a A , complément d'attribution L'a tó fé porta a mè il a tout fait porter à moi.
a A , Direction vers une personne Pòrta plint'a w'ëncoŗa, ou tsatawan porter plainte devant le curé, le juge.
a A ,  par ext. Exprime la filiation, l'appartenance, la dépendance. Cet emploi est des plus fréquents . Sta l'è i bwata a mè, i féna a Dzojé, i mar'a nó , i féita a Djyo..celle-ci est ma fille, la femme à Joseph, notre mère,la Fête-Dieu
a A .  Rapport de manière    A tsardze có°", a pya nou , teni a min, awënprënma, brinta a rin , góna a dzeron, a raton, a recòon, a tsaoun : Sur les épaules, à pieds nus, se rappeler, à la légère, brante portée à dos d'homme,habit à basques , à quatre pattes, à reculon, au bout.
a A .  Rapport final avec féré :  fér'a chaï : Faire savoir (litt.: faire à savoir;élidé,en plus!).
a à la  :  avec des appellatifs   Aa a mécha, a benerechyon, a gyêra. ,Aller à la messe, à la bénédiction, à la guerre.
a à la : position dans un lieu,  l'è  ā cojena, i cla l'è  ā porta dé mijon,  il est à la cuisine,  la clef est à la porte de la maison.
a A,  Chon arówa a tin po prind'ó trin, â véla , a fën de outon,  Ils sont arrivé à temps pour prendre le train, à la veillée, à la fin de l'automne.
a avoir ; 2è. Et 3è. Pers. Du sing. Du v. Ai,    T'a, tu as; a-to? As-tu? Dzojé l'a fé chin, Joseph a fait cela; a t-e pochou parla?A-t-il pu parler?
a  La,   art. f. sg.  Mena ën tsan a atse, mener aux champs la vache; chò l`è pò a bwata, ceci est pour la fille ; l'è enou a néi da Tósin , il est venu la nuit de la Toussaint.
ā  au datif contraction de a la A la Bale chin  ā mare, donne cela à la mère. Cf.i
a ! Ah!   interj.marquant l'impatience   A ! Ache mé dé répo°": Ah! laisse-moi du repos!
a bąda, voy. abąda; Bétail libre, non attaché. Bétail libre, non attaché.
a bóna  s.f Bonne récolte Le sens de ce mot est fort divers  selon le  subst.   qui  a été sous-entendu.   Bonne  récolte:   dé j'abregó paré, kyè l'aïé a bóna, des abricots, il paraît qu'il y en avait beaucoup. Nous n'avons peut-être dans cet exemple qu'une  extension de l'expr. ai a bóna, être de bonne composition, de bonne humeur: vwi fó°" ó t'achyę trankiló, la pa a bóna, aujourd'hui il faut le laisser tranquille, il n'est pas de bonne humeur.-
à deriŗemin, adv.  A la fin. A la fin.
ā dōo  Loc. adv. fréquemment et régulièrement: fréquemment et régulièrement: ha tó vën ā dōo, cette toux vient persévéramment.
A ouaba, loc. adv.: à la descente   è rlouidzé van vitó ouéi, l'è prou a ouaba; les luges vont vite, ici, c'est assez en pente! Son opposé est a w'amou : à la montée,.
a prép. à  Dans le rapport de lieu, a est très souvent renforcé par un adverbe : Va ba a chyoun fér'ó martchya, il va en bas à Sion faire le marché; outr'a Droun-na , en-là à Drône; ina a Mountèlè en-haut à Monteiller.Cet adv. sert à désigner l'endroit exact par rapport à celui qui parle. Dans cet emploi, "a" est très souvent remplacé par " ën". Cf. ën. 
a roba En roulant. En roulant.
ā tabla, loc. adv. A table. A table.
a tôo é a dri A tort ou à raison A tort ou à raison
A tson vélą  ( tsaoun, tsaon ?? ) A la fin de la veillée. A la fin de la veillée.
a tsouson bréca loc.  A chaaussure cassée (litt. ) Ce mot ne se rencontre que dans l'expr. ómó é i féna a tsouson bréca, qu'on dit quand on voit un homme et une femme non mariés ensemble aller l'un à coté de l'autre.
A vóouą A la volée. A la volée.
A6A tsocata v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca. v. tr. Boire, plutôt en cachette. V. tsoca.
aa Aller , avec un déterminatif substantif   Aa parin, marin-na : Aller parain, maraine
aa Aller ,marcher sans complément,aller, partir    reskyé pa kyé vaechó; : risque pas que j'aille
aa Aller à Saint Barthélemy à Nendaz   Aa a Chën Bèrtami 
aa Aller, marcher   Aller, marcher  Impératif :Va, vajin ou vejin  : Va, allons
aa Aller comme dans le vieux français signifie aller en pèlerinage.  Aa i j-Ermeté Aller aux Ermites (en pèler. à Einsiedeln).
aa  Aller  aa ou tsan :Aller labourer les champs avec la charrue.
aa  Aller  Aller   aa  ā manoura (voir ce mot), : aller à la manoeuvre
aa  Aller  Aller   aa ën tsan : conduire au pâturage
aa  Aller  L'a pri ó rémyédó é l'è jou mindró : il a pris le remède et s'est allé plus mal
aa  Aller  Proverbe Plan va , rlwin tsemené :à plat va, loin chemine
aa  Aller  van pa grantin a crééa :ils ne vont pas très long avant de crever (faire faillite).
aa Aller     Ou on aa che froston hou j'ënstromin. : Au long aller, avec le temps ces instruments s'usent.
aa  Aller ,marcher , sans complément,aller, partir     Cha ouncó pa aa méimó;: il ne sait pas encore marcher
aa  Aller ,marcher sans complément,aller, partir   chè achye aa: Se laisser aller
aa Aller à Saint Jean (Salquenen)  Aa amou a chën Djyan  (Salquenen) 
aa  Aller avec un adv. ou une prép . Aa vïa :aller loin, partir
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa a pya nou : aller pieds nus
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa contr'ó byó :aller contre le beau(temps)
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Aa outr'ënséi:aller outre en-çà
aa  Aller avec un adv. ou une prép. Va chou é vënt-an : il va sur les vingt ans.
aa  Aller, marcher   Part.passé : jou : Allé, été
aa  Aller, se porter     Cómin vó va t-e : comment allez-vous
aa  Aller,convenir, être bon à    Chin rlwi va cómin'na chonale a oun tsën :cela lui va comme une sonnette à un chien.
aa  Aller,convenir, être bon à    Va pa dé trālé óra ba pé é sewi, chonalon twa é bóché :ça ne va pas de travailler maintenant à la cave, les tonneaux sonnent trop (disait un vigneron après une récolte de misère ).
aa  Aller , avec un verbe. Prov. Fó°" pa ché deveti dééan ky'aa dromi  :Il ne faut pas se déshabiller avant que d'aller dormir.
aa   Aller ,marcher sans complément,aller, partir  i pou pa méi aa ; : Il ne peut plus aller
aa    Aller , avec un déterminatif substantif  Aa chorda , vawé, noura : Aller soldat, valet, rester comme belle-fille chez ses beaux-parents.
aa    Aller, marcher   Part.prés., ën awin; : en allant
aa    Aller, marcher   Subjonct. prés.: kyé vajechó, ou vaechó.:que j'aille
aa ën deri. Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé
aa v.n. Aller, marcher       Imparfait : vajïó,etc. : J'allais etc.
aa v.n.  Aller, marcher   Cond. présent  Vaŗôo, to vaŗi, vari, no vaŗan, vo vaŗi, vaŗan. :J'irais, tu irais, il irait, nous irions, vous iriez, ils iraient.
aa v.n.  Aller, marcher   Fut. Vaŗi, to vaŗéi, vaŗé.  :J'irai, tu iras, il ira
aa v.n.  Aller, marcher       Présent.: vejo, to va nó vajin (ou nó vejin), vó aa, i van. :Je vais, tu vas , nous allons, vous allez, ils vont.
aa! Interj. attention! Aa! S'to féi chin t'aréi a fér'avwéi mé !Si tu fais cela , tu auras  à faire à moi ! Indiquant la menace.Attention ! 
tósèté Petit garçon sot.Dimin. de tóse. n. m. Dimin. de tóse. Petit garçon sot.
ab Ab  nom sans signification que l'on donne à un des joueurs au jeu des gages.
aba !  Ah bah !  Interjection exprimant une forte négation, une impatience, une répulsion   Aba! Kyé t'éi enoeou ; aba! Va t'in 'ra : ah! Que tu es ennuyeux! Ah! Va t'en maintenant!
aba ! En bas, adv.      Cré cómin i cavwa di véi, aba: Il grandit comme la queue des veaux , en-bas.
abachye v.n. Abaisser, faire descendre le lait dans les trayons pour faciliter la traite. Ky'ou t-e fér'amou mountanye, can cha pa choweminte abachye! : que veut-il faire en haut à la montagne quand il ne sait pas seulement abâcher! On entend quelques fois le tr. Abachye é atsé, "abaisser" les vaches
abada ( ch' ) v.pr. S'ébattre , au sens fig. S'abandonner, se laisser aller au découragement.  Yó m'abadó pa:Moi je tiens ferme, je ne me décourage pas!
abada ( ch' ) v.pr. : S'ébattre, prendre son essor, errer, courir à l'aventure.          Ir'i bwata pó mé mena, powïó pa aa m'abada.  c'était la fille pour me mener, je ne pouvais pas courir à l'avenmture  (tout seul; c'est un malade qui parle).
abada ou bada, adv. Se dit du bétail qui est libre, non attaché.   È tchyévré chon étatchyéi, ma è atsé chon tó ó dzó abada:Les chèvres sont attachées mais les vaches sont libres tout le jour.
abadi.-ite : coureur.-euse (particulièrement de nuit)   Kyën brote abadi ! Kyënta abadite ! . Quel vilain rôdeur! Quelle coureuse!
abai  abbaye  N'est guère employé que dans l'expression : w'abai dé Chën-More : l'abbaye de Saint-Maurice
abajou n.m. abat-jour de lampe abat-jour de lampe
abandon n.m. abandon n.m .Litt.Usité surtout dans l'expression a ou'abandon; l'è tòt'a w'abandon ba pé ché séwi ; l'an tòt a w'abandon pé Sénin.: à l'abandon; c'est tout en désordre en-bas par cette cave.les (pâtres) n'ont pas besoin de garder les troupeaux au Sanetsch.
abandona v.t Abandonner.  L'a abandona fèn'é j'infan é l'è parti ën-Amerikye  : il a abandonné femme et enfants et il est parti pour l'Amérique.
abandona v.t.  Abandonner. Laisser seul   ó t'abandouné pa oun móman : elle ne le laisse pas seul un moment.
abasta Calmer, mâter: L'a méi dé traó, l'è abasta óŗa  i mówé :Il a plus de travail, il est maté maintenant le mulet. ;
abasta v.pr. Calmer, mâter: iŗé tan fyè pó parti ba, ma can l'a jou pòrta a brinta tan kyé dó tā, ché prou abasta : Il était si fier (le matin) pour descendre, mais quand il a eu porté la brante jusqu'au soir , il s'est bien calmé.
abatardi  Abâtardir .L'an achya tòt'abatardi fou byó pra.: ils ont laissé s'abâtardir complètement ces beaux prés.
abatou.-âe, adj, Abattu.-e    óra apréi chin l'a pa méi pochou trâle vwéró ir'abatou. : Affaibli au physique ou au moral:maintenant après cela, il n'a plus pu travailler tant il était abattu, découragé.
abatré v.t Abattre.   Abatré è pómé   : faire tomber les pommes.
abêe n.m. Abri, endroit pour passer la nuit. iré retsó é l'a achyaè j'infan chën abêe:il était riche et (pourtant) il a laissé ses enfants sans un abri, c.-à-d. Sans une maison.
abéi n.m.  Abbé   w'abéi Bride: l'abbé Bridy ,  néologisme fort peu usité.
abele v.t. Habiller, vêtir    Moins usité que veti
abelémin n.m.  Habillement, habit. Le mot ālon est beaucoup plus en usage.
abéra  v.a. abreuver , donner à boire en parlant du bétail. donner à boire en parlant du bétail.
abéra v.a. Boire   è vāè cho tan cowinté anéi , oun pou pa abéra è eatsé, fó°" aa bale bir'ou bou; va mena abéra è eatsé !: Les routes sont tellement glissantes ce soir, on ne peut pas conduire les vaches à l'abreuvoir, il faut leur apporter à boire à l'étable; conduis abreuver les vaches!
abéra v.a. Boire Donner à boire abondamment à quelqu'un Dé moudo dinche i fodri é j'abéra pó kyé fouechon contin : :les gens de cet acabit, il faudrait les abreuver, pour qu'il soient contents!
abéra v.r. : Boire    I plache kyé venyon ch'abéra :la place où elles viennent s'abreuver.
abéravwa loc.adv. En désordre, dispersé en tout lieu.      L'è tòt abéravoua pé a tsambra; rlwi l'è ò mwin ën têra benite, ma è j'âtro chon tòt abéravwa  : c'est tout en désordre dans la chambre; lui repose au moins en terre bénite(dans ce cimetière), mais les autres (morts) sont dispersés dans tous les coins.
abèrdjye v.t. :  Héberger, loger et donner à manger à qqn.; donner l'hospitalité. L'aran n'a brota po abèrdjye tui hou moundo; tui dé mijon nouwé can chan djya byin abèrdjya. Ils auront une difficile pour héberger tout ce monde: ils ont tous des maisons neuves alors qu'ils sont déjà logés!
abêrdzó n.m. Gîte, endroit où l'on est hébergé. L'aïé tan dé moundó ha néi , l'a prou dé hou kyé l'an falou aa tsasye o'n abêrdzó atra pā .  : Il y avait tant de gens ce soir , plusieurs ont dû aller se faire héberger ailleurs.
abétchyé v. Empiéter sur..., Pencher fortement d'un côté.      abétchyé l'è rówdjye, avansye, can oun pou acrotchyé cakyé tsó°"ja; pó féré ché tsawé, l'a rin fé ky'abétchyé chou chin dou coumoun.   "abêcher" c'est ronger, empiéter quand on peut acaparer quelqur chose; pour bâtir ce chalet, il n'a fait qu'empiéter sur le territoire communal.
abétchyé v. Flatter quelqu'un pour extorquer quelque chose. abétchyé  chin l'è aa pé câcoun, ché fróta pó terye foura cakyé trso°"ja vouéró é t-e enou per-ënkye abétchyé , po ai ha mitchya dé grandze! "abêcher", c'est c'est aller chez quelqu'un,  c'est se frotter pour lui soutirer quelque chose; que de fois il est venu par ici ,nous flatter pour avaoir cette moitié de grange !
abetouda n.f. Habitude   w'abetouda fé bócó°"; syn plus usité ; cotoma : l'habitude fait beaucoup; syn.:coutume
abetowa v. Habituer   accoutumer est plus usité.Acotoma est plus usité
abetro n.m. Hôte, celui qui reste avec qqn., qui va chez les autres Charan continté hé da Vwespela d'étré dèbarachyèi dé hou j'abetró; elles seront contentes, celles (les femmes) de la Vuispille, d'être débarrassées de ces hôtes.
abétséi n.m. Alphabet.     L'è jou tó w'an a w'écó°"wa é cha pa  w'abétséi   Il est allé toute l'année à l'école et il ne sait pas l'abc.
abewena Apaiser, calmer, amadouer wi paea oun vëró pó o t'abewena: je lui ai payé un verre pour l'amadouer.Cf. adoba
abi n.m. Habit des confrères du Saint -Sacrement ; la confrérie elle-même.  L'è vwi kye ché méton dé w'abi;  C'est ajourd'hui qu'ils reçoivent l'habit.Cet habit comprend une espèce d'aube allant jusqu'aux genoux, la cingule et une cape pointue couvrant la tête complètement et n'ayant que deux trous pour les yeux.
abi n.m. Habit, vêtement quelconque. Proverbe : L'è pa w' abi kyé fé a bonta , l'è w'abi kyé fé òmò. Ce n'est pas l'habit qui fait la bonté; c'est l'habit qui fait l'homme.
abiló, abile, adj.  Habile, adroit, actif, surtout celui qui fait vite quelque chose.  L'è abiló pó trāle, il est habile au travail, il travaille avec dextérité.  Prov. Abiló a tabla, abil'ou traó, celui qui fait vite a table, fait aussi beaucoup de besogne.
abima, v. a.  Abîmer, gâter considérablement un objet.  Hou j-infan abimon tòte, les enfants gâtent tout; hou kyé van êrdjye l'è rwidó vwéró abimon è vâé, ceux qui vont arroser, c'est terrible comme ils abîment les chemins [en y faisant passer l'eau].
abima, v. r.  Se meurtrir.  Oun ch'abimé è man avwé hou brote j-oti, on se meurtrit les mains avec ces vilains outils.
abiméréi, -méra, s. m. et f.  Qui casse ou gâte tout.  Chervé rin d'atseta dé byo j- ālon a hou j-abiméréi, il est inutile d'acheter de beaux habits à ces enfants qui gâtent tout.
abinistra, v. a.  Administrer l'extrême onction.  Yè l'an abinistra ó vejèn a nó, hier on a donné les derniers sacrements à notre voisin; can w'ëncora va abinistra cācoun,
abita v.a. Habiter Habiter
abitabló.-abla , adj. Habitable. Chon pa dè j'éitró abitabló Ce ne sont pas des locaux habitables.
âbló adv. Absolument, vraiment.  L'a ābló rin dé vénindzè sti an il n'y a absolument pas de vendange cette année. N'est guère usité que dans les expressions négatives.  âble, adj., est fréquent en afr. dans le sens de habile, convenable, favorable.
abó°", adv.   Se dit d'un vase retourné sur son orifice. Dabo kyè t'a bwééa a brinta, mé wa abó°" pó chétchyé,  D'abord que tu as lavé la brante, mets-la sur son orifice pour la sécher.
aboja v.n. Abuser. Chon pa dè tso°"jè kyé fo°" aboja Ce ne sont pas des choses dont on puisse abuser.
abòkye ou a bòkye, adj.      Se dit de la chèvre en chaleur. Cf. abou, qui est un mot de formation analogue.I tchyévra l'é abokye . la chèvre est en chaleur.
abòkye ou a bòkye, adj.:, A cheval sur qqn ou qqch.   iré achéta a bokye chou a brantse il était assis à cheval sur la branche.
abominâbló, adj.  Abominable. Abominable.
abôna, v. a. Combuger. Can méton foura è bóché pó abóna, l'é oun sinyó kyé è vénindzè apróson.quand [les gens] sortent les tonneaux pour les combuger, c'est un signe que les vendanges sont proches  Va métr' (ou fér') abóna hé j-éijé outré déjo ó pechó pó è j-ënpléé déman.va  porter cette boissellerie sous la chute d'eau pour (qu'on puisse) s'en servir demain.
abondin, -dinta, adj.   Abondant. Ona féna abondinta. Désigne en partie, une femme qui a beaucoup d'enfants: une femme féconde.
abóowa, abówâe, adj.  affaissé Oun crwéi abówa di j-étchyéblé:un petit garçon aux épaules enfoncées
abóowa, abówâe, adj.  affaissé  Oun tsate trwa abówa un chat au derrière trop affaissé.;
abóowa, abówâe, adj.  affaissé .Se dit aussi d'un bâtiment qui s'affaisse. Ché racāa l'é nète abówa :cette grange(ce racard) est très affaissée, écrasée.
abòra  v. a. Ecraser les épaules,  affaisser,     Métré pa na tsārdze dinché chou è j-étchyéblé, chin pori ó t'a-bóra,    :ne [lui] mettez pas une pareille charge sur les épaules, cela pourrait lui affaisser, écraser les épaules.
abóra , abórâe, S. m. et f. Petit,ratatiné, voûté. Ché crwéi peti abóra l'é i promye dé w'écó°"wa Ce vilain petit, chétif est le premier de l'école! ,  L'afr. et le mfr. connaissent aborrer «rembourrer».
abóra 20, abórâe, part, et adj.. Qui a les épaules enfoncées. Par ext. Petit, ratatiné, voûté.  l'è tsèjou ba d'oun ormó can iré peti, l'è di adon kyè l'a abora dinche : il est tombé d'un orme quand il était petit, c'est depuis lors qu'il est resté ainsi chétif.
abòra v. a.  Ecraser un tas de foin,fouler, tasser, etc.      L'a dé hou kyé l'an dromi chou ó mwatson a nó, ó t-an tót'abóra, il y a des gens qui ont couché sur notre tas de foin, ils l'ont complètement affaissé.
aborda , v. a. Aborder, atteindre un endroit      L'a prou dé gātso outór di tsawè, l'è pa kyésyon d'abórda Par ext. se dit aussi des gens. Cómin oun pori t-e ch'ëntindré can ché āché pa aborda,.: il y a tant de boue autour des chalets [qu'] il n'est pas possible de s'en approcher. |[ Par ext. se dit aussi des gens.:  comment pourrait-on s'entendre, il ne se laisse pas aborder.
aborda , v. a. Border.  Outr'a Gromejwa l'è pa cómin ën Chavyeje, chon pa rônya è bôchon, oun vi hou pra byin aborda dé bôchon, : à Grimisuat ce n'est pas comme à Savièse, les buissons ne sont pas rognés, on voit les prés bien bordés de buissons.
abôrnye, v. a. .  Rendre borgne, éborgner    ën cajenin, ona atse ó t'a abórnya d'oun có°" dé corna : en soignant le bétail, une vache l'a éborgné d'un coup de corne.
abosta, v. n. .  Réfléchir, étudier, essayer [de lire p. ex.]    Pó lère ó patwé fódré prou abosta 'na vwārba,  : pour lire le patois, il [me] sera nécessaire d'étudier un moment.
abôtchya, abôtchyae, part, et adj.  Penché  Ir'abótchya ëncontr'a morale  :  il avait la tête penchée contre le mur ;, fó°" óta oun cochën, chéi trwa abótchyae,   il faut m'enlever un coussin, je suis trop penchée (dit une malade).
abôtchye V. r.  S'appuyer en avant, se pencher.  Ch'abótchye pó bire ou tórin,  tankyé foweché pachaé w'escwada, oun pou ni ch'abótchye. ni ch'écóta,  :se pencher pour boire au torrent; jusqu'à ce que la crise soit passée, on ne peut ni se pencher en avant ni s'appuyer du dos.
abôtchye, v. a. Appuyer, pencher. Appuyer, pencher.
abotecou, s. m.  Désordre; sottise.  E  j abotecou chin chon dé tsówjé chenanderi, les abotecou sont des choses sens devant derrière; chin chon dé trestó moundó, fan pa kyé dé j abotecou, ce sont de pauvres gens, ils ne font que des sottises.
abótson ou a botson, adv.  Penché, la face contre terre.  Ir'abótson apréi bir'a fountanna, couché sur le ventre il buvait à la source; dromïé abótson chou a tabla, il dormait la tête appuyée [contre les bras] sur la table.  Voy. sur ce mot répandu en afr. et en fr. provincial ainsi que dans les patois suisses. Gloss. II, 563.
abou. ou a bou, adv.  A bœuf !  Se dit de la vache qui est en chaleur. I atse l'è abou, la vache est en chaleur; vën abou, elle devient en chaleur. [[ Même mot à Aoste, Grimisuat, etc.
abrâchye, v. a. Embrasser.  Teni abrachya pé ó co°", tenir qqn embrassé par le cou.  La forme courante du mot est ënbrâchye. \\ Gloss. I, 71.
abregó, s. m.  Abricot. Abricot.
abregoti, s. m.  Abricotier. Abricotier.
abrele (ch'), v. r.  Prendre sa position pour dormir, s'endormir. L'a pa fé kyé ché tòrminta é tochi, l'a pa pochou ch'abrele tóta a néi, il n'a fait que se tourmenter et tousser, il n'a pu s'endormir de toute la nuit; ch'abrele óra, il est en train de s'endormir maintenant; can charan tui abrela, quand tous seront endormis.  Le verbe abriier est fréquent en afr. dans le sens de «couvrir, abriter»; s'abriier = s'établir, prendre sa position. | Gloss. II, 169.
abrita  v. a.  Abriter Abriter
abrita .-tae, part, et adj. . Abrité   Chin l'è oun rlwa byin abrita , c'est un endroit bien abrité.
âbrô, s. m.                                Arbre Arbre
abroti, abrotite, adj.  Abruti Abruti
abyéi ou a byéi Adv.   A bout   C'est l'expression eni abyéi «venir à bout»qui est surtout usitée. L'an fé è morale é tòte, ma chon pa enou abyéi dé métr'ò ti déean w'evêe, ils ont fait les murs [de la maison] et tout [le reste], mais ils ne sont pas venus à bout de mettre le toit avant l'hiver; t'é enou. abyéi dé chéé ché pra tó chówé, tu es venu à bout de faucher ce pré tout seul.
abyéi ou a byéi Adv.   Suffisamment, en quantité. Suffisamment, en quantité. Can l'aïó abyéi d'āséi balîó, quand j'avais du lait en quantité, j'en donnais. | Voy. byéi.
acabla v. a.  Accabler Accabler
acha, s. m. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. Poutre de base, cadre formé par les poutres de base qui reposent directement sur le mur de fondation d'un bâtiment. I tapa da téita ba ou bou pé hou acha chou, j'ai cogné de la tête contre ces «assets» au-dessus de vous; ché tsanyó baléré oun byo acha, ce chêne fournira un bel «asset». || D'après le Gloss. II, 37, le mot serait le subst. verbal de achéta «asseoir», poser des fondements.
achachën, s. m.  Assassin Assassin
achachena, v. a.  Assassiner Assassiner
achana  v. a. Assainir     Assainir     É wemache achan-non è catson, les escargots assainissent les porcs.
achani, v. a.  Dépouiller qqn de qqch., le piller Dépouiller qqn de qqch., le piller.Can venyon per ënkye, ché vïon achani hou capotsën, quand ils viennent par ici, les capucins se voient dépouillés [de leurs images].
achaoue, s. m.  Alise Alise.achaoue, s. m.  Dé flamawé dé j-achawé, des pains d'alises. On en faisait du pain autrefois en y mélangeant de la farine.
achaoui, s. m.  Alisier Alisier.Ina pé è pra baāa l'a prou dé j-achawi, dans les prés bâtards les alisiers abondent.
acharna, -nâe, adj. , Acharné    Acharné      iron dé j-acharna pó ha partie, ils étaient (des) acharnés pour ce parti.
acharti, v. a. Mordre, piquer Mordre, piquer.L'è ita acharti d'ona charpin : il a été mordu par un serpent. Can l'a jou prou fan achartïe prou derën ou pan : quand il a eu bien faim, il mordait bien dans le pain.
acharti, v. a.  Serrer fort Serrer fort.L'è ijya a wema ó fêe, can i tò acharté byin, il est facile de limer le fer, quand l'étau serre bien. Il
ache  adv.  Aussi.  Aussi.C'est probablement le même mot que achi, dans la prononciation rapide. T'éi ache grou kyé rlwi, tu es aussi grand que lui. On retrouve cette forme dans le composé achebën.
ache  s. m.     As . As . w'ache dé côo, ; As.l'as de cœur ;acojó è catró j-aché, j'annonce les quatre as.
achebën, adv.  Aussi bien ; Aussi bien ;ou achebën pa féré'na tso°"ja, l'è fóche dé ch'ëngrëndjye, aussi bien il ne veut rien faire, on est obligé de se fâcher avec lui.
achebën, adv.      Aussi Aussi.Fransi l'è achebën ita avwéi nó ona vwarba,  François a aussi été avec nous un moment.Savoie (Const.) asbin. Mot comp. de ache et bën. Gloss. II, 38.
achele, s. f.   Bardeau. Bardeau.Dan j-oun tin tui è tsa°"è iron co°"êe avwéi dé j-achelé, ; di kyé l'a borla Tsandowën, l'an aréta dé crowi è mijon avwéi dé j-achelé,  Autrefois tous les chalets étaient couverts avec des bardeaux; depuis que Chandolin a été incendié (1865), on a cessé de couvrir les maisons avec des bardeaux. || Il ne faut pas confondre achele et taelon; le premier est une planchette grossière et relativement épaisse destinée à couvrir les toits, tandis que le taelon, plus fin, s'emploie aussi pour couvrir les parois en bois des maisons. Aux exemples de ce mot tirés d'actes à partir du XVe siècle cités par le Gloss., on peut en ajouter un de la première partie du XIVe s. tiré de la Fabrica Ecc. Sed. 2369 decanus dédit mihi 30 assilles (1333-1342).
achelon, s. m.  Dimin. d'achele Petit bardeau pour couvrir les toits.. Petit bardeau pour couvrir les toits.. Hou tsate chon prën cómin d'achelon,  ces chats sont minces comme de petits bardeaux.
achelou , s. m.  Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux. Instrument en forme de gros couteau pour fabriquer les bardeaux.
achënbla, v. a.   ||  . Assembler. : Assembler. : Achënbla ó moundó, assembler les gens.    
achënbla, v. r. ( ch' ) S'assembler. S'assembler.V. r. Prov. Hou kyé ché chënblon, ch' achënblon, qui se ressemble, s'assemble
achënblan, s. m. . Semblant : Semblant : Avwéi ché nó chin pa méi dé j-ami; can no jé récontrin, fé pa achënblan dé nó vêré,  avec celui-là nous ne sommes plus amis; quand nous nous rencontrons, il ne fait pas semblant de nous voir. || Gloss. II, 48.
achenó , adj. . Sinistre  : Sinistre  : Can o-n-è chowé, l'è achenó derën pé fou tsawè;  Amou pé Cópé pou être achenó pé sti tin, quand on est seul, on est mal à l'aise (il y a qqch. de sinistre) dans ces chalets;  là-haut à Copé, ce doit être «ennuyeux» par ce [mauvais] temps.
achenó , s. m.  Présage.: Présage.:Sta l'a avwi oun brote trin ou mitin da néi, l'a dri chondjya kyé chin iré o-n-achenó, celle-ci a entendu un vilain bruit au milieu de la nuit, elle a tout de suite pensé que c'était là un présage.On dit aussi dans le même sens chenó. Voy. ce mot.
achéta ( ch') v.pr.: Se tasser.  Se tasser. Fig. : I fin can l'è bowi, ch'achéité myó : quand le foin a fermenté, il se tasse mieux.
achéta ( ch') v.pr.:   S'asseoir : S'asseoir : Achéta-vô, asseyez-vous.
achéta (3). -taé Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe. Se dit du linge entassé dans le cuvier avant d'être soumis au lessivage:  :óra l'è achétae i bweea maintenant le linge à laver est mis dans le cuvier et y trempe.
achéta , v. a.    Asseoir ;   Asseoir ;  Acheta a bweea,  asseoir la lessive, c'est disposer le linge dans le cuvier pour la lessive.
achéta . -taé, part, et adj. Assis.   Assis. :Ché tenyïé achétaé chou  ó le ; l'è plin de moundó, é j-oun ché tenyon drise, é j-âtró réston achéta;   elle se tenait assise sur le lit;c'est rempli de gens, les uns se tiennent debout, les autres restent assis;  
acheta, s. m.  Endroit où l'on peut s'asseoir, siège. Endroit où l'on peut s'asseoir, siège.:Ché trouwé tórdzó oun dzin achéitó,  celui-là sait toujours trouver une jolie place pour s'asseoir.
achi (1), adv.  Aussi. Aussi.: T'éi achi grou kyé rlwi, Tu es aussi grand que lui.
achi (2), adv. Hier soir. Hier soir.: L'a cóminsya a bale dé plodze achi é l'a ouncó pa aréta óra,   Il a commencé à pleuvoir hier soir et il n'a pas encore cessé maintenant.C'est l'afr. ersoir (heri + sero «hier au soir»). Cf. Nendaz archéi où l'étym. est plus reconnaissable qu'à Savièse. Gloss. I, 584.
achidrófé, achigrófé Au hasard, à la diable..loc. prép.  Au hasard, à la diable..loc. prép. 
achidrófé, achigrófé Homme peu stable Homme peu stable.n.m. Var. asidrófé
achijóna, v. a.  Assaisonner un aliment quelconque. Assaisonner un aliment quelconque.
achintemin, s. m.  Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: Inclination à la pitié, sensibilité envers autrui.: L'an pa méi d'achintemin ky'ona béitchye, atramin o t'oran pa écó dinche,  ils n'ont pas plus de sensibilité qu'un animal, sinon ils ne l'auraient pas battu de la sorte.
achintre, v. a.  Sentir, éprouver. Sentir, éprouver.Achintié prou k'iré pa e-n-ódré, kyé l'aie ma, ma chaié pa dére awé, ; l'a metou derën a man ou bogan pó chorti a tera, achintie cakyé tsó°"ja de douse, ch'é trówa k'ir'ona charpin,    il sentait bien que ce n'était pas comme il faut, qu'il avait mal, mais il ne savait dire où ; il a mis la main dans le trou [de la souris], il sentait quelque chose de mou, il s'est trouvé que c'était un serpent ;  Achintre a un emploi qui ne se distingue pas toujours de celui de chintre.
achintre, v. n.  Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache Donner des signes de parturition prochaine. Se dit surtout en parlant de la vache  I ats' achin, varé dabó fér' ó véi, : la vache « assent », elle va bientôt faire le veau ; can i ats' achintre, nó cóminsérin a té vêlé, quand la vache «assentira», nous resterons auprès d'elle.
achista, v. a. Assister. Assister. L'a na poura binda dé po°"ró kyé fo°" bën k'i comona è j-achisteché, il y a toute une troupe de pauvres que la commune est bien obligée d'assisterPar ext. Soigner un malade,un mourant. Ha pó°"ra marin-na l'è ita grantin maada, é nyoun pó a t'achista, cette pauvre femme a été longtemps malade, et (il n'y avait) personne pour la soigner.
achóbra, v. a. . Endormir. Endormir. I popoun l'a trwa ma, ó t'achoubréran pa tòta a néi, l'enfant souffre trop, ils ne pourront pas l'endormir de toute la nuit.  V. n. S'endormir. Ach'ó pye trankiló, i achoubréré prou, laisse-le tranquille, il s'endormira bien; óra l'è achóbra, maintenant il est endormi, assoupi.Cf. Hérens, achonbra «s'assoupir»
achochye,v.a.   Sucer qqn.  Sucer qqn.  È j-ereti l'an rin jou, i peti wéi l'a chopou é j-achochye e-n-ôdre, les héritiers n'ont rien eu [à se partager], le petit-là a su les sucer comme il faut; achochéré prou tó chin kyé pou, il soutirera bien tout ce qu'il peut.
achóma, v. a.  Assommer. Néol. Assommer. Néol.
achon, s. m.  Courbet, bord relevé et arqué du bât, devant et derrière.  È bâton di bechatsé dïon pacha chou é ba deri è j-achon, les [deux] bâtons des besaces (double sac pour le transport du fumier) doivent passer sur et derrière les courbets.
achóna, v. a.  Flairer. Flairer. É dzenelé achon-non pa tan grantin cómin è tsate can oun bal'a peca, les poules ne flairent pas si longtemps que les chats quand on leur donne à manger; achóna é stè flôo, sentez donc ces fleurs; l'an bala achóna ona fyo°"wa é l'è dri ita achóbra, ils lui ont donné à respirer le contenud'une bouteille et immédiatement il a été assoupi. Flairer, fureter. Kyé vën t-e achóna èr nó ? que vient-il fureter chez nous?  Voy. chóna « sentir ».
achonnéréi, s. m.  Flaireur, fureteur. Flaireur, fureteur. || Syn. achonyou., fetsena
achonyou, -nyoua, s. m. et f.  Flaireur, -euse. Flaireur, -euse. Béi kyé pou ai aferé ënkye ché brot'achonyou.? que peut-il bien avoir à faire ici, ce vilain flaireur?
achorti, v. a.  Elever. Se dit des gens et des animaux. Elever. Se dit des gens et des animaux. N'ën tan jou a counpara pó achorti hou j-infan, nous avons eu tant à peiner pour élever ces enfants; l'a achorti tré pó déré mécha, il a élevé trois fils pour dire la messe (trois prêtres)V. r. I tera l'è tó plin-na de petite béichyé, è bin tó chin ch'achorté, la terre est remplie de petites bêtes, eh bien! toutes grandissent, se développent.
achuranse et asuranse, s. f.  Assurance; société d'assurance contre le feu. Assurance; société d'assurance contre le feu. Rlwi pêe rin, l'è derën w' asuranse, lui ne perd rien, il est assuré; hou dé achuranse chon enou vêre, ceux (les employés) de l'assurance sont venus inspecter [les dégâts].  Mot tiré directement du fr.
achwédjyé, v. a.  Lisser (cheveux, fils, étoffe). Lisser (cheveux, fils, étoffe). L'a djya ona vwarba ky'achwédzé è pi, il y a déjà un bon moment qu'il s'arrange les cheveux.Caresser un animal de la main. L'è tordzó apréi achwédjyé ché tsate, il est toujours [occupé] à caresser ce chat. Polir un objet, raboter une planche. Nó achwédzérin fou brote wan, nous raboterons ces vilaines planches.  Fig. Flatter, graisser la patte. Chin chāwon prou achwèdjyé hou kyé balon è plaché, ces gens savent si bien flatter ceux qui distribuent les emplois. || Cf. chwédzô. Afr. assouagier.
achwerya, -ryae, part, et adj.  Sûr, certain, Sûr, certain, iró achwerya kyé to fori enou, j'étais sûr que tu viendrais; l'è achwerya kyé l'è rlwi, c'est sûr que c'est lui.
achwerye, v. a.  Assurer, affirmer. Assurer, affirmer. L'a achwerya ba ou trebounawé kyé l'aie rin you, il a affirmé devant le tribunal qu'il n'avait rien vu; tè crijó pa s'to achweryé pa kyé t'a you méimó, je ne te crois pas si tu n'affirmes pas que tu l'as vu toi-même.
achwerye, v. a.  Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu Assurer, p. ex. un bâtiment contre le feu. L'a achwerya prou tchyè ha crouëe grandze é apréi l'a metou ó fwa, il a assuré pour une très forte somme cette mauvaise grange, et après il y a mis le feu.
achwerye, v. a.  S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. S'assurer de qqch.v.r., en être sûr. Déan kyé terye, l'è tòrdzó bon dé ch' achwerye kyé l'a nyoun deri ó bóchon, avant de tirer, il est toujours prudent de s'assurer qu'il n'y a personne derrière le buisson.
Achye kyé...  Laisser croire que, croire. Laisser croire que, croire. I achya k'iré ona bwata, j'ai cru que c'était une fille; i achya kyé l'an kerya, j'ai cru que l'on a appelé. Prov. Can oun pou pa méi, mori oun ché ache, quand on n'en peut plus, on se laisse mourir.
achye, v. a. Laisser.  Avec un inf. Laisser.  Avec un inf. Achye core, laisser libre; ou to achye coré Dzójé? veux-tu lâcher Joseph? (sur cette expr. usitée en fr. comme terme de chasse, voy. core); ache pye fér'a mé, laisse «seulement» faire à moi. II y a de nombreuses autres expr. composées du v. achye: n'ën tôt'achya plate, nous avons tout planté là; yó, can parteri, achó a tui égawé, quand je mourrai, je laisse à tous [les enfants] la même chose, je ne ferai pas de testament. 
achye, v. a. Se laisser v.r..  Se laisser v.r.. Ché achye aa, se laisser aller, ne plus réagir, se décourager. Fo°" pa té achye aa pó chin, il ne faut pas te laisser aller au découragement pour cela.
achye, v. a.   .  Laisser. Avec un compl. d'objet. Laisser. Avec un compl. d'objet. Achye dé rèsté, laisser des restes, ne pas tout manger; can l'è mò l'a rin achya, quand il est mort, il n'a pas laissé de biens aux héritiers.
acó°" ou a có°", adv.   En même temps, ensemble. En même temps, ensemble. N'ën ferou acó°" amou ënkye, nous nous sommes rencontrés ici-haut; l'è enou acoou avoué mé, il est arrivé en même temps que moi; rlwi l'è parti grantin déean mé é pòrtan nó chin arowa acó°" a mijon, il est parti longtemps avant moi et pourtant nous sommes arrivés en même temps à la maison.A coup se trouve en ce sens en air. Tobler, II, 962. De même chez Descartes et Balzac, dans Littré, s. v. coup, 18°.
acobla, v. a.  Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Accoupler, spéc, des animaux domestiques pour leur faire exécuter un travail. Ba ën plan-na oun vi dé co°" oun tsowa é ona atse acobla ënsinbló, dans la plaine [du Rhône], on voit quelquefois un cheval et une vache accouplés ensemble; ënkye acoblon tòrdzó rin kyé do°" mówé, ici [les gens] n'accouplent toujours que deux mulets.Voy. le subst. cóbla.
acoja, v. a.  Accuser. Accuser. Acoujon sti d'ai metou ó f°"a ā mijon, ils accusent celui-ci d'avoir mis le feu à la maison. Par ext. 
acoja, v. a.  Annoncer. Annoncer. Yó acojó do°" maryadzó, j'annonce deux mariages.   Cet  emploi  est  du reste fr.
acoja, v. a.  Dénoncer. Dénoncer. L'a acoja ó no°"tre amou é ó réjyan, il a dénoncé notre garçon chez le régent.  Terme de certains jeux de cartes. 
acojasyon, s. f.  Accusation, dénonciation. Accusation, dénonciation.
acojôo, s. m.  Accuseur. Accuseur.
acoli  v. a.  Attraper (une maladie contagieuse). Attraper (une maladie contagieuse). L'a acoli ha maadi avwé ómó, elle a attrapé cette maladie de son mari; l'è jou vêré ché maadó é acole t-e pa ha brota maadi, elle est allée voir ce malade et ne faut-il pas qu'elle attrape cette vilaine maladie.
acoli  v. a.  Avoir besoin de, exiger. Avoir besoin de, exiger. È venyé aco°"lon ó feméi, les vignes exigent beaucoup de fumier.Syn. acwédre.  Du lat. accoligere. Gloss. I, 251.
acoli  v. a.  Jeter loin de soi, lancer:
Jeter loin de soi, lancer: acoli dé galo°", lancer des pierres; ch'é reveryé é l'a acoli ó mandzon apréi ché kyé l'aie bala ó crwéi bócon, elle s'est retournée et elle a lancé le  mandzon (espèce de paletot de femme) après celui qui avait donné le mauvais sort. Se joint à de nombreux adv. et prép. qui indiquent la direction: acolé ba oun flótsé de cheryejé, lance-moi un rameau de cerises [du haut de l'arbre]; acolé via hé proun-mé, chon pa mouré, jette [loin] ces prunes, elles ne sont pas mûres.

acoli  v. a.  Jeter, dépenser follement, prodiguer. Jeter, dépenser follement, prodiguer. Acolon via w'ardzin pé è fénéitré, chon prou retsó, ils jettent l'argent par les fenêtres, tant ils sont riches; ch'oun balé d'ardzin a hou có°"wan, l'è cómin d'acoli ou Roun-nó, l'an dri rin méi, si l'on donne de l'argent à ces vagabonds, c'est comme de le jeter au Rhône, ils n'en ont tout de suite plus rien.
acoli  v. a.  Se jeter v.r.   Se jeter v.r. Ch'acolére pa ën wéivwe pó chin, il ne se jettera pas à l'eau (n'ira pas se noyer) pour cela; l'è jou ch'acoli ba ou pon dou Roun-nó, il est allé se jeter [à l'eau] au pont du Rhône. 
acoli  v. r.  Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies Se transmettre, être contagieux, en parlant d'épidémies. Chon dé hé maadi kyé ch'acolon, ce sont de ces maladies qui se transmettent.  
acoli , -lite, part, et adj.  Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage.le de «chasser», talonner, harceler. Acculé, se dit de qqn qui est accablé d'ouvrage. Pwi pa vó prómétré dé fér'è bóté pó Pâkyé: chéi trwa acoli, je ne puis vous promettre de faire vos souliers pour Pâques, je suis trop accablé d'ouvrage; fowechó pa tan ita acolite, l'orôo forni a vetuire a vó pó è féité, si je n'avais pas été si accablée d'ouvrage, j'aurais fini vos vêtements (votre complet) pour les fêtes [prochaines].  C'est le participe du verbe acoli, avec l'idée fondamentale de «chasser», talonner, harceler.
acomonye, v. a.  Communier, donner la communion Communier, donner la communion. L'è i dzó kyé w'ëncora va acomonye è maadó, c'est le jour où le curé porte la communion aux malades. Plus usité dans ce sens: porta ó boun Djyo, porter le bon Dieu. Passif: nó chin ita acomonya ënsinbló, nous avons fait la lre com. ensemble.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
acomonye, v. a.  Recevoir la communion: Recevoir la communion: no véjin acomonye demëndze, nous allons recevoir la com. dimanche. Pour le a prothétique cf. Lav. 265. Acomunier est fréquent en afr.
aconchyōre v.a. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. Atteindre qqn p. ex. à la course, rejoindre. L'è oun djyâbló pó a mārtchya, l'è parti grantin apréi Dzójé é ó t'a aconchyou djya outré dé wéi a tsapawa dé Tsandowën, c'est un diable pour la marche (un rude marcheur), il est parti longtemps après J. et il l'a atteint déjà au-delà de la chapelle de Chandolin.Ch'aréitéran pa tankyé ch'aconchyoran :  ils ne s'arrêteront pas jusqu'à ce qu'ils se rejoindront.
aconchyōre, v. r. Tenir tête, prendre le dessus.   Tenir tête, prendre le dessus. L'an tui dé détó tank'ina chou a teita, oun pou pa aconchyōre, on a tous des dettes jusque par-dessus la tête, on ne peut se rattraper. Aconsivre est fréquent en afr. et en mfr. Du lat. consequere.
acontó, s. m.  Acompte. Acompte. Vó baló sin fran e-n-acontó, je vous donne cent francs comme acompte. || Adv. A compte. I paéa adon vën fran acontó, j'ai payé alors vingt fr. à compte.
aconvénan  Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir. Accueillant.adj. Lex. aconveni : convenir.
aconveni, v. n.  Convenir. Convenir. Cómin aconvën, comme il convient; aconvenié pa a mé, cela ne me convenait pas; fo°" pórtan féré chin ky'o-n-é aconvenou, il faut pourtant faire ce sur quoi on est tombé d'accord.
acöo wacôo.  V. wacôo.
acôo, s. m.  Accord, bonne entente. Accord, bonne entente. Chon ita tui d'o-n-acôo, l'an fé ona béwa Féita a Djyo, ils ont tous été d'un accord [unis], ils ont fait une belle Fête-Dieu; è moundó chon prou dé crwéi acôo, les gens s'entendent si difficilement.  Arrangement, contrat. Prov. Oun croyéi acôo va méi ky'oun bon prósé , un mauvais arrangement vaut mieux qu'un bon procès.
acorbedó°" ou a corbedó°", adv.  A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). A corps perdu (all. «Hals über Kopf»). ó t'a apela é ó t'a fotou acorbedó°" ba pé a clia, il l'a empoigné et l'a jeté à corps perdu par la pente.
acorbedóou ou a corbedóou, adv.   Couché, immobilisé par la maladie, Couché, immobilisé par la maladie, iré djya rin byin achi é vwi l'è ouncóméi a corbedó°", il n'était déjà pas bien hier soir et aujourd'hui il est de nouveau couché.
acórda,  v. n.  Accorder Accorder I nó°"tra l'è pa acòrdaé avwéi rlóo, notre fille ne s'entendait pas avec eux.
acórda,  v. r.  Accorder  Accorder Vwéi prou fébróta tank'óra acórda vó'ra vous avez fait assez vilain jusqu'ici accordez-vous, maintenant.
acórda, v. a.    Accorder, consentir à donner. Accorder, consentir à donner. Acórdè i j-infan tó chin kyé démandon, il accorde aux enfants tout ce qu'ils demandent.  Mettre d'accord. L'è rin ijya d'acórda è fraretsé, il n'est pas facile de mettre les frères d'accord.
acòrdin, -dinta, adj.  Conciliant, pacifique. Conciliant, pacifique. E moundó chon trwa mawe acòrdin, les gens sont trop mal accordants [conciliants entre eux], |j Voy. accordant dans Littré qui cite des ex. de Descartes et de Montaigne, avec le même sens.
Acotoma v.n. Accoutumer. Accoutumer. Ch'on-acotomé pa è j-infan a trâle dé bon'oura, apréi l'è pó rin, si on n'habitue pas de bonne heure les enfants à travailler, plus tard c'est peine inutile. S'emploie avec être. Chéi pa acotoma avwei hou j-oti, je ne suis pas habitué à ces outils; chon acotoma de crowijye chela é wéi ils sont habitués à couper directement à travers prés [au lieu de suivre la route].
acotoma,  Adj.  Accoutumé . Accoutumé . De moundó prou acotoma a féré dé ma, des gens fort accoutumés à faire du mal.  Se conjugue souv. avec avoir. Rlwi l'a méi acotoma kyé eó, lui est plus habitué que moi; can l'an acotoma dé bire, l'an dabo tsefla na méitra, quand ils sont habitués à boire, ils ont tôt fait d'avaler un seillon plein; i acotoma ha plache, je suis habitué à cette place; l'an acotoma de coca per ënkye, ils ont l'habitude de rôder par ici.  Ce dernier emploi est fréquent en fr., voy. Godefroy, acostumer. Commines l'emploie, et d'Urfé au XVIIe s. Voy. Pierh., accoutumer. Usage constant au XVIIIe s. voy. Littré.
acouati (ch'), v. r. ||  S'accroupir. S'accroupir. Ch'è acouati ba, il s'est accroupi.
acouati (ch'), v. r. ||  Se dit en parlant des nuages qui sont bas. Se dit en parlant des nuages qui sont bas. I tin l'è acouati, le temps est sombre [le ciel est bas]; l'è tòt'acouati tò òrtò, les nuages descendent très bas tout autour. Dans Aucassin et Nicolette on lit: «Nicolete... si se quatit en un espès buisson. »
acouati (ch'), v. r. ||  Se tasser, en parlant du foin. Se tasser, en parlant du foin. I fin mâcó chonalé pa, ch'acwaté pa, le foin qui n'est pas assez séché ne se tasse pas; é mwatson ch'acwaton é venyon rin móla, les tas de foin se tassent et ne se mouillent pas. 
acouda (ch'), v. r.  S'accouder. S'accouder. Acouda té oun pó°" chou ó le, accoude-toi un peu sur le lit; pou pacha dé j'our'ëntchyéré acouda chou a tabla, il peut passer des heures entières accoudé sur la table.
acouédre, v. a.  Jeter, lancer. Jeter, lancer. Sta l'a jou a mepri, ma l'a pa douja acwédre via déean rlöo è tsarbon, celle-ci s'en est sentie offensée, mais elle n'a pas osé jeter les charbons en leur présence. || Voy. acoli.
acounpanye, v. a.  Accompagner. Accompagner. L'è i móda pé é paijan, can l'an de vejeté, dé wé j-acounpanye oun tróché, c'est l'usage chez les paysans, quand ils ont des visites, de les reconduire un petit bout de chemin; i boun Djyo t'acounpanye! que le bon Dieu t'accompagne! formule d'adieu.  
acounpanye, v. a.  Prendre part à un convoi funèbre. Prendre part à un convoi funèbre. Acounpanye. ó mó, accompagner le mort.
acounpara, v. n.  Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité. Avoir de la peine, se fatiguer en efforts de toutes sortes. Même sens et emploi que counpara qui est beaucoup plus usité.
acousémin, s. m.  Accouchement. Accouchement.
acousyaé, s. f.  Femme en couches. Femme en couches. I meresën l'è enou amou ver é w'acousyaé; paré kyé va pa tan byin, le médecin est monté voir l'accouchée; il paraît qu'elle ne va pas très bien.
acousye, v. a.  Accoucher. Accoucher. Se conjugue avec avoir. L'a acousya dó°" bèchon, elle est accouchée de deux jumeaux. Abs. óra l'è enou kyé vajié acousye ona fava, or il arriva qu'une fée était sur le point d'accoucher.
acouta, v. a.  Croire. Croire. Acouta rin, chon rin kyé dé mintiri chin, ne le croyez pas, ce ne sont que des mensonges.  L'a initial s'est conservé en afr. et dans la plupart des langues romanes.  Du lat. auscultare.
acouta, v. a.  Ecouter. Ecouter. Acouta è vweró tsanton byo, écoute «voir» comme ils chantent bien.   || 
acouta, v. a.  Faire cas, faire attention, obéir, Faire cas, faire attention, obéir, iré prou défindou dé pacha chou é pra, ma é moundo acouton rin, c'était bien défendu de traverser les prés, mais les gens ne font cas de la défense; défindran prou dé dansye, ma l'a pa 'na dzin ky'acoutéré, on défendra bien de danser, mais personne n'obéira.
acoutéréi, s. m.  Celui qui est toujours aux écoutes. Celui qui est toujours aux écoutes.
acrëré, v. n.  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi;  Croire, accroire. Usité seulement dans l'expr. d'acrèré, à croire, digne de foi; oun pou prou enèvwa, i vwarda l'è d'acrèré, on peut bien nier, [ce que] le garde [dit dans l'exercice de ses fonctions] est digne de foi; l'è pa d'acrèré chin, cela n'est pas digne de foi. Ne s'emploie qu'à l'inf.
acrétré v. n.  Augmenter, grandir. Augmenter, grandir. I pou trale tan kyé ou, i fortona wi acré pa, il peut travailler tant qu'il veut, sa fortune n'augmente pas; acre pa a rlóo dé moundó, la population n'augmente pas chez eux
acrétré, v. a.  Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Augmenter progressivement le nombre des mailles d'un bas. Té fó°" cóminsye a acrétré óra, il te faut commencer à augmenter les mailles maintenant. Le contraire est peca.
acrétré, v. a.  Augmenter, accroître. Augmenter, accroître. Acrétré ó ouaséi, augmenter le lait, en parlant d'une vache, d'une chèvre. Prov. Tót'é góté acréchon a móta, toutes les gouttes [de lait] augmentent le fromage. 
acrétré, v. r.  S'accroître, augmenter. S'accroître, augmenter. Ché echon achya ché ardzin ä banca, che fori dabò acrechou, s'ils avaient laissé cette somme d'argent à la banque, elle aurait 'augmenté rapidement.  L'a pò°" dé Favré, ma tornéré ch'acrétré, il y a peu de Favre, mais leur nombre augmentera de nouveau.
acró, s. m.  Répugnance, dégoût. Répugnance, dégoût. S'emploie ordin. sans art. et avec avoir. Di ché dzó kyé l'a jou trwa byou, l'a äcró rin kyé dé vêr'oun verô de vën, depuis ce jour qu'il a trop bu, il a le dégoût rien que de voir un verre de vin; pwi pa mëndjye dé tsêe, i dri äcro, je ne puis manger de viande, j'en ai tout de suite le dégoût. 11 Afr. ascre.
acró, s. m..  Accroc, obstacle. Accroc, obstacle. L'è arówa o-n-acró, il est arrivé un accroc. En parlant de la santé. Oun cha pa kyën acró l'a jou, l'è mô, on ne sait quel accroc il a eu, il est mort.
acropenye (ch'), v. r.  S'accroupir, se tapir. S'accroupir, se tapir. Part, acropenya, accroupi. I you dó°" j-infan acropenya deri a tabla, j'ai vu deux enfants accroupis derrière la table. || Dérivé de crópa, la croupe.
acrótchye, v. a. Accrocher involontairement. Accrocher involontairement. En chortin dou mowën acrótsié tui é có°" ó flótsé da bêra broun-na a ona brantse, en sortant du moulin il accrochait chaque fois le flocon de son bonnet de coton à une branche [il restait suspendu].
acrótchye, v. a. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Attraper, saisir, en parlant d'une maladie. Chéi acrótchya ën-ódré, je suis pris comme il faut.  Prendre, attraper. I tsate l'a acrôtchya o-n-ijéi, le chat a pris un oiseau.
acrótchye, v. a. Prendre sur le fait, Prendre sur le fait, I vouärda ó t'a acrótchya jostó can róbaé é pómé, le garde l'a pris juste quand il volait les pommes.
acrótchye, v. a. Voler, dérober adroitement. Voler, dérober adroitement. Acrótsé tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut.
acrótchye, v. a.  Suspendre en accrochant à qqch. Suspendre en accrochant à qqch. Can oun va ën tsan, fó°" acrótchye a brechakyé ina per oun bèchó pó kyé foweché pa matsolaé di atsé, quand on mène les vaches au pâturage, il faut suspendre le sac aux provisions de bouche à une branche, pour qu'il ne soit pas mâchonné par les vaches.
acrótchye, v. r. S'accrocher à qqch. S'accrocher à qqch. Ch'é acrótchya pé é tsanbé é l'è tsejou, il s'est accr. par les jambes à qq. obstacle et il est tombé.
acrótchye, v. r. Se cramponner. Se cramponner. L'a arapi tan ky'a son dou mótéi ën ch'acrótsin pé é bóchon é pé é j-êrbé,il a grimpé jusqu'au sommet du monticule en se cramponnant aux buissons et aux touffes d'herbes.
acrótchye, v. r. S'empoigner. S'empoigner. Can l'aran prou kerya de ma, ch'acrótseran prou, quand ils se seront assez insultés, ils en viendront bien aux mains.
acrou, acrouja, adj.  Dégoûtant, répugnant. Dégoûtant, répugnant. Chin l'è acrou pó é moundó, pa pó é béitchyé, c'est répugnant pour les gens, pas pour les animaux. || Dérivé de acró.
acwati (ch'), v. r. ||  Se blottir dans un coin. Se blottir dans un coin. Chôrte pa vwero méi foura, l'è tordzó wéi acwatite deri ó fórnéi, elle ne sort plus guère, elle est toujours blottie derrière le poêle; l'è acouati chou ó le, il est ramassé sur lui-même sur le lit. 
acwédre, v. a.  Chasser, faire sortir S'emploie dans le même sens que acoli . S'emploie dans le même sens que acoli . Chasser, faire sortir. I fan acwé è béitchyé, la faim fait sortir les animaux [de leurs repaires]. || 
adé, adéi et adi. Adv. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. En tout cas, néanmoins, en tout état de cause. Béi kyé fé a rloui kyé nó echon prou a counpara, l'è adéi prou retsó, que lui importe que nous ayons beaucoup à trimer, lui en tout cas est assez riche; l'a adéi rin de a mé, en tout cas il ne m'a soufflé mot; stè pómé chon pa béwé ma chon adéi bóné, ces pommes ne sont pas belles, mais elles sont bonnes au moins.
adé, adéi et adi. Adv.  Pour le moment, préalablement, d'abord. Pour le moment, préalablement, d'abord. Fó°" adéi ché byin condweré, i réista vare prou, il faut d'abord se bien conduire, le reste ira de soi; fó°" adéi chondjye a ché méimô, é pwe apréi oun pou ch'ocopa de chin di j-âtró il faut d'abord songer à soi-même, et ensuite s'occuper des affaires des autres.  Toujours, en attendant. Yó vejó adéi, je vais toujours. Après un impératif. Mendzé adéi! mange en attendant! Bi adéi é poue apréi to déréi mèrsi, bois d'abord, tu diras merci après
adévéré, adv.  Sérieusement. Sérieusement. Sti có°" l'è adévéréi, cette fois c'est sérieux.
Adi óra, Loc. composées Pour le moment , Pour le moment , adi óra l'è pa preste, il n'est pas prêt pour le moment; adi óra l'è pa tórna, pour le moment il n'est pas de retour. Adi apréi, les uns après les autres. Chon arówa tui adi apréi, ils sont tous arrivés les uns après les autres; venyon tui adi apréi vyou e-n-ódré, tous vieillissent rapidement les uns après les autres. Adé méi, toujours davantage. Balé adé méi il pleut toujours plus fort. Adéi tsa pó°", tout à la douce: é bin ën-módin nó adéi tsa pó°", eh bien! mettons-nous en route tout à la douce. Adéi tan, autant de fait, de gagné. N'ën jou a mitchya dé chin kyé n'aïon préta, l'è adéi tan, nous avons reçu la moitié de ce que nous lui avions prêté, c'est toujours autant. || Ces trois formes ne s'emploient pas l'une pour l'autre.
adichyon, s. f.  Addition. Addition. Cha ouncó pa féré w'adichyon, il ne sait pas encore faire l'addition.
adichyóna, v. a. Additionner. Additionner.
adichyónéró, s. m.  Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Dictionnaire, dans le langage des vieilles gens (sous l'influence, sans doute, du mot adichyon). Maré, cómin djyon t-e chin ën fransé? - Tè fó°" rada en w'adichyónéró, mère, comment dit-on ce mot en fr.? - Il le faut regarder dans le dictionnaire.
adjya, adjyae, adj.  Agé. Agé. Synonyme plus usité: vyou.
adjyétra (ch'), v. r.  Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. Se mettre dans le gîte (djyétró), en parlant du lièvre. I wivra l'è jou ch'adjyétra ou rôon dou corti, le lièvre est allé gîter au bord du jardin. Part. I wivra ir'adjyétraé fran deri ó bóchon, le lièvre était dans le gîte, juste derrière le buisson.
adjyo, s. m.  Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Adieu. Salut familier qui se dit en abordant et en quittant qqn. Féré è j-adjyo déean kyé ché kita, prendre congé avant de se quitter. Spéc, «faire adieu» dans le langage des enfants, c'est agiter la main pour saluer qqn. Fé adjyo a Mita, agite la main pour saluer Marguerite.Adjyo pai, adieu pays, veut dire «bernique, il ne faut pas y penser». I di a nó ona chóma, ch'oun parlé dé rindré, adjyo pai, l'a jaméi 'na santima, il nous doit quelque argent, quand il est question de rendre, bernique, il n'a jamais un centime.
