a A , complément d'attribution L'a tó fé porta a mè il a tout fait porter à moi.
a A , Direction vers une personne Pòrta plint'a w'ëncoŗa, ou tsatawan porter plainte devant le curé, le juge.
a A ,  par ext. Exprime la filiation, l'appartenance, la dépendance. Cet emploi est des plus fréquents . Sta l'è i bwata a mè, i féna a Dzojé, i mar'a nó , i féita a Djyo..celle-ci est ma fille, la femme à Joseph, notre mère,la Fête-Dieu
a A .  Rapport de manière    A tsardze có°", a pya nou , teni a min, awënprënma, brinta a rin , góna a dzeron, a raton, a recòon, a tsaoun : Sur les épaules, à pieds nus, se rappeler, à la légère, brante portée à dos d'homme,habit à basques , à quatre pattes, à reculon, au bout.
a A .  Rapport final avec féré :  fér'a chaï : Faire savoir (litt.: faire à savoir;élidé,en plus!).
a à la  :  avec des appellatifs   Aa a mécha, a benerechyon, a gyêra. ,Aller à la messe, à la bénédiction, à la guerre.
a à la : position dans un lieu,  l'è  ā cojena, i cla l'è  ā porta dé mijon,  il est à la cuisine,  la clef est à la porte de la maison.
a A,  Chon arówa a tin po prind'ó trin, â véla , a fën de outon,  Ils sont arrivé à temps pour prendre le train, à la veillée, à la fin de l'automne.
a avoir ; 2è. Et 3è. Pers. Du sing. Du v. Ai,    T'a, tu as; a-to? As-tu? Dzojé l'a fé chin, Joseph a fait cela; a t-e pochou parla?A-t-il pu parler?
a  La,   art. f. sg.  Mena ën tsan a atse, mener aux champs la vache; chò l`è pò a bwata, ceci est pour la fille ; l'è enou a néi da Tósin , il est venu la nuit de la Toussaint.
ā  au datif contraction de a la A la Bale chin  ā mare, donne cela à la mère. Cf.i
a ! Ah!   interj.marquant l'impatience   A ! Ache mé dé répo°": Ah! laisse-moi du repos!
a bąda, voy. abąda; Bétail libre, non attaché. Bétail libre, non attaché.
a bóna  s.f Bonne récolte Le sens de ce mot est fort divers  selon le  subst.   qui  a été sous-entendu.   Bonne  récolte:   dé j'abregó paré, kyè l'aïé a bóna, des abricots, il paraît qu'il y en avait beaucoup. Nous n'avons peut-être dans cet exemple qu'une  extension de l'expr. ai a bóna, être de bonne composition, de bonne humeur: vwi fó°" ó t'achyę trankiló, la pa a bóna, aujourd'hui il faut le laisser tranquille, il n'est pas de bonne humeur.-
à deriŗemin, adv.  A la fin. A la fin.
ā dōo  Loc. adv. fréquemment et régulièrement: fréquemment et régulièrement: ha tó vën ā dōo, cette toux vient persévéramment.
A ouaba, loc. adv.:  à la descente   è rlouidzé van vitó ouéi, l'è prou a ouaba; les luges vont vite, ici, c'est assez en pente! Son opposé est a w'amou : à la montée,.
a prép. à  Dans le rapport de lieu, a est très souvent renforcé par un adverbe : Va ba a chyoun fér'ó martchya, il va en bas à Sion faire le marché; outr'a Droun-na , en-là à Drône; ina a Mountèlè en-haut à Monteiller.Cet adv. sert à désigner l'endroit exact par rapport à celui qui parle. Dans cet emploi, "a" est très souvent remplacé par " ën". Cf. ën. 
a roba En roulant. En roulant.
ā tabla, loc. adv. A table. A table.
a tôo é a dri A tort ou à raison A tort ou à raison
A tson vélą  ( tsaoun, tsaon ?? ) A la fin de la veillée. A la fin de la veillée.
a tsouson bréca loc.  A chaaussure cassée (litt. ) Ce mot ne se rencontre que dans l'expr. ómó é i féna a tsouson bréca, qu'on dit quand on voit un homme et une femme non mariés ensemble aller l'un à coté de l'autre.
A vóouą A la volée. A la volée.
A6A tsocata v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca. v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca.
aa Aller , avec un déterminatif substantif   Aa parin, marin-na : Aller parain, maraine
aa Aller ,marcher sans complément,aller, partir    reskyé pa kyé vaechó; : risque pas que j'aille
aa Aller à Saint Barthélemy à Nendaz   Aa a Chën Bèrtami 
aa Aller, marcher   Aller, marcher  Impératif :Va, vajin ou vejin  : Va, allons
aa  Aller comme dans le vieux français signifie aller en pèlerinage.  Aa i j-Ermeté Aller aux Ermites (en pèler. à Einsiedeln).
aa  Aller  aa ou tsan :Aller labourer les champs avec la charrue.
aa  Aller  Aller   aa  ā manoura (voir ce mot), : aller à la manoeuvre
aa  Aller  Aller   aa ën tsan : conduire au pâturage
aa  Aller  L'a pri ó rémyédó é l'è jou mindró : il a pris le remède et s'est allé plus mal
aa  Aller  Proverbe Plan va , rlwin tsemené :à plat va, loin chemine
aa  Aller  van pa grantin a crééa :ils ne vont pas très long avant de crever (faire faillite).
aa  Aller     Ou on aa che froston hou j'ënstromin. : Au long aller, avec le temps ces instruments s'usent.
aa  Aller ,marcher , sans complément,aller, partir     Cha ouncó pa aa méimó;: il ne sait pas encore marcher
aa  Aller ,marcher sans complément,aller, partir   chè achye aa: Se laisser aller
aa  Aller à Saint Jean (Salquenen)  Aa amou a chën Djyan  (Salquenen) 
aa  Aller avec un adv. ou une prép . Aa vïa :aller loin, partir
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa a pya nou : aller pieds nus
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa contr'ó byó :aller contre le beau(temps)
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa outr'ënséi:aller outre en-çà
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Va chou é vënt-an : il va sur les vingt ans.
aa  Aller, marcher   Part.passé : jou : Allé, été
aa  Aller, se porter     Cómin vó va t-e : comment allez-vous
aa  Aller,convenir, être bon à    Chin rlwi va cómin'na chonale a oun tsën :cela lui va comme une sonnette à un chien.
aa  Aller,convenir, être bon à    Va pa dé trālé óra ba pé é sewi, chonalon twa é bóché :ça ne va pas de travailler maintenant à la cave, les tonneaux sonnent trop (disait un vigneron après une récolte de misère ).
aa   Aller , avec un verbe. Prov. Fó°" pa ché deveti dééan ky'aa dromi  :Il ne faut pas se déshabiller avant que d'aller dormir.
aa   Aller ,marcher sans complément,aller, partir  i pou pa méi aa ; : Il ne peut plus aller
aa    Aller , avec un déterminatif substantif  Aa chorda , vawé, noura : Aller soldat, valet, rester comme belle-fille chez ses beaux-parents.
aa    Aller, marcher   Part.prés., ën awin; : en allant
aa    Aller, marcher   Subjonct. prés.: kyé vajechó, ou vaechó.:que j'aille
aa ën deri. Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé
aa v.n. Aller, marcher       Imparfait : vajïó,etc. : J'allais etc.
aa v.n.  Aller, marcher   Cond. présent  Vaŗôo, to vaŗi, vari, no vaŗan, vo vaŗi, vaŗan. :J'irais, tu irais, il irait, nous irions, vous iriez, ils iraient.
aa v.n.  Aller, marcher   Fut. Vaŗi, to vaŗéi, vaŗé.  :J'irai, tu iras, il ira
aa v.n.  Aller, marcher       Présent.: vejo, to va nó vajin (ou nó vejin), vó aa, i van. :Je vais, tu vas , nous allons, vous allez, ils vont.
aa! Interj. attention! Aa! S'to féi chin t'aréi a fér'avwéi mé !Si tu fais cela , tu auras  à faire à moi ! Indiquant la menace.Attention ! 
tósèté Petit garçon sot.Dimin. de tóse. n. m. Dimin. de tóse. Petit garçon sot.
ab Ab  nom sans signification que l'on donne à un des joueurs au jeu des gages.
aba !  Ah bah !  Interjection exprimant une forte négation, une impatience, une répulsion   Aba! Kyé t'éi enoeou ; aba! Va t'in 'ra : ah! Que tu es ennuyeux! Ah! Va t'en maintenant!
aba !  En bas, adv.      Cré cómin i cavwa di véi, aba: Il grandit comme la queue des veaux , en-bas.
abachye v.n. Abaisser, faire descendre le lait dans les trayons pour faciliter la traite. Ky'ou t-e fér'amou mountanye, can cha pa choweminte abachye! : que veut-il faire en haut à la montagne quand il ne sait pas seulement abâcher! On entend quelques fois le tr. Abachye é atsé, "abaisser" les vaches
abada ( ch' ) v.pr. S'ébattre , au sens fig. S'abandonner, se laisser aller au découragement.  Yó m'abadó pa:Moi je tiens ferme, je ne me décourage pas!
abada ( ch' ) v.pr. : S'ébattre, prendre son essor, errer, courir à l'aventure.          Ir'i bwata pó mé mena, powïó pa aa m'abada.  c'était la fille pour me mener, je ne pouvais pas courir à l'avenmture  (tout seul; c'est un malade qui parle).
abada ou bada, adv.  Se dit du bétail qui est libre, non attaché.   È tchyévré chon étatchyéi, ma è atsé chon tó ó dzó abada:Les chèvres sont attachées mais les vaches sont libres tout le jour.
abadi.-ite :  coureur.-euse (particulièrement de nuit)   Kyën brote abadi ! Kyënta abadite ! . Quel vilain rôdeur! Quelle coureuse!
abai  abbaye  N'est guère employé que dans l'expression : w'abai dé Chën-More : l'abbaye de Saint-Maurice
abajou n.m. abat-jour de lampe abat-jour de lampe
abandon n.m. abandon n.m .Litt.Usité surtout dans l'expression a ou'abandon; l'è tòt'a w'abandon ba pé ché séwi ; l'an tòt a w'abandon pé Sénin.: à l'abandon; c'est tout en désordre en-bas par cette cave.les (pâtres) n'ont pas besoin de garder les troupeaux au Sanetsch.
abandona v.t Abandonner.  L'a abandona fèn'é j'infan é l'è parti ën-Amerikye  : il a abandonné femme et enfants et il est parti pour l'Amérique.
abandona v.t.  Abandonner. Laisser seul   ó t'abandouné pa oun móman : elle ne le laisse pas seul un moment.
abasta Calmer, mâter: L'a méi dé traó, l'è abasta óŗa  i mówé :Il a plus de travail, il est maté maintenant le mulet. ;
abasta v.pr. Calmer, mâter: iŗé tan fyè pó parti ba, ma can l'a jou pòrta a brinta tan kyé dó tā, ché prou abasta : Il était si fier (le matin) pour descendre, mais quand il a eu porté la brante jusqu'au soir , il s'est bien calmé.
abatardi  Abâtardir .L'an achya tòt'abatardi fou byó pra.: ils ont laissé s'abâtardir complètement ces beaux prés.
abatou.-âe, adj, Abattu.-e    óra apréi chin l'a pa méi pochou trâle vwéró ir'abatou. : Affaibli au physique ou au moral:maintenant après cela, il n'a plus pu travailler tant il était abattu, découragé.
abatré v.t Abattre.   Abatré è pómé   : faire tomber les pommes.
abêe n.m. Abri, endroit pour passer la nuit. iré retsó é l'a achyaè j'infan chën abêe:il était riche et (pourtant) il a laissé ses enfants sans un abri, c.-à-d. Sans une maison.
abéi n.m.  Abbé   w'abéi Bride: l'abbé Bridy ,  néologisme fort peu usité.
abele v.t. Habiller, vêtir    Moins usité que veti
abelémin n.m.  Habillement, habit. Le mot ālon est beaucoup plus en usage.
abéra  v.a. abreuver , donner à boire en parlant du bétail. donner à boire en parlant du bétail.
abéra v.a. Boire   è vāè cho tan cowinté anéi , oun pou pa abéra è eatsé, fó°" aa bale bir'ou bou; va mena abéra è eatsé !: Les routes sont tellement glissantes ce soir, on ne peut pas conduire les vaches à l'abreuvoir, il faut leur apporter à boire à l'étable; conduis abreuver les vaches!
abéra v.a. Boire Donner à boire abondamment à quelqu'un Dé moudo dinche i fodri é j'abéra pó kyé fouechon contin : :les gens de cet acabit, il faudrait les abreuver, pour qu'il soient contents!
abéra v.r. : Boire    I plache kyé venyon ch'abéra :la place où elles viennent s'abreuver.
abéravwa loc.adv. En désordre, dispersé en tout lieu.      L'è tòt abéravoua pé a tsambra; rlwi l'è ò mwin ën têra benite, ma è j'âtro chon tòt abéravwa  : c'est tout en désordre dans la chambre; lui repose au moins en terre bénite(dans ce cimetière), mais les autres (morts) sont dispersés dans tous les coins.
abèrdjye v.t. :  Héberger, loger et donner à manger à qqn.; donner l'hospitalité. L'aran n'a brota po abèrdjye tui hou moundo; tui dé mijon nouwé can chan djya byin abèrdjya. Ils auront une difficile pour héberger tout ce monde: ils ont tous des maisons neuves alors qu'ils sont déjà logés!
abêrdzó n.m. Gîte, endroit où l'on est hébergé. L'aïé tan dé moundó ha néi , l'a prou dé hou kyé l'an falou aa tsasye o'n abêrdzó atra pā .  : Il y avait tant de gens ce soir , plusieurs ont dû aller se faire héberger ailleurs.
abétchyé v. Empiéter sur..., Pencher fortement d'un côté.      abétchyé l'è rówdjye, avansye, can oun pou acrotchyé cakyé tsó°"ja; pó féré ché tsawé, l'a rin fé ky'abétchyé chou chin dou coumoun.   "abêcher" c'est ronger, empiéter quand on peut acaparer quelqur chose; pour bâtir ce chalet, il n'a fait qu'empiéter sur le territoire communal.
abétchyé v. Flatter quelqu'un pour extorquer quelque chose. abétchyé  chin l'è aa pé câcoun, ché fróta pó terye foura cakyé trso°"ja vouéró é t-e enou per-ënkye abétchyé , po ai ha mitchya dé grandze! "abêcher", c'est c'est aller chez quelqu'un,  c'est se frotter pour lui soutirer quelque chose; que de fois il est venu par ici ,nous flatter pour avaoir cette moitié de grange !
abetouda n.f. Habitude   w'abetouda fé bócó°"; syn plus usité ; cotoma : l'habitude fait beaucoup; syn.:coutume
abetowa v. Habituer   accoutumer est plus usité.Acotoma est plus usité
abetro n.m. Hôte, celui qui reste avec qqn., qui va chez les autres Charan continté hé da Vwespela d'étré dèbarachyèi dé hou j'abetró; elles seront contentes, celles (les femmes) de la Vuispille, d'être débarrassées de ces hôtes.
abétséi n.m. Alphabet.     L'è jou tó w'an a w'écó°"wa é cha pa  w'abétséi   Il est allé toute l'année à l'école et il ne sait pas l'abc.
abewena Apaiser, calmer, amadouer wi paea oun vëró pó o t'abewena: je lui ai payé un verre pour l'amadouer.Cf. adoba
abi n.m. Habit des confrères du Saint -Sacrement ; la confrérie elle-même.  L'è vwi kye ché méton dé w'abi;  C'est ajourd'hui qu'ils reçoivent l'habit.Cet habit comprend une espèce d'aube allant jusqu'aux genoux, la cingule et une cape pointue couvrant la tête complètement et n'ayant que deux trous pour les yeux.
abi n.m. Habit, vêtement quelconque. Proverbe : L'è pa w' abi kyé fé a bonta , l'è w'abi kyé fé òmò. Ce n'est pas l'habit qui fait la bonté; c'est l'habit qui fait l'homme.
abiló, abile, adj.  Habile, adroit, actif, surtout celui qui fait vite quelque chose.  L'è abiló pó trāle, il est habile au travail, il travaille avec dextérité.  Prov. Abiló a tabla, abil'ou traó, celui qui fait vite a table, fait aussi beaucoup de besogne.
abima, v. a.  Abîmer, gâter considérablement un objet.  Hou j-infan abimon tòte, les enfants gâtent tout; hou kyé van êrdjye l'è rwidó vwéró abimon è vâé, ceux qui vont arroser, c'est terrible comme ils abîment les chemins [en y faisant passer l'eau]. 
abima, v. r.  Se meurtrir.  Oun ch'abimé è man avwé hou brote j-oti, on se meurtrit les mains avec ces vilains outils.
abiméréi, -méra, s. m. et f.  Qui casse ou gâte tout.  Chervé rin d'atseta dé byo j- ālon a hou j-abiméréi, il est inutile d'acheter de beaux habits à ces enfants qui gâtent tout.
abinistra, v. a.  Administrer l'extrême onction.  Yè l'an abinistra ó vejèn a nó, hier on a donné les derniers sacrements à notre voisin; can w'ëncora va abinistra cācoun,
abita v.a. Habiter Habiter
abitabló.-abla , adj. Habitable. Chon pa dè j'éitró abitabló Ce ne sont pas des locaux habitables.
âbló adv. Absolument, vraiment.  L'a ābló rin dé vénindzè sti an il n'y a absolument pas de vendange cette année. N'est guère usité que dans les expressions négatives.  âble, adj., est fréquent en afr. dans le sens de habile, convenable, favorable.
abó°", adv.   Se dit d'un vase retourné sur son orifice. Dabo kyè t'a bwééa a brinta, mé wa abó°" pó chétchyé,  D'abord que tu as lavé la brante, mets-la sur son orifice pour la sécher.
aboja v.n. Abuser. Chon pa dè tso°"jè kyé fo°" aboja Ce ne sont pas des choses dont on puisse abuser.
abòkye ou a bòkye, adj.      Se dit de la chèvre en chaleur. Cf. abou, qui est un mot de formation analogue.I tchyévra l'é abokye . la chèvre est en chaleur.
abòkye ou a bòkye, adj.:, A cheval sur qqn ou qqch.   iré achéta a bokye chou a brantse il était assis à cheval sur la branche.
abominâbló, adj.  Abominable. Abominable.
abôna, v. a. Combuger. Can méton foura è bóché pó abóna, l'é oun sinyó kyé è vénindzè apróson.quand [les gens] sortent les tonneaux pour les combuger, c'est un signe que les vendanges sont proches  Va métr' (ou fér') abóna hé j-éijé outré déjo ó pechó pó è j-ënpléé déman.va  porter cette boissellerie sous la chute d'eau pour (qu'on puisse) s'en servir demain.
abondin, -dinta, adj.   Abondant. Ona féna abondinta. Désigne en partie, une femme qui a beaucoup d'enfants: une femme féconde.
abóowa, abówâe, adj.  affaissé Oun crwéi abówa di j-étchyéblé:un petit garçon aux épaules enfoncées
abóowa, abówâe, adj.  affaissé  Oun tsate trwa abówa un chat au derrière trop affaissé.;
abóowa, abówâe, adj.  affaissé .Se dit aussi d'un bâtiment qui s'affaisse. Ché racāa l'é nète abówa :cette grange(ce racard) est très affaissée, écrasée.
abòra  v. a. Ecraser les épaules,  affaisser,     Métré pa na tsārdze dinché chou è j-étchyéblé, chin pori ó t'a-bóra,    :ne [lui] mettez pas une pareille charge sur les épaules, cela pourrait lui affaisser, écraser les épaules.
abóra , abórâe, S. m. et f. Petit,ratatiné, voûté. Ché crwéi peti abóra l'é i promye dé w'écó°"wa Ce vilain petit, chétif est le premier de l'école! ,  L'afr. et le mfr. connaissent aborrer «rembourrer».
abóra 20, abórâe, part, et adj.. Qui a les épaules enfoncées. Par ext. Petit, ratatiné, voûté.  l'è tsèjou ba d'oun ormó can iré peti, l'è di adon kyè l'a abora dinche : il est tombé d'un orme quand il était petit, c'est depuis lors qu'il est resté ainsi chétif.
abòra v. a.  Ecraser un tas de foin,fouler, tasser, etc.      L'a dé hou kyé l'an dromi chou ó mwatson a nó, ó t-an tót'abóra, il y a des gens qui ont couché sur notre tas de foin, ils l'ont complètement affaissé.
aborda , v. a. Aborder, atteindre un endroit      L'a prou dé gātso outór di tsawè, l'è pa kyésyon d'abórda Par ext. se dit aussi des gens. Cómin oun pori t-e ch'ëntindré can ché āché pa aborda,.: il y a tant de boue autour des chalets [qu'] il n'est pas possible de s'en approcher. |[ Par ext. se dit aussi des gens.:  comment pourrait-on s'entendre, il ne se laisse pas aborder.
aborda , v. a. Border.  Outr'a Gromejwa l'è pa cómin ën Chavyeje, chon pa rônya è bôchon, oun vi hou pra byin aborda dé bôchon, : à Grimisuat ce n'est pas comme à Savièse, les buissons ne sont pas rognés, on voit les prés bien bordés de buissons.
abôrnye, v. a. .  Rendre borgne, éborgner    ën cajenin, ona atse ó t'a abórnya d'oun có°" dé corna : en soignant le bétail, une vache l'a éborgné d'un coup de corne.
abosta, v. n. .  Réfléchir, étudier, essayer [de lire p. ex.]    Pó lère ó patwé fódré prou abosta 'na vwārba,  : pour lire le patois, il [me] sera nécessaire d'étudier un moment.
abôtchya, abôtchyae, part, et adj.  Penché  Ir'abótchya ëncontr'a morale  :  il avait la tête penchée contre le mur ;, fó°" óta oun cochën, chéi trwa abótchyae,   il faut m'enlever un coussin, je suis trop penchée (dit une malade).
abôtchye V. r.  S'appuyer en avant, se pencher.  Ch'abótchye pó bire ou tórin,  tankyé foweché pachaé w'escwada, oun pou ni ch'abótchye. ni ch'écóta,  :se pencher pour boire au torrent; jusqu'à ce que la crise soit passée, on ne peut ni se pencher en avant ni s'appuyer du dos.
abôtchye, v. a. Appuyer, pencher. Appuyer, pencher.
abotecou, s. m.  Désordre; sottise.  E  j abotecou chin chon dé tsówjé chenanderi, les abotecou sont des choses sens devant derrière; chin chon dé trestó moundó, fan pa kyé dé j abotecou, ce sont de pauvres gens, ils ne font que des sottises.
abótson ou a botson, adv.  Penché, la face contre terre.  Ir'abótson apréi bir'a fountanna, couché sur le ventre il buvait à la source; dromïé abótson chou a tabla, il dormait la tête appuyée [contre les bras] sur la table.  Voy. sur ce mot répandu en afr. et en fr. provincial ainsi que dans les patois suisses. Gloss. II, 563.
abou. ou a bou, adv.  A bœuf !  Se dit de la vache qui est en chaleur. I atse l'è abou, la vache est en chaleur; vën abou, elle devient en chaleur. [[ Même mot à Aoste, Grimisuat, etc.
abrâchye, v. a. Embrasser.  Teni abrachya pé ó co°", tenir qqn embrassé par le cou.  La forme courante du mot est ënbrâchye. \\ Gloss. I, 71.
abregó, s. m.  Abricot. Abricot.
abregoti, s. m.  Abricotier. Abricotier.
abrele (ch'), v. r.  Prendre sa position pour dormir, s'endormir. L'a pa fé kyé ché tòrminta é tochi, l'a pa pochou ch'abrele tóta a néi, il n'a fait que se tourmenter et tousser, il n'a pu s'endormir de toute la nuit; ch'abrele óra, il est en train de s'endormir maintenant; can charan tui abrela, quand tous seront endormis.  Le verbe abriier est fréquent en afr. dans le sens de «couvrir, abriter»; s'abriier = s'établir, prendre sa position. | Gloss. II, 169.
abrita  v. a.  Abriter Abriter
abrita .-tae, part, et adj. . Abrité   Chin l'è oun rlwa byin abrita , c'est un endroit bien abrité.
