Articlos du mês de octobre, 2008 Motrar ou pas les comentèros | Courtes de cllaviér (anglès)

  • Dzakye 21:13 lo 24 October 2008 Permalink | Reply  

    Pas de crise pour le patois; plutôt le vent en poupe!… 

    Voici toutes les nouvelles fraîches, en vrac, et les projets de patois, les miens, ceux des autres patoisants de l’espace francoprovençal ou arpitan. Ca bouge, en Arpitanie!

    Eric, alias Erix Allobrogios, vient de refaire tout le site d’arpitania.eu que vous pouvez découvrir dans nouvelle mouture « joomla » par le lien suivant. Florian Corradin en a fait la publicité dans sa présentation du patois sur la toile dont vous trouvez les vidéos ci-après: première partie, deuxième partie, troisième partie, où le portail arpitania.eu est présenté.

    Au fait, le présentateur s’appelle Floran Corradin. Il est l’auteur du premier roman écrit en écriture unifiée arpitane (ORB), conçue par le linguiste Parisien d’origine Suisse Dominique Stich). Il s’agit du roman « Lo temps ». J’ai commencé à le lire, et il est vrai que les annotations qui donnent pour certains mots et expressions par trop régionale leurs synonymes dans d’autres patois de l’espace arpitan sont bien utiles. Psychologie arpitane, réflexions sur la mort, la pérennité des valeurs de notre culture, tout y est. Bravo Floran!

    Mes leçons de patois de patois de Savièse avancent; fait jusqu’à la leçon 9 avant le départ en Grèce. Là-bas j’ai continué jusqu’à la leçon 13. Bientôt sur le site… (Demain?). Les enregistrements ont été fait jusqu’à la leçon 41 (le tout). Le texte qui comprend l’alternance de patois et de français est déjà mis en page. Plus qu’à réaliser les vidéos-animations pour Internet – en moyenne 2-3 heures par leçon (tellement de choses à vérifier, corriger, revoir…). Ce qui m’encourage, c’est que désormais une page d’arpitania.eu référence mes leçons. Elle donne en outre accès à l’apprentissage des patois arpitans de Savoie et des Monts du Lyonnais.

    Depuis la réunion internationale du patois à Caréma , je suis en contact avec quelques patoisants Savoyards et à un patoisant de Saxon par « Facebook ».
    C’est un bon complément au forum d’ arpitania.eu. – Au fait, c’est qui ce gulu qui chante l’hymne arpitan sur cette page principale (Merci Eric!).

    On essaie de correspondre en patois; pas toujours facile. Mais comme on peut faire des vidéos et mettre des sous-titres, ça aide! Voir le résultat ci-après:

    Il y a aussi A-M. Sauthier, une cousine, avec qui j’essaie de converser en patois de Savièse; essai d’envoi de message audio ci-après:

    A Carema, j’ai présenté à certains patoisants valaisans le drapeau que j’ai conçu pour exprimer notre volonté d’aider le patois valaisan à se pérenniser. Réactions diverses mais jamais indifférentes. De plus, le drapeau du canton du Valais est probablement protégé légalement; affaire à creuser. Voilà tout de même le projet expliqué ci-après.

    Comme vous le savez peut-être, le drapeau arpitan (francoprovençal) est souvent représenté par une fleur à six pétales.
    Voici par exemple l’image que j’ai trouvée en faisant une recherche simple sur google | images avec le mot « arpitan »:
    drapeau arpitan 1
    En voici une autre:
    drapeau arpitan 2
    Finalement voici le drapeau de l’ EFFEPI:
    drapeau arpitan III
    tiré de la cette page-ci.

    Mon idée était donc de remplacer les étoiles des dizains Valaisans parlant tous le patois à l’origine (8 dizains sur les 13 figurant sur le drapeau) par les fleurs à six pétales représentant le patois (francoprovençal / arpitan).
    Cela donne le blason suivant:
    drapeau de l'arpitan Valaisan.
    Qu’en dites-vous? (Vous pouvez me laisser un commentaire en vous enregistrant sur le site…).
    Résultant probant, n’est-ce pas?

    Un idée de radio arpitane a été énoncée par Marc Bron. Les échanges d’idées sont en cours entre les différents membres du Groupe Interrégional de Travail (GIT). Cette radio viendra-t-elle remplacer, revivifier la radio existante « arpitania 1″ existant déjà sur arpitania.eu à la page suivante ?

    C’est tout pour aujourd’hui.
    A bientôt!
    Je vais essayer de compléter ce blogue plus régulièrement. En tous les cas chaque mois.

    Adjyou! A révêre!

