. Fó°" pa ché deveti dééan ky'aa dromi  :Il ne faut pas se déshabiller avant que d'aller dormir.
aa   Aller ,marcher sans complément,aller, partir  i pou pa méi aa ; : Il ne peut plus aller
aa    Aller , avec un déterminatif substantif  Aa chorda , vawé, noura : Aller soldat, valet, rester comme belle-fille chez ses beaux-parents.
aa    Aller, marcher   Part.prés., ën awin; : en allant
aa    Aller, marcher   Subjonct. prés.: kyé vajechó, ou vaechó.:que j'aille
aa ën deri. Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé
aa v.n. Aller, marcher       Imparfait : vajïó,etc. : J'allais etc.
aa v.n.  Aller, marcher   Cond. présent  Vaŗôo, to vaŗi, vari, no vaŗan, vo vaŗi, vaŗan. :J'irais, tu irais, il irait, nous irions, vous iriez, ils iraient.
aa v.n.  Aller, marcher   Fut. Vaŗi, to vaŗéi, vaŗé.  :J'irai, tu iras, il ira
aa v.n.  Aller, marcher       Présent.: vejo, to va nó vajin (ou nó vejin), vó aa, i van. :Je vais, tu vas , nous allons, vous allez, ils vont.
aa! Interj. attention! Aa! S'to féi chin t'aréi a fér'avwéi mé !Si tu fais cela , tu auras  à faire à moi ! Indiquant la menace.Attention ! 
tósèté Petit garçon sot.Dimin. de tóse. n. m. Dimin. de tóse. Petit garçon sot.
ab Ab  nom sans signification que l'on donne à un des joueurs au jeu des gages.
aba !  Ah bah !  Interjection exprimant une forte négation, une impatience, une répulsion   Aba! Kyé t'éi enoeou ; aba! Va t'in 'ra : ah! Que tu es ennuyeux! Ah! Va t'en maintenant!
aba !  En bas, adv.      Cré cómin i cavwa di véi, aba: Il grandit comme la queue des veaux , en-bas.
abachye v.n. Abaisser, faire descendre le lait dans les trayons pour faciliter la traite. Ky'ou t-e fér'amou mountanye, can cha pa choweminte abachye! : que veut-il faire en haut à la montagne quand il ne sait pas seulement abâcher! On entend quelques fois le tr. Abachye é atsé, "abaisser" les vaches
abada ( ch' ) v.pr. S'ébattre , au sens fig. S'abandonner, se laisser aller au découragement.  Yó m'abadó pa:Moi je tiens ferme, je ne me décourage pas!
abada ( ch' ) v.pr. : S'ébattre, prendre son essor, errer, courir à l'aventure.          Ir'i bwata pó mé mena, powïó pa aa m'abada.  c'était la fille pour me mener, je ne pouvais pas courir à l'avenmture  (tout seul; c'est un malade qui parle).
abada ou bada, adv.  Se dit du bétail qui est libre, non attaché.   È tchyévré chon étatchyéi, ma è atsé chon tó ó dzó abada:Les chèvres sont attachées mais les vaches sont libres tout le jour.
abadi.-ite :  coureur.-euse (particulièrement de nuit)   Kyën brote abadi ! Kyënta abadite ! . Quel vilain rôdeur! Quelle coureuse!
abai  abbaye  N'est guère employé que dans l'expression : w'abai dé Chën-More : l'abbaye de Saint-Maurice
abajou n.m. abat-jour de lampe abat-jour de lampe
abandon n.m. abandon n.m .Litt.Usité surtout dans l'expression a ou'abandon; l'è tòt'a w'abandon ba pé ché séwi ; l'an tòt a w'abandon pé Sénin.: à l'abandon; c'est tout en désordre en-bas par cette cave.les (pâtres) n'ont pas besoin de garder les troupeaux au Sanetsch.
abandona v.t Abandonner.  L'a abandona fèn'é j'infan é l'è parti ën-Amerikye  : il a abandonné femme et enfants et il est parti pour l'Amérique.
abandona v.t.  Abandonner. Laisser seul   ó t'abandouné pa oun móman : elle ne le laisse pas seul un moment.
abasta Calmer, mâter: L'a méi dé traó, l'è abasta óŗa  i mówé :Il a plus de travail, il est maté maintenant le mulet. ;
abasta v.pr. Calmer, mâter: iŗé tan fyè pó parti ba, ma can l'a jou pòrta a brinta tan kyé dó tā, ché prou abasta : Il était si fier (le matin) pour descendre, mais quand il a eu porté la brante jusqu'au soir , il s'est bien calmé.
abatardi  Abâtardir .L'an achya tòt'abatardi fou byó pra.: ils ont laissé s'abâtardir complètement ces beaux prés.
abatou.-âe, adj, Abattu.-e    óra apréi chin l'a pa méi pochou trâle vwéró ir'abatou. : Affaibli au physique ou au moral:maintenant après cela, il n'a plus pu travailler tant il était abattu, découragé.
abatré v.t Abattre.   Abatré è pómé   : faire tomber les pommes.
abêe n.m. Abri, endroit pour passer la nuit. iré retsó é l'a achyaè j'infan chën abêe:il était riche et (pourtant) il a laissé ses enfants sans un abri, c.-à-d. Sans une maison.
abéi n.m.  Abbé   w'abéi Bride: l'abbé Bridy ,  néologisme fort peu usité.
abele v.t. Habiller, vêtir    Moins usité que veti
abelémin n.m.  Habillement, habit. Le mot ālon est beaucoup plus en usage.
abéra  v.a. abreuver , donner à boire en parlant du bétail. donner à boire en parlant du bétail.
abéra v.a. Boire   è vāè cho tan cowinté anéi , oun pou pa abéra è eatsé, fó°" aa bale bir'ou bou; va mena abéra è eatsé !: Les routes sont tellement glissantes ce soir, on ne peut pas conduire les vaches à l'abreuvoir, il faut leur apporter à boire à l'étable; conduis abreuver les vaches!
abéra v.a. Boire Donner à boire abondamment à quelqu'un Dé moudo dinche i fodri é j'abéra pó kyé fouechon contin : :les gens de cet acabit, il faudrait les abreuver, pour qu'il soient contents!
abéra v.r. : Boire    I plache kyé venyon ch'abéra :la place où elles viennent s'abreuver.
abéravwa loc.adv. En désordre, dispersé en tout lieu.      L'è tòt abéravoua pé a tsambra; rlwi l'è ò mwin ën têra benite, ma è j'âtro chon tòt abéravwa  : c'est tout en désordre dans la chambre; lui repose au moins en terre bénite(dans ce cimetière), mais les autres (morts) sont dispersés dans tous les coins.
abèrdjye v.t. :  Héberger, loger et donner à manger à qqn.; donner l'hospitalité. L'aran n'a brota po abèrdjye tui hou moundo; tui dé mijon nouwé can chan djya byin abèrdjya. Ils auront une difficile pour héberger tout ce monde: ils ont tous des maisons neuves alors qu'ils sont déjà logés!
abêrdzó n.m. Gîte, endroit où l'on est hébergé. L'aïé tan dé moundó ha néi , l'a prou dé hou kyé l'an falou aa tsasye o'n abêrdzó atra pā .  : Il y avait tant de gens ce soir , plusieurs ont dû aller se faire héberger ailleurs.
abétchyé v. Empiéter sur..., Pencher fortement d'un côté.      abétchyé l'è rówdjye, avansye, can oun pou acrotchyé cakyé tsó°"ja; pó féré ché tsawé, l'a rin fé ky'abétchyé chou chin dou coumoun.   "abêcher" c'est ronger, empiéter quand on peut acaparer quelqur chose; pour bâtir ce chalet, il n'a fait qu'empiéter sur le territoire communal.
abétchyé v. Flatter quelqu'un pour extorquer quelque chose. abétchyé  chin l'è aa pé câcoun, ché fróta pó terye foura cakyé trso°"ja vouéró é t-e enou per-ënkye abétchyé , po ai ha mitchya dé grandze! "abêcher", c'est c'est aller chez quelqu'un,  c'est se frotter pour lui soutirer quelque chose; que de fois il est venu par ici ,nous flatter pour avaoir cette moitié de grange !
abetouda n.f. Habitude   w'abetouda fé bócó°"; syn plus usité ; cotoma : l'habitude fait beaucoup; syn.:coutume
abetowa v. Habituer   accoutumer est plus usité.Acotoma est plus usité
abetro n.m. Hôte, celui qui reste avec qqn., qui va chez les autres Charan continté hé da Vwespela d'étré dèbarachyèi dé hou j'abetró; elles seront contentes, celles (les femmes) de la Vuispille, d'être débarrassées de ces hôtes.
abétséi n.m. Alphabet.     L'è jou tó w'an a w'écó°"wa é cha pa  w'abétséi   Il est allé toute l'année à l'école et il ne sait pas l'abc.
abewena Apaiser, calmer, amadouer wi paea oun vëró pó o t'abewena: je lui ai payé un verre pour l'amadouer.Cf. adoba
abi n.m. Habit des confrères du Saint -Sacrement ; la confrérie elle-même.  L'è vwi kye ché méton dé w'abi;  C'est ajourd'hui qu'ils reçoivent l'habit.Cet habit comprend une espèce d'aube allant jusqu'aux genoux, la cingule et une cape pointue couvrant la tête complètement et n'ayant que deux trous pour les yeux.
abi n.m. Habit, vêtement quelconque. Proverbe : L'è pa w' abi kyé fé a bonta , l'è w'abi kyé fé òmò. Ce n'est pas l'habit qui fait la bonté; c'est l'habit qui fait l'homme.
abiló, abile, adj.  Habile, adroit, actif, surtout celui qui fait vite quelque chose.  L'è abiló pó trāle, il est habile au travail, il travaille avec dextérité.  Prov. Abiló a tabla, abil'ou traó, celui qui fait vite a table, fait aussi beaucoup de besogne.
abima, v. a.  Abîmer, gâter considérablement un objet.  Hou j-infan abimon tòte, les enfants gâtent tout; hou kyé van êrdjye l'è rwidó vwéró abimon è vâé, ceux qui vont arroser, c'est terrible comme ils abîment les chemins [en y faisant passer l'eau]. 
abima, v. r.  Se meurtrir.  Oun ch'abimé è man avwé hou brote j-oti, on se meurtrit les mains avec ces vilains outils.
abiméréi, -méra, s. m. et f.  Qui casse ou gâte tout.  Chervé rin d'atseta dé byo j- ālon a hou j-abiméréi, il est inutile d'acheter de beaux habits à ces enfants qui gâtent tout.
abinistra, v. a.  Administrer l'extrême onction.  Yè l'an abinistra ó vejèn a nó, hier on a donné les derniers sacrements à notre voisin; can w'ëncora va abinistra cācoun,
abita v.a. Habiter Habiter
abitabló.-abla , adj. Habitable. Chon pa dè j'éitró abitabló Ce ne sont pas des locaux habitables.
âbló adv. Absolument, vraiment.  L'a ābló rin dé vénindzè sti an il n'y a absolument pas de vendange cette année. N'est guère usité que dans les expressions négatives.  âble, adj., est fréquent en afr. dans le sens de habile, convenable, favorable.
abó°", adv.   Se dit d'un vase retourné sur son orifice. Dabo kyè t'a bwééa a brinta, mé wa abó°" pó chétchyé,  D'abord que tu as lavé la brante, mets-la sur son orifice pour la sécher.
aboja v.n. Abuser. Chon pa dè tso°"jè kyé fo°" aboja Ce ne sont pas des choses dont on puisse abuser.
abòkye ou a bòkye, adj.      Se dit de la chèvre en chaleur. Cf. abou, qui est un mot de formation analogue.I tchyévra l'é abokye . la chèvre est en chaleur.
abòkye ou a bòkye, adj.:, A cheval sur qqn ou qqch.   iré achéta a bokye chou a brantse il était assis à cheval sur la branche.
abominâbló, adj.  Abominable. Abominable.
abôna, v. a. Combuger. Can méton foura è bóché pó abóna, l'é oun sinyó kyé è vénindzè apróson.quand [les gens] sortent les tonneaux pour les combuger, c'est un signe que les vendanges sont proches  Va métr' (ou fér') abóna hé j-éijé outré déjo ó pechó pó è j-ënpléé déman.va  porter cette boissellerie sous la chute d'eau pour (qu'on puisse) s'en servir demain.
abondin, -dinta, adj.   Abondant. Ona féna abondinta. Désigne en partie, une femme qui a beaucoup d'enfants: une femme féconde.
abóowa, abówâe, adj.  affaissé Oun crwéi abówa di j-étchyéblé:un petit garçon aux épaules enfoncées
abóowa, abówâe, adj.  affaissé  Oun tsate trwa abówa un chat au derrière trop affaissé.;
abóowa, abówâe, adj.  affaissé .Se dit aussi d'un bâtiment qui s'affaisse. Ché racāa l'é nète abówa :cette grange(ce racard) est très affaissée, écrasée.
abòra  v. a. Ecraser les épaules,  affaisser,     Métré pa na tsārdze dinché chou è j-étchyéblé, chin pori ó t'a-bóra,    :ne [lui] mettez pas une pareille charge sur les épaules, cela pourrait lui affaisser, écraser les épaules.
abóra , abórâe, S. m. et f. Petit,ratatiné, voûté. Ché crwéi peti abóra l'é i promye dé w'écó°"wa Ce vilain petit, chétif est le premier de l'école! ,  L'afr. et le mfr. connaissent aborrer «rembourrer».
abóra 20, abórâe, part, et adj.. Qui a les épaules enfoncées. Par ext. Petit, ratatiné, voûté.  l'è tsèjou ba d'oun ormó can iré peti, l'è di adon kyè l'a abora dinche : il est tombé d'un orme quand il était petit, c'est depuis lors qu'il est resté ainsi chétif.
abòra v. a.  Ecraser un tas de foin,fouler, tasser, etc.      L'a dé hou kyé l'an dromi chou ó mwatson a nó, ó t-an tót'abóra, il y a des gens qui ont couché sur notre tas de foin, ils l'ont complètement affaissé.
aborda , v. a. Aborder, atteindre un endroit      L'a prou dé gātso outór di tsawè, l'è pa kyésyon d'abórda Par ext. se dit aussi des gens. Cómin oun pori t-e ch'ëntindré can ché āché pa aborda,.: il y a tant de boue autour des chalets [qu'] il n'est pas possible de s'en approcher. |[ Par ext. se dit aussi des gens.:  comment pourrait-on s'entendre, il ne se laisse pas aborder.
aborda , v. a. Border.  Outr'a Gromejwa l'è pa cómin ën Chavyeje, chon pa rônya è bôchon, oun vi hou pra byin aborda dé bôchon, : à Grimisuat ce n'est pas comme à Savièse, les buissons ne sont pas rognés, on voit les prés bien bordés de buissons.
abôrnye, v. a. .  Rendre borgne, éborgner    ën cajenin, ona atse ó t'a abórnya d'oun có°" dé corna : en soignant le bétail, une vache l'a éborgné d'un coup de corne.
abosta, v. n. .  Réfléchir, étudier, essayer [de lire p. ex.]    Pó lère ó patwé fódré prou abosta 'na vwārba,  : pour lire le patois, il [me] sera nécessaire d'étudier un moment.
abôtchya, abôtchyae, part, et adj.  Penché  Ir'abótchya ëncontr'a morale  :  il avait la tête penchée contre le mur ;, fó°" óta oun cochën, chéi trwa abótchyae,   il faut m'enlever un coussin, je suis trop penchée (dit une malade).
abôtchye V. r.  S'appuyer en avant, se pencher.  Ch'abótchye pó bire ou tórin,  tankyé foweché pachaé w'escwada, oun pou ni ch'abótchye. ni ch'écóta,  :se pencher pour boire au torrent; jusqu'à ce que la crise soit passée, on ne peut ni se pencher en avant ni s'appuyer du dos.
abôtchye, v. a. Appuyer, pencher. Appuyer, pencher.
abotecou, s. m.  Désordre; sottise.  E  j abotecou chin chon dé tsówjé chenanderi, les abotecou sont des choses sens devant derrière; chin chon dé trestó moundó, fan pa kyé dé j abotecou, ce sont de pauvres gens, ils ne font que des sottises.
abótson ou a botson, adv.  Penché, la face contre terre.  Ir'abótson apréi bir'a fountanna, couché sur le ventre il buvait à la source; dromïé abótson chou a tabla, il dormait la tête appuyée [contre les bras] sur la table.  Voy. sur ce mot répandu en afr. et en fr. provincial ainsi que dans les patois suisses. Gloss. II, 563.
abou. ou a bou, adv.  A bœuf !  Se dit de la vache qui est en chaleur. I atse l'è abou, la vache est en chaleur; vën abou, elle devient en chaleur. [[ Même mot à Aoste, Grimisuat, etc.
abrâchye, v. a. Embrasser.  Teni abrachya pé ó co°", tenir qqn embrassé par le cou.  La forme courante du mot est ënbrâchye. \\ Gloss. I, 71.
abregó, s. m.  Abricot. Abricot.
abregoti, s. m.  Abricotier. Abricotier.
abrele (ch'), v. r.  Prendre sa position pour dormir, s'endormir. L'a pa fé kyé ché tòrminta é tochi, l'a pa pochou ch'abrele tóta a néi, il n'a fait que se tourmenter et tousser, il n'a pu s'endormir de toute la nuit; ch'abrele óra, il est en train de s'endormir maintenant; can charan tui abrela, quand tous seront endormis.  Le verbe abriier est fréquent en afr. dans le sens de «couvrir, abriter»; s'abriier = s'établir, prendre sa position. | Gloss. II, 169.
abrita  v. a.  Abriter Abriter
abrita .-tae, part, et adj. . Abrité   Chin l'è oun rlwa byin abrita , c'est un endroit bien abrité.
âbrô, s. m.                                Arbre Arbre
abroti, abrotite, adj.  Abruti Abruti
abyéi ou a byéi Adv.   A bout   C'est l'expression eni abyéi «venir à bout»qui est surtout usitée. L'an fé è morale é tòte, ma chon pa enou abyéi dé métr'ò ti déean w'evêe, ils ont fait les murs [de la maison] et tout [le reste], mais ils ne sont pas venus à bout de mettre le toit avant l'hiver; t'é enou. abyéi dé chéé ché pra tó chówé, tu es venu à bout de faucher ce pré tout seul.
abyéi ou a byéi Adv.   Suffisamment, en quantité. Suffisamment, en quantité. Can l'aïó abyéi d'āséi balîó, quand j'avais du lait en quantité, j'en donnais. | Voy. byéi.
acabla v. a.  Accabler Accabler
acha, s. m. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. I tapa da téita ba ou bou pé hou acha chou, j'ai cogné de la tête contre ces «assets» au-dessus de vous; ché tsanyó baléré oun byo acha, ce chêne fournira un bel «asset». || D'après le Gloss. II, 37, le mot serait le subst. verbal de achéta «asseoir», poser des fondements.
achachën, s. m.  Assassin Assassin
achachena, v. a.  Assassiner Assassiner
achana  v. a. Assainir     Assainir     É wemache achan-non è catson, les escargots assainissent les porcs.
achani, v. a.  Dépouiller qqn de qqch., le piller Dépouiller qqn de qqch., le piller.Can venyon per ënkye, ché vïon achani hou capotsën, quand ils viennent par ici, les capucins se voient dépouillés [de leurs images].
achaoue, s. m.  Alise Alise.achaoue, s. m.  Dé flamawé dé j-achawé, des pains d'alises. On en faisait du pain autrefois en y mélangeant de la farine.
achaoui, s. m.  Alisier Alisier.Ina pé è pra baāa l'a prou dé j-achawi, dans les prés bâtards les alisiers abondent.
acharna, -nâe, adj. , Acharné    Acharné      iron dé j-acharna pó ha partie, ils étaient (des) acharnés pour ce parti.
acharti, v. a. Mordre, piquer Mordre, piquer.L'è ita acharti d'ona charpin : il a été mordu par un serpent. Can l'a jou prou fan achartïe prou derën ou pan : quand il a eu bien faim, il mordait bien dans le pain.
acharti, v. a.  Serrer fort Serrer fort.L'è ijya a wema ó fêe, can i tò acharté byin, il est facile de limer le fer, quand l'étau serre bien. Il
ache  adv.  Aussi.  Aussi.C'est probablement le même mot que achi, dans la prononciation rapide. T'éi ache grou kyé rlwi, tu es aussi grand que lui. On retrouve cette forme dans le composé achebën.
ache  s. m.     As . As . w'ache dé côo, ; As.l'as de cœur ;acojó è catró j-aché, j'annonce les quatre as.
achebën, adv.  Aussi bien ; Aussi bien ;ou achebën pa féré'na tso°"ja, l'è fóche dé ch'ëngrëndjye, aussi bien il ne veut rien faire, on est obligé de se fâcher avec lui.
achebën, adv.      Aussi Aussi.Fransi l'è achebën ita avwéi nó ona vwarba,  François a aussi été avec nous un moment.Savoie (Const.) asbin. Mot comp. de ache et bën. Gloss. II, 38.
achele, s. f.   Bardeau. Bardeau.Dan j-oun tin tui è tsa°"è iron co°"êe avwéi dé j-achelé, ; di kyé l'a borla Tsandowën, l'an aréta dé crowi è mijon avwéi dé j-achelé,  Autrefois tous les chalets étaient couverts avec des bardeaux; depuis que Chandolin a été incendié (1865), on a cessé de couvrir les maisons avec des bardeaux. || Il ne faut pas confondre achele et taelon; le premier est une planchette grossière et relativement épaisse destinée à couvrir les toits, tandis que le taelon, plus fin, s'emploie aussi pour couvrir les parois en bois des maisons. Aux exemples de ce mot tirés d'actes à partir du XVe siècle cités par le Gloss., on peut en ajouter un de la première partie du XIVe s. tiré de la Fabrica Ecc. Sed. 2369 decanus dédit mihi 30 assilles (1333-1342).
achelon, s. m.  Dimin. d'achele Petit bardeau pour couvrir les toits.. Petit bardeau pour couvrir les toits.. Hou tsate chon prën cómin d'achelon,  ces chats sont minces comme de petits bardeaux.
achelou , s. m.  Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux. Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux.
achënbla, v. a.   ||  . Assembler. : Assembler. : Achënbla ó moundó, assembler les gens.    
achënbla, v. r. ( ch' ) S'assembler. S'assembler.V. r. Prov. Hou kyé ché chënblon, ch' achënblon, qui se ressemble, s'assemble
achënblan, s. m. . Semblant : Semblant : Avwéi ché nó chin pa méi dé j-ami; can no jé récontrin, fé pa achënblan dé nó vêré,  avec celui-là nous ne sommes plus amis; quand nous nous rencontrons, il ne fait pas semblant de nous voir. || Gloss. II, 48.
achenó , adj. . Sinistre  : Sinistre  : Can o-n-è chowé, l'è achenó derën pé fou tsawè;  Amou pé Cópé pou être achenó pé sti tin, quand on est seul, on est mal à l'aise (il y a qqch. de sinistre) dans ces chalets;  là-haut à Copé, ce doit être «ennuyeux» par ce [mauvais] temps.
achenó , s. m.  Présage.: Présage.:Sta l'a avwi oun brote trin ou mitin da néi, l'a dri chondjya kyé chin iré o-n-achenó, celle-ci a entendu un vilain bruit au milieu de la nuit, elle a tout de suite pensé que c'était là un présage.On dit aussi dans le même sens chenó. Voy. ce mot.
achéta ( ch') v.pr.: Se tasser.  Se tasser. Fig. : I fin can l'è bowi, ch'achéité myó : quand le foin a fermenté, il se tasse mieux.
achéta ( ch') v.pr.:   S'asseoir : S'asseoir : Achéta-vô, asseyez-vous.
achéta (3). -taé Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe. Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe.
achéta , v. a.    Asseoir ;   Asseoir ;  Acheta a bweea,  asseoir la lessive, c'est disposer le linge dans le cuvier pour la lessive.
achéta . -taé, part, et adj. Assis.   Assis. :Ché tenyïé achétaé chou  ó le ; l'è plin de moundó, é j-oun ché tenyon drise, é j-âtró réston achéta;   elle se tenait assise sur le lit;c'est rempli de gens, les uns se tiennent debout, les autres restent assis;  
acheta, s. m.  Endroit où l'on peut s'asseoir, siège. Endroit où l'on peut s'asseoir, siège.:Ché trouwé tórdzó oun dzin achéitó,  celui-là sait toujours trouver une jolie place pour s'asseoir.
achi (1), adv.  Aussi. Aussi.: T'éi achi grou kyé rlwi, Tu es aussi grand que lui.
achi (2), adv. Hier soir. Hier soir.: L'a cóminsya a bale dé plodze achi é l'a ouncó pa aréta óra,   Il a commencé à pleuvoir hier soir et il n'a pas encore cessé maintenant.C'est l'afr. ersoir (heri + sero «hier au soir»). Cf. Nendaz archéi où l'étym. est plus reconnaissable qu'à Savièse. Gloss. I, 584.
achidrófé, achigrófé Au hasard, à la diable..loc. prép.  Au hasard, à la diable..loc. prép. 
achidrófé, achigrófé Homme peu stable Homme peu stable.n.m. Var. asidrófé
achijóna, v. a.  Assaisonner un aliment quelconque. Assaisonner un aliment quelconque.
achintemin, s. m.  Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: L'an pa méi d'achintemin ky'ona béitchye, atramin o t'oran pa écó dinche,  ils n'ont pas plus de sensibilité qu'un animal, sinon ils ne l'auraient pas battu de la sorte.
achintre, v. a.  Sentir, éprouver. Sentir, éprouver.Achintié prou k'iré pa e-n-ódré, kyé l'aie ma, ma chaié pa dére awé, ; l'a metou derën a man ou bogan pó chorti a tera, achintie cakyé tsó°"ja de douse, ch'é trówa k'ir'ona charpin,    il sentait bien que ce n'était pas comme il faut, qu'il avait mal, mais il ne savait dire où ; il a mis la main dans le trou [de la souris], il sentait quelque chose de mou, il s'est trouvé que c'était un serpent ;  Achintre a un emploi qui ne se distingue pas toujours de celui de chintre.
achintre, v. n.  Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache  I ats' achin, varé dabó fér' ó véi, : la vache « assent », elle va bientôt faire le veau ; can i ats' achintre, nó cóminsérin a té vêlé, quand la vache «assentira», nous resterons auprès d'elle.
achista, v. a. Assister. Assister. L'a na poura binda dé po°"ró kyé fo°" bën k'i comona è j-achisteché, il y a toute une troupe de pauvres que la commune est bien obligée d'assisterPar ext. Soigner un malade,un mourant. Ha pó°"ra marin-na l'è ita grantin maada, é nyoun pó a t'achista, cette pauvre femme a été longtemps malade, et (il n'y avait) personne pour la soigner.
achóbra, v. a. . Endormir. Endormir. I popoun l'a trwa ma, ó t'achoubréran pa tòta a néi, l'enfant souffre trop, ils ne pourront pas l'endormir de toute la nuit.  V. n. S'endormir. Ach'ó pye trankiló, i achoubréré prou, laisse-le tranquille, il s'endormira bien; óra l'è achóbra, maintenant il est endormi, assoupi.Cf. Hérens, achonbra «s'assoupir»
achochye,v.a.   Sucer qqn.  Sucer qqn.  È j-ereti l'an rin jou, i peti wéi l'a chopou é j-achochye e-n-ôdre, les héritiers n'ont rien eu [à se partager], le petit-là a su les sucer comme il faut; achochéré prou tó chin kyé pou, il soutirera bien tout ce qu'il peut.
achóma, v. a.  Assommer. Néol. Assommer. Néol.
achon, s. m.  Courbet, bord relevé et arqué du bât, devant et derrière.  È bâton di bechatsé dïon pacha chou é ba deri è j-achon, les [deux] bâtons des besaces (double sac pour le transport du fumier) doivent passer sur et derrière les courbets.
achóna, v. a.  Flairer. Flairer. É dzenelé achon-non pa tan grantin cómin è tsate can oun bal'a peca, les poules ne flairent pas si longtemps que les chats quand on leur donne à manger; achóna é stè flôo, sentez donc ces fleurs; l'an bala achóna ona fyo°"wa é l'è dri ita achóbra, ils lui ont donné à respirer le contenud'une bouteille et immédiatement il a été assoupi. Flairer, fureter. Kyé vën t-e achóna èr nó ? que vient-il fureter chez nous?  Voy. chóna « sentir ».
achonnéréi, s. m.  Flaireur, fureteur. Flaireur, fureteur. || Syn. achonyou., fetsena
achonyou, -nyoua, s. m. et f.  Flaireur, -euse. Flaireur, -euse. Béi kyé pou ai aferé ënkye ché brot'achonyou.? que peut-il bien avoir à faire ici, ce vilain flaireur?
achorti, v. a.  Elever. Se dit des gens et des animaux. Elever. Se dit des gens et des animaux. N'ën tan jou a counpara pó achorti hou j-infan, nous avons eu tant à peiner pour élever ces enfants; l'a achorti tré pó déré mécha, il a élevé trois fils pour dire la messe (trois prêtres)V. r. I tera l'è tó plin-na de petite béichyé, è bin tó chin ch'achorté, la terre est remplie de petites bêtes, eh bien! toutes grandissent, se développent.
achuranse et asuranse, s. f.  Assurance; société d'assurance contre le feu. Assurance; société d'assurance contre le feu. Rlwi pêe rin, l'è derën w' asuranse, lui ne perd rien, il est assuré; hou dé achuranse chon enou vêre, ceux (les employés) de l'assurance sont venus inspecter [les dégâts].  Mot tiré directement du fr.
achwédjyé, v. a.  Lisser (cheveux, fils, étoffe). Lisser (cheveux, fils, étoffe). L'a djya ona vwarba ky'achwédzé è pi, il y a déjà un bon moment qu'il s'arrange les cheveux.Caresser un animal de la main. L'è tordzó apréi achwédjyé ché tsate, il est toujours [occupé] à caresser ce chat. Polir un objet, raboter une planche. Nó achwédzérin fou brote wan, nous raboterons ces vilaines planches.  Fig. Flatter, graisser la patte. Chin chāwon prou achwèdjyé hou kyé balon è plaché, ces gens savent si bien flatter ceux qui distribuent les emplois. || Cf. chwédzô. Afr. assouagier.
achwerya, -ryae, part, et adj.  Sûr, certain, Sûr, certain, iró achwerya kyé to fori enou, j'étais sûr que tu viendrais; l'è achwerya kyé l'è rlwi, c'est sûr que c'est lui.
achwerye, v. a.  Assurer, affirmer. Assurer, affirmer. L'a achwerya ba ou trebounawé kyé l'aie rin you, il a affirmé devant le tribunal qu'il n'avait rien vu; tè crijó pa s'to achweryé pa kyé t'a you méimó, je ne te crois pas si tu n'affirmes pas que tu l'as vu toi-même.
achwerye, v. a.  Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu. L'a achwerya prou tchyè ha crouëe grandze é apréi l'a metou ó fwa, il a assuré pour une très forte somme cette mauvaise grange, et après il y a mis le feu.
achwerye, v. a.  S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. Déan kyé terye, l'è tòrdzó bon dé ch' achwerye kyé l'a nyoun deri ó bóchon, avant de tirer, il est toujours prudent de s'assurer qu'il n'y a personne derrière le buisson.
Achye kyé...  Laisser croire que, croire. Laisser croire que, croire. I achya k'iré ona bwata, j'ai cru que c'était une fille; i achya kyé l'an kerya, j'ai cru que l'on a appelé. Prov. Can oun pou pa méi, mori oun ché ache, quand on n'en peut plus, on se laisse mourir.
achye, v. a. Laisser.  Avec un inf. Laisser.  Avec un inf. Achye core, laisser libre; ou to achye coré Dzójé? veux-tu lâcher Joseph? (sur cette expr. usitée en fr. comme terme de chasse, voy. core); ache pye fér'a mé, laisse «seulement» faire à moi. II y a de nombreuses autres expr. composées du v. achye: n'ën tôt'achya plate, nous avons tout planté là; yó, can parteri, achó a tui égawé, quand je mourrai, je laisse à tous [les enfants] la même chose, je ne ferai pas de testament. 
achye, v. a. Se laisser v.r..  Se laisser v.r.. Ché achye aa, se laisser aller, ne plus réagir, se décourager. Fo°" pa té achye aa pó chin, il ne faut pas te laisser aller au découragement pour cela.
achye, v. a.   .  Laisser. Avec un compl. d'objet. Laisser. Avec un compl. d'objet. Achye dé rèsté, laisser des restes, ne pas tout manger; can l'è mò l'a rin achya, quand il est mort, il n'a pas laissé de biens aux héritiers.
acó°" ou a có°", adv.   En même temps, ensemble. En même temps, ensemble. N'ën ferou acó°" amou ënkye, nous nous sommes rencontrés ici-haut; l'è enou acoou avoué mé, il est arrivé en même temps que moi; rlwi l'è parti grantin déean mé é pòrtan nó chin arowa acó°" a mijon, il est parti longtemps avant moi et pourtant nous sommes arrivés en même temps à la maison.A coup se trouve en ce sens en air. Tobler, II, 962. De même chez Descartes et Balzac, dans Littré, s. v. coup, 18°.
acobla, v. a.  Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Ba ën plan-na oun vi dé co°" oun tsowa é ona atse acobla ënsinbló, dans la plaine [du Rhône], on voit quelquefois un cheval et une vache accouplés ensemble; ënkye acoblon tòrdzó rin kyé do°" mówé, ici [les gens] n'accouplent toujours que deux mulets.Voy. le subst. cóbla.
acoja, v. a.  Accuser. Accuser. Acoujon sti d'ai metou ó f°"a ā mijon, ils accusent celui-ci d'avoir mis le feu à la maison. Par ext. 
acoja, v. a.  Annoncer. Annoncer. Yó acojó do°" maryadzó, j'annonce deux mariages.   Cet  emploi  est  du reste fr.
acoja, v. a.  Dénoncer. Dénoncer. L'a acoja ó no°"tre amou é ó réjyan, il a dénoncé notre garçon chez le régent.  Terme de certains jeux de cartes. 
acojasyon, s. f.  Accusation, dénonciation. Accusation, dénonciation.
acojôo, s. m.  Accuseur. Accuseur.
acoli  v. a.  Attraper (une maladie contagieuse). Attraper (une maladie contagieuse). L'a acoli ha maadi avwé ómó, elle a attrapé cette maladie de son mari; l'è jou vêré ché maadó é acole t-e pa ha brota maadi, elle est allée voir ce malade et ne faut-il pas qu'elle attrape cette vilaine maladie.
acoli  v. a.  Avoir besoin de, exiger. Avoir besoin de, exiger. È venyé aco°"lon ó feméi, les vignes exigent beaucoup de fumier.Syn. acwédre.  Du lat. accoligere. Gloss. I, 251.
acoli  v. a.  Jeter loin de soi, lancer:
Jeter loin de soi, lancer: acoli dé galo°", lancer des pierres; ch'é reveryé é l'a acoli ó mandzon apréi ché kyé l'aie bala ó crwéi bócon, elle s'est retournée et elle a lancé le  mandzon (espèce de paletot de femme) après celui qui avait donné le mauvais sort. Se joint à de nombreux adv. et prép. qui indiquent la direction: acolé ba oun flótsé de cheryejé, lance-moi un rameau de cerises [du haut de l'arbre]; acolé via hé proun-mé, chon pa mouré, jette [loin] ces prunes, elles ne sont pas mûres.

acoli  v. a.  Jeter, dépenser follement, prodiguer. Jeter, dépenser follement, prodiguer. Acolon via w'ardzin pé è fénéitré, chon prou retsó, ils jettent l'argent par les fenêtres, tant ils sont riches; ch'oun balé d'ardzin a hou có°"wan, l'è cómin d'acoli ou Roun-nó, l'an dri rin méi, si l'on donne de l'argent à ces vagabonds, c'est comme de le jeter au Rhône, ils n'en ont tout de suite plus rien.
acoli  v. a.  Se jeter v.r.   Se jeter v.r. Ch'acolére pa ën wéivwe pó chin, il ne se jettera pas à l'eau (n'ira pas se noyer) pour cela; l'è jou ch'acoli ba ou pon dou Roun-nó, il est allé se jeter [à l'eau] au pont du Rhône. 
acoli  v. r.  Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies. Chon dé hé maadi kyé ch'acolon, ce sont de ces maladies qui se transmettent.  
acoli , -lite, part, et adj.  Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage.le de «chasser», talonner, harceler. Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage. Pwi pa vó prómétré dé fér'è bóté pó Pâkyé: chéi trwa acoli, je ne puis vous promettre de faire vos souliers pour Pâques, je suis trop accablé d'ouvrage; fowechó pa tan ita acolite, l'orôo forni a vetuire a vó pó è féité, si je n'avais pas été si accablée d'ouvrage, j'aurais fini vos vêtements (votre complet) pour les fêtes [prochaines].  C'est le participe du verbe acoli, avec l'idée fondamentale de «chasser», talonner, harceler.
acomonye, v. a.  Communier, donner la communion Communier, donner la communion. L'è i dzó kyé w'ëncora va acomonye è maadó, c'est le jour où le curé porte la communion aux malades. Plus usité dans ce sens: porta ó boun Djyo, porter le bon Dieu. Passif: nó chin ita acomonya ënsinbló, nous avons fait la lre com. ensemble. 
acomonye, v. a.  Recevoir la communion: Recevoir la communion: no véjin acomonye demëndze, nous allons recevoir la com. dimanche. Pour le a prothétique cf. Lav. 265. Acomunier est fréquent en afr.
aconchyōre v.a. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. L'è oun djyâbló pó a mārtchya, l'è parti grantin apréi Dzójé é ó t'a aconchyou djya outré dé wéi a tsapawa dé Tsandowën, c'est un diable pour la marche (un rude marcheur), il est parti longtemps après J. et il l'a atteint déjà au-delà de la chapelle de Chandolin.Ch'aréitéran pa tankyé ch'aconchyoran :  ils ne s'arrêteront pas jusqu'à ce qu'ils se rejoindront.
aconchyōre, v. r. Tenir tête, prendre le dessus.   Tenir tête, prendre le dessus. L'an tui dé détó tank'ina chou a teita, oun pou pa aconchyōre, on a tous des dettes jusque par-dessus la tête, on ne peut se rattraper. Aconsivre est fréquent en afr. et en mfr. Du lat. consequere.
acontó, s. m.  Acompte. Acompte. Vó baló sin fran e-n-acontó, je vous donne cent francs comme acompte. || Adv. A compte. I paéa adon vën fran acontó, j'ai payé alors vingt fr. à compte.
aconvénan  Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir. Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir.
aconveni, v. n.  Convenir. Convenir. Cómin aconvën, comme il convient; aconvenié pa a mé, cela ne me convenait pas; fo°" pórtan féré chin ky'o-n-é aconvenou, il faut pourtant faire ce sur quoi on est tombé d'accord.
acöo wacôo.  V. wacôo.
acôo, s. m.  Accord, bonne entente. Accord, bonne entente. Chon ita tui d'o-n-acôo, l'an fé ona béwa Féita a Djyo, ils ont tous été d'un accord [unis], ils ont fait une belle Fête-Dieu; è moundó chon prou dé crwéi acôo, les gens s'entendent si difficilement.  Arrangement, contrat. Prov. Oun croyéi acôo va méi ky'oun bon prósé , un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès.
acorbedó°" ou a corbedó°", adv.  A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). ó t'a apela é ó t'a fotou acorbedó°" ba pé a clia, il l'a empoigné et l'a jeté à corps perdu par la pente.
acorbedóou ou a corbedóou, adv.   Couché, immobilisé par la maladie, Couché, immobilisé par la maladie, iré djya rin byin achi é vwi l'è ouncóméi a corbedó°", il n'était déjà pas bien hier soir et aujourd'hui il est de nouveau couché.
acórda,  v. n.  Accorder Accorder I nó°"tra l'è pa acòrdaé avwéi rlóo, notre fille ne s'entendait pas avec eux.
acórda,  v. r.  Accorder  Accorder Vwéi prou fébróta tank'óra acórda vó'ra vous avez fait assez vilain jusqu'ici accordez-vous, maintenant.
acórda, v. a.    Accorder, consentir à donner. Accorder, consentir à donner. Acórdè i j-infan tó chin kyé démandon, il accorde aux enfants tout ce qu'ils demandent.  Mettre d'accord. L'è rin ijya d'acórda è fraretsé, il n'est pas facile de mettre les frères d'accord.
acòrdin, -dinta, adj.  Conciliant, pacifique. Conciliant, pacifique. E moundó chon trwa mawe acòrdin, les gens sont trop mal accordants [conciliants entre eux], |j Voy. accordant dans Littré qui cite des ex. de Descartes et de Montaigne, avec le même sens.
Acotoma v.n. Accoutumer. Accoutumer. Ch'on-acotomé pa è j-infan a trâle dé bon'oura, apréi l'è pó rin, si on n'habitue pas de bonne heure les enfants à travailler, plus tard c'est peine inutile. S'emploie avec être. Chéi pa acotoma avwei hou j-oti, je ne suis pas habitué à ces outils; chon acotoma de crowijye chela é wéi ils sont habitués à couper directement à travers prés [au lieu de suivre la route].
acotoma,  Adj.  Accoutumé . Accoutumé . De moundó prou acotoma a féré dé ma, des gens fort accoutumés à faire du mal.  Se conjugue souv. avec avoir. Rlwi l'a méi acotoma kyé eó, lui est plus habitué que moi; can l'an acotoma dé bire, l'an dabo tsefla na méitra, quand ils sont habitués à boire, ils ont tôt fait d'avaler un seillon plein; i acotoma ha plache, je suis habitué à cette place; l'an acotoma de coca per ënkye, ils ont l'habitude de rôder par ici.  Ce dernier emploi est fréquent en fr., voy. Godefroy, acostumer. Commines l'emploie, et d'Urfé au XVIIe s. Voy. Pierh., accoutumer. Usage constant au XVIIIe s. voy. Littré.
acouati (ch'), v. r. ||  S'accroupir. S'accroupir. Ch'è acouati ba, il s'est accroupi.
acouati (ch'), v. r. ||  Se dit en parlant des nuages qui sont bas. Se dit en parlant des nuages qui sont bas. I tin l'è acouati, le temps est sombre [le ciel est bas]; l'è tòt'acouati tò òrtò, les nuages descendent très bas tout autour. Dans Aucassin et Nicolette on lit: «Nicolete... si se quatit en un espès buisson. »
acouati (ch'), v. r. ||  Se tasser, en parlant du foin. Se tasser, en parlant du foin. I fin mâcó chonalé pa, ch'acwaté pa, le foin qui n'est pas assez séché ne se tasse pas; é mwatson ch'acwaton é venyon rin móla, les tas de foin se tassent et ne se mouillent pas. 
acouda (ch'), v. r.  S'accouder. S'accouder. Acouda té oun pó°" chou ó le, accoude-toi un peu sur le lit; pou pacha dé j'our'ëntchyéré acouda chou a tabla, il peut passer des heures entières accoudé sur la table.
acouédre, v. a.  Jeter, lancer. Jeter, lancer. Sta l'a jou a mepri, ma l'a pa douja acwédre via déean rlöo è tsarbon, celle-ci s'en est sentie offensée, mais elle n'a pas osé jeter les charbons en leur présence. || Voy. acoli.
acounpanye, v. a.  Accompagner. Accompagner. L'è i móda pé é paijan, can l'an de vejeté, dé wé j-acounpanye oun tróché, c'est l'usage chez les paysans, quand ils ont des visites, de les reconduire un petit bout de chemin; i boun Djyo t'acounpanye! que le bon Dieu t'accompagne! formule d'adieu.  
acounpanye, v. a.  Prendre part à un convoi funèbre. Prendre part à un convoi funèbre. Acounpanye. ó mó, accompagner le mort.
acounpara, v. n.  Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité. Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité.
acousémin, s. m.  Accouchement. Accouchement.
acousyaé, s. f.  Femme en couches. Femme en couches. I meresën l'è enou amou ver é w'acousyaé; paré kyé va pa tan byin, le médecin est monté voir l'accouchée; il paraît qu'elle ne va pas très bien.
acousye, v. a.  Accoucher. Accoucher. Se conjugue avec avoir. L'a acousya dó°" bèchon, elle est accouchée de deux jumeaux. Abs. óra l'è enou kyé vajié acousye ona fava, or il arriva qu'une fée était sur le point d'accoucher.
acouta, v. a.  Croire. Croire. Acouta rin, chon rin kyé dé mintiri chin, ne le croyez pas, ce ne sont que des mensonges.  L'a initial s'est conservé en afr. et dans la plupart des langues romanes.  Du lat. auscultare.
acouta, v. a.  Ecouter. Ecouter. Acouta è vweró tsanton byo, écoute «voir» comme ils chantent bien.   || 
acouta, v. a.  Faire cas, faire attention, obéir, Faire cas, faire attention, obéir, iré prou défindou dé pacha chou é pra, ma é moundo acouton rin, c'était bien défendu de traverser les prés, mais les gens ne font cas de la défense; défindran prou dé dansye, ma l'a pa 'na dzin ky'acoutéré, on défendra bien de danser, mais personne n'obéira.
acoutéréi, s. m.  Celui qui est toujours aux écoutes. Celui qui est toujours aux écoutes.
acrëré, v. n.  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi;  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi; oun pou prou enèvwa, i vwarda l'è d'acrèré, on peut bien nier, [ce que] le garde [dit dans l'exercice de ses fonctions] est digne de foi; l'è pa d'acrèré chin, cela n'est pas digne de foi. Ne s'emploie qu'à l'inf.
acrétré v. n.  Augmenter, grandir. Augmenter, grandir. I pou trale tan kyé ou, i fortona wi acré pa, il peut travailler tant qu'il veut, sa fortune n'augmente pas; acre pa a rlóo dé moundó, la population n'augmente pas chez eux
acrétré, v. a.  Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Té fó°" cóminsye a acrétré óra, il te faut commencer à augmenter les mailles maintenant. Le contraire est peca.
acrétré, v. a.  Augmenter, accroître. Augmenter, accroître. Acrétré ó ouaséi, augmenter le lait, en parlant d'une vache, d'une chèvre. Prov. Tót'é góté acréchon a móta, toutes les gouttes [de lait] augmentent le fromage. 
acrétré, v. r.  S'accroître, augmenter. S'accroître, augmenter. Ché echon achya ché ardzin ä banca, che fori dabò acrechou, s'ils avaient laissé cette somme d'argent à la banque, elle aurait 'augmenté rapidement.  L'a pò°" dé Favré, ma tornéré ch'acrétré, il y a peu de Favre, mais leur nombre augmentera de nouveau.
acró, s. m.  Répugnance, dégoût. Répugnance, dégoût. S'emploie ordin. sans art. et avec avoir. Di ché dzó kyé l'a jou trwa byou, l'a äcró rin kyé dé vêr'oun verô de vën, depuis ce jour qu'il a trop bu, il a le dégoût rien que de voir un verre de vin; pwi pa mëndjye dé tsêe, i dri äcro, je ne puis manger de viande, j'en ai tout de suite le dégoût. 11 Afr. ascre.
acró, s. m..  Accroc, obstacle. Accroc, obstacle. L'è arówa o-n-acró, il est arrivé un accroc. En parlant de la santé. Oun cha pa kyën acró l'a jou, l'è mô, on ne sait quel accroc il a eu, il est mort.
acropenye (ch'), v. r.  S'accroupir, se tapir. S'accroupir, se tapir. Part, acropenya, accroupi. I you dó°" j-infan acropenya deri a tabla, j'ai vu deux enfants accroupis derrière la table. || Dérivé de crópa, la croupe.
acrótchye, v. a. Accrocher involontairement. Accrocher involontairement. En chortin dou mowën acrótsié tui é có°" ó flótsé da bêra broun-na a ona brantse, en sortant du moulin il accrochait chaque fois le flocon de son bonnet de coton à une branche [il restait suspendu].
acrótchye, v. a. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Chéi acrótchya ën-ódré, je suis pris comme il faut.  Prendre, attraper. I tsate l'a acrôtchya o-n-ijéi, le chat a pris un oiseau.
acrótchye, v. a. Prendre sur le fait, Prendre sur le fait, I vouärda ó t'a acrótchya jostó can róbaé é pómé, le garde l'a pris juste quand il volait les pommes.
acrótchye, v. a. Voler, dérober adroitement. Voler, dérober adroitement. Acrótsé tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut.
acrótchye, v. a.  Suspendre en accrochant à qqch. Suspendre en accrochant à qqch. Can oun va ën tsan, fó°" acrótchye a brechakyé ina per oun bèchó pó kyé foweché pa matsolaé di atsé, quand on mène les vaches au pâturage, il faut suspendre le sac aux provisions de bouche à une branche, pour qu'il ne soit pas mâchonné par les vaches.
acrótchye, v. r. S'accrocher à qqch. S'accrocher à qqch. Ch'é acrótchya pé é tsanbé é l'è tsejou, il s'est accr. par les jambes à qq. obstacle et il est tombé.
acrótchye, v. r. Se cramponner. Se cramponner. L'a arapi tan ky'a son dou mótéi ën ch'acrótsin pé é bóchon é pé é j-êrbé,il a grimpé jusqu'au sommet du monticule en se cramponnant aux buissons et aux touffes d'herbes.
acrótchye, v. r. S'empoigner. S'empoigner. Can l'aran prou kerya de ma, ch'acrótseran prou, quand ils se seront assez insultés, ils en viendront bien aux mains.
acrou, acrouja, adj.  Dégoûtant, répugnant. Dégoûtant, répugnant. Chin l'è acrou pó é moundó, pa pó é béitchyé, c'est répugnant pour les gens, pas pour les animaux. || Dérivé de acró.
acwati (ch'), v. r. ||  Se blottir dans un coin. Se blottir dans un coin. Chôrte pa vwero méi foura, l'è tordzó wéi acwatite deri ó fórnéi, elle ne sort plus guère, elle est toujours blottie derrière le poêle; l'è acouati chou ó le, il est ramassé sur lui-même sur le lit. 
acwédre, v. a.  Chasser, faire sortir S'emploie dans le même sens que acoli . S'emploie dans le même sens que acoli . Chasser, faire sortir. I fan acwé è béitchyé, la faim fait sortir les animaux [de leurs repaires]. || 
adé, adéi et adi. Adv. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. Béi kyé fé a rloui kyé nó echon prou a counpara, l'è adéi prou retsó, que lui importe que nous ayons beaucoup à trimer, lui en tout cas est assez riche; l'a adéi rin de a mé, en tout cas il ne m'a soufflé mot; stè pómé chon pa béwé ma chon adéi bóné, ces pommes ne sont pas belles, mais elles sont bonnes au moins.
adé, adéi et adi. Adv.  Pour le moment, préalablement, d'abord. Pour le moment, préalablement, d'abord. Fó°" adéi ché byin condweré, i réista vare prou, il faut d'abord se bien conduire, le reste ira de soi; fó°" adéi chondjye a ché méimô, é pwe apréi oun pou ch'ocopa de chin di j-âtró il faut d'abord songer à soi-même, et ensuite s'occuper des affaires des autres.  Toujours, en attendant. Yó vejó adéi, je vais toujours. Après un impératif. Mendzé adéi! mange en attendant! Bi adéi é poue apréi to déréi mèrsi, bois d'abord, tu diras merci après
adévéré, adv.  Sérieusement. Sérieusement. Sti có°" l'è adévéréi, cette fois c'est sérieux.
Adi óra, Loc. composées Pour le moment , Pour le moment , adi óra l'è pa preste, il n'est pas prêt pour le moment; adi óra l'è pa tórna, pour le moment il n'est pas de retour. Adi apréi, les uns après les autres. Chon arówa tui adi apréi, ils sont tous arrivés les uns après les autres; venyon tui adi apréi vyou e-n-ódré, tous vieillissent rapidement les uns après les autres. Adé méi, toujours davantage. Balé adé méi il pleut toujours plus fort. Adéi tsa pó°", tout à la douce: é bin ën-módin nó adéi tsa pó°", eh bien! mettons-nous en route tout à la douce. Adéi tan, autant de fait, de gagné. N'ën jou a mitchya dé chin kyé n'aïon préta, l'è adéi tan, nous avons reçu la moitié de ce que nous lui avions prêté, c'est toujours autant. || Ces trois formes ne s'emploient pas l'une pour l'autre.
adichyon, s. f.  Addition. Addition. Cha ouncó pa féré w'adichyon, il ne sait pas encore faire l'addition.
adichyóna, v. a. Additionner. Additionner.
adichyónéró, s. m.  Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Maré, cómin djyon t-e chin ën fransé? - Tè fó°" rada en w'adichyónéró, mère, comment dit-on ce mot en fr.? - Il le faut regarder dans le dictionnaire.
adjya, adjyae, adj.  Agé. Agé. Synonyme plus usité: vyou.
adjyétra (ch'), v. r.  Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. I wivra l'è jou ch'adjyétra ou rôon dou corti, le lièvre est allé gîter au bord du jardin. Part. I wivra ir'adjyétraé fran deri ó bóchon, le lièvre était dans le gîte, juste derrière le buisson.
adjyo, s. m.  Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Féré è j-adjyo déean kyé ché kita, prendre congé avant de se quitter. Spéc, «faire adieu» dans le langage des enfants, c'est agiter la main pour saluer qqn. Fé adjyo a Mita, agite la main pour saluer Marguerite.Adjyo pai, adieu pays, veut dire «bernique, il ne faut pas y penser». I di a nó ona chóma, ch'oun parlé dé rindré, adjyo pai, l'a jaméi 'na santima, il nous doit quelque argent, quand il est question de rendre, bernique, il n'a jamais un centime.
âdjyo, s. m.  Age. Expr. diverses, Age. Expr. diverses, étré chou w'âdjyó, eni chou w'adjyó, arówa chou w'âdjyó, vieillir. L'è d'o-n-âdjyó avwéi mé, il est du même âge que moi.
adoba, ( ch' ) v. r.  Apprivoiser. Apprivoiser. È béitchyé chon adobéi e-n-órdré, chon pa chówadzé, ces animaux sont bien apprivoisés, ils ne sont pas sauvages.
adoba, ( ch' ) v. r.  Se calmer. Se calmer. I tsate ch' adobé óra, di kyé pou mëndjye, le chat se calme [ne crie plus tant], depuis qu'il peut manger.
adoba, v. a.  Calmer, surtout un enfant qui pleure. Calmer, surtout un enfant qui pleure. Ch'é pa achya adoba, il ne s'est pas laissé apaiser. Se dit aussi d'une souffrance aiguë. Ch'oun pou pa adoba ha to dótâa, i ona brota, si on ne peut calmer cette toux ce soir, je suis dans une terrible situation.   || 
adon, adv Accompagné d'autres particules. Accompagné d'autres particules. Di adon, depuis lors; l'è pa méi enou di adon, il n'est plus venu depuis lors. Tanky'adon, jusqu'alors; n'ën atindou tanky'adon, nous avons attendu jusqu'alors, à ce moment. Dri adon, juste à ce moment.Souvent adon renferme une idée de conclusion. Bale t-e de plodze ? - vouéi - adon nó powin pa parti, pleut-il? - oui. -eh bien! nous ne pouvons partir. Composé de donc. Emploi fréquent en afr. Littré en donne des ex. fr. jusqu'à la fin du XVIe s.
adon, adv Alors (passé ou futur). Alors (passé ou futur). Chéi parti amou pye adon, je suis monté alors seulement. Che paé pa adon, nó fótin ó manda, s'il ne paye pas alors, nous lui envoyons le commandement de payer.
adon, adv.  Jadis, autrefois. Jadis, autrefois. Adon iron pa tchyéré è dzornié cómin óra, alors les journées [de travail] ne se payaient pas comme auj.; adon réstawon è favé ina pé bogan-né da Gran Dzôo, alors les fées restaient dans les fentes [des rochers] de la Grande Forêt. 
adóra, v. a.  Adorer. Mot peu usité. Adorer. Mot peu usité. Prov. Fó°" cónyètre é chin déean kyé j-adóra, il faut connaître les saints avant de les vénérer.
adórasyon, s. f.  Adoration Adoration. On désigne ainsi l'heure fixée à chaque famille pour l'adoration du Saint Sacrement durant les Quarante Heures. N'ën tórdzó w'adórasyon di tré a catró, nous avons toujours notre heure d'adoration de 3 h. à 4 h.
adóta, v. a.  Adopter. Adopter. L'an pa jou d'infan, l'an adóta 'na bwata, n'ayant pas eu d'enfants, ils ont adopté une fille.
adoulté, s. m.  Adolescent. Adolescent. Désigne les jeunes gens qui fréquentent l'école préparatoire jusqu'à la conscription, entre 15 et 19 ans.  Mot d'importation récente.
adousye, v. a. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. O t'adouson pa pór óra ché, on ne le calme pas pour le moment,celui-là.  v. r. Gagner en douceur. I tin cóminsé djya byin a ch'adousye, le temps commence déjà bien à s'adoucir. |] Mistral, adouça. Gloss. I, 130.
adousye, v. a.  Adoucir, rendre doux, en sucrant. Adoucir, rendre doux, en sucrant. Mé derën dé chócró pó adousye ó caféi, mets-y du sucre...  Rendre souple. Mé dé ché bon gra, adouséré a plaé, mets-y de cette bonne graisse, elle amollira la blessure; dé pan frejolou, pa adousya, du pain friable, pas amolli.
adrese, s. f.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires. Ché cha prou ch'ënterye, l'a o-n-adrese kyé l'a nyoun kyé rlwi mounté, celui-là sait bien se tirer d'affaire, il a une habileté telle que personne ne l'égale. Adresse d'une lettre, etc.
adrésye, v. a.  Adresser. Adresser. Di adon m'adrésé pa a parowa, depuis lors il ne m'adresse pas la parole.  Spec. Ecrire l'adresse sur une lettre. Ha w'ètra l'è pa adrésyaé a nó, cette lettre ne porte pas notre adresse.Former, corriger. Atin pó°", t'adréseri eó, attends un peu, je t'apprendrai à "vivre! Chon dé j-infan byin adrésya, voilà des enfants bien élevés. Ce sens est connu de l'afr. adrécier.Composé de dresser avec le préfixe a.
adri, adv.  Comme ce doit être, à souhait, bien. Comme ce doit être, à souhait, bien. To cha ouncó pa chéé, adri, tu ne sais pas encore faucher comme il faut; l'è adri dinche, c'est juste comme cela. Sens moral: óra fé prou adri, maintenant il se conduit bien.  A un haut degré, beaucoup. Devant un adv.: l'è adri próbin, c'est très bien fait. Devant un subst. T'éi adri ona farata s'to fé a ha móda, tu es vraiment une canaille si tu agis ainsi.Composé de à et droit.
adromi (ch'), v. r.  S'endormir. Part, et adj. S'endormir. Part, et adj. Adromi, -mite, endormi, engourdi, en parlant du sommeil hivernal de certains animaux. Can é charpin chon adromité, mwejon pa, quand les serpents sont endormis, ils ne mordent pas.
adroué, adrouéte, adj.  Actif et intelligent. Actif et intelligent. Kyënta féna adrwéte, quelle femme active!
adroué, adrouéte, adj.  Rusé, fin, débrouillard. Rusé, fin, débrouillard. Chon prou adrwé pó trowa a ganye, ils sont rusés pour trouver du travail.
adrwé, adrwéte, adj.  Adroit, leste [opp. à la force brute]. Adroit, leste [opp. à la force brute]. Yó chéi méi vya kyé rlwi,  ma rlwi  l'è méi adrwé kyé eó, je suis plus fort que lui, mais lui est plus leste que moi.
adzechin, -chinta, adj.  Actif, agissant. Actif, agissant. Kyënta marin-na adzechinta, quelle femme active; chon de moundó prou ënvèla é prou adzechin, ce sont des gens très économes et très actifs.
adzi, v. n.  Agir. Agir. Ché eché adzi atramin awéi nó, nó foran ouncó dé j'ami, s'il avait agi autrement avec nous, nous serions encore amis; l'a falou. adzi de mawesé pó étsapa, il a fallu avoir recours à la ruse pour échapper.
adzó, s. m.  Fois. Fois. L'aie oun âdzó, il y avait une fois; o-n-atre âdzó, une autre fois. Quantité [originairement c'est la quantité qu'on portait de la campagne au village en un «voyage»]. N'aïon dé bon âdzó dé récò, nous avions de bons «voyages» de regain; ché pomi l'a porta oun grou âdzó dé pómé, ce pommier a porté une grande récolte de pommes; i ganyé prou dé grou âdzó d'ardzin, il gagne de si grandes quantités d'argent.
adzodjye, v. a.  Adjuger. Adjuger. Adzodjya! adjugé! dit celui qui préside aux ventes par enchères quand un objet a trouvé un acheteur; chin l'è ita adzodjya a rlôo, cela leur a été adjugé.
adzónéle (ch'), v. r.  S'agenouiller. S'agenouiller. Fó°" t'adzónéle pó préé, il faut te mettre à genoux pour prier; óra hou brote rnoundo van ën w'elije é ch'adzónélon pa, maintenant ces vilaines gens vont à l'église et ne se mettent pas à genoux.
adzónélon, adv.  A genoux. A genoux. L'è ita adzónélon tó ó tin dé wécó°"wa, il a été à genoux tout le temps de la classe; l'ita foura adzónélon, il a été hors [de son banc] à genoux par terre. ] | La prononciation de ce mot varie, on entend aussi adzónólon.
adzouën (1), s. m.  Adjonction. Adjonction. L'a fé o-n-adzwën pó remizą ó tsaré, il a fait une adjonction [à sa grange] pour remiser le char.
adzquëndré, v. a.  Adjoindre. v. r. S'associer. Adjoindre. v. r. S'associer. Ché chon adzwën dó°" tré dé rlôo, deux ou trois se sont associés.
adzwën , adzwëncha, part, et adj.  Adjoint, attenant à Adjoint, attenant à. I racâa a nó l'è adzouën ou rlôo, notre grange à blé est attenante à la leur; é mijon chon tóté adzouënche, can fir'i foua, i borlé tót'i véwâdzó, les maisons se touchent toutes, que le feu se déclare, tout le village brûle. || Assis, serré les uns contre les autres. Tui è j-infan iron adzoyën wéi deri a tabla, les enfants étaient tous serrés l'un près de l'autre derrière la table.
aè, adv.  Oui. Oui. Vw'éité vó djya amou di Chyoun? - aè, êtes-vous déjà de retour de Sion? - oui; parti vó dabó? - aè, partez-vous bientôt? -mais oui. Cf. ai (1).
afamena (1), v. a.  Affamer. Affamer. Nó win pa nó j-achye afamena, nous ne voulons pas nous laisser affamer.
afamena (2), -nae, part, et adj.  Affamé. Affamé. Ché brote afamena dé tsate l'è ouncóméi perënkye, ce vilain affamé de chat est de nouveau ici. || Cf. Gloss. I, 141.
afaną, v. a.  Gagner, mériter avec peine et fatigue. Gagner, mériter avec peine et fatigue.I trouwon rin a afaną , ils ne trouvent rien à gagner; chin l'è ita afaną , cela a été mérité, a coûté cher.
afè. Voy s. v. fè. Fort adv.
afebli, v. a.  Affaiblir. Affaiblir. Ha maadi ó t'a prou afebli, cette maladie l'a beaucoup affaibli; di adon l'è prou afebli, depuis lors il est très affaibli.
afena, v. a.  Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. I fare prou méi ëntinsyon, l'è prou ita afena dé adzó, il sera plus sur ses gardes, il a été tant de fois attrapé.  Affiner a le même sens en fr. (Littré).
afeoua, v. a.  Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Afewa ó rajyou. chou a man, affiler le rasoir sur la main; i berni ir'afewa com' oun coutéi la faux était affilée comme un couteau.
afére, s. f.  Affaire, chose. Affaire, chose. Vwi té dér' on'afére, je veux te dire une chose; yó m'ënmió pa dé hé j-aféré da comóna, pour moi, je ne me mêle pas de ces affaires communales Objet quelconque. Fó°" métré tóté éj-aféré e-n-odre chou a tâbla, il te faut mettre toute chose en ordre sur la table. || S. m. Chose, objet. Kyën dzin afére! quelle jolie chose (objet, joujou)! Bien, ce qui appartient à qqn. L'a tó peca no°"tre n-afére, il a dévoré tout ce qui nous appartenait.Affaire. Vejó ba a Chyoun pó ché aféré, to cha, je descends à Sion pour cette affaire, tu sais. En parlant de relations sexuelles. L'a jou dé j-aféré avouéi hawéi, il a eu des relations avec celle-là.  Avec idée de quantité, de durée, de peine. Chéi oun peti afére chò, je suis un petit peu sourd; n'ën dabo afér'a clêrye, nous avons bientôt de la peine à voir clair [la nuit arrive tôt]; mankyé oun peti afére, il manque une petite quantité. Locutions: l'a jou cho-n-afére, il a reçu son affaire; t'aréi afére avouéi mé, tu auras affaire à moi.Le masc, commun en afr., est employé par D'Aubigné et dans de nombreux textes patois. Gloss. I, 146.
afichó, s. m.  Affiche, spec, de mariage. Affiche, spec, de mariage. Dé mafajin l'an tó détrachya w'afichó dou maryadzó, des malfaiteurs ont tout déchiré l'affiche du mariage.
afichye, v. a.  Afficher, faire connaître par une affiche. Afficher, faire connaître par une affiche. Van ché marya stou dzò kyeën, chon djya afichya, ils vont se marier les prochains jours, l'affiche est déjà [à la maison communale]; chon afichya à porta dé w'elije hou kyé dion aa a w'adórasyon, les noms de ceux qui doivent aller à l'adoration [aux 40 Heures] sont affichés à la porte de l'église.
afida, -fidae, adj.  Familier. Familier. L'è pa méi afida cómin déean, il n'est plus si familier qu'auparavantFig. Du temps qui s'est remis. L'a ouncó' pa w'êe d'être byin afida, [le temps] n'a pas encore l'air bien remis.
aflijye n.m. Estropié. Estropié. Oun pó°"ró aflijya, un pauvre estropié.
aflijye, v. a.  Affliger. Affliger. || V. r. Fó°" pa tan t'aflijye pó chin, il ne faut pas tant t'affliger pour cela. Part. L'è trwa aflijyé di kyé chon mò tui é parin, elle est trop affligée depuis la mort de tous ses parents.  
aflisyon, s. f.  Epreuve, maladie, misère Epreuve, maladie, misère. Déean can on aié trala ó bën, vwanya é planta, o-n aié rin ky'a atindré, o-n-aié rin a conbatré; ora tó ó tin, oun pou déré tó w'an, tota chôrta d'aflisyon, autrefois, quand on avait travaillé son bien, semé et planté, on n'avait qu'à attendre [la récolte], on n'avait pas à lutter; maintenant tout le temps, on peut dire toute l'année, [on a] toute sorte d'épreuves [travail inconnu autrefois pour lutter contre les maladies et ennemis de l'agriculture] .
afobla v. a.  Couvrir d'un vêtement. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid.  Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid. Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Hé fémawé chon jaméi prou afobléi, ces femmes ne sont jamais assez bien affublées.  Envelopper.   L'aié afobléi a téita,il avait la tête emmaillotée; afobla chin derën e-n-oun papëe, enveloppe cela dans un papier.
afóoua, v. a.  Ereinter. Ereinter. Ha maadi m'a nète afówa, cette maladie m'a beaucoup épuisé. Part, et adj. Yó chéi afówa, je suis à bout de force.
afouéeadzó, s. m.  Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage.A Savièse, le garde-forestier désigne 3 ou 4 arbres comme bois de chauffage, par lot. Chaque arbre porte un numéro inscrit sur le tronc auquel on a enlevé un peu d'écorce. Ces lots sont tirés au sort. Chaque bénéficiaire se charge de l'abattage et du transport du bois à son domicile. Le lot s'appelle échóo (sort); martéoua (marteler) désigne l'action d'enlever l'écorce et d'y marquer un numéro. L'arbre abattu est dépouillé de ses branches, de son écorce et de la cime et traîné au « trait » hors de la forêt.
afrantsi, v. a.  Affranchir (une lettre).  Affranchir (une lettre). Dan j-oun tin iré pa i móda d'afrantsi è wétré, autrefois ce n'était pas l'habitude d'affranchir les lettres; ona ouétra afrantsite, une lettre affranchie.
afraretchye (ch'), v. r.  Se familiariser, s'habituer. Se familiariser, s'habituer. Can charan méi afraretchya, ch'acórdéran prou, quand ils seront plus familiarisés, ils s'accorderont bien; hou dó°" ch'afraretson pa, ces deux ne se familiarisent pas.
afron, s. m.  Affront, avanie. Affront, avanie. Di ché có°" kyé nó j-a fé ché afron, l'a pa méi douja eni ché frota per ënkyé, depuis cette fois où il nous a fait cet affront, il n'a plus osé venir se frotter par ici.
afronta, v. a.  Affronter, braver. Affronter, braver. T'éi pa e-n-éta to d'afronta oun traó dinche, ce n'est pas toi qui es capable d'entreprendre un pareil ouvrage.
afrou, afrouja, adj.  Affreux, horrible. Affreux, horrible. L'è cakyé tso°"ja d'afrou, c'est quelque chose d'affreux; chin l'è pire ky'afrou, cela dépasse toute les bornes.Très avide. Pó peca l'è afrou, pour manger il est terrible. Pour désigner un superlatif. L'è afrou vwéró n'ën falou côré, nous avons dû courir beaucoup. Adv. Horriblement, fort. L'è oun moundó afrou brote, c'est une personne fort laide.
afroujamin, adv.  Affreusement. Affreusement.
afrounta, v. a.  Empiéter sur le voisin. Empiéter sur le voisin. Afrounta ó bën d'otrwi, empiéter sur le bien d'autrui.  Faire du dommage à qqn. Nó j-an nete afrounta, ils nous ont fait beaucoup de tort.Dérivé de front.
agache, s. f.  Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. L'a tórdzó dé j-agaché ba pé ó vèrdjye a mochôo, il y a toujours des pies dans le verger du curé.
agachon, s. m.  Cor au pied, durillon. Cor au pied, durillon. Voui i byin ma i j-agachon, aujourd'hui les cors me font bien mal. || Dérivé de agache.
agasia s. m.  Acacia. Acacia. || Cette forme est répandue en SR et un peu partout en France. Cf. Gloss. I, 85.
agasye, v. a.  Agacer. Agacer.
agié, v. a.  Egayer.  Ch'oun pou pa ó t'agié oun pó°", ché popoun plouré tó ó tin, si l'on ne sait pas l'égayer un peu, ce bébé pleure tout le temps.  V. r. S'égayer, s'amuser. Ché chon byin agia ënsinbló, ils se sont bien amusés ensemble; fóou ché redzooue é ch'agié, il faut se réjouir et s'égayer. || Dérivé de gai.
ago, s. m.  Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. T'ën tré eatsé é dé j-agó, il tient trois vaches et des « agots »; can o-n-a rin kyé dé j-agó, o-n-a pa gran móta, quand on n'a que des bêtes sans lait, adieu le fromage ! Remarquez la loc. tan aryin cómin agó qu'on emploie dans les contrats d'hivernage et qui veut dire que quelqu'un gardera une vache (ou chèvre) aussi longtemps après le vêlement qu'il l'a gardée auparavant quand elle ne donnait pas de lait.
agonié, s. f. Agonie, glas. Agonie, glas. Chon-non w'agonié óra, on sonne le glas, annonce au son de la cloche que qqn vient de mourir. || Syn. fën
agóta  v. a. Goûter, déguster un aliment, une boisson.  Goûter, déguster un aliment, une boisson. Agóta é sti mosca, goûtez voire de ce muscat; dé ha venye n'ën pa jou oun rejën pó agóta, de cette vigne nous n'avons pas eu une grappe pour goûter; to agótéréi a chopa ché l'è prou chawae, tu goûteras la soupe [pour savoir] si elle est assez salée.
agóta  v. n. Ne plus donner de lait.  Ne plus donner de lait. I atse agóté óra, la vache cesse de donner du lait maintenant.
agóta, adj.  Tarie, qui ne donne plus de lait. Tarie, qui ne donne plus de lait. N'ën davwé eatsé agóté, nous avons deux vaches taries; i tchyévra l'è ouncó pa fran agóta, la chèvre n'est pas encore tout à fait tarie.
agou, agwa, adj. et s. m. et f.  Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture. Agou. chon hou kyé tsason a terye foura di j-âtró dé mëndjye é dé bire, [on nomme] «agou» ceux qui cherchent à soutirer aux autres de la nourriture ou de la boisson; l'è dèstra vouéró l'è agou quel vilain parasite affamé; dé bouaté agwé, des  filles   affamées;   dri  ky'o-n-a cakyé tsó°"ja chou ó fwa, ché brot' agou fó°" ky'arouwé, aussitôt qu'on a qqch. sur le feu, il faut que cet écornifleur arrive. Le mot est toujours pris dans un sens défavorable. || Du lat. acutus. Gloss. I, 195.
agrafa, v. a. Empiéter [sur le bien d'autrui].ye.  Empiéter [sur le bien d'autrui]. Agrafa ó bën chou chin di j-âtró, empiéter sur la propriété d'autrui. || Dérober. Ché l'è agrafa kyé pou, dé tsó°"jé kyé chervon pa 'na mêrda, celui-là [sa manie] c'est de dérober tout ce qu'il peut, même des choses qui ne servent à rien du tout. || Syn. ronyachye.
agraféré, s. m.  Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage. Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage.
agrafi, v. a.  Dérober de petits riens. Dérober de petits riens.
agranti, v. a.  Agrandir. Agrandir. Le Gloss. 1,186, donne pour Savièse agrandi qui est faux.
agrapi (ch'), v. r.  S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. I mówé pou pa ch'agrapi, couwwé, can l'è pa fèra, le mulet ne peut pas s'accrocher, il glisse, quand il n'est pas ferré; l'a pochou ch'agrapi é chorti foura dou tórin, il a pu se cramponner et sortir du torrent. S'agrapir a le même sens en afr. Il ne faut pas confondre, comme fait le Glossaire, agrapi et arapi «grimper». Ce sont deux mots différents et qui se distinguent par le sens.
agré , ën agré Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Di kyé l'è ën-agré pecon pa méi é vèrméi, dès que les grains ont pris corps, les vers n'y touchent plus.  Au sens de raisin vert, verjus, aigret, egret, agret sont fréquents en afr. Gloss. I, 187.
agrenye, v. n.  Se donner de la peine, faire des efforts. Se donner de la peine, faire des efforts. I agrenye prou, ma wi roché pa, il se donne assez de peine, mais il n'a pas de succès; kyé agrenye pó pó°" dé tsó°"ja, que d'efforts pour peu de chose; can fó°" agrenye pó ai ó fla, chënblé kyé fó°" pacha, quand je dois faire un effort pour avoir le souffle, il me semble qu'il faut mourir; l'an djya agrenya dó°" có°" pó ó té fótré foura de prejidan, ils ont déjà fait deux fois des efforts pour lui faire perdre la présidence; i peti a nó agreniyé pó aa. amou catsoni, notre petit garçon travaillait pour aller à la montagne comme porcher; ché crwéi bórdon i t'agrenye pó foma, ce petit gamin cherche par tous les moyens à fumer. Origine obscure.
agrojyou, -jyoua, adj. et s. m. et f. Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours.Syn. mâcontin. Dérivé de grouja «se plaindre».
agyélādzó  Accoutrement.n. m.  Accoutrement.n. m. 
ahâa! interj. Ah! c'est cela!   Ah! c'est cela! Equivaut à l'allemand : ja so!
ai  , adv. Oui, bien sûr.  Oui, bien sûr. Aprin t-e byin a w'écó°"wa i vóoutre? - ó ai, votre garçon apprend-il bien à l'école? - oh! bien sûr! Cf. aè.
ai , interj. Aïe ! Aïe ! Ai! to fé ma, aïe ! tu me fais mal.
ai , v. a. Avoir  Avoir. Pr. i', t'a, l'a, n'ën et n'in, vó-éi l'an. Imparf. l'aïó, t'aie, l'aïé, n'aïon, vô-aïé, l'aïon. Fut. l'ari, t'ari, l'are, n'arin, vo-aréi, l'aran. Cond. l'orôo, t'ori, l'ori n'orin, v'ora, l'oran. Prés, du subj. (o)echó, t'(o)eché, (o)eché, n'(o)echon, vo-eché, l'(o)echon.   
ai , v. a. Avoir  Prov. Oun tënté va méi kyé dóou t'aréi, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
ai , v. a. Avoir . Avec un adv. dans de nombreuses expr. Avec un adv. dans de nombreuses expr. Ai foura, sortir qqch. L'a tsasya grantin a ai foura, ma sti l'ïta méi fën, il a cherché longtemps à me sortir le secret, mais j'ai été plus rusé [que lui]. Ai derën, faire entrer: oun pou pa ai derën è eatsé, on ne peut faire entrer les vaches [dans l'étable]. Ai ina, ba, faire monter, descendre. Ai outre: i pa pochou. ó t'ai outr'amijon, je n'ai pu l'amener chez lui. Ai ënséi (voy. ce mot). Ai foura ou simpl. ai, arracher: hé croué j-erbé oun pou pa é j-ai (foura), ces mauvaises herbes ne se laissent pas arracher. Ai ba est une expr. d'arrosage et signifie «succéder immédiatement à qqn dans le droit d'arrosage» dé cwi vó'éi vó ba (w'éivwe) à qui succédez-vous pour l'arrosage?
ai , v. a. Avoir .v. imp. Y avoir.v. imp.  L'a grantin kyé t'éi pa méi enou, il y a longtemps que tu n'es plus venu; van outré tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent jusqu'au dernier.
ai , v. a. Devoir. Devoir. N'ën oun grou âdzó a paé, nous avons une grosse somme à payer.
ai , v. a. Eprouver. Eprouver. Ai fan, avoir faim; ai pouire, avoir peur; ai ma â téita, mal à la tête; ai tsa, fri, avoir chaud, froid.
ai , v. a. Posséder. Posséder. L'a rin, pou pa pédré, il ne possède rien, il ne peut pas perdre; fó°" bati avwe o-n-a ó bën, il faut bâtir là où l'on a le terrain. Prov. Can o-n-a pa, oun pou pa ëntana, quand on n'a pas [de pain], on ne peut pas entamer. 
ai , v. a. Se procurer, Se procurer, óra o-n-a hou pra pó rin, maintenant on peut acheter ces prés pour rien; i jou ha atse pó dóou sin fran, j'ai eu cette vache pour 200 fr.
ajâa, s. m.  Au hasard de, au risque de. Au hasard de, au risque de. Ajâa dé m'achye tsapla, au risque de me laisser couper en morceaux; ajâa dé créea déean kyé peca chin, au risque de (plutôt) mourir de faim que de manger cela. Dans la prononc. rapide on entend souvent aja.
ajâa, s. m.  Hasard, sort, Hasard, sort, iré w'ajâa dinche, c'est le hasard qui l'a voulu ainsi.  
ajarda, v. a.  Hasarder, essayer. Hasarder, essayer. Ch'o-n-ajârdé pa, o-n-a rin, qui ne hasarde rien n'a rien.  V. n. L'è ajarda dé demanda a marya, il s'est hasardé de la demander en mariage. Absol. Chouta ba! - na,ajârdó pa, saute en bas! - non, je ne le tente pas.V. r. Se hasarder, s'aventurer. Fó°" pa ché ajarda chou ha lache, il ne faut pas s'aventurer sur cette glace.
ajardjyou, -ouja, adj.  Hasardeux, osé. Hasardeux, osé. Na, na, féré pa chin, l'è trwa ajardjyou, non, non, ne faites pas cela, c'est trop hasardeux.
ajelon, s. m.  Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise. Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise.
ajin, ajinta Tranchant, aiguisé adj. Tranchant, aiguisé. V. talin.  Astringent en parlant du vin qui dessèche la bouche,
ajosta, v. a.  Ajuster, adapter une chose à une autre. Ajuster, adapter une chose à une autre. Rada ou closyè vwéró tóté é peré chon ajostéi ë-n-ódre, óra é manson ajoston pa méi dinché, meton rin kyé prou de mortchyè, regardez au clocher comme toutes les pierres sont ajustées comme il faut, maintenant les maçons ne disposent plus les pierres avec cette exactitude, ils y mettent en revanche beaucoup de mortier. V. r. S'ajuster.
ajouta Ajouter.v. tr. Ajouter.v. tr.
aki, adj.  Acquis. Acquis. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. S. m. Bien acquis. Chin chon dé j-aki, ce sont des biens acquis, spec, par les époux depuis le mariage.
akipa, v. a.  Equiper, habiller. Equiper, habiller. Fó°" akipa tota ha binda pó a promyere comonyon, il faut habiller toute cette troupe pour la première communion.
akita, v. a. Acheter.  Acheter. Can l'a jou 'na bóna vénindze, é moundó akiton méi, quand il y a eu une belle vendange, les gens achètent davantage.
âle, s. f. Aigle. Aigle.
alijya, -jyae, adj.  Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Can menon de hou grou bran tót'acó°" chou ó pra, fan eni tôt'alijya, quand les gens amènent d'un coup sur le pré une grande quantité d'eau, on le couvre de débris (sable, cailloux,morceaux de bois, feuilles).Dérivé de lëe. Voy. ce mot.
âlon, interj. Allons! Allons! Alon, ache chin, allons, laisse cela! Alon, vweeon, allons, voyons!