âbrô, s. m.                                Arbre Arbre
abroti, abrotite, adj.  Abruti Abruti
abyéi ou a byéi Adv.   A bout   C'est l'expression eni abyéi «venir à bout»qui est surtout usitée. L'an fé è morale é tòte, ma chon pa enou abyéi dé métr'ò ti déean w'evêe, ils ont fait les murs [de la maison] et tout [le reste], mais ils ne sont pas venus à bout de mettre le toit avant l'hiver; t'é enou. abyéi dé chéé ché pra tó chówé, tu es venu à bout de faucher ce pré tout seul.
abyéi ou a byéi Adv.   Suffisamment, en quantité. Suffisamment, en quantité. Can l'aïó abyéi d'āséi balîó, quand j'avais du lait en quantité, j'en donnais. | Voy. byéi.
acabla v. a.  Accabler Accabler
acha, s. m. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. I tapa da téita ba ou bou pé hou acha chou, j'ai cogné de la tête contre ces «assets» au-dessus de vous; ché tsanyó baléré oun byo acha, ce chêne fournira un bel «asset». || D'après le Gloss. II, 37, le mot serait le subst. verbal de achéta «asseoir», poser des fondements.
achachën, s. m.  Assassin Assassin
achachena, v. a.  Assassiner Assassiner
achana  v. a. Assainir     Assainir     É wemache achan-non è catson, les escargots assainissent les porcs.
achani, v. a.  Dépouiller qqn de qqch., le piller Dépouiller qqn de qqch., le piller.Can venyon per ënkye, ché vïon achani hou capotsën, quand ils viennent par ici, les capucins se voient dépouillés [de leurs images].
achaoue, s. m.  Alise Alise.achaoue, s. m.  Dé flamawé dé j-achawé, des pains d'alises. On en faisait du pain autrefois en y mélangeant de la farine.
achaoui, s. m.  Alisier Alisier.Ina pé è pra baāa l'a prou dé j-achawi, dans les prés bâtards les alisiers abondent.
acharna, -nâe, adj. , Acharné    Acharné      iron dé j-acharna pó ha partie, ils étaient (des) acharnés pour ce parti.
acharti, v. a. Mordre, piquer Mordre, piquer.L'è ita acharti d'ona charpin : il a été mordu par un serpent. Can l'a jou prou fan achartïe prou derën ou pan : quand il a eu bien faim, il mordait bien dans le pain.
acharti, v. a.  Serrer fort Serrer fort.L'è ijya a wema ó fêe, can i tò acharté byin, il est facile de limer le fer, quand l'étau serre bien. Il
ache  adv.  Aussi.  Aussi.C'est probablement le même mot que achi, dans la prononciation rapide. T'éi ache grou kyé rlwi, tu es aussi grand que lui. On retrouve cette forme dans le composé achebën.
ache  s. m.     As . As . w'ache dé côo, ; As.l'as de cœur ;acojó è catró j-aché, j'annonce les quatre as.
achebën, adv.  Aussi bien ; Aussi bien ;ou achebën pa féré'na tso°"ja, l'è fóche dé ch'ëngrëndjye, aussi bien il ne veut rien faire, on est obligé de se fâcher avec lui.
achebën, adv.      Aussi Aussi.Fransi l'è achebën ita avwéi nó ona vwarba,  François a aussi été avec nous un moment.Savoie (Const.) asbin. Mot comp. de ache et bën. Gloss. II, 38.
achele, s. f.   Bardeau. Bardeau.Dan j-oun tin tui è tsa°"è iron co°"êe avwéi dé j-achelé, ; di kyé l'a borla Tsandowën, l'an aréta dé crowi è mijon avwéi dé j-achelé,  Autrefois tous les chalets étaient couverts avec des bardeaux; depuis que Chandolin a été incendié (1865), on a cessé de couvrir les maisons avec des bardeaux. || Il ne faut pas confondre achele et taelon; le premier est une planchette grossière et relativement épaisse destinée à couvrir les toits, tandis que le taelon, plus fin, s'emploie aussi pour couvrir les parois en bois des maisons. Aux exemples de ce mot tirés d'actes à partir du XVe siècle cités par le Gloss., on peut en ajouter un de la première partie du XIVe s. tiré de la Fabrica Ecc. Sed. 2369 decanus dédit mihi 30 assilles (1333-1342).
achelon, s. m.  Dimin. d'achele Petit bardeau pour couvrir les toits.. Petit bardeau pour couvrir les toits.. Hou tsate chon prën cómin d'achelon,  ces chats sont minces comme de petits bardeaux.
achelou , s. m.  Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux. Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux.
achënbla, v. a.   ||  . Assembler. : Assembler. : Achënbla ó moundó, assembler les gens.    
achënbla, v. r. ( ch' ) S'assembler. S'assembler.V. r. Prov. Hou kyé ché chënblon, ch' achënblon, qui se ressemble, s'assemble
achënblan, s. m. . Semblant : Semblant : Avwéi ché nó chin pa méi dé j-ami; can no jé récontrin, fé pa achënblan dé nó vêré,  avec celui-là nous ne sommes plus amis; quand nous nous rencontrons, il ne fait pas semblant de nous voir. || Gloss. II, 48.
achenó , adj. . Sinistre  : Sinistre  : Can o-n-è chowé, l'è achenó derën pé fou tsawè;  Amou pé Cópé pou être achenó pé sti tin, quand on est seul, on est mal à l'aise (il y a qqch. de sinistre) dans ces chalets;  là-haut à Copé, ce doit être «ennuyeux» par ce [mauvais] temps.
achenó , s. m.  Présage.: Présage.:Sta l'a avwi oun brote trin ou mitin da néi, l'a dri chondjya kyé chin iré o-n-achenó, celle-ci a entendu un vilain bruit au milieu de la nuit, elle a tout de suite pensé que c'était là un présage.On dit aussi dans le même sens chenó. Voy. ce mot.
achéta ( ch') v.pr.: Se tasser.  Se tasser. Fig. : I fin can l'è bowi, ch'achéité myó : quand le foin a fermenté, il se tasse mieux.
achéta ( ch') v.pr.:   S'asseoir : S'asseoir : Achéta-vô, asseyez-vous.
achéta (3). -taé Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe. Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe.
achéta , v. a.    Asseoir ;   Asseoir ;  Acheta a bweea,  asseoir la lessive, c'est disposer le linge dans le cuvier pour la lessive.
achéta . -taé, part, et adj. Assis.   Assis. :Ché tenyïé achétaé chou  ó le ; l'è plin de moundó, é j-oun ché tenyon drise, é j-âtró réston achéta;   elle se tenait assise sur le lit;c'est rempli de gens, les uns se tiennent debout, les autres restent assis;  
acheta, s. m.  Endroit où l'on peut s'asseoir, siège. Endroit où l'on peut s'asseoir, siège.:Ché trouwé tórdzó oun dzin achéitó,  celui-là sait toujours trouver une jolie place pour s'asseoir.
achi (1), adv.  Aussi. Aussi.: T'éi achi grou kyé rlwi, Tu es aussi grand que lui.
achi (2), adv. Hier soir. Hier soir.: L'a cóminsya a bale dé plodze achi é l'a ouncó pa aréta óra,   Il a commencé à pleuvoir hier soir et il n'a pas encore cessé maintenant.C'est l'afr. ersoir (heri + sero «hier au soir»). Cf. Nendaz archéi où l'étym. est plus reconnaissable qu'à Savièse. Gloss. I, 584.
achidrófé, achigrófé Au hasard, à la diable..loc. prép.  Au hasard, à la diable..loc. prép. 
achidrófé, achigrófé Homme peu stable Homme peu stable.n.m. Var. asidrófé
achijóna, v. a.  Assaisonner un aliment quelconque. Assaisonner un aliment quelconque.
achintemin, s. m.  Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: L'an pa méi d'achintemin ky'ona béitchye, atramin o t'oran pa écó dinche,  ils n'ont pas plus de sensibilité qu'un animal, sinon ils ne l'auraient pas battu de la sorte.
achintre, v. a.  Sentir, éprouver. Sentir, éprouver.Achintié prou k'iré pa e-n-ódré, kyé l'aie ma, ma chaié pa dére awé, ; l'a metou derën a man ou bogan pó chorti a tera, achintie cakyé tsó°"ja de douse, ch'é trówa k'ir'ona charpin,    il sentait bien que ce n'était pas comme il faut, qu'il avait mal, mais il ne savait dire où ; il a mis la main dans le trou [de la souris], il sentait quelque chose de mou, il s'est trouvé que c'était un serpent ;  Achintre a un emploi qui ne se distingue pas toujours de celui de chintre.
achintre, v. n.  Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache  I ats' achin, varé dabó fér' ó véi, : la vache « assent », elle va bientôt faire le veau ; can i ats' achintre, nó cóminsérin a té vêlé, quand la vache «assentira», nous resterons auprès d'elle.
achista, v. a. Assister. Assister. L'a na poura binda dé po°"ró kyé fo°" bën k'i comona è j-achisteché, il y a toute une troupe de pauvres que la commune est bien obligée d'assisterPar ext. Soigner un malade,un mourant. Ha pó°"ra marin-na l'è ita grantin maada, é nyoun pó a t'achista, cette pauvre femme a été longtemps malade, et (il n'y avait) personne pour la soigner.
achóbra, v. a. . Endormir. Endormir. I popoun l'a trwa ma, ó t'achoubréran pa tòta a néi, l'enfant souffre trop, ils ne pourront pas l'endormir de toute la nuit.  V. n. S'endormir. Ach'ó pye trankiló, i achoubréré prou, laisse-le tranquille, il s'endormira bien; óra l'è achóbra, maintenant il est endormi, assoupi.Cf. Hérens, achonbra «s'assoupir»
achochye,v.a.   Sucer qqn.  Sucer qqn.  È j-ereti l'an rin jou, i peti wéi l'a chopou é j-achochye e-n-ôdre, les héritiers n'ont rien eu [à se partager], le petit-là a su les sucer comme il faut; achochéré prou tó chin kyé pou, il soutirera bien tout ce qu'il peut.
achóma, v. a.  Assommer. Néol. Assommer. Néol.
achon, s. m.  Courbet, bord relevé et arqué du bât, devant et derrière.  È bâton di bechatsé dïon pacha chou é ba deri è j-achon, les [deux] bâtons des besaces (double sac pour le transport du fumier) doivent passer sur et derrière les courbets.
achóna, v. a.  Flairer. Flairer. É dzenelé achon-non pa tan grantin cómin è tsate can oun bal'a peca, les poules ne flairent pas si longtemps que les chats quand on leur donne à manger; achóna é stè flôo, sentez donc ces fleurs; l'an bala achóna ona fyo°"wa é l'è dri ita achóbra, ils lui ont donné à respirer le contenud'une bouteille et immédiatement il a été assoupi. Flairer, fureter. Kyé vën t-e achóna èr nó ? que vient-il fureter chez nous?  Voy. chóna « sentir ».
achonnéréi, s. m.  Flaireur, fureteur. Flaireur, fureteur. || Syn. achonyou., fetsena
achonyou, -nyoua, s. m. et f.  Flaireur, -euse. Flaireur, -euse. Béi kyé pou ai aferé ënkye ché brot'achonyou.? que peut-il bien avoir à faire ici, ce vilain flaireur?
achorti, v. a.  Elever. Se dit des gens et des animaux. Elever. Se dit des gens et des animaux. N'ën tan jou a counpara pó achorti hou j-infan, nous avons eu tant à peiner pour élever ces enfants; l'a achorti tré pó déré mécha, il a élevé trois fils pour dire la messe (trois prêtres)V. r. I tera l'è tó plin-na de petite béichyé, è bin tó chin ch'achorté, la terre est remplie de petites bêtes, eh bien! toutes grandissent, se développent.
achuranse et asuranse, s. f.  Assurance; société d'assurance contre le feu. Assurance; société d'assurance contre le feu. Rlwi pêe rin, l'è derën w' asuranse, lui ne perd rien, il est assuré; hou dé achuranse chon enou vêre, ceux (les employés) de l'assurance sont venus inspecter [les dégâts].  Mot tiré directement du fr.
achwédjyé, v. a.  Lisser (cheveux, fils, étoffe). Lisser (cheveux, fils, étoffe). L'a djya ona vwarba ky'achwédzé è pi, il y a déjà un bon moment qu'il s'arrange les cheveux.Caresser un animal de la main. L'è tordzó apréi achwédjyé ché tsate, il est toujours [occupé] à caresser ce chat. Polir un objet, raboter une planche. Nó achwédzérin fou brote wan, nous raboterons ces vilaines planches.  Fig. Flatter, graisser la patte. Chin chāwon prou achwèdjyé hou kyé balon è plaché, ces gens savent si bien flatter ceux qui distribuent les emplois. || Cf. chwédzô. Afr. assouagier.
achwerya, -ryae, part, et adj.  Sûr, certain, Sûr, certain, iró achwerya kyé to fori enou, j'étais sûr que tu viendrais; l'è achwerya kyé l'è rlwi, c'est sûr que c'est lui.
achwerye, v. a.  Assurer, affirmer. Assurer, affirmer. L'a achwerya ba ou trebounawé kyé l'aie rin you, il a affirmé devant le tribunal qu'il n'avait rien vu; tè crijó pa s'to achweryé pa kyé t'a you méimó, je ne te crois pas si tu n'affirmes pas que tu l'as vu toi-même.
achwerye, v. a.  Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu. L'a achwerya prou tchyè ha crouëe grandze é apréi l'a metou ó fwa, il a assuré pour une très forte somme cette mauvaise grange, et après il y a mis le feu.
achwerye, v. a.  S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. Déan kyé terye, l'è tòrdzó bon dé ch' achwerye kyé l'a nyoun deri ó bóchon, avant de tirer, il est toujours prudent de s'assurer qu'il n'y a personne derrière le buisson.
Achye kyé...  Laisser croire que, croire. Laisser croire que, croire. I achya k'iré ona bwata, j'ai cru que c'était une fille; i achya kyé l'an kerya, j'ai cru que l'on a appelé. Prov. Can oun pou pa méi, mori oun ché ache, quand on n'en peut plus, on se laisse mourir.
achye, v. a. Laisser.  Avec un inf. Laisser.  Avec un inf. Achye core, laisser libre; ou to achye coré Dzójé? veux-tu lâcher Joseph? (sur cette expr. usitée en fr. comme terme de chasse, voy. core); ache pye fér'a mé, laisse «seulement» faire à moi. II y a de nombreuses autres expr. composées du v. achye: n'ën tôt'achya plate, nous avons tout planté là; yó, can parteri, achó a tui égawé, quand je mourrai, je laisse à tous [les enfants] la même chose, je ne ferai pas de testament. 
achye, v. a. Se laisser v.r..  Se laisser v.r.. Ché achye aa, se laisser aller, ne plus réagir, se décourager. Fo°" pa té achye aa pó chin, il ne faut pas te laisser aller au découragement pour cela.
achye, v. a.   .  Laisser. Avec un compl. d'objet. Laisser. Avec un compl. d'objet. Achye dé rèsté, laisser des restes, ne pas tout manger; can l'è mò l'a rin achya, quand il est mort, il n'a pas laissé de biens aux héritiers.
acó°" ou a có°", adv.   En même temps, ensemble. En même temps, ensemble. N'ën ferou acó°" amou ënkye, nous nous sommes rencontrés ici-haut; l'è enou acoou avoué mé, il est arrivé en même temps que moi; rlwi l'è parti grantin déean mé é pòrtan nó chin arowa acó°" a mijon, il est parti longtemps avant moi et pourtant nous sommes arrivés en même temps à la maison.A coup se trouve en ce sens en air. Tobler, II, 962. De même chez Descartes et Balzac, dans Littré, s. v. coup, 18°.
acobla, v. a.  Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Ba ën plan-na oun vi dé co°" oun tsowa é ona atse acobla ënsinbló, dans la plaine [du Rhône], on voit quelquefois un cheval et une vache accouplés ensemble; ënkye acoblon tòrdzó rin kyé do°" mówé, ici [les gens] n'accouplent toujours que deux mulets.Voy. le subst. cóbla.
acoja, v. a.  Accuser. Accuser. Acoujon sti d'ai metou ó f°"a ā mijon, ils accusent celui-ci d'avoir mis le feu à la maison. Par ext. 
acoja, v. a.  Annoncer. Annoncer. Yó acojó do°" maryadzó, j'annonce deux mariages.   Cet  emploi  est  du reste fr.
acoja, v. a.  Dénoncer. Dénoncer. L'a acoja ó no°"tre amou é ó réjyan, il a dénoncé notre garçon chez le régent.  Terme de certains jeux de cartes. 
acojasyon, s. f.  Accusation, dénonciation. Accusation, dénonciation.
acojôo, s. m.  Accuseur. Accuseur.
acoli  v. a.  Attraper (une maladie contagieuse). Attraper (une maladie contagieuse). L'a acoli ha maadi avwé ómó, elle a attrapé cette maladie de son mari; l'è jou vêré ché maadó é acole t-e pa ha brota maadi, elle est allée voir ce malade et ne faut-il pas qu'elle attrape cette vilaine maladie.
acoli  v. a.  Avoir besoin de, exiger. Avoir besoin de, exiger. È venyé aco°"lon ó feméi, les vignes exigent beaucoup de fumier.Syn. acwédre.  Du lat. accoligere. Gloss. I, 251.
acoli  v. a.  Jeter loin de soi, lancer:
Jeter loin de soi, lancer: acoli dé galo°", lancer des pierres; ch'é reveryé é l'a acoli ó mandzon apréi ché kyé l'aie bala ó crwéi bócon, elle s'est retournée et elle a lancé le  mandzon (espèce de paletot de femme) après celui qui avait donné le mauvais sort. Se joint à de nombreux adv. et prép. qui indiquent la direction: acolé ba oun flótsé de cheryejé, lance-moi un rameau de cerises [du haut de l'arbre]; acolé via hé proun-mé, chon pa mouré, jette [loin] ces prunes, elles ne sont pas mûres.

acoli  v. a.  Jeter, dépenser follement, prodiguer. Jeter, dépenser follement, prodiguer. Acolon via w'ardzin pé è fénéitré, chon prou retsó, ils jettent l'argent par les fenêtres, tant ils sont riches; ch'oun balé d'ardzin a hou có°"wan, l'è cómin d'acoli ou Roun-nó, l'an dri rin méi, si l'on donne de l'argent à ces vagabonds, c'est comme de le jeter au Rhône, ils n'en ont tout de suite plus rien.
acoli  v. a.  Se jeter v.r.   Se jeter v.r. Ch'acolére pa ën wéivwe pó chin, il ne se jettera pas à l'eau (n'ira pas se noyer) pour cela; l'è jou ch'acoli ba ou pon dou Roun-nó, il est allé se jeter [à l'eau] au pont du Rhône. 
acoli  v. r.  Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies. Chon dé hé maadi kyé ch'acolon, ce sont de ces maladies qui se transmettent.  
acoli , -lite, part, et adj.  Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage.le de «chasser», talonner, harceler. Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage. Pwi pa vó prómétré dé fér'è bóté pó Pâkyé: chéi trwa acoli, je ne puis vous promettre de faire vos souliers pour Pâques, je suis trop accablé d'ouvrage; fowechó pa tan ita acolite, l'orôo forni a vetuire a vó pó è féité, si je n'avais pas été si accablée d'ouvrage, j'aurais fini vos vêtements (votre complet) pour les fêtes [prochaines].  C'est le participe du verbe acoli, avec l'idée fondamentale de «chasser», talonner, harceler.
acomonye, v. a.  Communier, donner la communion Communier, donner la communion. L'è i dzó kyé w'ëncora va acomonye è maadó, c'est le jour où le curé porte la communion aux malades. Plus usité dans ce sens: porta ó boun Djyo, porter le bon Dieu. Passif: nó chin ita acomonya ënsinbló, nous avons fait la lre com. ensemble. 
acomonye, v. a.  Recevoir la communion: Recevoir la communion: no véjin acomonye demëndze, nous allons recevoir la com. dimanche. Pour le a prothétique cf. Lav. 265. Acomunier est fréquent en afr.
aconchyōre v.a. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. L'è oun djyâbló pó a mārtchya, l'è parti grantin apréi Dzójé é ó t'a aconchyou djya outré dé wéi a tsapawa dé Tsandowën, c'est un diable pour la marche (un rude marcheur), il est parti longtemps après J. et il l'a atteint déjà au-delà de la chapelle de Chandolin.Ch'aréitéran pa tankyé ch'aconchyoran :  ils ne s'arrêteront pas jusqu'à ce qu'ils se rejoindront.
aconchyōre, v. r. Tenir tête, prendre le dessus.   Tenir tête, prendre le dessus. L'an tui dé détó tank'ina chou a teita, oun pou pa aconchyōre, on a tous des dettes jusque par-dessus la tête, on ne peut se rattraper. Aconsivre est fréquent en afr. et en mfr. Du lat. consequere.
acontó, s. m.  Acompte. Acompte. Vó baló sin fran e-n-acontó, je vous donne cent francs comme acompte. || Adv. A compte. I paéa adon vën fran acontó, j'ai payé alors vingt fr. à compte.
aconvénan  Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir. Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir.
aconveni, v. n.  Convenir. Convenir. Cómin aconvën, comme il convient; aconvenié pa a mé, cela ne me convenait pas; fo°" pórtan féré chin ky'o-n-é aconvenou, il faut pourtant faire ce sur quoi on est tombé d'accord.
acöo wacôo.  V. wacôo.
acôo, s. m.  Accord, bonne entente. Accord, bonne entente. Chon ita tui d'o-n-acôo, l'an fé ona béwa Féita a Djyo, ils ont tous été d'un accord [unis], ils ont fait une belle Fête-Dieu; è moundó chon prou dé crwéi acôo, les gens s'entendent si difficilement.  Arrangement, contrat. Prov. Oun croyéi acôo va méi ky'oun bon prósé , un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès.
acorbedó°" ou a corbedó°", adv.  A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). ó t'a apela é ó t'a fotou acorbedó°" ba pé a clia, il l'a empoigné et l'a jeté à corps perdu par la pente.
acorbedóou ou a corbedóou, adv.   Couché, immobilisé par la maladie, Couché, immobilisé par la maladie, iré djya rin byin achi é vwi l'è ouncóméi a corbedó°", il n'était déjà pas bien hier soir et aujourd'hui il est de nouveau couché.
acórda,  v. n.  Accorder Accorder I nó°"tra l'è pa acòrdaé avwéi rlóo, notre fille ne s'entendait pas avec eux.
acórda,  v. r.  Accorder  Accorder Vwéi prou fébróta tank'óra acórda vó'ra vous avez fait assez vilain jusqu'ici accordez-vous, maintenant.
acórda, v. a.    Accorder, consentir à donner. Accorder, consentir à donner. Acórdè i j-infan tó chin kyé démandon, il accorde aux enfants tout ce qu'ils demandent.  Mettre d'accord. L'è rin ijya d'acórda è fraretsé, il n'est pas facile de mettre les frères d'accord.
acòrdin, -dinta, adj.  Conciliant, pacifique. Conciliant, pacifique. E moundó chon trwa mawe acòrdin, les gens sont trop mal accordants [conciliants entre eux], |j Voy. accordant dans Littré qui cite des ex. de Descartes et de Montaigne, avec le même sens.