     
    • Claude-Alain Roten 11:38 lo 21 juillet 2010 Permalink

      Je suis heureux d’avoir trouver ce blog. Je cherche pour des analyses statistiques en linguistique à comparer les différentes langues/patois dérivant du latin. J’ai pu trouver sur ce site de l’ONU le texte de la déclaration des droits de l’homme traduit dans une vingtaine de langues/patois: http://www.un.org/fr/documents/udhr/translations.shtml

      Rien en arpitan! Comme des étudiants de Nyon ont traduit ce texte en latin et l’ont transmis au site de l’ONU, exite-t’il un projet similaire pour l’arpitan? Il est dommage que ce texte ne soit pas disponible actuellement car il me permettrait de comparer l’arpitan avec ces proches voisins.

      Un projet de traduction en route?

      Cordialement

      Claude-Alain Roten

    • Dzakye 11:59 lo 21 juillet 2010 Permalink

      Bon jôrn Monsiôr Claude-Alain Roten,
      Sé pas se l’ât ja éta tranlatâ… Mas j’é démanda à Nicole Margot que sât sûrament se un projèt l’è éta enrèyâ (comenciâ) ou pas. Vos rèponjo u ples vito possiblo.
      Mon adrèce de corrièl standard sur patwe.ch l’est: mj@patwe.ch
      L’adrèce de Nicole l’est: n.margot@patoisvaudois.ch
      Tant que d’abôrd (ben-setout)!
      Dzakye Monire (Jacques Mounir)

  • Dzakye 5:52 lo 13 December 2007 Permalink | Reply  

    Compréhension ou poésie? Expression « totale » ou « castration »? 

    L’écriture unifiée est-elle une horrible contrainte ?

    Avec la diversité de nos patois francoprovençaux se pose la question de leur intercompréhensibilité, surtout à l’écrit. La raison d’être essentielle de l’écriture commune est de permettre une compréhension plus aisée entre nos différentes « variantes » de francoprovençal.

    Cependant, l’attachement aux sons d’une langue n’est pas indifférent. On chérit les sons de son propre langage. A tel point que, pendant la lecture des autres dialectes écrits en écriture commune, on préférera leur « surimposer » notre propre prononciation, plutôt que de lui laisser une apparence sonore « neutre ». Autrement dit, même si nos langues francoprovençales ont en commun un même squelette, les locuteurs de chaque variante de patois rechignent à l’idée de considérer ce squelette en tant que tel.

    Ainsi, l’écriture commune, bien qu’un mal nécessaire, reste considéré comme un mal. En effet, nous savons que la poésie de notre propore variante de francoprovençal ne va pas être perceptible par les autres en écriture commune.

    Sommes-nous donc condamnés à n’être que des squelettes, ou à ne parler que de choses « désincarnées » quand nous parlons en écriture commune? Bien sûr, même si nous ne pouvons plus exprimer de sentiments dans l’habillage de notre langue, nous pouvons toujours exprimer nos sentiments dans le contenu de notre message…

    Notre prononciation exprimerait-elle un simple attachement aux proches qui de tout temps ont prononcé la langue de cette manière. Cet attachement procèderait-il d’une attitude rétrograde, par essence conservatrice, « mauvaise »? En d’autres termes, l’attachement aux sons des mots ne constituerait-il qu’une attache infantile?

    Serait-il plutôt un attachement « poétique », musical?
    La poésie c’est la magie de l’union du contenant, les mots tels qu’ils « sonnent », et du message, avec sa logique et potentiellement des accents émotionnels, par exemple l’attachement à des valeurs. Au fait, curieusement, la poésie n’intégre pas la prosodie, la mélodie de la phrase. Les partitions de musique indiquent les diminuendos, les ritenendsos, les crescendos et decrescendos, pas la poésie, étrangement. C’est comme si la poésie voulait bien être de la musique, mais pas trop!

    Une telle poésie en francoprovençal reste possible, même en écriture unifiée. A l’heure du multimédia inhérent au monde des ordinateurs et d’Internet, il suffit de joindre à la poésie écrite en écriture unifiée, le texte récité. Ceci n’empêcherait pas les lecteurs de surimposer « leur » prononciation au texte écrit. Cela donnerait simplement la possibilité d’apprécier une autre poésie. Avant l’écriture unifiée on était obligé de s’intéresser aux sons des textes en d’autres variantes de patois en même temps qu’à leur contenu. Avec l’écriture unifiée et l’apport multimédia, on peut encore faire les deux, sans y être forcé.

    Tout le monde aime la poésie de sa propre langue, liée à sa vie personnelle. Tout le monde n’a pas nécessairement un esprit de linguiste ou de poète intéressé à la poésie d’autres variantes de son parler.

    L’écriture unifiée donne au patoisant une impression de grave dépossession de sa langue. En effet, elle semble réduire son language fleuri et charnu à un simple message en écriture commune. Heureusement, il peut continuer de lire l’écriture commune en « entendant » dans sa tête, ou en prononçant le texte avec sa propre prononciation.

     
c
compose new post
j
next post/next comment
k
previous post/previous comment
r
reply
e
edit
o
show/hide comments
t
go to top
l
go to login
h
show/hide help
esc
cancel