âdjyo, s. m.  Age. Expr. diverses, Age. Expr. diverses, étré chou w'âdjyó, eni chou w'adjyó, arówa chou w'âdjyó, vieillir. L'è d'o-n-âdjyó avwéi mé, il est du même âge que moi.
adoba, ( ch' ) v. r.  Apprivoiser. Apprivoiser. È béitchyé chon adobéi e-n-órdré, chon pa chówadzé, ces animaux sont bien apprivoisés, ils ne sont pas sauvages.
adoba, ( ch' ) v. r.  Se calmer. Se calmer. I tsate ch' adobé óra, di kyé pou mëndjye, le chat se calme [ne crie plus tant], depuis qu'il peut manger.
adoba, v. a.  Calmer, surtout un enfant qui pleure. Calmer, surtout un enfant qui pleure. Ch'é pa achya adoba, il ne s'est pas laissé apaiser. Se dit aussi d'une souffrance aiguë. Ch'oun pou pa adoba ha to dótâa, i ona brota, si on ne peut calmer cette toux ce soir, je suis dans une terrible situation.   || 
adon, adv Accompagné d'autres particules. Accompagné d'autres particules. Di adon, depuis lors; l'è pa méi enou di adon, il n'est plus venu depuis lors. Tanky'adon, jusqu'alors; n'ën atindou tanky'adon, nous avons attendu jusqu'alors, à ce moment. Dri adon, juste à ce moment.Souvent adon renferme une idée de conclusion. Bale t-e de plodze ? - vouéi - adon nó powin pa parti, pleut-il? - oui. -eh bien! nous ne pouvons partir. Composé de donc. Emploi fréquent en afr. Littré en donne des ex. fr. jusqu'à la fin du XVIe s.
adon, adv Alors (passé ou futur). Alors (passé ou futur). Chéi parti amou pye adon, je suis monté alors seulement. Che paé pa adon, nó fótin ó manda, s'il ne paye pas alors, nous lui envoyons le commandement de payer.
adon, adv.  Jadis, autrefois. Jadis, autrefois. Adon iron pa tchyéré è dzornié cómin óra, alors les journées [de travail] ne se payaient pas comme auj.; adon réstawon è favé ina pé bogan-né da Gran Dzôo, alors les fées restaient dans les fentes [des rochers] de la Grande Forêt. 
adóra, v. a.  Adorer. Mot peu usité. Adorer. Mot peu usité. Prov. Fó°" cónyètre é chin déean kyé j-adóra, il faut connaître les saints avant de les vénérer.
adórasyon, s. f.  Adoration Adoration. On désigne ainsi l'heure fixée à chaque famille pour l'adoration du Saint Sacrement durant les Quarante Heures. N'ën tórdzó w'adórasyon di tré a catró, nous avons toujours notre heure d'adoration de 3 h. à 4 h.
adóta, v. a.  Adopter. Adopter. L'an pa jou d'infan, l'an adóta 'na bwata, n'ayant pas eu d'enfants, ils ont adopté une fille.
adoulté, s. m.  Adolescent. Adolescent. Désigne les jeunes gens qui fréquentent l'école préparatoire jusqu'à la conscription, entre 15 et 19 ans.  Mot d'importation récente.
adousye, v. a. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. Calmer, apaiser qqn qui est en colère. O t'adouson pa pór óra ché, on ne le calme pas pour le moment,celui-là.  v. r. Gagner en douceur. I tin cóminsé djya byin a ch'adousye, le temps commence déjà bien à s'adoucir. |] Mistral, adouça. Gloss. I, 130.
adousye, v. a.  Adoucir, rendre doux, en sucrant. Adoucir, rendre doux, en sucrant. Mé derën dé chócró pó adousye ó caféi, mets-y du sucre...  Rendre souple. Mé dé ché bon gra, adouséré a plaé, mets-y de cette bonne graisse, elle amollira la blessure; dé pan frejolou, pa adousya, du pain friable, pas amolli.
adrese, s. f.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires.  Adresse, dextérité corporelle [opp. à la force brute] ou habileté dans les affaires. Ché cha prou ch'ënterye, l'a o-n-adrese kyé l'a nyoun kyé rlwi mounté, celui-là sait bien se tirer d'affaire, il a une habileté telle que personne ne l'égale. Adresse d'une lettre, etc.
adrésye, v. a.  Adresser. Adresser. Di adon m'adrésé pa a parowa, depuis lors il ne m'adresse pas la parole.  Spec. Ecrire l'adresse sur une lettre. Ha w'ètra l'è pa adrésyaé a nó, cette lettre ne porte pas notre adresse.Former, corriger. Atin pó°", t'adréseri eó, attends un peu, je t'apprendrai à "vivre! Chon dé j-infan byin adrésya, voilà des enfants bien élevés. Ce sens est connu de l'afr. adrécier.Composé de dresser avec le préfixe a. ą
adri, adv.  Comme ce doit être, à souhait, bien. Comme ce doit être, à souhait, bien. To cha ouncó pa chéé, adri, tu ne sais pas encore faucher comme il faut; l'è adri dinche, c'est juste comme cela. Sens moral: óra fé prou adri, maintenant il se conduit bien.  A un haut degré, beaucoup. Devant un adv.: l'è adri próbin, c'est très bien fait. Devant un subst. T'éi adri ona farata s'to fé a ha móda, tu es vraiment une canaille si tu agis ainsi.Composé de à et droit.
adromi (ch'), v. r.  S'endormir. Part, et adj. S'endormir. Part, et adj. Adromi, -mite, endormi, engourdi, en parlant du sommeil hivernal de certains animaux. Can é charpin chon adromité, mwejon pa, quand les serpents sont endormis, ils ne mordent pas.
adroué, adrouéte, adj.  Actif et intelligent. Actif et intelligent. Kyënta féna adrwéte, quelle femme active!
adroué, adrouéte, adj.  Rusé, fin, débrouillard. Rusé, fin, débrouillard. Chon prou adrwé pó trowa a ganye, ils sont rusés pour trouver du travail.
adrwé, adrwéte, adj.  Adroit, leste [opp. à la force brute]. Adroit, leste [opp. à la force brute]. Yó chéi méi vya kyé rlwi,  ma rlwi  l'è méi adrwé kyé eó, je suis plus fort que lui, mais lui est plus leste que moi.
adzechin, -chinta, adj.  Actif, agissant. Actif, agissant. Kyënta marin-na adzechinta, quelle femme active; chon de moundó prou ënvèla é prou adzechin, ce sont des gens très économes et très actifs.
adzi, v. n.  Agir. Agir. Ché eché adzi atramin awéi nó, nó foran ouncó dé j'ami, s'il avait agi autrement avec nous, nous serions encore amis; l'a falou. adzi de mawesé pó étsapa, il a fallu avoir recours à la ruse pour échapper.
adzó, s. m.  Fois. Fois. L'aie oun âdzó, il y avait une fois; o-n-atre âdzó, une autre fois. Quantité [originairement c'est la quantité qu'on portait de la campagne au village en un «voyage»]. N'aïon dé bon âdzó dé récò, nous avions de bons «voyages» de regain; ché pomi l'a porta oun grou âdzó dé pómé, ce pommier a porté une grande récolte de pommes; i ganyé prou dé grou âdzó d'ardzin, il gagne de si grandes quantités d'argent.
adzodjye, v. a.  Adjuger. Adjuger. Adzodjya! adjugé! dit celui qui préside aux ventes par enchères quand un objet a trouvé un acheteur; chin l'è ita adzodjya a rlôo, cela leur a été adjugé.
adzónéle (ch'), v. r.  S'agenouiller. S'agenouiller. Fó°" t'adzónéle pó préé, il faut te mettre à genoux pour prier; óra hou brote rnoundo van ën w'elije é ch'adzónélon pa, maintenant ces vilaines gens vont à l'église et ne se mettent pas à genoux.
adzónélon, adv.  A genoux. A genoux. L'è ita adzónélon tó ó tin dé wécó°"wa, il a été à genoux tout le temps de la classe; l'ita foura adzónélon, il a été hors [de son banc] à genoux par terre. ] | La prononciation de ce mot varie, on entend aussi adzónólon.
adzouën (1), s. m.  Adjonction. Adjonction. L'a fé o-n-adzwën pó remizą ó tsaré, il a fait une adjonction [à sa grange] pour remiser le char.
adzquëndré, v. a.  Adjoindre. v. r. S'associer. Adjoindre. v. r. S'associer. Ché chon adzwën dó°" tré dé rlôo, deux ou trois se sont associés.
adzwën , adzwëncha, part, et adj.  Adjoint, attenant à Adjoint, attenant à. I racâa a nó l'è adzouën ou rlôo, notre grange à blé est attenante à la leur; é mijon chon tóté adzouënche, can fir'i foua, i borlé tót'i véwâdzó, les maisons se touchent toutes, que le feu se déclare, tout le village brûle. || Assis, serré les uns contre les autres. Tui è j-infan iron adzoyën wéi deri a tabla, les enfants étaient tous serrés l'un près de l'autre derrière la table.
aè, adv.  Oui. Oui. Vw'éité vó djya amou di Chyoun? - aè, êtes-vous déjà de retour de Sion? - oui; parti vó dabó? - aè, partez-vous bientôt? -mais oui. Cf. ai (1).
afamena (1), v. a.  Affamer. Affamer. Nó win pa nó j-achye afamena, nous ne voulons pas nous laisser affamer.
afamena (2), -nae, part, et adj.  Affamé. Affamé. Ché brote afamena dé tsate l'è ouncóméi perënkye, ce vilain affamé de chat est de nouveau ici. || Cf. Gloss. I, 141.
afaną, v. a.  Gagner, mériter avec peine et fatigue. Gagner, mériter avec peine et fatigue.I trouwon rin a afaną , ils ne trouvent rien à gagner; chin l'è ita afaną , cela a été mérité, a coûté cher.
afè. Voy s. v. fè. Fort adv.
afebli, v. a.  Affaiblir. Affaiblir. Ha maadi ó t'a prou afebli, cette maladie l'a beaucoup affaibli; di adon l'è prou afebli, depuis lors il est très affaibli.
afena, v. a.  Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. Attraper, tromper, rendre qqn fin à ses dépens. I fare prou méi ëntinsyon, l'è prou ita afena dé adzó, il sera plus sur ses gardes, il a été tant de fois attrapé.  Affiner a le même sens en fr. (Littré).
afeoua, v. a.  Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Affiler, donner le fil au tranchant d'un instrument. Afewa ó rajyou. chou a man, affiler le rasoir sur la main; i berni ir'afewa com' oun coutéi la faux était affilée comme un couteau.
afére, s. f.  Affaire, chose. Affaire, chose. Vwi té dér' on'afére, je veux te dire une chose; yó m'ënmió pa dé hé j-aféré da comóna, pour moi, je ne me mêle pas de ces affaires communales Objet quelconque. Fó°" métré tóté éj-aféré e-n-odre chou a tâbla, il te faut mettre toute chose en ordre sur la table. || S. m. Chose, objet. Kyën dzin afére! quelle jolie chose (objet, joujou)! Bien, ce qui appartient à qqn. L'a tó peca no°"tre n-afére, il a dévoré tout ce qui nous appartenait.Affaire. Vejó ba a Chyoun pó ché aféré, to cha, je descends à Sion pour cette affaire, tu sais. En parlant de relations sexuelles. L'a jou dé j-aféré avouéi hawéi, il a eu des relations avec celle-là.  Avec idée de quantité, de durée, de peine. Chéi oun peti afére chò, je suis un petit peu sourd; n'ën dabo afér'a clêrye, nous avons bientôt de la peine à voir clair [la nuit arrive tôt]; mankyé oun peti afére, il manque une petite quantité. Locutions: l'a jou cho-n-afére, il a reçu son affaire; t'aréi afére avouéi mé, tu auras affaire à moi.Le masc, commun en afr., est employé par D'Aubigné et dans de nombreux textes patois. Gloss. I, 146.
afichó, s. m.  Affiche, spec, de mariage. Affiche, spec, de mariage. Dé mafajin l'an tó détrachya w'afichó dou maryadzó, des malfaiteurs ont tout déchiré l'affiche du mariage.
afichye, v. a.  Afficher, faire connaître par une affiche. Afficher, faire connaître par une affiche. Van ché marya stou dzò kyeën, chon djya afichya, ils vont se marier les prochains jours, l'affiche est déjà [à la maison communale]; chon afichya à porta dé w'elije hou kyé dion aa a w'adórasyon, les noms de ceux qui doivent aller à l'adoration [aux 40 Heures] sont affichés à la porte de l'église.
afida, -fidae, adj.  Familier. Familier. L'è pa méi afida cómin déean, il n'est plus si familier qu'auparavantFig. Du temps qui s'est remis. L'a ouncó' pa w'êe d'être byin afida, [le temps] n'a pas encore l'air bien remis.
aflijye n.m. Estropié. Estropié. Oun pó°"ró aflijya, un pauvre estropié.
aflijye, v. a.  Affliger. Affliger. || V. r. Fó°" pa tan t'aflijye pó chin, il ne faut pas tant t'affliger pour cela. Part. L'è trwa aflijyé di kyé chon mò tui é parin, elle est trop affligée depuis la mort de tous ses parents.  
aflisyon, s. f.  Epreuve, maladie, misère Epreuve, maladie, misère. Déean can on aié trala ó bën, vwanya é planta, o-n aié rin ky'a atindré, o-n-aié rin a conbatré; ora tó ó tin, oun pou déré tó w'an, tota chôrta d'aflisyon, autrefois, quand on avait travaillé son bien, semé et planté, on n'avait qu'à attendre [la récolte], on n'avait pas à lutter; maintenant tout le temps, on peut dire toute l'année, [on a] toute sorte d'épreuves [travail inconnu autrefois pour lutter contre les maladies et ennemis de l'agriculture] .
afobla v. a.  Couvrir d'un vêtement. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid.  Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Couvrir d'un vêtement. Avwe chin t'éi byin afobla, t'aréi pa fri, ainsi tu es bien «affublé», tu n'auras pas froid. Sens péjoratif. Affubler, vêtir d'une façon recherchée ou extraordinaire. Hé fémawé chon jaméi prou afobléi, ces femmes ne sont jamais assez bien affublées.  Envelopper.   L'aié afobléi a téita,il avait la tête emmaillotée; afobla chin derën e-n-oun papëe, enveloppe cela dans un papier.
afóoua, v. a.  Ereinter. Ereinter. Ha maadi m'a nète afówa, cette maladie m'a beaucoup épuisé. Part, et adj. Yó chéi afówa, je suis à bout de force.
afouéeadzó, s. m.  Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage Chauffage. Ne s'emploie plus guère que dans l'expr. bo°" d'afwéeâdzó, bois de chauffage.A Savièse, le garde-forestier désigne 3 ou 4 arbres comme bois de chauffage, par lot. Chaque arbre porte un numéro inscrit sur le tronc auquel on a enlevé un peu d'écorce. Ces lots sont tirés au sort. Chaque bénéficiaire se charge de l'abattage et du transport du bois à son domicile. Le lot s'appelle échóo (sort); martéoua (marteler) désigne l'action d'enlever l'écorce et d'y marquer un numéro. L'arbre abattu est dépouillé de ses branches, de son écorce et de la cime et traîné au « trait » hors de la forêt.
afrantsi, v. a.  Affranchir (une lettre).  Affranchir (une lettre). Dan j-oun tin iré pa i móda d'afrantsi è wétré, autrefois ce n'était pas l'habitude d'affranchir les lettres; ona ouétra afrantsite, une lettre affranchie.
afraretchye (ch'), v. r.  Se familiariser, s'habituer. Se familiariser, s'habituer. Can charan méi afraretchya, ch'acórdéran prou, quand ils seront plus familiarisés, ils s'accorderont bien; hou dó°" ch'afraretson pa, ces deux ne se familiarisent pas.
afron, s. m.  Affront, avanie. Affront, avanie. Di ché có°" kyé nó j-a fé ché afron, l'a pa méi douja eni ché frota per ënkyé, depuis cette fois où il nous a fait cet affront, il n'a plus osé venir se frotter par ici.
afronta, v. a.  Affronter, braver. Affronter, braver. T'éi pa e-n-éta to d'afronta oun traó dinche, ce n'est pas toi qui es capable d'entreprendre un pareil ouvrage.
afrou, afrouja, adj.  Affreux, horrible. Affreux, horrible. L'è cakyé tso°"ja d'afrou, c'est quelque chose d'affreux; chin l'è pire ky'afrou, cela dépasse toute les bornes.Très avide. Pó peca l'è afrou, pour manger il est terrible. Pour désigner un superlatif. L'è afrou vwéró n'ën falou côré, nous avons dû courir beaucoup. Adv. Horriblement, fort. L'è oun moundó afrou brote, c'est une personne fort laide.
afroujamin, adv.  Affreusement. Affreusement.
afrounta, v. a.  Empiéter sur le voisin. Empiéter sur le voisin. Afrounta ó bën d'otrwi, empiéter sur le bien d'autrui.  Faire du dommage à qqn. Nó j-an nete afrounta, ils nous ont fait beaucoup de tort.Dérivé de front.
agache, s. f.  Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. Oiseau de couleur noir et blanc :Pie. L'a tórdzó dé j-agaché ba pé ó vèrdjye a mochôo, il y a toujours des pies dans le verger du curé.
agachon, s. m.  Cor au pied, durillon. Cor au pied, durillon. Voui i byin ma i j-agachon, aujourd'hui les cors me font bien mal. || Dérivé de agache.
agasia s. m.  Acacia. Acacia. || Cette forme est répandue en SR et un peu partout en France. Cf. Gloss. I, 85.
agasye, v. a.  Agacer. Agacer.
agié, v. a.  Egayer.  Ch'oun pou pa ó t'agié oun pó°", ché popoun plouré tó ó tin, si l'on ne sait pas l'égayer un peu, ce bébé pleure tout le temps.  V. r. S'égayer, s'amuser. Ché chon byin agia ënsinbló, ils se sont bien amusés ensemble; fóou ché redzooue é ch'agié, il faut se réjouir et s'égayer. || Dérivé de gai.
ago, s. m.  Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. Bétail qui ne donne pas encore ou ne donne plus de lait. T'ën tré eatsé é dé j-agó, il tient trois vaches et des « agots »; can o-n-a rin kyé dé j-agó, o-n-a pa gran móta, quand on n'a que des bêtes sans lait, adieu le fromage ! Remarquez la loc. tan aryin cómin agó qu'on emploie dans les contrats d'hivernage et qui veut dire que quelqu'un gardera une vache (ou chèvre) aussi longtemps après le vêlement qu'il l'a gardée auparavant quand elle ne donnait pas de lait.
agonié, s. f. Agonie, glas. Agonie, glas. Chon-non w'agonié óra, on sonne le glas, annonce au son de la cloche que qqn vient de mourir. || Syn. fën
agóta  v. a. Goûter, déguster un aliment, une boisson.  Goûter, déguster un aliment, une boisson. Agóta é sti mosca, goûtez voire de ce muscat; dé ha venye n'ën pa jou oun rejën pó agóta, de cette vigne nous n'avons pas eu une grappe pour goûter; to agótéréi a chopa ché l'è prou chawae, tu goûteras la soupe [pour savoir] si elle est assez salée.
agóta  v. n. Ne plus donner de lait.  Ne plus donner de lait. I atse agóté óra, la vache cesse de donner du lait maintenant.
agóta, adj.  Tarie, qui ne donne plus de lait. Tarie, qui ne donne plus de lait. N'ën davwé eatsé agóté, nous avons deux vaches taries; i tchyévra l'è ouncó pa fran agóta, la chèvre n'est pas encore tout à fait tarie.
agou, agwa, adj. et s. m. et f.  Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture Affamé, qui cherche à soutirer de la nourriture. Agou. chon hou kyé tsason a terye foura di j-âtró dé mëndjye é dé bire, [on nomme] «agou» ceux qui cherchent à soutirer aux autres de la nourriture ou de la boisson; l'è dèstra vouéró l'è agou quel vilain parasite affamé; dé bouaté agwé, des  filles   affamées;   dri  ky'o-n-a cakyé tsó°"ja chou ó fwa, ché brot' agou fó°" ky'arouwé, aussitôt qu'on a qqch. sur le feu, il faut que cet écornifleur arrive. Le mot est toujours pris dans un sens défavorable. || Du lat. acutus. Gloss. I, 195.
agrafa, v. a. Empiéter [sur le bien d'autrui].ye.  Empiéter [sur le bien d'autrui]. Agrafa ó bën chou chin di j-âtró, empiéter sur la propriété d'autrui. || Dérober. Ché l'è agrafa kyé pou, dé tsó°"jé kyé chervon pa 'na mêrda, celui-là [sa manie] c'est de dérober tout ce qu'il peut, même des choses qui ne servent à rien du tout. || Syn. ronyachye.
agraféré, s. m.  Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage. Profiteur du bien d'autrui, mais sans lui causer trop de dommage.
agrafi, v. a.  Dérober de petits riens. Dérober de petits riens.
agranti, v. a.  Agrandir. Agrandir. Le Gloss. 1,186, donne pour Savièse agrandi qui est faux.
agrapi (ch'), v. r.  S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. S'accrocher, se fixer à qqch., se cramponner. I mówé pou pa ch'agrapi, couwwé, can l'è pa fèra, le mulet ne peut pas s'accrocher, il glisse, quand il n'est pas ferré; l'a pochou ch'agrapi é chorti foura dou tórin, il a pu se cramponner et sortir du torrent. S'agrapir a le même sens en afr. Il ne faut pas confondre, comme fait le Glossaire, agrapi et arapi «grimper». Ce sont deux mots différents et qui se distinguent par le sens.
agré , ën agré Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Employé seulement dans l'expr. ën-agré, c'est le temps depuis que le raisin se forme jusqu'à la maturité. Di kyé l'è ën-agré pecon pa méi é vèrméi, dès que les grains ont pris corps, les vers n'y touchent plus.  Au sens de raisin vert, verjus, aigret, egret, agret sont fréquents en afr. Gloss. I, 187.
agrenye, v. n.  Se donner de la peine, faire des efforts. Se donner de la peine, faire des efforts. I agrenye prou, ma wi roché pa, il se donne assez de peine, mais il n'a pas de succès; kyé agrenye pó pó°" dé tsó°"ja, que d'efforts pour peu de chose; can fó°" agrenye pó ai ó fla, chënblé kyé fó°" pacha, quand je dois faire un effort pour avoir le souffle, il me semble qu'il faut mourir; l'an djya agrenya dó°" có°" pó ó té fótré foura de prejidan, ils ont déjà fait deux fois des efforts pour lui faire perdre la présidence; i peti a nó agreniyé pó aa. amou catsoni, notre petit garçon travaillait pour aller à la montagne comme porcher; ché crwéi bórdon i t'agrenye pó foma, ce petit gamin cherche par tous les moyens à fumer. Origine obscure.
agrojyou, -jyoua, adj. et s. m. et f. Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours Murmureur, mécontent, qui se plaint toujours.Syn. mâcontin. Dérivé de grouja «se plaindre».
agyélādzó  Accoutrement.n. m.  Accoutrement.n. m. 
ahâa! interj. Ah! c'est cela!   Ah! c'est cela! Equivaut à l'allemand : ja so!
ai  , adv. Oui, bien sûr.  Oui, bien sûr. Aprin t-e byin a w'écó°"wa i vóoutre? - ó ai, votre garçon apprend-il bien à l'école? - oh! bien sûr! Cf. aè.
ai , interj. Aïe ! Aïe ! Ai! to fé ma, aïe ! tu me fais mal.
ai , v. a. Avoir  Avoir. Pr. i', t'a, l'a, n'ën et n'in, vó-éi l'an. Imparf. l'aïó, t'aie, l'aïé, n'aïon, vô-aïé, l'aïon. Fut. l'ari, t'ari, l'are, n'arin, vo-aréi, l'aran. Cond. l'orôo, t'ori, l'ori n'orin, v'ora, l'oran. Prés, du subj. (o)echó, t'(o)eché, (o)eché, n'(o)echon, vo-eché, l'(o)echon.   
ai , v. a. Avoir  Prov. Oun tënté va méi kyé dóou t'aréi, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
ai , v. a. Avoir . Avec un adv. dans de nombreuses expr. Avec un adv. dans de nombreuses expr. Ai foura, sortir qqch. L'a tsasya grantin a ai foura, ma sti l'ïta méi fën, il a cherché longtemps à me sortir le secret, mais j'ai été plus rusé [que lui]. Ai derën, faire entrer: oun pou pa ai derën è eatsé, on ne peut faire entrer les vaches [dans l'étable]. Ai ina, ba, faire monter, descendre. Ai outre: i pa pochou. ó t'ai outr'amijon, je n'ai pu l'amener chez lui. Ai ënséi (voy. ce mot). Ai foura ou simpl. ai, arracher: hé croué j-erbé oun pou pa é j-ai (foura), ces mauvaises herbes ne se laissent pas arracher. Ai ba est une expr. d'arrosage et signifie «succéder immédiatement à qqn dans le droit d'arrosage» dé cwi vó'éi vó ba (w'éivwe) à qui succédez-vous pour l'arrosage?
ai , v. a. Avoir .v. imp. Y avoir.v. imp.  L'a grantin kyé t'éi pa méi enou, il y a longtemps que tu n'es plus venu; van outré tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent jusqu'au dernier.
ai , v. a. Devoir. Devoir. N'ën oun grou âdzó a paé, nous avons une grosse somme à payer.
ai , v. a. Eprouver. Eprouver. Ai fan, avoir faim; ai pouire, avoir peur; ai ma â téita, mal à la tête; ai tsa, fri, avoir chaud, froid.
ai , v. a. Posséder. Posséder. L'a rin, pou pa pédré, il ne possède rien, il ne peut pas perdre; fó°" bati avwe o-n-a ó bën, il faut bâtir là où l'on a le terrain. Prov. Can o-n-a pa, oun pou pa ëntana, quand on n'a pas [de pain], on ne peut pas entamer. 
ai , v. a. Se procurer, Se procurer, óra o-n-a hou pra pó rin, maintenant on peut acheter ces prés pour rien; i jou ha atse pó dóou sin fran, j'ai eu cette vache pour 200 fr.
ajâa, s. m.  Au hasard de, au risque de. Au hasard de, au risque de. Ajâa dé m'achye tsapla, au risque de me laisser couper en morceaux; ajâa dé créea déean kyé peca chin, au risque de (plutôt) mourir de faim que de manger cela. Dans la prononc. rapide on entend souvent aja.
ajâa, s. m.  Hasard, sort, Hasard, sort, iré w'ajâa dinche, c'est le hasard qui l'a voulu ainsi.  
ajarda, v. a.  Hasarder, essayer. Hasarder, essayer. Ch'o-n-ajârdé pa, o-n-a rin, qui ne hasarde rien n'a rien.  V. n. L'è ajarda dé demanda a marya, il s'est hasardé de la demander en mariage. Absol. Chouta ba! - na,ajârdó pa, saute en bas! - non, je ne le tente pas.V. r. Se hasarder, s'aventurer. Fó°" pa ché ajarda chou ha lache, il ne faut pas s'aventurer sur cette glace.
ajardjyou, -ouja, adj.  Hasardeux, osé. Hasardeux, osé. Na, na, féré pa chin, l'è trwa ajardjyou, non, non, ne faites pas cela, c'est trop hasardeux.
ajelon, s. m.  Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise. Rhizome de l'orobe, plante très répandue dans les vignes. On le mange après l'avoir cuit dans la braise. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ajin, ajinta Tranchant, aiguisé adj. Tranchant, aiguisé. V. talin.  Astringent en parlant du vin qui dessèche la bouche, ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ajosta, v. a.  Ajuster, adapter une chose à une autre. Ajuster, adapter une chose à une autre. Rada ou closyè vwéró tóté é peré chon ajostéi ë-n-ódre, óra é manson ajoston pa méi dinché, meton rin kyé prou de mortchyè, regardez au clocher comme toutes les pierres sont ajustées comme il faut, maintenant les maçons ne disposent plus les pierres avec cette exactitude, ils y mettent en revanche beaucoup de mortier. V. r. S'ajuster. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ajouta Ajouter.v. tr. Ajouter.v. tr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aki, adj.  Acquis. Acquis. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. S. m. Bien acquis. Chin chon dé j-aki, ce sont des biens acquis, spec, par les époux depuis le mariage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
akipa, v. a.  Equiper, habiller. Equiper, habiller. Fó°" akipa tota ha binda pó a promyere comonyon, il faut habiller toute cette troupe pour la première communion. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
akita, v. a. Acheter.  Acheter. Can l'a jou 'na bóna vénindze, é moundó akiton méi, quand il y a eu une belle vendange, les gens achètent davantage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
âle, s. f. Aigle. Aigle. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
alijya, -jyae, adj.  Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Couvert de débris, spec, de débris amenés sur les prés par l'arrosage. Can menon de hou grou bran tót'acó°" chou ó pra, fan eni tôt'alijya, quand les gens amènent d'un coup sur le pré une grande quantité d'eau, on le couvre de débris (sable, cailloux,morceaux de bois, feuilles).Dérivé de lëe. Voy. ce mot. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
âlon, interj. Allons! Allons! Alon, ache chin, allons, laisse cela! Alon, vweeon, allons, voyons! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
âlon, s. m.  Vêtement, habits en général. Vêtement, habits en général. avwe a to metou è j-âlon, té fó°" ai méi dé chwin di j-âlon, où as-tu mis tes vêtements, il te faut en prendre plus de soin; è j-âlon di féité, di dzôvri, les vêtements des jours de fêtes, des jours ouvrables; è j-âlon di chorda, le costume militaire. || Ce mot n'a pas de sens péjoratif. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
alte, interj. Halte!  Halte! Aussi alte la! halte-là! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amâa, -âra, adj. Amer. Amer. I cha l'è amâra, le sel est amer.  Fig. Désagréable, dur à supporter.Prov. È j-ansyan l'an tôrdzô de: é méro°"wyé venyon amâré, les vieux ont toujours dit: les amusements deviennent amers [se gâtent]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amacha, v. a.  Amasser. Amasser. Ché pô ama-cha de bën, d'ardzin, celui-là [est un fameux] pour amasser du bien, de l'argent. Récolter. Amacha ó bla, a vénindze, ó fin, récolter le blé, la vendange, le foin.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amacha, v. a.  Recueillir, réunir quelque part. Recueillir, réunir quelque part. N'aïon tôt'a-macha. ó fin derën a grandze, nous avions amassé tout le foin dans la grange; i fava l'è jou tôt'amacha a prija mâmoura chou ô bën, la fée est allée ramasser toute la récolte, qui n'était point arrivée à maturité. Se dit aussi du bétail. Amacha é eatsé pó arya, rassembler les vaches pour la traite. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amacha, v. n.  Se former, grossir, en parlant d'un abcès. Se former, grossir, en parlant d'un abcès. I cóminsé a amacha, (l'abcès) commence à se former.  Syn. arémacha, remâcha. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amacha, v. r.  Se réunir, se mettre ensemble. Se réunir, se mettre ensemble. Ché chon amacha catr'ou sën de rlôo é chon parti ënsinbló, ils. se sont réunis quatre ou cinq et sont partis ensemble. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amadówą Amadouer, calmer, apaiser Amadouer, calmer, apaiser.v. tr.  Syn. abeouena, adoba.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amaé,  v. n.    Hésiter,  balancer.  Hésiter,  balancer.  L'a djya on'oura ky'amąé de parti ou traó é parte pa, il y a bien une heure qu'il hésite de partir au travail, et il ne part pas. En parlant du temps. Amaé de balę de plodze, il se prépare à pleuvoir.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amaé,  v. n.    Menacer, faire semblant de. Menacer, faire semblant de. Chon tò ò dzò apréi amaé avwéi dé galó°", ils sont toute la journée à se menacer avec des cailloux; can l'itą prou ëngrëndjyą, l'a amaeą dó°" tré ādzó d'enį ba, quand il a été bien fâché, il a menacé deux ou trois fois de descendre. Il Apparenté à l'afr. esmayer «mettre en émoi». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aman, s. m. Amant. Amant. Prov. (L. 171). L'a pa ona fęle chën j-amąn, il n'y a pas de fille sans amant. Mot d'importation fr. et peu usité; on dit habituellement í gawąn. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amatōo, s. m., amatoja, s. f. Amateur. Amateur. L'an mena ha ątse ba a fįŗe, l'a dri trówa o-n-amatōo, ils ont conduit cette vache à la foire, elle a trouvé tout de suite un acquéreur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āmé, s. f. pl.  Ames. Ames. Voy. s. v. arma. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
améigri, v. a. Amaigrir, spec, le terrain: Amaigrir, spec, le terrain: ōrdzó améigré pa tan é tsan, l'orge n'amaigrit pas autant les champs; chin l'a prou améigri a vęnye, cela a fort amaigri la vigne. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amélanchyè Amélanchier Amélanchier n. m. {Amelanchier ovalis Medicus). Buisson dont le fruit est le mouson, amélanche. .  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amelóŗą, v. a. Améliorer. Améliorer. Atsetą d'istré pó amelóŗą ó cāfęi, acheter de l'extrait de chicorée pour améliorer le café. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amelóŗą, v. r. S'améliorer, s'amender: S'améliorer, s'amender: oun pou féŗé chin kyé no ou, ché pra ch'ameloŗé pa, on peut faire ce qu'on veut, ce pré ne s'amende pas. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameloŗasyon, s. f. Amélioration. Amélioration. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amenachye, v. a.  Menacer. Même emploi et même sens que menachye. Menacer. Même emploi et même sens que menachye. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amęnye, s. f. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais. Amigne. C'est le nom d'un plant de vigne particulier au Valais. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameŗetą, v. a.  Mériter.  Mériter. Tsecoun rechį chin ky'ameŗeté, chacun reçoit ce qu'il mérite; l'oŗi pa jou oun méi ameŗeta d'étr'écó, personne n'aurait autant mérité d'être battu.  Absol. I pa ameŗetą, je n'ai pas mérité, dit-on quand on laisse tomber quelque chose en mangeant.  Acquérir des mérites. Fó°" ameŗetą tandjyo ky'o-n-a a vya é a santéi, il faut acquérir des mérites pendant qu'on a vie et santé.  Ameriter se trouve aussi en afr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameŗetįn, -tinta, adj.  Qui mérite, méritant. Qui mérite, méritant. To t'éi méi ameŗetįnta kyé ó, tu es plus méritante que moi. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameŗętó, s. m.  Mérite. Mérite. O`n-a méi d'a-meŗętó, on a plus de mérite; ch'oun fé dé bënfé rin kyé pó être gabą, o`n-a pa d'ameŗętó, si l'on fait des bonnes œuvres uniquement pour être loué, on n'a pas de mérite. || Syn. meŗętó. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameŗikyįn, -kyéna, adj. et s. m. et f. Américain, -caine. Américain, -caine. Dé pómé ameŗikyéné, des pommes de terre américaines (oblongues). Se dit de qqn qui est parti pour l'Amérique et aussi très souvent de ceux qui en sont revenus. L'è mò'ŗa ou' Ameŗikyįn d'Ormoun-na, l'Américain d'Ormona est mort. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ameryę, v. a. Mirer avec une arme, viser.  Mirer avec une arme, viser. L'a grantin ameryą é l'a mancą a chįba, il a visé longtemps et manqué la cible. Lorgner, guetter. E sti tó ó tin da mécha ameryę ha fémąwa, et celui-ci tout le temps de la messe de lorgner cette femme. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ami, amie, s. m. et f. Ami, amie. Ami, amie. Nó chin dé j-ami avwéi hou wéi, nous sommes amis avec ceux-là. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amiąbló, -ąbla, adj.  Amiable, conciliant. Amiable, conciliant. A w'amiąbló, à l'amiable. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amin, s. m. Amen. Amen. L'è tòrdzó a nó kyé fó°" déŗé amin, c'est toujours nous qui devons dire amen [nous plier] ; chin l'è amin è pwe fornį, c'est une chose entendue, n'en parlons plus; yó i ouncó pa de amin, je n'ai pas encore dit mon dernier mot. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amina, v. a. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Vaincre insensiblement  la résistance physique ou morale de qqn, user. Prov. w'adjyó aminé w'âno, l'âge use l'âne, c-à-d. tout s'use avec les années. Le mot n'est plus employé à Savièse que dans ce proverbe.  De miner et du préfixe a; aminer est afr. dans le sens de « détruire, miner ». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amiséné, s. f. pl. Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; Petite prune rouge rose. Littéralement prune de Damas; cf. v. W. III, 8; Pierreh. s. v. damassine. Le d initial a disparu à Savièse. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amitchye, s. f. Amitié. Amitié. Ché l'a ouncó d'amitchye pór nó, celui-là a encore de l'amitié pour nous. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
Amitou, -touja, adj.  Aimable, amical. Aimable, amical. Kyënta dzin amitou ché ómó! quelle personne aimable que cet homme! || Caressant, familier, en parlant des animaux. Kyënté béitchyé amitoujé é mótsé, quelles bêtes familières que les mouches. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amo, s. m.  Amour . Avec un verbe. Fó°" ché w'ârdjye tó ôrtó rin kyé pó w'amo d'ai ona plache pó èntrépója ó féméi, il faut s'élargir tout autour [acquérir de grandes propriétés] rien que pour avoir une place pour déposer le fumier; pó ou'amo de peut parfois signifier le contraire de son sens primitif: pa dé plo brote moundó é ona flâna ch'oun doujé pa eni pó w'amo de rlôo, il n'y a pas de plus méchantes gens et [on reçoit] une gifle si par un sentiment de répulsion, on n'ose venir avec eux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amo, s. m.  Amour. Amour. Ne s'emploie guère dans ce sens que dans la loc. figée pó w'amo de, pour l'amour de. En faisant l'aumône on dit au pauvre: téi pó w'amo de Djyo ou simpl. pó w'amo de Djyo, tiens pour l'amour de Dieu!  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amo, s. m.  Amour. Par ext. cette exp. signifie «à cause de». Pouwon pa méi ché vêré pó w'amo dou bou, ils ne peuvent plus se voir à cause de l'écurie; chéi pa ch'iré w'amo (ou pó w'amo) dou popoun kyé l'è pa jou amou sti an, je ne sais si c'est à cause du poupon qu'elle n'est pas montée [aux mayens] cette année. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amodiasyon, s. f. Affermage de terres, bail. Affermage de terres, bail. N'ën djya paea w'amodiasyon, nous avons déjà payé l'affermage. || Se dit surtout en parlant de l'affermage des alpages. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amodiatôo, s. m. Celui qui contracte un affermage, un bail. Celui qui contracte un affermage, un bail. Oun pou pa vêré oun méi croyéi bën, é bin! trouwé tôrdzó o-n-amodiatôo, on ne saurait voir plus mauvaise propriété, eh bien ! toujours elle trouve un amodiateur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amodie, v. a.  Donner à bail, affermer une terre. Donner à bail, affermer une terre. Ha venye l'è trwa rloyin, w'a t-amodié a hou de Gromejwa, cette vigne étant trop éloignée, il l'afferme à ceux de Grimisuat. ||  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amodie, v. a.  Prendre à bail, louer. Prendre à bail, louer. N'ën amodia oun corti ba i corti de Chyoun, nous avons loué un jardin «bas» aux Jardins de Sion. Spec. Amodié Prabei, amodier l'alpage de Prabé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adj. m et f. Assez.Approprié, qualifié. Approprié, qualifié. Crįjó kyé l'oŗį pri o-n-Awemąn pó vwardą é eątsé, ma l'a pa jou dé j-amódó, je crois qu'il aurait pris un Allemand pour garder les vaches, mais il n'a pas trouvé d'appropriés; fó°" pacha avwéi dé tsaréi amódó pé dé rlwa dinché, il faut passer avec des chars chargés avec mesure par des chemins pareils. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez Précédé d'un adv. de qualifie. Ché tsapéi l'è fran amódó pòr té, ce chapeau te va justement bien; jostó amódó, tout juste; t'éi arową todri amódó pó tòrną a parti, tu es arrivé tout juste à temps pour repartir.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez Suivi de pò et d'un inf. Amódó pó ché twa, assez pour se tuer; l'è arówą amódó pó deną avwéi nó, il est arrivé à temps pour dîner avec nous. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez. Assez. Oudjye pa méi a mé, l'è amódó, ne me versez plus, c'est assez. Syn. prou. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez. Précédé d'un comparatif. Fó°" être méi ky'amódó chënpló, il faut dépasser les bornes de la simplicité. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de la prép. de et d'un subst. Suffisamment de. I amódó dé fi pó cló°"ré ó taon, j'ai suffisamment de fil pour fermer le talon [du bas]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi de pòr et d'un subst. ou pron. Assez pour. Amódó pòr mé, assez pour moi. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv. Assez. Suivi d'un adj. Suffisamment, assez. Chin l'è amódó péjan pór té, cela est assez pesant pour toi, approprié à tes forces; t'éi jostó amódó vya pó pòrta ha dzèrlóta, tu es juste assez fort pour porter cette hottée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amódó ou a módó, adv.  Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Avec mesure, convenablement, juste ce qu'il faut. Can l'an dé vën, châon pa bir'amódó é apréi fan brote, quand ils ont du vin, ils ne savent pas boire avec mesure, et après ils font des folies; cha to pa oudjye amódó, é pa tankyé ton-mé? ne sais-tu pas verser avec mesure, et non pas jusqu'à ce que le vase déborde? Trâle amódó, travailler raisonnablement. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amoją, v. a. et r. Amuser. Amuser. E j-infąn ch'amojaon avwéi hou dó°" tsate a vêr'amoją ó paré, les enfants s'amusaient avec ces deux chats en voyant leur père s'amuser (L., Cah. Folkl. 7, p. 94).  Amoją est un emprunt au fr. Le terme patois est méŗó°"wą. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amòrą,  Part, et adj.  Affligé, penaud, marri. Affligé, penaud, marri. L'a dé có°" kyé part'i fwa, o-n-è tan amòrą dé chin, il est des fois où le feu éclate [où la patience vous échappe], [après coup] on en est tout marri.Dérivé de moró «museau, mufle». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amòrą, v. a.  Emousser une lame ou une scie. Emousser une lame ou une scie. Amòrą ó coutéi, ó fouson, ó berni, a réicha, émousser le couteau, la serpe, la faux, la scie.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amorti Part, et adj. Engourdi. Engourdi. I bréi l'è prou amorti, le bras est engourdi.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amorti Part, et adj. Ereinté, fatigué. Ereinté, fatigué. Ché l'è méi amorti kyé w'ątre, celui-là est plus éreinté que son frère; chéi amortįte com'oun flon, je suis sans énergie, sans muscle comme un gâteau. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amorti, v. a.  Couper la force de résistance, ramollir. Couper la force de résistance, ramollir. Amorti a fole pó ó catson, ramollir des feuilles [de coudrier, d'orme] pour le porc. Dans ce sens s'emploie aussi absol. Va fouŗa amorti pó è catson, va ramollir [les feuilles] pour les porcs. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amorti, v. a.  Priver du sentiment. Priver du sentiment. Ché brote có°" ó t'a amorti dri, ce vilain coup l'a privé du sentiment aussitôt. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amorti, v. a. amorti ó fouą, Mater l'incendie;  . Mater l'incendie;  . ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amortichyou, s. m.  Instrument pour amortir, assommer. Instrument pour amortir, assommer. L'a balą a sti oun có°" d'amortichyou, il lui a donné un coup d'«amortisseur», capable de l'assommer. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amou adv.  En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. En haut. S'emploie avec des verbes de mouvement. I vën amou óra, il monte maintenant; oun vi pacha sti moundó amou é ba tò w'an, tòrdzó a pya, on voit cet homme monter et descendre toute l'année, à pied; di ouéi amou, depuis là-haut.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amou adv.  En haut.Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Amou désigne souvent les mayens et les alpages situés « en haut » des villages. Démąn pąrton tui amou, demain tout le monde se rend dans les mayens ou aux alpages. Un pâtre qui avait passé vingt étés sur l'alpe disait: lolóou amou, Pèróou amou, les troupeaux en haut, Perroud en haut. Avec des verbes de repos. Amou mêįn, amou mountąnye, en haut dans le mayen, à l'alpage; amou a Cópé, en haut à Copé; amou pé a gran dzōo, en haut par la grande forêt; amou en côo, dans le chœur. Par besoin de précision le patois emploie ce mot amou pour indiquer la direction par rapport à celui qui parle: amou dejó ó pon, là-haut sous le pont. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
amou adv.  En haut.Amou indique l'orientation: nord. Amou indique l'orientation: nord. È nyówé van amou, les nuages vont du côté du Haut-Yalais.A l'expr. a w'abą, à la descente, s'oppose a w'amou, à la montée. Le Gloss, distingue avec raison les mots amou et iną tous deux signifient «en haut», mais le premier indique une montée moins brusque et moins sensible: aą amou ën Chavyęje, aller à Savièse; aą iną ën Prabé faire l'ascension du Prabé; aą iną ou pįló, monter dans la chambre; aą amou a pënta, aller à l'auberge.  Etym. ad montem.  Voy. damou. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
an  prép.  En. En. Ne s'emploie que dans l'expr. fr. an n-avąn! en avant ! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
an  s. m.  An, année. An, année. O-n-an dé tin, une année «de temps»; dé j-an pertënchį, tardį, des années printanières, tardives; w'an kyé ën, l'an prochain; oun dé hou j-an, une de ces années passées; w'an chédzé, l'année 1816 (année de grande disette); i bón-an, la nouvelle année, le jour de l'an; chouétą ó bón-an, souhaiter l'an; w'an pachą, l'année passée; ché w'an, cette année; vouéŗó a t-e d'an? combien a-t-il d'années? w'an kyé t'éi necou to, l'année ou tu es né. Même expr. en afr. et en provençal dans le sens d'« au temps où ».  Prov. An dé fin, an dé rin, année de foin, année de rien. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āna  s. f. Aune (mesure), Aune (mesure), óŗa mejoŗon pa méi avwéi w'āna, l'è tòt'avwéi ó métre, maintenant on ne mesure plus avec l'aune, tout se fait avec le mètre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āna  s. f.  Signe de consentement. Signe de consentement. Usité seulement dans l'expr. féŗé ni āna ni comąnda, ni acquiescer ni commander, ne donner aucun signe. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aną, v. n.  Ruer. Ruer. Oun crwéi mówé kyé āné tòrdzó, un mauvais mulet qui rue toujours; dri ky'o-n-ou wi métré ó ba, comįnsé a aną, aussitôt qu'on veut lui mettre le bât, il se met à ruer. || Dérivé de âne. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anāa, s. f.  Nef de l'église, surtout la principale. Nef de l'église, surtout la principale. w'ëncoŗą l'è enou ba ën w'anāa, le curé est descendu dans la nef; ën w'anāa è ban chon méi grou kyé outré i tsapawété, dans la nef, les bancs sont plus grands que dans les chapelles [de l'église]. Į| Du lat. navis. Anāa offre le phénomène de l'agglutination de l'article fém. a avec nāa. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anāe, s. f.  Ruée. Ruée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anbisyon, s. f.  Passion, Passion,  L'an w'anbisyon dįnche ils ont ce penchant, cette passion; l'è ona trest'anbisyon de fomą, c'est une triste passion de fumer. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anbisyóną, -nąe, adj. Entiché, passionné de. Entiché, passionné de. Chon tan anbisyóną dé ché tsate, ils sont tellement entichés de ce chat. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anbisyou, -syouja, adj.  Avide, cupide. Avide, cupide. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąncha, s. f.  Anse de panier. Anse de panier. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anchęŗe, s. f.  Enchère. Enchère. L'an metou to choun bën a w'anchęŗe, on a mis tout son bien aux enchères. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ancherye, v. n.  Enchérir, miser aux enchères. Enchérir, miser aux enchères. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąnda, s. f.  Nourriture consistant en pain et fromage. Nourriture consistant en pain et fromage. Prindé oun mwwêe dé ąnda, prenez un morceau de ce pain et de ce fromage. Désigne spécialement tout ce qui est fait avec le lait dans les alpages ou au village (fromage, beurre, sérac). N'ën rechyou. de plo béwa ąnda da mountąnye, nous avons reçu de très beaux produits du lait de la montagne. Le mot a la même origine que viande (vivenda), mais n'a pas le sens de «viande», il se rapproche plutôt de l'afr. où viande signifiait «tout aliment qui entretient la vie». Gauchat Bulletin VI, 15-17, rappelle que chez Rabelais les champignons sont la «viande des dieux»,et O. de Serres emploie ce mot pour les grains à donner aux pigeons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
andéné, s. m. Dimin. de andįn.  Petit andain. Petit andain. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
andįn, s. m.  Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau Céréales fauchées et ayant la forme d'un rouleau ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
andįn, s. m.  Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Herbe abattue qui se range et s'aligne à la gauche du faucheur. Épantchyę é j-andįn, étendre les andains [pour les sécher]; Vwéŗó dé j-andįn a to chéą, combien d'andains as-tu fauchés? Andįn dóbló, andain double, se compose de deux andains faits par le faucheur qui, ayant achevé le premier, revient en poussant l'herbe côte à côte.Par ext. Rouleau d'herbe ramassée au râteau, ën pląché dé féŗé dé mwatson l'an fé dó°"tré j-andįn, au lieu de faire des tas, ils ont fait des andains.. Par ext. Tout ce qui est placé en forme de rouleau. Oun grou andįn de crwįjé dé nwé ky'oun balįé moudre avwéi a faŗéna pó féŗé dé pan, un gros rouleau de coquilles de noix que l'on donnait moudre avec la farine pour en faire du pain. || Le f'r. «andain» n'a pas tout à fait le sens de notre patois. Littré le définit: «Etendue que le faucheur peut faucher de pas en pas.» L'origine du mot est discutée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąndzé, s. f. Ange. Ange. Dé béwe j-ąndzé, de beaux anges; o-n-ąndzé gardiįn, un ange gardien. Dans cette dernière expr. empruntée telle quelle au fr. ąndzé est masculin. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
andzįló, s. m.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe.  Evangile. N'est guère usité que pour désigner les deux évangiles de la messe. Chęla i clócon a w'andzįló, ici on donne un coup de cloche à l'évangile; w'andzįló de Chën Djyan, l'Evangile de Saint Jean. Cet évangile, tel que le prêtre le récite à la fin de la messe, joue un certain rôle dans les légendes du Valais: on le récite pour briser la puissance des démons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anéanti, v. a. Anéantir. Anéantir. Chon itą anéanti déjó a ni, ils ont été anéantis sous la neige. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anei, adv.  Cette nuit prochaine ou présente. Cette nuit prochaine ou présente. Vëndré anéi tāa, il viendra cette nuit tard; l'è djya dodjyouré, l'è prou pòr anéi, c'est déjà minuit, c'est assez pour cette nuit ou ce soir. Le soir, l'entrée de la nuit. Nó partįn anei ou can, nous partons ce soir au camp [service militaire]; l'è arową anéi pé é vwet'ouŗé, il est arrivé ce soir, vers les huit heures.  Même sens dans l'afr. anuit, Gloss. I, 409-10. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anese, s. f.  Anis vert. Anis vert. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ānète, s. m. Dim. de ānó.  Anon, petit âne. Anon, petit âne. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anevyāa, -arda, adj. et s. m. et f.  Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers. Anniviard, habitant de la vallée d'Anniviers. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anfeŗdąn, s. m.  Vaurien, paresseux. Vaurien, paresseux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anfįn, adv.  Enfin. Enfin. L'a anfįn pochou paé chin kyé diêe, il a enfin pu payer ce qu'il devait. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
angle s.f.  Anglais. Anglais. || Le subst. Angle est syn. d'homme riche. Vįvon cómin d'Angle, ils vivent comme des Anglais.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
angle, -gléja, adj. et s.  Redingote. Redingote. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
angon, s. m.  Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422. Gond de porte, de fenêtre, de volet. Du gréco-latin ancon «coude, crochet». Gloss. I, 422. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anjêe, s. m.  Gros lézard. Gros lézard. O-n-anjêe vè, un gros lézard vert. Cf. anjêrda et tsaplafįn. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anjêrda, s. f.  Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. Petit lézard gris, très répandu dans les murs et les terrains secs. È j-anjêrdé fan pa dé ma, les petits lézards sont inofîensifs.  Du lat. lacerta qui a donné les formes les plus variées dans tous les dialectes et en provençal. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anjoouse Angélus.n. m  Syn. ënmarya. Angélus.n. m  Syn. ënmarya. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anmą, v.  r.  Aimer, Aimer, ch'oun ché ąnmé pa, l'è mawįjyą dé resta ënsįnbló, si l'on ne s'aime pas, il est difficile de rester ensemble; ché ąnmon a fason di tsën ou cómin i coutéi é i tchyévra, ils s'aiment à la mode des chiens ou comme le couteau et la chèvre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anmą, v.  r.  Avoir un penchant pour qqch.  Avoir un penchant pour qqch. Anmą ó vën, é bon mwêe, ó traó, aimer le vin, les bons morceaux, le travail. Suivi d'un infln. Fó°"dré ó t'ènvwwéé i j-etuidzó dabó kyé ąnmé pa trale a têra, il faudra l'envoyer étudier puisqu'il n'aime pas à travailler la terre.  Anmą méi, aimer mieux; ąnme to mei w'éivwe ky'ó vën? préfères-tu l'eau au vin? Du lat. amare. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anmą, v. a.  Aimer, avoir de l'attachement. Aimer, avoir de l'attachement. Hou dó°" l'an pa jou d'in-fąn, ąnmon pa hou di j-ătró, ces deux n'ont pas eu d'enfants, ils n'aiment pas ceux des autres. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ānó, s. m.  Ane. Ane. Oun cónyé pa vwéŗó é j-ānó pé Chavyęjé, ché tęnyon fôo chou é mówé, on ne connaît guère les ânes à Savièse, on leur préfère de beaucoup les mulets. Quand qqn passe brusquement des larmes au rire, on dit ce refrain: tsąnta, ploura, bij'ó cou dé w'ānó gri, chante, pleure, baise le derrière de l'âne gris. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anolęŗe, adj.  Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Se dit d'une vache laitière qui devrait porter le veau dans l'année et qui ne le porte pas. Broun-na l'è anolęŗe sti an, la «brune» est stérile cette année; kyënta mijère, n'ën rin kyé dąvwé eątsé é chon tóté è dąvwé anolęŗé, quelle misère, nous n'avons que deux vaches et les voilà toutes les deux «anolière».  S. f.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anonsé, s. f. pl. Annonces. Annonces. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anonsyę,  v. a.  Annoncer.  Annoncer.  Se  dit le plus souvent d'annonces officielles ou de journaux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anową, v. a.  Annuler, abolir Annuler, abolir. I catijyémó l'è itą anową pé è j-écó°"wé, i conféchyon l'è pa itą anowāa, l'enseignement du catéchisme a été aboli dans les écoles, mais la confession n'a pas été abolie. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anplamįn, adv.  Amplement. Amplement. Sti an n'ën anplamįn dé fin pó teni ona ątse de plo, cette année nous avons assez de foin pour hiverner une vache de plus. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąnpoué, s. f. pl.  Framboises.  Framboises. Nó fó°" aą iną ën Reįęna,wéi l'è tó plin dé j-anpwe, il nous faut aller là-haut à R., là c'est tout rempli de framboises. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ansényąn, s. m.  Celui qui enseigne, maître. Celui qui enseigne, maître. È j-etodiąn é é j-ansényąn chon parti promena, étudiants et maîtres sont allés en promenade. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ansésyon, s. f.  Fête de l'Ascension de Notre Seigneur. Fête de l'Ascension de Notre Seigneur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ansyąn, -syąn`na, s. m. et f. Vieillard, vieille femme. Vieillard, vieille femme. I récontra o-n-an-syąn é on'ansyąn-na, j'ai rencontré un vieux et une vieille.  Dans une famille, on désignera par ce mot les plus vieux de la maison, grand-père, grand-mère, père, mère, w'ansyąn a nó, notre (grand-)père;w'ansyąn-na a nó, notre (grand-)mère.Au pl. Ancêtres. È j-ansyąn kyé l'an fé ché tórin iron cóŗadźou, les ancêtres qui ont fait cet aqueduc étaient courageux; é j-ansyąn l'an tòrdzó de, les ancêtres ont toujours dit. Formule pour introduire un proverbe. Syn. vyou, vyęle; ansyąn est plus noble et plus délicat. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ansyané, -néta, s. m. et f. Dim. de ansyąn.  Petit vieux, petite vieille. Petit vieux, petite vieille. Ché iré oun dzin ansyané, c'était un joli petit vieux. Qui a un certain âge. i par a nó l'è rin mé tan dzowénó, l'è djya byin ansyané,notre père n'est plus très jeune, il a déjà un certain âge. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antąn, adv.  L'année passée. L'année passée. Antąn n'ën pęskyé pa jou dé vénindzé, l'année passée nous n'avons presque pas eu de vin [vendange]. Peut être précédé de la prép. de. Di antąn kyé l'è parti, nó j-a pa écrį oun chowe ądzó, depuis l'année dernière où il nous a quittés il ne nous a pas écrit une seule fois; de vën d'antąn, du vin de l'année dernière.Le sens «autrefois» n'existe pas à Savièse. Etym. ante-annum. Usité en afr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antecriste, s. m.  Antéchrist. Antéchrist. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antou, s. f.  Tante. Tante. L'aió dé j-antou outr'a Droun-na, j'avais des tantes à Drône.Du lat. amita qui a donné ante en afr. et anta en Valais. La terminaison saviésane a été influencée par celle du masc. w'aou, l'oncle. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antréi, interj. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français. Entrez! D'abord on entrait dans les chambres sans frapper. Maintenant l'usage est de frapper aux portes et on répond avec le mot français.Dans la Contrée on disait ho°"chya pour annoncer sa présence et celui qui était là répondait ho°"la ! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antrin, s. m.  Entrain. Entrain. L'a rin d'antrįn vwi, il n'y a point d'entrain aujourd'hui. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąntse, s. f.  Hanche. Hanche. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antsemăne, s. m.  Dadais, niais. Dadais, niais. Vwéi vó you pacha amou ché grou antsemąne, avez-vous vu monter ce gros dadais?  Probablement de l'all. Hans avec terminaison man qui est aussi all.  A Grimisuat lantsemąn désigne un homme à la démarche lente. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
antson, s. m.  Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. Hanche. Désigne les deux protubérances des hanches. È j-antson chon é dóou mótęi oun pé byéi, les «hanches» sont les deux protubérances des deux côtés du corps; o-n-antson méi iną k'i téita, une hanche plus élevée que la tête (déformation colossale!). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anye, s. m.  Agneau. Agneau. || Syn. mewën. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ânye, v. a.  Engendrer, faire pulluler. Engendrer, faire pulluler. I réichon ânyé è poudzé, la sciure engendre les puces. V. r. Se propager. Pé dé tin dinché ché ânyon è mawé béitchyé, par un temps pareil les mauvaises bêtes se propagent. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
anyeouire, s. f.  Brebis bonne pour la reproduction. Brebis bonne pour la reproduction. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ânyeouire, s. f.  Brebis qui a mis bas. Brebis qui a mis bas. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aócą, s. m.  Avocat. Avocat. Can i avouį chin,yó i fé ni oun ni dó°" é pąrtó rąpe ba é w'aócą Ryon, quand j'ai entendu cela, je n'ai pas hésité une minute et je suis descendu sur-le-champ chez l'avocat R., disait un vieux plaideur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aócatson, s. m.  Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. Mauvais avocat, chicaneur. C'est un terme de mépris. È Chavyeįąn óŗa fan vivre tui é j-aócatson dé Chyoun, les Saviésans font vivre maintenant tous les mauvais avocats de Sion. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aomą, v. a.  Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, Allumer le cigare ou la pipe. Terme de fumeur, óŗa cômin faŗi ó pó aomą a pipa i oublą é môtsété, comment ferai-je pour allumer la pipe, j'ai oublié les allumettes. Syn. plus usité ënprįndé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aoną, v. a.  Eclairer, donner de la lumière. Eclairer, donner de la lumière. Atinpó°"dé, vęjó ënprįndé a wantêrna pó vó j-aoną ba pé è j-etsewi, attendez, je vais allumer la lanterne pour vous éclairer dans l'escalier. Par ext. Guider, éclairer au moral. Ché parįn l'a nonąn-t'an é vën fouŗa ënsęi pé la, e t-e pa aoną dou boun Djyo ? cet homme qui a 90 ans vient jusqu'ici, n'est-il pas éclairé par le bon Dieu? ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aonbrą, v. a.  Donner de l'ombre, ombrager. Donner de l'ombre, ombrager. Ché nóyè aonbré tropá a vęnye, fó°" wì cópą è plo grouché di brąntsé, ce noyer ombrage trop la vigne, il faut lui. couper les plus grosses branches. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