Acotoma v.n. Accoutumer. Accoutumer. Ch'on-acotomé pa è j-infan a trâle dé bon'oura, apréi l'è pó rin, si on n'habitue pas de bonne heure les enfants à travailler, plus tard c'est peine inutile. S'emploie avec être. Chéi pa acotoma avwei hou j-oti, je ne suis pas habitué à ces outils; chon acotoma de crowijye chela é wéi ils sont habitués à couper directement à travers prés [au lieu de suivre la route].
acotoma,  Adj.  Accoutumé . Accoutumé . De moundó prou acotoma a féré dé ma, des gens fort accoutumés à faire du mal.  Se conjugue souv. avec avoir. Rlwi l'a méi acotoma kyé eó, lui est plus habitué que moi; can l'an acotoma dé bire, l'an dabo tsefla na méitra, quand ils sont habitués à boire, ils ont tôt fait d'avaler un seillon plein; i acotoma ha plache, je suis habitué à cette place; l'an acotoma de coca per ënkye, ils ont l'habitude de rôder par ici.  Ce dernier emploi est fréquent en fr., voy. Godefroy, acostumer. Commines l'emploie, et d'Urfé au XVIIe s. Voy. Pierh., accoutumer. Usage constant au XVIIIe s. voy. Littré.
acouati (ch'), v. r. ||  S'accroupir. S'accroupir. Ch'è acouati ba, il s'est accroupi.
acouati (ch'), v. r. ||  Se dit en parlant des nuages qui sont bas. Se dit en parlant des nuages qui sont bas. I tin l'è acouati, le temps est sombre [le ciel est bas]; l'è tòt'acouati tò òrtò, les nuages descendent très bas tout autour. Dans Aucassin et Nicolette on lit: «Nicolete... si se quatit en un espès buisson. »
acouati (ch'), v. r. ||  Se tasser, en parlant du foin. Se tasser, en parlant du foin. I fin mâcó chonalé pa, ch'acwaté pa, le foin qui n'est pas assez séché ne se tasse pas; é mwatson ch'acwaton é venyon rin móla, les tas de foin se tassent et ne se mouillent pas. 
acouda (ch'), v. r.  S'accouder. S'accouder. Acouda té oun pó°" chou ó le, accoude-toi un peu sur le lit; pou pacha dé j'our'ëntchyéré acouda chou a tabla, il peut passer des heures entières accoudé sur la table.
acouédre, v. a.  Jeter, lancer. Jeter, lancer. Sta l'a jou a mepri, ma l'a pa douja acwédre via déean rlöo è tsarbon, celle-ci s'en est sentie offensée, mais elle n'a pas osé jeter les charbons en leur présence. || Voy. acoli.
acounpanye, v. a.  Accompagner. Accompagner. L'è i móda pé é paijan, can l'an de vejeté, dé wé j-acounpanye oun tróché, c'est l'usage chez les paysans, quand ils ont des visites, de les reconduire un petit bout de chemin; i boun Djyo t'acounpanye! que le bon Dieu t'accompagne! formule d'adieu.  
acounpanye, v. a.  Prendre part à un convoi funèbre. Prendre part à un convoi funèbre. Acounpanye. ó mó, accompagner le mort.
acounpara, v. n.  Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité. Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité.
acousémin, s. m.  Accouchement. Accouchement.
acousyaé, s. f.  Femme en couches. Femme en couches. I meresën l'è enou amou ver é w'acousyaé; paré kyé va pa tan byin, le médecin est monté voir l'accouchée; il paraît qu'elle ne va pas très bien.
acousye, v. a.  Accoucher. Accoucher. Se conjugue avec avoir. L'a acousya dó°" bèchon, elle est accouchée de deux jumeaux. Abs. óra l'è enou kyé vajié acousye ona fava, or il arriva qu'une fée était sur le point d'accoucher.
acouta, v. a.  Croire. Croire. Acouta rin, chon rin kyé dé mintiri chin, ne le croyez pas, ce ne sont que des mensonges.  L'a initial s'est conservé en afr. et dans la plupart des langues romanes.  Du lat. auscultare.
acouta, v. a.  Ecouter. Ecouter. Acouta è vweró tsanton byo, écoute «voir» comme ils chantent bien.   || 
acouta, v. a.  Faire cas, faire attention, obéir, Faire cas, faire attention, obéir, iré prou défindou dé pacha chou é pra, ma é moundo acouton rin, c'était bien défendu de traverser les prés, mais les gens ne font cas de la défense; défindran prou dé dansye, ma l'a pa 'na dzin ky'acoutéré, on défendra bien de danser, mais personne n'obéira.
acoutéréi, s. m.  Celui qui est toujours aux écoutes. Celui qui est toujours aux écoutes.
acrëré, v. n.  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi;  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi; oun pou prou enèvwa, i vwarda l'è d'acrèré, on peut bien nier, [ce que] le garde [dit dans l'exercice de ses fonctions] est digne de foi; l'è pa d'acrèré chin, cela n'est pas digne de foi. Ne s'emploie qu'à l'inf.
acrétré v. n.  Augmenter, grandir. Augmenter, grandir. I pou trale tan kyé ou, i fortona wi acré pa, il peut travailler tant qu'il veut, sa fortune n'augmente pas; acre pa a rlóo dé moundó, la population n'augmente pas chez eux
acrétré, v. a.  Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Té fó°" cóminsye a acrétré óra, il te faut commencer à augmenter les mailles maintenant. Le contraire est peca.
acrétré, v. a.  Augmenter, accroître. Augmenter, accroître. Acrétré ó ouaséi, augmenter le lait, en parlant d'une vache, d'une chèvre. Prov. Tót'é góté acréchon a móta, toutes les gouttes [de lait] augmentent le fromage. 
acrétré, v. r.  S'accroître, augmenter. S'accroître, augmenter. Ché echon achya ché ardzin ä banca, che fori dabò acrechou, s'ils avaient laissé cette somme d'argent à la banque, elle aurait 'augmenté rapidement.  L'a pò°" dé Favré, ma tornéré ch'acrétré, il y a peu de Favre, mais leur nombre augmentera de nouveau.
acró, s. m.  Répugnance, dégoût. Répugnance, dégoût. S'emploie ordin. sans art. et avec avoir. Di ché dzó kyé l'a jou trwa byou, l'a äcró rin kyé dé vêr'oun verô de vën, depuis ce jour qu'il a trop bu, il a le dégoût rien que de voir un verre de vin; pwi pa mëndjye dé tsêe, i dri äcro, je ne puis manger de viande, j'en ai tout de suite le dégoût. 11 Afr. ascre.
acró, s. m..  Accroc, obstacle. Accroc, obstacle. L'è arówa o-n-acró, il est arrivé un accroc. En parlant de la santé. Oun cha pa kyën acró l'a jou, l'è mô, on ne sait quel accroc il a eu, il est mort.
acropenye (ch'), v. r.  S'accroupir, se tapir. S'accroupir, se tapir. Part, acropenya, accroupi. I you dó°" j-infan acropenya deri a tabla, j'ai vu deux enfants accroupis derrière la table. || Dérivé de crópa, la croupe.
acrótchye, v. a. Accrocher involontairement. Accrocher involontairement. En chortin dou mowën acrótsié tui é có°" ó flótsé da bêra broun-na a ona brantse, en sortant du moulin il accrochait chaque fois le flocon de son bonnet de coton à une branche [il restait suspendu].
acrótchye, v. a. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Chéi acrótchya ën-ódré, je suis pris comme il faut.  Prendre, attraper. I tsate l'a acrôtchya o-n-ijéi, le chat a pris un oiseau.
acrótchye, v. a. Prendre sur le fait, Prendre sur le fait, I vouärda ó t'a acrótchya jostó can róbaé é pómé, le garde l'a pris juste quand il volait les pommes.
acrótchye, v. a. Voler, dérober adroitement. Voler, dérober adroitement. Acrótsé tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut.
acrótchye, v. a.  Suspendre en accrochant à qqch. Suspendre en accrochant à qqch. Can oun va ën tsan, fó°" acrótchye a brechakyé ina per oun bèchó pó kyé foweché pa matsolaé di atsé, quand on mène les vaches au pâturage, il faut suspendre le sac aux provisions de bouche à une branche, pour qu'il ne soit pas mâchonné par les vaches.
acrótchye, v. r. S'accrocher à qqch. S'accrocher à qqch. Ch'é acrótchya pé é tsanbé é l'è tsejou, il s'est accr. par les jambes à qq. obstacle et il est tombé.
acrótchye, v. r. Se cramponner. Se cramponner. L'a arapi tan ky'a son dou mótéi ën ch'acrótsin pé é bóchon é pé é j-êrbé,il a grimpé jusqu'au sommet du monticule en se cramponnant aux buissons et aux touffes d'herbes.
acrótchye, v. r. S'empoigner. S'empoigner. Can l'aran prou kerya de ma, ch'acrótseran prou, quand ils se seront assez insultés, ils en viendront bien aux mains.
acrou, acrouja, adj.  Dégoûtant, répugnant. Dégoûtant, répugnant. Chin l'è acrou pó é moundó, pa pó é béitchyé, c'est répugnant pour les gens, pas pour les animaux. || Dérivé de acró.
acwati (ch'), v. r. ||  Se blottir dans un coin. Se blottir dans un coin. Chôrte pa vwero méi foura, l'è tordzó wéi acwatite deri ó fórnéi, elle ne sort plus guère, elle est toujours blottie derrière le poêle; l'è acouati chou ó le, il est ramassé sur lui-même sur le lit. 
acwédre, v. a.  Chasser, faire sortir S'emploie dans le même sens que acoli . S'emploie dans le même sens que acoli . Chasser, faire sortir. I fan acwé è béitchyé, la faim fait sortir les animaux [de leurs repaires]. || 
adé, adéi et adi. Adv. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. Béi kyé fé a rloui kyé nó echon prou a counpara, l'è adéi prou retsó, que lui importe que nous ayons beaucoup à trimer, lui en tout cas est assez riche; l'a adéi rin de a mé, en tout cas il ne m'a soufflé mot; stè pómé chon pa béwé ma chon adéi bóné, ces pommes ne sont pas belles, mais elles sont bonnes au moins.
adé, adéi et adi. Adv.  Pour le moment, préalablement, d'abord. Pour le moment, préalablement, d'abord. Fó°" adéi ché byin condweré, i réista vare prou, il faut d'abord se bien conduire, le reste ira de soi; fó°" adéi chondjye a ché méimô, é pwe apréi oun pou ch'ocopa de chin di j-âtró il faut d'abord songer à soi-même, et ensuite s'occuper des affaires des autres.  Toujours, en attendant. Yó vejó adéi, je vais toujours. Après un impératif. Mendzé adéi! mange en attendant! Bi adéi é poue apréi to déréi mèrsi, bois d'abord, tu diras merci après
adévéré, adv.  Sérieusement. Sérieusement. Sti có°" l'è adévéréi, cette fois c'est sérieux.
Adi óra, Loc. composées Pour le moment , Pour le moment , adi óra l'è pa preste, il n'est pas prêt pour le moment; adi óra l'è pa tórna, pour le moment il n'est pas de retour. Adi apréi, les uns après les autres. Chon arówa tui adi apréi, ils sont tous arrivés les uns après les autres; venyon tui adi apréi vyou e-n-ódré, tous vieillissent rapidement les uns après les autres. Adé méi, toujours davantage. Balé adé méi il pleut toujours plus fort. Adéi tsa pó°", tout à la douce: é bin ën-módin nó adéi tsa pó°", eh bien! mettons-nous en route tout à la douce. Adéi tan, autant de fait, de gagné. N'ën jou a mitchya dé chin kyé n'aïon préta, l'è adéi tan, nous avons reçu la moitié de ce que nous lui avions prêté, c'est toujours autant. || Ces trois formes ne s'emploient pas l'une pour l'autre.
adichyon, s. f.  Addition. Addition. Cha ouncó pa féré w'adichyon, il ne sait pas encore faire l'addition.
adichyóna, v. a. Additionner. Additionner.
adichyónéró, s. m.  Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Maré, cómin djyon t-e chin ën fransé? - Tè fó°" rada en w'adichyónéró, mère, comment dit-on ce mot en fr.? - Il le faut regarder dans le dictionnaire.
adjya, adjyae, adj.  Agé. Agé. Synonyme plus usité: vyou.
adjyétra (ch'), v. r.  Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. I wivra l'è jou ch'adjyétra ou rôon dou corti, le lièvre est allé gîter au bord du jardin. Part. I wivra ir'adjyétraé fran deri ó bóchon, le lièvre était dans le gîte, juste derrière le buisson.
adjyo, s. m.  Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Féré è j-adjyo déean kyé ché kita, prendre congé avant de se quitter. Spéc, «faire adieu» dans le langage des enfants, c'est agiter la main pour saluer qqn. Fé adjyo a Mita, agite la main pour saluer Marguerite.Adjyo pai, adieu pays, veut dire «bernique, il ne faut pas y penser». I di a nó ona chóma, ch'oun parlé dé rindré, adjyo pai, l'a jaméi 'na santima, il nous doit quelque argent, quand il est question de rendre, bernique, il n'a jamais un centime.
âdjyo, s. m.  Age. Expr. diverses, Age. Expr. diverses, étré chou w'âdjyó, eni chou w'adjyó, arówa chou w'âdjyó, vieillir. L'è d'o-n-âdjyó avwéi mé, il est du même âge que moi.
adoba, ( ch' ) v. r.  Apprivoiser. Apprivoiser. È béitchyé chon adobéi e-n-órdré, chon pa chówadzé, ces animaux sont bien apprivoisés, ils ne sont pas sauvages.
adoba, ( ch' ) v. r.  Se calmer. Se calmer. I tsate ch' adobé óra, di kyé pou mëndjye, le chat se calme [ne crie plus tant], depuis qu'il peut manger.
adoba, v. a.  Calmer, surtout un enfant qui pleure. Calmer, surtout un enfant qui pleure. Ch'é pa achya adoba, il ne s'est pas laissé apaiser. Se dit aussi d'une souffrance aiguë. Ch'oun pou pa adoba ha to dótâa, i ona brota, si on ne peut calmer cette toux ce soir, je suis dans une terrible situation.   || 
adon, adv Accompagné d'autres particules. Accompagné d'autres particules. Di adon, depuis lors; l'è pa méi enou di adon, il n'est plus venu depuis lors. Tanky'adon, jusqu'alors; n'ën atindou tanky'adon, nous avons attendu jusqu'alors, à ce moment. Dri adon, juste à ce moment.Souvent adon renferme une idée de conclusion. Bale t-e de plodze ? - vouéi - adon nó powin pa parti, pleut-il? - oui. -eh bien! nous ne pouvons partir. Composé de donc. Emploi fréquent en afr. Littré en donne des ex. fr. jusqu'à la fin du XVIe s.
adon, adv Alors (passé ou futur). Alors (passé ou futur). Chéi parti amou pye adon, je suis monté alors seulement. Che paé pa adon, nó fótin ó manda, s'il ne paye pas alors, nous lui envoyons le commandement de payer.
adon, adv.  Jadis, autrefois. Jadis, autrefois. Adon iron pa tchyéré è dzornié cómin óra, alors les journées [de travail] ne se payaient pas comme auj.; adon réstawon è favé ina pé bogan-né da Gran Dzôo, alors les fées restaient dans les fentes [des rochers] de la Grande Forêt. 
adóra, v. a.  Adorer. Mot peu usité. Adorer. Mot peu usité. Prov. Fó°" cónyètre é chin déean kyé j-adóra, il faut connaître les saints avant de les vénérer.
adórasyon, s. f.  Adoration Adoration. On désigne ainsi l'heure fixée à chaque famille pour l'adoration du Saint Sacrement durant les Quarante Heures. N'ën tórdzó w'adórasyon di tré a catró, nous avons toujours notre heure d'adoration de 3 h. à 4 h.
adóta, v. a.  Adopter. Adopter. L'an pa jou d'infan, l'an adóta 'na bwata, n'ayant pas eu d'enfants, ils ont adopté une fille.
adoulté, s. m.  Adolescent. Adolescent. Désigne les jeunes gens qui fréquentent l'école préparatoire jusqu'à la conscription, entre 15 et 19 ans.  Mot d'importation récente.
adousye, v. a. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. O t'adouson pa pór óra ché, on ne le calme pas pour le moment,celui-là.  v. r. Gagner en douceur. I tin cóminsé djya byin a ch'adousye, le temps commence déjà bien à s'adoucir. |] Mistral, adouça. Gloss. I, 130.
adousye, v. a.  Adoucir, rendre doux, en sucrant. Adoucir, rendre doux, en sucrant. Mé derën dé chócró pó adousye ó caféi, mets-y du sucre...  Rendre souple. Mé dé ché bon gra, adouséré a plaé, mets-y de cette bonne graisse, elle amollira la blessure; dé pan frejolou, pa adousya, du pain friable, pas amolli.
adrese, s. f.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires. Ché cha prou ch'ënterye, l'a o-n-adrese kyé l'a nyoun kyé rlwi mounté, celui-là sait bien se tirer d'affaire, il a une habileté telle que personne ne l'égale. Adresse d'une lettre, etc.
adrésye, v. a.  Adresser. Adresser. Di adon m'adrésé pa a parowa, depuis lors il ne m'adresse pas la parole.  Spec. Ecrire l'adresse sur une lettre. Ha w'ètra l'è pa adrésyaé a nó, cette lettre ne porte pas notre adresse.Former, corriger. Atin pó°", t'adréseri eó, attends un peu, je t'apprendrai à "vivre! Chon dé j-infan byin adrésya, voilà des enfants bien élevés. Ce sens est connu de l'afr. adrécier.Composé de dresser avec le préfixe a.
adri, adv.  Comme ce doit être, à souhait, bien. Comme ce doit être, à souhait, bien. To cha ouncó pa chéé, adri, tu ne sais pas encore faucher comme il faut; l'è adri dinche, c'est juste comme cela. Sens moral: óra fé prou adri, maintenant il se conduit bien.  A un haut degré, beaucoup. Devant un adv.: l'è adri próbin, c'est très bien fait. Devant un subst. T'éi adri ona farata s'to fé a ha móda, tu es vraiment une canaille si tu agis ainsi.Composé de à et droit.
adromi (ch'), v. r.  S'endormir. Part, et adj. S'endormir. Part, et adj. Adromi, -mite, endormi, engourdi, en parlant du sommeil hivernal de certains animaux. Can é charpin chon adromité, mwejon pa, quand les serpents sont endormis, ils ne mordent pas.
adroué, adrouéte, adj.  Actif et intelligent. Actif et intelligent. Kyënta féna adrwéte, quelle femme active!
adroué, adrouéte, adj.  Rusé, fin, débrouillard. Rusé, fin, débrouillard. Chon prou adrwé pó trowa a ganye, ils sont rusés pour trouver du travail.
adrwé, adrwéte, adj.  Adroit, leste [opp. à la force brute]. Adroit, leste [opp. à la force brute]. Yó chéi méi vya kyé rlwi,  ma rlwi  l'è méi adrwé kyé eó, je suis plus fort que lui, mais lui est plus leste que moi.
adzechin, -chinta, adj.  Actif, agissant. Actif, agissant. Kyënta marin-na adzechinta, quelle femme active; chon de moundó prou ënvèla é prou adzechin, ce sont des gens très économes et très actifs.
adzi, v. n.  Agir. Agir. Ché eché adzi atramin awéi nó, nó foran ouncó dé j'ami, s'il avait agi autrement avec nous, nous serions encore amis; l'a falou. adzi de mawesé pó étsapa, il a fallu avoir recours à la ruse pour échapper.
adzó, s. m.  Fois. Fois. L'aie oun âdzó, il y avait une fois; o-n-atre âdzó, une autre fois. Quantité [originairement c'est la quantité qu'on portait de la campagne au village en un «voyage»]. N'aïon dé bon âdzó dé récò, nous avions de bons «voyages» de regain; ché pomi l'a porta oun grou âdzó dé pómé, ce pommier a porté une grande récolte de pommes; i ganyé prou dé grou âdzó d'ardzin, il gagne de si grandes quantités d'argent.