âlon, s. m.  Vêtement, habits en général. Vêtement, habits en général. avwe a to metou è j-âlon, té fó°" ai méi dé chwin di j-âlon, où as-tu mis tes vêtements, il te faut en prendre plus de soin; è j-âlon di féité, di dzôvri, les vêtements des jours de fêtes, des jours ouvrables; è j-âlon di chorda, le costume militaire. || Ce mot n'a pas de sens péjoratif.
alte, interj. Halte!  Halte! Aussi alte la! halte-là!
amâa, -âra, adj. Amer. Amer. I cha l'è amâra, le sel est amer.  Fig. Désagréable, dur à supporter.Prov. È j-ansyan l'an tôrdzô de: é méro°"wyé venyon amâré, les vieux ont toujours dit: les amusements deviennent amers [se gâtent].
amacha, v. a.  Amasser. Amasser. Ché pô ama-cha de bën, d'ardzin, celui-là [est un fameux] pour amasser du bien, de l'argent. Récolter. Amacha ó bla, a vénindze, ó fin, récolter le blé, la vendange, le foin. 
amacha, v. a.  Recueillir, réunir quelque part. Recueillir, réunir quelque part. N'aïon tôt'a-macha. ó fin derën a grandze, nous avions amassé tout le foin dans la grange; i fava l'è jou tôt'amacha a prija mâmoura chou ô bën, la fée est allée ramasser toute la récolte, qui n'était point arrivée à maturité. Se dit aussi du bétail. Amacha é eatsé pó arya, rassembler les vaches pour la traite.
amacha, v. n.  Se former, grossir, en parlant d'un abcès. Se former, grossir, en parlant d'un abcès. I cóminsé a amacha, (l'abcès) commence à se former.  Syn. arémacha, remâcha.
amacha, v. r.  Se réunir, se mettre ensemble. Se réunir, se mettre ensemble. Ché chon amacha catr'ou sën de rlôo é chon parti ënsinbló, ils. se sont réunis quatre ou cinq et sont partis ensemble.
amadówą Amadouer, calmer, apaiser Amadouer, calmer, apaiser.v. tr.  Syn. abeouena, adoba.  
amaé,  v. n.    Hésiter,  balancer.  Hésiter,  balancer.  L'a djya on'oura ky'amąé de parti ou traó é parte pa, il y a bien une heure qu'il hésite de partir au travail, et il ne part pas. En parlant du temps. Amaé de balę de plodze, il se prépare à pleuvoir.  
amaé,  v. n.    Menacer, faire semblant de. Menacer, faire semblant de. Chon tò ò dzò apréi amaé avwéi dé galó°", ils sont toute la journée à se menacer avec des cailloux; can l'itą prou ëngrëndjyą, l'a amaeą dó°" tré ādzó d'enį ba, quand il a été bien fâché, il a menacé deux ou trois fois de descendre. Il Apparenté à l'afr. esmayer «mettre en émoi».
aman, s. m. Amant. Amant. Prov. (L. 171). L'a pa ona fęle chën j-amąn, il n'y a pas de fille sans amant. Mot d'importation fr. et peu usité; on dit habituellement í gawąn.
amatōo, s. m., amatoja, s. f. Amateur. Amateur. L'an mena ha ątse ba a fįŗe, l'a dri trówa o-n-amatōo, ils ont conduit cette vache à la foire, elle a trouvé tout de suite un acquéreur.
āmé, s. f. pl.  Ames. Ames. Voy. s. v. arma.
améigri, v. a. Amaigrir, spec, le terrain: Amaigrir, spec, le terrain: ōrdzó améigré pa tan é tsan, l'orge n'amaigrit pas autant les champs; chin l'a prou améigri a vęnye, cela a fort amaigri la vigne.
amélanchyè Amélanchier Amélanchier n. m. {Amelanchier ovalis Medicus). Buisson dont le fruit est le mouson, amélanche. . 
amelóŗą, v. a. Améliorer. Améliorer. Atsetą d'istré pó amelóŗą ó cāfęi, acheter de l'extrait de chicorée pour améliorer le café.
amelóŗą, v. r. S'améliorer, s'amender: S'améliorer, s'amender: oun pou féŗé chin kyé no ou, ché pra ch'ameloŗé pa, on peut faire ce qu'on veut, ce pré ne s'amende pas.
ameloŗasyon, s. f. Amélioration. Amélioration.
amenachye, v. a.  Menacer. Même emploi et même sens que menachye. Menacer. Même emploi et même sens que menachye.
amęnye, s. f. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais.
ameŗetą, v. a.  Mériter.  Mériter. Tsecoun rechį chin ky'ameŗeté, chacun reçoit ce qu'il mérite; l'oŗi pa jou oun méi ameŗeta d'étr'écó, personne n'aurait autant mérité d'être battu.  Absol. I pa ameŗetą, je n'ai pas mérité, dit-on quand on laisse tomber quelque chose en mangeant.  Acquérir des mérites. Fó°" ameŗetą tandjyo ky'o-n-a a vya é a santéi, il faut acquérir des mérites pendant qu'on a vie et santé.  Ameriter se trouve aussi en afr.
ameŗetįn, -tinta, adj.  Qui mérite, méritant. Qui mérite, méritant. To t'éi méi ameŗetįnta kyé ó, tu es plus méritante que moi.
ameŗętó, s. m.  Mérite. Mérite. O`n-a méi d'a-meŗętó, on a plus de mérite; ch'oun fé dé bënfé rin kyé pó être gabą, o`n-a pa d'ameŗętó, si l'on fait des bonnes œuvres uniquement pour être loué, on n'a pas de mérite. || Syn. meŗętó.
ameŗikyįn, -kyéna, adj. et s. m. et f. Américain, -caine. Américain, -caine. Dé pómé ameŗikyéné, des pommes de terre américaines (oblongues). Se dit de qqn qui est parti pour l'Amérique et aussi très souvent de ceux qui en sont revenus. L'è mò'ŗa ou' Ameŗikyįn d'Ormoun-na, l'Américain d'Ormona est mort.
ameryę, v. a. Mirer avec une arme, viser.  Mirer avec une arme, viser. L'a grantin ameryą é l'a mancą a chįba, il a visé longtemps et manqué la cible. Lorgner, guetter. E sti tó ó tin da mécha ameryę ha fémąwa, et celui-ci tout le temps de la messe de lorgner cette femme.
ami, amie, s. m. et f. Ami, amie. Ami, amie. Nó chin dé j-ami avwéi hou wéi, nous sommes amis avec ceux-là.
amiąbló, -ąbla, adj.  Amiable, conciliant. Amiable, conciliant. A w'amiąbló, à l'amiable.
amin, s. m. Amen. Amen. L'è tòrdzó a nó kyé fó°" déŗé amin, c'est toujours nous qui devons dire amen [nous plier] ; chin l'è amin è pwe fornį, c'est une chose entendue, n'en parlons plus; yó i ouncó pa de amin, je n'ai pas encore dit mon dernier mot.
amina, v. a. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Prov. w'adjyó aminé w'âno, l'âge use l'âne, c-à-d. tout s'use avec les années. Le mot n'est plus employé à Savièse que dans ce proverbe.  De miner et du préfixe a; aminer est afr. dans le sens de « détruire, miner ».
amiséné, s. f. pl. Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; cf. v. W. III, 8; Pierreh. s. v. damassine. Le d initial a disparu à Savièse.
amitchye, s. f. Amitié. Amitié. Ché l'a ouncó d'amitchye pór nó, celui-là a encore de l'amitié pour nous.
Amitou, -touja, adj.  Aimable, amical. Aimable, amical. Kyënta dzin amitou ché ómó! quelle personne aimable que cet homme! || Caressant, familier, en parlant des animaux. Kyënté béitchyé amitoujé é mótsé, quelles bêtes familières que les mouches.
amo, s. m.  Amour . Avec un verbe. Fó°" ché w'ârdjye tó ôrtó rin kyé pó w'amo d'ai ona plache pó èntrépója ó féméi, il faut s'élargir tout autour [acquérir de grandes propriétés] rien que pour avoir une place pour déposer le fumier; pó ou'amo de peut parfois signifier le contraire de son sens primitif: pa dé plo brote moundó é ona flâna ch'oun doujé pa eni pó w'amo de rlôo, il n'y a pas de plus méchantes gens et [on reçoit] une gifle si par un sentiment de répulsion, on n'ose venir avec eux.
amo, s. m.  Amour. Amour. Ne s'emploie guère dans ce sens que dans la loc. figée pó w'amo de, pour l'amour de. En faisant l'aumône on dit au pauvre: téi pó w'amo de Djyo ou simpl. pó w'amo de Djyo, tiens pour l'amour de Dieu! 
amo, s. m.  Amour. Par ext. cette exp. signifie «à cause de». Pouwon pa méi ché vêré pó w'amo dou bou, ils ne peuvent plus se voir à cause de l'écurie; chéi pa ch'iré w'amo (ou pó w'amo) dou popoun kyé l'è pa jou amou sti an, je ne sais si c'est à cause du poupon qu'elle n'est pas montée [aux mayens] cette année.
amodiasyon, s. f. Affermage de terres, bail. Affermage de terres, bail. N'ën djya paea w'amodiasyon, nous avons déjà payé l'affermage. || Se dit surtout en parlant de l'affermage des alpages.
amodiatôo, s. m. Celui qui contracte un affermage, un bail. Celui qui contracte un affermage, un bail. Oun pou pa vêré oun méi croyéi bën, é bin! trouwé tôrdzó o-n-amodiatôo, on ne saurait voir plus mauvaise propriété, eh bien ! toujours elle trouve un amodiateur.
amodie, v. a.  Donner à bail, affermer une terre. Donner à bail, affermer une terre. Ha venye l'è trwa rloyin, w'a t-amodié a hou de Gromejwa, cette vigne étant trop éloignée, il l'afferme à ceux de Grimisuat. || 
amodie, v. a.  Prendre à bail, louer. Prendre à bail, louer. N'ën amodia oun corti ba i corti de Chyoun, nous avons loué un jardin «bas» aux Jardins de Sion. Spec. Amodié Prabei, amodier l'alpage de Prabé.
amódó ou a módó, adj. m et f. Assez.Approprié, qualifié. Approprié, qualifié. Crįjó kyé l'oŗį pri o-n-Awemąn pó vwardą é eątsé, ma l'a pa jou dé j-amódó, je crois qu'il aurait pris un Allemand pour garder les vaches, mais il n'a pas trouvé d'appropriés; fó°" pacha avwéi dé tsaréi amódó pé dé rlwa dinché, il faut passer avec des chars chargés avec mesure par des chemins pareils.
amódó ou a módó, adv. Assez Précédé d'un adv. de qualifie. Ché tsapéi l'è fran amódó pòr té, ce chapeau te va justement bien; jostó amódó, tout juste; t'éi arową todri amódó pó tòrną a parti, tu es arrivé tout juste à temps pour repartir. 
amódó ou a módó, adv. Assez Suivi de pò et d'un inf. Amódó pó ché twa, assez pour se tuer; l'è arówą amódó pó deną avwéi nó, il est arrivé à temps pour dîner avec nous.
amódó ou a módó, adv. Assez. Assez. Oudjye pa méi a mé, l'è amódó, ne me versez plus, c'est assez. Syn. prou.
amódó ou a módó, adv. Assez. Précédé d'un comparatif. Fó°" être méi ky'amódó chënpló, il faut dépasser les bornes de la simplicité.
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de la prép. de et d'un subst. Suffisamment de. I amódó dé fi pó cló°"ré ó taon, j'ai suffisamment de fil pour fermer le talon [du bas].
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de pòr et d'un subst. ou pron. Assez pour. Amódó pòr mé, assez pour moi.
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi d'un adj. Suffisamment, assez. Chin l'è amódó péjan pór té, cela est assez pesant pour toi, approprié à tes forces; t'éi jostó amódó vya pó pòrta ha dzèrlóta, tu es juste assez fort pour porter cette hottée.
amódó ou a módó, adv.  Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Can l'an dé vën, châon pa bir'amódó é apréi fan brote, quand ils ont du vin, ils ne savent pas boire avec mesure, et après ils font des folies; cha to pa oudjye amódó, é pa tankyé ton-mé? ne sais-tu pas verser avec mesure, et non pas jusqu'à ce que le vase déborde? Trâle amódó, travailler raisonnablement.
amoją, v. a. et r. Amuser. Amuser. E j-infąn ch'amojaon avwéi hou dó°" tsate a vêr'amoją ó paré, les enfants s'amusaient avec ces deux chats en voyant leur père s'amuser (L., Cah. Folkl. 7, p. 94).  Amoją est un emprunt au fr. Le terme patois est méŗó°"wą.
amòrą,  Part, et adj.  Affligé, penaud, marri. Affligé, penaud, marri. L'a dé có°" kyé part'i fwa, o-n-è tan amòrą dé chin, il est des fois où le feu éclate [où la patience vous échappe], [après coup] on en est tout marri.Dérivé de moró «museau, mufle».
amòrą, v. a.  Emousser une lame ou une scie. Emousser une lame ou une scie. Amòrą ó coutéi, ó fouson, ó berni, a réicha, émousser le couteau, la serpe, la faux, la scie.  
amorti Part, et adj. Engourdi. Engourdi. I bréi l'è prou amorti, le bras est engourdi. 
amorti Part, et adj. Ereinté, fatigué. Ereinté, fatigué. Ché l'è méi amorti kyé w'ątre, celui-là est plus éreinté que son frère; chéi amortįte com'oun flon, je suis sans énergie, sans muscle comme un gâteau.
amorti, v. a.  Couper la force de résistance, ramollir. Couper la force de résistance, ramollir. Amorti a fole pó ó catson, ramollir des feuilles [de coudrier, d'orme] pour le porc. Dans ce sens s'emploie aussi absol. Va fouŗa amorti pó è catson, va ramollir [les feuilles] pour les porcs.
amorti, v. a.  Priver du sentiment. Priver du sentiment. Ché brote có°" ó t'a amorti dri, ce vilain coup l'a privé du sentiment aussitôt.
amorti, v. a. amorti ó fouą, Mater l'incendie;  . Mater l'incendie;  .
amortichyou, s. m.  Instrument pour amortir, assommer. Instrument pour amortir, assommer. L'a balą a sti oun có°" d'amortichyou, il lui a donné un coup d'«amortisseur», capable de l'assommer.
amou adv.  En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. I vën amou óra, il monte maintenant; oun vi pacha sti moundó amou é ba tò w'an, tòrdzó a pya, on voit cet homme monter et descendre toute l'année, à pied; di ouéi amou, depuis là-haut. 
amou adv.  En haut.Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Démąn pąrton tui amou, demain tout le monde se rend dans les mayens ou aux alpages. Un pâtre qui avait passé vingt étés sur l'alpe disait: lolóou amou, Pèróou amou, les troupeaux en haut, Perroud en haut. Avec des verbes de repos. Amou mêįn, amou mountąnye, en haut dans le mayen, à l'alpage; amou a Cópé, en haut à Copé; amou pé a gran dzōo, en haut par la grande forêt; amou en côo, dans le chœur. Par besoin de précision le patois emploie ce mot amou pour indiquer la direction par rapport à celui qui parle: amou dejó ó pon, là-haut sous le pont.
amou adv.  En haut.Amou indique l'orientation: nord. Amou indique l'orientation: nord. È nyówé van amou, les nuages vont du côté du Haut-Yalais.A l'expr. a w'abą, à la descente, s'oppose a w'amou, à la montée. Le Gloss, distingue avec raison les mots amou et iną tous deux signifient «en haut», mais le premier indique une montée moins brusque et moins sensible: aą amou ën Chavyęje, aller à Savièse; aą iną ën Prabé faire l'ascension du Prabé; aą iną ou pįló, monter dans la chambre; aą amou a pënta, aller à l'auberge.  Etym. ad montem.  Voy. damou.
an  prép.  En. En. Ne s'emploie que dans l'expr. fr. an n-avąn! en avant !
an  s. m.  An, année. An, année. O-n-an dé tin, une année «de temps»; dé j-an pertënchį, tardį, des années printanières, tardives; w'an kyé ën, l'an prochain; oun dé hou j-an, une de ces années passées; w'an chédzé, l'année 1816 (année de grande disette); i bón-an, la nouvelle année, le jour de l'an; chouétą ó bón-an, souhaiter l'an; w'an pachą, l'année passée; ché w'an, cette année; vouéŗó a t-e d'an? combien a-t-il d'années? w'an kyé t'éi necou to, l'année ou tu es né. Même expr. en afr. et en provençal dans le sens d'« au temps où ».  Prov. An dé fin, an dé rin, année de foin, année de rien.
āna  s. f. Aune (mesure), Aune (mesure), óŗa mejoŗon pa méi avwéi w'āna, l'è tòt'avwéi ó métre, maintenant on ne mesure plus avec l'aune, tout se fait avec le mètre.
āna  s. f.  Signe de consentement. Signe de consentement. Usité seulement dans l'expr. féŗé ni āna ni comąnda, ni acquiescer ni commander, ne donner aucun signe.
aną, v. n.  Ruer. Ruer. Oun crwéi mówé kyé āné tòrdzó, un mauvais mulet qui rue toujours; dri ky'o-n-ou wi métré ó ba, comįnsé a aną, aussitôt qu'on veut lui mettre le bât, il se met à ruer. || Dérivé de âne.
anāa, s. f.  Nef de l'église, surtout la principale. Nef de l'église, surtout la principale. w'ëncoŗą l'è enou ba ën w'anāa, le curé est descendu dans la nef; ën w'anāa è ban chon méi grou kyé outré i tsapawété, dans la nef, les bancs sont plus grands que dans les chapelles [de l'église]. Į| Du lat. navis. Anāa offre le phénomène de l'agglutination de l'article fém. a avec nāa.
anāe, s. f.  Ruée. Ruée.
anbisyon, s. f.  Passion, Passion,  L'an w'anbisyon dįnche ils ont ce penchant, cette passion; l'è ona trest'anbisyon de fomą, c'est une triste passion de fumer.
anbisyóną, -nąe, adj. Entiché, passionné de. Entiché, passionné de. Chon tan anbisyóną dé ché tsate, ils sont tellement entichés de ce chat.
anbisyou, -syouja, adj.  Avide, cupide. Avide, cupide.
ąncha, s. f.  Anse de panier. Anse de panier.
anchęŗe, s. f.  Enchère. Enchère. L'an metou to choun bën a w'anchęŗe, on a mis tout son bien aux enchères.
ancherye, v. n.  Enchérir, miser aux enchères. Enchérir, miser aux enchères.
ąnda, s. f.  Nourriture consistant en pain et fromage. Nourriture consistant en pain et fromage. Prindé oun mwwêe dé ąnda, prenez un morceau de ce pain et de ce fromage. Désigne spécialement tout ce qui est fait avec le lait dans les alpages ou au village (fromage, beurre, sérac). N'ën rechyou. de plo béwa ąnda da mountąnye, nous avons reçu de très beaux produits du lait de la montagne. Le mot a la même origine que viande (vivenda), mais n'a pas le sens de «viande», il se rapproche plutôt de l'afr. où viande signifiait «tout aliment qui entretient la vie». Gauchat Bulletin VI, 15-17, rappelle que chez Rabelais les champignons sont la «viande des dieux»,et O. de Serres emploie ce mot pour les grains à donner aux pigeons.
andéné, s. m. Dimin. de andįn.  Petit andain. Petit andain.
andįn, s. m.  Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau
andįn, s. m.  Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Épantchyę é j-andįn, étendre les andains [pour les sécher]; Vwéŗó dé j-andįn a to chéą, combien d'andains as-tu fauchés? Andįn dóbló, andain double, se compose de deux andains faits par le faucheur qui, ayant achevé le premier, revient en poussant l'herbe côte à côte.Par ext. Rouleau d'herbe ramassée au râteau, ën pląché dé féŗé dé mwatson l'an fé dó°"tré j-andįn, au lieu de faire des tas, ils ont fait des andains.. Par ext. Tout ce qui est placé en forme de rouleau. Oun grou andįn de crwįjé dé nwé ky'oun balįé moudre avwéi a faŗéna pó féŗé dé pan, un gros rouleau de coquilles de noix que l'on donnait moudre avec la farine pour en faire du pain. || Le f'r. «andain» n'a pas tout à fait le sens de notre patois. Littré le définit: «Etendue que le faucheur peut faucher de pas en pas.» L'origine du mot est discutée.
ąndzé, s. f. Ange. Ange. Dé béwe j-ąndzé, de beaux anges; o-n-ąndzé gardiįn, un ange gardien. Dans cette dernière expr. empruntée telle quelle au fr. ąndzé est masculin.
andzįló, s. m.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe. Chęla i clócon a w'andzįló, ici on donne un coup de cloche à l'évangile; w'andzįló de Chën Djyan, l'Evangile de Saint Jean. Cet évangile, tel que le prêtre le récite à la fin de la messe, joue un certain rôle dans les légendes du Valais: on le récite pour briser la puissance des démons.
anéanti, v. a. Anéantir. Anéantir. Chon itą anéanti déjó a ni, ils ont été anéantis sous la neige.
anei, adv.  Cette nuit prochaine ou présente. Cette nuit prochaine ou présente. Vëndré anéi tāa, il viendra cette nuit tard; l'è djya dodjyouré, l'è prou pòr anéi, c'est déjà minuit, c'est assez pour cette nuit ou ce soir. Le soir, l'entrée de la nuit. Nó partįn anei ou can, nous partons ce soir au camp [service militaire]; l'è arową anéi pé é vwet'ouŗé, il est arrivé ce soir, vers les huit heures.  Même sens dans l'afr. anuit, Gloss. I, 409-10.
anese, s. f.  Anis vert. Anis vert.
ānète, s. m. Dim. de ānó.  Anon, petit âne. Anon, petit âne.
anevyāa, -arda, adj. et s. m. et f.  Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers. Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers.
anfeŗdąn, s. m.  Vaurien, paresseux. Vaurien, paresseux.
anfįn, adv.  Enfin. Enfin. L'a anfįn pochou paé chin kyé diêe, il a enfin pu payer ce qu'il devait.
angle s.f.  Anglais. Anglais. || Le subst. Angle est syn. d'homme riche. Vįvon cómin d'Angle, ils vivent comme des Anglais.  
angle, -gléja, adj. et s.  Redingote. Redingote.
angon, s. m.  Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422. Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422.
anjêe, s. m.  Gros lézard. Gros lézard. O-n-anjêe vè, un gros lézard vert. Cf. anjêrda et tsaplafįn.
anjêrda, s. f.  Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. È j-anjêrdé fan pa dé ma, les petits lézards sont inofîensifs.  Du lat. lacerta qui a donné les formes les plus variées dans tous les dialectes et en provençal.
anjoouse Angélus.n. m  Syn. ënmarya. Angélus.n. m  Syn. ënmarya.
anmą, v.  r.  Aimer, Aimer, ch'oun ché ąnmé pa, l'è mawįjyą dé resta ënsįnbló, si l'on ne s'aime pas, il est difficile de rester ensemble; ché ąnmon a fason di tsën ou cómin i coutéi é i tchyévra, ils s'aiment à la mode des chiens ou comme le couteau et la chèvre.
anmą, v.  r.  Avoir un penchant pour qqch.  Avoir un penchant pour qqch. Anmą ó vën, é bon mwêe, ó traó, aimer le vin, les bons morceaux, le travail. Suivi d'un infln. Fó°"dré ó t'ènvwwéé i j-etuidzó dabó kyé ąnmé pa trale a têra, il faudra l'envoyer étudier puisqu'il n'aime pas à travailler la terre.  Anmą méi, aimer mieux; ąnme to mei w'éivwe ky'ó vën? préfères-tu l'eau au vin? Du lat. amare.
anmą, v. a.  Aimer, avoir de l'attachement. Aimer, avoir de l'attachement. Hou dó°" l'an pa jou d'in-fąn, ąnmon pa hou di j-ătró, ces deux n'ont pas eu d'enfants, ils n'aiment pas ceux des autres.
ānó, s. m.  Ane. Ane. Oun cónyé pa vwéŗó é j-ānó pé Chavyęjé, ché tęnyon fôo chou é mówé, on ne connaît guère les ânes à Savièse, on leur préfère de beaucoup les mulets. Quand qqn passe brusquement des larmes au rire, on dit ce refrain: tsąnta, ploura, bij'ó cou dé w'ānó gri, chante, pleure, baise le derrière de l'âne gris.
anolęŗe, adj.  Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Broun-na l'è anolęŗe sti an, la «brune» est stérile cette année; kyënta mijère, n'ën rin kyé dąvwé eątsé é chon tóté è dąvwé anolęŗé, quelle misère, nous n'avons que deux vaches et les voilà toutes les deux «anolière».  S. f. 
anonsé, s. f. pl. Annonces. Annonces.
anonsyę,  v. a.  Annoncer.  Annoncer.  Se  dit le plus souvent d'annonces officielles ou de journaux.
anową, v. a.  Annuler, abolir Annuler, abolir. I catijyémó l'è itą anową pé è j-écó°"wé, i conféchyon l'è pa itą anowāa, l'enseignement du catéchisme a été aboli dans les écoles, mais la confession n'a pas été abolie.
anplamįn, adv.  Amplement. Amplement. Sti an n'ën anplamįn dé fin pó teni ona ątse de plo, cette année nous avons assez de foin pour hiverner une vache de plus.
ąnpoué, s. f. pl.  Framboises.  Framboises. Nó fó°" aą iną ën Reįęna,wéi l'è tó plin dé j-anpwe, il nous faut aller là-haut à R., là c'est tout rempli de framboises.
ansényąn, s. m.  Celui qui enseigne, maître. Celui qui enseigne, maître. È j-etodiąn é é j-ansényąn chon parti promena, étudiants et maîtres sont allés en promenade.
ansésyon, s. f.  Fête de l'Ascension de Notre Seigneur. Fête de l'Ascension de Notre Seigneur.
ansyąn, -syąn`na, s. m. et f. Vieillard, vieille femme. Vieillard, vieille femme. I récontra o-n-an-syąn é on'ansyąn-na, j'ai rencontré un vieux et une vieille.  Dans une famille, on désignera par ce mot les plus vieux de la maison, grand-père, grand-mère, père, mère, w'ansyąn a nó, notre (grand-)père;w'ansyąn-na a nó, notre (grand-)mère.Au pl. Ancêtres. È j-ansyąn kyé l'an fé ché tórin iron cóŗadźou, les ancêtres qui ont fait cet aqueduc étaient courageux; é j-ansyąn l'an tòrdzó de, les ancêtres ont toujours dit. Formule pour introduire un proverbe. Syn. vyou, vyęle; ansyąn est plus noble et plus délicat.
ansyané, -néta, s. m. et f. Dim. de ansyąn.  Petit vieux, petite vieille. Petit vieux, petite vieille. Ché iré oun dzin ansyané, c'était un joli petit vieux. Qui a un certain âge. i par a nó l'è rin mé tan dzowénó, l'è djya byin ansyané,notre père n'est plus très jeune, il a déjà un certain âge.
antąn, adv.  L'année passée. L'année passée. Antąn n'ën pęskyé pa jou dé vénindzé, l'année passée nous n'avons presque pas eu de vin [vendange]. Peut être précédé de la prép. de. Di antąn kyé l'è parti, nó j-a pa écrį oun chowe ądzó, depuis l'année dernière où il nous a quittés il ne nous a pas écrit une seule fois; de vën d'antąn, du vin de l'année dernière.Le sens «autrefois» n'existe pas à Savièse. Etym. ante-annum. Usité en afr.
antecriste, s. m.  Antéchrist. Antéchrist.
antou, s. f.  Tante. Tante. L'aió dé j-antou outr'a Droun-na, j'avais des tantes à Drône.Du lat. amita qui a donné ante en afr. et anta en Valais. La terminaison saviésane a été influencée par celle du masc. w'aou, l'oncle.
antréi, interj. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français.Dans la Contrée on disait ho°"chya pour annoncer sa présence et celui qui était là répondait ho°"la !
antrin, s. m.  Entrain. Entrain. L'a rin d'antrįn vwi, il n'y a point d'entrain aujourd'hui.
ąntse, s. f.  Hanche. Hanche.
antsemăne, s. m.  Dadais, niais. Dadais, niais. Vwéi vó you pacha amou ché grou antsemąne, avez-vous vu monter ce gros dadais?  Probablement de l'all. Hans avec terminaison man qui est aussi all.  A Grimisuat lantsemąn désigne un homme à la démarche lente.
antson, s. m.  Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. È j-antson chon é dóou mótęi oun pé byéi, les «hanches» sont les deux protubérances des deux côtés du corps; o-n-antson méi iną k'i téita, une hanche plus élevée que la tête (déformation colossale!).
anye, s. m.  Agneau. Agneau. || Syn. mewën.
ânye, v. a.  Engendrer, faire pulluler. Engendrer, faire pulluler. I réichon ânyé è poudzé, la sciure engendre les puces. V. r. Se propager. Pé dé tin dinché ché ânyon è mawé béitchyé, par un temps pareil les mauvaises bêtes se propagent.
anyeouire, s. f.  Brebis bonne pour la reproduction. Brebis bonne pour la reproduction.
ânyeouire, s. f.  Brebis qui a mis bas. Brebis qui a mis bas.
aócą, s. m.  Avocat. Avocat. Can i avouį chin,yó i fé ni oun ni dó°" é pąrtó rąpe ba é w'aócą Ryon, quand j'ai entendu cela, je n'ai pas hésité une minute et je suis descendu sur-le-champ chez l'avocat R., disait un vieux plaideur.
aócatson, s. m.  Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. È Chavyeįąn óŗa fan vivre tui é j-aócatson dé Chyoun, les Saviésans font vivre maintenant tous les mauvais avocats de Sion.
aomą, v. a.  Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, óŗa cômin faŗi ó pó aomą a pipa i oublą é môtsété, comment ferai-je pour allumer la pipe, j'ai oublié les allumettes. Syn. plus usité ënprįndé.
aoną, v. a.  Eclairer, donner de la lumière. Eclairer, donner de la lumière. Atinpó°"dé, vęjó ënprįndé a wantêrna pó vó j-aoną ba pé è j-etsewi, attendez, je vais allumer la lanterne pour vous éclairer dans l'escalier. Par ext. Guider, éclairer au moral. Ché parįn l'a nonąn-t'an é vën fouŗa ënsęi pé la, e t-e pa aoną dou boun Djyo ? cet homme qui a 90 ans vient jusqu'ici, n'est-il pas éclairé par le bon Dieu?
aonbrą, v. a.  Donner de l'ombre, ombrager. Donner de l'ombre, ombrager. Ché nóyè aonbré tropá a vęnye, fó°" wì cópą è plo grouché di brąntsé, ce noyer ombrage trop la vigne, il faut lui. couper les plus grosses branches.
Aondjyę, v. a.  Allonger.  Allonger. Aondjyę ona corda, allonger une corde. V. r. S'allonger. Hou tsouson ch'aondzon tąnkyè n-o ou, ces bas s'allongent tant qu'on veut.
aontchyè, adv.  Volontiers.  Volontiers. Chin ky'oun fé aontchyę coté pa, ce qu'on fait volontiers ne coûte pas.
aonyou , -naouja , s.m. Et f. Flaireur. Flaireur. È j-aonyou chon fou kyè méton ó na pé tóté è j-éijé, les flaîreurs sont ceux qui mettent le nez dans toutes les assiettes ; bougró d'aonyou kyè t'éi, va t'in di per ënkye, vilain flaireur que tu es, va-t-en d'ici! Etymologiquement (du v. aona) c'est celui qui éclaire partout.-
aou, s. m.  Oncle, Oncle, w'aou Fransi, l'oncle François.
aouglą, v. a.  Aveugler. Aveugler. L'è prou aouglą, il est fort aveuglé, il voit très peu.
aougló, -gla, adj. et s. m. et f.  Aveugle. Aveugle. w'aougló F. cha tó féré é cha trówą tui è bócon dou bën, l'aveugle F. sait faire tous les travaux et trouve tous les morceaux de bien.
aoule, s. f. Aiguille, Aiguille, w'aoule dou ba, «aiguille du bât», poinçon très fort pour percer le cuir; aoule de tsouson, à tricoter les bas; é j-aoulé da mótra, les aiguilles de la montre.
aoulon, s. m. Aiguillon d'une abeille, etc.  Aiguillon d'une abeille, etc. Can o-n-ita. mwêe d'ona vwéipa, fó°" terye foura w'aoulon é chochyę a plache, quand on a été piqué par une guêpe, il faut sortir l'aiguillon et sucer l'endroit [piqué].
aparanse, s. f.  Apparence. Apparence. L'a bóna apaŗąnse, les apparences sont bonnes.
apaŗèle, adj.  Pareil. Pareil. L'a falou resta tòta a néi defouŗa pé na fri apaŗèle, il a dû passer toute la nuit dehors par un froid pareil.
apaŗèle, adv.  Autant . Autant . N'ën jou tré brįnté dé vénįndzé rin ky'ën ché tablaŗé. - jaméi apaŗèle, nous avons eu trois «brantes» de vendange seulement sur cette petite place (dit l'un) - jamais autant (répond l'autre). Į| Syn. paŗęle.
apaŗesyon, s. f.  Apparition. Apparition.
apaŗétré, v. n.  Paraître, apparaître. Paraître, apparaître. Apaŗechié dé tin j-ën tin oun moundó, ma dé réista o-n-įŗé tòrdzó chowé, il se montrait de temps en temps qqn, mais en général on était toujours seul. Į| Se dit d'apparitions surnaturelles. I djyąbló l'a apaŗou a sti amou ā dzōo, le diable est apparu à celui-ci là-haut dans la forêt.
apartémįn, s. m.  Appartement. Néol. Appartement. Néol.
apartenį, v. n. Appartenir. Appartenir. Chin nó j-apartën pa, cela ne nous appartient pas. | Į Ce verbe n'est pas d'un usage courant; il est très souvent remplacé par étré a nó, a vó, a rlōo, etc., être à nous, à vous, à eux, etc.
apéichyon, s. f. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Che débarąché pa i pòrmon, ën d-a apéichyon, le poumon [du malade] ne se débarrasse, il s'engorge au fur et à mesure [qu'il peut cracher] .
apéitre, v. a.  Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Cóté pó apéitre é bóté a hou j-infan, c'est coûteux de fournir les souliers à ces enfants au fur et à mesure [qu'ils les usent]; l'a byin balą de plodze é l'a fé byo tin, l'a byin apéichou d'êrba, il a plu souvent et il a fait beau temps, cela a toujours fait pousser l'herbe; ché apéi byin d'ardzįn ou pare, celui-là fournit bien de l'argent à son père; é eątsé l'aįon tan fan ky'oun powįé pa apéitr'ó peca, les vaches avaient tellement faim qu'on ne pouvait venir à bout de leur fournir la pâture; can l'ïtą fouŗa ha éivoue da
apéją, v. a.  Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci! Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci!
apeląé, s. f.  Lutte, phase d'une lutte. Lutte, phase d'une lutte. A promyèŗ 'apeląé l'è i peti kyé l'a ganyą, la première fois qu'ils se sont empoignés, c'est le petit qui a gagné.
apelę, v. a.  Attraper avec adresse, à la course. Attraper avec adresse, à la course. I tsate l'a achyą côrè a rata, ma l'a torną a t'apelę, le chat a laissé échapper la souris, mais il l'a de nouveau attrapée.
apelę, v. a.  Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop
apelę, v. a.  Prendre, saisir. Prendre, saisir. Apelę cācoun pé ó bréi pé ó có°", saisir qqn par le bras, le cou; can tōrnon ba dé w'ècó°"wa apęlon prou a pówįnta, quand ils reviennent de l'école, ils s'attaquent bien à la polenta. 
apelę, v. a.  Voler. Voler. Apęlè tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut.
apelę, v. n.  Coller. Coller. Can è rejën chon mōo e-n-ódré, apęlon è di, quand le raisin est bien mûr, il colle aux doigts.
apelę, v. n.  prendre, saisir Avec un adv. de lieu. Apelę iną, ba, outre, `ënséi, se diriger en haut, en bas, au-delà de ce côté.
apelę, v. r.  Se coller. Se coller. E carte ch'apęlon ënsįnbló can venyon vyélé, les cartes collent ensemble quand elles deviennent vieilles; è mótsé méi moąņąton, mél ch'apęlon, plus les mouches se démènent,plus elles se collent [au gobe-mouches],
apelin, -tinta, adj.  Gluant, collant. Gluant, collant. Sti an è rejën chon déstrą apelin, cette année les raisins collent bien [signe de maturité]. Par ext. Qui dérobe facilement. L'è prou apelin, il a les doigts un peu longs.
aperchivré, v. a.  Apercevoir. Apercevoir. Oun ó t'aperchį pa vwéŗó méi, on ne l'aperçoit plus guère; ó t'an pa méi aperchyoju, on ne l'a plus aperçu. Spécialt. Aperchivré dé mò, apercevoir des revenants; aperchiêé tóté è néi cąkyé tsó°"ja, elle apercevait toutes les nuits qqch. d'insolite.  V. r. S'apercevoir. To t'aperchį pa kyé l'è pó rire, tu ne t'aperçois pas que c'est pour rire.
apetechįn, -chįnta, adj.  Qui a beaucoup d'appétit, vorace. Qui a beaucoup d'appétit, vorace. È catson chon tan apetechįn, les porcs sont voraces.  Fig. Désireux de. Chon apetechįn d'ardzįn hou pó°"ŗó, fan pa de ca dou pan, ces [pauvres] mendiants sont désireux d'argent, ils ne font pas cas du pain.
apetį, s. m.  Appétit Appétit. I djyon prou kyé w'apetį vën ën mëndzįn, on dit bien que l'appétit vient en mangeant; tsasyę d'apetį, voy. s. v. tsasyę (1).   .
apéwą, v. a.  Citer. Citer. Ché vion apewą pó témwįn, ils se voient appelés comme témoins.  Ne s'emploie pas pour «appeler».
apèwe, s. m.  Appel. Appel. I réjyąn fé w'apęwe tui é matën a w'écó°"wa, le régent fait tous les matins l'appel à l'école.
aplacą, v. a.  Mettre, appliquer. Mettre, appliquer. Prov. (L 186). Pó féra parti é dęrdé, fó°" aplacą chou ona vèrdzéta e`n-ardzįn é fér'a crwi chou avwéi de copa, pour faire disparaître les dartres, il faut appliquer dessus une bague en argent et y faire la croix avec de la salive. Mot d'usage réduit.
Apląn. Voy. s. v.  plan. Apląn. Voy. s. v. plan.
aplana, v. a.  Aplanir, niveler. Aplanir, niveler. Hou de Gostën l'an tòt'aplana ché motéi, ceux d'Augustin ont nivelé complètement ce monticule; hou vyou ban iron pa pye aplana, ces vieux bancs étaient à peine rabotés.  Fig. Justifier une chose. L'a tòte enévwa, tôt'aplana, il a tout nié, tout justifié.
aplati, v. a. Aplatir. Aplatir. T'a aplati ó tsapéi ën t'achétįn chou, tu as aplati le chapeau en t'asseyant dessus. V. r. S'aplatir. Chéi pa pòrkyé hou pan ché chon aplati dįnché, je ne sais pourquoi ces pains se sont aplatis comme cela.
apleca Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,   Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,  
apléé, v. a.  Atteler deux bêtes ensemble, accoupler Atteler deux bêtes ensemble, accoupler, ënkye l'è pa i móda d'apléé ona ątse è oun mowé, ici ce n'est pas l'habitude d'atteler une vache avec un mulet. Fig. Engager qqn pour un travail. N'ën pa pochou apléé cācoun pó aą keŗį ché bó°", nous n'avons pas pu engager qqn pour aller chercher ce bois; l'an apléą tóté é bwąté da comona pó nétéé ó chemetchyéŗó, ils ont mobilisé toutes les jeunes filles de la commune pour nettoyer le cimetière; l'a prou é prou demanda tchyè, l'è chwēe kyé ó t'apléon pa méi, il a exigé un prix exorbitant [pour son travail], il peut être sûr qu'on ne l'engagera plus.
apléré, v. a.  Plaire. Plaire. L'a pa pochou apléré a w'aou, il n'a pu plaire à l'oncle. V. r. Se plaire. L'a de moundó kyé ch'apléjon è nyona pāa, il y a des gens qui ne se plaisent nulle part; yó m'aplejïó prou wéi, pour moi, je m'y plaisais bien; ch'iron pa aplé i mêin de Chyoun, anmon méi ó mêin da Dzôo, ils ne s'étaient pas plu aux Mayens de Sion, ils préfèrent le mayen de la Zour.S'accorder (un plaisir, un luxe). Chënblé kyé gąnyon pa tan é ch'apléjon tó chin kyé ou j-ëntsa, il semble qu'ils ne gagnent pas beaucoup et ils s'accordent tout ce qui leur plaît.
aplįn, adv.  Souvent. Cf. plin (a). Souvent. Cf. plin (a).
aplįŗe, s. f.  Rechange. Rechange. Prinjó ona tsemįje d'aplįŗe, je prends une chemise de rechange.
aplon, s. m. Aplomb. Aplomb. Oun fi d'aplon, un fil à plomb. 
apondįn, -dįnta, adj.  Contigu, attenant. Contigu, attenant. È propiétéi chon tòte atenįn, apondįn, les propriétés sont attenantes, contiguës.
apondre, v. a.  Allonger un objet, corde, vêtement. Allonger un objet, corde, vêtement. I corda iré pa prou ondze, n'ën falou apondre ona ryó°"ta, la corde n'était pas assez longue, nous avons dû l'allonger avec un lien d'osier; apondre é bòré di pantaon, allonger les « canons `; du pantalon. Ajouter bout à bout, réunir, faire se toucher. Peŗënkye aponjon tòt'ënsįnbló é grąndzé, é mijon, é racāa, ici on groupe tous les bâtiments: granges, maisons, «raccards»; è mijon chon apondwéi tąnky'a son dou véwądzó, les maisons sont attenantes jusqu'au sommet du village. Absol. Allonger la discussion, répliquer sans trêve. Prov. Ché kyé répon, apon, qui répond, «apond».  V.r. S'ajouter, s'allonger, se toucher. Chën-Dzèrmąn, i Crèta, Prinjyęŗe è Roum`ma ch'aponjon óŗa, St-Germain, la Crèta, Prinzières et Roumaz se touchent maintenant. Gloss. 1,506.
aponsa, s. f. Ajoutage, allongement, rallonge Ajoutage, allongement, rallonge.I tabla iré pa prou wardze, n'ën faloju fer'on'aponsa, la table n'était pas assez large, nous avons dû faire une rallonge.
aponsa, s. f. Soudure, jointure Soudure, jointure, w'aponsa ché cónyé pa pye, la soudure se voit à peine.
apoplezie n.f. Apoplexie. Apoplexie. Voy. s. v. poplezįe.
apòrtą, v. a.  Apporter  Apporter ; Ch'è maryąé, l'è enou ënséi chela é l'a rin apòrtą, elle s'est mariée, elle est venue ici et n'a rien apporté [ni dot ni trousseau]. Part, passé. Porté à, ayant un penchant pour, iron apòrtą pó aa dou bon byéi, ils étaient portés [par leur nature] à aller du bon côté [à devenir de braves gens]; hou dé Na iron tan apòrtą pó ó te féŗé resta avouéi ŗlōo, ceux de Nax penchaient beaucoup pour le faire rester avec eux.
apóstą, v. a.  Appuyer. Appuyer. L'a apóstą ó foję contr'a fénéitra é l'a teryą, il a appuyé le fusil contre la fenêtre et il a tiré.
apóstròfe, s. m.  Freluquet, faquin. Freluquet, faquin. Bougró d'apóstròfe kyé t'éi espèce de freluquet que tu es !  Mot venu du fr. pop. et peu usité.
apótékye Apothicaire Apothicaire,n. f. pharmacien. Néol. Farmasiin.
Apôtre, s. m.  Apôtre. Apôtre. È dódzé j-apōtré, les 12. a.Quidam fâcheux. Pó hou j-apōtré kyé lan rin ky'a gordzé dé bon, m'ën parla mé pa, pour ces «apôtres» qui n'ont de bon que la langue, ne m'en parlez pas.  Ce dernier sens est SR vulgaire.
apoutrónyę, v. a.  Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, littér. «rendre poltron». Ché pó apoutrónyę é tsate, celui-là [s'entend] pour gâter les chats; chéi pa trwa sévéŗó avwéi é į-infąn, ma é j-apoutrónyó pa, je ne suis pas trop sévère avec les enfants, mais je ne les gâte pas. || Mot formé de poltron et du préfixe a.
apréansyon, s. f.  Appréhension, peur. Appréhension, peur. O`n-é pa prou de moundó, can fó°" féŗ'a boyęea, o-n-a w'apréansyon dó°"tré dzò d'avąnsó, on est trop peu de monde [chez nous], quand il faut faire la lessive, on en a peur quelques jours à l'avance; l'a d'apréansyon dé moŗį, on a peur de mourir.
apréi, adv.  Après  indiquant le lieu. A la suite de. Après  indiquant le lieu. A la suite de. Pó pacha chou ó pon yó vaŗi déeąn é to apréi, pour passer le pont j'irai devant et toi tu suivras; rloui l'è i promyę dé w'écó°"wa é yó vęnyó dri apréi, il est le premier de l'école et moi j'occupe la seconde place;-
apréi, adv. et prép. Après  Après.é chapōo venyon è promyę é apréi é tanboŗini, les sapeurs ouvrent la marche  et après viennent les tambours.  Indiquant le temps. Yó partó óŗa, to pou enį apréi, l'a rin kyé préiché, je pars maintenant, tu peux venir plus tard, il n'y a rien qui presse; l'è tòrdzò dįnche: voui l'è dêe è ó dzò d'apréi l'è maądó, c'est toujours ainsi: aujourd'hui il est gai et le jour suivant il est malade; óŗa fó°" trālę vó méró°"wéŗéi apréi, maintenant il faut travailler, vous vous amuserez ensuite. Devinette. Can įŗó peti m'an metou ën ter a; can chéi itą grou m'an teryą pé è pi; apréi m'an metou en w'éivwe, m'an teryą fouŗa é metou chétchyé; apréi m'an tó brecą é j-ó°"ché; apréi m'ènplįon pó é vivįn é pó é mò. -I tsénévô. Quand j'étais petit on m'a mis en terre; quand j'ai été grand on m'a sorti en tirant par les cheveux; après (ensuite) on m'a mis dans l'eau, on m'a sorti de là et mis sécher; et puis on m'a rompu tous les os, après (enfin) on m'emploie pour les vivants et pour les morts. - Le chanvre. 
apréi, adv. et prép. Après. Après. Exprime la pensée, la préoccupation. Ché prįndé apréi, prendre au sérieux. Cf. s. v. prįndé. Exprime la recherche. Démanda apréi cacoun, s'informer de qqn. Prép. avec notion de lieu. sti veniyé apréi ó mówé, celui-ci venait derrière le mulet; l'a torna à cló°"ré a porta apréi lé, elle a refermé la porte derrière elle; i tsasyou l'a teryą apréi a wįvra, le chasseur a tiré après (sur) le lièvre. S'emploie très souvent pour indiquer une occupation. Can l'è apréi ché traó fó°" pa ó té dérindjyę, quand il est occupé à ce travail, il ne s'agit pas de le déranger; aą ou étre apréi w'éivwe, aller arroser [les prés  avec l'eau des bisses];
apréi, adv. et prép. Après. Après. Joint à d'autres particules. D'apréi, d'après: d'apréi rlōo chin che fori pacha dé ha manyęŗe, d'après eux la chose se serait passée de cette manière; d'apréi ó téstémįn, i balįé tòt'ā féna, d'après le testament, il donnait tout à sa femme; nó chin a plindre ënkye d'apréi vwéŗo o`n-é byin fouŗa wéi, nous sommes à plaindre ici en comparaison du bien-être dont on jouit là-bas. E-n-apréi, après, dans la suite. E-n-apréi dé mé, faran cómin odrąn, après moi (a. ma mort), ils feront comme ils voudront. 
apréi, adv. et prép. Après. Après. radą apréi é j-infąn, é béitché, ó fwa, surveiller les enfants, le bétail, le feu; chon apréi féŗ'ó pon, ils sont occupés à construire le pont. Pour indiquer le but. Cōré apréi cacoun, courir après qqn Prép. avec notion de temps. Adon l'an tó prometou, é apréi é j-éwésyon l'an rin tenou, alors ils ont tout promis, et après les élections ils n'ont rien tenu. Usage des plus fréquent, comme en fr Suivi de kyé, loc. conj., après que. Apréi kyé n'aŗįn fé ó fin, nó èrdzéŗįn, après que nous aurons fait les foins, nous arroserons le pré; van ën Amerįkye é tornon apréi kyé l'an to peca, ils vont en A. et retournent ici après qu'ils ont tout mangé [dépensé leur avoir]. 
apréi, adv. et prép. Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.) Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.)
apréi, adv. et prép. Par suite de: Par suite de: e-n-apréi dé chin, l'an falou ba ou trebounąwe, par suite de cela, ils ont dû descendre au tribunal. Per apréi, dans la suite: i avwį déŗé per apréi kyé chon itą ponį, j'ai entendu dire après coup qu'ils ont été punis. Apréi pwe, et puis après: adon ou chënbląé prou dróo, apréi pwe chon prou itą contin, alors cela leur semblait bien assez drôle, mais après ils en ont été contents. É pwe apréi pwe, et puis après: ó promyé cóou l'a ganya ó prose é  pwe apréi pwe l'a tó tòrną a pédré, la première fois il a gagné le procès, mais après il a de nouveau tout perdu.
apréi-dedzoun-ną, s. m.  Après le déjeuner. Après le déjeuner.
apréi-démąn, adv.  Après-demain. Après-demain.
apréi-deną, s. m.  Après-dîner, de midi à'15 h.' Après-dîner, de midi à'15 h.'
apréi-marįnda, s. m.  Après le goûter, de 15 à'18 h. Après le goûter, de 15 à'18 h.
apréi-sën-na, s. m.  Après-souper. Après-souper.
apréivenyįn, s. m. pl.  Descendants, héritiers. Descendants, héritiers. È j-apré^enyįn Varan achebën prou aféŗé cômin nó, les « après-venants » auront aussi leurs peines comme nous.
apremą, v. a.  Amincir. Amincir. Yó poui pa ënplèé ché petsāa s'to apremé pa ó mąndzó, je ne puis me servir de cette pioche si tu n'amincis pas le manche. Dérivé de prën «mince».
aprépaŗą, v. a.  Préparer qqn à la mort. Préparer qqn à la mort. N'ën byin pochou ó t'aprépaŗą, nous avons pu le préparer comme il faut.  Syn. prépara, aprèstą.
aprépaŗą, v. a.  Préparer, mettre en état. Préparer, mettre en état. Mé fó°" aą aprépaŗą pó bale i béitchyé, je dois aller préparer les rations de fourrage pour le bétail; can o`n-aprépaŗé tó chin kyé fó°" d'avąnsó, o`n-oublé rin can vën a parti, quand on prépare d'avance tout ce qu'il faut, on n'oublie rien quand il faut partir. 
aprèstą,  V. r.  Se préparer . Se préparer . Aprésta té pó a mècha, prépare-toi pour [aller à] la messe. || Aprester a le même sens en afr.
aprèstą, v. a.  Apprêter, préparer. Apprêter, préparer. Can sta l'a jou tó aprèstą pó ó te byin rechįvre, sti l'è pa enou  ŗa, quand celle-ci eut tout préparé pour le bien recevoir, lui n'est pas arrivé; aprèsteŗį tó chin kyé fòou pó ó deną, t'aŗéï rin ky'a métré chou ò foua, je préparerai tout ce qui est nécessaire pour le dîner, toi, tu n'auras que à le mettre sur le feu; vęjó aprèstą pó can vëndrąn è j-ovrį, je vais préparer le repas pour le retour des ouvriers.
aprindé  v. a. Faire un apprentissage. Faire un apprentissage. Aprin pó réjyąn, pó prêtre, pó marechąwé, il étudie pour devenir instituteur, prêtre, forgeron.  
aprindé  v. a. Instruire, enseigner.  Instruire, enseigner. T'aprindrį prou a vivre yó, je t'apprendrai bien à vivre, moi; l'a aprį a lère ou nó°"tre, il a enseigné à lire à notre garçon; t'aprindrį a tè condwęre, je t'apprendrai à te conduire.V. r. S'apprendre. Chon pa dé tsó°"jé kyé ch'aprįnjon vįtó, ces choses ne s'apprennent pas vite. Prov. (L. 385) ën ché mètįn, oun ch'aprįn, en s'y mettant, on apprend.
aprindé  v. a.  Apprendre, acquérir une connaissance. Apprendre, acquérir une connaissance. L'a byin aprį a trālę, il a bien appris à travailler. Va rin pó aprįnde, il ne vaut rien pour apprendre. 
aprindé  v. a.  Etre informé. Etre informé. I aprį pye achi ky'įŗé aròwą, j'ai appris seulement hier soir qu'il était arrivé.
aprindé v. n.  Prendre au sérieux, rendre responsable.  Prendre au sérieux, rendre responsable. Ha l'è pa d'aprindé, celle-là n'est pas responsable de ses actes.
aprindé V. r. Se troubler, s'inquiéter. Se troubler, s'inquiéter. Vó j-aprindé pa apréi mé, tornó dótāa, ne vous faites pas de soucis à mon sujet, je reviens ce soir. Voy. la loc. ch'ën prįndé, qui a le même sens. Aprįnde  vient du lat. apprehendere; nous les avons traités séparément,.à cause du sens très différent qu'ils ont aujourd'hui.
aprindé V. r. S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi  S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi Pòrkyé l'a de chin, fó°" pa ch'aprįnd'apréi, iré pó méŗó°"wą, quand même il a dit cela, il ne faut pas lui en vouloir, c'était pour badiner; vó j-aprįndé rin apréi, l'è o-n-infąn ne l'en rendez pas responsable, c'est un enfant; fó°" pa ch'aprįnd' apréi hou peti, il ne faut pas s'en prendre à ces petits 
aprintechādzó, s. m.  Apprentissage. Apprentissage. N'ën bën falou paé w'aprintechādzó, nous avons bien dû payer l'apprentissage.
aprintį, s. m.  Apprenti. Apprenti. įŗ'aprinti còrdanyę, il était apprenti cordonnier.
āprò, āpra, adj.  Apre, âcre.  Apre, âcre. Chin l'a oun go āpró, cela a un goût très fort.
apróprą, v. a.  Nettoyer, rendre propre, récurer. Nettoyer, rendre propre, récurer. Can o`n-a tó forni d'apróprą pé mijon, l'è djya ouŗa dé métré chou ó dęna, quand on a fini de récurer par la maison, c'est l'heure de mettre le dîner sur le feu ; to aprópréŗéi è bóché e-n-ódre dèeąn kyé métré derën de vën nowéi, tu nettoieras bien les tonneaux avant d'y mettre du vin nouveau.  Syn. nétéé.
apróse, s. f.  Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche. Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche.
apróso, s. m.  Approche. Approche. A w'aprósó de w'evêe, à l'approche de l'hiver.
aprósyę, v. a.  Approcher. Approcher. Oun powįé pa ó t'aprósyę, on ne pouvait l'approcher; yó aprósó pa hou moundó, je ne fréquente pas ces gens. V. r. Venir près. Dan j-oun tin, can fajïé prou fri d'evêe, è ou ch'aprósįon di mijon,   autrefois,   quand   l'hiver était très rigoureux, les loups s'approchaient des maisons.
aprósyę, v. n.  Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Vwi l'a pòrtąn pa aprósyą de mijon tó ò dzò, aujourd'hui il n'a pourtant pas paru à la maison de toute la journée; can apróséŗé, l'are cho`n-afęŗé, quand il rentrera, il aura son affaire.
aprówa , v. a.  Eprouver. Eprouver. w'êe da mountąnye wa t'a aprowāe, l'air de la montagne l'a éprouvée.
aprówą , v. a.  Essayer. Essayer. L'a aprówą tui è meŗesęn é tui è rémyédó é l'a rin chervį, il a essayé tous les médecins et tous les remèdes et cela n'a rien servi; l'a aprówą dóoutrę j-otį é l'a rin trową de convenyįn, il a essayé plusieurs outils et il n'en a point trouvé de convenable; aprówa è dé mëndįyę é dé pa tan bire, essayez donc de manger davantage et de moins boire.
aprwejye, v. a.  Apprivoiser. Apprivoiser. N'ën achyą chorti ó tsate déeąn kyè fowéché itą aprwejyą é l'è pa méi tòrną, nous avons laissé sortir le chat avant qu'il ne fût apprivoisé, il n'est plus revenu. V. r. Chon pa dé béitchyé kyèch' aprwéjon, é tsamò, les chamois ne sont pas des animaux qui s'apprivoisent. Part. Kyënta béetchye aprwejyąe, quelle bête familière !
apwéé, v. a. Appuyer, soutenir. Appuyer, soutenir. Ché rlwi m'oché pa apwéeą, foŗôo tsejou, si lui ne m'avait soutenu, je serais tombé.  Fig. Soutenir par son influence. Apréi chin powįon pa prou ché féŗé dé caądé è can l'an nómą ó tsataąn, sti ó t'a pa apwéeą ona męrda, là-dessus ils ne pouvaient assez se faire de mamours, et quand on a nommé le juge, il n'a pas appuyé celui-ci du tout.  
apwéé, v. r. S'appuyer S'appuyer. Pou to pa t'apwéé ëntó ó bâton? ne peux-tu pas t'appuyer avec le bâton?
apwëntchyę     v. a.     Tailler    en pointe, appointerdre pointu le bout des échalas.  Tailler    en pointe, appointer, i maŗechąwe apwëntséŗé ó petsāa, le forgeron amincira [les dents de] la pioche; apouëntchye é pawën, rendre pointu le bout des échalas. 
apwëntchyę     v. n.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. È bla cómįnson a apwëntchye, les blés commencent à atteindre une certaine hauteur.  
apwëntchyę  Part, et adj.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. I sanfouįn iré byin grou, byin apwëntchyą, la luzerne était déj à bien grande, bien élancée.
apwëntchye  v. a.  Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. N'ën pa pochou apwëntchyę ché cortį, nous n'avons pu mettre ce jardin en état de culture; óŗa oun vi tò hou tsan byin chónyą, byin apwëntchyą, maintenant on voit tous ces champs bien entretenus, bien mis en état de culture.
āpyó, s. m.  Ache, céleri odorant. Ache, céleri odorant. Pé è cortį oun trouwé dé j-āpyó, on trouve de l'ache dans les jardins.
arabe, s. m. et adj.  Avare, rapace. Avare, rapace. Fowéché pa itą prou arabe, l'ori pa tan arémachą, s'il n'avait pas été si avare, il n'aurait pas tant amassé [de fortune].  Chiche. Oun gąnyè rin d'être trwa arabe, on ne gagne rien d'être trop chiche. Du fr. arabe « avare » qu'on trouve à partir du XVIe s. et dans beaucoup de dialectes. Gloss. I, 552.
arachena, v. a.  Enraciner. Enraciner. Hé crouēe j-êrbé chon tāmin arachenéi ky'aréiton a tsarowe, ces mauvaises herbes sont tellement enracinées qu'elles arrêtent la charrue.  Fig. Etre très lié avec qqn. Hé tchyévre iron tāmin arachenéi avwéi w'antou kyè réstąwon pa che le réstąé pa avwéi, ces chèvres étaient si attachées à la tante qu'elles ne restaient pas [dans le pré] si elle n'y restait pas.  Araciner «prendre racine» est afr.
aŗādze, adj.  Sauvage.  Sauvage. Ce mot, rare à Savièse, s'y maintient grâce à un conte de fée, où un homme irrité dit à une fée: «aŗādze, chówądze», où le second mot semble expliquer le premier. || Du lat. erraticus, «errant», «sauvage». Cf. Gau chat, Bull. Gloss. IX (1910), 61.
aŗandon, s. m.  Petit morceau de terrain. Petit morceau de terrain. Pó hou crwéi aŗandon dé pra, chon dri peca, quant à ces petits morceaux de pré, ils sont tout de suite «mangés» [n'offrent pas de pâture aux vaches pour longtemps].
arandówa. n. f.  Hirondelle.n. f.  Hirondelle.n. f. 
aŗąnye, s. f. Araignée, toile d'araignée.  Araignée, toile d'araignée. Prov. (L. 240) Aŗąnye dou matën / balé dé tsagrën, ar. du matin donne du chagrin.
arapą, v. a.  Râper avec un instrument. Râper avec un instrument. Arapą è pómé pó dena, râper, au couteau, les pommes de terre [nouvelles] pour le dîner. Ne pas confondre cette expr. avec para é pómé, peler les p. É còrdanyè arąpon ó cwēe avwéi de vērò, les cordonniers raclent le cuir avec des éclats de verre; arapą è bwéi, racler les boyaux.
arapéŗéi, -péŗa, s. et adj.  Qui a la manie de grimper sur les arbres. Qui a la manie de grimper sur les arbres. Hou j-arapéŗéi tsèrąn prou ba ona vwārba, ces grimpeurs tomberont bien une fois.
arapi, v. n.  Grimper. Grimper. Arąpé d'oun có°" iną a son da pêrtse cóm'ona verdząche, il grimpe d'un coup au sommet de la perche comme un écureuil; iŗ oun dé hou kyè van arapi iną chou è mountąnyé, c'était un de ceux qui vont grimper sur les montagnes.
arapon, s. m.  Râpure, raclure. Râpure, raclure. S'emploie presque touj. au pl. È j-arapon di pómé, les râpures des pommes, pellicules que l'on a enlevées en râpant avec un couteau; é j-arapon di bwéi, les raclures des boyaux.
araŗį, v. a.  Eclaircir (un fourré, des semis). Eclaircir (un fourré, des semis). Di kyè pouwon aa amou avwéi ó tsaré pé a Gran Dzōo arąŗon ó bó°", depuis qu'on peut monter avec les chars à la Grand Zour, le bois devient rare, la forêt s'éclaircit.
ārba, s. f.  Aube. Aube. Can vendre w'ārba, to mè desounéŗéi, quand viendra l'aube, tu me réveilleras; w'ārba di tró°"wé, l'aube des truies (noceurs), c.-à-d. très tard.  Se dit aussi du crépuscule dans cette loc. d'on'ārba a w'ątra, d'une aube à l'autre, du matin au soir. Même expr. et même sens en Savoie ârbă (Const.). Le v. arbéé peut aussi s'entendre du crépuscule (voy. plus loin). Du lat. albus. Gloss. II, 103.
arbą, s. m.  Tremble (Populus tremula L.). Tremble (Populus tremula L.). Trinblą cóm'ona fole d'arbą, trembler comme une feuille de tremble.
arbawéta, s. f.  Arbalète. Arbalète.
arbawetį, s. m.  Sagittaire. Sagittaire. Prov. Ch'oun fé a bwęea chou w'arbawetį, l'a tan de poudzé cómin de pi ën téita, si l'on fait la lessive sous le signe du sagittaire, on aura autant de puces que de cheveux sur la tête.  Le mot arbalest(r)ier est afr.
arbéé, v. n.  Faire jour. Faire jour. Arbįé djya, l'aube se montre déjà.Se dit aussi de la nuit qui commence à venir. Can arbiéŗé i néi, nó vaŗįn outr'ën w'elije préé pó ó pare, quand le crépuscule arrivera, nous irons à l'église prier pour [la guérison] du père. || Du mot ārba «aube».
ārbepën, s. m.  Aubépine Aubépine. È j-ārbepën l'an dé broté j-epęné, les aubépines ont de vilaines épines.Aubespin et aubepin sont fréquents en afr., mfr. et jusqu'au XVIIe. Gloss. II, 103.
arbéŗą, v. a.  Planter d'arbres fruitiers. Planter d'arbres fruitiers. Dé dzin pra byin arbéŗą, de jolis prés bien plantés d'arbres.
arbéŗó, s. m.  Petit arbre, arbuste. Petit arbre, arbuste. Ché arbéŗó l'a djya dó°"tré pómé sti an, ce petit arbre porte déjà quelques pommes cette année.
arcaną, v. a.  Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. L'a w'êe d'arcaną a tchyévra a nó, il a l'air de s'attaquer à notre chèvre; ché peti wé ch'achįé pa arcaną, l'aie dabo rébatou è cló°", ce petit-là ne se laissait pas agacer, il avait bientôt «rabattu» les clous.Peut-être apparenté au savoyard arcannâ «réponse outrageante» (Const.).
arche, s. m.  Archet de violon. Archet de violon.
ardelon, s. m.  Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture. Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture.
ardį, ardįte, adj.  Hardi.  Hardi. Ché l'è méi ardį ky'oun bâté de fortse, celui-là est plus hardi qu'une dent de fourche.Interj. Hardi! «Excitation à s'armer de force et à faire preuve de vaillance dans un moment critique, lorsqu'il s'agit, par exemple, de soulever une très lourde charge ou de pousser un char de foin. En pareil cas, chacun crache dans ses mains, se les frotte et crie: ardi !  (Od.). On le dit aussi pour exciter deux gamins qui essaient leurs forces en luttant.
ardjyęsé, s. f.  Hardiesse. Hardiesse.
ardwāze, s. f.  Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé. Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé.
ardzįn, s. m. Argent, métal, Argent, métal, ona tsin-néta d'ardzįn, une chaînette en argent. Prov. (L. 265) Tó chin kyè l'è blan l'è pa d'ardzįn, tout ce qui est blanc n'est pas de l'argent. Monnaie quelconque. Atsetą, paé ardzįn contįn, acheter, payer argent comptant. Prov. Plodze d'avrį \ va mèi kyè tó ôo é w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut mieux que tout l'or et l'argent du pays;
ardzįn, s. m. Argent, métal,  Argent, métal, fouŗa e-n-Ameŗįkye l'a d'ardzįn cómin de pęré pé é vąé, en Amérique, il y a de l'argent comme des pierres sur les routes; w'ardzįn vën pa ba dou ti, l'argent ne vient pas du toit; fó°" aa tsapó°" cómin w'ardzįn vën, il faut aller lentement comme l'argent vient.  Sur les différentes sortes d'argent qui ont eu cours, voy. s. v. crwįtse, chó°", bątse, santįme, fran, ecou.
ardzintą, .-āe adj.p.p. Argenté. Argenté. Chin l'è pa d'ardzįn, l'è rin ky'ardzintą, ce n'est pas de l'argent cela, ce n'est qu'argenté.
ardzintą, v. a.  Argenter. Argenter. óŗa l'an fé ardzintą tó hou vyou tsandewį, maintenant on a fait argenter tous ces vieux chandeliers. 
aŗé, adv.  Alors, dans ce cas, donc. Alors, dans ce cas, donc. S'to ou pa méi aŗé, té préjįntó pa méi si donc tu n'en veux plus, je ne t'en offre plus; porį to pa mè balę oun có°" de man ? - na, pa óŗa -óou aŗé, nó chin pa mèi dé j-amį, ne pourrais-tu pas me donner un coup de main? - Non, pas maintenant. - Oh! alors nous ne sommes plus des amis; aŗé l'è mèi grou kyè Gromejwą, dans ce cas c'est plus grand que Grimisuat. Arį a aussi ce sens en Savoie.
arechënbla, v. a.  Ressembler. Ressembler. Vwéi oun coutéi ky'arechënblé ó myó, vous avez un couteau qui ressemble au mien.  Syn. rechënblą
arechivre, v. a.  Recevoir. Recevoir. S'to ou arechivre o-n-éstacāè, t'a rin ky'a enį ënséi la, si tu veux recevoir un coup de bâton, tu n'as qu'à venir ici. Syn. beaucoup plus usité rechįvre
arécontrą, v. a.  Rencontrer. Rencontrer. Vw'éi vó arécontrą ó pare ën venyįn amou di ó cortį? avez-vous rencontré votre père en remontant du jardin? Syn. Récontra  Arécontrą est rare.-
aŗéita, s. f.  Arête de poisson. Arête de poisson. Fé ën-tinsyon dé pa t'étantchyę avwéi hé aŗéité, prends garde de t'étrangler avec ces arêtes. Barbe des épis de l'orge, du seigle, etc. I frómįn l'a nète de grouché j-aŗéité, le froment a de très longues arêtes. 
aŗéita, s. f.  Arête, crête de montagne. Arête, crête de montagne. Di wéi fan rin kyè chyore w'aŗéita da mountąnyę, de là ils ne font que suivre l'arête de la montagne. Du lat. vulgaire aresta, barbe d'épi.
aŗéita, s. f.  Faîte et angle saillant du toit Faîte et angle saillant du toit. I tsate l'è fran chou w'aŗéita dou ti da grąndze, le chat est juste sur le faîte de la grange.  
arémachą, v. a.  Ramasser. Ramasser. Arémachą ó fin, ramasser le foin.  Syn. de remâcha.
aréną Dérivé de reins. Dérivé de reins. Lefr. aréner se dit d'un bâtiment, plancher, qui s'affaisse (Littré), mais il a le même sens que notre patois chez s. François de Sales, Amour de Dieu, VIII, cap. XI (éd. d'Annecy, vol. II, p. 98) «la perdrix... se présentera à lui et contrefera l'arrénée et boiteuse».
aréną     part. pas.  Se rompre les reins . Se rompre les reins . Di ché có°" l'itą aréną, depuis cette fois il est resté éreinté.
aréną   S. m. et f. Qui a les reins brisés. Qui a les reins brisés. N'ën pri w'aréną a Gróché pó mena ba ó fin di batâa, nous avons engagé l'«aréné» à Grosset pour rentrer notre foin des prés «bâtards».
aréną, v. a.  Rompre les reins, l'échine. Rompre les reins, l'échiné. L'è trwa peti pó ha tsąrdze, fó°" égawemin pa ó t'aréna, il est trop petit pour [porter] cette charge, il ne faut tout de même pas lui rompre les reins.   
arenou, -nouja, s. m. et f.  Homme de taille   écrasée,   chétif. Homme de taille   écrasée,   chétif.  O-n-arenou l'è oun bâché, un arenou c'est un homme de basse taille; oun crwéi arenou, un nain.
arepelę, v. a.  Recommencer, reprendre. Recommencer, reprendre. Nó véjin arepelę de tòrną amou a Chën-Dįyan, nous voulons recommencer d'aller à saint Jean [en pèlerinage à Salquenen]. Syn. repelę.
arésyé, v. a.  Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. De cotoma a Tósin nó arésyin é eątsé, habituellement à la Toussaint, nous mettons les vaches à l'étable. S'emploie surtout au part. pas. I you wéi ona vëntin-na dé eątsé tóté byin arésyéi dou męmó byéi, j'ai vu là une vingtaine de vaches toutes bien rangées du même côté de l'étable.  Par ext. Se dit de tout ce qui est rangé, aligné. L'an tòt'arésyą hou gamin pó balę bire, ils ont mis tous ces gamins sur un rang pour leur verser à boire.Dérivé de ręse « crèche ».
arétą   part. pas. Arrêté. Arrêté. I róódzó l'è arétą di achi, l'horloge est arrêtée depuis hier soir; l'a djya na vouąrba kyè l'è arétą ouéi, il y a déjà un moment qu'il est planté là; i trin di j-Ermęté l'è resta arétą o-n-ouŗa derën ou tounęwe, le train [transportant les pèlerins] d'Einsiedeln est resté bloqué une heure dans le tunnel.
arétą   v.r S'arrêter. S'arrêter. Can chaŗé wanyą, ch'aréitéŗé, quand il sera fatigué, il s'arrêtera; oun pou rin aa d'apréi hou trin, dé có°" ch'aréiton, dé có°" pa, on ne peut compter sur ces trains, tantôt ils s'arrêtent, tantôt [ils ne s'arrêtent] pas. 
arétą, v. a.  Arrêter. Arrêter. Vó arèitéŗéi ó tsaré déeąn a grąndze, vous arrêterez le char devant la grange; ché oun pou pa ó t'arétą a mijon, celui-là on ne peut le retenir à la maison; arétą ó chan, arr. le sang [d'une blessure].  Prendre à gages. L'a djya arétą tui è j-ovrį pó a manouŗa, il a déjà arrêté tous les ouvriers pour la corvée; nó fó°" arétą ó mówę a hou de Dokye pó aa kiŗi ó fin, il faut nous réserver le mulet des Duc pour aller chercher notre foin.  
arétą, v. a.  Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé? Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé?
arétą, v. n.  Cesser. Cesser. To aréité pa tó ó dzò dé crachóną tu ne cesses pas toute la journée de prendre des notes [crayonner]. Se dit absol. De là pluie, de la neige, de la grêle qui cesse. L'a arétą il a cessé de pleuvoir, etc. 
argoché, s. f.  Véhicule à deux roues. Véhicule à deux roues. L'arrière-train est composé de deux pièces de bois dont l'extrémité s'appuie sur le sol. Il s'emploie surtout pour le transport du bois, du foin des régions élevées vers les villages. Oun mené pa méi ó fin pé fachę, l'è tòt'avwéi w'argoché óŗa, on ne transporte plus le foin par «fagots», maintenant tout se fait au moyen de l'« argoché ».  Même mot à Nendaz. Dans certaines localités du Valais on a tsargoché (Randogne).
argochęta, s. f. Dim. de argoché.  Petite «argoché». Petite «argoché».
argochya, s. f.  Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». L'a pa p'oun grou ādzó dé fin wéi, l'a pó'na petita argochya, il n'y a pas pour une grosse charge de foin là, il y a pour une petite charge d'« argoché».
argouze Argouse, fruit de l'argousier.   Argouse, fruit de l'argousier.  
argouzyè  n. m. Argousier (Hippophaë rhamnoides L.). Argousier n. m. (Hippophaë rhamnoides L.).
aŗį, interj.  Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets. Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets.
aridèêche, adv.  Renversé sur le dos. Renversé sur le dos. L'a rechyou oun có°" dé pya dou mówé ou vįntró l'è tsejou é resta aridèêche ona bona vwąrba, il a reçu une ruade du mulet au ventre, il est tombé et est resté renversé sur le dos un bon moment; iŗé wéi aridèêche  ou  pra  apréi  dromį,  il était là couché sur le dos dans le pré en train de dormir.Même mot à Nendaz.
āŗin, s. m.  Hareng. Hareng.eąn can iŗé défindou dé mëndjyę dé tsêe de caŗįma, é moundó che tenyion byin chou è j-āŗįn, autrefois quand il était défendu de manger de la viande pendant le carême, les gens se procuraient beaucoup de harengs.
arindjyę  v. r.  S'arranger, se mettre d'accord. S'arranger, se mettre d'accord. Nó, nó j-arindzin chën prósé, quant à nous, nous nous mettons d'accord sans procès.Se tirer d'affaire. Arindze té cómin to poréi, tire-toi d'affaire comme tu pourras. Ironiquement. Sti có°" nó chin byin arindjyą, cette fois nous sommes dans de jolis draps.
arindjyę, v. a.  Disposer pour la belle apparence.  Disposer pour la belle apparence. L'è tó ò dzò apréi ch'arindjyę, ona vwārba arindze è pi, on'ātra vwārba ó motchyōo, elle est toute la journée à s'attifer, une fois elle arrange les cheveux, une autre le fichu.
arindjyę, v. a.  Ranger, disposer, mettre en ordre. Ranger, disposer, mettre en ordre. Yó l'aïó jostamįn tòte byin arindjyą pé ó pįló, j'avais justement tout mis en ordre dans la chambre.
arindjyę, v. a.  Réparer, raccommoder. Réparer, raccommoder. Arindjyę, a rlwidze, ó berni, réparer la luge, la faux. S'emploie aussi pour remettre en état un membre démis ou cassé. I meŗesën arindzéŗé a tsąnba, le médecin remettra la jambe cassée. 
arindzémįn, s. m.  Arrangement, accommodement.  Arrangement, accommodement. Bin, ché chon arindjyą adon, ma l'itą o-n-arindzémin com'o-n-ātre, iŗé apréi cómin déeąn, si, ils se sont raccommodés alors, mais ce fut un accord comme tant d'autres: c'était après comme auparavant.
arjęle, s. f.  Terre glaise,. Terre glaise, w'arjęle pécha l'è méi mawijyą a déféré ky'i chéi can l'è chéca, é can l'è móouwa parte méima, la terre glaise bleue est plus difficile à effriter qu'un rocher quand elle est sèche, et quand elle est mouillée, elle s'effrite d'elle-même.  Syn. tera pécha «terre bleue».
arjelou, -louja, adj.  Argileux. Argileux.
arlouēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage. Tout cela a cessé d'exister depuis quelques années. Maintenant le lait de chaque vache est mesuré après chaque traite, et un seul homme est chargé de transporter à dos de mulet, depuis la forêt voisine, le bois nécessaire. Dérivé de allodium «alleu».
arlwèą, -ąé, adj.  Maltraité, rossé, malmené. Maltraité, rossé, malmené. Che ché ch'ëngrëndzęché, to fori dabò arlwèą, si celui-là se fâchait, tu serais vite bien rossé. Syn. écó «battu». Se dit de qqn qui est dans une situation difficile: cómįns'a dòrdjyę é n'ën pa dé paraplou, nó chin byin arlwèą! il commence à pleuvoir fortement et nous n'avons pas de parapluie, nous voilà bien arrangés! Du lat. adlocare. Gloss. I, 309, s. v. alòyi.
arlwēe, s. m.  Consort, membre d'un alpage. Consort, membre d'un alpage. Autrefois les arlwēe ou consorts se rendaient à l'alpage pó mejora, pour mesurer le lait que donnait chaque vache à l'ouverture de l'alpage. On disait «van amou parti», «ils montent pour faire le partage» des fruits de l'alpage qui seront distribués à la fin de la saison à chaque consort.-
arlwēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage.  Les consorts avaient là-haut des fonctions qui duraient trois jours. Le premier jour ils transportaient le bois à l'alpage de Sénin (Sanetsch), situé à plus de 2000 m; le deuxième jour ils amenaient les troupeaux sur l'alpe, et on trayait les vaches à 3 h. de l'après-midi; le 3e jour, nouvelle traite à 10 h. le matin ,  puis on pesait le lait des deux traites de chaque vache sur le «livret» (balance), dans une baratte et on notait la quantité: 1 nąpé (10 livres), 1 demi-nąpé (5 livres.), le reste par livres. Rentré chez lui chaque consort savait ce qu'il recevrait du produit d'alpage. 
arlwénó, s. m.  Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Pé Chavyeje l'a d'arlwénó tąnkyè no ou, à Savièse il y a de la grande absinthe tant qu'on en veut.
arma , s. f.  Ame. Ame. Djyan dejié kyé on'arma kit'ó côo can clócon avwéi a métaniŗe, Jean disait que l'âme quitte le corps [d'un mort] quand on tinte avec la [cloche nommée] «métanire». L'âme après la séparation du corps. È j-ąrmé dou pèrgatwéŗó,les âmes du purgatoire; pó ai on'arma kyëntou traó i djyąbló fé! pour avoir une âme quels travaux le diable exécute ! Bale pó ona mècha pó é pó°"ŗé j-ąrmé, donner pour une messe pour les pauvres âmes Individu, personne. Toujours avec négation :  L'aïe pa on'ąrma ën w'elijé, il n'y avait pas une seule personne à l'église; i pa you arma dé Djyo iną pé è batâa, je n'ai pas vu un chat dans les prés «bâtards».  Il y a quelque flottement dans l'emploi de Vr; au pluriel, il manque habituellement, excepté dans le sens de «zeste»; au sg. arma est plus usité que ąma.
arma , s. f.  Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. È j-ąrmé di nwé, les zestes des noix; è j-ąrmé di pómé, la cloison des pépins des pommes.
arma, s. f.  Arme. Arme.
arma, v. a.  Armer, fournir d'armes. Armer, fournir d'armes. L'an arma è chordą ba a Chyoun é chon parti amou a Bręga, ils ont armé les soldats à Sion et ceux-ci sont partis pour Brigue. T. de charpentier. Mettre une armature provisoire pour supporter une construction: trālę pó arma è tsó°"jé cómin è manson, travailler pour armer ces murs comme les maçons.
armadéŗó, s. m.  Dromadaire. Dromadaire.
armądzó, s. m.  Echafaudage provisoire pour étayer une construction. Echafaudage provisoire pour étayer une construction.
armąle, s. f.  Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Kyënté bèwé j-armąlé, quel beau bétail; venyon tsasyę d'aséi ënkye, can l'a pa on'armąle pè è bou, ils viennent chercher du lait ici, alors qu'il n'y a pas une tête de bétail dans les étables.  Du lat. animalia. Armaille, forme secondaire d'almaille ou aumaille, est signalé dès le XIIIe s. Gloss. I, 614.
armonicą, s. m.  Accordéon. Accordéon.
armoryę, s. m.  Armurier. Armurier.
armoun-né, s. f. pl.  Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. On cite encore les armoun-né de la société vinicole de Drône: on y distribuait du vin et un quartier de pain aux non membres du village; tous les enfants présents recevaient un quartier de pain; il en venait de St-Germain, de Grimisuat, de Champlan, etc. È rętsó balįon dé tin j-ën tin de j-armoun-ne, les riches donnaient de temps en temps des aumônes; i dropa di j-armoun-né chin iré prou dé bóna chopa kyè fajïon derën pé dé grouché tsodįŗé: cwijïon derën oun cartį dé atse, é pwè dé pi, dé pewą, la soupe des «aumônes» c'était une excellente soupe qu'on faisait dans d'énormes chaudières: on y mettait un quartier de vache, des haricots et de l'orge pilée.
arnecą, s. f.  Arnica des montagnes (Arnica montana L.). Arnica des montagnes (Arnica montana L.).
arnecrotsé, s. f.  Plaisanterie, taquinerie, sottise. Plaisanterie, taquinerie, sottise. Oun cha pa avwe va tsasyę tóté hé j-arnecrótsé, on ne sait où il va chercher toutes ses sottes plaisanteries; yó pwi pa méi avwere ché di j-arnecrótsé, moi, je ne puis plus supporter «celui des bons mots». C'est le français anicroche mais avec un sens un peu différent.
aróją, v. a.  Arroser avec un arrosoir. Arroser avec un arrosoir. Dótāa fódré aa outré aróją é tsó°", le soir il te faudra aller arroser les choux. Absol. Fransi aroujé jostamin óŗa, François est justement en train d'arroser maintenant. Erdjyę, c'est arroser sans arrosoir.
arójādzó, s. m.  Arrosage. Arrosage. L'è dótāa kyè l'è i tin dé w'arójādzó, c'est le soir qu'est le bon moment pour l'arrosage.
arójąé, s. f.  Arrosage. Arrosage. Sti có°" t'a fé ona bona arójąé, cette fois tu as fait un bon arrosage. 
arójąé, s. f.  Averse, ondée.  Averse, ondée. Can l'è enou i deoujé, chin l'itą on'arójąé kyè conté, quand le déluge est arrivé, ç'a été une averse qui compte.  Arrosée est fr. loc. et SR en ce dernier sens. Gloss. II, 19.
arojyou, s. m. Arrosoir.  Arrosoir.
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures.
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures.