Aondjyę, v. a.  Allonger.  Allonger. Aondjyę ona corda, allonger une corde. V. r. S'allonger. Hou tsouson ch'aondzon tąnkyè n-o ou, ces bas s'allongent tant qu'on veut. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aontchyè, adv.  Volontiers.  Volontiers. Chin ky'oun fé aontchyę coté pa, ce qu'on fait volontiers ne coûte pas. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aonyou , -naouja , s.m. Et f. Flaireur. Flaireur. È j-aonyou chon fou kyè méton ó na pé tóté è j-éijé, les flaîreurs sont ceux qui mettent le nez dans toutes les assiettes ; bougró d'aonyou kyè t'éi, va t'in di per ënkye, vilain flaireur que tu es, va-t-en d'ici! Etymologiquement (du v. aona) c'est celui qui éclaire partout.- ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aou, s. m.  Oncle, Oncle, w'aou Fransi, l'oncle François. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aouglą, v. a.  Aveugler. Aveugler. L'è prou aouglą, il est fort aveuglé, il voit très peu. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aougló, -gla, adj. et s. m. et f.  Aveugle. Aveugle. w'aougló F. cha tó féré é cha trówą tui è bócon dou bën, l'aveugle F. sait faire tous les travaux et trouve tous les morceaux de bien. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aoule, s. f. Aiguille, Aiguille, w'aoule dou ba, «aiguille du bât», poinçon très fort pour percer le cuir; aoule de tsouson, à tricoter les bas; é j-aoulé da mótra, les aiguilles de la montre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aoulon, s. m. Aiguillon d'une abeille, etc.  Aiguillon d'une abeille, etc. Can o-n-ita. mwêe d'ona vwéipa, fó°" terye foura w'aoulon é chochyę a plache, quand on a été piqué par une guêpe, il faut sortir l'aiguillon et sucer l'endroit [piqué]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aparanse, s. f.  Apparence. Apparence. L'a bóna apaŗąnse, les apparences sont bonnes. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apaŗèle, adj.  Pareil. Pareil. L'a falou resta tòta a néi defouŗa pé na fri apaŗèle, il a dû passer toute la nuit dehors par un froid pareil. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apaŗèle, adv.  Autant . Autant . N'ën jou tré brįnté dé vénįndzé rin ky'ën ché tablaŗé. - jaméi apaŗèle, nous avons eu trois «brantes» de vendange seulement sur cette petite place (dit l'un) - jamais autant (répond l'autre). Į| Syn. paŗęle. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apaŗesyon, s. f.  Apparition. Apparition. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apaŗétré, v. n.  Paraître, apparaître. Paraître, apparaître. Apaŗechié dé tin j-ën tin oun moundó, ma dé réista o-n-įŗé tòrdzó chowé, il se montrait de temps en temps qqn, mais en général on était toujours seul. Į| Se dit d'apparitions surnaturelles. I djyąbló l'a apaŗou a sti amou ā dzōo, le diable est apparu à celui-ci là-haut dans la forêt. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apartémįn, s. m.  Appartement. Néol. Appartement. Néol. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apartenį, v. n. Appartenir. Appartenir. Chin nó j-apartën pa, cela ne nous appartient pas. | Į Ce verbe n'est pas d'un usage courant; il est très souvent remplacé par étré a nó, a vó, a rlōo, etc., être à nous, à vous, à eux, etc. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apéichyon, s. f. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Fourniture d'une chose à mesure qu'elle s'épuise. Che débarąché pa i pòrmon, ën d-a apéichyon, le poumon [du malade] ne se débarrasse, il s'engorge au fur et à mesure [qu'il peut cracher] . ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apéitre, v. a.  Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Fournir au fur et à mesure, procurer continuellement au fur et à mesure de la nécessité. Cóté pó apéitre é bóté a hou j-infan, c'est coûteux de fournir les souliers à ces enfants au fur et à mesure [qu'ils les usent]; l'a byin balą de plodze é l'a fé byo tin, l'a byin apéichou d'êrba, il a plu souvent et il a fait beau temps, cela a toujours fait pousser l'herbe; ché apéi byin d'ardzįn ou pare, celui-là fournit bien de l'argent à son père; é eątsé l'aįon tan fan ky'oun powįé pa apéitr'ó peca, les vaches avaient tellement faim qu'on ne pouvait venir à bout de leur fournir la pâture; can l'ïtą fouŗa ha éivoue da ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apéją, v. a.  Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci! Peser, soupeser. Apįja ché, soupèse-moi ceci! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apeląé, s. f.  Lutte, phase d'une lutte. Lutte, phase d'une lutte. A promyèŗ 'apeląé l'è i peti kyé l'a ganyą, la première fois qu'ils se sont empoignés, c'est le petit qui a gagné. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. a.  Attraper avec adresse, à la course. Attraper avec adresse, à la course. I tsate l'a achyą côrè a rata, ma l'a torną a t'apelę, le chat a laissé échapper la souris, mais il l'a de nouveau attrapée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. a.  Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop Avoir recours à. Tōrnon apelę è cha, ils ont de nouveau recours au galop ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. a.  Prendre, saisir. Prendre, saisir. Apelę cācoun pé ó bréi pé ó có°", saisir qqn par le bras, le cou; can tōrnon ba dé w'ècó°"wa apęlon prou a pówįnta, quand ils reviennent de l'école, ils s'attaquent bien à la polenta.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. a.  Voler. Voler. Apęlè tó chin kyé pou, il vole tout ce qu'il peut. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. n.  Coller. Coller. Can è rejën chon mōo e-n-ódré, apęlon è di, quand le raisin est bien mûr, il colle aux doigts. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. n.  prendre, saisir Avec un adv. de lieu. Apelę iną, ba, outre, `ënséi, se diriger en haut, en bas, au-delà de ce côté. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelę, v. r.  Se coller. Se coller. E carte ch'apęlon ënsįnbló can venyon vyélé, les cartes collent ensemble quand elles deviennent vieilles; è mótsé méi moąņąton, mél ch'apęlon, plus les mouches se démènent,plus elles se collent [au gobe-mouches], ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apelin, -tinta, adj.  Gluant, collant. Gluant, collant. Sti an è rejën chon déstrą apelin, cette année les raisins collent bien [signe de maturité]. Par ext. Qui dérobe facilement. L'è prou apelin, il a les doigts un peu longs. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aperchivré, v. a.  Apercevoir. Apercevoir. Oun ó t'aperchį pa vwéŗó méi, on ne l'aperçoit plus guère; ó t'an pa méi aperchyoju, on ne l'a plus aperçu. Spécialt. Aperchivré dé mò, apercevoir des revenants; aperchiêé tóté è néi cąkyé tsó°"ja, elle apercevait toutes les nuits qqch. d'insolite.  V. r. S'apercevoir. To t'aperchį pa kyé l'è pó rire, tu ne t'aperçois pas que c'est pour rire. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apetechįn, -chįnta, adj.  Qui a beaucoup d'appétit, vorace. Qui a beaucoup d'appétit, vorace. È catson chon tan apetechįn, les porcs sont voraces.  Fig. Désireux de. Chon apetechįn d'ardzįn hou pó°"ŗó, fan pa de ca dou pan, ces [pauvres] mendiants sont désireux d'argent, ils ne font pas cas du pain. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apetį, s. m.  Appétit Appétit. I djyon prou kyé w'apetį vën ën mëndzįn, on dit bien que l'appétit vient en mangeant; tsasyę d'apetį, voy. s. v. tsasyę (1).   . ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apéwą, v. a.  Citer. Citer. Ché vion apewą pó témwįn, ils se voient appelés comme témoins.  Ne s'emploie pas pour «appeler». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apèwe, s. m.  Appel. Appel. I réjyąn fé w'apęwe tui é matën a w'écó°"wa, le régent fait tous les matins l'appel à l'école. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplacą, v. a.  Mettre, appliquer. Mettre, appliquer. Prov. (L 186). Pó féra parti é dęrdé, fó°" aplacą chou ona vèrdzéta e`n-ardzįn é fér'a crwi chou avwéi de copa, pour faire disparaître les dartres, il faut appliquer dessus une bague en argent et y faire la croix avec de la salive. Mot d'usage réduit. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
Apląn. Voy. s. v.  plan. Apląn. Voy. s. v. plan. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplana, v. a.  Aplanir, niveler. Aplanir, niveler. Hou de Gostën l'an tòt'aplana ché motéi, ceux d'Augustin ont nivelé complètement ce monticule; hou vyou ban iron pa pye aplana, ces vieux bancs étaient à peine rabotés.  Fig. Justifier une chose. L'a tòte enévwa, tôt'aplana, il a tout nié, tout justifié. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplati, v. a. Aplatir. Aplatir. T'a aplati ó tsapéi ën t'achétįn chou, tu as aplati le chapeau en t'asseyant dessus. V. r. S'aplatir. Chéi pa pòrkyé hou pan ché chon aplati dįnché, je ne sais pourquoi ces pains se sont aplatis comme cela. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apleca Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,   Studieux, appliqué.adj.  L'è o-n-ewévé apléca, c'est un élève appliqué,   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apléé, v. a.  Atteler deux bêtes ensemble, accoupler Atteler deux bêtes ensemble, accoupler, ënkye l'è pa i móda d'apléé ona ątse è oun mowé, ici ce n'est pas l'habitude d'atteler une vache avec un mulet. Fig. Engager qqn pour un travail. N'ën pa pochou apléé cācoun pó aą keŗį ché bó°", nous n'avons pas pu engager qqn pour aller chercher ce bois; l'an apléą tóté é bwąté da comona pó nétéé ó chemetchyéŗó, ils ont mobilisé toutes les jeunes filles de la commune pour nettoyer le cimetière; l'a prou é prou demanda tchyè, l'è chwēe kyé ó t'apléon pa méi, il a exigé un prix exorbitant [pour son travail], il peut être sûr qu'on ne l'engagera plus. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apléré, v. a.  Plaire. Plaire. L'a pa pochou apléré a w'aou, il n'a pu plaire à l'oncle. V. r. Se plaire. L'a de moundó kyé ch'apléjon è nyona pāa, il y a des gens qui ne se plaisent nulle part; yó m'aplejïó prou wéi, pour moi, je m'y plaisais bien; ch'iron pa aplé i mêin de Chyoun, anmon méi ó mêin da Dzôo, ils ne s'étaient pas plu aux Mayens de Sion, ils préfèrent le mayen de la Zour.S'accorder (un plaisir, un luxe). Chënblé kyé gąnyon pa tan é ch'apléjon tó chin kyé ou j-ëntsa, il semble qu'ils ne gagnent pas beaucoup et ils s'accordent tout ce qui leur plaît. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplįn, adv.  Souvent. Cf. plin (a). Souvent. Cf. plin (a). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplįŗe, s. f.  Rechange. Rechange. Prinjó ona tsemįje d'aplįŗe, je prends une chemise de rechange. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aplon, s. m. Aplomb. Aplomb. Oun fi d'aplon, un fil à plomb.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apondįn, -dįnta, adj.  Contigu, attenant. Contigu, attenant. È propiétéi chon tòte atenįn, apondįn, les propriétés sont attenantes, contiguës. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apondre, v. a.  Allonger un objet, corde, vêtement. Allonger un objet, corde, vêtement. I corda iré pa prou ondze, n'ën falou apondre ona ryó°"ta, la corde n'était pas assez longue, nous avons dû l'allonger avec un lien d'osier; apondre é bòré di pantaon, allonger les « canons `; du pantalon. Ajouter bout à bout, réunir, faire se toucher. Peŗënkye aponjon tòt'ënsįnbló é grąndzé, é mijon, é racāa, ici on groupe tous les bâtiments: granges, maisons, «raccards»; è mijon chon apondwéi tąnky'a son dou véwądzó, les maisons sont attenantes jusqu'au sommet du village. Absol. Allonger la discussion, répliquer sans trêve. Prov. Ché kyé répon, apon, qui répond, «apond».  V.r. S'ajouter, s'allonger, se toucher. Chën-Dzèrmąn, i Crèta, Prinjyęŗe è Roum`ma ch'aponjon óŗa, St-Germain, la Crèta, Prinzières et Roumaz se touchent maintenant. Gloss. 1,506. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aponsa, s. f. Ajoutage, allongement, rallonge Ajoutage, allongement, rallonge.I tabla iré pa prou wardze, n'ën faloju fer'on'aponsa, la table n'était pas assez large, nous avons dû faire une rallonge. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aponsa, s. f. Soudure, jointure Soudure, jointure, w'aponsa ché cónyé pa pye, la soudure se voit à peine. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apoplezie n.f. Apoplexie. Apoplexie. Voy. s. v. poplezįe. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apòrtą, v. a.  Apporter  Apporter ; Ch'è maryąé, l'è enou ënséi chela é l'a rin apòrtą, elle s'est mariée, elle est venue ici et n'a rien apporté [ni dot ni trousseau]. Part, passé. Porté à, ayant un penchant pour, iron apòrtą pó aa dou bon byéi, ils étaient portés [par leur nature] à aller du bon côté [à devenir de braves gens]; hou dé Na iron tan apòrtą pó ó te féŗé resta avouéi ŗlōo, ceux de Nax penchaient beaucoup pour le faire rester avec eux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apóstą, v. a.  Appuyer. Appuyer. L'a apóstą ó foję contr'a fénéitra é l'a teryą, il a appuyé le fusil contre la fenêtre et il a tiré. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apóstròfe, s. m.  Freluquet, faquin. Freluquet, faquin. Bougró d'apóstròfe kyé t'éi espèce de freluquet que tu es !  Mot venu du fr. pop. et peu usité. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apótékye Apothicaire Apothicaire,n. f. pharmacien. Néol. Farmasiin. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
Apôtre, s. m.  Apôtre. Apôtre. È dódzé j-apōtré, les 12. a.Quidam fâcheux. Pó hou j-apōtré kyé lan rin ky'a gordzé dé bon, m'ën parla mé pa, pour ces «apôtres» qui n'ont de bon que la langue, ne m'en parlez pas.  Ce dernier sens est SR vulgaire. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apoutrónyę, v. a.  Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, Gâter (un enfant, un chat) par des flatteries, des caresses, littér. «rendre poltron». Ché pó apoutrónyę é tsate, celui-là [s'entend] pour gâter les chats; chéi pa trwa sévéŗó avwéi é į-infąn, ma é j-apoutrónyó pa, je ne suis pas trop sévère avec les enfants, mais je ne les gâte pas. || Mot formé de poltron et du préfixe a. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréansyon, s. f.  Appréhension, peur. Appréhension, peur. O`n-é pa prou de moundó, can fó°" féŗ'a boyęea, o-n-a w'apréansyon dó°"tré dzò d'avąnsó, on est trop peu de monde [chez nous], quand il faut faire la lessive, on en a peur quelques jours à l'avance; l'a d'apréansyon dé moŗį, on a peur de mourir. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv.  Après  indiquant le lieu. A la suite de. Après  indiquant le lieu. A la suite de. Pó pacha chou ó pon yó vaŗi déeąn é to apréi, pour passer le pont j'irai devant et toi tu suivras; rloui l'è i promyę dé w'écó°"wa é yó vęnyó dri apréi, il est le premier de l'école et moi j'occupe la seconde place;- ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Après  Après.é chapōo venyon è promyę é apréi é tanboŗini, les sapeurs ouvrent la marche  et après viennent les tambours.  Indiquant le temps. Yó partó óŗa, to pou enį apréi, l'a rin kyé préiché, je pars maintenant, tu peux venir plus tard, il n'y a rien qui presse; l'è tòrdzò dįnche: voui l'è dêe è ó dzò d'apréi l'è maądó, c'est toujours ainsi: aujourd'hui il est gai et le jour suivant il est malade; óŗa fó°" trālę vó méró°"wéŗéi apréi, maintenant il faut travailler, vous vous amuserez ensuite. Devinette. Can įŗó peti m'an metou ën ter a; can chéi itą grou m'an teryą pé è pi; apréi m'an metou en w'éivwe, m'an teryą fouŗa é metou chétchyé; apréi m'an tó brecą é j-ó°"ché; apréi m'ènplįon pó é vivįn é pó é mò. -I tsénévô. Quand j'étais petit on m'a mis en terre; quand j'ai été grand on m'a sorti en tirant par les cheveux; après (ensuite) on m'a mis dans l'eau, on m'a sorti de là et mis sécher; et puis on m'a rompu tous les os, après (enfin) on m'emploie pour les vivants et pour les morts. - Le chanvre.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Après. Après. Exprime la pensée, la préoccupation. Ché prįndé apréi, prendre au sérieux. Cf. s. v. prįndé. Exprime la recherche. Démanda apréi cacoun, s'informer de qqn. Prép. avec notion de lieu. sti veniyé apréi ó mówé, celui-ci venait derrière le mulet; l'a torna à cló°"ré a porta apréi lé, elle a refermé la porte derrière elle; i tsasyou l'a teryą apréi a wįvra, le chasseur a tiré après (sur) le lièvre. S'emploie très souvent pour indiquer une occupation. Can l'è apréi ché traó fó°" pa ó té dérindjyę, quand il est occupé à ce travail, il ne s'agit pas de le déranger; aą ou étre apréi w'éivwe, aller arroser [les prés  avec l'eau des bisses]; ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Après. Après. Joint à d'autres particules. D'apréi, d'après: d'apréi rlōo chin che fori pacha dé ha manyęŗe, d'après eux la chose se serait passée de cette manière; d'apréi ó téstémįn, i balįé tòt'ā féna, d'après le testament, il donnait tout à sa femme; nó chin a plindre ënkye d'apréi vwéŗo o`n-é byin fouŗa wéi, nous sommes à plaindre ici en comparaison du bien-être dont on jouit là-bas. E-n-apréi, après, dans la suite. E-n-apréi dé mé, faran cómin odrąn, après moi (a. ma mort), ils feront comme ils voudront.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Après. Après. radą apréi é j-infąn, é béitché, ó fwa, surveiller les enfants, le bétail, le feu; chon apréi féŗ'ó pon, ils sont occupés à construire le pont. Pour indiquer le but. Cōré apréi cacoun, courir après qqn Prép. avec notion de temps. Adon l'an tó prometou, é apréi é j-éwésyon l'an rin tenou, alors ils ont tout promis, et après les élections ils n'ont rien tenu. Usage des plus fréquent, comme en fr Suivi de kyé, loc. conj., après que. Apréi kyé n'aŗįn fé ó fin, nó èrdzéŗįn, après que nous aurons fait les foins, nous arroserons le pré; van ën Amerįkye é tornon apréi kyé l'an to peca, ils vont en A. et retournent ici après qu'ils ont tout mangé [dépensé leur avoir].  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.) Après. Beaucoup de ces expressions existaient en français, auj. elles sont vieillies, ainsi: par après, puis après, en après. (Littré.) ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi, adv. et prép. Par suite de: Par suite de: e-n-apréi dé chin, l'an falou ba ou trebounąwe, par suite de cela, ils ont dû descendre au tribunal. Per apréi, dans la suite: i avwį déŗé per apréi kyé chon itą ponį, j'ai entendu dire après coup qu'ils ont été punis. Apréi pwe, et puis après: adon ou chënbląé prou dróo, apréi pwe chon prou itą contin, alors cela leur semblait bien assez drôle, mais après ils en ont été contents. É pwe apréi pwe, et puis après: ó promyé cóou l'a ganya ó prose é  pwe apréi pwe l'a tó tòrną a pédré, la première fois il a gagné le procès, mais après il a de nouveau tout perdu. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi-dedzoun-ną, s. m.  Après le déjeuner. Après le déjeuner. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi-démąn, adv.  Après-demain. Après-demain. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi-deną, s. m.  Après-dîner, de midi à'15 h.' Après-dîner, de midi à'15 h.' ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi-marįnda, s. m.  Après le goûter, de 15 à'18 h. Après le goûter, de 15 à'18 h. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréi-sën-na, s. m.  Après-souper. Après-souper. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apréivenyįn, s. m. pl.  Descendants, héritiers. Descendants, héritiers. È j-apré^enyįn Varan achebën prou aféŗé cômin nó, les « après-venants » auront aussi leurs peines comme nous. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apremą, v. a.  Amincir. Amincir. Yó poui pa ënplèé ché petsāa s'to apremé pa ó mąndzó, je ne puis me servir de cette pioche si tu n'amincis pas le manche. Dérivé de prën «mince». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprépaŗą, v. a.  Préparer qqn à la mort. Préparer qqn à la mort. N'ën byin pochou ó t'aprépaŗą, nous avons pu le préparer comme il faut.  Syn. prépara, aprèstą. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprépaŗą, v. a.  Préparer, mettre en état. Préparer, mettre en état. Mé fó°" aą aprépaŗą pó bale i béitchyé, je dois aller préparer les rations de fourrage pour le bétail; can o`n-aprépaŗé tó chin kyé fó°" d'avąnsó, o`n-oublé rin can vën a parti, quand on prépare d'avance tout ce qu'il faut, on n'oublie rien quand il faut partir.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprèstą,  V. r.  Se préparer . Se préparer . Aprésta té pó a mècha, prépare-toi pour [aller à] la messe. || Aprester a le même sens en afr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprèstą, v. a.  Apprêter, préparer. Apprêter, préparer. Can sta l'a jou tó aprèstą pó ó te byin rechįvre, sti l'è pa enou  ŗa, quand celle-ci eut tout préparé pour le bien recevoir, lui n'est pas arrivé; aprèsteŗį tó chin kyé fòou pó ó deną, t'aŗéï rin ky'a métré chou ò foua, je préparerai tout ce qui est nécessaire pour le dîner, toi, tu n'auras que à le mettre sur le feu; vęjó aprèstą pó can vëndrąn è j-ovrį, je vais préparer le repas pour le retour des ouvriers. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé  v. a. Faire un apprentissage. Faire un apprentissage. Aprin pó réjyąn, pó prêtre, pó marechąwé, il étudie pour devenir instituteur, prêtre, forgeron.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé  v. a. Instruire, enseigner.  Instruire, enseigner. T'aprindrį prou a vivre yó, je t'apprendrai bien à vivre, moi; l'a aprį a lère ou nó°"tre, il a enseigné à lire à notre garçon; t'aprindrį a tè condwęre, je t'apprendrai à te conduire.V. r. S'apprendre. Chon pa dé tsó°"jé kyé ch'aprįnjon vįtó, ces choses ne s'apprennent pas vite. Prov. (L. 385) ën ché mètįn, oun ch'aprįn, en s'y mettant, on apprend. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé  v. a.  Apprendre, acquérir une connaissance. Apprendre, acquérir une connaissance. L'a byin aprį a trālę, il a bien appris à travailler. Va rin pó aprįnde, il ne vaut rien pour apprendre.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé  v. a.  Etre informé. Etre informé. I aprį pye achi ky'įŗé aròwą, j'ai appris seulement hier soir qu'il était arrivé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé v. n.  Prendre au sérieux, rendre responsable.  Prendre au sérieux, rendre responsable. Ha l'è pa d'aprindé, celle-là n'est pas responsable de ses actes. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé V. r. Se troubler, s'inquiéter. Se troubler, s'inquiéter. Vó j-aprindé pa apréi mé, tornó dótāa, ne vous faites pas de soucis à mon sujet, je reviens ce soir. Voy. la loc. ch'ën prįndé, qui a le même sens. Aprįnde  vient du lat. apprehendere; nous les avons traités séparément,.à cause du sens très différent qu'ils ont aujourd'hui. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprindé V. r. S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi  S'en prendre à. Toujours suivi d'apréi Pòrkyé l'a de chin, fó°" pa ch'aprįnd'apréi, iré pó méŗó°"wą, quand même il a dit cela, il ne faut pas lui en vouloir, c'était pour badiner; vó j-aprįndé rin apréi, l'è o-n-infąn ne l'en rendez pas responsable, c'est un enfant; fó°" pa ch'aprįnd' apréi hou peti, il ne faut pas s'en prendre à ces petits  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprintechādzó, s. m.  Apprentissage. Apprentissage. N'ën bën falou paé w'aprintechādzó, nous avons bien dû payer l'apprentissage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprintį, s. m.  Apprenti. Apprenti. įŗ'aprinti còrdanyę, il était apprenti cordonnier. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āprò, āpra, adj.  Apre, âcre.  Apre, âcre. Chin l'a oun go āpró, cela a un goût très fort. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apróprą, v. a.  Nettoyer, rendre propre, récurer. Nettoyer, rendre propre, récurer. Can o`n-a tó forni d'apróprą pé mijon, l'è djya ouŗa dé métré chou ó dęna, quand on a fini de récurer par la maison, c'est l'heure de mettre le dîner sur le feu ; to aprópréŗéi è bóché e-n-ódre dèeąn kyé métré derën de vën nowéi, tu nettoieras bien les tonneaux avant d'y mettre du vin nouveau.  Syn. nétéé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apróse, s. f.  Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche. Approche. N'est usité que dans l'expr. onéta d'apróse, lunette d'approche. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apróso, s. m.  Approche. Approche. A w'aprósó de w'evêe, à l'approche de l'hiver. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprósyę, v. a.  Approcher. Approcher. Oun powįé pa ó t'aprósyę, on ne pouvait l'approcher; yó aprósó pa hou moundó, je ne fréquente pas ces gens. V. r. Venir près. Dan j-oun tin, can fajïé prou fri d'evêe, è ou ch'aprósįon di mijon,   autrefois,   quand   l'hiver était très rigoureux, les loups s'approchaient des maisons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprósyę, v. n.  Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Se montrer, apparaître, en parlant de qqn qu'on attend. Vwi l'a pòrtąn pa aprósyą de mijon tó ò dzò, aujourd'hui il n'a pourtant pas paru à la maison de toute la journée; can apróséŗé, l'are cho`n-afęŗé, quand il rentrera, il aura son affaire. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprówa , v. a.  Eprouver. Eprouver. w'êe da mountąnye wa t'a aprowāe, l'air de la montagne l'a éprouvée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprówą , v. a.  Essayer. Essayer. L'a aprówą tui è meŗesęn é tui è rémyédó é l'a rin chervį, il a essayé tous les médecins et tous les remèdes et cela n'a rien servi; l'a aprówą dóoutrę j-otį é l'a rin trową de convenyįn, il a essayé plusieurs outils et il n'en a point trouvé de convenable; aprówa è dé mëndįyę é dé pa tan bire, essayez donc de manger davantage et de moins boire. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aprwejye, v. a.  Apprivoiser. Apprivoiser. N'ën achyą chorti ó tsate déeąn kyè fowéché itą aprwejyą é l'è pa méi tòrną, nous avons laissé sortir le chat avant qu'il ne fût apprivoisé, il n'est plus revenu. V. r. Chon pa dé béitchyé kyèch' aprwéjon, é tsamò, les chamois ne sont pas des animaux qui s'apprivoisent. Part. Kyënta béetchye aprwejyąe, quelle bête familière ! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwéé, v. a. Appuyer, soutenir. Appuyer, soutenir. Ché rlwi m'oché pa apwéeą, foŗôo tsejou, si lui ne m'avait soutenu, je serais tombé.  Fig. Soutenir par son influence. Apréi chin powįon pa prou ché féŗé dé caądé è can l'an nómą ó tsataąn, sti ó t'a pa apwéeą ona męrda, là-dessus ils ne pouvaient assez se faire de mamours, et quand on a nommé le juge, il n'a pas appuyé celui-ci du tout.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwéé, v. r. S'appuyer S'appuyer. Pou to pa t'apwéé ëntó ó bâton? ne peux-tu pas t'appuyer avec le bâton? ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwëntchyę     v. a.     Tailler    en pointe, appointerdre pointu le bout des échalas.  Tailler    en pointe, appointer, i maŗechąwe apwëntséŗé ó petsāa, le forgeron amincira [les dents de] la pioche; apouëntchye é pawën, rendre pointu le bout des échalas.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwëntchyę     v. n.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. È bla cómįnson a apwëntchye, les blés commencent à atteindre une certaine hauteur.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwëntchyę  Part, et adj.     Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. Pousser, s'élancer, en parlant d'une herbe. I sanfouįn iré byin grou, byin apwëntchyą, la luzerne était déj à bien grande, bien élancée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
apwëntchye  v. a.  Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. Mettre un champ en état de culture en tournant la terre, en semant, etc. N'ën pa pochou apwëntchyę ché cortį, nous n'avons pu mettre ce jardin en état de culture; óŗa oun vi tò hou tsan byin chónyą, byin apwëntchyą, maintenant on voit tous ces champs bien entretenus, bien mis en état de culture. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āpyó, s. m.  Ache, céleri odorant. Ache, céleri odorant. Pé è cortį oun trouwé dé j-āpyó, on trouve de l'ache dans les jardins. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arabe, s. m. et adj.  Avare, rapace. Avare, rapace. Fowéché pa itą prou arabe, l'ori pa tan arémachą, s'il n'avait pas été si avare, il n'aurait pas tant amassé [de fortune].  Chiche. Oun gąnyè rin d'être trwa arabe, on ne gagne rien d'être trop chiche. Du fr. arabe « avare » qu'on trouve à partir du XVIe s. et dans beaucoup de dialectes. Gloss. I, 552. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arachena, v. a.  Enraciner. Enraciner. Hé crouēe j-êrbé chon tāmin arachenéi ky'aréiton a tsarowe, ces mauvaises herbes sont tellement enracinées qu'elles arrêtent la charrue.  Fig. Etre très lié avec qqn. Hé tchyévre iron tāmin arachenéi avwéi w'antou kyè réstąwon pa che le réstąé pa avwéi, ces chèvres étaient si attachées à la tante qu'elles ne restaient pas [dans le pré] si elle n'y restait pas.  Araciner «prendre racine» est afr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗādze, adj.  Sauvage.  Sauvage. Ce mot, rare à Savièse, s'y maintient grâce à un conte de fée, où un homme irrité dit à une fée: «aŗādze, chówądze», où le second mot semble expliquer le premier. || Du lat. erraticus, «errant», «sauvage». Cf. Gau chat, Bull. Gloss. IX (1910), 61. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗandon, s. m.  Petit morceau de terrain. Petit morceau de terrain. Pó hou crwéi aŗandon dé pra, chon dri peca, quant à ces petits morceaux de pré, ils sont tout de suite «mangés» [n'offrent pas de pâture aux vaches pour longtemps]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arandówa. n. f.  Hirondelle.n. f.  Hirondelle.n. f.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗąnye, s. f. Araignée, toile d'araignée.  Araignée, toile d'araignée. Prov. (L. 240) Aŗąnye dou matën / balé dé tsagrën, ar. du matin donne du chagrin. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arapą, v. a.  Râper avec un instrument. Râper avec un instrument. Arapą è pómé pó dena, râper, au couteau, les pommes de terre [nouvelles] pour le dîner. Ne pas confondre cette expr. avec para é pómé, peler les p. É còrdanyè arąpon ó cwēe avwéi de vērò, les cordonniers raclent le cuir avec des éclats de verre; arapą è bwéi, racler les boyaux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arapéŗéi, -péŗa, s. et adj.  Qui a la manie de grimper sur les arbres. Qui a la manie de grimper sur les arbres. Hou j-arapéŗéi tsèrąn prou ba ona vwārba, ces grimpeurs tomberont bien une fois. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arapi, v. n.  Grimper. Grimper. Arąpé d'oun có°" iną a son da pêrtse cóm'ona verdząche, il grimpe d'un coup au sommet de la perche comme un écureuil; iŗ oun dé hou kyè van arapi iną chou è mountąnyé, c'était un de ceux qui vont grimper sur les montagnes. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arapon, s. m.  Râpure, raclure. Râpure, raclure. S'emploie presque touj. au pl. È j-arapon di pómé, les râpures des pommes, pellicules que l'on a enlevées en râpant avec un couteau; é j-arapon di bwéi, les raclures des boyaux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
araŗį, v. a.  Eclaircir (un fourré, des semis). Eclaircir (un fourré, des semis). Di kyè pouwon aa amou avwéi ó tsaré pé a Gran Dzōo arąŗon ó bó°", depuis qu'on peut monter avec les chars à la Grand Zour, le bois devient rare, la forêt s'éclaircit. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ārba, s. f.  Aube. Aube. Can vendre w'ārba, to mè desounéŗéi, quand viendra l'aube, tu me réveilleras; w'ārba di tró°"wé, l'aube des truies (noceurs), c.-à-d. très tard.  Se dit aussi du crépuscule dans cette loc. d'on'ārba a w'ątra, d'une aube à l'autre, du matin au soir. Même expr. et même sens en Savoie ârbă (Const.). Le v. arbéé peut aussi s'entendre du crépuscule (voy. plus loin). Du lat. albus. Gloss. II, 103. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbą, s. m.  Tremble (Populus tremula L.). Tremble (Populus tremula L.). Trinblą cóm'ona fole d'arbą, trembler comme une feuille de tremble. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbawéta, s. f.  Arbalète. Arbalète. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbawetį, s. m.  Sagittaire. Sagittaire. Prov. Ch'oun fé a bwęea chou w'arbawetį, l'a tan de poudzé cómin de pi ën téita, si l'on fait la lessive sous le signe du sagittaire, on aura autant de puces que de cheveux sur la tête.  Le mot arbalest(r)ier est afr. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbéé, v. n.  Faire jour. Faire jour. Arbįé djya, l'aube se montre déjà.Se dit aussi de la nuit qui commence à venir. Can arbiéŗé i néi, nó vaŗįn outr'ën w'elije préé pó ó pare, quand le crépuscule arrivera, nous irons à l'église prier pour [la guérison] du père. || Du mot ārba «aube». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ārbepën, s. m.  Aubépine Aubépine. È j-ārbepën l'an dé broté j-epęné, les aubépines ont de vilaines épines.Aubespin et aubepin sont fréquents en afr., mfr. et jusqu'au XVIIe. Gloss. II, 103. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbéŗą, v. a.  Planter d'arbres fruitiers. Planter d'arbres fruitiers. Dé dzin pra byin arbéŗą, de jolis prés bien plantés d'arbres. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arbéŗó, s. m.  Petit arbre, arbuste. Petit arbre, arbuste. Ché arbéŗó l'a djya dó°"tré pómé sti an, ce petit arbre porte déjà quelques pommes cette année. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arcaną, v. a.  Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. Tourmenter qqn, agacer, chercher chicane. L'a w'êe d'arcaną a tchyévra a nó, il a l'air de s'attaquer à notre chèvre; ché peti wé ch'achįé pa arcaną, l'aie dabo rébatou è cló°", ce petit-là ne se laissait pas agacer, il avait bientôt «rabattu» les clous.Peut-être apparenté au savoyard arcannâ «réponse outrageante» (Const.). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arche, s. m.  Archet de violon. Archet de violon. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardelon, s. m.  Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture. Ardillon, pointe de métal de la boucle d'une courroie, d'une ceinture. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardį, ardįte, adj.  Hardi.  Hardi. Ché l'è méi ardį ky'oun bâté de fortse, celui-là est plus hardi qu'une dent de fourche.Interj. Hardi! «Excitation à s'armer de force et à faire preuve de vaillance dans un moment critique, lorsqu'il s'agit, par exemple, de soulever une très lourde charge ou de pousser un char de foin. En pareil cas, chacun crache dans ses mains, se les frotte et crie: ardi !  (Od.). On le dit aussi pour exciter deux gamins qui essaient leurs forces en luttant. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardjyęsé, s. f.  Hardiesse. Hardiesse. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardwāze, s. f.  Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé. Tablette d'ardoise encadrée de bois sur laquelle on écrit. Le saviésan n'emploie le mot ardwāze ni pour désigner l'ardoise préparée pour couvrir les toits, ni la nature de la pierre; toutes les deux s'appellent ouêsé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardzįn, s. m. Argent, métal, Argent, métal, ona tsin-néta d'ardzįn, une chaînette en argent. Prov. (L. 265) Tó chin kyè l'è blan l'è pa d'ardzįn, tout ce qui est blanc n'est pas de l'argent. Monnaie quelconque. Atsetą, paé ardzįn contįn, acheter, payer argent comptant. Prov. Plodze d'avrį \ va mèi kyè tó ôo é w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut mieux que tout l'or et l'argent du pays; ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardzįn, s. m. Argent, métal,  Argent, métal, fouŗa e-n-Ameŗįkye l'a d'ardzįn cómin de pęré pé é vąé, en Amérique, il y a de l'argent comme des pierres sur les routes; w'ardzįn vën pa ba dou ti, l'argent ne vient pas du toit; fó°" aa tsapó°" cómin w'ardzįn vën, il faut aller lentement comme l'argent vient.  Sur les différentes sortes d'argent qui ont eu cours, voy. s. v. crwįtse, chó°", bątse, santįme, fran, ecou. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardzintą, .-āe adj.p.p. Argenté. Argenté. Chin l'è pa d'ardzįn, l'è rin ky'ardzintą, ce n'est pas de l'argent cela, ce n'est qu'argenté. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ardzintą, v. a.  Argenter. Argenter. óŗa l'an fé ardzintą tó hou vyou tsandewį, maintenant on a fait argenter tous ces vieux chandeliers.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗé, adv.  Alors, dans ce cas, donc. Alors, dans ce cas, donc. S'to ou pa méi aŗé, té préjįntó pa méi si donc tu n'en veux plus, je ne t'en offre plus; porį to pa mè balę oun có°" de man ? - na, pa óŗa -óou aŗé, nó chin pa mèi dé j-amį, ne pourrais-tu pas me donner un coup de main? - Non, pas maintenant. - Oh! alors nous ne sommes plus des amis; aŗé l'è mèi grou kyè Gromejwą, dans ce cas c'est plus grand que Grimisuat. Arį a aussi ce sens en Savoie. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arechënbla, v. a.  Ressembler. Ressembler. Vwéi oun coutéi ky'arechënblé ó myó, vous avez un couteau qui ressemble au mien.  Syn. rechënblą ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arechivre, v. a.  Recevoir. Recevoir. S'to ou arechivre o-n-éstacāè, t'a rin ky'a enį ënséi la, si tu veux recevoir un coup de bâton, tu n'as qu'à venir ici. Syn. beaucoup plus usité rechįvre ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arécontrą, v. a.  Rencontrer. Rencontrer. Vw'éi vó arécontrą ó pare ën venyįn amou di ó cortį? avez-vous rencontré votre père en remontant du jardin? Syn. Récontra  Arécontrą est rare.- ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗéita, s. f.  Arête de poisson. Arête de poisson. Fé ën-tinsyon dé pa t'étantchyę avwéi hé aŗéité, prends garde de t'étrangler avec ces arêtes. Barbe des épis de l'orge, du seigle, etc. I frómįn l'a nète de grouché j-aŗéité, le froment a de très longues arêtes.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗéita, s. f.  Arête, crête de montagne. Arête, crête de montagne. Di wéi fan rin kyè chyore w'aŗéita da mountąnyę, de là ils ne font que suivre l'arête de la montagne. Du lat. vulgaire aresta, barbe d'épi. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗéita, s. f.  Faîte et angle saillant du toit Faîte et angle saillant du toit. I tsate l'è fran chou w'aŗéita dou ti da grąndze, le chat est juste sur le faîte de la grange.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arémachą, v. a.  Ramasser. Ramasser. Arémachą ó fin, ramasser le foin.  Syn. de remâcha. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aréną Dérivé de reins. Dérivé de reins. Lefr. aréner se dit d'un bâtiment, plancher, qui s'affaisse (Littré), mais il a le même sens que notre patois chez s. François de Sales, Amour de Dieu, VIII, cap. XI (éd. d'Annecy, vol. II, p. 98) «la perdrix... se présentera à lui et contrefera l'arrénée et boiteuse». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aréną     part. pas.  Se rompre les reins . Se rompre les reins . Di ché có°" l'itą aréną, depuis cette fois il est resté éreinté. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aréną   S. m. et f. Qui a les reins brisés. Qui a les reins brisés. N'ën pri w'aréną a Gróché pó mena ba ó fin di batâa, nous avons engagé l'«aréné» à Grosset pour rentrer notre foin des prés «bâtards». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aréną, v. a.  Rompre les reins, l'échine. Rompre les reins, l'échiné. L'è trwa peti pó ha tsąrdze, fó°" égawemin pa ó t'aréna, il est trop petit pour [porter] cette charge, il ne faut tout de même pas lui rompre les reins.    ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arenou, -nouja, s. m. et f.  Homme de taille   écrasée,   chétif. Homme de taille   écrasée,   chétif.  O-n-arenou l'è oun bâché, un arenou c'est un homme de basse taille; oun crwéi arenou, un nain. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arepelę, v. a.  Recommencer, reprendre. Recommencer, reprendre. Nó véjin arepelę de tòrną amou a Chën-Dįyan, nous voulons recommencer d'aller à saint Jean [en pèlerinage à Salquenen]. Syn. repelę. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arésyé, v. a.  Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. Etabler, mettre le bétail à la crèche, à l'approche de l'hiver. De cotoma a Tósin nó arésyin é eątsé, habituellement à la Toussaint, nous mettons les vaches à l'étable. S'emploie surtout au part. pas. I you wéi ona vëntin-na dé eątsé tóté byin arésyéi dou męmó byéi, j'ai vu là une vingtaine de vaches toutes bien rangées du même côté de l'étable.  Par ext. Se dit de tout ce qui est rangé, aligné. L'an tòt'arésyą hou gamin pó balę bire, ils ont mis tous ces gamins sur un rang pour leur verser à boire.Dérivé de ręse « crèche ». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arétą   part. pas. Arrêté. Arrêté. I róódzó l'è arétą di achi, l'horloge est arrêtée depuis hier soir; l'a djya na vouąrba kyè l'è arétą ouéi, il y a déjà un moment qu'il est planté là; i trin di j-Ermęté l'è resta arétą o-n-ouŗa derën ou tounęwe, le train [transportant les pèlerins] d'Einsiedeln est resté bloqué une heure dans le tunnel. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arétą   v.r S'arrêter. S'arrêter. Can chaŗé wanyą, ch'aréitéŗé, quand il sera fatigué, il s'arrêtera; oun pou rin aa d'apréi hou trin, dé có°" ch'aréiton, dé có°" pa, on ne peut compter sur ces trains, tantôt ils s'arrêtent, tantôt [ils ne s'arrêtent] pas.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arétą, v. a.  Arrêter. Arrêter. Vó arèitéŗéi ó tsaré déeąn a grąndze, vous arrêterez le char devant la grange; ché oun pou pa ó t'arétą a mijon, celui-là on ne peut le retenir à la maison; arétą ó chan, arr. le sang [d'une blessure].  Prendre à gages. L'a djya arétą tui è j-ovrį pó a manouŗa, il a déjà arrêté tous les ouvriers pour la corvée; nó fó°" arétą ó mówę a hou de Dokye pó aa kiŗi ó fin, il faut nous réserver le mulet des Duc pour aller chercher notre foin.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arétą, v. a.  Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé? Décider. Kyè vó é1 vó arétą ŗa? qu'avez-vous décidé? ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arétą, v. n.  Cesser. Cesser. To aréité pa tó ó dzò dé crachóną tu ne cesses pas toute la journée de prendre des notes [crayonner]. Se dit absol. De là pluie, de la neige, de la grêle qui cesse. L'a arétą il a cessé de pleuvoir, etc.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
argoché, s. f.  Véhicule à deux roues. Véhicule à deux roues. L'arrière-train est composé de deux pièces de bois dont l'extrémité s'appuie sur le sol. Il s'emploie surtout pour le transport du bois, du foin des régions élevées vers les villages. Oun mené pa méi ó fin pé fachę, l'è tòt'avwéi w'argoché óŗa, on ne transporte plus le foin par «fagots», maintenant tout se fait au moyen de l'« argoché ».  Même mot à Nendaz. Dans certaines localités du Valais on a tsargoché (Randogne). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
argochęta, s. f. Dim. de argoché.  Petite «argoché». Petite «argoché». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
argochya, s. f.  Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». Quantité de foin, de bois, etc., que l'on peut transporter en une fois avec l'«argoché». L'a pa p'oun grou ādzó dé fin wéi, l'a pó'na petita argochya, il n'y a pas pour une grosse charge de foin là, il y a pour une petite charge d'« argoché». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
argouze Argouse, fruit de l'argousier.   Argouse, fruit de l'argousier.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
argouzyè  n. m. Argousier (Hippophaë rhamnoides L.). Argousier n. m. (Hippophaë rhamnoides L.). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aŗį, interj.  Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets. Arrière! S'emploie pour faire reculer les chevaux, les mulets. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aridèêche, adv.  Renversé sur le dos. Renversé sur le dos. L'a rechyou oun có°" dé pya dou mówé ou vįntró l'è tsejou é resta aridèêche ona bona vwąrba, il a reçu une ruade du mulet au ventre, il est tombé et est resté renversé sur le dos un bon moment; iŗé wéi aridèêche  ou  pra  apréi  dromį,  il était là couché sur le dos dans le pré en train de dormir.Même mot à Nendaz. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āŗin, s. m.  Hareng. Hareng.eąn can iŗé défindou dé mëndjyę dé tsêe de caŗįma, é moundó che tenyion byin chou è j-āŗįn, autrefois quand il était défendu de manger de la viande pendant le carême, les gens se procuraient beaucoup de harengs. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arindjyę  v. r.  S'arranger, se mettre d'accord. S'arranger, se mettre d'accord. Nó, nó j-arindzin chën prósé, quant à nous, nous nous mettons d'accord sans procès.Se tirer d'affaire. Arindze té cómin to poréi, tire-toi d'affaire comme tu pourras. Ironiquement. Sti có°" nó chin byin arindjyą, cette fois nous sommes dans de jolis draps. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arindjyę, v. a.  Disposer pour la belle apparence.  Disposer pour la belle apparence. L'è tó ò dzò apréi ch'arindjyę, ona vwārba arindze è pi, on'ātra vwārba ó motchyōo, elle est toute la journée à s'attifer, une fois elle arrange les cheveux, une autre le fichu. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arindjyę, v. a.  Ranger, disposer, mettre en ordre. Ranger, disposer, mettre en ordre. Yó l'aïó jostamįn tòte byin arindjyą pé ó pįló, j'avais justement tout mis en ordre dans la chambre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arindjyę, v. a.  Réparer, raccommoder. Réparer, raccommoder. Arindjyę, a rlwidze, ó berni, réparer la luge, la faux. S'emploie aussi pour remettre en état un membre démis ou cassé. I meŗesën arindzéŗé a tsąnba, le médecin remettra la jambe cassée.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arindzémįn, s. m.  Arrangement, accommodement.  Arrangement, accommodement. Bin, ché chon arindjyą adon, ma l'itą o-n-arindzémin com'o-n-ātre, iŗé apréi cómin déeąn, si, ils se sont raccommodés alors, mais ce fut un accord comme tant d'autres: c'était après comme auparavant. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arjęle, s. f.  Terre glaise,. Terre glaise, w'arjęle pécha l'è méi mawijyą a déféré ky'i chéi can l'è chéca, é can l'è móouwa parte méima, la terre glaise bleue est plus difficile à effriter qu'un rocher quand elle est sèche, et quand elle est mouillée, elle s'effrite d'elle-même.  Syn. tera pécha «terre bleue». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arjelou, -louja, adj.  Argileux. Argileux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arlouēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage. Tout cela a cessé d'exister depuis quelques années. Maintenant le lait de chaque vache est mesuré après chaque traite, et un seul homme est chargé de transporter à dos de mulet, depuis la forêt voisine, le bois nécessaire. Dérivé de allodium «alleu». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arlwèą, -ąé, adj.  Maltraité, rossé, malmené. Maltraité, rossé, malmené. Che ché ch'ëngrëndzęché, to fori dabò arlwèą, si celui-là se fâchait, tu serais vite bien rossé. Syn. écó «battu». Se dit de qqn qui est dans une situation difficile: cómįns'a dòrdjyę é n'ën pa dé paraplou, nó chin byin arlwèą! il commence à pleuvoir fortement et nous n'avons pas de parapluie, nous voilà bien arrangés! Du lat. adlocare. Gloss. I, 309, s. v. alòyi. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arlwēe, s. m.  Consort, membre d'un alpage. Consort, membre d'un alpage. Autrefois les arlwēe ou consorts se rendaient à l'alpage pó mejora, pour mesurer le lait que donnait chaque vache à l'ouverture de l'alpage. On disait «van amou parti», «ils montent pour faire le partage» des fruits de l'alpage qui seront distribués à la fin de la saison à chaque consort.- ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arlwēe, s. m.suite Consort, membre d'un alpage.  Les consorts avaient là-haut des fonctions qui duraient trois jours. Le premier jour ils transportaient le bois à l'alpage de Sénin (Sanetsch), situé à plus de 2000 m; le deuxième jour ils amenaient les troupeaux sur l'alpe, et on trayait les vaches à 3 h. de l'après-midi; le 3e jour, nouvelle traite à 10 h. le matin ,  puis on pesait le lait des deux traites de chaque vache sur le «livret» (balance), dans une baratte et on notait la quantité: 1 nąpé (10 livres), 1 demi-nąpé (5 livres.), le reste par livres. Rentré chez lui chaque consort savait ce qu'il recevrait du produit d'alpage.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arlwénó, s. m.  Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Grande absinthe (Artemisia absinthium L.). Pé Chavyeje l'a d'arlwénó tąnkyè no ou, à Savièse il y a de la grande absinthe tant qu'on en veut. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arma , s. f.  Ame. Ame. Djyan dejié kyé on'arma kit'ó côo can clócon avwéi a métaniŗe, Jean disait que l'âme quitte le corps [d'un mort] quand on tinte avec la [cloche nommée] «métanire». L'âme après la séparation du corps. È j-ąrmé dou pèrgatwéŗó,les âmes du purgatoire; pó ai on'arma kyëntou traó i djyąbló fé! pour avoir une âme quels travaux le diable exécute ! Bale pó ona mècha pó é pó°"ŗé j-ąrmé, donner pour une messe pour les pauvres âmes Individu, personne. Toujours avec négation :  L'aïe pa on'ąrma ën w'elijé, il n'y avait pas une seule personne à l'église; i pa you arma dé Djyo iną pé è batâa, je n'ai pas vu un chat dans les prés «bâtards».  Il y a quelque flottement dans l'emploi de Vr; au pluriel, il manque habituellement, excepté dans le sens de «zeste»; au sg. arma est plus usité que ąma. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arma , s. f.  Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. Zeste, cloison membraneuse à l'intérieur de certains fruits. È j-ąrmé di nwé, les zestes des noix; è j-ąrmé di pómé, la cloison des pépins des pommes. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arma, s. f.  Arme. Arme. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arma, v. a.  Armer, fournir d'armes. Armer, fournir d'armes. L'an arma è chordą ba a Chyoun é chon parti amou a Bręga, ils ont armé les soldats à Sion et ceux-ci sont partis pour Brigue. T. de charpentier. Mettre une armature provisoire pour supporter une construction: trālę pó arma è tsó°"jé cómin è manson, travailler pour armer ces murs comme les maçons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armadéŗó, s. m.  Dromadaire. Dromadaire. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armądzó, s. m.  Echafaudage provisoire pour étayer une construction. Echafaudage provisoire pour étayer une construction. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armąle, s. f.  Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Terme collectif pour désigner le bétail bovin. Kyënté bèwé j-armąlé, quel beau bétail; venyon tsasyę d'aséi ënkye, can l'a pa on'armąle pè è bou, ils viennent chercher du lait ici, alors qu'il n'y a pas une tête de bétail dans les étables.  Du lat. animalia. Armaille, forme secondaire d'almaille ou aumaille, est signalé dès le XIIIe s. Gloss. I, 614. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armonicą, s. m.  Accordéon. Accordéon. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armoryę, s. m.  Armurier. Armurier. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
armoun-né, s. f. pl.  Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. Aumônes publiques, consistant en soupe, sel, pain, etc., que des sociétés locales ou de généreux particuliers distribuaient de temps en temps aux pauvres de la paroisse. On cite encore les armoun-né de la société vinicole de Drône: on y distribuait du vin et un quartier de pain aux non membres du village; tous les enfants présents recevaient un quartier de pain; il en venait de St-Germain, de Grimisuat, de Champlan, etc. È rętsó balįon dé tin j-ën tin de j-armoun-ne, les riches donnaient de temps en temps des aumônes; i dropa di j-armoun-né chin iré prou dé bóna chopa kyè fajïon derën pé dé grouché tsodįŗé: cwijïon derën oun cartį dé atse, é pwè dé pi, dé pewą, la soupe des «aumônes» c'était une excellente soupe qu'on faisait dans d'énormes chaudières: on y mettait un quartier de vache, des haricots et de l'orge pilée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arnecą, s. f.  Arnica des montagnes (Arnica montana L.). Arnica des montagnes (Arnica montana L.). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arnecrotsé, s. f.  Plaisanterie, taquinerie, sottise. Plaisanterie, taquinerie, sottise. Oun cha pa avwe va tsasyę tóté hé j-arnecrótsé, on ne sait où il va chercher toutes ses sottes plaisanteries; yó pwi pa méi avwere ché di j-arnecrótsé, moi, je ne puis plus supporter «celui des bons mots». C'est le français anicroche mais avec un sens un peu différent. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aróją, v. a.  Arroser avec un arrosoir. Arroser avec un arrosoir. Dótāa fódré aa outré aróją é tsó°", le soir il te faudra aller arroser les choux. Absol. Fransi aroujé jostamin óŗa, François est justement en train d'arroser maintenant. Erdjyę, c'est arroser sans arrosoir. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arójādzó, s. m.  Arrosage. Arrosage. L'è dótāa kyè l'è i tin dé w'arójādzó, c'est le soir qu'est le bon moment pour l'arrosage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arójąé, s. f.  Arrosage. Arrosage. Sti có°" t'a fé ona bona arójąé, cette fois tu as fait un bon arrosage.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arójąé, s. f.  Averse, ondée.  Averse, ondée. Can l'è enou i deoujé, chin l'itą on'arójąé kyè conté, quand le déluge est arrivé, ç'a été une averse qui compte.  Arrosée est fr. loc. et SR en ce dernier sens. Gloss. II, 19. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arojyou, s. m. Arrosoir.  Arrosoir. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arówą Arriver.Devenir. Arriver.Devenir. L'è arówą prejidan sti có°", cette fois il est devenu président; arouwe dąvwé j-ouŗé, il est près de deux heures. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ówa, s. f.  Arolle (Pinus Cembra L.). Arolle (Pinus Cembra L.). L'a dé j-aŗówé iną déjó Prabéi, il y a des arolles là-haut sous Prabé; i bó°" d'aŗówa l'è rétsasyą, le bois d'arolle est recherché, apprécié; é dzêché é é verméi che méton pa derën pè hè bwitéën bó°" d'arówa :les gerces et les vers ne se mettent pas dans les boites en bois d'arolle.  é j-aŗówé l'è dé bó°" omąn, frįjon pa, les arolles, c'est du bois «maniable», elles ne se brisent pas. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arówą, v. n. Arriver Arriver.Comme en fr., arówa s'emploie personnellement et impers. Arowéché chin ky'odré! qu'il arrive ce qu'il voudra ! Arówa a souvent le sens d'atteindre: pó galótą l'a pa oun kyè wi mounté: arouwé a son dou clósyè, pour lancer des pierres il est sans égal: il «arrive» au sommet du clocher; avwéi sta pêrtse arouwó iną contr'ó ti, avec cette perche j'«arrive» jusque sous le toit. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arówą, v. n.  Arriver. Arriver. Se conj. avec être. Prés. arouó,to arouwé, arouwè, nó arówįn, vó arówą, arouon. Fut. arouweŗį, etc. Cond. arouwéŗôo. Le patois joint volontiers à ce verbe un adv. pour indiquer exactement   la   direction   d'où   l'on vient: arówa ba, iną, amou, ënséi, arriver en bas, en haut, arriver de l'est, de l'ouest. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arówąé, s. f.  Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Arriver.Tour, fois, en parlant d'une chose qui arrive à tour de rôle. Ha dé damou l'aïe ondzé j-arówéi a weteŗi, notre voisine d'en haut avait onze «arrivées», c.-à-d. que son tour de faire le fromage à la laiterie [qui arrive d'après la quantité de lait que chacun y apporte] arrivait onze fois par saison.  Visite. È vejën chęla l'an jou on'arówąé vwi, nos voisins ont eu une visite aujourd'hui. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aroweną, v. a.  Raviner. Raviner. Ha groucha plodze l'a tòt aroweną é vënyè, cette grosse pluie à raviné complètement les vignes. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpą, v. a.  Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne. Alper . Estiver, mettre le bétail dans les pâturages de montagne.wéi oun pou prou arpą tąnky'a dó°" sin ątsé, là on peut bien estiver jusqu'à deux cents vaches. S'emploie aussi absol.: óŗa ąrpon ënséi i tsawé déean, maintenant le bétail   se   trouve   dans   les   alpages antérieurs.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpą, v. a.  Alper au passif. Alper . Passif. Sénin l'è djya arpą, le Sanetsch est déjà chargé, le bétail s'y trouve déjà. Par ext. Brouter, manger gloutonnement (sens vulgaire). Ché l'è méi bon pó arpą kyè pó trālę, il est plus fort pour manger que pour travailler.  Mot très usité en patois et qu'il ne faut pas confondre avec pòyi qui veut dire seulement «monter avec les troupeaux le jour de l'ouverture de l'alpage». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpądzó, s. m.  Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne Estivage des troupeaux dans les pâturages de montagne,w'arpądzó pachéŗé vitó sti an, l'a prou fé fri, l'estivage touchera vite à sa fin cette année, il a tellement fait froid. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpāé, s. f.  Alpée . Alpée . ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpāé, s. f.  Coup de faux, de dent. Coup de faux, de dent. Franselon can va chéé ché pra, fé tòrdzó dé į-arpéi ënséichou ó nó°"tre, quand Francillon va faucher ce pré, il donne des coups de faux sur notre pré (dépassant la limite); hé eątse can arouwon iną é kyè vion ha béwa êrba fan dé bèwé j-arpéi, quand les vaches arrivent là-haut et qu'elles voient cette belle herbe, elles «s'en donnent» à brouter. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arpyó Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu Galon des pantalons, en particulier des pantalons portés par le tsanbri et les grenadiers le jour de la Fête-Dieu .  n. m.  Éj-arpyó, les galons,  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arsenąwé, s. m.  Arsenal. Arsenal. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arsenikye, s. m.  Arsenic, acide arsénieux. Arsenic, acide arsénieux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arsole, s. f. Homme ou femme de rien.  Homme ou femme de rien. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artavyęle, s. f.  Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Rhinanthe, crête de coq, tartarelle (Rhinanthus hirsu-tus L.). Sti an en d-a te dé j-artavyęlèl cette année y en a-t-il, des rhinanthes ! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ąrte, interj.  Halte! Halte! ąrte-la! halte-là! Forme qui s'emploie concurremment avec ąlte et ąlte la. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artè, s. m.  Orteil Orteil  I grou arte, è peti j-artè, le gros orteil, les petits orteils.  Du lat. articulus. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artelōo, s. m. Artilleur.  Artilleur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artënbąwa, s. f.  La grosse caisse dans la fanfare. La grosse caisse dans la fanfare. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artéwa, v. a.  Atteler. Atteler. Prés, artįwó, to artįwé, artįwé, nó artéwįn, vó artéwą, artiwon. T'éi itą dó°" j-an i j-etuįdzó é to cha ouncó pa artéwą ó mówé, tu as été deux années aux études (collège, etc.) et tu ne sais pas encore atteler le mulet! [disait un paysan à son fils].   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artéwa, v. a.  Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Installer, ouvrir un établissement de vin, un magasin. Pòrkyé nó iron wéi pó féré w'elįjé, l'an pa artewą ona pënta, quand même nous étions là pour bâtir l'église, [les gens de la localité] n'ont pas ouvert un débit de vin. Mettre en train. L'a artéoya ó prósé, il a mis le procès en train. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artéwādzó, s. m.  Attelage. Attelage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arteweŗi, s. f. Artillerie.  Artillerie. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ārtse, s. f.  Bahut .Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. Au moulin, huche dans laquelle tombe la farine qui a passé par le tamis. I faŗéna pąché ou taméi é parte ba ën w'ārtse, la farine passe par le blutoir et tombe dans l'a. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ārtse, s. f.  Coffre, bahut Coffre, bahut placé assez souvent devant le lit ou au grenier ; on y serre du linge et des vêtements, et qqf. dans des compartiments spéciaux des objets d'autre nature. I metou é j-alon a té derën ën w'ārtse, j'ai mis tes vêtements dans le bahut.   w'ărtsé de Nówéi, l'arche de Noé. Du lat. area. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artsé, s. m.  Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Terme de viticulture. Arçon, sarment qu'on recourbe sur lui-même en arc après la taille. Oun fé é j-artsé rin kyé ou ródzó dou paį, a w'amęnye é a omąnye, on fait les arçons seulement au rouge du pays [plant indigène], à l'amigne et à l'humagne; pwa è j-artsé, tailler les arçons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artsebąn, s. m.  Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Coffre allongé à couvercle plat utilisé comme banc. Oun vi pa méi tan de į-artsebąn óŗa, l'a méi dé ban é dé j-éscabéi, on ne voit plus tant d'« archebancs» aujourd'hui, on voit plus de bancs et de chaises. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artséta bardëncan barólin barósye Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse.  Petit coffre.n. f. Dimin. de ârtse.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
