Articlos du mês de janvier, 2009 Motrar ou pas les comentèros | Courtes de cllaviér (anglès)

  • Dzakye 18:22 lo 31 January 2009 Permalink | Reply  

    Tó nówéi! 

     
    • Loren 6:40 lo 2 février 2009 Permalink

      o y é fran bièn él istouâre ! d'é tâ coumpré èn que t'a deût !… ardi z-éfé ! d'alèn pé y arevâr a fâre cârca rièn aouè nôra lènga noum da gueû !
      o y est franc bien cel' istouare ! j'é tot comprês cen que t'as dêt !… ardi s-enfants ! j'alens pués y arevar a fâre quârca rien avuec nôhtra lengwa, nom da gu !

    • Michèle Péringer 12:46 lo 2 février 2009 Permalink

      C'est beau et apaisant. Le rythme de la parole , les intonations, le « visage » d'un autre âge, c'est le passé qui devient présent
      bravo
      Amitiés
      Michèle Péringer

  • Dzakye 9:18 lo 11 January 2008 Permalink | Reply  

    Valeurs humaines et sacrées, à revisiter 

    Faire partie d’une communauté… Être accepté tel que l’on est.
    Avoir du plaisir à être reconnu et reconnaître les autres.
    Un rêve stupide, inavouable, vieux-jeu?
    Certainement pas. La survie économique c’est bien sûr la base,
    mais la « vraie vie », celle qui a de l’importance,
    notre vie profonde, qu’elle soit privée ou publique,
    ce n’est pas sur ce rocher sous-terrain qu’elle se nourrit.
    C’est sur la terre meuble et fertile de notre culture.

    Le vieux temps n’est plus à réanimer, il a passé.
    Il nous reste la mémoire de ce passé et parfois la nostalgie.
    Est-ce que c’est vrai que la vie était meilleure autrefois?
    Certainement pas.
    Certains aspects de ce passé nous séduisent nostalgiquement aujourd’hui,
    mais la vie était bien sûr plus dure autrefois.

    C’est là qu’on réalise que rêver du passé
    c’est un peu rêver à « l’âge d’or »;
    une autre manière de rêver le présent.
    Si seulement on pouvait aller de l’avant en gardant du passé
    seule la « substantifique moëlle » dont parlait Rabelais.

    Ne pas laisser le néant de la standardisation gommer toutes les différences,
    l’indifférenciation et l’indifférence prendre toute la place.
    Notre nature devrait avoir horreur de ce vide,
    mais de manière insensée, l’homme moderne s’en contrefiche.
    « Ca ira, ça ira », son refrain est une berceuse qui lui permet juste de calmer un peu ses angoisses, de mieux gérer le chaos, le manque de repères de sa vie.
    « C’est quoi, l’humain? »: Il l’a oublié.

    Il pense que c’est seulement la liberté, l’égalité, mais il a oublié la fraternité.
    On court, on court et on oublie de réinventer nos communautés.
    A ces communautés, il faut des rituels, des valeurs humaines
    (pas simplement « morales », n’en déplaise à l’UDC ou à Sarkozy),
    tout autre chose que de l’individualisme et du matérialisme.

    Où sont ces fêtes de l’échange autour d’un verre ou d’une fondue,
    où on « réinventait le monde »?
    Trop rares, hélas!
    On passe notre vie à la gagner, et ainsi on la perd, assurément.
    Les amis ne passent pas à la maison, comme ça, en coup de vent.
    On leur attribue une soirée, une ou deux fois par année.
    Les gens courent ne se voient pas, ne se saluent pas.

    L’humanité paraît alors bien mal en point.
    C’est là qu’on se sent presque obligé de rêver du passé,
    et à son humanité qu’il faut défendre aujourd’hui,
    et garder pour demain.

     
  • Dzakye 8:15 lo 23 December 2007 Permalink | Reply  

    Le patois pour forger l’homme de demain 

    J’ai tellement d’idées pour aider le patois à survivre. Mais je me sens si isolé, peut-être parce que je le veux bien ? Non, pas seulement. Les initiatives sont diverses mais peu « rassemblantes ». « Mais qu’est-ce qui est capable de rassembler les gens de nos jours ? », me direz-vous.