ówa, s. f.  Arolle (Pinus Cembra L.). Arolle (Pinus Cembra L.). L'a dé j-aŗówé iną déjó Prabéi, il y a des arolles là-haut sous Prabé; i bó°" d'aŗówa l'è rétsasyą, le bois d'arolle est recherché, apprécié; é dzêché é é verméi che méton pa derën pè hè bwitéën bó°" d'arówa :les gerces et les vers ne se mettent pas dans les boites en bois d'arolle.  é j-aŗówé l'è dé bó°" omąn, frįjon pa, les arolles, c'est du bois «maniable», elles ne se brisent pas.
arówą, v. n. Arriver Arriver.Comme en fr., arówa s'emploie personnellement et impers. Arowéché chin ky'odré! qu'il arrive ce qu'il voudra ! Arówa a souvent le sens d'atteindre: pó galótą l'a pa oun kyè wi mounté: arouwé a son dou clósyè, pour lancer des pierres il est sans égal: il «arrive» au sommet du clocher; avwéi sta pêrtse arouwó iną contr'ó ti, avec cette perche j'«arrive» jusque sous le toit.
arówą, v. n.  Arriver. Arriver. Se conj. avec être. Prés. arouó,to arouwé, arouwè, nó arówįn, vó arówą, arouon. Fut. arouweŗį, etc. Cond. arouwéŗôo. Le patois joint volontiers à ce verbe un adv. pour indiquer exactement   la   direction   d'où   l'on vient: arówa ba, iną, amou, ënséi, arriver en bas, en haut, arriver de l'est, de l'ouest.
arówąé, s. f.  Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Ha dé damou l'aïe ondzé j-arówéi a weteŗi, notre voisine d'en haut avait onze «arrivées», c.-à-d. que son tour de faire le fromage à la laiterie [qui arrive d'après la quantité de lait que chacun y apporte] arrivait onze fois par saison.  Visite. È vejën chęla l'an jou on'arówąé vwi, nos voisins ont eu une visite aujourd'hui.
aroweną, v. a.  Raviner. Raviner. Ha groucha plodze l'a tòt aroweną é vënyè, cette grosse pluie à raviné complètement les vignes.
arpą, v. a.  Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne. Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne.wéi oun pou prou arpą tąnky'a dó°" sin ątsé, là on peut bien estiver jusqu'à deux cents vaches. S'emploie aussi absol.: óŗa ąrpon ënséi i tsawé déean, maintenant le bétail   se   trouve   dans   les   alpages antérieurs. 
arpą, v. a.  Alper au passif. Alper . Passif. Sénin l'è djya arpą, le Sanetsch est déjà chargé, le bétail s'y trouve déjà. Par ext. Brouter, manger gloutonnement (sens vulgaire). Ché l'è méi bon pó arpą kyè pó trālę, il est plus fort pour manger que pour travailler.  Mot très usité en patois et qu'il ne faut pas confondre avec pòyi qui veut dire seulement «monter avec les troupeaux le jour de l'ouverture de l'alpage».
arpądzó, s. m.  Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne,w'arpądzó pachéŗé vitó sti an, l'a prou fé fri, l'estivage touchera vite à sa fin cette année, il a tellement fait froid.
arpāé, s. f.  Alpée . Alpée .
arpāé, s. f.  Coup de faux, de dent. Coup de faux, de dent. Franselon can va chéé ché pra, fé tòrdzó dé į-arpéi ënséichou ó nó°"tre, quand Francillon va faucher ce pré, il donne des coups de faux sur notre pré (dépassant la limite); hé eątse can arouwon iną é kyè vion ha béwa êrba fan dé bèwé j-arpéi, quand les vaches arrivent là-haut et qu'elles voient cette belle herbe, elles «s'en donnent» à brouter.
arpyó Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu .  n. m.  Éj-arpyó, les galons, 
arsenąwé, s. m.  Arsenal. Arsenal.
arsenikye, s. m.  Arsenic, acide arsénieux. Arsenic, acide arsénieux.
arsole, s. f. Homme ou femme de rien.  Homme ou femme de rien.
artavyęle, s. f.  Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Sti an en d-a te dé j-artavyęlèl cette année y en a-t-il, des rhinanthes !
ąrte, interj.  Halte! Halte! ąrte-la! halte-là! Forme qui s'emploie concurremment avec ąlte et ąlte la.
artè, s. m.  Orteil Orteil  I grou arte, è peti j-artè, le gros orteil, les petits orteils.  Du lat. articulus.
artelōo, s. m. Artilleur.  Artilleur.
artënbąwa, s. f.  La grosse caisse dans la fanfare. La grosse caisse dans la fanfare.
artéwa, v. a.  Atteler. Atteler. Prés, artįwó, to artįwé, artįwé, nó artéwįn, vó artéwą, artiwon. T'éi itą dó°" j-an i j-etuįdzó é to cha ouncó pa artéwą ó mówé, tu as été deux années aux études (collège, etc.) et tu ne sais pas encore atteler le mulet! [disait un paysan à son fils].  
artéwa, v. a.  Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Pòrkyé nó iron wéi pó féré w'elįjé, l'an pa artewą ona pënta, quand même nous étions là pour bâtir l'église, [les gens de la localité] n'ont pas ouvert un débit de vin. Mettre en train. L'a artéoya ó prósé, il a mis le procès en train.
artéwādzó, s. m.  Attelage. Attelage.
arteweŗi, s. f. Artillerie.  Artillerie.
ārtse, s. f.  Bahut .Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. I faŗéna pąché ou taméi é parte ba ën w'ārtse, la farine passe par le blutoir et tombe dans l'a.
ārtse, s. f.  Coffre, bahut Coffre, bahut placé assez souvent devant le lit ou au grenier ; on y serre du linge et des vêtements, et qqf. dans des compartiments spéciaux des objets d'autre nature. I metou é j-alon a té derën ën w'ārtse, j'ai mis tes vêtements dans le bahut.   w'ărtsé de Nówéi, l'arche de Noé. Du lat. area.
artsé, s. m.  Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Oun fé é j-artsé rin kyé ou ródzó dou paį, a w'amęnye é a omąnye, on fait les arçons seulement au rouge du pays [plant indigène], à l'amigne et à l'humagne; pwa è j-artsé, tailler les arçons.
artsebąn, s. m.  Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Oun vi pa méi tan de į-artsebąn óŗa, l'a méi dé ban é dé j-éscabéi, on ne voit plus tant d'« archebancs» aujourd'hui, on voit plus de bancs et de chaises.
artséta bardëncan barólin barósye Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse.  Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse. 
artson, s. m. Dim. de ārtse.  Petit coffre en forme d'ārtse. Petit coffre en forme d'ārtse.
arvéna, s. f.  Arvine, plant de vigne particulier au Valais. Arvine, plant de vigne particulier au Valais. L'a davwé chórté d'arvéna: i groucha arvéna é i petita arvéna, il y a deux espèces d'arvine, la grande et la petite.
arwën-ną, v. a.  Affaiblir, en parlant d'une maladie: Affaiblir, en parlant d'une maladie: dé béitchyé grantin maądé, awën-néi, des animaux longtemps malades, très affaiblis.
arwën-ną, v. a.  Ruiner. Ruiner. Hé vāé arwën-non é comoné, les routes ruinent les communes. 
aryą, v. a.  Traire. Traire. Aryą é eątsé, é tchyévre, traire les vaches, les chèvres; wè j'éi aryéi bónè, elles m'ont donné beaucoup de lait.Absol. Vęjó aryą, je vais traire; l'è ouŗa d'arya, c'est l'heure de traire. Devinettes. Peou contré peou, djye contré cątró? poilu contre poilu, dix contre quatre? - Can o-n-āryé, quand on trait. Iną cou é ba cou, djye contré dó°"- Can āryon é tchyévre? cul en bas, cul en haut, dix contre deux? - Quand on trait les chèvres. Sens: poilu contre poilu, c'est la tête de celui qui trait appuyée contre le ventre de la vache; dix contre quatre, les dix doigts et les quatre trayons. La position de celui qui trait une chèvre est différente et le pis de la bête n'a que deux trayons.
aryįn, s. m.  Bétail que l'on trait, qui donne du lait. Bétail que l'on trait, qui donne du lait. E j-aryįn é é j-agó, le bétail qui donne du lait et celui qui n'en donne pas (veau, cabri, etc.); nó vwardéŗin a ątse a vó tan aryįn cómin agó, nous garderons votre vache, depuis qu'elle donnera du lait, autant de temps que nous l'avons gardée sans lait. Cf. agó.
aryinta, part, et adj. f.  Vache ou aautre animal qu'on peut traire, qui donne du lait. Qu'on peut traire, qui donne du lait. Oun grou ādzó dé eątsé é pa ona aryinta! un grand nombre de vaches et pas une qui donne du lait !
aryon, adv.  Près de, le long de. Près de, le long de.
aryondį, v. a. Arrondir.  Arrondir. T'a djya byin frostą é bóté, cómįnson a aryondį hou couën vįfe, tu as déjà bien usé les souliers, les coins vifs [des talons et des semelles] commencent à s'arrondir.
aryou, s. m.  Callosité qui se forme sur la première articulation du pouce des personnes qui traient habituellement les vaches. Callosité qui se forme sur la première articulation du pouce des personnes qui traient habituellement les vaches.
aryou, s. m.  Trayeur. Celui qui trait les vaches. Le Bull, du Gloss. XIII (1914), 56, indique les formes et mots suisses pour désigner celui qui trait.
asa  Expression dans les contes; celui qui raconte se sert qqf. de l'expr. asa é pwe, formule de transition qui semble signifier: «ainsi donc et puis ». Expression dans les contes; celui qui raconte se sert qqf. de l'expr. asa é pwe, formule de transition qui semble signifier: «ainsi donc et puis ».
asąn, s. m.  Accent. Mot emprunté au français et peu en usage. Accent. Mot emprunté au français et peu en usage.
âse, s. f.  Hache, Hache, w'âse wārdze, la hache large des charpentiers. È tsapą pį ënplįon w'ăse òrdinéiŗa pó degrochį, apréi pó répacha ënplion w'ăse wārdze, les charpentiers emploient la hache ordinaire pour dégrossir [les poutres], ensuite ils se servent de la hache large pour le travail définitif (pour «repasser»).
āsé, s. f. pl.  Ail. Ail. È į-āsé bąlon dé go i chochęchè, l'ail rend les saucisses savoureuses. S'emploie toujours au pl.
âse, s. m.  As, carte. As, carte. Acojó sin, i tui é cątró į-ăsé, j'annonce cent, j'ai les quatre as.
asedįn, s. m.  Accident, événement fâcheux. Accident, événement fâcheux. L'è arówą o-n-asedin a nó iną a mountąnye, il nous est arrivé un accident à la montagne.
aseou, -ouja, adj.  Porté à, assidu à faire qqch. Porté à, assidu à faire qqch. È moundó chon pa tan aseou pó paé, can l'an pa dé crįnté, les gens ne sont pas tellement pressés de payer leurs dettes, quand ils n'ont pas peur.
asēryę , v. a.  Cirer. Cirer. A demëndze è j-oun asēryon é bóté, é j-ątró é į-ëngrąchon, le  dimanche les uns cirent leurs souliers, les autres les graissent.  De cirer avec préfixe a.
asēryę, v. a.  Acérer, (re)mettre de l'acier à un outil de fer. Acérer, (re)mettre de l'acier à un outil de fer. Fó°" féŗ'asēryę ó petsāa, il faut faire acérer la pioche.  || Syn. tsardjye.
asęta, s. f. Dim. de âse .  Petite hache, hachette. Petite hache, hachette.
asétą, v. a.  Accepter. Accepter. Asétéŗą vó oun vęró de vën? accepteriez-vous un verre de vin?
aséwété, s. f. pl.  Plat composé de pain en miettes et de farine, le tout cuit dans du lait. Plat composé de pain en miettes et de farine, le tout cuit dans du lait.
asoosyon, s. f.  Absolution du prêtre au confessionnal. Absolution du prêtre au confessionnal. Fó°" ché répintį é pwe bąlon prou  w'asoosyon, il faut avoir le repentir et puis ils donnent bien l'absolution.
asoprį, v. a.  Dompter, mater, couvrir. Dompter, mater, couvrir. L'an pochou asoprį ó fwa, ils ont pu se rendre maîtres de l'incendie. V. r. Se couvrir de nouveau. Chin kyè l'îtą borlą ch'asopré pa méi e-n-ódre, ce [un membre] qui a été brûlé ne se guérit plus comme il faut [la peau ne se renouvelle plus].
asosię, v. a.  Associer. Associer. L'a asosią sti pó ha comêche, il s'est associé celui-ci pour ce commerce. Part. pas. L'è pa a choun contó, l'è asosią avwéi oun de Chyoun, il n'est pas à son compte, il est associé avec un homme de Sion. || V. r. S'associer. Ché chon asosią dóoutrè per ënkye é l'an atsetą ona ferma dou by é1 da mêe, quelques-uns d'ici se sont associés et ils ont acheté une ferme du côté de la mer [en France].
aspęrje, s. f.  Asperge. Asperge. Cominson byin a che métré chou é j-aspęrjé ba pé é corti de Chyoun, on commence bien à cultiver les asperges dans les jardins de Sion.
asticą, v. a. Nettoyer, frotter. Nettoyer, frotter. È chordą fó°" ky'astikyęchon hou j-alon tąnkyè chon própró adri, les soldats doivent nettoyer leurs vêtements jusqu'à ce qu'ils soient tout à fait propres. 
asticą, v. a. Préparer. Préparer. L'an ouncó pa çóminsyą é traó, ma astęcon é machęné, ils n'ont pas encore commencé les travaux, mais ils préparent les machines; astecą ó patacląn pó parti ou mêįn, préparer tout l'attirail pour partir aux may ens. V. r. S'astiquer, mettre de beaux habits. L'a jaméi fornį de ch'asticą, elle n'a jamais fini de s'astiquer.
astou kyè, loc. conj.  Aussitôt que.  Aussitôt que. Astou kyè chaŗé amou, vëndrį ò tè prįndé, aussitôt qu'il sera en haut, je viendrai le prendre.
asyę, s. m.  Acier. Acier.
asyéta, s. f.  Assiette.  Assiette.  On entend aussi dire ona syéta.
asyéta, s. f.  Assiettée. Assiettée.
asyon, s. f.  Action.  Action. Oun fé pa dé j-asyon dinché, on ne fait pas des actions semblables. T. juridique. Action. Par ext. Demande de secours formulée par une âme en peine et dont on se charge. Après avoir conté une apparition extraordinaire, le narrateur continue: óŗa chin kyè chaŗé t-e itą? l'aïe ouncóméi asyon dé cąkyé tsóouja, qu'est-ce que cela pouvait bien être? il y avait de nouveau action pour quelque chose [demande pour que qqn se charge de bonnes œuvres pour un défunt].
atablą (ch'), v. r.  S'attabler. S'attabler.
atąca, s. f.  Attaque d'apoplexie. Attaque d'apoplexie. L'a jou on'atąca, il a eu une attaque.
atacą, v. a.  Attaquer. Attaquer. L'è rlwi ky'atakyé é l'è tòrdzó rlwi kyè pêe, c'est lui qui attaque et c'est toujours lui qui perd.
atąn, adv. Autant, tant. Autant, tant. L'è adéi atąn! c'est toujours autant! Exclamation qui exprime la satisfaction causée par un présent de peu de valeur ou par une faible récolte, à la pensée qu'il aurait pu y avoir moins encore.  Prov. Atąn ché kyè ten, cómin ché kyè écortsé, autant celui qui tient que celui qui écorche. Syn. tan. Voy. aussi atįn.
atąn, adv.  Autant .  Autant .  Atąn cómin to, autant que toi, entend-on souvent répondre à une parole injurieuse; chin va atąn kyè d'aą ché fótré ou Roun-nó, cela sert autant que d'aller se jeter au Rhône [n'a aucune utilité]; 
atardą, v. a.  Attarder, mettre en retard. Attarder, mettre en retard. Can oun che wįé pa ó matën, l'è chin ky'atąrdé ó traó, quand on ne se lève pas tôt, voilà qui met le travail en retard.V. r. S'attarder. Hou kyè ch'atąrdon tan defouŗa ó néi chon chódzé a rechįvré dé crwéi cóou, ceux qui s'attardent trop dehors pendant la nuit sont exposés à recevoir de mauvais coups; che to t'atardęché pa tan, nó porąn enį ënsįnbló, si tu ne t'attardais pas si longtemps, nous pourrions partir ensemble.
atatchyę, v. a.  Attacher par des liens d'affection. S'emploie spécialement au participe passé.  Attacher par des liens d'affection. S'emploie spécialement au participe passé. Chon prou atatchyą a ha bwąta, ils sont très attachés à cette fille. V. r. S'attacher, se lier par l'affection. Owįon tòrną a balę via ché tsën, ma apréi chè chon tāmįn atatchyą ky'ó t'an vwardą, ils voulaient de nouveau se débarrasser de ce chien, mais dans la suite, ils s'y sont tellement attachés qu'ils l'ont gardé.
atątse, s. f.  Attache, spécial, pour l'accolage de la vigne. Attache, spécial, pour l'accolage de la vigne. Dé j-atątsé di vęnyé, des « attaches » pour la vigne ; déeąn prinjïon dé pale pó é j-atątsé di vęnyé, óŗa l'an gyelą dé rafyą, autrefois on se servait de la paille comme « attaches » de vigne, maintenant on a un peu partout du raphia.
atatsémįn, s. m.  Attachement. Attachement. L'an metou tan d'atatsémįn a ché mêįn kyè van tui resta iną wéi tó ó tsatin, ils se sont attachés tellement à ce mayen qu'ils vont tous habiter là-haut en été.
ātchyou, s. f.  Hauteur, Hauteur, w'ātchyou dou clósyè, la hauteur du clocher.
āte, āta, adj.  Haut. Haut. I clósyè de Chavyeje l'è tó méi āte kyè ché de Chyoun, le clocher de Savièse est beaucoup plus haut que celui de Sion; chęla nó chin méi āte kyè Na, ici nous sommes à une altitude supérieure à celle de Nax; vwęŗó è t-e āte i mijon dou comoun  quelle est la hauteur de la maison de commune? Adv. L'a choutą āte iną, il a sauté à une grande hauteur; è dzenelé vouwon pa tan āte cómin è j-ijéi, les poules ne volent pas si haut que les oiseaux.
atèlè, s. m.  Atelier. Atelier.
atenį (ch'), v. r.  Faire grand usage de qqch Faire grand usage de qqch. Hou ch'atęnyon fôo chou ó brinteën, ceux-là sont fort attachés à l'eau-de-vie, en font grand usage.
atenį (ch'), v. r.  Tenir à qqch. Tenir à qqch. Ch'atën pa d'aa a mécha, il ne tient pas à aller à la messe; yó m'atęnyó pa d'aą avwéi rlwi, je ne tiens pas à aller avec lui. 
atenįn, -nįnta, adj.  Attenant, contigu. Attenant, contigu. È propriétéi chon tòte atenįnté, les propriétés sont toutes attenantes les unes aux autres.
atepi, v. a.  Gazonner. Gazonner. Nó véjin atepi ché tsan, nous allons gazonner ce champ. Absol. Nó cópéŗin hou bóchon, nó netiéŗįn a pląche, l'è pye adon ky'oun pou atepi, nous couperons ces buissons, nous nettoyerons la place, alors seul, on peut gazonner. Le part. passé est fort usité. Hou tsan chon tót'atepi óŗa, ces champs sont complètement gazonnés maintenant; l'è prou maowijya pó déféré ó tèrįn kyè l'è itą atepi, il est assez difficile de défoncer le terrain devenu gazon; í vae iŗ'atepite, le chemin était gazonné.  V. r. Se gazonner. Iną pé é mountąnyé, ché reboudzon a têra, ch'atępé plo, dans les montagnes, si l'on remue la terre, le gazon ne revient plus Dérivé de tèpa «gazon».
ateryę,  v. a.   Attirer. Attirer.   O  t'an  ateryą derën ou sewi é wi an balą a bire tąnkyè chaïé pa méi chin kyè fajïé, ils l'ont attiré dans la cave et lui ont donné à boire jusqu'à ce qu'il ne savait plus ce qu'il faisait; pó ateryę hou moundó ën w'elįje, fó°" prou ai dé fó o béni, pour attirer ces gens à l'église, il faut avoir du «bénit» bien fort.
atetchya, -ąé, adj.  Passionné pour qqch. Passionné pour qqch. Hou gamin chon prou atetchya pó aa i ni d'ijéi, ces gamins sont tellement passionnés pour dénicher les oiseaux; i jame1 you oun mè1 atetchya pó cóouą, je n'ai jamais vu qqn de plus fervent pour glisser.
atetchye, v. a.  Affirmer avec insistance, soutenir avec opiniâtreté, contester mordicus. Affirmer avec insistance, soutenir avec opiniâtreté, contester mordicus. L'an tui dó°" atetchya oun chó, w'ātre chin, tąnkyè che chon ëngrëndjyą, tous les deux ont soutenu mordicus l'un ceci, l'autre cela, jusqu'à ce qu'ils se sont fâchés. Absol. Atetséré tó ò dzó déeąn kyè capóna, il soutiendrait mordicus [son idée] tout le jour plutôt que de capituler. Le mot s'emploie également quand qqn insiste à bon droit. Sta atetsįé ky'owïé ai ó paémin, celle-ci insistait pour recevoir le payement.
atiįyę, v. a.  Attiser. Attiser. Crié i fwa s'to atijé pa, le feu s'éteint si tu ne l'attises pas. S'emploie absol. très souvent. Avwįéi ché bó°" fó°" tòrdzó étré apréi atijye, avec ce bois il faut toujours a. [le feu].  Fig. L'an prou atijyą ó fwa óŗa borle e-n-ódre, ils ont assez atisé le feu (la chicane), maintenant il y a un gros incendie.
atįn , adv.  Autant. Autant. T'a jou atįn cómin nó, tu as eu autant que nous; n'ën nó pa falou paé atįn cómin rlōo ? n'avons-nous pas dû payer autant qu'eux? L'expr. autant comme, si vivante en patois, était fr. jusqu'au XVIIe s.
atįn, adv.  Assez tôt, à temps. Assez tôt, à temps. Cf. Tin (a)
atįndré,   v. a.   Attendre,  Attendre,   demeurer pour la venue de qqn ou de qqch. Atindre vó cacoun? attendez-vous qqn?   Vivre dans l'attente  de. Atįn ó popoun, elle attend sa délivrance, se dit d'une femme enceinte.     Compter   sur,   espérer. Nó atinjįon pa 'na groucha vénįndze sti an, nous n'attendions pas une grosse vendange cette année. | V. n.   Atin'na  vwąrba  chęla,   attends un moment ici; tąnkyè can ou to atįndré pó tè maryą? jusqu'à quand veux-tu attendre pour te marier? Fó°" ky'atįnjé ouéi (subj. pr. !), il faut qu'il attende là. 
atįndré,   v. a.   Tarder, se faire attendre. Tarder, se faire attendre. L'a atindou grantin dèeąn kyè tòrną il a tardé longtemps à revenir; pòrkyé achebën a to atindou tan tāa? pourquoi donc as-tu attendu si tard? A remarquer l'expression atindre chou cacoun, attendre  [sur]  qqn,  et  par   ext. compter sur. Nó fó°" tó féré méimó, nó atinjįn chou nyoun, il nous faut tout faire seuls, nous ne comptons sur personne.  Cette expr. est répandue en SR.V. r. S'attendre. Sti   an  fó°"  pa  ch'atįndré a ona groucha prįja dé fin, cette année il ne faut pas compter sur une belle récolte de foin.  Très usitée l'expr. n'atindįn, en attendant. A remarquer la forme atinpó°"! «attends!» qui semble composée de atin oun pó°" «attends un peu», et qui a donné la forme plur. atinpó°"dé! : attendez ! » 
atin-na, v. a.  Haïr, détester, prendre en  grippe, Haïr, détester, prendre en  grippe,  óŗa   apréi   chin  i  féna atin-nąé  ómó,   é  ómó   atin-nąé   a féna, naturellement après cela la femme détestait l'homme et l'homme  détestait la femme;  é  j-oun chąwon prou ché féŗ'atin-ną, certains savent bien se faire détester.  V. r. Se haïr, se prendre en grippe.Di ky'o-n-a cóminsyą a ch'atin-ną, l'è fornį, fó°" chortį fouŗa, depuis qu'on a commencé à se prendre en grippe, c'est fini, il faut se quitter. Part. pas. È vyou chon mawegrį atin-na, les vieilles gens sont un peu mal vus. Dérivé de tįn-na. Voy. ce mot. Apathique, détestable. Oun moundó méi atin-ną-bló l'a pa, il n'y a pas de personne plus détestable.
atò, adv. A tour de rôle. A tour de rôle. Cf. tó  (a). 11 Usité également dans l'exprès, pan atò. Cf. tó (2).
ătó, s. m.  Acte, papier d'affaire, document quelconque. Acte, papier d'affaire, document quelconque.  I pare tën è j-ătó derën ën ha bwite, notre père tient ses papiers dans cette boîte. Contrat écrit. N'ën fé o-n-ąto, nous avons écrit un acte (contrat); l'a balą fouŗa w'ató, il m'a délivré la pièce.   S'emploie souvent dans l'expr. bale ătó dé gyéŗinse, donner déclaration de défaut de bien.  
atópą (ch'), v. r.  Prendre le sommeil d'hiver, en parlant des marmottes Prendre le sommeil d'hiver, en parlant des marmottes. È marmóté fan de grou bogan pó ch'atópą les marmottes font de gros trous pour passer l'hiver; can è marmóté chon atópéi, oun pou pa é j-atrapį, quand les marmottes hibernent,  on  ne peut les prendre.
atópą (ch'), v. r.  S'assombrir, en parlant du temps. S'assombrir, en parlant du temps. Ch'atópé, le ciel devient sombre; ch'é byin atópą déjó, mojąó kyè fori enou de plodze, il s'est bien assombri à l'ouest, je pensais qu'il pleuvrait; óŗa l'è atópą, maintenant c'est très nuageux.Dérivé de tópó  «sombre».  
atopįŗe, s.f.  Obscurité causée par les nuages et qui annonce la pluie ou un orage. Obscurité causée par les nuages et qui annonce la pluie ou un orage. L'è déjó kyè vën w'atopįŗe, c'est d'en bas  [du côté de Martigny] que viennent les nuages de la pluie.  
atoŗį,  atoŗįta,   adj.  Passionné  pour qqch. iron prou atofį pó aa dansyę, ils étaient passionnés pour aller danser. || Syn. atetchyą. Passionné  pour qqch. iron prou atofį pó aa dansyę, ils étaient passionnés pour aller danser. || Syn. atetchyą.
atótą, v. a.  Tâter, toucher, attoucher, palper. Tâter, toucher, attoucher, palper. I meŗesęn l'a atótą a tsąnba, le médecin à tâté la jambe [du malade]; atótą é! tâtez donc!
atótchyę, v. a.  Toucher. Toucher.
atou, s. m.  Atout. Atout.
atramin, adv.  Autrement, d'une autre façon. Autrement, d'une autre façon. N'ën pa fé atramin kyè rlōo, nó, nous n'avons pas agi autrement qu'eux. Sinon. N'ën iną, atramin vaŗį ba eó, monte, sinon c'est moi qui descendrai; l'è enou tót'atramin kyè vwéi de, c'est arrivé tout autrement que vous ne l'avez dit.
atrapāa, adv.  Ailleurs, autre part. Ailleurs, autre part. L'è pa rįnky'ëntchyé nó kyè l'a dé maadó, l'a achebën atrapāa, ce n'est pas seulement chez nous qu'il y a des malades, il y en a aussi ailleurs.
atrapi, v. a.  Attraper, prendre au piège. Attraper, prendre au piège. N'ën atrapi oun ra ba ou sewi, nous avons attrapé un rat à la cave.  Prendre au vol, au passage. È tsate atrąpon achebën è j-ijéi, pa rin ky'è raté, les chats attrapent aussi les oiseaux, pas seul, les souris.Obtenir, gagner (par bonne ou mauvaise chance). Can n'ën partadjyą n'ën atrapi ché byo (ou crwéi ) pra, quand nous avons partagé [l'héritage], nous avons obtenu ce beau (ou mauvais) pré; o-n-atrąpé pa chowin dé byo berni dinché pé é martchyąn dou fêe, on ne trouve pas souvent de si belles faux chez les marchands de fer; chéi pa ąvwe i atrapi ha tropéŗą, je ne sais où j'ai attrapé cette maladie.  Fig. Tromper, mystifier. To m'atrapéŗéi pa o-n-ātré cóou, tu ne me prendras pas une autre fois. V. r. Se tromper mutuellement. Ch'atrąpon tąnkyè pouwon, ils se trompent tant qu'ils peuvent.  Confondre, déjouer. Prov. O-n-atrąpé méi vitó oun mintōo ky'oun bwitou on attrape plus vite un menteur qu'un  boiteux.-
ātre, ātra, adj. ind.  Autre. Autre. O-n-ātre có°", une autre fois; on'ātra mijon, une autre maison; d'o-n-an a ou'ātre, d'une année à l'autre; ou'ātra di néi, l'autre nuit; fó°" pa ch' ënméwa di j-ātró [remarquer la terminaison du masc. pl.], il ne faut pas se mêler des autres.  Locutions particulières: nó j-ātró, nous autres, c'est-à-dire nous les paysans, les petits, les pauvres, les ignorants; hou į-alon dé chaea chon pa pó nó j-ātró, ces vêtements de soie ne sont pas pour nous autres [paysans]; è rętsó pachyinse, ma nó j-ātró cómin faŗįn nó? les riches, passe encore, mais nous autres [les pauvres], que ferons-nous? Prédzé prou byin pó nó j-ātró, il prêche assez bien pour nous autres, simples gens; l'è enou ba ātre dzò, il est descendu il y a quelque temps; féré tòte chin è oun è w'ātre, faire tout cela et le reste; o-n-a tòrdzó prou traó, ona tsó°"ja on'ātra, on a toujours assez de travail, tantôt ceci, tantôt cela.
atre, s. m.  Attrait. Attrait. I nó°"tra va pa amou mêin, l'a pa w'atré wéi, notre [sœur] ne monte pas au mayen, elle n'a pas l'attrait là [ne s'y sent pas attirée].
atrejįbló, -įbla, adj.  Qui se laisse attirer. Qui se laisse attirer. È pachéŗą chon pa tan atrejibló cómin hou j-ijéi  ky'oun fé pa dé ma, les moineaux ne se laissent pas aussi facilement attirer que ces oiseaux auxquels on ne fait pas de mal.
atréŗé, v. a. Elever. Elever. Nó fó°" atréré ouncó ona ątse, nën pa prou avwéi dąvwé, il nous faut encore élever une vache, nous n'en avons pas assez avec deux.
atréŗé, v. a.  Attirer, attraire.  Attirer, attraire. Chin pó atréŗé derën è mótsé, cela pour attirer les mouches dans [la chambre]; pó kyè fowęchon pa tan atréché é tchyévré chou ó pra, l'a ënflóŗą avwéi è eątsé, afin que les chèvres ne fussent pas tant attirées sur son pré, il l'a fait «inflorer» avec les vaches [les vaches ont auparavant mangé la «fleur» de l'herbe].
atrestą, v. a.  Attrister. Attrister. É j-infan vwéró ën d-atręston t-e é paŗįn can chāon pa ché coundwęré! les enfants combien n'attristent-ils pas les parents, quand ils ne savent pas se conduire! V. r. S'attrister. Va pa a pin-na dé tan t'atrestą pó chin, ce n'est pas la peine de tant t'attrister pour cela.
ātró, pron. ind.  Autre chose. Autre chose. Fajįé jaméi ātró, il ne faisait jamais autre chose.
atrópą (ch'), v. r.  S'attrouper. S'attrouper. Ch'atrópon è pąrton iną pé è mountąnyé ën pląche d'aą a mécha, ils s'attroupent et se rendent dans les montagnes au lieu d'aller à la messe.
atrópèmįn, s. m.  Attroupement. Attroupement.
ątse, s. f.  Vache  ona ątse pertënchįa, une vache printanière [qui a été saillie au printemps]; ona ątse tardįa [une vache tardive saillie en automne]; ona ątse présta a féŗ'ó vèi, une v. prête à mettre bas; ona ątse frętse viwąe, une v. qui vient de vêler; i ątse l'è ábou, la v. est en chaleur; i ątse l'a pri ó botchyó, la vache a été fécondée; i ątse l'a vwardą, l'a pa vwarda ó botchyó, la vache a été fécondée, n'a pas été f. ; i ątse l'a ó vèi, la vache a le veau [est en état de gestation]; can i ątse fare t-e ó véi ? quand la v. va-t-elle mettre bas? I ątse l'a dzetą ó véi, la v. a avorté; é ątsé chon a w'êrba, ou fin, les vaches sont à l'herbe [paissent], au foin. 
ątse, s. f.  Vache . Vache . Voici les noms les plus courants  qui   sont  habituellement   donnés  d'après la couleur ou la forme de  l'animal: Ryonda, Floŗéta, Grióta, Vyówéta, Marmóta, Tsatąnye, Motįwa, Cwadzon, Matsęŗa, Broun-na, Tsawąndra, Mórįn-na, Fyouja.                                 ,
ątse, s. f.  Vache, Vache, Prov. A Tósįn , è ąts'ou fin, à la Toussaint, les v. au foin. Abéŗą, aryą, cajeną, ënvèrną, etrelę è ątsé, voy. chacun de ces verbes; è ątsé agóton, les vaches cessent de donner du lait.  Les enfants, surtout au mayen, bâtissent de petits chalets, qu'ils remplissent de cônes de sapin de différente grandeur (ló°"bé) et auxquels ils donnent le nom de vaches, génisses, etc.  II est à noter que chaque vache a son nom, qui n'est   pas   précédé   de   l'article.                   .
ątse, s. f. Suite Vache  Vache .Devinettes: dó°" j-éclêryōo [var. dąvwé j-antêrné topé] \ dó°" j-avwijōo [var. dó°" j-avwijéŗó] | dó°" définchōo [var. définjéŗó] \ oun viŗemótse \ cątrò pënpyótęŗó \ cątró pyatenęŗó [var. cątró kyè pyatou-non]? - I ątse, deux éclaireurs [yeux], deux écouteurs [oreilles], deux défenseurs [cornes], un chasse-mouches [queue], quatre trayons, quatre «piétineurs»? -La vache. -              
ątse, s. f. Suite Vache . Vache . Derën e-n-oun bou l'a vįntè sën ątsé é vįnté chi véi, pa ona l'a fé dóou? - «Paona» l'a fé dóou, dans une étable il y a vingt-cinq vaches et vingt-six veaux, pas une [n'en] a fait deux? - «Pasune» [nom de la vache] a fait deux.
atséŗó°", s. m.  Berger qui garde les vaches. Berger qui garde les vaches. Le mot désigne avant tout les trois bergers qui, dans chacun des cinq alpages de Savièse, sont chargés de la garde du troupeau. Voy. le mot pātó. Il désigne ensuite aussi les enfants qui dans les villages gardent les vaches.Póma di j-atséŗó°", pomme des bergers, espèce de pomme.
atseŗouwa,    s. f.     Colchique    d'automne (Colchicum autumnale L.) Colchique    d'automne (Colchicum autumnale L.).Dérivé de vacca. Cf. v. W. 14, 102, et les synonymes cités dans Gloss. II, 706, s. v. bòvç.
atsetą, v. a.  Acheter. Acheter. Prov. Vįndó cómin i atsetą, je vends comme je l'ai acheté; o-n-atsete pa oun tsapéi chën aprowa, on n'achète pas un chapeau sans l'essayer.
atsi, v. a.  Lâcher. Lâcher. Fó°" pa achyę atsį déeąn kyé fér'ó nyou, il ne faut pas laisser se lâcher [la corde] avant de faire le nœud; che to ątsé, nó fó°" tó réféŗ'ó pakyé, si tu lâches, il nous faut refaire tout le paquet.
avāa, avāra, adj.  Avare. Avare. Chon tan avāa kyè crįon dé fan pó pa demenową lōo n-aféŗé, ils sont si avares qu'ils crèvent de faim pour ne pas diminuer leur bien.
avāa, avāra, s. m. et f.   Avare. Avare. È j-avāa ąnmon méi achyę pédré kyé dé balę, les a. aiment mieux laisser se perdre [leur avoir] que de le donner; hou kyé fire kyè chon dé j-avāa pęcon pa tan de grou ādzó, ceux qui sont avares de nature ne mangent pas beaucoup ; ché brote avāa l'aïe derën ën ché sewéŗon tòta chôrta de j-anréi prou vyou, de chion de bōró kyè chervįé rin méi ky'a vouëndré è bóté, de frómądzó tó ró°"djyą di chiŗon, dé tsêe kyè l'aïe rin méi a mëndjyę, rin kyè dé tsówjé tó perdou, ce vilain avare avait dans cette petite cave toutes sortes de denrées très vieilles, des seillons de beurre qui ne servait plus à rien qu'à graisser les souliers, des fromages tout rongés des cirons, de la viande où il n'y avait plus rien de mangeable, rien que des choses perdues [gâtées]. È j-avāa, les avares, sobriquet des gens de Vernamiège.
avāa, avāra, s. m. et f.  È j-avāa Sobriquet des gens de Vernamiège. Sobriquet des gens de Vernamiège.
avąn, prép.  Avant. Avant. N'est usité que dans l'expr. e-n-avąn, en avant. Powié pa méi e-n-avąn vwéŗó iré wanyą, il ne pouvait plus avancer tant il était fatigué. Par ext. Se dit aussi de toute sorte de progrès, iron sën bòsé avouéi ó pare pó trālę, chon jou e-n-avąn oun cha pa déŗé vwéŗó, ils étaient cinq garçons pour travailler avec le père, ils sont allés en avant [ils ont arrondi leur fortune] on ne sait pas dire combien.
avąn-deri, -rire, adj. et s. m. et f.  Avant-dernier.  Avant-dernier. L'è w'avąn-derį dé w'écó°"wa, il est l'avant-der-nier de l'école.
avąn-gąrda, s. f.  Avant-garde. Avant-garde.
avąnse, s. f. Avance. Avance. Pr. (L. 450) danse \ cadąnse Į pa d'avąnse, danse, cadence, pas d'avance; gran tsąnte \ gran danse \ jaméi d'avąnse, grand chanteur, grande danse, jamais d'avance.
avansó, s. m.  Progrès, succès. Progrès, succès. Vwi n'ën fé oun bo-n-avąnsó, aujourd'hui nous avons bien avancé dans notre travail; ch'o-n-è pa tré ou cątró avwéi ché pra, oun fé tó ò dzò rin d'avąnsó, si l'on n'est pas trois ou quatre [ouvriers] pour mener l'ouvrage dans ce pré, on n'avance pas toute la journée; nën rin d'avąnsó vwi, nous ne sommes pas en avance pour l'ouvrage auj. Avance, payement anticipé. Che ó powechą mè féŗ'o-n-avąnsó, si vous pouviez m'avancer qqch.D'avąnsó, loc. adv. D'avance. Pé bonōo ky'i chopoņ. d'avąnsó, heureusement que je l'ai su d'avance. Il E-n-avąnsó, en avance. Nó chin prou e-n-avąnsó, nous sommes suffisamment en avance.
avansyą, -syae, adj.  Qui devance les autres. Qui devance les autres. L'è enou ënkye oun de hou j-avansyą, pó parla déeąn chin dou cómoun, il est venu ici un, un de ces avancés [un haut magistrat] pour parler devant la maison communale; l'è enou ba i plo avansyąe di mwįn-né, la plus avancée des religieuses [la supérieure] est descendue.
avansyąe, s. f.  Avance, progrès au travail. Avance, progrès au travail. Vwi n'ën fé na bóna avansyąe, auj. nous avons bien avancé. Elan, brusque mouvement en avant. I mówé l'a fé on'avansyąe è sti l'ìtą fotou ba dou tsaré, le mulet a fait un mouvement brusque et celui-ci est tombé du char.
avansyę, v. a.  Avancer, pousser en avant. Avancer, pousser en avant. L'a rin avansyą ó traó, il n'a pas avancé [dans] le travailV. r. Avąnsin nó oun pó méi amou montons un peu plus. Payer par anticipation. Avąnse mè chochąnta santįmé, avance-moi soixante centimes.Avancer une horloge. Avansyę a mótra, ó róódzó, avancer la montre, l'horloge. V. n. Avancer. I mótra avansié chou ó róódzó, la montre avançait «sur» l'horloge; dé dzò kyè noun pou rin avansyę, des jours où l'on ne peut faire aucun ouvrage.Venir à bout. Powįon pa avansyę de peca è ręisté, ils ne pouvaient venir à bout de manger les restes.Le part. passé est fréquent dans le sens d'« anticipé, qui arrive plus tôt ». L'è avansyą w'evêe sti an, l'hiver vient de bonne heure cette année, l'è avansyąe i vénįndze, la vendange est en avance. En progrès. i peti l'è méi avansyą ky'i grou a w'écó°"wa, le petit est plus avancé que le grand à l'école.
avantadjyę, v. a.  Gagner. Gagner. Chéi eó ky'i tót'avantadjyą chin, c'est moi qui ai gagné [acquis] tout cela V. n. Avancer, augmenter sa fortune. L'a tan avantadjyą, il est devenu si riche; l'è tòrdzo itą pó avantadjyę, il a toujours été actif pour avancer; l'an atsetą de bën, chon byin avantadįyą, ils ont acheté du bien, ils sont dans une belle situation. Littré : avantager cite des exemples dont le sens n'est pas différent de celui de notre patois.
avanti, s. m.  Avant-toit. Avant-toit. L'a pa d'avantį outò de w'elįje, il n'y a pas d'avant-toit autour de l'église; ha groficha ni l'a fé tsêre w'avantį da mijon, cette grosse quantité de neige a fait tomber l'avant-toit de la maison.
avaŗęse, s. f.  Avarice. Avarice. L'è ró°"djyą pé w'avaŗęse, il est rongé par l'avarice.
avaŗesyę, v. n.  Economiser à l'excès. Economiser à l'excès. L'a tan arémachą é tan avaŗesyą kyè l'è enou tó rętsó, il a tant entassé et tant économisé qu'il est devenu très riche; ché, ché, kyé avaŗęsye! kyé avaŗęsye! celui-là pour économiser!
avaŗesyou, -ouja, adj.  Avaricieux. Avaricieux. L'è troua avaŗesyou pó nó j-idjyę, il est trop avaricieux pour venir à notre aide.
aveją, v. a.  Donner avis, aviser. Donner avis, aviser. Diį'aveją hou da mountąnye d'aą kéŗį é eątsé é nó nó chin pa itą aveją, il devait donner avis aux copropriétaires de l'alpage d'aller chercher les vaches, et nous, nous n'avons pas été avisés.  V. n. et abs. Réfléchir. Fransi Dokyé foura ó bon matęn, aveją, radą. François Duc de sortir de chez lui de grand matin, de réfléchir, de regarder. Dans ce dernier sens aviser est usité en afr. Part. p. et adj. Chéi itą mąw'aveją, j'ai été mal avisé. Se dit aussi des choses. Chin l'è pa itą byin aveją, cela n'a pas été bien avisé.
avenyįn, s. m. pl.  Venants. Venants. Usité seul, dans la loc. é j-awįn é é j-avenyįn, les allants et les venants. E-n-avenyįn, loc. adv. En biseau. Dan j-oun tin pó pwą è vęnyé ënpleįon ó foselon, óŗa i tale avwéi ó foselon iré pa plan, iré e-n-avenyįn, autrefois pour tailler la vigne on se servait de la serpette, or la taille avec la serpette n'était pas d'équerre, elle était en biseau.
avertechémįn, s. m.  Avertissement.  Avertissement. Ha maadį l'è o-n-avertechémįn, cette maladie est un avertissement.
averti, v. a.  Avertir. Avertir. Nó é j-avertéŗin déean kyè partęchon amou, nous les avertirons avant qu'ils montent; óŗa t'éi averti, to cha chin kyè t'a a féré, maintenant tu es averti, tu sais ce que tu as à faire; è meŗesën che averton, l'è i fën-na promyęŗe tso°"ja kyè djyon, quand les médecins mettent quelqu'un en garde, c'est toujours la toute première chose qu'ils disent.
avindzó, s. m.  Avance. Avance. Prov. Danse, cadąnse, pa d'avindzó, danse, cadence, pas d'avance. Avindzó s'emploie comme variante du mot avąnse dans ce prov.
avįn-na, s. f. Avoine.  Avoine.
avoue, adv.  Où?  Où? avwe chin? où cela? chéi pa avwe aa mè rèdondą, je ne sais où aller me réfugier; per ąvwe fó°" t-e pacha? par où faut-il passer?; avwe kyè chi, où que ce soit; avwe l'a rin, l'a nyoun kyè prin rin, où il n'y a rien, personne ne prend rien.avwe kyè, conj. Lorsque, quand, avwe kyè l'a jou fornį cho-n-aféŗé, l'è parti, quand il eut fini son travail, il est parti.
avouere,   v. a..  Entendre,   ouïr.   Entendre,   ouïr.    To avwį chin kyè djyon pa dé chin kyé to acouté pa, tu entends ce qu'on ne dit pas, parce que tu n'écoutes pas; avwęjó nyoun, je n'entends personne; djyon prou kyé fó°" avwęr'è davwé clósè, on dit bien qu'il faut entendre les deux cloches; tank'óŗa i ouncó rin avwį déŗé, jusqu'à présent je n'ai encore rien entendu dire. V. n. Avwį pa, il n'entend pas, il est sourd; avwéi sta orele avwįjó pa, je n'entends pas de cette oreille. Absol. Vó éi vó avwį? avez-vous entendu? Du lat. audire.
avowa, v. a.  Avouer. Avouer. Ché déean ky'avową ché faŗi cópą pé mwêe, celui-là, plutôt que d'avouer, se ferait couper en morceaux.
avrį , s. m.  Avril. Avril. On dit presque toujours i mi d'avrį, le mois d'avril  Prov. Mêe I de ou'evêe \ avrį \ pįn-na ënchortį, mars, encore de l'hiver, avril [on en est] à peine sorti; can mêe ron é pon \ avrį é j-apon, quand mars rompt les ponts [de glace], avril les relie [de nouveau]; plodze d'avrį va méi kyé tó ôo é w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut plus que tout l'or et l'argent du pays; e-n avrį, ole noole \ fóou kyè fole, en avril, volens nolens il faut qu'il feuille; ché kyè l'a you tré byo mi d'avrį l'a tin de morį, celui qui a vu trois beaux mois d'avril. peut mourir.
avrį, s. m.  Abri.  Abri. Ché métr'a w'avrį, se mettre à l'abri ; avwe trówą o-n-avrį? où trouver un abri?  Dérivé du lat. apricare. La forme avec -r- est abondamment représentée dans les dialectes. Gloss. I, 77.
avwādzó, -ādze, adj.  Lâche, qui n'est pas dru, pas compact, pas serré. Lâche, qui n'est pas dru, pas compact, pas serré. Dé feméi avwādzó, du fumier pas dru, est un fumier qui a trop de paille, trop de feuilles, qui n'est pas assez vieux, pas assez tassé; ona tętse dé bó°" avwādze, un tas de bois qui n'est pas serré; é pan chon trwa avwādzó, trwa van, les pains sont trop peu compacts, pas assez durs.Appliqué aux gens, avouādzó désigne une personne prodigue à l'excès. Fąva avwādze, retęrye-té de per ënkye! fée dépensière, retire-toi d'ici!
avwêe, s. m.  Avoir, fortune. Avoir, fortune. L'aie oun dzin avouêe, il avait un joli avoir;  l'a  tó peca  cho-n-avouêe è poue l'a fotou ó can, il a mangé tout son avoir et il est parti.
avwéi, prép. Avec. Avec. S'emploie pour de. ona mijon cowêrta avwéi dé wésé, une maison couverte d'ardoises; ënplį a boche avwéi d'éivwé, remplir le tonneau d'eau; nó denin avwéi dé pówinta, nous dînons de polenta; ky'a to fé avwéi ó coutéi? qu'as-tu fait de ton couteau? nó chin dé j-amį avwéi rlōo, nous sommes de leurs amis.  Par. Parti avwéi a plodze, avwéi ó byo tin, avwéi ó bató, avwéi ó trin, partir par la pluie, le beau temps, par le bateau, par le train.  A. N'ën parla avwéi Fransi, nous en avons parlé à Fr. ; ai aféŗ'avwéi cacoun, avoir affaire à qqn. 
avwéi, prép. suite En.  En. Vwéeadjyę avwéi ó trin, avwéi a posta, voyager en train, en poste.  Pour. Nó chin kįtó avwéi rlōo, nous sommes quittes envers eux. Au sujet de. Vwéi pa béįwin d'ai pwįŗé avwéi mè, vous n'avez pas besoin d'avoir peur à mon sujet.Prov.avwéi rin oun fé rin, de rien on ne fait rien. Adverbe Nó venyion amou de Chyoun é sti amou avwéi, nous montions de Sion et celui-ci est venu «avec».  Loc. conj. avwéi kyè, en attendant que. avwéi kyè tornéŗé ba, n'aŗin fornį ó traó, en attendant qu'il descende, nous aurons fini le travail; avwéi kyè charan ënséi di ché pra, l'aŗąn prou na chavwatąé, jusqu'à ce qu'ils soient arrivés de ce pré, ils auront de la besogne.
avwejįn, -jįnta, adj.  Qui entend bien, qui a l'oreille fine. Qui entend bien, qui a l'oreille fine. Hé bétchyété l'è déstrą vouéŗó chon avwejįnté, c'est extraordinaire combien ces petites bêtes ont l'ouïe fine!  Dérivé du v. avwere, «entendre».
avwejyą, -jyąe, adj.  Vif, alerte, éveillé. Vif, alerte, éveillé. L'è nèt'avwejyą, ché bote, il est très éveillé ce garçon.
avwetou-vwêeą, loc. En veux-tu, en voilà. En veux-tu, en voilà. Originairement on a dû prononcer la loc. en français; avec le temps elle s'est corrompue et se prononce maintenant comme elle est écrite dans l'en-tête. || Syn. prou é prou.
avwijero, s. m.  Oreille, Oreille, propr. «». Le mot se rencontre dans une devinette que nous avons citée sous le mot atse: dó°" j-avwijéró, deux écouteurs, c'est-à-dire deux oreilles. Il Dérivé de avwęre.
avwijōo  s.m. Ecouteur  Ecouteur : est une var.d'avwijéŗó dans la même devinette.
avya, v. a.  Allumer le feu du foyer. Allumer le feu du foyer. Mè fó°" avya ó fwa, il me faut allumer le feu [du foyer]. Ce verbe a ce sens restreint à Savièse et ne s'emploie pas pour «allumer» en général. || Du lat. advivare, qui a donné le fr. «aviver» et l'it. avvivare.
āwa, s. f.  Aile.  Aile. È j-āwé di j-ijéi, di tawąn, di vwęipé, les ailes des oiseaux, des taons, des guêpes.Fig. óŗa l'è pa méi tan fyè, cómįnsé a achyę aa ba é j-āwé, maintenant il n'est plus si fier, il commence à laisser tomber les ailes. Le bord du chapeau. Toujours le pl. T'a brecą é j-āowé dou tsapéi, tu as cassé les bords du chapeau.
awąn, s. m.  Osier, branche d'osier. Osier, branche d'osier. Awan dzānó, osier jaune, désigne l'osier cultivé; on fait de ses branches des liens (ryó°"té). Awąn est un terme général désignant toutes les sortes d'osier.
awantchyé, s. m.  Têtard d'osier cultivé.  Têtard d'osier cultivé. Outr'a Conba n'ën dó°" j-awantchyè a pār dou tóréné, à la Combe nous avons deux têtards d'osier au bord du petit torrent.
awé. Domestique. S'emploie seulement au masculin.. Domestique. S'emploie seulement au masculin..
awebārda, s. f.  Hallebarde. Hallebarde.
awédjyę, v. a.  Alléger. Alléger. Awedjyę ona tsārdze, alléger une charge.  V. r. L'aie oun bogan i chakyè: tsękyé pa kyè fajįé, ch'awédzįe i chakyè, le sac [de blé] avait un trou: à chaque pas qu'il faisait, le sac devenait plus léger.
awédzémįn, s. m.  Allégement. Allégement. L'è pa foche de porta, a tsārdze dri iną pé a clįa, fé de veŗé, chin té baléré d'awédzémįn, il n'est pas nécessaire de porter la charge tout droit par la pente, fais des zigzags, cela te fatiguera moins.
awêe, awêrta, adj.  Alerte. Alerte. L'è ona dzowéna awêrta com'oun tsamò, c'est une jeune fille alerte comme un chamois.
awéea, v. r.  Donner, lancer, en parlant d'un sobriquet, inventer.   Donner, lancer, en parlant d'un sobriquet, inventer. Awéeą ona chòrnéta, donner un sobriquet. Oun cha t-e pòrkyé awion hé chòrnété, sait-on pourquoi ils inventent ces sobriquets? 
awéea, v. r.  Elever, éduquer. Elever, éduquer. Ha awié é j-infan cómin dé tsën, cette femme élève ses enfants comme des chiens [très mal] ; l'a per ënkye dé hou kyè chon itą byin awéeą é kyè van rin kyè chenanderį, il y a par ici des gens qui ont été bien éduqués et qui ne vont qu'en arrière [qui se conduisent de mal en pis]. Se dit aussi des animaux qu'on élève.Prov. Can o-n-awįé, oun ché rewié, quand on élève, on se relève.
awéea, v.a.  S'élever. S'élever. È béitchyé charvądzé ch'awįon prou méimé, les animaux sauvages s'élèvent assez eux-mêmes.-
awemąn, -manda, s. m. et f.  s. f.  Vache de grande taille d'origine allemande. Vache de grande taille d'origine all. Hè grouché j-awemąndé rochon pa vwéŗó per ęnkyé, ces grosses vaches allemandes ne réussissent guère chez nous.
awemąn, -manda, s.f.  Allemand. Allemand. Sans déterminatif, les Allemands sont d'abord les Hauts-Valaisans, puis les Allemands de l'Oberland bernois qui sont nos plus proches voisins. Pó aa i j-Er-męté fó°" pacha fouŗa amou. pé é j-awemąn, pour aller aux Ermites (Einsiedeln) il faut traverser tout le Haut-Valais ; é į-aweman venyon iną a mountąnye atseta dé brinteën, les Oberlandais montent jusqu'à l'alpage pour acheter de l'eau-de-vie. Les Allemands en général. Pąrlon prou ó fransé, ma oun conyé tòrdzó kyè chon des j-awemąn, ils parlent sans doute le français, mais on connaît toujours que ce sont des Allemands.  La langue all. Parlé é ecri w`awemąn e-n-ódre', il parle et écrit l'allemand à la perfection; é j-A-wemande chon enou ënséi é fajįon oun cancan, oun cancan, prou titchyę ë-n-awemąn: lilą lilą ëntó a górdze, les Oberlandaises sont venues à Savièse et elles faisaient un train formidable, jargonnaient en allemand: lila lila avec la bouche. Adj. ona granméire awemąnda, une grammaire allemande.
aweną, v. n.  Tirer, laisser passer l'air, en parlant de fourneau, de pipe. Tirer, laisser passer l'air, en parlant de fourneau, de pipe. Terye óŗa pó vêre ch'awęné byin i tóeó da pipa, aspire maintenant pour voir si le tuyau de la pipe a un bon tirage; í patęle awęné, le barillet laisse échapper l'air [quand on souffle dedans].
awenyę, v. a.  Aligner, Aligner, òŗa awęnyon tòte, chowemįnté è chapené kyè planton iną p'ā dzōo, maintenant on aligne tout, même les sapelots qu'on plante dans la forêt; kyën trin pó awenyę ha bįnda dé crouéi gamin, quel travail pour aligner cette bande de gamins! Particul. Dan j-oun tin è vęnyé iron pa awenyéi, autrefois les ceps de vigne n'étaient pas alignés. || V.r. Tui hou chordą ën trin dé ch''awenye chou a plącha da fiŗe, tous ces soldats en train de s'aligner sur la place de la foire.
awenyémin, s. m. Alignement. Alignement. È j-écólè óŗa chon méi de fouŗa kyè derën: o-n-a avouį pa d'ātré tsó°"jé kyé à droite, à gauche, awenyémįn é`fisé, les écoliers sont maintenant plus dehors que dans l'école: on n'entend pas d'autre chose que «à droite, à gauche, alignement et fixe ».
awêrta, s. f.  Alerte. Alerte. Ché dou berni dou bó°" l'è enou. trwa dechobè: balè pa d'awêrta ché, celui de la faux de bois [la mort] est venu [les trouver] trop subitement: il ne donne pas d'alerte, lui.
awèrtą, v. a.  Donner l'alerte.  Donner l'alerte. Chon itą awèrtą ou mitįn da néi, l'an falou dri parti et chon pa méi tòrna kyé dó°"trè, ils ont été alertés [en 1812] au milieu de la nuit, ils ont dû partir aussitôt et il n'en est revenu que quelques-uns.
aweson, s. f.  Leçon, devoirs d'écolier.  Leçon, devoirs d'écolier. Forme usitée dans le parler des vieux. Aujourd'hui la forme weson est presque seule usitée.
āwéta, s. f. Dim. de āoua.  Petite aile.Petit mur à hauteur d'appui bordant un couloir, un corridor. Petite aile.Petit mur à hauteur d'appui bordant un couloir, un corridor. I chakyè l'è fouŗa chou w'awéta déeąn ó pįló, le sac est sur le mur devant la chambre. Į| Partie du rouet formant les deux branches de l'épinglier par lesquelles le fil passe avant de s'enrouler autour de la bobine: é j-awété dou borgó, les ailettes du rouet.
awevyè, s. m.  Veau élevé du dernier hiver.  Dérivé de awéeą. Veau élevé du dernier hiver.  Dérivé de awéeą.
awį, adj. m.  Désigne un pain sans bon levain ou mal pétri, dont la pâte n'a pas levé et est restée dure et serrée. Désigne un pain sans bon levain ou mal pétri, dont la pâte n'a pas levé et est restée dure et serrée. Hou pan chon awį; ën pląche d'être byo ponpą chon tó plate é derën chon chouédzó cóm'ona wése, ces pains sont «alis», [quand], au lieu d'être bien gonflés, ils sont tout plats et, à l'intérieur, lisses comme une ardoise.
awigramįn, adv.  D'un pas leste, tout de suite, rapidement. D'un pas leste, tout de suite, rapidement. Cómin, l'èi ouncóméi iną chou ó ti, anën ba awigramin, comment, tu es de nouveau sur le toit, descends promptement !
Awįn, s. m.  Allant, qui va. Allant, qui va. L'è tó ò dzò ā fénéitra apréi radą è j-awin é é j-avenyin, il est toute la journée à la fenêtre [occupé] à regarder ceux qui partent et ceux qui arrivent.
āwin-na  s. f.  Action de s'ébrouer dans la poussière en parlant du cheval ou du mulet. Action de s'ébrouer dans la poussière en parlant du cheval ou du mulet. Fó°" mena ó mowé amou déeąn chin dou comoun pó féré w'āwįn-na, il faut conduire le mulet devant la maison de commune pour qu'il puisse s'ébrouer.
āwįn-na, s. f.  Alêne. Alêne. Fó°" 'na groucha  awįnma  pó pèrchyę ché cwëe, il faut une forte alêne pour percer ce cuir.
awįntse, s. f.  Avalanche. Avalanche. L'an fé a chóta fran ąwe venyon ba è j-awintsé, ils ont construit le refuge [pour le bétail] juste là où descendent les avalanches.
awitchyę, v. a. Allaiter. Allaiter. Pé é paijan, i mąré awįtsé méima tui é j-infan, chez les paysans, c'est la mère qui allaite tous les enfants. Devinette: vįntró contré vintró, a tseęl'ou bogan? - awitchyę ó popoun, sein contre sein, la cheville au trou? -allaiter l'enfant. || Téter. Awitse ounco' a mare, il tête encore sa mère. Part. L'îtą awitchyą dou fówaton, il a été tété par le follet, dit-on de qqn qui a mal au sein.Du lat. allactare.
awitséŗéi, awitséŗa, s. m. et f.  Enfant ou jeune animal qui cherche toujours à téter. Enfant ou jeune animal qui cherche toujours à téter.
ba   s.m.  Bas, Bas, I ba dou ti, le bas du toit, la partie inférieure du toit qui s'appuie sur le mur. Che pou mochyę i bįje derën pé déjó ó ba dou ti, o-n-é pa byin pó dromį ën ché cwën iną chou ó pįló, si la bise peut pénétrer sous le «bas» du toit, on n'est pas bien pour dormir dans ce coin du grenier. 
ba  adv. Bas Bas ;Désigne qqf. le temps. Nó prinjįn ou n'ën w'éivwe ba dé vó, nous avons l'eau d'arrosage aussitôt après vous. L'expr. ba dé chin, par suite de cela, de locale est devenue causale: óŗa nó, ba dé chin, n'ën prépara pó parti outré, par suite de cela, nous nous sommes préparés à aller là-bas Expr. particulière: choutą ba dou le, sauter [à bas] du lit; tsêre ba dou ti, tomber du toit; l'è ba i Tórin, le Torrent est en bas [il a rompu les bords].  Fig. I prejidąn l'è ba, le président est par terre [pas réélu]; vwéi pa trala e`n-ódré, vó aréi ba da dzornįa, vous n'avez pas bien travaillé, on vous diminuera la paie de la journée.
ba  adv. Bas ; Bas ; pou to pa achyę ba chin kyè t'a i man? ne peux-tu pas mettre par terre ce que tu as dans les mains? L'adv. ba précède souvent une prép. dont elle caractérise exactement la direction. L'a apelą dri ba pé é pra, il a coupé en droite ligne en bas par les prairies; ba e-n-ënfêe, en bas en enfer; ba èr nó, en bas chez nous; ba pè la, ba per ënkye, ici; ba pé ó fon, par terre. Figuré : óŗa l'an to fetchyą ba é féité, maintenant on a aboli toutes les fêtes; l'a nète balą ba, il a changé en mal [en parlant d'un malade]; ache ba ó mëndjyę, il perd peu à peu l'appétit; hou kyè achon ba a mécha chon pa dé brąé dzin, ceux qui ne vont plus à la messe ne sont pas des braves gens. 
ba  adv.  Bas . Bas . Aa ba, descendre; enį ba, id.; tsêre ba, tomber par terre ou à terre; ché fótré ba, se jeter par terre, se coucher, se tuer; veryę ba, rouler en tombant; méton pa ba è j-otį, ils ne déposent pas les outils (travaillent sans discontinuer).
ba , s. m.  Bât. Bât. Métr'ó ba ou mówé, mettre le bât au mulet.Fig. Cette expr. métr'ó ba veut dire «jeter la faute sur qqn». Pouwįon pa clêryę sti, óra dri ky'arouwé cąkyè tsó°"ja, fętson dri ó ba chou rlwi, ils ne peuvent pas voir celui-ci, aussitôt que quelque chose arrive, ils mettent la faute sur lui.  Devinette. Chadé vó chin kyè l'è tòrdzó ba, pórkyè l'è iną? -i ba, savez-vous ce qui est toujours bas, quand même il est en haut? -le bât.
ba, bâcha, adj.  Bas, peu élevé. Détermine un emplacement, un lieu. Bas, peu élevé. Détermine un emplacement, un lieu. Oun pįló ba, oun bou ba, une chambre basse, une étable basse; o-n-elįje bâcha, une église basse. Désigne le temps, mais rarement. L'è djya byin ba chwįę, le soleil est déjà bien bas, il se fait déjà tard.  Bas, en parlant de la voix. I męcha bâcha, la messe basse, par opp. à messe chantée. Comme en fr., bâcha, en ce sens, peut s'employer subst. : tsanta a bâcha, chanter la basse.
babó°"ta, s. f.  Mannequin, épouvantail. Mannequin, épouvantail. L'an fé ona babó°"ta pó métré outra tseneįŗe, ils ont fait un épouvantail pour le mettre à la chènevière.  Par ext., terme de viticulture. Féŗ'ona babó°"ta, c'est attacher tous les rameaux d'un cep de vigne, sans échalas, en un groupe. Fig. Femme à la tête un peu fêlée. Kyënta babó°"ta dé fémawa, quelle écervelée de femme! C'est un terme d'injure.
bacaną, v. n.  Capituler, renoncer à la lutte. Capituler, renoncer à la lutte. Nó verin cwi chaŗé i promyé kyè bacanéŗé, nous verrons qui capitulera le premier. || Syn. capóna, rénonsyę.
bâcha, s. f.  Bâche, couverture en toile. Bâche, couverture en toile.
bâché, bachęta, adj.  Court, de petite taille, bas sur jambes. Court, de petite taille, bas sur jambes. Oun tsën baché, un chien basset; è pi bâché chon pa cómin è pi di rąnmé, les haricots nains ne sont pas comme les haricots à rames S. m. et f. Oun crwéi baché, ona crwée bachéta, un petit homme, une petite femme.
bāchó, bācha, adj.  Situé plus bas, inférieur.  Situé plus bas, inférieur. S'emploie toujours par rapport à des lieux. Hou di mêin bāchó pouwįon chéé méi vitó kyè hou di mêin d'amou ceux des mayens inférieurs peuvent faucher l'herbe plus tôt que ceux des mayens supérieurs. Chyoun l'è méi bāchó kyè Chyēró, Sion est à une altitude inférieure à celle de Sierre; è vęnyé bâché chon melojé kyè è vęnyé āté, les vignes basses sont meilleures que les vignes hautes.
bachokyën, s. m.  Petit homme court de jambes. Petit homme court de jambes.
bachye, v.  n. . Se digérer. Se digérer. I potchye bâché pa, réisté chou w'estoma, le cidre ne se digère pas, il reste dans l'estomac. Baisser, diminuer. w'éivwe l'a djya byin bachyą ën w'étąn, l'eau a déjà bien baissé dans l'étang. Baisser, en parlant des prix. L'an bachyą de pri é eątsé, les vaches ont baissé de prix. Descendre, quitter les hauteurs pour s'établir plus bas. óŗa è moundó tsąson rin ky'a bachyę, maintenant les gens ne cherchent qu'à émigrer vers la plaine; adon l'aïe ouncó tré famęlé ina en Tsouchouą, é į-ātró iron bachyą, alors il y avait encore trois familles à Zuchuat [village auj. abandonné], les autres avaient émigré vers le bas.
bachye, v. a.  Baisser. Baisser. Che bāchon pa ó ti de mijon, nó viįn rin mèéi derën ou pįló, s'ils ne baissent pas le toit de leur maison, nous ne voyons plus rien dans notre chambre. || Digérer. Bire pó féŗ'a bachyę a sën-na, buvez pour digérer le souper. 
bāclą, v. a.  Bâcler. Bâcler.
bacon, s. m.  Lard.  Lard.  Ha marįn-na l'è gracha com'oun bacon, cette femme est grasse comme du lard.
baconį, s. m.  Mangeur de lard. Mangeur de lard.  L'afr, a baconnier, «celui qui vend du bacon». 
baconį, s. m.  Sobriquet des gens de Vex. Sobriquet des gens de Vex.
bąda  prép.  Pour   Pour  
badeną, v. n.  Badiner, plaisanter. Badiner, plaisanter.
badenādzó, s. m.  Badinage. Badinage.
bāea, s. f.  Baie, graine. Baie, graine. Dé bāé de dzenįvró, des baies de genièvre.
baeonéta, s. f.  Baïonnette. Baïonnette.
baeosté, s. m.  Gamin, petit garçon. Gamin, petit garçon.
baêrna, s. f.  Vieille vilaine maison. Vieille vilaine maison. óra l'è via ha groucha baêrna iną a Mountélè, elle n'existe plus maintenant cette vieille vilaine maison à Monteiller. || L'afr. connaît baerne qui a donné en nfr. baderne «objet de rebut». Gloss. II, 188.
bafową, v. a.  Bafouer, mépriser. Bafouer, mépriser. Yó é i chwiŗ'a mè n'ën o plo acounparą é nó chin itą o plo bafowéi, ma sœur et moi nous avons le plus peiné et c'est nous qui avons été le plus méprisées; ché, che ache rin bafową, celui-là ne se laisse pas bafouer [il a la réplique prompte].
bafrą , s. f.  Bâfre, bâfrée. Bâfre, bâfrée. Oun vi ouncó óŗa pòrkyę l'è vyou é bafréi kyè pou féré, on voit encore à présent, quoi qu'il soit vieux, les bâfrées qu'il peut faire.
bafrą , v. a.  Bâfrer, manger avec excès. Bâfrer, manger avec excès. Pó bafrą l'è i promyé, pour bâfrer il est le premier.
bąga, s. f.  Bague Bague.Devinette. Oun bóché plin dé tsêe kyè l'a ni fon ni chou? - ona bąga, un boisseau plein de viande, qui n'a ni fond ni couvercle? - une bague.  Syn. vèrdzéta.
bagąn-na, s. f.  Faribole. Faribole. L'è pa tó dé fwé chin kyè di, di byin dé bagąn-né, tout ce qu'il dit n'est pas de foi, il dit force fariboles.
bagyęta, s. f.  Baguette Baguette. I réjyąn wi a balą chou é di avwéi a bagyéta, le régent lui a donné sur les doigts avec la baguette; é bagyété dou tambò, les b. du tambour.  T. de viticulture. Cep de vigne préparé pour être mis dans la pépinière. L'è myó de planta dé barbou kyè dé bagyèté, il vaut mieux planter des «barbues» que des «baguettes».
balā  p.p. Donné . Donné . Oun deri kyè fori itą balą dinché, on dirait que cela a été donné ainsi [devait arriver].
balę, v. a. Donner .  Donner . Comme on dit bale a man «donner la main», on dit de la mère bale ó nenën ou popoun, donner le sein à l'enfant.  L'expr. fig. bale foura veut dire «donner en partage»: l'a tó balą fouŗa chin kyè l'aïe, il a donné tout son bien à partager. Même sens dans cette phrase: kyèntou tącó hou kyè balon a partadjyę! quels sots ceux qui donnent à partager [qui donnent de leur vivant leurs biens à partager] !  S'emploie souvent abs. Oun baleŗi prou che cótęché rin kyé dé balę, on donnerait bien s'il ne s'agissait que de donner; can o-n-a pa, oun pou pa balę, quand on n'a pas, on ne peut pas donner.  Prov. I plo béwa fęle dou moundó pou pa balę kyé chin kyè l'a, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a. Produire, porter. I pomį ouéi l'a rin balą sti an, ce pommier n'a pas porté de fruit cette année.Affourager. Balę i béitchyé, a. le bétail. 
balę, v. a.  Donner .S'emploie comme le fr. dans le sens de «faire don, accorder, procurer, etc. ». Nous ne relèverons ici que les emplois plus typiques. Remettre, céder. Donner .S'emploie comme le fr. dans le sens de «faire don, accorder, procurer, etc. ». Nous ne relèverons ici que les emplois plus typiques. Remettre, céder. T'a balą ha ątse pó rin, tu as cédé cette vache à un prix dérisoire. Locution : To baléréi ó boun dzò à w'antou, tu donneras le bonjour à la tante.Produire. Chin bąlé méi dé parada, cela produit plus d'effet. L'expr. bale ó tó, donner le tour,peut signifier «faire le tour» au sens propre, «tourner du bon côté» en parlant d'une maladie, et «joindre les deux bouts».
bālę, v. n.  Bâiller. Bâiller. Can oun bālé, chin ou dęŗé ky'o-n-a fan ou chónó, quand on bâille, c'est signe de faim ou de sommeil.
bāléréi, s. m.  Qui bâille souvent, bâilleur. Qui bâille souvent, bâilleur. Ché brote bāléréi l'a tòrdzó a górdze ouvęcha com'oun fó, ce vilain bâilleur a toujours la bouche ouverte comme un four.
bāli, s. m.  Bâillement. Bâillement. Prov. (L. 143) L'a cątró chôrté dé bāli, i bāli da fan, i bālį da chi, i bālį dou chónó é i bāli da mò, il y a quatre sortes de bâillements: celui de la faim, celui de la soif, celui du sommeil et celui de la mort.
ban , s. m.  Banc en général. Spécial. Etabli de menuisier. Banc en général. Spécial. Etabli de menuisier. I ban dou menojyę, le banc de m.  Echoppe en plein vent, étalage, un «banc de foire»; ó dechąndó è martchyąn méton fouŗa è ban chou ó Gran Pon, le samedi les marchands sortent les «bancs» sur le Grand-Pont [de Sion].  Longues et fortes pièces de bois sur lesquels reposent les tonneaux dans les caves, chantier: i ban di bóché, «le banc» des tonneaux.  Place de l'étable entre la crèche et la rigole, où le bétail se couche. I ban di ątsé, «le banc» des vaches.
ban, s. m.  Salve d'applaudissements. Salve d'applaudissements.
banbaną, v. a.  Scier de long, du haut en bas. Scier de long, du haut en bas. Fó°" kyè fowęchon dó°" pó banbaną, il faut être deux pour scier de long; n'ën falou banbaną tui hou tra pó féŗ'ó fon dou pįló, nous avons dû scier de long toutes ces poutres pour faire le plancher de la chambre.
banbanāé, s. f.  Action de scier de long. Action de scier de long.  Vwi nën fé ona bóna banbanāé, nous avons fait aujourd'hui une bonne «bambanée».-
banbąn-na, s. f.  Grande scie à deux personnes pour scier de long les grosses pièces de bois. Grande scie à deux personnes pour scier de long les grosses pièces de bois. I banbąn-na l'è pa égąwe cómin é rêchë ky'o-n-ënplįé pó réichyę é belon, i banbąn-na l'è fën-na drįte, la scie de long est différente de la scie qu'on emploie pour scier les «billons», elle est toute droite.
banbanōo, s. m.  Scieur de long. Scieur de long.
bąnca, s. f.  Banque. Banque. Fan è rętsó avwéi ky'ënprounton ba ā bąnca, ils font les riches avec l'argent qu'ils ont emprunté à la banque.
bancarôta, s. f.  Banqueroute. Banqueroute. Dan ó tin iré ona brota tsó°"ja dé féré bancarôta, óŗa l'a de hou kyè fan éspré bancarôta, béi kyè l'è chin? autrefois c'était une vilaine chose que de faire banqueroute, aujourd'hui il y des gens qui font exprès banqueroute, qui peut comprendre cela?
bancąwe, -cąwa, adj.  Bancal, bancroche. Bancal, bancroche. Hou kyè van a tswą chon chódzé a enį bancąwe, ceux qui vont à cheval sont exposés à devenir bancals.  Boiteux. í tabla l'è bancąwa, la table est boiteuse.  s. m. L'aie wéi o-n-ofesyè, oun crwe peti bancąwe, ky'įŗé déstrą métchyįn, il y avait là un officier, un petit rabougri de bancal, qui était terriblement méchant.Bancal, sabre recourbé. L'è jou derën ën w'elįje avwéi é j-alon di chordą, ó bancąwé é tòte, il est entré à l'église habillé en soldat avec le sabre et le reste.
banchën, s. m.  Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau.
bancheną, s. f.  Contenu d'un banchën. Contenu d'un banchën. ( Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. )  ona bancheną é demyę, une louche et demi rempli; l'a byou ona bancheną d'éivwe, il a bu une louche d'eau.
bandéŗé, s. m.  Banneret, celui qui porte la « bandière » ou bannière à la Fête-Dieu. Banneret, celui qui porte la « bandière » ou bannière à la Fête-Dieu. L'an tòrdzó jalon métré dé bandéŗé nouwó, apréi sënk'an iré dépléą, [dans ce village] on a dû toujours nommer de nouveaux bannerets, au bout de cinq ans c'était à refaire. |) La forme avec -d- inconnue à l'afr, est la seule usitée dans les documents suisses jusqu'au XVIIIe s. Gloss. II, 227.
bandį, s. m.  Partie réservée d'une forêt, ce que les Allemands nomment «Bannwald». Partie réservée d'une forêt, ce que les Allemands nomment «Bannwald». I bandį dou Fountanį, i bandį de Çrouja Gyelāa, la forêt réservée du F., de C. G. i| L'afr, ban «saisie» a donné bandir «séquestrer», apparenté à bandį de Savièse. Gloss. II, 228.
bandįŗe, s. f.  Drapeau, bannière. Ne pas confondre bandiŗe avec confanon; ce dernier désigne exclusivement l'emblème religieux. Drapeau, bannière. Ne pas confondre bandiŗe avec confanon; ce dernier désigne exclusivement l'emblème religieux.
banfóou, s. m.  Espèce de banc avec levier et pédale servant à façonner les échalas et d'autres objets en bois. Espèce de banc avec levier et pédale servant à façonner les échalas et d'autres objets en bois. Il Fig. Homme d'intelligence bornée, kyëntou banfó°" de moundó! quelles gens stupides!
banį, v. a.  Bannir, mettre à la porte. Bannir, mettre à la porte. L'ïtą banį fouŗa dé consèlè, il a été mis à la porte comme conseiller.
bantse, s. f.  Banc peu élevé servant de banquette. Banc peu élevé servant de banquette.
bantse, s. m.  Petit banc. Petit banc.
bantséta, s. f. Dim. du préc.  Banquette,  Banquette, achfta té é mè é pya chou a bantséta, assieds-toi et mets les pieds sur la banquette.
bantson, s. m.  Gros banc, Gros banc, ën ché pįló da mijon dou comoun l'a oun grou bantson tó ò on da morale, dans cette chambre de la maison communale il y a un gros banc massif tout le long du mur.
banyāa, banyārda, adj. et s.  Bagnard, de Bagnes. Bagnard, de Bagnes. È Chavwèāa, é Banyāa é é rin-nāa chon tré djyąbló a conféchą, les Savoyards, les Bagnards et les renards sont trois diables à confesser.
banyąe, s. f.  Baignée. Par ext. Pluie abondante. Baignée. Par ext. Pluie abondante. È bin sti có°" l'è enou ona bóna banyae, eh bien! cette fois il est venu une bonne pluie.
banyę, v. a.  Baigner, tremper dans l'eau. Baigner, tremper dans l'eau. Banyę ó tsénévó, baigner le chanvre; déeąn kyè bouéea hou j-alon, fó°" é j-é banyę oun dzò derën ën w'éivwe, avant de laver ces vêtements, il faut les laisser tremper un jour dans l'eau. V. r. Se baigner. L'è drôo, ché tsénévó ché bąnye pa, c'est drôle, ce chanvre ne se baigne pas [est réfractaire à l'action de l'eau] Tremper, en parlant de la pluie, de la sueur. Can bąlé dinché, o-n-é dri banyą e-n-ódre, quand il pleut ainsi, on est tout de suite trempé comme il faut; hou mouatson chon itą banyą tanky'a fon, ces tas de foin ont été trempés jusqu'au fond. Ce verbe ne signifie pas «se baigner» en parlant des gens; en ce sens on se sert de voņasą.
baoméstra, s. f.  C'est ainsi que certains personnes prononcent le mot «baromètre». C'est ainsi que certains personnes prononcent le mot «baromètre».
bara , s. m. Petit tonneau oblong de 36 litres .  Petit tonneau oblong de 36 litres . Par ext. Ba pè é barą, en bas du côté des barils, désigne la place du champ de foire de Sion, où les paysans amènent des barils de vin qu'ils vendent en détail les jours de foire. I barą dou waji, le tonneau qui contient le ferment servant à faire le sérac. L'afr, connaît baral petit baril; mesure de vin de 27 pintes.(pinte = 93 cl. ).
bara , s. m.  Petit tonneau oblong de 36 litres pour transporter le vin à dos de mulet. Petit tonneau oblong de 36 litres pour transporter le vin à dos de mulet. È mówé porton dó°" barą de vën, oun pé byéi dou ba, les mulets portent deux barils de vin, un de chaque côté du bât.
barą , v. a.  Interdire de pénétrer, de passer, mettre à ban. Interdire de pénétrer, de passer, mettre à ban. L'an barą ó pra ouéi, ils ont fait prononcé [par le juge de paix] l'interdiction de traverser ce pré; ha vęnye l'è barąé cette vigne est barrée.
barą , v. n.  Lutter, en parlant des vaches. Lutter, en parlant des vaches. O promyé dzò da mountąnyé é ątsé ché méton a barą pó vêre kyënta chaŗé i métrąwa, le premier jour où les vaches sont à l'alpage, elles se mettent à lutter pour voir laquelle sera la reine Par ext. Lutter, en parlant des gens. Aprouwa é dé barą avouéi ché, essaye donc de te mesurer avec celui-là.
bāra, s. f.  Barre. Barre. I bāra dou fêe, la barre de fer; l'a balą chou a téita avwéi ona bāra dé fêe, il lui a tapé sur la tête avec une barre de fer. Jeu des barres. Dzowe ā bāra, jouer à la barre.
barąca, f. s.  Baraque. Baraque.
baramįna, s. f.  Barre de fer pour percer les trous de mine, levier. Barre de fer pour percer les trous de mine, levier.
bārba, s. f.  Barbe.  Radicelle de la vigne qu'on coupe quand on laboure. Barbe.  Radicelle de la vigne qu'on coupe quand on laboure. Can oun va fóchóŗą, fó°" ai oun foselon pó cópą é bārbé, quand on pioche la vigne, il faut avoir une serpette pour couper les «barbes». I bārba da pówįnta, la barbe du maïs [filaments qui enveloppent les cônes du maïs]. Barbe des épis. È bąrbé dou frómin, les b. du froment.  
bārba, s. f.  Espèce de mousse laineuse qui pousse sur certains arbres: mélèze, sapin, etc. Espèce de mousse laineuse qui pousse sur certains arbres: mélèze, sapin, etc. È brąntsé de ha ąpąrje chon bën plįn-né dé bārbé, les branches de ce mélèze sont pleines de barbes.
barbé, s. m.  Barbet Barbet. Oun tsën barbé, un chien barbet.
barbéta, s. f. Dim. de bārba.  Petite barbe. Petite barbe.
barbiche, s. f.  Barbiche. Barbiche.
barbolę, v. a.  Barbouiller. Barbouiller. Hou j-infan ën barbolon t-e dé papēe, ces enfants en barbouillent-ils du papier!
barboota, s. f.  Femme aux cheveux en désordre. Femme aux cheveux en désordre. | Par ext. Vilaine femme. Kyënta brota barboota dé fémawa! quelle vilaine femme! Syn. rebofąe.
barbota, v. n.  Cuire à gros bouillons. Cuire à gros bouillons. L'a djya'na vwąrba kyè barboté i chopa, il y a déjà un moment que la soupe cuit à gros bouillons. Appar. au fr. barboter.
barbótįn, -tinta, adj.  Bouillonnant de chaleur. Bouillonnant de chaleur. Pó bwéeą chin fó°" d'éivwé barbótįnta, pour laver cela il faut de l'eau bouillonnante.
barbotsę, s. m.  Enfant qui reste petit. Enfant qui reste petit. Djyon é barbotsé a hou gamin kyè créchon pa, kyè réiston peti, on dit b. à ces gamins qui ne grandissent pas, qui restent petits.
barbou s.m.  Provin de deux ans, ayant des «barbes» (radicelles): Provin de deux ans, ayant des «barbes» (radicelles): pó ai dé barbou oun mè é bagyété derën i néi, pour avoir des « barbues », on met les ceps coupés dans des creux d'eau. Voy. le mot bagyéta.
barbou, barbouwa, adj. et s.  Barbu. Barbu. Oun brote barbou cómin i jwiféŗąn, un vilain barbu comme le juif errantVéreux, en parlant des fruits. Dé nwé barbouwé, des noix véreuses.Prov. Che plou ó dzò de Chën Djyan, é nwé venyon barbouwé, s'il pleut à la Saint-Jean, les noix deviennent véreuses.  
barbouēja, s. f.  Poule à goitre. Poule à goitre.
bārca, s. f.  Barque.  Barque. Pó pacha ó Roun-nó, oun vajié chou a bārca, pour traverser le Rhône, on prenait la barque.Par ext. Gros soulier. L'è enou amou avwéi hé grouché   bąrkyé   tan   ky'a   son   de w'elįje, il est monté avec [en faisant sonner] ces grosses «barques» jusqu'au sommet de l'église. Syn. en ce dernier sens: tarmąwé.
barcon, s. m.  Balcon. Balcon.
bardątchyó,  s. m.    Moutard. Moutard.