artson, s. m. Dim. de ārtse.  Petit coffre en forme d'ārtse. Petit coffre en forme d'ārtse. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arvéna, s. f.  Arvine, plant de vigne particulier au Valais. Arvine, plant de vigne particulier au Valais. L'a davwé chórté d'arvéna: i groucha arvéna é i petita arvéna, il y a deux espèces d'arvine, la grande et la petite. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arwën-ną, v. a.  Affaiblir, en parlant d'une maladie: Affaiblir, en parlant d'une maladie: dé béitchyé grantin maądé, awën-néi, des animaux longtemps malades, très affaiblis. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
arwën-ną, v. a.  Ruiner. Ruiner. Hé vāé arwën-non é comoné, les routes ruinent les communes.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryą, v. a.  Traire. Traire. Aryą é eątsé, é tchyévre, traire les vaches, les chèvres; wè j'éi aryéi bónè, elles m'ont donné beaucoup de lait.Absol. Vęjó aryą, je vais traire; l'è ouŗa d'arya, c'est l'heure de traire. Devinettes. Peou contré peou, djye contré cątró? poilu contre poilu, dix contre quatre? - Can o-n-āryé, quand on trait. Iną cou é ba cou, djye contré dó°"- Can āryon é tchyévre? cul en bas, cul en haut, dix contre deux? - Quand on trait les chèvres. Sens: poilu contre poilu, c'est la tête de celui qui trait appuyée contre le ventre de la vache; dix contre quatre, les dix doigts et les quatre trayons. La position de celui qui trait une chèvre est différente et le pis de la bête n'a que deux trayons. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryįn, s. m.  Bétail que l'on trait, qui donne du lait. Bétail que l'on trait, qui donne du lait. E j-aryįn é é j-agó, le bétail qui donne du lait et celui qui n'en donne pas (veau, cabri, etc.); nó vwardéŗin a ątse a vó tan aryįn cómin agó, nous garderons votre vache, depuis qu'elle donnera du lait, autant de temps que nous l'avons gardée sans lait. Cf. agó. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryinta, part, et adj. f.  Vache ou aautre animal qu'on peut traire, qui donne du lait. Qu'on peut traire, qui donne du lait. Oun grou ādzó dé eątsé é pa ona aryinta! un grand nombre de vaches et pas une qui donne du lait ! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryon, adv.  Près de, le long de. Près de, le long de. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryondį, v. a. Arrondir.  Arrondir. T'a djya byin frostą é bóté, cómįnson a aryondį hou couën vįfe, tu as déjà bien usé les souliers, les coins vifs [des talons et des semelles] commencent à s'arrondir. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryou, s. m.  Callosité qui se forme sur la première articulation du pouce des personnes qui traient habituellement les vaches. Callosité qui se forme sur la première articulation du pouce des personnes qui traient habituellement les vaches. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aryou, s. m.  Trayeur. Celui qui trait les vaches. Le Bull, du Gloss. XIII (1914), 56, indique les formes et mots suisses pour désigner celui qui trait. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asa  Expression dans les contes; celui qui raconte se sert qqf. de l'expr. asa é pwe, formule de transition qui semble signifier: «ainsi donc et puis ». Expression dans les contes; celui qui raconte se sert qqf. de l'expr. asa é pwe, formule de transition qui semble signifier: «ainsi donc et puis ». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asąn, s. m.  Accent. Mot emprunté au français et peu en usage. Accent. Mot emprunté au français et peu en usage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
âse, s. f.  Hache, Hache, w'âse wārdze, la hache large des charpentiers. È tsapą pį ënplįon w'ăse òrdinéiŗa pó degrochį, apréi pó répacha ënplion w'ăse wārdze, les charpentiers emploient la hache ordinaire pour dégrossir [les poutres], ensuite ils se servent de la hache large pour le travail définitif (pour «repasser»). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āsé, s. f. pl.  Ail. Ail. È į-āsé bąlon dé go i chochęchè, l'ail rend les saucisses savoureuses. S'emploie toujours au pl. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
âse, s. m.  As, carte. As, carte. Acojó sin, i tui é cątró į-ăsé, j'annonce cent, j'ai les quatre as. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asedįn, s. m.  Accident, événement fâcheux. Accident, événement fâcheux. L'è arówą o-n-asedin a nó iną a mountąnye, il nous est arrivé un accident à la montagne. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aseou, -ouja, adj.  Porté à, assidu à faire qqch. Porté à, assidu à faire qqch. È moundó chon pa tan aseou pó paé, can l'an pa dé crįnté, les gens ne sont pas tellement pressés de payer leurs dettes, quand ils n'ont pas peur. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asēryę , v. a.  Cirer. Cirer. A demëndze è j-oun asēryon é bóté, é j-ątró é į-ëngrąchon, le  dimanche les uns cirent leurs souliers, les autres les graissent.  De cirer avec préfixe a. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asēryę, v. a.  Acérer, (re)mettre de l'acier à un outil de fer. Acérer, (re)mettre de l'acier à un outil de fer. Fó°" féŗ'asēryę ó petsāa, il faut faire acérer la pioche.  || Syn. tsardjye. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asęta, s. f. Dim. de âse .  Petite hache, hachette. Petite hache, hachette. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asétą, v. a.  Accepter. Accepter. Asétéŗą vó oun vęró de vën? accepteriez-vous un verre de vin? ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aséwété, s. f. pl.  Plat composé de pain en miettes et de farine, le tout cuit dans du lait. Plat composé de pain en miettes et de farine, le tout cuit dans du lait. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asoosyon, s. f.  Absolution du prêtre au confessionnal. Absolution du prêtre au confessionnal. Fó°" ché répintį é pwe bąlon prou  w'asoosyon, il faut avoir le repentir et puis ils donnent bien l'absolution. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asoprį, v. a.  Dompter, mater, couvrir. Dompter, mater, couvrir. L'an pochou asoprį ó fwa, ils ont pu se rendre maîtres de l'incendie. V. r. Se couvrir de nouveau. Chin kyè l'îtą borlą ch'asopré pa méi e-n-ódre, ce [un membre] qui a été brûlé ne se guérit plus comme il faut [la peau ne se renouvelle plus]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asosię, v. a.  Associer. Associer. L'a asosią sti pó ha comêche, il s'est associé celui-ci pour ce commerce. Part. pas. L'è pa a choun contó, l'è asosią avwéi oun de Chyoun, il n'est pas à son compte, il est associé avec un homme de Sion. || V. r. S'associer. Ché chon asosią dóoutrè per ënkye é l'an atsetą ona ferma dou by é1 da mêe, quelques-uns d'ici se sont associés et ils ont acheté une ferme du côté de la mer [en France]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
aspęrje, s. f.  Asperge. Asperge. Cominson byin a che métré chou é j-aspęrjé ba pé é corti de Chyoun, on commence bien à cultiver les asperges dans les jardins de Sion. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asticą, v. a. Nettoyer, frotter. Nettoyer, frotter. È chordą fó°" ky'astikyęchon hou j-alon tąnkyè chon própró adri, les soldats doivent nettoyer leurs vêtements jusqu'à ce qu'ils soient tout à fait propres.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asticą, v. a. Préparer. Préparer. L'an ouncó pa çóminsyą é traó, ma astęcon é machęné, ils n'ont pas encore commencé les travaux, mais ils préparent les machines; astecą ó patacląn pó parti ou mêįn, préparer tout l'attirail pour partir aux may ens. V. r. S'astiquer, mettre de beaux habits. L'a jaméi fornį de ch'asticą, elle n'a jamais fini de s'astiquer. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
astou kyè, loc. conj.  Aussitôt que.  Aussitôt que. Astou kyè chaŗé amou, vëndrį ò tè prįndé, aussitôt qu'il sera en haut, je viendrai le prendre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asyę, s. m.  Acier. Acier. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asyéta, s. f.  Assiette.  Assiette.  On entend aussi dire ona syéta. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asyéta, s. f.  Assiettée. Assiettée. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
asyon, s. f.  Action.  Action. Oun fé pa dé j-asyon dinché, on ne fait pas des actions semblables. T. juridique. Action. Par ext. Demande de secours formulée par une âme en peine et dont on se charge. Après avoir conté une apparition extraordinaire, le narrateur continue: óŗa chin kyè chaŗé t-e itą? l'aïe ouncóméi asyon dé cąkyé tsóouja, qu'est-ce que cela pouvait bien être? il y avait de nouveau action pour quelque chose [demande pour que qqn se charge de bonnes œuvres pour un défunt]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atablą (ch'), v. r.  S'attabler. S'attabler. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atąca, s. f.  Attaque d'apoplexie. Attaque d'apoplexie. L'a jou on'atąca, il a eu une attaque. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atacą, v. a.  Attaquer. Attaquer. L'è rlwi ky'atakyé é l'è tòrdzó rlwi kyè pêe, c'est lui qui attaque et c'est toujours lui qui perd. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atąn, adv. Autant, tant. Autant, tant. L'è adéi atąn! c'est toujours autant! Exclamation qui exprime la satisfaction causée par un présent de peu de valeur ou par une faible récolte, à la pensée qu'il aurait pu y avoir moins encore.  Prov. Atąn ché kyè ten, cómin ché kyè écortsé, autant celui qui tient que celui qui écorche. Syn. tan. Voy. aussi atįn. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atąn, adv.  Autant .  Autant .  Atąn cómin to, autant que toi, entend-on souvent répondre à une parole injurieuse; chin va atąn kyè d'aą ché fótré ou Roun-nó, cela sert autant que d'aller se jeter au Rhône [n'a aucune utilité];  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atardą, v. a.  Attarder, mettre en retard. Attarder, mettre en retard. Can oun che wįé pa ó matën, l'è chin ky'atąrdé ó traó, quand on ne se lève pas tôt, voilà qui met le travail en retard.V. r. S'attarder. Hou kyè ch'atąrdon tan defouŗa ó néi chon chódzé a rechįvré dé crwéi cóou, ceux qui s'attardent trop dehors pendant la nuit sont exposés à recevoir de mauvais coups; che to t'atardęché pa tan, nó porąn enį ënsįnbló, si tu ne t'attardais pas si longtemps, nous pourrions partir ensemble. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atatchyę, v. a.  Attacher par des liens d'affection. S'emploie spécialement au participe passé.  Attacher par des liens d'affection. S'emploie spécialement au participe passé. Chon prou atatchyą a ha bwąta, ils sont très attachés à cette fille. V. r. S'attacher, se lier par l'affection. Owįon tòrną a balę via ché tsën, ma apréi chè chon tāmįn atatchyą ky'ó t'an vwardą, ils voulaient de nouveau se débarrasser de ce chien, mais dans la suite, ils s'y sont tellement attachés qu'ils l'ont gardé. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atątse, s. f.  Attache, spécial, pour l'accolage de la vigne. Attache, spécial, pour l'accolage de la vigne. Dé j-atątsé di vęnyé, des « attaches » pour la vigne ; déeąn prinjïon dé pale pó é j-atątsé di vęnyé, óŗa l'an gyelą dé rafyą, autrefois on se servait de la paille comme « attaches » de vigne, maintenant on a un peu partout du raphia. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atatsémįn, s. m.  Attachement. Attachement. L'an metou tan d'atatsémįn a ché mêįn kyè van tui resta iną wéi tó ó tsatin, ils se sont attachés tellement à ce mayen qu'ils vont tous habiter là-haut en été. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ātchyou, s. f.  Hauteur, Hauteur, w'ātchyou dou clósyè, la hauteur du clocher. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
āte, āta, adj.  Haut. Haut. I clósyè de Chavyeje l'è tó méi āte kyè ché de Chyoun, le clocher de Savièse est beaucoup plus haut que celui de Sion; chęla nó chin méi āte kyè Na, ici nous sommes à une altitude supérieure à celle de Nax; vwęŗó è t-e āte i mijon dou comoun  quelle est la hauteur de la maison de commune? Adv. L'a choutą āte iną, il a sauté à une grande hauteur; è dzenelé vouwon pa tan āte cómin è j-ijéi, les poules ne volent pas si haut que les oiseaux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atèlè, s. m.  Atelier. Atelier. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atenį (ch'), v. r.  Faire grand usage de qqch Faire grand usage de qqch. Hou ch'atęnyon fôo chou ó brinteën, ceux-là sont fort attachés à l'eau-de-vie, en font grand usage. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atenį (ch'), v. r.  Tenir à qqch. Tenir à qqch. Ch'atën pa d'aa a mécha, il ne tient pas à aller à la messe; yó m'atęnyó pa d'aą avwéi rlwi, je ne tiens pas à aller avec lui.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atenįn, -nįnta, adj.  Attenant, contigu. Attenant, contigu. È propriétéi chon tòte atenįnté, les propriétés sont toutes attenantes les unes aux autres. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atepi, v. a.  Gazonner. Gazonner. Nó véjin atepi ché tsan, nous allons gazonner ce champ. Absol. Nó cópéŗin hou bóchon, nó netiéŗįn a pląche, l'è pye adon ky'oun pou atepi, nous couperons ces buissons, nous nettoyerons la place, alors seul, on peut gazonner. Le part. passé est fort usité. Hou tsan chon tót'atepi óŗa, ces champs sont complètement gazonnés maintenant; l'è prou maowijya pó déféré ó tèrįn kyè l'è itą atepi, il est assez difficile de défoncer le terrain devenu gazon; í vae iŗ'atepite, le chemin était gazonné.  V. r. Se gazonner. Iną pé é mountąnyé, ché reboudzon a têra, ch'atępé plo, dans les montagnes, si l'on remue la terre, le gazon ne revient plus Dérivé de tèpa «gazon». ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ateryę,  v. a.   Attirer. Attirer.   O  t'an  ateryą derën ou sewi é wi an balą a bire tąnkyè chaïé pa méi chin kyè fajïé, ils l'ont attiré dans la cave et lui ont donné à boire jusqu'à ce qu'il ne savait plus ce qu'il faisait; pó ateryę hou moundó ën w'elįje, fó°" prou ai dé fó o béni, pour attirer ces gens à l'église, il faut avoir du «bénit» bien fort. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atetchya, -ąé, adj.  Passionné pour qqch. Passionné pour qqch. Hou gamin chon prou atetchya pó aa i ni d'ijéi, ces gamins sont tellement passionnés pour dénicher les oiseaux; i jame1 you oun mè1 atetchya pó cóouą, je n'ai jamais vu qqn de plus fervent pour glisser. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atetchye, v. a.  Affirmer avec insistance, soutenir avec opiniâtreté, contester mordicus. Affirmer avec insistance, soutenir avec opiniâtreté, contester mordicus. L'an tui dó°" atetchya oun chó, w'ātre chin, tąnkyè che chon ëngrëndjyą, tous les deux ont soutenu mordicus l'un ceci, l'autre cela, jusqu'à ce qu'ils se sont fâchés. Absol. Atetséré tó ò dzó déeąn kyè capóna, il soutiendrait mordicus [son idée] tout le jour plutôt que de capituler. Le mot s'emploie également quand qqn insiste à bon droit. Sta atetsįé ky'owïé ai ó paémin, celle-ci insistait pour recevoir le payement. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atiįyę, v. a.  Attiser. Attiser. Crié i fwa s'to atijé pa, le feu s'éteint si tu ne l'attises pas. S'emploie absol. très souvent. Avwįéi ché bó°" fó°" tòrdzó étré apréi atijye, avec ce bois il faut toujours a. [le feu].  Fig. L'an prou atijyą ó fwa óŗa borle e-n-ódre, ils ont assez atisé le feu (la chicane), maintenant il y a un gros incendie. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atįn , adv.  Autant. Autant. T'a jou atįn cómin nó, tu as eu autant que nous; n'ën nó pa falou paé atįn cómin rlōo ? n'avons-nous pas dû payer autant qu'eux? L'expr. autant comme, si vivante en patois, était fr. jusqu'au XVIIe s. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atįn, adv.  Assez tôt, à temps. Assez tôt, à temps. Cf. Tin (a) ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atįndré,   v. a.   Attendre,  Attendre,   demeurer pour la venue de qqn ou de qqch. Atindre vó cacoun? attendez-vous qqn?   Vivre dans l'attente  de. Atįn ó popoun, elle attend sa délivrance, se dit d'une femme enceinte.     Compter   sur,   espérer. Nó atinjįon pa 'na groucha vénįndze sti an, nous n'attendions pas une grosse vendange cette année. | V. n.   Atin'na  vwąrba  chęla,   attends un moment ici; tąnkyè can ou to atįndré pó tè maryą? jusqu'à quand veux-tu attendre pour te marier? Fó°" ky'atįnjé ouéi (subj. pr. !), il faut qu'il attende là.  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atįndré,   v. a.   Tarder, se faire attendre. Tarder, se faire attendre. L'a atindou grantin dèeąn kyè tòrną il a tardé longtemps à revenir; pòrkyé achebën a to atindou tan tāa? pourquoi donc as-tu attendu si tard? A remarquer l'expression atindre chou cacoun, attendre  [sur]  qqn,  et  par   ext. compter sur. Nó fó°" tó féré méimó, nó atinjįn chou nyoun, il nous faut tout faire seuls, nous ne comptons sur personne.  Cette expr. est répandue en SR.V. r. S'attendre. Sti   an  fó°"  pa  ch'atįndré a ona groucha prįja dé fin, cette année il ne faut pas compter sur une belle récolte de foin.  Très usitée l'expr. n'atindįn, en attendant. A remarquer la forme atinpó°"! «attends!» qui semble composée de atin oun pó°" «attends un peu», et qui a donné la forme plur. atinpó°"dé! : attendez ! »  ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atin-na, v. a.  Haïr, détester, prendre en  grippe, Haïr, détester, prendre en  grippe,  óŗa   apréi   chin  i  féna atin-nąé  ómó,   é  ómó   atin-nąé   a féna, naturellement après cela la femme détestait l'homme et l'homme  détestait la femme;  é  j-oun chąwon prou ché féŗ'atin-ną, certains savent bien se faire détester.  V. r. Se haïr, se prendre en grippe.Di ky'o-n-a cóminsyą a ch'atin-ną, l'è fornį, fó°" chortį fouŗa, depuis qu'on a commencé à se prendre en grippe, c'est fini, il faut se quitter. Part. pas. È vyou chon mawegrį atin-na, les vieilles gens sont un peu mal vus. Dérivé de tįn-na. Voy. ce mot. Apathique, détestable. Oun moundó méi atin-ną-bló l'a pa, il n'y a pas de personne plus détestable. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atò, adv. A tour de rôle. A tour de rôle. Cf. tó  (a). 11 Usité également dans l'exprès, pan atò. Cf. tó (2). ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ătó, s. m.  Acte, papier d'affaire, document quelconque. Acte, papier d'affaire, document quelconque.  I pare tën è j-ătó derën ën ha bwite, notre père tient ses papiers dans cette boîte. Contrat écrit. N'ën fé o-n-ąto, nous avons écrit un acte (contrat); l'a balą fouŗa w'ató, il m'a délivré la pièce.   S'emploie souvent dans l'expr. bale ătó dé gyéŗinse, donner déclaration de défaut de bien.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atópą (ch'), v. r.  Prendre le sommeil d'hiver, en parlant des marmottes Prendre le sommeil d'hiver, en parlant des marmottes. È marmóté fan de grou bogan pó ch'atópą les marmottes font de gros trous pour passer l'hiver; can è marmóté chon atópéi, oun pou pa é j-atrapį, quand les marmottes hibernent,  on  ne peut les prendre. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atópą (ch'), v. r.  S'assombrir, en parlant du temps. S'assombrir, en parlant du temps. Ch'atópé, le ciel devient sombre; ch'é byin atópą déjó, mojąó kyè fori enou de plodze, il s'est bien assombri à l'ouest, je pensais qu'il pleuvrait; óŗa l'è atópą, maintenant c'est très nuageux.Dérivé de tópó  «sombre».   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atopįŗe, s.f.  Obscurité causée par les nuages et qui annonce la pluie ou un orage. Obscurité causée par les nuages et qui annonce la pluie ou un orage. L'è déjó kyè vën w'atopįŗe, c'est d'en bas  [du côté de Martigny] que viennent les nuages de la pluie.   ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atoŗį,  atoŗįta,   adj.  Passionné  pour qqch. iron prou atofį pó aa dansyę, ils étaient passionnés pour aller danser. || Syn. atetchyą. Passionné  pour qqch. iron prou atofį pó aa dansyę, ils étaient passionnés pour aller danser. || Syn. atetchyą. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atótą, v. a.  Tâter, toucher, attoucher, palper. Tâter, toucher, attoucher, palper. I meŗesęn l'a atótą a tsąnba, le médecin à tâté la jambe [du malade]; atótą é! tâtez donc! ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atótchyę, v. a.  Toucher. Toucher. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atou, s. m.  Atout. Atout. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atramin, adv.  Autrement, d'une autre façon. Autrement, d'une autre façon. N'ën pa fé atramin kyè rlōo, nó, nous n'avons pas agi autrement qu'eux. Sinon. N'ën iną, atramin vaŗį ba eó, monte, sinon c'est moi qui descendrai; l'è enou tót'atramin kyè vwéi de, c'est arrivé tout autrement que vous ne l'avez dit. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrapāa, adv.  Ailleurs, autre part. Ailleurs, autre part. L'è pa rįnky'ëntchyé nó kyè l'a dé maadó, l'a achebën atrapāa, ce n'est pas seulement chez nous qu'il y a des malades, il y en a aussi ailleurs. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrapi, v. a.  Attraper, prendre au piège. Attraper, prendre au piège. N'ën atrapi oun ra ba ou sewi, nous avons attrapé un rat à la cave.  Prendre au vol, au passage. È tsate atrąpon achebën è j-ijéi, pa rin ky'è raté, les chats attrapent aussi les oiseaux, pas seul, les souris.Obtenir, gagner (par bonne ou mauvaise chance). Can n'ën partadjyą n'ën atrapi ché byo (ou crwéi ) pra, quand nous avons partagé [l'héritage], nous avons obtenu ce beau (ou mauvais) pré; o-n-atrąpé pa chowin dé byo berni dinché pé é martchyąn dou fêe, on ne trouve pas souvent de si belles faux chez les marchands de fer; chéi pa ąvwe i atrapi ha tropéŗą, je ne sais où j'ai attrapé cette maladie.  Fig. Tromper, mystifier. To m'atrapéŗéi pa o-n-ātré cóou, tu ne me prendras pas une autre fois. V. r. Se tromper mutuellement. Ch'atrąpon tąnkyè pouwon, ils se trompent tant qu'ils peuvent.  Confondre, déjouer. Prov. O-n-atrąpé méi vitó oun mintōo ky'oun bwitou on attrape plus vite un menteur qu'un  boiteux.- ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ātre, ātra, adj. ind.  Autre. Autre. O-n-ātre có°", une autre fois; on'ātra mijon, une autre maison; d'o-n-an a ou'ātre, d'une année à l'autre; ou'ātra di néi, l'autre nuit; fó°" pa ch' ënméwa di j-ātró [remarquer la terminaison du masc. pl.], il ne faut pas se mêler des autres.  Locutions particulières: nó j-ātró, nous autres, c'est-à-dire nous les paysans, les petits, les pauvres, les ignorants; hou į-alon dé chaea chon pa pó nó j-ātró, ces vêtements de soie ne sont pas pour nous autres [paysans]; è rętsó pachyinse, ma nó j-ātró cómin faŗįn nó? les riches, passe encore, mais nous autres [les pauvres], que ferons-nous? Prédzé prou byin pó nó j-ātró, il prêche assez bien pour nous autres, simples gens; l'è enou ba ātre dzò, il est descendu il y a quelque temps; féré tòte chin è oun è w'ātre, faire tout cela et le reste; o-n-a tòrdzó prou traó, ona tsó°"ja on'ātra, on a toujours assez de travail, tantôt ceci, tantôt cela. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atre, s. m.  Attrait. Attrait. I nó°"tra va pa amou mêin, l'a pa w'atré wéi, notre [sœur] ne monte pas au mayen, elle n'a pas l'attrait là [ne s'y sent pas attirée]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrejįbló, -įbla, adj.  Qui se laisse attirer. Qui se laisse attirer. È pachéŗą chon pa tan atrejibló cómin hou j-ijéi  ky'oun fé pa dé ma, les moineaux ne se laissent pas aussi facilement attirer que ces oiseaux auxquels on ne fait pas de mal. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atréŗé, v. a. Elever. Elever. Nó fó°" atréré ouncó ona ątse, nën pa prou avwéi dąvwé, il nous faut encore élever une vache, nous n'en avons pas assez avec deux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atréŗé, v. a.  Attirer, attraire.  Attirer, attraire. Chin pó atréŗé derën è mótsé, cela pour attirer les mouches dans [la chambre]; pó kyè fowęchon pa tan atréché é tchyévré chou ó pra, l'a ënflóŗą avwéi è eątsé, afin que les chèvres ne fussent pas tant attirées sur son pré, il l'a fait «inflorer» avec les vaches [les vaches ont auparavant mangé la «fleur» de l'herbe]. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrestą, v. a.  Attrister. Attrister. É j-infan vwéró ën d-atręston t-e é paŗįn can chāon pa ché coundwęré! les enfants combien n'attristent-ils pas les parents, quand ils ne savent pas se conduire! V. r. S'attrister. Va pa a pin-na dé tan t'atrestą pó chin, ce n'est pas la peine de tant t'attrister pour cela. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ātró, pron. ind.  Autre chose. Autre chose. Fajįé jaméi ātró, il ne faisait jamais autre chose. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrópą (ch'), v. r.  S'attrouper. S'attrouper. Ch'atrópon è pąrton iną pé è mountąnyé ën pląche d'aą a mécha, ils s'attroupent et se rendent dans les montagnes au lieu d'aller à la messe. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atrópèmįn, s. m.  Attroupement. Attroupement. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ątse, s. f.  Vache  ona ątse pertënchįa, une vache printanière [qui a été saillie au printemps]; ona ątse tardįa [une vache tardive saillie en automne]; ona ątse présta a féŗ'ó vèi, une v. prête à mettre bas; ona ątse frętse viwąe, une v. qui vient de vêler; i ątse l'è ábou, la v. est en chaleur; i ątse l'a pri ó botchyó, la vache a été fécondée; i ątse l'a vwardą, l'a pa vwarda ó botchyó, la vache a été fécondée, n'a pas été f. ; i ątse l'a ó vèi, la vache a le veau [est en état de gestation]; can i ątse fare t-e ó véi ? quand la v. va-t-elle mettre bas? I ątse l'a dzetą ó véi, la v. a avorté; é ątsé chon a w'êrba, ou fin, les vaches sont à l'herbe [paissent], au foin. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ątse, s. f.  Vache . Vache . Voici les noms les plus courants  qui   sont  habituellement   donnés  d'après la couleur ou la forme de  l'animal: Ryonda, Floŗéta, Grióta, Vyówéta, Marmóta, Tsatąnye, Motįwa, Cwadzon, Matsęŗa, Broun-na, Tsawąndra, Mórįn-na, Fyouja.                                 , ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ątse, s. f.  Vache, Vache, Prov. A Tósįn , è ąts'ou fin, à la Toussaint, les v. au foin. Abéŗą, aryą, cajeną, ënvèrną, etrelę è ątsé, voy. chacun de ces verbes; è ątsé agóton, les vaches cessent de donner du lait.  Les enfants, surtout au mayen, bâtissent de petits chalets, qu'ils remplissent de cônes de sapin de différente grandeur (ló°"bé) et auxquels ils donnent le nom de vaches, génisses, etc.  II est à noter que chaque vache a son nom, qui n'est   pas   précédé   de   l'article.                   . ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ątse, s. f. Suite Vache  Vache .Devinettes: dó°" j-éclêryōo [var. dąvwé j-antêrné topé] \ dó°" j-avwijōo [var. dó°" j-avwijéŗó] | dó°" définchōo [var. définjéŗó] \ oun viŗemótse \ cątrò pënpyótęŗó \ cątró pyatenęŗó [var. cątró kyè pyatou-non]? - I ątse, deux éclaireurs [yeux], deux écouteurs [oreilles], deux défenseurs [cornes], un chasse-mouches [queue], quatre trayons, quatre «piétineurs»? -La vache. -               ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
ątse, s. f. Suite Vache . Vache . Derën e-n-oun bou l'a vįntè sën ątsé é vįnté chi véi, pa ona l'a fé dóou? - «Paona» l'a fé dóou, dans une étable il y a vingt-cinq vaches et vingt-six veaux, pas une [n'en] a fait deux? - «Pasune» [nom de la vache] a fait deux. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atséŗó°", s. m.  Berger qui garde les vaches. Berger qui garde les vaches. Le mot désigne avant tout les trois bergers qui, dans chacun des cinq alpages de Savièse, sont chargés de la garde du troupeau. Voy. le mot pātó. Il désigne ensuite aussi les enfants qui dans les villages gardent les vaches.Póma di j-atséŗó°", pomme des bergers, espèce de pomme. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atseŗouwa,    s. f.     Colchique    d'automne (Colchicum autumnale L.) Colchique    d'automne (Colchicum autumnale L.).Dérivé de vacca. Cf. v. W. 14, 102, et les synonymes cités dans Gloss. II, 706, s. v. bòvç. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atsetą, v. a.  Acheter. Acheter. Prov. Vįndó cómin i atsetą, je vends comme je l'ai acheté; o-n-atsete pa oun tsapéi chën aprowa, on n'achète pas un chapeau sans l'essayer. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
atsi, v. a.  Lâcher. Lâcher. Fó°" pa achyę atsį déeąn kyé fér'ó nyou, il ne faut pas laisser se lâcher [la corde] avant de faire le nœud; che to ątsé, nó fó°" tó réféŗ'ó pakyé, si tu lâches, il nous faut refaire tout le paquet. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
avāa, avāra, adj.  Avare. Avare. Chon tan avāa kyè crįon dé fan pó pa demenową lōo n-aféŗé, ils sont si avares qu'ils crèvent de faim pour ne pas diminuer leur bien. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
avāa, avāra, s. m. et f.   Avare. Avare. È j-avāa ąnmon méi achyę pédré kyé dé balę, les a. aiment mieux laisser se perdre [leur avoir] que de le donner; hou kyé fire kyè chon dé j-avāa pęcon pa tan de grou ādzó, ceux qui sont avares de nature ne mangent pas beaucoup ; ché brote avāa l'aïe derën ën ché sewéŗon tòta chôrta de j-anréi prou vyou, de chion de bōró kyè chervįé rin méi ky'a vouëndré è bóté, de frómądzó tó ró°"djyą di chiŗon, dé tsêe kyè l'aïe rin méi a mëndjyę, rin kyè dé tsówjé tó perdou, ce vilain avare avait dans cette petite cave toutes sortes de denrées très vieilles, des seillons de beurre qui ne servait plus à rien qu'à graisser les souliers, des fromages tout rongés des cirons, de la viande où il n'y avait plus rien de mangeable, rien que des choses perdues [gâtées]. È j-avāa, les avares, sobriquet des gens de Vernamiège.
avāa, avāra, s. m. et f.  È j-avāa Sobriquet des gens de Vernamiège. Sobriquet des gens de Vernamiège.
avąn, prép.  Avant. Avant. N'est usité que dans l'expr. e-n-avąn, en avant. Powié pa méi e-n-avąn vwéŗó iré wanyą, il ne pouvait plus avancer tant il était fatigué. Par ext. Se dit aussi de toute sorte de progrès, iron sën bòsé avouéi ó pare pó trālę, chon jou e-n-avąn oun cha pa déŗé vwéŗó, ils étaient cinq garçons pour travailler avec le père, ils sont allés en avant [ils ont arrondi leur fortune] on ne sait pas dire combien.
avąn-deri, -rire, adj. et s. m. et f.  Avant-dernier.  Avant-dernier. L'è w'avąn-derį dé w'écó°"wa, il est l'avant-der-nier de l'école.
avąn-gąrda, s. f.  Avant-garde. Avant-garde.
avąnse, s. f. Avance. Avance. Pr. (L. 450) danse \ cadąnse Į pa d'avąnse, danse, cadence, pas d'avance; gran tsąnte \ gran danse \ jaméi d'avąnse, grand chanteur, grande danse, jamais d'avance.
avansó, s. m.  Progrès, succès. Progrès, succès. Vwi n'ën fé oun bo-n-avąnsó, aujourd'hui nous avons bien avancé dans notre travail; ch'o-n-è pa tré ou cątró avwéi ché pra, oun fé tó ò dzò rin d'avąnsó, si l'on n'est pas trois ou quatre [ouvriers] pour mener l'ouvrage dans ce pré, on n'avance pas toute la journée; nën rin d'avąnsó vwi, nous ne sommes pas en avance pour l'ouvrage auj. Avance, payement anticipé. Che ó powechą mè féŗ'o-n-avąnsó, si vous pouviez m'avancer qqch.D'avąnsó, loc. adv. D'avance. Pé bonōo ky'i chopoņ. d'avąnsó, heureusement que je l'ai su d'avance. Il E-n-avąnsó, en avance. Nó chin prou e-n-avąnsó, nous sommes suffisamment en avance.
avansyą, -syae, adj.  Qui devance les autres. Qui devance les autres. L'è enou ënkye oun de hou j-avansyą, pó parla déeąn chin dou cómoun, il est venu ici un, un de ces avancés [un haut magistrat] pour parler devant la maison communale; l'è enou ba i plo avansyąe di mwįn-né, la plus avancée des religieuses [la supérieure] est descendue.
avansyąe, s. f.  Avance, progrès au travail. Avance, progrès au travail. Vwi n'ën fé na bóna avansyąe, auj. nous avons bien avancé. Elan, brusque mouvement en avant. I mówé l'a fé on'avansyąe è sti l'ìtą fotou ba dou tsaré, le mulet a fait un mouvement brusque et celui-ci est tombé du char.
avansyę, v. a.  Avancer, pousser en avant. Avancer, pousser en avant. L'a rin avansyą ó traó, il n'a pas avancé [dans] le travailV. r. Avąnsin nó oun pó méi amou montons un peu plus. Payer par anticipation. Avąnse mè chochąnta santįmé, avance-moi soixante centimes.Avancer une horloge. Avansyę a mótra, ó róódzó, avancer la montre, l'horloge. V. n. Avancer. I mótra avansié chou ó róódzó, la montre avançait «sur» l'horloge; dé dzò kyè noun pou rin avansyę, des jours où l'on ne peut faire aucun ouvrage.Venir à bout. Powįon pa avansyę de peca è ręisté, ils ne pouvaient venir à bout de manger les restes.Le part. passé est fréquent dans le sens d'« anticipé, qui arrive plus tôt ». L'è avansyą w'evêe sti an, l'hiver vient de bonne heure cette année, l'è avansyąe i vénįndze, la vendange est en avance. En progrès. i peti l'è méi avansyą ky'i grou a w'écó°"wa, le petit est plus avancé que le grand à l'école.
avantadjyę, v. a.  Gagner. Gagner. Chéi eó ky'i tót'avantadjyą chin, c'est moi qui ai gagné [acquis] tout cela V. n. Avancer, augmenter sa fortune. L'a tan avantadjyą, il est devenu si riche; l'è tòrdzo itą pó avantadjyę, il a toujours été actif pour avancer; l'an atsetą de bën, chon byin avantadįyą, ils ont acheté du bien, ils sont dans une belle situation. Littré : avantager cite des exemples dont le sens n'est pas différent de celui de notre patois.
avanti, s. m.  Avant-toit. Avant-toit. L'a pa d'avantį outò de w'elįje, il n'y a pas d'avant-toit autour de l'église; ha groficha ni l'a fé tsêre w'avantį da mijon, cette grosse quantité de neige a fait tomber l'avant-toit de la maison.
avaŗęse, s. f.  Avarice. Avarice. L'è ró°"djyą pé w'avaŗęse, il est rongé par l'avarice.
avaŗesyę, v. n.  Economiser à l'excès. Economiser à l'excès. L'a tan arémachą é tan avaŗesyą kyè l'è enou tó rętsó, il a tant entassé et tant économisé qu'il est devenu très riche; ché, ché, kyé avaŗęsye! kyé avaŗęsye! celui-là pour économiser!
avaŗesyou, -ouja, adj.  Avaricieux. Avaricieux. L'è troua avaŗesyou pó nó j-idjyę, il est trop avaricieux pour venir à notre aide.
aveją, v. a.  Donner avis, aviser. Donner avis, aviser. Diį'aveją hou da mountąnye d'aą kéŗį é eątsé é nó nó chin pa itą aveją, il devait donner avis aux copropriétaires de l'alpage d'aller chercher les vaches, et nous, nous n'avons pas été avisés.  V. n. et abs. Réfléchir. Fransi Dokyé foura ó bon matęn, aveją, radą. François Duc de sortir de chez lui de grand matin, de réfléchir, de regarder. Dans ce dernier sens aviser est usité en afr. Part. p. et adj. Chéi itą mąw'aveją, j'ai été mal avisé. Se dit aussi des choses. Chin l'è pa itą byin aveją, cela n'a pas été bien avisé.
avenyįn, s. m. pl.  Venants. Venants. Usité seul, dans la loc. é j-awįn é é j-avenyįn, les allants et les venants. E-n-avenyįn, loc. adv. En biseau. Dan j-oun tin pó pwą è vęnyé ënpleįon ó foselon, óŗa i tale avwéi ó foselon iré pa plan, iré e-n-avenyįn, autrefois pour tailler la vigne on se servait de la serpette, or la taille avec la serpette n'était pas d'équerre, elle était en biseau.
avertechémįn, s. m.  Avertissement.  Avertissement. Ha maadį l'è o-n-avertechémįn, cette maladie est un avertissement.
averti, v. a.  Avertir. Avertir. Nó é j-avertéŗin déean kyè partęchon amou, nous les avertirons avant qu'ils montent; óŗa t'éi averti, to cha chin kyè t'a a féré, maintenant tu es averti, tu sais ce que tu as à faire; è meŗesën che averton, l'è i fën-na promyęŗe tso°"ja kyè djyon, quand les médecins mettent quelqu'un en garde, c'est toujours la toute première chose qu'ils disent.
avindzó, s. m.  Avance. Avance. Prov. Danse, cadąnse, pa d'avindzó, danse, cadence, pas d'avance. Avindzó s'emploie comme variante du mot avąnse dans ce prov.
avįn-na, s. f. Avoine.  Avoine.
avoue, adv.  Où? Où? avwe chin? où cela? chéi pa avwe aa mè rèdondą, je ne sais où aller me réfugier; per ąvwe fó°" t-e pacha? par où faut-il passer?; avwe kyè chi, où que ce soit; avwe l'a rin, l'a nyoun kyè prin rin, où il n'y a rien, personne ne prend rien.avwe kyè, conj. Lorsque, quand, avwe kyè l'a jou fornį cho-n-aféŗé, l'è parti, quand il eut fini son travail, il est parti.
avouere,   v. a..  Entendre,   ouïr.   Entendre,   ouïr.    To avwį chin kyè djyon pa dé chin kyé to acouté pa, tu entends ce qu'on ne dit pas, parce que tu n'écoutes pas; avwęjó nyoun, je n'entends personne; djyon prou kyé fó°" avwęr'è davwé clósè, on dit bien qu'il faut entendre les deux cloches; tank'óŗa i ouncó rin avwį déŗé, jusqu'à présent je n'ai encore rien entendu dire. V. n. Avwį pa, il n'entend pas, il est sourd; avwéi sta orele avwįjó pa, je n'entends pas de cette oreille. Absol. Vó éi vó avwį? avez-vous entendu? Du lat. audire.
avowa, v. a.  Avouer. Avouer. Ché déean ky'avową ché faŗi cópą pé mwêe, celui-là, plutôt que d'avouer, se ferait couper en morceaux.
avrį , s. m.  Avril. Avril. On dit presque toujours i mi d'avrį, le mois d'avril  Prov. Mêe I de ou'evêe \ avrį \ pįn-na ënchortį, mars, encore de l'hiver, avril [on en est] à peine sorti; can mêe ron é pon \ avrį é j-apon, quand mars rompt les ponts [de glace], avril les relie [de nouveau]; plodze d'avrį va méi kyé tó ôo é w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut plus que tout l'or et l'argent du pays; e-n avrį, ole noole \ fóou kyè fole, en avril, volens nolens il faut qu'il feuille; ché kyè l'a you tré byo mi d'avrį l'a tin de morį, celui qui a vu trois beaux mois d'avril. peut mourir.
avrį, s. m.  Abri.  Abri. Ché métr'a w'avrį, se mettre à l'abri ; avwe trówą o-n-avrį? où trouver un abri?  Dérivé du lat. apricare. La forme avec -r- est abondamment représentée dans les dialectes. Gloss. I, 77.
avwādzó, -ādze, adj.  Lâche, qui n'est pas dru, pas compact, pas serré. Lâche, qui n'est pas dru, pas compact, pas serré. Dé feméi avwādzó, du fumier pas dru, est un fumier qui a trop de paille, trop de feuilles, qui n'est pas assez vieux, pas assez tassé; ona tętse dé bó°" avwādze, un tas de bois qui n'est pas serré; é pan chon trwa avwādzó, trwa van, les pains sont trop peu compacts, pas assez durs.Appliqué aux gens, avouādzó désigne une personne prodigue à l'excès. Fąva avwādze, retęrye-té de per ënkye! fée dépensière, retire-toi d'ici!
avwêe, s. m.  Avoir, fortune. Avoir, fortune. L'aie oun dzin avouêe, il avait un joli avoir;  l'a  tó peca  cho-n-avouêe è poue l'a fotou ó can, il a mangé tout son avoir et il est parti.
avwéi, prép. Avec. Avec. S'emploie pour de. ona mijon cowêrta avwéi dé wésé, une maison couverte d'ardoises; ënplį a boche avwéi d'éivwé, remplir le tonneau d'eau; nó denin avwéi dé pówinta, nous dînons de polenta; ky'a to fé avwéi ó coutéi? qu'as-tu fait de ton couteau? nó chin dé j-amį avwéi rlōo, nous sommes de leurs amis.  Par. Parti avwéi a plodze, avwéi ó byo tin, avwéi ó bató, avwéi ó trin, partir par la pluie, le beau temps, par le bateau, par le train.  A. N'ën parla avwéi Fransi, nous en avons parlé à Fr. ; ai aféŗ'avwéi cacoun, avoir affaire à qqn. 
avwéi, prép. suite En.  En. Vwéeadjyę avwéi ó trin, avwéi a posta, voyager en train, en poste.  Pour. Nó chin kįtó avwéi rlōo, nous sommes quittes envers eux. Au sujet de. Vwéi pa béįwin d'ai pwįŗé avwéi mè, vous n'avez pas besoin d'avoir peur à mon sujet.Prov.avwéi rin oun fé rin, de rien on ne fait rien. Adverbe Nó venyion amou de Chyoun é sti amou avwéi, nous montions de Sion et celui-ci est venu «avec».  Loc. conj. avwéi kyè, en attendant que. avwéi kyè tornéŗé ba, n'aŗin fornį ó traó, en attendant qu'il descende, nous aurons fini le travail; avwéi kyè charan ënséi di ché pra, l'aŗąn prou na chavwatąé, jusqu'à ce qu'ils soient arrivés de ce pré, ils auront de la besogne.
avwejįn, -jįnta, adj.  Qui entend bien, qui a l'oreille fine. Qui entend bien, qui a l'oreille fine. Hé bétchyété l'è déstrą vouéŗó chon avwejįnté, c'est extraordinaire combien ces petites bêtes ont l'ouïe fine!  Dérivé du v. avwere, «entendre».
avwejyą, -jyąe, adj.  Vif, alerte, éveillé. Vif, alerte, éveillé. L'è nèt'avwejyą, ché bote, il est très éveillé ce garçon.
avwetou-vwêeą, loc. En veux-tu, en voilà. En veux-tu, en voilà. Originairement on a dû prononcer la loc. en français; avec le temps elle s'est corrompue et se prononce maintenant comme elle est écrite dans l'en-tête. || Syn. prou é prou.
avwijero, s. m.  Oreille, Oreille, propr. «». Le mot se rencontre dans une devinette que nous avons citée sous le mot atse: dó°" j-avwijéró, deux écouteurs, c'est-à-dire deux oreilles. Il Dérivé de avwęre.
avwijōo  s.m. Ecouteur  Ecouteur : est une var.d'avwijéŗó dans la même devinette.
avya, v. a.  Allumer le feu du foyer. Allumer le feu du foyer. Mè fó°" avya ó fwa, il me faut allumer le feu [du foyer]. Ce verbe a ce sens restreint à Savièse et ne s'emploie pas pour «allumer» en général. || Du lat. advivare, qui a donné le fr. «aviver» et l'it. avvivare.
āwa, s. f.  Aile.  Aile. È j-āwé di j-ijéi, di tawąn, di vwęipé, les ailes des oiseaux, des taons, des guêpes.Fig. óŗa l'è pa méi tan fyè, cómįnsé a achyę aa ba é j-āwé, maintenant il n'est plus si fier, il commence à laisser tomber les ailes. Le bord du chapeau. Toujours le pl. T'a brecą é j-āowé dou tsapéi, tu as cassé les bords du chapeau.
awąn, s. m.  Osier, branche d'osier. Osier, branche d'osier. Awan dzānó, osier jaune, désigne l'osier cultivé; on fait de ses branches des liens (ryó°"té). Awąn est un terme général désignant toutes les sortes d'osier.
awantchyé, s. m.  Têtard d'osier cultivé.  Têtard d'osier cultivé. Outr'a Conba n'ën dó°" j-awantchyè a pār dou tóréné, à la Combe nous avons deux têtards d'osier au bord du petit torrent.
awé. Domestique. S'emploie seulement au masculin.. Domestique. S'emploie seulement au masculin..
awebārda, s. f.  Hallebarde. Hallebarde.
awédjyę, v. a.  Alléger. Alléger. Awedjyę ona tsārdze, alléger une charge.  V. r. L'aie oun bogan i chakyè: tsękyé pa kyè fajįé, ch'awédzįe i chakyè, le sac [de blé] avait un trou: à chaque pas qu'il faisait, le sac devenait plus léger.
awédzémįn, s. m.  Allégement. Allégement. L'è pa foche de porta, a tsārdze dri iną pé a clįa, fé de veŗé, chin té baléré d'awédzémįn, il n'est pas nécessaire de porter la charge tout droit par la pente, fais des zigzags, cela te fatiguera moins.
awêe, awêrta, adj.  Alerte. Alerte. L'è ona dzowéna awêrta com'oun tsamò, c'est une jeune fille alerte comme un chamois.
awéea, v. r.  Donner, lancer, en parlant d'un sobriquet, inventer.   Donner, lancer, en parlant d'un sobriquet, inventer. Awéeą ona chòrnéta, donner un sobriquet. Oun cha t-e pòrkyé awion hé chòrnété, sait-on pourquoi ils inventent ces sobriquets? 
awéea, v. r.  Elever, éduquer. Elever, éduquer. Ha awié é j-infan cómin dé tsën, cette femme élève ses enfants comme des chiens [très mal] ; l'a per ënkye dé hou kyè chon itą byin awéeą é kyè van rin kyè chenanderį, il y a par ici des gens qui ont été bien éduqués et qui ne vont qu'en arrière [qui se conduisent de mal en pis]. Se dit aussi des animaux qu'on élève.Prov. Can o-n-awįé, oun ché rewié, quand on élève, on se relève.
awéea, v.a.  S'élever. S'élever. È béitchyé charvądzé ch'awįon prou méimé, les animaux sauvages s'élèvent assez eux-mêmes.-
awemąn, -manda, s. m. et f.  s. f.  Vache de grande taille d'origine allemande. Vache de grande taille d'origine all. Hè grouché j-awemąndé rochon pa vwéŗó per ęnkyé, ces grosses vaches allemandes ne réussissent guère chez nous.
awemąn, -manda, s.f.  Allemand. Allemand. Sans déterminatif, les Allemands sont d'abord les Hauts-Valaisans, puis les Allemands de l'Oberland bernois qui sont nos plus proches voisins. Pó aa i j-Er-męté fó°" pacha fouŗa amou. pé é j-awemąn, pour aller aux Ermites (Einsiedeln) il faut traverser tout le Haut-Valais ; é į-aweman venyon iną a mountąnye atseta dé brinteën, les Oberlandais montent jusqu'à l'alpage pour acheter de l'eau-de-vie. Les Allemands en général. Pąrlon prou ó fransé, ma oun conyé tòrdzó kyè chon des j-awemąn, ils parlent sans doute le français, mais on connaît toujours que ce sont des Allemands.  La langue all. Parlé é ecri w`awemąn e-n-ódre', il parle et écrit l'allemand à la perfection; é j-A-wemande chon enou ënséi é fajįon oun cancan, oun cancan, prou titchyę ë-n-awemąn: lilą lilą ëntó a górdze, les Oberlandaises sont venues à Savièse et elles faisaient un train formidable, jargonnaient en allemand: lila lila avec la bouche. Adj. ona granméire awemąnda, une grammaire allemande.
aweną, v. n.  Tirer, laisser passer l'air, en parlant de fourneau, de pipe. Tirer, laisser passer l'air, en parlant de fourneau, de pipe. Terye óŗa pó vêre ch'awęné byin i tóeó da pipa, aspire maintenant pour voir si le tuyau de la pipe a un bon tirage; í patęle awęné, le barillet laisse échapper l'air [quand on souffle dedans].
awenyę, v. a.  Aligner, Aligner, òŗa awęnyon tòte, chowemįnté è chapené kyè planton iną p'ā dzōo, maintenant on aligne tout, même les sapelots qu'on plante dans la forêt; kyën trin pó awenyę ha bįnda dé crouéi gamin, quel travail pour aligner cette bande de gamins! Particul. Dan j-oun tin è vęnyé iron pa awenyéi, autrefois les ceps de vigne n'étaient pas alignés. || V.r. Tui hou chordą ën trin dé ch''awenye chou a plącha da fiŗe, tous ces soldats en train de s'aligner sur la place de la foire.
awenyémin, s. m. Alignement. Alignement. È j-écólè óŗa chon méi de fouŗa kyè derën: o-n-a avouį pa d'ātré tsó°"jé kyé à droite, à gauche, awenyémįn é`fisé, les écoliers sont maintenant plus dehors que dans l'école: on n'entend pas d'autre chose que «à droite, à gauche, alignement et fixe ».
awêrta, s. f.  Alerte. Alerte. Ché dou berni dou bó°" l'è enou. trwa dechobè: balè pa d'awêrta ché, celui de la faux de bois [la mort] est venu [les trouver] trop subitement: il ne donne pas d'alerte, lui.
awèrtą, v. a.  Donner l'alerte.  Donner l'alerte. Chon itą awèrtą ou mitįn da néi, l'an falou dri parti et chon pa méi tòrna kyé dó°"trè, ils ont été alertés [en 1812] au milieu de la nuit, ils ont dû partir aussitôt et il n'en est revenu que quelques-uns.
aweson, s. f.  Leçon, devoirs d'écolier.  Leçon, devoirs d'écolier. Forme usitée dans le parler des vieux. Aujourd'hui la forme weson est presque seule usitée.
āwéta, s. f. Dim. de āoua.  Petite aile.Petit mur à hauteur d'appui bordant un couloir, un corridor. Petite aile.Petit mur à hauteur d'appui bordant un couloir, un corridor. I chakyè l'è fouŗa chou w'awéta déeąn ó pįló, le sac est sur le mur devant la chambre. Į| Partie du rouet formant les deux branches de l'épinglier par lesquelles le fil passe avant de s'enrouler autour de la bobine: é j-awété dou borgó, les ailettes du rouet.
awevyè, s. m.  Veau élevé du dernier hiver.  Dérivé de awéeą. Veau élevé du dernier hiver.  Dérivé de awéeą.
awį, adj. m.  Désigne un pain sans bon levain ou mal pétri, dont la pâte n'a pas levé et est restée dure et serrée. Désigne un pain sans bon levain ou mal pétri, dont la pâte n'a pas levé et est restée dure et serrée. Hou pan chon awį; ën pląche d'être byo ponpą chon tó plate é derën chon chouédzó cóm'ona wése, ces pains sont «alis», [quand], au lieu d'être bien gonflés, ils sont tout plats et, à l'intérieur, lisses comme une ardoise.
awigramįn, adv.  D'un pas leste, tout de suite, rapidement. D'un pas leste, tout de suite, rapidement. Cómin, l'èi ouncóméi iną chou ó ti, anën ba awigramin, comment, tu es de nouveau sur le toit, descends promptement !
Awįn, s. m.  Allant, qui va. Allant, qui va. L'è tó ò dzò ā fénéitra apréi radą è j-awin é é j-avenyin, il est toute la journée à la fenêtre [occupé] à regarder ceux qui partent et ceux qui arrivent.
āwin-na  s. f.  Action de s'ébrouer dans la poussière en parlant du cheval ou du mulet. Action de s'ébrouer dans la poussière en parlant du cheval ou du mulet. Fó°" mena ó mowé amou déeąn chin dou comoun pó féré w'āwįn-na, il faut conduire le mulet devant la maison de commune pour qu'il puisse s'ébrouer.
āwįn-na, s. f.  Alêne. Alêne. Fó°" 'na groucha  awįnma  pó pèrchyę ché cwëe, il faut une forte alêne pour percer ce cuir.
awįntse, s. f.  Avalanche. Avalanche. L'an fé a chóta fran ąwe venyon ba è j-awintsé, ils ont construit le refuge [pour le bétail] juste là où descendent les avalanches.
awitchyę, v. a. Allaiter. Allaiter. Pé é paijan, i mąré awįtsé méima tui é j-infan, chez les paysans, c'est la mère qui allaite tous les enfants. Devinette: vįntró contré vintró, a tseęl'ou bogan? - awitchyę ó popoun, sein contre sein, la cheville au trou? -allaiter l'enfant. || Téter. Awitse ounco' a mare, il tête encore sa mère. Part. L'îtą awitchyą dou fówaton, il a été tété par le follet, dit-on de qqn qui a mal au sein.Du lat. allactare.
awitséŗéi, awitséŗa, s. m. et f.  Enfant ou jeune animal qui cherche toujours à téter. Enfant ou jeune animal qui cherche toujours à téter.
ba   s.m.  Bas, Bas, I ba dou ti, le bas du toit, la partie inférieure du toit qui s'appuie sur le mur. Che pou mochyę i bįje derën pé déjó ó ba dou ti, o-n-é pa byin pó dromį ën ché cwën iną chou ó pįló, si la bise peut pénétrer sous le «bas» du toit, on n'est pas bien pour dormir dans ce coin du grenier. 
ba  adv. Bas Bas ;Désigne qqf. le temps. Nó prinjįn ou n'ën w'éivwe ba dé vó, nous avons l'eau d'arrosage aussitôt après vous. L'expr. ba dé chin, par suite de cela, de locale est devenue causale: óŗa nó, ba dé chin, n'ën prépara pó parti outré, par suite de cela, nous nous sommes préparés à aller là-bas Expr. particulière: choutą ba dou le, sauter [à bas] du lit; tsêre ba dou ti, tomber du toit; l'è ba i Tórin, le Torrent est en bas [il a rompu les bords].  Fig. I prejidąn l'è ba, le président est par terre [pas réélu]; vwéi pa trala e`n-ódré, vó aréi ba da dzornįa, vous n'avez pas bien travaillé, on vous diminuera la paie de la journée.
ba  adv. Bas ; Bas ; pou to pa achyę ba chin kyè t'a i man? ne peux-tu pas mettre par terre ce que tu as dans les mains? L'adv. ba précède souvent une prép. dont elle caractérise exactement la direction. L'a apelą dri ba pé é pra, il a coupé en droite ligne en bas par les prairies; ba e-n-ënfêe, en bas en enfer; ba èr nó, en bas chez nous; ba pè la, ba per ënkye, ici; ba pé ó fon, par terre. Figuré : óŗa l'an to fetchyą ba é féité, maintenant on a aboli toutes les fêtes; l'a nète balą ba, il a changé en mal [en parlant d'un malade]; ache ba ó mëndjyę, il perd peu à peu l'appétit; hou kyè achon ba a mécha chon pa dé brąé dzin, ceux qui ne vont plus à la messe ne sont pas des braves gens. 
ba  adv.  Bas . Bas . Aa ba, descendre; enį ba, id.; tsêre ba, tomber par terre ou à terre; ché fótré ba, se jeter par terre, se coucher, se tuer; veryę ba, rouler en tombant; méton pa ba è j-otį, ils ne déposent pas les outils (travaillent sans discontinuer).
ba , s. m.  Bât. Bât. Métr'ó ba ou mówé, mettre le bât au mulet.Fig. Cette expr. métr'ó ba veut dire «jeter la faute sur qqn». Pouwįon pa clêryę sti, óra dri ky'arouwé cąkyè tsó°"ja, fętson dri ó ba chou rlwi, ils ne peuvent pas voir celui-ci, aussitôt que quelque chose arrive, ils mettent la faute sur lui.  Devinette. Chadé vó chin kyè l'è tòrdzó ba, pórkyè l'è iną? -i ba, savez-vous ce qui est toujours bas, quand même il est en haut? -le bât.
ba, bâcha, adj.  Bas, peu élevé. Détermine un emplacement, un lieu. Bas, peu élevé. Détermine un emplacement, un lieu. Oun pįló ba, oun bou ba, une chambre basse, une étable basse; o-n-elįje bâcha, une église basse. Désigne le temps, mais rarement. L'è djya byin ba chwįę, le soleil est déjà bien bas, il se fait déjà tard.  Bas, en parlant de la voix. I męcha bâcha, la messe basse, par opp. à messe chantée. Comme en fr., bâcha, en ce sens, peut s'employer subst. : tsanta a bâcha, chanter la basse.
babó°"ta, s. f.  Mannequin, épouvantail. Mannequin, épouvantail. L'an fé ona babó°"ta pó métré outra tseneįŗe, ils ont fait un épouvantail pour le mettre à la chènevière.  Par ext., terme de viticulture. Féŗ'ona babó°"ta, c'est attacher tous les rameaux d'un cep de vigne, sans échalas, en un groupe. Fig. Femme à la tête un peu fêlée. Kyënta babó°"ta dé fémawa, quelle écervelée de femme! C'est un terme d'injure.
bacaną, v. n.  Capituler, renoncer à la lutte. Capituler, renoncer à la lutte. Nó verin cwi chaŗé i promyé kyè bacanéŗé, nous verrons qui capitulera le premier. || Syn. capóna, rénonsyę.
bâcha, s. f.  Bâche, couverture en toile. Bâche, couverture en toile.
bâché, bachęta, adj.  Court, de petite taille, bas sur jambes. Court, de petite taille, bas sur jambes. Oun tsën baché, un chien basset; è pi bâché chon pa cómin è pi di rąnmé, les haricots nains ne sont pas comme les haricots à rames S. m. et f. Oun crwéi baché, ona crwée bachéta, un petit homme, une petite femme.
bāchó, bācha, adj.  Situé plus bas, inférieur.  Situé plus bas, inférieur. S'emploie toujours par rapport à des lieux. Hou di mêin bāchó pouwįon chéé méi vitó kyè hou di mêin d'amou ceux des mayens inférieurs peuvent faucher l'herbe plus tôt que ceux des mayens supérieurs. Chyoun l'è méi bāchó kyè Chyēró, Sion est à une altitude inférieure à celle de Sierre; è vęnyé bâché chon melojé kyè è vęnyé āté, les vignes basses sont meilleures que les vignes hautes.
bachokyën, s. m.  Petit homme court de jambes. Petit homme court de jambes.
bachye, v.  n. . Se digérer. Se digérer. I potchye bâché pa, réisté chou w'estoma, le cidre ne se digère pas, il reste dans l'estomac. Baisser, diminuer. w'éivwe l'a djya byin bachyą ën w'étąn, l'eau a déjà bien baissé dans l'étang. Baisser, en parlant des prix. L'an bachyą de pri é eątsé, les vaches ont baissé de prix. Descendre, quitter les hauteurs pour s'établir plus bas. óŗa è moundó tsąson rin ky'a bachyę, maintenant les gens ne cherchent qu'à émigrer vers la plaine; adon l'aïe ouncó tré famęlé ina en Tsouchouą, é į-ātró iron bachyą, alors il y avait encore trois familles à Zuchuat [village auj. abandonné], les autres avaient émigré vers le bas.
bachye, v. a.  Baisser. Baisser. Che bāchon pa ó ti de mijon, nó viįn rin mèéi derën ou pįló, s'ils ne baissent pas le toit de leur maison, nous ne voyons plus rien dans notre chambre. || Digérer. Bire pó féŗ'a bachyę a sën-na, buvez pour digérer le souper. 
bāclą, v. a.  Bâcler. Bâcler.
bacon, s. m.  Lard.  Lard.  Ha marįn-na l'è gracha com'oun bacon, cette femme est grasse comme du lard.
baconį, s. m.  Mangeur de lard. Mangeur de lard.  L'afr, a baconnier, «celui qui vend du bacon». 
baconį, s. m.  Sobriquet des gens de Vex. Sobriquet des gens de Vex.
bąda  prép.  Pour   Pour  
badeną, v. n.  Badiner, plaisanter. Badiner, plaisanter.
badenādzó, s. m.  Badinage. Badinage.
bāea, s. f.  Baie, graine. Baie, graine. Dé bāé de dzenįvró, des baies de genièvre.
baeonéta, s. f.  Baïonnette. Baïonnette.
baeosté, s. m.  Gamin, petit garçon. Gamin, petit garçon.
baêrna, s. f.  Vieille vilaine maison. Vieille vilaine maison. óra l'è via ha groucha baêrna iną a Mountélè, elle n'existe plus maintenant cette vieille vilaine maison à Monteiller. || L'afr. connaît baerne qui a donné en nfr. baderne «objet de rebut». Gloss. II, 188.
bafową, v. a.  Bafouer, mépriser. Bafouer, mépriser. Yó é i chwiŗ'a mè n'ën o plo acounparą é nó chin itą o plo bafowéi, ma sœur et moi nous avons le plus peiné et c'est nous qui avons été le plus méprisées; ché, che ache rin bafową, celui-là ne se laisse pas bafouer [il a la réplique prompte].
bafrą , s. f.  Bâfre, bâfrée. Bâfre, bâfrée. Oun vi ouncó óŗa pòrkyę l'è vyou é bafréi kyè pou féré, on voit encore à présent, quoi qu'il soit vieux, les bâfrées qu'il peut faire.
bafrą , v. a.  Bâfrer, manger avec excès. Bâfrer, manger avec excès. Pó bafrą l'è i promyé, pour bâfrer il est le premier.
bąga, s. f.  Bague Bague.Devinette. Oun bóché plin dé tsêe kyè l'a ni fon ni chou? - ona bąga, un boisseau plein de viande, qui n'a ni fond ni couvercle? - une bague.  Syn. vèrdzéta.
bagąn-na, s. f.  Faribole. Faribole. L'è pa tó dé fwé chin kyè di, di byin dé bagąn-né, tout ce qu'il dit n'est pas de foi, il dit force fariboles.
bagyęta, s. f.  Baguette Baguette. I réjyąn wi a balą chou é di avwéi a bagyéta, le régent lui a donné sur les doigts avec la baguette; é bagyété dou tambò, les b. du tambour.  T. de viticulture. Cep de vigne préparé pour être mis dans la pépinière. L'è myó de planta dé barbou kyè dé bagyèté, il vaut mieux planter des «barbues» que des «baguettes».
balā  p.p. Donné . Donné . Oun deri kyè fori itą balą dinché, on dirait que cela a été donné ainsi [devait arriver].
balę, v. a. Donner .  Donner . Comme on dit bale a man «donner la main», on dit de la mère bale ó nenën ou popoun, donner le sein à l'enfant.  L'expr. fig. bale foura veut dire «donner en partage»: l'a tó balą fouŗa chin kyè l'aïe, il a donné tout son bien à partager. Même sens dans cette phrase: kyèntou tącó hou kyè balon a partadjyę! quels sots ceux qui donnent à partager [qui donnent de leur vivant leurs biens à partager] !  S'emploie souvent abs. Oun baleŗi prou che cótęché rin kyé dé balę, on donnerait bien s'il ne s'agissait que de donner; can o-n-a pa, oun pou pa balę, quand on n'a pas, on ne peut pas donner.  Prov. I plo béwa fęle dou moundó pou pa balę kyé chin kyè l'a, la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a. Produire, porter. I pomį ouéi l'a rin balą sti an, ce pommier n'a pas porté de fruit cette année.Affourager. Balę i béitchyé, a. le bétail. 
balę, v. a.  Donner .S'emploie comme le fr. dans le sens de «faire don, accorder, procurer, etc. ». Nous ne relèverons ici que les emplois plus typiques. Remettre, céder. Donner .S'emploie comme le fr. dans le sens de «faire don, accorder, procurer, etc. ». Nous ne relèverons ici que les emplois plus typiques. Remettre, céder. T'a balą ha ątse pó rin, tu as cédé cette vache à un prix dérisoire. Locution : To baléréi ó boun dzò à w'antou, tu donneras le bonjour à la tante.Produire. Chin bąlé méi dé parada, cela produit plus d'effet. L'expr. bale ó tó, donner le tour,peut signifier «faire le tour» au sens propre, «tourner du bon côté» en parlant d'une maladie, et «joindre les deux bouts».
bālę, v. n.  Bâiller. Bâiller. Can oun bālé, chin ou dęŗé ky'o-n-a fan ou chónó, quand on bâille, c'est signe de faim ou de sommeil.
bāléréi, s. m.  Qui bâille souvent, bâilleur. Qui bâille souvent, bâilleur. Ché brote bāléréi l'a tòrdzó a górdze ouvęcha com'oun fó, ce vilain bâilleur a toujours la bouche ouverte comme un four.
bāli, s. m.  Bâillement. Bâillement. Prov. (L. 143) L'a cątró chôrté dé bāli, i bāli da fan, i bālį da chi, i bālį dou chónó é i bāli da mò, il y a quatre sortes de bâillements: celui de la faim, celui de la soif, celui du sommeil et celui de la mort.
ban , s. m.  Banc en général. Spécial. Etabli de menuisier. Banc en général. Spécial. Etabli de menuisier. I ban dou menojyę, le banc de m.  Echoppe en plein vent, étalage, un «banc de foire»; ó dechąndó è martchyąn méton fouŗa è ban chou ó Gran Pon, le samedi les marchands sortent les «bancs» sur le Grand-Pont [de Sion].  Longues et fortes pièces de bois sur lesquels reposent les tonneaux dans les caves, chantier: i ban di bóché, «le banc» des tonneaux.  Place de l'étable entre la crèche et la rigole, où le bétail se couche. I ban di ątsé, «le banc» des vaches.
ban, s. m.  Salve d'applaudissements. Salve d'applaudissements.
banbaną, v. a.  Scier de long, du haut en bas. Scier de long, du haut en bas. Fó°" kyè fowęchon dó°" pó banbaną, il faut être deux pour scier de long; n'ën falou banbaną tui hou tra pó féŗ'ó fon dou pįló, nous avons dû scier de long toutes ces poutres pour faire le plancher de la chambre.