adzodjye, v. a.  Adjuger. Adjuger. Adzodjya! adjugé! dit celui qui préside aux ventes par enchères quand un objet a trouvé un acheteur; chin l'è ita adzodjya a rlôo, cela leur a été adjugé.
adzónéle (ch'), v. r.  S'agenouiller. S'agenouiller. Fó°" t'adzónéle pó préé, il faut te mettre à genoux pour prier; óra hou brote rnoundo van ën w'elije é ch'adzónélon pa, maintenant ces vilaines gens vont à l'église et ne se mettent pas à genoux.
adzónélon, adv.  A genoux. A genoux. L'è ita adzónélon tó ó tin dé wécó°"wa, il a été à genoux tout le temps de la classe; l'ita foura adzónélon, il a été hors [de son banc] à genoux par terre. ] | La prononciation de ce mot varie, on entend aussi adzónólon.
adzouën (1), s. m.  Adjonction. Adjonction. L'a fé o-n-adzwën pó remizą ó tsaré, il a fait une adjonction [à sa grange] pour remiser le char.
adzquëndré, v. a.  Adjoindre. v. r. S'associer. Adjoindre. v. r. S'associer. Ché chon adzwën dó°" tré dé rlôo, deux ou trois se sont associés.
adzwën , adzwëncha, part, et adj.  Adjoint, attenant à Adjoint, attenant à. I racâa a nó l'è adzouën ou rlôo, notre grange à blé est attenante à la leur; é mijon chon tóté adzouënche, can fir'i foua, i borlé tót'i véwâdzó, les maisons se touchent toutes, que le feu se déclare, tout le village brûle. || Assis, serré les uns contre les autres. Tui è j-infan iron adzoyën wéi deri a tabla, les enfants étaient tous serrés l'un près de l'autre derrière la table.
aè, adv.  Oui. Oui. Vw'éité vó djya amou di Chyoun? - aè, êtes-vous déjà de retour de Sion? - oui; parti vó dabó? - aè, partez-vous bientôt? -mais oui. Cf. ai (1).
afamena (1), v. a.  Affamer. Affamer. Nó win pa nó j-achye afamena, nous ne voulons pas nous laisser affamer.
afamena (2), -nae, part, et adj.  Affamé. Affamé. Ché brote afamena dé tsate l'è ouncóméi perënkye, ce vilain affamé de chat est de nouveau ici. || Cf. Gloss. I, 141.
afaną, v. a.  Gagner, mériter avec peine et fatigue. Gagner, mériter avec peine et fatigue.I trouwon rin a afaną , ils ne trouvent rien à gagner; chin l'è ita afaną , cela a été mérité, a coûté cher.
afè. Voy s. v. fè. Fort adv.
afebli, v. a.  Affaiblir. Affaiblir. Ha maadi ó t'a prou afebli, cette maladie l'a beaucoup affaibli; di adon l'è prou afebli, depuis lors il est très affaibli.
afena, v. a.  Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. I fare prou méi ëntinsyon, l'è prou ita afena dé adzó, il sera plus sur ses gardes, il a été tant de fois attrapé.  Affiner a le même sens en fr. (Littré).
afeoua, v. a.  Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Afewa ó rajyou. chou a man, affiler le rasoir sur la main; i berni ir'afewa com' oun coutéi la faux était affilée comme un couteau.
afére, s. f.  Affaire, chose. Affaire, chose. Vwi té dér' on'afére, je veux te dire une chose; yó m'ënmió pa dé hé j-aféré da comóna, pour moi, je ne me mêle pas de ces affaires communales Objet quelconque. Fó°" métré tóté éj-aféré e-n-odre chou a tâbla, il te faut mettre toute chose en ordre sur la table. || S. m. Chose, objet. Kyën dzin afére! quelle jolie chose (objet, joujou)! Bien, ce qui appartient à qqn. L'a tó peca no°"tre n-afére, il a dévoré tout ce qui nous appartenait.Affaire. Vejó ba a Chyoun pó ché aféré, to cha, je descends à Sion pour cette affaire, tu sais. En parlant de relations sexuelles. L'a jou dé j-aféré avouéi hawéi, il a eu des relations avec celle-là.  Avec idée de quantité, de durée, de peine. Chéi oun peti afére chò, je suis un petit peu sourd; n'ën dabo afér'a clêrye, nous avons bientôt de la peine à voir clair [la nuit arrive tôt]; mankyé oun peti afére, il manque une petite quantité. Locutions: l'a jou cho-n-afére, il a reçu son affaire; t'aréi afére avouéi mé, tu auras affaire à moi.Le masc, commun en afr., est employé par D'Aubigné et dans de nombreux textes patois. Gloss. I, 146.
afichó, s. m.  Affiche, spec, de mariage. Affiche, spec, de mariage. Dé mafajin l'an tó détrachya w'afichó dou maryadzó, des malfaiteurs ont tout déchiré l'affiche du mariage.
afichye, v. a.  Afficher, faire connaître par une affiche. Afficher, faire connaître par une affiche. Van ché marya stou dzò kyeën, chon djya afichya, ils vont se marier les prochains jours, l'affiche est déjà [à la maison communale]; chon afichya à porta dé w'elije hou kyé dion aa a w'adórasyon, les noms de ceux qui doivent aller à l'adoration [aux 40 Heures] sont affichés à la porte de l'église.
afida, -fidae, adj.  Familier. Familier. L'è pa méi afida cómin déean, il n'est plus si familier qu'auparavantFig. Du temps qui s'est remis. L'a ouncó' pa w'êe d'être byin afida, [le temps] n'a pas encore l'air bien remis.
aflijye n.m. Estropié. Estropié. Oun pó°"ró aflijya, un pauvre estropié.
aflijye, v. a.  Affliger. Affliger. || V. r. Fó°" pa tan t'aflijye pó chin, il ne faut pas tant t'affliger pour cela. Part. L'è trwa aflijyé di kyé chon mò tui é parin, elle est trop affligée depuis la mort de tous ses parents.  
aflisyon, s. f.  Epreuve, maladie, misère Epreuve, maladie, misère. Déean can on aié trala ó bën, vwanya é planta, o-n aié rin ky'a atindré, o-n-aié rin a conbatré; ora tó ó tin, oun pou déré tó w'an, tota chôrta d'aflisyon, autrefois, quand on avait travaillé son bien, semé et planté, on n'avait qu'à attendre [la récolte], on n'avait pas à lutter; maintenant tout le temps, on peut dire toute l'année, [on a] toute sorte d'épreuves [travail inconnu autrefois pour lutter contre les maladies et ennemis de l'agriculture] .
afobla v. a.  Couvrir d'un vêtement. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid.  Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid. Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Hé fémawé chon jaméi prou afobléi, ces femmes ne sont jamais assez bien affublées.  Envelopper.   L'aié afobléi a téita,il avait la tête emmaillotée; afobla chin derën e-n-oun papëe, enveloppe cela dans un papier.
afóoua, v. a.  Ereinter. Ereinter. Ha maadi m'a nète afówa, cette maladie m'a beaucoup épuisé. Part, et adj. Yó chéi afówa, je suis à bout de force.
afouéeadzó, s. m.  Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage.A Savièse, le garde-forestier désigne 3 ou 4 arbres comme bois de chauffage, par lot. Chaque arbre porte un numéro inscrit sur le tronc auquel on a enlevé un peu d'écorce. Ces lots sont tirés au sort. Chaque bénéficiaire se charge de l'abattage et du transport du bois à son domicile. Le lot s'appelle échóo (sort); martéoua (marteler) désigne l'action d'enlever l'écorce et d'y marquer un numéro. L'arbre abattu est dépouillé de ses branches, de son écorce et de la cime et traîné au « trait » hors de la forêt.
afrantsi, v. a.  Affranchir (une lettre).  Affranchir (une lettre). Dan j-oun tin iré pa i móda d'afrantsi è wétré, autrefois ce n'était pas l'habitude d'affranchir les lettres; ona ouétra afrantsite, une lettre affranchie.
afraretchye (ch'), v. r.  Se familiariser, s'habituer. Se familiariser, s'habituer. Can charan méi afraretchya, ch'acórdéran prou, quand ils seront plus familiarisés, ils s'accorderont bien; hou dó°" ch'afraretson pa, ces deux ne se familiarisent pas.
afron, s. m.  Affront, avanie. Affront, avanie. Di ché có°" kyé nó j-a fé ché afron, l'a pa méi douja eni ché frota per ënkyé, depuis cette fois où il nous a fait cet affront, il n'a plus osé venir se frotter par ici.
afronta, v. a.  Affronter, braver. Affronter, braver. T'éi pa e-n-éta to d'afronta oun traó dinche, ce n'est pas toi qui es capable d'entreprendre un pareil ouvrage.
afrou, afrouja, adj.  Affreux, horrible. Affreux, horrible. L'è cakyé tso°"ja d'afrou, c'est quelque chose d'affreux; chin l'è pire ky'afrou, cela dépasse toute les bornes.Très avide. Pó peca l'è afrou, pour manger il est terrible. Pour désigner un superlatif. L'è afrou vwéró n'ën falou côré, nous avons dû courir beaucoup. Adv. Horriblement, fort. L'è oun moundó afrou brote, c'est une personne fort laide.
afroujamin, adv.  Affreusement. Affreusement.
afrounta, v. a.  Empiéter sur le voisin. Empiéter sur le voisin. Afrounta ó bën d'otrwi, empiéter sur le bien d'autrui.  Faire du dommage à qqn. Nó j-an nete afrounta, ils nous ont fait beaucoup de tort.Dérivé de front.
agache, s. f.  Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. L'a tórdzó dé j-agaché ba pé ó vèrdjye a mochôo, il y a toujours des pies dans le verger du curé.
agachon, s. m.  Cor au pied, durillon. Cor au pied, durillon. Voui i byin ma i j-agachon, aujourd'hui les cors me font bien mal. || Dérivé de agache.
agasia s. m.  Acacia. Acacia. || Cette forme est répandue en SR et un peu partout en France. Cf. Gloss. I, 85.
agasye, v. a.  Agacer. Agacer.
agié, v. a.  Egayer.  Ch'oun pou pa ó t'agié oun pó°", ché popoun plouré tó ó tin, si l'on ne sait pas l'égayer un peu, ce bébé pleure tout le temps.  V. r. S'égayer, s'amuser. Ché chon byin agia ënsinbló, ils se sont bien amusés ensemble; fóou ché redzooue é ch'agié, il faut se réjouir et s'égayer. || Dérivé de gai.
ago, s. m.  Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. T'ën tré eatsé é dé j-agó, il tient trois vaches et des « agots »; can o-n-a rin kyé dé j-agó, o-n-a pa gran móta, quand on n'a que des bêtes sans lait, adieu le fromage ! Remarquez la loc. tan aryin cómin agó qu'on emploie dans les contrats d'hivernage et qui veut dire que quelqu'un gardera une vache (ou chèvre) aussi longtemps après le vêlement qu'il l'a gardée auparavant quand elle ne donnait pas de lait.
agonié, s. f. Agonie, glas. Agonie, glas. Chon-non w'agonié óra, on sonne le glas, annonce au son de la cloche que qqn vient de mourir. || Syn. fën
agóta  v. a. Goûter, déguster un aliment, une boisson.  Goûter, déguster un aliment, une boisson. Agóta é sti mosca, goûtez voire de ce muscat; dé ha venye n'ën pa jou oun rejën pó agóta, de cette vigne nous n'avons pas eu une grappe pour goûter; to agótéréi a chopa ché l'è prou chawae, tu goûteras la soupe [pour savoir] si elle est assez salée.
agóta  v. n. Ne plus donner de lait.  Ne plus donner de lait. I atse agóté óra, la vache cesse de donner du lait maintenant.
agóta, adj.  Tarie, qui ne donne plus de lait. Tarie, qui ne donne plus de lait. N'ën davwé eatsé agóté, nous avons deux vaches taries; i tchyévra l'è ouncó pa fran agóta, la chèvre n'est pas encore tout à fait tarie.
agou, agwa, adj. et s. m. et f.  Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture. Agou. chon hou kyé tsason a terye foura di j-âtró dé mëndjye é dé bire, [on nomme] «agou» ceux qui cherchent à soutirer aux autres de la nourriture ou de la boisson; l'è dèstra vouéró l'è agou quel vilain parasite affamé; dé bouaté agwé, des  filles   affamées;   dri  ky'o-n-a cakyé tsó°"ja chou ó fwa, ché brot' agou fó°" ky'arouwé, aussitôt qu'on a qqch. sur le feu, il faut que cet écornifleur arrive. Le mot est toujours pris dans un sens défavorable. || Du lat. acutus. Gloss. I, 195.
agrafa, v. a. Empiéter [sur le bien d'autrui].ye.  Empiéter [sur le bien d'autrui]. Agrafa ó bën chou chin di j-âtró, empiéter sur la propriété d'autrui. || Dérober. Ché l'è agrafa kyé pou, dé tsó°"jé kyé chervon pa 'na mêrda, celui-là [sa manie] c'est de dérober tout ce qu'il peut, même des choses qui ne servent à rien du tout. || Syn. ronyachye.
agraféré, s. m.  Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage. Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage.
agrafi, v. a.  Dérober de petits riens. Dérober de petits riens.
agranti, v. a.  Agrandir. Agrandir. Le Gloss. 1,186, donne pour Savièse agrandi qui est faux.
agrapi (ch'), v. r.  S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. I mówé pou pa ch'agrapi, couwwé, can l'è pa fèra, le mulet ne peut pas s'accrocher, il glisse, quand il n'est pas ferré; l'a pochou ch'agrapi é chorti foura dou tórin, il a pu se cramponner et sortir du torrent. S'agrapir a le même sens en afr. Il ne faut pas confondre, comme fait le Glossaire, agrapi et arapi «grimper». Ce sont deux mots différents et qui se distinguent par le sens.
agré , ën agré Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Di kyé l'è ën-agré pecon pa méi é vèrméi, dès que les grains ont pris corps, les vers n'y touchent plus.  Au sens de raisin vert, verjus, aigret, egret, agret sont fréquents en afr. Gloss. I, 187.
agrenye, v. n.  Se donner de la peine, faire des efforts. Se donner de la peine, faire des efforts. I agrenye prou, ma wi roché pa, il se donne assez de peine, mais il n'a pas de succès; kyé agrenye pó pó°" dé tsó°"ja, que d'efforts pour peu de chose; can fó°" agrenye pó ai ó fla, chënblé kyé fó°" pacha, quand je dois faire un effort pour avoir le souffle, il me semble qu'il faut mourir; l'an djya agrenya dó°" có°" pó ó té fótré foura de prejidan, ils ont déjà fait deux fois des efforts pour lui faire perdre la présidence; i peti a nó agreniyé pó aa. amou catsoni, notre petit garçon travaillait pour aller à la montagne comme porcher; ché crwéi bórdon i t'agrenye pó foma, ce petit gamin cherche par tous les moyens à fumer. Origine obscure.
agrojyou, -jyoua, adj. et s. m. et f. Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours.Syn. mâcontin. Dérivé de grouja «se plaindre».
agyélādzó  Accoutrement.n. m.  Accoutrement.n. m. 
ahâa! interj. Ah! c'est cela!   Ah! c'est cela! Equivaut à l'allemand : ja so!
ai  , adv. Oui, bien sûr.  Oui, bien sûr. Aprin t-e byin a w'écó°"wa i vóoutre? - ó ai, votre garçon apprend-il bien à l'école? - oh! bien sûr! Cf. aè.
ai , interj. Aïe ! Aïe ! Ai! to fé ma, aïe ! tu me fais mal.
ai , v. a. Avoir  Avoir. Pr. i', t'a, l'a, n'ën et n'in, vó-éi l'an. Imparf. l'aïó, t'aie, l'aïé, n'aïon, vô-aïé, l'aïon. Fut. l'ari, t'ari, l'are, n'arin, vo-aréi, l'aran. Cond. l'orôo, t'ori, l'ori n'orin, v'ora, l'oran. Prés, du subj. (o)echó, t'(o)eché, (o)eché, n'(o)echon, vo-eché, l'(o)echon.   
ai , v. a. Avoir  Prov. Oun tënté va méi kyé dóou t'aréi, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
ai , v. a. Avoir . Avec un adv. dans de nombreuses expr. Avec un adv. dans de nombreuses expr. Ai foura, sortir qqch. L'a tsasya grantin a ai foura, ma sti l'ïta méi fën, il a cherché longtemps à me sortir le secret, mais j'ai été plus rusé [que lui]. Ai derën, faire entrer: oun pou pa ai derën è eatsé, on ne peut faire entrer les vaches [dans l'étable]. Ai ina, ba, faire monter, descendre. Ai outre: i pa pochou. ó t'ai outr'amijon, je n'ai pu l'amener chez lui. Ai ënséi (voy. ce mot). Ai foura ou simpl. ai, arracher: hé croué j-erbé oun pou pa é j-ai (foura), ces mauvaises herbes ne se laissent pas arracher. Ai ba est une expr. d'arrosage et signifie «succéder immédiatement à qqn dans le droit d'arrosage» dé cwi vó'éi vó ba (w'éivwe) à qui succédez-vous pour l'arrosage?
ai , v. a. Avoir .v. imp. Y avoir.v. imp.  L'a grantin kyé t'éi pa méi enou, il y a longtemps que tu n'es plus venu; van outré tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent jusqu'au dernier.
ai , v. a. Devoir. Devoir. N'ën oun grou âdzó a paé, nous avons une grosse somme à payer.
ai , v. a. Eprouver. Eprouver. Ai fan, avoir faim; ai pouire, avoir peur; ai ma â téita, mal à la tête; ai tsa, fri, avoir chaud, froid.
ai , v. a. Posséder. Posséder. L'a rin, pou pa pédré, il ne possède rien, il ne peut pas perdre; fó°" bati avwe o-n-a ó bën, il faut bâtir là où l'on a le terrain. Prov. Can o-n-a pa, oun pou pa ëntana, quand on n'a pas [de pain], on ne peut pas entamer. 
ai , v. a. Se procurer, Se procurer, óra o-n-a hou pra pó rin, maintenant on peut acheter ces prés pour rien; i jou ha atse pó dóou sin fran, j'ai eu cette vache pour 200 fr.
ajâa, s. m.  Au hasard de, au risque de. Au hasard de, au risque de. Ajâa dé m'achye tsapla, au risque de me laisser couper en morceaux; ajâa dé créea déean kyé peca chin, au risque de (plutôt) mourir de faim que de manger cela. Dans la prononc. rapide on entend souvent aja.
ajâa, s. m.  Hasard, sort, Hasard, sort, iré w'ajâa dinche, c'est le hasard qui l'a voulu ainsi.  
ajarda, v. a.  Hasarder, essayer. Hasarder, essayer. Ch'o-n-ajârdé pa, o-n-a rin, qui ne hasarde rien n'a rien.  V. n. L'è ajarda dé demanda a marya, il s'est hasardé de la demander en mariage. Absol. Chouta ba! - na,ajârdó pa, saute en bas! - non, je ne le tente pas.V. r. Se hasarder, s'aventurer. Fó°" pa ché ajarda chou ha lache, il ne faut pas s'aventurer sur cette glace.
ajardjyou, -ouja, adj.  Hasardeux, osé. Hasardeux, osé. Na, na, féré pa chin, l'è trwa ajardjyou, non, non, ne faites pas cela, c'est trop hasardeux.
ajelon, s. m.  Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise. Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise.
ajin, ajinta Tranchant, aiguisé adj. Tranchant, aiguisé. V. talin.  Astringent en parlant du vin qui dessèche la bouche,
ajosta, v. a.  Ajuster, adapter une chose à une autre. Ajuster, adapter une chose à une autre. Rada ou closyè vwéró tóté é peré chon ajostéi ë-n-ódre, óra é manson ajoston pa méi dinché, meton rin kyé prou de mortchyè, regardez au clocher comme toutes les pierres sont ajustées comme il faut, maintenant les maçons ne disposent plus les pierres avec cette exactitude, ils y mettent en revanche beaucoup de mortier. V. r. S'ajuster.
ajouta Ajouter.v. tr. Ajouter.v. tr.
aki, adj.  Acquis. Acquis. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. S. m. Bien acquis. Chin chon dé j-aki, ce sont des biens acquis, spec, par les époux depuis le mariage.
akipa, v. a.  Equiper, habiller. Equiper, habiller. Fó°" akipa tota ha binda pó a promyere comonyon, il faut habiller toute cette troupe pour la première communion.
akita, v. a. Acheter.  Acheter. Can l'a jou 'na bóna vénindze, é moundó akiton méi, quand il y a eu une belle vendange, les gens achètent davantage.
âle, s. f. Aigle. Aigle.
alijya, -jyae, adj.  Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Can menon de hou grou bran tót'acó°" chou ó pra, fan eni tôt'alijya, quand les gens amènent d'un coup sur le pré une grande quantité d'eau, on le couvre de débris (sable, cailloux,morceaux de bois, feuilles).Dérivé de lëe. Voy. ce mot.
âlon, interj. Allons! Allons! Alon, ache chin, allons, laisse cela! Alon, vweeon, allons, voyons!