bardëncan Gamin Gamin.n. m. Syn. bardoflé, bòrdon, botëncan, boteflon, capison, petoflon. V. bokyéróou
bardoflą, v. a.  Salir, barbouiller le visage. Salir, barbouiller le visage. T'a tòte bardoflą é dzó°"té avwéi dé pówįnta, tu t'es complètement barbouillé les joues avec de la polenta.  V. r. Cómin a to fé pó té bardoflą dinché, comment as-tu fait pour te barbouiller ainsi la figure? V.n. Se dit du bruit que fait le cochon en buvant les lavures.
bardoflé, s. m.  Petit gamin sale.  Petit gamin sale. 
barįle, s. m.  Baril. Baril.
bariŗe, s. f.  Barrière, épi. Barrière, épi. I Roun-no l'a tó on dé bariré di dó°" byéi, le Rhône a sur tout son parcours des épis des deux côtés.
barkyéta, s. f. Dim. de bārca.  Petite barque. Petite barque.
barmą, barmąe, adj.  Surplombant; qui a la forme d'une caverne. Surplombant; qui a la forme d'une caverne. I Pęra barmąé, la Pierre « barmée » désigne un bloc de rocher surplombant, sous lequel il y a un abri; il se trouve en bordure de la route, entre Chandolin et le Pont-Neuf.
bārma, s. f.  Excavation verticale dans un rocher. Excavation verticale dans un rocher. Pé pląché i chéi fé a bārma, par place le rocher surplombe; i tórin pach'outré pé ha bārma, le bisse passe à travers ce rocher qui surplombe.  Grotte. L'an you ha gran górdze ouvêcha, l'an crou ky'įŗé ona bąrma é chon jou derën, ils ont vu cette énorme bouche [du géant] ouverte, ils ont cru que c'était une grotte et ils y ont pénétré. Le mot se rencontre comme nom de lieu: Bārma de dzōo, près de la chapelle de Sainte Marguerite, la forêt y tombe presque à pic d'un côté, de l'autre la pente est moyenne. Bārma désigne aussi l'emplacement de l'ancien village de Zuchuat; ici les pentes sont douces des deux côtés. Les Barmettes en revanche désignent de véritables parois de rochers surplombants près du Pont-Neuf.
barméta, s. f. Dim. de bārma.  Petite baume ou balme (grotte) Petite baume ou balme (grotte)
Barólin Cône de sapin. Cône de sapin. Syn. ló°uba, baró°u dé chapën.
baromètre, s. m.  Baromètre. Baromètre.
baŗóou, s. m.  Cône de certaines plantes renfermant la graine. Cône de certaines plantes renfermant la graine. Méton pindówą é baŗó°" da póowįnta déeąn é fénéitré, ils suspendent les épis du maïs devant les fenêtres. Oun baŗóou dé chapęn (syn. lóouba), un cône de sapin.
baròsyè Lutter par amusement, en parlant des vaches Lutter par amusement, en parlant des vaches. v. intr.  V. bara , trotchye.fòrtséé.
base, s. m.  Feu de joie. Feu de joie. N'ën fé oun grou base iną chou ó mótéi, nous avons fait un grand feu de joie sur le monticule.  Par ext. Se dit de tout grand feu en général. L'è pa foche dé féré oun grou base dinché rin kyè pó féré oun pó°" dé caféi, il n'est pas nécessaire de faire un si grand feu seulement pour préparer un peu de café. A Savièse, il y a deux feux de joie traditionnels, celui de la S.-Jean, i base de Chën Djyan, et celui de la S.-Pierre, i base de Chën Peró, qu'on allume la veille de ces fêtes, dans les mayens. Pendant la journée on cherche un jeune sapin sec que l'on garnit de branches; on l'allume une fois la nuit tombée.
basete, s. m. Dim. de base.  Petit feu de joie. Petit feu de joie.
bastęle, s. f.  Encensoir Encensoir.Semble bien être le même mot que le fr. bastille, «édifice, maison forte». Aucun des sens indiqués par v. W. sous «*bastįan» ne correspond à celui du saviésan.
bâta, s. f.  Troussis. Troussis. Ha roba l'è trwa ondze, fó°" féré dé bâté, cette robe est trop longue, il faut lui faire des troussis; dan j-oun tin oun fajïé a tóté è róbé di bwąté dé bâté ky'oun powié déféré can venyįon trwa corté, autrefois on faisait à toutes les robes des fillettes des troussìs qu'on pouvait défaire quand les robes devenaient trop courtes.
batâa, batārda, adj. et s.  Abâtardi,  Abâtardi, en parlant de plantes. È mélété bâtarde, les chénopodes abâtardis.
batâa, batārda, adj. et s.  Bâtard . È pra batâa, les prés «Bâtards», ce sont les prés qui s'étendent sur toute la partie supérieure du Plateau de Savièse jusqu'à la forêt qui couvre le flanc sud du Prabé; on les arrose, mais on ne leur donne pas d'engrais; on ne les fauche qu'une fois; on les oppose aux récòrdįn, mot qui désigne les prés fumés qui donnent une seconde récolte, le regain (réco). Souvent le mot batâa s'emploie absol. chéé é batâa, faucher les «Bâtards». 
batâa, batārda, adj. et s.  Bâtard, dans le même sens qu'en fr. Bâtard, dans le même sens qu'en fr.
batâa, batārda, adj. et s.  Jeu. Terme de jeu de cartes Jeu. Terme de jeu de cartes: dzowę ou batâa, jouer au b.
batâa, batārda, adj. et s.  Se dit de qqn qui exerce une profession sans y être autorisé ou sans en avoir la formation requise.  Se dit de qqn qui exerce une profession sans y être autorisé ou sans en avoir la formation requise. Oun tsasyou batâa, un chasseur « bâtard», sans permis, un braconnier; oun meŗesën batâa, un médecin b., qui n'a pas fait les études ou les examens, un guérisseur.
batąle, s. f.  Batterie, rixe, bataille. Batterie, rixe, bataille. Sti outon avwéi é į-éwèsyon kyënté brotê batalè n'aŗįn, cet automne, aux élections quelles vilaines batailles nous aurons !
batalę, v. n.  Batailler. Batailler. Ché crwéi peti, kyën djyąbló pó batalę! ce rabougri, quel diable pour batailler! Par ext. Contester, chicaner. Avouéi ché oun pou pa arétą ona vwarba dé batalę, avec celui-là on ne peut cesser un instant de contester.Travailler à outrance, s'imposer de durs sacrifices, óŗa é Chavyejąn l'an prou a batalę avouéi kyè l'aŗąn paeą ha vāe, les Saviésans auront de rudes sacrifices à faire jusqu'à ce qu'ils aient payé cette route.
batalę, v. r.  Batailler.Se chamailler. Batailler.Se chamailler. Hou gamin fan kyé ché batalę tó ó dzò, ces gamins ne font que se chamailler toute la journée.
bataléréi n. m.  Batailleur, qui aime la lutte, la chicane. Batailleur, qui aime la lutte, la chicane. Syn. batalôo. Lex. batale, batale, batalen, batalon. batalôo.
bataléréi n. m.  Flâneur Flâneur.n.m. Lex. hèrlata, bèrlati.
bataleŗi, s. f.  Lutte désagréable, chamaillerie.  Lutte désagréable, chamaillerie. Yó pwi pa chopòrtą hé bataleŗi, je ne puis supporter ces chamailleries.
batalon, s. m.  Bataillon. Bataillon.  Par ext. Grand nombre. Oun batalon d'infan, dé tchyévre, un b. d'enfants, de chèvres.
batalōo, s. m.  Batailleur. Batailleur.
batąn, s. m.  Partie du métier à tisser qui frappe la trame. Partie du métier à tisser qui frappe la trame.
batąņą, s. f.  Quantité de beurre que fournit un barattage. Quantité de beurre que fournit un barattage. Sti có°" n'ën pa d'aséį pó féré 'na groucha batwą, cette fois nous n'avons pas assez de lait pour faire une grosse pelotte de beurre.
batchyou., s. m.  Baratton, bâton pour battre la crème dans la baratte. Il est plus long que la baratte et porte, à la partie inférieure, une planchette cylindrique percée de trous.   Baratton, bâton pour battre la crème dans la baratte. Il est plus long que la baratte et porte, à la partie inférieure, une planchette cylindrique percée de trous.  
batchyou., s. m.  Bâton de skieur, par analogie . Bâton de skieur, par analogie .
bâté, s. m.  Battant d'une cloche. Battant d'une cloche. I ątse l'a perdou ó bâté da chonąle, la vache a perdu le battant de la clochette.  Fig. La langue. Pó mena ó bâté, l'a pa oun ou paį kyè te mounté; pour mouvoir le battant [la langue], il n'y a pas un dans tout le pays qui puisse se mesurer avec toi.
bâté, s. m.  Pointe de fourche. Pointe de fourche. óŗą t'a brecą oun bâté da fortse, tiens, tu as cassé une dent de la fourche. Syn. trintson
batecōo, s. m.  Palpitation, battement de cœur. Palpitation, battement de cœur. Chin rlwi a balą oun batecōo, cela lui a donné un coup au cœur; chintió dé batecōo, je sentais des palpitations.
batéé, v. a.  Baptiser, Baptiser, ënkye bation byin a demęndze, ici on baptise volontiers le dimanche; can van batéé chon tré avwéi ó popoun: i parįn, i marechądze é i marin-na kyè porté ó popoun, quand on va baptiser, il y a trois personnes avec le poupon: le parrain, la sage-femme et la marraine qui porte le poupon; can l'an forni dé batéę clócon tré có°" pó oun base é dó°" có°" pó'na bwąta, quand on a fini de baptiser, on donne trois coups de cloche pour un garçon et deux coups pour une fille. Il existe du peintre Biéler un très beau tableau représentant un retour de baptême à Savièse.
bātemin, s. m.  Bâtiment. Bâtiment.
batéŗąn, s. m.  Masse à casser les pierres.  Fig. Batailleur. Masse à casser les pierres.  Fig. Batailleur.
bateŗi, s. f.  Rixe. Rixe. Vwéŗó fó°" t-e kyè pąeon dé prósé, dé bateŗi! combien doivent-ils payer pour des procès, des rixes!
bâti, v. a.  Bâtir. Bâtir. Nó bātįn ona grąndze ou ròon dé vāe, nous bâtissons une grange au bord de la route; l'a ënréeą dé bâti è paye can l'itą ina oun tró l'a arétą, il a commencé de bâtir et puis, quand il eut élevé un peu les murs, il a cessé. || Fig. Chin l'itą de fortona bātįte chou a chabla, c'a été de la fortune bâtie sur le sable.
batijéi, s. m.  Baptême. Baptême. L'a oun batijéi déeąn w'elįje, il y a un «baptême» devant l'église; adon iré tòrdzó i vekyéiŗó pó é batijéi, alors c'était toujours le vicaire qui faisait les baptêmes; Oŗin l'a oun batijé1, Laurent fait baptiser un enfant.
batin , s. m.  Battant d'une porte. Battant d'une porte.
batin, -tinta, adj.  Battant. Battant. È recrou chon parti ba tanbor batin, les recrues sont descendues tambour b.; chon tòrną amou pé na plodze batinta, ils sont remontés par une pluie battante. Adv. Oun tsapéi batin nouwó, un chapeau battant neuf.
batindāa, s. m.  Nom des deux poutres extrêmes de l'aire, qui sont creusées à angles droits. Nom des deux poutres extrêmes de l'aire, qui sont creusées à angles droits.
bātise, s. f.  Bâtisse. Action de bâtir.  Bâtisse. Action de bâtir. Chon hou wéi kyè l'an ó plo pousą pó ha bātise, ce sont ceux-là qui ont le plus poussé pour [qu'on entreprenne] cette construction.
batista, s. f.  Batiste, toile de lin très fine et serrée. Batiste, toile de lin très fine et serrée.
batistéŗó, s. m.  Fonts baptismaux. Fonts baptismaux.
bató, s. m.  Bateau. Bateau. Oun bató a vapōo, un bateau à vapeur; chon djya chou ó bató, ils sont déjà sur mer.
bâton, s. m.  Bâton. Bâton. Il y a divers bâtons: i bâton pwëntré, le bâton ferré; i bâton da vwārda, le bâton du garde champêtre, particulièrement long et ferré; i bâton bèrdówą, le bâton bariolé; i bâton di j-atséŗó°", le bâton des bergers chargés de garder les vaches à l'alpage: c'est une tige en bois de frêne longue de 1 m. à 1 m. 50, ferrée à une de ses extrémités par une pointe, et portant à l'autre bout une demi-douzaine d'anneaux en acier, dont le bruit est bien connu du troupeau; une large lanière de cuir est fixée à l'un des anneaux; i bâton di faéŗó°", le bâton des bergers de moutons, dont la lanière entortillée à l'extrémité d'un bâton sort par le bout; cette lanière est en peau d'âne. Cf.macootse Fig. Signe de l'autorité et du commandement. I trwa achyą core vitó ó bâton, è j-infan chon enou métré, j'ai laissé échapper le bâton trop tôt, les enfants sont devenus les maîtres.
batóna, v. a.  Bâtonner. Bâtonner. ó té batounon própró, on le frappe d'importance à coups de bâton; l'itą batóna, il a été bâtonné.
batónaé, s. f.  Volée de coups, bastonnade. Volée de coups, bastonnade. Che t'a ënvęde d'atrapį 'na batónaé, t'a rin ky'a pa te tenį kįa, si tu as envie de recevoir une volée de coups, tu n'as qu'à ne pas rester tranquille.
batóné, s. m.  Petit pain très mince en forme de bâton. Petit pain très mince en forme de bâton.
batoŗęle, adj. et s.  Qui a une oreille qui pend, cassée. Qui a une oreille qui pend, cassée.
bątré,v. a.  Battre, frapper, Battre, frapper, ó té batįon tui è dzò, l'è parti, on le battait tous les jours, il a quitté la maison  Bątré a mejora, battre la mesure. \\ Bątré canpąnye, battre la campagne; l'è oun po°"ŗóté kyè ba canpąnye dé tin j-ën tin, c'est un pauvre homme qui bat la c. de temps en temps. || Sonner. I róódzó l'a batou dó°" có°", l'horloge a sonné deux coups. \\ Absol. Oun mené pa méi ó bla ou racāa, oun fé rin ky'a bątré a mejora ou batwāa é rétrįndé a pale, on n'amène plus le blé à la grange, on ne fait que le battre au fur et à mesure [qu'il y a de la place] au «battoir» et on serre la paille.Devinette. Kyënta diféŗįnse l'a t-e ëntr'o-n-infąn é i boró?-l'a pa de difêŗįnse: tui dó°" dion être batou pó étre bon, quelle différence y a-t-ìl entre un enfant et le beurre? - il n'y en a pas: tous les deux doivent être battus pour être bons. V. n. Se mesurer. Contre sti l'an rin a bątré, contre celui-ci [moi] il n'y a pas à battre, on ne peut se mesurer avec moi.
bątse, s. m.  Monnaie ayant eu cours autrefois en Suisse et valant à peu près 15 centimes, Monnaie ayant eu cours autrefois en Suisse et valant à peu près 15 centimes, óŗa oun vi pa méi dé bątsé, maintenant on ne voit plus de batz.
bātsó Concours de tir à la cible,n.m. Concours de tir à la cible,n.m.
batwāa, s. m.  Batteuse, machine à battre les céréales, «battoir mécanique». Mot d'importation très récente à Savièse. Jusque vers 1920, chaque famille, à la moisson, serrait son blé dans le racāa et le battait elle-même un jour de mauvais temps. Aujourd'hui la cadence des fléaux a cessé, un «battoir» mu à l'électricité l'a tuée. Batteuse, machine à battre les céréales, «battoir mécanique». Mot d'importation très récente à Savièse. Jusque vers 1920, chaque famille, à la moisson, serrait son blé dans le racāa et le battait elle-même un jour de mauvais temps. Aujourd'hui la cadence des fléaux a cessé, un «battoir» mu à l'électricité l'a tuée.
bavouą, v. n.  Baver.  Baver. È peti bąvouon pó é din, les petits enfants bavent lors de la dentition.
bavouéron, s. m.  Bavette.  Bavette. Oun mè ó bavouéŗon i peti pó è chó°"wé, on met la bavette aux petits enfants pour les repas.
bāwa , s. f.  Bile, balle (maladie). Bile, balle (maladie). Ani vitó, i atse l'è prįcha da bąwa, venez vite, la vache est prise de la balle. Can é ątsé chon prįche da bąwa, venyon ëngrëndjyéi é gonflé i į-we é ou vįntró, quand les vaches sont prises de la balle, elles deviennent furieuses et il se produit un gonflement aux yeux et au ventre.
bąwa , s. f.  Balle de fusil. Balle de fusil. Oun pakyé dé bąwé pó ó foję, un paquet de balles pour le fusil.
bâwa. Fém. de byo.  belle ; Voy. ce mot. belle ; Voy. ce mot.
bawąnse, s. f.  Balance. Balance. S'emploie général, au pluriel.Voy. aussi le mot wevré.
bawansyąé, s. f.  Balancée, mouvement de balancement. Balancée, mouvement de balancement.
bawansyę, s. m.  Balancier d'une horloge. Balancier d'une horloge. Fó°" ótą ó bawansyę déeąn kyé rémwą ó róódzó, il faut enlever le b. avant de déplacer l'horloge.
bawansyę, v. a.  Balancer. Balancer. Bawansyę é tsąnbé, b. les jambesw V. r. Se balancer. È j-infan ąnmon tan ché bawansyę, les enfants aiment tellement se balancer.  V. n. Hésiter, être en suspens. Can i you ky'i pra iŗ'a vindre, i pa bawansyą grantin déeąn ky'atsetą, quand j'ai vu que ce pré était à vendre, je n'ai pas hésité longtemps avant de l'acheter.
bąwe, s. m.  Bal. Bal. Oun ādzó outr'ou mowën l'a cóminsyą oun bąwe, un bal a commencé une fois au moulin; iron dëntó ó bąwe, ils étaient en train de danser; é bąwé chon tôt'itą détesta, détesta, é óŗa poblion chou chin dou comoun, les bals ont été condamnés et condamnés [autrefois], et maintenant on les annonce devant la maison communale.
bawicārda, s. f.  Obstacle. Obstacle. È fromyę, pòrkyę trouon dé bawicārdé, rin é j-aréité, pąchon pèrtó, quand même les fourmis trouvent des obstacles, rien ne les arrête, elles passent partout.
bawicardą, v. a.  Obstruer un passage.  Obstruer un passage. Oŗa no viin pa méi hé chêré di é fénéitré, ha groucha mijon bawicārdé a youwa, maintenant nous ne voyons plus ces montagnes depuis nos fenêtres, cette grosse maison nous obstrue la vue.
bayāa Civière à roue, n.m. Civière à roue, n.m.
béca Pic de montagne, rocher en pointe. Là où le fr. se sert du mot «dent», le patois emploie béca. ona béca de chéi, une pointe de rocher. Pic de montagne, rocher en pointe. Là où le fr. se sert du mot «dent», le patois emploie béca. ona béca de chéi, une pointe de rocher.
béca, s. f.  Pointe quelconque, Pointe quelconque, í fé terye fouŗa ha béca kyè fajïé tòrdzó ma, j'ai fait arracher cette pointe [dent cariée, morceau de dent pointu] qui me faisait toujours souffrir. \\ 
becą, v. n.  Pleurer. Pleurer. T'a rin a becą, tu n'as pas à pleurer.
bécąche, s. f.  Bécasse. Fig. Femme sans esprit et surtout jaseuse. Bécasse. Fig. Femme sans esprit et surtout jaseuse. Ha bécąche dé fémawa kyè fé pa kyé déŗé dé mintiŗį, cette bécasse de femme qui ne fait que mentir.
bécacheŗį, s. f.  Bourde, blague, sottise. Bourde, blague, sottise. I wįvró wéi l'a na mena dé trinta é derën rin kyé dé bécacheŗį, ce livre a un extérieur imposant et dedans il n'y a que des sottises.
bécachyè, -chyęŗe, adj.  Rempli de bourdes, de sottises, Rempli de bourdes, de sottises, ën pląche kyè t'a ënvwéeą oun wįvró bécachyè, to ënvwiéŗéi oun wivró da mêcha, puisque tu as envoyé un livre de bourdes, tu enverras [comme compensation] un livre de messe.
bechatchya, s. f.  Contenu de la besace à mulet. Voy. le mot bechatsé. Contenu de la besace à mulet. Voy. le mot bechatsé. Chon enou ba da mountąnye avwéi ona groucha bechatchya dé eąnda, ils sont descendus de la montagne avec une grande besace remplie de fromages, etc.; partie amou ëntó 'na bechatchya dé martchyandį, il montait, le mulet chargé d'une besace pleine de marchandises.
bechatchye, v. n.  Secouer les deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du mulet pour en tasser le contenu. Secouer les deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du mulet pour en tasser le contenu. Bechatchye chin l'è chacore é bechatson pó féré aa.méi ba, méi derën ó féméi, «besacer», c'est secouer les parties pendantes de la besace pour faire descendre le fumier, pour y mettre davantage.
bechatsé, s. f. pl.  Sac de toile très forte Sac de toile très forte fermé aux deux extrémités et ouvert au milieu dans le sens de la longueur; deux bâtons, cousus des deux côtés de l'ouverture, rendent rigide la partie du milieu. On met la besace sur le bât du mulet. Il y a des besaces pour le transport du fumier à dos de mulet et d'autres spéciales pour le transport des provisions. Vwì nó étrénįn è bechatsé, aujourd'hui nous inaugurons les besaces. Le plur. s'explique par les deux sacs pendants de côté et d'autre du bât dont se compose la besace. sing. 
bechatsé, s. f. sing.  Homme sans ordre ni énergie. Se dit également des femmes: Homme sans ordre ni énergie. Se dit également des femmes: chéi pa ch'iré drówa, ma iré ona bechatsé, je ne sais pas si elle était détraquée, mais c'était une femme sans ordre ni énergie.
bechatson, s. m.  Chacune des deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du bât. Chacune des deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du bât. Té fó°" ënplį é dó°" bechatson déeąn ky'ëntsatéwą ó féméi iną chou, il te faut remplir les deux parties pendantes de la besace avant d'entasser le fumier au-dessus.
bechį (che), v. r.  Se séparer en deux. Se séparer en deux. N'ën tó on chyou ó tórin, óŗa wéi pwe che bechié w'éivwe, nous avons toujours suivi le torrent, or, là l'eau se partageait en deux; i vāé kyè vën amou di Chyoun ché bêché fran ąvwe iré i grāndze dé òrmé, le chemin qui monte de Sion se bifurque juste là où était la grange de l'Orme.
béchó , bêcha, adj.  Double, se dit de deux fruits adhérents ensemble. Double, se dit de deux fruits adhérents ensemble. Hé prounmé chon pęskyé tóté bêché, ces prunes sont presque toutes doubles.
béchó, s. m.  Endroit où se bifurquent  deux  branches   d'arbre d'égale puissance. Désigne aussi les deux branches elles-mêmes. Endroit où se bifurquent  deux  branches   d'arbre d'égale puissance. Désigne aussi les deux branches elles-mêmes. Cópą é ché béchó, coupez donc cette branche; l'a arapį tanky'iną ou promyé béchó, il a grimpé jusqu'à la première bifurcation. Enfourchure des jambes. Can l'an pacha Sénin l'aie ouncó dé ni ky'ënfonsąon derën tanky'ou béchó, quand ils ont traversé le Sanetsch, il y avait encore une telle masse de neige qu'ils enfonçaient jusqu'à l'enfourchure.
béchon, béchóna, s. m. et f.  Jumeau. Jumeau. L'a jou dó°" béchon, davwé béchóné, elle est accouchée de deux jumeaux, deux jumelles; can é béchon chon oun bote é ona bouąta, venyon pa vyou, mouron tui dó°", quand les jumeaux sont un garçon et une fille, ils ne deviennent pas âgés, il meurent [bientôt] tous les deux.  Dérivé de béchó; le fr. connaissait besson, bessonne, qui est encore employé chez G. Sand.
béchónę, s. m. Dim. de béchon.  Petit jumeau. Petit jumeau.
bechyę, s. m.  Bichet, ancienne mesure de grains valant deux « quarterons » ou 15 litres, ou la moitié d'un « fiche-lin» (30 lt.). Bichet, ancienne mesure de grains valant deux « quarterons » ou 15 litres, ou la moitié d'un « fiche-lin» (30 lt.). N'ën dó°" bechyę de tsan outr'ën oure, nous avons un champ à O. dont l'ensemencement exige deux bichets de grains.
bécó, s. m.  Croque-mitaine. Croque-mitaine. N'ën vitó ënséi, vën i bécó, viens vite ici, Croque-mitaine va venir. D'autres fois, on dit simplement i brote, le vilain.
bedjui, s. m.  Bédouin. Sobriquet des gens d'Isérables. Bédouin. Sobriquet des gens d'Isérables.
bedóouma, s. f.  Nigaude. A Savièse c'est un terme fort injurieux. Nigaude. A Savièse c'est un terme fort injurieux. Kyënta bedó°"ma dé fémawa! quelle nigaude de femme! T'éi ona bedówma, tu es une nigaude !-
bédzalę, v. n.  Courir, faire des jambes. Courir, faire des jambes. Bédzalę, chin l'è prou boudjyę, coré chela é ouéi, b., c'est se démener beaucoup, courir ici et là.
bêè.  Cri des moutons. Cri des moutons. Pour appeler le bélier on dit: béŗó, béŗó, bêè; pour les brebis: kyęta, kyęta, bêè. Le bêlement des moutons a été traduit ainsi: i mewën di a fąea: (voix claire) vajįn ba i bla. - i fąea di: (voix moyenne) n'ën pa wejį. -i béŗą: (voix profonde) préiché pa tan (bis!), bougró dé fó°"; chin nó pa byin amou la? l'agneau dit à la brebis: descendons dans les blés. -la brebis dit: nous n'avons pas le temps. - le bélier: ça ne presse pas tant (bis!), espèce de fou, ne sommes-nous pas bien ici?
beeon, s. m.  Chèvre, dans le langage des enfants. Chèvre, dans le langage des enfants.
bégadjye, v. a.  Conduire souvent des bagages, des marchandises, de la terre, etc. Conduire souvent des bagages, des marchandises, de la terre, etc. ën bégądzon t-e dé martchyandį dé tòta chôrta fouŗa iną pé hou mêinl en conduisent-ils des marchandises tout en haut dans ces mayens ! I côté pó bégadjye tan-ky'iną ën ó°"têwe tó chin kyè fó°", il coûte cher de conduire là-haut à l'hôtel tout ce qu'il faut. v. n. Passer et repasser sans cesse. Pó hou j-etodięn kyè bêgądzon amou é ba aprįnjon pa 'na męrda, quant à ces étudiants qui font la navette [qui remontent du collège de Sion tous les soirs chez leurs parents et redescendent le matin], ils n'apprennent rien du tout; can l'aŗé t-e fornį dé bégadjye ëntó è wìvѓó déjó ó bréi? quand aura-t-il fini de voyager avec ses livres sous le bras? [quand aura-t-il terminé ses études?]
bégadzeŗį, s. f.  Action de conduire des bagages. Action de conduire des bagages. L'è ha bégadzeŗi kyè coté ó plo, can fó°" to féré enį arnou Di Chyoun, c'est pour amener les marchandises qu'il coûte le plus, quand il faut tout amener de Sion.
bégadzeŗį, s. f.  Aller et venir, Aller et venir, óŗa chon é vacąnsé, achéŗé a bégadzeŗį pó cąkyé tin, maintenant ce sont les vacances, [l'étudiant] cessera ses cours pour quelque temps.  Se prend ordinairement dans un sens défavorable.
bégādzó, s. m.  Bagage. Désigne spécialement tout l'attirail que l'on charge sur le mulet pour déménager des habitations aux mayens et vice versa. Bagage. Désigne spécialement tout l'attirail que l'on charge sur le mulet pour déménager des habitations aux mayens et vice versa. Yó tsardzeŗį é menerį ó bégādzó, to to radeŗéi apréi è béitchye,]e chargerai le bagage et le conduirai, tu t'occuperas du bétail.  Voyage avec une charge, un bagage. Voui i fé dó°" bégādzó amou di Tsan Chèkye, aujourd'hui j'ai fait deux voyages [avec du foin] de Champsec [à Savièse].
begyęn, s. m.  Béguin, petite coiffe qu'on met aux poupons et aux petites fillettes. Béguin, petite coiffe qu'on met aux poupons et aux petites fillettes. Mè ó begyën ou popoun, mets le béguin au poupon.
begyené, s. m. Dim. de begyën.  Petit béguin. Petit béguin.
béį  adv. Et bien...! Et bien...! Abs. Dans une phrase elliptique: a to fé cakyé tsó°"ja a rlōo? -i kyé? leur as-tu fait quelque chose? - je me demande quoi? Devant che (si):i che chon djya chorti da mécha? je me demande s'ils sont déjà sortis de la messe? i che vendre chowé vwi ? le soleil se mon-trera-t-il aujourd'hui?Devant quand:i can l'aŗę fornį ché traó? quand aura-t-il fini ce travail? Devant où: i avwe droméŗé anéi, où dormira-t-il cette nuit? Devant pourquoi et devant toutes les particules interrogatives:i a cwi t'a balą ó wivró a mè, à qui as-tu donc donné mon livre?
béį  adv. Et bien...!! Et bien...!! précédant une conjonction, une préposition, un adverbe ou un pr. rel., exprime le doute, l'étonnement et signifie à peu près: «je me demande». Devant kyé, quoi: i kyè pou féré per ënkye? que peut-il bien faire ici? béi kyè chervé d'aą vêr'ó meŗesęn can chon mò? à quoi sert-il d'aller voir le médecin, quand ils [les malades] sont morts?
béi , béoua, bąwa, adj.  Beau. Beau. Prov. Tó nowéi \ l'è béi, tout nouveau, tout beau. Oun béi ómó, un bel homme; kyën bèi tsapéi! quel beau chapeau!  Syn. byo. Du lat. bellus qui a donné bel en afr.
béi , s. m.  B, la seconde lettre de l'alphabet.  B, la seconde lettre de l'alphabet. Cha ni a ni béi, il ne sait ni a ni b; aprouwa é d'ecręre oun béi, essaye donc d'écrire un B.
béida, s. f.  Fente, lézarde, Fente, lézarde, ona béida l'è on' éclafoŗa da porta, di morale, dou ti, une béida est une fente de la porte, des murailles, du toit.  Au pl. béidé désigne l'espace entre deux madriers, dans les anciens chalets.
béitchye, s. f.  Bête, animal. Bête, animal. Chin ìr'ou tin kyé é béitchye parlaon, c'était au temps où les bêtes parlaient.  Les animaux d'une étable, troupeau, bétail. È béitchye chon tóté ou mêin, tout le bétail est au mayen.  Spécial, le mâle et la femelle chez les oiseaux qui nichent. I béitchye l'è jostamįn chou ó ni, la femelle est justement sur le nid. Les petits portent le dimin. de bétchyon.  Gibier. É é béitchye, é é béitchye ? et le gibier, et le gibier? criaient les gens au chasseur Ignace-Joseph revenant bredouille de la chasse. Fig. Homme grossier, brutal. Kyënta brota béitchye de moundó pó féré dé tsó°"jé dinché! quelle brute pour faire des choses pareilles Expr. exclamative. Pó°"ŗa béitchye! malheureux! miséricorde! S'emploie quand on raconte qqch. d'extraordinaire. Pachąé ba, a! pó°"ŗa béitchye! cómin ouŗa, il descendait, ah! miséricorde! comme l'ouragan.
béite, s. f.  Etourdi. C'est une forme adoucie de béitche. Etourdi. C'est une forme adoucie de béitche. Kyënta béite dé côo! quelle tête en l'air!ite kyè chéi itą! étourdi que j'ai été!
bejonyę, v. imp.  Etre nécessaire. Etre nécessaire. L'an ouncó pa tòrną ó dzêrló a nó, é a nó i bejonyeŗi óŗa, ils n'ont pas encore rendu notre hotte et nous en aurions besoin maintenant; bejonyie t-e d'aą ch'éspoją pé hou chéi a demëndze? était-il nécessaire d'aller exposer sa vie sur ces rochers le dimanche? L'a pa achyą d'aséi, l'a bejonyą pó féré dé cāféi, il n'est pas resté de lait, [on l'a tout employé, car] il a été nécessaire pour faire du café au lait. V. n. Etre nécessaire. È j-ómó pąrton ou can jęstó can bejounyon tan per ënkye pó trale, les hommes vont au service militaire juste quand ils sont si nécessaires ici pour le travail.
bejonyou., -nyouja, adj. et s.  Besogneux, qui est dans le besoin, la misère. Besogneux, qui est dans le besoin, la misère. Ch'oun róbé, fó°" pa aa róbą a hou kyè chon djya prou è prou bejonyou, si l'on vole, il ne faut pas voler à ceux qui sont déjà dans la misère noire. Devinette. Peou contre peou \ pó contintą ó bejonyou? - Cló°"re è j-we, poilu contre poilu [les poils des cils se touchent] pour contenter le besogneux [l'œil fatigué]? - fermer les yeux.
béjwįn, s. m.  Besoin. Besoin. Usité surtout avec les verbes être, être, et ai, avoir. Avec être: iré rin béjwin dé féré chin, il n'était point nécessaire de faire cela.  Avec avoir: v. imp. Na, na, l'a pa béjwįn d'aą keŗi de vën óra, non, non, il n'est pas besoin d'aller chercher du vin maintenant. V. a. Vwardą pye pòr vó, n'ën rin béjwįn de chin nó, gardez cela pour vous, nous n'en avons point besoin, nous; oun cha pa chin ky'o-n-a béjwin, on ne sait pas ce dont on a besoin.oui faŗį prou a clóouŗ'ó bèkye yó, je lui ferai bien fermer le bec, moi.
bèkye, s. m.  Bec. Par extens. Bouche. Bec. Par extens. Bouche.
bekyęrna, s. f.  Chassie. S'emploie habituellement au plur. Chassie. S'emploie habituellement au plur. Va te boueeą, t'a ouncó plin è j-we de bekyêrné, va te laver, tu as encore les yeux tout chassieux. Cf. v. W. VIII, 469.
bekyèrnou, -nouja, adj. et s.  Chassieux. Chassieux.
békyéwą, v. n.  Bêler, en parlant de la chèvre. Bêler, en parlant de la chèvre. Can oun vwąrde è tchyévre ou bou, i békįon tó ò dzò, quand on garde les chèvres à l'étable, elles bêlent toute la journée; pórkyè bekwe t-e dabò kyè l'a prou d'êrba? pourquoi bêle-t-elle puisqu'elle a assez d'herbe? Dérivé de *bik (germ.) qui a donné en fr. bique, biquet, biquette.
bekyéwāé, s. f.  Bêlement de la chèvre. Bêlement de la chèvre. Kyënté békyéwéi fajïé i tchyévra! quels bêlements poussait la chèvre !
békyéwéŗa, s. f.  Qui bêle toujours.Fig. Femme bavarde. Qui bêle toujours.Fig. Femme bavarde. Nó métrįn prou modo à sta békyéwęŗa, nous mettrons bien à la raison cette bavarde.
bęle, s. f.  Bille de sapin, de noyer, etc., de deux à cinq mètres de long. Bille de sapin, de noyer, etc., de deux à cinq mètres de long. Avwéi ha bęle nó véjin féré dé byo wan, avec cette bille nous allons faire de belles planches; ona bęle dé wārje, une bille de mélèze.
belę, s. m.  Billet.  Billet. Fó°" mótrą ó belé pó aa vêre chin, cómin pó aa chou ó trin, il faut montrer le billet pour aller voir cela, comme pour aller en train. Contrat écrit. Vó faŗéi ó belé è pwè nó sinyéŗįn, vous ferez l'acte et puis nous le signerons; n'ën paeą chin kyè nó diąon é l'a balą fouŗa ó belé, nous avons payé ce que nous devions et il nous a remis l'acte. Į| Bulletin de vote. A to ó belé pó vó°"tą? as-tu le bulletin de vote?
belon, s. m.  Bille, tronce d'arbre plus courte que la bille.  Avouéi é belon oun fé é j-échyéré kyè chęrvon pó etsoudą é fó, avec les tronces on fait les longues bûches qui servent à chauffer les fours Il faut peut-être rapporter ici l'expression ōrdzó belon, qui désigne l'orge aux gros épis.
belóną, v. a.  Tronçonner un tronc d'arbre en billes ou «billons». Tronçonner un tronc d'arbre en billes ou «billons». N'ën pó 'na vwārba avwéi kyè n'aŗįn belóną tó hou chapën, nous avons pour un moment jusqu'à ce que nous ayons tronçonné tous ces sapins.
belóné, s. m. Dim. de belon.  Petite bille, petit tronc d'arbre. Petite bille, petit tronc d'arbre.
bemon, s. m.  Imbécile. au fig. Imbécile. au fig.
bemon, s. m.  Jeune brebis qui n'a pas encore porté. Dérivé du lat. bimus «âgé de deux ans», qui a donné beaucoup de mots désignant des génisses, des chèvres et des moutons. Gloss. II, 325.  Jeune brebis qui n'a pas encore porté. Dérivé du lat. bimus «âgé de deux ans», qui a donné beaucoup de mots désignant des génisses, des chèvres et des moutons. Gloss. II, 325. 
bemóné, s. m. Dim. de bemon,  Mouton tout petit  Mouton tout petit 
bën,    adv.  Bien. Bien. L'è bën dinché kyè fó°" féré, c'est bien ainsi qu'il faut faire; l'è bën achi kyè n'ën parla dé chin, c'est bien hier soir que nous avons parlé de cela; chéi bën pó°" ąvwe l'è, je ne sais guère où il se trouve; vëndré bën che pou, il viendra bien s'il peut.  Prov. Bën fé, | bën trouwéŗé, qui fait bien, bien trouvera. 
bën, s. m. Beau. Beau. Ché métr'ou bën mitin dou pįló, se mettre au beau milieu de la chambre; l'è enou ou bën mitįn da néi, il est arrivé au beau milieu de la nuit.  Bën chouēe! bien sûr! bën myó, bien mieux.
bën, s. m.  Bien, ce qui est conforme au devoir. Bien, ce qui est conforme au devoir. N'ën prêta chin ky'iŗé bejonyou é nó j-a tó fé pédré, ma n'ën adį fé pó ó bën, nous lui avons prêté ce dont il avait besoin, et il nous a fait perdre tout cela, mais nous avons en tout cas fait une bonne action.Domaine, possession rurale. N'ën prou de bën, ma nyoun pó trale, nous avons assez de terres, mais personne pour travailler; è moundó rādon rin méi, pąchon chou ó bën cómin ën vāé, les gens ne font plus attention à rien du tout, ils passent sur les propriétés comme sur la route.Fortune, bien. L'a tó peca choun bën é óŗa l'è gou e-n-ódre, il a mangé tout son bien et maintenant il est réduit à la plus grande misère. 
béna, s. f.  Benne ressemblant à une grande caisse de forme rectangulaire démontable et servant à transporter le sable, le fumier, etc. Benne ressemblant à une grande caisse de forme rectangulaire démontable et servant à transporter le sable, le fumier, etc.
béną, s. f.  Quantité que peut contenir une benne. Quantité que peut contenir une benne. N'ën mena dąvwé benei de feméi outr'ou corti, nous avons amené deux bennes de fumier au jardin; venyįë amou di corti dé Chyoun ëntó 'na béną dé pómêtêré, il montait des jardins de'Sion avec une benne remplie de pommes de terre.
benefįsyó, s. m.  Bénéfice. Bénéfice.
benęre, v. a.  Bénir. Bénir. Vwi l'è i dzò kyè van benęr'é có°", c'est aujourd'hui (3 févr.) que l'on va bénir les cous;w'ëncoŗą beneré mijon a nó, le curé bénira notre maison. Part. pas. Fó°" tòrdzó ai d'éivojįe bénite a mijon, il faut toujours avoir de l'eau bénite à la maison; dé pan béni, du pain bénit; i têra bénite, la terre bénite, le cimetière et l'enclos autour de l'église.
beneŗesyon, s. f.  Bénédiction de Dieu. Bénédiction de Dieu. Hou kyè meprįjon é paŗįn l'an pa a beneŗesyon dou boun Djyo, les enfants qui méprisent les parents n'ont pas la bénédiction de Dieu.  Bénédiction du prêtre, des parents, etc. L'a demanda a beneŗesyon di paŗįn é l'è parti, il a demandé la bénédiction des parents et il est parti. Bénédiction du Très Saint Sacrement. T'éi to ita outr' a beneŗesyon? as-tu été à la bénédiction du T. S. Sacrement?  Bénédiction à la fin de la messe: ā mécha di mò balé pa a beneŗesyon,à la messe des morts, [le prêtre] ne donne pas la bénédiction.
bënfé, s. m.  Bienfait, bonne œuvre. Bienfait, bonne œuvre. Pó kyé té vajęché byin n'ën balą pó dé bënfé, pour que tu ailles bien, nous avons donné [qqch.] pour des bonnes œuvres; n'ën chondjya kyé achié chin pó dé bënfé, nous avons pensé qu'il laissait cela en bonnes œuvres.Prov. Oun bënfé l'è jaméi perdou, un bienfait n'est jamais perdu.
béni, s. m.  Objet ayant reçu une bénédiction particulière. Objet ayant reçu une bénédiction particulière. È capotsën bąlon de béni can venyon a kyéita, les Capucins donnent du «bénit» [sachet de foin haché ayant reçu une bénédiction] quand ils viennent faire la quête; to demanderéi ba ou cowįn dé fōo béni pó métré ba ou bou, tu iras demander au couvent [des Capucins] du «fort bénit» pour mettre à l'étable [c'est de la cire bénite, contre les maléfices]. Dans les contes il est souvent question de ce dernier « bénit » des Capucins auquel on a recours pour chasser les mauvais esprits. Da dzōo oun pou pa ai ona brąntse cómin de benį, de la forêt communale on ne peut même pas recevoir une branche de bois grosse comme un rameau bénit.
beniton, s. m.  Bénitier, petit vase suspendu à la paroi, à côté de la porte d'entrée, destiné à recevoir de l'eau bénite Bénitier, petit vase suspendu à la paroi, à côté de la porte d'entrée, destiné à recevoir de l'eau bénite. Pé tui è pįló l'a oun beniton, dans toutes les chambres il y a un bénitier.
bënplįn, bënplįn-na, adj.  Tout rempli,bien plein.  Can chorton da mécha, l'è bënplįn dé moundó déeąn chin dou comoun, quand les gens sortent de la messe, la place devant la maison communale est remplie de monde; i boche l'è bënplįn-na de vën, le tonneau est tout rempli de vin.
béóche, s, f,  Prunelle, fruit du prunellier. Prunelle, fruit du prunellier. È béóché chon rétsasyéi di j-infan pó è bāwé di pétāa, les prunelles sont recherchées par les enfants pour [leur servir de] balles à leurs pétards [à bois de sureau]. Littré cite «beloces d'Avesnes» (Roman de la Rose) et J. de Meung: « Qui pòr l'amour sa fame ne donne une beloce. » A Ambilly (Savoie), il y a le «chemin des Belosses».-
beóchyè, s. m.  Prunellier (Prunus spi-nosa L.). Prunellier (Prunus spi-nosa L.).
béondjyę, v. a.  Couper les lisières d'une pièce de drap, quand on fait un vêtement. Couper les lisières d'une pièce de drap, quand on fait un vêtement. Prin è tejwiŗé pó béondįyę ché dra, prends les ciseaux pour couper les bords de ce drap. Į | Syn. chemóchą
béondjyou, s. f.  Rognure d'une pièce de drap.  Rognure d'une pièce de drap. T'a troya pri opire pó cópą a béondjyofi, tu as «pris trop loin» pour couper les bords.
bêŗa, s. f.  Bonnet.  Bêŗa broun-na, bonnet de coton, généralement de couleur brune. Il y a une différence entre bêŗa et bóné. Le premier est un couvre-chef de laine, plat et sans bords; le deuxième n'est pas plat et peut être fait de peau ou de toute autre étoffe. || Du lat. birrus.
béŗą, s. m.  Bélier.  Bélier. On appelait spécialement è béŗą, «les béliers», les deux hommes qui, le jour de l'ouverture du Torrent-Neuf, suivaient le courant et bouchaient les fissures par lesquelles l'eau venait à s'échapper. Les béŗą ont rempli leur rôle pour la dernière fois en 1935, année qui marque la mort de l'ancien parcours de ce célèbre «bisse».
béŗatsé, s. m. Dim. de béŗą.  Petit bélier. Petit bélier.
bèrchye Bercer Bercer.v.tr. Lex. breche, berceau
bercla, s. f.  Treille, berceau de vigne. Treille, berceau de vigne.
bèrcontą (che), v. r.  Se tromper. Se tromper. Mè chéi bèrcontą, je me suis trompé. Se dit d'un faux calcul, d'une erreur de compte.
berdąle, s. f.  Enfants. Terme coll., comme qui dirait «gaminaille» Enfants. Terme coll., comme qui dirait «gaminaille». ąvwe l'a de berdąle, é tsó°"jé che vįon vejatéi où il y a des enfants, les objets sont fouillés; chęrvé rin dé balę dé dzin j-aféŗé a ha berdąle, frątson tóte, il ne sert de rien de donner de jolies choses à ces enfants, ils cassent tout.
bęrdé, s. f. pl.  Rênes, guides, «brides». Rênes, guides, «brides». Ky'ou to coundwęѓó mówé ëntó ó tsaré can to cha ouncó pa teni è bęrdé ? comment veux-tu conduire le mulet attelé au char quand tu ne sais pas encore tenir les rênes?
bèrdówą, -wae, adj.  Bariolé. Bariolé. Se rencontre surtout dans l'expr. oun baton bèrdówą, un bâton bariolé. Le baton bèrdówą, particulièrement cher aux enfants, s'obtient de deux manières: au moment de la sève montante, on enlève une bande d'écorce d'un bout à l'autre du bâton (qui est une branche d'arbre ou d'un buisson) en tournant le bâton de manière à lui donner l'aspect d'une colonne torse; ou bien on tient le bâton ainsi traité dans la fumée pour noircir la partie vide d'écorce et on enlève ensuite la bande d'écorce qu'on avait d'abord laissée; deux couleurs, blanche et noire, courent ainsi parallèlement autour du bâton.
bèrdzéé, v. n.  Marcher de travers. Marcher de travers. Di ha maadį l'a tòrdzò bèrdzéą, depuis cette maladie il a toujours marché de travers; venyįé ba pé vāé ën bèrdzéįn, il descendait par la route en marchant de travers. || Voy. bêrdzó.
berdzeŗį, s. f.  Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître  Le troupeau est conduit sur les territoires communaux et ne rentre que le soir dans les villages. Les émoluments du chevrier étaient, il y a cinquante ans, en nature (pain, fromage, etc.) et de plus il recevait 10 centimes par chèvre pour l'entretien du bouc. Par ext. Bande, troupe, ona berdzeŗį dé j-infan, d'etodiąn, dé damijéwé, une troupe d'enfants d'étudiants, de demoiselles.  La poésie et le charme pittoresque de la «bergerie» valaisanne ont été chantés par E. Rambert dans son Chevrier de Praz-de-Fort.
berdzeŗį, s. f.  Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître. D'outon nó métįn a tchyévra ā berdzeŗį, en automne nous mettons la chèvre à la «bergerie».  Berdzeŗi, sans déterminatif, désigne le troupeau de chèvres; il y a quatre b. à Savièse: une à Chandolin, une à Granois, une à Drône et une pour le centre de la commune avec les villages et hameaux d'Ormone, Rouma, St-Germain, La Crettaz, Prinzières et Monteiller. Pour le centre, la « bergerie » se forme ainsi : le matin deux bergers descendent au bas d'Ormone; l'un des bergers souffle dans une corne de bouc pour avertir les ménagères; les chèvres sortent des étables et le troupeau va grossissant d'un village à l'autre; de temps en temps, on entend le son de la corne.
bêrdzó, bêrdze, adj. et s.  Tordu, qui n'est pas droit. Se dit des personnes et des choses. Tordu, qui n'est pas droit. Se dit des personnes et des choses. Sti an ché pó°"ŗó ómó l'è tó mèi bêrdzó kyé antąn, cette année ce pauvre homme est beaucoup plus tordu que l'année dernière; ché bâton l'è tó bêrdzó, ce bâton est tout tordu.
bêréta, s. f. Dim. de bêra.  Béret. Béret.
bergotse, s. m.  Grosse lanière de cuir serrant le ventre du mulet et sa charge. Grosse lanière de cuir serrant le ventre du mulet et sa charge. Bridel obregouta le fait venir de l'all. Obergurt «ceinture de dessus».
bèrjé, s. f. pl.  Charrue de l'ancien temps, d'origine belge, dont le soc et le versoir sont fixes. Charrue de l'ancien temps, d'origine belge, dont le soc et le versoir sont fixes.
bèrlatą, v. n.  Entrer et sortir continuellement. Entrer et sortir continuellement. ista 'na vouąrba kįa ou pįló, t'éi tòrdzò apréi bèrlatą, reste un moment tranquille dans la chambre, tu ne fais qu'entrer et à sortir; cómin pou to trālę can to bèrląté tó ò dzò, comment peux-tu travailler [sérieusement], tu ne fais qu'entrer et sortir toute la journée. Sens plus général. Aller et venir sans cesse. L'a bèrlatą ouïr'ënséi di ó matën tąnkyè dó tāa, il n'a fait qu'aller et venir du matin au soir. Peut-être avons-nous ici le même mot que berlander qu'on trouve sous des formes presque semblables dans de nombreux dialectes fr. Le sens qui prédomine est celui de «flâner, perdre son temps à aller d'une place à l'autre», «aller et venir sans nécessité». Cf. Gloss. II, 258.
bèrlatį, s. m.  Celui qui entre et sort sans cesse, qui monte et descend, passe et repasse. Celui qui entre et sort sans cesse, qui monte et descend, passe et repasse. Jaméi oun plo bèrlatį, il n'y a pas un coureur pareil. Même origine que le mot précédent. D'après Const. (39) barlatį désigne un roulier. Il se disait autrefois des muletiers qui transportaient le vin de Chautane à Rumilly, à dos d'âne ou de mulet. A Monthey, il y a encore le nom de famille Barlatey.
berlën-nąe, s. f.  Volée de coups. Volée de coups. L'a balą ona berlën-nąe a hou bòrdon, il a donné une volée de coups à ces gamins.
berlócą, s. m.  Sobriquet des gens de Veysonnaz. Sobriquet des gens de Veysonnaz.
bèrlon, s. m.  Seillon en bois oblong et rond avec poignée, plus large en haut qu'en bas, qu'on emploie pour la traite des vaches. Seillon en bois oblong et rond avec poignée, plus large en haut qu'en bas, qu'on emploie pour la traite des vaches.
bèrlóna, s. f.  Contenu du seillon appelé bèrlon. Contenu du seillon appelé bèrlon. I ątse l'a balą ona bóna bèrlóna d'aséi, la vache a donné un seillon bien rempli de lait; va kyeŗį ona bèrlóna d'éivwe, va chercher un seillon d'eau.
bèrlóné, s. m. Dim. de bèrlon.  Petit seillon. Petit seillon.
berni, s. m.  Faux pour faucher. Faux pour faucher. Ché dou berni dou bó°", celui de la faux de bois, la Mort. Le berni se compose des parties suivantes: i fousyę, davwé manété, i talįn, i vęrdze, i ta-oną ou fole dou fousyę, i veŗouwa.Instrument importé d'abord du canton de Berne, d'où son nom.
bernįkye! interj.  Bernique! Bernique!
béŗó!   s.m. Bélier, dans le langage enfantin. Bélier, dans le langage enfantin.
béŗó! béŗó!    interj. Cri pour appeler le bélier. Cri pour appeler le bélier.
béŗólóou, s. m.  Sobriquet qu'on donne aux gens d'Arbaz. Sobriquet qu'on donne aux gens d'Arbaz.
bertën-na Battre, rouer de coups.v.tr. Lex.bertën-nae. Battre, rouer de coups.v.tr. Lex.bertën-nae.
bèrvįn-na, s. f.  Verveine (Verbena officinalis L.). Verveine (Verbena officinalis L.).
bescą, v. n.  Bisquer. Bisquer.
bescoui, s. m.  Pain d'épice. Pain d'épice.
bęse, s. m. Aqueduc Aqueduc, «bisse». Dans le Valais central, il pleut rarement. On a suppléé à ce manque de pluie par la construction d'aqueducs qui amènent l'eau nécessaire depuis les glaciers et les rivières dont le Valais est abondamment pourvu. Quelques-uns de ces aqueducs, qu'on nomme «bisses», constituent des travaux d'art d'une ingéniosité et d'une hardiesse remarquables.
bęse, s. m. Bisse  Les «bisses» de Savièse sont le Torrent-Neuf (i Tórin Nou), le Sampé, le Dejore, le Bordzį et celui de Lintine. Tandis que ces quatre derniers viennent de la Sionne, le premier amène l'eau de la Morge et est le plus important de la commune, tant par la quantité d'eau que par la hardiesse de son parcours. La partie qui côtoyait la pente nord du Prabé est remplacée par un tunnel, depuis 1935. Voy. Franzoni, L'aqueduc ou bisse de Savièse, Genève 1894; Mario, Alpes valaisannes, 141; Courthion, dans Diet, géogr. du Valais, 177, 197; Mariétan, Les bisses, 1948; Eichenberger, Terminologie der Walliser bisses, 1940; Gloss. 11,387. Le mot est identique au fr. bief «canal de moulin», à l'air, biez «fossé».
béséé, v. n.  Bégayer. Superstition:  Bégayer. Superstition: can o-n-infąn besįé, fó°" rin ky'a balę bire ënto ona cópa ën bó°" ky'oun fé atsetą ā marin-na, quand un enfant bégaie, il suffit [pour le guérir] de lui faire boire dans une coupe en bois qu'on fait acheter par la marraine.
besieŗei, s. m.  Bégayeur. Bégayeur.
bétale Bétail.n.m. Syn. é béitchyé. Bétail.n.m. Syn. é béitchyé.
betchyae, s. f.  Poussée, action de bousculer Poussée, action de bousculer. Pó ha betchyae, t'a pa béjwįn dé choutą a ręse, à cause de cette poussée, tu n'as pas besoin de sauter dans la crèche [de faire le diable à quatre].
betchyę, v. a.  Pousser, bousculer. Pousser, bousculer. Bętse fé! pousse fort! ó t'a betchyą ba déjó vāe, il l'a poussé en bas du chemin; nó betsįn ó fache ina chou ó pon da grąndze, nous poussons le fagot de foin sur le pont de la grange.
bétchyéta, s. f. Dim. de béitchye.  Petite bête; insecte. Petite bête; insecte. Déjó a pęra l'aie tòta chôrta dé bétchyéta, sous la pierre il y avait toute sorte de petites bêtes [insectes].  Menu bétail, petits animaux domestiques. Chon méi a couën, powion prou teni dé bétchyété, ils habitent davantage à l'écart, ils peuvent bien tenir des animaux domestiques. Fig. Personne qui ne sait pas se conduire. Chin l'è ona pó°"ŗa bétchyéta de moundó, c'est un pauvre homme qui ne sait pas se conduire; l'è rin métchyin, ma l'è ona bétchyéta kyè fó°" teni étatchyą, il n'est pas méchant, mais c'est une «petite bête» qu'il faut tenir attachée.
bétchyon, s. m.  Petit d'un oiseau, d'un chat, d'un écureuil, d'un petit animal. Petit d'un oiseau, d'un chat, d'un écureuil, d'un petit animal. I béitchye l'a pa jou dé répó°" tąnkyè l'a jou betchyą fouŗa é bétchyon dou ni, la mère [l'hirondelle] n'a pas eu de repos jusqu'à ce qu'elle eût poussé les petits hors du nid; i tsate faŗé dabò é bétchyon, la chatte fera bientôt les petits Par ext. et flg. Pauvre petit. To, aprówa avwéi ché, pó°"ŗó bétchyon kyé t'éi! toi, essayer [de te mesurer] avec lui, pauvre enfant que tu es !
bétchyóną , v. n.  Faire les petits, mettre bas. Faire les petits, mettre bas. È tsate betchyounon dó°" ādzó per an, les chats ont deux portées par an; pé bonōo kyé é raté betchyounon byin, atramin che verąn detënché, heureusement que les souris se propagent bien, autrement elles seraient détruites 
bétchyóną , v. r.  Se multiplier, en parlant d'un capital, d'une fortune Se multiplier, en parlant d'un capital, d'une fortune w' ardzin kyé noun ache a banca chin che betchyouné, l'argent qu'on laisse à la banque se multiplie; païe rin,adon é détó ché chon prou bétchyóną, óŗa aa ché dépatówą, il ne payait pas [ce qu'il devait], les dettes se sont multipliées, maintenant qu'il aille se débrouiller!
bétchyóną, s. f.  Petits d'une portée. Petits d'une portée. È raté fan dé bóné bétchyónéi é achorton tòte, les souris font de nombreux petits et les élèvent tous.
bétchyóné, s. m. Dim. de bétchyon Petit d'un oiseau, d'un chat, etc. petit petit d'un oiseau, d'un chat, etc.
bête! interj. de surprise émerveillée. bête! interj. de surprise émerveillée.
bète, s. m.  Colostrum, premier lait de la vache, de la chèvre, après qu'elles ont mis bas. Colostrum, premier lait de la vache, de la chèvre, après qu'elles ont mis bas. Ona méitrą dé bète, un seau rempli de colostrum.  Mets préparé avec du colostrum de vache. Mëndjyę dé bète, manger du colostrum.
betiįe, s. f.  Bêtise. Bêtise.
béton, s. m.  Mortier fait de terre glaise jaune.  Mortier fait de terre glaise jaune. Adon fajįon é morale avwįéi dé béton, i doŗąon pa grantin, alors ils faisaient les murs avec du «béton», ils ne duraient pas longtemps; l'è ona crwēe mijon, l'è tót'itą moŗalą avouéi dé béton, c'est une maison caduque, tous les murs ont été faits avec de la terre glaise jaune.  Du lat. bitumen.
bétóną, v. a. Bétonner , bâtir avec de la terre glaise.  «Bétonner», bâtir avec de la terre glaise. L'è pa doŗabló ché traó, l'è rin kyé bétóną, ce travail n'est pas durable, ce n'est que «bétonné».
bétónadzó, s. m. Bétonnage, travail fait avec du «béton » de terre glaise.  «Bétonnage», travail fait avec du «béton » de terre glaise. Fan ó bétónadzó a fon dou bou, ils arrangent le sol de l'étable avec de la terre glaise [battue]. Bétonnage actuel avec ciment; hou chéi kyè chon dōo cómin dé bétónadzó, ces rochers [nagelfluh] qui sont durs comme du béton.
bętse, s. f.  Biche. Biche.
bèwą, v. n.  Bêler, en parlant du mouton. Bêler, en parlant du mouton. Béi pòrkyé béwon tòta a néi hé fąé? pourquoi ces moutons peuvent-ils bêler toute la nuit?
béwa-chwiŗa, s. f.  Belle-sœur. Belle-sœur.
béwa-fęle, s. f.  Belle-fille.Ancien syn. nouŗa. Belle-fille. |Į Ancien syn. nouŗa.
béwa-mąre, s. f.  Belle-mère. Belle-mère.
bewën, S. m.  Chatons. Chatons. È bewën da coudra, di nóyę, les chatons du coudrier, des noyers. En afr. et mfr. belin signifie «bélier» et on le fait venir, depuis Diez, du bas-lat. bella «clochette»; notre bewën est prob, un dérivé de bella; les chatons par leur forme oblongue, agités par le moindre souffle aux branches des buissons, ont pu facilement être comparés à des clochettes. Cf. Gloss. II, 320.
bewëndzon, s. m.  Les deux appendices que certains animaux (chèvres, porcs) ont au cou. Les deux appendices que certains animaux (chèvres, porcs) ont au cou. L'an pa tóté è tchyévre è bewëndzon, toutes les chèvres n'ont pas les b.  Ce mot, comme bewën, semble dérivé de bella «cloche», sens qui convient parfaitement à ces deux appendices. Voy. bewën.
bewën-na, s. f.  Baleine. Baleine.
bi, adj.  Bis . Bis . Ne s'entend que dans l'expr. dé pan bi, du pain blanc.
biberon, s. m.  Biberon. Biberon. Dan ó tin oun conyechįé pa ó biberon, óŗa chowemįnté pé Chavyeje l'an hé trwéŗą de biberon, autrefois on ne connaissait pas le biberon, maintenant même à Savièse on a cette saleté de biberon.
bibi, s. m.  Boire, dans le langage des enfants. Boire, dans le langage des enfants.
bįbla, s. f.  Bible. Bible.
bidon, s. m.  Bidon.  Bidon. È bidon chon nète ijyą pó porta a dedzoun-ną é a dena i j-ovrį, les bidons sont très commodes pour porter à déjeuner et à dîner à ceux qui travaillent [à la campagne]; è chordą l'an oun bidon ën plache da gaméwa, les soldats ont un bidon au lieu de la gamelle.
bidóna, s. f.  Un bidon rempli, Un bidon rempli, ona bidóną dé caféi, dé chopa, d'éivwe, dé vën, un bidon plein de café, de soupe, d'eau, de vin.
bidóné, s. m. Dim. de bidon.  Petit bidon. Petit bidon. I bidóné da confiture, le petit bidon de la confiture.
bta, s. f.  Petite boisson, sans qualité. Petite boisson, sans qualité.
bįje, s. f.  Bise.  I chóflatąe ona crwēe bįje, une mauvaise bise soufflait; ché va tòrdzó cómin i bįje, celui-là va toujours comme le vent, vite. Le mot s'emploie aussi pour désigner la direction: dou byéi da bįje, du côté de la bise [nord].
bijéta, s. f. Dim. de bįje.  Petite bise. Petite bise.
bijyę, v. a.  Baiser. Baiser. Vó déŗéi ou pare kyè bijeché chin kyè l'are chou ó tron ou mitįn dou sewi, vous direz au père qu'il baise ce qui se trouvera sur le tronc au milieu de la cave.
bin , adv.  Bien. Bien. Binchwēe! bien sûr!  Interj. è bin! eh bien!
bin , adv.  Si, mais oui. Particule affirmative qu'on emploie pour répondre à une question négative. Si, mais oui. Particule affirmative qu'on emploie pour répondre à une question négative. T'éi to pa jou ba a grąndze voui? -bin! n'es-tu pas descendu à la grange auj.? - si. Le bin se répète souvent dans ce sens: bin, bin! S'emploie pour affirmer fortement: bąle mè ó coutéi! - na! - bin! donne-moi le couteau ! - non ! - mais si !
bin, s. m.  Bain  Spécialement, au plur. Bains de Loèche. Bain  Spécialement, au plur. Bains de Loèche. L'è amou i bin, il est aux bains de Loèche.
binda, s. f.  Bande, troupe Bande, troupe, ona binda d'infąn, une troupe d'enfants; ona binda dé dzenelé, un grand nombre de poules; ona binda dé bóché, une quantité de tonneaux. Dépend souvent d'une prép. Venyon pé bįndé, ils viennent par bandes; van ën binda, ils vont plusieurs ensemble. En mauvaise part, ona dé hé di bįndé, une de ces filles qui courent çà et là en bande.
binda, v. a.  Bander un ressort, tendre. Bander un ressort, tendre. Nó fó°" binda a trąpa ba ou sewį, l'a dé raté, il nous faut tendre la trappe à la cave, il y a des souris; l'è ënpochįbló dé binda hè fléché rin ky'ëntó é bréi il est impossible de bander ces arbalètes rien qu'avec les bras. Le part. passé a un sens plus étendu. Rempli: i pįló a nó l'è binda dé mótsé, notre chambre est remplie de mouches; l'è binda de foméi foura a cojena, c'est rempli de fumée à la cuisine. 
binda, v. a.  Enceinte, avec nuance de mépris, pour indiquer une conception illégitime.  Enceinte, avec nuance de mépris, pour indiquer une conception illégitime. L'a tenou w'écó°"wa chęla d'evêe é l'è partite outre bindāé, elle a tenu l'école ici en hiver et elle est retournée chez elle enceinte. Dans le même sens on dira aussi: l'è partite avwéi ó pakyé, elle s'en est allée avec le paquet.  
binda, v. a.  Endettés. Endettés. L'è binda dé détó tanky'ou có°", il est criblé de dettes jusqu'au   cou.Syn. ënberdą dé détó.Du germ. *binda qui a donné en afr. bende «bandeau». Gloss. II, 225.
binda, v. a.  Rassasié.  Rassasié. Ou tó méi? - na, yó chéi bindaé, en veux-tu encore? - non, je suis rassasiée; can chon binda dé bon vën, è j-oun chon gyéi, d'ātró fan brote, quand ils ont bu du bon vin à satiété, les uns sont gais, d'autres sont agités; i tchyévra l'è bindāé e-n-ódre, la chèvre a mangé à satiété, est repue.
bindądzó, s. m.  Bandage. Bandage. L'a oun fouŗa a Glarįse kyé vin tóta chôrta dé bindądzó, il y a un homme à Glaris qui vend toute sorte de bandages Syn. plus ancien ênberdądzó.
bindéta, s. f. Dim. de binda.  Petite troupe. Petite troupe. A Féita a Djyo chon ouncó'na dzinta bindéta, à la Fête-Dieu ils forment encore une jolie petite troupe [de soldats].
bindon, s. m.  Mentonnière.   Mentonnière. I bindon dou kyepi, la m. du képi.
binocle, s. m.  Binocle, jeu de cartes. Binocle, jeu de cartes. Dzowe ou binocle, jouer au binocle.
bįr.e Boire . Boire . Biāon wéi, ils étaient en train de boire là. Comme en fr., très souvent bire, c'est boire beaucoup ou trop: l'è fôo pó bire, il est fort pour boire; biąé tąnky'iŗé tó wąrdzó, il buvait jusqu'à ce qu'il était tout «large». On dit bire dé caféi, dé chopa, boire du café, de la soupe - au lieu de prendre, manger.Chin m'a byou ó chan, cela m'a bu le sang, c.-à-d. cela m'a agacé extrêmement.
bire   s. m. Boire  (Le  ). Le boire. I ache ba ó bįŗ'é ó mëndjyę, il laisse de côté le boire et le manger; chon resta grantin outr'a Droun-na, l'aŗąn jou dé bon bire, ils sont restés longtemps à Drône, ils auront eu de bons vins à boire.
bire, v. a.  Boire.  Boire. Anį derën biŗ'oun vēró, entrez pour boire un verre; í bion dé vën tąnkyè boton, ils boivent du vin jusqu'à ce qu'ils vomissent.   Jl 
bįtchyó, s. m.  Triangle, au jeu de bille, dans lequel se trouve l'enjeu. Ce triangle se trace avec un caillou anguleux sur le terrain de jeu. Triangle, au jeu de bille, dans lequel se trouve l'enjeu. Ce triangle se trace avec un caillou anguleux sur le terrain de jeu.
bla, s. m.  Blé.  Blé. Oun mounton dé bla, un tas de blé; mountóną ó bla, entasser le blé sur le champ ; ëntétchyę ó bla, entasser le blé dans le «raccard» [en attendant qu'on le batte]; myęre ó bla, couper le blé avec la faucille; chéé ó bla, le faucher [ce qui se fait rarement]; moudr'ó bla, moudre le blé; ecor'ó bla, vaną ó bla, battre le blé, le vanner.-
blāga, s. f.  Blague, vantardise, conte bleu. Blague, vantardise, conte bleu. Loc. Méi dé blāga kyè dé fé, plus de vantardise que de faits; méi dé blāga kyè dé pan, plus de vantardise que de pain.
blagą, v. a.  Blaguer, se vanter. Blaguer, se vanter. L'è oun bon pó blagą dé minteŗi, c'est un fameux pour dire des blagues; che blagyęché pa tan é trālęché méi, l'oŗôo pa tan tin-na, s'il ne blaguait pas autant et s'il travaillait davantage, il ne me serait pas si antipathique [«je n'aurais pas tant de dégoût»].
blagōo, blagoja, s. m. et f.  Blagueur, blagueuse, vantard(e). Blagueur, blagueuse, vantard(e). T'éi égawemįn fouŗa dou módó blagōo, tu dépasses tout de même les limites comme blagueur.
blâma, v. a.  Blâmer, décrier Blâmer, décrier.Prov. (L. 430) O-n-é jaméi blamą kyè dé hou kyè vāon mwin, on n'est jamais décrié que de ceux qui valent moins [que soi].
Blan       s. m. Blanc  Blanc . Lard. Sti catson l'aïe pa kyè dé pōo blan, ce porc n'avait que du lard.
Blan       s. m. Blanc  Blanc .Dans le langage des enfants, au jeu de billes, tout bouton qui n'est pas de métal jaune; ainsi les boutons en corne noire sont des «blancs», les boutons faits de laiton sont des «jaunes»; ceux-ci valent le double des blancs. I ganyą sën blan, j'ai gagné cinq blancs.
Blan       s. m. Blanc   Blanc . I blan dou cocon, le blanc de l'œuf.
Blan       s. m. Blanc .  Blanc . I rądé ó moundó ou blan di j-we, il regarde les gens au blanc des yeux [fixement]; oun mosyôo tó vetį dé blan, un monsieur tout vêtu de blanc; dé tįoua d'oun plo byo blan, de la toile d'une très belle couleur blanche.
Blan, blantse, adj. Blanc, blanche.  Blan è nēe, disparu: Dįyan iré déeąn a porta l'a na vwarbéta, ma can chéi tòrną fouŗa, iré blan é nēe, Jean se trouvait devant la porte il y a un petit moment, mais quand je suis ressorti, il était «blanc et noir» [il avait disparu]. Se dit aussi d'un objet quelconque qui disparaît tout à coup. Ij L'expr. cópa blantse, coupe blanche, vient sans doute du fr. 
Blan, blantse, adj.  Blanc, blanche. Blanc, blanche. w'abi blan, l'habit blanc des pénitents; dé pan blan, du pain blanc. Le mot blanc peut avoir un complément précédé de dé: i mêįn déjó a dzōo l'è ouncó blan dé ni, le mayen sous la forêt est encore «blanc de neige»; l'è enou blan dé ni fouŗa ba outre pa néi, pendant la nuit la neige est descendue très bas; l'è tó blan dé farena pé a tsąnbra, c'est tout «blanc de farine» par la chambre. Ces expr. sont courantes dans le fr. pop. de Savièse.  Blan veut souvent dire «pâle»: l'è enou blan dé pwiŗe, il est devenu pâle de frayeur. 
Blan, blantse, adj.  Propre. Propre. Chin l'è blan cómin i ni apréi a bweea, cela devient;propre  comme la neige, après la lessive; óŗa ché byo motchyōo l'è pa méi tan blan, ce beau mouchoir n'est plus si blanc.
blanbèkye, s. m.  Blanc-bec. Blanc-bec.
blancanbōró loc. Blanc comme du beurre, Blanc comme du beurre, c.-à-d. blan cómin dé bōró, . Ce mot n'est usité que dans la devinette: blancanbōró, porte dé fole, ma pa dé bóou? - i rąva, blanc comme du beurre, porte des feuilles mais pas de bois? - la rave.
blantsé, blantséta, adj. et s. Dim. de blan.  Homme ou animal de petite taille, ou jeune ayant les cheveux ou le pelage blancs. Homme ou animal de petite taille, ou jeune ayant les cheveux ou le pelage blancs. Oun peti blantsé, un petit garçon, un petit homme aux cheveux blancs
blantséé, v. n.  Blanchoyer, blanchir. Blanchoyer, blanchir. Oun vi hou tsan kyè blantsįon déjó Na, on voit les champs [de blé] blanchir, sous Nax; nó chin ouncó pa fouŗa dé outon é cómįnsé djya byin a blantséé, nous ne sommes pas encore hors de l'automne et il commence déjà bien à blanchir [la neige commence à descendre],
Blantséta, s. f.  Petite absinthe (Artemisia vallesiaca) Petite absinthe (Artemisia vallesiaca). I blantséta l'è méi rétsasyąé ky'è j-ar-lwénó, la p. absinthe est plus recherchée que la grande .
Blantséta, s. f.  Petite prune blanche. Petite prune blanche. Oun pou féré dé bon brinteën ëntó é blantsété, on peut faire de la bonne eau-de-vie avec les «blanchettes». S'emploie aussi adj. Dé prounmé blantsété, des prunes «blanchettes».
blantsi, v. a.  Blanchir. Blanchir. Blantsi a tiwa, è tsemijé, blanchir la toile, les chemises.
blāó Beige pâle, blanchâtre.adj. Beige pâle, blanchâtre.adj.
blécó, bléca, adj.  Blet, blette. Blet, blette. De prévwi  blécó, des poires blettes.
blécó, bléca, s.m.et f..  Surnom des gens de Grimisuat. Ce surnom leur viendrait, d'après l'explication populaire, de ce que cette commune est bloquée entre Savièse, Arbaz et Ayent, sans forêts, ni alpages, ni mayens dans le voisinage. || L'afr, connaît blèque, adj. f. «blette», mfr. blec (XVie s.). Surnom des gens de Grimisuat. Ce surnom leur viendrait, d'après l'explication populaire, de ce que cette commune est bloquée entre Savièse, Arbaz et Ayent, sans forêts, ni alpages, ni mayens dans le voisinage. || L'afr, connaît blèque, adj. f. «blette», mfr. blec (XVie s.).
blędze, s. f.  Croûte qui se forme sur la tête de certains nouveau-nés. Croûte qui se forme sur la tête de certains nouveau-nés. I popoun l'a a blędze, le poupon a la croûte de lait.
blèkye, adj.  Mou. Mou. Dé fin blèkye, kyè chonąlé pa, du foin mou, qui ne grésille pas.
bléta, s. f.  Couche de neige Couche de neige. L'è enou ona groucha bléta dé ni, il est tombé une grosse couche de neige.
bléta, s. f.  Motte de terre avec le gazon qu'on coupe à la pelle, ou qu'on arrache avec les mains. Motte de terre avec le gazon qu'on coupe à la pelle, ou qu'on arrache avec les mains. L'an fé ona morale avwéi dé galó°" é dé blété, ils ont fait un mur avec des cailloux et des mottes de terre. 
blétą, v. a.  Couper ou arracher du gazon avec la terre. Couper ou arracher du gazon avec la terre. Oun viąé sti pouëntchyę derën é blétą avwéi ó coutéi, on voyait celui-ci enfoncer le couteau dans le sol et sortir des mottes de terre.
blétąé, s. f.  Couche épaisse,  Couche épaisse, ona blétąé dé ni, une épaisse couche de neige.
blétchyé ?? Pouquoi pas blètsą ? Contusionner, meurtrir Contusionner, meurtrir. . Var. blétchye. V. tr. Raccommoder, spécialement réparer une chambre à air de vélo avec une rustine.
blétchyé, v. a.  Contusionner, meurtrir. Contusionner, meurtrir. Hou kyè chon itą blétchyą dinché entré dó°" vagon tornon pa méi a vwaŗi, ceux qui ont été pris ainsi entre deux wagons ne guérissent plus.Hou de Gromejouą chon blétchyą dé tui è byéi, les gens de Grimisuat sont coincés de tous côtés. 
blétchyé, v. a.  Le part. pas. blétchyą se dit spécial, de deux pains qui se sont touchés au four: Le part. pas. blétchyą se dit spécial, de deux pains qui se sont touchés au four: hou pan chon tui blétchyą, chon ita metou trwa préi derën ou fó, ces pains sont tous «blessés», ils ont été mis trop près les uns des autres dans le four; dé pan blétchyą a tó byéi, des pains «blessés» de tous côtés.
blétchyé, v. a.  Offenser, porter atteinte aux droits de qqn. Offenser, porter atteinte aux droits de qqn. Ché, che ache pa blétchyé, che défįn gordó, celui-là ne se laisse pas offenser, il se défend énergiquement.
blétérava Betterave  Betterave . Var. actuelle bétérava. Syn. plus usité garóta. Anciennement : bondanse. 
blétérąva, s. f.  Betterave. Betterave.
blètse Petit morceau, petite étendue. Oun blètse de pan, dé pra, un petit morceau de pain, une petite étendue de pré. Petit morceau, petite étendue. Oun blètse de pan, dé pra, un petit morceau de pain, une petite étendue de pré.
blètse , s. m.  Baisure. Baisure. Kyën brote pan! oun vi pa kyè dé blètse, quel vilain pain! on n'y voit que des baisures.   Tappolet rattache ce mot à la même origine que le précédent. Il me semble plutôt devoir être rattaché à blettian, comme blétchyé; le sens me semble aussi favoriser cette interprétation. || Cf. Gloss. II, 427.
blètse, s. m.  Coupure, entaille enlevant un morceau de peau Coupure, entaille enlevant un morceau de peau. I fotou via oun blètse ou di avwéi ó coutéi, je me suis enlevé un lambeau de peau au doigt avec le couteau.
blètse, s. m.  Petite pièce de cuir pour raccommoder. Sens rare; on dit plutôt tacon.  De l'all, suisse Metz. Petite pièce de cuir pour raccommoder. Sens rare; on dit plutôt tacon.  De l'all, suisse Metz.
blétsę, s. m.  Autre forme du sobriquet blécó qui s'applique aux gens de Grimisuat. Au pl. blétsèté. Autre forme du sobriquet blécó qui s'applique aux gens de Grimisuat. Au pl. blétsèté.
blétsèté, s. m. Dim. de blètse.  Petit morceau de peau, de cuir, etc. Petit morceau de peau, de cuir, etc.
blétsóną, v. a.  Rapetasser. Rapetasser. Chéi ën trin dé blétsóną é réblétsóną ona tsemijé, je suis en train de rapetasser pour la première et deuxième fois une chemise.
bló°"ma, s. f.  Primevère, oreille d'ours (Primula auricula L.). De l'all.Blume «fleur». Primevère, oreille d'ours (Primula auricula L.). De l'all.Blume «fleur».
Blóca  Bloquer, arrêter un véhicule Bloquer, arrêter un véhicule.v. tr.
blóca n.f. Couche. Couche. N. f.  Ona blóca dé ni, une couche de neige. Syn. plus usité bléta, blétaé. (Lex. blóca qui n'est pas usité.)
blóca, s. f.  Couche, Couche, ona blóca dé ni, une couche de neige.
blóchété, s. f. pl.  Pinces. Pinces. Pó fera é catson fó°" ai è blóchété, dé fyartsą é ona cordéta, pour ferrer le museau des porcs il faut avoir les pinces, du fil de fer et une petite corde.
blóchyé, v. a.  Mâcher, manger. Mâcher, manger. L'an cąkyè bën, avwéi chin l'an tó ó tin a blóchyé cąkyé tsó°"ja, ils ont quelques propriétés, grâce à cela ils ont toujours à se mettre quelque chose sous la dent.
blóchyé, v. a.  Pincer, Pincer, ën fèrin ó catson, l'a blóchyą ó di avwéi é blóchété, en ferrant le cochon, il s'est pincé le doigt avec les pincettes. 
bloji   s.m.  Bois décomposé. Bois décomposé. N'ën porta ba ona dzèrlótą dé bloji, nous avons descendu [de la forêt] une hottée de bois «blossi»; i bloji l'è dé tsó°"jé kyè etsoudé pó°", le bois «blossi» est qqch. qui donne peu de chaleur.  Bloji fut d'abord un participe passé du verbe bloji «blossir» que je n'ai pas entendu à Savièse, mais qui est répandu en SR. Cf. Gloss. II, 421.
bloji, -jįte, adj.  Moisi, à moitié pourri, en parlant du bois. Moisi, à moitié pourri, en parlant du bois. Dé bó°" bloji, du bois blet; i bó°" dé chapën l'è ouncó chódzé a enį bloji, le bois de sapin pourrit facilement. 
bloun-mó Prix. Premier prix lors des tirs à la cible,autrefois,  consistant en une soupière en argent. premier prix lors des tirs à la cible,autrefois,  consistant en une soupière en argent. Sti tirôo (tirôo) l'a jou ó bloun-mó, ce tireur a eu [gagné] le premier prix.
blouza, s. f.  Blouse. Blouse. Dan j-oun tin tó hou dzowenó l'aïon a blouza pêcha, autrefois tous les jeunes gens avaient une blouse bleue.
blouzą, v. a.  Tromper, blouser. Tromper, blouser.
blouzéta, s. f. Dim. de blouza.  Petite blouse. Petite blouse.
bo, s. m.  Bout. Bout. Ha éije l'è nète ëncriląe, ma ch'abónéŗé a bo dou tin, ce vase est très sec [il ne tient plus l'eau], mais il se combugera avec le temps.
bò, s. m.  Bord, bordure, extrémité.. Bord, bordure, extrémité. Iną ën Na, can l'è enou ba i chawąn dé w'elįje, hou ky'įŗon i bò chon itą chówą, à Nax, quand la voûte de l'église s'est effondrée, ceux qui étaient au bord [à l'extrémité des bancs contre les murs] ont été sauvés; ché pra l'è fran ou bò déw'étąn, ce pré est juste sur le  bord de l'étang; è ranólé chorton ou bò dé w'é°"vwe, les grenouilles sortent sur le bord de l'eau; t'a countchyą ó bò dou cotën, tu as sali le bord inférieur de la robe; è belon di vyélé wąrjé venyon ródzó tanky'ou bò, les troncs des vieux mélèzes deviennent rouges jusqu'au bord [jusqu'à l'écorce]; è pra chon déstrą tchyè pé é bò dou vewādzó, les prés sont très chers aux confins du village.
bó°" Bó°"  blan, (Lonicera xylosteum L.). Bó°"  blan, (Lonicera xylosteum L.).
bó°" , s. m.  bó°"  dans la prononciation rapide, contraction de ba ou, bas au. bó°"  dans la prononciation rapide, contraction de ba ou, bas au.
bó°" , s. m.    Bois. Bois. Dé bó°" dé fwéādzó, bois d'affouage; dé bó°" dōo, du bois dur, c.-à-d. du bois de frêne, de chêne, d'alisier, etc.; dé bó°" dé fole, du bois feuillu, b. de pommier, poirier; dé bó°" blan, du bois blanc, dont on fait des balais, bois de chèvrefeuille. Parti ou bó°", aller chercher du bois; l'è jou amou pé é vāé dou mêįn féré dé bó°", il est allé du côté des chemins des mayens préparer du bois; n'ën jou pó°" dé vénįndze sti an, é venye chon jou tôt'ën bó°", nous avons eu une petite récolte de vin cette année, les vignes n'ont donné que du bois; pé bó°" é pé fole, par beau et par mauvais temps, litt, par bois et par feuille.