banbanāé, s. f.  Action de scier de long. Action de scier de long.  Vwi nën fé ona bóna banbanāé, nous avons fait aujourd'hui une bonne «bambanée».-
banbąn-na, s. f.  Grande scie à deux personnes pour scier de long les grosses pièces de bois. Grande scie à deux personnes pour scier de long les grosses pièces de bois. I banbąn-na l'è pa égąwe cómin é rêchë ky'o-n-ënplįé pó réichyę é belon, i banbąn-na l'è fën-na drįte, la scie de long est différente de la scie qu'on emploie pour scier les «billons», elle est toute droite.
banbanōo, s. m.  Scieur de long. Scieur de long.
bąnca, s. f.  Banque. Banque. Fan è rętsó avwéi ky'ënprounton ba ā bąnca, ils font les riches avec l'argent qu'ils ont emprunté à la banque.
bancarôta, s. f.  Banqueroute. Banqueroute. Dan ó tin iré ona brota tsó°"ja dé féré bancarôta, óŗa l'a de hou kyè fan éspré bancarôta, béi kyè l'è chin? autrefois c'était une vilaine chose que de faire banqueroute, aujourd'hui il y des gens qui font exprès banqueroute, qui peut comprendre cela?
bancąwe, -cąwa, adj.  Bancal, bancroche. Bancal, bancroche. Hou kyè van a tswą chon chódzé a enį bancąwe, ceux qui vont à cheval sont exposés à devenir bancals.  Boiteux. í tabla l'è bancąwa, la table est boiteuse.  s. m. L'aie wéi o-n-ofesyè, oun crwe peti bancąwe, ky'įŗé déstrą métchyįn, il y avait là un officier, un petit rabougri de bancal, qui était terriblement méchant.Bancal, sabre recourbé. L'è jou derën ën w'elįje avwéi é j-alon di chordą, ó bancąwé é tòte, il est entré à l'église habillé en soldat avec le sabre et le reste.
banchën, s. m.  Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau.
bancheną, s. f.  Contenu d'un banchën. Contenu d'un banchën. ( Petite louche en cuivre, qui sert à puiser de l'eau dans le seau. )  ona bancheną é demyę, une louche et demi rempli; l'a byou ona bancheną d'éivwe, il a bu une louche d'eau.
bandéŗé, s. m.  Banneret, celui qui porte la « bandière » ou bannière à la Fête-Dieu. Banneret, celui qui porte la « bandière » ou bannière à la Fête-Dieu. L'an tòrdzó jalon métré dé bandéŗé nouwó, apréi sënk'an iré dépléą, [dans ce village] on a dû toujours nommer de nouveaux bannerets, au bout de cinq ans c'était à refaire. |) La forme avec -d- inconnue à l'afr, est la seule usitée dans les documents suisses jusqu'au XVIIIe s. Gloss. II, 227.
bandį, s. m.  Partie réservée d'une forêt, ce que les Allemands nomment «Bannwald». Partie réservée d'une forêt, ce que les Allemands nomment «Bannwald». I bandį dou Fountanį, i bandį de Çrouja Gyelāa, la forêt réservée du F., de C. G. i| L'afr, ban «saisie» a donné bandir «séquestrer», apparenté à bandį de Savièse. Gloss. II, 228.
bandįŗe, s. f.  Drapeau, bannière. Ne pas confondre bandiŗe avec confanon; ce dernier désigne exclusivement l'emblème religieux. Drapeau, bannière. Ne pas confondre bandiŗe avec confanon; ce dernier désigne exclusivement l'emblème religieux.
banfóou, s. m.  Espèce de banc avec levier et pédale servant à façonner les échalas et d'autres objets en bois. Espèce de banc avec levier et pédale servant à façonner les échalas et d'autres objets en bois. Il Fig. Homme d'intelligence bornée, kyëntou banfó°" de moundó! quelles gens stupides!
banį, v. a.  Bannir, mettre à la porte. Bannir, mettre à la porte. L'ïtą banį fouŗa dé consèlè, il a été mis à la porte comme conseiller.
bantse, s. f.  Banc peu élevé servant de banquette. Banc peu élevé servant de banquette.
bantse, s. m.  Petit banc. Petit banc.
bantséta, s. f. Dim. du préc.  Banquette,  Banquette, achfta té é mè é pya chou a bantséta, assieds-toi et mets les pieds sur la banquette.
bantson, s. m.  Gros banc, Gros banc, ën ché pįló da mijon dou comoun l'a oun grou bantson tó ò on da morale, dans cette chambre de la maison communale il y a un gros banc massif tout le long du mur.
banyāa, banyārda, adj. et s.  Bagnard, de Bagnes. Bagnard, de Bagnes. È Chavwèāa, é Banyāa é é rin-nāa chon tré djyąbló a conféchą, les Savoyards, les Bagnards et les renards sont trois diables à confesser.
banyąe, s. f.  Baignée. Par ext. Pluie abondante. Baignée. Par ext. Pluie abondante. È bin sti có°" l'è enou ona bóna banyae, eh bien! cette fois il est venu une bonne pluie.
banyę, v. a.  Baigner, tremper dans l'eau. Baigner, tremper dans l'eau. Banyę ó tsénévó, baigner le chanvre; déeąn kyè bouéea hou j-alon, fó°" é j-é banyę oun dzò derën ën w'éivwe, avant de laver ces vêtements, il faut les laisser tremper un jour dans l'eau. V. r. Se baigner. L'è drôo, ché tsénévó ché bąnye pa, c'est drôle, ce chanvre ne se baigne pas [est réfractaire à l'action de l'eau] Tremper, en parlant de la pluie, de la sueur. Can bąlé dinché, o-n-é dri banyą e-n-ódre, quand il pleut ainsi, on est tout de suite trempé comme il faut; hou mouatson chon itą banyą tanky'a fon, ces tas de foin ont été trempés jusqu'au fond. Ce verbe ne signifie pas «se baigner» en parlant des gens; en ce sens on se sert de voņasą.
baoméstra, s. f.  C'est ainsi que certains personnes prononcent le mot «baromètre». C'est ainsi que certains personnes prononcent le mot «baromètre».
bara , s. m. Petit tonneau oblong de 36 litres .  Petit tonneau oblong de 36 litres . Par ext. Ba pè é barą, en bas du côté des barils, désigne la place du champ de foire de Sion, où les paysans amènent des barils de vin qu'ils vendent en détail les jours de foire. I barą dou waji, le tonneau qui contient le ferment servant à faire le sérac. L'afr, connaît baral petit baril; mesure de vin de 27 pintes.(pinte = 93 cl. ).
bara , s. m.  Petit tonneau oblong de 36 litres pour transporter le vin à dos de mulet. Petit tonneau oblong de 36 litres pour transporter le vin à dos de mulet. È mówé porton dó°" barą de vën, oun pé byéi dou ba, les mulets portent deux barils de vin, un de chaque côté du bât.
barą , v. a.  Interdire de pénétrer, de passer, mettre à ban. Interdire de pénétrer, de passer, mettre à ban. L'an barą ó pra ouéi, ils ont fait prononcé [par le juge de paix] l'interdiction de traverser ce pré; ha vęnye l'è barąé cette vigne est barrée.
barą , v. n.  Lutter, en parlant des vaches. Lutter, en parlant des vaches. O promyé dzò da mountąnyé é ątsé ché méton a barą pó vêre kyënta chaŗé i métrąwa, le premier jour où les vaches sont à l'alpage, elles se mettent à lutter pour voir laquelle sera la reine Par ext. Lutter, en parlant des gens. Aprouwa é dé barą avouéi ché, essaye donc de te mesurer avec celui-là.
bāra, s. f.  Barre. Barre. I bāra dou fêe, la barre de fer; l'a balą chou a téita avwéi ona bāra dé fêe, il lui a tapé sur la tête avec une barre de fer. Jeu des barres. Dzowe ā bāra, jouer à la barre.
barąca, f. s.  Baraque. Baraque.
baramįna, s. f.  Barre de fer pour percer les trous de mine, levier. Barre de fer pour percer les trous de mine, levier.
bārba, s. f.  Barbe.  Radicelle de la vigne qu'on coupe quand on laboure. Barbe.  Radicelle de la vigne qu'on coupe quand on laboure. Can oun va fóchóŗą, fó°" ai oun foselon pó cópą é bārbé, quand on pioche la vigne, il faut avoir une serpette pour couper les «barbes». I bārba da pówįnta, la barbe du maïs [filaments qui enveloppent les cônes du maïs]. Barbe des épis. È bąrbé dou frómin, les b. du froment.  
bārba, s. f.  Espèce de mousse laineuse qui pousse sur certains arbres: mélèze, sapin, etc. Espèce de mousse laineuse qui pousse sur certains arbres: mélèze, sapin, etc. È brąntsé de ha ąpąrje chon bën plįn-né dé bārbé, les branches de ce mélèze sont pleines de barbes.
barbé, s. m.  Barbet Barbet. Oun tsën barbé, un chien barbet.
barbéta, s. f. Dim. de bārba.  Petite barbe. Petite barbe.
barbiche, s. f.  Barbiche. Barbiche.
barbolę, v. a.  Barbouiller. Barbouiller. Hou j-infan ën barbolon t-e dé papēe, ces enfants en barbouillent-ils du papier!
barboota, s. f.  Femme aux cheveux en désordre. Femme aux cheveux en désordre. | Par ext. Vilaine femme. Kyënta brota barboota dé fémawa! quelle vilaine femme! Syn. rebofąe.
barbota, v. n.  Cuire à gros bouillons. Cuire à gros bouillons. L'a djya'na vwąrba kyè barboté i chopa, il y a déjà un moment que la soupe cuit à gros bouillons. Appar. au fr. barboter.
barbótįn, -tinta, adj.  Bouillonnant de chaleur. Bouillonnant de chaleur. Pó bwéeą chin fó°" d'éivwé barbótįnta, pour laver cela il faut de l'eau bouillonnante.
barbotsę, s. m.  Enfant qui reste petit. Enfant qui reste petit. Djyon é barbotsé a hou gamin kyè créchon pa, kyè réiston peti, on dit b. à ces gamins qui ne grandissent pas, qui restent petits.
barbou s.m.  Provin de deux ans, ayant des «barbes» (radicelles): Provin de deux ans, ayant des «barbes» (radicelles): pó ai dé barbou oun mè é bagyété derën i néi, pour avoir des « barbues », on met les ceps coupés dans des creux d'eau. Voy. le mot bagyéta.
barbou, barbouwa, adj. et s.  Barbu. Barbu. Oun brote barbou cómin i jwiféŗąn, un vilain barbu comme le juif errantVéreux, en parlant des fruits. Dé nwé barbouwé, des noix véreuses.Prov. Che plou ó dzò de Chën Djyan, é nwé venyon barbouwé, s'il pleut à la Saint-Jean, les noix deviennent véreuses.  
barbouēja, s. f.  Poule à goitre. Poule à goitre.
bārca, s. f.  Barque.  Barque. Pó pacha ó Roun-nó, oun vajié chou a bārca, pour traverser le Rhône, on prenait la barque.Par ext. Gros soulier. L'è enou amou avwéi hé grouché   bąrkyé   tan   ky'a   son   de w'elįje, il est monté avec [en faisant sonner] ces grosses «barques» jusqu'au sommet de l'église. Syn. en ce dernier sens: tarmąwé.
barcon, s. m.  Balcon. Balcon.
bardątchyó,  s. m.    Moutard. Moutard.
bardëncan Gamin Gamin.n. m. Syn. bardoflé, bòrdon, botëncan, boteflon, capison, petoflon. V. bokyéróou
bardoflą, v. a.  Salir, barbouiller le visage. Salir, barbouiller le visage. T'a tòte bardoflą é dzó°"té avwéi dé pówįnta, tu t'es complètement barbouillé les joues avec de la polenta.  V. r. Cómin a to fé pó té bardoflą dinché, comment as-tu fait pour te barbouiller ainsi la figure? V.n. Se dit du bruit que fait le cochon en buvant les lavures.
bardoflé, s. m.  Petit gamin sale.  Petit gamin sale. 
barįle, s. m.  Baril. Baril.
bariŗe, s. f.  Barrière, épi. Barrière, épi. I Roun-no l'a tó on dé bariré di dó°" byéi, le Rhône a sur tout son parcours des épis des deux côtés.
barkyéta, s. f. Dim. de bārca.  Petite barque. Petite barque.
barmą, barmąe, adj.  Surplombant; qui a la forme d'une caverne. Surplombant; qui a la forme d'une caverne. I Pęra barmąé, la Pierre « barmée » désigne un bloc de rocher surplombant, sous lequel il y a un abri; il se trouve en bordure de la route, entre Chandolin et le Pont-Neuf.
bārma, s. f.  Excavation verticale dans un rocher. Excavation verticale dans un rocher. Pé pląché i chéi fé a bārma, par place le rocher surplombe; i tórin pach'outré pé ha bārma, le bisse passe à travers ce rocher qui surplombe.  Grotte. L'an you ha gran górdze ouvêcha, l'an crou ky'įŗé ona bąrma é chon jou derën, ils ont vu cette énorme bouche [du géant] ouverte, ils ont cru que c'était une grotte et ils y ont pénétré. Le mot se rencontre comme nom de lieu: Bārma de dzōo, près de la chapelle de Sainte Marguerite, la forêt y tombe presque à pic d'un côté, de l'autre la pente est moyenne. Bārma désigne aussi l'emplacement de l'ancien village de Zuchuat; ici les pentes sont douces des deux côtés. Les Barmettes en revanche désignent de véritables parois de rochers surplombants près du Pont-Neuf.
barméta, s. f. Dim. de bārma.  Petite baume ou balme (grotte) Petite baume ou balme (grotte)
Barólin Cône de sapin. Cône de sapin. Syn. ló°uba, baró°u dé chapën.
baromètre, s. m.  Baromètre. Baromètre.
baŗóou, s. m.  Cône de certaines plantes renfermant la graine. Cône de certaines plantes renfermant la graine. Méton pindówą é baŗó°" da póowįnta déeąn é fénéitré, ils suspendent les épis du maïs devant les fenêtres. Oun baŗóou dé chapęn (syn. lóouba), un cône de sapin.
baròsyè Lutter par amusement, en parlant des vaches Lutter par amusement, en parlant des vaches. v. intr.  V. bara , trotchye.fòrtséé.
base, s. m.  Feu de joie. Feu de joie. N'ën fé oun grou base iną chou ó mótéi, nous avons fait un grand feu de joie sur le monticule.  Par ext. Se dit de tout grand feu en général. L'è pa foche dé féré oun grou base dinché rin kyè pó féré oun pó°" dé caféi, il n'est pas nécessaire de faire un si grand feu seulement pour préparer un peu de café. A Savièse, il y a deux feux de joie traditionnels, celui de la S.-Jean, i base de Chën Djyan, et celui de la S.-Pierre, i base de Chën Peró, qu'on allume la veille de ces fêtes, dans les mayens. Pendant la journée on cherche un jeune sapin sec que l'on garnit de branches; on l'allume une fois la nuit tombée.
basete, s. m. Dim. de base.  Petit feu de joie. Petit feu de joie.
bastęle, s. f.  Encensoir Encensoir.Semble bien être le même mot que le fr. bastille, «édifice, maison forte». Aucun des sens indiqués par v. W. sous «*bastįan» ne correspond à celui du saviésan.
bâta, s. f.  Troussis. Troussis. Ha roba l'è trwa ondze, fó°" féré dé bâté, cette robe est trop longue, il faut lui faire des troussis; dan j-oun tin oun fajïé a tóté è róbé di bwąté dé bâté ky'oun powié déféré can venyįon trwa corté, autrefois on faisait à toutes les robes des fillettes des troussìs qu'on pouvait défaire quand les robes devenaient trop courtes.
batâa, batārda, adj. et s.  Abâtardi,  Abâtardi, en parlant de plantes. È mélété bâtarde, les chénopodes abâtardis.
batâa, batārda, adj. et s.  Bâtard . È pra batâa, les prés «Bâtards», ce sont les prés qui s'étendent sur toute la partie supérieure du Plateau de Savièse jusqu'à la forêt qui couvre le flanc sud du Prabé; on les arrose, mais on ne leur donne pas d'engrais; on ne les fauche qu'une fois; on les oppose aux récòrdįn, mot qui désigne les prés fumés qui donnent une seconde récolte, le regain (réco). Souvent le mot batâa s'emploie absol. chéé é batâa, faucher les «Bâtards». 
batâa, batārda, adj. et s.  Bâtard, dans le même sens qu'en fr. Bâtard, dans le même sens qu'en fr.
batâa, batārda, adj. et s.  Jeu. Terme de jeu de cartes Jeu. Terme de jeu de cartes: dzowę ou batâa, jouer au b.
batâa, batārda, adj. et s.  Se dit de qqn qui exerce une profession sans y être autorisé ou sans en avoir la formation requise.  Se dit de qqn qui exerce une profession sans y être autorisé ou sans en avoir la formation requise. Oun tsasyou batâa, un chasseur « bâtard», sans permis, un braconnier; oun meŗesën batâa, un médecin b., qui n'a pas fait les études ou les examens, un guérisseur.
batąle, s. f.  Batterie, rixe, bataille. Batterie, rixe, bataille. Sti outon avwéi é į-éwèsyon kyënté brotê batalè n'aŗįn, cet automne, aux élections quelles vilaines batailles nous aurons !
batalę, v. n.  Batailler. Batailler. Ché crwéi peti, kyën djyąbló pó batalę! ce rabougri, quel diable pour batailler! Par ext. Contester, chicaner. Avouéi ché oun pou pa arétą ona vwarba dé batalę, avec celui-là on ne peut cesser un instant de contester.Travailler à outrance, s'imposer de durs sacrifices, óŗa é Chavyejąn l'an prou a batalę avouéi kyè l'aŗąn paeą ha vāe, les Saviésans auront de rudes sacrifices à faire jusqu'à ce qu'ils aient payé cette route.
batalę, v. r.  Batailler.Se chamailler. Batailler.Se chamailler. Hou gamin fan kyé ché batalę tó ó dzò, ces gamins ne font que se chamailler toute la journée.
bataléréi n. m.  Batailleur, qui aime la lutte, la chicane. Batailleur, qui aime la lutte, la chicane. Syn. batalôo. Lex. batale, batale, batalen, batalon. batalôo.
bataléréi n. m.  Flâneur Flâneur.n.m. Lex. hèrlata, bèrlati.
bataleŗi, s. f.  Lutte désagréable, chamaillerie.  Lutte désagréable, chamaillerie. Yó pwi pa chopòrtą hé bataleŗi, je ne puis supporter ces chamailleries.
batalon, s. m.  Bataillon. Bataillon.  Par ext. Grand nombre. Oun batalon d'infan, dé tchyévre, un b. d'enfants, de chèvres.
batalōo, s. m.  Batailleur. Batailleur.
batąn, s. m.  Partie du métier à tisser qui frappe la trame. Partie du métier à tisser qui frappe la trame.
batąņą, s. f.  Quantité de beurre que fournit un barattage. Quantité de beurre que fournit un barattage. Sti có°" n'ën pa d'aséį pó féré 'na groucha batwą, cette fois nous n'avons pas assez de lait pour faire une grosse pelotte de beurre.
batchyou., s. m.  Baratton, bâton pour battre la crème dans la baratte. Il est plus long que la baratte et porte, à la partie inférieure, une planchette cylindrique percée de trous.   Baratton, bâton pour battre la crème dans la baratte. Il est plus long que la baratte et porte, à la partie inférieure, une planchette cylindrique percée de trous.  
batchyou., s. m.  Bâton de skieur, par analogie . Bâton de skieur, par analogie .
bâté, s. m.  Battant d'une cloche. Battant d'une cloche. I ątse l'a perdou ó bâté da chonąle, la vache a perdu le battant de la clochette.  Fig. La langue. Pó mena ó bâté, l'a pa oun ou paį kyè te mounté; pour mouvoir le battant [la langue], il n'y a pas un dans tout le pays qui puisse se mesurer avec toi.
bâté, s. m.  Pointe de fourche. Pointe de fourche. óŗą t'a brecą oun bâté da fortse, tiens, tu as cassé une dent de la fourche. Syn. trintson
batecōo, s. m.  Palpitation, battement de cœur. Palpitation, battement de cœur. Chin rlwi a balą oun batecōo, cela lui a donné un coup au cœur; chintió dé batecōo, je sentais des palpitations.
batéé, v. a.  Baptiser, Baptiser, ënkye bation byin a demęndze, ici on baptise volontiers le dimanche; can van batéé chon tré avwéi ó popoun: i parįn, i marechądze é i marin-na kyè porté ó popoun, quand on va baptiser, il y a trois personnes avec le poupon: le parrain, la sage-femme et la marraine qui porte le poupon; can l'an forni dé batéę clócon tré có°" pó oun base é dó°" có°" pó'na bwąta, quand on a fini de baptiser, on donne trois coups de cloche pour un garçon et deux coups pour une fille. Il existe du peintre Biéler un très beau tableau représentant un retour de baptême à Savièse.
bātemin, s. m.  Bâtiment. Bâtiment.
batéŗąn, s. m.  Masse à casser les pierres.  Fig. Batailleur. Masse à casser les pierres.  Fig. Batailleur.
bateŗi, s. f.  Rixe. Rixe. Vwéŗó fó°" t-e kyè pąeon dé prósé, dé bateŗi! combien doivent-ils payer pour des procès, des rixes!
bâti, v. a.  Bâtir. Bâtir. Nó bātįn ona grąndze ou ròon dé vāe, nous bâtissons une grange au bord de la route; l'a ënréeą dé bâti è paye can l'itą ina oun tró l'a arétą, il a commencé de bâtir et puis, quand il eut élevé un peu les murs, il a cessé. || Fig. Chin l'itą de fortona bātįte chou a chabla, c'a été de la fortune bâtie sur le sable.
batijéi, s. m.  Baptême. Baptême. L'a oun batijéi déeąn w'elįje, il y a un «baptême» devant l'église; adon iré tòrdzó i vekyéiŗó pó é batijéi, alors c'était toujours le vicaire qui faisait les baptêmes; Oŗin l'a oun batijé1, Laurent fait baptiser un enfant.
batin , s. m.  Battant d'une porte. Battant d'une porte.
batin, -tinta, adj.  Battant. Battant. È recrou chon parti ba tanbor batin, les recrues sont descendues tambour b.; chon tòrną amou pé na plodze batinta, ils sont remontés par une pluie battante. Adv. Oun tsapéi batin nouwó, un chapeau battant neuf.
batindāa, s. m.  Nom des deux poutres extrêmes de l'aire, qui sont creusées à angles droits. Nom des deux poutres extrêmes de l'aire, qui sont creusées à angles droits.
bātise, s. f.  Bâtisse. Action de bâtir.  Bâtisse. Action de bâtir. Chon hou wéi kyè l'an ó plo pousą pó ha bātise, ce sont ceux-là qui ont le plus poussé pour [qu'on entreprenne] cette construction.
batista, s. f.  Batiste, toile de lin très fine et serrée. Batiste, toile de lin très fine et serrée.
batistéŗó, s. m.  Fonts baptismaux. Fonts baptismaux.
bató, s. m.  Bateau. Bateau. Oun bató a vapōo, un bateau à vapeur; chon djya chou ó bató, ils sont déjà sur mer.
bâton, s. m.  Bâton. Bâton. Il y a divers bâtons: i bâton pwëntré, le bâton ferré; i bâton da vwārda, le bâton du garde champêtre, particulièrement long et ferré; i bâton bèrdówą, le bâton bariolé; i bâton di j-atséŗó°", le bâton des bergers chargés de garder les vaches à l'alpage: c'est une tige en bois de frêne longue de 1 m. à 1 m. 50, ferrée à une de ses extrémités par une pointe, et portant à l'autre bout une demi-douzaine d'anneaux en acier, dont le bruit est bien connu du troupeau; une large lanière de cuir est fixée à l'un des anneaux; i bâton di faéŗó°", le bâton des bergers de moutons, dont la lanière entortillée à l'extrémité d'un bâton sort par le bout; cette lanière est en peau d'âne. Cf.macootse Fig. Signe de l'autorité et du commandement. I trwa achyą core vitó ó bâton, è j-infan chon enou métré, j'ai laissé échapper le bâton trop tôt, les enfants sont devenus les maîtres.
batóna, v. a.  Bâtonner. Bâtonner. ó té batounon própró, on le frappe d'importance à coups de bâton; l'itą batóna, il a été bâtonné.
batónaé, s. f.  Volée de coups, bastonnade. Volée de coups, bastonnade. Che t'a ënvęde d'atrapį 'na batónaé, t'a rin ky'a pa te tenį kįa, si tu as envie de recevoir une volée de coups, tu n'as qu'à ne pas rester tranquille.
batóné, s. m.  Petit pain très mince en forme de bâton. Petit pain très mince en forme de bâton.
batoŗęle, adj. et s.  Qui a une oreille qui pend, cassée. Qui a une oreille qui pend, cassée.
bątré,v. a.  Battre, frapper, Battre, frapper, ó té batįon tui è dzò, l'è parti, on le battait tous les jours, il a quitté la maison  Bątré a mejora, battre la mesure. \\ Bątré canpąnye, battre la campagne; l'è oun po°"ŗóté kyè ba canpąnye dé tin j-ën tin, c'est un pauvre homme qui bat la c. de temps en temps. || Sonner. I róódzó l'a batou dó°" có°", l'horloge a sonné deux coups. \\ Absol. Oun mené pa méi ó bla ou racāa, oun fé rin ky'a bątré a mejora ou batwāa é rétrįndé a pale, on n'amène plus le blé à la grange, on ne fait que le battre au fur et à mesure [qu'il y a de la place] au «battoir» et on serre la paille.Devinette. Kyënta diféŗįnse l'a t-e ëntr'o-n-infąn é i boró?-l'a pa de difêŗįnse: tui dó°" dion être batou pó étre bon, quelle différence y a-t-ìl entre un enfant et le beurre? - il n'y en a pas: tous les deux doivent être battus pour être bons. V. n. Se mesurer. Contre sti l'an rin a bątré, contre celui-ci [moi] il n'y a pas à battre, on ne peut se mesurer avec moi.
bątse, s. m.  Monnaie ayant eu cours autrefois en Suisse et valant à peu près 15 centimes, Monnaie ayant eu cours autrefois en Suisse et valant à peu près 15 centimes, óŗa oun vi pa méi dé bątsé, maintenant on ne voit plus de batz.
bātsó Concours de tir à la cible,n.m. Concours de tir à la cible,n.m.
batwāa, s. m.  Batteuse, machine à battre les céréales, «battoir mécanique». Mot d'importation très récente à Savièse. Jusque vers 1920, chaque famille, à la moisson, serrait son blé dans le racāa et le battait elle-même un jour de mauvais temps. Aujourd'hui la cadence des fléaux a cessé, un «battoir» mu à l'électricité l'a tuée. Batteuse, machine à battre les céréales, «battoir mécanique». Mot d'importation très récente à Savièse. Jusque vers 1920, chaque famille, à la moisson, serrait son blé dans le racāa et le battait elle-même un jour de mauvais temps. Aujourd'hui la cadence des fléaux a cessé, un «battoir» mu à l'électricité l'a tuée.
bavouą, v. n.  Baver.  Baver. È peti bąvouon pó é din, les petits enfants bavent lors de la dentition.
bavouéron, s. m.  Bavette.  Bavette. Oun mè ó bavouéŗon i peti pó è chó°"wé, on met la bavette aux petits enfants pour les repas.
bāwa , s. f.  Bile, balle (maladie). Bile, balle (maladie). Ani vitó, i atse l'è prįcha da bąwa, venez vite, la vache est prise de la balle. Can é ątsé chon prįche da bąwa, venyon ëngrëndjyéi é gonflé i į-we é ou vįntró, quand les vaches sont prises de la balle, elles deviennent furieuses et il se produit un gonflement aux yeux et au ventre.
bąwa , s. f.  Balle de fusil. Balle de fusil. Oun pakyé dé bąwé pó ó foję, un paquet de balles pour le fusil.
bâwa. Fém. de byo.  belle ; Voy. ce mot. belle ; Voy. ce mot.
bawąnse, s. f.  Balance. Balance. S'emploie général, au pluriel.Voy. aussi le mot wevré.
bawansyąé, s. f.  Balancée, mouvement de balancement. Balancée, mouvement de balancement.
bawansyę, s. m.  Balancier d'une horloge. Balancier d'une horloge. Fó°" ótą ó bawansyę déeąn kyé rémwą ó róódzó, il faut enlever le b. avant de déplacer l'horloge.
bawansyę, v. a.  Balancer. Balancer. Bawansyę é tsąnbé, b. les jambesw V. r. Se balancer. È j-infan ąnmon tan ché bawansyę, les enfants aiment tellement se balancer.  V. n. Hésiter, être en suspens. Can i you ky'i pra iŗ'a vindre, i pa bawansyą grantin déeąn ky'atsetą, quand j'ai vu que ce pré était à vendre, je n'ai pas hésité longtemps avant de l'acheter.
bąwe, s. m.  Bal. Bal. Oun ādzó outr'ou mowën l'a cóminsyą oun bąwe, un bal a commencé une fois au moulin; iron dëntó ó bąwe, ils étaient en train de danser; é bąwé chon tôt'itą détesta, détesta, é óŗa poblion chou chin dou comoun, les bals ont été condamnés et condamnés [autrefois], et maintenant on les annonce devant la maison communale.
bawicārda, s. f.  Obstacle. Obstacle. È fromyę, pòrkyę trouon dé bawicārdé, rin é j-aréité, pąchon pèrtó, quand même les fourmis trouvent des obstacles, rien ne les arrête, elles passent partout.
bawicardą, v. a.  Obstruer un passage.  Obstruer un passage. Oŗa no viin pa méi hé chêré di é fénéitré, ha groucha mijon bawicārdé a youwa, maintenant nous ne voyons plus ces montagnes depuis nos fenêtres, cette grosse maison nous obstrue la vue.
bayāa Civière à roue, n.m. Civière à roue, n.m.
béca Pic de montagne, rocher en pointe. Là où le fr. se sert du mot «dent», le patois emploie béca. ona béca de chéi, une pointe de rocher. Pic de montagne, rocher en pointe. Là où le fr. se sert du mot «dent», le patois emploie béca. ona béca de chéi, une pointe de rocher.
béca, s. f.  Pointe quelconque, Pointe quelconque, í fé terye fouŗa ha béca kyè fajïé tòrdzó ma, j'ai fait arracher cette pointe [dent cariée, morceau de dent pointu] qui me faisait toujours souffrir. \\ 
becą, v. n.  Pleurer. Pleurer. T'a rin a becą, tu n'as pas à pleurer.
bécąche, s. f.  Bécasse. Fig. Femme sans esprit et surtout jaseuse. Bécasse. Fig. Femme sans esprit et surtout jaseuse. Ha bécąche dé fémawa kyè fé pa kyé déŗé dé mintiŗį, cette bécasse de femme qui ne fait que mentir.
bécacheŗį, s. f.  Bourde, blague, sottise. Bourde, blague, sottise. I wįvró wéi l'a na mena dé trinta é derën rin kyé dé bécacheŗį, ce livre a un extérieur imposant et dedans il n'y a que des sottises.
bécachyè, -chyęŗe, adj.  Rempli de bourdes, de sottises, Rempli de bourdes, de sottises, ën pląche kyè t'a ënvwéeą oun wįvró bécachyè, to ënvwiéŗéi oun wivró da mêcha, puisque tu as envoyé un livre de bourdes, tu enverras [comme compensation] un livre de messe.
bechatchya, s. f.  Contenu de la besace à mulet. Voy. le mot bechatsé. Contenu de la besace à mulet. Voy. le mot bechatsé. Chon enou ba da mountąnye avwéi ona groucha bechatchya dé eąnda, ils sont descendus de la montagne avec une grande besace remplie de fromages, etc.; partie amou ëntó 'na bechatchya dé martchyandį, il montait, le mulet chargé d'une besace pleine de marchandises. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechatchye, v. n.  Secouer les deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du mulet pour en tasser le contenu. Secouer les deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du mulet pour en tasser le contenu. Bechatchye chin l'è chacore é bechatson pó féré aa.méi ba, méi derën ó féméi, «besacer», c'est secouer les parties pendantes de la besace pour faire descendre le fumier, pour y mettre davantage. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechatsé, s. f. pl.  Sac de toile très forte Sac de toile très forte fermé aux deux extrémités et ouvert au milieu dans le sens de la longueur; deux bâtons, cousus des deux côtés de l'ouverture, rendent rigide la partie du milieu. On met la besace sur le bât du mulet. Il y a des besaces pour le transport du fumier à dos de mulet et d'autres spéciales pour le transport des provisions. Vwì nó étrénįn è bechatsé, aujourd'hui nous inaugurons les besaces. Le plur. s'explique par les deux sacs pendants de côté et d'autre du bât dont se compose la besace. sing.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechatsé, s. f. sing.  Homme sans ordre ni énergie. Se dit également des femmes: Homme sans ordre ni énergie. Se dit également des femmes: chéi pa ch'iré drówa, ma iré ona bechatsé, je ne sais pas si elle était détraquée, mais c'était une femme sans ordre ni énergie. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechatson, s. m.  Chacune des deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du bât. Chacune des deux parties de la besace qui pendent des deux côtés du bât. Té fó°" ënplį é dó°" bechatson déeąn ky'ëntsatéwą ó féméi iną chou, il te faut remplir les deux parties pendantes de la besace avant d'entasser le fumier au-dessus. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechį (che), v. r.  Se séparer en deux. Se séparer en deux. N'ën tó on chyou ó tórin, óŗa wéi pwe che bechié w'éivwe, nous avons toujours suivi le torrent, or, là l'eau se partageait en deux; i vāé kyè vën amou di Chyoun ché bêché fran ąvwe iré i grāndze dé òrmé, le chemin qui monte de Sion se bifurque juste là où était la grange de l'Orme. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béchó , bêcha, adj.  Double, se dit de deux fruits adhérents ensemble. Double, se dit de deux fruits adhérents ensemble. Hé prounmé chon pęskyé tóté bêché, ces prunes sont presque toutes doubles. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béchó, s. m.  Endroit où se bifurquent  deux  branches   d'arbre d'égale puissance. Désigne aussi les deux branches elles-mêmes. Endroit où se bifurquent  deux  branches   d'arbre d'égale puissance. Désigne aussi les deux branches elles-mêmes. Cópą é ché béchó, coupez donc cette branche; l'a arapį tanky'iną ou promyé béchó, il a grimpé jusqu'à la première bifurcation. Enfourchure des jambes. Can l'an pacha Sénin l'aie ouncó dé ni ky'ënfonsąon derën tanky'ou béchó, quand ils ont traversé le Sanetsch, il y avait encore une telle masse de neige qu'ils enfonçaient jusqu'à l'enfourchure. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béchon, béchóna, s. m. et f.  Jumeau. Jumeau. L'a jou dó°" béchon, davwé béchóné, elle est accouchée de deux jumeaux, deux jumelles; can é béchon chon oun bote é ona bouąta, venyon pa vyou, mouron tui dó°", quand les jumeaux sont un garçon et une fille, ils ne deviennent pas âgés, il meurent [bientôt] tous les deux.  Dérivé de béchó; le fr. connaissait besson, bessonne, qui est encore employé chez G. Sand. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béchónę, s. m. Dim. de béchon.  Petit jumeau. Petit jumeau. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bechyę, s. m.  Bichet, ancienne mesure de grains valant deux « quarterons » ou 15 litres, ou la moitié d'un « fiche-lin» (30 lt.). Bichet, ancienne mesure de grains valant deux « quarterons » ou 15 litres, ou la moitié d'un « fiche-lin» (30 lt.). N'ën dó°" bechyę de tsan outr'ën oure, nous avons un champ à O. dont l'ensemencement exige deux bichets de grains. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bécó, s. m.  Croque-mitaine. Croque-mitaine. N'ën vitó ënséi, vën i bécó, viens vite ici, Croque-mitaine va venir. D'autres fois, on dit simplement i brote, le vilain. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bedjui, s. m.  Bédouin. Sobriquet des gens d'Isérables. Bédouin. Sobriquet des gens d'Isérables. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bedóouma, s. f.  Nigaude. A Savièse c'est un terme fort injurieux. Nigaude. A Savièse c'est un terme fort injurieux. Kyënta bedó°"ma dé fémawa! quelle nigaude de femme! T'éi ona bedówma, tu es une nigaude !- ŗ   , ā   ,  ō, °"
bédzalę, v. n.  Courir, faire des jambes. Courir, faire des jambes. Bédzalę, chin l'è prou boudjyę, coré chela é ouéi, b., c'est se démener beaucoup, courir ici et là. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bêè.  Cri des moutons. Cri des moutons. Pour appeler le bélier on dit: béŗó, béŗó, bêè; pour les brebis: kyęta, kyęta, bêè. Le bêlement des moutons a été traduit ainsi: i mewën di a fąea: (voix claire) vajįn ba i bla. - i fąea di: (voix moyenne) n'ën pa wejį. -i béŗą: (voix profonde) préiché pa tan (bis!), bougró dé fó°"; chin nó pa byin amou la? l'agneau dit à la brebis: descendons dans les blés. -la brebis dit: nous n'avons pas le temps. - le bélier: ça ne presse pas tant (bis!), espèce de fou, ne sommes-nous pas bien ici? ŗ   , ā   ,  ō, °"
beeon, s. m.  Chèvre, dans le langage des enfants. Chèvre, dans le langage des enfants. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bégadjye, v. a.  Conduire souvent des bagages, des marchandises, de la terre, etc. Conduire souvent des bagages, des marchandises, de la terre, etc. ën bégądzon t-e dé martchyandį dé tòta chôrta fouŗa iną pé hou mêinl en conduisent-ils des marchandises tout en haut dans ces mayens ! I côté pó bégadjye tan-ky'iną ën ó°"têwe tó chin kyè fó°", il coûte cher de conduire là-haut à l'hôtel tout ce qu'il faut. v. n. Passer et repasser sans cesse. Pó hou j-etodięn kyè bêgądzon amou é ba aprįnjon pa 'na męrda, quant à ces étudiants qui font la navette [qui remontent du collège de Sion tous les soirs chez leurs parents et redescendent le matin], ils n'apprennent rien du tout; can l'aŗé t-e fornį dé bégadjye ëntó è wìvѓó déjó ó bréi? quand aura-t-il fini de voyager avec ses livres sous le bras? [quand aura-t-il terminé ses études?] ŗ   , ā   ,  ō, °"
bégadzeŗį, s. f.  Action de conduire des bagages. Action de conduire des bagages. L'è ha bégadzeŗi kyè coté ó plo, can fó°" to féré enį arnou Di Chyoun, c'est pour amener les marchandises qu'il coûte le plus, quand il faut tout amener de Sion. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bégadzeŗį, s. f.  Aller et venir, Aller et venir, óŗa chon é vacąnsé, achéŗé a bégadzeŗį pó cąkyé tin, maintenant ce sont les vacances, [l'étudiant] cessera ses cours pour quelque temps.  Se prend ordinairement dans un sens défavorable. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bégādzó, s. m.  Bagage. Désigne spécialement tout l'attirail que l'on charge sur le mulet pour déménager des habitations aux mayens et vice versa. Bagage. Désigne spécialement tout l'attirail que l'on charge sur le mulet pour déménager des habitations aux mayens et vice versa. Yó tsardzeŗį é menerį ó bégādzó, to to radeŗéi apréi è béitchye,]e chargerai le bagage et le conduirai, tu t'occuperas du bétail.  Voyage avec une charge, un bagage. Voui i fé dó°" bégādzó amou di Tsan Chèkye, aujourd'hui j'ai fait deux voyages [avec du foin] de Champsec [à Savièse]. ŗ   , ā   ,  ō, °"
begyęn, s. m.  Béguin, petite coiffe qu'on met aux poupons et aux petites fillettes. Béguin, petite coiffe qu'on met aux poupons et aux petites fillettes. Mè ó begyën ou popoun, mets le béguin au poupon. ŗ   , ā   ,  ō, °"
begyené, s. m. Dim. de begyën.  Petit béguin. Petit béguin. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béį  adv. Et bien...! Et bien...! Abs. Dans une phrase elliptique: a to fé cakyé tsó°"ja a rlōo? -i kyé? leur as-tu fait quelque chose? - je me demande quoi? Devant che (si):i che chon djya chorti da mécha? je me demande s'ils sont déjà sortis de la messe? i che vendre chowé vwi ? le soleil se mon-trera-t-il aujourd'hui?Devant quand:i can l'aŗę fornį ché traó? quand aura-t-il fini ce travail? Devant où: i avwe droméŗé anéi, où dormira-t-il cette nuit? Devant pourquoi et devant toutes les particules interrogatives:i a cwi t'a balą ó wivró a mè, à qui as-tu donc donné mon livre? ŗ   , ā   ,  ō, °"
béį  adv. Et bien...!! Et bien...!! précédant une conjonction, une préposition, un adverbe ou un pr. rel., exprime le doute, l'étonnement et signifie à peu près: «je me demande». Devant kyé, quoi: i kyè pou féré per ënkye? que peut-il bien faire ici? béi kyè chervé d'aą vêr'ó meŗesęn can chon mò? à quoi sert-il d'aller voir le médecin, quand ils [les malades] sont morts? ŗ   , ā   ,  ō, °"
béi , béoua, bąwa, adj.  Beau. Beau. Prov. Tó nowéi \ l'è béi, tout nouveau, tout beau. Oun béi ómó, un bel homme; kyën bèi tsapéi! quel beau chapeau!  Syn. byo. Du lat. bellus qui a donné bel en afr. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béi , s. m.  B, la seconde lettre de l'alphabet.  B, la seconde lettre de l'alphabet. Cha ni a ni béi, il ne sait ni a ni b; aprouwa é d'ecręre oun béi, essaye donc d'écrire un B. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béida, s. f.  Fente, lézarde, Fente, lézarde, ona béida l'è on' éclafoŗa da porta, di morale, dou ti, une béida est une fente de la porte, des murailles, du toit.  Au pl. béidé désigne l'espace entre deux madriers, dans les anciens chalets. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béitchye, s. f.  Bête, animal. Bête, animal. Chin ìr'ou tin kyé é béitchye parlaon, c'était au temps où les bêtes parlaient.  Les animaux d'une étable, troupeau, bétail. È béitchye chon tóté ou mêin, tout le bétail est au mayen.  Spécial, le mâle et la femelle chez les oiseaux qui nichent. I béitchye l'è jostamįn chou ó ni, la femelle est justement sur le nid. Les petits portent le dimin. de bétchyon.  Gibier. É é béitchye, é é béitchye ? et le gibier, et le gibier? criaient les gens au chasseur Ignace-Joseph revenant bredouille de la chasse. Fig. Homme grossier, brutal. Kyënta brota béitchye de moundó pó féré dé tsó°"jé dinché! quelle brute pour faire des choses pareilles Expr. exclamative. Pó°"ŗa béitchye! malheureux! miséricorde! S'emploie quand on raconte qqch. d'extraordinaire. Pachąé ba, a! pó°"ŗa béitchye! cómin ouŗa, il descendait, ah! miséricorde! comme l'ouragan. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béite, s. f.  Etourdi. C'est une forme adoucie de béitche. Etourdi. C'est une forme adoucie de béitche. Kyënta béite dé côo! quelle tête en l'air!ite kyè chéi itą! étourdi que j'ai été! ŗ   , ā   ,  ō, °"
bejonyę, v. imp.  Etre nécessaire. Etre nécessaire. L'an ouncó pa tòrną ó dzêrló a nó, é a nó i bejonyeŗi óŗa, ils n'ont pas encore rendu notre hotte et nous en aurions besoin maintenant; bejonyie t-e d'aą ch'éspoją pé hou chéi a demëndze? était-il nécessaire d'aller exposer sa vie sur ces rochers le dimanche? L'a pa achyą d'aséi, l'a bejonyą pó féré dé cāféi, il n'est pas resté de lait, [on l'a tout employé, car] il a été nécessaire pour faire du café au lait. V. n. Etre nécessaire. È j-ómó pąrton ou can jęstó can bejounyon tan per ënkye pó trale, les hommes vont au service militaire juste quand ils sont si nécessaires ici pour le travail. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bejonyou., -nyouja, adj. et s.  Besogneux, qui est dans le besoin, la misère. Besogneux, qui est dans le besoin, la misère. Ch'oun róbé, fó°" pa aa róbą a hou kyè chon djya prou è prou bejonyou, si l'on vole, il ne faut pas voler à ceux qui sont déjà dans la misère noire. Devinette. Peou contre peou \ pó contintą ó bejonyou? - Cló°"re è j-we, poilu contre poilu [les poils des cils se touchent] pour contenter le besogneux [l'œil fatigué]? - fermer les yeux. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béjwįn, s. m.  Besoin. Besoin. Usité surtout avec les verbes être, être, et ai, avoir. Avec être: iré rin béjwin dé féré chin, il n'était point nécessaire de faire cela.  Avec avoir: v. imp. Na, na, l'a pa béjwįn d'aą keŗi de vën óra, non, non, il n'est pas besoin d'aller chercher du vin maintenant. V. a. Vwardą pye pòr vó, n'ën rin béjwįn de chin nó, gardez cela pour vous, nous n'en avons point besoin, nous; oun cha pa chin ky'o-n-a béjwin, on ne sait pas ce dont on a besoin.oui faŗį prou a clóouŗ'ó bèkye yó, je lui ferai bien fermer le bec, moi. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèkye, s. m.  Bec. Par extens. Bouche. Bec. Par extens. Bouche. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bekyęrna, s. f.  Chassie. S'emploie habituellement au plur. Chassie. S'emploie habituellement au plur. Va te boueeą, t'a ouncó plin è j-we de bekyêrné, va te laver, tu as encore les yeux tout chassieux. Cf. v. W. VIII, 469. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bekyèrnou, -nouja, adj. et s.  Chassieux. Chassieux. ŗ   , ā   ,  ō, °"
békyéwą, v. n.  Bêler, en parlant de la chèvre. Bêler, en parlant de la chèvre. Can oun vwąrde è tchyévre ou bou, i békįon tó ò dzò, quand on garde les chèvres à l'étable, elles bêlent toute la journée; pórkyè bekwe t-e dabò kyè l'a prou d'êrba? pourquoi bêle-t-elle puisqu'elle a assez d'herbe? Dérivé de *bik (germ.) qui a donné en fr. bique, biquet, biquette. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bekyéwāé, s. f.  Bêlement de la chèvre. Bêlement de la chèvre. Kyënté békyéwéi fajïé i tchyévra! quels bêlements poussait la chèvre ! ŗ   , ā   ,  ō, °"
békyéwéŗa, s. f.  Qui bêle toujours.Fig. Femme bavarde. Qui bêle toujours.Fig. Femme bavarde. Nó métrįn prou modo à sta békyéwęŗa, nous mettrons bien à la raison cette bavarde. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bęle, s. f.  Bille de sapin, de noyer, etc., de deux à cinq mètres de long. Bille de sapin, de noyer, etc., de deux à cinq mètres de long. Avwéi ha bęle nó véjin féré dé byo wan, avec cette bille nous allons faire de belles planches; ona bęle dé wārje, une bille de mélèze. ŗ   , ā   ,  ō, °"
belę, s. m.  Billet. Billet. Fó°" mótrą ó belé pó aa vêre chin, cómin pó aa chou ó trin, il faut montrer le billet pour aller voir cela, comme pour aller en train. Contrat écrit. Vó faŗéi ó belé è pwè nó sinyéŗįn, vous ferez l'acte et puis nous le signerons; n'ën paeą chin kyè nó diąon é l'a balą fouŗa ó belé, nous avons payé ce que nous devions et il nous a remis l'acte. Į| Bulletin de vote. A to ó belé pó vó°"tą? as-tu le bulletin de vote? ŗ   , ā   ,  ō, °"
belon, s. m.  Bille, tronce d'arbre plus courte que la bille.  Avouéi é belon oun fé é j-échyéré kyè chęrvon pó etsoudą é fó, avec les tronces on fait les longues bûches qui servent à chauffer les fours Il faut peut-être rapporter ici l'expression ōrdzó belon, qui désigne l'orge aux gros épis. ŗ   , ā   ,  ō, °"
belóną, v. a.  Tronçonner un tronc d'arbre en billes ou «billons». Tronçonner un tronc d'arbre en billes ou «billons». N'ën pó 'na vwārba avwéi kyè n'aŗįn belóną tó hou chapën, nous avons pour un moment jusqu'à ce que nous ayons tronçonné tous ces sapins. ŗ   , ā   ,  ō, °"
belóné, s. m. Dim. de belon.  Petite bille, petit tronc d'arbre. Petite bille, petit tronc d'arbre. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bemon, s. m.  Imbécile. au fig. Imbécile. au fig. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bemon, s. m.  Jeune brebis qui n'a pas encore porté. Dérivé du lat. bimus «âgé de deux ans», qui a donné beaucoup de mots désignant des génisses, des chèvres et des moutons. Gloss. II, 325.  Jeune brebis qui n'a pas encore porté. Dérivé du lat. bimus «âgé de deux ans», qui a donné beaucoup de mots désignant des génisses, des chèvres et des moutons. Gloss. II, 325.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bemóné, s. m. Dim. de bemon,  Mouton tout petit  Mouton tout petit  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bën,    adv.  Bien. Bien. L'è bën dinché kyè fó°" féré, c'est bien ainsi qu'il faut faire; l'è bën achi kyè n'ën parla dé chin, c'est bien hier soir que nous avons parlé de cela; chéi bën pó°" ąvwe l'è, je ne sais guère où il se trouve; vëndré bën che pou, il viendra bien s'il peut.  Prov. Bën fé, | bën trouwéŗé, qui fait bien, bien trouvera.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bën, s. m. Beau. Beau. Ché métr'ou bën mitin dou pįló, se mettre au beau milieu de la chambre; l'è enou ou bën mitįn da néi, il est arrivé au beau milieu de la nuit.  Bën chouēe! bien sûr! bën myó, bien mieux. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bën, s. m.  Bien, ce qui est conforme au devoir. Bien, ce qui est conforme au devoir. N'ën prêta chin ky'iŗé bejonyou é nó j-a tó fé pédré, ma n'ën adį fé pó ó bën, nous lui avons prêté ce dont il avait besoin, et il nous a fait perdre tout cela, mais nous avons en tout cas fait une bonne action.Domaine, possession rurale. N'ën prou de bën, ma nyoun pó trale, nous avons assez de terres, mais personne pour travailler; è moundó rādon rin méi, pąchon chou ó bën cómin ën vāé, les gens ne font plus attention à rien du tout, ils passent sur les propriétés comme sur la route.Fortune, bien. L'a tó peca choun bën é óŗa l'è gou e-n-ódre, il a mangé tout son bien et maintenant il est réduit à la plus grande misère.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
béna, s. f.  Benne ressemblant à une grande caisse de forme rectangulaire démontable et servant à transporter le sable, le fumier, etc. Benne ressemblant à une grande caisse de forme rectangulaire démontable et servant à transporter le sable, le fumier, etc. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béną, s. f.  Quantité que peut contenir une benne. Quantité que peut contenir une benne. N'ën mena dąvwé benei de feméi outr'ou corti, nous avons amené deux bennes de fumier au jardin; venyįë amou di corti dé Chyoun ëntó 'na béną dé pómêtêré, il montait des jardins de'Sion avec une benne remplie de pommes de terre. ŗ   , ā   ,  ō, °"
benefįsyó, s. m.  Bénéfice. Bénéfice. ŗ   , ā   ,  ō, °"
benęre, v. a.  Bénir. Bénir. Vwi l'è i dzò kyè van benęr'é có°", c'est aujourd'hui (3 févr.) que l'on va bénir les cous;w'ëncoŗą beneré mijon a nó, le curé bénira notre maison. Part. pas. Fó°" tòrdzó ai d'éivojįe bénite a mijon, il faut toujours avoir de l'eau bénite à la maison; dé pan béni, du pain bénit; i têra bénite, la terre bénite, le cimetière et l'enclos autour de l'église. ŗ   , ā   ,  ō, °"
beneŗesyon, s. f.  Bénédiction de Dieu. Bénédiction de Dieu. Hou kyè meprįjon é paŗįn l'an pa a beneŗesyon dou boun Djyo, les enfants qui méprisent les parents n'ont pas la bénédiction de Dieu.  Bénédiction du prêtre, des parents, etc. L'a demanda a beneŗesyon di paŗįn é l'è parti, il a demandé la bénédiction des parents et il est parti. Bénédiction du Très Saint Sacrement. T'éi to ita outr' a beneŗesyon? as-tu été à la bénédiction du T. S. Sacrement?  Bénédiction à la fin de la messe: ā mécha di mò balé pa a beneŗesyon,à la messe des morts, [le prêtre] ne donne pas la bénédiction. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bënfé, s. m.  Bienfait, bonne œuvre. Bienfait, bonne œuvre. Pó kyé té vajęché byin n'ën balą pó dé bënfé, pour que tu ailles bien, nous avons donné [qqch.] pour des bonnes œuvres; n'ën chondjya kyé achié chin pó dé bënfé, nous avons pensé qu'il laissait cela en bonnes œuvres.Prov. Oun bënfé l'è jaméi perdou, un bienfait n'est jamais perdu. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béni, s. m.  Objet ayant reçu une bénédiction particulière. Objet ayant reçu une bénédiction particulière. È capotsën bąlon de béni can venyon a kyéita, les Capucins donnent du «bénit» [sachet de foin haché ayant reçu une bénédiction] quand ils viennent faire la quête; to demanderéi ba ou cowįn dé fōo béni pó métré ba ou bou, tu iras demander au couvent [des Capucins] du «fort bénit» pour mettre à l'étable [c'est de la cire bénite, contre les maléfices]. Dans les contes il est souvent question de ce dernier « bénit » des Capucins auquel on a recours pour chasser les mauvais esprits. Da dzōo oun pou pa ai ona brąntse cómin de benį, de la forêt communale on ne peut même pas recevoir une branche de bois grosse comme un rameau bénit. ŗ   , ā   ,  ō, °"
beniton, s. m.  Bénitier, petit vase suspendu à la paroi, à côté de la porte d'entrée, destiné à recevoir de l'eau bénite Bénitier, petit vase suspendu à la paroi, à côté de la porte d'entrée, destiné à recevoir de l'eau bénite. Pé tui è pįló l'a oun beniton, dans toutes les chambres il y a un bénitier. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bënplįn, bënplįn-na, adj.  Tout rempli,bien plein.  Can chorton da mécha, l'è bënplįn dé moundó déeąn chin dou comoun, quand les gens sortent de la messe, la place devant la maison communale est remplie de monde; i boche l'è bënplįn-na de vën, le tonneau est tout rempli de vin. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béóche, s, f,  Prunelle, fruit du prunellier. Prunelle, fruit du prunellier. È béóché chon rétsasyéi di j-infan pó è bāwé di pétāa, les prunelles sont recherchées par les enfants pour [leur servir de] balles à leurs pétards [à bois de sureau]. Littré cite «beloces d'Avesnes» (Roman de la Rose) et J. de Meung: « Qui pòr l'amour sa fame ne donne une beloce. » A Ambilly (Savoie), il y a le «chemin des Belosses».- ŗ   , ā   ,  ō, °"
beóchyè, s. m.  Prunellier (Prunus spi-nosa L.). Prunellier (Prunus spi-nosa L.). ŗ   , ā   ,  ō, °"
béondjyę, v. a.  Couper les lisières d'une pièce de drap, quand on fait un vêtement. Couper les lisières d'une pièce de drap, quand on fait un vêtement. Prin è tejwiŗé pó béondįyę ché dra, prends les ciseaux pour couper les bords de ce drap. Į | Syn. chemóchą ŗ   , ā   ,  ō, °"
béondjyou, s. f.  Rognure d'une pièce de drap.  Rognure d'une pièce de drap. T'a troya pri opire pó cópą a béondjyofi, tu as «pris trop loin» pour couper les bords. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bêŗa, s. f.  Bonnet.  Bêŗa broun-na, bonnet de coton, généralement de couleur brune. Il y a une différence entre bêŗa et bóné. Le premier est un couvre-chef de laine, plat et sans bords; le deuxième n'est pas plat et peut être fait de peau ou de toute autre étoffe. || Du lat. birrus. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béŗą, s. m.  Bélier.  Bélier. On appelait spécialement è béŗą, «les béliers», les deux hommes qui, le jour de l'ouverture du Torrent-Neuf, suivaient le courant et bouchaient les fissures par lesquelles l'eau venait à s'échapper. Les béŗą ont rempli leur rôle pour la dernière fois en 1935, année qui marque la mort de l'ancien parcours de ce célèbre «bisse». ŗ   , ā   ,  ō, °"
béŗatsé, s. m. Dim. de béŗą.  Petit bélier. Petit bélier. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrchye Bercer Bercer.v.tr. Lex. breche, berceau ŗ   , ā   ,  ō, °"
bercla, s. f.  Treille, berceau de vigne. Treille, berceau de vigne. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrcontą (che), v. r.  Se tromper. Se tromper. Mè chéi bèrcontą, je me suis trompé. Se dit d'un faux calcul, d'une erreur de compte. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berdąle, s. f.  Enfants. Terme coll., comme qui dirait «gaminaille» Enfants. Terme coll., comme qui dirait «gaminaille». ąvwe l'a de berdąle, é tsó°"jé che vįon vejatéi où il y a des enfants, les objets sont fouillés; chęrvé rin dé balę dé dzin j-aféŗé a ha berdąle, frątson tóte, il ne sert de rien de donner de jolies choses à ces enfants, ils cassent tout. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bęrdé, s. f. pl.  Rênes, guides, «brides». Rênes, guides, «brides». Ky'ou to coundwęѓó mówé ëntó ó tsaré can to cha ouncó pa teni è bęrdé ? comment veux-tu conduire le mulet attelé au char quand tu ne sais pas encore tenir les rênes? ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrdówą, -wae, adj.  Bariolé. Bariolé. Se rencontre surtout dans l'expr. oun baton bèrdówą, un bâton bariolé. Le baton bèrdówą, particulièrement cher aux enfants, s'obtient de deux manières: au moment de la sève montante, on enlève une bande d'écorce d'un bout à l'autre du bâton (qui est une branche d'arbre ou d'un buisson) en tournant le bâton de manière à lui donner l'aspect d'une colonne torse; ou bien on tient le bâton ainsi traité dans la fumée pour noircir la partie vide d'écorce et on enlève ensuite la bande d'écorce qu'on avait d'abord laissée; deux couleurs, blanche et noire, courent ainsi parallèlement autour du bâton. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrdzéé, v. n.  Marcher de travers. Marcher de travers. Di ha maadį l'a tòrdzò bèrdzéą, depuis cette maladie il a toujours marché de travers; venyįé ba pé vāé ën bèrdzéįn, il descendait par la route en marchant de travers. || Voy. bêrdzó. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berdzeŗį, s. f.  Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître  Le troupeau est conduit sur les territoires communaux et ne rentre que le soir dans les villages. Les émoluments du chevrier étaient, il y a cinquante ans, en nature (pain, fromage, etc.) et de plus il recevait 10 centimes par chèvre pour l'entretien du bouc. Par ext. Bande, troupe, ona berdzeŗį dé j-infan, d'etodiąn, dé damijéwé, une troupe d'enfants d'étudiants, de demoiselles.  La poésie et le charme pittoresque de la «bergerie» valaisanne ont été chantés par E. Rambert dans son Chevrier de Praz-de-Fort. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berdzeŗį, s. f.  Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître Troupeau de chèvres ou de moutons que l'on conduit paître. D'outon nó métįn a tchyévra ā berdzeŗį, en automne nous mettons la chèvre à la «bergerie».  Berdzeŗi, sans déterminatif, désigne le troupeau de chèvres; il y a quatre b. à Savièse: une à Chandolin, une à Granois, une à Drône et une pour le centre de la commune avec les villages et hameaux d'Ormone, Rouma, St-Germain, La Crettaz, Prinzières et Monteiller. Pour le centre, la « bergerie » se forme ainsi : le matin deux bergers descendent au bas d'Ormone; l'un des bergers souffle dans une corne de bouc pour avertir les ménagères; les chèvres sortent des étables et le troupeau va grossissant d'un village à l'autre; de temps en temps, on entend le son de la corne. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bêrdzó, bêrdze, adj. et s.  Tordu, qui n'est pas droit. Se dit des personnes et des choses. Tordu, qui n'est pas droit. Se dit des personnes et des choses. Sti an ché pó°"ŗó ómó l'è tó mèi bêrdzó kyé antąn, cette année ce pauvre homme est beaucoup plus tordu que l'année dernière; ché bâton l'è tó bêrdzó, ce bâton est tout tordu. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bêréta, s. f. Dim. de bêra.  Béret. Béret. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bergotse, s. m.  Grosse lanière de cuir serrant le ventre du mulet et sa charge. Grosse lanière de cuir serrant le ventre du mulet et sa charge. Bridel obregouta le fait venir de l'all. Obergurt «ceinture de dessus». ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrjé, s. f. pl.  Charrue de l'ancien temps, d'origine belge, dont le soc et le versoir sont fixes. Charrue de l'ancien temps, d'origine belge, dont le soc et le versoir sont fixes. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrlatą, v. n.  Entrer et sortir continuellement. Entrer et sortir continuellement. ista 'na vouąrba kįa ou pįló, t'éi tòrdzò apréi bèrlatą, reste un moment tranquille dans la chambre, tu ne fais qu'entrer et à sortir; cómin pou to trālę can to bèrląté tó ò dzò, comment peux-tu travailler [sérieusement], tu ne fais qu'entrer et sortir toute la journée. Sens plus général. Aller et venir sans cesse. L'a bèrlatą ouïr'ënséi di ó matën tąnkyè dó tāa, il n'a fait qu'aller et venir du matin au soir. Peut-être avons-nous ici le même mot que berlander qu'on trouve sous des formes presque semblables dans de nombreux dialectes fr. Le sens qui prédomine est celui de «flâner, perdre son temps à aller d'une place à l'autre», «aller et venir sans nécessité». Cf. Gloss. II, 258. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrlatį, s. m.  Celui qui entre et sort sans cesse, qui monte et descend, passe et repasse. Celui qui entre et sort sans cesse, qui monte et descend, passe et repasse. Jaméi oun plo bèrlatį, il n'y a pas un coureur pareil. Même origine que le mot précédent. D'après Const. (39) barlatį désigne un roulier. Il se disait autrefois des muletiers qui transportaient le vin de Chautane à Rumilly, à dos d'âne ou de mulet. A Monthey, il y a encore le nom de famille Barlatey. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berlën-nąe, s. f.  Volée de coups. Volée de coups. L'a balą ona berlën-nąe a hou bòrdon, il a donné une volée de coups à ces gamins. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berlócą, s. m.  Sobriquet des gens de Veysonnaz. Sobriquet des gens de Veysonnaz. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrlon, s. m.  Seillon en bois oblong et rond avec poignée, plus large en haut qu'en bas, qu'on emploie pour la traite des vaches. Seillon en bois oblong et rond avec poignée, plus large en haut qu'en bas, qu'on emploie pour la traite des vaches. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrlóna, s. f.  Contenu du seillon appelé bèrlon. Contenu du seillon appelé bèrlon. I ątse l'a balą ona bóna bèrlóna d'aséi, la vache a donné un seillon bien rempli de lait; va kyeŗį ona bèrlóna d'éivwe, va chercher un seillon d'eau. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrlóné, s. m. Dim. de bèrlon.  Petit seillon. Petit seillon. ŗ   , ā   ,  ō, °"
berni, s. m.  Faux pour faucher. Faux pour faucher. Ché dou berni dou bó°", celui de la faux de bois, la Mort. Le berni se compose des parties suivantes: i fousyę, davwé manété, i talįn, i vęrdze, i ta-oną ou fole dou fousyę, i veŗouwa.Instrument importé d'abord du canton de Berne, d'où son nom. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bernįkye! interj.  Bernique! Bernique! ŗ   , ā   ,  ō, °"
béŗó!   s.m. Bélier, dans le langage enfantin. Bélier, dans le langage enfantin. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béŗó! béŗó!    interj. Cri pour appeler le bélier. Cri pour appeler le bélier. ŗ   , ā   ,  ō, °"
béŗólóou, s. m.  Sobriquet qu'on donne aux gens d'Arbaz. Sobriquet qu'on donne aux gens d'Arbaz. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bertën-na Battre, rouer de coups.v.tr. Lex.bertën-nae. Battre, rouer de coups.v.tr. Lex.bertën-nae. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bèrvįn-na, s. f.  Verveine (Verbena officinalis L.). Verveine (Verbena officinalis L.). ŗ   , ā   ,  ō, °"
bescą, v. n.  Bisquer. Bisquer. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bescoui, s. m.  Pain d'épice. Pain d'épice. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bęse, s. m. Aqueduc Aqueduc, «bisse». Dans le Valais central, il pleut rarement. On a suppléé à ce manque de pluie par la construction d'aqueducs qui amènent l'eau nécessaire depuis les glaciers et les rivières dont le Valais est abondamment pourvu. Quelques-uns de ces aqueducs, qu'on nomme «bisses», constituent des travaux d'art d'une ingéniosité et d'une hardiesse remarquables. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bęse, s. m. Bisse  Les «bisses» de Savièse sont le Torrent-Neuf (i Tórin Nou), le Sampé, le Dejore, le Bordzį et celui de Lintine. Tandis que ces quatre derniers viennent de la Sionne, le premier amène l'eau de la Morge et est le plus important de la commune, tant par la quantité d'eau que par la hardiesse de son parcours. La partie qui côtoyait la pente nord du Prabé est remplacée par un tunnel, depuis 1935. Voy. Franzoni, L'aqueduc ou bisse de Savièse, Genève 1894; Mario, Alpes valaisannes, 141; Courthion, dans Diet, géogr. du Valais, 177, 197; Mariétan, Les bisses, 1948; Eichenberger, Terminologie der Walliser bisses, 1940; Gloss. 11,387. Le mot est identique au fr. bief «canal de moulin», à l'air, biez «fossé». ŗ   , ā   ,  ō, °"
béséé, v. n.  Bégayer. Superstition:  Bégayer. Superstition: can o-n-infąn besįé, fó°" rin ky'a balę bire ënto ona cópa ën bó°" ky'oun fé atsetą ā marin-na, quand un enfant bégaie, il suffit [pour le guérir] de lui faire boire dans une coupe en bois qu'on fait acheter par la marraine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
besieŗei, s. m.  Bégayeur. Bégayeur. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétale Bétail.n.m. Syn. é béitchyé. Bétail.n.m. Syn. é béitchyé. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
betchyae, s. f.  Poussée, action de bousculer Poussée, action de bousculer. Pó ha betchyae, t'a pa béjwįn dé choutą a ręse, à cause de cette poussée, tu n'as pas besoin de sauter dans la crèche [de faire le diable à quatre]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