âlon, s. m.  Vêtement, habits en général. Vêtement, habits en général. avwe a to metou è j-âlon, té fó°" ai méi dé chwin di j-âlon, où as-tu mis tes vêtements, il te faut en prendre plus de soin; è j-âlon di féité, di dzôvri, les vêtements des jours de fêtes, des jours ouvrables; è j-âlon di chorda, le costume militaire. || Ce mot n'a pas de sens péjoratif.
alte, interj. Halte!  Halte! Aussi alte la! halte-là!
amâa, -âra, adj. Amer. Amer. I cha l'è amâra, le sel est amer.  Fig. Désagréable, dur à supporter.Prov. È j-ansyan l'an tôrdzô de: é méro°"wyé venyon amâré, les vieux ont toujours dit: les amusements deviennent amers [se gâtent].
amacha, v. a.  Amasser. Amasser. Ché pô ama-cha de bën, d'ardzin, celui-là [est un fameux] pour amasser du bien, de l'argent. Récolter. Amacha ó bla, a vénindze, ó fin, récolter le blé, la vendange, le foin. 
amacha, v. a.  Recueillir, réunir quelque part. Recueillir, réunir quelque part. N'aïon tôt'a-macha. ó fin derën a grandze, nous avions amassé tout le foin dans la grange; i fava l'è jou tôt'amacha a prija mâmoura chou ô bën, la fée est allée ramasser toute la récolte, qui n'était point arrivée à maturité. Se dit aussi du bétail. Amacha é eatsé pó arya, rassembler les vaches pour la traite.
amacha, v. n.  Se former, grossir, en parlant d'un abcès. Se former, grossir, en parlant d'un abcès. I cóminsé a amacha, (l'abcès) commence à se former.  Syn. arémacha, remâcha.
amacha, v. r.  Se réunir, se mettre ensemble. Se réunir, se mettre ensemble. Ché chon amacha catr'ou sën de rlôo é chon parti ënsinbló, ils. se sont réunis quatre ou cinq et sont partis ensemble.
amadówą Amadouer, calmer, apaiser Amadouer, calmer, apaiser.v. tr.  Syn. abeouena, adoba.  
amaé,  v. n.    Hésiter,  balancer.  Hésiter,  balancer.  L'a djya on'oura ky'amąé de parti ou traó é parte pa, il y a bien une heure qu'il hésite de partir au travail, et il ne part pas. En parlant du temps. Amaé de balę de plodze, il se prépare à pleuvoir.  
amaé,  v. n.    Menacer, faire semblant de. Menacer, faire semblant de. Chon tò ò dzò apréi amaé avwéi dé galó°", ils sont toute la journée à se menacer avec des cailloux; can l'itą prou ëngrëndjyą, l'a amaeą dó°" tré ādzó d'enį ba, quand il a été bien fâché, il a menacé deux ou trois fois de descendre. Il Apparenté à l'afr. esmayer «mettre en émoi».
aman, s. m. Amant. Amant. Prov. (L. 171). L'a pa ona fęle chën j-amąn, il n'y a pas de fille sans amant. Mot d'importation fr. et peu usité; on dit habituellement í gawąn.
amatōo, s. m., amatoja, s. f. Amateur. Amateur. L'an mena ha ątse ba a fįŗe, l'a dri trówa o-n-amatōo, ils ont conduit cette vache à la foire, elle a trouvé tout de suite un acquéreur.
āmé, s. f. pl.  Ames. Ames. Voy. s. v. arma.
améigri, v. a. Amaigrir, spec, le terrain: Amaigrir, spec, le terrain: ōrdzó améigré pa tan é tsan, l'orge n'amaigrit pas autant les champs; chin l'a prou améigri a vęnye, cela a fort amaigri la vigne.
amélanchyè Amélanchier Amélanchier n. m. {Amelanchier ovalis Medicus). Buisson dont le fruit est le mouson, amélanche. . 
amelóŗą, v. a. Améliorer. Améliorer. Atsetą d'istré pó amelóŗą ó cāfęi, acheter de l'extrait de chicorée pour améliorer le café.
amelóŗą, v. r. S'améliorer, s'amender: S'améliorer, s'amender: oun pou féŗé chin kyé no ou, ché pra ch'ameloŗé pa, on peut faire ce qu'on veut, ce pré ne s'amende pas.
ameloŗasyon, s. f. Amélioration. Amélioration.
amenachye, v. a.  Menacer. Même emploi et même sens que menachye. Menacer. Même emploi et même sens que menachye.
amęnye, s. f. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais.
ameŗetą, v. a.  Mériter.  Mériter. Tsecoun rechį chin ky'ameŗeté, chacun reçoit ce qu'il mérite; l'oŗi pa jou oun méi ameŗeta d'étr'écó, personne n'aurait autant mérité d'être battu.  Absol. I pa ameŗetą, je n'ai pas mérité, dit-on quand on laisse tomber quelque chose en mangeant.  Acquérir des mérites. Fó°" ameŗetą tandjyo ky'o-n-a a vya é a santéi, il faut acquérir des mérites pendant qu'on a vie et santé.  Ameriter se trouve aussi en afr.
ameŗetįn, -tinta, adj.  Qui mérite, méritant. Qui mérite, méritant. To t'éi méi ameŗetįnta kyé ó, tu es plus méritante que moi.
ameŗętó, s. m.  Mérite. Mérite. O`n-a méi d'a-meŗętó, on a plus de mérite; ch'oun fé dé bënfé rin kyé pó être gabą, o`n-a pa d'ameŗętó, si l'on fait des bonnes œuvres uniquement pour être loué, on n'a pas de mérite. || Syn. meŗętó.
ameŗikyįn, -kyéna, adj. et s. m. et f. Américain, -caine. Américain, -caine. Dé pómé ameŗikyéné, des pommes de terre américaines (oblongues). Se dit de qqn qui est parti pour l'Amérique et aussi très souvent de ceux qui en sont revenus. L'è mò'ŗa ou' Ameŗikyįn d'Ormoun-na, l'Américain d'Ormona est mort.
ameryę, v. a. Mirer avec une arme, viser.  Mirer avec une arme, viser. L'a grantin ameryą é l'a mancą a chįba, il a visé longtemps et manqué la cible. Lorgner, guetter. E sti tó ó tin da mécha ameryę ha fémąwa, et celui-ci tout le temps de la messe de lorgner cette femme.
ami, amie, s. m. et f. Ami, amie. Ami, amie. Nó chin dé j-ami avwéi hou wéi, nous sommes amis avec ceux-là.
amiąbló, -ąbla, adj.  Amiable, conciliant. Amiable, conciliant. A w'amiąbló, à l'amiable.
amin, s. m. Amen. Amen. L'è tòrdzó a nó kyé fó°" déŗé amin, c'est toujours nous qui devons dire amen [nous plier] ; chin l'è amin è pwe fornį, c'est une chose entendue, n'en parlons plus; yó i ouncó pa de amin, je n'ai pas encore dit mon dernier mot.
amina, v. a. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Prov. w'adjyó aminé w'âno, l'âge use l'âne, c-à-d. tout s'use avec les années. Le mot n'est plus employé à Savièse que dans ce proverbe.  De miner et du préfixe a; aminer est afr. dans le sens de « détruire, miner ».
amiséné, s. f. pl. Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; cf. v. W. III, 8; Pierreh. s. v. damassine. Le d initial a disparu à Savièse.
amitchye, s. f. Amitié. Amitié. Ché l'a ouncó d'amitchye pór nó, celui-là a encore de l'amitié pour nous.
Amitou, -touja, adj.  Aimable, amical. Aimable, amical. Kyënta dzin amitou ché ómó! quelle personne aimable que cet homme! || Caressant, familier, en parlant des animaux. Kyënté béitchyé amitoujé é mótsé, quelles bêtes familières que les mouches.
amo, s. m.  Amour . Avec un verbe. Fó°" ché w'ârdjye tó ôrtó rin kyé pó w'amo d'ai ona plache pó èntrépója ó féméi, il faut s'élargir tout autour [acquérir de grandes propriétés] rien que pour avoir une place pour déposer le fumier; pó ou'amo de peut parfois signifier le contraire de son sens primitif: pa dé plo brote moundó é ona flâna ch'oun doujé pa eni pó w'amo de rlôo, il n'y a pas de plus méchantes gens et [on reçoit] une gifle si par un sentiment de répulsion, on n'ose venir avec eux.
amo, s. m.  Amour. Amour. Ne s'emploie guère dans ce sens que dans la loc. figée pó w'amo de, pour l'amour de. En faisant l'aumône on dit au pauvre: téi pó w'amo de Djyo ou simpl. pó w'amo de Djyo, tiens pour l'amour de Dieu! 
amo, s. m.  Amour. Par ext. cette exp. signifie «à cause de». Pouwon pa méi ché vêré pó w'amo dou bou, ils ne peuvent plus se voir à cause de l'écurie; chéi pa ch'iré w'amo (ou pó w'amo) dou popoun kyé l'è pa jou amou sti an, je ne sais si c'est à cause du poupon qu'elle n'est pas montée [aux mayens] cette année.
amodiasyon, s. f. Affermage de terres, bail. Affermage de terres, bail. N'ën djya paea w'amodiasyon, nous avons déjà payé l'affermage. || Se dit surtout en parlant de l'affermage des alpages.
amodiatôo, s. m. Celui qui contracte un affermage, un bail. Celui qui contracte un affermage, un bail. Oun pou pa vêré oun méi croyéi bën, é bin! trouwé tôrdzó o-n-amodiatôo, on ne saurait voir plus mauvaise propriété, eh bien ! toujours elle trouve un amodiateur.
amodie, v. a.  Donner à bail, affermer une terre. Donner à bail, affermer une terre. Ha venye l'è trwa rloyin, w'a t-amodié a hou de Gromejwa, cette vigne étant trop éloignée, il l'afferme à ceux de Grimisuat. || 
amodie, v. a.  Prendre à bail, louer. Prendre à bail, louer. N'ën amodia oun corti ba i corti de Chyoun, nous avons loué un jardin «bas» aux Jardins de Sion. Spec. Amodié Prabei, amodier l'alpage de Prabé.
amódó ou a módó, adj. m et f. Assez.Approprié, qualifié. Approprié, qualifié. Crįjó kyé l'oŗį pri o-n-Awemąn pó vwardą é eątsé, ma l'a pa jou dé j-amódó, je crois qu'il aurait pris un Allemand pour garder les vaches, mais il n'a pas trouvé d'appropriés; fó°" pacha avwéi dé tsaréi amódó pé dé rlwa dinché, il faut passer avec des chars chargés avec mesure par des chemins pareils.
amódó ou a módó, adv. Assez Précédé d'un adv. de qualifie. Ché tsapéi l'è fran amódó pòr té, ce chapeau te va justement bien; jostó amódó, tout juste; t'éi arową todri amódó pó tòrną a parti, tu es arrivé tout juste à temps pour repartir. 
amódó ou a módó, adv. Assez Suivi de pò et d'un inf. Amódó pó ché twa, assez pour se tuer; l'è arówą amódó pó deną avwéi nó, il est arrivé à temps pour dîner avec nous.
amódó ou a módó, adv. Assez. Assez. Oudjye pa méi a mé, l'è amódó, ne me versez plus, c'est assez. Syn. prou.
amódó ou a módó, adv. Assez. Précédé d'un comparatif. Fó°" être méi ky'amódó chënpló, il faut dépasser les bornes de la simplicité.
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de la prép. de et d'un subst. Suffisamment de. I amódó dé fi pó cló°"ré ó taon, j'ai suffisamment de fil pour fermer le talon [du bas].
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de pòr et d'un subst. ou pron. Assez pour. Amódó pòr mé, assez pour moi.
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi d'un adj. Suffisamment, assez. Chin l'è amódó péjan pór té, cela est assez pesant pour toi, approprié à tes forces; t'éi jostó amódó vya pó pòrta ha dzèrlóta, tu es juste assez fort pour porter cette hottée.
amódó ou a módó, adv.  Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Can l'an dé vën, châon pa bir'amódó é apréi fan brote, quand ils ont du vin, ils ne savent pas boire avec mesure, et après ils font des folies; cha to pa oudjye amódó, é pa tankyé ton-mé? ne sais-tu pas verser avec mesure, et non pas jusqu'à ce que le vase déborde? Trâle amódó, travailler raisonnablement.
amoją, v. a. et r. Amuser. Amuser. E j-infąn ch'amojaon avwéi hou dó°" tsate a vêr'amoją ó paré, les enfants s'amusaient avec ces deux chats en voyant leur père s'amuser (L., Cah. Folkl. 7, p. 94).  Amoją est un emprunt au fr. Le terme patois est méŗó°"wą.
amòrą,  Part, et adj.  Affligé, penaud, marri. Affligé, penaud, marri. L'a dé có°" kyé part'i fwa, o-n-è tan amòrą dé chin, il est des fois où le feu éclate [où la patience vous échappe], [après coup] on en est tout marri.Dérivé de moró «museau, mufle».
amòrą, v. a.  Emousser une lame ou une scie. Emousser une lame ou une scie. Amòrą ó coutéi, ó fouson, ó berni, a réicha, émousser le couteau, la serpe, la faux, la scie.  
amorti Part, et adj. Engourdi. Engourdi. I bréi l'è prou amorti, le bras est engourdi. 
amorti Part, et adj. Ereinté, fatigué. Ereinté, fatigué. Ché l'è méi amorti kyé w'ątre, celui-là est plus éreinté que son frère; chéi amortįte com'oun flon, je suis sans énergie, sans muscle comme un gâteau.
amorti, v. a.  Couper la force de résistance, ramollir. Couper la force de résistance, ramollir. Amorti a fole pó ó catson, ramollir des feuilles [de coudrier, d'orme] pour le porc. Dans ce sens s'emploie aussi absol. Va fouŗa amorti pó è catson, va ramollir [les feuilles] pour les porcs.
amorti, v. a.  Priver du sentiment. Priver du sentiment. Ché brote có°" ó t'a amorti dri, ce vilain coup l'a privé du sentiment aussitôt.
amorti, v. a. amorti ó fouą, Mater l'incendie;  . Mater l'incendie;  .
amortichyou, s. m.  Instrument pour amortir, assommer. Instrument pour amortir, assommer. L'a balą a sti oun có°" d'amortichyou, il lui a donné un coup d'«amortisseur», capable de l'assommer.
amou adv.  En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. I vën amou óra, il monte maintenant; oun vi pacha sti moundó amou é ba tò w'an, tòrdzó a pya, on voit cet homme monter et descendre toute l'année, à pied; di ouéi amou, depuis là-haut. 
amou adv.  En haut.Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Démąn pąrton tui amou, demain tout le monde se rend dans les mayens ou aux alpages. Un pâtre qui avait passé vingt étés sur l'alpe disait: lolóou amou, Pèróou amou, les troupeaux en haut, Perroud en haut. Avec des verbes de repos. Amou mêįn, amou mountąnye, en haut dans le mayen, à l'alpage; amou a Cópé, en haut à Copé; amou pé a gran dzōo, en haut par la grande forêt; amou en côo, dans le chœur. Par besoin de précision le patois emploie ce mot amou pour indiquer la direction par rapport à celui qui parle: amou dejó ó pon, là-haut sous le pont.
amou adv.  En haut.Amou indique l'orientation: nord. Amou indique l'orientation: nord. È nyówé van amou, les nuages vont du côté du Haut-Yalais.A l'expr. a w'abą, à la descente, s'oppose a w'amou, à la montée. Le Gloss, distingue avec raison les mots amou et iną tous deux signifient «en haut», mais le premier indique une montée moins brusque et moins sensible: aą amou ën Chavyęje, aller à Savièse; aą iną ën Prabé faire l'ascension du Prabé; aą iną ou pįló, monter dans la chambre; aą amou a pënta, aller à l'auberge.  Etym. ad montem.  Voy. damou.
an  prép.  En. En. Ne s'emploie que dans l'expr. fr. an n-avąn! en avant !
an  s. m.  An, année. An, année. O-n-an dé tin, une année «de temps»; dé j-an pertënchį, tardį, des années printanières, tardives; w'an kyé ën, l'an prochain; oun dé hou j-an, une de ces années passées; w'an chédzé, l'année 1816 (année de grande disette); i bón-an, la nouvelle année, le jour de l'an; chouétą ó bón-an, souhaiter l'an; w'an pachą, l'année passée; ché w'an, cette année; vouéŗó a t-e d'an? combien a-t-il d'années? w'an kyé t'éi necou to, l'année ou tu es né. Même expr. en afr. et en provençal dans le sens d'« au temps où ».  Prov. An dé fin, an dé rin, année de foin, année de rien.
āna  s. f. Aune (mesure), Aune (mesure), óŗa mejoŗon pa méi avwéi w'āna, l'è tòt'avwéi ó métre, maintenant on ne mesure plus avec l'aune, tout se fait avec le mètre.
āna  s. f.  Signe de consentement. Signe de consentement. Usité seulement dans l'expr. féŗé ni āna ni comąnda, ni acquiescer ni commander, ne donner aucun signe.
aną, v. n.  Ruer. Ruer. Oun crwéi mówé kyé āné tòrdzó, un mauvais mulet qui rue toujours; dri ky'o-n-ou wi métré ó ba, comįnsé a aną, aussitôt qu'on veut lui mettre le bât, il se met à ruer. || Dérivé de âne.
anāa, s. f.  Nef de l'église, surtout la principale. Nef de l'église, surtout la principale. w'ëncoŗą l'è enou ba ën w'anāa, le curé est descendu dans la nef; ën w'anāa è ban chon méi grou kyé outré i tsapawété, dans la nef, les bancs sont plus grands que dans les chapelles [de l'église]. Į| Du lat. navis. Anāa offre le phénomène de l'agglutination de l'article fém. a avec nāa.
anāe, s. f.  Ruée. Ruée.
anbisyon, s. f.  Passion, Passion,  L'an w'anbisyon dįnche ils ont ce penchant, cette passion; l'è ona trest'anbisyon de fomą, c'est une triste passion de fumer.
anbisyóną, -nąe, adj. Entiché, passionné de. Entiché, passionné de. Chon tan anbisyóną dé ché tsate, ils sont tellement entichés de ce chat.
anbisyou, -syouja, adj.  Avide, cupide. Avide, cupide.
ąncha, s. f.  Anse de panier. Anse de panier.
anchęŗe, s. f.  Enchère. Enchère. L'an metou to choun bën a w'anchęŗe, on a mis tout son bien aux enchères.
ancherye, v. n.  Enchérir, miser aux enchères. Enchérir, miser aux enchères.
ąnda, s. f.  Nourriture consistant en pain et fromage. Nourriture consistant en pain et fromage. Prindé oun mwwêe dé ąnda, prenez un morceau de ce pain et de ce fromage. Désigne spécialement tout ce qui est fait avec le lait dans les alpages ou au village (fromage, beurre, sérac). N'ën rechyou. de plo béwa ąnda da mountąnye, nous avons reçu de très beaux produits du lait de la montagne. Le mot a la même origine que viande (vivenda), mais n'a pas le sens de «viande», il se rapproche plutôt de l'afr. où viande signifiait «tout aliment qui entretient la vie». Gauchat Bulletin VI, 15-17, rappelle que chez Rabelais les champignons sont la «viande des dieux»,et O. de Serres emploie ce mot pour les grains à donner aux pigeons.
andéné, s. m. Dimin. de andįn.  Petit andain. Petit andain.
andįn, s. m.  Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau
andįn, s. m.  Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Épantchyę é j-andįn, étendre les andains [pour les sécher]; Vwéŗó dé j-andįn a to chéą, combien d'andains as-tu fauchés? Andįn dóbló, andain double, se compose de deux andains faits par le faucheur qui, ayant achevé le premier, revient en poussant l'herbe côte à côte.Par ext. Rouleau d'herbe ramassée au râteau, ën pląché dé féŗé dé mwatson l'an fé dó°"tré j-andįn, au lieu de faire des tas, ils ont fait des andains.. Par ext. Tout ce qui est placé en forme de rouleau. Oun grou andįn de crwįjé dé nwé ky'oun balįé moudre avwéi a faŗéna pó féŗé dé pan, un gros rouleau de coquilles de noix que l'on donnait moudre avec la farine pour en faire du pain. || Le f'r. «andain» n'a pas tout à fait le sens de notre patois. Littré le définit: «Etendue que le faucheur peut faucher de pas en pas.» L'origine du mot est discutée.
ąndzé, s. f. Ange. Ange. Dé béwe j-ąndzé, de beaux anges; o-n-ąndzé gardiįn, un ange gardien. Dans cette dernière expr. empruntée telle quelle au fr. ąndzé est masculin.
andzįló, s. m.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe. Chęla i clócon a w'andzįló, ici on donne un coup de cloche à l'évangile; w'andzįló de Chën Djyan, l'Evangile de Saint Jean. Cet évangile, tel que le prêtre le récite à la fin de la messe, joue un certain rôle dans les légendes du Valais: on le récite pour briser la puissance des démons.
anéanti, v. a. Anéantir. Anéantir. Chon itą anéanti déjó a ni, ils ont été anéantis sous la neige.
anei, adv.  Cette nuit prochaine ou présente. Cette nuit prochaine ou présente. Vëndré anéi tāa, il viendra cette nuit tard; l'è djya dodjyouré, l'è prou pòr anéi, c'est déjà minuit, c'est assez pour cette nuit ou ce soir. Le soir, l'entrée de la nuit. Nó partįn anei ou can, nous partons ce soir au camp [service militaire]; l'è arową anéi pé é vwet'ouŗé, il est arrivé ce soir, vers les huit heures.  Même sens dans l'afr. anuit, Gloss. I, 409-10.
anese, s. f.  Anis vert. Anis vert.
ānète, s. m. Dim. de ānó.  Anon, petit âne. Anon, petit âne.
anevyāa, -arda, adj. et s. m. et f.  Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers. Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers.
anfeŗdąn, s. m.  Vaurien, paresseux. Vaurien, paresseux.
anfįn, adv.  Enfin. Enfin. L'a anfįn pochou paé chin kyé diêe, il a enfin pu payer ce qu'il devait.
angle s.f.  Anglais. Anglais. || Le subst. Angle est syn. d'homme riche. Vįvon cómin d'Angle, ils vivent comme des Anglais.  
angle, -gléja, adj. et s.  Redingote. Redingote.
angon, s. m.  Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422. Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422.
anjêe, s. m.  Gros lézard. Gros lézard. O-n-anjêe vè, un gros lézard vert. Cf. anjêrda et tsaplafįn.
anjêrda, s. f.  Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. È j-anjêrdé fan pa dé ma, les petits lézards sont inofîensifs.  Du lat. lacerta qui a donné les formes les plus variées dans tous les dialectes et en provençal.
anjoouse Angélus.n. m  Syn. ënmarya. Angélus.n. m  Syn. ënmarya.
anmą, v.  r.  Aimer, Aimer, ch'oun ché ąnmé pa, l'è mawįjyą dé resta ënsįnbló, si l'on ne s'aime pas, il est difficile de rester ensemble; ché ąnmon a fason di tsën ou cómin i coutéi é i tchyévra, ils s'aiment à la mode des chiens ou comme le couteau et la chèvre.
anmą, v.  r.  Avoir un penchant pour qqch.  Avoir un penchant pour qqch. Anmą ó vën, é bon mwêe, ó traó, aimer le vin, les bons morceaux, le travail. Suivi d'un infln. Fó°"dré ó t'ènvwwéé i j-etuidzó dabó kyé ąnmé pa trale a têra, il faudra l'envoyer étudier puisqu'il n'aime pas à travailler la terre.  Anmą méi, aimer mieux; ąnme to mei w'éivwe ky'ó vën? préfères-tu l'eau au vin? Du lat. amare.
anmą, v. a.  Aimer, avoir de l'attachement. Aimer, avoir de l'attachement. Hou dó°" l'an pa jou d'in-fąn, ąnmon pa hou di j-ătró, ces deux n'ont pas eu d'enfants, ils n'aiment pas ceux des autres.