Bó°" blan (Lonicera xylosteum L.). Chèvrefeuille des haies .ou litt. : bois blanc  Autrefois, on en faisait des balais. Chèvrefeuille des haies .ou litt. : bois blanc  Autrefois, on en faisait des balais.
bó°"lāa, bó°"ląrda, adj. et s.  Fort mangeur. Fort mangeur. Ha tchyévra l'è ona bó°"larda, l'a jaméi prou, cette chèvre est une avaleuse, elle n'a jamais assez; iŗ oun vawé pirijou é bó°"lāa, c'était un domestique paresseux et glouton. 
bó°"lāa, bó°"ląrda, adj. et s.  Ventru, se dit des gens et des animaux. Ventru, se dit des gens et des animaux. Radą ché grou bó°"lāa, voyez ce gros ventru. Le dialecte angevin a boillard, beillard, Varennes beuillard «qui a un gros ventre».
bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa.  Qui a un peu de ventre, de panse.  Qui a un peu de ventre, de panse. 
bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bóoulāa.  Qui mange passablement. Qui mange passablement.
bó°"lardën, -dën-na, adj. et s.  Même sens que bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa. Même sens que bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa.
bo°"le Ventre . A rabole bo°"le, littéralement à  gargouille ventre = à satiété.  Ventre . A rabole bo°"le, littéralement à  gargouille ventre = à satiété. 
bó°"le, s. f.  Panse Panse. È véi bïon tankyè chout'i bó°"le, les veaux boivent jusqu'à ce que la panse leur saute.(grossier) 
bó°"le, s. f.  Ventre. Ventre. Prov. L'è myó ky'i bó°"le choute | ky'i bóna eąnda choubre,  mieux vaut que le ventre saute, plutôt que la bonne nourriture reste.I bó°"le da tsąnba, le mollet. A plan bó°"le, à plat ventre.
bó°"léŗą, s. f.  Contenu de la panse, entrailles d'un animal. Contenu de la panse, entrailles d'un animal. Avwéi kyè n'aŗįn fornį dé nétéé ha bó°"lérą, chaŗę prou dótāa, quand nous aurons fini de nettoyer ces intestins, ce sera bien le soir.
bó°"rą, v. a.  Se pousser. Se pousser. É mafajin tui derën ën ché ban é apréi ché bó°"rąon tó ó tin da mécha, les mal ćduqués de se jeter tous dans ce banc et après ils se poussaient tout le temps de la messe.
bó°"rąe, s. f.  Foule, presse. Foule, presse. A demëndze hou dé Chyoun venyon amou la pé bó°"réi, le dimanche les gens de Sion montent à Savièse en masse.
bó°"rąe, s. f.  Poussée. Poussée. Sti l'a fé na bó°"rąé é tui é j-ātró chon tseįou celui-ci a fait une poussée et tous les autres sont tombés. 
bó°"rąe, s. f.  Quantité, masse. Quantité, masse. Sti an n'ën jou ona bó°"rąé dé vénįndze, cette année nous avons eu une grande quantité de vendange.
bó°"ron, s. m. Embossoir à saucisses. Embossoir à saucisses. I bó°"ron di chochęché,l'embossoir à saucisses.
bó°"sa, s. f.  Bosse. Bosse. Pó arétą é bó°"sé fó°" tenį fé chou ona wënma dé coutéi, pour empêcher les bosses [de se former], il faut peser fortement dessus avec une lame de couteau.
bó°"tchyę    s. m. pl.  Abattage et dépècement d'une bête, en fr. pop. bouchoyage. Abattage et dépècement d'une bête, en fr. pop. bouchoyage. I tin di bó°"tchyę, le temps du bouchoyage; l'an jou é bó°"tchyę a chenąn-na pachą, ils ont bouchoyé la semaine passée; bó°"tchyę ne signifie pas seulement l'abattage d'une pièce de bétail, mais toute la préparation de la viande, en vue de la conserver.
bó°"tchyè ,- bó°"tchyere Boucher, bouchère Boucher, bouchère
bó°"tchyę , v. a. Abattre, tuer une tête de bétail.  Abattre, tuer une tête de bétail. N'ën bó°"tchyą 'na atse d'outon, nous avons tué une vache en automne; vwì nó bó°"tsįn ó catson, aujourd'hui nous tuons le cochon.
bó°"tchyè, s. m.  Boucher, celui qui tue les bestiaux et vend la viande crue au détail. Boucher, celui qui tue les bestiaux et vend la viande crue au détail.
bó°"tseŗį, s. f.  Boucherie; abattoir. Boucherie; abattoir.
bobelą, s. f.  Ce que contient une bobine de fil. Ce que contient une bobine de fil. T'a dabò tòt'ënpléą ha bobelą, tu as bientôt employé tout le fil de cette bobine.
bobęle, s. f.  Bobine de fil. Bobine de fil. Hé bobęlé ky'o-n-atsęté óŗa chon rin dé bon fi, ces bobines qu'on achète maintenant ne sont pas de bon fil. Spécialement. Bobine d'un rouet.
bobeleta, s. f. Dim. de bobęle Petite bobine. Petite bobine.
bobo, s. m.  Mal, souffrance quelconque, dans le langage des enfants. Mal, souffrance quelconque, dans le langage des enfants.
bócatą, v. a.  Couvrir la femelle (animaux domestiques). Avoir des relations sexuelles illicites. Couvrir la femelle (animaux domestiques). Avoir des relations sexuelles illicites.
bócatën Petit bouc.n. m. Dimin. de bókyé.  Petit bouc.n. m. Dimin. de bókyé. 
bochatën, s. m. Dim. de bóchę.  Petit tonnelet. Petit tonnelet.
bóche, s. f.  Tonneau. Tonneau.
bóché, s. m. Dim. de bóche.  Tonnelet. Tonnelet. Oun bóché dé j-aŗįn, un tonnelet de harengs; i bóché, dou brinteën, le tonneau rempli d'eau qui est relié à l'alambic, dans la fabrication de l'eau-de-vie.
bochéŗąnda, s. f.  Grosse noix. Grosse noix. È j-infan chwwéjon 'na bochéŗąnda pó féré è borgó, les enfants choisissent une grosse noix pour faire les «rouets» (jeu d'enfants, voy. borgó). A Vionnaz boca «grosse noix», bokéran, «châtaigne» et bokéranda «grosse châtaigne». Gill. 141.
bóchéta, s. f. Dim. de bóche.  Petit tonneau. Petit tonneau.
bochįta, s. f.  Contenu d'un petit tonneau. Contenu d'un petit tonneau. Fó°"ai ona bochįta dé bon vën pó ché dénówé, il faut avoir un petit tonneau de bon vin pour se donner du cœur.
bóchon Buisson des mûres visibles, ronce bleuâtre ou mûrier des haies (Rubus caesius). ', Bóchon di möré vijiblé (viziblé), buisson des mûres visibles, ronce bleuâtre ou mûrier des haies (Rubus caesius). ',
Bóchon di  j-ijéi   (Sorbus aucuparia). Buisson des oiseaux, sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Syn. achaoui dij-ijé', frâno di mêin.  Buisson des oiseaux, sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Syn. achaoui dij-ijé', frâno di mêin. 
Bóchon di  j-ijéi  (Sorbus aucuparia). Sorbier des oiseleurs Sorbier des oiseleurs
Bóchon di j-epené (Rosa caninà). Buisson des épines  ou églantier  Buisson des épines  ou églantier V. ó°"linse, gräta-cou.
Bóchon di j-epené (Rosa caninà). Eglantier Eglantier
Bóchon di pouijon, (Atropa belladonna L.) Belladone  Belladone 
Bóchon di pouijon, (Atropa belladonna L.) Buisson des poisons ou belladone  Buisson des poisons ou belladone 
bóchon, s. m.  Buisson, fourré. Buisson, fourré. Avwéi è bóchon oun fé dé fachené pó bale peca i tchyévre d'evêe, é i bó°" chęrvé pó borlą, avec les buissons on fait des paquets de branches dont on donne la feuille à manger aux chèvres en hiver et le bois sert à brûler.  Prov. í boun Dyo l'a ën-vouéą a tchyévra avouéi ó bóchon. Dieu a envoyé la chèvre avec le buisson.
bóchóną, s. f.  Gros buisson. Gros buisson. eąn l'aëé ba a pya dou pra dou Rèêe ona bóchóną dé coudra, óŗa l'a rin méi, autrefois il y avait au pied du pré du Revers un gros buisson de coudrier, maintenant il n'y a plus rien.
bóchóné, s. m. Dim. de bóchon.  Petit buisson. Petit buisson. L'a dé j-ijéi kyè van fęŗ'ó ni deren pé hou bóchóné, il y a des oiseaux qui vont nicher dans les petits buissons.
bóchyą, s. f.  Contenu d'un tonneau  Contenu d'un tonneau.Ché biŗį prou ona bóchyą dé vën celui-là serait bien capable de boire un tonneau  de vin;  i bóchyą da pekyęta, le  tonneau  plein de piquette.-
bochyę, v. n.  Frapper des coups avec les doigts, le poing à une porte, à une paroi. Frapper des coups avec les doigts, le poing à une porte, à une paroi. Cwi boche t-e a porta? qui est-ce qui frappe à la porte? N'ën avwi, bochyę contr'a pari, nous avons entendu frapper contre la paroi. Avec un complément : L'an bochyą tré có°", on a frappé trois coups. 
bócla, s. f.  Boucle. Boucle. Dan ó tin é marin-né l'aïon dé bóté a bóclé, autrefois les femmes [du pays] portaient des souliers à boucles; í bócla da chintuįŗe, la boucle de la ceinture.
bócla, v. a.  Boucler, fermer avec une boucle et un crochet. Boucler, fermer avec une boucle et un crochet. Bócla é pantaon, boucler (fermer) le pantalon. Bócla è contó, boucler les comptes.Couper tout autour. T'a bócla ó pan tó ôrtò, tu as coupé le pain tout autour [pour n'en avoir que la croûte].
bócléta,  s. f.   Dim.   de  bócla.    Petite boucle.  Petite boucle. 
bócon, s. m.  Morceau d'aliment, bouchée. Morceau d'aliment, bouchée. Oun bócon dé pan, un morceau de pain; cópą dé grou, dé peti bócon, couper de gros, de petits morceaux. Morceau en général. Bócon dé dra, dé cwëe, morceau de drap, de cuir.  
bócon, s. m.  Pièce de terre, parcelle de terrain. Pièce de terre, parcelle de terrain. Oun bócon dé pra, dé vęnye, dé tsan, dé corti, un morceau de pré, de vigne, de champ, de jardin.  Fig. I crwéi bocon, le mauvais sort; l'a fotou ó crwéi bócon a sta, il a donné un mauvais sort à celle-ci; l'è enou ënséi dou tsatéwé avwéi ó crwéi bócon, elle est venue du Châtelet ayant un mauvais sort. En ce sens on emploie touj. l'art, défini. || Dérivé dulat. bucca «joue; bouche»; afr. bocon, fr. boucon (du XIVe au XVIe s.).
bócóną, v. a.  Couper par morceaux. Couper par morceaux. I portį wéi ën bócouné dé pan pó tó hou pó°"ŗó, le portier [du couvent], il en coupe des pains pour tous ces pauvres.  Partager une propriété en parcelles. Hou pra chon tan é tan bócóną kyè chon pa méi grou ky'oun winswę, ces prés sont tellement morcelés qu'ils ne sont pas plus grands que des draps de lit.
bócónę, s. m. Dim. de bócon.  Petit morceau. Petit morceau. L'a rin mëndjyą ky'oun peti bócóné dé pan, il n'a mangé qu'un tout petit morceau de pain; avwéi oun bócóné dé cwëe, o`n-a-tacóną chin, avec un petit m. de cuir, on a raccommodé cela.  Oun bócóné dé vęnye, une petite parcelle de vigne.
bóé Boulet Boulet.n. m.  Var. bèwé.  Cochonnet dans le jeu de la pétanque. Il Petit garçon. Lex. bó», békma.
bóépró, s. m.  Bonne après-midi. Bonne après-midi. Salutation usitée à partir de midi jusqu'au soir, vers 5 ou 6 h. Mot composé de bon et de épró («vêpre») qui ne s'emploie que dans cette formule. Pour les «vêpres» on dit véipré.
bófą, v. n.  Faire une bouse. Faire une bouse. Syn. boufą
bofé, s. m.  Armoire «Buffet» est confondu avec «armoire» en SR. Armoire «Buffet» est confondu avec «armoire» en SR.
bofon Front. Front.
bofon, s. m.  Toupet. Toupet. Can oun ton è fąé oun ache ó bofon dé cotoma, quand on tond les moutons, on leur laisse habituellement le toupet. Il L'afr. et mfr. ont bouffer, respirer   longuement,   gonfler ; le fr. connaît «cheveux bouffants », «bouffer», «bouffette», «bouffi», et le nfr. emploie de nouveau bouffons de cheveux, «cheveux frisés et massés sur les tempes». Gloss. II, 617.
bogą, v. a.  Chercher, sortir. Chercher, sortir. Oun cha pa ąvwe van bogą dé tsó°"jé dinché, on ne sait où ils vont chercher des choses semblables.
bogą, v. a.  Crever. Crever. Bogą é j-oue ëntó o-n-epĕnga, crever les yeux avec une épingle.
bogą, v. a.  Vider. Vider. Bogą ona noué, ona couche, vider une noix, une courge. 
bogajoue, s. m.  Libellule. Libellule. É bogajwe che tenyon pé é j-étąn, les libellules vivent près des étangs. On croit que les libellules crèvent les yeux à ceux qui les poursuivent, de là leur nom.
bogan, s. m.  Trou.  Trou. Oun bogan dé charpin, un trou de serpent; è bogan di raté, les trous de souris; i tsouson l'a oun bogan, le bas a un trou.
Boganą  v.a. Faire de petits trous. Faire de petits trous. Bogąna a tabla avwéi ó coutéi, il fait des trous dans la table avec le couteau; i frómądzó l'è tó boganą di chiŗon, le fromage est tout troué par les cirons. 
boganą, v. a.  Creuser: Creuser: ën d-a t-e boganą ba pé ó sewi, en a-t-il creusé dans la cave.
bogané, s. m. Dim. de bogan.  Petit trou. Petit trou.
bogąn-na, s. f.  Gros trou, caverne, tanière, Gros trou, caverne, tanière, ona bogąn-na dé rin-nāa, une tanière à renards; chin l'è pacha can é fąvé iron iną i bogąn-né da Gran Dzōo, cela s'est passé quand les fées habitaient les cavernes de la Grande Zour.   
bogąn-na, s. f.  Vilaine maison, bâtiment vilain et sinistre, taudis. Vilaine maison, bâtiment vilain et sinistre, taudis. L'an pa méi ou resta ën ha bogąn-na, ils n'ont plus voulu rester dans cette caverne.
bogó     s.m.  Creux d'un arbre.  Creux d'un arbre. È majintson é è pecabó°" fan é ni derën pé ò ' bogó, les mésanges et les pics nichent dans les creux des arbres.-
bogó, boga, adj.  Creux.  Creux. Nó pwin prou cópą ó nóyè, l'è tó bogó, nous pouvons bien couper le noyer, il est tout creux; hé j-óónyé chon bogé, ces noisettes sont creuses, vides.
bogyeną, v. a.  Creuser, fourgonner Creuser, fourgonner . Bogyeną é ni di raté, creuser [pour prendre] les nids des souris. Même sens dans bogyeną fouŗa é pómètêré, sortir, en creusant, les pommes de terre; bogyeną derën pó na, mettre les doigts dans le nez; oun bócon de vęnye byin tralą, byin bogyeną, un morceau de vigne bien travaillé, bien labouré. 
bogyeną, v. a.  Faire de menus travaux, des bagatelles. Faire de menus travaux, des bagatelles. L'è tó ó dzò apréi bogyeną ba pé ha ó°"ta, il est toute la journée à tripoter dans cette venelle.
bogyéŗa, s. f.  Excavation pratiquée sur le côté d'un poêle pour y tenir les mets, etc., qu'on veut conserver chauds. Excavation pratiquée sur le côté d'un poêle pour y tenir les mets, etc., qu'on veut conserver chauds. To trouwéŗéi ó deną a té derën a bogyéŗa, chaŗé bon tsa pó can to tornéŗéi, tu trouveras ton dîner dans la petite «cache» du poêle, il sera chaud à point quand tu reviendras.
bóįndzó, adj.  Doux, en parlant surtout du caractère. S'emploie pour gens et bêtes. Doux, en parlant surtout du caractère. S'emploie pour gens et bêtes. L'è bóįndzó ché mówé, ce mulet n'est pas méchant.
boiteux s. m.  boiteux boiteux ; mot qui se prononce comme boiteux en fr. N'est usité que dans l'expr. dzowę ou boiteux, jouer au b. Jeu d'écoliers qui se poursuivent et se donnent des coups avec un mouchoir noué.
bójąe, s. f.  Action de la vache et du bœuf qui font une bouse; fiente abondante de vache. Action de la vache et du bœuf qui font une bouse; fiente abondante de vache.
bojatson, Etron. Etron. Ou rôon dé vāé l'è tó plin dé bójatson, au bords du chemin c'est tout plein d'étrons.
bójatson, s. m.  Personne de peu de valeur. Personne de peu de valeur. Kyëntou traó pou t-e féré avwéi dé bójatson d'ovrį dinché? quel travail peut-il faire avec de si piètres ouvriers?
bójéi, s. m.  Etron, excrément humain.Terme injurieux d'un usage très fréquent. Etron, excrément humain.Terme injurieux d'un usage très fréquent. T'éi oun bójéi, tu es un homme peu courageux, tu ne tiens pas parole. Très souvent le mot n'est que l'expr. du mécontentement de celui qui l'emploie. On peut dire que le ton fait ici la chanson: t'éi oun bójéi! - di è ouncó oun có°"! - chin kyè l'ïta byin de, l'a pa béjouįn dé réprįndé, tu es un excrément! - Dis-le encore une fois! - Ce qui a été bien dit, il n'est pas besoin de le répéter. [C'est ainsi que se terminent les discussions verbales; après ces mots on en vient aux arguments frappants.] A l'insulte t'éi oun bójéi, la réponse est souvent: pa méi kyè to! pas plus que toi !
bójéwę, s. m. Dim. de bóéi.  Petit étron. Fig. Terme injurieux mitigé. Petit étron. Fig. Terme injurieux mitigé.
bókye, s. m.  Bouc. Bouc. Ce mot a presque partout fait place au mot bókyé. Il ne vit que dans un certain nombre d'expr. I tchyévra l'a pri ó bókye, la chèvre a pris le bouc [a été saillie]; i tchyévra l'a pa tenou ó bókye, la chèvre saillie n'est pas en état de gestation. Voy. le mot abòkye. D'êrba a bókye, herbe au bouc. Voy. s. v. êrba.Dzowę ou bókye, jouer au bouc, espèce de jeu de cartes   qui n'exige  aucune  combinaison et où le hasard seul décide.-
bókyé, s. m.  Bouc. Bouc. I tchyévréŗó°" l'a ona corna dé bókyé pó corné, le chevrier a une corne de bouc comme cornet. Comparaison: ona fémawa rebofąé com'oun bókyé, une femme ébouriffée comme un bouc.Prov. Téi, bókyé, vwì pó yèl tiens, bouc [cette volée de coups] ! aujourd'hui pour [ce que tu m'as donné] hier.
bókyéróou, s. m.  Pomme de sapin  Pomme de sapin (Cf. Lóouba , baŗóou ) et de pin, dans le langage enfantin.
bókyétįn, s. m.  Bouquetin. Bouquetin.
bokyeviste, s. m.  Bolcheviste. Bolcheviste.
bólé, s. m.  Homme petit, ramassé et trapu. Ne s'entend que comme surnom. Homme petit, ramassé et trapu. Ne s'entend que comme surnom.
bolojé, adj. et s.  Trapu et épais. Trapu et épais. Ché tsate l'è troua bolojé, ce chat est trop trapu et ventru.
bon Bon  Bon . Ou bon, en plein. Ou bon da recòrta, en pleine moisson. 
Bon gréi, mawegréi , Loc. adv. Bon gré, mal gré. Bon gré, mal gré.
bon, boun, bóna, adj.  Bon a en patois la plupart des sens du fr. «bon». Bon a en patois la plupart des sens du fr. «bon». Inutile de les citer. En voici de plus particuliers au patois. Valable, iron tui bon hou termęnó, toutes ces bornes, étaient encore valables; hou vyou papēe chon pa méi bon, ces vieux papiers sont périmés. ; 
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna , Assez. L'è bon 'ŗa, c'est assez maintenant. A bo-n-ouŗa, à la bonne heure;   cómin   bon   wi   chënbląé,comme bon lui semblait. 
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna , ona ątse bóna a ouaséi, une vache qui donne beaucoup de lait. Prov. Can l'è bon, l'è prou, quand c'est bon, c'est assez!  Bon se joint à l'adj. dans  le   sens   de   «très»,   «bien», usage fort connu en SR. Fé bon tsa derën ou pįló, il fait «bon» chaud dans la chambre; d'éivwe bóna tsąda, de l'eau bien chaude. Devant l'adj. pris subst. ënkye ou bon įré nó pwįn féŗ'oun  chónó, ici «au bon frais»   nous   pouvons    faire   un somme. \\    Il   \\  \\  \\ 
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna ,oun plo bó-n-ansyąn, un si bon vieux; iŗé ona tan bóna dzin, c'était une si bonne personne; i nó°"tre l'a veryą dou bon byéi, notre garçon a tourné du bon côté, se conduit bien; l'a ouncó bo-n-esprį, fran, il a encore toute sa tête.
bon, boun, bóna, adj.  Bon. Bon. La forme boun n'est usitée que dans les deux expr. i' boun Djyo, le bon Dieu, et boun dzò! bonjour! Devant un subst. commençant étymologiquement par une voyelle bon et bóna deviennent bó-n, bo-n, la terminaison n et a se liant ou s'élidant avec le substantif qui suit: oun bó-n-infąn, un bon enfant; ona bó-n-ārma, une bonne âme. Mais on dira dé bon weean, du bon levain, parce que ou, n'est qu'une semi-voyelle; on dira aussi ona bóna ątse, parce que le v de ątse qui a disparu fait encore sentir son influence.  
bon, boun, bóna, adj.  Longueur. Ona bóna vouąrba, un moment d'une certaine durée. ona bóna winvwa, une langue bien pendue; chorti fouŗa ó bon matën, sortir de bonne heure
bon, boun, bóna, Adv..  bon, Adv. L'a pri bon dé rire, le rire l'a pris; chon-né bon chela, ça sent bon ici; l'an bon lapa, ils ont beau crier; chin kyèl'a pa fé bon chin dou pare, l'a acrótchyą chin da mare, là où la fortune du père n'a pas suffi, il s'est emparé de celle de la mère; ha ponya dé běn fajįé   pa   bon pó paé   ha   chôma, cette   poignée   de   propriétés   ne suffisait   pas   pour   payer   cette somme; pouwon pa féré bon nyona pāa, ils ne se trouvent bien nulle part.
bon, boun, bóna, Loc. adv.  bon, bon, a dé bon, tout de bon, sérieusement, cf. adévéŗéi.  Tó dé bon, rin kyè dé bon, tout va bien, loc. notée comme étant surtout vaudoìse par Pierrehumbert bon.
bon, boun, bóna, s.m.  Bénéfice.   Bénéfice.   Can  nó faŗįn    bon,     paéŗįn,  quand nous  ferons  des  bénéfices,  nous payerons.
bona  s.f Bonne Bonne .La «bonne» eau-de-vie, par opp. à la blantse N'ën jou oun wįtre dé blantse  é djye wįtre dé bóna, nous avons distillé un litre de «blanche» et dix litres de «bonne». A bóna, comme en it. alla buona: kyè fó°" étr'a bóna pó atsetą dé pra kyè vąwon fran rin! qu'il faut être naïf pour acheter des prés qui ne valent absol. rien!
bónamąn, s. f.  Pourboire. Pourboire. Vwéŗó l'a t-e balą dé bónamąn? quel pourboire a-t-il donné?
bónami, s. m.  Amoureux. Amoureux.Syn. gawąn.-
bónamin, adv.   Passablement, bien, bonnement. Passablement, bien, bonnement.  L'a bónamin chéą a mitchya dou pra, il a bien fauché la moitié du pré.
bonanéi, s. f.  Nouvel an.  Nouvel an. Chwétą bónąn, souhaiter la nouvelle année; l'itą maadó di ó bónąn, il a été malade depuis le nouvel an. Bonne nuit. Mot composé de bóna et néi, mais le mot bóna a perdu tout accent et le o a également perdu sa valeur phonétique. Va bale a bonanéi a gró°"cha, va  donner   [souhaiter] la bonne nuit à la grand-maman. On ajoute souvent à bonanéi le mot bórèpó°", bon repos
bonba Bombe, nouba. Bombe, nouba.n. f.  Féré a bonba tôt'a né', faire la bombe [la fête] toute la nuit. Syn. régyénósa. V. caliganda.
bońbą, v. a.  Bomber. Bomber. I tsaōo l'a fé bonbą ó fon dou piló, la chaleur a fait   bomber   le   plancher   de   la chambre.  Part, p., adj. I fon l'è bonba, pa plan, le sol est bombé, pas plat.  
bonbąnse,  s. f.    Bombance.  Bombance.   L'an  fé bonbąnse tôt'ā néi, ils ont fait bombance toute la nuit.
bonbardą, v. a.  Bombarder. Bombarder. Par ext. Lancer des projectiles. Hou brote fó°" l'an bonbardą a porta avwéi dé galó°", ces fous ont bombardé la porte à coups de pierres.
bonbardą, v. r. Se bombarder; se lancer des pierres.  Se bombarder; se lancer des pierres. Ché bonbardon tąnkyè ch'ëntéiton, ils se bombardent avec des pierres jusqu'à se tuer.
bonbardon, s. m.  Bombardon. Bombardon. Ché dé Fransi menąé ó bonbardon, le fils de François jouait du bombardon.
bonbon, s. m.  Bonbon. Bonbon.
bonbóné, s. m. Dim. de bonbon.  Petit bonbon. Petit bonbon.
bonbóniri Bonbons, qui se rattache aux bonbons. Bonbons, qui se rattache aux bonbons.n. f. pl.  L'a atseta dé bonbóniri, il a acheté des bonbons divers. Lex. bonbon, bon bon é,
bónda, s. f.  Bonde Bonde, long bouchon percé d'un trou dans toute sa longueur, avec lequel on bouche les tonneaux. On appelle aussi bónda le trou qui reçoit le bouchon.
bondąnse, s. f.  Betterave. Betterave.On constate ici le même fait que pour boutique, primitivement l'aboutique; la voyelle initiale a été considérée comme appartenant à l'article fém. De même l'abondanse est devenue la bondanse.» Const. 57; Gloss. I, 62.
bondon, s. m.  Bouchon Bouchon de la bonde d'un tonneau.Bondon.Syn. tsoupon, qui est beaucoup plus usité.
bondóna, v. a.  Bondonneѓ Bondonner ,  ona bóna boche démé a tó byé, ch'oun bondóné trwa vitó, un bon tonneau perd le vin de tous côtés, si l'on bondonne trop tôt.
Bóné dé priŗe fusain (Evonymus europaeus). fusain (Evonymus europaeus).
bóné, s. m.  Bonnet. Bonnet. Bóné peou, bonnet à poil; é chapōo ā Féita a Djyo porton ó bóné peou, les sapeurs, à la Fête-Dieu, portent le bonnet à poil. 
bónómó, s. m.  Bonhomme ou bouillon blanc, nom vulgaire de la molène (Verbascum thapsiforme L.).  Bonhomme ou bouillon blanc, nom vulgaire de la molène (Verbascum thapsiforme L.). É flôo dou bónómó chon bóné pó féŗ'a parti w'éivwe, les fleurs de la molène guérissent l'hydropisie.
bonōo, s. m.  Bonheur, chance. Bonheur, chance. N'ën pa jou dé bonōo avwéi é béitchyé sti an, nous n'avons pas eu de chance avec le bétail cette année; pé bonōo, par bonheur; fó°" pa tsasyę ó bonōo ën sti moundó, il ne faut pas chercher le bonheur en ce monde.
bonta, s.f. Bonté. Bonté. Ce mot est souvent remplacé par l'adj. bon avec un autre tour de phrase. L'è rętsó é l'a rin dé bontą avwéi é po°"ró, il est riche et il n'a point de bonté envers les pauvres; ch'ó pwechą ai a bontą dé mè idjye, si vous pouviez avoir la bonté de m'aider.
bontou, -touja, adj.  Bon, généreux. Bon, généreux. Chon pa tan bontou, hou rętsó, l'è pòr lōo, ces riches ne sont pas tant généreux, c'est pour eux [ce qu'ils possèdent]. Į| Mot usité en mfr., entre autre chez saint François de Sales.
bonyatire, s. f.  Grosse pomme verte, oblongue, utilisée souvent pour faire des beignets. Grosse pomme verte, oblongue, utilisée souvent pour faire des beignets.
bonyé Tempes Tempes.n. f. pl.  Deri é bonyé, derrière les oreilles ou les tempes. (Lex. vibroun qui n'est pas usité dans ce sens.)
bonyę, s. m.  Beignet. Beignet. Nó faŗįn dé bonyę pó demęndze, nous ferons des beignets pour dimanche.
bonye, v. a.  Donner un coup, contusionner, cabosser. Donner un coup, contusionner, cabosser. Dó°" có°" sti an, mè chéi bonyą é có°"té, deux fois cette année, je me suis contusionné les côtes; va pa derën ou sewį chën fwa, to bonyéŗéi a téta contr'a morale, ne va pas à la cave sans lumière, tu pourrais te cogner la tête contre la muraille; i tsapéi l'è tó bonyą, le chapeau est tout cabossé.  Le fr. pop. beugner « donner un coup» existe en SR et dans plusieurs dialectes français, ainsi que le substantif beugne «coup». C'est le fr. pop. beigne ou bigne, afr. bugne, bigne, buigne. Gloss. II, 444.
bóo s. m.  Homme peu intelligent, stupide.  Homme peu intelligent, stupide. Oun pāa dé hou bóo pachąon ba pè vāe, quelques-uns de ces nigauds descendaient par la route.Dérivé du lat. bulla, qui a donné le masc. mfr. boul «tas»; le dim, bolon veut dire «petite boule» en Savoie, à Anthon, Crémieux «petite boule qu'on jette la première et qui sert de but», v. `W. I, 602; Gloss. II, 497.
bóo s. m.  Pierre ronde qui sert de but aux joueurs du palet. Pierre ronde qui sert de but aux joueurs du palet. I bóo di étré ryon è i pawé l'è plate, le but doit être rond et le palet est plat; t'a fotou via ó bóo avwéi ó pawé, tu as déplacé le but avec le palet.
bóouba, s. f.  Fillette qui garde les enfants, bonne d'enfants. Fillette qui garde les enfants, bonne d'enfants. L'è pa a plįndré, ha, l'a ona bó°"ba é ona chervįnta, celle-là n'est pas à plaindre, elle a une bonne d'enfants et une servante. |Į Voy. bó°"bó, qui est la forme masc. de ce mot.-
bóoubéta, s. f. Dim. de bóouba.  Petite bonne d'enfants. Petite bonne d'enfants.
bóoubó, s. m.  Petit garçon qui garde les enfants. Petit garçon qui garde les enfants. Mémąn l'è oun bon bó°"bó, n'avwi jaméi plóŗą can l'è rlwi kyè vwąrdé, Germain sait bien garder les enfants, on n'entend jamais pleurer quand c'est lui qui garde.  Petit berger au service de la bó°"bó, s. m.  (voy. ce mot), autrefois quand c'étaient les femmes qui allaient à la montagne avec le bétail. Ce bó°"bó pouvait être, par exception, un homme de tout âge: i vyou réstaé ën Tsanfléŗon pó bó°"bó, le vieux restait à l'alpage de Tsaníleuron comme «bouêbe».Sur ce germanisme et ses diff. formes en SR et dans les régions fr. voisines, il existe une abondante littérature. Voy. Tappolet Lehnw. II, 24; Schw. Idiotikon IV, 925 sq.; Gilliéron Atlòl2 («mon fils»); Pauli, 365-66; Pierrehumbert qui donne quelques formes de patois suisses, s. v. bouêbe; von Wartburg bube. Gloss. II, 604.
bóoulą, s. f.  Portée. Portée. I bó°"lą dou tsate, la portée de la chatte.
bóoura, s. f.  Bourre de pétard. Bourre de pétard.
bóoura, s. f.  Espèce de jeu de cartes. Espèce de jeu de cartes. Dzowę ā bó°"ra, jouer à la bourre.
bóourą, v. a.  Pousser, jeter. Pousser, jeter. O t'a bó°"rą derën ou tórin, il l'a poussé dans le torrent; oun bó°"rąé w'ātre ba pé é j-etsewi é chon tui dó°" tsejou, l'un poussait l'autre en bas par l'escalier, et tous les deux sont tombés.    
bóourą, v. a.  Pousser. Pousser.Sti an i Tórin-Nou bó°"re gordó, cette année le Torrent-Neuf pousse bien [amène beaucoup d'eau]. É mótsé rin kyè bó°"rą derën ch'é fénéitré chon ouvêché, les mouches se pressent pour pénétrer dans [la chambre], si les fenêtres sont ouvertes.
bóourą, v. a.  Travailler se dépenser. Travailler se dépenser. L'a prou bó°"rą pó enį vwąrda, ma l'itą pó rin, il s'est assez démené pour devenir garde champêtre, mais ç'a été pour rien.
bóouró  Valet. n. m.  Terme du jeu de cartes. Syn. manyën, vaqué. Valet. n. m.  Terme du jeu de cartes. Syn. manyën, vaqué.
bòra, s. f.  Ce qui tombe de la laine cardée; laine grossière, bourre. Ce qui tombe de la laine cardée; laine grossière, bourre.
bòrą, s. m.  Petit homme. Petit homme. Oun crwéi bougro dé bòŗą, un tout petit bout d'homme.
boŗatą, s. m.  Farine blutée. Farine blutée. Pó porta ó boŗatą i monēe l'a dé fąté, pour transporter la fleur de farine, le meunier se sert de sacs de cuir. On trouve dans les dial. fr. des formes semblables à celle de Savièse: Haute-Saône boerte, «fleur de farine», Doubs, Jura bureté, beurté, brâté. Cf. Gloss. II, 502.
boratei, s. m.  Blutoir. Blutoir.
borątse, s» f.  Bourrache officinale (Borrago officinalis L.). Bourrache officinale (Borrago officinalis L.).
bòratson, s. m.  Petit bout d'homme. Petit bout d'homme. L'è oun peti bòratson é cóminsé djya byin a ganye, c'est un petit bout d'homme et il commence déjà bien à gagner. Voy. bòrą.
bòrcha, s. f. Homme qui ne tient pas sa parole, qui n'a pas de caractère. Homme qui ne tient pas sa parole, qui n'a pas de caractère. T'éi ona bòrcha, tu es un rien du tout. Emploi très fréquent qui a enlevé à cette expr. son caractère trop injurieux.
bòrcha, s. f.  Bourse Bourse.Prov. L'a fé dé cha téita, \ pąé dé cha bòrcha, il l'a fait à sa tête, il le paye de sa bourse
bòrcha, s. f.  Contenu d'une bourse. Contenu d'une bourse. L'an vindou dé béitchyé, l'an fé na bòrcha, ils ont vendu du bétail, ils ont fait bourse pleine.
bòrcha, s. f. pl.  Scrotum, enveloppe des testicules. Scrotum, enveloppe des testicules. L'an cópą é bòrché ou botchyó, ils ont coupé les testicules au taureau. 
bòrcléi, s. m. pl.  Instrument composé de quatre morceaux de bois se croisant à angle droit que l'on met sur les jattes et qui est destiné à recevoir le filtre dans lequel on verse le lait. Instrument composé de quatre morceaux de bois se croisant à angle droit que l'on met sur les jattes et qui est destiné à recevoir le filtre dans lequel on verse le lait.
bòrdą, v. a.  Border. Border. Bòrdą ó fordą, faire une bordure au tablier; bòrdą dé chąea, border avec de la soie.
bordafla Petit garçon barbouillé, malpropre.N. m.  Syn. bardoflé. Petit garçon barbouillé, malpropre.N. m.  Syn. bardoflé.
bordafla Salir, barbouiller. Salir, barbouiller. v. tr.  Syn. bardofla.
bordé, s. m.  Petit morceau de bois.Syn. vouaŗetson. Petit morceau de bois.Syn. vouaŗetson.
bòrdó, s. m.  Terme de viticulture récent.  Terme de viticulture récent. Vin ou plant de Bordeaux. Cf. °"a.
bòrdó, s. m.  Vin ou plant de Bordeaux. Vin ou plant de Bordeaux.
bòrdon, s. m.  Bourdon. Terme par lequel on désigne la plupart des gros insectes ailés, spécial, le bousier.  Bourdon. Terme par lequel on désigne la plupart des gros insectes ailés, spécial, le bousier. 
bòrdon, s. m.  Gamin, enfant volage. Gamin, enfant volage. I réjyąn wéi l'è peti é pòrtąn fó°" vêre cómin fé voun-ną hou bòrdon, ce régent est de petite taille et pourtant il faut voir comme il fait bouger ces gamins.
bòrdóną, v. n.  Bourdonner. Bourdonner. Dé fortin, can vën i byo tin, n'avouį rin kyè bòrdóną pé hou pra, en printemps, quand le beau temps arrive, on n'entend que bourdonner dans les prairies.
bordonįŗe, s. f.  Grosse mouche qu'attire la viande, le fromage. Grosse mouche qu'attire la viande, le fromage. L'a ona bordoniŗe derën p'ó pįló, il y a une mouche à viande dans la chambre.-
bòrdoŗa, s. f.  Bordure. Bordure.
bòrdzą, s. m.  Groupe de petits sapins formant comme un buisson. Groupe de petits sapins formant comme un buisson. L'a pó°" d'êrba ąvoue l'è tan tapi dé bòrdzą, il y a peu d'herbe là où il y a des fourrés de sapinsPar ext. Tas, groupe. Can chon apréi peca, é fąé che tęnyon pa toté ënsinbló, ma chon pé bòrdzą, quand ils sont en train de paître, les moutons ne se tiennent pas tous ensemble, mais par groupes. Se dit aussi des gens. Ou tin dou chèrmon, l'a tòrdzo oun grou bòrdzą déeąn a gran porta, pendant le sermon, il y a toujours un peloton d'hommes devant la porte principale de l'église; oun grou bòrdzą dé fémąwé, un gros groupe de femmes.
bordzachon    Petit gamin.  Petit gamin. 
bòrdzachon, s. m. Dim. de bòrdzą avec sens péjoratif.  Petit buisson de sapin, etc.  Petit buisson de sapin, etc. Oun bòrdzachon dé dzenivró, un mauvais petit buisson de genièvre.
bòrdzon, s. m.  Petit buisson. Petit buisson. L'a pa méi dé bóchon outōr dé ché pra, l'a rin ky'oun peti bòrdzon ba a pya, il n'y a plus de buissons autour de ce pré, il n'y a qu'un petit buisson au fond.
bòrdzóné, s. m. Dim. De bòrdzon.  Très petit buisson. Très petit buisson.
bòré, s. m.  Canon de pantalon. Canon de pantalon. È bòré di pantaon oui venyon pa méi ba kyè tąnky'a bó°"le da tsąnba, les «canons» du pantalon ne lui arrivent pas plus bas qu'aux mollets.
borecan-na     Femme sotte.  Femme sotte. 
borecąn-na, s. f.  Gros tronc d'arbre creux. Gros tronc d'arbre creux.
borecąn-na, s. f.  Grosse tine. Grosse tine.
boręcó, s. m.  Ane.  Ane. 
boręcó, s. m.  Homme ignorant et stupide. Le genre masc. est commun à plusieurs dialectes. Homme ignorant et stupide. Le genre masc. est commun à plusieurs dialectes.
borekyète, s. m. Dim. de boręcó.  Petite bourrique. Petite bourrique.
borelon, s. m.  Nombril du porc. Nombril du porc. Chin, ó borelon oun mè a pāa, l'è bon pó ëngrachyę a réicha, le «bourillon», on le met de côté, il est bon pour graisser la scie.  Le mot vient de (um)biliculonem, devenu biriculonem par dissimulation. Gauchat Bull. I (1902), 69 sq.
borën, s. m.  Grosse baratte en forme de tonneau plat qu'on tourne comme une roue. Grosse baratte en forme de tonneau plat qu'on tourne comme une roue. Iną ā mountąnye, ché méton dó°" pó veryę ó borën, à l'alpage, on se met à deux pour tourner la baratte.
boręn, s. m.  Harnais. Harnais. L'afr, a les formes borrel et bourrel au sens de collier et plus souvent de harnais.
bórépóou, s. m.  Bon repos, reposez-vous bien!  Bon repos, reposez-vous bien! A partir du goûter on salue souvent les gens par cette formule bona néi, bórépó°", bonne nuit, bon repos.
boreŗyą, s. f.  Contenu d'une baratte. Contenu d'une baratte. ona boreŗyą dé crąnma, une baratte remplie de crème.
borgó, s. m. Rouet. Borgó désigne aussi un jouet que fabriquent les enfants. On choisit à cet effet une grosse noix, de préférence une bochéŗąnda; on y perce trois trous: un tout petit dans la partie renflée et deux plus grands aux extrémités. La noix est vidée de son contenu, et on fait passer dans ces deux trous une petite tige en bois, au milieu de laquelle est attachée fortement un fil fin de 25 à 30 centimètres de long; on fait sortir le bout de ce fil par le petit trou de la partie renflée de la noix. Cela fait, on plante le bout de la tige inférieure dans une pomme de moyenne grandeur. Prenant alors de la main gauche la noix, on entortille le fil autour de la tige en faisant tourner plusieurs fois la pomme sur elle-même avec la main droite. Lorsque la moitié du fil est enroulée autour de la tige, la machine est montée et elle peut fonctionner. On n'a plus qu'à tirer le fil, ce qui imprime à la pomme un mouvement rotatoire.
borgó, s. m.  Rouet. Rouet. Vwi  i  wéji dé féwą, mè fó°" aa keŗį ó borgó, aujourd'hui j'ai le temps de filer, il me faut aller chercher le rouet. Les différentes parties du rouet sont: é dąvwé cóóné, les deux colonnes ou supports verticaux qui portent la grande roue; i pya, le pied, c.-à-d. les quatres lattes qui forment un carré; comme dans les vieilles chaises, il supporte les deux colonnes; au prolongement d'une de ces lattes est fixée la pyąnye, pédale; celle-ci se fixe à la roue centrale (rouwa) par la chenyouwa, manivelle. Dans la partie supérieure, tout au sommet, émerge le trólé, qui forme l'extrémité de la vis centrale (i vise); i bobęle, la bobine, où le fil s'enroule, est traversée par le fêe, fer; é į-aouété, les ailettes, munies de crochets de fer, ont leur point de jonction à la noyé, noix; enfin le verté est la petite rondelle à rainure dans laquelle passent les còrdèté, les petits cordes, reliées à la grande roue; les bréi, bras, sont les deux morceaux de bois supportant le fer qui traverse la bobine.
borgónye, s. m.  Terme de viticulture récent. Plant et vin de Bourgogne, qu'on a introduit en Valais Terme de viticulture récent. Plant et vin de Bourgogne, qu'on a introduit en Valais. Cf. dóojįa.
bori, s. m.  Grosse baratte ronde. Grosse baratte ronde. Bątre ó bori, baratter. Syn. groucha bwiré, borën. 11 A Grimisuat on dit égal, mena ó borį..
borįre, s. f.  Baratte ordinaire plus large au fond qu'au sommet. Baratte ordinaire plus large au fond qu'au sommet. Devinette. Tiré pé a cąvoua, roun-né pé a bóoulé? - i borįŗe, tire-le par la queue, il grogne par le ventre. -la baratte. || C'est le mot fr. beurrière, qui s'emploie aussi quelquefois comme syn. de baratte en France et généralement en SR.
borjouarzié, s. f.  Bourgeoisie. Bourgeoisie. L'è rlwi  kyè l'è prejidąn da borjouarzįé de Chyoun, c'est lui qui est président de la bourgeoisie de Sion.
borjoué, s. m.  Bourgeois. Bourgeois.
borla, v. a.  Brûler. Brûler. Borlą dé papēe, dé bó°", brûler du papier, du bois Brûler, en parlant du soleil. Chon tó borlą é pra, les prés sont tout brûlés; l'a tan fé tsa, l'a tó borlą é pra avoue oun pou pa erdjyę, il a tellement fait chaud, [le soleil] a complètement brûlé les prés là où l'on ne peut arroser. L'a borlą mijon méimó é l'è parti, il a incendié sa maison lui-même et il est parti. Dans ce dernier sens, s'emploie impersonnellement. I borle outr'a Tsandoouën, il y a un incendie à Chandolin; ché an kyè l'a borlą chęla, l'année où il a «brûlé» ici, «où il y a eu l'incendie ici».
borlacóou, s. m.  Aigreurs d'estomac. Aigreurs d'estomac. Dri kyè bió dé ché vën, atrąpó ó borlacó°", aussitôt que je bois de ce vin, j'attrape  des aigreurs d'estomac.
borlāé, s. f.  Brûlage.  Brûlage. Déeąn kyè parti di ó corti, nën fé 'na groucha borląé dé crwé j-ęrbé, avant de partir du jardin, nous avons fait un grand brûlage de mauvaises herbes.
borlatchyę, v. n.  Brûler un peu. Brûler un peu. Fé pa tan ma, poui pa déŗé kyè borlęche i cóou, borlątsé dinché, ça ne fait pas tellement mal, je ne puis pas dire que le cou me brûle, je sens une légère inflammation.
borlekyįn, -kyinta, adj.  Bouillant. Bouillant. Fó°" atįndre 'na vwārba, i chopa l'è borlekyinta, il faut attendre un moment, la soupe est bouillante.
borlįn, -lįnta, adj.  Brûlant. Brûlant.
bòrló, s. m.  Trolle d'Europe (Trollius europaeus L.). Trolle d'Europe (Trollius europaeus L.). Pó trówą dé bòrló fó°" aa iną pé é mêįn, pour trouver des trolles, il faut aller dans les mayens; iną pé é mountąnyé de Counti l'è tó plin dé bòrló blan, dans les alpages de Conthey, c'est rempli de trolles à fleurs blanches.
borlon, s. m.  Brûlé, roussi. Brûlé, roussi. Ha chopa l'a ó go dou borlon, cette soupe a le goût du brûlé; l'a ó fla dou borlon per ënkye, on sent le brûlé ici.
borloŗa, s. f.  Brûlure. Brûlure. Chin kyè l'è de borlore vouąŗe pa vitó, les brûlures ne guérissent pas vite.
borlwire, s. f.  Inflammation. Inflammation. L'a dri cóminsyą a borlą pé ó vįntró, ona borlwiŗe, prou é prou, cela a commencé à le brûler dans la région du ventre, une violente inflammation.
bòrnata Fumer beaucoup.  Fumer beaucoup. 
bòrnatą, v. n.  Sortir rapidement par les trous de la cheminée; se dit de la fumée, du feu. Sortir rapidement par les trous de la cheminée; se dit de la fumée, du feu. Oun vi rin kyè bòrnatą fouŗa dé foméi, on ne voit que sortir de la fumée par la cheminée; béi kyè fan é vejën pé a cojena, bòrnąté fouŗa dé fwa é dé chotse, je me demande ce que font les voisins dans leur cuisine, la cheminée lance du feu et de la suie.
bòrnatèŗéi, s. m.  Fumeur à outrance. Fumeur à outrance.
bôrne Limite de propriété. Var. borna.  Limite de propriété. Var. borna. 
borne, s. f.  Cheminée de cuisine. Cheminée de cuisine. Nó fó°" pindówą ha tsêe ina a borne, il nous faut suspendre cette viande à la cheminée. Dans les anciennes cuisines, la borne - ouvrage en maçonnerie au-dessus du foyer -est très évasée à sa base et occupe souvent la largeur de la cuisine; on a ainsi beaucoup de place pour y suspendre la viande que l'on veut fumer.
bornéi, s. m.  Pièce de bois perforée et servant de tuyau pour amener l'eau de la source à la fontaine. Pièce de bois perforée et servant de tuyau pour amener l'eau de la source à la fontaine. Fó°" dé grou téŗąŗó pó pèrchyę é borné, il faut d'énormes perçoirs pour perforer les «bournels».Fontaine. Cha to pa ąvwe l'è i gran bornéi ou mitin dou gran pon, ba a Chyoun, ne sais-tu pas où est la grande fontaine au milieu du Grand-Pont, à Sion?  Godefroy cite mfr. bournel «conduit d'eau» dans un doc. de Clairvaux (Jura) de 1580. Pierre-humbert cite un doc. neuchât. de 1351; ceux du XVe s. sont fréquents.
bòrnété, s. f. pl.  Issues latérales par lesquelles la fumée s'échappe d'une cheminée. Issues latérales par lesquelles la fumée s'échappe d'une cheminée. Can to netieŗéi a borne, té fó°" pa oublą dé racla é bòrnété, quand tu nettoieras la cheminée, n'oublie pas de «racler» les ouvertures.
bôrnyó, bórnya, adj.  Borgne Petit bouton de vigne qui croît à côté du bouton principal qu'on appelle «œil». Borgne.S. m. Petit bouton de vigne qui croît à côté du bouton principal qu'on appelle «œil». I achyą dó°" j-we é oun bôrnyó [en taillant], j'ai laissé deux boutons et un «borgne»; fó°" pa tan tale chou ó bôrnyó, ma méi chou é bon j-we, il ne faut pas souvent tailler au-dessus des «borgnes» mais au-dessus des «yeux».Adjectif :  Dé tsó°" bôrnyó, des choux «borgnes». C'est une espèce particulière de chou qui ne pomme pas.
boró, s. m.  Bureau. Bureau. Trąlé ba ou boró di potégyé, il travaille au bureau des hypothèques.
bōró, s. m.  Beurre, Beurre, ona motchyoŗįta dé bōró, petite quantité de beurre enveloppé dans un mouchoir; dé bōró fré é dé bōró cwé, du beurre frais et du beurre fondu; dé pan chou ó bōró, une beurrée.
bosana Tacheté Tacheté.adj.  Syn. tatsóoua, var, tartsóa. V. mótèoua.
bosan-na Appellation d'une vache tachetée. Appellation d'une vache tachetée. n. f.  V. motioua
bóse, s. f.  Gros sac de cuir dont se servent en particulier les habitants de la vallée d'Hérens pour le transport de la vendange à dos de mulet. Gros sac de cuir dont se servent en particulier les habitants de la vallée d'Hérens pour le transport de la vendange à dos de mulet.
bòse, s. m.  Garçon. Garçon. L'a sën j-infan: dó°" bòsé é tré bwąté, il a cinq enfants, dont deux garçons et trois filles; é bosé crijon rin é é bwąté chon trwa orgoloujé, les garçons [d'aujourd'hui] n'obéissent point et les filles sont trop vaniteuses.
bóséta, s. f. Dim. de bóse.  Sac de cuir de moindre dimension pour le transport de la vendange, en usage sur la rive gauche du Rhône. Sac de cuir de moindre dimension pour le transport de la vendange, en usage sur la rive gauche du Rhône.
bosète, s. m. Dim. de bòse.  Petit garçon. Petit garçon.
bosou, bóswą, s. m. et f. et adj.  Bossu.  Bossu. Yó adéi ó-t'éi jaméi you kyè bosou, moi, pour mon compte, je ne l'ai jamais vu que bossu; l'è tòta bóswą, elle est toute bossue.
bósówé, bósówéta, s. m. et f. et adj. Dim. de bosou.  Petit bossu. Petit bossu.
bóta, s. f.  Soulier Soulier.Prov. Tsękyé pya trouwé cha bóta, tsekyé méitron l'a choun cowêe, chaque pied trouve son soulier, chaque seillon a son couvercle. Sens: chacun trouve à se marier selon sa convenance.  Onglon (d'un bœuf ou d'une vache). Afr. botte «.chaussure fourrée et grossière, spécialement des femmes».
bótachon, s. m.  Enfant rabougri, dont la croissance est arrêtée. Enfant rabougri, dont la croissance est arrêtée. L'è bën métchyįn ché crwéi bótachon, il est bien méchant, ce mauvais petit rabougri.  Plante mal venue. L'an prou planta dé chapené, ma chon rin enou byo, chon resta dé crwéi bótachon, on a planté de nombreux petits sapins, mais ils n'ont pas bien poussé, ils sont restés de maigre apparence.
bótachyę, v. n.  Traîner, n'« aller ni en avant ni en arrière», en parlant d'un malade. Traîner, n'« aller ni en avant ni en arrière», en parlant d'un malade. L'aŗé dabò dó°" j-an kyè bótąché dinché, va ni ën déeąn ni ën deri, il y a aura bientôt deux ans qu'il traîne ainsi, son état demeure stationnaire; l'a bótachyą, bótachyą é pwe l'è parti tó dechobę, il a traîné et puis il est mort tout à coup. Se dit aussi des arbres, des gens qui demeurent rabougris, qui végètent. Dé crwéi  j-ąbró kyè bótachon, de mauvais arbres qui végètent; l'a tan bótachyą, óŗa l'a crechou oun pó°",  il a tellement traîné, maintenant il a grandi un peu.
botchyatą, v. a.  Saillir, en parlant du taureau. Fig. Bouder (Grimisuat). Saillir, en parlant du taureau. Fig. Bouder (Grimisuat).
bótchyète Enfant tout petit . n. m. Dimin. de bótchyó. Lex. bótachon. Enfant tout petit . n. m. Dimin. de bótchyó. Lex. bótachon.
botchyète, s. m. Dim. de botchyó.  Petit taureau, petit bœuf. Petit taureau, petit bœuf.
bótchyo Petit enfant. Petit enfant.
botchyó, s. m.  Bouvet, rabot pour faire les rainures. Bouvet, rabot pour faire les rainures.
botchyó, s. m.  Porte-mortier Mot emprunté aux maçons italiens. Porte-mortier Mot emprunté aux maçons italiens.
botchyó, s. m.  Taureau, bœuf. Taureau, bœuf. Mena a ątse ou botchyó, conduire la vache au taureau (pour la saillie); i ątse l'a pri ó botchyó, la vache a pris le taureau (a été fécondée). Fig. Enfant têtu, qui n'obéit pas. i jaméi you oun moundó méi botchyó kyè to, de ma vie je n'ai vu une créature plus têtue que toi. 
bote, s. m.  Garçon. Garçon. Bote et bòse s'emploient indifféremment au sg.; au pl. on n'emploie que bòse.
boteca, s. f.  Boutique, atelier de paysan. Boutique, atelier de paysan. Trālę a boteca, travailler à l'atelier. Cló°" a boteca, ferme la boutique, dit-on à qqn qui a oublié de boutonner son pantalon.
botefló, botefla, adj.  Boursouflé. Boursouflé. L'è enou botefló é pąņe i chan l'è parti e-n-éivwe, il est devenu boursouflé et puis son sang s'est changé en eau.
botejąwa, s. f.  Galle de l'ormeau. Galle de l'ormeau. ënkye é moundó djyon kyè chon è botejąwé kyè prodwįjon é mochelon dé chin kyè chon plįn-né dé petite bétchyété, ici les gens disent que ce sont les galles des ormes qui produisent les moustiques, parce qu'elles sont remplies de petits insectes. Le mot s'emploie souvent comme terme de comparaison. Oun crwéi peti pa méi grou ky'ona botejāwa, un tout petit garçon pas plus grand qu'une galle d'orme.
botèle Bouteille. n. f.  Syn. fyo°uoua. Lex. bot è le Bouteille. n. f.  Syn. fyo°uoua. Lex. bot è le
bòtèlè Endroit où l'on range les bouteilles de vin.  Endroit où l'on range les bouteilles de vin. 
bòtèlè, s. m.  Bouteiller. Le mot ne s'emploie que pour désigner le domestique de l'évêché de Sion. Bouteiller. Le mot ne s'emploie que pour désigner le domestique de l'évêché de Sion.
botën.  Jeu . Au jeu de la garde, Jeu . Au jeu de la garde, tous les participants forment un cercle; l'un d'eux se place au milieu et se désigne d'abord lui-même avec l'index et ensuite les autres, et en touchant l'un après l'autre il dit: onówa, diówa, triówa, catrówa, sowën, botën, carmątchyó, pióta, vwārda, fouŗa. Celui qui est désigné par le mot vouārda est nommé «garde«; il devra poursuivre et garder les prisonniers; fouŗa désigne ceux qui seront poursuivis; on recommence à compter ceux qui n'ont pas été désignés par les mots vwărda et foura jusqu'à ce que le nombre des gardes soit complet. Les mots sowën, botën, carmątchyo et pióta ne se rencontrent que dans cette énumération et n'ont pas de sens connu. Var. au lieu de pióta, on trouve également le mot pecówéta.
botëncan Enfant. Enfant.
botëncąn, s. m.  Bonnet à coussins pour les enfants sujets à tomber, bourrelet. Bonnet à coussins pour les enfants sujets à tomber, bourrelet.
botéŗéi s. m.  Botte. Botte. É botën-né chon ijyéi pó aa apréi w'éivwe, les bottes sont commodes pour aller arroser.
botéŗéi s. m.  Crapaud sonneur. Crapaud sonneur.
boterouwe, s. m.  Bouteroue. Bouteroue.
bótése, s. m. Dim. de bote.  Petit garçon. Petit garçon. Oun peti bótése, un petit garçonnet. Il Syn. bótète.
bótésèkyé, s. m.  Petit gamin. Petit gamin.
bótéta, s. f. Dim. de bóta.  Petit soulier. Petit soulier. Kyęnté dzinté bótété l'a i popątse! quels jolis petits souliers a la poupée!  Onglon. È botchyó, è eątsé, è tchyévre, è fąé é è catson l'an dąvwe bótété, les bœufs, les vaches, les chèvres, les moutons et les porcs ont deux onglons à chaque pied.
bótète, s. m. Dim. de bote.  Petit garçon. Petit garçon. Il Syn. bótése.
bótintchyą, -ąe, adj.  Blessé, qui porte des traces de coups. Blessé, qui porte des traces de coups. De fortin can dédząwé, vën prou ba dé galó°", oun vi hou chapën tó bótintchyą di pēré, au printemps quand vient le dégel, beaucoup  de cailloux descendent [de la montagne], on voit ces sapins tout meurtris par des pierres; l'an écó sti, ó windémąn l'aïe ouncó a fąse tòta bótintchyąe, on l'a battu, le lendemain il avait encore la figure toute meurtrie.
bótintchye Blesser. Blesser. v. intr.  Syn. blétchye. Lex. botintchya.
bota, v. a.  Vomir. Vomir. I bote tó chin kyè mëndzé, il rend tout ce qu'il mange; che pop-QĮįon pa bire tąnkyê boton, chon pa contįn, s'ils ne peuvent pas boire jusqu'à en vomir, ils ne sont pas contents.
botole, s. f.  Barrique.f. aussi Gloss. II, 564. Barrique. Terme de cordonnier pour indiquer une espèce de soulier de travail grossière. La chose ayant disparu, le mot n'est connu que des personnes fort âgées. Dans le vieux temps le cordonnier posait cette question aux clients: Fó°" t-e féré è bóté a botole ou a w'escapën? dois-je vous faire des souliers «à barriques» ou «à escarpin»? La première espèce désignait un soulier grossier et fort pour le travail; la seconde désignait quelque chose de plus fin; quand on avait sorti la forme, oun coujié fouŗa è derën, on cousait dehors et dedans, c.-à-d. que la semelle et l'empeigne étaient reliées par une double couture extérieure et intérieure. Voici la description de ce soulier à Evolène: «Les souliers dits «à barriques» se fermaient en arrière au moyen de deux ailettes reliées par des lacets, et ils ne portaient sur le devant aucune couture. La semelle et l'empeigne étaient reliées par une seule couture extérieure. Le talon, large, très bas, s'apercevait à peine.» P. Folionier, Le costume d'Evolène, dans Cahiers val. de Folklore, N° 9, p. 18. Cf. aussi Gloss. II, 564.
bótólon, s. m.  Moutard, gosse, courtaud, nabot. Moutard, gosse, courtaud, nabot.
Bóton d'ôo Bouton d'or, fleur cultivée. Bouton d'or, fleur cultivée.
boton, s. m.  Vomissement. Vomissement.
bóton, s. m.  Bouton. Bouton. Oun vi pa mè óŗa de hou byo bóton dé óton, on ne voit plus maintenant de ces beaux boutons de laiton. 
bóton, s. m.  La partie supérieure de la tige du chanvre où se trouve la semence. La partie supérieure de la tige du chanvre où se trouve la semence. Sti an é bóton dou tsénévó l'an pęskyé pa dé chemin, cette année les «boutons» du chanvre n'ont presque pas de semence.-
bótóną, v. a.  Boutonner. Boutonner. Bótouné pa a tsemijé, il ne boutonne pas sa chemise.
bótóné, s. m. Dim. de bóton.  Petit bouton. Petit bouton.
botonįŗe, s. f.  Boutonnière. Boutonnière.
bótsą, s. m.  Homme qui est bien dans ses affaires. Homme qui est bien dans ses affaires. Sti l'è oun bótsą, l'è oun kyè l'a dé pi deri, celui-ci est bien dans ses affaires, il a des poils au derrière [il a du foin dans les bottes].
bótsāa, bótsąrda, adj.  Barbouillé, mâchuré surtout autour de la bouche. Barbouillé, mâchuré surtout autour de la bouche. T'éi bótsārda e-n-ódre, tu es très sale autour de la bouche. S'emploie Substantiv. Radą é ché bótsāa! regardez donc ce barbouillé! Par anal, le mot désigne une vache ou un bœuf tacheté irrégulièrement sur le mufle. Bótsārda, nom de vache.
bótsache Gelée de pommes. Gelée de pommes.
bótsąche, s. f.  Pomme sauvage dont on fait du cidre. Pomme sauvage dont on fait du cidre. Nó vajįn arémachą é bótsąché pó féŗ'ó potchye, nous allons ramasser les pommes sauvages pour faire le cidre.
bótsachyę, s. m.  Pommier sauvage produisant les bótsąche (Malus communis Lam.,-silvestris Miller). Fully, botsachai. Pommier sauvage produisant les bótsąche (Malus communis Lam.,-silvestris Miller). Fully, botsachai.
bótsardą, v. a.  Barbouiller le visage, partie, autour de la bouche. Barbouiller le visage, partie, autour de la bouche. T'éi tó bótsardą, tu es tout mâchuré.  V. r. Se salir autour de la bouche, le visage. To cha pa mëndjyę chën té bótsardą, tu ne sais pas manger sans te barbouiller le visage. | Į Provençal boucharda (Mistral).
botse Mojeca a botse, littéralement musique à bouche, harmonica. Syn. plus anc. menetri qui désigne aussi le joueur. Mojeca a botse, littéralement musique à bouche, harmonica. Syn. plus anc. menetri qui désigne aussi le joueur.
botsé Poutre horizontale,n. m.  coincée dans le rocher et utilisée pour soutenir le canal d'amenée d'eau au Torrent-Neuf ou Vieux-bisse, spécialt au lieu-dit é Brinwiré, les Branlires. Lex. botse, botsele. Poutre horizontale,n. m.  coincée dans le rocher et utilisée pour soutenir le canal d'amenée d'eau au Torrent-Neuf ou Vieux-bisse, spécialt au lieu-dit é Brinwiré, les Branlires. Lex. botse, botsele.
botse  Bûchette enfoncée dans un pré lorsqu'on jouait au couteau ; celui qui perdait devait la sortir de terre avec les dents. Bûchette enfoncée dans un pré lorsqu'on jouait au couteau ; celui qui perdait devait la sortir de terre avec les dents.
botse   , s. f.  Brin de paille, d'herbe Brin de paille, d'herbe Pour faire sortir un grain de poussière de l'œil, on a la formulette: botse, botse, foura de rl'we \ Notre-Dąma derën ën rl'we, brin, brin, sors de l'œil | Notre-Dame, entre dans l'œil.
botse   , s. f.  Brin de paille, d'herbe, fétu, Brin de paille, d'herbe, fétu, ona botse dé pale, un brin de paille.  Bûchette. Terye i botse, tirer à la bûchette; l'a teryą a corta botse, il a tiré la courte bûche, il est mort. Métré a botse, planter une branche à côté d'une borne pour la rendre visible quand on fauche.
botse , s. f.  Bouche. Bouche. Ne se rencontre que dans le prov. (L. 135): botse kyè ou | vintró kyè pou, bouche: ce qu'elle veut | ventre: ce qu'il peut (on mange gloutonnement et ensuite on ne peut le digérer).
botsele, s. f.  Bûchette de bois enlevée par la hache. Bûchette de bois enlevée par la hache. Va kyeŗį cąkyè botsęlé dé bó°" pó fér'a sën-na, va chercher quelques bûchettes de bois pour cuire le souper.  Prov. I botsęle chouté pa rlwin dou tron, la bûchette (l'éclat) ne saute pas loin du tronc («tel père, tel fils»). buschille «petit morceau de bois» est afr.
botselon, s. m. Dim. de botsęle.  Petite bûchette, petit morceau de bois. buchillon est SR vieilli. Petite bûchette, petit morceau de bois. buchillon est SR vieilli.
botselóné, s. m. Dim. de botselon.  Très petite bûche, tout petit morceau de bois. Très petite bûche, tout petit morceau de bois.
bótson (a). Voy. abótson. Penché la face contre terre Penché la face contre terre
bou   , s. m.  Etable, écurie. Etable, écurie. I bou di ątsé, l'étable à vaches; i bou dou mówé, l'écurie du mulet; i bou di fąé, l'étable à moutons. L'aire du mot est surtout le Valais et la Savoie. Cf. Gloss. II, 438, et carte 442.
bou (a) , loc. adv.  Au bout. Au bout. A bou dou tin paéŗąn prou tó chin kyè dion, avec le temps, ils payeront bien tout ce qu'ils doivent.
bou (a) . Voy. abou. En chaleur En chaleur
bou , s. m.  Corps [de la chemise]. Corps [de la chemise]. I bou da tsemijé l'è fé, ma té fó°" ouncó métré è mąndzé, ó plastron é a tseęse, le corps de la chemise est fait, mais il te reste à mettre les manches, le plastron et le col.
bouąche, s. f.  Eruption au visage, bouton. Eruption au visage, bouton. Fó°" pa grata é bwąché, apréi i venyon dé grou mawan, il ne faut pas gratter les boutons, sinon ils deviennent de gros clous. Comme on le voit, mawan désigne une bwąche plus développée.
bouatęche, s. t. Dim. de bouąta.  Petite fille. Petite fille.
bouda, v. n.  Retentir, faire un bruit sombre.  Retentir, faire un bruit sombre.  Prov.  (L. 40)  Can boude tan i tenęró déeąn kyé venyęche i plodze, vën pa, quand le tonnerre gronde tant avant que ne vienne la pluie, elle ne vient pas. Dans ce sens, on emploie couramment re-boudą ou roun-ną. Voy. ces mots.
boudale Entrailles en parlant des animaux.Var. bodalé. Nendaz: borbàle Entrailles en parlant des animaux.Var. bodalé. Nendaz: borbàle
boudąle, s. f.  Intestins. Intestins. || Syn. bó°"lerą, bwéi
boudjyąe, s. f.  Marche, course. Marche, course. Di chela tanky'ou Tsateoyé l'a 'na bona boudjyąe, d'ici au Châtelet il y a une bonne course.
boudjyę, v. n.  Bouger. Bouger. I boudzé pa méí, il ne bouge plus (se dit d'un malade qui ne quitte plus le lit ou la chaise); oun vi pa boudjyę ona fole, on ne voit pas bouger une feuille (se dit quand il fait un temps étouffant, sans le moindre courant d'air); avwéi sta tsaōo è rejën van boudjyę, avec cette chaleur les raisins vont «bouger» (se développer). || Se démener. Sti an avwéi ha crwēe prįja l'è è moundó kyé van boudjyę, cette année, avec cette récolte de misère, les gens vont se démener.  Marcher. I peti cómįnsé a boudjyę, le petit commence à marcher. Dans ce sens on dit aussi boudjyę méimó, marcher seul. Il V. a. Remuer. T'a boudjyą a tabla, tu as remué (ou touché) la table. Il En afr. et chez Molière encore bouger s'emploie comme v. actif et réfléchi. Voy. Littré bouger.
boudzó, adv.  En foule, plein de. En foule, plein de. Viãon pacha boudzó ba pé Chyoun, on voyait les gens descendre en foule à Sion. Très souvent boudzó est précédé de tó «tout». L'è tó boudzó dé mótsé derën pé ó pįló, c'est tout rempli (on ne voit que bouger) de mouches dans la chambre. Dé dzò dįnche l'è tó boudzó dé chįtó iną i mêin, des jours semblables, il y a de nombreux faucheurs dans les mayens. || Dérivé de boudjyę.
boudzon Coléoptère nuisible à élytres noirs du genre charançon. ( ! et non puceron).  Coléoptère nuisible à élytres noirs du genre charançon. ( ! et non puceron). 
boudzon, s. m.  Puceron. Puceron. Oun vi pa kyé dé boudzon pé è folé di tsó°", on ne voit que des pucerons sur les íeuilles des choux.
bouęea, s. f.  Lessive. Lessive. Démąn ché fé byo tin n'aŗįn a bwęea, demain s'il fait beau temps nous aurons la lessive. Les différents actes de la bouęea sont: mólę (tremper), acheta (asseoir, disposer le linge dans le cuvier), meną (lessiver), cówą (couler), bweeą fouŗa (rincer), épantchyę (étendre), rétrįndre (retirer).
bougralę, v. a.  S'occuper de petits riens, de menus travaux manuels. Sens toujours péjoratif. S'occuper de petits riens, de menus travaux manuels. Sens toujours péjoratif. Oun cha pa chin kyé pou bougralę tò ò dzò ba pé ha ó°"ta, on ne sait ce qu'il peut tripoter dans ce trou. || Dérivé de bougró.
bougraleŗį, s. f.  Petits riens, tripotage. Petits riens, tripotage. Pou rin méi tralę, fé dé bougraleŗį dįnche, il ne peut plus travailler, il s'occupe à de petits riens.
bougramįn, adv.  Fort, très, beaucoup. Fort, très, beaucoup. To arouwé bouġramįn tāa, tu arrives bien tard.
bougreŗį, s. f.  Mauvais tour, bêtise, mot drole. Mauvais tour, bêtise, mot drole. Chin chon dé canąlé kyé fan rin kyé dé bougreŗį, ce sont de ces types que ne font que des mauvais tours; l'a-t-e de i gróoucha dé bougreŗį? la grand-mère a-t-elle dit des mots drôles?
bougró, bougra, s. m. et f.  Bougre, bougresse. Terme injurieux sauf dans la loc. oun bon bougró, un bon diable. Bougre, bougresse. Terme injurieux sauf dans la loc. oun bon bougró, un bon diable. Bougra dé chaŗonye kyé t'éí : fameux coquin que tu es! bougró dé tącó imbécile que tu es! Ha bougra dé tchyévra ! cette satanée chèvre !
bouįa, s. f.  Bouse de vache. Bouse de vache. Dan j-oun tin oun rémachaé è boujé chèkyé avwéi ona ondze pęrtse, autrefois on ramassait les bouses sèches qu'on enfilait avec une longue perche. Il Terme injurieux. T'éí rin kyé 'na groucha bouja, tu n'es qu'un homme de rien.-
bouijye Boiser.v. tr.  V. rebouijye, boiser à nouveau (et non boiser). Lex. bouijeri. Boiser.v. tr.  V. rebouijye, boiser à nouveau (et non boiser). Lex. bouijeri.
bouite, s. f.  Boîte. Boîte. Ona bouite dé mótsété, une boîte d'allumettes; ona bwite de sardine, une boîte de sardines; ona bwite dé mótra, une boîte de montre; i bwite dou róôdzó, la boîte de l'horloge, boîte haute et étroite qui enferme l'horloge, ne laissant voir que le cadran et le pendule. L'orifice de l'étang par où s'écoule l'eau (une ou deux ouvertures) que l'on bouche avec des poutres, w'étan di Roché l'è ouncó byin préeon outra bwite, l'étang des Rochers est encore bien profond à l'endroit de l'orifice. Dans les tonneaux la bwite est l'ouverture du tonneau et la planche qui la ferme. Dans la roue bwite désigne la partie qui reçoit l'essieu.
bouitéta, s. f. Dim. de bouite.  Petite boîte. Petite boîte.
bouitou, -touja, s. et adj.  Boiteux. Boiteux.Prov. O`n-atrąpé méí vitó oun mintōo ky'oun bwitou, on attrape plus vite un menteur qu'un boiteux.Syn. clópó.
boują, v. n.  Bouser, évacuer de la bouse. Bouser, évacuer de la bouse. I ątsé wéi boujé pa derën a tseną, cette vache n'évacue pas dans le canal, on prononce aussi bóją.
bouló, s. m.  Grosse bille pour jouer. Grosse bille pour jouer.
boun  bon Voy. s. v. bon. bon Voy. s. v. bon.
boundzó, s. m.  Bonjour. Bonjour. L'a pacha déc°"té mé é l'a pa de boundzó, il a passé à coté de moi et ne m'a pas dit bonjour; vó baléré ó boundzó a waou, vous donnerez le bon jour à l'oncle.
bousó, bousa, adj.  Asthmatique. Asthmatique.
boutchya, s. f.  Ecurie remplie, contenu d'une étable. Ecurie remplie, contenu d'une étable. ona boutchya dé béwé armąlé, une étable remplie de beau bétail. 11 Par ext. Famille nombreuse réunie: kyënta boutchya dé moundó! quel tas de gens!
boutse, s. f.  Hutte , abri, I   boutse désigne particulièrement, la hutte qui sert d'abri à Ninda de Savièse au partechyou, employé chargé du partage de l'eau du Torrent-Neuf .Ce mot ainsi que boutson sont des dérivés de bou «écurie, étable».
boutse, s. f.  Hutte, petite construction servant d'abri, spécialement hutte servant d'abri aux cochons dans les hauts alpages. Hutte, petite construction servant d'abri, spécialement hutte servant d'abri aux cochons dans les hauts alpages. Can fé dé hou brote tin, è catson van che rédondą derën pé è boutse, quand il fait de ces vilains temps, les cochons vont se réfugier dans leurs huttes;wéi l'aie déeąn ona boutse pó dromį i j-atséŗó°", il y avait là autrefois une hutte qui servait aux bergers de refuge pour la nuit.
boutson, s. m.  Ecurie pour les cochons, moutons, etc. Ecurie pour les cochons, moutons, etc. Le boutson est un petit bâtiment de forme carrée à toit à deux pentes, et qui comprend deux pièces: le cramò, situé à l'arrière, où l'animal se tient pour manger et se reposer, et l'avant ouvert à l'air où il prend ses ébats.
boutsóna, s. f.  Ecurie remplie, contenu d'un boutson. Ecurie remplie, contenu d'un boutson. Che pou vįndré óŗa tó ha boutsóną, l'aré d'ardzįn a ponyatą ! s'il peut vendre maintenant toute cette bande de cochons, il en aura de l'argent à brasser !
boutsóné, s. m. Dim. de boutson.  Petite étable à cochons, moutons, etc. Petite étable à cochons, moutons, etc.
bouwą , v. n.  Beugler, mugir, en parlant du taureau et du bœuf. Pour la vache on emploie brama Beugler, mugir, en parlant du taureau et du bœuf. Pour la vache on emploie brama Ché l'è oun brote botchyó, bouwé tó ó tin, c'est un vilain bœuf, il mugit continuellement. Par ext. Gronder, réclamer à cor et à cris, ąche ó pye bouwą, aréitéŗé apréi, laisse-le crier, il cessera après [un moment].
bouwa, s. f.  Beuglement, cri du taureau et du bœuf. Pour la vache on dit bramąe. Beuglement, cri du taureau et du bœuf. Pour la vache on dit bramąe. I botchyó fajįé dé brote bouwë, le taureau poussait de forts beuglements. || Par ext. Gronderie, réclamation. I métra l'a fé 'na bouwa kyé ché conté, le «métrai» a fait une gronderie qui compte.
bówa, s. f.  Boule. Boule. I bówa di gyele, la boule du jeu de quilles; dzowe ā bówa, jouer à la paume.
bówatęn, s. m.  Bulletin officiel. Bulletin officiel. L'a pacha ou bówatën, l'è derën ou bówatën, il a passé dans le bulletin, il est dans le b., son nom s'est trouvé dans les commandements de payer ou parmi les noms de ceux qui ont donné acte de défaut de biens. 
bówatęn, s. m.  Droit d'eau pour l'arrosage des vignes avec le bisse de Lentine; le vigneron reçoit un bulletin lui indiquant la quantité, le jour et l'heure de l'arrosage. Droit d'eau pour l'arrosage des vignes avec le bisse de Lentine; le vigneron reçoit un bulletin lui indiquant la quantité, le jour et l'heure de l'arrosage.
bówéta, s. f. Dim. de bówa.  Petite boule, boulette. Petite boule, boulette.
bowi   , s. m. Champignon dur qui croît sur le bois, comme la langue de bœuf. bowi   , s. m. Champignon dur qui croît sur le bois, comme la langue de bœuf. É j-infan fan dé bówé avwéi é bowį, les enfants font des balles à jouer avec les champignons durs; pó arétą ó chan l'a rin ky'a rapą de bowį dé tsānyó é métré chou, chin aréité dri, pour arrêter le sang [d'une blessure], il n'y a qu'à râper des champignons de chêne et à appliquer [cette poudre] sur la blessure, cela arrête [le sang] tout de suite. Du lat. boletus qui a donné l'afr, bolei; romanche, bullius.
bowi  s.m. Prune ronde de la grosseur d'une reine-claude, assez indigeste.  Prune ronde de la grosseur d'une reine-claude, assez indigeste. 
bowi, v. a.  Faire fermenter, distiller. Faire fermenter, distiller. Nó ënpliéŗįn ha boche pó bowį ó moscą, nous emploierons ce tonneau pour faire fermenter le muscat. Fermenter. I potchye coué déeąn kyè bowi va dè mi dé tin, le cidre cuit se conserve plusieurs mois avant de fermenter; bowe i vën, le vin fermente. Du lat. bullire.
bowïa, s. f.  Bouillie, Bouillie, ona bowia dé pówinta, une bouillie de polenta. Boue, limon. Apréi ha plodze venyie ba pé vāé ona bowia! après cette pluie il descendait par le chemin une énorme quantité de boue.
bówindjyè, -djyęŗe, s. m. et f.  Boulanger, boulangère. Boulanger, boulangère.
bowindzeŗi, s. f.  Boulangerie. Boulangerie.
bowįte, s. f.  Fermentation. Fermentation. Tóté é tsó°"jé fan 'na bowįte, i fin achebën, adon ch'acharté myó, toutes les choses font une fermentation, le foin également, alors il se tasse mieux.
boyachéta, s. f. Petit bouton, petite éruption au visage. Dim. de bwąche.   Dim. de bwąche. Petit bouton, petite éruption au visage.
bracalon, s. m.  Brouillon, propre à rien, homme qui manque de parole. Brouillon, propre à rien, homme qui manque de parole. T'a tó prometou é t'a rin tenou t'éi rin ky'oun bracalon, tu as tout promis, tu n'as rien tenu, tu n'es qu'un « bracaillon ». Ce mot a obtenu, en son temps, un regain de vie de l'histoire de Jean Bracaillon, qui a paru dans le «Messager boiteux de Berne et Vevey».
brachéé, v. a.  Porter avec les bras. Porter avec les bras. Tó ché fin kyé to vi a grandze, n'ën brachéa ina nó, tout ce foin que tu vois dans la grange, c'est nous qui l'avons monte par brassées. || A Grimisuat le v. brachéé signifie égal, «faire les brassées avec le râteau pour les mettre en fache || L'afr. a braçoyer «agiter les bras».
bracheouwa, s. f.  Bretelle généralement de cuir, qqf. d'étoffe ou d'osier pour porter la brante, la hotte, etc. Bretelle généralement de cuir, qqf. d'étoffe ou d'osier pour porter la brante, la hotte, etc. Pó porta a brįnta fó°" kyé ęché dé bóné bracheouwé, pour porter la brante, il faut qu'elle soit munie de bonnes bretelles. 11 Dérivé de bréi.
brachįta, s. f. Dim. de brachyą.  Petite brassée; Petite brassée; ona brachįta dé folé, une petite brassée de branches feuillues.
brachyą, s. f.  Brassée, Brassée, ona brachyą dé fin, une brassée de foin: c'est une quantité de foin qu'on peut tenir entre les deux bras étendus; il en faut douze pour une charge (fachę).
brachyere Brassière, chemise pour bébé, n. f.  Brassière, chemise pour bébé, n. f. 
bracouni Braconnier. n. m.  Syn. tsasyqu batâa. Braconnier. n. m.  Syn. tsasyqu batâa.
brāé , s. f. pl.  Partie du harnais Partie du harnais qui descend derrière les cuisses du mulet ou du cheval pour retenir le char dans une descente, avaloire. Il Du lat. braca «braie».
brāé , s. f. pl.  Poutre  Dans les anciens pressoirs, grosses poutres fixées entre les «reins» et supportant l'«écouvre»; ce sont les «colonnes» du pressoir.
brāja, s. f.  Braise. Braise.
brajį, s. m.  Brasier. Brasier.
braląe, s. f.  Cri, gronderie. Cri, gronderie. Fajįé dé braléi ky'o-n-avouejįé tąnkyè ba a Countį, il poussait des cris qu'on entendait jusqu'à Conthey. braillée «grand cri, braillement» est SR et savoyard.
brale, v. n.  Brailler. Brailler. T'a prou bralą sti có°", repouja té óŗa, tu as assez braillé cette fois, repose-toi maintenant; tsąnton pa, bralon, ils ne chantent pas, ils braillent.
braléŗéí, s. m.  Braillard.  Braillard. S'to pou féŗé cló°"ré gordze a ché braléréi, t'aŗéí d'amerętó, si tu peux fermer- la bouche à ce gueulard, tu auras du mérite.
brama, v. n.  Mugir, en parlant de la vache. Mugir, en parlant de la vache. È eatsé ch'ën-nouon ba ou bou, brąmon tó ó dzó, les vaches s'ennuyent à l'écurie, elles mugissent toute la journée.  Par ext. Crier, hurler, en parlant des personnes. I réjyan wéi l'è méí bon pó brama kyé pó ënsényé, ce régent sait mieux crier qu'enseigner. || Du germ, brammon «mugir».
bramachį, s. m.  Brâme-soif . Brâme-soif . Celui qui réclame toujours à boire. L'è adri oun bramachį, trąlé pa 'na tsó°"ja é démandé tòrdzó a biŗe, c'est vraiment un «bramesoif», il ne travaille point et demande toujours à boire.
bramadzōo, s. m.  Gueulard. Gueulard.
bramāe, s. f.  Cri de la vache, mugissement. Hurlement, gronderie. Cri de la vache, mugissement. Il Hurlement, gronderie.
bramafan, s. m.  Celui qui demande toujours à manger. Celui qui demande toujours à manger. Kyën brote bramafąn ché có°"wan! quel vilain «bramefaim» que ce mendiant!