betchyę, v. a.  Pousser, bousculer. Pousser, bousculer. Bętse fé! pousse fort! ó t'a betchyą ba déjó vāe, il l'a poussé en bas du chemin; nó betsįn ó fache ina chou ó pon da grąndze, nous poussons le fagot de foin sur le pont de la grange. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyéta, s. f. Dim. de béitchye.  Petite bête; insecte. Petite bête; insecte. Déjó a pęra l'aie tòta chôrta dé bétchyéta, sous la pierre il y avait toute sorte de petites bêtes [insectes].  Menu bétail, petits animaux domestiques. Chon méi a couën, powion prou teni dé bétchyété, ils habitent davantage à l'écart, ils peuvent bien tenir des animaux domestiques. Fig. Personne qui ne sait pas se conduire. Chin l'è ona pó°"ŗa bétchyéta de moundó, c'est un pauvre homme qui ne sait pas se conduire; l'è rin métchyin, ma l'è ona bétchyéta kyè fó°" teni étatchyą, il n'est pas méchant, mais c'est une «petite bête» qu'il faut tenir attachée. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyon, s. m.  Petit d'un oiseau, d'un chat, d'un écureuil, d'un petit animal. Petit d'un oiseau, d'un chat, d'un écureuil, d'un petit animal. I béitchye l'a pa jou dé répó°" tąnkyè l'a jou betchyą fouŗa é bétchyon dou ni, la mère [l'hirondelle] n'a pas eu de repos jusqu'à ce qu'elle eût poussé les petits hors du nid; i tsate faŗé dabò é bétchyon, la chatte fera bientôt les petits Par ext. et flg. Pauvre petit. To, aprówa avwéi ché, pó°"ŗó bétchyon kyé t'éi! toi, essayer [de te mesurer] avec lui, pauvre enfant que tu es ! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyóną , v. n.  Faire les petits, mettre bas. Faire les petits, mettre bas. È tsate betchyounon dó°" ādzó per an, les chats ont deux portées par an; pé bonōo kyé é raté betchyounon byin, atramin che verąn detënché, heureusement que les souris se propagent bien, autrement elles seraient détruites  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyóną , v. r.  Se multiplier, en parlant d'un capital, d'une fortune Se multiplier, en parlant d'un capital, d'une fortune w' ardzin kyé noun ache a banca chin che betchyouné, l'argent qu'on laisse à la banque se multiplie; païe rin,adon é détó ché chon prou bétchyóną, óŗa aa ché dépatówą, il ne payait pas [ce qu'il devait], les dettes se sont multipliées, maintenant qu'il aille se débrouiller! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyóną, s. f.  Petits d'une portée. Petits d'une portée. È raté fan dé bóné bétchyónéi é achorton tòte, les souris font de nombreux petits et les élèvent tous. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétchyóné, s. m. Dim. de bétchyon Petit d'un oiseau, d'un chat, etc. petit petit d'un oiseau, d'un chat, etc. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bête! interj. de surprise émerveillée. bête! interj. de surprise émerveillée. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bète, s. m.  Colostrum, premier lait de la vache, de la chèvre, après qu'elles ont mis bas. Colostrum, premier lait de la vache, de la chèvre, après qu'elles ont mis bas. Ona méitrą dé bète, un seau rempli de colostrum.  Mets préparé avec du colostrum de vache. Mëndjyę dé bète, manger du colostrum. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
betiįe, s. f.  Bêtise. Bêtise. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
béton, s. m.  Mortier fait de terre glaise jaune.  Mortier fait de terre glaise jaune. Adon fajįon é morale avwįéi dé béton, i doŗąon pa grantin, alors ils faisaient les murs avec du «béton», ils ne duraient pas longtemps; l'è ona crwēe mijon, l'è tót'itą moŗalą avouéi dé béton, c'est une maison caduque, tous les murs ont été faits avec de la terre glaise jaune.  Du lat. bitumen. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétóną, v. a. Bétonner , bâtir avec de la terre glaise.  «Bétonner», bâtir avec de la terre glaise. L'è pa doŗabló ché traó, l'è rin kyé bétóną, ce travail n'est pas durable, ce n'est que «bétonné». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bétónadzó, s. m. Bétonnage, travail fait avec du «béton » de terre glaise.  «Bétonnage», travail fait avec du «béton » de terre glaise. Fan ó bétónadzó a fon dou bou, ils arrangent le sol de l'étable avec de la terre glaise [battue]. Bétonnage actuel avec ciment; hou chéi kyè chon dōo cómin dé bétónadzó, ces rochers [nagelfluh] qui sont durs comme du béton. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bętse, s. f.  Biche. Biche. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bèwą, v. n.  Bêler, en parlant du mouton. Bêler, en parlant du mouton. Béi pòrkyé béwon tòta a néi hé fąé? pourquoi ces moutons peuvent-ils bêler toute la nuit? ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
béwa-chwiŗa, s. f.  Belle-sœur. Belle-sœur. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
béwa-fęle, s. f.  Belle-fille.Ancien syn. nouŗa. Belle-fille. |Į Ancien syn. nouŗa. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
béwa-mąre, s. f.  Belle-mère. Belle-mère. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bewën, S. m.  Chatons. Chatons. È bewën da coudra, di nóyę, les chatons du coudrier, des noyers. En afr. et mfr. belin signifie «bélier» et on le fait venir, depuis Diez, du bas-lat. bella «clochette»; notre bewën est prob, un dérivé de bella; les chatons par leur forme oblongue, agités par le moindre souffle aux branches des buissons, ont pu facilement être comparés à des clochettes. Cf. Gloss. II, 320. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bewëndzon, s. m.  Les deux appendices que certains animaux (chèvres, porcs) ont au cou. Les deux appendices que certains animaux (chèvres, porcs) ont au cou. L'an pa tóté è tchyévre è bewëndzon, toutes les chèvres n'ont pas les b.  Ce mot, comme bewën, semble dérivé de bella «cloche», sens qui convient parfaitement à ces deux appendices. Voy. bewën. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bewën-na, s. f.  Baleine. Baleine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bi, adj.  Bis . Bis . Ne s'entend que dans l'expr. dé pan bi, du pain blanc. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
biberon, s. m.  Biberon. Biberon. Dan ó tin oun conyechįé pa ó biberon, óŗa chowemįnté pé Chavyeje l'an hé trwéŗą de biberon, autrefois on ne connaissait pas le biberon, maintenant même à Savièse on a cette saleté de biberon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bibi, s. m.  Boire, dans le langage des enfants. Boire, dans le langage des enfants. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bįbla, s. f.  Bible. Bible. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bidon, s. m.  Bidon.  Bidon. È bidon chon nète ijyą pó porta a dedzoun-ną é a dena i j-ovrį, les bidons sont très commodes pour porter à déjeuner et à dîner à ceux qui travaillent [à la campagne]; è chordą l'an oun bidon ën plache da gaméwa, les soldats ont un bidon au lieu de la gamelle. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bidóna, s. f.  Un bidon rempli, Un bidon rempli, ona bidóną dé caféi, dé chopa, d'éivwe, dé vën, un bidon plein de café, de soupe, d'eau, de vin. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bidóné, s. m. Dim. de bidon.  Petit bidon. Petit bidon. I bidóné da confiture, le petit bidon de la confiture. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bta, s. f.  Petite boisson, sans qualité. Petite boisson, sans qualité. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bįje, s. f.  Bise.  I chóflatąe ona crwēe bįje, une mauvaise bise soufflait; ché va tòrdzó cómin i bįje, celui-là va toujours comme le vent, vite. Le mot s'emploie aussi pour désigner la direction: dou byéi da bįje, du côté de la bise [nord]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bijéta, s. f. Dim. de bįje.  Petite bise. Petite bise. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bijyę, v. a.  Baiser. Baiser. Vó déŗéi ou pare kyè bijeché chin kyè l'are chou ó tron ou mitįn dou sewi, vous direz au père qu'il baise ce qui se trouvera sur le tronc au milieu de la cave. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bin , adv.  Bien. Bien. Binchwēe! bien sûr!  Interj. è bin! eh bien! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bin , adv.  Si, mais oui. Particule affirmative qu'on emploie pour répondre à une question négative. Si, mais oui. Particule affirmative qu'on emploie pour répondre à une question négative. T'éi to pa jou ba a grąndze voui? -bin! n'es-tu pas descendu à la grange auj.? - si. Le bin se répète souvent dans ce sens: bin, bin! S'emploie pour affirmer fortement: bąle mè ó coutéi! - na! - bin! donne-moi le couteau ! - non ! - mais si ! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bin, s. m.  Bain  Spécialement, au plur. Bains de Loèche. Bain  Spécialement, au plur. Bains de Loèche. L'è amou i bin, il est aux bains de Loèche. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binda, s. f.  Bande, troupe Bande, troupe, ona binda d'infąn, une troupe d'enfants; ona binda dé dzenelé, un grand nombre de poules; ona binda dé bóché, une quantité de tonneaux. Dépend souvent d'une prép. Venyon pé bįndé, ils viennent par bandes; van ën binda, ils vont plusieurs ensemble. En mauvaise part, ona dé hé di bįndé, une de ces filles qui courent çà et là en bande. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binda, v. a.  Bander un ressort, tendre. Bander un ressort, tendre. Nó fó°" binda a trąpa ba ou sewį, l'a dé raté, il nous faut tendre la trappe à la cave, il y a des souris; l'è ënpochįbló dé binda hè fléché rin ky'ëntó é bréi il est impossible de bander ces arbalètes rien qu'avec les bras. Le part. passé a un sens plus étendu. Rempli: i pįló a nó l'è binda dé mótsé, notre chambre est remplie de mouches; l'è binda de foméi foura a cojena, c'est rempli de fumée à la cuisine.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binda, v. a.  Enceinte, avec nuance de mépris, pour indiquer une conception illégitime.  Enceinte, avec nuance de mépris, pour indiquer une conception illégitime. L'a tenou w'écó°"wa chęla d'evêe é l'è partite outre bindāé, elle a tenu l'école ici en hiver et elle est retournée chez elle enceinte. Dans le même sens on dira aussi: l'è partite avwéi ó pakyé, elle s'en est allée avec le paquet.   ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binda, v. a.  Endettés. Endettés. L'è binda dé détó tanky'ou có°", il est criblé de dettes jusqu'au   cou.Syn. ënberdą dé détó.Du germ. *binda qui a donné en afr. bende «bandeau». Gloss. II, 225. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binda, v. a.  Rassasié.  Rassasié. Ou tó méi? - na, yó chéi bindaé, en veux-tu encore? - non, je suis rassasiée; can chon binda dé bon vën, è j-oun chon gyéi, d'ātró fan brote, quand ils ont bu du bon vin à satiété, les uns sont gais, d'autres sont agités; i tchyévra l'è bindāé e-n-ódre, la chèvre a mangé à satiété, est repue. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bindądzó, s. m.  Bandage. Bandage. L'a oun fouŗa a Glarįse kyé vin tóta chôrta dé bindądzó, il y a un homme à Glaris qui vend toute sorte de bandages Syn. plus ancien ênberdądzó. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bindéta, s. f. Dim. de binda.  Petite troupe. Petite troupe. A Féita a Djyo chon ouncó'na dzinta bindéta, à la Fête-Dieu ils forment encore une jolie petite troupe [de soldats]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bindon, s. m.  Mentonnière.   Mentonnière. I bindon dou kyepi, la m. du képi. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
binocle, s. m.  Binocle, jeu de cartes. Binocle, jeu de cartes. Dzowe ou binocle, jouer au binocle. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bįr.e Boire . Boire . Biāon wéi, ils étaient en train de boire là. Comme en fr., très souvent bire, c'est boire beaucoup ou trop: l'è fôo pó bire, il est fort pour boire; biąé tąnky'iŗé tó wąrdzó, il buvait jusqu'à ce qu'il était tout «large». On dit bire dé caféi, dé chopa, boire du café, de la soupe - au lieu de prendre, manger.Chin m'a byou ó chan, cela m'a bu le sang, c.-à-d. cela m'a agacé extrêmement. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bire   s. m. Boire  (Le  ). Le boire. I ache ba ó bįŗ'é ó mëndjyę, il laisse de côté le boire et le manger; chon resta grantin outr'a Droun-na, l'aŗąn jou dé bon bire, ils sont restés longtemps à Drône, ils auront eu de bons vins à boire. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bire, v. a.  Boire.  Boire. Anį derën biŗ'oun vēró, entrez pour boire un verre; í bion dé vën tąnkyè boton, ils boivent du vin jusqu'à ce qu'ils vomissent.   Jl  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bįtchyó, s. m.  Triangle, au jeu de bille, dans lequel se trouve l'enjeu. Ce triangle se trace avec un caillou anguleux sur le terrain de jeu. Triangle, au jeu de bille, dans lequel se trouve l'enjeu. Ce triangle se trace avec un caillou anguleux sur le terrain de jeu. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bla, s. m.  Blé.  Blé. Oun mounton dé bla, un tas de blé; mountóną ó bla, entasser le blé sur le champ ; ëntétchyę ó bla, entasser le blé dans le «raccard» [en attendant qu'on le batte]; myęre ó bla, couper le blé avec la faucille; chéé ó bla, le faucher [ce qui se fait rarement]; moudr'ó bla, moudre le blé; ecor'ó bla, vaną ó bla, battre le blé, le vanner.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blāga, s. f.  Blague, vantardise, conte bleu. Blague, vantardise, conte bleu. Loc. Méi dé blāga kyè dé fé, plus de vantardise que de faits; méi dé blāga kyè dé pan, plus de vantardise que de pain. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blagą, v. a.  Blaguer, se vanter. Blaguer, se vanter. L'è oun bon pó blagą dé minteŗi, c'est un fameux pour dire des blagues; che blagyęché pa tan é trālęché méi, l'oŗôo pa tan tin-na, s'il ne blaguait pas autant et s'il travaillait davantage, il ne me serait pas si antipathique [«je n'aurais pas tant de dégoût»]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blagōo, blagoja, s. m. et f.  Blagueur, blagueuse, vantard(e). Blagueur, blagueuse, vantard(e). T'éi égawemįn fouŗa dou módó blagōo, tu dépasses tout de même les limites comme blagueur. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blâma, v. a.  Blâmer, décrier Blâmer, décrier.Prov. (L. 430) O-n-é jaméi blamą kyè dé hou kyè vāon mwin, on n'est jamais décrié que de ceux qui valent moins [que soi]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan       s. m. Blanc  Blanc . Lard. Sti catson l'aïe pa kyè dé pōo blan, ce porc n'avait que du lard. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan       s. m. Blanc  Blanc .Dans le langage des enfants, au jeu de billes, tout bouton qui n'est pas de métal jaune; ainsi les boutons en corne noire sont des «blancs», les boutons faits de laiton sont des «jaunes»; ceux-ci valent le double des blancs. I ganyą sën blan, j'ai gagné cinq blancs. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan       s. m. Blanc   Blanc . I blan dou cocon, le blanc de l'œuf. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan       s. m. Blanc .  Blanc . I rądé ó moundó ou blan di j-we, il regarde les gens au blanc des yeux [fixement]; oun mosyôo tó vetį dé blan, un monsieur tout vêtu de blanc; dé tįoua d'oun plo byo blan, de la toile d'une très belle couleur blanche. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan, blantse, adj. Blanc, blanche.  Blan è nēe, disparu: Dįyan iré déeąn a porta l'a na vwarbéta, ma can chéi tòrną fouŗa, iré blan é nēe, Jean se trouvait devant la porte il y a un petit moment, mais quand je suis ressorti, il était «blanc et noir» [il avait disparu]. Se dit aussi d'un objet quelconque qui disparaît tout à coup. Ij L'expr. cópa blantse, coupe blanche, vient sans doute du fr.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan, blantse, adj.  Blanc, blanche. Blanc, blanche. w'abi blan, l'habit blanc des pénitents; dé pan blan, du pain blanc. Le mot blanc peut avoir un complément précédé de dé: i mêįn déjó a dzōo l'è ouncó blan dé ni, le mayen sous la forêt est encore «blanc de neige»; l'è enou blan dé ni fouŗa ba outre pa néi, pendant la nuit la neige est descendue très bas; l'è tó blan dé farena pé a tsąnbra, c'est tout «blanc de farine» par la chambre. Ces expr. sont courantes dans le fr. pop. de Savièse.  Blan veut souvent dire «pâle»: l'è enou blan dé pwiŗe, il est devenu pâle de frayeur.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blan, blantse, adj.  Propre. Propre. Chin l'è blan cómin i ni apréi a bweea, cela devient;propre  comme la neige, après la lessive; óŗa ché byo motchyōo l'è pa méi tan blan, ce beau mouchoir n'est plus si blanc. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blanbèkye, s. m.  Blanc-bec. Blanc-bec. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blancanbōró loc. Blanc comme du beurre, Blanc comme du beurre, c.-à-d. blan cómin dé bōró, . Ce mot n'est usité que dans la devinette: blancanbōró, porte dé fole, ma pa dé bóou? - i rąva, blanc comme du beurre, porte des feuilles mais pas de bois? - la rave. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blantsé, blantséta, adj. et s. Dim. de blan.  Homme ou animal de petite taille, ou jeune ayant les cheveux ou le pelage blancs. Homme ou animal de petite taille, ou jeune ayant les cheveux ou le pelage blancs. Oun peti blantsé, un petit garçon, un petit homme aux cheveux blancs ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blantséé, v. n.  Blanchoyer, blanchir. Blanchoyer, blanchir. Oun vi hou tsan kyè blantsįon déjó Na, on voit les champs [de blé] blanchir, sous Nax; nó chin ouncó pa fouŗa dé outon é cómįnsé djya byin a blantséé, nous ne sommes pas encore hors de l'automne et il commence déjà bien à blanchir [la neige commence à descendre], ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blantséta, s. f.  Petite absinthe (Artemisia vallesiaca) Petite absinthe (Artemisia vallesiaca). I blantséta l'è méi rétsasyąé ky'è j-ar-lwénó, la p. absinthe est plus recherchée que la grande . ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blantséta, s. f.  Petite prune blanche. Petite prune blanche. Oun pou féré dé bon brinteën ëntó é blantsété, on peut faire de la bonne eau-de-vie avec les «blanchettes». S'emploie aussi adj. Dé prounmé blantsété, des prunes «blanchettes». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blantsi, v. a.  Blanchir. Blanchir. Blantsi a tiwa, è tsemijé, blanchir la toile, les chemises. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blāó Beige pâle, blanchâtre.adj. Beige pâle, blanchâtre.adj. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blécó, bléca, adj.  Blet, blette. Blet, blette. De prévwi  blécó, des poires blettes. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blécó, bléca, s.m.et f..  Surnom des gens de Grimisuat. Ce surnom leur viendrait, d'après l'explication populaire, de ce que cette commune est bloquée entre Savièse, Arbaz et Ayent, sans forêts, ni alpages, ni mayens dans le voisinage. || L'afr, connaît blèque, adj. f. «blette», mfr. blec (XVie s.). Surnom des gens de Grimisuat. Ce surnom leur viendrait, d'après l'explication populaire, de ce que cette commune est bloquée entre Savièse, Arbaz et Ayent, sans forêts, ni alpages, ni mayens dans le voisinage. || L'afr, connaît blèque, adj. f. «blette», mfr. blec (XVie s.). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blędze, s. f.  Croûte qui se forme sur la tête de certains nouveau-nés. Croûte qui se forme sur la tête de certains nouveau-nés. I popoun l'a a blędze, le poupon a la croûte de lait. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blèkye, adj.  Mou. Mou. Dé fin blèkye, kyè chonąlé pa, du foin mou, qui ne grésille pas. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bléta, s. f.  Couche de neige Couche de neige. L'è enou ona groucha bléta dé ni, il est tombé une grosse couche de neige. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bléta, s. f.  Motte de terre avec le gazon qu'on coupe à la pelle, ou qu'on arrache avec les mains. Motte de terre avec le gazon qu'on coupe à la pelle, ou qu'on arrache avec les mains. L'an fé ona morale avwéi dé galó°" é dé blété, ils ont fait un mur avec des cailloux et des mottes de terre.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétą, v. a.  Couper ou arracher du gazon avec la terre. Couper ou arracher du gazon avec la terre. Oun viąé sti pouëntchyę derën é blétą avwéi ó coutéi, on voyait celui-ci enfoncer le couteau dans le sol et sortir des mottes de terre. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétąé, s. f.  Couche épaisse,  Couche épaisse, ona blétąé dé ni, une épaisse couche de neige. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétchyé ?? Pouquoi pas blètsą ? Contusionner, meurtrir Contusionner, meurtrir. . Var. blétchye. V. tr. Raccommoder, spécialement réparer une chambre à air de vélo avec une rustine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétchyé, v. a.  Contusionner, meurtrir. Contusionner, meurtrir. Hou kyè chon itą blétchyą dinché entré dó°" vagon tornon pa méi a vwaŗi, ceux qui ont été pris ainsi entre deux wagons ne guérissent plus.Hou de Gromejouą chon blétchyą dé tui è byéi, les gens de Grimisuat sont coincés de tous côtés.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétchyé, v. a.  Le part. pas. blétchyą se dit spécial, de deux pains qui se sont touchés au four: Le part. pas. blétchyą se dit spécial, de deux pains qui se sont touchés au four: hou pan chon tui blétchyą, chon ita metou trwa préi derën ou fó, ces pains sont tous «blessés», ils ont été mis trop près les uns des autres dans le four; dé pan blétchyą a tó byéi, des pains «blessés» de tous côtés. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétchyé, v. a.  Offenser, porter atteinte aux droits de qqn. Offenser, porter atteinte aux droits de qqn. Ché, che ache pa blétchyé, che défįn gordó, celui-là ne se laisse pas offenser, il se défend énergiquement. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétérava Betterave  Betterave . Var. actuelle bétérava. Syn. plus usité garóta. Anciennement : bondanse.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétérąva, s. f.  Betterave. Betterave. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blètse Petit morceau, petite étendue. Oun blètse de pan, dé pra, un petit morceau de pain, une petite étendue de pré. Petit morceau, petite étendue. Oun blètse de pan, dé pra, un petit morceau de pain, une petite étendue de pré. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blètse , s. m.  Baisure. Baisure. Kyën brote pan! oun vi pa kyè dé blètse, quel vilain pain! on n'y voit que des baisures.   Tappolet rattache ce mot à la même origine que le précédent. Il me semble plutôt devoir être rattaché à blettian, comme blétchyé; le sens me semble aussi favoriser cette interprétation. || Cf. Gloss. II, 427. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blètse, s. m.  Coupure, entaille enlevant un morceau de peau Coupure, entaille enlevant un morceau de peau. I fotou via oun blètse ou di avwéi ó coutéi, je me suis enlevé un lambeau de peau au doigt avec le couteau. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blètse, s. m.  Petite pièce de cuir pour raccommoder. Sens rare; on dit plutôt tacon.  De l'all, suisse Metz. Petite pièce de cuir pour raccommoder. Sens rare; on dit plutôt tacon.  De l'all, suisse Metz. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétsę, s. m.  Autre forme du sobriquet blécó qui s'applique aux gens de Grimisuat. Au pl. blétsèté. Autre forme du sobriquet blécó qui s'applique aux gens de Grimisuat. Au pl. blétsèté. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétsèté, s. m. Dim. de blètse.  Petit morceau de peau, de cuir, etc. Petit morceau de peau, de cuir, etc. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blétsóną, v. a.  Rapetasser. Rapetasser. Chéi ën trin dé blétsóną é réblétsóną ona tsemijé, je suis en train de rapetasser pour la première et deuxième fois une chemise. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bló°"ma, s. f.  Primevère, oreille d'ours (Primula auricula L.). De l'all.Blume «fleur». Primevère, oreille d'ours (Primula auricula L.). De l'all.Blume «fleur». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Blóca  Bloquer, arrêter un véhicule Bloquer, arrêter un véhicule.v. tr. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blóca n.f. Couche. Couche. N. f.  Ona blóca dé ni, une couche de neige. Syn. plus usité bléta, blétaé. (Lex. blóca qui n'est pas usité.) ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blóca, s. f.  Couche, Couche, ona blóca dé ni, une couche de neige. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blóchété, s. f. pl.  Pinces. Pinces. Pó fera é catson fó°" ai è blóchété, dé fyartsą é ona cordéta, pour ferrer le museau des porcs il faut avoir les pinces, du fil de fer et une petite corde. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blóchyé, v. a.  Mâcher, manger. Mâcher, manger. L'an cąkyè bën, avwéi chin l'an tó ó tin a blóchyé cąkyé tsó°"ja, ils ont quelques propriétés, grâce à cela ils ont toujours à se mettre quelque chose sous la dent. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blóchyé, v. a.  Pincer, Pincer, ën fèrin ó catson, l'a blóchyą ó di avwéi é blóchété, en ferrant le cochon, il s'est pincé le doigt avec les pincettes.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bloji   s.m.  Bois décomposé. Bois décomposé. N'ën porta ba ona dzèrlótą dé bloji, nous avons descendu [de la forêt] une hottée de bois «blossi»; i bloji l'è dé tsó°"jé kyè etsoudé pó°", le bois «blossi» est qqch. qui donne peu de chaleur.  Bloji fut d'abord un participe passé du verbe bloji «blossir» que je n'ai pas entendu à Savièse, mais qui est répandu en SR. Cf. Gloss. II, 421. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bloji, -jįte, adj.  Moisi, à moitié pourri, en parlant du bois. Moisi, à moitié pourri, en parlant du bois. Dé bó°" bloji, du bois blet; i bó°" dé chapën l'è ouncó chódzé a enį bloji, le bois de sapin pourrit facilement.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bloun-mó Prix. Premier prix lors des tirs à la cible,autrefois,  consistant en une soupière en argent. premier prix lors des tirs à la cible,autrefois,  consistant en une soupière en argent. Sti tirôo (tirôo) l'a jou ó bloun-mó, ce tireur a eu [gagné] le premier prix. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blouza, s. f.  Blouse. Blouse. Dan j-oun tin tó hou dzowenó l'aïon a blouza pêcha, autrefois tous les jeunes gens avaient une blouse bleue. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blouzą, v. a.  Tromper, blouser. Tromper, blouser. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
blouzéta, s. f. Dim. de blouza.  Petite blouse. Petite blouse. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bo, s. m.  Bout. Bout. Ha éije l'è nète ëncriląe, ma ch'abónéŗé a bo dou tin, ce vase est très sec [il ne tient plus l'eau], mais il se combugera avec le temps. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bò, s. m.  Bord, bordure, extrémité.. Bord, bordure, extrémité. Iną ën Na, can l'è enou ba i chawąn dé w'elįje, hou ky'įŗon i bò chon itą chówą, à Nax, quand la voûte de l'église s'est effondrée, ceux qui étaient au bord [à l'extrémité des bancs contre les murs] ont été sauvés; ché pra l'è fran ou bò déw'étąn, ce pré est juste sur le  bord de l'étang; è ranólé chorton ou bò dé w'é°"vwe, les grenouilles sortent sur le bord de l'eau; t'a countchyą ó bò dou cotën, tu as sali le bord inférieur de la robe; è belon di vyélé wąrjé venyon ródzó tanky'ou bò, les troncs des vieux mélèzes deviennent rouges jusqu'au bord [jusqu'à l'écorce]; è pra chon déstrą tchyè pé é bò dou vewādzó, les prés sont très chers aux confins du village. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°" Bó°"  blan, (Lonicera xylosteum L.). Bó°"  blan, (Lonicera xylosteum L.). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°" , s. m.  bó°"  dans la prononciation rapide, contraction de ba ou, bas au. bó°"  dans la prononciation rapide, contraction de ba ou, bas au. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°" , s. m.    Bois. Bois. Dé bó°" dé fwéādzó, bois d'affouage; dé bó°" dōo, du bois dur, c.-à-d. du bois de frêne, de chêne, d'alisier, etc.; dé bó°" dé fole, du bois feuillu, b. de pommier, poirier; dé bó°" blan, du bois blanc, dont on fait des balais, bois de chèvrefeuille. Parti ou bó°", aller chercher du bois; l'è jou amou pé é vāé dou mêįn féré dé bó°", il est allé du côté des chemins des mayens préparer du bois; n'ën jou pó°" dé vénįndze sti an, é venye chon jou tôt'ën bó°", nous avons eu une petite récolte de vin cette année, les vignes n'ont donné que du bois; pé bó°" é pé fole, par beau et par mauvais temps, litt, par bois et par feuille. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bó°" blan (Lonicera xylosteum L.). Chèvrefeuille des haies .ou litt. : bois blanc  Autrefois, on en faisait des balais. Chèvrefeuille des haies .ou litt. : bois blanc  Autrefois, on en faisait des balais. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"lāa, bó°"ląrda, adj. et s.  Fort mangeur. Fort mangeur. Ha tchyévra l'è ona bó°"larda, l'a jaméi prou, cette chèvre est une avaleuse, elle n'a jamais assez; iŗ oun vawé pirijou é bó°"lāa, c'était un domestique paresseux et glouton.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"lāa, bó°"ląrda, adj. et s.  Ventru, se dit des gens et des animaux. Ventru, se dit des gens et des animaux. Radą ché grou bó°"lāa, voyez ce gros ventru. Le dialecte angevin a boillard, beillard, Varennes beuillard «qui a un gros ventre». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa.  Qui a un peu de ventre, de panse.  Qui a un peu de ventre, de panse.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bóoulāa.  Qui mange passablement. Qui mange passablement. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"lardën, -dën-na, adj. et s.  Même sens que bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa. Même sens que bó°"lardé, -déta, adj. et s. Dim. de bó°"lāa. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bo°"le Ventre . A rabole bo°"le, littéralement à  gargouille ventre = à satiété.  Ventre . A rabole bo°"le, littéralement à  gargouille ventre = à satiété.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"le, s. f.  Panse Panse. È véi bïon tankyè chout'i bó°"le, les veaux boivent jusqu'à ce que la panse leur saute.(grossier)  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"le, s. f.  Ventre. Ventre. Prov. L'è myó ky'i bó°"le choute | ky'i bóna eąnda choubre,  mieux vaut que le ventre saute, plutôt que la bonne nourriture reste.I bó°"le da tsąnba, le mollet. A plan bó°"le, à plat ventre. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"léŗą, s. f.  Contenu de la panse, entrailles d'un animal. Contenu de la panse, entrailles d'un animal. Avwéi kyè n'aŗįn fornį dé nétéé ha bó°"lérą, chaŗę prou dótāa, quand nous aurons fini de nettoyer ces intestins, ce sera bien le soir. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"rą, v. a.  Se pousser. Se pousser. É mafajin tui derën ën ché ban é apréi ché bó°"rąon tó ó tin da mécha, les mal ćduqués de se jeter tous dans ce banc et après ils se poussaient tout le temps de la messe. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"rąe, s. f.  Foule, presse. Foule, presse. A demëndze hou dé Chyoun venyon amou la pé bó°"réi, le dimanche les gens de Sion montent à Savièse en masse. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"rąe, s. f.  Poussée. Poussée. Sti l'a fé na bó°"rąé é tui é j-ātró chon tseįou celui-ci a fait une poussée et tous les autres sont tombés.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"rąe, s. f.  Quantité, masse. Quantité, masse. Sti an n'ën jou ona bó°"rąé dé vénįndze, cette année nous avons eu une grande quantité de vendange. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"ron, s. m. Embossoir à saucisses. Embossoir à saucisses. I bó°"ron di chochęché,l'embossoir à saucisses. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"sa, s. f.  Bosse. Bosse. Pó arétą é bó°"sé fó°" tenį fé chou ona wënma dé coutéi, pour empêcher les bosses [de se former], il faut peser fortement dessus avec une lame de couteau. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"tchyę    s. m. pl.  Abattage et dépècement d'une bête, en fr. pop. bouchoyage. Abattage et dépècement d'une bête, en fr. pop. bouchoyage. I tin di bó°"tchyę, le temps du bouchoyage; l'an jou é bó°"tchyę a chenąn-na pachą, ils ont bouchoyé la semaine passée; bó°"tchyę ne signifie pas seulement l'abattage d'une pièce de bétail, mais toute la préparation de la viande, en vue de la conserver. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"tchyè ,- bó°"tchyere Boucher, bouchère Boucher, bouchère ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"tchyę , v. a. Abattre, tuer une tête de bétail.  Abattre, tuer une tête de bétail. N'ën bó°"tchyą 'na atse d'outon, nous avons tué une vache en automne; vwì nó bó°"tsįn ó catson, aujourd'hui nous tuons le cochon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"tchyè, s. m.  Boucher, celui qui tue les bestiaux et vend la viande crue au détail. Boucher, celui qui tue les bestiaux et vend la viande crue au détail. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bó°"tseŗį, s. f.  Boucherie; abattoir. Boucherie; abattoir. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bobelą, s. f.  Ce que contient une bobine de fil. Ce que contient une bobine de fil. T'a dabò tòt'ënpléą ha bobelą, tu as bientôt employé tout le fil de cette bobine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bobęle, s. f.  Bobine de fil. Bobine de fil. Hé bobęlé ky'o-n-atsęté óŗa chon rin dé bon fi, ces bobines qu'on achète maintenant ne sont pas de bon fil. Spécialement. Bobine d'un rouet. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bobeleta, s. f. Dim. de bobęle Petite bobine. Petite bobine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bobo, s. m.  Mal, souffrance quelconque, dans le langage des enfants. Mal, souffrance quelconque, dans le langage des enfants. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócatą, v. a.  Couvrir la femelle (animaux domestiques). Avoir des relations sexuelles illicites. Couvrir la femelle (animaux domestiques). Avoir des relations sexuelles illicites. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócatën Petit bouc.n. m. Dimin. de bókyé.  Petit bouc.n. m. Dimin. de bókyé.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bochatën, s. m. Dim. de bóchę.  Petit tonnelet. Petit tonnelet. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóche, s. f.  Tonneau. Tonneau. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóché, s. m. Dim. de bóche.  Tonnelet. Tonnelet. Oun bóché dé j-aŗįn, un tonnelet de harengs; i bóché, dou brinteën, le tonneau rempli d'eau qui est relié à l'alambic, dans la fabrication de l'eau-de-vie. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bochéŗąnda, s. f.  Grosse noix. Grosse noix. È j-infan chwwéjon 'na bochéŗąnda pó féré è borgó, les enfants choisissent une grosse noix pour faire les «rouets» (jeu d'enfants, voy. borgó). A Vionnaz boca «grosse noix», bokéran, «châtaigne» et bokéranda «grosse châtaigne». Gill. 141. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchéta, s. f. Dim. de bóche.  Petit tonneau. Petit tonneau. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bochįta, s. f.  Contenu d'un petit tonneau. Contenu d'un petit tonneau. Fó°"ai ona bochįta dé bon vën pó ché dénówé, il faut avoir un petit tonneau de bon vin pour se donner du cœur. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchon Buisson des mûres visibles, ronce bleuâtre ou mûrier des haies (Rubus caesius). ', Bóchon di möré vijiblé (viziblé), buisson des mûres visibles, ronce bleuâtre ou mûrier des haies (Rubus caesius). ', ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di  j-ijéi   (Sorbus aucuparia). Buisson des oiseaux, sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Syn. achaoui dij-ijé', frâno di mêin.  Buisson des oiseaux, sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia). Syn. achaoui dij-ijé', frâno di mêin.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di  j-ijéi  (Sorbus aucuparia). Sorbier des oiseleurs Sorbier des oiseleurs ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di j-epené (Rosa caninà). Buisson des épines  ou églantier  Buisson des épines  ou églantier V. ó°"linse, gräta-cou. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di j-epené (Rosa caninà). Eglantier Eglantier ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di pouijon, (Atropa belladonna L.) Belladone  Belladone  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóchon di pouijon, (Atropa belladonna L.) Buisson des poisons ou belladone  Buisson des poisons ou belladone  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchon, s. m.  Buisson, fourré. Buisson, fourré. Avwéi è bóchon oun fé dé fachené pó bale peca i tchyévre d'evêe, é i bó°" chęrvé pó borlą, avec les buissons on fait des paquets de branches dont on donne la feuille à manger aux chèvres en hiver et le bois sert à brûler.  Prov. í boun Dyo l'a ën-vouéą a tchyévra avouéi ó bóchon. Dieu a envoyé la chèvre avec le buisson. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchóną, s. f.  Gros buisson. Gros buisson. eąn l'aëé ba a pya dou pra dou Rèêe ona bóchóną dé coudra, óŗa l'a rin méi, autrefois il y avait au pied du pré du Revers un gros buisson de coudrier, maintenant il n'y a plus rien. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchóné, s. m. Dim. de bóchon.  Petit buisson. Petit buisson. L'a dé j-ijéi kyè van fęŗ'ó ni deren pé hou bóchóné, il y a des oiseaux qui vont nicher dans les petits buissons. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóchyą, s. f.  Contenu d'un tonneau  Contenu d'un tonneau.Ché biŗį prou ona bóchyą dé vën celui-là serait bien capable de boire un tonneau  de vin;  i bóchyą da pekyęta, le  tonneau  plein de piquette.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bochyę, v. n.  Frapper des coups avec les doigts, le poing à une porte, à une paroi. Frapper des coups avec les doigts, le poing à une porte, à une paroi. Cwi boche t-e a porta? qui est-ce qui frappe à la porte? N'ën avwi, bochyę contr'a pari, nous avons entendu frapper contre la paroi. Avec un complément : L'an bochyą tré có°", on a frappé trois coups.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócla, s. f.  Boucle. Boucle. Dan ó tin é marin-né l'aïon dé bóté a bóclé, autrefois les femmes [du pays] portaient des souliers à boucles; í bócla da chintuįŗe, la boucle de la ceinture. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócla, v. a.  Boucler, fermer avec une boucle et un crochet. Boucler, fermer avec une boucle et un crochet. Bócla é pantaon, boucler (fermer) le pantalon. Bócla è contó, boucler les comptes.Couper tout autour. T'a bócla ó pan tó ôrtò, tu as coupé le pain tout autour [pour n'en avoir que la croûte]. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócléta,  s. f.   Dim.   de  bócla.    Petite boucle.  Petite boucle.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócon, s. m.  Morceau d'aliment, bouchée. Morceau d'aliment, bouchée. Oun bócon dé pan, un morceau de pain; cópą dé grou, dé peti bócon, couper de gros, de petits morceaux. Morceau en général. Bócon dé dra, dé cwëe, morceau de drap, de cuir.   ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócon, s. m.  Pièce de terre, parcelle de terrain. Pièce de terre, parcelle de terrain. Oun bócon dé pra, dé vęnye, dé tsan, dé corti, un morceau de pré, de vigne, de champ, de jardin.  Fig. I crwéi bocon, le mauvais sort; l'a fotou ó crwéi bócon a sta, il a donné un mauvais sort à celle-ci; l'è enou ënséi dou tsatéwé avwéi ó crwéi bócon, elle est venue du Châtelet ayant un mauvais sort. En ce sens on emploie touj. l'art, défini. || Dérivé dulat. bucca «joue; bouche»; afr. bocon, fr. boucon (du XIVe au XVIe s.). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócóną, v. a.  Couper par morceaux. Couper par morceaux. I portį wéi ën bócouné dé pan pó tó hou pó°"ŗó, le portier [du couvent], il en coupe des pains pour tous ces pauvres.  Partager une propriété en parcelles. Hou pra chon tan é tan bócóną kyè chon pa méi grou ky'oun winswę, ces prés sont tellement morcelés qu'ils ne sont pas plus grands que des draps de lit. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bócónę, s. m. Dim. de bócon.  Petit morceau. Petit morceau. L'a rin mëndjyą ky'oun peti bócóné dé pan, il n'a mangé qu'un tout petit morceau de pain; avwéi oun bócóné dé cwëe, o`n-a-tacóną chin, avec un petit m. de cuir, on a raccommodé cela.  Oun bócóné dé vęnye, une petite parcelle de vigne. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóé Boulet Boulet.n. m.  Var. bèwé.  Cochonnet dans le jeu de la pétanque. Il Petit garçon. Lex. bó», békma. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóépró, s. m.  Bonne après-midi. Bonne après-midi. Salutation usitée à partir de midi jusqu'au soir, vers 5 ou 6 h. Mot composé de bon et de épró («vêpre») qui ne s'emploie que dans cette formule. Pour les «vêpres» on dit véipré. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bófą, v. n.  Faire une bouse. Faire une bouse. Syn. boufą ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bofé, s. m.  Armoire «Buffet» est confondu avec «armoire» en SR. Armoire «Buffet» est confondu avec «armoire» en SR. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bofon Front. Front. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bofon, s. m.  Toupet. Toupet. Can oun ton è fąé oun ache ó bofon dé cotoma, quand on tond les moutons, on leur laisse habituellement le toupet. Il L'afr. et mfr. ont bouffer, respirer   longuement,   gonfler ; le fr. connaît «cheveux bouffants », «bouffer», «bouffette», «bouffi», et le nfr. emploie de nouveau bouffons de cheveux, «cheveux frisés et massés sur les tempes». Gloss. II, 617. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogą, v. a.  Chercher, sortir. Chercher, sortir. Oun cha pa ąvwe van bogą dé tsó°"jé dinché, on ne sait où ils vont chercher des choses semblables. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogą, v. a.  Crever. Crever. Bogą é j-oue ëntó o-n-epĕnga, crever les yeux avec une épingle. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogą, v. a.  Vider. Vider. Bogą ona noué, ona couche, vider une noix, une courge.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogajoue, s. m.  Libellule. Libellule. É bogajwe che tenyon pé é j-étąn, les libellules vivent près des étangs. On croit que les libellules crèvent les yeux à ceux qui les poursuivent, de là leur nom. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogan, s. m.  Trou.  Trou. Oun bogan dé charpin, un trou de serpent; è bogan di raté, les trous de souris; i tsouson l'a oun bogan, le bas a un trou. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Boganą  v.a. Faire de petits trous. Faire de petits trous. Bogąna a tabla avwéi ó coutéi, il fait des trous dans la table avec le couteau; i frómądzó l'è tó boganą di chiŗon, le fromage est tout troué par les cirons.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boganą, v. a.  Creuser: Creuser: ën d-a t-e boganą ba pé ó sewi, en a-t-il creusé dans la cave. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogané, s. m. Dim. de bogan.  Petit trou. Petit trou. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogąn-na, s. f.  Gros trou, caverne, tanière, Gros trou, caverne, tanière, ona bogąn-na dé rin-nāa, une tanière à renards; chin l'è pacha can é fąvé iron iną i bogąn-né da Gran Dzōo, cela s'est passé quand les fées habitaient les cavernes de la Grande Zour.    ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogąn-na, s. f.  Vilaine maison, bâtiment vilain et sinistre, taudis. Vilaine maison, bâtiment vilain et sinistre, taudis. L'an pa méi ou resta ën ha bogąn-na, ils n'ont plus voulu rester dans cette caverne. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogó     s.m.  Creux d'un arbre.  Creux d'un arbre. È majintson é è pecabó°" fan é ni derën pé ò ' bogó, les mésanges et les pics nichent dans les creux des arbres.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogó, boga, adj.  Creux.  Creux. Nó pwin prou cópą ó nóyè, l'è tó bogó, nous pouvons bien couper le noyer, il est tout creux; hé j-óónyé chon bogé, ces noisettes sont creuses, vides. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogyeną, v. a.  Creuser, fourgonner Creuser, fourgonner . Bogyeną é ni di raté, creuser [pour prendre] les nids des souris. Même sens dans bogyeną fouŗa é pómètêré, sortir, en creusant, les pommes de terre; bogyeną derën pó na, mettre les doigts dans le nez; oun bócon de vęnye byin tralą, byin bogyeną, un morceau de vigne bien travaillé, bien labouré.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogyeną, v. a.  Faire de menus travaux, des bagatelles. Faire de menus travaux, des bagatelles. L'è tó ó dzò apréi bogyeną ba pé ha ó°"ta, il est toute la journée à tripoter dans cette venelle. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bogyéŗa, s. f.  Excavation pratiquée sur le côté d'un poêle pour y tenir les mets, etc., qu'on veut conserver chauds. Excavation pratiquée sur le côté d'un poêle pour y tenir les mets, etc., qu'on veut conserver chauds. To trouwéŗéi ó deną a té derën a bogyéŗa, chaŗé bon tsa pó can to tornéŗéi, tu trouveras ton dîner dans la petite «cache» du poêle, il sera chaud à point quand tu reviendras. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóįndzó, adj.  Doux, en parlant surtout du caractère. S'emploie pour gens et bêtes. Doux, en parlant surtout du caractère. S'emploie pour gens et bêtes. L'è bóįndzó ché mówé, ce mulet n'est pas méchant. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boiteux s. m.  boiteux boiteux ; mot qui se prononce comme boiteux en fr. N'est usité que dans l'expr. dzowę ou boiteux, jouer au b. Jeu d'écoliers qui se poursuivent et se donnent des coups avec un mouchoir noué. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bójąe, s. f.  Action de la vache et du bœuf qui font une bouse; fiente abondante de vache. Action de la vache et du bœuf qui font une bouse; fiente abondante de vache. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bojatson, Etron. Etron. Ou rôon dé vāé l'è tó plin dé bójatson, au bords du chemin c'est tout plein d'étrons. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bójatson, s. m.  Personne de peu de valeur. Personne de peu de valeur. Kyëntou traó pou t-e féré avwéi dé bójatson d'ovrį dinché? quel travail peut-il faire avec de si piètres ouvriers? ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bójéi, s. m.  Etron, excrément humain.Terme injurieux d'un usage très fréquent. Etron, excrément humain.Terme injurieux d'un usage très fréquent. T'éi oun bójéi, tu es un homme peu courageux, tu ne tiens pas parole. Très souvent le mot n'est que l'expr. du mécontentement de celui qui l'emploie. On peut dire que le ton fait ici la chanson: t'éi oun bójéi! - di è ouncó oun có°"! - chin kyè l'ïta byin de, l'a pa béjouįn dé réprįndé, tu es un excrément! - Dis-le encore une fois! - Ce qui a été bien dit, il n'est pas besoin de le répéter. [C'est ainsi que se terminent les discussions verbales; après ces mots on en vient aux arguments frappants.] A l'insulte t'éi oun bójéi, la réponse est souvent: pa méi kyè to! pas plus que toi ! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bójéwę, s. m. Dim. de bóéi.  Petit étron. Fig. Terme injurieux mitigé. Petit étron. Fig. Terme injurieux mitigé. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bókye, s. m.  Bouc. Bouc. Ce mot a presque partout fait place au mot bókyé. Il ne vit que dans un certain nombre d'expr. I tchyévra l'a pri ó bókye, la chèvre a pris le bouc [a été saillie]; i tchyévra l'a pa tenou ó bókye, la chèvre saillie n'est pas en état de gestation. Voy. le mot abòkye. D'êrba a bókye, herbe au bouc. Voy. s. v. êrba.Dzowę ou bókye, jouer au bouc, espèce de jeu de cartes   qui n'exige  aucune  combinaison et où le hasard seul décide.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bókyé, s. m.  Bouc. Bouc. I tchyévréŗó°" l'a ona corna dé bókyé pó corné, le chevrier a une corne de bouc comme cornet. Comparaison: ona fémawa rebofąé com'oun bókyé, une femme ébouriffée comme un bouc.Prov. Téi, bókyé, vwì pó yèl tiens, bouc [cette volée de coups] ! aujourd'hui pour [ce que tu m'as donné] hier. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bókyéróou, s. m.  Pomme de sapin  Pomme de sapin (Cf. Lóouba , baŗóou ) et de pin, dans le langage enfantin. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bókyétįn, s. m.  Bouquetin. Bouquetin. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bokyeviste, s. m.  Bolcheviste. Bolcheviste. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bólé, s. m.  Homme petit, ramassé et trapu. Ne s'entend que comme surnom. Homme petit, ramassé et trapu. Ne s'entend que comme surnom. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę ѓ
bolojé, adj. et s.  Trapu et épais. Trapu et épais. Ché tsate l'è troua bolojé, ce chat est trop trapu et ventru. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon Bon  Bon . Ou bon, en plein. Ou bon da recòrta, en pleine moisson.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bon gréi, mawegréi , Loc. adv. Bon gré, mal gré. Bon gré, mal gré. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  Bon a en patois la plupart des sens du fr. «bon». Bon a en patois la plupart des sens du fr. «bon». Inutile de les citer. En voici de plus particuliers au patois. Valable, iron tui bon hou termęnó, toutes ces bornes, étaient encore valables; hou vyou papēe chon pa méi bon, ces vieux papiers sont périmés. ;  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna , Assez. L'è bon 'ŗa, c'est assez maintenant. A bo-n-ouŗa, à la bonne heure;   cómin   bon   wi   chënbląé,comme bon lui semblait.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna , ona ątse bóna a ouaséi, une vache qui donne beaucoup de lait. Prov. Can l'è bon, l'è prou, quand c'est bon, c'est assez!  Bon se joint à l'adj. dans  le   sens   de   «très»,   «bien», usage fort connu en SR. Fé bon tsa derën ou pįló, il fait «bon» chaud dans la chambre; d'éivwe bóna tsąda, de l'eau bien chaude. Devant l'adj. pris subst. ënkye ou bon įré nó pwįn féŗ'oun  chónó, ici «au bon frais»   nous   pouvons    faire   un somme. \\    Il   \\  \\  \\  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  bon, bon, boun, bóna ,oun plo bó-n-ansyąn, un si bon vieux; iŗé ona tan bóna dzin, c'était une si bonne personne; i nó°"tre l'a veryą dou bon byéi, notre garçon a tourné du bon côté, se conduit bien; l'a ouncó bo-n-esprį, fran, il a encore toute sa tête. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  Bon. Bon. La forme boun n'est usitée que dans les deux expr. i' boun Djyo, le bon Dieu, et boun dzò! bonjour! Devant un subst. commençant étymologiquement par une voyelle bon et bóna deviennent bó-n, bo-n, la terminaison n et a se liant ou s'élidant avec le substantif qui suit: oun bó-n-infąn, un bon enfant; ona bó-n-ārma, une bonne âme. Mais on dira dé bon weean, du bon levain, parce que ou, n'est qu'une semi-voyelle; on dira aussi ona bóna ątse, parce que le v de ątse qui a disparu fait encore sentir son influence.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, adj.  Longueur. Ona bóna vouąrba, un moment d'une certaine durée. ona bóna winvwa, une langue bien pendue; chorti fouŗa ó bon matën, sortir de bonne heure ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, Adv..  bon, Adv. L'a pri bon dé rire, le rire l'a pris; chon-né bon chela, ça sent bon ici; l'an bon lapa, ils ont beau crier; chin kyèl'a pa fé bon chin dou pare, l'a acrótchyą chin da mare, là où la fortune du père n'a pas suffi, il s'est emparé de celle de la mère; ha ponya dé běn fajįé   pa   bon pó paé   ha   chôma, cette   poignée   de   propriétés   ne suffisait   pas   pour   payer   cette somme; pouwon pa féré bon nyona pāa, ils ne se trouvent bien nulle part. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, Loc. adv.  bon, bon, a dé bon, tout de bon, sérieusement, cf. adévéŗéi.  Tó dé bon, rin kyè dé bon, tout va bien, loc. notée comme étant surtout vaudoìse par Pierrehumbert bon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bon, boun, bóna, s.m.  Bénéfice.   Bénéfice.   Can  nó faŗįn    bon,     paéŗįn,  quand nous  ferons  des  bénéfices,  nous payerons. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bona  s.f Bonne Bonne .La «bonne» eau-de-vie, par opp. à la blantse N'ën jou oun wįtre dé blantse  é djye wįtre dé bóna, nous avons distillé un litre de «blanche» et dix litres de «bonne». A bóna, comme en it. alla buona: kyè fó°" étr'a bóna pó atsetą dé pra kyè vąwon fran rin! qu'il faut être naïf pour acheter des prés qui ne valent absol. rien! ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bónamąn, s. f.  Pourboire. Pourboire. Vwéŗó l'a t-e balą dé bónamąn? quel pourboire a-t-il donné? ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bónami, s. m.  Amoureux. Amoureux.Syn. gawąn.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bónamin, adv.   Passablement, bien, bonnement. Passablement, bien, bonnement.  L'a bónamin chéą a mitchya dou pra, il a bien fauché la moitié du pré. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonanéi, s. f.  Nouvel an.  Nouvel an. Chwétą bónąn, souhaiter la nouvelle année; l'itą maadó di ó bónąn, il a été malade depuis le nouvel an. Bonne nuit. Mot composé de bóna et néi, mais le mot bóna a perdu tout accent et le o a également perdu sa valeur phonétique. Va bale a bonanéi a gró°"cha, va  donner   [souhaiter] la bonne nuit à la grand-maman. On ajoute souvent à bonanéi le mot bórèpó°", bon repos ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonba Bombe, nouba. Bombe, nouba.n. f.  Féré a bonba tôt'a né', faire la bombe [la fête] toute la nuit. Syn. régyénósa. V. caliganda. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bońbą, v. a.  Bomber. Bomber. I tsaōo l'a fé bonbą ó fon dou piló, la chaleur a fait   bomber   le   plancher   de   la chambre.  Part, p., adj. I fon l'è bonba, pa plan, le sol est bombé, pas plat.   ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbąnse,  s. f.    Bombance.  Bombance.   L'an  fé bonbąnse tôt'ā néi, ils ont fait bombance toute la nuit. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbardą, v. a.  Bombarder. Bombarder. Par ext. Lancer des projectiles. Hou brote fó°" l'an bonbardą a porta avwéi dé galó°", ces fous ont bombardé la porte à coups de pierres. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbardą, v. r. Se bombarder; se lancer des pierres.  Se bombarder; se lancer des pierres. Ché bonbardon tąnkyè ch'ëntéiton, ils se bombardent avec des pierres jusqu'à se tuer. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbardon, s. m.  Bombardon. Bombardon. Ché dé Fransi menąé ó bonbardon, le fils de François jouait du bombardon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbon, s. m.  Bonbon. Bonbon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbóné, s. m. Dim. de bonbon.  Petit bonbon. Petit bonbon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonbóniri Bonbons, qui se rattache aux bonbons. Bonbons, qui se rattache aux bonbons.n. f. pl.  L'a atseta dé bonbóniri, il a acheté des bonbons divers. Lex. bonbon, bon bon é, ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bónda, s. f.  Bonde Bonde, long bouchon percé d'un trou dans toute sa longueur, avec lequel on bouche les tonneaux. On appelle aussi bónda le trou qui reçoit le bouchon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bondąnse, s. f.  Betterave. Betterave.On constate ici le même fait que pour boutique, primitivement l'aboutique; la voyelle initiale a été considérée comme appartenant à l'article fém. De même l'abondanse est devenue la bondanse.» Const. 57; Gloss. I, 62. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bondon, s. m.  Bouchon Bouchon de la bonde d'un tonneau.Bondon.Syn. tsoupon, qui est beaucoup plus usité. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bondóna, v. a.  Bondonneѓ Bondonner ,  ona bóna boche démé a tó byé, ch'oun bondóné trwa vitó, un bon tonneau perd le vin de tous côtés, si l'on bondonne trop tôt. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Bóné dé priŗe fusain (Evonymus europaeus). fusain (Evonymus europaeus). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóné, s. m.  Bonnet. Bonnet. Bóné peou, bonnet à poil; é chapōo ā Féita a Djyo porton ó bóné peou, les sapeurs, à la Fête-Dieu, portent le bonnet à poil.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bónómó, s. m.  Bonhomme ou bouillon blanc, nom vulgaire de la molène (Verbascum thapsiforme L.).  Bonhomme ou bouillon blanc, nom vulgaire de la molène (Verbascum thapsiforme L.). É flôo dou bónómó chon bóné pó féŗ'a parti w'éivwe, les fleurs de la molène guérissent l'hydropisie. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonōo, s. m.  Bonheur, chance. Bonheur, chance. N'ën pa jou dé bonōo avwéi é béitchyé sti an, nous n'avons pas eu de chance avec le bétail cette année; pé bonōo, par bonheur; fó°" pa tsasyę ó bonōo ën sti moundó, il ne faut pas chercher le bonheur en ce monde. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonta, s.f. Bonté. Bonté. Ce mot est souvent remplacé par l'adj. bon avec un autre tour de phrase. L'è rętsó é l'a rin dé bontą avwéi é po°"ró, il est riche et il n'a point de bonté envers les pauvres; ch'ó pwechą ai a bontą dé mè idjye, si vous pouviez avoir la bonté de m'aider. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bontou, -touja, adj.  Bon, généreux. Bon, généreux. Chon pa tan bontou, hou rętsó, l'è pòr lōo, ces riches ne sont pas tant généreux, c'est pour eux [ce qu'ils possèdent]. Į| Mot usité en mfr., entre autre chez saint François de Sales. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonyatire, s. f.  Grosse pomme verte, oblongue, utilisée souvent pour faire des beignets. Grosse pomme verte, oblongue, utilisée souvent pour faire des beignets. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonyé Tempes Tempes.n. f. pl.  Deri é bonyé, derrière les oreilles ou les tempes. (Lex. vibroun qui n'est pas usité dans ce sens.) ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonyę, s. m.  Beignet. Beignet. Nó faŗįn dé bonyę pó demęndze, nous ferons des beignets pour dimanche. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bonye, v. a.  Donner un coup, contusionner, cabosser. Donner un coup, contusionner, cabosser. Dó°" có°" sti an, mè chéi bonyą é có°"té, deux fois cette année, je me suis contusionné les côtes; va pa derën ou sewį chën fwa, to bonyéŗéi a téta contr'a morale, ne va pas à la cave sans lumière, tu pourrais te cogner la tête contre la muraille; i tsapéi l'è tó bonyą, le chapeau est tout cabossé.  Le fr. pop. beugner « donner un coup» existe en SR et dans plusieurs dialectes français, ainsi que le substantif beugne «coup». C'est le fr. pop. beigne ou bigne, afr. bugne, bigne, buigne. Gloss. II, 444. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóo s. m.  Homme peu intelligent, stupide.  Homme peu intelligent, stupide. Oun pāa dé hou bóo pachąon ba pè vāe, quelques-uns de ces nigauds descendaient par la route.Dérivé du lat. bulla, qui a donné le masc. mfr. boul «tas»; le dim, bolon veut dire «petite boule» en Savoie, à Anthon, Crémieux «petite boule qu'on jette la première et qui sert de but», v. `W. I, 602; Gloss. II, 497. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóo s. m.  