ānó, s. m.  Ane. Ane. Oun cónyé pa vwéŗó é j-ānó pé Chavyęjé, ché tęnyon fôo chou é mówé, on ne connaît guère les ânes à Savièse, on leur préfère de beaucoup les mulets. Quand qqn passe brusquement des larmes au rire, on dit ce refrain: tsąnta, ploura, bij'ó cou dé w'ānó gri, chante, pleure, baise le derrière de l'âne gris.
anolęŗe, adj.  Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Broun-na l'è anolęŗe sti an, la «brune» est stérile cette année; kyënta mijère, n'ën rin kyé dąvwé eątsé é chon tóté è dąvwé anolęŗé, quelle misère, nous n'avons que deux vaches et les voilà toutes les deux «anolière».  S. f. 
anonsé, s. f. pl. Annonces. Annonces.
anonsyę,  v. a.  Annoncer.  Annoncer.  Se  dit le plus souvent d'annonces officielles ou de journaux.
anową, v. a.  Annuler, abolir Annuler, abolir. I catijyémó l'è itą anową pé è j-écó°"wé, i conféchyon l'è pa itą anowāa, l'enseignement du catéchisme a été aboli dans les écoles, mais la confession n'a pas été abolie.
anplamįn, adv.  Amplement. Amplement. Sti an n'ën anplamįn dé fin pó teni ona ątse de plo, cette année nous avons assez de foin pour hiverner une vache de plus.
ąnpoué, s. f. pl.  Framboises.  Framboises. Nó fó°" aą iną ën Reįęna,wéi l'è tó plin dé j-anpwe, il nous faut aller là-haut à R., là c'est tout rempli de framboises.
ansényąn, s. m.  Celui qui enseigne, maître. Celui qui enseigne, maître. È j-etodiąn é é j-ansényąn chon parti promena, étudiants et maîtres sont allés en promenade.
ansésyon, s. f.  Fête de l'Ascension de Notre Seigneur. Fête de l'Ascension de Notre Seigneur.
ansyąn, -syąn`na, s. m. et f. Vieillard, vieille femme. Vieillard, vieille femme. I récontra o-n-an-syąn é on'ansyąn-na, j'ai rencontré un vieux et une vieille.  Dans une famille, on désignera par ce mot les plus vieux de la maison, grand-père, grand-mère, père, mère, w'ansyąn a nó, notre (grand-)père;w'ansyąn-na a nó, notre (grand-)mère.Au pl. Ancêtres. È j-ansyąn kyé l'an fé ché tórin iron cóŗadźou, les ancêtres qui ont fait cet aqueduc étaient courageux; é j-ansyąn l'an tòrdzó de, les ancêtres ont toujours dit. Formule pour introduire un proverbe. Syn. vyou, vyęle; ansyąn est plus noble et plus délicat.
ansyané, -néta, s. m. et f. Dim. de ansyąn.  Petit vieux, petite vieille. Petit vieux, petite vieille. Ché iré oun dzin ansyané, c'était un joli petit vieux. Qui a un certain âge. i par a nó l'è rin mé tan dzowénó, l'è djya byin ansyané,notre père n'est plus très jeune, il a déjà un certain âge.
antąn, adv.  L'année passée. L'année passée. Antąn n'ën pęskyé pa jou dé vénindzé, l'année passée nous n'avons presque pas eu de vin [vendange]. Peut être précédé de la prép. de. Di antąn kyé l'è parti, nó j-a pa écrį oun chowe ądzó, depuis l'année dernière où il nous a quittés il ne nous a pas écrit une seule fois; de vën d'antąn, du vin de l'année dernière.Le sens «autrefois» n'existe pas à Savièse. Etym. ante-annum. Usité en afr.
antecriste, s. m.  Antéchrist. Antéchrist.
antou, s. f.  Tante. Tante. L'aió dé j-antou outr'a Droun-na, j'avais des tantes à Drône.Du lat. amita qui a donné ante en afr. et anta en Valais. La terminaison saviésane a été influencée par celle du masc. w'aou, l'oncle.
antréi, interj. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français.Dans la Contrée on disait ho°"chya pour annoncer sa présence et celui qui était là répondait ho°"la !
antrin, s. m.  Entrain. Entrain. L'a rin d'antrįn vwi, il n'y a point d'entrain aujourd'hui.
ąntse, s. f.  Hanche. Hanche.
antsemăne, s. m.  Dadais, niais. Dadais, niais. Vwéi vó you pacha amou ché grou antsemąne, avez-vous vu monter ce gros dadais?  Probablement de l'all. Hans avec terminaison man qui est aussi all.  A Grimisuat lantsemąn désigne un homme à la démarche lente.
antson, s. m.  Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. È j-antson chon é dóou mótęi oun pé byéi, les «hanches» sont les deux protubérances des deux côtés du corps; o-n-antson méi iną k'i téita, une hanche plus élevée que la tête (déformation colossale!).
anye, s. m.  Agneau. Agneau. || Syn. mewën.
ânye, v. a.  Engendrer, faire pulluler. Engendrer, faire pulluler. I réichon ânyé è poudzé, la sciure engendre les puces. V. r. Se propager. Pé dé tin dinché ché ânyon è mawé béitchyé, par un temps pareil les mauvaises bêtes se propagent.
anyeouire, s. f.  Brebis bonne pour la reproduction. Brebis bonne pour la reproduction.
ânyeouire, s. f.  Brebis qui a mis bas. Brebis qui a mis bas.
aócą, s. m.  Avocat. Avocat. Can i avouį chin,yó i fé ni oun ni dó°" é pąrtó rąpe ba é w'aócą Ryon, quand j'ai entendu cela, je n'ai pas hésité une minute et je suis descendu sur-le-champ chez l'avocat R., disait un vieux plaideur.
aócatson, s. m.  Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. È Chavyeįąn óŗa fan vivre tui é j-aócatson dé Chyoun, les Saviésans font vivre maintenant tous les mauvais avocats de Sion.
aomą, v. a.  Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, óŗa cômin faŗi ó pó aomą a pipa i oublą é môtsété, comment ferai-je pour allumer la pipe, j'ai oublié les allumettes. Syn. plus usité ënprįndé.
aoną, v. a.  Eclairer, donner de la lumière. Eclairer, donner de la lumière. Atinpó°"dé, vęjó ënprįndé a wantêrna pó vó j-aoną ba pé è j-etsewi, attendez, je vais allumer la lanterne pour vous éclairer dans l'escalier. Par ext. Guider, éclairer au moral. Ché parįn l'a nonąn-t'an é vën fouŗa ënsęi pé la, e t-e pa aoną dou boun Djyo ? cet homme qui a 90 ans vient jusqu'ici, n'est-il pas éclairé par le bon Dieu?
aonbrą, v. a.  Donner de l'ombre, ombrager. Donner de l'ombre, ombrager. Ché nóyè aonbré tropá a vęnye, fó°" wì cópą è plo grouché di brąntsé, ce noyer ombrage trop la vigne, il faut lui. couper les plus grosses branches.
Aondjyę, v. a.  Allonger.  Allonger. Aondjyę ona corda, allonger une corde. V. r. S'allonger. Hou tsouson ch'aondzon tąnkyè n-o ou, ces bas s'allongent tant qu'on veut.
aontchyè, adv.  Volontiers.  Volontiers. Chin ky'oun fé aontchyę coté pa, ce qu'on fait volontiers ne coûte pas.
aonyou , -naouja , s.m. Et f. Flaireur. Flaireur. È j-aonyou chon fou kyè méton ó na pé tóté è j-éijé, les flaîreurs sont ceux qui mettent le nez dans toutes les assiettes ; bougró d'aonyou kyè t'éi, va t'in di per ënkye, vilain flaireur que tu es, va-t-en d'ici! Etymologiquement (du v. aona) c'est celui qui éclaire partout.-
aou, s. m.  Oncle, Oncle, w'aou Fransi, l'oncle François.
aouglą, v. a.  Aveugler. Aveugler. L'è prou aouglą, il est fort aveuglé, il voit très peu.
aougló, -gla, adj. et s. m. et f.  Aveugle. Aveugle. w'aougló F. cha tó féré é cha trówą tui è bócon dou bën, l'aveugle F. sait faire tous les travaux et trouve tous les morceaux de bien.
aoule, s. f. Aiguille, Aiguille, w'aoule dou ba, «aiguille du bât», poinçon très fort pour percer le cuir; aoule de tsouson, à tricoter les bas; é j-aoulé da mótra, les aiguilles de la montre.
aoulon, s. m. Aiguillon d'une abeille, etc.  Aiguillon d'une abeille, etc. Can o-n-ita. mwêe d'ona vwéipa, fó°" terye foura w'aoulon é chochyę a plache, quand on a été piqué par une guêpe, il faut sortir l'aiguillon et sucer l'endroit [piqué].
aparanse, s. f.  Apparence. Apparence. L'a bóna apaŗąnse, les apparences sont bonnes.
apaŗèle, adj.  Pareil. Pareil. L'a falou resta tòta a néi defouŗa pé na fri apaŗèle, il a dû passer toute la nuit dehors par un froid pareil.
apaŗèle, adv.  Autant . Autant . N'ën jou tré brįnté dé vénįndzé rin ky'ën ché tablaŗé. - jaméi apaŗèle, nous avons eu trois «brantes» de vendange seulement sur cette petite place (dit l'un) - jamais autant (répond l'autre). Į| Syn. paŗęle.
apaŗesyon, s. f.  Apparition. Apparition.
apaŗétré, v. n.  Paraître, apparaître. Paraître, apparaître. Apaŗechié dé tin j-ën tin oun moundó, ma dé réista o-n-įŗé tòrdzó chowé, il se montrait de temps en temps qqn, mais en général on était toujours seul. Į| Se dit d'apparitions surnaturelles. I djyąbló l'a apaŗou a sti amou ā dzōo, le diable est apparu à celui-ci là-haut dans la forêt.
apartémįn, s. m.  Appartement. Néol. Appartement. Néol.
apartenį, v. n. Appartenir. Appartenir. Chin nó j-apartën pa, cela ne nous appartient pas. | Į Ce verbe n'est pas d'un usage courant; il est très souvent remplacé par étré a nó, a vó, a rlōo, etc., être à nous, à vous, à eux, etc.
apéichyon, s. f. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Che débarąché pa i pòrmon, ën d-a apéichyon, le poumon [du malade] ne se débarrasse, il s'engorge au fur et à mesure [qu'il peut cracher] .
apéitre, v. a.  Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Cóté pó apéitre é bóté a hou j-infan, c'est coûteux de fournir les souliers à ces enfants au fur et à mesure [qu'ils les usent]; l'a byin balą de plodze é l'a fé byo tin, l'a byin apéichou d'êrba, il a plu souvent et il a fait beau temps, cela a toujours fait pousser l'herbe; ché apéi byin d'ardzįn ou pare, celui-là fournit bien de l'argent à son père; é eątsé l'aįon tan fan ky'oun powįé pa apéitr'ó peca, les vaches avaient tellement faim qu'on ne pouvait venir à bout de leur fournir la pâture; can l'ïtą fouŗa ha éivoue da
apéją, v. a.  Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci! Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci!
apeląé, s. f.  Lutte, phase d'une lutte. Lutte, phase d'une lutte. A promyèŗ 'apeląé l'è i peti kyé l'a ganyą, la première fois qu'ils se sont empoignés, c'est le petit qui a gagné.
apelę, v. a.  Attraper avec adresse, à la course. Attraper avec adresse, à la course. I tsate l'a achyą côrè a rata, ma l'a torną a t'apelę, le chat a laissé échapper la souris, mais il l'a de nouveau attrapée.
apelę, v. a.  Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop
apelę, v. a.  Prendre, saisir. Prendre, saisir. Apelę cācoun pé ó bréi pé ó có°", saisir qqn par le bras, le cou; can tōrnon ba dé w'ècó°"wa apęlon prou a pówįnta, quand ils reviennent de l'école, ils s'attaquent bien à la polenta. 
apelę, v. a.  Voler. Voler. Apęlè tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut.
apelę, v. n.  Coller. Coller. Can è rejën chon mōo e-n-ódré, apęlon è di, quand le raisin est bien mûr, il colle aux doigts.
apelę, v. n.  prendre, saisir Avec un adv. de lieu. Apelę iną, ba, outre, `ënséi, se diriger en haut, en bas, au-delà de ce côté.
apelę, v. r.  Se coller. Se coller. E carte ch'apęlon ënsįnbló can venyon vyélé, les cartes collent ensemble quand elles deviennent vieilles; è mótsé méi moąņąton, mél ch'apęlon, plus les mouches se démènent,plus elles se collent [au gobe-mouches],
apelin, -tinta, adj.  Gluant, collant. Gluant, collant. Sti an è rejën chon déstrą apelin, cette année les raisins collent bien [signe de maturité]. Par ext. Qui dérobe facilement. L'è prou apelin, il a les doigts un peu longs.
aperchivré, v. a.  Apercevoir. Apercevoir. Oun ó t'aperchį pa vwéŗó méi, on ne l'aperçoit plus guère; ó t'an pa méi aperchyoju, on ne l'a plus aperçu. Spécialt. Aperchivré dé mò, apercevoir des revenants; aperchiêé tóté è néi cąkyé tsó°"ja, elle apercevait toutes les nuits qqch. d'insolite.  V. r. S'apercevoir. To t'aperchį pa kyé l'è pó rire, tu ne t'aperçois pas que c'est pour rire.
apetechįn, -chįnta, adj.  Qui a beaucoup d'appétit, vorace. Qui a beaucoup d'appétit, vorace. È catson chon tan apetechįn, les porcs sont voraces.  Fig. Désireux de. Chon apetechįn d'ardzįn hou pó°"ŗó, fan pa de ca dou pan, ces [pauvres] mendiants sont désireux d'argent, ils ne font pas cas du pain.
apetį, s. m.  Appétit Appétit. I djyon prou kyé w'apetį vën ën mëndzįn, on dit bien que l'appétit vient en mangeant; tsasyę d'apetį, voy. s. v. tsasyę (1).   .
apéwą, v. a.  Citer. Citer. Ché vion apewą pó témwįn, ils se voient appelés comme témoins.  Ne s'emploie pas pour «appeler».
apèwe, s. m.  Appel. Appel. I réjyąn fé w'apęwe tui é matën a w'écó°"wa, le régent fait tous les matins l'appel à l'école.
aplacą, v. a.  Mettre, appliquer. Mettre, appliquer. Prov. (L 186). Pó féra parti é dęrdé, fó°" aplacą chou ona vèrdzéta e`n-ardzįn é fér'a crwi chou avwéi de copa, pour faire disparaître les dartres, il faut appliquer dessus une bague en argent et y faire la croix avec de la salive. Mot d'usage réduit.
Apląn. Voy. s. v.  plan. Apląn. Voy. s. v. plan.
aplana, v. a.  Aplanir, niveler. Aplanir, niveler. Hou de Gostën l'an tòt'aplana ché motéi, ceux d'Augustin ont nivelé complètement ce monticule; hou vyou ban iron pa pye aplana, ces vieux bancs étaient à peine rabotés.  Fig. Justifier une chose. L'a tòte enévwa, tôt'aplana, il a tout nié, tout justifié.
aplati, v. a. Aplatir. Aplatir. T'a aplati ó tsapéi ën t'achétįn chou, tu as aplati le chapeau en t'asseyant dessus. V. r. S'aplatir. Chéi pa pòrkyé hou pan ché chon aplati dįnché, je ne sais pourquoi ces pains se sont aplatis comme cela.
apleca Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,   Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,  
apléé, v. a.  Atteler deux bêtes ensemble, accoupler Atteler deux bêtes ensemble, accoupler, ënkye l'è pa i móda d'apléé ona ątse è oun mowé, ici ce n'est pas l'habitude d'atteler une vache avec un mulet. Fig. Engager qqn pour un travail. N'ën pa pochou apléé cācoun pó aą keŗį ché bó°", nous n'avons pas pu engager qqn pour aller chercher ce bois; l'an apléą tóté é bwąté da comona pó nétéé ó chemetchyéŗó, ils ont mobilisé toutes les jeunes filles de la commune pour nettoyer le cimetière; l'a prou é prou demanda tchyè, l'è chwēe kyé ó t'apléon pa méi, il a exigé un prix exorbitant [pour son travail], il peut être sûr qu'on ne l'engagera plus.
apléré, v. a.  Plaire. Plaire. L'a pa pochou apléré a w'aou, il n'a pu plaire à l'oncle. V. r. Se plaire. L'a de moundó kyé ch'apléjon è nyona pāa, il y a des gens qui ne se plaisent nulle part; yó m'aplejïó prou wéi, pour moi, je m'y plaisais bien; ch'iron pa aplé i mêin de Chyoun, anmon méi ó mêin da Dzôo, ils ne s'étaient pas plu aux Mayens de Sion, ils préfèrent le mayen de la Zour.S'accorder (un plaisir, un luxe). Chënblé kyé gąnyon pa tan é ch'apléjon tó chin kyé ou j-ëntsa, il semble qu'ils ne gagnent pas beaucoup et ils s'accordent tout ce qui leur plaît.
aplįn, adv.  Souvent. Cf. plin (a). Souvent. Cf. plin (a).
aplįŗe, s. f.  Rechange. Rechange. Prinjó ona tsemįje d'aplįŗe, je prends une chemise de rechange.
aplon, s. m. Aplomb. Aplomb. Oun fi d'aplon, un fil à plomb. 
apondįn, -dįnta, adj.  Contigu, attenant. Contigu, attenant. È propiétéi chon tòte atenįn, apondįn, les propriétés sont attenantes, contiguës.
apondre, v. a.  Allonger un objet, corde, vêtement. Allonger un objet, corde, vêtement. I corda iré pa prou ondze, n'ën falou apondre ona ryó°"ta, la corde n'était pas assez longue, nous avons dû l'allonger avec un lien d'osier; apondre é bòré di pantaon, allonger les « canons `; du pantalon. Ajouter bout à bout, réunir, faire se toucher. Peŗënkye aponjon tòt'ënsįnbló é grąndzé, é mijon, é racāa, ici on groupe tous les bâtiments: granges, maisons, «raccards»; è mijon chon apondwéi tąnky'a son dou véwądzó, les maisons sont attenantes jusqu'au sommet du village. Absol. Allonger la discussion, répliquer sans trêve. Prov. Ché kyé répon, apon, qui répond, «apond».  V.r. S'ajouter, s'allonger, se toucher. Chën-Dzèrmąn, i Crèta, Prinjyęŗe è Roum`ma ch'aponjon óŗa, St-Germain, la Crèta, Prinzières et Roumaz se touchent maintenant. Gloss. 1,506.
aponsa, s. f. Ajoutage, allongement, rallonge Ajoutage, allongement, rallonge.I tabla iré pa prou wardze, n'ën faloju fer'on'aponsa, la table n'était pas assez large, nous avons dû faire une rallonge.
aponsa, s. f. Soudure, jointure Soudure, jointure, w'aponsa ché cónyé pa pye, la soudure se voit à peine.
apoplezie n.f. Apoplexie. Apoplexie. Voy. s. v. poplezįe.
apòrtą, v. a.  Apporter  Apporter ; Ch'è maryąé, l'è enou ënséi chela é l'a rin apòrtą, elle s'est mariée, elle est venue ici et n'a rien apporté [ni dot ni trousseau]. Part, passé. Porté à, ayant un penchant pour, iron apòrtą pó aa dou bon byéi, ils étaient portés [par leur nature] à aller du bon côté [à devenir de braves gens]; hou dé Na iron tan apòrtą pó ó te féŗé resta avouéi ŗlōo, ceux de Nax penchaient beaucoup pour le faire rester avec eux.
apóstą, v. a.  Appuyer. Appuyer. L'a apóstą ó foję contr'a fénéitra é l'a teryą, il a appuyé le fusil contre la fenêtre et il a tiré.
apóstròfe, s. m.  Freluquet, faquin. Freluquet, faquin. Bougró d'apóstròfe kyé t'éi espèce de freluquet que tu es !  Mot venu du fr. pop. et peu usité.
apótékye Apothicaire Apothicaire,n. f. pharmacien. Néol. Farmasiin.