braméŗéi, s. m.  Celui qui crie beaucoup ou toujours. Celui qui crie beaucoup ou toujours. Pou to pa resta kïa, brote braméŗéi kyé t'éi, ne peux-tu pas rester tranquille, vilain gueulard que tu es! L'a pa oun plo braméŗéi kyé ché, il n'a pas son pareil pour crier.
brāmįn, adv.  Bel et bien. Bel et bien. Can nó l'atinjįon pa méí, l'è brāmįn enou, quand nous ne l'attendions plus, il est bel et bien arrivé.
brāmįn, adv.  Passablement, assez, suffisamment. Passablement, assez, suffisamment. L'a ounco fé brāmįn fri sti evêe, il a encore fait assez (bien, passablement) froid cet hiver. Il  Désigne souvent ainsi une surprise agréable; brāmin semble par là être plus proche de son origine («bravement»). Nó iron pa méí dé j-ami di grantin, é bin ché có°" nó j-a brāmįn ënvitą, nous n'étions plus amis depuis longtemps, eh bien! cette fois il nous a bel et bien invités.
bran   , s. m.  Brand ; Brand ; mèche soufrée qu'on brûle dans les tonneaux. Ché vën l'a ó go dou bran, ce vin a le goût du «brand». || D'origine germ.
bran   , s. m.  Quantité d'eau qu'amène un bisse, un torrent. Quantité d'eau qu'amène un bisse, un torrent. Sti an i Torin l'a tòrdzó mena oun grou bran, cette année le Torrent-Neuf a toujours amené une grosse quantité d'eau; arouwé i bran, l'eau arrive.
brancāa, s. m.  Brancard. Brancard. I mówé ch'è ënpwerya é l'a tó brecą é brancāa, le mulet a pris peur et a cassé tout le brancard. Le patois et le fr. loc. se servent du plur.
brancāa, s. m.  Brancard. Brancard.Sorte de brancard qui, à la campagne, remplace le corbillard et est porté par quatre hommes.  Dans l'«argoche» les brancards sont les deux prolonges de bois dont un des bouts traîne par terre et qui supportent la charge.Les deux pièces de bois qui soutiennent un fut sur le char.
brancāa, s. m.  Limonière d'un char. Limonière d'un char.
brąncó, s. m.  Chaise en forme de cage pour apprendre aux enfants à marcher. Chaise en forme de cage pour apprendre aux enfants à marcher. Il 
brąncó, s. m.  Chevalet à deux ou trois pieds sur lequel on place la hotte pour la remplir et la prendre plus aisément sur les épaules. Même origine que brancāa, du lat. branca «patte». Chevalet à deux ou trois pieds sur lequel on place la hotte pour la remplir et la prendre plus aisément sur les épaules. || Même origine que brancāa, du lat. branca «patte».
brandeou, -ouja, adj.  Qui a de longues branches. Qui a de longues branches. L'è pa tan ijya a remâcha è pómé pé hou pomį kyé chon prou brandeou, il n'est pas si facile de ramasser les pommes sur ces pommiers qui ont de si longues branches.
brantse, s. f.  Branche. Branche. Pé è tsānyó é pé è j-òrmó fóbrancāa, s. m. pa écóta é brąntsé trwa a ryon, aux chênes et aux ormes, il ne faut pas couper les branches trop près du tronc.
brantséta, s. f. Dim. de brantse.  Petite branche. Petite branche. Hé brantsété chon bóné pó féŗé dé fachęné, ces petites branches sont bonnes pour faire des fagots.
brąó, brąa,  S. m.  Bon.bonne  È brąó, les bons, par opp. aux mauvais; è brąó chaŗąn réconpinchą é è crwéi chaŗąn poni, les bons seront récompensés, les méchants seront punis. Le mot n'a pas le sens fr. de courageux.
brąó, brąa, adj.  Brave, honnête, qui se conduit bien Brave, honnête, qui se conduit bien. È moundó óŗa chon rin méí brąó, aujourd'hui les gens ne sont plus honnêtes; hou chon nète dé brąé dzin, ce sont de très braves gens; chon hou kyè chon pa brąó kyè ëncló°"jon ba ën préjon, ce sont ceux qui ne se conduisent pas bien qu'on enferme en prison
brąó, brąa, adj.  Gentil. Gentil. Che t'éí brąó, to pou eni avwéi mé, si tu es gentil, tu peux venir avec moi.  
braoŗa, s. f.  Bonnes œuvres, Bonnes œuvres, iré rin tan crwéi, fajìé ouncó byin dé braoŗa, il n'était pas si mauvais, il faisait encore bien des bonnes œuvres; l'a balą męwe fran pó w'é-lįje, e t-e pa ona braoŗa? il a donné mille francs pour l'église, n'est-ce pas une bonne œuvre?
brasą, v. a.  Brasser, remuer. Brasser, remuer. Brasą è cārté, mélanger les cartes; brasą a powįnta, remuer la polenta avec un bâton. Il Brasa ó gatsó, a ni, patauger dans la boue, la neige.
brasabouja, s. m.  Pataugeur. Pataugeur. T'éí égawemin oun bróte brasabouja pó té countchyę dįnché, can l'è rin fōche, tu es tout de même un vilain pataugeur pour te salir de la sorte, quand ce n'est point nécessaire.  Composé de brasą et bouja.
brasāé, s. f.  Grosse quantité d'eau courante. Grosse quantité d'eau courante.
brasagatsó, s. m.  Instrument en forme de petite pelle tordue pour faire le mortier. Instrument en forme de petite pelle tordue pour faire le mortier. I peti bótchyó wéi cha ouncó pa byin ënpléé ó brasagatsó, ce petit porte-mortier ne sait pas encore bien manier sa pelle. Pataugeur. T'éí oun brote brasagatsó, é apréi to netįé pa chowemįnté è bóté, tu es un vilain pataugeur et après tu ne nettoies pas même les souliers.
brasamêrda, s. m.  Gâte-métier. Gâte-métier.
brasamêrda, s. m.  Qui patauge dans la saleté.  Qui patauge dans la saleté. 
braseŗį, s. f.  Brasserie. Brasserie.
brasōo, s. m.  Brasseur. Brasseur.
brasouwa, s. f.  Matière détrempée, brassée. Matière détrempée, brassée. I coméi l'è ona brasouwa dé cocon é dé faŗena pó feŗ'è crépéi, le « corné » est un mélange de farine et d'œufs brassés pour faire les omelettes.
bravo ! interj.  Bravo! Bravo!
bréą, s. m.  Pain au lait, oblong et mince, fait par les pâtissiers. Pain au lait, oblong et mince, fait par les pâtissiers. Cf. Troistorrents «brayon, miche de pain blanc».Du germ. *brekan «briser», qui a donné l'afr. broyer «feuilleter (la pâte)», norm, brier «pétrir la pâte avec la brie»; nfr. pain broyé, brayé» (pain) ouvert, écrasé dans le sens de la longueur».
brécą Casser, briser Casser, briser : ómó é i féna a tsouson bréca : homme et femme a chausson brisé (  vivant maritalement ) .
brécą Casser, briser  Casser, briser . De l'all. brechen. Expr. A tó breca, à tout casser.
bréca , s. f.  Instrument pour broyer le chanvre. Broie ou maque, instrument pour briser les tiges de chanvre, composée d'une partie mobile à charnière qu'on fait frapper sur les rainures de la partie inférieure. Il ne faut pas confondre la bréca avec la trakyéta, instrument plus fin et plus perfectionné qui achève le travail commencé avec la bréca. Aujourd'hui le bruit du chanvre écrase et broyé par ces deux instruments n'est presque plus qu'un souvenir; la culture du chanvre a presque disparu de Savièse.
bręca, s. f.  Morceau, fragment, en particulier, tesson, éclat, débris. Morceau, fragment, en particulier, tesson, éclat, débris. L'a achyą tsęré ó dólon é l'è parti ën męwe brekyé, il a laissé tomber le pot qui est «parti» en mille morceaux.  Menu morceau quelconque. N'ën pa 'na breca dé pan, dé bóou, dé wąn-na, nous n'avons ni pain, ni bois, ni laine; pa 'na breca est arrivé ainsi au sens de «rien»: i vi pa 'na breca, il ne voit rien; vën pa 'na breca d'éivwe ou tórįn, il ne vient pas une goutte d'eau au torrent. |[ Ces emplois se rencontrent souvent dans le fr. pop. de la SR.
brecą, v. a.  Casser, briser. Casser, briser. Brękyé è fénéitré a có°" dé galó°", il brise les [vitres des] fenêtres à coups de pierres; é j-infąn bręcon tòte, les enfants brisent tout.  Déranger. L'è brecą i róódzó, l'horloge est dérangée.
brécą, v. a.  Maquer, broyer la tige du chanvre sec avec la bréca, écanguer Maquer, broyer la tige du chanvre sec avec la bréca, écanguer. N'ën pa pochou bréca ó tsénévó tank'óŗa, nous n'avons pu écanguer le chanvre jusqu'à présent.
brecąle, s. f.  Petite chose insignifiante, menu travail. Petite chose insignifiante, menu travail.
brecalę, v. n.  Faire des travaux insignifiants, bricoler. Faire des travaux insignifiants, bricoler.
brecaleŗi, s. f.  Menu ouvrage, raccommodage, bricolage. Menu ouvrage, raccommodage, bricolage. Syn. de brecąle.
brecalōo, s. m.  Ouvrier qui vâque à de petits travaux. Ouvrier qui vâque à de petits travaux. Chon rin dé bon j-ovrį, chon dé hou brecalōo kyé nyoun ou prįnde, ce ne sont pas de bons ouvriers mais des bricoleurs que personne ne veut prendre.
brechacą, s. f.  Contenu du bissac (brechąkye). Contenu du bissac (brechąkye). Pąrton amou pé è mein avwéi dé brechakyéi dé eąnda, ils montent dans les mayens avec des bissacs pleins de vivres.
brechakye Vaurien, homme sans volonté et surtout mal habillé. Kyënta brechakye dé moundó ! quel vaurien !  Vaurien, homme sans volonté et surtout mal habillé. Kyënta brechakye dé moundó ! quel vaurien ! 
brechąkye, s. f.  Bissac. Bissac. «Sorte de sac de grosse toile, rayé de bleu et de blanc, qui se ferme au moyen d'un cordon passé dans des boucles et que l'on porte sur le dos ou dans une hotte, on y met des provisions de bouche, du pain, du fromage, du vin, etc.» (od.). Pó aą ba i vęnyé è Chavyejąn prįnįon a brechąkye é a patęle, pour aller travailler aux vignes, les Saviésans prennent le bissac et la «barille».
brechąkye, s. f.  bissac; bissac; le bissac a diminué depuis quelques années et il tend à disparaître. Il est remplacé par le sac des touristes plus moderne et plus commode à porter. Il Du fr. havresac, «pris pour un féminin ensuite de la soudure de l'a initial avec VI de l'article» (Gabbud et Gauchat, .Bull. VII, 1908, p. 8).
brechakyéta Petit bissac, petit sac à provisions.n. f. Dimin. de brechakye.  Lex.brechaca. Petit bissac, petit sac à provisions.n. f. Dimin. de brechakye.  Lex.brechaca.
breche, s. f.  Rien  Rien . Subst. qu'on ne rencontre que dans l'expr. l'a pa breche, il n'y a rien.
breché, s. m.  Berceau : terme de construction. Terme de construction: è breché, les «berceaux», sont les poutres alternant avec la maçonnerie et formant le plancher d'une «salle» ou le plafond d'une cave. Il Du lat. bertiare «bercer», qui a donné en afr. berçuel, puis berceau.
breché, s. m.  Berceau. Berceau. I popoun drome derën ou breché, le poupon dort dans le berceau. 
brechyą, s. f.  Ensemble des poutres Ensemble des poutres alternant avec la maçonnerie et formant le plancher des « salles» ou le plafond des caves, des remises, etc. N'en ouneó pa ^an for ni a brechyą da chąoua, nous n'avons pas encore tout à fait termine le plancher en berceau de la «salle».
brechye, v. a.  Faire un plancher  Faire un plancher en établissant de grosses poutres parallèles et dont les espaces sont remplis de mortier et de pierres. I plantchyą da chąwa l'è brechyą, le plancher de la «salle» est en «berceau ».
bregadjyè Brigadier. n. m.  Brigadier. n. m. 
bregąn, s. m.  Brigand. Brigand.
bregandą Brigander, piller.  Brigander, piller. 
bregandą, v. n.  Briser. Briser. L'an tó bregandą pé mijon, ils ont tout brise dans la maison.
bregandādzó, s. m.  Brigandage. Brigandage.
bréí, s. m.  Bras  Bras . On appelle en général bréí tout ce qui a quelque rapport avec ce membre: è bréi dou borgó (v. ce mot), les deux branches de bois qui, dans le rouet, supportent la broche sur laquelle on enfile la bobine; è bréi di brāé dou trwe, les deux poutres latérales qui s'appuient contre les colonnes des anciens pressoirs. Poutres soutenant les « colonnes » (v. cóóna) du faîte d'un bâtiment.
bréí, s. m.  Bras. Bras. L'a pa dé fõche ou bréí dri, il n'a pas de force au bras droit; t'è jou amou mountąnye avwéi dó°" j-infąn pé bréi, elle est allée à la montagne avec deux enfants par bras [malgré l'embarras causé par quatre enfants]; l'a rin ky'è bréi, il n'a que ses bras pour ' toute fortune; ha l'è itą i bréí dri de ha póouŗa marin-na, elle a été le bras droit, le soutien, de cette pauvre femme.
breįówą   , s. f.  Quantité de châtaignes rissolées en une fois Quantité de châtaignes rissolées en une fois. L'an prépara ona brejówą dé tsatąnyé, ils ont préparé une «brisolée» de châtaignes.Fig. Volée de coups: to atrąpé ona brejówa, tu reçois une volée de coups.
bréitse, s. f.  Débris produit par une brisure, très petit morceau. Débris produit par une brisure, très petit morceau. Dri kyé l'a jou chara a din avwéi é tenąlé, l'a choutą tó pé bréitsé, aussitôt qu'il a voulu serrer la dent avec les tenailles, elle a sauté toute en petits morceaux; t'a ^to,u via 'na bréitse a tacha, tu as ébréché un peu cette tasse.
brejolou, s. m.  Poêle garnie de petits trous servant à rissoler les châtaignes. Poêle garnie de petits trous servant à rissoler les châtaignes.
brejową   , v. a.  Rissoler, rôtir, griller. Se dit des châtaignes rôties dans leur peau. Rissoler, rôtir, griller. Se dit des châtaignes rôties dans leur peau.
brekyé, s. m.  Briquet. Briquet. Dan ó tin falįé ai ó brekyé é a pera dou fwa pó ënprind'ó fwa, autrefois il fallait avoir le briquet et la pierre à feu pour allumer du feu.
brekyéta   Charbon en forme de brique. Charbon en forme de brique.
brekyéta, s. f. Dim. de bręca.  Petite quantité. Petite quantité. Faŗį myó dé vįndré ha brekyéta dé bën é d'aą ën dzornia, il ferait mieux de vendre cette petite quantité  de  bien  et  d'aller  travailler à la journée; ona brekyéta dé vénindze, une très petite vendange.-
brelou, -louja, adj.  Fragile. Fragile. Hé wésé vawion rin, iron trwa breloujé, ces ardoises ne valaient rien, elles étaient trop fragiles. Syn. brįló; le contraire de brelou est oman «flexible».
brën, s. m.  Brin. Brin. Oun vi dé mosyōo é dé damé kyé chochon d'éivwe avwéi oun brën dé pale, cómin nó fajįon nó can nó iŗon gamin, on voit des messieurs et des dames qui sucent de l'eau avec un brin de paille, comme nous faisions quand nous étions petits. Débris de foin, de paille, de bois. Chin l'a balą ó ƒwa ou brën, cela a mis le feu aux débris. S'emploie au figuré pour «mis le feu aux poudres».  Petite quantité. Fé pa oun brën dé traó tò ò dzò, il ne travaille pas du tout la journée entière.  Reste, héritage, tradition. L'è réstą oun brën da chenegóouda ba ën ché brote cwën, il est resté un peu de la chenegó°"da dans ce vilain coin (les gens y sont méchants et grossiers).
brenye Mettre en désaccord, semer la zizanie dans une affaire. Par ext.  Mettre en désaccord, semer la zizanie dans une affaire. Par ext. 
brenyę, v, a.  Entortiller, mêler, en parlant de fil, cheveux, etc. Entortiller, mêler, en parlant de fil, cheveux, etc. I tsąte t'a meŗó°"wą avwéi ó cromechéi é l'a tó brenyą ó fi, le chat s'est amusé avec le peloton et il a tout entortillé le fil; pęnye té, t'a é pi tó brenyą, peigne-toi, tu as les cheveux tout emmêlés. || Le mot est dérivé de brën «brin».
brenyon, s. m.  Débris de foin. Débris de foin. È eątsé ąn-mon prou è brenyon, les vaches aiment bien les débris de foin; ché fin che frįjé tòte é bąlé rin kyé dé brenyon, ce foin se brise (s'émiette) et va tout en débris.Dérivé de bren «brin».
brenyósą, v. a.  Embrouiller, enchevêtrer, emmêler, Embrouiller, enchevêtrer, emmêler, óŗa oun vi dé hé damé kyé l'an a móda dé ŗin porta dé tsapéi é dé tó brenyósą è pi, maintenant on voit de ces dames qui ont la mode de ne point porter de chapeau et de mettre les cheveux tout en désordre; l'è rin ijyą a chéé can ha êrba l'è tóte brenyósąe, ce n'est pas commode de îaucher quand l'herbe est tout emmêlée.
brenyóseŗi, s. f.  Mélange, désordre. Mélange, désordre. Hou moundó rétrįnjon rin, achon tòte a trèêe pé ó piló, l'è ona brenyóseŗi kyè l'è afrou, ces gens ne mettent rien en place, ils laissent tout en désordre dans la chambre, c'est un pêle-mêle épouvantable.
breséi, s. m.  Gaufre.  Gaufre. Oun fé dé breséi pó è béwé féité é pó aą amou a Chën-Djyan é ba a Fólé, on fait des «bricelets» pour les grandes fêtes et pour aller [en pèlerinage] à la Saint-Jean [Salquenen] ou à Fully [à la Saint-Symphorien].
bretętse, s. f.  Galerie . Galerie . On désigne par ce mot un espace situé sous le toit des granges que l'on obtient en établissant une espèce de plancher, on y met habituellement des fagots de branchage, des perches, des planches, etc. hou ouan chon itą ëntétchyą catr'an iną pé ona bretętse, iron prou chèkye, ces planches ont été entassées pendant quatre ans dans une «bretèche», ils étaient assez secs.
brétéwa, s. f.  Bretelle. Bretelle. È brétéwé di pantawon, les bretelles du pantalon.
brétson, s. m. Dim. de bréitse.  Menu morceau, petite quantité Menu morceau, petite quantité. L'an t-e prósédą ëntò ché brétson d'ardzįn! quel procès autour de ce peu d'argent!
briācó, -āca, adj. et s.  Turbulent, brusque, rude, étourdi. Turbulent, brusque, rude, étourdi. O-n-ąnmé pa tan hou brote briācó pô trāle, on aime pas tellement ces vilains tous pour le travail. || Du lat. ebria-cus «enivré» qui a donné l'it. briaco; Montana briāco, Vionnaz briake, Hérémence briaco, Grimisuat id.
brijoulou, brijoulouja  Friable. adj.  Friable. adj. 
brijyè, s. m.  Roche ardoisière blanche très friable. Roche ardoisière blanche très friable. L'è rin 'na bóna caryęre, l'a prou dé brijyè é pó°" de pēré, ce n'est point une bonne carrière, il y a beaucoup de «brisier» et peu de pierres; i brijyè l'è déstrą bon pó mena pé è venyé, le «brisier» est excellent pour la vigne. Du lat. brisare «briser».
brikye, s. f.   Bribe. Bribe. Ne se rencontre que dans l'expr. ni fonte ni brikye, qui est empruntée à notre fr. pop. et signifie «rien du tout».
briló, -la, adj.  Fragile, peu solide. Fragile, peu solide.Syn. brelou.
brin-óta, v. n.  Branler, chanceler. Branler, chanceler. I ona din kyè brin-óté, j'ai une dent qui branle.  V. a. Remuer. T'a rin ky'a brin-óta a tabla, adon tonme i chopa, tu n'as qu'à remuer la table et la soupe verse.
brinta Contenance de 50 litres.  Contenance de 50 litres. 
brintą  , s. f.  Contenu d'une «brante», «brantée». Contenu d'une «brante», «brantée». I brintą dou fandąn che vindįé tan ky'a nonąnta fran ou tin da gyêra, la « brantée » du fendant se vendait jusqu'à 90 francs au temps de la guerre. Ce mot est attesté pour le Valais central dès 1333: 10 brentayes de merdaffer (Fabrica Ecc. Sed. 1521).
brintą , v. a.  Branter, soufrer (un tonneau), Branter, soufrer (un tonneau), iré dé ven rwįdó brintą, c'était du vin fortement soufré; ó-n-a rin méi dé ven pōo, brįnton hé bóché ky'o.n-atrąpé dri ma a téita pó ó mįndró vęró, on n'a plus de vin pur, on « brante » (soufre) les tonneaux de façon qu'un seul verre vous donne le mal de tête tout de suite.
brįnta, s. f.  Brante.  Brante. C'est un vase de bois en forme de hotte à cloisons étanches pour porter la vendange. Il y a deux espèces de « brante » à vendange: i brįnta a rin, la brante à dos, qui est profonde et plus large dans la partie supérieure qu'au fond; elle sert à transporter au fût le raisin foulé sommairement. I brįnta corta, la brante courte, de moitié moins profonde que la précédente, large au fond et se rétrécissant vers le haut; on la ferme avec un couvercle, on place les brantes courtes, au nombre de cinq ou six, sur les chars pour transporter la vendange de la vigne à la cave ou au pressoir. on les attache aussi, pour le même but? au nombre de deux, une de chaque coté sur le bât. De là également l'exprèssion vieillie: brįnta a tsaą = Vase en forme de petite «brante » pour transporter le lait. Le mot est très répandu dans la région des Alpes, en territoire roman et alémanique.
brinteën,   s. m.     Eau-de-vie.  Eau-de-vie.   De l'all. Branntwein. Le mot est vivant dans les patois, tandis que le fr. pop. brantevin vieillit en SR.
brinti, s. m.  Celui qui durant les vendanges porte la «brante», «brantier». Celui qui durant les vendanges porte la «brante», «brantier». Chon pa rétsasyą è brinti sti an, l'a pa dé vénįndze, les porteurs de «brante» ne sont pas courus cette année, il n'y a pas de vendange.
brinton, s. m. Dim. de brįnta.  Petit seau de forme ovale et qu'on porte à la main par une des douves qui dépasse les autres. Petit seau de forme ovale et qu'on porte à la main par une des douves qui dépasse les autres. I brinton da tëntoŗa dou còrdanyè, di tsapwį, le seau où les cordonniers, les charpentiers préparent et tiennent la couleur.  Par ext. et fìg. Petit homme, petit enfant: ché crwéí brinton, ce bout d'homme.
brintóną, v. n.  Bouger, aller cahin-caha. Bouger, aller cahin-caha. Powié pa brintóną, il ne pouvait se traîner; l'are weji dé brintóną pó arową iną ën Sénin, il aura l'occasion de trottiner pour aller jusqu'au Sanetsch. Celui qui porte une « brante » remplie marche avec précaution et lentement. De là le sens de brintóną.
brin-wą, v. a.  Branler, secouer, remuer. Branler, secouer, remuer. Fó°" pa kyé cacoun brinę-ché a tabla, il ne faut pas que quelqu'un branle la table. V. n. Branler, balancer, osciller, ouŗa fajįé brin-wą mijon, l'ouragan faisait trembler la maison; brin-wą corn'ona cąvwa d'ąnó, branler comme la queue d'un âne; l'è pa ijyą pó émapą è j-ormó can brinwon dįnché, il n'est pas facile de dé-pouiler les ormes de leurs feuilles quand ils branlent ainsi.  Se trimbaler, muser, flâner. Ché l'è oun tręstó ovrį, l'è tòrdzò apréi brinwa pé è vąé, c'est un triste ouvrier, il est toujours à flâner par les chemins.V. r. Se balancer. È j-in-fąn ché brinwon deri a grandze, les enfants se balancent derrière la grange.
brinwabró°"we, s. m.  Flâneur, batteur de pavé (proprement «qui. secoue les vêtements par les chemins »). Flâneur, batteur de pavé (proprement «qui. secoue les vêtements par les chemins »). L'è ouncóméi chela, ché brįnwabró°"we, il est de nouveau ici, ce flâneur.
brin-wąe, s. f.  Secousse. Secousse. Fér'ona brin-wąe, donner une secousse [à un arbre], pour faire tomber les fruits; l'an chacó e-n-ódre ó perį, l'an pa rin kyé balą ona brin-wae ën pachįn, ils ont secoué le poirier en règle, ils ne lui ont pas seulement donné un coup en passant.-
brin-wéŗéí, s. m.  Fainéant, flâneur, museur. Fainéant, flâneur, museur. ën pląche d'aa trale, tò ò dzò ché brin-wéŗéi pé stè ó°"té, au lieu d'aller travailler, voilà ce flâneur toute la journée par ces coins.
brinwéta  s.f. ? ? Membre viril en parlant des enfants. Syn. regyewën.  Membre viril en parlant des enfants. Syn. regyewën. 
brin-wéta, s, f.  Ciboulette. Ciboulette. Va kyeŗį dé brin-wété ba ou cortį pó tsaplą ā chopa, va chercher de la ciboulette au jardin, pour la couper dans la soupe.
brin-wéta, s. f.  Bergeronnette. Bergeronnette. È brin-wété che tęnyon awontchyè ina pé chou ó ti dé w'elįje, les bergeronnettes aiment à se tenir sur le toit de l'église. Dérivé du v. «branler» (la queue).
brinwin, brinwinta Branlant, Branlant, ótą pye via ha étchyéwa brinwinta, ôtez cette échelle boiteuse; i grąndze a rlōo l'è ouncó méi brin-winta ky'i nó°"tra, leur grange est encore plus branlante que la notre.
brin-wó, s. m.  Branle. Branle. Pouwon pa tui balé ó brin-wó e-n-ódre ā gran close, tous ne peuvent pas mettre la grande cloche en branle comme il faut. Par ext. Métré ën brin-wó, mettre en mouvement des gens. Fó°" 'na vwārba pó métré hou į-ovrį ën brin-wó pó a manouŗa, il faut un moment pour mettre tous ces ouvriers en mouvement pour la «manœuvre». Balançoire. È j-infąn l'an fé oun brįn-wó pó che méŗó°"wą, les enfants ont fait une balançoire pour s'amuser. Cette balançoire se compose souvent d'une planche dont le milieu repose sur un tronc d'arbre et qui fait bascule. Fig. Yó voui pa être a brįn-wó chou è bréi di j-ātró, je ne veux pas être en branle sur les bras d'autrui, être à la charge d'autrui.
briówą  v. a.  Transporter avec la brouette. Transporter avec la brouette.
briówa, s. f.  Brouettée. Brouettée. ona briówą dé përé, dé têra, une brouettée de pierres, de terre.
briówé, s. m.  Brouette. Du lat. birotium «char à deux roues». Brouette. Du lat. birotium «char à deux roues».
brisa, s. f.  Diarrhée. Diarrhée. È béitchyé l'an a brisa, le bétail a attrapé la courante; ché kyè l'a ënvintą hé machęné, è pétéŗéi, démądzó kyé l'a pa a brisa sint-an, celui qui a inventé ces machines à pets [motocyclettes], c'est dommage qu'il n'ait pas la courante pendant cent ans. Prov. Fó°" pa ënsényé a caca a hou kyé l'an a brisa, il ne faut pas enseigner à faire leurs besoins à ceux qui ont la diarrhée (sens: ne pas donner de leçons à celui qui connaît le métier). La selle de ceux qui ont la diarrhée.-
brisą, v. n.  Aller à selle, en parlant de celui qui a la diarrhée. Aller à selle, en parlant de celui qui a la diarrhée.
brisąe, s. f.  Excrément produit par une forte diarrhée. Excrément produit par une forte diarrhée.
brįvó, brįva, adj.  Prompt, brusque, fier. Prompt, brusque, fier. Ché moundó l'è brįvó, fó°" pa ó fordjyę, cet individu est fier, il ne faut pas le faire endêver. Cf. Aoste brivo, «qui fait les choses avec précipitation».
bróca, s. f.  Branche de sapin sèche. Branche de sapin sèche. Dé fachęné dé bróca, des fagots de branches de sapin sèches. L'a fé dé trin cómin fowęche enou oun tsową tsardjyą dé bróca, il a fait du bruit comme s'il était venu un cheval chargé de branches de sapin sèches. Le mot existe en provençal au sens de bûchette, baguette, petit bâton. Mistral broco. Cf. le fr. broche, l'it. brocco, brocca.
brocąle, s. f.  Branches coupées et plus ou moins menues. Branches coupées et plus ou moins menues. L'a mena ba da dzōo dé byo chën, pa dé ha brocąle, il a amené de la forêt de belles branches et non de la «brocaille». Provençal broucaio, broucalho, broutilles, bûchettes de bois mort.
broche, s. m.  Brosse. Brosse.
brochyę, v. a.  Brosser. Brosser. To brochéréi ó tsapé déeąn kyé parti, tu brosseras le chapeau avant de partir.Fig. Manger gloutonnement. N'ën metou ona groucha brontsóną dé tsêe chou ó foua é stou dóou l'an tó brochyą, nous avons mis sur le feu une grosse marmite remplie de viande et ces deux ont tout avalé.
bronāa, bronąrda, adj.  Brunâtre, tirant sur le brun. Brunâtre, tirant sur le brun. Can chéi itą iną ou Gran Chën-Bèrną, i you derën a mòrga dé hou mò écótą, tan bronāa, quand j'ai été au Grand Saint-Bernard, j'ai vu dans la morgue des cadavres appuyés contre le mur, et ayant pris une couleur toute brunâtre.
broné, bronéta, adj. Dim. de broun.  Brunet. Brunet. Oun dzin peti tsate broné, un joli petit chat brunet.Cf. Pra Broné, prairies du village de Saint-Germain.
brontchyę, v. n.  Broncher, dévier, faire un faux pas. Se dit des gens et des bêtes. Broncher, dévier, faire un faux pas. Se dit des gens et des bêtes. L'è byin jou tąnkyé ba ou Pon-Nou, ouéi brontse é tchyé ba avoue l'è ó plo préeon, il est bien allé jusqu'en bas au Pont-Neuf, là il fait un faux pas et tombe juste où c'est le plus profond; i mówé wéi, di Chavyęje tanky'ou Tsatéwé brontsé pa, ce mulet ne bronche pas de Savièse au Châtelet. Fig. Faire une faute, une sottise. I nóoutre l'a pa brontchyą tó ó tin dou chervįsyo, notre garçon n'a pas bronché [s'est conduit irréprochablement] tout le temps de son service militaire V. a. Détourner. Can tįŗon, fó°" pa brontchyę a youwa, quand ils tirent, ils ne doivent pas détourner la vue.
brontse Marmite de fonte avec trois pieds... ( ! et non pas d'airain : cf.tsoudéron ) . Marmite de fonte avec trois pieds... ( ! et non pas d'airain : cf.tsoudéron ) .
brontse, s. m.  Marmite de fonte Marmite d'airain. O-n-ënplįé ó brontse pó tòta chôrta, pó ó moundô é pó è béitchyé, on emploie la marmite pour toute sorte de choses, pour les gens et pour les bêtes.Devinette: i pare bogô, i mare còrba, è j-infan crótchya ou cou? - i brontse, le père creux [le ventre de la marmite], la mère courbée [l'anse], les enfants suspendus au derrière [les pieds]? -la marmite.
brontsé, s. m. Dim. de brontse.  Petite marmite. Petite marmite.
brontsèté Petite marmite Petite marmite.n. m. Dimin. de brontse.  Syn. brontsé. Lex. brontsóna.
brontsôną, s. f.  Contenu de la marmite, marmitée. Contenu de la marmite, marmitée. Mé fó°" aa métré chou ona brontsoną pó è catson, il me faut aller mettre sur [le feu] une marmitée pour les porcs.
bròon, s. m.  Petit morceau d'étoffe. Petit morceau d'étoffe. I talą ó di, mé fó°" aa tsasyę oun bròon pó afoblą, je me suis coupé le doigt, il me faut aller chercher un morceau d'étoffe pour l'envelopper. Il Syn. patën.
bróouwe, s. f.  Morceau d'étoffe, hardes. Morceau d'étoffe, hardes.
broscą, v. a.  Brusquer, énerver, traiter qqn à rebrousse-poil. Brusquer, énerver, traiter qqn à rebrousse-poil. È vyélé dzin é è j-infąn an-mon pa étré broscą, les vieilles gens et les enfants n'aiment pas à être brusqués; fó°" pa broscą è béitchyé, il ne faut pas brusquer les animaux.
broscāda, s. f.  Brusquerie, coup de tête. Brusquerie, coup de tête. È mõwé l'an dé broscādé dįnche, les mulets ont de ces coups de tête.
broscamin, adv.  Brusquement. Brusquement. Avwéi ché fó°" pa aa broscamin, avec celui-là, il ne faut pas user de brusquerie.
broscô, brosca, adj.  Brusque, nerveux. Brusque, nerveux. Ché vekyéiŗó l'è déstrą vwéró l'è broscó, ce vicaire, c'est extraordinaire comme il est brusque.
brótą, v. a.  Arracher, on entend particulièrement l'expr. Arracher, on entend particulièrement l'expr. brótą fouŗa di man : arracher des mains. L'a brótą ó coutéi a mé fouŗa di man, il m'a arraché le couteau des mains  Brouter. È fąé bróton hou pra tąnkyè chorton è rachęné, les moutons broutent ces prés jusqu'à ce que les racines sortent [soient arrachées].
brotchyą, s. f. Gens de rien. Gens de rien. Oun pou pa ché fya ona tsó°"ja a ha brotchyą dé moundó, on ne peut se fier en rien à ces gens de nulle valeur; yó vwi rin ai a féŗé avwéi ha brotchya, je ne veux pas avoir de relations avec ces gens de rien. || Mot répandu en SR.
brotchyą, s. f.  Chose de nulle valeur. Chose de nulle valeur. Ché dra kyé n'ën atsetą dechąndô l'a ferou rin kyé dé brotchyą, cette étoffe que nous avons achetée samedi, il s'est révélé que ce n'était que de la camelote.
brote, brota, adj.  Vilain, au physique et au moral. Vilain, au physique et au moral. ona brota mijon, une vilaine maison; ona brota kyesyon, une vilaine chicane; kyëntou broté moundó pó tòrdzôó, prósédą, quelles vilaines gens pour toujours être en procès.  S. m. I brote désigne le «vilain», le revenant, le diable pour épouvanter les enfants. Fóou rin chortį ó né1, vën i brote, il ne faut pas sortir la nuit, [sinon] le «vilain» vient. Syn. i bécó.  S. f. I brota ou ona brota c'est une terrible situation. L'a falou pacha a mountąnye dé néi, d'evêe, l'an jou a brota ché có°", ils ont dû passer le col pendant la nuit, en hiver, ils ont vu du pays cette fois-là; ch'oun pou pa adobą ha to dôtąa, i ona brota, si l'on ne peut pas calmer cette toux pour le soir, je suis dans une terrible situation.
brotekyën, s. m.  Brodequin. Brodequin.
brotse, s. f.  Bécquet, pièce de cuir ajoutée à un soulier usé ou troué. Bécquet, pièce de cuir ajoutée à un soulier usé ou troué.
broudą, v. a.  Broder. Broder. Oun viāe pa adon dé hou į-aféŗé broudą pé è pįló, l'è pye dichyą cąkyé j-an kyé l'è arówa ha móda, on ne voyait pas alors de ces objets brodés dans les chambres, ce n'est que depuis quelque années que cette mode s'est introduite; t'a forni de broudą ché motchyōo, tu as fini de broder ce mouchoir.  Absolument. Broudą è féité chën nesesetą, l'è rin kyé pó dé tróbléŗą, d'orgole, broder les jours de fête, sans nécessité, c'est uniquement une folie, de l'orgueil. Il Syn. ënbroudą.
broudeŗį, s. f.  Broderie. Broderie.
broulae, s. f.  Gronderie, réprimande. Gronderie, réprimande. Fajįé dé plo broté broutéi, il faisait entendre des gronderies terribles; ché l'è oun moundó kyé l'è jaméi contįn, tò ò dzò l'è ona broulae apréi w'ātra, c'est un homme qui n'est jamais content; toute la journée, c'est une gronderie qui succède à l'autre.
broulę, v. a.  Gronder. Gronder. Hou kyé broulon è j-infąn pó rin che fan pa réspétą grantin, ceux qui grondent les enfants pour rien ne se font pas respecter [d'eux] longtemps.  Absol.: Béi kyé chęrvé dé tan broulę, che l'a jaméi dé fé, à quoi sert-il de tant gronder, si l'on ne passe jamais aux actes?
brouleŗi, s. f.  Gronderie. Gronderie.
broun  (I)  Deuil Deuil
broun, broun-na, adj. Brun. broun, broun-na, adj. Brun. Kyën byo dra broun, quel beau drap brun!  È pi broun désigne une sorte de haricots.  I Mon-Broun, le Mont-Brun est le nom français du Sanetschhorn. S. m. I broun, le deuil; chon ën broun, ils sont en deuil; l'è tót'ën broun outre pé Prinjyęŗe, béi coui chaŗé mò, tout le monde est en deuil à Prinsières, je me demande qui peut être mort. Même sens à Val d'il. pórta le bron «porter le deuil». || S. f. Broun-na, nom de toute vache à l'habit brun. Broun-na a nô iré i promyęŗe dā mountąnye pó barą, notre Brune était la première de l'alpage pour lutter.
brówąche, s. f.  Chiffon d'étoffe, mauvais vêtement usé. Chiffon d'étoffe, mauvais vêtement usé. Can oun vi è brówąché kyé porté, oun deri pa kyé l'é tan rętse, quand on voit les chiffons dont elle s'habille, on ne dirait pas qu'elle est si riche.
browacheŗį, s. f.  Chiffon de mauvaise étoffe, rebut Chiffon de mauvaise étoffe, rebut.Hou tsarlatąn l'an rin dé bon dra ma prou dé brówacheŗį atramįn, ces revendeurs n'ont point de bon drap mais seulement du rebut.
bwachewé, s. m.  Ruche. Sans doute même mot que Grimisuat vachélé. Ruche. Sans doute même mot que Grimisuat vachélé.
bwanéí, s. m.  Bugrane (ononis spi-nosa). Bugrane (ononis spi-nosa). Plante tort répandue sur les coteaux secs de Savièse, p. ex. à Lentine, dans la vallée de la Sionne.
bwąta, sf.  Fillette, fille. Fillette, fille. I bwąta a nó, notre fille; l'an dó°" bóse é dąvwé bwąté, ils ont deux garçons et deux filles.  Aa i bwąté, aller aux filles, se dit du jeune homme qui va veiller chez une jeune fille, qui la courtise en vue de l'épouser. Bout rimé : (les garçons chicanent les filles en leur disant): dzįnta bwąta, dzin fordą, cou dé béŗą, jolie fille, joli tablier, derrière de bélier.
bwatęche, s. t.  Vache définitivement stérile. Vache définitivement stérile. È bouatęché chon è eątsé kyè tęnyon pa mei ó botchyó, les b. sont les vaches qui ne «tiennent» plus le taureau. Voy. anolęŗe et vwajįa, qui désignent une stérilité passagère.
bwatën-na, s. t. Petite fillette. Petite fillette. Dim. de bwąta.  Syn. bwatéta.
bwati, s. m. Berger des veaux de la Boiterie Berger des veaux de la Boiterie. Dzójé a nó l'è itą bowati antąn, notre Joseph a été berger de la B. l'année dernière. La Boiterie est un alpage pour les veaux situé sur territoire bernois, à la frontière du Valais, entre le Kreuzboden et le Rothengraben.
bwe, s. m.  Bassin. Bassin. L'an metou oun byo bwe dé siman déeąn ó bou, ils ont mis un beau bassin en ciment devant l'écurie; i boue di catson, di dzenelé, l'auge des porcs, des poules. Par ext. Fontaine. A Chën-Dzèrman l'a oun grou bwe fran ou mitįn dou véwadzó, à Saint-Germain il y a une grande fontaine au beau milieu du village. C'est de cette dernière signification qu'est venu le nom de famille «Dubuis» si répandu à Savièse: dou boue, ceux qui demeuraient près de la fontaine du village. Boue désigne aussi la partie du métier de tisserand où l'on place les pelotons de fil.
bweeą,v. a.  Laver, lessiver.  Laver, lessiver. Can bwéŗin-nó ó piló? quand laverons-nous la chambre?Bweeą fouŗa s'emploie absolument et signifie, laver dans un des grands bassins de la fontaine publique le linge qui a passé par la lessive, voy. art. précéd.Prov. Ch'oun bwée fouŗa ó dzò di catró tin, i mōo oun da mijon, si on lave dehors un jour des Quatre-Temps, il meurt qqn de la famille. V. r. Se laver. Chon pa dé tsó°"jé kyé che bwęeon, ce ne sont pas des choses qui se lavent. || Du germ. *bukon «lessiver»; l'afr. a buer. Etude d'ensemble dans Gloss. II, 894.
bweeanderį, s. f.  Buanderie. Buanderie. I bweeandeŗį a hou dé Ró°"tó l'è pa 'ra, la buanderie des Roten n'existe plus.
bweeandįŗe, s. f.  Lavandière.  Lavandière. N'ën davwé bweeandįŗé pó idjyę, nous avons deux lav. pour nous aider.
bweeon, s. m.  Rinçure. Rinçure. Fó°" balę hou bweeon i catson, il faut donner cette rinçure aux porcs.
bwéi Boyau Boyau . Bwéi drisé, littéralement boyau droit. L'a ó bwéi drisé, il a l'intestin droit [se dit de quelqu'un qui digère tout].
bwéí, s. m.  Boyau, intestin Boyau, intestin. I peti bwéi, l'intestin grêle; i grou bwéí, le gros intestin (caecum); i bwéí dou cou ou i bwéí gra, le rectum.Dicton: Countejan, cou péjan, trįnta tije dé bwwéi gra, chën conta ó bwéi dou cou, Contheysans, lourds derrières, trente toises d'intestins gras, sans compter le rectum. Afr. böel, boiel «boyau»; boele «entrailles».
bwéjwin.  Besoin . Besoin . C'est ainsi que beaucoup de vieux prononcent le mot béjwin «besoin». Voy. béjwin.
bwi, s. m.  Buis. Buis. Per ënkye l'a pa vwéŗó de bwi, ma ba ou chemetchyéŗó dé Chyoun l'a prou, ici il n'y a guère de buis, mais au cimetière de Sion, il y en a beaucoup.
bwijeŗį, s. f.  Boiserie. Boiserie.
bwinó°", s. m.  Trou, creux, enfoncement. Trou, creux, enfoncement. Kyën brote fon dou pįló, l'è plin dé grou bwinó°", quel vilain plancher de chambre, on y voit de grands creux. || Le nom de lieu Bwino°"de est probablement dérivé de bwinó°".
bwitą, s. f.  Contenu d'une boîte, une boîte remplie. Contenu d'une boîte, une boîte remplie. L'aie ona bwitą dé chócró chou a tabla, il y avait une boîte remplie de sucre sur la table.
bwon, s. m.  Boulon. Boulon.
bwóną, v. a.  Boulonner. Boulonner. Pó bwóna tó ché pon, l'an jou pó 'na vouãrba, pour boulonner tout ce pont, ils ont eu [du travail] pour un moment.
byéi, s. m. Côté.  Coté.  Pour la loc. a byéi voy. abyéi.  S. m. I byéi, Ie bon cöté, la santé. Té va dou byéi, to pijé mouin, tu vas du bon cöté, tu pèses moins; adéi óra rlōo va dou byéi, ma pori achebën verye, en tout cas mainte-nant ils ont du succès, mais cela pourrait aussi tourner. Devinette. Chadé vó por kyè è dzenelé trêchon a vae d'outon? - pó pacha (var. êtrë) dé wātré byéi, savez-vous pourquoi les poules traversent la route en automne? - pour passer (var. être) de l'autre cöté.
byéi, s. m.  Coté. Coté. Dé sti byéi, dé ché byéi, dé w'ątre byéi, di dó°" byéi, dou byéi dri (gótchye), dou bon byéi, dou crwéi byéi, de ce coté-ci, de ce côté-là, de l'autre côté, des deux côtés, du côté droit (gauche), du bon, du mauvais coté; óta té d'oun byéi, mets-toi de coté; iré plin dé moundó a tó byéi, c'était plein de gens de tous les cotés; i bóche démé a tó byéi, le tonneau perd l'eau de tout cöté.
byin, adv.  Bien. Bien. To cha tòte tan byin, fé ó méimó, tu sais si bien toutes choses, fais-le toi-même; hou wéi chon byin, ceux-la sont bien (ils sont ä l'aise); chin l'è byin fé che to rechi, porkyè t'éi to tòrdzó apréi fordjye ó moundó? c'est bien fait si tu recois [ton affaire], pourquoi es-tu toujours ä tourmenter les gens? I byin dena, j'ai bien diné; ché rémyédó m'a fé byin do bën, ce remède m'a fait beaucoup de bien. Byin se place volontiers avant Ie verbe suivi d'un adjectif ou d'un adverbe: L'è byin enou vyou, il est devenu très agé; l'a ouncó byin dromi grantin, il a dormi bien longtemps.
byin-enou, byin-enwae, adj.  Bienvenu. Bienvenu. iron pa byinenou hou da cha, che l'aion djya atseta d'atré tsóoujé atrapäa, ils n'étaient pas les bien-venus, ceux [qui venaient pour acheter] du sel, s'ils avaient déja acheté autre chose ailleurs.
byin-ëntinsyóna, -nae, adj.  Bien intentionné. Bien intentionné.
byinfé, s. m.  Bienfait. Bienfait. Prov. Oun byinfé l'è jaméi perdou, un bienfait n'est jamais perdu. ||  Syn. bënfé.
byin-norou, -rouja, adj.  Bienheureux. Bienheureux. Adon nó iron byin-norou a vêré óra, alors nous étions bienheureux en comparaison de maintenant.  Prov. Byin-norou kyè porte é fetsé ba é torne kyéri, bienheureux celui qui apporte, dépose [sur la table] et retourne en chercher.
byo  s.m. I byo Beau . Beau . Désigne, en parlant du chanvre, les plus belles tiges, celles qu'on arrache en premier lieu. Voy. Ie mot rêrtsón.
byó, bewa et bawa, adj.  Beau Beau. Oun byó pan, un beau pain; dé byó pai, de beaux pays. S'emploie aussi par antiphrase: to fé dé béwé tsó°"jé! tu en fais de belles!  La forme bewa est ancienne et signiflait «bonne». On ne t'entend plus guère. Plóra rin,t'éi bawa, ne pleure pas, tu es bonne, brave, sage.S. m. I byó, Ie beau temps; va dou byéi dou byó, Ie temps tourne au beau. Byó s'emploie aussi adj. dans Ie sens de beau temps, et pour désigner l'heure matinale déja avancée: wia té 'ra, l'è djya byó dzò, lève-toi maintenant, il fait grand jour. I byó désigne, en parlant du chanvre, les plus belles tiges, celles qu'on arrache en premier lieu. Voy. Ie mot rêrtsón.
byó, bewa et bawa, adv.  Beau, belle  L'usage suivant tient de l'adjectif et de l'adverbe. Dé pómé béwé rödzé, des pommes bien rouges. Dé moundó tan byó veti, des gens tellement bien habillés; tsantawon prou é prou byó, ils chantaient tres bien de beaux chants.
byó-fese, s. m.  Beau-fils. Beau-fils.
byó-frare, s. m.  Beau-frère. Beau-frère.
byôo, s. m.  Balayures Balayures. || Syn. rwi. Montana, Randogne, byôr.
byó-pāre, s. m.  Beau-père. Beau-père.
byó-parin, s. m. pl.  Beaux-parents. Beaux-parents.
byounyó, s. m.  Glacier. Glacier. I byounyó dou Brótsé, dé Tsanfléron, Ie glacier du Brotsé, de Tsanfleuron; chon jou foura outre pè ó byounyó, ils sont allés tres loin sur Ie glacier. Brid. donne les formes suivantes de mots propres «ä plusieurs vallées   du   Bas-Valais»:   beugna,beuna (s. f.). bougno, biougno; ces deux dernières formes sont celles du Val de Bagnes. 
byoutą, s. f.  Beauté. Beauté.
byouwa s.f. Action de boire  Action de boire . Chéi dé byouwa, j'ai une disposition à boire, Chéi pa dé bóna byouwa, je n'ai pas une bonne disposition à boire, un bon vin.
byouwa, s. f.  Action de boire. Action de boire. Kyënta bona byouwa dé witchya, cómin è véichyon , quel bon coup de petit-lait,  comme les petits veaux.  . 
byouwa, s. f.  Bonne disposition ä boire Bonne disposition ä boire
byowi, s. m.  Bouleau. Bouleau.Dé bó°" dé byowi, du bois de bouleau; avwéi è cróté di byowi oun fajïé è tabatiré, avec l'écorce de bouleau ont faisait les tabatières.
ca  adv.  Tel quel  Tel quel .Ne se rencontre que dans l'expr. tèwe ca, tel quel. N'ën trówa chin tèwe ca, nous avons trouvé cela tel quel.
ca , s. m.  Cas. Cas. N'ën pa chondjya a ché ca, nous n'avons pas songé ä ce cas. L'expr. féré dé ca dé, faire cas de, estimer, est partic. usitée. Fé pa dé ca di vejën, il ne tient pas compte des voisins; nó, nó féjin pa dé ca dé chin kyè djyon è crwëe w'invwé, nous ne faisons pas cas de ce que disent les mauvaises langues.Feré dé ca, sans complément «faire attention»: to faréi méi dé ca o-n-ātre có°", tu feras plus attention une autre fois. ën ca, pour Ie cas; aussi, ch'ën ca. Ch'ën ca venyeche ou ën ca kyè venyeche, dans Ie cas ou il viendrait. È bin nó chin dan ó ca dè pa trowa, il est probable que nous ne trouverons pas cela.
cāa, s. m.  Quart. Quart. Fó°" dó°" cāa pó ona mitchya, il faut deux quarts pour une moitié; oun cāar d'oura (Ie r se lie avec Ie d), un quart d'heure. Loc. prov. Van ba i cāa, ils vont aux quarts [ils vont travailler ä la journée pour d'autres et négligent de travailler leur bien, ce qui leur rapporte un gain d'un quart et une perte de trois quarts].
caāda, s. f.  Inclination du corps ou de la tête en signe d'hommage. Inclination du corps ou de la tête en signe d'hommage. L'è chortite foura dé w'elije chën féré a caāda, eile est sortie de l'église sans faire d'inclination. Courbette. T'a fé öna dzinta caāda, tu as fait une jolie courbette.   S'emploie fréquemment au pl. au sens de «compliments, salamalecs». Can ché récontron, chè tótchye a man, feré dé cāadé, é per deri rin kyè che kyerya dé ma, quand ils se rencontrent, aussitöt de se toucher la main, se faire des compliments et par derrière ils ne font que dire du mal les uns des autres.
caadouron, s. m.  Instrument de menuisier servant a abattre les angles. Instrument de menuisier servant a abattre les angles.
cabana, s. f.  Cabane. Mot plutöt rare. Cabane. Mot plutöt rare.
cabawa, s. f.  Cabale. Cabale. Kyè dé cabawé, kyè dé kyésygn, kyè dé prósé óra avwéi tóté hé partié! que de cabales, que de chicanes, que de procès maintenant ä cause de ces partis!
cabawą, v. n.  Cabaler, partic. se démener en faveur d'un autre. Cabaler, partic. se démener en faveur d'un autre. Bale d'ardzin pó cabawą, , donner de l'argent pour cabaler; kyè cabawa pè hé pésté d'éwésyon! que de cabales pour ces maudites élections! L'a prou jou ché byó pra, ma vowéró a t-e cabaouą, vwéró a t-e fé ó tsową pó w'ätre, il a bien recu ce beau pré, mais combien a-t-il cabale, com-bien a-t-il «fait Ie cheval» pour l'autre [Ie donateur]!
cabó°"sa, s. f.  Cabosse. Cabosse. L'a fé ona brota cabócabó°"sa, ën tsejin chou ó couën dé w'etsewi, il s'est fait une vilaine cabosse en tombant sur Ie coin d'une marche d'escalier.
cabó°"są, v. a.  Bossuer, bosseler. Bossuer, bosseler. Cabo°"se tó chin kyè tótse, ó tsapéi, a sopyere, il bosselle toute ce qu'il touche, Ie chapeau, la soupiere. || Syn. ënbó°"nye.
caborda     Abri depuis lequel on tirait à la cible de Granois.  Abri depuis lequel on tirait à la cible de Granois. 
cabôrda, s. f.  Cabane, petite baraque, vilain logis. Cabane, petite baraque, vilain logis. I cabôrda a son da fire avwe chon è bëitchyé, la baraque au nord de la [place de la] foire ou sont les animaux [de la menagerie].  C'est peut-être une corruption du mot caborne, caborgne, cabourne qui a Ie même sens (Pierreh.).
caboutse, s. f.  Réduit, maison en mauvais état. Réduit, maison en mauvais état. L'a pa ou aa ita ën ha vyele caboutse, eile n'a pas voulu aller habiter dans ce vieux reduit. Fig. Terme de mépris pour désigner une grosse fille, une femme méprisable, gourgandine. Chon rin marya ma réisté adéi avwéi ha cabouse, ils ne sont pas mariés, mais il habite quand même avec cette gourgandine.
caboutson, s. m. Dim. de caboutse.  Petite étable, réduit pour le menu bétail Petite étable, réduit pour le menu bétail. L'è méi peti ky'oun tsawé, l'è oun caboutson pó è tchyévré, c'est plus petit qu'un chalet, c'est un reduit pour les chèvres.Par ext. Mauvaise petite habitation. L'a pa fé'na mijon, ma jostó oun caboutson pó résta ou tin di traó di venyé, il n'a pas construit une maison, mais une petite habitation pour y ha-biter au temps des travaux des vignes.
caboutsóna, V. n.  Elever un réduit, bätir une pauvre demeure Elever un réduit, bätir une pauvre demeure. L'a per' ënkyè dé hou kyè l'an a maadi da përa: caboutsóna é caboutsóna, l'an rin ky'ó cadran é pouwon pa méi, il y a ici des gens qui ont la maladie de la pierre [la manie de bätir]: continuellement élever des murs; ils ne font que le «cadre» et puis n'en peuvent plus. On voit par eet exemple que le caboutson est un reduit ne comprenant que les quatre murs et le toit.
cabri, s. m.  Nom familier du chevreau, cabri. || Syn. tchyévré. Nom familier du chevreau, cabri. || Syn. tchyévré.
caca , v. n.  Faire ses besoins. Faire ses besoins. Prov. L'è mèi chan décó°"té oun kyè cakyè, kyè décó°"té oun kyè tsaple, il est plus sain [de rester] ä cöté de qqn qui fait ses besoins qu'a cöté de qqn qui coupe du boisS. m. Prov. (L. 147). I maryadzó vën cómin i caca, vën dechobè, le mariage vient comme le besoin d'aller ä la seile, ä l'improviste.
caca, s. m.  Caca étron Caca. Terme familier et enfantin. L'a fé caca, il a fait caca.
cacae, s. f.  Cacade. Mot trivial et peu usité. Cacade. Mot trivial et peu usité.
cacanën, s. m.  Dernier porcelet d'une portée. Dernier porcelet d'une portée.
cacanën, s. m.  Le petit doigt de la main. Le petit doigt de la main.
cachą   s. m.  Cassé. Chair meurtrie par un coup, une chute. Cassé. Chair meurtrie par un coup, une chute. Fó°" bweeą avweéi d'eivwe chawąe, chin tire foura ó cachą, il faut laver [la partie meurtrie] avec de l'eau salée, cela fait sortir le «cassé». C'est le part. pas. du verbe cachq employé subst.
cacha , v. a.  Casser. Casser. Cacha è noué, casser les noix; cacha ó bréi, a téita, a tsanba, se casser le bras, la tête, la jambe. Fig. Che cacha a téita, se casser la tête. Révoquer, destituer. Déean l'aïon rin dé bon kyè rlwi é óra ó t'an cacha dé tote, au-paravant ils n'avaient de bon que celui-ci et maintenant ils l'ont destitué de tout; l'ita cacha dé réjyan, il a été destitué comme régent. 
cachą , v.r.  Se casser, se meurtrir. Se casser, se meurtrir. Fó°" rémacha è pómé ä man, paskyè ché cachon ën tsejin é apréi che charvon pa, il faut cueillir les pommes ä la main, elles se meurtrissent en tom-bant et après elles ne se conservent pas.  Part. pas. Caduc, cassé, brisé. Di ha maadi l'è ita cacha, depuis cette maladie, il est resté brisé; yó i prou falou tochi, chéi tó cachaè, j'ai du tant tousser que j'en suis restée toute «cassée».
cachąe, s. f.  Action de casser. Action de casser. Can iron dé dódzan-né ënsinbló fajïon dé grouché cachéi pindan tóta a véla,quand ils étaient des douzaines ensemble, ils faisaient de grosses «cassées» [de noix] en une veillée.
cachakyéiche, s. m.  Propr. «casse-caisse», mauvais joueur de tambour. Propr. «casse-caisse», mauvais joueur de tambour.
cachapëra, s. m.  Marteau pour casser les pierres. Marteau pour casser les pierres.
cachatéita, s. m.  Ennui, embarras, casse-tête. Ennui, embarras, casse-tête. Kyën cachatéita o-n-a avwéi hou j-infan! quels ennuis on a avec ces enfants! Fóou pa té bale, dé cachatélta pó chin, il ne faut pas te faire de soucis pour cela.
cachémin, s. m.  Cassement. Cassement. L'a prou jou dé cachémin dé téta kyè l'è enou maadó ba dé chin, il a eu tant de cassements de tête qu'il en est tombe malade.
cācoun, cācona, pr. ind.  Quelqu'un.  Quelqu'un. Che vën cācoun, kyè fóou t-e féré? s'il vient qqn, que faut-il faire? L'a t-e cācoun? y a-t-il qqn [ä la maison]? Cette demande remplace la sonnette ä l'entrée de la maison paysanne. Voy. ósia.
cadanse, s. f.  Cadence. Cadence. Prov. (L. 450) Danse, cadanse, pa d'avanse, danse, cadence, pas d'avance!
cadansyae, s. f.  Action de sauter, de cadencer. Action de sauter, de cadencer. L'an fé 'na candansyae! ils en ont fait des cadences!
cadansye, v. n.  Sauter, entrer en cadence. Sauter, entrer en cadence. T'a pa fé kyè chouta é cadensye pè ó pilo, óra t'éi wanya, tu n'as fait que sauter et cadencer par la chambre, maintenant tu es fatigué; danse pye é cadanse pye, to aréitéréi prou, danse, cadence toujours, tu cesseras bien une fois.
cadastra, v. a.  Faire Ie cadastre. Faire Ie cadastre. Hou pra vëndran pye cadastra o-n-atr'an, ces prés ne seront cadastres que dans quelques années.  Syn. fér'ó plan.
cadastre, s. m.  Cadastre. Cadastre. Nó chin jou vêre ba ou cadastre, nous sommes alles voir [a Sion] au bureau du cadastre.
cadavró, s. m.  Cadavre, se dit en général des gens seulement. Cadavre, se dit en général des gens seulement.
cadé, cadeta, adj.  Cadet. Cadet.
cadó°", s. m.  Cadeau. Remarquer l'expression dé cadó°",  en guise de cadeau. Cadeau. Remarquer l'expression dé cadó°",  en guise de cadeau. Nó j-a fé (ou bala) chin dé cadó°", il nous a donné (ou fait) cela en guise de c.; i rechyou chin dé cadó°", je l'ai recu comme cadeau. Faire de cadeau est SR et génér. connu en France.
cadocó, cadoca, adj.  Caduc. Caduc. I par'a nó l'è djya rin méi rebostó, l'è djya nète cadocó, notre père n'est déja plus robuste, il est déja bien caduc.
cadra, v. n.  Concorder, s'accorder, cadrer. Concorder, s'accorder, cadrer. Chin kyè vó déré ouéi cadreri avouéi chin kyè n'ën avoui déré achi amou a pënta, ce que vous dites la s'accorderait avec ce que nous avons entendu dire hier soir ä la «pinte».
cadran, s. m.  Cadran Cadran.I cadran dou róódzó, Ie cadran de l'horloge.  Cadre Fan rin ky'ó cadran di mi jon é pouwon pa méi, ils ne construisent que les quatre murs des maisons et n'en peuvent plus; l'a jostó i cadran dé fé, il n'y a que Ie «cadre» de fait, se dit d'une maison dont les murs et Ie toit seuls sont achevés. Par ce sens, cadran se rapproche de son étymologie quadrans.
cadré, Dim. De cadre Petit cadre. Planchette ornementée au couteau sur laquelle on sert Ie beurre Petit cadre. Planchette ornementée au couteau sur laquelle on sert Ie beurre. I marin-na oui a porta ona cróta dé böró chou ó cadré, cette femme lui a apporté une cer-taine quantité [une croüte] de beurre sur Ie «cadret».
cadre, s. m.  Cadre. Cadre.
cadrela, -lae, adj.  Quadrille. Quadrille. Oun motchyöo cadrela, un mouchoir quadrille.
cadreladzó, s. m.  Quadrillage. Quadrillage.
cadreleri, s. f.  Etat de ce qui est quadrille Etat de ce qui est quadrille. Hou peti fan tan dé ca dé ha cadreleri, ces petits font tant de cas de ce qui est quadrille.
câé, s. m.  Cahier. Cahier. I djya fornį ó câé di dévwêe, j'ai déjà fini le cahier des tâches.
caé, v. n.  Fienter, en parlant des oiseaux et des insectes. Fienter, en parlant des oiseaux et des insectes. Achyę pa enį derën è dzenelé cāéŗan pé ó pįló, ne laissez pas entrer les poules, elles fìenteront par la chambre.
caeon, s. m.  Cochon, particul. dans le langage des enfants.   Cochon, particul. dans le langage des enfants.  
caeon, s. m.  Enfant malpropre. Enfant malpropre.
caeona, s. f.  Cochonne . C'est le fém. du précédent, ne s'emploie qu'au fìg. Personne malpropre. Cochonne . C'est le fém. du précédent, ne s'emploie qu'au fìg. Personne malpropre. Kyënta caeona kyé t'éí ! que tu es malpropre !
cafâa, s. m.  Cafard. Cafard.
cafatchyere Cafetière, récipient pour le café. Cafetière, récipient pour le café. n. f.  Lex. café.
caféi, s. m.  Café. Café. Atsetą dé caféi, acheter du café [brut, moulu ou non]. Dan ó tin i cāféi iré pa conyou ó matën, autrefois le café [au lait] n'était pas servi le matin. Pour désigner le café pur, on dit dé café1 nēe, du café noir.
cafouwéŗéí, s. m.  Qui rit souvent aux éclats. Qui rit souvent aux éclats.
cafówa, v. n.  Rire aux éclats Rire aux éclats.N'avwejié cafówą hé fémawé, on entendait ces femmes éclater de rire; cafouwon vwi ma cafouwéŗąn pa tòrdzó, ils rient aux éclats aujourd'hui, mais ils ne riront pas toujours. Il A Grimisuat cafólą, même sens.
cafowāe, s. f.  Eclat de rire. Eclat de rire. Fajįon dé plo grouché cafówéi, ils poussaient d'énormes éclats de rire; kyënta cafówae l'a fé can l'a avouį chin! quel éclat de rire il a poussé quand il a entendu cela!
cajën, s. m.  Soins journaliers à donner au bétail. Soins journaliers à donner au bétail. Che no ou kyé è béítchyé vajęchon dou bon byéi fó°" ky'i cajën fweché fé e-n-ódre, si l'on veut que le bétail prospère, il faut que le soin quotidien soit bien fait; a ouŗa dou cajën, sta iré chou pląche, à l'heure du soin à donner au bétail, celle-ci était sur les lieux.
cajena, v. a.  Soigner le bétail, lui donner à manger et à boire. Soigner le bétail, lui donner à manger et à boire. Ces soins se décomposent comme suit: le soir: balę marįnda, apréi répirįnde é pwe arya é abéŗą, donner à goûter, après «reprendrez (redonner à manger) et puis traire et abreuver; le matin: balę dedzoun`na, réprįnde, arya é abéŗą, donner à déjeuner, «reprendre)), traire et abreuver. || Mêmes termes à Hérémence (Laval.), à Val d'Illiez (Fankh. 125), à Troistorrents et à Grimisuat.
cajenāe, s. f.  Travail occasionné par les soins journaliers à donner au bétail. Travail occasionné par les soins journaliers à donner au bétail. Kyënta caįenāe tui è dzò hou kyé l'an oun norën paŗèle! quel travail chaque jour pour ceux qui ont un pareil troupeau! Cajenéi Temps destiné au soin du bétail. Pouwon jęstó chófla ëntremyę di cajenéi, ils peuvent tout juste souffler quand c'est le temps de soigner le bétail. Spécialement «tour» à la laiterie: can venyon è cajenéi fó°" ai ó bó°" chou pląche, quand arrive le tour à la laiterie, il faut que le bois soit sur place [pour faire le fromage].
cajenį, caįenįŗe, s. m. et f.  Celui, celle qui soigne le bétail Celui, celle qui soigne le bétail.L'a dąvwé chervįnté, ona l'è cojenįŗe, w'ātra l'è cajeniŗe, il a deux servantes, l'une est cuisinière, l'autre soigne le bétail.
caji, adv.  Un peu, quasi,  Un peu, quasi, iré cajį matën pó che ouéeą, c'était un peu [trop] tôt pour se lever; i méclon cajį trwa dé méchondzé, ils mêlent un peu trop de mensonges [à ce qu'ils disent].
cajimin, adv.  Un peu, quasiment Un peu, quasiment. Fé cajimin fri pó chortį chën pawétó, il fait quasiment froid pour sortir sans paletot.
cąkyè, adj. ind.  Quelque Quelque. Cākyè có°", quelquefois; cąkyè ądzó quelquefois; pou to pa déŗé s'ta cākyè tsąnbé ou cākyè bréi dé brecą? ne peux-tu pas dire si tu as une jambe ou un bras de cassé?
cakyéŗa, s. f.  Cabinet d'aisance.   Cabinet d'aisance.  
cakyéŗa, s. f.  Vilaine maison Vilaine maison. I réísté ba pé hé cakyéŗé, il demeure là-bas dans ces vilains trous. 11 Syn. cafąe.
cala, s. m.  Lait caillé. Lait caillé. «Le calą est du lait caillé, mais dont les parties caséeuses ne sont pas encore séparées du petit lait, tandis que le préi est la pâte du fromage prêt à être retiré de la chaudière» (Jean-jaquet, Bull. II [1903], p. 32). ona coléŗa dé calą, une cuillerée de lait caillé.
cale, s. m.   Présure. Présure. Ché frómądzó l'a ó go dou calé, ce fromage a le goût de la présure. || Syn. kyèle.
calę, v. n.  Cailler. Cailler. I kyèle fé cale ó waséi la présure fait cailler le lait; i waséi calé pa vwi, le lait ne se caille pas aujourd'hui; dj'y on kyé l'è byin maądó, l'a calą ó chan, on dit qu'il est bien malade, il s'est caillé le sang. Du lat. coagulare.
caléréche, s. f.  Caille-lait. (Gallium cruciatum L). Caille-lait. (Gallium cruciatum L). on s'en servait dans les alpages pour faire cailler le lait.
caliganda Kermesse.n. f.  Var. caliganda. Fou da caliganda, ceux de la kermesse. V régyénósa, bonba. Kermesse.n. f.  Var. caliganda. Fou da caliganda, ceux de la kermesse. V régyénósa, bonba.
calon, s. m.  Caillot. Caillot. Oun colon dé chan, un caillot de sang.
camą  Jeu de la garde  Jeu de la garde : Mot sans signification qu'emploient les joueurs au jeu de la «garde» pour désigner le 7e. Cf. le mot boten.
camaméwa, s. f.  Camomille. Camomille. Nó plantérįn dé camaméwé ba ou cortį, nous planterons des camomilles au jardin. 
camaméwa, s. f.  Tisane préparée avec cette plante Tisane préparée avec cette plante. I ma a téita, to mé prépareréi ona tacha dé camaméwa, j'ai mal à la tête, tu me prépareras une tasse de camomille.  La forme camamile est SR.
camëntrąn, s. m.  Carnaval. S'emploie sans article. Carnaval. S'emploie sans art. Can vendre camëntrąn, nó tornéŗįn prou a vêré dé faŗąté, quand arrivera le carnaval, nous reverrons bien des masques. Le mot vient de carême entrant; v. fr.: caresmentrant. Même mot à Grimisuat. Syn. carnóvawe. .
camëntrąn, s. m.  Mauvais petit garnement, personne de peu de valeur; c'est une insulte. Mauvais petit garnement, personne de peu de valeur; c'est une insulte. Syn. bòrdon, pa gran tsó°"je
camoró, -ra, adj.  Ennuyé, dépité Ennuyé, dépité. L'è tòrna ën deri tó camoró, il est revenu tout déçu.
campaniŗé, s. f.  Vache portant la canpąn-na. Vache portant la canpąn-na.
can  s. m.  Camp. Camp. Fótré ó can, s'en aller.  Service militaire. È chordą chon parti ou can, les soldats sont partis pou: un cours de répétition. L'a byin dé mówé kyé chon via ou can, bąle étįnche, il y a beaucoup de mulets au service militaire; on en a besoin; a t-e djya fornį è can? a-t-il déjà fini son service militaire? I pare a nó l'a fé dijechą can, notre père a fait dix-sept cours de répétition.
can adv.  Quand. Quand. Can partį-vó? quand partez-vous? - Chéi pa can, je ne sais pas quand. Conj. Quand, lorsque. Can to tornéŗéi, nó chaŗįn pótètré pa méí ën vya, quand tu reviendras, nous ne serons peut-être plus en vie; pwwon eni can kyé chi, ils peuvent arriver n'importe quand.
can adv.  Quant. Quant. Se rencontre dans ces expressions: pó can t-a dé chin, quant à cela; pó can t-a dé mè, l'è ègąwé, quant à moi, c'est égal; pó can t-a dé pròsédą, nó fèjin pa chin, quant à faire un procès, nous y renonçons.
cąna, s. f.  Canne.  Canne.  En terme de cible, l'expr. «ché l'a a cąna», celui-là a la canne, signifie un accessit, on lit les noms de tous les primés et de celui qui suit immédiatement sans prix; c'est celui-ci qui est dit « avoir la canne ».
canadą, s. f.  Pomme Canada; c'est la plus belle sorte de pomme et la plus chère. Pomme Canada; c'est la plus belle sorte de pomme et la plus chère. È canada chon tòrdzó nete rètsasyéi, les pommes Canada sont toujours très recherchées.
canąle, s. f.  Canaille . Canaille . I canąle est le nom d'un instrument en bois muni de longues dents pour cueillir les fruits. C'est aussi le nom pour l'instrument appelé ląrè par Odin (310), qui en donne cette description: «Pompe de cellier. C'est une sorte de vase composé d'un tube ouvert aux deux bouts, renflé au milieu et muni d'une boucle par laquelle on le tient, on introduit ce vase par la bonde dans un tonneau de vin plein, où il se remplit lui-même. Avant de l'en retirer, on met le pouce sur l'orifice supérieur, puis l'on tire et vide le contenu par l'autre bout dans un verre à vin. » Le mot canąle a son équivalent en patois de Grimisuat: ląró, instrument pour cueillir les fruits.
canąle, s. f.  Canaille, vile populace. Canaille, vile populace. L'è ona frąntse canąle, c'est une vraie can. Voleur. Fou kyé róbon chon de canąle, ceux qui prennent le bien d'autrui s'appellent des voleurs; chon tui rin kyè dé canąlé, ils sont tous des voleurs.  canąle est le nom d'un instrument en bois muni de longues dents pour cueillir les fruits. Il C'est aussi le nom pour l'instrument appelé ląrè par odin (310), qui en donne cette description: «Pompe de cellier. C'est une sorte de vase composé d'un tube ouvert aux deux bouts, renflé au milieu et muni d'une boucle par laquelle on le tient, on introduit ce vase par la bonde dans un tonneau de vin plein, où il se remplit lui-même. Avant de l'en retirer, on met le pouce sur l'orifice supérieur, puis l'on tire et vide le contenu par l'autre bout dans un verre à vin. » || Le mot canąle a son équivalent en patois de Grimisuat: ląró, instrument pour cueillir les fruits.
canalę, v. n.  Voler. Voler.
canaleŗį, s. f.  Coquinerie. Coquinerie. Oun pou pa conprįndé voueró fan dé canaleŗį fou brote moundó, on ne peut pas s'imaginer combien de coquineries font ces vilaines gens. Vol. Pouwon prou enį rętsó can fan rin kyé dé canaleŗį, ils peuvent bien s'enrichir quand ils ne font que voler.
canapéi, s. m.  Canapé. Canapé. L'a ona trintįn`na d'an, l'aïe pęskye nyoun kyé l'aïon dé canapéi pé a comona, il y a une trentaine d'années, il n'y avait presque personne qui eût des canapés dans la commune.
canari, s. m.  Canari. Canari.
canbouze, s. f.  Cambuse. Cambuse.
canbrąda, s. f.  Camarade, ami, compagnon. Camarade, ami, compagnon. L'è i canbrąda a Margyeŗįta a nó, c'est la camarade de notre Marguerite. Déform. du mot «camarade».
cancan, s. m.  Cancan, bavardage malveillant, intrigue. Cancan, bavardage malveillant, intrigue. Ha l'è countenowamin pé è vąé, cha tui é cancan da comona, cette femme est continuellement sur les routes, elle connaît tous les cancans de la commune.
cancana, v. n.  Cancaner. Cancaner. Béi kyé pou enį cancana per ënkye, je me demande ce qu'elle peut bien cancaner par ici.  V. a. Rapporter, répondre. Dri kyé avouį cąkyé tsó°"ja, pou pa ch' ënpatchyę dé tòrną tòte a cancana fouŗa, aussitôt qu'elle entend qqch., elle ne peut s'empêcher de le répandre partout.
cancanądzó, s. m.  Le fait de cancaner; intrigue. Le fait de cancaner; intrigue.
cancanéŗéi s. m.  Cancanier. Cancanier. || Syn. cancanōo. '
cancanōo, -noja, adj. et s. m. et f.  Cancanier. Cancanier.
candi, adj. m.  Candi.  Candi. Dé chócró candi, du sucre candi.
canéé, s. m.  Collier en bois pour attacher chèvres et moutons. Collier en bois pour attacher chèvres et moutons.
canënfląn, s. m.  Marmot. Marmot.
canéwa, s. f.  Cannelle. Cannelle.
cani, s. m.  Désigne celui qui se sert d'une canne pour marcher.  Surnom d'une famille de Drone. Désigne celui qui se sert d'une canne pour marcher.  Surnom d'une famille de Drone.
canicouwé, s. f. pl.  Canicules  Canicules  Prov. È canicowé che rįntron pé chowé, l'è caŗąnta dzò dé chowé, é che rįntron pé plodze, l'è caŗąnta dzò dé plodze, si les canicules commencent par le soleil, c'est quarante jours de soleil; si elles commencent par la pluie, c'est quarante jours de pluie.
canon, s. m.  Canon. Canon. Ba a Chyoun i tįŗon é canon ó dzò da Féita Djyo,à Sion on tire du canon le jour de la Fête-Dieu.  Sobriquet.
canónārda, s. f.  Canonnade. Canonnade.
canonį, s. m. Artilleur.  Artilleur. L'è itą pri di canonį, il a été incorporé parmi les artilleurs.
cąnpa, s. f.  Course, campagne. Ne se rencontre guère que dans l'expr. ën cąnpa, en course. Course, campagne. Ne se rencontre guère que dans l'expr. ën cąnpa, en course. Kyé faįëch'ó tin ky'odré, l'è tui è dzó ën cąnpa, par n'importe quel temps, il est toujours en campagne.
canpą, v. a.  Camper. Camper.
canpą, v. a.  Retenir sur les journées d'un ouvrier qui doit quelque chose au «métral». Retenir sur les journées d'un ouvrier qui doit quelque chose au «métral». Canpą è dzórnié, retenir quelque chose du salaire journalier pour une raison ou pour une autre.
canpaną, v. n.  Sonner. Sonner. Canpaną pó w`écó °"wa, sonner l'école.Fig. Perdre son temps sur les places, à la maison, etc. Canpanąé per léi, il lambinait par là; fé pa d'ātró traó kyé canpaną per léi, il ne fait aucun autre travail sinon lambiner par là.  Canpaną s'emploie aussi pour «sonner une clochette», tandis que chóną ne s'enploie que pour « sonner une cloche» de la tour de l'église ou d'une chapelle.
canpanéta, s. f. Pervenche. (Vinca minor L.). Pervenche. (Vinca minor L.). Dim. de canpąn-na
canpanéta, s. f. Dim. de canpąn-na Petite clochette Petite clochette
canpanį, s. m.  Sonneur de clochette. Sonneur de clochette.  A Grimisuat, ce mot désigne l'enfant de chœur qui au jour des grandes processions (Rogations et lundi de Pâques) précède la procession en agitant par intervalles la canpąn-na pour avertir les gens.
canpąn-na, s. f.  Grosse sonnette qu'on attache ou cou des vaches. Grosse sonnette qu'on attache ou cou des vaches. È j-one di ątsé l'an a canpąn-na, è į-ātré l'an a chonąle, les vaches portent, les unes une sonnette (en fonte au son clair), les autres une «sonnaille» (cloche ovale).  Fig. Personne qui ne travaille pas. Fó °" t-e pa être tącó dé prįnde pó chervįnta ona canpąn-na paŗelé ! n'est-ce pas être sot que de prendre pour servante une femme aussi inactive!
canpanyāa, canpanyārda, s. m. et f.  Campagnard. Campagnard. Ou tin di į-éwésyon, fou da véwa chāon prou enį trówą è canpanyāa, au temps des élections, les citadins savent bien venir trouver les campagnards; pó nó į-ātró canpanyāa è vąé chon prou bòné dįnché, pour nous autres gens de la campagne, les chemins sont assez bons comme cela.
canpąnye, s. f.  Campagne. Campagne. Fouŗa pé Fribo l'a dèstrą dé bewé canpąnyé a vêŗé la, dans le canton de Fri-bourg, il y a de magnifiques campagnes en comparaison d'ici.Ché métr'ën canpąnye, se mettre en campagne.Campagne, par oppos. à ville. Hé dzin di véwé todrį chortį pé a canpąnye, les gens des villes pourvu [c'est leur rêve] qu'ils puissent aller à la campagne.
canpó , s. m.  Grande étendue de terrain. Grande étendue de terrain. Oun gran canpó dé pra, dé tsan, une grande étendue de pré, de champ.
canpó, -pa, adj.  Sauvé, hors d'embarras. Sauvé, hors d'embarras. Tsouchwą l'è canpó, l'a plin ó carné a teryę, Zuchuat est sauvé, il a le carnet d'épargne bien garni à sa disposition; nó chin canpó, nën tó pochou rintrą a prįja, nous sommes « quittes », nous avons pu rentrer toute la récolte. L'it. campare a aussi le sens de «se sauver ».
canséwa, v. a.  Sceller. Sceller. L'an canséoua tót'è porté, ils ont mis les scellés sur toutes les portes. Canséwa a planta, l'arbre a été scellé (confisqué). Effacer, p. ex. un nom, barrer. Tó chin k'įŗé écrį wéi l'îtą canséwa própró, tout ce qui était écrit là a été effacé complètement.  Canceller.  V. a. abolir, fermer.condamner définit, ou moment. une porte, passage, rue, place, etc.  En afr., il signifie en outre barrer transversalement, croiser et aussi annuler en gén.
canta. Voy. pócąnta s. m. Quant à Quant à
cantchyémó, s. m.  Quantième. Quantième. Kyën cantchyémó n'ën nó vwì? quel quantième avons-nous aujourd'hui?
cantęcó, s. m.  Cantique. Cantique.
cantęna, s. t.  Cantine. Cantine.
cantenyè, -yeŗe, s. m. et f.  Cantinier, cantinière. Cantinier, cantinière.
cantitą, s. f.  Quantité. Néol. Quantité. Néol.
canton, s. m.  Canton Canton, un des 22 Etats de la Confédération suisse.
cantóna  Cantonner, séjourner. Cantonner, séjourner. v. tr. 
cantónąwe, -nąwa, adj.  Cantonal, -e.  Cantonal, -e.  Par ext. s. f. ona cantónąwa, une «cuite» qui compte.
cantónyè, s. m.  Cantonnier. Cantonnier. L'è di ky'è vąé chon claséi kyè l'a dé cantónyè per'ënkye, c'est depuis que les routes sont classées qu'il y a des cantonniers par ici.
canye, s. f.  Chienne.   Chienne.  Fig. Personne méprisable. Kyënta canye! quelle cagne ! En fr., afr. et provençal, on trouve ce mot aussi dans cette double acception. Gloss. Ill, 31.
canye, s. f.  Personne méprisable Personne méprisable
canyon, s. m.  Petit de la chienne Petit de la chienne. È canyon chon è bétchyon di tsën, les c. sont les petits des chiens.
canyowį, s. m.  Cornouiller (Cornas sanguinea L.). Cornouiller (Cornas sanguinea L.).
caochou, s. m.  Caoutchouc. Caoutchouc.
caonïa, s. f.  Calomnie. Calomnie. Dé grouché caonïé, de grosses calomnies.
caonié, v. a.  Calomnier. Calomnier.
capa, s. f.  Morceau de cuir ou d'étoffe Morceau de cuir ou d'étoffe. I cąpa di bote, la langue des souliers; i capa di tsouson, la «cape» des bas est une pièce de renfort, tricotée ou en toile, qu'on coud au talon d'un bas; chin fotįé dé blètsé via cómin dé cąpé di tsouson, cela enlevait des morceaux comme des «capes» de bas.
capabló, -a, adj.  Capable. Capable.
capasitéi, s. f.  Capacité intellectuelle. Capacité intellectuelle.
capetąn, s. m.  L'un des chefs du village.  L'un des chefs du village. Chaque village de Savièse a une société qui s'occupe avant tout de l'eau potable et des intérêts de la chapelle. Elle possède, en outre, une vigne que l'on travaille en commun et dont le vin est servi aux sociétaires lors de certaines fêtes (Pâques, etc.) déterminées par la tradition. A la tête de cette société, on trouve le banneret et le capetąn.