Pierre ronde qui sert de but aux joueurs du palet. Pierre ronde qui sert de but aux joueurs du palet. I bóo di étré ryon è i pawé l'è plate, le but doit être rond et le palet est plat; t'a fotou via ó bóo avwéi ó pawé, tu as déplacé le but avec le palet. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóouba, s. f.  Fillette qui garde les enfants, bonne d'enfants. Fillette qui garde les enfants, bonne d'enfants. L'è pa a plįndré, ha, l'a ona bó°"ba é ona chervįnta, celle-là n'est pas à plaindre, elle a une bonne d'enfants et une servante. |Į Voy. bó°"bó, qui est la forme masc. de ce mot.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóoubéta, s. f. Dim. de bóouba.  Petite bonne d'enfants. Petite bonne d'enfants. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóoubó, s. m.  Petit garçon qui garde les enfants. Petit garçon qui garde les enfants. Mémąn l'è oun bon bó°"bó, n'avwi jaméi plóŗą can l'è rlwi kyè vwąrdé, Germain sait bien garder les enfants, on n'entend jamais pleurer quand c'est lui qui garde.  Petit berger au service de la bó°"bó, s. m.  (voy. ce mot), autrefois quand c'étaient les femmes qui allaient à la montagne avec le bétail. Ce bó°"bó pouvait être, par exception, un homme de tout âge: i vyou réstaé ën Tsanfléŗon pó bó°"bó, le vieux restait à l'alpage de Tsaníleuron comme «bouêbe».Sur ce germanisme et ses diff. formes en SR et dans les régions fr. voisines, il existe une abondante littérature. Voy. Tappolet Lehnw. II, 24; Schw. Idiotikon IV, 925 sq.; Gilliéron Atlòl2 («mon fils»); Pauli, 365-66; Pierrehumbert qui donne quelques formes de patois suisses, s. v. bouêbe; von Wartburg bube. Gloss. II, 604. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóoulą, s. f.  Portée. Portée. I bó°"lą dou tsate, la portée de la chatte. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóoura, s. f.  Bourre de pétard. Bourre de pétard. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóoura, s. f.  Espèce de jeu de cartes. Espèce de jeu de cartes. Dzowę ā bó°"ra, jouer à la bourre. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóourą, v. a.  Pousser, jeter. Pousser, jeter. O t'a bó°"rą derën ou tórin, il l'a poussé dans le torrent; oun bó°"rąé w'ātre ba pé é j-etsewi é chon tui dó°" tsejou, l'un poussait l'autre en bas par l'escalier, et tous les deux sont tombés.     ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóourą, v. a.  Pousser. Pousser.Sti an i Tórin-Nou bó°"re gordó, cette année le Torrent-Neuf pousse bien [amène beaucoup d'eau]. É mótsé rin kyè bó°"rą derën ch'é fénéitré chon ouvêché, les mouches se pressent pour pénétrer dans [la chambre], si les fenêtres sont ouvertes. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóourą, v. a.  Travailler se dépenser. Travailler se dépenser. L'a prou bó°"rą pó enį vwąrda, ma l'itą pó rin, il s'est assez démené pour devenir garde champêtre, mais ç'a été pour rien. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóouró  Valet. n. m.  Terme du jeu de cartes. Syn. manyën, vaqué. Valet. n. m.  Terme du jeu de cartes. Syn. manyën, vaqué. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòra, s. f.  Ce qui tombe de la laine cardée; laine grossière, bourre. Ce qui tombe de la laine cardée; laine grossière, bourre. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrą, s. m.  Petit homme. Petit homme. Oun crwéi bougro dé bòŗą, un tout petit bout d'homme. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boŗatą, s. m.  Farine blutée. Farine blutée. Pó porta ó boŗatą i monēe l'a dé fąté, pour transporter la fleur de farine, le meunier se sert de sacs de cuir. On trouve dans les dial. fr. des formes semblables à celle de Savièse: Haute-Saône boerte, «fleur de farine», Doubs, Jura bureté, beurté, brâté. Cf. Gloss. II, 502. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boratei, s. m.  Blutoir. Blutoir. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borątse, s» f.  Bourrache officinale (Borrago officinalis L.). Bourrache officinale (Borrago officinalis L.). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòratson, s. m.  Petit bout d'homme. Petit bout d'homme. L'è oun peti bòratson é cóminsé djya byin a ganye, c'est un petit bout d'homme et il commence déjà bien à gagner. Voy. bòrą. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrcha, s. f. Homme qui ne tient pas sa parole, qui n'a pas de caractère. Homme qui ne tient pas sa parole, qui n'a pas de caractère. T'éi ona bòrcha, tu es un rien du tout. Emploi très fréquent qui a enlevé à cette expr. son caractère trop injurieux. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrcha, s. f.  Bourse Bourse.Prov. L'a fé dé cha téita, \ pąé dé cha bòrcha, il l'a fait à sa tête, il le paye de sa bourse ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrcha, s. f.  Contenu d'une bourse. Contenu d'une bourse. L'an vindou dé béitchyé, l'an fé na bòrcha, ils ont vendu du bétail, ils ont fait bourse pleine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrcha, s. f. pl.  Scrotum, enveloppe des testicules. Scrotum, enveloppe des testicules. L'an cópą é bòrché ou botchyó, ils ont coupé les testicules au taureau.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrcléi, s. m. pl.  Instrument composé de quatre morceaux de bois se croisant à angle droit que l'on met sur les jattes et qui est destiné à recevoir le filtre dans lequel on verse le lait. Instrument composé de quatre morceaux de bois se croisant à angle droit que l'on met sur les jattes et qui est destiné à recevoir le filtre dans lequel on verse le lait. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdą, v. a.  Border. Border. Bòrdą ó fordą, faire une bordure au tablier; bòrdą dé chąea, border avec de la soie. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bordafla Petit garçon barbouillé, malpropre.N. m.  Syn. bardoflé. Petit garçon barbouillé, malpropre.N. m.  Syn. bardoflé. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bordafla Salir, barbouiller. Salir, barbouiller. v. tr.  Syn. bardofla. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bordé, s. m.  Petit morceau de bois.Syn. vouaŗetson. Petit morceau de bois.Syn. vouaŗetson. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdó, s. m.  Terme de viticulture récent.  Terme de viticulture récent. Vin ou plant de Bordeaux. Cf. °"a. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdó, s. m.  Vin ou plant de Bordeaux. Vin ou plant de Bordeaux. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdon, s. m.  Bourdon. Terme par lequel on désigne la plupart des gros insectes ailés, spécial, le bousier.  Bourdon. Terme par lequel on désigne la plupart des gros insectes ailés, spécial, le bousier.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdon, s. m.  Gamin, enfant volage. Gamin, enfant volage. I réjyąn wéi l'è peti é pòrtąn fó°" vêre cómin fé voun-ną hou bòrdon, ce régent est de petite taille et pourtant il faut voir comme il fait bouger ces gamins. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdóną, v. n.  Bourdonner. Bourdonner. Dé fortin, can vën i byo tin, n'avouį rin kyè bòrdóną pé hou pra, en printemps, quand le beau temps arrive, on n'entend que bourdonner dans les prairies. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bordonįŗe, s. f.  Grosse mouche qu'attire la viande, le fromage. Grosse mouche qu'attire la viande, le fromage. L'a ona bordoniŗe derën p'ó pįló, il y a une mouche à viande dans la chambre.- ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdoŗa, s. f.  Bordure. Bordure. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdzą, s. m.  Groupe de petits sapins formant comme un buisson. Groupe de petits sapins formant comme un buisson. L'a pó°" d'êrba ąvoue l'è tan tapi dé bòrdzą, il y a peu d'herbe là où il y a des fourrés de sapinsPar ext. Tas, groupe. Can chon apréi peca, é fąé che tęnyon pa toté ënsinbló, ma chon pé bòrdzą, quand ils sont en train de paître, les moutons ne se tiennent pas tous ensemble, mais par groupes. Se dit aussi des gens. Ou tin dou chèrmon, l'a tòrdzo oun grou bòrdzą déeąn a gran porta, pendant le sermon, il y a toujours un peloton d'hommes devant la porte principale de l'église; oun grou bòrdzą dé fémąwé, un gros groupe de femmes. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bordzachon    Petit gamin.  Petit gamin.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdzachon, s. m. Dim. de bòrdzą avec sens péjoratif.  Petit buisson de sapin, etc.  Petit buisson de sapin, etc. Oun bòrdzachon dé dzenivró, un mauvais petit buisson de genièvre. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdzon, s. m.  Petit buisson. Petit buisson. L'a pa méi dé bóchon outōr dé ché pra, l'a rin ky'oun peti bòrdzon ba a pya, il n'y a plus de buissons autour de ce pré, il n'y a qu'un petit buisson au fond. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrdzóné, s. m. Dim. De bòrdzon.  Très petit buisson. Très petit buisson. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòré, s. m.  Canon de pantalon. Canon de pantalon. È bòré di pantaon oui venyon pa méi ba kyè tąnky'a bó°"le da tsąnba, les «canons» du pantalon ne lui arrivent pas plus bas qu'aux mollets. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borecan-na     Femme sotte.  Femme sotte.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borecąn-na, s. f.  Gros tronc d'arbre creux. Gros tronc d'arbre creux. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borecąn-na, s. f.  Grosse tine. Grosse tine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boręcó, s. m.  Ane.  Ane.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boręcó, s. m.  Homme ignorant et stupide. Le genre masc. est commun à plusieurs dialectes. Homme ignorant et stupide. Le genre masc. est commun à plusieurs dialectes. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borekyète, s. m. Dim. de boręcó.  Petite bourrique. Petite bourrique. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borelon, s. m.  Nombril du porc. Nombril du porc. Chin, ó borelon oun mè a pāa, l'è bon pó ëngrachyę a réicha, le «bourillon», on le met de côté, il est bon pour graisser la scie.  Le mot vient de (um)biliculonem, devenu biriculonem par dissimulation. Gauchat Bull. I (1902), 69 sq. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borën, s. m.  Grosse baratte en forme de tonneau plat qu'on tourne comme une roue. Grosse baratte en forme de tonneau plat qu'on tourne comme une roue. Iną ā mountąnye, ché méton dó°" pó veryę ó borën, à l'alpage, on se met à deux pour tourner la baratte. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boręn, s. m.  Harnais. Harnais. L'afr, a les formes borrel et bourrel au sens de collier et plus souvent de harnais. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bórépóou, s. m.  Bon repos, reposez-vous bien!  Bon repos, reposez-vous bien! A partir du goûter on salue souvent les gens par cette formule bona néi, bórépó°", bonne nuit, bon repos. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boreŗyą, s. f.  Contenu d'une baratte. Contenu d'une baratte. ona boreŗyą dé crąnma, une baratte remplie de crème. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borgó, s. m. Rouet. Borgó désigne aussi un jouet que fabriquent les enfants. On choisit à cet effet une grosse noix, de préférence une bochéŗąnda; on y perce trois trous: un tout petit dans la partie renflée et deux plus grands aux extrémités. La noix est vidée de son contenu, et on fait passer dans ces deux trous une petite tige en bois, au milieu de laquelle est attachée fortement un fil fin de 25 à 30 centimètres de long; on fait sortir le bout de ce fil par le petit trou de la partie renflée de la noix. Cela fait, on plante le bout de la tige inférieure dans une pomme de moyenne grandeur. Prenant alors de la main gauche la noix, on entortille le fil autour de la tige en faisant tourner plusieurs fois la pomme sur elle-même avec la main droite. Lorsque la moitié du fil est enroulée autour de la tige, la machine est montée et elle peut fonctionner. On n'a plus qu'à tirer le fil, ce qui imprime à la pomme un mouvement rotatoire. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borgó, s. m.  Rouet. Rouet. Vwi  i  wéji dé féwą, mè fó°" aa keŗį ó borgó, aujourd'hui j'ai le temps de filer, il me faut aller chercher le rouet. Les différentes parties du rouet sont: é dąvwé cóóné, les deux colonnes ou supports verticaux qui portent la grande roue; i pya, le pied, c.-à-d. les quatres lattes qui forment un carré; comme dans les vieilles chaises, il supporte les deux colonnes; au prolongement d'une de ces lattes est fixée la pyąnye, pédale; celle-ci se fixe à la roue centrale (rouwa) par la chenyouwa, manivelle. Dans la partie supérieure, tout au sommet, émerge le trólé, qui forme l'extrémité de la vis centrale (i vise); i bobęle, la bobine, où le fil s'enroule, est traversée par le fêe, fer; é į-aouété, les ailettes, munies de crochets de fer, ont leur point de jonction à la noyé, noix; enfin le verté est la petite rondelle à rainure dans laquelle passent les còrdèté, les petits cordes, reliées à la grande roue; les bréi, bras, sont les deux morceaux de bois supportant le fer qui traverse la bobine. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borgónye, s. m.  Terme de viticulture récent. Plant et vin de Bourgogne, qu'on a introduit en Valais Terme de viticulture récent. Plant et vin de Bourgogne, qu'on a introduit en Valais. Cf. dóojįa. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bori, s. m.  Grosse baratte ronde. Grosse baratte ronde. Bątre ó bori, baratter. Syn. groucha bwiré, borën. 11 A Grimisuat on dit égal, mena ó borį.. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borįre, s. f.  Baratte ordinaire plus large au fond qu'au sommet. Baratte ordinaire plus large au fond qu'au sommet. Devinette. Tiré pé a cąvoua, roun-né pé a bóoulé? - i borįŗe, tire-le par la queue, il grogne par le ventre. -la baratte. || C'est le mot fr. beurrière, qui s'emploie aussi quelquefois comme syn. de baratte en France et généralement en SR. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borjouarzié, s. f.  Bourgeoisie. Bourgeoisie. L'è rlwi  kyè l'è prejidąn da borjouarzįé de Chyoun, c'est lui qui est président de la bourgeoisie de Sion. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borjoué, s. m.  Bourgeois. Bourgeois. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borla, v. a.  Brûler. Brûler. Borlą dé papēe, dé bó°", brûler du papier, du bois Brûler, en parlant du soleil. Chon tó borlą é pra, les prés sont tout brûlés; l'a tan fé tsa, l'a tó borlą é pra avoue oun pou pa erdjyę, il a tellement fait chaud, [le soleil] a complètement brûlé les prés là où l'on ne peut arroser. L'a borlą mijon méimó é l'è parti, il a incendié sa maison lui-même et il est parti. Dans ce dernier sens, s'emploie impersonnellement. I borle outr'a Tsandoouën, il y a un incendie à Chandolin; ché an kyè l'a borlą chęla, l'année où il a «brûlé» ici, «où il y a eu l'incendie ici». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlacóou, s. m.  Aigreurs d'estomac. Aigreurs d'estomac. Dri kyè bió dé ché vën, atrąpó ó borlacó°", aussitôt que je bois de ce vin, j'attrape  des aigreurs d'estomac. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlāé, s. f.  Brûlage.  Brûlage. Déeąn kyè parti di ó corti, nën fé 'na groucha borląé dé crwé j-ęrbé, avant de partir du jardin, nous avons fait un grand brûlage de mauvaises herbes. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlatchyę, v. n.  Brûler un peu. Brûler un peu. Fé pa tan ma, poui pa déŗé kyè borlęche i cóou, borlątsé dinché, ça ne fait pas tellement mal, je ne puis pas dire que le cou me brûle, je sens une légère inflammation. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlekyįn, -kyinta, adj.  Bouillant. Bouillant. Fó°" atįndre 'na vwārba, i chopa l'è borlekyinta, il faut attendre un moment, la soupe est bouillante. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlįn, -lįnta, adj.  Brûlant. Brûlant. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrló, s. m.  Trolle d'Europe (Trollius europaeus L.). Trolle d'Europe (Trollius europaeus L.). Pó trówą dé bòrló fó°" aa iną pé é mêįn, pour trouver des trolles, il faut aller dans les mayens; iną pé é mountąnyé de Counti l'è tó plin dé bòrló blan, dans les alpages de Conthey, c'est rempli de trolles à fleurs blanches. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlon, s. m.  Brûlé, roussi. Brûlé, roussi. Ha chopa l'a ó go dou borlon, cette soupe a le goût du brûlé; l'a ó fla dou borlon per ënkye, on sent le brûlé ici. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borloŗa, s. f.  Brûlure. Brûlure. Chin kyè l'è de borlore vouąŗe pa vitó, les brûlures ne guérissent pas vite. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borlwire, s. f.  Inflammation. Inflammation. L'a dri cóminsyą a borlą pé ó vįntró, ona borlwiŗe, prou é prou, cela a commencé à le brûler dans la région du ventre, une violente inflammation. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrnata Fumer beaucoup.  Fumer beaucoup.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrnatą, v. n.  Sortir rapidement par les trous de la cheminée; se dit de la fumée, du feu. Sortir rapidement par les trous de la cheminée; se dit de la fumée, du feu. Oun vi rin kyè bòrnatą fouŗa dé foméi, on ne voit que sortir de la fumée par la cheminée; béi kyè fan é vejën pé a cojena, bòrnąté fouŗa dé fwa é dé chotse, je me demande ce que font les voisins dans leur cuisine, la cheminée lance du feu et de la suie. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrnatèŗéi, s. m.  Fumeur à outrance. Fumeur à outrance. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bôrne Limite de propriété. Var. borna.  Limite de propriété. Var. borna.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
borne, s. f.  Cheminée de cuisine. Cheminée de cuisine. Nó fó°" pindówą ha tsêe ina a borne, il nous faut suspendre cette viande à la cheminée. Dans les anciennes cuisines, la borne - ouvrage en maçonnerie au-dessus du foyer -est très évasée à sa base et occupe souvent la largeur de la cuisine; on a ainsi beaucoup de place pour y suspendre la viande que l'on veut fumer. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bornéi, s. m.  Pièce de bois perforée et servant de tuyau pour amener l'eau de la source à la fontaine. Pièce de bois perforée et servant de tuyau pour amener l'eau de la source à la fontaine. Fó°" dé grou téŗąŗó pó pèrchyę é borné, il faut d'énormes perçoirs pour perforer les «bournels».Fontaine. Cha to pa ąvwe l'è i gran bornéi ou mitin dou gran pon, ba a Chyoun, ne sais-tu pas où est la grande fontaine au milieu du Grand-Pont, à Sion?  Godefroy cite mfr. bournel «conduit d'eau» dans un doc. de Clairvaux (Jura) de 1580. Pierre-humbert cite un doc. neuchât. de 1351; ceux du XVe s. sont fréquents. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòrnété, s. f. pl.  Issues latérales par lesquelles la fumée s'échappe d'une cheminée. Issues latérales par lesquelles la fumée s'échappe d'une cheminée. Can to netieŗéi a borne, té fó°" pa oublą dé racla é bòrnété, quand tu nettoieras la cheminée, n'oublie pas de «racler» les ouvertures. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bôrnyó, bórnya, adj.  Borgne Petit bouton de vigne qui croît à côté du bouton principal qu'on appelle «œil». Borgne.S. m. Petit bouton de vigne qui croît à côté du bouton principal qu'on appelle «œil». I achyą dó°" j-we é oun bôrnyó [en taillant], j'ai laissé deux boutons et un «borgne»; fó°" pa tan tale chou ó bôrnyó, ma méi chou é bon j-we, il ne faut pas souvent tailler au-dessus des «borgnes» mais au-dessus des «yeux».Adjectif :  Dé tsó°" bôrnyó, des choux «borgnes». C'est une espèce particulière de chou qui ne pomme pas. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
boró, s. m.  Bureau. Bureau. Trąlé ba ou boró di potégyé, il travaille au bureau des hypothèques. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bōró, s. m.  Beurre, Beurre, ona motchyoŗįta dé bōró, petite quantité de beurre enveloppé dans un mouchoir; dé bōró fré é dé bōró cwé, du beurre frais et du beurre fondu; dé pan chou ó bōró, une beurrée. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bosana Tacheté Tacheté.adj.  Syn. tatsóoua, var, tartsóa. V. mótèoua. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bosan-na Appellation d'une vache tachetée. Appellation d'une vache tachetée. n. f.  V. motioua ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóse, s. f.  Gros sac de cuir dont se servent en particulier les habitants de la vallée d'Hérens pour le transport de la vendange à dos de mulet. Gros sac de cuir dont se servent en particulier les habitants de la vallée d'Hérens pour le transport de la vendange à dos de mulet. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bòse, s. m.  Garçon. Garçon. L'a sën j-infan: dó°" bòsé é tré bwąté, il a cinq enfants, dont deux garçons et trois filles; é bosé crijon rin é é bwąté chon trwa orgoloujé, les garçons [d'aujourd'hui] n'obéissent point et les filles sont trop vaniteuses. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóséta, s. f. Dim. de bóse.  Sac de cuir de moindre dimension pour le transport de la vendange, en usage sur la rive gauche du Rhône. Sac de cuir de moindre dimension pour le transport de la vendange, en usage sur la rive gauche du Rhône. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bosète, s. m. Dim. de bòse.  Petit garçon. Petit garçon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bosou, bóswą, s. m. et f. et adj.  Bossu.  Bossu. Yó adéi ó-t'éi jaméi you kyè bosou, moi, pour mon compte, je ne l'ai jamais vu que bossu; l'è tòta bóswą, elle est toute bossue. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bósówé, bósówéta, s. m. et f. et adj. Dim. de bosou.  Petit bossu. Petit bossu. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bóta, s. f.  Soulier Soulier.Prov. Tsękyé pya trouwé cha bóta, tsekyé méitron l'a choun cowêe, chaque pied trouve son soulier, chaque seillon a son couvercle. Sens: chacun trouve à se marier selon sa convenance.  Onglon (d'un bœuf ou d'une vache). Afr. botte «.chaussure fourrée et grossière, spécialement des femmes». ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bótachon, s. m.  Enfant rabougri, dont la croissance est arrêtée. Enfant rabougri, dont la croissance est arrêtée. L'è bën métchyįn ché crwéi bótachon, il est bien méchant, ce mauvais petit rabougri.  Plante mal venue. L'an prou planta dé chapené, ma chon rin enou byo, chon resta dé crwéi bótachon, on a planté de nombreux petits sapins, mais ils n'ont pas bien poussé, ils sont restés de maigre apparence. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bótachyę, v. n.  Traîner, n'« aller ni en avant ni en arrière», en parlant d'un malade. Traîner, n'« aller ni en avant ni en arrière», en parlant d'un malade. L'aŗé dabò dó°" j-an kyè bótąché dinché, va ni ën déeąn ni ën deri, il y a aura bientôt deux ans qu'il traîne ainsi, son état demeure stationnaire; l'a bótachyą, bótachyą é pwe l'è parti tó dechobę, il a traîné et puis il est mort tout à coup. Se dit aussi des arbres, des gens qui demeurent rabougris, qui végètent. Dé crwéi  j-ąbró kyè bótachon, de mauvais arbres qui végètent; l'a tan bótachyą, óŗa l'a crechou oun pó°",  il a tellement traîné, maintenant il a grandi un peu. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
botchyatą, v. a.  Saillir, en parlant du taureau. Fig. Bouder (Grimisuat). Saillir, en parlant du taureau. Fig. Bouder (Grimisuat). ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bótchyète Enfant tout petit . n. m. Dimin. de bótchyó. Lex. bótachon. Enfant tout petit . n. m. Dimin. de bótchyó. Lex. bótachon. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
botchyète, s. m. Dim. de botchyó.  Petit taureau, petit bœuf. Petit taureau, petit bœuf. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótchyo Petit enfant. Petit enfant. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botchyó, s. m.  Bouvet, rabot pour faire les rainures. Bouvet, rabot pour faire les rainures. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botchyó, s. m.  Porte-mortier Mot emprunté aux maçons italiens. Porte-mortier Mot emprunté aux maçons italiens. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botchyó, s. m.  Taureau, bœuf. Taureau, bœuf. Mena a ątse ou botchyó, conduire la vache au taureau (pour la saillie); i ątse l'a pri ó botchyó, la vache a pris le taureau (a été fécondée). Fig. Enfant têtu, qui n'obéit pas. i jaméi you oun moundó méi botchyó kyè to, de ma vie je n'ai vu une créature plus têtue que toi.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bote, s. m.  Garçon. Garçon. Bote et bòse s'emploient indifféremment au sg.; au pl. on n'emploie que bòse. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boteca, s. f.  Boutique, atelier de paysan. Boutique, atelier de paysan. Trālę a boteca, travailler à l'atelier. Cló°" a boteca, ferme la boutique, dit-on à qqn qui a oublié de boutonner son pantalon. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botefló, botefla, adj.  Boursouflé. Boursouflé. L'è enou botefló é pąņe i chan l'è parti e-n-éivwe, il est devenu boursouflé et puis son sang s'est changé en eau. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botejąwa, s. f.  Galle de l'ormeau. Galle de l'ormeau. ënkye é moundó djyon kyè chon è botejąwé kyè prodwįjon é mochelon dé chin kyè chon plįn-né dé petite bétchyété, ici les gens disent que ce sont les galles des ormes qui produisent les moustiques, parce qu'elles sont remplies de petits insectes. Le mot s'emploie souvent comme terme de comparaison. Oun crwéi peti pa méi grou ky'ona botejāwa, un tout petit garçon pas plus grand qu'une galle d'orme. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botèle Bouteille. n. f.  Syn. fyo°uoua. Lex. bot è le Bouteille. n. f.  Syn. fyo°uoua. Lex. bot è le ŗ   , ā   ,  ō, °"
bòtèlè Endroit où l'on range les bouteilles de vin.  Endroit où l'on range les bouteilles de vin.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bòtèlè, s. m.  Bouteiller. Le mot ne s'emploie que pour désigner le domestique de l'évêché de Sion. Bouteiller. Le mot ne s'emploie que pour désigner le domestique de l'évêché de Sion. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botën.  Jeu . Au jeu de la garde, Jeu . Au jeu de la garde, tous les participants forment un cercle; l'un d'eux se place au milieu et se désigne d'abord lui-même avec l'index et ensuite les autres, et en touchant l'un après l'autre il dit: onówa, diówa, triówa, catrówa, sowën, botën, carmątchyó, pióta, vwārda, fouŗa. Celui qui est désigné par le mot vouārda est nommé «garde«; il devra poursuivre et garder les prisonniers; fouŗa désigne ceux qui seront poursuivis; on recommence à compter ceux qui n'ont pas été désignés par les mots vwărda et foura jusqu'à ce que le nombre des gardes soit complet. Les mots sowën, botën, carmątchyo et pióta ne se rencontrent que dans cette énumération et n'ont pas de sens connu. Var. au lieu de pióta, on trouve également le mot pecówéta. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botëncan Enfant. Enfant. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botëncąn, s. m.  Bonnet à coussins pour les enfants sujets à tomber, bourrelet. Bonnet à coussins pour les enfants sujets à tomber, bourrelet. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botéŗéi s. m.  Botte. Botte. É botën-né chon ijyéi pó aa apréi w'éivwe, les bottes sont commodes pour aller arroser. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botéŗéi s. m.  Crapaud sonneur. Crapaud sonneur. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boterouwe, s. m.  Bouteroue. Bouteroue. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótése, s. m. Dim. de bote.  Petit garçon. Petit garçon. Oun peti bótése, un petit garçonnet. Il Syn. bótète. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótésèkyé, s. m.  Petit gamin. Petit gamin. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótéta, s. f. Dim. de bóta.  Petit soulier. Petit soulier. Kyęnté dzinté bótété l'a i popątse! quels jolis petits souliers a la poupée!  Onglon. È botchyó, è eątsé, è tchyévre, è fąé é è catson l'an dąvwe bótété, les bœufs, les vaches, les chèvres, les moutons et les porcs ont deux onglons à chaque pied. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótète, s. m. Dim. de bote.  Petit garçon. Petit garçon. Il Syn. bótése. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótintchyą, -ąe, adj.  Blessé, qui porte des traces de coups. Blessé, qui porte des traces de coups. De fortin can dédząwé, vën prou ba dé galó°", oun vi hou chapën tó bótintchyą di pēré, au printemps quand vient le dégel, beaucoup  de cailloux descendent [de la montagne], on voit ces sapins tout meurtris par des pierres; l'an écó sti, ó windémąn l'aïe ouncó a fąse tòta bótintchyąe, on l'a battu, le lendemain il avait encore la figure toute meurtrie. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótintchye Blesser. Blesser. v. intr.  Syn. blétchye. Lex. botintchya. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bota, v. a.  Vomir. Vomir. I bote tó chin kyè mëndzé, il rend tout ce qu'il mange; che pop-QĮįon pa bire tąnkyê boton, chon pa contįn, s'ils ne peuvent pas boire jusqu'à en vomir, ils ne sont pas contents. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botole, s. f.  Barrique.f. aussi Gloss. II, 564. Barrique. Terme de cordonnier pour indiquer une espèce de soulier de travail grossière. La chose ayant disparu, le mot n'est connu que des personnes fort âgées. Dans le vieux temps le cordonnier posait cette question aux clients: Fó°" t-e féré è bóté a botole ou a w'escapën? dois-je vous faire des souliers «à barriques» ou «à escarpin»? La première espèce désignait un soulier grossier et fort pour le travail; la seconde désignait quelque chose de plus fin; quand on avait sorti la forme, oun coujié fouŗa è derën, on cousait dehors et dedans, c.-à-d. que la semelle et l'empeigne étaient reliées par une double couture extérieure et intérieure. Voici la description de ce soulier à Evolène: «Les souliers dits «à barriques» se fermaient en arrière au moyen de deux ailettes reliées par des lacets, et ils ne portaient sur le devant aucune couture. La semelle et l'empeigne étaient reliées par une seule couture extérieure. Le talon, large, très bas, s'apercevait à peine.» P. Folionier, Le costume d'Evolène, dans Cahiers val. de Folklore, N° 9, p. 18. Cf. aussi Gloss. II, 564. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótólon, s. m.  Moutard, gosse, courtaud, nabot. Moutard, gosse, courtaud, nabot. ŗ   , ā   ,  ō, °"
Bóton d'ôo Bouton d'or, fleur cultivée. Bouton d'or, fleur cultivée. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boton, s. m.  Vomissement. Vomissement. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bóton, s. m.  Bouton. Bouton. Oun vi pa mè óŗa de hou byo bóton dé óton, on ne voit plus maintenant de ces beaux boutons de laiton.  ŗ   , ā   ,  ō, °"
bóton, s. m.  La partie supérieure de la tige du chanvre où se trouve la semence. La partie supérieure de la tige du chanvre où se trouve la semence. Sti an é bóton dou tsénévó l'an pęskyé pa dé chemin, cette année les «boutons» du chanvre n'ont presque pas de semence.- ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótóną, v. a.  Boutonner. Boutonner. Bótouné pa a tsemijé, il ne boutonne pas sa chemise. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótóné, s. m. Dim. de bóton.  Petit bouton. Petit bouton. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botonįŗe, s. f.  Boutonnière. Boutonnière. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsą, s. m.  Homme qui est bien dans ses affaires. Homme qui est bien dans ses affaires. Sti l'è oun bótsą, l'è oun kyè l'a dé pi deri, celui-ci est bien dans ses affaires, il a des poils au derrière [il a du foin dans les bottes]. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsāa, bótsąrda, adj.  Barbouillé, mâchuré surtout autour de la bouche. Barbouillé, mâchuré surtout autour de la bouche. T'éi bótsārda e-n-ódre, tu es très sale autour de la bouche. S'emploie Substantiv. Radą é ché bótsāa! regardez donc ce barbouillé! Par anal, le mot désigne une vache ou un bœuf tacheté irrégulièrement sur le mufle. Bótsārda, nom de vache. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsache Gelée de pommes. Gelée de pommes. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsąche, s. f.  Pomme sauvage dont on fait du cidre. Pomme sauvage dont on fait du cidre. Nó vajįn arémachą é bótsąché pó féŗ'ó potchye, nous allons ramasser les pommes sauvages pour faire le cidre. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsachyę, s. m.  Pommier sauvage produisant les bótsąche (Malus communis Lam.,-silvestris Miller). Fully, botsachai. Pommier sauvage produisant les bótsąche (Malus communis Lam.,-silvestris Miller). Fully, botsachai. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótsardą, v. a.  Barbouiller le visage, partie, autour de la bouche. Barbouiller le visage, partie, autour de la bouche. T'éi tó bótsardą, tu es tout mâchuré.  V. r. Se salir autour de la bouche, le visage. To cha pa mëndjyę chën té bótsardą, tu ne sais pas manger sans te barbouiller le visage. | Į Provençal boucharda (Mistral). ŗ   , ā   ,  ō, °"
botse Mojeca a botse, littéralement musique à bouche, harmonica. Syn. plus anc. menetri qui désigne aussi le joueur. Mojeca a botse, littéralement musique à bouche, harmonica. Syn. plus anc. menetri qui désigne aussi le joueur. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botsé Poutre horizontale,n. m.  coincée dans le rocher et utilisée pour soutenir le canal d'amenée d'eau au Torrent-Neuf ou Vieux-bisse, spécialt au lieu-dit é Brinwiré, les Branlires. Lex. botse, botsele. Poutre horizontale,n. m.  coincée dans le rocher et utilisée pour soutenir le canal d'amenée d'eau au Torrent-Neuf ou Vieux-bisse, spécialt au lieu-dit é Brinwiré, les Branlires. Lex. botse, botsele. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botse  Bûchette enfoncée dans un pré lorsqu'on jouait au couteau ; celui qui perdait devait la sortir de terre avec les dents. Bûchette enfoncée dans un pré lorsqu'on jouait au couteau ; celui qui perdait devait la sortir de terre avec les dents. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botse   , s. f.  Brin de paille, d'herbe Brin de paille, d'herbe Pour faire sortir un grain de poussière de l'œil, on a la formulette: botse, botse, foura de rl'we \ Notre-Dąma derën ën rl'we, brin, brin, sors de l'œil | Notre-Dame, entre dans l'œil. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botse   , s. f.  Brin de paille, d'herbe, fétu, Brin de paille, d'herbe, fétu, ona botse dé pale, un brin de paille.  Bûchette. Terye i botse, tirer à la bûchette; l'a teryą a corta botse, il a tiré la courte bûche, il est mort. Métré a botse, planter une branche à côté d'une borne pour la rendre visible quand on fauche. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botse , s. f.  Bouche. Bouche. Ne se rencontre que dans le prov. (L. 135): botse kyè ou | vintró kyè pou, bouche: ce qu'elle veut | ventre: ce qu'il peut (on mange gloutonnement et ensuite on ne peut le digérer). ŗ   , ā   ,  ō, °"
botsele, s. f.  Bûchette de bois enlevée par la hache. Bûchette de bois enlevée par la hache. Va kyeŗį cąkyè botsęlé dé bó°" pó fér'a sën-na, va chercher quelques bûchettes de bois pour cuire le souper.  Prov. I botsęle chouté pa rlwin dou tron, la bûchette (l'éclat) ne saute pas loin du tronc («tel père, tel fils»). buschille «petit morceau de bois» est afr. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botselon, s. m. Dim. de botsęle.  Petite bûchette, petit morceau de bois. buchillon est SR vieilli. Petite bûchette, petit morceau de bois. buchillon est SR vieilli. ŗ   , ā   ,  ō, °"
botselóné, s. m. Dim. de botselon.  Très petite bûche, tout petit morceau de bois. Très petite bûche, tout petit morceau de bois. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bótson (a). Voy. abótson. Penché la face contre terre Penché la face contre terre ŗ   , ā   ,  ō, °"
bou   , s. m.  Etable, écurie. Etable, écurie. I bou di ątsé, l'étable à vaches; i bou dou mówé, l'écurie du mulet; i bou di fąé, l'étable à moutons. L'aire du mot est surtout le Valais et la Savoie. Cf. Gloss. II, 438, et carte 442. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bou (a) , loc. adv.  Au bout. Au bout. A bou dou tin paéŗąn prou tó chin kyè dion, avec le temps, ils payeront bien tout ce qu'ils doivent. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bou (a) . Voy. abou. En chaleur En chaleur ŗ   , ā   ,  ō, °"
bou , s. m.  Corps [de la chemise]. Corps [de la chemise]. I bou da tsemijé l'è fé, ma té fó°" ouncó métré è mąndzé, ó plastron é a tseęse, le corps de la chemise est fait, mais il te reste à mettre les manches, le plastron et le col. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bouąche, s. f.  Eruption au visage, bouton. Eruption au visage, bouton. Fó°" pa grata é bwąché, apréi i venyon dé grou mawan, il ne faut pas gratter les boutons, sinon ils deviennent de gros clous. Comme on le voit, mawan désigne une bwąche plus développée. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bouatęche, s. t. Dim. de bouąta.  Petite fille. Petite fille. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bouda, v. n.  Retentir, faire un bruit sombre.  Retentir, faire un bruit sombre.  Prov.  (L. 40)  Can boude tan i tenęró déeąn kyé venyęche i plodze, vën pa, quand le tonnerre gronde tant avant que ne vienne la pluie, elle ne vient pas. Dans ce sens, on emploie couramment re-boudą ou roun-ną. Voy. ces mots. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudale Entrailles en parlant des animaux.Var. bodalé. Nendaz: borbàle Entrailles en parlant des animaux.Var. bodalé. Nendaz: borbàle ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudąle, s. f.  Intestins. Intestins. || Syn. bó°"lerą, bwéi ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudjyąe, s. f.  Marche, course. Marche, course. Di chela tanky'ou Tsateoyé l'a 'na bona boudjyąe, d'ici au Châtelet il y a une bonne course. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudjyę, v. n.  Bouger. Bouger. I boudzé pa méí, il ne bouge plus (se dit d'un malade qui ne quitte plus le lit ou la chaise); oun vi pa boudjyę ona fole, on ne voit pas bouger une feuille (se dit quand il fait un temps étouffant, sans le moindre courant d'air); avwéi sta tsaōo è rejën van boudjyę, avec cette chaleur les raisins vont «bouger» (se développer). || Se démener. Sti an avwéi ha crwēe prįja l'è è moundó kyé van boudjyę, cette année, avec cette récolte de misère, les gens vont se démener.  Marcher. I peti cómįnsé a boudjyę, le petit commence à marcher. Dans ce sens on dit aussi boudjyę méimó, marcher seul. Il V. a. Remuer. T'a boudjyą a tabla, tu as remué (ou touché) la table. Il En afr. et chez Molière encore bouger s'emploie comme v. actif et réfléchi. Voy. Littré bouger. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudzó, adv.  En foule, plein de. En foule, plein de. Viãon pacha boudzó ba pé Chyoun, on voyait les gens descendre en foule à Sion. Très souvent boudzó est précédé de tó «tout». L'è tó boudzó dé mótsé derën pé ó pįló, c'est tout rempli (on ne voit que bouger) de mouches dans la chambre. Dé dzò dįnche l'è tó boudzó dé chįtó iną i mêin, des jours semblables, il y a de nombreux faucheurs dans les mayens. || Dérivé de boudjyę. ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudzon Coléoptère nuisible à élytres noirs du genre charançon. ( ! et non puceron).  Coléoptère nuisible à élytres noirs du genre charançon. ( ! et non puceron).  ŗ   , ā   ,  ō, °"
boudzon, s. m.  Puceron. Puceron. Oun vi pa kyé dé boudzon pé è folé di tsó°", on ne voit que des pucerons sur les íeuilles des choux. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bouęea, s. f.  Lessive. Lessive. Démąn ché fé byo tin n'aŗįn a bwęea, demain s'il fait beau temps nous aurons la lessive. Les différents actes de la bouęea sont: mólę (tremper), acheta (asseoir, disposer le linge dans le cuvier), meną (lessiver), cówą (couler), bweeą fouŗa (rincer), épantchyę (étendre), rétrįndre (retirer). ŗ   , ā   ,  ō, °"
bougralę, v. a.  S'occuper de petits riens, de menus travaux manuels. Sens toujours péjoratif. S'occuper de petits riens, de menus travaux manuels. Sens toujours péjoratif. Oun cha pa chin kyé pou bougralę tò ò dzò ba pé ha ó°"ta, on ne sait ce qu'il peut tripoter dans ce trou. || Dérivé de bougró. ŗ   , ā   ,  ō, °"
bougraleŗį, s. f.  Petits riens, tripotage. Petits riens, tripotage. Pou rin méi tralę, fé dé bougraleŗį dįnche, il ne peut plus travailler, il s'occupe à de petits riens.
bougramįn, adv.  Fort, très, beaucoup. Fort, très, beaucoup. To arouwé bouġramįn tāa, tu arrives bien tard.
bougreŗį, s. f.  Mauvais tour, bêtise, mot drole. Mauvais tour, bêtise, mot drole. Chin chon dé canąlé kyé fan rin kyé dé bougreŗį, ce sont de ces types que ne font que des mauvais tours; l'a-t-e de i gróoucha dé bougreŗį? la grand-mère a-t-elle dit des mots drôles?
bougró, bougra, s. m. et f.  Bougre, bougresse. Terme injurieux sauf dans la loc. oun bon bougró, un bon diable. Bougre, bougresse. Terme injurieux sauf dans la loc. oun bon bougró, un bon diable. Bougra dé chaŗonye kyé t'éí : fameux coquin que tu es! bougró dé tącó imbécile que tu es! Ha bougra dé tchyévra ! cette satanée chèvre !
bouįa, s. f.  Bouse de vache. Bouse de vache. Dan j-oun tin oun rémachaé è boujé chèkyé avwéi ona ondze pęrtse, autrefois on ramassait les bouses sèches qu'on enfilait avec une longue perche. Il Terme injurieux. T'éí rin kyé 'na groucha bouja, tu n'es qu'un homme de rien.-
bouijye Boiser.v. tr.  V. rebouijye, boiser à nouveau (et non boiser). Lex. bouijeri. Boiser.v. tr.  V. rebouijye, boiser à nouveau (et non boiser). Lex. bouijeri.
bouite, s. f.  Boîte. Boîte. Ona bouite dé mótsété, une boîte d'allumettes; ona bwite de sardine, une boîte de sardines; ona bwite dé mótra, une boîte de montre; i bwite dou róôdzó, la boîte de l'horloge, boîte haute et étroite qui enferme l'horloge, ne laissant voir que le cadran et le pendule. L'orifice de l'étang par où s'écoule l'eau (une ou deux ouvertures) que l'on bouche avec des poutres, w'étan di Roché l'è ouncó byin préeon outra bwite, l'étang des Rochers est encore bien profond à l'endroit de l'orifice. Dans les tonneaux la bwite est l'ouverture du tonneau et la planche qui la ferme. Dans la roue bwite désigne la partie qui reçoit l'essieu.
bouitéta, s. f. Dim. de bouite.  Petite boîte. Petite boîte.
bouitou, -touja, s. et adj.  Boiteux. Boiteux.Prov. O`n-atrąpé méí vitó oun mintōo ky'oun bwitou, on attrape plus vite un menteur qu'un boiteux.Syn. clópó.
boują, v. n.  Bouser, évacuer de la bouse. Bouser, évacuer de la bouse. I ątsé wéi boujé pa derën a tseną, cette vache n'évacue pas dans le canal, on prononce aussi bóją.
bouló, s. m.  Grosse bille pour jouer. Grosse bille pour jouer.
boun  bon Voy. s. v. bon. bon Voy. s. v. bon.
boundzó, s. m.  Bonjour. Bonjour. L'a pacha déc°"té mé é l'a pa de boundzó, il a passé à coté de moi et ne m'a pas dit bonjour; vó baléré ó boundzó a waou, vous donnerez le bon jour à l'oncle.
bousó, bousa, adj.  Asthmatique. Asthmatique.
boutchya, s. f.  Ecurie remplie, contenu d'une étable. Ecurie remplie, contenu d'une étable. ona boutchya dé béwé armąlé, une étable remplie de beau bétail. 11 Par ext. Famille nombreuse réunie: kyënta boutchya dé moundó! quel tas de gens!
boutse, s. f.  Hutte , abri, I   boutse désigne particulièrement, la hutte qui sert d'abri à Ninda de Savièse au partechyou, employé chargé du partage de l'eau du Torrent-Neuf .Ce mot ainsi que boutson sont des dérivés de bou «écurie, étable».
boutse, s. f.  Hutte, petite construction servant d'abri, spécialement hutte servant d'abri aux cochons dans les hauts alpages. Hutte, petite construction servant d'abri, spécialement hutte servant d'abri aux cochons dans les hauts alpages. Can fé dé hou brote tin, è catson van che rédondą derën pé è boutse, quand il fait de ces vilains temps, les cochons vont se réfugier dans leurs huttes;wéi l'aie déeąn ona boutse pó dromį i j-atséŗó°", il y avait là autrefois une hutte qui servait aux bergers de refuge pour la nuit.
boutson, s. m.  Ecurie pour les cochons, moutons, etc. Ecurie pour les cochons, moutons, etc. Le boutson est un petit bâtiment de forme carrée à toit à deux pentes, et qui comprend deux pièces: le cramò, situé à l'arrière, où l'animal se tient pour manger et se reposer, et l'avant ouvert à l'air où il prend ses ébats.
boutsóna, s. f.  Ecurie remplie, contenu d'un boutson. Ecurie remplie, contenu d'un boutson. Che pou vįndré óŗa tó ha boutsóną, l'aré d'ardzįn a ponyatą ! s'il peut vendre maintenant toute cette bande de cochons, il en aura de l'argent à brasser !
boutsóné, s. m. Dim. de boutson.  Petite étable à cochons, moutons, etc. Petite étable à cochons, moutons, etc.
bouwą , v. n.  Beugler, mugir, en parlant du taureau et du bœuf. Pour la vache on emploie brama Beugler, mugir, en parlant du taureau et du bœuf. Pour la vache on emploie brama Ché l'è oun brote botchyó, bouwé tó ó tin, c'est un vilain bœuf, il mugit continuellement. Par ext. Gronder, réclamer à cor et à cris, ąche ó pye bouwą, aréitéŗé apréi, laisse-le crier, il cessera après [un moment].
bouwa, s. f.  Beuglement, cri du taureau et du bœuf. Pour la vache on dit bramąe. Beuglement, cri du taureau et du bœuf. Pour la vache on dit bramąe. I botchyó fajįé dé brote bouwë, le taureau poussait de forts beuglements. || Par ext. Gronderie, réclamation. I métra l'a fé 'na bouwa kyé ché conté, le «métrai» a fait une gronderie qui compte.
bówa, s. f.  Boule. Boule. I bówa di gyele, la boule du jeu de quilles; dzowe ā bówa, jouer à la paume.
bówatęn, s. m.  Bulletin officiel. Bulletin officiel. L'a pacha ou bówatën, l'è derën ou bówatën, il a passé dans le bulletin, il est dans le b., son nom s'est trouvé dans les commandements de payer ou parmi les noms de ceux qui ont donné acte de défaut de biens. 
bówatęn, s. m.  Droit d'eau pour l'arrosage des vignes avec le bisse de Lentine; le vigneron reçoit un bulletin lui indiquant la quantité, le jour et l'heure de l'arrosage. Droit d'eau pour l'arrosage des vignes avec le bisse de Lentine; le vigneron reçoit un bulletin lui indiquant la quantité, le jour et l'heure de l'arrosage.
bówéta, s. f. Dim. de bówa.  Petite boule, boulette. Petite boule, boulette. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
bowi   , s. m. Champignon dur qui croît sur le bois, comme la langue de bœuf. bowi   , s. m. Champignon dur qui croît sur le bois, comme la langue de bœuf. É j-infan fan dé bówé avwéi é bowį, les enfants font des balles à jouer avec les champignons durs; pó arétą ó chan l'a rin ky'a rapą de bowį dé tsānyó é métré chou, chin aréité dri, pour arrêter le sang [d'une blessure], il n'y a qu'à râper des champignons de chêne et à appliquer [cette poudre] sur la blessure, cela arrête [le sang] tout de suite. Du lat. boletus qui a donné l'afr, bolei; romanche, bullius.
bowi  s.m. Prune ronde de la grosseur d'une reine-claude, assez indigeste.  Prune ronde de la grosseur d'une reine-claude, assez indigeste. 
bowi, v. a.  Faire fermenter, distiller. Faire fermenter, distiller. Nó ënpliéŗįn ha boche pó bowį ó moscą, nous emploierons ce tonneau pour faire fermenter le muscat. Fermenter. I potchye coué déeąn kyè bowi va dè mi dé tin, le cidre cuit se conserve plusieurs mois avant de fermenter; bowe i vën, le vin fermente. Du lat. bullire.
bowïa, s. f.  Bouillie, Bouillie, ona bowia dé pówinta, une bouillie de polenta. Boue, limon. Apréi ha plodze venyie ba pé vāé ona bowia! après cette pluie il descendait par le chemin une énorme quantité de boue.
bówindjyè, -djyęŗe, s. m. et f.  Boulanger, boulangère. Boulanger, boulangère.
bowindzeŗi, s. f.  Boulangerie. Boulangerie.
bowįte, s. f.  Fermentation. Fermentation. Tóté é tsó°"jé fan 'na bowįte, i fin achebën, adon ch'acharté myó, toutes les choses font une fermentation, le foin également, alors il se tasse mieux.
boyachéta, s. f. Petit bouton, petite éruption au visage. Dim. de bwąche.   Dim. de bwąche. Petit bouton, petite éruption au visage.
bracalon, s. m.  Brouillon, propre à rien, homme qui manque de parole. Brouillon, propre à rien, homme qui manque de parole. T'a tó prometou é t'a rin tenou t'éi rin ky'oun bracalon, tu as tout promis, tu n'as rien tenu, tu n'es qu'un « bracaillon ». Ce mot a obtenu, en son temps, un regain de vie de l'histoire de Jean Bracaillon, qui a paru dans le «Messager boiteux de Berne et Vevey».
brachéé, v. a.  Porter avec les bras. Porter avec les bras. Tó ché fin kyé to vi a grandze, n'ën brachéa ina nó, tout ce foin que tu vois dans la grange, c'est nous qui l'avons monte par brassées. || A Grimisuat le v. brachéé signifie égal, «faire les brassées avec le râteau pour les mettre en fache || L'afr. a braçoyer «agiter les bras».
bracheouwa, s. f.  Bretelle généralement de cuir, qqf. d'étoffe ou d'osier pour porter la brante, la hotte, etc. Bretelle généralement de cuir, qqf. d'étoffe ou d'osier pour porter la brante, la hotte, etc. Pó porta a brįnta fó°" kyé ęché dé bóné bracheouwé, pour porter la brante, il faut qu'elle soit munie de bonnes bretelles. 11 Dérivé de bréi.
brachįta, s. f. Dim. de brachyą.  Petite brassée; Petite brassée; ona brachįta dé folé, une petite brassée de branches feuillues.
brachyą, s. f.  Brassée, Brassée, ona brachyą dé fin, une brassée de foin: c'est une quantité de foin qu'on peut tenir entre les deux bras étendus; il en faut douze pour une charge (fachę).
brachyere Brassière, chemise pour bébé, n. f.  Brassière, chemise pour bébé, n. f. 
bracouni Braconnier. n. m.  Syn. tsasyqu batâa. Braconnier. n. m.  Syn. tsasyqu batâa.
brāé , s. f. pl.  Partie du harnais Partie du harnais qui descend derrière les cuisses du mulet ou du cheval pour retenir le char dans une descente, avaloire. Il Du lat. braca «braie».
brāé , s. f. pl.  Poutre  Dans les anciens pressoirs, grosses poutres fixées entre les «reins» et supportant l'«écouvre»; ce sont les «colonnes» du pressoir.
brāja, s. f.  Braise. Braise.
brajį, s. m.  Brasier. Brasier.
braląe, s. f.  Cri, gronderie. Cri, gronderie. Fajįé dé braléi ky'o-n-avouejįé tąnkyè ba a Countį, il poussait des cris qu'on entendait jusqu'à Conthey. braillée «grand cri, braillement» est SR et savoyard.
brale, v. n.  Brailler. Brailler. T'a prou bralą sti có°", repouja té óŗa, tu as assez braillé cette fois, repose-toi maintenant; tsąnton pa, bralon, ils ne chantent pas, ils braillent.
braléŗéí, s. m.  Braillard.  Braillard. S'to pou féŗé cló°"ré gordze a ché braléréi, t'aŗéí d'amerętó, si tu peux fermer- la bouche à ce gueulard, tu auras du mérite.
brama, v. n.  Mugir, en parlant de la vache. Mugir, en parlant de la vache. È eatsé ch'ën-nouon ba ou bou, brąmon tó ó dzó, les vaches s'ennuyent à l'écurie, elles mugissent toute la journée.  Par ext. Crier, hurler, en parlant des personnes. I réjyan wéi l'è méí bon pó brama kyé pó ënsényé, ce régent sait mieux crier qu'enseigner. || Du germ, brammon «mugir».
bramachį, s. m.  Brâme-soif . Brâme-soif . Celui qui réclame toujours à boire. L'è adri oun bramachį, trąlé pa 'na tsó°"ja é démandé tòrdzó a biŗe, c'est vraiment un «bramesoif», il ne travaille point et demande toujours à boire.
bramadzōo, s. m.  Gueulard. Gueulard.
bramāe, s. f.  Cri de la vache, mugissement. Hurlement, gronderie. Cri de la vache, mugissement. Il Hurlement, gronderie.
bramafan, s. m.  Celui qui demande toujours à manger. Celui qui demande toujours à manger. Kyën brote bramafąn ché có°"wan! quel vilain «bramefaim» que ce mendiant!
braméŗéi, s. m.  Celui qui crie beaucoup ou toujours. Celui qui crie beaucoup ou toujours. Pou to pa resta kïa, brote braméŗéi kyé t'éi, ne peux-tu pas rester tranquille, vilain gueulard que tu es! L'a pa oun plo braméŗéi kyé ché, il n'a pas son pareil pour crier.
brāmįn, adv.  Bel et bien. Bel et bien. Can nó l'atinjįon pa méí, l'è brāmįn enou, quand nous ne l'attendions plus, il est bel et bien arrivé.
brāmįn, adv.  Passablement, assez, suffisamment. Passablement, assez, suffisamment. L'a ounco fé brāmįn fri sti evêe, il a encore fait assez (bien, passablement) froid cet hiver. Il  Désigne souvent ainsi une surprise agréable; brāmin semble par là être plus proche de son origine («bravement»). Nó iron pa méí dé j-ami di grantin, é bin ché có°" nó j-a brāmįn ënvitą, nous n'étions plus amis depuis longtemps, eh bien! cette fois il nous a bel et bien invités.
bran   , s. m.  Brand ; Brand ; mèche soufrée qu'on brûle dans les tonneaux. Ché vën l'a ó go dou bran, ce vin a le goût du «brand». || D'origine germ.
bran   , s. m.  Quantité d'eau qu'amène un bisse, un torrent. Quantité d'eau qu'amène un bisse, un torrent. Sti an i Torin l'a tòrdzó mena oun grou bran, cette année le Torrent-Neuf a toujours amené une grosse quantité d'eau; arouwé i bran, l'eau arrive.
brancāa, s. m.  Brancard. Brancard. I mówé ch'è ënpwerya é l'a tó brecą é brancāa, le mulet a pris peur et a cassé tout le brancard. Le patois et le fr. loc. se servent du plur.
brancāa, s. m.  Brancard. Brancard.Sorte de brancard qui, à la campagne, remplace le corbillard et est porté par quatre hommes.  Dans l'«argoche» les brancards sont les deux prolonges de bois dont un des bouts traîne par terre et qui supportent la charge.Les deux pièces de bois qui soutiennent un fut sur le char.
brancāa, s. m.  Limonière d'un char. Limonière d'un char.
brąncó, s. m.  Chaise en forme de cage pour apprendre aux enfants à marcher. Chaise en forme de cage pour apprendre aux enfants à marcher. Il 
brąncó, s. m.  Chevalet à deux ou trois pieds sur lequel on place la hotte pour la remplir et la prendre plus aisément sur les épaules. Même origine que brancāa, du lat. branca «patte». Chevalet à deux ou trois pieds sur lequel on place la hotte pour la remplir et la prendre plus aisément sur les épaules. || Même origine que brancāa, du lat. branca «patte».
brandeou, -ouja, adj.  Qui a de longues branches. Qui a de longues branches. L'è pa tan ijya a remâcha è pómé pé hou pomį kyé chon prou brandeou, il n'est pas si facile de ramasser les pommes sur ces pommiers qui ont de si longues branches.
brantse, s. f.  Branche. Branche. Pé è tsānyó é pé è j-òrmó fóbrancāa, s. m. pa écóta é brąntsé trwa a ryon, aux chênes et aux ormes, il ne faut pas couper les branches trop près du tronc.
brantséta, s. f. Dim. de brantse.  Petite branche. Petite branche. Hé brantsété chon bóné pó féŗé dé fachęné, ces petites branches sont bonnes pour faire des fagots.
brąó, brąa,  S. m.  Bon.bonne  È brąó, les bons, par opp. aux mauvais; è brąó chaŗąn réconpinchą é è crwéi chaŗąn poni, les bons seront récompensés, les méchants seront punis. Le mot n'a pas le sens fr. de courageux.
brąó, brąa, adj.  Brave, honnête, qui se conduit bien Brave, honnête, qui se conduit bien. È moundó óŗa chon rin méí brąó, aujourd'hui les gens ne sont plus honnêtes; hou chon nète dé brąé dzin, ce sont de très braves gens; chon hou kyè chon pa brąó kyè ëncló°"jon ba ën préjon, ce sont ceux qui ne se conduisent pas bien qu'on enferme en prison
brąó, brąa, adj.  Gentil. Gentil. Che t'éí brąó, to pou eni avwéi mé, si tu es gentil, tu peux venir avec moi.  
braoŗa, s. f.  Bonnes œuvres, Bonnes œuvres, iré rin tan crwéi, fajìé ouncó byin dé braoŗa, il n'était pas si mauvais, il faisait encore bien des bonnes œuvres; l'a balą męwe fran pó w'é-lįje, e t-e pa ona braoŗa? il a donné mille francs pour l'église, n'est-ce pas une bonne œuvre?
brasą, v. a.  Brasser, remuer. Brasser, remuer. Brasą è cārté, mélanger les cartes; brasą a powįnta, remuer la polenta avec un bâton. Il Brasa ó gatsó, a ni, patauger dans la boue, la neige.
brasabouja, s. m.  Pataugeur. Pataugeur. T'éí égawemin oun bróte brasabouja pó té countchyę dįnché, can l'è rin fōche, tu es tout de même un vilain pataugeur pour te salir de la sorte, quand ce n'est point nécessaire.  Composé de brasą et bouja.
brasāé, s. f.  Grosse quantité d'eau courante. Grosse quantité d'eau courante.
brasagatsó, s. m.  Instrument en forme de petite pelle tordue pour faire le mortier. Instrument en forme de petite pelle tordue pour faire le mortier. I peti bótchyó wéi cha ouncó pa byin ënpléé ó brasagatsó, ce petit porte-mortier ne sait pas encore bien manier sa pelle. Pataugeur. T'éí oun brote brasagatsó, é apréi to netįé pa chowemįnté è bóté, tu es un vilain pataugeur et après tu ne nettoies pas même les souliers.
brasamêrda, s. m.  Gâte-métier. Gâte-métier.
brasamêrda, s. m.  Qui patauge dans la saleté.  Qui patauge dans la saleté. 
braseŗį, s. f.  Brasserie. Brasserie.
brasōo, s. m.  Brasseur. Brasseur.
brasouwa, s. f.  Matière détrempée, brassée. Matière détrempée, brassée. I coméi l'è ona brasouwa dé cocon é dé faŗena pó feŗ'è crépéi, le « corné » est un mélange de farine et d'œufs brassés pour faire les omelettes.
bravo ! interj.  Bravo! Bravo!
bréą, s. m.  Pain au lait, oblong et mince, fait par les pâtissiers. Pain au lait, oblong et mince, fait par les pâtissiers. Cf. Troistorrents «brayon, miche de pain blanc».Du germ. *brekan «briser», qui a donné l'afr. broyer «feuilleter (la pâte)», norm, brier «pétrir la pâte avec la brie»; nfr. pain broyé, brayé» (pain) ouvert, écrasé dans le sens de la longueur».
brécą Casser, briser Casser, briser : ómó é i féna a tsouson bréca : homme et femme a chausson brisé (  vivant maritalement ) .
brécą Casser, briser  Casser, briser . De l'all. brechen. Expr. A tó breca, à tout casser.
bréca , s. f.  Instrument pour broyer le chanvre. Broie ou maque, instrument pour briser les tiges de chanvre, composée d'une partie mobile à charnière qu'on fait frapper sur les rainures de la partie inférieure. Il ne faut pas confondre la bréca avec la trakyéta, instrument plus fin et plus perfectionné qui achève le travail commencé avec la bréca. Aujourd'hui le bruit du chanvre écrase et broyé par ces deux instruments n'est presque plus qu'un souvenir; la culture du chanvre a presque disparu de Savièse.
bręca, s. f.  Morceau, fragment, en particulier, tesson, éclat, débris. Morceau, fragment, en particulier, tesson, éclat, débris. L'a achyą tsęré ó dólon é l'è parti ën męwe brekyé, il a laissé tomber le pot qui est «parti» en mille morceaux.  Menu morceau quelconque. N'ën pa 'na breca dé pan, dé bóou, dé wąn-na, nous n'avons ni pain, ni bois, ni laine; pa 'na breca est arrivé ainsi au sens de «rien»: i vi pa 'na breca, il ne voit rien; vën pa 'na breca d'éivwe ou tórįn, il ne vient pas une goutte d'eau au torrent. |[ Ces emplois se rencontrent souvent dans le fr. pop. de la SR.
brecą, v. a.  Casser, briser. Casser, briser. Brękyé è fénéitré a có°" dé galó°", il brise les [vitres des] fenêtres à coups de pierres; é j-infąn bręcon tòte, les enfants brisent tout.  Déranger. L'è brecą i róódzó, l'horloge est dérangée.
brécą, v. a.  Maquer, broyer la tige du chanvre sec avec la bréca, écanguer Maquer, broyer la tige du chanvre sec avec la bréca, écanguer. N'ën pa pochou bréca ó tsénévó tank'óŗa, nous n'avons pu écanguer le chanvre jusqu'à présent.
brecąle, s. f.  Petite chose insignifiante, menu travail. Petite chose insignifiante, menu travail.
brecalę, v. n.  Faire des travaux insignifiants, bricoler. Faire des travaux insignifiants, bricoler.
brecaleŗi, s. f.  Menu ouvrage, raccommodage, bricolage. Menu ouvrage, raccommodage, bricolage. Syn. de brecąle.
brecalōo, s. m.  Ouvrier qui vâque à de petits travaux. Ouvrier qui vâque à de petits travaux. Chon rin dé bon j-ovrį, chon dé hou brecalōo kyé nyoun ou prįnde, ce ne sont pas de bons ouvriers mais des bricoleurs que personne ne veut prendre.
brechacą, s. f.  Contenu du bissac (brechąkye). Contenu du bissac (brechąkye). Pąrton amou pé è mein avwéi dé brechakyéi dé eąnda, ils montent dans les mayens avec des bissacs pleins de vivres.