    Savièse est en train de changer à grand pas. Dans trente ans, la commune ne sera plus la même. En fait, dans dix ans déjà. Plus personne n’aura connu pendant la moitié de sa vie, la marche à travers les villages pour descendre aux vignes et revenir, l’utilisation du mulet, la boucherie au village, pour tuer le cochon. Ces activités ont façonné une certaine manière de penser et de vivre ensemble. Une manière de boire des verres, aussi, de parler des autres, aussi. On parle des gens, de qui ils sont, de ce qu’ils font, de comment ils vont. On traite la commune ou du moins son village, comme une grande famille.

    Cette vie du passé me fascine. Cette vie est aussi liée à une langue où tout avait un nom, mystérieux, venu du passé lointain, transmis de manière orale de génération en génération et que nous sommes sur le point d’oublier.

    Nous sommes en train de perdre notre autonomie d’homme libre. Ecce Homo, pouvait-on dire d’un Saviésan autrefois. Un homme libre, qui se prend en charge dans sa survie, en communauté et dans la solidarité. Etre Saviésan, ce n’était pas la même chose que d’être d’une autre commune. Savièse était un pays en lui-même, un monde qui tournait tant bien que mal, mais qui tournait, dans les batailles politiques, les jalousies, les cancans, mais aussi la solidarité, la bonne humeur dans l’adversité, le bien-être dans la fête et dans le « beau pays ».

    Que le monde change. Que des dépendances et des liens autres, de toutes sortes, se tissent entre les humains, c’est très bien. Mais des trésors ont été forgés, des tapis d’orient ont été tissés main pendant des siècles et nous les laissons disparaître dans l’oubli, étourdis par la fuite à la consommation et à la facilité de la vie moderne. Plus que jamais, en ce tournant de civilisation, les vieux ont besoin de notre attention. Ils nous permettront de faire le bilan sur notre civilisation, de la scanner à l’aune de cette humanité du terroir, tissée au cours des siècles.

    Quelle humanité hier ?

    Quelle humanité à garder, pour le bien de notre communauté et de chacun ?

    Une humanité à l’échelle humaine, est-il besoin de le préciser ?

     
  • Dzakye 23:07 lo 10 September 2007 Permalink | Reply  

    Chéi ourou! 

    Que de contacts noués, dimanche passé 2 septembre, à la fête cantonale du patois à Nendaz,
    et surtout ce week-end, samedi et dimanche 9 septembre, au “festival international du francoprovençal 2007?.

    L’organisteur à la fois sympathique et efficace, Claude Longre, président des “Amis du Francoprovencal en Pays Lyonnais”, le professeur Martin, vir clarissiumus, capable de synthèse intelligente et visionnaire, Marc Bron, au tempérament fougueux de “faiseur”, Ornella … du Piémont, au sourire et à la gentillesse sans égals, Eric Vernay, un des animateurs du site http://www.arpitania.eu et co-auteur de l’Afére Pecârd, avec Dominique Stich, le locace, concis, précis et intéressant linguiste auteur du “dictionnaire francoprovençal / français – français / francoprovençal” en 2003. Mais aussi Nicole Margot, infatigable bûcheuse du patois Vaudois et locutrice passionnée, sans oublier Alain Favre, enseignant du patois Savoyard et acolyte de Dominique Stich. J’oublie sûrement du monde car en plus tous les noms ne sont pas encore dans ma tête, qui est en tous les cas pleine de souvenirs et d’enthousiasme pour cette riche communauté de passionnés ouverts et entreprenants. Vive le francoprovençal! Bravo à tous ces passionnés passionnants!

    Quantité de documents à mettre en ligne, soit sur la partie “galerie photo” de patwe.ch, soit sur la partie purement “patoise” du site; j’ai enregistré de la musique, des spectacles = fa-sci-nant!

    A tout bientôt!

    Ci-après les Saviésans dansant à Nendaz le 2 septembre, enregistrés avec mon appareil de photo, finalement, car la caméra, après 1h30 de film, a flanché…

     
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