Apôtre, s. m.  Apôtre. Apôtre. È dódzé j-apōtré, les 12. a.Quidam fâcheux. Pó hou j-apōtré kyé lan rin ky'a gordzé dé bon, m'ën parla mé pa, pour ces «apôtres» qui n'ont de bon que la langue, ne m'en parlez pas.  Ce dernier sens est SR vulgaire.
apoutrónyę, v. a.  Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, littér. «rendre poltron». Ché pó apoutrónyę é tsate, celui-là [s'entend] pour gâter les chats; chéi pa trwa sévéŗó avwéi é į-infąn, ma é j-apoutrónyó pa, je ne suis pas trop sévère avec les enfants, mais je ne les gâte pas. || Mot formé de poltron et du préfixe a.
apréansyon, s. f.  Appréhension, peur. Appréhension, peur. O`n-é pa prou de moundó, can fó°" féŗ'a boyęea, o-n-a w'apréansyon dó°"tré dzò d'avąnsó, on est trop peu de monde [chez nous], quand il faut faire la lessive, on en a peur quelques jours à l'avance; l'a d'apréansyon dé moŗį, on a peur de mourir.
apréi, adv.  Après  indiquant le lieu. A la suite de. Après  indiquant le lieu. A la suite de. Pó pacha chou ó pon yó vaŗi déeąn é to apréi, pour passer le pont j'irai devant et toi tu suivras; rloui l'è i promyę dé w'écó°"wa é yó vęnyó dri apréi, il est le premier de l'école et moi j'occupe la seconde place;-
apréi, adv. et prép. Après  Après.é chapōo venyon è promyę é apréi é tanboŗini, les sapeurs ouvrent la marche  et après viennent les tambours.  Indiquant le temps. Yó partó óŗa, to pou enį apréi, l'a rin kyé préiché, je pars maintenant, tu peux venir plus tard, il n'y a rien qui presse; l'è tòrdzò dįnche: voui l'è dêe è ó dzò d'apréi l'è maądó, c'est toujours ainsi: aujourd'hui il est gai et le jour suivant il est malade; óŗa fó°" trālę vó méró°"wéŗéi apréi, maintenant il faut travailler, vous vous amuserez ensuite. Devinette. Can įŗó peti m'an metou ën ter a; can chéi itą grou m'an teryą pé è pi; apréi m'an metou en w'éivwe, m'an teryą fouŗa é metou chétchyé; apréi m'an tó brecą é j-ó°"ché; apréi m'ènplįon pó é vivįn é pó é mò. -I tsénévô. Quand j'étais petit on m'a mis en terre; quand j'ai été grand on m'a sorti en tirant par les cheveux; après (ensuite) on m'a mis dans l'eau, on m'a sorti de là et mis sécher; et puis on m'a rompu tous les os, après (enfin) on m'emploie pour les vivants et pour les morts. - Le chanvre. 
apréi, adv. et prép. Après. Après. Exprime la pensée, la préoccupation. Ché prįndé apréi, prendre au sérieux. Cf. s. v. prįndé. Exprime la recherche. Démanda apréi cacoun, s'informer de qqn. Prép. avec notion de lieu. sti veniyé apréi ó mówé, celui-ci venait derrière le mulet; l'a torna à cló°"ré a porta apréi lé, elle a refermé la porte derrière elle; i tsasyou l'a teryą apréi a wįvra, le chasseur a tiré après (sur) le lièvre. S'emploie très souvent pour indiquer une occupation. Can l'è apréi ché traó fó°" pa ó té dérindjyę, quand il est occupé à ce travail, il ne s'agit pas de le déranger; aą ou étre apréi w'éivwe, aller arroser [les prés  avec l'eau des bisses];
apréi, adv. et prép. Après. Après. Joint à d'autres particules. D'apréi, d'après: d'apréi rlōo chin che fori pacha dé ha manyęŗe, d'après eux la chose se serait passée de cette manière; d'apréi ó téstémįn, i balįé tòt'ā féna, d'après le testament, il donnait tout à sa femme; nó chin a plindre ënkye d'apréi vwéŗo o`n-é byin fouŗa wéi, nous sommes à plaindre ici en comparaison du bien-être dont on jouit là-bas. E-n-apréi, après, dans la suite. E-n-apréi dé mé, faran cómin odrąn, après moi (a. ma mort), ils feront comme ils voudront. 
apréi, adv. et prép. Après. Après. radą apréi é j-infąn, é béitché, ó fwa, surveiller les enfants, le bétail, le feu; chon apréi féŗ'ó pon, ils sont occupés à construire le pont. Pour indiquer le but. Cōré apréi cacoun, courir après qqn Prép. avec notion de temps. Adon l'an tó prometou, é apréi é j-éwésyon l'an rin tenou, alors ils ont tout promis, et après les élections ils n'ont rien tenu. Usage des plus fréquent, comme en fr Suivi de kyé, loc. conj., après que. Apréi kyé n'aŗįn fé ó fin, nó èrdzéŗįn, après que nous aurons fait les foins, nous arroserons le pré; van ën Amerįkye é tornon apréi kyé l'an to peca, ils vont en A. et retournent ici après qu'ils ont tout mangé [dépensé leur avoir]. 
apréi, adv. et prép. Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.) Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.)
apréi, adv. et prép. Par suite de: Par suite de: e-n-apréi dé chin, l'an falou ba ou trebounąwe, par suite de cela, ils ont dû descendre au tribunal. Per apréi, dans la suite: i avwį déŗé per apréi kyé chon itą ponį, j'ai entendu dire après coup qu'ils ont été punis. Apréi pwe, et puis après: adon ou chënbląé prou dróo, apréi pwe chon prou itą contin, alors cela leur semblait bien assez drôle, mais après ils en ont été contents. É pwe apréi pwe, et puis après: ó promyé cóou l'a ganya ó prose é  pwe apréi pwe l'a tó tòrną a pédré, la première fois il a gagné le procès, mais après il a de nouveau tout perdu.
apréi-dedzoun-ną, s. m.  Après le déjeuner. Après le déjeuner.
apréi-démąn, adv.  Après-demain. Après-demain.
apréi-deną, s. m.  Après-dîner, de midi à'15 h.' Après-dîner, de midi à'15 h.'
apréi-marįnda, s. m.  Après le goûter, de 15 à'18 h. Après le goûter, de 15 à'18 h.
apréi-sën-na, s. m.  Après-souper. Après-souper.
apréivenyįn, s. m. pl.  Descendants, héritiers. Descendants, héritiers. È j-apré^enyįn Varan achebën prou aféŗé cômin nó, les « après-venants » auront aussi leurs peines comme nous.
apremą, v. a.  Amincir. Amincir. Yó poui pa ënplèé ché petsāa s'to apremé pa ó mąndzó, je ne puis me servir de cette pioche si tu n'amincis pas le manche. Dérivé de prën «mince».
aprépaŗą, v. a.  Préparer qqn à la mort. Préparer qqn à la mort. N'ën byin pochou ó t'aprépaŗą, nous avons pu le préparer comme il faut.  Syn. prépara, aprèstą.
aprépaŗą, v. a.  Préparer, mettre en état. Préparer, mettre en état. Mé fó°" aą aprépaŗą pó bale i béitchyé, je dois aller préparer les rations de fourrage pour le bétail; can o`n-aprépaŗé tó chin kyé fó°" d'avąnsó, o`n-oublé rin can vën a parti, quand on prépare d'avance tout ce qu'il faut, on n'oublie rien quand il faut partir. 
aprèstą,  V. r.  Se préparer . Se préparer . Aprésta té pó a mècha, prépare-toi pour [aller à] la messe. || Aprester a le même sens en afr.
aprèstą, v. a.  Apprêter, préparer. Apprêter, préparer. Can sta l'a jou tó aprèstą pó ó te byin rechįvre, sti l'è pa enou  ŗa, quand celle-ci eut tout préparé pour le bien recevoir, lui n'est pas arrivé; aprèsteŗį tó chin kyé fòou pó ó deną, t'aŗéï rin ky'a métré chou ò foua, je préparerai tout ce qui est nécessaire pour le dîner, toi, tu n'auras que à le mettre sur le feu; vęjó aprèstą pó can vëndrąn è j-ovrį, je vais préparer le repas pour le retour des ouvriers.
aprindé  v. a. Faire un apprentissage. Faire un apprentissage. Aprin pó réjyąn, pó prêtre, pó marechąwé, il étudie pour devenir instituteur, prêtre, forgeron.  
aprindé  v. a. Instruire, enseigner.  Instruire, enseigner. T'aprindrį prou a vivre yó, je t'apprendrai bien à vivre, moi; l'a aprį a lère ou nó°"tre, il a enseigné à lire à notre garçon; t'aprindrį a tè condwęre, je t'apprendrai à te conduire.V. r. S'apprendre. Chon pa dé tsó°"jé kyé ch'aprįnjon vįtó, ces choses ne s'apprennent pas vite. Prov. (L. 385) ën ché mètįn, oun ch'aprįn, en s'y mettant, on apprend.
aprindé  v. a.  Apprendre, acquérir une connaissance. Apprendre, acquérir une connaissance. L'a byin aprį a trālę, il a bien appris à travailler. Va rin pó aprįnde, il ne vaut rien pour apprendre. 
aprindé  v. a.  Etre informé. Etre informé. I aprį pye achi ky'įŗé aròwą, j'ai appris seulement hier soir qu'il était arrivé.
aprindé v. n.  Prendre au sérieux, rendre responsable.  Prendre au sérieux, rendre responsable. Ha l'è pa d'aprindé, celle-là n'est pas responsable de ses actes.
aprindé V. r. Se troubler, s'inquiéter. Se troubler, s'inquiéter. Vó j-aprindé pa apréi mé, tornó dótāa, ne vous faites pas de soucis à mon sujet, je reviens ce soir. Voy. la loc. ch'ën prįndé, qui a le même sens. Aprįnde  vient du lat. apprehendere; nous les avons traités séparément,.à cause du sens très différent qu'ils ont aujourd'hui.
aprindé V. r. S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi  S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi Pòrkyé l'a de chin, fó°" pa ch'aprįnd'apréi, iré pó méŗó°"wą, quand même il a dit cela, il ne faut pas lui en vouloir, c'était pour badiner; vó j-aprįndé rin apréi, l'è o-n-infąn ne l'en rendez pas responsable, c'est un enfant; fó°" pa ch'aprįnd' apréi hou peti, il ne faut pas s'en prendre à ces petits 
aprintechādzó, s. m.  Apprentissage. Apprentissage. N'ën bën falou paé w'aprintechādzó, nous avons bien dû payer l'apprentissage.
aprintį, s. m.  Apprenti. Apprenti. įŗ'aprinti còrdanyę, il était apprenti cordonnier.
āprò, āpra, adj.  Apre, âcre.  Apre, âcre. Chin l'a oun go āpró, cela a un goût très fort.
apróprą, v. a.  Nettoyer, rendre propre, récurer. Nettoyer, rendre propre, récurer. Can o`n-a tó forni d'apróprą pé mijon, l'è djya ouŗa dé métré chou ó dęna, quand on a fini de récurer par la maison, c'est l'heure de mettre le dîner sur le feu ; to aprópréŗéi è bóché e-n-ódre dèeąn kyé métré derën de vën nowéi, tu nettoieras bien les tonneaux avant d'y mettre du vin nouveau.  Syn. nétéé.
apróse, s. f.  Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche. Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche.
apróso, s. m.  Approche. Approche. A w'aprósó de w'evêe, à l'approche de l'hiver.
aprósyę, v. a.  Approcher. Approcher. Oun powįé pa ó t'aprósyę, on ne pouvait l'approcher; yó aprósó pa hou moundó, je ne fréquente pas ces gens. V. r. Venir près. Dan j-oun tin, can fajïé prou fri d'evêe, è ou ch'aprósįon di mijon,   autrefois,   quand   l'hiver était très rigoureux, les loups s'approchaient des maisons.
aprósyę, v. n.  Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Vwi l'a pòrtąn pa aprósyą de mijon tó ò dzò, aujourd'hui il n'a pourtant pas paru à la maison de toute la journée; can apróséŗé, l'are cho`n-afęŗé, quand il rentrera, il aura son affaire.
aprówa , v. a.  Eprouver. Eprouver. w'êe da mountąnye wa t'a aprowāe, l'air de la montagne l'a éprouvée.
aprówą , v. a.  Essayer. Essayer. L'a aprówą tui è meŗesęn é tui è rémyédó é l'a rin chervį, il a essayé tous les médecins et tous les remèdes et cela n'a rien servi; l'a aprówą dóoutrę j-otį é l'a rin trową de convenyįn, il a essayé plusieurs outils et il n'en a point trouvé de convenable; aprówa è dé mëndįyę é dé pa tan bire, essayez donc de manger davantage et de moins boire.
aprwejye, v. a.  Apprivoiser. Apprivoiser. N'ën achyą chorti ó tsate déeąn kyè fowéché itą aprwejyą é l'è pa méi tòrną, nous avons laissé sortir le chat avant qu'il ne fût apprivoisé, il n'est plus revenu. V. r. Chon pa dé béitchyé kyèch' aprwéjon, é tsamò, les chamois ne sont pas des animaux qui s'apprivoisent. Part. Kyënta béetchye aprwejyąe, quelle bête familière !
apwéé, v. a. Appuyer, soutenir. Appuyer, soutenir. Ché rlwi m'oché pa apwéeą, foŗôo tsejou, si lui ne m'avait soutenu, je serais tombé.  Fig. Soutenir par son influence. Apréi chin powįon pa prou ché féŗé dé caądé è can l'an nómą ó tsataąn, sti ó t'a pa apwéeą ona męrda, là-dessus ils ne pouvaient assez se faire de mamours, et quand on a nommé le juge, il n'a pas appuyé celui-ci du tout.  
apwéé, v. r. S'appuyer S'appuyer. Pou to pa t'apwéé ëntó ó bâton? ne peux-tu pas t'appuyer avec le bâton?
apwëntchyę     v. a.     Tailler    en pointe, appointerdre pointu le bout des échalas.  Tailler    en pointe, appointer, i maŗechąwe apwëntséŗé ó petsāa, le forgeron amincira [les dents de] la pioche; apouëntchye é pawën, rendre pointu le bout des échalas. 
apwëntchyę     v. n.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. È bla cómįnson a apwëntchye, les blés commencent à atteindre une certaine hauteur.  
apwëntchyę  Part, et adj.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. I sanfouįn iré byin grou, byin apwëntchyą, la luzerne était déj à bien grande, bien élancée.
apwëntchye  v. a.  Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. N'ën pa pochou apwëntchyę ché cortį, nous n'avons pu mettre ce jardin en état de culture; óŗa oun vi tò hou tsan byin chónyą, byin apwëntchyą, maintenant on voit tous ces champs bien entretenus, bien mis en état de culture.
āpyó, s. m.  Ache, céleri odorant. Ache, céleri odorant. Pé è cortį oun trouwé dé j-āpyó, on trouve de l'ache dans les jardins.
arabe, s. m. et adj.  Avare, rapace. Avare, rapace. Fowéché pa itą prou arabe, l'ori pa tan arémachą, s'il n'avait pas été si avare, il n'aurait pas tant amassé [de fortune].  Chiche. Oun gąnyè rin d'être trwa arabe, on ne gagne rien d'être trop chiche. Du fr. arabe « avare » qu'on trouve à partir du XVIe s. et dans beaucoup de dialectes. Gloss. I, 552.
arachena, v. a.  Enraciner. Enraciner. Hé crouēe j-êrbé chon tāmin arachenéi ky'aréiton a tsarowe, ces mauvaises herbes sont tellement enracinées qu'elles arrêtent la charrue.  Fig. Etre très lié avec qqn. Hé tchyévre iron tāmin arachenéi avwéi w'antou kyè réstąwon pa che le réstąé pa avwéi, ces chèvres étaient si attachées à la tante qu'elles ne restaient pas [dans le pré] si elle n'y restait pas.  Araciner «prendre racine» est afr.
aŗādze, adj.  Sauvage.  Sauvage. Ce mot, rare à Savièse, s'y maintient grâce à un conte de fée, où un homme irrité dit à une fée: «aŗādze, chówądze», où le second mot semble expliquer le premier. || Du lat. erraticus, «errant», «sauvage». Cf. Gau chat, Bull. Gloss. IX (1910), 61.
aŗandon, s. m.  Petit morceau de terrain. Petit morceau de terrain. Pó hou crwéi aŗandon dé pra, chon dri peca, quant à ces petits morceaux de pré, ils sont tout de suite «mangés» [n'offrent pas de pâture aux vaches pour longtemps].
arandówa. n. f.  Hirondelle.n. f.  Hirondelle.n. f. 
aŗąnye, s. f. Araignée, toile d'araignée.  Araignée, toile d'araignée. Prov. (L. 240) Aŗąnye dou matën / balé dé tsagrën, ar. du matin donne du chagrin.
arapą, v. a.  Râper avec un instrument. Râper avec un instrument. Arapą è pómé pó dena, râper, au couteau, les pommes de terre [nouvelles] pour le dîner. Ne pas confondre cette expr. avec para é pómé, peler les p. É còrdanyè arąpon ó cwēe avwéi de vērò, les cordonniers raclent le cuir avec des éclats de verre; arapą è bwéi, racler les boyaux.
arapéŗéi, -péŗa, s. et adj.  Qui a la manie de grimper sur les arbres. Qui a la manie de grimper sur les arbres. Hou j-arapéŗéi tsèrąn prou ba ona vwārba, ces grimpeurs tomberont bien une fois.
arapi, v. n.  Grimper. Grimper. Arąpé d'oun có°" iną a son da pêrtse cóm'ona verdząche, il grimpe d'un coup au sommet de la perche comme un écureuil; iŗ oun dé hou kyè van arapi iną chou è mountąnyé, c'était un de ceux qui vont grimper sur les montagnes.
arapon, s. m.  Râpure, raclure. Râpure, raclure. S'emploie presque touj. au pl. È j-arapon di pómé, les râpures des pommes, pellicules que l'on a enlevées en râpant avec un couteau; é j-arapon di bwéi, les raclures des boyaux.
araŗį, v. a.  Eclaircir (un fourré, des semis). Eclaircir (un fourré, des semis). Di kyè pouwon aa amou avwéi ó tsaré pé a Gran Dzōo arąŗon ó bó°", depuis qu'on peut monter avec les chars à la Grand Zour, le bois devient rare, la forêt s'éclaircit.
ārba, s. f.  Aube. Aube. Can vendre w'ārba, to mè desounéŗéi, quand viendra l'aube, tu me réveilleras; w'ārba di tró°"wé, l'aube des truies (noceurs), c.-à-d. très tard.  Se dit aussi du crépuscule dans cette loc. d'on'ārba a w'ątra, d'une aube à l'autre, du matin au soir. Même expr. et même sens en Savoie ârbă (Const.). Le v. arbéé peut aussi s'entendre du crépuscule (voy. plus loin). Du lat. albus. Gloss. II, 103.
arbą, s. m.  Tremble (Populus tremula L.). Tremble (Populus tremula L.). Trinblą cóm'ona fole d'arbą, trembler comme une feuille de tremble.
arbawéta, s. f.  Arbalète. Arbalète.
arbawetį, s. m.  Sagittaire. Sagittaire. Prov. Ch'oun fé a bwęea chou w'arbawetį, l'a tan de poudzé cómin de pi ën téita, si l'on fait la lessive sous le signe du sagittaire, on aura autant de puces que de cheveux sur la tête.  Le mot arbalest(r)ier est afr.
arbéé, v. n.  Faire jour. Faire jour. Arbįé djya, l'aube se montre déjà.Se dit aussi de la nuit qui commence à venir. Can arbiéŗé i néi, nó vaŗįn outr'ën w'elije préé pó ó pare, quand le crépuscule arrivera, nous irons à l'église prier pour [la guérison] du père. || Du mot ārba «aube».
ārbepën, s. m.  Aubépine Aubépine. È j-ārbepën l'an dé broté j-epęné, les aubépines ont de vilaines épines.Aubespin et aubepin sont fréquents en afr., mfr. et jusqu'au XVIIe. Gloss. II, 103.
arbéŗą, v. a.  Planter d'arbres fruitiers. Planter d'arbres fruitiers. Dé dzin pra byin arbéŗą, de jolis prés bien plantés d'arbres.
arbéŗó, s. m.  Petit arbre, arbuste. Petit arbre, arbuste. Ché arbéŗó l'a djya dó°"tré pómé sti an, ce petit arbre porte déjà quelques pommes cette année.
arcaną, v. a.  Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. L'a w'êe d'arcaną a tchyévra a nó, il a l'air de s'attaquer à notre chèvre; ché peti wé ch'achįé pa arcaną, l'aie dabo rébatou è cló°", ce petit-là ne se laissait pas agacer, il avait bientôt «rabattu» les clous.Peut-être apparenté au savoyard arcannâ «réponse outrageante» (Const.).
arche, s. m.  Archet de violon. Archet de violon.
ardelon, s. m.  Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture. Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture.
ardį, ardįte, adj.  Hardi.  Hardi. Ché l'è méi ardį ky'oun bâté de fortse, celui-là est plus hardi qu'une dent de fourche.Interj. Hardi! «Excitation à s'armer de force et à faire preuve de vaillance dans un moment critique, lorsqu'il s'agit, par exemple, de soulever une très lourde charge ou de pousser un char de foin. En pareil cas, chacun crache dans ses mains, se les frotte et crie: ardi !  (Od.). On le dit aussi pour exciter deux gamins qui essaient leurs forces en luttant.
ardjyęsé, s. f.  Hardiesse. Hardiesse.
ardwāze, s. f.  Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé. Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé.
ardzįn, s. m. Argent, métal, Argent, métal, ona tsin-néta d'ardzįn, une chaînette en argent. Prov. (L. 265) Tó chin kyè l'è blan l'è pa d'ardzįn, tout ce qui est blanc n'est pas de l'argent. Monnaie quelconque. Atsetą, paé ardzįn contįn, acheter, payer argent comptant. Prov. Plodze d'avrį \ va mèi kyè tó ôo é w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut mieux que tout l'or et l'argent du pays;
ardzįn, s. m. Argent, métal,  Argent, métal, fouŗa e-n-Ameŗįkye l'a d'ardzįn cómin de pęré pé é vąé, en Amérique, il y a de l'argent comme des pierres sur les routes; w'ardzįn vën pa ba dou ti, l'argent ne vient pas du toit; fó°" aa tsapó°" cómin w'ardzįn vën, il faut aller lentement comme l'argent vient.  Sur les différentes sortes d'argent qui ont eu cours, voy. s. v. crwįtse, chó°", bątse, santįme, fran, ecou.
ardzintą, .-āe adj.p.p. Argenté. Argenté. Chin l'è pa d'ardzįn, l'è rin ky'ardzintą, ce n'est pas de l'argent cela, ce n'est qu'argenté.
ardzintą, v. a.  Argenter. Argenter. óŗa l'an fé ardzintą tó hou vyou tsandewį, maintenant on a fait argenter tous ces vieux chandeliers. 
aŗé, adv.  Alors, dans ce cas, donc. Alors, dans ce cas, donc. S'to ou pa méi aŗé, té préjįntó pa méi si donc tu n'en veux plus, je ne t'en offre plus; porį to pa mè balę oun có°" de man ? - na, pa óŗa -óou aŗé, nó chin pa mèi dé j-amį, ne pourrais-tu pas me donner un coup de main? - Non, pas maintenant. - Oh! alors nous ne sommes plus des amis; aŗé l'è mèi grou kyè Gromejwą, dans ce cas c'est plus grand que Grimisuat. Arį a aussi ce sens en Savoie.
arechënbla, v. a.  Ressembler. Ressembler. Vwéi oun coutéi ky'arechënblé ó myó, vous avez un couteau qui ressemble au mien.  Syn. rechënblą
arechivre, v. a.  Recevoir. Recevoir. S'to ou arechivre o-n-éstacāè, t'a rin ky'a enį ënséi la, si tu veux recevoir un coup de bâton, tu n'as qu'à venir ici. Syn. beaucoup plus usité rechįvre
arécontrą, v. a.  Rencontrer. Rencontrer. Vw'éi vó arécontrą ó pare ën venyįn amou di ó cortį? avez-vous rencontré votre père en remontant du jardin? Syn. Récontra  Arécontrą est rare.-
aŗéita, s. f.  Arête de poisson. Arête de poisson. Fé ën-tinsyon dé pa t'étantchyę avwéi hé aŗéité, prends garde de t'étrangler avec ces arêtes. Barbe des épis de l'orge, du seigle, etc. I frómįn l'a nète de grouché j-aŗéité, le froment a de très longues arêtes. 