capetąn, s. m. suite L'un des chefs du village.   En règle générale, ce dernier est nommé à vie et choisi par acclamation parmi les hommes les plus marquants du village. Ce titre lui donne droit de porter l'«esponton», sorte de sceptre enrubanné, le jour de la Fête-Dieu et en d'autres circonstances particulières. || Ne pas confondre capetan avec capiténó, grade de l'armée et des sapeurs-pompiers.
capetané, s. m. Diminutif de capetąn Petit capitaine Petit capitaine
capison, s. m.  Gamin. Gamin.
capiténô, s. m.  Capitaine. Capitaine.
capon, s. m.  Poltron, lâche. Poltron, lâche. N'ën ba chela s't'éi pa oun capon, descends donc ici si tu n'es pas un capon.Le mot a le même sens en fr. Littré, capon. C'est la pire injure à un Saviésan que de le traiter de capon, s. m. 
capóna Capituler  Capituler . Pa capóna, ne pas capituler, tenir bon, ne pas abandonner, persévérer [devise du Saviésan].
capóna, v. n.  Reculer, renoncer à une lutte, montrer de la lâcheté. Reculer, renoncer à une lutte, montrer de la lâcheté. I capounon pa, ils ne reculent pas; l'an apela dó°" ou tré có°" ën-odre ma pó forni i peti l'a capona, ils se sont empoignés deux ou trois fois comme il faut, mais à la fin le petit a renoncé [à la lutte].
capórawe, s. m.  Caporal. Caporal.
capotsën, s. m.  Capucin. Capucin. Voui l'è i capotsën kyé la prèdjya, aujourd'hui c'est un capucin qui a prêché. I pacha dou capotsën, l'empreinte du pied du capucin; elle se trouve à une petite lieue du Châtelet, au bord du sentier qui conduit au Sanetsch. D'après une légende un capucin y aurait arrêté la Réforme qui n'a pu prendre pied en Valais.
capotsëné, s. m. Dim. de capotsën. Petit capucin Petit capucin
caprisyó, s. m.  Caprice, lubie. Caprice, lubie.
caprisyou, caprisyouja, adj. et s. m. et f.  Capricieux Capricieux. Kyën moundó caprisyou ché dé Tsarlé: dé adzó fó°" ó t'acouta dé dzô ëntchye, é d'âtró âdzó i di pa boundzo, quel homme capricieux, le fils de Charles, parfois il faut l'écouter des jours entiers, d'autres fois il ne dit pas bonjour.  Susceptible, chatouilleux. È môtsé chon pa caprisyoujé, porkyè oun tsanpïé via sin âdzó, venyon tôrdzo, les mouches ne sont pas susceptibles, quand même on les chasse cent fois, elles reviennent toujours.
capsouwa, s. f.  Capsule. Capsule.
capyon, s. m.  Serfouette ou binette à long manche, petite pioche de jardin. Fr. local capion. Sornette Serfouette ou binette à long manche, petite pioche de jardin. Fr. local capion. Sornette
capyóna, v. a.  Remuer la terre avec la serfouette. Remuer la terre avec la serfouette. Di a venye to vën ënséi ou corti è to capyoun 'è pómètêré, de la vigne tu passes au jardin et tu «donnes la terre» aux pommes de terre avec la serfouette.
capyoné, s. m. Dim. de capyon. Petit capion Petit capion
cara, carae, adj. et s. m. et f.  Carré. Carré. I piló a nó l'é fran cara, notre chambre est tout à fait carrée. Nó véjin outr 'ou cara kyeri ó rècó, nous allons au carré (nom d'un pré carré) chercher le regain.  S. f. I carāé, la carrée, désigne par euphémisme les lieux d'aisances. Cette appellation leur vient de leur forme carrée. Syn. beaucoup plus usité: cakyéra.
carabātsé, s. f. pl.  Préludes de tempête. Préludes de tempête. Apréi stè carabātsé kyën tin va t-e féré? après de pareils préludes quel temps va-t-il faire? En Savoie le mot carabasse peut aussi avoir la signification de «mystère» (cf. Gonst.).
carabën-na, s. f.  Carabine. Carabine.
carabenyè, s. m.  Carabinier. Carabinier.
caraco, s. m.  Léger paletot de femme qui remplace le mandzon. Léger paletot de femme qui remplace le mandzon. Dé tsatin è marin-né méton pa vwéró ó mandzon, l'an gyela totè ó caraco, en été les femmes ne mettent guère le mandzon, elles ont presque toutes le caraco.
carae, s. f. Voy. s. v. cara Carré. Carré.
caraméwa, s. f.  Pastille de caramel Pastille de caramel.I martchyanda l'a bala davwé caraméwé, la marchande a donné deux caramels.  Le mot féminin avec le même sens est usité en SR.
caranta, adj. num.  Quarante. Quarante. Carantch'youn, quarante et un; carant'é dó°", caŗant'é trè, quarante-deux, quarante-trois.
caŗantchyèmò, -ma, adj. et s. m. et f.  Quarantième. Quarantième.
caŗantin-na Isolement de durée variable Isolement de durée variable. L'a jou oun ca dé tifus, é chorda chon ën carantin-na, il y a eu un cas de typhus, les soldats sont en quarantaine.
caŗantįn-na, s.f.  Quarantaine, Quarantaine, iron'na caŗantįn-na a rnanoura, il y avait une quarantaine de personnes à la corvée (cf. manoura).
carbótąe, s. f.  Gronderie, orage Gronderie, orage. Kyënta carbótąe can l'è arową i vyou, quel orage [a éclaté] quand le vieux est arrivé!
carcąche, s. f.  Carcasse. Carcasse. Vaŗį prou fouŗa yó vouarda a carcąche, j'irai bien moi garder la carcasse [disait un fils indigne en parlant du cadavre de son père].
carcową, v. a.  Calculer. Calculer. Can l'è tó carcową, resté pa gran tsó°"ja a prįnde, quand tout est calculé, il ne reste pas beaucoup à prendre.
carcowe, s. m.  Calcul. Calcul.
càrdôné, s. m. Dim. de cordon.  Petit cordon. Petit cordon.
caŗéí, s. m.  Sapelot sec. Sapelot sec. Iną i mêin è caŗéí chęŗvon d'ètchyéwa, au mayen les caŗéí servent d'échelle. Fig. Oun grou caŗéi, un homme grand et élancé.Par ext. Tout support long et mince: dé caŗéí dé siman, dé hou pló, des supports en ciment, des plots.
carelon, s. m.  Carillon. Carillon.
carelóną  V. pron. Se quereller : Che carelóną Se quereller : Che carelóną
carelóną v.i. Faire du bruit. Faire du bruit.
carelóną, v. n.  Carillonner. Carillonner.
caréwa, v. a.  Carreler. Carreler. L'a caréwą tót'a pādze avouéi awęnye é ó craeon, il a carrelé toute la page avec la règle et le crayon.
caréwé, s. m.  Petit objet carré. Petit objet carré. Oun caréoué dé siman, un petit carré de ciment; oun caréoué dé chócró, un petit morceau de sucre carré.
caŗį, s. f.  Carie. Carie. L'a a cari di j-ó°"che, il a la carie des os; ona caŗį d'ó°"che, une carie des os.
carié, v. a.  Carier, usité surtout au participe  passé. Carier, usité surtout au part. pas. caria, caŗiąe; ona din caŗiae, une dent cariée.
caŗįma, s. f.  Carême. Carême.De caŗįma, pendant le carême; l'è dé carįma kyé  défonson  è  vęnyé,  c'est pendant le carême qu'on défonce les vignes.-
carlën-na, s. f.  Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis). Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis). I carlën-na l'a 'na flôo cómin è cópéte, la c. a une fleur comme la ficaire. || Gri-misuat, Fully, id.
carmą, v. a. et n.  Calmer. Calmer. Chin carmé ó ma di din, cela calme le mal de dents; i ma dé téíta comįnsé a carmą, le mal de tête commence à se calmer  Diminuer. Can vïon kyé carmé w'éivwe, trouon è tsąnbé, quand [ceux qui arrosent] voient que l'eau diminue, ils trouvent les jambes.
carmanyówa, s. f.  Carmagnole. Carmagnole.
carmatchyó Jeu ., voy. sous le mot botën, terme du jeu de garde. Jeu ., voy. sous le mot botën, terme du jeu de garde.
cąrmó, -ma, adj.  Calme. Calme.
carnādzó, s. m.  Bataille. Bataille. Kyën carnądzó ha néi amou pé a pënta! quelle bataille cette nuit à la «pinte»!
carné, s. m.  Carnet. Carnet.
carnópa, s. f.  S'emploie habit, au pl.: Mancherons de la charrue, du traîneau, S'emploie habit, au pl.: Mancherons de la charrue, du traîneau, ona rlwįdze a carnópè, un traîneau à mancherons. È carnópé chon è fortsé, chin ky'apęlon di man po tenį a tsarowe, deri, les «carnopes » sont les « fourches », ce qu'on empoigne avec les mains derrière la charrue.
carnóvąw, s. m.  Carnaval. Carnaval. Antąn l'an pa achyą è faŗąté a carnóvąwé, l'année passée les masques ont été interdits à carnaval. || Cf. it. carnevale. \\ Syn. camëntrąn.
cąró, s. m.  Coin, angle. Coin, angle. Tenį ó motchyōo pé è cątró cąró, tenir le mouchoir par les 4 coins; tsasyę cacoun pé tui è couën é cąró dou paį, chercher qqn par tous les coins et recoins du pays; oun tsapéi a tré cąró, un tricorne.  Carré, propriété d'une certaine étendue. Powie pa paé è détó, oui an pri ché byo cąró dé pra, il ne pouvait payer ses dettes,  on lui  a pris  cette belle
carofyou, s. m.  Tapageur, surtout la nuit. Tapageur, surtout la nuit. Can venyon ó néi iną pé mijon féŗé dé chabą, chon dé carofyou, ceux qui viennent la nuit dans la maison faire du tapage  s'appellent carofyou.-
caron, s. m.  Brique, carreau d'argile, de ciment, de terre ou de glace. Brique, carreau d'argile, de ciment, de terre ou de glace. Dé caron dé têra cómin i mitchyą da tabla, des blocs de terre gros comme la moitié de la table; i Roun-nó tsarótąe dé caron, le Rhône charriait des glaçons.Terme du jeu de cartes: ou'ache dé caron, l'as de carreau.
caronyę, s. f.  Carogne. Carogne. S'emploie habituellement au figuré, pour désigner une femme débauchée. Dans ce sens, le mot se lit encore dans Molière.
carpa, v. a.  Carder. Carder. Carpa a ouan-na, carder la laine.Carder et cārpa viennent de 2 mots lat. différents: carder de Carduus, cārpa de carpere.
carpąn-na, s. f.  Se dit d'un animal grand et maigre, aussi des gens. Se dit d'un animal grand et maigre, aussi des gens. ona groucha carpąn`na dé ątse, dé tchyévra, une grande vache maigre, une grande chèvre très maigre.
cārpé, s. f. pl.  Cardes. Cardes. L'è pa dinche kyé fó°" tenį è cārpé pó byin carpa, ce n'est pas ainsi qu'on tient les cardes pour bien carder.
cārta, s. f.  Carte Carte. Dzowé i cārté, jouer aux cartes; balę è cąrté, distribuer les cartes. Les principaux jeux de cartes sont: i maryądzó, i batâa, i bó°"ra, i manyën, i bókye, i binoclye, i powitèna (la Napolitaine). Carte de géographie.Tui è j-écolè dion ai ona carta, tous les écoliers doivent avoir une carte.
cartan, s. m.  Mesure pour le lait en usage à Grimisuat. Cartan. Mesure pour le lait en usage à Grimisuat. Fou de Gromejwą mejoŗon ó waséi pé cartan, ceux de Grim, mesurent le lait par cartan.
carte, s. m.  Vase en forme de petite brante dans lequel on met le sel. Vase en forme de petite brante dans lequel on met le sel. I carte, chin l'è oun brinton pó atsetą a cha, le «cartet», c'est une petite brante pour transporter le sel.
cartéŗon, s. m.  Mesure ancienne  de capacité pour les liquides, valant deux pots ou 3 litres Ancienne mesure de capacité pour les liquides, valant deux pots ou 3 litres. I plo groucha tsana ou tsanį iré ha dou cartéŗon, la plus grande channe au tsani était celle du quarteron.  Ancienne mesure de capacité pour les matières sèches valant 7 1/2 litres, ou la moitié d'un bechyę (voy. ce mot). L'è itą prou mwêe di vouéipé, l'aïe 'na téta cóm'oun cartéŗon, il a été fortement piqué par les guêpes, il avait la tête comme un quarteron.  Par ext. Champ dont l'ensemencement exige un quarteron de blé: onn cartéŗon dé tsan. Voy. s. v. fetseouën. || Grimisuat id.
carteryę, v. a.  Partager ou rendre par quartier. Partager ou rendre par quartier. Carteryę è trontsé avouéi ó couën a bouįté, partager en quartiers les troncs avec l'ébuard en íer. Il Couper par quartier. Carteryę oun pan, oun frómadzó, couper en quatre un pain, un íromage.
cartéta, s. f.  Mesure ancienne valant le 1/4 du pot, soit les 3/8 d'un litre. Mesure ancienne valant le 1/4 du pot, soit les 3/8 d'un litre. ona cartéta de brinteën, un «quartette» d'eau-de-vie.Un missionnaire prêchant contre l'abus de la boisson et n'étant pas bien au courant des anciennes mesures racontait, pour se donner en exemple de sobriété, qu'invité par un paysan à boire un verre il s'était contenté d'un cartéŗon, confondant ce mot avec la cartéta, d'où hilarité générale.
carti , s. m.  Pleurésie du bétail. Pleurésie du bétail. I ma dou carti l'è i męma tsó°"ja kyé j'epwënté, la maladie du « quartier», c'est la même chose que les points de côté. Cette maladie est plus grave que le décąwó, étant mortelle habituellement. Elle est fréquente parmi les veaux de la Bwateŗį, parce que, l'eau manquant, on doit les conduire très loin pour les abreuver; ils boivent l'eau glacée dans la chaleur et contractent le ma dou carti.
carti , s. m.  Quartier. Quartier. Oun carti dé frómądzó, dé pan, un quartier de fromage, de pain. Quart. L'a vindou oun carti d'éi vwé, il a vendu un quart de son droit à l'eau d'arrosage.  Partie postérieure du soulier. Sti cwēe l'è bon pó è carti, ce cuir est bon pour en faire des quartiers. L'an pa fé dé carti, wé j-an tui twą, ils n'ont pas fait quartier, ils les ont tous tués.Carti désigne aussi chacun des quatre trayons: l'è foura d'oun carti, [la vache] ne donne pas de lait d'un trayon. Id. Grimisuat.
cartochye, s. f.  Cartouche Cartouche. È f-infan ąn-mon byin prįndé dé cartochye kyé tsārdzon pó teryę, les enfants aiment bien prendre des cartouches (douilles) qu'ils chargent pour tirer.Fig. Fille enceinte, A-to avoui déré kyé ha iré cartochye ? as-tu entendu dire que cette fille était enceinte?
carton,   s. m.   Carton, papier épais. Carton, papier épais. Pó fora è wįvró fó°" prįndé dé carton, pour doubler les livres, il faut prendre du papier épais.
carton,   s. m.   Parchemin Parchemin. È vyou j-ató iron ecrį chou dé carton, les anciens actes étaient écris sur parchemin.
caryęŗe, s. f.  Carrière. Carrière. Caryęŗe di përé, da chābla, carrière de pierres, de sable.
casónarda, s. f.  Cassonade. Cassonade. Pó féŗé a pekyéta ënplįon dé casónarda, pour fabriquer la piquette, on se sert de cassonade.
casòrda Cuisiner, travailler à la maison.v. intr.  L'è apréi casörda, elle est en train de cuisiner. Lex. cosarda qui est inusité. Cuisiner, travailler à la maison.v. intr.  L'è apréi casörda, elle est en train de cuisiner. Lex. cosarda qui est inusité.
catäa Culbute, pirouette Culbute, pirouette. n. m.  L'a fé oun catâa, il a fait une culbute,
catarąta, s. f.  Cataracte Cataracte. I catarąta di j-oue, la cataracte des yeux.
catawą  v. n. Tomber, rouler à terre. cataouą  v. n. Tomber, rouler à terre.
catawa, s. f.  Poulie servant à hisser le bois, les fagots, les sarments: Poulie servant à hisser le bois, les fagots, les sarments: arindjyę ona catawa, établir une poulie.
catawé, s. f. pl.  Poulies Poulies .Ne se rencontre que dans l'expr. l'a veŗya è catawé, il est tombé comme une masse, il a «plié les fers».
catawé, s. f. pl.: Faillite. Dérivé de catawą. Faillite. Dérivé de catawą. l'a veŗya è catawé : il a fait faillite
catchya, -ąe, adj.  Caché, renfermé. Caché, renfermé. Ché l'è pa prou ouvêe, troua catchyą, mote, il n'est pas assez ouvert, trop renfermé, muet.
catchyę, v. a.  Cacher, serrer, enfouir. Cacher, serrer, enfouir. Nó fó°" aą catchyę ó fin, va eni dé plodze, il nous faut aller rentrer le foin, il va pleuvoir; n'ën tó chéeą ma pa tó catchyą, nous avons tout fauché, mais pas tout rentré. Syn. rétrindre. ąvw'a-to catchyą ó tsapéi? où as-tu mis ton chapeau? L'ïtą catchyą di mò, il a été caché par les revenants (dit-on, quand un enfant disparaît).  Ensevelir. N'ën catchyą w'antou, nous avons enseveli notre tante.  V. r. Se cacher. Oun cha pa avwe van pa che catchyę, fou j-infąn, on ne sait où ces enfants vont se cacher; d'evêe è charpin che catson derën pé têra, en hiver les serpents se cachent dans la terre.
catèdrąwa, s. f.  Cathédrale.   Cathédrale.    Syn.plus usité: i gran elįje, la grande église.
catêe  Otite, mal d'oreille. Otite, mal d'oreille. V. catêró.
catęró, s. m.  Catarrhe. Catarrhe.
cateŗou, -ouja, adj.  Délicat, sensible, difficile. Délicat, sensible, difficile. È ątsé dé peŗënkyè chon nete cateŗoujé, les vaches d'ici sont très délicates [de santé]; ché l'è déstrą vwera l'è caterou, l'a tòrdzò cakyé tsó°"ja, c'est extraordinaire combien celui-là est délicat, il a toujours quelque chose [qui ne marche pas].
catéwété, s. f. pl.  Basques d'un habit Basques d'un habit. È catéwété di góné a dzeŗon l'aïon tsecona ona pochye, les pans des habits à basques avaient chacune une poche.
catijyémo, s. m.  Catéchisme. Catéchisme. N'ën atseta oun catijyémo, nous avons acheté un catéchisme; fó°" aprįndé ó-catijyémó pé côo, il faut étudier le cat. par cœur.  La leçon de catéchisme. Véjó outr'ou catijyémo, je vais au catéchisme; i van ché maryą stou dzó kyeën, óŗa i van ou catijyémo, ils vont se marier ces prochains jours, maintenant ils vont au catéchisme. A Grimisuat, se rendre à la cure pour le catéchisme avant le mariage se dit: crintą.
catôjé, adj. num. et s. m.  Quatorze. Quatorze. catôjé brįnté dé vénįndze, quatorze brantes de vendange; catorj'ąn (sic) quatorze années; vwi l'è i catôjé dou mi; c'est aujourd'hui le 14 du mois.
catòjyémamįn, adv.  Quatorzièmement. Quatorzièmement.
catòjyémó, -a, adj. et s. m. et f.  Quatorzième. Quatorzième. L'è i catòjyémó dzò dé w'écóouwa, c'est le 14e jour de l'école.
catole, s. f.  Petit morceau de fumier desséché qui reste attaché à la peau du bétail. Petit morceau de fumier desséché qui reste attaché à la peau du bétail. I ątse l'è plįn-na dé catole, la vache est remplie de c. || Grimisuat: catòlyé.
católon, s. m.  Boule de fumier attachée aux poils d'une vache, etc. Boule de fumier attachée aux poils d'une vache, etc. Ch'oun mè pa dé chótêe è bęitchyé atrapon tó plin dé católon, si l'on ne met pas de litière, les vaches se couvrent de caillots de fumier. Il Grumeau, caillot. È prevquį tsejlon ba tó pé católon, les poires tombaient [de l'arbre] en pluie [comme des balles]. || Dim. de catole.
catowecó, -a, adj. et s. m. et f.  Catholique. Catholique. Ou Vawį chon pęskyè tui catowęcó, en Valais presque tout le monde est catholique.  I rewejyon catowęca, la religion catholique.
catrémamin, adv.  Quatrièmement. Quatrièmement.
catrémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Quatrième. Quatrième.
cątró, adj. num. et s. m.  Quatre. Quatre. I chwa di cątró, charrue à 4 mulets (voy. chwa). Dé chat'ën cątró, Voy. s. v. chąte.
catrótin, s. m. pl.  Quatre-Temps. Quatre-Temps. Fou kyé nécon i catrótin fan pa dé vyou j-ó°"ché; che venyon grou, chon chòdzè a vere dé mò, les enfants qui naissent aux Quatre-Temps ne font pas de vieux os; s'ils grandissent, ils sont exposés à voir des revenants. Voy. un autre dicton sous bweeą. Il Syn. tënpoŗe. || Grimisuat: les Quatre-Temps sont dénommés cārtįn.
catrówa Jeu de la garde, Jeu de la garde, voy. sous le mot boten. Dérivé du mot cątró, quatre.
cătse, s. f.  Cache. Cache. Dzwę pye a catchyę, l'a prou dé dzįnté catsé peŗ-ënkyè, jouez donc à cache-cache, il y a assez de jolies caches par ici.
catsé, s. m.  Petite cage, auget. Petite cage, auget. È catsé da rouwa, les augets de la roue.
catsebindon, s. m.  Détour. Détour. Balę oun catsebindon pó che détsapą dé cācoun, faire un détour pour échapper à qqn.Dzwę a catsebindon, jeu qui consiste à donner le change à qqn de manière qu'il ne retrouve pas vos traces.Randogne: catsïvindoun :mouvement , signe , geste .
catsemótą, v. a. Manger en cachette.  Manger en cachette. Chéí prou pòrkyé l'a rin fan ou tin di chó°"wé, l'è tòrdzò apréi catsemótą pé fou couën, je sais bien pourquoi il n'a pas íaim aux repas, il mange toujours en cachette dans les coins.  Par ext. Tromper. Catsemóté trwa, oun pou pa che fya, il trompe trop souvent, on ne peut se fier à lui.
catsemóteŗį, s. í.  Ribote en l'absence du maître ou en cachette. catsemóteŗį  s. í. Ribote en l'absence du maître ou en cachette.
catséta, s. f.  Cachette, petite cache Dim. de cătse. Cachette, petite cache. L'a trówą 'na dzįnta catséta pó rètrindré è méró°"wé, il a trouvé une jolie cachette pour entériner ses joujoux. ën catséta, en cachette: l'a tò fé chin en catséta di paŗįn, il a tout íait cela à l'insu de ses parents.
catson, s. m.  Cochon. Cochon. Bó°"tchyę ó catson, tuer le cochon.  Oun catson dé mêe, un cochon d'Inde.  Oun catson roblį, un cochon qui a la raie bien marquée sur le dos; son opposé est catson sinląn (l'an pa a rache, ils n'ont pas la raie).
catsóną  s. f.  Portée d'une laie. Portée d'une laie.
catsóną  v. n.  Mettre bas en parlant d'une truie. Mettre bas en parlant d'une truie. I tró°"we l'a catsóną achi, la truie a mis bas hier soir; catsounéŗé outre pa néi, elle mettra bas pendant la nuit. V. a. Par ext. Faire une besogne négligemment, Catsóną ó traó, bâcler le travail.
catsonën s.m. Cochonnet, petite boule servant de but au jeu de boule. Cochonnet, petite boule servant de but au jeu de boule.
catsonën, s. m. Dim. de catson.  Petit cochon. Petit cochon. I tró°"we l'a fé dódzé catsonën, la truie a mis bas douze petits.
catsonį, s. m.  Porcher.  Porcher. Voy. s. v. pątó Syn. plus récent: pòrtchyè.
catsonįŗe, s. f.  Truie ayant des petits ou que l'on élève pour la reproduction. Truie ayant des petits ou que l'on élève pour la reproduction.
cąva, s. f.  Cave; mot plus recherché que sewi. Cave; mot plus recherché que sewi.
cavale, s. m.  Cavalier. Cavalier.
cavaweri, s. f.  Cavalerie. Cavalerie. L'a pa ou étre chënpló chordą, l'a falou intra a cavaweri, il n'a pas voulu être simple soldat (fusilier), il a fallu qu'il fût de la cavalerie.
cavęrna, s. f.  Caverne. Caverne.
caviste, s. m.  Caviste. Caviste.
cąvoua, s. f.  Queue. Queue. I pa aperchyou ni cąvoua ni cordon, je n'ai aperçu ni queue ni corde, c.-à-d. rien (la bête a disparu avec la corde qui l'attachait).Par ext. Bout d'une plante pyramidale: i cąvoua da pyęse, le bout d'un sapin abattu.
cavouāa, s. m.  Naissance de la queue. Naissance de la queue. L'a bachyą ó cavouāa, [cette vache] a un enfoncement de la croupe.
cavouaró, s. m.  Rouge-queue. Rouge-queue. Oun ni dé cavouaró, un nid de rouge-queue.
cavouatāe, s. f.  Coup de la queue. Coup de la queue. L'a rechyou'na cavouatāe derën i j-oue, il a reçu un coup de queue dans les yeux.
cavouën, s. m.  Qui a la queue coupée. Qui a la queue coupée.  A Grimisuat cavouën désigne également une vache de chétive apparence: onn crwéi cavouën, une vilaine petite vache maigre.
cavoueną, v. n.  Se démener. Se démener. Cómin va cavoueną ba pé ó vèrdjyę pó garéé ó rècò, comme elle va se démener par le verger pour «gouverner» le regain!
cavouęsa, s. f.  Jeune fille folâtre. Jeune fille folâtre. Kyënta cavwęsa dé bouata ! quelle folâtre de fille!
cavouesą, v. n.  Folâtrer. Folâtrer. Can ha cavweséŗé pa méi... quand celle-là cessera de folâtrer...
cavoueseri, s. f.  Courses folâtres en tous sens. Courses folâtres en tous sens. Réista trankiló, yó ąnmó pa hé cavweseri, reste donc tranquille, je n'aime pas ces courses continuelles.
cavouéta, s. f. Dim. de cąvoua.  Petite queue. Petite queue.
cavwįįŗe, s. f. Lanière du bât qui passe sous la queue du mulet.Syn.: è brąé, v. s. ce mot. Lanière du bât qui passe sous la queue du mulet.Syn.: è brąé, v. s. ce mot.
cāwa Dernière eau qui arrive sur le pré lors de l'arrosage  Dernière eau qui arrive sur le pré lors de l'arrosage. Nó powin pa fomi d'êrdjye, i vën i cāwa, nous ne pouvons pas finir d'arroser, vient la dernière eau.
cąwa, s. f.  Morceau de bois triangulaire que l'on emploie pour assujettir les tonneaux. Grimisuat cala, même sens. Morceau de bois triangulaire que l'on emploie pour assujettir les tonneaux. Grimisuat cala, même sens.
cawą, v. a.  Assujettir les tonneaux sur le chantier. Assujettir les tonneaux sur le chantier.
cawą, v. n.  Diminuer; spécialement en parlant d'une vache, donner moins de lait. Diminuer; spécialement en parlant d'une vache, donner moins de lait. Ou cóminsémįn è pató l'an rouidó dé traó pó arya, ma apréi di kyé cąon è atsé, chon pa méí tan porchyou, au commencement les vachers ont beaucoup de travail, mais plus tard, quand les vaches «calent», ils ne sont plus tellement occupés.
cawandrį, s. m.  Almanach Almanach. I cawandrì de Bêrna-Vivį, di j-Ermęté, l'almanach de Berne et Vevey, de Notre-Dame des Ermites.
cawën, adj. et s. m. et f.  Câlin, galant. Câlin, galant. I fajįe ó cawën outò dé ha fèmąwa, il faisait le câlin (galant) avec cette femme.
cawibró Calibre du fusil . Calibre du fusil .
cawibró Equilibre.  Equilibre. 
cawibró, s. m.  Equilibre. Equilibre. I rescą dé pédre ó cawibró, j'ai risque de perdre l'équilibre.
cawison, s. m. pl.  Caleçon. Caleçon.
cawisyó, s. m.  Calice. Calice.
cawita, s. f.  Qualité. Qualité.
cazaca, s. f.  Casaque. Casaque. Veryę cazaca, tourner casaque.
cazêrna, s. f.  Caserne. Caserne. I trale ba a cazêrna, il est employé à la caserne.
cha , adj. poss. f.  Sa. Sa. Tsecoun rechį cha pāa, chacun reçoit sa part.
cha , s. m.  Précipice, gouffre, Précipice, gouffre, Kyën cha di Bèrtséi tįnkyé ba ën Rouwa! quel précipice de Bèrtsé à Roua !  Cf. rèchą.
cha, s. f.  Sel. Sel. Ou mêin oun tën a cha derën pé dé ronfló, au mayen on tient le sel dans des boîtes en écorce de sapin; oun pi dé cha, une pincée de sel; can įŗó peti yó, i cha cótāe 48 santįme a mejora (4 livres), quand j'étais petit, le sel coûtait 48 ct. la mesure de deux kilos.
cha, s. m.  Saut. Saut. L'è parti i gran cha via, il a décampé en taisant de grands sauts; l'aie pa dé pon, fallé féŗé oun grou cha pó trêchą ché tórįn, il n'y avait pas de pont, il fallait faire un gros saut pour traverser ce torrent.
chaba, s. m.  Sabbat des sorciers. Sabbat des sorciers. L'a avwi dzapa dé tsën, myoun-ną dé tsate, i chaba da chenegó°"da, il a entendu japper des chiens, miauler des chats, [bref] le sabbat des sorciers. Il Par ext. Tapage. Ha né1 l'an fé oun broie chaba, cette nuit ils ont fait un vilain tapage; can l'è aróoua opíre pa néi Fan fé oun chaba kyé ché conté, vers le milieu de la nuit, on fit un gros tapage.
chabetchyąe, s. f.  Se dit des secousses réitérées que l'on imprime à un sac renversé pour en faire sortir le contenu: Se dit des secousses réitérées que l'on imprime à un sac renversé pour en faire sortir le contenu: rlwi l'è trwa peti,pou pa féŗé dé grouché chabetchyéi pó féŗé chortį ó fèméi da bechatsé, il est trop petit, il ne peut secouer énergiquement les besaces pour en faire sortir le fumier.
chabetchye, v. a.  Secouer un sac que l'on tient par le fond pour en faire sortir le contenu. Secouer un sac que l'on tient par le fond pour en faire sortir le contenu.
chabla grôba Gravier Gravier
chăbla, s. f.  Sable. Sable. Dé chăbla dou Roun-nó, du sable [des grèves] du Rhone.
chablon, s. m.  Sablon. Sablon.
chablonou, -ouja, adj.  Sablonneux. Sablonneux.
chablou, s. m.  Sablier. Sablier. Can nó vajįon a w'écó°"wa, n'aïon tui oun chablou, quand nous allions à l'école, nous avions tous un sablier.
chabóou, s. m.  Sabot. Sabot. È chabó°" chon pa vwèró conyou peŗ'ënkyè, les sabots ne sont guère connus par ici. Fig. Homme lourd et peu intelligent. Avouéi dé chabó°" dé moundó dįnche oun pou rin che conta, avec ces lourdauds on ne peut compter [être servi].
chābrą, v. a.  Sabrer.  Sabrer. Chënblāé ky'owįé tó chābrą, il semblait qu'il voulait tout sabrer.  Massacrer, anéantir. Chon enou è gréiló é l'è tòté itą chabrą própró ba pé vęnyé, la grêle est arrivée et tout a été «sabré» d'importance dans les vignobles. || Par ext., tailler à grands coups de ciseaux. L'è damādzó dé chābrą ha béwa matįŗe pó rin, c'est dommage de sabrer cette belle étoffe inutilement.
chābrāe, s. f.  Coup de sabre. Coup de sabre. L'è enou fouŗa avwéi w'ecouwa é l'a balą dé chabréi, il est sorti avec le balais et a distribué des «sabrées» (coups à gauche et à droite); ona chābrāe cómin pó fįndre a téita, un coup de sabre comme pour fendre la tête.
chąbró, s. m.  Sabre Sabre. Dzówę ou chābró, faire de l'escrime.
chābrōo, s. m.  Sabreur. Sabreur. Kyën chābrōo ché, l'a dabò jou ecótą è tsanyó, quel sabreur, celui-là, il a eu tôt fait de couper les branches des chênes.
chacadjyāe, s. f.  Coup, secousse. Coup, secousse. L'a balą ona bóna chacadjyāe é l'a fé tsêre tui è prevwį, il a donné une forte secousse [à l'arbre] et toutes les poires sont tombées. || Fig. Remontrance. Apréi ona chacadjyāe dįnche, n'aïon rin kyé a resta kïa, après pareille remontrance, nous n'avions qu'à rester tranquilles.
chacadjyę, v. a.  Saccager. Saccager. È mafajin chacądzon tui è j-an ó cherijyę a nó, les malfaiteurs saccagent notre cerisier chaque année.
chacó, s. m.  Shako. Shako. Amou a chin dou comoun l'a dó°" chacó ky'ënplïon ou tin di j-èwésyon pó métré derën è vó°"tó, à la maison communale il y a deux shakos que l'on emploie en temps d'élection pour y mettre les bulletins de vote.
chacócha, s. f.  Secousse. Secousse. Té fó°" bale ona bóna chacócha, tserąn prou è pómé, il te íaut donner une bonne secousse et les pommes tomberont bien. Fig. Attaque d'une maladie: i jou 'na bróta chacócha, j'ai eu une vilaine secousse.
chacore, v. a.  Secouer. Secouer. Chacore ó peŗį, secouer le poirier [pour en íaire tomber les fruits]; chacore è nwé, secouer les noix [avec une gaule]. || Tenir, en parlant d'une maladie. L'è itą chaco e-n-ódre, il a été secoué comme il faut. V. r. L'a pa pochou che chacore, il n'a pas pu prendre le dessus.Part. pas. chacó, chacócha, secoue. De chïwa chacócha, du seigle secoué, celui qu'on emploie pour la semence; l'a pa dé gran-né nįŗé di nèąwé cómin i chïwa écócha, il ne contient pas la graine noire de la nielle, comme le seigle battu.
chacrą, -crae, adj.  Sacré. Sacré. I pera chacrąe, la pierre consacrée.
chacrefié, v. a.  Sacrifier. Sacrifier. Nó n'ën chacrefìą 'na popra bįnda dé dzornįé pó défonsą ha vęnye, nous avons consacré un grand nombre de journées à detoneer cette vigne; di tòrdzò kyé chacrefìerį a vya é a santé pó a famęle, il dit toujours qu'il sacrifierait vie et santé pour sa famille.
chacrefisyó, s. m.  Sacrifice. Sacrifice. Chin iré oun grou chacrefisyó pó è Chavyejąn, c'était un gros sacrifice pour les Saviésans.
chacrémin Sacrement Sacrement.n. m.  I Chën-Chacrémin, le Saint-Sacrement. Les 7 sacrements sont I batémó (var. anc. batijéi), i conféchyon, i confirmasyon (V. ëncrima), i comonyon, w'éstrémonsyon (V. abinistra), é j'ódré (V. conchacra), i maryãdzó. Lex. chacra. 
chacrestąn, s. m.  Sacristain. Sacristain.
chacrestia, s. f.  Sacristie. Sacristie.
chacretéiŗó, s. m.  Secrétaire. Secrétaire. I chacretéiró dou consèl, le secrétaire du conseil.
chądó, -da, adj.  Sage, tranquille. Sage, tranquille. Yó véjo fouŗa 'na vouąrba, to charéi chądó, chąda, je sors un moment, tu seras sage, tranquille. Prov. I plo chądó di mowé l'a tapa choun métré, le plus sage des mulets a tué son maître. „  Au moral, chądó, sage, bon, s'oppose à mètchyįn, méchant: fou kyé chon pa chądó chon choin poni djya ën sti moundó,ceux qui ne sont pas sages sont souvent punis déjà en ce monde.
chādze, s. f.  Saule. Saule.  Du lat. salix.
chąea, s. f.  Soie. Soie. Oun forda, oun motchyōo dé chąea, un tablier, un mouchoir de soie.
chafrąn, s. m.  Safran. Safran.
chafrantire Safranière.n. f.   V. lieu-dit. Safranière.n. f.   V. lieu-dit.
chai, v. a.  Savoir. Savoir. Chéi pa, je ne sais pas; i cha rin, il ne sait rien; cha pa 'na tsó°"ja, il ne sait absolument rien (c'est un imbécile).  Cha to'ra? sais-tu maintenant? (dit-on en administrant une correction à qqn).  Chi pa et chéí pa, je ne sais pas; l'a de kyé fori enou amou chai déŗé, il a dit qu'il serait monté donner une réponse définitive; té faŗį chai can wïe chówę, je te ferai voir les étoiles [je te ferai savoir quand le soleil se lève].  V. r. Avouéi ó tin tò ché cha, avec le temps tout se divulgue.
chain, chaįnta, adj. et s. m. et f.  Savant. Savant. I djyon kyé l'è déstrą chain, ché, on dit qu'il est très savant, celui-là. Instruit. Ché l'è oun chain: l'è tòrdzò itą i promyę dé w'écó°"wa, c'est un homme instruit; il a toujours été le premier de l'école.
chąkye, s. m.   Sac. Sac. Oun chąkye dé tiwa, un sac de toile; i chąkye i rin ou i chąkye di chordą, le sac militaire; i chąkye ā cótéi, sac qu'on porte en bandoulière. Fig, L'è enou a fon dé chąkye, il est devenu très malade. Il Pękye chąkye è gyęle! il mange le sac et les quilles !
chakyète, s. m.  Dim. de chąkye,  Petit sac. Petit sac.  Balyę oun chakyète, en patois de Grimisuat signifie donner une petite récompense; elle consistait ordinairement en une poignée de noix, noisettes ou de fruits secs que l'on tenait dans un petit sac de toile ou dans une poche. St'éi chądó té balyiŗį oun chakyète, si tu es sage, je te donnerais une récompense.
chali, v. n.  Sortir. Sortir. L'a 'na vwąrba kyé chon chali foura ënsįnbló, il y a un moment qu'ils sont sortis ensemble; chon chali a rloo minądzó, ils ont fondé un ménage (n'habitent plus chez leurs parents). || V. n. L'an chali fouŗa ó drapó, ils ont sorti le drapeau. V. r. S'en sortir. L'è tóte tāmin ëncobeną kyé oun pou pa ch'ën chali, tout est tellement emmêlé [dans cette affaire] qu'on ne peut y voir clair.
chan , chąn-na, adj.  Sain, salubre. Sain, salubre. L'è pa chan dé tenį tòrdzò cló°"ché è fénéitré, ce n'est pas sain d'avoir toujours les fenêtres fermées; t'éi ouncó pacha chan, tu as vécu en bonne santé; dé frómądzó chan cómin dé close, du fromage sain comme une cloche. Se dit aussi des personnes: chan cóm'ona close, il est sain comme une cloche. L'è prou grou é l'a bóna mena, ma l'è rin chan, il est assez grand et il a une mine florissante, mais il n'est pas sain du tout.
chan , s. m.  Sang. Sang. Chin l'è dé crwéi chan kyé chorte, [ces boutons], c'est du mauvais sang qui sort; chin rlwi a fé veryę ó chan, ça lui a fait tourner le sang.  Fig. Ché me bi ó chan, celui-là me boit le sang (il me désole); chin nó j-a fé oun vęró dé bon chan, cela nous a fait un verre de bon sang.
chanchóouwe, s. f.  Sangsue. Sangsue. Barbera dé Byoudron l'aie tòrdzò dé chanchó°"we derën 'na fyó°"wa, B. de B. avait toujours des sangsues dans une bouteille.
chąnse, s. f.  Chance. Chance. N'ën pa dé chąnse di tsate, dichyą oun pāa dé dzò i crïon, nous n'avons pas de chance avec les chats, au bout de quelques jours ils périssent.
chansou, -souja, adj.  Chanceux, -se. Chanceux, -se.
chantefé, -fête, adj.  Satisfait. Satisfait. I pa pochou m'esplecą e`n-ódre, chéi rin chantefé, je n'ai pas pu m'expliquer [avec lui] comme il faut, je n'ai pas le cœur tranquille; è j-oun avouéi è méchondzé chon chantefé, certains se contentent de mensonges.
chanteféré, v. a.  Satisfaire, contenter. Satisfaire, contenter. Nó faŗįn tó chin kyé no powin pó vó chanteféré, nous ferons tout ce que nous pouvons pour vous satisfaire; nó vó je chantefarįn é pwe chaŗé tò régla, nous vous donnerons satisfaction et tout sera réglé.
chantsé, s. m.  Boudin. Boudin. Vw'aŗéí dé chantsé pó deną, vous aurez du boudin pour dîner. || Dérivé de chan, sang; cf. it. sanguinaccio.
chaóną, v. a.  Savonner. Savonner.
chaónąda, s. f.  Savonnade, savonnée. Savonnade, savonnée.
chaónéta Savonnette Savonnette.n. f.  Lex. chaoun (chaon), chaóna, chaónada.
chaoniŗe, s. f.  Saponaire (Saponaria ocimoides L.). Saponaire (Saponaria ocimoides L.).
chaonyon, s. m.  Cornouiller sanguin. (Cornus sanguinea L.).  Cornouiller sanguin. (Cornus sanguinea L.).  Les gens disent qu'il ne faut pas frapper le bétail avec les branches du c, car cela leur fait pisser le sang. De là le mot pįchechan qui désigne cette plante à Grimisuat.
chaorį, -rite, adj.  Savoureux. Savoureux. L'a metou derën ā chopa dé cha, dé pivró pó a té rįndré méí chaoŗįte, il a mis dans la soupe du sel, du poivre pour la rendre plus savoureuse; dé móta chaoŗįte, du fromage savoureux.
chaoŗįa Sarriette ( ! au lieu de poivrette) Plutôt sarriette ( ! au lieu de poivrette)
chaoŗia, s. f.  Sarriette (Satureia hortensis L.).  L'a pé tui è cortį dé chaoŗia, il y a dans tous les jardins de la sarriette.  Grimisuat: chaóŗée.
chaouą , s. m.  Salé. Salé.
chaouą , v. a.  Saler, Saler, chaouą è fromądzó, a tsêe, a chopa, saler le fromage, la viande, la soupe. || Dé tsêe chawąe, de la viande salée et séchée.
chaouën, s. m.  Sacoche; sac d'école Sacoche; sac d'école. È j-atséŗó°" l'an ó chawën pó mètr 'a cha; è j-écólè méton è wįvró é è caé derën ou chaouën, les vachers ont le ch. pour y mettre le sel; les écoliers y mettent livres et cahiers. Il Dérivé de cha, sel.
chaoun, s. m.  Savon. Savon. Oun mouêe dé chaoun, un morceau de savon.
chăpa, s. f.  Pelle carrée, recourbée pour enlever les mottes de terre, pour roncą (voy. ce mot). Pelle carrée, recourbée pour enlever les mottes de terre, pour roncą (voy. ce mot).
chapą, v. a.  Sape . Travailler avec la chąpa. Sape . Travailler avec la chąpa.
chapën, s. m.  Sapin. Sapin. Loc. iron tan iną pé ó chapën! ils étaient tellement huppés, heureux!
chapené, s. m. Dim. de chapën.  Petit sapin. Petit sapin. Can l'an iną a fréita, i planton oun chapené, tòte ënribaną chou a fréita, quand ils ont placé le faîtage, ils [les charpentiers] plantent un «sapelot» tout enrubanné sur la grande poutre.
chapitre, s. m.  Chapitre. Chapitre. L'a rin pochou lere w'ātre chapitre pó tòrną a feré parti ó djyābló, il n'a pas pu lire l'autre chapitre pour faire repartir le démon.Chapitre de la cathédrale de Sion. È vęnyé dou chapitre, les vignes du Chapitre.
chapōo, s. m.  Sapeur. Sapeur. È chapōo da Fęita a Djyo, les sapeurs de la Fête-Dieu. Ce sont les deux ou quatre sapeurs, en costume de grenadiers de la garde de l'Empire, qui marchent en tête de la troupe à la Fête-Dieu.
charą    , v. a.  Serrer. Serrer.  Fig. Nó chin charą, nous sommes dans la gêne; chéi nète charae pé derën, je suis oppressée.V. r. L'a prou dé pląche pó tui, fó°" rįnkyé vó charą oun pó°", il y a assez de place pour tous, il n'y a qu'à vous serrer un peu.
charą    , v. a.  Serrer. Serrer. Charą a mécanįkye, serrer la «mécanique» [les freins] d'un char; charą ó trwé, serrer le treuil (du pressoir); charą a pawąntse, serrer la perche sur le char de foin.
charą   , -ąe, part, et adj.  Serré, dru, rempli Serré, dru, rempli. L'è charą dé moundó, c'est rempli de gens; l'è tóte charą de rachęne i pląche, la place est serrée [remplie] de racines.
chāra, s. f.  Serrer  , âpre lutte, en parlant surtout du bétail. Serrer  , âpre lutte, en parlant surtout du bétail.
charabąn, s. m.  Siège qu'on met sur un char et qui y est fixé par 4 courroies. Il C'est le fr. «char à bancs», avec une déviation de sens. Siège qu'on met sur un char et qui y est fixé par 4 courroies. Il C'est le fr. «char à bancs», avec une déviation de sens.
charāe, s. f.  Pressurage de la vendange mise en une fois sur le pressoir; portion du pressurage entre deux repos accordés au pressoir pour l'écoulement du moût. Pressurage de la vendange mise en une fois sur le pressoir; portion du pressurage entre deux repos accordés au pressoir pour l'écoulement du moût.
charalą, charaląe, adj.  Fermé solidement avec une serrure. Fermé solidement avec une serrure. Béí cómin l'an pochou aą derën ou sewį róbą, chin iré pòrtąn byin charalą, je me demande comment ils ont pu pénétrer dans cette cave pour voler, c'était pourtant solidement terme à cleí.
charąle, s. f.  Serrure. Serrure.
charalę, v. n.  Tourmenter une serrure Tourmenter une serrure. I avwį charalę pé a porta dé mijon outre pa néi, j'ai entendu tourmenter la serrure de la maison pendant la nuit; tui é có°" kyè pąrte vïa, charąle pé a porta cómin che i mijon fówęche plįn-na dé canąlé, chaque íois qu'il sort, il íerme cette serrure, comme si la maison était pleine de voleurs. || Syn. pècla-chyę, charclôną.
charclą v. Sarcler  Encercler = chèrcla (1). Plutôt sarcler ( ! au lieu de encerclé). Encercler = chèrcla (1).
charclą, -cląe, adj.  Encerclé, Encerclé, ona bócha byin charaląe, un tonneau bien encerclé (L., Folk. N° 93, p. 143).
charclôną, v. a.  Tenailler, tourmenter une serrure Tenailler, tourmenter une serrure. Syn. pèclachyę, charalę.
chardzéi, s. m.  Drap grossier fait d'étoffe de sac d'emballage pour porter du foin, du menu bois, etc. Drap grossier fait d'étoffe de sac d'emballage pour porter du foin, du menu bois, etc. Kyeŗį dé fin avwéi ó chardzéi, chercher du foin avec le ch. || Même famille que fr. «serge».-
chardzéwa Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin n. f. Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin. Syn. insóoua, ënsóoua.  
chardzéwa Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin. n. f.  Syn. insóoua, ënsóoua. Il V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin
chardzéwa V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin, V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin,
chaŗitablamin, adv.  Charitablement. Charitablement.
chaŗįtābló, -bla, adj.  Charitable. Charitable.
charitéi, s. f.  Aumône. Aumône. Demanda a charitéi, demander l'aumône; balę a charitéi, balę pó dé charitéi, donner l'aumône, donner pour les bonnes œuvres.
charivari, s. m.  Charivari. Charivari.
chāron, s. m.  Charron. Charron.
charoné, s. m.  Petit charron. Petit charron. Ha dou charoné, celle du petit charron (la femme du...).
chaŗonye, s. f.  Charogne. Charogne. È couąn fajion oun brote trin, paŗè kyé l'aïon atrapį cākyé chaŗonye, les corbeaux faisaient un vilain tapage, il paraît qu'ils avaient trouvé une charogne. Grossière injure. chaŗonye kyé t'éí ch. que tu es!  S'emploie aussi dans le sens d'un homme audacieux ou capable de faire beaucoup de mal. Kyënté cha-ŗonyé pó féŗé dé ma, quels terribles gens pour íaire du mal; kyënta chaŗonye pó conta dé mintiŗį, quelle franche canaille pour raconter des blagues.
chaŗonyeŗį, s. f.  Bêtise, vilaine farce, mauvais tour, saletés. Bêtise, vilaine farce, mauvais tour, saletés. Fan rin kyè de chaŗonyeŗį can chon vïa dé déeąn ó na, ils ne font que des bêtises quand ils ne sont plus en votre présenceChose de peu de valeur. Chin chon dé rapąché kyé raporton rin kyé dé chaŗonyeŗį, ce sont de mauvais terrains qui ne rapportent que des choses de nulle valeur (ronces, épines, etc.).
charowën, s. m.  Surnom donné aux habitants   de  la  rive  gauche   du Rhône, dans le centre du Valais. Surnom donné aux habitants   de  la  rive  gauche   du Rhône, dans le centre du Valais. È charowën ou è saèté chon tui fou dé déwéi Roun-nó, è Nindi, è Tchyęca, les charowën ou les saèté sont tous ceux qui habitent la rive gauche du Rhone, les Nendards, les Evolénards, etc.
charpin, s. f.  Serpent. Serpent. Pó féŗé parti via è charpin can oun va i mêįn, fó°" borla dé chavwaté é dé foŗąté, pour chasser les serpents quand on va aux mayens, il faut brûler du vieux cuir et des chiffons. Le genre fém. n'est pas inconnu de l'afr.
charva, v. a.  Conserver Conserver. Pé hé venyé āté è j-ijéi pęcon tòte è reįën: oun pou pa charva 'na tsó°"ja, dans les vignes hautes, les oiseaux mangent tous les raisins: on ne peut rien sauver.  V. r. Ha chorta di pómé ché char von pa, cette espèce de pommes ne se conserve pas.
charvādzo, charvądze, adj.  Sauvage, peu familier. Sauvage, peu familier. Oun tsate charvādzó, un chat sauvage (peu apprivoisé).
chąta Solde du foin ou de paille, enlevé en peignant un char ou un tas, resté sur le sol lorsqu'on a remis la plus grande partie sur le char ou sur le tas. Solde du foin ou de paille, enlevé en peignant un char ou un tas, resté sur le sol lorsqu'on a remis la plus grande partie sur le char ou sur le tas.
chãta, s. f.  Foin ou paille qu'on enlève en peignant un char ou un tas. Grimisuat id. Foin ou paille qu'on enlève en peignant un char ou un tas. Grimisuat id.
chatchyą, s. f.  Contenu d'un sac. Contenu d'un sac. ona chatchyą dé faŗéna l'è ona monątse, un sac de farine s'appelle monątse. Il Voy. ce mot.
chatchyèmanįn, adv.    Septièmement. Septièmement.
chatchyémo, -ma, adj. num. et s. m. et f.  Septième. Septième. Le septième jour après l'enterrement. Ce jour, il y a la messe des morts pour le défunt, et l'absoute sur la tombe; toute la parenté y assiste. La même cérémonie religieuse a lieu le trentième jour et au bout d'une année.
chatchyémo, -ma, adj. num. et s. m. et f.  Septième. Septième jour après l'enterrement. Ce jour, il y a la messe des morts pour le défunt, et l'absoute sur la tombe; toute la parenté y assiste. La même cérémonie religieuse a lieu le trentième jour et au bout d'une année.
chatchyįta, s. f. Dim. de chatchyą. Contenu d'un petit sac.  Contenu d'un petit sac.
chąte, adj. num.  Sept. Sept. De chątën cątró, rarement. En SR on dit couram.: «de sept en quatorze», de temps à autre, à grands intervalles. Autre sens de Littré: renvoyer de sept en quatorze = ajourner indéfiniment.
chatëncątró, s. m.  Sorte de poires très petites. Sorte de poires très petites.
chatron, s. m.  Bâton pour frapper qqn, gourdin.Grimisuat chaton, même sens. Bâton pour frapper qqn, gourdin.Grimisuat chaton, même sens.
chatróna Serrer des billes de bois ou la boséta, sac de cuir pour la vendange ou la fusta, tonneau pour la vendange, sur un char avec une chaîne et un chatron, bâton.  Serrer des billes de bois ou la boséta, sac de cuir pour la vendange ou la fusta, tonneau pour la vendange, sur un char avec une chaîne et un chatron, bâton.
chatróna, v. a.  Bâtonner, donner des coups de bâton à qqn. Bâtonner, donner des coups de bâton à qqn.
chatson, s. m. Dim. de chąkye.  Petit sac. Petit sac. Oun chatson dįnche l'è pa prou grou pó métré hé nwé, un petit sac comme cela n'est pas assez grand pour contenir ces noix; oun chatson dé cwēe, un petit sac de cuir.
chatsóna, s. f.  Contenu d'un petit sac. Contenu d'un petit sac. ona chatsóna dé j-óónyé, un petit sac rempli de noisettes.
chatsóné, s. m. Dim. de chatson Un tout petit sac. Un tout petit sac.
châva, s. f.  Sauge (Salvia pratensis L.). Sauge (Salvia pratensis L.).
châva, s. f.  Sève. Sève. Il Ce mot a aussi cours dans cette formulette que fredonnent les enfants, en frappant en cadence, avec le manche de leurs couteaux, une jeune branche de saule en sève, pour en détacher l'écorce et en faire des sifflets: chąva, chąva, pewerën \ ąn-me-to méi ou éivwe ky'ó vën | va-t-an féŗé toun cocon | deri toun bóchon, sève, sève, pèlerin | préfères-tu l'eau au vin | va faire ton œuf | derrière ton buisson, on pourrait aussi voir dans chąva l'impératif du verbe chavą.
chavą, v. a.  Ecorcer. Peler, en parlant de l'écorce d'un rameau de saule sur lequel on frappe afin de l'en détacher pour faire un sifflet. Dérivé de chąva «sève». Ecorcer. Peler, en parlant de l'écorce d'un rameau de saule sur lequel on frappe afin de l'en détacher pour faire un sifflet. Dérivé de chąva «sève».
chąvó loc.adv. Jeu . Terme du jeu de gages. Jeu . Terme du jeu de gages.( totzè gadzó , balè châvyó , dit au "jeu de la garde" , celui qui touche et fait prisonnier qqn. || Syn. chąvyó.
chavwąta Haillons. haillons. || Fig. Homme négligent. L'è égaoĮįemįn troua chavwąta, il est tout de même trop négligent.
chavwąta  s. f.  Savate; le sens péjoratif est seul usité. Vêtement usé, fripé. Va pa méi a pin-na dé tacóną hé chavwąté, il ne vaut plus la peine! de raccommoder ces
chavwąta, s. f.  Bile, Bile, wi mounte i chavwąta, la bile lui monte. || Syn. en parlant du bétail: bąwa.
chavwatą, v. a.  Salir, froisser, défraîchir. Salir, froisser, défraîchir. Chavwatą é j-ālon, salir, froisser les vêtements; n'ën pye atsetą yè ché tsapéi é l'è dįya tóte chavwatą, nous avons acheté ce chapeau seulement hier et il est déjà tout froisse V. n. Peiner, travailler beaucoup. Ou tin di batāa l'è déstrą vwéŗó fó°" chavwatą, au temps de la fenaison des prés bâtards, c'est affreux ce qu'il faut peiner. V. r. Se salir. Ché dra che chavwąte vįtó, ce drap est salissant. Lutter, se battre. È dóou pówé che chon chavwatą tįnkyé chon tsejou plate, les deux coqs se sont battus jusqu'à ce qu'ils soient tombés.
chavwatąe, s. f.  Gros effort. Gros effort. L'a falou'na chavwatąe pó aréta ó ƒwa, il a fallu un fameux effort pour couper l'incendie.
chavwatéŗéi, s. m.  Se dit de qqn qui salit tout ce qu'il touche. Se dit de qqn qui salit tout ce qu'il touche.
chavwéāa, -arda, s. m. et f.  Nom d'une espèce de poire. Nom d'une espèce de poire.
chavwéāa, -arda, s. m. et f.  Savoyard.  Savoyard.  S. m. Nom d'une espèce de poire.  Chavwéāa s'emploie encore pour désigner les Bas-Valaisans.
chąvyó ! Jeu .Terme du jeu de gages Jeu .Terme du jeu de gages.( totzè gadzó , balè châvyó , dit au "jeu de la garde" , celui qui touche et fait prisonnier qqn cf. s. v. gadzó. || Syn. chąvó.
chąwa s. f.  Selle. Selle. Dan j-oun tin o-n'ënplèįé a chąwa pó aą ba kyeŗį ó meŗesën, au temps passé on employait la selle pour aller chercher le médecin.
chąwa, s. f.  Salle. Salle.  La «salle» n'a pas le même sens que le mot «salle» en français. Les «salles» occupent habituellement l'étage entre la cave et le piló; elles servent à serrer les provisions, blé, viande, fruits, etc. C'est habituellement le 1er étage de la maison.Chāla topa à Grimisuat (salle obscure) désigne la prison.
chawąda, s. f.  Salade. Salade.
chawąn, s. m.  Plafond. Le mot est le même que le savoyard solan (grange, fenil; surface de l'air, sol). Plafond. Le mot est le même que le savoyard solan (grange, fenil; surface de l'air, sol).
chawe, s. m.  Châle. Châle.
chawebrą, v. a.  Ennuyer qqn en répétant toujours la même chose:rou, il lui dira son fait. Ennuyer qqn en répétant toujours la même chose: ën d'a t-e chawebrą a męma tsó°"ja! nous a-t-il scié le dos avec la même chose! Il Dire son fait à qqn: ó té chawebréŗé prou, il lui dira son fait.
chawebrasyon, s. f.  Elévation dans le sacrifice de la messe. Elévation dans le sacrifice de la messe. Can ché arouwé pó a mècha, w'ëncoŗą l'è gyelą outr'a chawebrasyon, quand celui-là arrive pour [assister] à la messe, le curé est à peu près à l'élévation. Il Corruption du mot célébration.
chawęryó, s. m.  Salaire. Salaire.eąn iré vawé ma l'aïé pa prou dé chawęryó, óŗa va i vęnyé, auparavant il était domestique, mais il n'avait pas assez de salaire, maintenant il va travailler [comme ouvrier] dans les vignes.
chāwèta, s. f. Dim. de chąwa.  Petite salle, réduit: Petite salle, réduit: èr nó l'a 'na chāwéta décó°"té a cojęna, chez nous il y a une petite salle à coté de la cuisine.
chawiri Salière Salière. V. ronfló, boîte d'écorce de sapin. Lex. cha, chaoua, 
chawiri Salière. Salière. n. m.  V. ronfló, boîte d'écorce de sapin. Lex. cha, chaoua,
che , ch' devant une voyelle, pron. Réfl.. atone.  Se.  Se. Che mārye vwį, il se marie aujourd'hui. Prov. ona vwārba che pęcon, ona vwąrba che wétson, tantôt ils se mangent [s'entre-déchirent], tantôt ils se lèchent.
che , conj.  Si; signifiant lorsque, il régit toujours l'indicatif. Si; signifiant lorsque, il régit toujours l'indicatif. Che balïe dé plodze, tralie derën, che fajïé byo, tralie defouŗa, s'il pleuvait, il travaillait à la maison; s'il faisait beau, il travaillait à la campagne; che l'aïe rechyou chó`n-aféŗé, pòrkyé iré t-e pa contin ? s'il avait reçu son droit, pourquoi n'était-il pas content? Dans le sens de si hypothétique, il régit le subj.: che fwęché méi cóŗadzou, avanseri méí, s'il était plus courageux, il avancerait davantage; che ęché pa tó peca, can iré ou bon, i ënvêrneŗį pa a mijéŗe óŗa, s'il n'avait pas mangé tout son bien quand il était dans la force de l'âge, il ne vivrait pas dans la misère maintenant.
che , conj.  Si; Une phrase introduite par che peut exprimer une menace: Si; Une phrase introduite par che peut exprimer une menace: che véjó ba eó... si je descends, gare.  Che sous-ent.: oché avansyą chën ardzįn, pówïe pa méi tòrną, s'il s'était avancé [dans le pays] sans argent, il ne pourrait plus s'en retourner; echó ó mwin ó ben, foŗôo pa a plindre, si au moins j'avais mon bien, je ne serais pas à plaindre. Che fó°" pa étré tącó ! s'il ne faut pas être sot, qu'il faut être sot!  Che interrog. peut se joindre à pótétre: chéi pa che pótétre vw'éi dé pómé a vįndre, je ne sais si peut-être vous avez des pommes à vendre.
ché , pl. de l'adj. poss. choun.  Ses. Ses. Cf. Choun. Tsecoun rade aprë ché j-infąn, chacun pense à ses enfants.
ché , pron. dém.  Celui. Celui. Ché dou tsapéi pouëntou, l'homme au chapeau pointu; ché dou berni dou bó°", celui qui a la faux de bois, la mort.Prov. Ché kyè byin faŗé, byin trowéŗé, qui bien agira, bien trouvera.Celui-là. Ché l'è oun djyābló, celui-là est un diable [un rude homme].
che chochantą Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.Syn. plus ancien. Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.Syn. plus ancien.
che confronta, v. a.  Se confronter. V. r. Che confronta, se confronter. Ché chon confronta é tui dó°" dejïon a méima tsó°"ja, ils se sont confrontés et tous les deux disaient la même chose.
che confronta, v. r.  S'entendre. V. r. Che confronta, s'entendre. L'an bën falou che confronta, ils ont bien dû s'entendre.
che contą   Se fier Se fier V. pron. Che conta
Che pyó°"tą Se chicaner  Se chicaner V. pron. Che pyó°"ta, se chicaner.
che tenį, v. r.  Se tenir  Che tenį còrbó, dé plan, drįse, a ridèêcha, a plan bóoule; se tenir courbé, couché, debout, à la renverse, sur le ventre; tenyįn-nó ënsįnbló, tenons-nous ensemble; tën té kia, tiens-toi tranquille; tenį vó byin ou tsa, tenez-vous dans un endroit chaud; l'a pa pó ché tenį ona tchyęvra, il n'a pas de quoi garder une chèvre; ché tën dóou vaoué pó powį prou féré ó pirijou méimó, il tient deux domestiques pour pouvoir faire le paresseux à son aise.
Che tratą Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire. Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.
ché, pron. réfl. accentué.  Soi.  Soi. Tsecoun pó ché, chacun pour soi; ó néí oun réisté ëntchyé ché, la nuit on reste chez soi; fó°" adéi vouardą cakyè tsó°"ja pó ché, il faut d'abord garder quelque chose pour soi.
chéae, s. f.  Fauchée, Fauchée, ona bona chéąe, une bonne fauchée. || Syn. chibąe.
chébaį Ebahi  Ebahi . chébaį, locution venant de chéí ébaį, je suis ébahi, et qui a la valeur d'une particule interrogative, ou exprime un étonnement mêlé de doute. A quelqu'un qui raconte une chose surprenante on dira: chébaį! ou chébaį dé chin! Est-ce possible? Chébaį che vendre pa dabò, je me demande s'il ne viendra pas bientôt? || Cf. s. v. ébai.
chebręca, s. f.  Personne de peu de caractère. Personne de peu de caractère. Kyënta chebręca dé côo! quelle triste créature !
chęca, s. f.  Chique. Chique. Ché crwéi bótólon l'a djya a chęca ën gōrdze, ce mauvais petit gosse a déjà la chique à la bouche.
checą, v. a.  Chiquer. Chiquer. I djyon kyé fó°" checą dé tabą can o-n-a ma i din, on dit qu'il íaut chiquer du tabac quand on a mal aux dentsAbs. I chèkye tò ó dzò, il chique tout le jour.
checore, v. a.  Secourir. Secourir.
chécré, s. m.  Secret. Secret.
chécwé, s. m.  Grande ciguë (Conium maculatum L.). Grande ciguë (Conium maculatum L.).
chédjyémamįn, ad.  Seizièmement. Seizièmement.
chédjyémo, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Seizième. Seizième.
chédre, v. a.  Choisir, séparer et enlever une chose, trier Choisir, séparer et enlever une chose, trier. Chédr'ó tsénévó, sortir les tiges femelles du chanvre; chédr'ó porį, vendanger les grains qui commencent à pourrir; n'ën chernou chin k' ïŗe bon, nous avons choisi ce qui était bon; n'ën tó chernou ché bla, nous avons complètement trié ce blé; aą amou chédr'é eątsé, monter [à l'alpage] prendre le bétail [qui y vivait mélangé]; chédr'é fąé, choisir les moutons. En automne les moutons qui ont passé toute la belle saison à la montagne redescendent et s'arrêtent d'abord à la chapelle de Chandolin; c'est là que les propriétaires se rendent pour « choisir» leurs moutons et prendre les agneaux nés dans la montagne.
chédze, adj. num. card.  Seize. Seize.
chéé, v. a.  Faucher.  Faucher. Chéé è fin, è récò, è batâa, è récòrdįn, ó bla, faucher les íoins, les regains, les prés bâtards, les prés à regain, le blé. Du lat. secare qui a donné scier (p. ex. le bois) en ír.
ché-ënkye, pron. dém.  Celui-ci.  Celui-ci.  Syn. sti; l'opposé est ché-wéí, celui-là, ou ché. Le fém. de ché-ënkye est ha-ënkye et sta-chęla.
chégrą, v. a.  Influencer qqn, travailler qqn pour l'amener à ses vues. Influencer qqn, travailler qqn pour l'amener à ses vues. Chéi jou chégrą a mare pó fęŗé avansyę ó deną, j'ai été prier la mère pour lui faire préparer le dîner plus tôt.  Syn. tinpétą, tòrmintą cacojun.
chéi, s. m. Rocher. Du lat. saxum. Rocher. Du lat. saxum.
chéicha, s. f.  Cesse. Cesse. Chën chéicha copié, copier sans cesse.
chéjāa, s.,f.  Courant, air déplacé. Courant, air déplacé. Oun che vi pęskye betchyą ba da chéįăa, on se voit presque renversé par l'air [déplacé par une auto]. L. Folk. 7, p. 82.
chèkye, chéca, adj.  Sec; maigre. Sec; maigre. Chèkye cóm'oun bócon dé bó°", sec, maigre comme un morceau de bois; l'è pa chèkye deri è'j-oŗéle, «il n'est pas sec derrière les oreilles», se dit par moquerie à un béjaune, à un eníant qui veut faire l'homme ; chèkye cóm'oun pawën, cóm'ona rąn-ma dé pi, sec comme un échalas, comme une perche de haricot, chèkye ën planta, sec sur pied. Subst. m. I chèkye, la sécheresse.Dé fortin, entre vè é chèkye, en printemps, entre vert et sec [au moment de la transition du froid au printemps].Foin sec. Fou pra paŗéchon méí byó, l'an dé chèkye a fon, ces prés paraissent plus beaux, il y a du foin sec resté de l'année précédente.
chékyéŗéí, s. m.  Sapin sec sur pied. Sapin sec sur pied. Oun vi pa kyé dé chékyéŗéi, on ne voit que des sapins sécnés.
chékyèwéi, adv.  De chaque côté. De chaque côté. L'a chékyèwéi oun, il y a de chaque côté un; l'a ouncó chékyèwéi oun bócon kyé l'è pa chéea, il y a encore çà et là une parcelle qui n'est pas fauchée; l'a tórtó dé mijon chékyèwéi dé w'éívwe, il y a des maisons tout autour de chaque coté de la rivière.
chęla, adv.  Ici. Le contraire de wéí, là; Ici. Le contraire de wéí, là; 'nën ba chęla, descends ici. Syn. la, ënkye.
chema, v. n.  Partir, marcher très rapidement. Partir, marcher très rapidement. Can l'a aprį ha noąwa, l'a chema gordó ba encontre mijon, quand il a appris cette nouvelle, il a vite filé chez lui
chema, v. n.  Disparaître. Disparaître. Tòte chin t'a faloji chema, tout cela a dû disparaître; i ni l'a faloja che-mą, la neige a dû s'en aller.
chemąe, s. f.  Course Course. Kyënta chemāe ba pé ha contse! quelle course par cette vallée!
chemagrie, s. f.  Sirnagrée. Sirnagrée.
chemalę, v. n.  Se dépêcher, chamailler. Se dépêcher, chamailler.
chemarotse, s. f.  Pique-assiette, parasite, écorniíleur, fìlouteur.Mot d'orig. allem. «Schmarotzer»: parasite. Pique-assiette, parasite, écorniíleur, fìlouteur.Mot d'orig. allem. «Schmarotzer»: parasite.
cheméé, v. n.  Pleurnicher. Quand on a pleuré longtemps, ne plus pouvoir pleurer normalement de fatigue, ou ne plus pouvoir s'arrêter. Pleurnicher. Quand on a pleuré longtemps, ne plus pouvoir pleurer normalement de fatigue, ou ne plus pouvoir s'arrêter. Chemie, il pleurniche.
chemééi Sanglots, pleurs Sanglots, pleurs. n. f. pl.  Fejïé dé chémééi cómin chaèche ita môrta i gro°"cha, il sanglotait comme si la grand-mère était morte. Lex. cheméé (verbe).
chemééi Sanglots, pleurs. Sanglots, pleurs. Fejïé dé chémééi cómin chaèche ita môrta i grooucha, il sanglotait comme si la grand-mère était morte. Lex. cheméé (verbe).
chemetchyéró, s. m.  Cimetière Cimetière.  Prov. Tsandowën, paŗadį di tchyévré, chemetchyéró di fèmąwé, Chandolin, paradis des chèvres, cimetière des femmes.
chémewe   Semelle. Semelle. n. f. Syn. anc. chououa. V. réchóoua, ressemeler,
chémewe   Semelle. Semelle. Syn. anc. chououa. V. réchóoua, ressemeler,
chèmin, s. f.  Semence, graine; par ext. plant de pomme de terre, etc Semence, graine; par ext. plant de pomme de terre, etc. Nó vwardin sti bla pô dé chemin, nous gardons ce blé pour semence, pour semer.
chéminta, v. f.  Ensemencer. Ensemencer. Chin che chémįnté vįtó, cela s'ensemence vite.
chémintiŗe, s. f.  Plante bisannuelle (betterave, p. ex.) que l'on remet en terre la deuxième année, pour en recueillir la semence. Grimisuat, id. Plante bisannuelle (betterave, p. ex.) que l'on remet en terre la deuxième année, pour en recueillir la semence. Grimisuat, id.
chemócha Mauvaise herbe dans les champs. Mauvaise herbe dans les champs.
chemócha, s. f.  Lisière du drap, bout des planches. Lisière du drap, bout des planches. To pou prou fótre via ha crwée chemócha, tu peux jeter tranquillement ce vilain bout.  Syn. béondjyou.  Const.: semossă; provençal; Ducange, cimossa: «summitas, extremitas cujusve rei»: sommet, extrémité de n'importe quelle chose.
chemócha, v. a.  Couper la lisière d'une pièce de drap; couper aux planches les bouts irréguliers par lesquels elles adhèrent ensemble. Couper la lisière d'une pièce de drap; couper aux planches les bouts irréguliers par lesquels elles adhèrent ensemble.
chemótą, v. a.  Ecraser le raisin dans la brante avec le chemotchyou. Ecraser le raisin dans la brante avec le chemotchyou.
chemótāe, s. f.  Foulée de raisins; temps qu'on y met. Foulée de raisins; temps qu'on y met.
chemotchyou  s. m.  Long bâton ayant à son extrémité quelques courtes branches pour écraser le raisin dans les brantes; les fouloirs en forme de pilon sont moins en usage. Long bâton ayant à son extrémité quelques courtes branches pour écraser le raisin dans les brantes; les fouloirs en forme de pilon sont moins en usage.
chemotéŗó, s. m.  Celui qui foule ou écrase le raisin avec le chemotchyou Celui qui foule ou écrase le raisin avec le chemotchyou
chën  prép.  Sans Sans. To vendréi chën manca demëndze, tu viendras sans faute dimanche. || Conj. Chën kyé, sans que. L'a cóminsyą a ch'ëngrëndjyę chën kyé ęchó de oun móse, il a commencé à se fâcher sans que je lui aie dit un mot.
chën ch'inte, adj.  Saint, sainte. Saint, sainte. Voy. s. v. chin.
chën s. m.  Nœud dans une planche; branche de sapin dépouillée de tous les rameaux et coupée aux deux bouts, comme un bâton grossier. Il Grimisuat, id.;Val d'Ill. sde (Fank.); Vionnaz sâe, Montana sin. Nœud dans une planche; branche de sapin dépouillée de tous les rameaux et coupée aux deux bouts, comme un bâton grossier. Il Grimisuat, id.;Val d'Ill. sde (Fank.); Vionnaz sâe, Montana sin.
chéną, v. a.  Perdre. Perdre. To chénéŗéi a faŗéna pé vāé, tu sèmeras la farine par les chemins; i chąkye iré perchyą, l'a tó chéną ó bla pé è vąé, le sac était percé, il a tout semé le blé par les chemins Du lat. seminare.
chenamoudéjó, loc. adv.  Sens dessus dessous. Sens dessus dessous. Fó°" pa métré tó chenamoudéjó pé ó pįló, il ne faut pas mettre tout sens dessus dessous dans la chambre; métré w'étchyésó chenamoudéjó, mettre la cuve sens dessus dessous.
chenanchou s. m.  Lourdaud. Lourdaud. Oun crwéi chenanchou, un pauvre emplâtre.
chenanderi, loc. adv.  Sens devant derrière. Sens devant derrière. Er nó va tóte chenanderi óra, chez nous tout va sens devant derrière maintenant; l'a peŗ-ënkyé dé fou kyé chon itą byin awéą é kyé van rin kyé chenanderi, il y a ici des gens qui ont été bien élevés et qui vont sens devant derrière [qui se conduisent mal].
chenan-na, s. f.  Semaine. Semaine. Chenąn-na kye ën, chenan-na pacha, semaine prochaine, semaine passée. I chenąn-na di trè dedzou, la semaine des trois jeudis [jamais!].
chenapan, s. m.  Chenapan. Chenapan.
chënbla, v. a.  Ressembler à. Ressembler à. Ché tsate chënblé fran ó nó°"tre, ce chat ressemble tout à fait au notre.  V. imp. Sembler. Chënblé kyé l'è ijya, il semble que c'est facile.Sembler pénible. Me chënbléŗé prou dé pa powį aą ou traó, il me semblera bien pénible de ne pas pouvoir me rendre au travail.Cf. rechënblą.
chënblan, s. m.  Semblant. Semblant. Voy. achënblan.
chënca, conj. Dans le cas où. Dans le cas où. [contracté de che ën cą, si en cas].  Chënca vën derën cācoun, dans le cas où quelqu'un entrerait.