aŗéita, s. f.  Arête, crête de montagne. Arête, crête de montagne. Di wéi fan rin kyè chyore w'aŗéita da mountąnyę, de là ils ne font que suivre l'arête de la montagne. Du lat. vulgaire aresta, barbe d'épi.
aŗéita, s. f.  Faîte et angle saillant du toit Faîte et angle saillant du toit. I tsate l'è fran chou w'aŗéita dou ti da grąndze, le chat est juste sur le faîte de la grange.  
arémachą, v. a.  Ramasser. Ramasser. Arémachą ó fin, ramasser le foin.  Syn. de remâcha.
aréną Dérivé de reins. Dérivé de reins. Lefr. aréner se dit d'un bâtiment, plancher, qui s'affaisse (Littré), mais il a le même sens que notre patois chez s. François de Sales, Amour de Dieu, VIII, cap. XI (éd. d'Annecy, vol. II, p. 98) «la perdrix... se présentera à lui et contrefera l'arrénée et boiteuse».
aréną     part. pas.  Se rompre les reins . Se rompre les reins . Di ché có°" l'itą aréną, depuis cette fois il est resté éreinté.
aréną   S. m. et f. Qui a les reins brisés. Qui a les reins brisés. N'ën pri w'aréną a Gróché pó mena ba ó fin di batâa, nous avons engagé l'«aréné» à Grosset pour rentrer notre foin des prés «bâtards».
aréną, v. a.  Rompre les reins, l'échine. Rompre les reins, l'échiné. L'è trwa peti pó ha tsąrdze, fó°" égawemin pa ó t'aréna, il est trop petit pour [porter] cette charge, il ne faut tout de même pas lui rompre les reins.   
arenou, -nouja, s. m. et f.  Homme de taille   écrasée,   chétif. Homme de taille   écrasée,   chétif.  O-n-arenou l'è oun bâché, un arenou c'est un homme de basse taille; oun crwéi arenou, un nain.
arepelę, v. a.  Recommencer, reprendre. Recommencer, reprendre. Nó véjin arepelę de tòrną amou a Chën-Dįyan, nous voulons recommencer d'aller à saint Jean [en pèlerinage à Salquenen]. Syn. repelę.
arésyé, v. a.  Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. De cotoma a Tósin nó arésyin é eątsé, habituellement à la Toussaint, nous mettons les vaches à l'étable. S'emploie surtout au part. pas. I you wéi ona vëntin-na dé eątsé tóté byin arésyéi dou męmó byéi, j'ai vu là une vingtaine de vaches toutes bien rangées du même côté de l'étable.  Par ext. Se dit de tout ce qui est rangé, aligné. L'an tòt'arésyą hou gamin pó balę bire, ils ont mis tous ces gamins sur un rang pour leur verser à boire.Dérivé de ręse « crèche ».
arétą   part. pas. Arrêté. Arrêté. I róódzó l'è arétą di achi, l'horloge est arrêtée depuis hier soir; l'a djya na vouąrba kyè l'è arétą ouéi, il y a déjà un moment qu'il est planté là; i trin di j-Ermęté l'è resta arétą o-n-ouŗa derën ou tounęwe, le train [transportant les pèlerins] d'Einsiedeln est resté bloqué une heure dans le tunnel.
arétą   v.r S'arrêter. S'arrêter. Can chaŗé wanyą, ch'aréitéŗé, quand il sera fatigué, il s'arrêtera; oun pou rin aa d'apréi hou trin, dé có°" ch'aréiton, dé có°" pa, on ne peut compter sur ces trains, tantôt ils s'arrêtent, tantôt [ils ne s'arrêtent] pas. 
arétą, v. a.  Arrêter. Arrêter. Vó arèitéŗéi ó tsaré déeąn a grąndze, vous arrêterez le char devant la grange; ché oun pou pa ó t'arétą a mijon, celui-là on ne peut le retenir à la maison; arétą ó chan, arr. le sang [d'une blessure].  Prendre à gages. L'a djya arétą tui è j-ovrį pó a manouŗa, il a déjà arrêté tous les ouvriers pour la corvée; nó fó°" arétą ó mówę a hou de Dokye pó aa kiŗi ó fin, il faut nous réserver le mulet des Duc pour aller chercher notre foin.  
arétą, v. a.  Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé? Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé?
arétą, v. n.  Cesser. Cesser. To aréité pa tó ó dzò dé crachóną tu ne cesses pas toute la journée de prendre des notes [crayonner]. Se dit absol. De là pluie, de la neige, de la grêle qui cesse. L'a arétą il a cessé de pleuvoir, etc. 
argoché, s. f.  Véhicule à deux roues. Véhicule à deux roues. L'arrière-train est composé de deux pièces de bois dont l'extrémité s'appuie sur le sol. Il s'emploie surtout pour le transport du bois, du foin des régions élevées vers les villages. Oun mené pa méi ó fin pé fachę, l'è tòt'avwéi w'argoché óŗa, on ne transporte plus le foin par «fagots», maintenant tout se fait au moyen de l'« argoché ».  Même mot à Nendaz. Dans certaines localités du Valais on a tsargoché (Randogne).
argochęta, s. f. Dim. de argoché.  Petite «argoché». Petite «argoché».
argochya, s. f.  Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». L'a pa p'oun grou ādzó dé fin wéi, l'a pó'na petita argochya, il n'y a pas pour une grosse charge de foin là, il y a pour une petite charge d'« argoché».
argouze Argouse, fruit de l'argousier.   Argouse, fruit de l'argousier.  
argouzyè  n. m. Argousier (Hippophaë rhamnoides L.). Argousier n. m. (Hippophaë rhamnoides L.).
aŗį, interj.  Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets. Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets.
aridèêche, adv.  Renversé sur le dos. Renversé sur le dos. L'a rechyou oun có°" dé pya dou mówé ou vįntró l'è tsejou é resta aridèêche ona bona vwąrba, il a reçu une ruade du mulet au ventre, il est tombé et est resté renversé sur le dos un bon moment; iŗé wéi aridèêche  ou  pra  apréi  dromį,  il était là couché sur le dos dans le pré en train de dormir.Même mot à Nendaz.
āŗin, s. m.  Hareng. Hareng.eąn can iŗé défindou dé mëndjyę dé tsêe de caŗįma, é moundó che tenyion byin chou è j-āŗįn, autrefois quand il était défendu de manger de la viande pendant le carême, les gens se procuraient beaucoup de harengs.
arindjyę  v. r.  S'arranger, se mettre d'accord. S'arranger, se mettre d'accord. Nó, nó j-arindzin chën prósé, quant à nous, nous nous mettons d'accord sans procès.Se tirer d'affaire. Arindze té cómin to poréi, tire-toi d'affaire comme tu pourras. Ironiquement. Sti có°" nó chin byin arindjyą, cette fois nous sommes dans de jolis draps.
arindjyę, v. a.  Disposer pour la belle apparence.  Disposer pour la belle apparence. L'è tó ò dzò apréi ch'arindjyę, ona vwārba arindze è pi, on'ātra vwārba ó motchyōo, elle est toute la journée à s'attifer, une fois elle arrange les cheveux, une autre le fichu.
arindjyę, v. a.  Ranger, disposer, mettre en ordre. Ranger, disposer, mettre en ordre. Yó l'aïó jostamįn tòte byin arindjyą pé ó pįló, j'avais justement tout mis en ordre dans la chambre.
arindjyę, v. a.  Réparer, raccommoder. Réparer, raccommoder. Arindjyę, a rlwidze, ó berni, réparer la luge, la faux. S'emploie aussi pour remettre en état un membre démis ou cassé. I meŗesën arindzéŗé a tsąnba, le médecin remettra la jambe cassée. 
arindzémįn, s. m.  Arrangement, accommodement.  Arrangement, accommodement. Bin, ché chon arindjyą adon, ma l'itą o-n-arindzémin com'o-n-ātre, iŗé apréi cómin déeąn, si, ils se sont raccommodés alors, mais ce fut un accord comme tant d'autres: c'était après comme auparavant.
arjęle, s. f.  Terre glaise,. Terre glaise, w'arjęle pécha l'è méi mawijyą a déféré ky'i chéi can l'è chéca, é can l'è móouwa parte méima, la terre glaise bleue est plus difficile à effriter qu'un rocher quand elle est sèche, et quand elle est mouillée, elle s'effrite d'elle-même.  Syn. tera pécha «terre bleue».
arjelou, -louja, adj.  Argileux. Argileux.
arlouēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage. Tout cela a cessé d'exister depuis quelques années. Maintenant le lait de chaque vache est mesuré après chaque traite, et un seul homme est chargé de transporter à dos de mulet, depuis la forêt voisine, le bois nécessaire. Dérivé de allodium «alleu».
arlwèą, -ąé, adj.  Maltraité, rossé, malmené. Maltraité, rossé, malmené. Che ché ch'ëngrëndzęché, to fori dabò arlwèą, si celui-là se fâchait, tu serais vite bien rossé. Syn. écó «battu». Se dit de qqn qui est dans une situation difficile: cómįns'a dòrdjyę é n'ën pa dé paraplou, nó chin byin arlwèą! il commence à pleuvoir fortement et nous n'avons pas de parapluie, nous voilà bien arrangés! Du lat. adlocare. Gloss. I, 309, s. v. alòyi.
arlwēe, s. m.  Consort, membre d'un alpage. Consort, membre d'un alpage. Autrefois les arlwēe ou consorts se rendaient à l'alpage pó mejora, pour mesurer le lait que donnait chaque vache à l'ouverture de l'alpage. On disait «van amou parti», «ils montent pour faire le partage» des fruits de l'alpage qui seront distribués à la fin de la saison à chaque consort.-
arlwēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage.  Les consorts avaient là-haut des fonctions qui duraient trois jours. Le premier jour ils transportaient le bois à l'alpage de Sénin (Sanetsch), situé à plus de 2000 m; le deuxième jour ils amenaient les troupeaux sur l'alpe, et on trayait les vaches à 3 h. de l'après-midi; le 3e jour, nouvelle traite à 10 h. le matin ,  puis on pesait le lait des deux traites de chaque vache sur le «livret» (balance), dans une baratte et on notait la quantité: 1 nąpé (10 livres), 1 demi-nąpé (5 livres.), le reste par livres. Rentré chez lui chaque consort savait ce qu'il recevrait du produit d'alpage. 
arlwénó, s. m.  Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Pé Chavyeje l'a d'arlwénó tąnkyè no ou, à Savièse il y a de la grande absinthe tant qu'on en veut.
arma , s. f.  Ame. Ame. Djyan dejié kyé on'arma kit'ó côo can clócon avwéi a métaniŗe, Jean disait que l'âme quitte le corps [d'un mort] quand on tinte avec la [cloche nommée] «métanire». L'âme après la séparation du corps. È j-ąrmé dou pèrgatwéŗó,les âmes du purgatoire; pó ai on'arma kyëntou traó i djyąbló fé! pour avoir une âme quels travaux le diable exécute ! Bale pó ona mècha pó é pó°"ŗé j-ąrmé, donner pour une messe pour les pauvres âmes Individu, personne. Toujours avec négation :  L'aïe pa on'ąrma ën w'elijé, il n'y avait pas une seule personne à l'église; i pa you arma dé Djyo iną pé è batâa, je n'ai pas vu un chat dans les prés «bâtards».  Il y a quelque flottement dans l'emploi de Vr; au pluriel, il manque habituellement, excepté dans le sens de «zeste»; au sg. arma est plus usité que ąma.
arma , s. f.  Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. È j-ąrmé di nwé, les zestes des noix; è j-ąrmé di pómé, la cloison des pépins des pommes.
arma, s. f.  Arme. Arme.
arma, v. a.  Armer, fournir d'armes. Armer, fournir d'armes. L'an arma è chordą ba a Chyoun é chon parti amou a Bręga, ils ont armé les soldats à Sion et ceux-ci sont partis pour Brigue. T. de charpentier. Mettre une armature provisoire pour supporter une construction: trālę pó arma è tsó°"jé cómin è manson, travailler pour armer ces murs comme les maçons.
armadéŗó, s. m.  Dromadaire. Dromadaire.
armądzó, s. m.  Echafaudage provisoire pour étayer une construction. Echafaudage provisoire pour étayer une construction.
armąle, s. f.  Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Kyënté bèwé j-armąlé, quel beau bétail; venyon tsasyę d'aséi ënkye, can l'a pa on'armąle pè è bou, ils viennent chercher du lait ici, alors qu'il n'y a pas une tête de bétail dans les étables.  Du lat. animalia. Armaille, forme secondaire d'almaille ou aumaille, est signalé dès le XIIIe s. Gloss. I, 614.
armonicą, s. m.  Accordéon. Accordéon.
armoryę, s. m.  Armurier. Armurier.
armoun-né, s. f. pl.  Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. On cite encore les armoun-né de la société vinicole de Drône: on y distribuait du vin et un quartier de pain aux non membres du village; tous les enfants présents recevaient un quartier de pain; il en venait de St-Germain, de Grimisuat, de Champlan, etc. È rętsó balįon dé tin j-ën tin de j-armoun-ne, les riches donnaient de temps en temps des aumônes; i dropa di j-armoun-né chin iré prou dé bóna chopa kyè fajïon derën pé dé grouché tsodįŗé: cwijïon derën oun cartį dé atse, é pwè dé pi, dé pewą, la soupe des «aumônes» c'était une excellente soupe qu'on faisait dans d'énormes chaudières: on y mettait un quartier de vache, des haricots et de l'orge pilée.
arnecą, s. f.  Arnica des montagnes (Arnica montana L.). Arnica des montagnes (Arnica montana L.).
arnecrotsé, s. f.  Plaisanterie, taquinerie, sottise. Plaisanterie, taquinerie, sottise. Oun cha pa avwe va tsasyę tóté hé j-arnecrótsé, on ne sait où il va chercher toutes ses sottes plaisanteries; yó pwi pa méi avwere ché di j-arnecrótsé, moi, je ne puis plus supporter «celui des bons mots». C'est le français anicroche mais avec un sens un peu différent.
aróją, v. a.  Arroser avec un arrosoir. Arroser avec un arrosoir. Dótāa fódré aa outré aróją é tsó°", le soir il te faudra aller arroser les choux. Absol. Fransi aroujé jostamin óŗa, François est justement en train d'arroser maintenant. Erdjyę, c'est arroser sans arrosoir.
arójādzó, s. m.  Arrosage. Arrosage. L'è dótāa kyè l'è i tin dé w'arójādzó, c'est le soir qu'est le bon moment pour l'arrosage.
arójąé, s. f.  Arrosage. Arrosage. Sti có°" t'a fé ona bona arójąé, cette fois tu as fait un bon arrosage. 
arójąé, s. f.  Averse, ondée.  Averse, ondée. Can l'è enou i deoujé, chin l'itą on'arójąé kyè conté, quand le déluge est arrivé, ç'a été une averse qui compte.  Arrosée est fr. loc. et SR en ce dernier sens. Gloss. II, 19.
arojyou, s. m. Arrosoir.  Arrosoir.
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures.
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures.
ówa, s. f.  Arolle (Pinus Cembra L.). Arolle (Pinus Cembra L.). L'a dé j-aŗówé iną déjó Prabéi, il y a des arolles là-haut sous Prabé; i bó°" d'aŗówa l'è rétsasyą, le bois d'arolle est recherché, apprécié; é dzêché é é verméi che méton pa derën pè hè bwitéën bó°" d'arówa :les gerces et les vers ne se mettent pas dans les boites en bois d'arolle.  é j-aŗówé l'è dé bó°" omąn, frįjon pa, les arolles, c'est du bois «maniable», elles ne se brisent pas.
arówą, v. n. Arriver Arriver.Comme en fr., arówa s'emploie personnellement et impers. Arowéché chin ky'odré! qu'il arrive ce qu'il voudra ! Arówa a souvent le sens d'atteindre: pó galótą l'a pa oun kyè wi mounté: arouwé a son dou clósyè, pour lancer des pierres il est sans égal: il «arrive» au sommet du clocher; avwéi sta pêrtse arouwó iną contr'ó ti, avec cette perche j'«arrive» jusque sous le toit.
arówą, v. n.  Arriver. Arriver. Se conj. avec être. Prés. arouó,to arouwé, arouwè, nó arówįn, vó arówą, arouon. Fut. arouweŗį, etc. Cond. arouwéŗôo. Le patois joint volontiers à ce verbe un adv. pour indiquer exactement   la   direction   d'où   l'on vient: arówa ba, iną, amou, ënséi, arriver en bas, en haut, arriver de l'est, de l'ouest.
arówąé, s. f.  Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Ha dé damou l'aïe ondzé j-arówéi a weteŗi, notre voisine d'en haut avait onze «arrivées», c.-à-d. que son tour de faire le fromage à la laiterie [qui arrive d'après la quantité de lait que chacun y apporte] arrivait onze fois par saison.  Visite. È vejën chęla l'an jou on'arówąé vwi, nos voisins ont eu une visite aujourd'hui.
aroweną, v. a.  Raviner. Raviner. Ha groucha plodze l'a tòt aroweną é vënyè, cette grosse pluie à raviné complètement les vignes.
arpą, v. a.  Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne. Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne.wéi oun pou prou arpą tąnky'a dó°" sin ątsé, là on peut bien estiver jusqu'à deux cents vaches. S'emploie aussi absol.: óŗa ąrpon ënséi i tsawé déean, maintenant le bétail   se   trouve   dans   les   alpages antérieurs. 
arpą, v. a.  Alper au passif. Alper . Passif. Sénin l'è djya arpą, le Sanetsch est déjà chargé, le bétail s'y trouve déjà. Par ext. Brouter, manger gloutonnement (sens vulgaire). Ché l'è méi bon pó arpą kyè pó trālę, il est plus fort pour manger que pour travailler.  Mot très usité en patois et qu'il ne faut pas confondre avec pòyi qui veut dire seulement «monter avec les troupeaux le jour de l'ouverture de l'alpage».
arpądzó, s. m.  Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne,w'arpądzó pachéŗé vitó sti an, l'a prou fé fri, l'estivage touchera vite à sa fin cette année, il a tellement fait froid.
arpāé, s. f.  Alpée . Alpée .
arpāé, s. f.  Coup de faux, de dent. Coup de faux, de dent. Franselon can va chéé ché pra, fé tòrdzó dé į-arpéi ënséichou ó nó°"tre, quand Francillon va faucher ce pré, il donne des coups de faux sur notre pré (dépassant la limite); hé eątse can arouwon iną é kyè vion ha béwa êrba fan dé bèwé j-arpéi, quand les vaches arrivent là-haut et qu'elles voient cette belle herbe, elles «s'en donnent» à brouter.
arpyó Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu .  n. m.  Éj-arpyó, les galons, 
arsenąwé, s. m.  Arsenal. Arsenal.
arsenikye, s. m.  Arsenic, acide arsénieux. Arsenic, acide arsénieux.
arsole, s. f. Homme ou femme de rien.  Homme ou femme de rien.
artavyęle, s. f.  Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Sti an en d-a te dé j-artavyęlèl cette année y en a-t-il, des rhinanthes !
ąrte, interj.  Halte! Halte! ąrte-la! halte-là! Forme qui s'emploie concurremment avec ąlte et ąlte la.
artè, s. m.  Orteil Orteil  I grou arte, è peti j-artè, le gros orteil, les petits orteils.  Du lat. articulus.
artelōo, s. m. Artilleur.  Artilleur.
artënbąwa, s. f.  La grosse caisse dans la fanfare. La grosse caisse dans la fanfare.
artéwa, v. a.  Atteler. Atteler. Prés, artįwó, to artįwé, artįwé, nó artéwįn, vó artéwą, artiwon. T'éi itą dó°" j-an i j-etuįdzó é to cha ouncó pa artéwą ó mówé, tu as été deux années aux études (collège, etc.) et tu ne sais pas encore atteler le mulet! [disait un paysan à son fils].  
artéwa, v. a.  Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Pòrkyé nó iron wéi pó féré w'elįjé, l'an pa artewą ona pënta, quand même nous étions là pour bâtir l'église, [les gens de la localité] n'ont pas ouvert un débit de vin. Mettre en train. L'a artéoya ó prósé, il a mis le procès en train.
artéwādzó, s. m.  Attelage. Attelage.
arteweŗi, s. f. Artillerie.  Artillerie.
ārtse, s. f.  Bahut .Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. I faŗéna pąché ou taméi é parte ba ën w'ārtse, la farine passe par le blutoir et tombe dans l'a.
ārtse, s. f.  Coffre, bahut Coffre, bahut placé assez souvent devant le lit ou au grenier ; on y serre du linge et des vêtements, et qqf. dans des compartiments spéciaux des objets d'autre nature. I metou é j-alon a té derën ën w'ārtse, j'ai mis tes vêtements dans le bahut.   w'ărtsé de Nówéi, l'arche de Noé. Du lat. area.
artsé, s. m.  Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Oun fé é j-artsé rin kyé ou ródzó dou paį, a w'amęnye é a omąnye, on fait les arçons seulement au rouge du pays [plant indigène], à l'amigne et à l'humagne; pwa è j-artsé, tailler les arçons.
artsebąn, s. m.  Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Oun vi pa méi tan de į-artsebąn óŗa, l'a méi dé ban é dé j-éscabéi, on ne voit plus tant d'« archebancs» aujourd'hui, on voit plus de bancs et de chaises.
artséta bardëncan barólin barósye Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse.  Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse. 
artson, s. m. Dim. de ārtse.  Petit coffre en forme d'ārtse. Petit coffre en forme d'ārtse.
arvéna, s. f.  Arvine, plant de vigne particulier au Valais. Arvine, plant de vigne particulier au Valais. L'a davwé chórté d'arvéna: i groucha arvéna é i petita arvéna, il y a deux espèces d'arvine, la grande et la petite.
arwën-ną, v. a.  Affaiblir, en parlant d'une maladie: Affaiblir, en parlant d'une maladie: dé béitchyé grantin maądé, awën-néi, des animaux longtemps malades, très affaiblis.
arwën-ną, v. a.  Ruiner. Ruiner. Hé vāé arwën-non é comoné, les routes ruinent les communes. 
aryą, v. a.  Traire. Traire. Aryą é eątsé, é tchyévre, traire les vaches, les chèvres; wè j'éi aryéi bónè, elles m'ont donné beaucoup de lait.Absol.