Ch'ëncóŗadjyę s'appliquer, se donner de la peine. S'appliquer, se donner de la peine.
chëndré, s. f. pl.  Cendre. Cendre. È chëndré chon bóné pó féŗé dé winchou les cendres sont bonnes pour faire de la lessive; i demécró di chëndré, le mercredi des cendres, le jour qui ouvre le carême.
chëndri Cendres Quand un enfant perdait une dent de lait, on la lui faisait jeter dans les cendres ; il devait répéter ces paroles : «chëndri, chëndri, féré mé pousa ona din blantse cómin dé ni !», «cendres, cendres, faites-moi pousser une dent blanche comme de la neige.»
chëndrį, s. m.  Cendrier.  Cendrier. 
chëndrį, s. m.  Lieu, à coté du foyer, destiné à recevoir la cendre. Lieu, à coté du foyer, destiné à recevoir la cendre.
chëndróouą, chëndróouae, adj.  Cendré Cendré. Oun byo tsate chëndrówą, un beau chat cendré.
chëndzéé, v. a.  Singer.  Singer. Chëndzéé sti éw'ātre, singer tantôt celui-ci, tantôt celui-là.
chëndzeŗį, s. f.  Singerie Singerie. I fé tòrdzò dé chëndzeŗį, il fait toujours des singeries.
chëndzó, s. m.  Singe; celui, qui contrefait les autres; hypocrite. Singe; celui, qui contrefait les autres; hypocrite. Fajié ó chëndzó avwéí è mouįn-né é iré métchyin avwéi sti, il faisait joli aux religieuses et il était méchant avec celui-ci; l'è prou chëndzó, prou dé gōrdze! c'est un vrai singe et un bavard !
chénédjyę, v. a.  Présager, pronostiquer.  Présager, pronostiquer. Chin chénédzé rin ky'ó chèkye, cela ne présage que sécheresse. Prov. Can che tsëncąnyon pó w'éivwé, l'è cómin can tsanton è charpin: i chénédzé a chetseręche. Quand on se dispute pour l'eau [arrosage], c'est comme lorsque chantent les serpents: présage de la sécheresse.  A Grimisuat: énédjyę et ch'énédjyę, réfl.
chenegóouda, s. f.  Nom collectif d'une troupe d'esprits malfaisants et qui apparaissaient sous des formes d'animaux. Nom collectif d'une troupe d'esprits malfaisants et qui apparaissaient sous des formes d'animaux. La chenegóouda joue un grand rôle dans les contes de Saviese. Cf. Chr. Favre dans Zeitschr. f. rom. Philol. Il Sabbat des sorciers.
chenegóoudą, v. n.  Faire les fous Faire les fous. fou dzowénó fan pa kyé chenegó°"dą tòt'ā néi, ces jeunes gens font les fous toute la nuit; can o-n-è vyou, l'è fornį pó core chenegó°"dą, quand on est vieux, on ne va plus faire les fous!
chenegóouderi, s. f.  Folies, part, de jeunes gens courant la nuit, criant et commettant des méfaits. Folies, part, de jeunes gens courant la nuit, criant et commettant des méfaits. Foŗi t-e pa myó dé dromį kyé dé core tòt'ā nei féŗé dé hé chenegó°"deŗį, ne vaudrait-il pas mieux dormir que de courir toute la nuit taire de ces tolies?
chénévó, s. m.  Moutarde (Sinapis ar-vensis L.). Moutarde (Sinapis ar-vensis L.).
chęnó, s. m.  Présage, signe. Présage, signe. Can moretré ché, aperchevrąn prou cąkye chęnó, iron tan dé j'ami, quand celui-là mourra, ils apercevront bien quelque présage, ils étaient si liés d'amitié. Grimisuat: id.;  ital. cenno.
chenolé Vaurien. n. f. Vaurien. Syn. chenotse.
chenolé Vaurien. n. f.  Syn. chenotse Vaurien. n. f.  Syn. chenotse
chenotchyę, v. n.  Faire des saletés Faire des saletés.Syn. féŗé dé trouéŗą.
chenotse, s. m.  Vaurien, polisson. Syn. faŗąta. Vaurien, polisson. Syn. faŗąta.
chënplamįn, ad.  Simplement.  Simplement. Chin chon pa dé moundó kyé powon vivre chënplamįn, ce ne sont pas des gens qui peuvent vivre simplement.
chënplātró, s. m.  Simplet, homme borné Simplet, homme borné. L'è oun pó°"ŗó chënplātró, c'est un pauvre simplet.
chënplé, chënpléta, s. m. et f.  Homme un peu borné. Dim. de chënpló.  Homme un peu borné. Dim. de chënpló. 
chënpléŗa, s. f.  Gens simplets, bornés Gens simplets, bornés. Powįon pa méí teni minądzó, iron rįnkyè dé chënpléŗa, dé fou tonplon, ils ne pouvaient plus tenir un ménage, ce n'étaient que des gens simplets, de ces gens de peu d'esprit.
chënpló, chënpla, adj.  Simple. Simple. Iré chënpló chorda, il était simple soldat.
chënpló, chënpla,s..  Homme anormal, demi-crétin Homme anormal, demi-crétin. I chënpló a vó partie ina ā dzōo, votre «simple» s'en allait à la foret; dóou chënpló é ona mawënna, deux simplets et une «normale» [maline]; fóou étré méí ky'amódó chënpló, il faut être plus que nigaud.
chényé ( chè ), v. n. Faire le signe de la croix. Faire le signe de la croix. Di kyé va chényé i mécha, etrome ó fla, aussitôt que la messe est terminée par le signe de la croix, le souffle manque [aux gens qui ne sont pas pieux]; can l'a chényą a mécha, chorton tui, quand la bénédiction est donnée à la fin de la messe, tous sortent [sans attendre le dernier évangile]. || V. r. Che chon chényą, ils ont fait le signe de la croix (L. Lég. p. 25).
chényé ( chè ), v. r. Se signer du signe de la croix. Se signer du signe de la croix. Chęnye-té, fais le signe de la croix; va a w'écó°"wa é cha pa che chényé, il va à l'école et ne sait pas encore íaire le signe de la croix.
chényé, v. a. Faire le signe de la croix et réciter une prière sur un malade.  Faire le signe de la croix et réciter une prière sur un malade. Chényé é j-epwënté, é j-we, ó chòŗèįn, bénir les points de coté, les yeux, la grippe. Il y a des formules de prières ad hoc, qui se transmettent dans certaines familles.
chenyoŗé, s. m. Et f. Seigneur du moyen âge. Seigneur du moyen âge. Chin iré ou tin di chenyoŗé, ça se passait au temps des seigneurs [qui habitaient les châteaux forts].
chenyouwa, s. f.  Manivelle. Manivelle. Veryę a chenyouwa, tourner la manivelle. Mot très souvent employé dans les anc. textes, et. Littré, chignolle, signole, souainole [Fabr. Ecc. Sed. 23 47~49, signolas]. FEW 2,667, s. v. ciconiola «petite cigogne».
chenyouwa, s. f.  Rabâcheur. Rabâcheur.
chenyouwa, s. f.  Scie, ritournelle. Scie, ritournelle.
chépaŗą, v. a.  Séparer, p. ex. deux hommes qui se battent. Séparer, p. ex. deux hommes qui se battent. È dó°" vejën chon apréi ch'ecōŗe, fó°" aą é chépaŗą, les deux voisins sont en train de se battre, il faut aller les séparer; chon chépaŗą dé bën l'a grantin, ils ont séparation de bien, depuis longtemps. V. r. Se séparer. Che chépaŗérąn prou, ils se sépareront bien; dabó kyè l'è dįnché n'ën rin a féŗé kyé dé nó chépaŗą, puisque c'est ainsi, nous n'avons qu'à nous séparer.Syn. déchépaŗą.
chêra, s. f.  Montagne. Montagne. Fou kyé van arapi iną pé è chêré, ceux qui vont grimper sur les montagnes; chon pa è chêré kyé mancon ou Vawį, ce ne sont pas les montagnes qui manquent en Valais.
chêranéi, loc. adv.  Nuit noire. Nuit noire. Chaŗè prou chêranéi can n'aro°"wéŗįn iną a mountąnye, ce sera bien nuit noire quand nous arriverons à la montagne. Mot très usité, vient de «nuit serrée, fermée». || Grimisuat id.; Grisons: siara notg.
chèrclą   v. a.  Cercler Cercler.On rencontre ce verbe dans l'expression: chèrclą è bwéi, c'est se mettre à deux [pour] couper la peau qui unit les boyaux du cochon et d'autres bêtes; on fait cela pendant qu'ils sont chauds, c'est plus facile, dans un van. Grimisuat: dërëdą è bouéi
chèrclą  v. a.  Cercler. Cercler. Chèrclą a boche, ó bèrlon, cercler le tonneau, le seillon.
chèrclé, s. m. Dim. de chèrcló Petit cercle Petit cercle
chèrcló, s. m.  Cercle. Cercle. Prov. Tsękyé pya trouwé cha bóta \ tsękyé méitron trouwé choun chèrcló, chaque pied trouve son soulier, chaque seillon trouve son cercle.
chêre, s. f. (mot fr.)  Chaire. Chaire. Ne se rencontre que dans le prov. (L. 125): l'a pa oun monęe kyé l'aęché pa mëndjyą dé faŗéna róbąe, l'a pa ona chêre kyé l'aęché pa avwi dé méchondze, il n'y a pas de meunier qui  n'ait pas mangé de la farine volée, il n'y a pas une chaire qui n'ait pas entendu des mensonges.
chéŗéí, s. m.  Sérac, Sérac, sorte de fromage qui se fait avec la caséine qui reste dans le lait après qu'on en a retiré le fromage et qu'on fait coaguler avec le warji. Ce fromage carré ou étroit mais haut de forme est très blanc et se mange avec des pommes de terre. Į SR: séré.
chéŗéną     v. n.  Rasséréner. Le réfléchi est plus fréquent. Rasséréner. Le réfléchi est plus fréquent. Che chéŗénéŗé prou outré pé ó matën, le temps deviendra bien serein vers le matin.  S. m. Etat serein du ciel.Prov. (L. 52) : I ròją da néi é i chéŗéną dou matën fan chalį è chafrąn, la rosée de la nuit et l'état serein du matin font sortir le safran.
chéŗéną    -nąe, part, et adj.  Rasséréné. Rasséréné. I néi l'aïè w'êe chéŗénąé, la nuit avait l'air rassérénée.
chèŗènąrda, s. f.  Sérénade. Sérénade.
cheŗijyé, s. m.  Cerisier. Cerisier.
cheŗijyę, v. a.  Sérancer.Peigner le chanvre avec l'instrument appelé seŗyé, Sérancer.Peigner le chanvre avec l'instrument appelé seŗyé,  No fó°" cheŗijye ó tsénèvó, il nous faut sérancer le chanvre.  Fig. Tromper, écorcher qqn. Nó chin itą cherijyą e-n-ódre, nous avons été écorchés comme il faut.
cheŗijyou, s. m.  Séranceur. Séranceur.
chéŗįn, chéŗéna, adj.  Serein. Serein. Va féŗé fri anéi, l'è clāa chéŗįn, il va faire froid cette nuit, c'est «clair» serein.
chérle s.f. Tabouret rond ou carré à un ou trois pieds, employé dans les écuries, p. ex. pour traire. on dit aussi chęrla., syn. de chąrla. Tabouret rond ou carré à un ou trois pieds, employé dans les écuries, p. ex. pour traire. on dit aussi chęrla., syn. de chąrla.
chèrmįn, s. f.  Sarment, pampre, branche de vigne Sarment, pampre, branche de vigne, ona tétse dé fachęné dé chèrmin, un tas de sarments.
chèrmintą, v. a. et abs.  Ramasser les sarments taillés. Ramasser les sarments taillés. Celui qui taille la vigne avec le sécateur laisse les sarments sur place; l'action de les ramasser s'appelle chèrmintą.
chèrmon, s. m.  Sermon. Sermon. Kyën byo chermon l'a fé w'ëncoŗą! quel beau sermon le curé a fait !
chèrmóna Sermonner.  v. tr. Sermonner. Lex. chèrmon.
chèrmóną, v. a.  Sermonner qqn. Sermonner qqn. Can tornéŗé charé chèrmóną e-n-ódre, quand il reviendra, il sera sermonné comme il faut. Prêcher, en parlant d'un prédicant: chèrmónąe i prêtre verya, l'apostat était en train de sermonner.
chèrtchye, v. a.  Pouiller; chercher les poux. Pouiller. Féŗ'a chèrtchyę, se faire pouiller.
chèrvāa, s. f.  Cervelle. Cervelle.
chèrvechabló, -bla, adj.  Qui peut servir encore. Qui peut servir encore. Porta pa méí ha éije, l'è pa méi chérvechābla, n'apportez plus ce vase, il n'est plus dans un état convenable.
chèrvéi, s. m.  Cerveau. I roun-ma dou chèrvéi, le rhume du cerveau. Cerveau. I roun-ma dou chèrvéi, le rhume du cerveau.
chervi      v. n.  Servir. Servir. L'è jou chervi, il est allé servir [en service]. Béí kyé chęrvé chin ? - i chęrvé adéi can o-n-a pa d'ātré tsó°"jé, à quoi ça peut-il servir? - ça sert toujours quand on n'a pas autre chose; dé tsó°"jé ky'oun chęrvé pa méí, des objets dont on ne se sert plus. Fou j-alon l'an pa chervi grantin, ces habits n'ont pas servi longtemps.  V. a. chervi ó moundó, servir les gens.  V. r. Se servir. Oun pou rin che chervi dé chin, on ne peut se servir de cela.
chervi    adj. m. Cervier  Cervier Voy. Ouchervį , loup-cervier
chervįnta, s. f.  Servante. Servante. I chervįnta a mochōo, la servante de M. le cure. || Dans l'établi de menuisier, support indépendant de l'établi sur lequel s'appuie la planche que l'on serre dans l'étau; il est muni de crans et d'une pièce mobile qui soutient la planche à la hauteur voulue. || Pied élevé dans lequel s'emboîte la quenouille.
cherviŗe, s. f.  Civière. Civière. I tchyévra l'è dècla com'ona cherviŗe, la chèvre a le ventre vide et étroit comme une civière; l'è etri com'ona chervįŗe, il est mince comme une civière.Cf. chevyęŗe.
chervisyó, s. m.  Service. Service. Demanda oun chervisyó, demander un service; a vó°"tre chervisyó, à votre s. Service militaire. L'è parti ou chervisyó, il est parti pour le service militaire; i promyę chervisyó, le premier service militaire.
chervitōo Serviteur. Lex. chervi. chervinta, chervisyó. n. m.  Serviteur. Lex. chervi. chervinta, chervisyó. n. m. 
chêrvó Jeu de la vwârda, Jeu de la vwârda, mot crié par un joueur au jeu de la vwārda, si, pour un moment, il veut se mettre à l'abri de la poursuite. Avoir déclaré chêrvó rend  tabou  le   joueur  poursuivi jusqu'à ce qu'il ait dit: dechêrvó (voy. ce mot). || Cf. chāvó.
chèrvyéta, s. f.  Serviette. Serviette. Nó j-ātró paijąn n'ënpléįn pa dé chèrvyété pô mëndjyę, nous autres paysans, nous n'employons pas de serviettes pour les repas.
cheryéja, s. f.  Cerise. Cerise. Métré chétchyé dé cheryéjé, faire sécher des cerises; è cheryéjé balon dé bon brinteën, les cerises donnent de la bonne eau-de-vie.
chétchyé, s.m.  Sec Sec .Chin kyé l'è prou mó°"se prin nęte ó chétchyé, ce qui est très mouillé prend très bien le sec [se sèche très difficilement].
chétchyé, v. a.  Avoir grand-soif. Avoir grand-soif. Pó aa tìnkyè wéi nó chètsin pa, pour aller jusque-là, nous ne séchons pas [de soif].
chétchyé, v. a.  Sécher. Sécher. Chétchyé é j-alon, sécher les habits. L'a chètchyą ën planta, il a séché sur pied. . 
chetēe, s. m. Setier, mesure de capacité pour les liquides, princip. pour le vin (36 litres); Setier, mesure de capacité pour les liquides, princip. pour le vin (36 litres); oun chetēe dé potchye, un setier de cidre.  La contenance du setier diffère d'après les pays. I veŗetąbló chetēe iré trįnté cha wįtre é demyę, le vrai setier contenait 37litres et demi.Afr. sestier.
cheto kyé Aussitôt que Aussitôt que.loc. conj.  Syn. anc. astou kyé. Cheto kyé charé amou, aussitôt qu'il sera en haut.
chetsereche, s. f.  Sécheresse, Sécheresse, w'an pacha l'a ƒé 'na brota chetsereche, l'année passée il a fait une vilaine sécheresse.
chètson, s. m.  Quartier de pomme ou de poire séché au four ou au soleil. Quartier de pomme ou de poire séché au four ou au soleil.
chevelęŗe, s. f.  Ruban de coton, de fil ou de laine servant à border des vêtements ou à attacher. Ruban de coton, de fil ou de laine servant à border des vêtements ou à attacher.
chevwęta, s. f.  Chouette. Chouette. L'aŗé prou oun kyé moretré, n'ën avwi tsantą a chevwęta, il y aura bien un décès: nous avons entendu chanter la chouette.  La chouette est regardée comme un oiseau de mauvais augure. Quand elle souffle ou crie la nuit sur le toit, sur la cheminée de la maison d'un malade.ou sur un arbre voisin, on croit, à la campagne, que c'est signe de mort. Même superstition à Grimisuat, où chouette se dit vwëca.
chevyèŗą, s. f.  Charge d'une civière. Charge d'une civière.
chevyęŗe, s. f.  Civière. Civière. Porta dé pēré avwéi a chevyęŗe, porter des pierres avec la civière; ona chevyęŗe a rouwa, une c. à roue. Syn. chervįŗe, qui ne s'emploie plus que dans les comparaisons.
chevyó, s. m.  Cheviotte. Cheviotte. I chevyó l'è dé ha brotchyą pó féŗé è mandzon; l'a achebën dé mandzon ën dra, ma dé tsatįn chon trwa péjan, la cheviotte, c'est de la mauvaise étoffe pour faire des casaques de femmes; il y a aussi des casaques en drap, mais en été elles sont trop pesantes.
chéwą, s. f.  Lignée d'arbres, de buissons Lignée d'arbres, de buissons, ona chéwą d'òrmó, une lignée d'ormeaux; outr'a Gromejwą è chéwéí di coudra chon mouin écòrtchyéi, à Grimisuat les bordures [haies] de coudriers sont moins «écorchées» [qu'à Savièse].
ché-wéí, pron. dém.  Celui-là.  Celui-là. Syn. ché; l'opposé est ché-ënkye, celui-ci, ou sti. Le fém. de ché-wéí est ha-wéi.
chi     conj.  Soit. Tan chi pó°", tant soit peu. Soit. Tan chi pó°", tant soit peu.
chi     s. f.  Haie, Haie, ona dzįnta chi kyé cló°"jïe tó ó cortį, une jolie haie qui enfermait tout le jardin.
chi     s. m. Clin d'œil. Clin d'œil. L'è fé d'oun chi d'ó°"ŗa, c'est fait en un clin d'œil.
chi    s. f. Soif  Soif. I caféi née óté byin a chi, le café [noir] coupe bien la soif.
chi kyé loc. celui qui .Qui que ce soit qui, quiconque. Celui qui .Qui que ce soit qui, quiconque. Chi kyé ęchon oun tsaré, chi kyé l'an oun móoué, ché fóton chou tinky'ā mijon, quiconque a un char, quiconque a un mulet, il s'y jette dessus jusqu'à la maison.
chįba, s. f.  Cible.  But quelconque. Cible.  But quelconque. È mótsé venyon cóm'ona fronda, cóm'ona chįba ëncontre a pindole, les mouches se précipitent éperdument, comme vers une cible, contre l'attrape-mouches.
chibąe, s. f.  Fauchée. Fauchée. L'a ouncó 'na bóna chibąe iną ou mein, il y a encore une bonne fauchée [à faire] au mayen. || Syn. chéąe.
chiche, adj. num.  Six. La forme chiche s'emploie quand le mot est à la fin d'une proposition:  Six. La forme chiche s'emploie quand le mot est à la fin d'une proposition: vwéŗó vw'éí vó dé éątsé? - chiche, combien avez-vous de vaches? - six. - Devant une voyelle chi j-: chi j-ómó, six hommes; chi devant une consonne: chi mijon, six maisons.
chifon, s. m.  Chiffon. Chiffon.
chifóną, v. a.  Chiffonner. Chiffonner. L'a tó chifóną ó wįvró, il a tout chiffonné le livre.
chijon, s. f.  Saison. Saison. Sti an outon l'è itą 'na béwa chijon, cette année l'automne a été une belle saison; chin l'è fouŗa dé chijon, cela est hors de saison, hors de mode. || Epoque où l'on fait un certain travail: l'è pa i chijon d'aą iną pa dzōo, ce n'est pas le temps d'aller à la forêt.
chijyémamįn, adv.  Sixièmement. Sixièmement.
chijyémó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f..  Sixième. Sixième.
chin    chinte, adj.  Saint, sainte Saint, sainte.Prov. Chënt' Agąta | myé fin, myé paléta, à la sainte Agathe, la moitié du foin et la moitié de la paille; chën Sįlō, chën Dzèrman é chën Pancra iron tré frąŗé, l'an ou être tui tré e-n-oun rlwa avwe powįon che vere, saint Silvius (patron de Vex), s. Germain (p. de Savièse) et s. Pancrace (p. de Grimisuat) étaient trois frères; ils ont voulu être tous les trois en un lieu d'où ils pouvaient se voir. En effet, de Savièse on peut voir les deux autres clochers: celui de Grimisuat et celui de Vex (ancienne église).
chin    chinte, adj.  Saint, sainte. Saint, sainte. I chint-Esprį, le Saint-Esprit; l'è ouncó pa chinte stou dzò, elle n'est pas encore sainte ces prochains jours.  S. m. et f Prov. Fó°" conyétré è chin déean kyé é j-adóŗą, il faut connaître les saints avant de les vénérer; i prie tui è chin é chinte dou Paŗadį, il invoque tous les saints et saintes du Paradis. || Quand le mot «saint» est placé immédiatement devant un nom, il change la forme en chën, chënte: chën Pęró, saint Pierre; chënte Margyeŗįta, sainte Marguerite.  
chin    pron. dém.  Cela. Cela. Vįdé-vó chin? voyez-vous cela? Core ba chin kyé powįon, courir en bas tant qu'ils pouvaient; chin ky'oun pou pa féŗé óŗa, oun fé apréi, ce qu'on ne peut faire maintenant, on le fait plus tard.
chin dou comoun çà , cela . chin   s. m. Ne se présente que dans cette locution: chin dou comoun, la maison communale; l'è iną a chin dou comoun, il est dans la maison communale; venyié ba di chin dou comoun, il descendait de la maison communale
chin-ënkye, adj.  Ceci. Ceci. Prin chin-ënkye é ache chin-wéi, prends ceci et laisse cela. Il Le contraire est chin-wéí. || Syn. chó, chó-chęla.
chin-na Perdre, égarer.v. tr.  I l'a chin-na a mótra, il a perdu la montre. Lex. chena, semer, p. 131, qui n'est pas usité. Perdre, égarer.v. tr.  I l'a chin-na a mótra, il a perdu la montre. Lex. chena, semer, p. 131, qui n'est pas usité.
chįn-na, s. f  Traînée, trace prolongée de qqch. Traînée, trace prolongée de qqch. I chąkye l'aïe oun bogąn, óŗa chortįe i bla é l'a achyą ona chįn-na tinky'a mijon, le sac avait un trou, le blé en sortait et a formé une traînée jusqu'à la maison.
chintre, v. a.  Sentir. Sentir. Oun chin ona tsaōo dou djyābló, on sent une chaleur du diable. || Abs. È béitchyé chįnton cómin è moundó, les bêtes ont les sensations comme les gens. Il V. r. Prov. Ché kyé chën chin | chën prin, qui s'en sent, s'en prend.
chintuįŗe, s. f.  Ceinture. Ceinture.
chintuiŗon, s. m.  Ceinturon. Ceinturon.
chin-wéi, adj.  Cela. Cela. Rąda chin-wéi vwéró l'è byo ! regarde cela comme c'est beau!
chinyę, v. n.  Faire le signe de la croix Faire le signe de la croix. Aa chinyę chou a tonba, aller faire le signe de la croix sur la tombe.Pendant l'octave qui suit un enterrement la famille du défunt et les parents vont prier sur sa tombe et donner l'eau bénite.  
chinyę, v. pr. ( che ) Faire le signe de la croix sur soi-même. Faire le signe de la croix sur soi-même. Chénye té é prie ó Notre Péíŗe, fais le signe de la croix et dis le N. P.
chï-on, s. m.  Seillon. Seillon. I chï-on l'è méí āte kyè i bèrlon avwéi davwé manolé, le seillon est plus élevé que le « bèrlon» à deux anses.
chiron, s. m.  Ciron. Ciron.
chiŗóną, -nąe, adj.  Dévoré par les cirons. Dévoré par les cirons. Sti frómądzó l'è tóte chiŗóną, ce fromage est complètement dévoré par les cirons.
chįtó, s. m.  Faucheur. Faucheur. Oun bon chįtó l'a pó tó dzò awéi ché pra, un bon faucheur emploie toute une journée pour [faucher] ce pré.
chitōo, s. m.  Mesure pour les prés. Mesure pour les prés. Le chitoo ordinaire vaut 800 toises; il y en a de plus petits. Ché kyé l'a dó°" chitōo ba ën Tsan-Chèkye é kyé l'è mawën gąnye prou pó oun módzon, celui qui a deux «seiteurs» à Champ-Sec et qui est adroit fait un gain suffisant pour entretenir une génisse. || Grim, id.; cf. Pierreh., seiteur, a réuni les anciennes formes de ce mot et les formes patoises.
chïwa, s. f. Seigle. Seigle. L'è avwéi a chiwa ky'oun fé ó pan atò, c'est avec le seigle qu'on fait le pain noir. || Sur la différence entre chiwa chacócha et chiwa écócha, cf. s. v. chacore.
chiwa, v. a.  Sceller Sceller. I pëntchyè l'a fé chiwą tòté fyó°"wé, pó kyé powechon pa róba, le «pintier» a fait sceller toutes les bouteilles, pour qu'on ne puisse pas les lui voler; sta fyó°"wa l'è pa chiwāe, cette bouteille n'est pas scellée.
chó, adj. dém.  Ceci. Ceci. Kyè te chó ? qu'est-ce que ceci?
chò, chorda   s.m. Sourd. Ou chòr da néi, au beau milieu de la nuit.  Grimisuat, id.; Vionnaz, sor de la né (Gil.).
chò, chorda, adj.  Sourd. Sourd. L'è chòrda com'ona dāle, elle est sourde comme une «daille» (pin). 
chobe, chobeta , adj.  Subit Subit. L'è mò dé mò chobeta, il est mort de mort subite. Il Loc. adv. a chobeta, à la hâte; l'è enoua deŗën a chobeta, il est entré subitement; dé chobe, subitement.
chobę, chobeta, adj.  Sujet à, expose à. Sujet à, expose à. Yó cheí prou chobeta ou ma dé téita, je suis très exposée au mal de tête; l'è chobę dé dérótchyé pé hé chêré, c'est exposé [on est exp.] à dégringoler sur ces montagnes.
chobetamįn, adv.  Subitement. Subitement. Fou kyé mouŗon chobetamįn, ceux qui meurent subitement.
choblą, v. n.  Siffler. Siffler. L'è brote de tòrdzó choblą derën pé mijon, c'est vilain de toujours siffler dans la maison. Il V. a. I choblāé dé plo byo j-êe, il sifflait des airs magnifiques.  Subler n'est pas rare en afr.; on le trouve dans Rabelais, Du Fail, etc.
choblacou, s. m.  Siffleur enragé. Siffleur enragé. Chobla pa méí, brote choblacou kyé t'éí  cesse de siffler, siffleur enragé !
chobląe, s. f.  Sifflement Sifflement. L'a fé ona chobląe é sti vïa, il a fait un sifflement et celui-ci de partir.
choblatchyę, v. n.  Siffloter. Siffloter.
choblé, s. m.  Sifflet. Sifflet. La forme ord. en afr. est siblet; sublet ( = sifflement chez Rabelais) est plus rare.
chobléŗéi, s. m.  Siffleur. Qui siffle habituellement. Siffleur. Qui siffle habituellement.
chóbòrna, v. a.  Importuner qqn par la mendicité. Importuner qqn par la mendicité. Oun ché vi prou chóbòrna, on se voit tellement assailli par les mendiants. || C'est le mot «suborner» avec un sens légèrement différent. || Syn. têrną.
chóbra, v. n.  Rester, demeurer. Rester, demeurer. L'è chobrą pé hè cótsé, il est resté dans les endroits sombres du village; nó, nó chin parti é rlwi l'è chobrą wéi, nous, nous sommes partis et lui est resté là. || Rester sans vie, mourir: mojąó kyé chóbrąé, je pensais qu'elle allait mourir.  Rester. L'a fé enį dé faŗéna, l'è chóbra ën deri, l'a pa paeą, il a fait venir de la farine, il est resté en arrière [pour le payement], il n'a pas payé. Il Suivi d'un participe. L'è chóbra adromį, il s'est endormi. || Mot fort répandu dans toutes les langues romanes et les patois: Grimisuat, Vionnaz (Gil.), Val d'Illiez, sobra' (Fank.); Bagnes: chobrā.
chōcha, s. f.  Source, veine. Source, veine. Chon arówą outra tsaoun da chōcha, ils sont arrivés au bout du filon.
chochąnta, adj. num.  Soixante   Soixante  
chochantą, v. a. Sustenter, nourrir. Sustenter, nourrir. Can fó°" chochantą dé bįndé parēlé, vwéŗó cote t-e? quand il faut nourrir des troupes pareilles, combien cela peut-il coûter?  V. r. Se sustenter, se servir. Chochantą vó, servez-vous, dira celui qui vous a servi à manger et à boire.
chochantchyémó, -ma, adj. n. et s. m. et f.  Soixantième. Soixantième.
chochantįn-na, s. f.  Soixantaine. Soixantaine.
chochęche, s. f.  Saucisse. Saucisse. Dé chochęché di catson, des saucisses de porc. || Devin.: kyënta diférįnse l'a t-e ëntѓ'oun capotsën é ona chochęche? - I capotsën l'è étatchyą pé ó mitin, i chochęche pé é dó°" son, quelle différence y a-t-il entre un capucin et une saucisse? - Le capucin est attaché par le milieu, la saucisse par les deux bouts.
chó-chela, pron. dém.  Cette chose-ci, ceci: Cette chose-ci, ceci: é chó-chęla, ąche-to ënkye? et cet objet, le laisses-tu ici? || Syn. Chó.
chochyę, v. a.  Sucer. Sucer. Té fó°" chochyę ó di pó teryę fouŗa ó verën, il te faut sucer le doigt pour sortir le venin.
chócò, s. m.  Secours. Secours. A chócòr dé mé! à mon secours! Kyeryą a chócò, appeler au secours. Devant d l'r étymologique  reparaît.
chocore, v. a.  Secourir. Secourir.
chócówą, s. m.  Chocolat. Chocolat.
chócra Et tout autre vin chaud. Et tout autre vin chaud.
chócra   , s. m. Muscat sucré et chaud.  Muscat sucré et chaud. I chócra l'è bon pó è fèmąwé, le «sucré» est bon pour les femmes. 
chócrą  -crąé, adj.  Sucré. Sucré. Dé vën chócrą, du vin sucré.  Fig. Poivré dans le langage, salé: i fęse l'è ónéitó, ma è dąvwé bwaté chon chócréi, le fils est honnête, mais les deux filles sont salées [dans leur langage avec les parents]. 
chócra , v. a.  Sucrer.  Sucrer. Chócra dé cāféi, dé vën, sucrer du café [au lait], du vin. || Part, passé chócra; è rejën chon rin enou chócra sti an, les raisins ne sont pas sucrés cette année.
chócratchyę, v. a.  Sucrer légèrement et souvent. Sucrer légèrement et souvent. Chócratchyę dé vën é bįŗe, sucrer souvent du vin et boire. Il Fréquentatif de chócrą 
chócró, s. m.  Sucre. Sucre. Dan ó tin n'ën-pleïe pó°" dé chócró a vêré óŗa, dans le temps on employait peu de sucre en comparaison de maintenant; oun pan dé chócró, un pain de sucre; dé chócró candi, du sucre candi; dé chócró ën pousa, du sucre en poudre; è rejën chon mōo, ma l'an ouncó pa metou ó chócró, les raisins sont mûrs, mais ils n'ont pas encore «mis le sucre» [ne sont pas sucrés]; dé chócró ën pan, du sucre en pain.
chódzé, chódzéta, adj.  dangereux L'è chódzé pé fou byounyó, c'est dangereux sur ces glaciers.
chódzé, chódzéta, adj.  Sujet à qqch, exposé à Sujet à qqch. L'è neta chódzéta ou ma dé téita, elle est très sujette au [portée au] mal de tête; chin l'è chódzé a être róbą, cela est exposé à être volé. 
chófejamįn, adv.  Suffisamment (L. Folk. 7, p. 94). Suffisamment (L. Folk. 7, p. 94).
chofitchyę, v. n.  Suffire.  Suffire. Crejįę kyé l'oŗį chofìtchya dé déŗé oun có°", elle croyait qu'il aurait suffi de le dire une fois; che chofįtse pa oun mwêe, me méí, si un morceau ne suffit pas, mets-en davantage.
chóflą, v. a. (suite) Souffler, éteindre. Souffler, éteindre. Chóflą ó fwą, éteindre le feu; chóflą a tsandįwa, souffler la chandelle. || Envoyer de l'air, du souffle. Chóflą è į-orgye, «souffler» l'orgue; è vyou fornéi iron dé per é é dé mòrtchyę cómin ba pé vęnyé, venyïon prou tsa ma chófląon pa fouŗa a tsaōo, les anciens calorifères étaient fait de pierres et de mortier comme les foyers des vignes, ils devenaient chauds, mais ils ne répandaient pas la chaleur.
chóflą, v. n.  Souffler. Souffler. Chóflé, le vent souffle; chóflą derën i man, souffler dans les mains; té fó°" chóflą ona vwąrba, il te faut souffler un moment. Il Respirer. Oun pou pa méí chóflą, vwéŗó l'a de foméi, on ne peut plus respirer, tant il y a de fumée.-
chófląe, s. f.  Souffle, soit bouffée de vent, soit [forte] respiration Souffle, soit bouffée de vent, soit [forte] respiration. Venyïé iną pé è j-etsewį ën fèjįn dé chófléi ky'o-n-avwejïé iną la, il montait l'escalier en respirant avec tant de bruit qu'on l'entendait depuis en haut.
chóflata, v. n.  Souffler un peu; se dit d'un vent léger. Souffler un peu; se dit d'un vent léger. L'a djya 'na chenąn-na kyé chófląté dįnché, il y a déjà une semaine que le vent souffle ainsi.
Chóflé Soufflet. Soufflet. I chóflé l'è foura ā cojena, le soufflet est à la cuisine; i chóflé da fōje, le soufflet de la forge.  Prov. Mêe moroflé chóflé pé choun chóflé, ranvêrche ómó ën canpąnye, mars le souffleur souffle par son soufflet et renverse l'homme en pleine campagne.
chófló, s. m.  Souffle. Souffle. Oun pou pa méí ai ó chófló, on ne peut plus avoir le souffle.
chofōo, s. m.  Chauffeur. Chauffeur.
chofrį, v. a.  Souffrir. Souffrir. Fouŗa wéi l'a chofêe a fan é a chi, là dehors [à l'étranger] il a souffert la faim et la soif.  Supporter. I pou pa chofrį è į-infąn, il ne peut pas supporter les enfants. || Abs. L'an prou tui a chofrį, ils ont bien tous à souffrir; ó mó Djye, kyé chofrį pó moŗį! o mon Dieu, que souffrir pour mourir !
chófrįn, s. m.  Jarret.  Jarret.  Du lat. suffrago, jarret des animaux. Cf. Istrien sufrene, et friouland so fran, jarret.
chógréną, v. imp.  Grains qui tombent, p. ex. quand on fauche le blé. Grains qui tombent, p. ex. quand on fauche le blé.
chogyën, s. m. Homme peu recommandable. Homme peu recommandable. Mot employé pour désigner un jeu.  || L. Folk. 24, p. 12.
chojesyon, s. f.  Maladie, épreuve. Maladie, épreuve. Ché ma di rin, l'è 'na brota chojesyon, ce mal des reins est une vilaine chose; è béitchyé atrąpon ha chojesyon é crion, le bétail attrape cette épidémie et périt.
chojistą, v. n.  Subsister. Subsister. Fó°" pòrtąn kyé chojèstechon, oun pou pa é j-ëntètą, il faut pourtant qu'ils subsistent, on ne peut pas les tuer.
chó-la, pron. dém.  Ceci. Ceci. Prin chó-la é porta iną mijon, prends ceci et porte-le dans la maison. || Syn. chó.
chóma, s. f.  Somme, Somme, ona groucha chóma, une grosse somme.
chomesyon, s. f.  Soumission, obéissance. Soumission, obéissance.
chóméta, s. f. Dim. de chóma. Petite somme.  Petite somme. Cótéré prou 'na dzįnta chóméta, cela coûtera bien une jolie petite somme.
chómétré, v. a.  Soumettre Soumettre. N'ën chómetou tó chin awëncoŗa, nous avons soumis tout cela au curé. || V. r. Che chómétré prou, can veré a rąn-ma, il se soumettra bien, quand il verra la verge.
chómóŗa, v. a.  Sombrer Godefroy a la citation suivante: «Cato ... ordonne aussi de sommarer et rompre  la terre incontinent après le solstice hivernal des régions chaudes. » Cotgrave définit sommarer: «To • plough or break up the earth. » Semorer et les nombreux mots de sa famille: semor (champ en jachère), semorage (labour des semors), semorailles (syn. de semorage), semaurau (juin), le fr. sombres, sombre, sombrement, l'afr. somarer, sombrer, somart, somartras, savart ont fait l'objet d'une pénétrante étude de Jud et Aebischer dans l'Archi-vum roman. 1921, p. 24. Cf. Gau-chat, Bull. 1906, 15.
chómóŗa, v. a.  Sombrer, donner un premier labour, après la moisson, pour labourer plus profondément en arrière-automne ou au printemps suivant.  Can vën d'outon i dzōo che vi chómóŗae, van tui iną avwéi dé j-otį outor di trontsé, quand l'automne arrive, la forêt se voit sombrée, tout le monde y monte avec des outils pour déraciner les troncs. Syn. Veŗyę è tsan, tourner [à la charrue] les champs. Il Grimisuat: chemóŗą. || 
chómóréita, s. f.  Femme étourdie.   Femme étourdie
chómóréita, s. f.  Nom de lieu: endroit de l'ancien bisse (Tôrin Nou). Nom de lieu: endroit de l'ancien bisse (Tôrin Nou).
chóną , v. a.  Sonner. Sonner. Chóną a groucha, sonner la grande [cloche]; chóną w'ënmaryą, sonner l'Avé Maria (l'Angélus); chóną a fën, sonner le glas. La veille de l'enterrement, vers les 16 h., les porteurs viennent creuser la fosse, puis ils sonnent trois ën-módé, ce qu'on appelle «sonner la fin».
chóną , v. imp. et n.  Sentir. Sentir. To chon-né bon, crwéi, tu sens bon, mauvais; i chon-né crwéi pé ha mijon, ça sent mauvais dans cette maison (au phys. et au moral); fó°" borlą dé dzinįvró pó féŗé choną bon pé ó pįló, il faut brûler [des branches] de genièvre pour parfumer la chambre.
chónāe, s. f.  Le fait de sonner, temps pendant lequel on sonne. Le fait de sonner, temps pendant lequel on sonne.
chonalāe, s. f.  Sonnerie de clochette. Sonnerie de clochette.
chonale, s. f.  Sonnaille, grosse clochette de vache. Sonnaille, grosse clochette de vache. Métré a chonale ā ątse, mettre la sonnaille à la vache. Il Prov. Can méton a chonale i módzon... quand on met la clochette aux génisses... [nommer des jeunes gens pour conduire le peuple]. || Fig. Homme de peu de valeur, lâche, méprisable: bougró dé chonale ! quel nigaud !-
chonalę, v. n.  Sonner, tirailler une sonnette. Sonner, tirailler une sonnette. L'an pa fé kyé chonalę tò ò dzò, ils n'ont fait que sonner toute la journée; n'avwejïe chonalę è ątse, on entendait le son des clochettes des vaches. || Tinter, résonner. A fën dou tsatįn chonąlon è bóché, à la fin de l'été les tonneaux sonnent creux; i fin chonąle pa, l'è pa prou chèkye, le foin ne tait pas de bruit, il n'est pas assez sec. || Perdre le temps. Demëndze pąrton tui amou i récò, chaŗąn pa peŗ-ënkyè chonalę avwéi è mówé, dimanche tous partent pour faire les regains [dans les mayens], ils ne seront pas ici occupés à perdre le temps avec les mulets; chonaleŗę prou tòt'à chenan-na pè sti vèwādzó, il traînera bien toute la semaine par le village.
chonalęŗe, s. f.  Vache qui marche en tête d'un troupeau en portant la plus grosse sonnaille au cou. Vache qui marche en tête d'un troupeau en portant la plus grosse sonnaille au cou.
chonaleŗį, s. f.  Bruits que font plusieurs sonnailles d'un troupeau de vaches  Syn. péjoratif de chonalăe. Bruits que font plusieurs sonnailles d'un troupeau de vaches ; i avwi ha chonaleŗį ó matën, j'ai bien entendu cette «sonnerie» ce matin.
chonbrò, -bra, adj.  Sombre. Mélancolique. Sombre. || Fig. Mélancolique.
chondjyę, v. a.  Penser. Penser. Kyé chondjyę vó wéi?, à quoi pensez-vous là? I pa chondjya, je n'y ai pas pense; chondzéré t-e d'aą veryę ché fin, pensera-t-il à aller tourner ce foin? O-n-a byin a chondjyę pó ó bó°" avwéi fou on j-evêe, on a bien à penser [bien des soucis] pour le bois avec ces longs hivers.
chónęte, s. m. Dim. de chónó.  Petit sommeil. Petit sommeil. I fé dó°" chónèt'ó matën, j'ai fait deux petits sommes vers le matin. 
chonn, cha, adj. poss.  Son, sa Son, sa. Tseconn défin chonn bën é cha mijon, chacun défend son bien et sa maison.
chon-nabon, s. m.  Menthe. Menthe. Chon-nabon di crapó, menthe sauvage [pop. le sent-bon des crapauds] Grimisuat id.
chon-nacrwéi, s. m.  Homme malpropre et désagréable Homme malpropre et désagréable. I ona tįn-na contre ché chon-nacrwéi, je déteste ce « sent-mauvais ».
chon-neŗį, s. f.  Sonnerie. Sonnerie. I trin da chon-neŗį nó regardé pa, l'affaire de la sonnerie ne nous regarde pas.
chónó, s. f.  Sommeil. Sommeil. I chónó, j'ai sommeil; me vën chónó, le sommeil me gagne; clókié a chónó, il «battait la mesure» de sommeil. 
chónó, s. m.  Somme. Somme. I fé oun bon chónó, j'ai fait un bon somme.
chonōo, s. m.  Sonneur. Cf. chóna, sonner. Sonneur. || Cf. chóna, sonner.
chónòwįn, -įnta, adj.  Porté au sommeil. Porté au sommeil. L'è pa prou chónowin, il n'est pas assez porté au sommeil. Correspond un peu au fr. somnolent.
chónyę, v. a.  Fournir. Fournir. Nó n'ën chónya ó bó°" pó référé ó tsawę, nous avons fourni le bois pour refaire le chalet.
chónyę, v. a.  Soigner. S$oigner. Nó chónyéŗįn tįnkyè nó porįn ché pó°"ŗó maądó, nous soignerons ce pauvre malade du mieux que nous pourrons; è wivró é è j-ālon chon dé tsó°"jé kyé fó°" chónyę, les livres et les habits sont des choses dont il faut prendre soin.   Il V. r. Se soigner, se traiter. Cômin van ché chónyę amou ouéi avwé dé crwēe rijon! comme ils vont se traiter là-haut avec des injures!
chónyemįn, s. m.  Soin donné à un malade.  Soin donné à un malade. Féŗé ó chónyemįn, donner les soins.
chôo Sort  Sort . I l'è ita ba terye ou chôo, il est descendu tirer au sort [a passé le recrutement à Sion].
chóo, chówa, adj.  Sauf. Sauf. È nó°"tró chon ita chóo, les nôtres s'en sont tirés sains et saufs. Marya Róché l'è ita chówa da pesta, M. R. a été épargnée de la peste.
chôo, s. m.  Sort. Sort. Teryę ou chôo, tirer au sort; l'a feŗou i chôo dįnche, le sort a décidé ainsi; n'ën pa ó chôo, nous n'avons pas de chance. || Lot de bois échu par le sort: l'an balą a tui oun chôo, ils ont donné à tous un lot de bois. Voy. sôo et échôo.
choōo, s. f.  Sueur. Sueur. L'aiè prou plin-na a bóta de choōo, il avait le soulier tout plein de sueur; can iré prou móouse dé tsa, panąé via a choōo avwéi a mąndze, quand il était tout mouillé, il essuyait la sueur avec la manche.
chóou - chóouwa, adj.  Rassasié. Rassasié. T'éí to chó°"ŗa? es-tu rassasié maintenant? I mëndjyą chó°" me, j'ai mangé mon soûl; fó°" mëndjye chó°"ché, il faut bien manger. || Enivré, soûl, iré chó°", il était enivré; ha fémawa l'è chó°"wa, cette femme a trop bu; iré chó°" cóm'ona chopa, il était ivre comme une soupe ( = complètement ivre). 
chóou - chóouwa, s.m.  Saoul Saoul .N'ën récontra oun chó°", nous avons rencontré un homme ivre.
chóou, s. m.  Sou (monnaie). Sou (monnaie). Oun vi pa vwéŗó méí de chó°" per-ënkyè, on ne voit plus guère de sous par ici; ni ehóou ni mąle, ni sou ni maille.
chóouwą, v. a.  Enivrer qqn. Enivrer qqn. ó t'an meną derën on sewi é ó t'an chówwą e-n-ódre, ils l'ont conduit à la cave et ils l'ont enivré complètement. Il V. r. Che chówwe dó°" tré ādzó pé chenąn-na, il se soûle deux ou trois fois par semaine. || on entend aussi ch'ënchówą (voy. ce mot).
chóouwé, s. f.  Repas. Repas. Chéi yó kyé féjó è chó°"wé, c'est moi qui prépare les repas; è mosyōo l'an é chó°"wé i j-ouŗé, les messieurs [citadins] ont les repas aux heures fixes. || Lait obtenu en une traite. I bąle ouncó 'na bóna méitrą d'āséi pé chó°"wé, elle donne encore une bonne seille de lait par traite (repas).
chopa,   S. m.  Soupe. Quelque chose à manger à la cuiller. Soupe. Quelque chose à manger à la cuiller. Fére dé chopa, préparer quelque chose à «souper»; l'aie pri ba dé chopa, elle avait pris de quoi manger à la cuiller; l'an pó chopa ó waséi, ils ont du lait à «manger».
chopa, s. f.  Soupe. Soupe. Dé chopa da tsêe, du bouillon; dé chopa pówįnta, de la soupe au maïs; l'a falou paé ona bóna chopa, il a du payer une soupe grasse [il a dû graisser la main].
chopa, v. a.  Manger à la cuillère. Manger à la cuillère. Chopa dé crąn-ma, manger de la crème; chopa dé witchyą, boire du petit-lait; chopa ona tacha dé caféi, prendre une tasse de café; gąnyon tui, chopon on a colè óŗa, tous gagnent de l'argent, ils mangent la soupe avec la longue  cuiller  [ils vivent largement].
chópą, v. a.  Boucher. Boucher. Chópą a chonąle, boucher une sonnaille; chópą w'ètąn, boucher l'orifice d'un étang. Il Fermer le bec à qqn. I dama l'ïtą chópąe, la dame n'a pas su que répondre. 
chópé, s. m.  Bouchon. Bouchon. Chópé dé w'étchyésó, da fyó°"wa, bouchon de la cuve, de la bouteille; oun chópé dé lįja, dé papēe, dé bó°", dé vēro, un bouchon de liège, de papier, de bois, de verre.
chópéitró Bouchon. Bouchon. L'è parti i chópéitró dä patele, le bouchon du tonnelet est parti.
chópéitró, s. m.  Soufre. Soufre. Dan ó tin ënpleéon ó chópéitró pó féré de mótsété, dans le temps, on employait le soufre pour faire des allumettes; dé flôo dé chópéitró, fleur de soufre. Même mot que le fr. «salpêtre». Chópéitró, à Grimisuat, désigne le bout de l'allumette, imprégné autrefois de soufre.
chopéta, s. f. Dim. de chopa. Petite soupe.   Petite soupe.  Pó féré è chopété: oun prinjïe oun prevwį è méi chowįn ona póma, oun cópaé via ó son, ky'oun metié d'oun byéi pó chervį pó cowêclo; oun bogąé a póma, tsapląé dé pan é dé móta derën é o`n-aryąé dó°" tré ryéi dé waséi é oun metié cwįre chou ó ƒwa; chin chè fajïe can vajïon ëntsąn i ątsé d'outon, pour faire les « soupettes », on prenait une poire, ou mieux une pomme, on en coupait la partie supérieure qu'on gardait comme couvercle; on vidait la pomme, on coupait menu un peu de pain et de fromage qu'on mettait dedans, on y trayait deux ou trois « fils » de lait et on mettait la pomme ainsi farcie, cuire sur le feu; cela se faisait quand on menait paître les vaches en automne.
chopla, v. a.  Roussir, brûler un peu, flamber Roussir, brûler un peu, flamber. I chopla ó fordą, j'ai roussi mon tablier; i tsate l'è prou jou préi dou fwa, l'a chopla è mostątsé, le chat est allé si près du feu qu'il s'est flambé les moustaches.
choplāe, s. f.  Légère brûlure, flambée. Légère brûlure, flambée. N'aŗįn prou tui 'na petita choplāe déeąn kyé intra ou paŗadį, nous aurons bien tous une petite flambée [au purgatoire], avant d'entrer en paradis.
chóplé, s. m.  S'il vous plaît , usité dans l'expression féŗé chóplé, supplier, faire «s'il vous plaît» à qqn. S'il vous plaît , usité dans l'expression féŗé chóplé, supplier, faire «s'il vous plaît» à qqn. Nó j-a prêta, oun póou d'ardzįn, ma n'ën prou falou féŗé chóplé, il nous a prêté un peu d'argent, mais nous l'avons dû joliment l'en supplier. Il Chóplé a aussi le sens ordinaire de s. v. p. Chóplé, bale mé oun mouêe dé pan, s. v. p. donne-moi un morceau  de pain.
chópléé, v. a.  Supplier, Supplier, ó t'in nó chópléą, ma l'a rin chervį, l'avons-nous pourtant supplié, mais cela n'a servi de rien.  Syn. chópréé.
choplon, s. m.  Brûlé, odeur de brûlé. Brûlé, odeur de brûlé. Oun chin ó choplon peŗ'ënkyè, on sent une odeur de roussi par ici.
chópò, s. m.  Support. Support. Can o-n-a rin ky'oun crwéi bâton pó chópò, o.n-è dabò ba pé ó fon, quand on n'a qu'un mauvais bâton pour support, on est bien vite par terre.
chopóją, v. a.  Supposer. Supposer. Chopójąó pa kyé fori enou a hè j-ouré, je ne supposais pas qu'il serait venu à ces heures.
chopojésyon, s. f.  Supposition. Supposition. Chin chon rin kyé dé chopojésyon kyé fèjo eó, ce sont seulement des suppositions que je fais moi-même.
chopórtą, v. a.  Supporter. Supporter. Ch'oun cha rin chopôrtą, o-n-è mawerou, si l'on ne sait rien supporter, on est malheureux; l'è i fréita kyé choporte ó ti, c'est le faîtage qui supporte le toit. Il V. r. L'an rin ky'a che chopórtą cómin tò ó moundó, ils n'ont qu'à se supporter comme tout le monde [doit le faire].-
chopòrtąbló,  -bla,  adj.    Supportable. Supportable.
choprą, -ąe, adj. Surpris.-se, Surpris.-se, havi. I pan l'è choprą, le pain est « surpris », havi (le feu ayant été trop chaud, le pain a une croûte brûlée sans être cuit à l'intérieur).
chópréé, v. a.  Supplier.  Supplier. Voy. chópléé.
chóŗa !  ceci,maintenant !  ceci,maintenant !  Exclam. Mot composé de chó óŗa; óŗa, óŗa, chóŗa! prop, mais, mais, ceci maintenant! Cette expression s'emploie pour exprimer une grande surprise.
chóraé, v. a.  Donner un léger labour à un champ, avec une petite charrue. Donner un léger labour à un champ, avec une petite charrue.
chórchéwą, -ąe, adj.  Enchanté, ensorcelé, Enchanté, ensorcelé, ona tsó°"ja chòrchéwąe, une chose sur laquelle on a jeté un sort. Il Syn. ënchòrchéwą.
chorcheweŗį, s. f.  Sorcellerie. Sorcellerie. Chéi pa kyënta chorcheweŗi dou djyąbló l'è chin, je ne sais quelle sorcellerie du diable il y a par là-dessous. 
Chorchi Fleur des jardins, tagète rose d'Inde (Tagetes erectus). Fleur des jardins, tagète rose d'Inde (Tagetes erectus).
chorchįŗe, s. f.  Fleur de souci (Candula officinalis). Fleur de souci (Candula officinalis).
chórchyè, chórchyęŗe, s. m. et f. et adj.  Sorcier, sorcière. Sorcier, sorcière. Oun plo chórchyè ma ! un mal plus inexplicable !
chordą, s. m.  Soldat. Soldat. I pa méi béjwįn d'aą chordą, je n'ai plus besoin de faire du service militaire.
chordën-na (a), loc. adv.  En sourdine. En sourdine.
chòrdèté, chòrdéta Sourd. Sourd.adj.  Dimin. de chò, chòrda. Lex. ënchòrdéwa. chordën-na (a).,.
chorechejį, v. n.  Se demander. Se demander.  Can i you sta, chéi resta oun mómąn ën chorechijįn di avwe l'oŗį pochou enį, quand j'ai vu celle-ci, je suis resté un moment me demandant d'où elle pouvait bien venir.» (L., Folk. N« 7, p. 122.)
chorechejįte, s. f.  Surprise. Surprise.
chórédįn, s. f.  Surdent, Surdent, wi vën dé chóŗédįn, il lui vient des surdents.
chóŗédzò, s. m.  Jour . Littéralement «pendant le jour», la journée. Jour . Littéralement «pendant le jour», la journée. I chóŗédzò l'ïtą nète tsa, la journée a été très chaude; vaŗį outre 'na vwārba pé ó chóŗédzò, j'irai un moment pendant la journée; dé chóŗédzò oun vi pa dé fou j-ijéi, pendant le jour on ne voit pas ces oiseaux.
chòŗêįn, s. m.  Grippe, influenza.  Grippe, influenza. || Prov. L'a trè chôrté dé chòŗêįn: i chòŗêin di vi, i choŗêįn di mò, é i chòrêįn dou crwéi, il y a trois espèces de chòŗêįn, celui des vivants, celui des morts et celui du démon, on croyait assez souvent que le chòrêįn était un mauvais sort donné par les vivants, gens envieux ou sorciers, ou par les morts que l'on a offensés, ou encore par le démon. (Ci. Les Proverbes de Savièse, dans Zeitschrift für rom. Philol 1926, p. 23.)
chóréminton Double menton .  n. m.  Double menton .  n. m. 
choremounta, v. n. Augmenter, Augmenter, Adon cótąé rįnkyé 400 fran, radą voueró l'an choremounta di adon, alors cela ne coûtait que 400 fr., voyez combien cela a augmenté depuis lors.
choŗenoun, s. m.  Nom de famille.  Nom de famille. Chin l'è oun chorenoun kyé l'è pa conyou ënkyelą, voilà un nom de famille qui n'est pas connu ici.
choŗeprį, -prįcha, adj.  Surpris. Surpris.
choŗéprįndre, v. a.  Surprendre, faire tout à coup, par surprise, peur à qqn. Surprendre, faire tout à coup, par surprise, peur à qqn. Chéi įta choŗéprįcha, j'ai été surprise; to mé choŗéprindréi pa méí, tu ne me surprendras plus.
choŗeveryę, v. a.  Mettre dessus ce qui était dessous et vice versa; bouleverser ce qui était en ordre, Mettre dessus ce qui était dessous et vice versa; bouleverser ce qui était en ordre, w'émądze l'è choŗeveryąè pó chin ky'oun cha pa chin kyé l'è, l'image est renversée, c'est pour cela qu'on ne sait pas ce qu'elle représente; i moundó l'è adéi prou choŗeveryą, le monde en attendant est complètement bouleversé.
chorįŗe, v. n.  Sourire. (L., Folk. 7, p.'140.) Sourire. (L., Folk. 7, p.'140.)
chòrnéta,  s. f.   Sobriquet. Sobriquet.   ||    Il y a à Savièse un nombre énorme de sobriquets.
chórnyete, s. m.  Petit étourdi.Dim. de chornyó.  Dim. de chornyó. Petit étourdi.
chornyó, s. m.  Etourdi, qui ne lève pas les yeux, ne voit rien. Etourdi, qui ne lève pas les yeux, ne voit rien.
chorpachą, v. a.  Surpasser. Surpasser. Antąn to įŗe méi grou kyé eó, ma óŗa te chorpąchó, l'an passé tu étais plus grand que moi, mais maintenant je te surpasse.
chôrta, s. f.  Sorte, espèce. Sorte, espèce. Tòta chôrta dé béitchyé, toutes sortes de bêtes; l'è on'ātra chôrta dé pómé, c'est une autre sorte de pommes; l'an fé ën chôrta dé tsasyę kyésyon, ils ont fait en sorte de chercher chicane; avouęŗe dé tòta chôrta, entendre toutes sortes de choses.
chortchyą, s. f.  Sortie. Sortie. È vęnyé l'aïon ona béwa chortchyą sti an, les vignes avaient une belle «sortie», cette année; a chortchyą da mécha, à la sortie de la messe; a chortchyą dé Sénįn, à la « sortie » du bétail de l'alpe du Sanetsch.
chortį, v. n.  Sortir. Sortir. Ché l'è jaméi chortį dé per'ënkye, celui-là n'est jamais sorti d'ici [n'est jamais allé à l'étranger]; chorti dé chordą, « sortir du service militaire»; chortį dé w'écó°"wa, finir l'école [primaire]. Souvent renforcé par foura, dehors: l'è chorti fouŗa, il est sorti. || V. a. Chortį è j-outį, sortir les outils; chorti è bóché pó ábóną, sortir les tonneaux pour les combuger. || V. r. Va idjyę ou frąŗe, i pou pa ch'ën chortį chowé, va aider à ton frère, il ne peut s'en sortir seul. || Cf. ënchortį.
chórvelé, v. a.  Surveiller .  ó t'éí chóŗvèlą tįnkyé ó t'éí atrapį, je l'ai surveillé jusqu'à ce que je l'aie attrapé.  Abs. È vwārdé chórvéléŗįn dzòŗ è néi, che pāche cācoun chou ó pra, les gardes surveilleront jour et nuit [pour voir] si qqn passe sur le pré. 
chórvélé, v. n.  Passer la nuit sans fermer l'œil. Passer la nuit sans fermer l'œil. Can o`n-a chórvélą tót' a néi, o-n-é pa tan wéstó ó matën pó aa ou traó, quand on a passe toute la nuit sans fermer l'œil, on n'est pas tant leste le matin pour aller au travail.
chórvelé, V. r.   Surveiller Surveiller,+B169 ils ne peuvent pas se voir et ils se surveillent toute la journée.
chorvivįn, -vįnta, s. m. et f.  Survivant.  Survivant. Chon tui itą toua, l'a pa jou oun chorvivįn, tous ont été tués, il n'y a pas eu de survivant.
chosprįja, s. f.  Surprise. Surprise.
chóta, s. f.  Sur les alpages, abri pour le bétail en cas de mauvais temps. Sur les alpages, abri pour le bétail en cas de mauvais temps. La chóta a la forme d'un long rectangle étroit, couvert d'ardoises et muni de plusieurs portes. Cf. engadinois suosta. || Espèce de remise, pour le bois, la litière, etc. Vęjó ba ā chóta tsaplą dé bó°", je vais à la remise couper du bois. Abri quelconque. Balïe de plodze a vêcha é n'ën pa trówą 'na chóta, il pleuvait à verse et nous n'avons pas trouvé un abri. Il A chóta, loc. adv. A l'abri: nó chin byin a chóta, kyé balęche pye dé plodze, nous sommes bien à l'abri, qu'il pleuve seulement.
chotąn-na, s. f.  Soutane. Soutane.
chóte, s. m.  Saligaud. Saligaud. kyën brote chóte t'eí ! quel vilain saligaud tu es! || A Grimisuat on connaît aussi le fém.: ona chóta béítchye, une sale vilaine bête.
chótédré, v. a.  Disposer la litière pour le bétail. Disposer la litière pour le bétail. Chótédré è catson, è ątsé, è tchyévré, disposer la litière pour les cochons, les vaches, les chèvres.
chótêe, s. m.  Litière. Litière. Prov. È fole dé mêe | chęrvon pa dé chótêe, les feuilles de mars ne servent pas de litière.
chótéí, s. m. Abri sous un arbre.  Abri sous un arbre. L'a pa oun chapën pó féré oun chótéi, il n'y a pas un sapin pour s'y faire un abri.
chotën, s. m.  Soutien. Soutien. I chotën dou minādzó, le soutien du ménage.
chóténa, s. f.  Partie de la cloche de la vache qui s'attache à la tsénéva.(collier de cuir ) Partie de la cloche de la vache qui s'attache à la tsénéva.
chotenį, v. a.  Soutenir.  L'è ché tra kyé chotën ó pįló, c'est cette poutre qui soutient la chambre; i plo vyou di fęse l'a chotenou tót 'ā famęle, le plus âgé des fils a soutenu toute la famille; l'a rin ky'ona góta dé vën kyé mé chotën, il n'y a qu'une goutte de vin qui me soutienne.
chótéwą, v. a.  Mener grand train. Mener grand train. Venyon pa a byéi dé ché féré prou a chótéwa, ils ne viennent pas à bout de s'arranger pour vivre le plus luxueusement possible. || Syn. ché fer e tenį iną, ch'aplère chin kyé ouon.
chotse    , s. m. Vieille robe de femme.  Vieille robe de femme. Il Syn. Vyou cotën.
chotse   , s. f.  Suie. Suie. Can è tchyévré ou bën è catson chon prou dé crwēe gordze, oun fé fondre dé chotse avwéi d'éivwe derën e-n-ona fyó°"wa é pwé fó°" ëngòrjéwą chin, apréi pęcon prou, quand les chèvres ou les cochons ne veulent plus rien manger, on délaie de la suie avec de l'eau, dans une bouteille, et on leur ingurgite cela; après ils mangent parfaitement. De chotse wééta, de la suie légère, qui s'en va en poussière.
chotse, s. m.  Mauvais terrain, assez souvent en pente. Mauvais terrain, assez souvent en pente. Kyé o-n-a té avwéi ché chotse ? qu'est-ce qu'on a de cette mauvaise pente? Mena è ątsé pé fou chotse, conduire les vaches dans ces terrains maigres.
chou Sureau  Sureau 
chou   , prép.  Sur Sur. Iną chou ó ti, sur le toit; tąpe chou w'ënclóna, il frappe sur l'enclume; l'a pacha chou è gadzété, il a été mentionné dans les journaux; chou ó matën, vers le matin; chou ó pó°" tāa, un peu vers le soir; ba chou a pląche da fįŗé, à la foire; chou Chavyęje, chou ó canton dé Berna, chou Fransé, sur le territoire de Savièse, ... du canton de Berne, ... de France.
chou   , prép. Suite Sur Sur. I nóyę l'è chou ó nó°"tre, le noyer est sur notre propriété; lere chou ó wįvró, chou ó cawandrį, lire dans le livre, l'almanach; kyeryą chou fou de Countį, dire du mal des Contheysans; ha féita tchyé jostó chou oun demécró, cette íête tombe juste un mercredi; vaŗį chou ó bën, je travaillerai à la campagne. || Abs. L'è chou i deną, le dîner est sur [le feu]; métre chou ó deną, mettre le dîner sur le feu; l'è chou w'éivwe, l'eau est sur le íeu. 
chou , s. m.  Sureau. Sureau. E j-infąn fan dé dzęfé é dé pétāa avwéi è brąntsé di chou, les enfants íont des seringues et des pétards avec les branches de sureau. I chou dou pįló, le plafond; i chou dé w'elįje, la voûte. || Syn. i chawąn.
chou dou mêin sureau du mayen, sureau à grappes (Sambucus racemosa L. ).Baies rouge vif. sureau du mayen, sureau à grappes (Sambucus racemosa L. ).Baies rouge vif.
Chou ródzó sureau rouge sureau rouge
choudą, v. a.  Souder. Souder. L'è depelą i fon dou pó, fó°" porta amou ou manyën pó fer é choudą, le fond de ce pot s'est décollé, il faut le porter au « magnin » pour le faire souder. 11 Cicatriser. I plāe l'è dabo tote choudą, la plaie est bientôt toute cicatrisée.
choué  Souhait. Lex. chouéta .  n. m.  Souhait. Lex. chouéta .  n. m. 
chougrandze, s. m.  Plancher au-dessus du foin, dans la grange, appelé souvent bretętse. Voy. ce mot. Plancher au-dessus du foin, dans la grange, appelé souvent bretętse. Voy. ce mot.
chouirémįn, s. m.  Serment Serment. L'a fé chwiŗémįn, l'a fé (oun) fó chwiŗémin, il a prêté serment, il a fait un faux serment.
chouiŗéminta, -ąe, part, et adj.  Assermenté Assermenté. I vwarda l'è chwiŗémintąe, le garde champêtre est assermenté.
chouiŗéta, s. f. Dim. de chouįŗa.  Petite sœur. Petite sœur.
chouįte, s. f.  Suite. Suite. Vendre dé chwįte, il viendra tout de suite. De suite pour tout de suite s'emploie couramment en SR. Tré chenąn-né ën chwįte, trois semaines à la file.
choutą, v. n.  Sauter. Sauter. I tsąta l'a choutą outre chou ó ti, la chatte a sauté sur le toit; pękye tįnkyè choutéŗé i bó°"le, elle mange jusqu'à ce que la panse saute; l'an metou oun có°" dé mina é l'an fé choutą ó chéi, ils ont mis une mine et ont fait sauter le roc; kyeryą dé ma tin kyé choutāe i wįnvwa fouŗa dé gôrdze, crier du mal à qqn jusqu'à ce que la langue saute hors de la bouche.
choutāe, s. f.  Sautée. Sautée. I mówé l'ïtą choŗeprį é l'a fé 'na groucha choutāe, le mulet a été surpris et a fait une grosse sautée [un grand écart].-
chouté, s. m.  Sauterelle. Sauterelle. || Dérivé de choutą.
choutêe, s. m.  Facteur; huissier (vieilli). Facteur; huissier (vieilli). Il Du lat. salterius (saltus, forêt), il a d'abord désigné l'office de «garde des bois» (ainsi dans le Cart. Laus. 693). De là est venu le mot sautier, soulterie; à Sion chouterie. A Savièse, le mot, encore vivant du temps de ma mère, a complètement disparu aujourd'hui. || Pierreh. 550.
choutó, adv.  Surtout, Surtout, w'evêe l'a pa dé fën, choutó pó è vyou, l'hiver n'a pas de fin, surtout pour les personnes âgées.
choutóną, v. n.  Sautiller, se mouvoir rapidement. Sautiller, se mouvoir rapidement. É mótsé fan rin kyé choutóną pé fénéitré, les mouches ne font que sautiller aux fenêtres. Jouer en sautant sur un pied. Arétą pye dé choutóną, vó enį trwa wanyą avwéi ché dzwa, cessez de sauter sur un pied, on se fatigue trop avec ce jeu.
choutonąe, s. f.  Sautée. Sautée. || Syn. choutāe.
chouwa, s. f. Semelle  Semelle. È chouwé vąwon rin méí, les semelles ne valent plus rien.
chówą  v. a.  Sauver. Sauver. N'ën adéí chówą nó°"tre n-aféŗé, nous avons toujours sauvé ce qui nous appartenait.  V. r. Ché kyé l'are pa ouou. che chówa chaŗé daną, celui qui n'aura pas voulu se sauver sera damné.
chówą , v. a. Mettre la semelle à un soulier. Mettre la semelle à un soulier. Che ó powechą mé chówa hé bóté, si vous pouviez me ressemeller ces souliers.
chówadjyę, v. a.  Soulager.  Soulager. Chówadjye è j-āmé dou pèrgatwéŗó, soulager les âmes du purgatoire; oun vęró de vën pó mé chówadjyę, un verre de vin pour me remettre.
chówadzémin, s. m.  Soulagement. Soulagement. Kyën chówadzémįn dé chondjyę ky'è nówtró iron tui rétrįn, quel soulagement de penser que tous les nôtres étaient à la maison.  N'ën pri dé chówadzémin wéi, nous avons pris là quelque chose à manger.
chówādzó, -ādze, s. m. et f.  Sauvage. Sauvage. I tsêe di tsamò l'è prou bóna,ma l'a oun pó°" ó go dou chówādzó, la viande de chamois est assez bonne, mais elle a le goût du sauvage.
chowę , s. m.  Se rencontre dans l'expression Se rencontre dans l'expression: teni chowe a cacoun, tenir compagnie à quelqu'un; va teni chowe ou maadó, va tenir compagnie au malade; i nyoun pó mé teni chowe, je n'ai personne pour me tenir compagnie.
chowe, chowa Seul.-e, proclitique, jamais employé après le subst. Seul.-e, proclitique, jamais employé après le subst. Seul. Oun chowe ómó, ona chowa fémawa, un seul homme, une seule femme; i pa you oun chowe, je n'ai pas vu un seul, c.-à-d. je n'ai vu personne. || Syn. chowé.
chowé, chówéta, adj.  Seul. Seul. Ché vyou įté chowé, ce vieux habite seul.
chowe, s. m.  Soleil (s'emploie sans article). Soleil (s'emploie sans article). Che ouïe chowe; che moche chowe, le soleil se lève, le soleil se couche; l'è djya āte chowe, le soleil est déjà bien haut; l'è ba chowę, le soleil baisse; ai prou ben ou chowe, avoir beaucoup de biens au soleil; crįjon kyé chowe che wiwé rin kyé pòr lōo, ils croient que le soleil ne se lève que pour eux.
chówéą, v. a.  Soulever. Soulever. I chówéāe é metįe ó fachę tó chowé iną chou ó mowé, il soulevait et mettait la charge de foin tout seul sur le mulet. Il V. r. Se soulever. Pou to pa té chowéa oun pó°"? ne peux-tu pas te soulever un peu? || Se lever, en parlant du temps. I tin l'a wêe dé che chówéą, le temps a l'air de se lever.
chówèae, s. f.  Action de se lever, en parlant du temps. Action de se lever, en parlant du temps. Di ha petita chówèae ó matën n'ën pa méi you chowe, depuis cette éclaircie du matin, nous n'avons plus vu le soleil.
chowemin, chowemįnte, adv.  Seulement, même. Seulement, même. L'è pa tan rlouin, l'a pa chowemįnte pri ó tsapéi, il n'est pas bien loin, il n'a pas même pris son chapeau; è dzornïé iron pa chowemįnte dó°" fran pé dzò, les journées n'étaient pas même de deux francs par jour.
chowįn, adv.  Souvent. Souvent. Vën pa méí chowįn peŗ-ënkyè, il ne vient plus souvent ici.
chówon, chówóna, s. m. et f.  Ivrogne. Ivrogne. L'è pa fran oun chówon, ma dé ādzó bi méí ky'amódó, il n'est pas précisément un ivrogne, mais quelquefois il boit plus que de mesure; di kyè clęrye pa prou, ma l'è rinky'ona brota chówóna, elle dit qu'elle ne voit pas clair, mais elle n'est qu'une vilaine ivrognesse.
chwa    , v. n.  Suer. Suer. L'a chwa (ou cho-wą) dé tsa, il a sué de chaleur; è j-oun chon enou chwa, les uns sont entrés en transpiration. (Cf. L., Contes, p. 140bis.)
chwa   , s. m.  Choix. Choix. Dé dzin dou promyę chwa, des gens de premier choix.
chwa  , s. m. Soc de la charrue; charrue ancienne.  Soc de la charrue; charrue ancienne. I chwa di cątró, charrue en bois à quatre mulets; elle avait deux roues en bois grandes comme celles des «argoches ». Cette charrue primitive n'est plus en usage aujourd'hui.
chwédzô, chwédze, adj.  Lisse. Lisse. È pi choyédzó, les cheveux lisses; dé wan byó choyédzó, des planches bien lisses; l'è plin dé croujé, dé fétowé, l'è pa  rin kyè d'aą iną pé 'na pari choyédze, c'est plein de dépressions de terrain, de fentes, il ne s'agit pas seulement de grimper par une paroi lisse [dans les ascensions de montagne].
chwēe, adj.  Sûr. Sûr. Chéi chwée kyé l'è dįnche, je suis sûr qu'il en est ainsi; chin ky'o-n-a préi dé fou wéi l'a pa dé chwēe ona tsó°"ja, ce qu'on possède près de ces gens n'est pas sûr du tout [n'est pas en sûreté]; venyié a có°" chwée, il venait à coup sûr.
chwēe, adv.  Sûr L'è chwēe pa enou, il n'est sûrement pas venu.
chwejį, v. a.  Choisir. Choisir. L'oŗį pochou chwejį a féna ky'owįe, il aurait pu choisir la femme qu'il voulait; l'a chwejį oun crwéi berni, d'aféŗe kyé va fran rin, il a choisi une mauvaise faux, une chose qui ne vaut absolument rien. || Prov. (L. 235) Can i mótsé prin è dzenelé i chwįjé tórdzò a plo béwa, quand l'épervier prend les poules, il choisit toujours la meilleure. Syn. chédre.
chwēnį {che), v. r.  Se souvenir.  Se souvenir. Yó mé chwēnyó pa méi dé chin, moi, je ne me souviens plus de cela. || on entend souvent la forme ch'ën-chwēnį.
chwēnį, s. m.  Souvenir. Souvenir. Chin l'è oun chwēnį di j-Ermęté, c'est un souvenir de N. D. Ermites; i pa choyēnį dé chin, je n'ai pas souvenance de cela.
chwenyąnse, s. f.  Souvenance Souvenance. I pa chwenyąnse dé chin, je ne me souviens pas de cela.
chwenyin, s. m.  Souvenance Souvenance.Ne se rencontre que dans l'expression: dé chwenyin d'ómó, de mémoire d'homme; dé chwenyin d'ómó i pachądzó l'è tòrdzò itą wéí, de mémoire d'homme le passage a toujours été là.
chwétą, v. a.  Souhaiter Souhaiter. Chwétą ó bónąn, souhaiter la nouvelle année.
chwin, s. m.  Soin. Soin. I fó°" ai de chwin di j-ālon, il faut avoir du soin des habits; ch'o-n-a pa dé ch°"in di béitchyé, o-n-a rin kyé dé mijéŗé, si l'on n'a pas soin du bétail, on n'a que du malheur.
chwiŗa, s. f.  Sœur. Sœur. Dąvwe chwįŗé, deux sœurs. || Se dit de deux choses formant la paire. Stè dąvwé mąndzé chon chwįŗé, ces deux manches sont «sœurs».
chwópįló, s. m. grenier, galetas Litt, «sur la chambre»,  grenier, galetas Litt, «sur la chambre», . L'a oun grou chouópįló en ha mijon, il y a un grand galetas dans cette maison; iną chouópįló, au grenier.
chyèfe, s. m.  Chef. Chef. L'è ché i chyèfe da bįnda, c'est lui le chef de la bande; l'an tsandjyą ó chyèfe, ils ont changé de chef.
chyere, s. f.  Chaire,  Chaire, w'ëncoŗą l'è pa jou iną chou chyere pó prèdjyé, le curé n'est pas monté en chaire pour prêcher; can l'è enou ba di chou chyere, quand il est descendu de chaire. »
chyésó, s. m. pl.  Sourcils. Sourcils.
chyįn, s. m. Individu rusé, amuseur.  Individu rusé, amuseur. Kyën chyin, kyën chyin! quel type madré, quel amuseur! || Du fr. chien.
chyó, chąvoua   Adj. poss. Son, sa son, sa L'a balą via ó chyó mówé, il s'est débarrassé de son mulet; wéí, l'a you è chąvwé, là, il en a vu de toutes les couleurs.-
chyó, chąvoua, pron. poss.  Sien, sienne. Sien, sienne. Tsecoun rādé apréi ó chyó, chacun se soucie ce qui lui appartient; i mijon a nó é i chąvwa che tótson, notre maison et la sienne se touchent.   
chyôre, v. a.  S'étendre. S'étendre. I rachęna chyou rlwįn, la racine s'étend au loin. H V. r. Prov. È j-an che chyou-on, ma che rechënblon pa, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas.
chyôre, v. a.  Suivre. Suivre. Prov. I mijéŗe chyou ómo, i tsën chyou ó tsasyou la misère suit l'homme [partout], le chien suit le chasseur  Abs. To va trwa vįtó, yó pwi pa chyôre, tu vas trop vite, je ne puis pas [te] suivre. 
chyou, s. m.  Suif.  Afr. sin. Suif.  Afr. sin.
chyouwįnta (ën), loc. adv. A la file.  A la file.
cla, s. f.  Clef. Clef. I cla da mijon, da motra, la clef de la maison, de la montre. 
cla, s. f.  Clef. Clef. I cla, c'est aussi le nom d'une poutre du plancher qu'on enfonce depuis dehors afin de bien serrer le plancher: oun fé intra a cla a cóou d'ąse, on fait entrer la clef à coups de hache.
claa adv. Clair . Vêré claa, voir clair. || S. f. || S. m.. || 
claa s.m. Clair   clair .Jus de légumes ou de fruits, tout ce qui est opposé à «solide». Mëndjyę w'êpé é bįŗ'ó claa, manger l'épais et boire le liquide.  Charą ó fin tin kyé tróléŗé i claa, serrer le foin  jusqu'à ce que  l'eau  sorte.
claa s.m. Clair  clair .  L'è claár'dé ona, c'est clair de lune
claa s.m. Clair . Grimisuat: biŗe dé bon claa, c'est boire du bon vin.
claa, cląŗa, adj.  Clair Clair. D'éivwé cląŗa, de l'eau claire; ché café l'è trwa claa, ce café est trop clair; aą derën ou pįló, l'è méí claa kyé fouŗa ā cojena, allez dans la chambre, c'est plus clair que dans la cuisine. || Fig. Dans une situation bien définie, sincère. Chon pa itą claa avwéi Mita dé Granwé: chon rin enou ënséi, ils n'ont pas été dans une situation claire avec M. de G. ; ils ne sont donc pas venus [la voir].
clacą, v. a.  Claquer. Claquer. Féŗé clacą w'écòrdjyą, faire claquer le fouet.
claéta, s. f. Dim. de cla. Petite clef, clavette, Petite clef, clavette, ona claéta dé tsaré, une clavette de char.
clāó! interj.  Jeu . Terme de jeu. Cf. dècląó. Jeu . Terme de jeu. Cf. dècląó.
cląŗa s.f. Claire Claire . I cląŗa, nom de la seconde cloche [à cause du son clair].
Clarinéta, s. f.  Clarinette. Clarinette. I paré a nó dzowïe byin a clarinéta, notre père jouait bien de la clarinette.
claŗósa, s. f.  Matière formée surtout de liquide Matière formée surtout de liquide. I claŗósa kyé l'è derën i bwéi, la matière qui se trouve dans les intestins.
clasyę, v. a.  Classer Classer. I vāe l'è clasyąe, le chemin est classé; pó forni claséŗan prou tôt'è vąé, ils finiront bien par classer tous les chemins.
cléi, s. m.  Grille. Grille. Dįkyé n'en metou ó cléi ā fénéitra dou seoui, è tsate pouwon pa méí aą derën, depuis que nous avons mis le grillage à la fenêtre de la cave, les chats ne peuvent plus y pénétrer. || Cléí appartient à la famille du fr. claie.
cléitra, v. a.  Munir d'un grillage, Munir d'un grillage, óŗa l'an cléitra a tsapąwa déwéi a Chyoun-na, maintenant on a muni d'un grillage l'oratoire au-delà de la Sionne.
cléitrądzó, s. m.  Grillage. Grillage. Fou cléítrādzó chon trwa wārdzó, venyon derën è mótsé, ces grillages sont trop larges, les mouches peuvent y entrer.
clèrtą, s. f.  Clarté, lueur,  Clarté, lueur, ' n'aperchiêe 'na clèrtą derën pé a dzōo, on apercevait une lueur dans la forêt; l'aïe pa dé clèrtą, il n'y avait pas de clarté [c'était sombre].
clêrye, v. n.  Voir clair. Voir clair. I djyon kyé è béitchyé clęryon ó néi, on dit que les animaux voient clair la nuit; i clêryįe pa 'na góta, il ne voyait goutte; oun verméi kyé clêrye, un ver [qui voit clair-] luisant; cléŗó pa méí, je ne vois plus clair. || V.r. I tin l'a wêe dé che clêrye, le temps a l'air de s'éclaircir. on trouve aussi les formes cléŗé, clèrïé, il voit, voyait.
clïa, s. f.  Terrain incliné, colline.  Terrain incliné, colline. Robatą ba pé a clïa, rouler par la pente. || Adj. En pente, rapide: ché pra l'è nète clïa, ce pré est en pente rapide.
cliąn, s. m.  Bon ami, celui qui fréquente une jeune fille. (L., Légendes, p. 22.)  Bon ami, celui qui fréquente une jeune fille. (L., Légendes, p. 22.) Il Syn. beaucoup plus usité: gawąn.
cliéta, s. f. Dim. de clïa. Petite pente, petit terrain en pente.  Petite pente, petit terrain en pente.
clin-clin, onomatopée.  Clin-clin. Clin-clin. I porta-monéia fé clin-clin, le porte-monnaie fait clin-clin [renferme de l'argent],
cló°"    , s. m.  Clos. Clos.
cló°"    , s. m.   , s. m.  Clou. Clou. Atsetą dé cló°" pó fera ó mówé, acheter des clous pour ferrer le mulet. Ne pas confondre les tątsé (clous pour les souliers), les pouën dé pari (petit clou) et les cló°" de moyenne grandeur ou grands. || È cló°" dé dzerôfle, les clous de girofle. || Fig. Rébątré è cló°", river son clou à qqn.
cló°"    , s. m. , s. m.  Hibou. Hibou. Dé tsatįn, n'avwį chowin ó cló°" outre pā néi, en été, on entend souvent le hibou pendant la nuit.
cló°"jé, s. m. Dim. de clóou.  Dessin autour du bas: oo oo oo oo  Petit enclos. Oun clóoujé clóou a morale, un petit enclos entouré de murs. Dessin autour du bas: oo oo oo oo || Petit enclos. Oun clóoujé clóou a morale, un petit enclos entouré de murs.
cló°"jora, s. f.  Clôture. Clôture. Nó j-an tó brecą a cló°"jora dou cortį, ils nous ont complètement brisé la clôture du jardin.
cló°"re, v. a.  Fermer, .  fermer (sans clef, ne pas laisser ouvert; ne pas confondre avec ferma, fermer à clef) la porte, la chambre; Fermer, clo°"re. fermer (sans clef, ne pas laisser ouvert; ne pas confondre avec ferma, fermer à clef) la porte, la chambre; cló°"re ó cortį avwéi 'na chi, entourer le jardin d'une haie. || Abs. I porta cló°" pa e-n-ódre, la porte ne ferme pas comme il faut.  Terminer un objet qui va se rétrécissant. I jostó jou amódó dé fi pó cló°"re ó taon, j'ai eu juste assez de fil pour fermer le talon [du bas]. || V. r.°" prendre de la nourriture pour « étayer » [les parois de] l'estomac, il semble qu'il se ferme.
clócą Boîter . De l'all. glocken. V. intr. Boiter. Syn. clósyę. Boîter . De l'all. glocken. V. intr. Boiter. Syn. clósyę.
clócą, v. n.  Tinter. Tinter. Pó a gran mécha clócon dó°" có°", pó a mécha mateniré clócon rin ky'oun ādzó, pour la grand-messe on tinte deux íois, pour la messe matinale on ne tinte qu'une fois. || Incliner la tête en dormant. Aa pye dromi 'ra vw'éi prou clócą, allez donc dormir maintenant, vous avez assez battu la mesure avec la tête; clókïye a chóno, il inclinait la tête de sommeil.
clocâé  Faux pas. n. f.  Faux pas. n. f. 
clochi, v. n.  Glousser. Glousser. L'a dó°" ou tré dzenelé kyé clochon, il y a quelques poules qui gloussent. || Par anal. Gémir, se plaindre, en parlant de malades. L'è tòrdzò apréi clochi, il est toujours à se plaindre, à geindre.
clochó, cloche, s. m. et f.  Qui est toujours à se plaindre. Qui est toujours à se plaindre.
clochó, cloche, s. m. et f.  Qui glousse. Qui glousse.Qui est toujours à se plaindre. Oun kyé l'è tó ó tin apréi clochi, oun di oun clochó, à qqn qui est tout le temps à se plaindre on dit un clochó.
clonyatchyą, s. f.  Clignement. Clignement. Pąchon déean w'elįje, fan pa 'na clonyatchyą, [ces gens] passent devant l'église et ne font pas un clignement d'œil [en signe de respect].
clonyatchyę, v. n.  Clignoter, sommeiller. Clignoter, sommeiller. L'a djya 'na vwąrba kyé vó clonyatchyę, il y a déjà un moment que vous clignotez [sommeillez].-
clonyé, v. n. Prop.  Cligner de l'œil. ; ouvrir et fermer l'œil au commencement du sommeil. Cligner de l'œil. ; ouvrir et fermer l'œil au commencement du sommeil. || Grimisuat: terme du jeu ds cache-cache. Celui qui est désigné pour chercher les autres clónye [met les mains devant les yeux] pendant que les autres se cachent.
clópé, s. m.  Croc-en-jambe.  Croc-en-jambe. Forôo pa tsejou che eché pa fé ó clópé, je ne serais pas tombe s'il ne m'avait fait un croc-en-jambe. || Même origine que clópó.
clópó, clópa, adj. et s. m. et f.  Boiteux. Boiteux. L'è clópó i böse a vó, votre garçon est boiteux; i clópó wéi va ouncó byin vitó, ce boiteux marche encore vite. || Syn. Bwitou.
close, s. f.  Cloche. Cloche. I'a catró ctosé ou clósyè dé Chavyeje: i  gro°"cha, i clara, i métanire é ha dé w'écó°"wa, il y a quatre cloches au clocher de Savièse: la grande, la claire, la métanire et la cloche de l'école [avec laquelle on appelle les enfants ä l'école].
clósyè Le clocher de Dorbagnon s'est éboulé le 30 mai 1946; les plus gros blocs sont descendus jusqu'à la Zanfleuronne, en bas de Maoun-na, Malone. Actuellement I corta da outra, le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierre ( ! et non le raccourci d'Olive, / corta d'Oouia). Le clocher de Dorbagnon s'est éboulé le 30 mai 1946; les plus gros blocs sont descendus jusqu'à la Zanfleuronne, en bas de Maoun-na, Malone. Actuellement I corta da outra, le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierre ( ! et non le raccourci d'Olive, / corta d'Oouia).
clósyè, s. rn.  Clocher. Clocher.  I clósyè dé Dórbanyon, Ie clocher de Dorbagnon: norn d'un roc étroit et très élevé, ayant la forme d'un clocher, au mayen de Dorbagnon. || Gabrièwe dou clósyè, Gabriel du clocher, nom donné ä Gabriel X, parce qu'il demeurait ä cöté du clocher de Chandolin.
clósyè, v. n.  Clocher, boiter, marcher clopin-clopant. Clocher, boiter, marcher clopin-clopant. Béi kyè l'a ché-wéi , l'a djya cakyé tin kyè clósè, que peut-il avoir celui-la, il cloche depuis quelque temps déja.
clóte, s. m.  Trou évasé dans la terre, creux. Trou évasé dans la terre, creux. L'an fé oun clóte pó a chabla, ils ont fait un creux pour [extraire] Ie sable; l'a dé brote clóté pé ha vāe, il y a de vilains trous [enfonce-ments] dans ce chemin; i clóte dé w'estoma, le creux de l'estomac. || Vallon. Nó chin jou ba pè ché clóte, nous sommes descendus par ce vallon. || Syn. gyin.na, conba.
clòtète, s. m. Dim. de clóte.  Petit creux. Petit creux.
clotri, s. m.  Cloutier. Cloutier. Dan ó tin l'aïe tördzó dé clotri pé Chavyeje; m'ënchwenyo eó dou clotri Dokye, dou clotri dé Chën-Dzerman Ouórin..., dans le temps il y avait toujours des cloutiers ä Savièse; je me sou-viens moi-même du cloutier Duc, du cloutier de St-Germain Lorenz...
cloujon, s. m.  Propr. cloison, désigne une poignée de menues racines sèches avec lesquelles on bouchait l'orifice de la couloire, pour Ie lait.  Propr. cloison, désigne une poignée de menues racines sèches avec lesquelles on bouchait l'orifice de la couloire, pour Ie lait. Chin ky'oun mè deren i colöo, dé méi bèwé panóché é méi gróbó, chon è cloujon, ce que l'on met dans les couloires, Ie plus belles et plus fortes racines, ce sont les«cloisons»; pó cówa oun dóblāe ó cloujon é mochïe deren ou bogan dou colôo, pour couler le lait on doublait (pliait) la «cloison»et on la placait dans Ie trou de la couloire. || Par ext., cloujon désigne aussi la plante dont on prend la racine. Voy. s. v. panócha. || Grimisuat: cló°"jon est Ie nom du Lycopodium Selago L.
clouwa, v. a.  Clouer. Clouer.