brechakye Vaurien, homme sans volonté et surtout mal habillé. Kyënta brechakye dé moundó ! quel vaurien !  Vaurien, homme sans volonté et surtout mal habillé. Kyënta brechakye dé moundó ! quel vaurien ! 
brechąkye, s. f.  Bissac. Bissac. «Sorte de sac de grosse toile, rayé de bleu et de blanc, qui se ferme au moyen d'un cordon passé dans des boucles et que l'on porte sur le dos ou dans une hotte, on y met des provisions de bouche, du pain, du fromage, du vin, etc.» (od.). Pó aą ba i vęnyé è Chavyejąn prįnįon a brechąkye é a patęle, pour aller travailler aux vignes, les Saviésans prennent le bissac et la «barille».
brechąkye, s. f.  bissac; bissac; le bissac a diminué depuis quelques années et il tend à disparaître. Il est remplacé par le sac des touristes plus moderne et plus commode à porter. Il Du fr. havresac, «pris pour un féminin ensuite de la soudure de l'a initial avec VI de l'article» (Gabbud et Gauchat, .Bull. VII, 1908, p. 8).
brechakyéta Petit bissac, petit sac à provisions.n. f. Dimin. de brechakye.  Lex.brechaca. Petit bissac, petit sac à provisions.n. f. Dimin. de brechakye.  Lex.brechaca.
breche, s. f.  Rien  Rien . Subst. qu'on ne rencontre que dans l'expr. l'a pa breche, il n'y a rien.
breché, s. m.  Berceau : terme de construction. Terme de construction: è breché, les «berceaux», sont les poutres alternant avec la maçonnerie et formant le plancher d'une «salle» ou le plafond d'une cave. Il Du lat. bertiare «bercer», qui a donné en afr. berçuel, puis berceau.
breché, s. m.  Berceau. Berceau. I popoun drome derën ou breché, le poupon dort dans le berceau. 
brechyą, s. f.  Ensemble des poutres Ensemble des poutres alternant avec la maçonnerie et formant le plancher des « salles» ou le plafond des caves, des remises, etc. N'en ouneó pa ^an for ni a brechyą da chąoua, nous n'avons pas encore tout à fait termine le plancher en berceau de la «salle».
brechye, v. a.  Faire un plancher  Faire un plancher en établissant de grosses poutres parallèles et dont les espaces sont remplis de mortier et de pierres. I plantchyą da chąwa l'è brechyą, le plancher de la «salle» est en «berceau ».
bregadjyè Brigadier. n. m.  Brigadier. n. m. 
bregąn, s. m.  Brigand. Brigand.
bregandą Brigander, piller.  Brigander, piller. 
bregandą, v. n.  Briser. Briser. L'an tó bregandą pé mijon, ils ont tout brise dans la maison.
bregandādzó, s. m.  Brigandage. Brigandage.
bréí, s. m.  Bras  Bras . On appelle en général bréí tout ce qui a quelque rapport avec ce membre: è bréi dou borgó (v. ce mot), les deux branches de bois qui, dans le rouet, supportent la broche sur laquelle on enfile la bobine; è bréi di brāé dou trwe, les deux poutres latérales qui s'appuient contre les colonnes des anciens pressoirs. Poutres soutenant les « colonnes » (v. cóóna) du faîte d'un bâtiment.
bréí, s. m.  Bras. Bras. L'a pa dé fõche ou bréí dri, il n'a pas de force au bras droit; t'è jou amou mountąnye avwéi dó°" j-infąn pé bréi, elle est allée à la montagne avec deux enfants par bras [malgré l'embarras causé par quatre enfants]; l'a rin ky'è bréi, il n'a que ses bras pour ' toute fortune; ha l'è itą i bréí dri de ha póouŗa marin-na, elle a été le bras droit, le soutien, de cette pauvre femme.
breįówą   , s. f.  Quantité de châtaignes rissolées en une fois Quantité de châtaignes rissolées en une fois. L'an prépara ona brejówą dé tsatąnyé, ils ont préparé une «brisolée» de châtaignes.Fig. Volée de coups: to atrąpé ona brejówa, tu reçois une volée de coups.
bréitse, s. f.  Débris produit par une brisure, très petit morceau. Débris produit par une brisure, très petit morceau. Dri kyé l'a jou chara a din avwéi é tenąlé, l'a choutą tó pé bréitsé, aussitôt qu'il a voulu serrer la dent avec les tenailles, elle a sauté toute en petits morceaux; t'a ^to,u via 'na bréitse a tacha, tu as ébréché un peu cette tasse.
brejolou, s. m.  Poêle garnie de petits trous servant à rissoler les châtaignes. Poêle garnie de petits trous servant à rissoler les châtaignes.
brejową   , v. a.  Rissoler, rôtir, griller. Se dit des châtaignes rôties dans leur peau. Rissoler, rôtir, griller. Se dit des châtaignes rôties dans leur peau.
brekyé, s. m.  Briquet. Briquet. Dan ó tin falįé ai ó brekyé é a pera dou fwa pó ënprind'ó fwa, autrefois il fallait avoir le briquet et la pierre à feu pour allumer du feu.
brekyéta   Charbon en forme de brique. Charbon en forme de brique.
brekyéta, s. f. Dim. de bręca.  Petite quantité. Petite quantité. Faŗį myó dé vįndré ha brekyéta dé bën é d'aą ën dzornia, il ferait mieux de vendre cette petite quantité  de  bien  et  d'aller  travailler à la journée; ona brekyéta dé vénindze, une très petite vendange.-
brelou, -louja, adj.  Fragile. Fragile. Hé wésé vawion rin, iron trwa breloujé, ces ardoises ne valaient rien, elles étaient trop fragiles. Syn. brįló; le contraire de brelou est oman «flexible».
brën, s. m.  Brin. Brin. Oun vi dé mosyōo é dé damé kyé chochon d'éivwe avwéi oun brën dé pale, cómin nó fajįon nó can nó iŗon gamin, on voit des messieurs et des dames qui sucent de l'eau avec un brin de paille, comme nous faisions quand nous étions petits. Débris de foin, de paille, de bois. Chin l'a balą ó ƒwa ou brën, cela a mis le feu aux débris. S'emploie au figuré pour «mis le feu aux poudres».  Petite quantité. Fé pa oun brën dé traó tò ò dzò, il ne travaille pas du tout la journée entière.  Reste, héritage, tradition. L'è réstą oun brën da chenegóouda ba ën ché brote cwën, il est resté un peu de la chenegó°"da dans ce vilain coin (les gens y sont méchants et grossiers).
brenye Mettre en désaccord, semer la zizanie dans une affaire. Par ext.  Mettre en désaccord, semer la zizanie dans une affaire. Par ext. 
brenyę, v, a.  Entortiller, mêler, en parlant de fil, cheveux, etc. Entortiller, mêler, en parlant de fil, cheveux, etc. I tsąte t'a meŗó°"wą avwéi ó cromechéi é l'a tó brenyą ó fi, le chat s'est amusé avec le peloton et il a tout entortillé le fil; pęnye té, t'a é pi tó brenyą, peigne-toi, tu as les cheveux tout emmêlés. || Le mot est dérivé de brën «brin».
brenyon, s. m.  Débris de foin. Débris de foin. È eątsé ąn-mon prou è brenyon, les vaches aiment bien les débris de foin; ché fin che frįjé tòte é bąlé rin kyé dé brenyon, ce foin se brise (s'émiette) et va tout en débris.Dérivé de bren «brin».
brenyósą, v. a.  Embrouiller, enchevêtrer, emmêler, Embrouiller, enchevêtrer, emmêler, óŗa oun vi dé hé damé kyé l'an a móda dé ŗin porta dé tsapéi é dé tó brenyósą è pi, maintenant on voit de ces dames qui ont la mode de ne point porter de chapeau et de mettre les cheveux tout en désordre; l'è rin ijyą a chéé can ha êrba l'è tóte brenyósąe, ce n'est pas commode de îaucher quand l'herbe est tout emmêlée.
brenyóseŗi, s. f.  Mélange, désordre. Mélange, désordre. Hou moundó rétrįnjon rin, achon tòte a trèêe pé ó piló, l'è ona brenyóseŗi kyè l'è afrou, ces gens ne mettent rien en place, ils laissent tout en désordre dans la chambre, c'est un pêle-mêle épouvantable.
breséi, s. m.  Gaufre.  Gaufre. Oun fé dé breséi pó è béwé féité é pó aą amou a Chën-Djyan é ba a Fólé, on fait des «bricelets» pour les grandes fêtes et pour aller [en pèlerinage] à la Saint-Jean [Salquenen] ou à Fully [à la Saint-Symphorien].
bretętse, s. f.  Galerie . Galerie . On désigne par ce mot un espace situé sous le toit des granges que l'on obtient en établissant une espèce de plancher, on y met habituellement des fagots de branchage, des perches, des planches, etc. hou ouan chon itą ëntétchyą catr'an iną pé ona bretętse, iron prou chèkye, ces planches ont été entassées pendant quatre ans dans une «bretèche», ils étaient assez secs.
brétéwa, s. f.  Bretelle. Bretelle. È brétéwé di pantawon, les bretelles du pantalon.
brétson, s. m. Dim. de bréitse.  Menu morceau, petite quantité Menu morceau, petite quantité. L'an t-e prósédą ëntò ché brétson d'ardzįn! quel procès autour de ce peu d'argent!
briācó, -āca, adj. et s.  Turbulent, brusque, rude, étourdi. Turbulent, brusque, rude, étourdi. O-n-ąnmé pa tan hou brote briācó pô trāle, on aime pas tellement ces vilains tous pour le travail. || Du lat. ebria-cus «enivré» qui a donné l'it. briaco; Montana briāco, Vionnaz briake, Hérémence briaco, Grimisuat id.
brijoulou, brijoulouja  Friable. adj.  Friable. adj. 
brijyè, s. m.  Roche ardoisière blanche très friable. Roche ardoisière blanche très friable. L'è rin 'na bóna caryęre, l'a prou dé brijyè é pó°" de pēré, ce n'est point une bonne carrière, il y a beaucoup de «brisier» et peu de pierres; i brijyè l'è déstrą bon pó mena pé è venyé, le «brisier» est excellent pour la vigne. Du lat. brisare «briser».
brikye, s. f.   Bribe. Bribe. Ne se rencontre que dans l'expr. ni fonte ni brikye, qui est empruntée à notre fr. pop. et signifie «rien du tout».
briló, -la, adj.  Fragile, peu solide. Fragile, peu solide.Syn. brelou.
brin-óta, v. n.  Branler, chanceler. Branler, chanceler. I ona din kyè brin-óté, j'ai une dent qui branle.  V. a. Remuer. T'a rin ky'a brin-óta a tabla, adon tonme i chopa, tu n'as qu'à remuer la table et la soupe verse.
brinta Contenance de 50 litres.  Contenance de 50 litres. 
brintą  , s. f.  Contenu d'une «brante», «brantée». Contenu d'une «brante», «brantée». I brintą dou fandąn che vindįé tan ky'a nonąnta fran ou tin da gyêra, la « brantée » du fendant se vendait jusqu'à 90 francs au temps de la guerre. Ce mot est attesté pour le Valais central dès 1333: 10 brentayes de merdaffer (Fabrica Ecc. Sed. 1521).
brintą , v. a.  Branter, soufrer (un tonneau), Branter, soufrer (un tonneau), iré dé ven rwįdó brintą, c'était du vin fortement soufré; ó-n-a rin méi dé ven pōo, brįnton hé bóché ky'o.n-atrąpé dri ma a téita pó ó mįndró vęró, on n'a plus de vin pur, on « brante » (soufre) les tonneaux de façon qu'un seul verre vous donne le mal de tête tout de suite.
brįnta, s. f.  Brante.  Brante. C'est un vase de bois en forme de hotte à cloisons étanches pour porter la vendange. Il y a deux espèces de « brante » à vendange: i brįnta a rin, la brante à dos, qui est profonde et plus large dans la partie supérieure qu'au fond; elle sert à transporter au fût le raisin foulé sommairement. I brįnta corta, la brante courte, de moitié moins profonde que la précédente, large au fond et se rétrécissant vers le haut; on la ferme avec un couvercle, on place les brantes courtes, au nombre de cinq ou six, sur les chars pour transporter la vendange de la vigne à la cave ou au pressoir. on les attache aussi, pour le même but? au nombre de deux, une de chaque coté sur le bât. De là également l'exprèssion vieillie: brįnta a tsaą = Vase en forme de petite «brante » pour transporter le lait. Le mot est très répandu dans la région des Alpes, en territoire roman et alémanique.
brinteën,   s. m.     Eau-de-vie.  Eau-de-vie.   De l'all. Branntwein. Le mot est vivant dans les patois, tandis que le fr. pop. brantevin vieillit en SR.
brinti, s. m.  Celui qui durant les vendanges porte la «brante», «brantier». Celui qui durant les vendanges porte la «brante», «brantier». Chon pa rétsasyą è brinti sti an, l'a pa dé vénįndze, les porteurs de «brante» ne sont pas courus cette année, il n'y a pas de vendange.
brinton, s. m. Dim. de brįnta.  Petit seau de forme ovale et qu'on porte à la main par une des douves qui dépasse les autres. Petit seau de forme ovale et qu'on porte à la main par une des douves qui dépasse les autres. I brinton da tëntoŗa dou còrdanyè, di tsapwį, le seau où les cordonniers, les charpentiers préparent et tiennent la couleur.  Par ext. et fìg. Petit homme, petit enfant: ché crwéí brinton, ce bout d'homme.
brintóną, v. n.  Bouger, aller cahin-caha. Bouger, aller cahin-caha. Powié pa brintóną, il ne pouvait se traîner; l'are weji dé brintóną pó arową iną ën Sénin, il aura l'occasion de trottiner pour aller jusqu'au Sanetsch. Celui qui porte une « brante » remplie marche avec précaution et lentement. De là le sens de brintóną.
brin-wą, v. a.  Branler, secouer, remuer. Branler, secouer, remuer. Fó°" pa kyé cacoun brinę-ché a tabla, il ne faut pas que quelqu'un branle la table. V. n. Branler, balancer, osciller, ouŗa fajįé brin-wą mijon, l'ouragan faisait trembler la maison; brin-wą corn'ona cąvwa d'ąnó, branler comme la queue d'un âne; l'è pa ijyą pó émapą è j-ormó can brinwon dįnché, il n'est pas facile de dé-pouiler les ormes de leurs feuilles quand ils branlent ainsi.  Se trimbaler, muser, flâner. Ché l'è oun tręstó ovrį, l'è tòrdzò apréi brinwa pé è vąé, c'est un triste ouvrier, il est toujours à flâner par les chemins.V. r. Se balancer. È j-in-fąn ché brinwon deri a grandze, les enfants se balancent derrière la grange.
brinwabró°"we, s. m.  Flâneur, batteur de pavé (proprement «qui. secoue les vêtements par les chemins »). Flâneur, batteur de pavé (proprement «qui. secoue les vêtements par les chemins »). L'è ouncóméi chela, ché brįnwabró°"we, il est de nouveau ici, ce flâneur.
brin-wąe, s. f.  Secousse. Secousse. Fér'ona brin-wąe, donner une secousse [à un arbre], pour faire tomber les fruits; l'an chacó e-n-ódre ó perį, l'an pa rin kyé balą ona brin-wae ën pachįn, ils ont secoué le poirier en règle, ils ne lui ont pas seulement donné un coup en passant.-
brin-wéŗéí, s. m.  Fainéant, flâneur, museur. Fainéant, flâneur, museur. ën pląche d'aa trale, tò ò dzò ché brin-wéŗéi pé stè ó°"té, au lieu d'aller travailler, voilà ce flâneur toute la journée par ces coins.
brinwéta  s.f. ? ? Membre viril en parlant des enfants. Syn. regyewën.  Membre viril en parlant des enfants. Syn. regyewën. 
brin-wéta, s, f.  Ciboulette. Ciboulette. Va kyeŗį dé brin-wété ba ou cortį pó tsaplą ā chopa, va chercher de la ciboulette au jardin, pour la couper dans la soupe.
brin-wéta, s. f.  Bergeronnette. Bergeronnette. È brin-wété che tęnyon awontchyè ina pé chou ó ti dé w'elįje, les bergeronnettes aiment à se tenir sur le toit de l'église. Dérivé du v. «branler» (la queue).
brinwin, brinwinta Branlant, Branlant, ótą pye via ha étchyéwa brinwinta, ôtez cette échelle boiteuse; i grąndze a rlōo l'è ouncó méi brin-winta ky'i nó°"tra, leur grange est encore plus branlante que la notre.
brin-wó, s. m.  Branle. Branle. Pouwon pa tui balé ó brin-wó e-n-ódre ā gran close, tous ne peuvent pas mettre la grande cloche en branle comme il faut. Par ext. Métré ën brin-wó, mettre en mouvement des gens. Fó°" 'na vwārba pó métré hou į-ovrį ën brin-wó pó a manouŗa, il faut un moment pour mettre tous ces ouvriers en mouvement pour la «manœuvre». Balançoire. È j-infąn l'an fé oun brįn-wó pó che méŗó°"wą, les enfants ont fait une balançoire pour s'amuser. Cette balançoire se compose souvent d'une planche dont le milieu repose sur un tronc d'arbre et qui fait bascule. Fig. Yó voui pa être a brįn-wó chou è bréi di j-ātró, je ne veux pas être en branle sur les bras d'autrui, être à la charge d'autrui.
briówą  v. a.  Transporter avec la brouette. Transporter avec la brouette.
briówa, s. f.  Brouettée. Brouettée. ona briówą dé përé, dé têra, une brouettée de pierres, de terre.
briówé, s. m.  Brouette. Du lat. birotium «char à deux roues». Brouette. Du lat. birotium «char à deux roues».
brisa, s. f.  Diarrhée. Diarrhée. È béitchyé l'an a brisa, le bétail a attrapé la courante; ché kyè l'a ënvintą hé machęné, è pétéŗéi, démądzó kyé l'a pa a brisa sint-an, celui qui a inventé ces machines à pets [motocyclettes], c'est dommage qu'il n'ait pas la courante pendant cent ans. Prov. Fó°" pa ënsényé a caca a hou kyé l'an a brisa, il ne faut pas enseigner à faire leurs besoins à ceux qui ont la diarrhée (sens: ne pas donner de leçons à celui qui connaît le métier). La selle de ceux qui ont la diarrhée.-
brisą, v. n.  Aller à selle, en parlant de celui qui a la diarrhée. Aller à selle, en parlant de celui qui a la diarrhée.
brisąe, s. f.  Excrément produit par une forte diarrhée. Excrément produit par une forte diarrhée.
brįvó, brįva, adj.  Prompt, brusque, fier. Prompt, brusque, fier. Ché moundó l'è brįvó, fó°" pa ó fordjyę, cet individu est fier, il ne faut pas le faire endêver. Cf. Aoste brivo, «qui fait les choses avec précipitation».
bróca, s. f.  Branche de sapin sèche. Branche de sapin sèche. Dé fachęné dé bróca, des fagots de branches de sapin sèches. L'a fé dé trin cómin fowęche enou oun tsową tsardjyą dé bróca, il a fait du bruit comme s'il était venu un cheval chargé de branches de sapin sèches. Le mot existe en provençal au sens de bûchette, baguette, petit bâton. Mistral broco. Cf. le fr. broche, l'it. brocco, brocca.
brocąle, s. f.  Branches coupées et plus ou moins menues. Branches coupées et plus ou moins menues. L'a mena ba da dzōo dé byo chën, pa dé ha brocąle, il a amené de la forêt de belles branches et non de la «brocaille». Provençal broucaio, broucalho, broutilles, bûchettes de bois mort.
broche, s. m.  Brosse. Brosse.
brochyę, v. a.  Brosser. Brosser. To brochéréi ó tsapé déeąn kyé parti, tu brosseras le chapeau avant de partir.Fig. Manger gloutonnement. N'ën metou ona groucha brontsóną dé tsêe chou ó foua é stou dóou l'an tó brochyą, nous avons mis sur le feu une grosse marmite remplie de viande et ces deux ont tout avalé.
bronāa, bronąrda, adj.  Brunâtre, tirant sur le brun. Brunâtre, tirant sur le brun. Can chéi itą iną ou Gran Chën-Bèrną, i you derën a mòrga dé hou mò écótą, tan bronāa, quand j'ai été au Grand Saint-Bernard, j'ai vu dans la morgue des cadavres appuyés contre le mur, et ayant pris une couleur toute brunâtre.
broné, bronéta, adj. Dim. de broun.  Brunet. Brunet. Oun dzin peti tsate broné, un joli petit chat brunet.Cf. Pra Broné, prairies du village de Saint-Germain.
brontchyę, v. n.  Broncher, dévier, faire un faux pas. Se dit des gens et des bêtes. Broncher, dévier, faire un faux pas. Se dit des gens et des bêtes. L'è byin jou tąnkyé ba ou Pon-Nou, ouéi brontse é tchyé ba avoue l'è ó plo préeon, il est bien allé jusqu'en bas au Pont-Neuf, là il fait un faux pas et tombe juste où c'est le plus profond; i mówé wéi, di Chavyęje tanky'ou Tsatéwé brontsé pa, ce mulet ne bronche pas de Savièse au Châtelet. Fig. Faire une faute, une sottise. I nóoutre l'a pa brontchyą tó ó tin dou chervįsyo, notre garçon n'a pas bronché [s'est conduit irréprochablement] tout le temps de son service militaire V. a. Détourner. Can tįŗon, fó°" pa brontchyę a youwa, quand ils tirent, ils ne doivent pas détourner la vue.
brontse Marmite de fonte avec trois pieds... ( ! et non pas d'airain : cf.tsoudéron ) . Marmite de fonte avec trois pieds... ( ! et non pas d'airain : cf.tsoudéron ) .
brontse, s. m.  Marmite de fonte Marmite d'airain. O-n-ënplįé ó brontse pó tòta chôrta, pó ó moundô é pó è béitchyé, on emploie la marmite pour toute sorte de choses, pour les gens et pour les bêtes.Devinette: i pare bogô, i mare còrba, è j-infan crótchya ou cou? - i brontse, le père creux [le ventre de la marmite], la mère courbée [l'anse], les enfants suspendus au derrière [les pieds]? -la marmite.
brontsé, s. m. Dim. de brontse.  Petite marmite. Petite marmite.
brontsèté Petite marmite Petite marmite.n. m. Dimin. de brontse.  Syn. brontsé. Lex. brontsóna.
brontsôną, s. f.  Contenu de la marmite, marmitée. Contenu de la marmite, marmitée. Mé fó°" aa métré chou ona brontsoną pó è catson, il me faut aller mettre sur [le feu] une marmitée pour les porcs.
bròon, s. m.  Petit morceau d'étoffe. Petit morceau d'étoffe. I talą ó di, mé fó°" aa tsasyę oun bròon pó afoblą, je me suis coupé le doigt, il me faut aller chercher un morceau d'étoffe pour l'envelopper. Il Syn. patën.
bróouwe, s. f.  Morceau d'étoffe, hardes. Morceau d'étoffe, hardes.
broscą, v. a.  Brusquer, énerver, traiter qqn à rebrousse-poil. Brusquer, énerver, traiter qqn à rebrousse-poil. È vyélé dzin é è j-infąn an-mon pa étré broscą, les vieilles gens et les enfants n'aiment pas à être brusqués; fó°" pa broscą è béitchyé, il ne faut pas brusquer les animaux.
broscāda, s. f.  Brusquerie, coup de tête. Brusquerie, coup de tête. È mõwé l'an dé broscādé dįnche, les mulets ont de ces coups de tête.
broscamin, adv.  Brusquement. Brusquement. Avwéi ché fó°" pa aa broscamin, avec celui-là, il ne faut pas user de brusquerie.
broscô, brosca, adj.  Brusque, nerveux. Brusque, nerveux. Ché vekyéiŗó l'è déstrą vwéró l'è broscó, ce vicaire, c'est extraordinaire comme il est brusque.
brótą, v. a.  Arracher, on entend particulièrement l'expr. Arracher, on entend particulièrement l'expr. brótą fouŗa di man : arracher des mains. L'a brótą ó coutéi a mé fouŗa di man, il m'a arraché le couteau des mains  Brouter. È fąé bróton hou pra tąnkyè chorton è rachęné, les moutons broutent ces prés jusqu'à ce que les racines sortent [soient arrachées].
brotchyą, s. f. Gens de rien. Gens de rien. Oun pou pa ché fya ona tsó°"ja a ha brotchyą dé moundó, on ne peut se fier en rien à ces gens de nulle valeur; yó vwi rin ai a féŗé avwéi ha brotchya, je ne veux pas avoir de relations avec ces gens de rien. || Mot répandu en SR.
brotchyą, s. f.  Chose de nulle valeur. Chose de nulle valeur. Ché dra kyé n'ën atsetą dechąndô l'a ferou rin kyé dé brotchyą, cette étoffe que nous avons achetée samedi, il s'est révélé que ce n'était que de la camelote.
brote, brota, adj.  Vilain, au physique et au moral. Vilain, au physique et au moral. ona brota mijon, une vilaine maison; ona brota kyesyon, une vilaine chicane; kyëntou broté moundó pó tòrdzôó, prósédą, quelles vilaines gens pour toujours être en procès.  S. m. I brote désigne le «vilain», le revenant, le diable pour épouvanter les enfants. Fóou rin chortį ó né1, vën i brote, il ne faut pas sortir la nuit, [sinon] le «vilain» vient. Syn. i bécó.  S. f. I brota ou ona brota c'est une terrible situation. L'a falou pacha a mountąnye dé néi, d'evêe, l'an jou a brota ché có°", ils ont dû passer le col pendant la nuit, en hiver, ils ont vu du pays cette fois-là; ch'oun pou pa adobą ha to dôtąa, i ona brota, si l'on ne peut pas calmer cette toux pour le soir, je suis dans une terrible situation.
brotekyën, s. m.  Brodequin. Brodequin.
brotse, s. f.  Bécquet, pièce de cuir ajoutée à un soulier usé ou troué. Bécquet, pièce de cuir ajoutée à un soulier usé ou troué.
broudą, v. a.  Broder. Broder. Oun viāe pa adon dé hou į-aféŗé broudą pé è pįló, l'è pye dichyą cąkyé j-an kyé l'è arówa ha móda, on ne voyait pas alors de ces objets brodés dans les chambres, ce n'est que depuis quelque années que cette mode s'est introduite; t'a forni de broudą ché motchyōo, tu as fini de broder ce mouchoir.  Absolument. Broudą è féité chën nesesetą, l'è rin kyé pó dé tróbléŗą, d'orgole, broder les jours de fête, sans nécessité, c'est uniquement une folie, de l'orgueil. Il Syn. ënbroudą.
broudeŗį, s. f.  Broderie. Broderie.
broulae, s. f.  Gronderie, réprimande. Gronderie, réprimande. Fajįé dé plo broté broutéi, il faisait entendre des gronderies terribles; ché l'è oun moundó kyé l'è jaméi contįn, tò ò dzò l'è ona broulae apréi w'ātra, c'est un homme qui n'est jamais content; toute la journée, c'est une gronderie qui succède à l'autre.
broulę, v. a.  Gronder. Gronder. Hou kyé broulon è j-infąn pó rin che fan pa réspétą grantin, ceux qui grondent les enfants pour rien ne se font pas respecter [d'eux] longtemps.  Absol.: Béi kyé chęrvé dé tan broulę, che l'a jaméi dé fé, à quoi sert-il de tant gronder, si l'on ne passe jamais aux actes?
brouleŗi, s. f.  Gronderie. Gronderie.
broun  (I)  Deuil Deuil
broun, broun-na, adj. Brun. broun, broun-na, adj. Brun. Kyën byo dra broun, quel beau drap brun!  È pi broun désigne une sorte de haricots.  I Mon-Broun, le Mont-Brun est le nom français du Sanetschhorn. S. m. I broun, le deuil; chon ën broun, ils sont en deuil; l'è tót'ën broun outre pé Prinjyęŗe, béi coui chaŗé mò, tout le monde est en deuil à Prinsières, je me demande qui peut être mort. Même sens à Val d'il. pórta le bron «porter le deuil». || S. f. Broun-na, nom de toute vache à l'habit brun. Broun-na a nô iré i promyęŗe dā mountąnye pó barą, notre Brune était la première de l'alpage pour lutter.
brówąche, s. f.  Chiffon d'étoffe, mauvais vêtement usé. Chiffon d'étoffe, mauvais vêtement usé. Can oun vi è brówąché kyé porté, oun deri pa kyé l'é tan rętse, quand on voit les chiffons dont elle s'habille, on ne dirait pas qu'elle est si riche.
browacheŗį, s. f.  Chiffon de mauvaise étoffe, rebut Chiffon de mauvaise étoffe, rebut.Hou tsarlatąn l'an rin dé bon dra ma prou dé brówacheŗį atramįn, ces revendeurs n'ont point de bon drap mais seulement du rebut.
bwachewé, s. m.  Ruche. Sans doute même mot que Grimisuat vachélé. Ruche. Sans doute même mot que Grimisuat vachélé.
bwanéí, s. m.  Bugrane (ononis spi-nosa). Bugrane (ononis spi-nosa). Plante tort répandue sur les coteaux secs de Savièse, p. ex. à Lentine, dans la vallée de la Sionne.
bwąta, sf.  Fillette, fille. Fillette, fille. I bwąta a nó, notre fille; l'an dó°" bóse é dąvwé bwąté, ils ont deux garçons et deux filles.  Aa i bwąté, aller aux filles, se dit du jeune homme qui va veiller chez une jeune fille, qui la courtise en vue de l'épouser. Bout rimé : (les garçons chicanent les filles en leur disant): dzįnta bwąta, dzin fordą, cou dé béŗą, jolie fille, joli tablier, derrière de bélier.
bwatęche, s. t.  Vache définitivement stérile. Vache définitivement stérile. È bouatęché chon è eątsé kyè tęnyon pa mei ó botchyó, les b. sont les vaches qui ne «tiennent» plus le taureau. Voy. anolęŗe et vwajįa, qui désignent une stérilité passagère.
bwatën-na, s. t. Petite fillette. Petite fillette. Dim. de bwąta.  Syn. bwatéta.
bwati, s. m. Berger des veaux de la Boiterie Berger des veaux de la Boiterie. Dzójé a nó l'è itą bowati antąn, notre Joseph a été berger de la B. l'année dernière. La Boiterie est un alpage pour les veaux situé sur territoire bernois, à la frontière du Valais, entre le Kreuzboden et le Rothengraben.
bwe, s. m.  Bassin. Bassin. L'an metou oun byo bwe dé siman déeąn ó bou, ils ont mis un beau bassin en ciment devant l'écurie; i boue di catson, di dzenelé, l'auge des porcs, des poules. Par ext. Fontaine. A Chën-Dzèrman l'a oun grou bwe fran ou mitįn dou véwadzó, à Saint-Germain il y a une grande fontaine au beau milieu du village. C'est de cette dernière signification qu'est venu le nom de famille «Dubuis» si répandu à Savièse: dou boue, ceux qui demeuraient près de la fontaine du village. Boue désigne aussi la partie du métier de tisserand où l'on place les pelotons de fil.
bweeą,v. a.  Laver, lessiver.  Laver, lessiver. Can bwéŗin-nó ó piló? quand laverons-nous la chambre?Bweeą fouŗa s'emploie absolument et signifie, laver dans un des grands bassins de la fontaine publique le linge qui a passé par la lessive, voy. art. précéd.Prov. Ch'oun bwée fouŗa ó dzò di catró tin, i mōo oun da mijon, si on lave dehors un jour des Quatre-Temps, il meurt qqn de la famille. V. r. Se laver. Chon pa dé tsó°"jé kyé che bwęeon, ce ne sont pas des choses qui se lavent. || Du germ. *bukon «lessiver»; l'afr. a buer. Etude d'ensemble dans Gloss. II, 894.
bweeanderį, s. f.  Buanderie. Buanderie. I bweeandeŗį a hou dé Ró°"tó l'è pa 'ra, la buanderie des Roten n'existe plus.
bweeandįŗe, s. f.  Lavandière.  Lavandière. N'ën davwé bweeandįŗé pó idjyę, nous avons deux lav. pour nous aider.
bweeon, s. m.  Rinçure. Rinçure. Fó°" balę hou bweeon i catson, il faut donner cette rinçure aux porcs.
bwéi Boyau Boyau . Bwéi drisé, littéralement boyau droit. L'a ó bwéi drisé, il a l'intestin droit [se dit de quelqu'un qui digère tout].
bwéí, s. m.  Boyau, intestin Boyau, intestin. I peti bwéi, l'intestin grêle; i grou bwéí, le gros intestin (caecum); i bwéí dou cou ou i bwéí gra, le rectum.Dicton: Countejan, cou péjan, trįnta tije dé bwwéi gra, chën conta ó bwéi dou cou, Contheysans, lourds derrières, trente toises d'intestins gras, sans compter le rectum. Afr. böel, boiel «boyau»; boele «entrailles».
bwéjwin.  Besoin . Besoin . C'est ainsi que beaucoup de vieux prononcent le mot béjwin «besoin». Voy. béjwin.
bwi, s. m.  Buis. Buis. Per ënkye l'a pa vwéŗó de bwi, ma ba ou chemetchyéŗó dé Chyoun l'a prou, ici il n'y a guère de buis, mais au cimetière de Sion, il y en a beaucoup.
bwijeŗį, s. f.  Boiserie. Boiserie.
bwinó°", s. m.  Trou, creux, enfoncement. Trou, creux, enfoncement. Kyën brote fon dou pįló, l'è plin dé grou bwinó°", quel vilain plancher de chambre, on y voit de grands creux. || Le nom de lieu Bwino°"de est probablement dérivé de bwinó°".
bwitą, s. f.  Contenu d'une boîte, une boîte remplie. Contenu d'une boîte, une boîte remplie. L'aie ona bwitą dé chócró chou a tabla, il y avait une boîte remplie de sucre sur la table.
bwon, s. m.  Boulon. Boulon.
bwóną, v. a.  Boulonner. Boulonner. Pó bwóna tó ché pon, l'an jou pó 'na vouãrba, pour boulonner tout ce pont, ils ont eu [du travail] pour un moment.
byéi, s. m. Côté.  Coté.  Pour la loc. a byéi voy. abyéi.  S. m. I byéi, Ie bon cöté, la santé. Té va dou byéi, to pijé mouin, tu vas du bon cöté, tu pèses moins; adéi óra rlōo va dou byéi, ma pori achebën verye, en tout cas mainte-nant ils ont du succès, mais cela pourrait aussi tourner. Devinette. Chadé vó por kyè è dzenelé trêchon a vae d'outon? - pó pacha (var. êtrë) dé wātré byéi, savez-vous pourquoi les poules traversent la route en automne? - pour passer (var. être) de l'autre cöté.
byéi, s. m.  Coté. Coté. Dé sti byéi, dé ché byéi, dé w'ątre byéi, di dó°" byéi, dou byéi dri (gótchye), dou bon byéi, dou crwéi byéi, de ce coté-ci, de ce côté-là, de l'autre côté, des deux côtés, du côté droit (gauche), du bon, du mauvais coté; óta té d'oun byéi, mets-toi de coté; iré plin dé moundó a tó byéi, c'était plein de gens de tous les cotés; i bóche démé a tó byéi, le tonneau perd l'eau de tout cöté.
byin, adv.  Bien. Bien. To cha tòte tan byin, fé ó méimó, tu sais si bien toutes choses, fais-le toi-même; hou wéi chon byin, ceux-la sont bien (ils sont ä l'aise); chin l'è byin fé che to rechi, porkyè t'éi to tòrdzó apréi fordjye ó moundó? c'est bien fait si tu recois [ton affaire], pourquoi es-tu toujours ä tourmenter les gens? I byin dena, j'ai bien diné; ché rémyédó m'a fé byin do bën, ce remède m'a fait beaucoup de bien. Byin se place volontiers avant Ie verbe suivi d'un adjectif ou d'un adverbe: L'è byin enou vyou, il est devenu très agé; l'a ouncó byin dromi grantin, il a dormi bien longtemps.
byin-enou, byin-enwae, adj.  Bienvenu. Bienvenu. iron pa byinenou hou da cha, che l'aion djya atseta d'atré tsóoujé atrapäa, ils n'étaient pas les bien-venus, ceux [qui venaient pour acheter] du sel, s'ils avaient déja acheté autre chose ailleurs.
byin-ëntinsyóna, -nae, adj.  Bien intentionné. Bien intentionné.
byinfé, s. m.  Bienfait. Bienfait. Prov. Oun byinfé l'è jaméi perdou, un bienfait n'est jamais perdu. ||  Syn. bënfé.
byin-norou, -rouja, adj.  Bienheureux. Bienheureux. Adon nó iron byin-norou a vêré óra, alors nous étions bienheureux en comparaison de maintenant.  Prov. Byin-norou kyè porte é fetsé ba é torne kyéri, bienheureux celui qui apporte, dépose [sur la table] et retourne en chercher.
byo  s.m. I byo Beau . Beau . Désigne, en parlant du chanvre, les plus belles tiges, celles qu'on arrache en premier lieu. Voy. Ie mot rêrtsón.
byó, bewa et bawa, adj.  Beau Beau. Oun byó pan, un beau pain; dé byó pai, de beaux pays. S'emploie aussi par antiphrase: to fé dé béwé tsó°"jé! tu en fais de belles!  La forme bewa est ancienne et signiflait «bonne». On ne t'entend plus guère. Plóra rin,t'éi bawa, ne pleure pas, tu es bonne, brave, sage.S. m. I byó, Ie beau temps; va dou byéi dou byó, Ie temps tourne au beau. Byó s'emploie aussi adj. dans Ie sens de beau temps, et pour désigner l'heure matinale déja avancée: wia té 'ra, l'è djya byó dzò, lève-toi maintenant, il fait grand jour. I byó désigne, en parlant du chanvre, les plus belles tiges, celles qu'on arrache en premier lieu. Voy. Ie mot rêrtsón.
byó, bewa et bawa, adv.  Beau, belle  L'usage suivant tient de l'adjectif et de l'adverbe. Dé pómé béwé rödzé, des pommes bien rouges. Dé moundó tan byó veti, des gens tellement bien habillés; tsantawon prou é prou byó, ils chantaient tres bien de beaux chants.
byó-fese, s. m.  Beau-fils. Beau-fils.
byó-frare, s. m.  Beau-frère. Beau-frère.
byôo, s. m.  Balayures Balayures. || Syn. rwi. Montana, Randogne, byôr.
byó-pāre, s. m.  Beau-père. Beau-père.
byó-parin, s. m. pl.  Beaux-parents. Beaux-parents.
byounyó, s. m.  Glacier. Glacier. I byounyó dou Brótsé, dé Tsanfléron, Ie glacier du Brotsé, de Tsanfleuron; chon jou foura outre pè ó byounyó, ils sont allés tres loin sur Ie glacier. Brid. donne les formes suivantes de mots propres «ä plusieurs vallées   du   Bas-Valais»:   beugna,beuna (s. f.). bougno, biougno; ces deux dernières formes sont celles du Val de Bagnes. 
byoutą, s. f.  Beauté. Beauté.
byouwa s.f. Action de boire  Action de boire . Chéi dé byouwa, j'ai une disposition à boire, Chéi pa dé bóna byouwa, je n'ai pas une bonne disposition à boire, un bon vin.
byouwa, s. f.  Action de boire. Action de boire. Kyënta bona byouwa dé witchya, cómin è véichyon , quel bon coup de petit-lait,  comme les petits veaux.  . 
byouwa, s. f.  Bonne disposition ä boire Bonne disposition ä boire
byowi, s. m.  Bouleau. Bouleau.Dé bó°" dé byowi, du bois de bouleau; avwéi è cróté di byowi oun fajïé è tabatiré, avec l'écorce de bouleau ont faisait les tabatières.
ca  adv.  Tel quel  Tel quel .Ne se rencontre que dans l'expr. tèwe ca, tel quel. N'ën trówa chin tèwe ca, nous avons trouvé cela tel quel.
ca , s. m.  Cas. Cas. N'ën pa chondjya a ché ca, nous n'avons pas songé ä ce cas. L'expr. féré dé ca dé, faire cas de, estimer, est partic. usitée. Fé pa dé ca di vejën, il ne tient pas compte des voisins; nó, nó féjin pa dé ca dé chin kyè djyon è crwëe w'invwé, nous ne faisons pas cas de ce que disent les mauvaises langues.Feré dé ca, sans complément «faire attention»: to faréi méi dé ca o-n-ātre có°", tu feras plus attention une autre fois. ën ca, pour Ie cas; aussi, ch'ën ca. Ch'ën ca venyeche ou ën ca kyè venyeche, dans Ie cas ou il viendrait. È bin nó chin dan ó ca dè pa trowa, il est probable que nous ne trouverons pas cela.
cāa, s. m.  Quart. Quart. Fó°" dó°" cāa pó ona mitchya, il faut deux quarts pour une moitié; oun cāar d'oura (Ie r se lie avec Ie d), un quart d'heure. Loc. prov. Van ba i cāa, ils vont aux quarts [ils vont travailler ä la journée pour d'autres et négligent de travailler leur bien, ce qui leur rapporte un gain d'un quart et une perte de trois quarts].
caāda, s. f.  Inclination du corps ou de la tête en signe d'hommage. Inclination du corps ou de la tête en signe d'hommage. L'è chortite foura dé w'elije chën féré a caāda, eile est sortie de l'église sans faire d'inclination. Courbette. T'a fé öna dzinta caāda, tu as fait une jolie courbette.   S'emploie fréquemment au pl. au sens de «compliments, salamalecs». Can ché récontron, chè tótchye a man, feré dé cāadé, é per deri rin kyè che kyerya dé ma, quand ils se rencontrent, aussitöt de se toucher la main, se faire des compliments et par derrière ils ne font que dire du mal les uns des autres.
caadouron, s. m.  Instrument de menuisier servant a abattre les angles. Instrument de menuisier servant a abattre les angles.
cabana, s. f.  Cabane. Mot plutöt rare. Cabane. Mot plutöt rare.
cabawa, s. f.  Cabale. Cabale. Kyè dé cabawé, kyè dé kyésygn, kyè dé prósé óra avwéi tóté hé partié! que de cabales, que de chicanes, que de procès maintenant ä cause de ces partis!
cabawą, v. n.  Cabaler, partic. se démener en faveur d'un autre. Cabaler, partic. se démener en faveur d'un autre. Bale d'ardzin pó cabawą, , donner de l'argent pour cabaler; kyè cabawa pè hé pésté d'éwésyon! que de cabales pour ces maudites élections! L'a prou jou ché byó pra, ma vowéró a t-e cabaouą, vwéró a t-e fé ó tsową pó w'ätre, il a bien recu ce beau pré, mais combien a-t-il cabale, com-bien a-t-il «fait Ie cheval» pour l'autre [Ie donateur]!
cabó°"sa, s. f.  Cabosse. Cabosse. L'a fé ona brota cabócabó°"sa, ën tsejin chou ó couën dé w'etsewi, il s'est fait une vilaine cabosse en tombant sur Ie coin d'une marche d'escalier.
cabó°"są, v. a.  Bossuer, bosseler. Bossuer, bosseler. Cabo°"se tó chin kyè tótse, ó tsapéi, a sopyere, il bosselle toute ce qu'il touche, Ie chapeau, la soupiere. || Syn. ënbó°"nye.
caborda     Abri depuis lequel on tirait à la cible de Granois.  Abri depuis lequel on tirait à la cible de Granois. 
cabôrda, s. f.  Cabane, petite baraque, vilain logis. Cabane, petite baraque, vilain logis. I cabôrda a son da fire avwe chon è bëitchyé, la baraque au nord de la [place de la] foire ou sont les animaux [de la menagerie].  C'est peut-être une corruption du mot caborne, caborgne, cabourne qui a Ie même sens (Pierreh.).
caboutse, s. f.  Réduit, maison en mauvais état. Réduit, maison en mauvais état. L'a pa ou aa ita ën ha vyele caboutse, eile n'a pas voulu aller habiter dans ce vieux reduit. Fig. Terme de mépris pour désigner une grosse fille, une femme méprisable, gourgandine. Chon rin marya ma réisté adéi avwéi ha cabouse, ils ne sont pas mariés, mais il habite quand même avec cette gourgandine.
caboutson, s. m. Dim. de caboutse.  Petite étable, réduit pour le menu bétail Petite étable, réduit pour le menu bétail. L'è méi peti ky'oun tsawé, l'è oun caboutson pó è tchyévré, c'est plus petit qu'un chalet, c'est un reduit pour les chèvres.Par ext. Mauvaise petite habitation. L'a pa fé'na mijon, ma jostó oun caboutson pó résta ou tin di traó di venyé, il n'a pas construit une maison, mais une petite habitation pour y ha-biter au temps des travaux des vignes.
caboutsóna, V. n.  Elever un réduit, bätir une pauvre demeure Elever un réduit, bätir une pauvre demeure. L'a per' ënkyè dé hou kyè l'an a maadi da përa: caboutsóna é caboutsóna, l'an rin ky'ó cadran é pouwon pa méi, il y a ici des gens qui ont la maladie de la pierre [la manie de bätir]: continuellement élever des murs; ils ne font que le «cadre» et puis n'en peuvent plus. On voit par eet exemple que le caboutson est un reduit ne comprenant que les quatre murs et le toit.
cabri, s. m.  Nom familier du chevreau, cabri. || Syn. tchyévré. Nom familier du chevreau, cabri. || Syn. tchyévré.
caca , v. n.  Faire ses besoins. Faire ses besoins. Prov. L'è mèi chan décó°"té oun kyè cakyè, kyè décó°"té oun kyè tsaple, il est plus sain [de rester] ä cöté de qqn qui fait ses besoins qu'a cöté de qqn qui coupe du boisS. m. Prov. (L. 147). I maryadzó vën cómin i caca, vën dechobè, le mariage vient comme le besoin d'aller ä la seile, ä l'improviste.
caca, s. m.  Caca étron Caca. Terme familier et enfantin. L'a fé caca, il a fait caca.
cacae, s. f.  Cacade. Mot trivial et peu usité. Cacade. Mot trivial et peu usité.
cacanën, s. m.  Dernier porcelet d'une portée. Dernier porcelet d'une portée.
cacanën, s. m.  Le petit doigt de la main. Le petit doigt de la main.
cachą   s. m.  Cassé. Chair meurtrie par un coup, une chute. Cassé. Chair meurtrie par un coup, une chute. Fó°" bweeą avweéi d'eivwe chawąe, chin tire foura ó cachą, il faut laver [la partie meurtrie] avec de l'eau salée, cela fait sortir le «cassé». C'est le part. pas. du verbe cachq employé subst.
cacha , v. a.  Casser. Casser. Cacha è noué, casser les noix; cacha ó bréi, a téita, a tsanba, se casser le bras, la tête, la jambe. Fig. Che cacha a téita, se casser la tête. Révoquer, destituer. Déean l'aïon rin dé bon kyè rlwi é óra ó t'an cacha dé tote, au-paravant ils n'avaient de bon que celui-ci et maintenant ils l'ont destitué de tout; l'ita cacha dé réjyan, il a été destitué comme régent. 
cachą , v.r.  Se casser, se meurtrir. Se casser, se meurtrir. Fó°" rémacha è pómé ä man, paskyè ché cachon ën tsejin é apréi che charvon pa, il faut cueillir les pommes ä la main, elles se meurtrissent en tom-bant et après elles ne se conservent pas.  Part. pas. Caduc, cassé, brisé. Di ha maadi l'è ita cacha, depuis cette maladie, il est resté brisé; yó i prou falou tochi, chéi tó cachaè, j'ai du tant tousser que j'en suis restée toute «cassée».
cachąe, s. f.  Action de casser. Action de casser. Can iron dé dódzan-né ënsinbló fajïon dé grouché cachéi pindan tóta a véla,quand ils étaient des douzaines ensemble, ils faisaient de grosses «cassées» [de noix] en une veillée.
cachakyéiche, s. m.  Propr. «casse-caisse», mauvais joueur de tambour. Propr. «casse-caisse», mauvais joueur de tambour.
cachapëra, s. m.  Marteau pour casser les pierres. Marteau pour casser les pierres.
cachatéita, s. m.  Ennui, embarras, casse-tête. Ennui, embarras, casse-tête. Kyën cachatéita o-n-a avwéi hou j-infan! quels ennuis on a avec ces enfants! Fóou pa té bale, dé cachatélta pó chin, il ne faut pas te faire de soucis pour cela.
cachémin, s. m.  Cassement. Cassement. L'a prou jou dé cachémin dé téta kyè l'è enou maadó ba dé chin, il a eu tant de cassements de tête qu'il en est tombe malade.
cācoun, cācona, pr. ind.  Quelqu'un.  Quelqu'un. Che vën cācoun, kyè fóou t-e féré? s'il vient qqn, que faut-il faire? L'a t-e cācoun? y a-t-il qqn [ä la maison]? Cette demande remplace la sonnette ä l'entrée de la maison paysanne. Voy. ósia.
cadanse, s. f.  Cadence. Cadence. Prov. (L. 450) Danse, cadanse, pa d'avanse, danse, cadence, pas d'avance!
cadansyae, s. f.  Action de sauter, de cadencer. Action de sauter, de cadencer. L'an fé 'na candansyae! ils en ont fait des cadences!
cadansye, v. n.  Sauter, entrer en cadence. Sauter, entrer en cadence. T'a pa fé kyè chouta é cadensye pè ó pilo, óra t'éi wanya, tu n'as fait que sauter et cadencer par la chambre, maintenant tu es fatigué; danse pye é cadanse pye, to aréitéréi prou, danse, cadence toujours, tu cesseras bien une fois.
cadastra, v. a.  Faire Ie cadastre. Faire Ie cadastre. Hou pra vëndran pye cadastra o-n-atr'an, ces prés ne seront cadastres que dans quelques années.  Syn. fér'ó plan.
cadastre, s. m.  Cadastre. Cadastre. Nó chin jou vêre ba ou cadastre, nous sommes alles voir [a Sion] au bureau du cadastre.
cadavró, s. m.  Cadavre, se dit en général des gens seulement. Cadavre, se dit en général des gens seulement.
cadé, cadeta, adj.  Cadet. Cadet.
cadó°", s. m.  Cadeau. Remarquer l'expression dé cadó°",  en guise de cadeau. Cadeau. Remarquer l'expression dé cadó°",  en guise de cadeau. Nó j-a fé (ou bala) chin dé cadó°", il nous a donné (ou fait) cela en guise de c.; i rechyou chin dé cadó°", je l'ai recu comme cadeau. Faire de cadeau est SR et génér. connu en France.
cadocó, cadoca, adj.  Caduc. Caduc. I par'a nó l'è djya rin méi rebostó, l'è djya nète cadocó, notre père n'est déja plus robuste, il est déja bien caduc.
cadra, v. n.  Concorder, s'accorder, cadrer. Concorder, s'accorder, cadrer. Chin kyè vó déré ouéi cadreri avouéi chin kyè n'ën avoui déré achi amou a pënta, ce que vous dites la s'accorderait avec ce que nous avons entendu dire hier soir ä la «pinte».
cadran, s. m.  Cadran Cadran.I cadran dou róódzó, Ie cadran de l'horloge.  Cadre Fan rin ky'ó cadran di mi jon é pouwon pa méi, ils ne construisent que les quatre murs des maisons et n'en peuvent plus; l'a jostó i cadran dé fé, il n'y a que Ie «cadre» de fait, se dit d'une maison dont les murs et Ie toit seuls sont achevés. Par ce sens, cadran se rapproche de son étymologie quadrans.
cadré, Dim. De cadre Petit cadre. Planchette ornementée au couteau sur laquelle on sert Ie beurre Petit cadre. Planchette ornementée au couteau sur laquelle on sert Ie beurre. I marin-na oui a porta ona cróta dé böró chou ó cadré, cette femme lui a apporté une cer-taine quantité [une croüte] de beurre sur Ie «cadret».
cadre, s. m.  Cadre. Cadre.
cadrela, -lae, adj.  Quadrille. Quadrille. Oun motchyöo cadrela, un mouchoir quadrille.
cadreladzó, s. m.  Quadrillage. Quadrillage.
cadreleri, s. f.  Etat de ce qui est quadrille Etat de ce qui est quadrille. Hou peti fan tan dé ca dé ha cadreleri, ces petits font tant de cas de ce qui est quadrille.
câé, s. m.  Cahier. Cahier. I djya fornį ó câé di dévwêe, j'ai déjà fini le cahier des tâches.
caé, v. n.  Fienter, en parlant des oiseaux et des insectes. Fienter, en parlant des oiseaux et des insectes. Achyę pa enį derën è dzenelé cāéŗan pé ó pįló, ne laissez pas entrer les poules, elles fìenteront par la chambre.
caeon, s. m.  Cochon, particul. dans le langage des enfants.   Cochon, particul. dans le langage des enfants.  
caeon, s. m.  Enfant malpropre. Enfant malpropre.
caeona, s. f.  Cochonne . C'est le fém. du précédent, ne s'emploie qu'au fìg. Personne malpropre. Cochonne . C'est le fém. du précédent, ne s'emploie qu'au fìg. Personne malpropre. Kyënta caeona kyé t'éí ! que tu es malpropre !
cafâa, s. m.  Cafard. Cafard.
cafatchyere Cafetière, récipient pour le café. Cafetière, récipient pour le café. n. f.  Lex. café.
caféi, s. m.  Café. Café. Atsetą dé caféi, acheter du café [brut, moulu ou non]. Dan ó tin i cāféi iré pa conyou ó matën, autrefois le café [au lait] n'était pas servi le matin. Pour désigner le café pur, on dit dé café1 nēe, du café noir.
cafouwéŗéí, s. m.  Qui rit souvent aux éclats. Qui rit souvent aux éclats.
cafówa, v. n.  Rire aux éclats Rire aux éclats.N'avwejié cafówą hé fémawé, on entendait ces femmes éclater de rire; cafouwon vwi ma cafouwéŗąn pa tòrdzó, ils rient aux éclats aujourd'hui, mais ils ne riront pas toujours. Il A Grimisuat cafólą, même sens.
cafowāe, s. f.  Eclat de rire. Eclat de rire. Fajįon dé plo grouché cafówéi, ils poussaient d'énormes éclats de rire; kyënta cafówae l'a fé can l'a avouį chin! quel éclat de rire il a poussé quand il a entendu cela!
cajën, s. m.  Soins journaliers à donner au bétail. Soins journaliers à donner au bétail. Che no ou kyé è béítchyé vajęchon dou bon byéi fó°" ky'i cajën fweché fé e-n-ódre, si l'on veut que le bétail prospère, il faut que le soin quotidien soit bien fait; a ouŗa dou cajën, sta iré chou pląche, à l'heure du soin à donner au bétail, celle-ci était sur les lieux.
cajena, v. a.  Soigner le bétail, lui donner à manger et à boire. Soigner le bétail, lui donner à manger et à boire. Ces soins se décomposent comme suit: le soir: balę marįnda, apréi répirįnde é pwe arya é abéŗą, donner à goûter, après «reprendrez (redonner à manger) et puis traire et abreuver; le matin: balę dedzoun`na, réprįnde, arya é abéŗą, donner à déjeuner, «reprendre)), traire et abreuver. || Mêmes termes à Hérémence (Laval.), à Val d'Illiez (Fankh. 125), à Troistorrents et à Grimisuat.
cajenāe, s. f.  Travail occasionné par les soins journaliers à donner au bétail. Travail occasionné par les soins journaliers à donner au bétail. Kyënta caįenāe tui è dzò hou kyé l'an oun norën paŗèle! quel travail chaque jour pour ceux qui ont un pareil troupeau! Cajenéi Temps destiné au soin du bétail. Pouwon jęstó chófla ëntremyę di cajenéi, ils peuvent tout juste souffler quand c'est le temps de soigner le bétail. Spécialement «tour» à la laiterie: can venyon è cajenéi fó°" ai ó bó°" chou pląche, quand arrive le tour à la laiterie, il faut que le bois soit sur place [pour faire le fromage].
cajenį, caįenįŗe, s. m. et f.  Celui, celle qui soigne le bétail Celui, celle qui soigne le bétail.L'a dąvwé chervįnté, ona l'è cojenįŗe, w'ātra l'è cajeniŗe, il a deux servantes, l'une est cuisinière, l'autre soigne le bétail.
caji, adv.  Un peu, quasi,  Un peu, quasi, iré cajį matën pó che ouéeą, c'était un peu [trop] tôt pour se lever; i méclon cajį trwa dé méchondzé, ils mêlent un peu trop de mensonges [à ce qu'ils disent].
cajimin, adv.  Un peu, quasiment Un peu, quasiment. Fé cajimin fri pó chortį chën pawétó, il fait quasiment froid pour sortir sans paletot.
cąkyè, adj. ind.  Quelque Quelque. Cākyè có°", quelquefois; cąkyè ądzó quelquefois; pou to pa déŗé s'ta cākyè tsąnbé ou cākyè bréi dé brecą? ne peux-tu pas dire si tu as une jambe ou un bras de cassé?
cakyéŗa, s. f.  Cabinet d'aisance.   Cabinet d'aisance.  
cakyéŗa, s. f.  Vilaine maison Vilaine maison. I réísté ba pé hé cakyéŗé, il demeure là-bas dans ces vilains trous. 11 Syn. cafąe.
cala, s. m.  Lait caillé. Lait caillé. «Le calą est du lait caillé, mais dont les parties caséeuses ne sont pas encore séparées du petit lait, tandis que le préi est la pâte du fromage prêt à être retiré de la chaudière» (Jean-jaquet, Bull. II [1903], p. 32). ona coléŗa dé calą, une cuillerée de lait caillé.
cale, s. m.   Présure. Présure. Ché frómądzó l'a ó go dou calé, ce fromage a le goût de la présure. || Syn. kyèle.
calę, v. n.  Cailler. Cailler. I kyèle fé cale ó waséi la présure fait cailler le lait; i waséi calé pa vwi, le lait ne se caille pas aujourd'hui; dj'y on kyé l'è byin maądó, l'a calą ó chan, on dit qu'il est bien malade, il s'est caillé le sang. Du lat. coagulare.
caléréche, s. f.  Caille-lait. (Gallium cruciatum L). Caille-lait. (Gallium cruciatum L). on s'en servait dans les alpages pour faire cailler le lait.
caliganda Kermesse.n. f.  Var. caliganda. Fou da caliganda, ceux de la kermesse. V régyénósa, bonba. Kermesse.n. f.  Var. caliganda. Fou da caliganda, ceux de la kermesse. V régyénósa, bonba.
calon, s. m.  Caillot. Caillot. Oun colon dé chan, un caillot de sang.
camą  Jeu de la garde  Jeu de la garde : Mot sans signification qu'emploient les joueurs au jeu de la «garde» pour désigner le 7e. Cf. le mot boten.
camaméwa, s. f.  Camomille. Camomille. Nó plantérįn dé camaméwé ba ou cortį, nous planterons des camomilles au jardin. 
camaméwa, s. f.  Tisane préparée avec cette plante Tisane préparée avec cette plante. I ma a téita, to mé prépareréi ona tacha dé camaméwa, j'ai mal à la tête, tu me prépareras une tasse de camomille.  La forme camamile est SR.
camëntrąn, s. m.  Carnaval. S'emploie sans article. Carnaval. S'emploie sans art. Can vendre camëntrąn, nó tornéŗįn prou a vêré dé faŗąté, quand arrivera le carnaval, nous reverrons bien des masques. Le mot vient de carême entrant; v. fr.: caresmentrant. Même mot à Grimisuat. Syn. carnóvawe. .
camëntrąn, s. m.  Mauvais petit garnement, personne de peu de valeur; c'est une insulte. Mauvais petit garnement, personne de peu de valeur; c'est une insulte. Syn. bòrdon, pa gran tsó°"je
camoró, -ra, adj.  Ennuyé, dépité Ennuyé, dépité. L'è tòrna ën deri tó camoró, il est revenu tout déçu.
campaniŗé, s. f.  Vache portant la canpąn-na. Vache portant la canpąn-na.
can  s. m.  Camp. Camp. Fótré ó can, s'en aller.  Service militaire. È chordą chon parti ou can, les soldats sont partis pou: un cours de répétition. L'a byin dé mówé kyé chon via ou can, bąle étįnche, il y a beaucoup de mulets au service militaire; on en a besoin; a t-e djya fornį è can? a-t-il déjà fini son service militaire? I pare a nó l'a fé dijechą can, notre père a fait dix-sept cours de répétition.
can adv.  Quand. Quand. Can partį-vó? quand partez-vous? - Chéi pa can, je ne sais pas quand. Conj. Quand, lorsque. Can to tornéŗéi, nó chaŗįn pótètré pa méí ën vya, quand tu reviendras, nous ne serons peut-être plus en vie; pwwon eni can kyé chi, ils peuvent arriver n'importe quand.
can adv.  Quant. Quant. Se rencontre dans ces expressions: pó can t-a dé chin, quant à cela; pó can t-a dé mè, l'è ègąwé, quant à moi, c'est égal; pó can t-a dé pròsédą, nó fèjin pa chin, quant à faire un procès, nous y renonçons.
cąna, s. f.  Canne.  Canne.  En terme de cible, l'expr. «ché l'a a cąna», celui-là a la canne, signifie un accessit, on lit les noms de tous les primés et de celui qui suit immédiatement sans prix; c'est celui-ci qui est dit « avoir la canne ».
canadą, s. f.  Pomme Canada; c'est la plus belle sorte de pomme et la plus chère. Pomme Canada; c'est la plus belle sorte de pomme et la plus chère. È canada chon tòrdzó nete rètsasyéi, les pommes Canada sont toujours très recherchées.
canąle, s. f.  Canaille . Canaille . I canąle est le nom d'un instrument en bois muni de longues dents pour cueillir les fruits. C'est aussi le nom pour l'instrument appelé ląrè par Odin (310), qui en donne cette description: «Pompe de cellier. C'est une sorte de vase composé d'un tube ouvert aux deux bouts, renflé au milieu et muni d'une boucle par laquelle on le tient, on introduit ce vase par la bonde dans un tonneau de vin plein, où il se remplit lui-même. Avant de l'en retirer, on met le pouce sur l'orifice supérieur, puis l'on tire et vide le contenu par l'autre bout dans un verre à vin. » Le mot canąle a son équivalent en patois de Grimisuat: ląró, instrument pour cueillir les fruits.
canąle, s. f.  Canaille, vile populace. Canaille, vile populace. L'è ona frąntse canąle, c'est une vraie can. Voleur. Fou kyé róbon chon de canąle, ceux qui prennent le bien d'autrui s'appellent des voleurs; chon tui rin kyè dé canąlé, ils sont tous des voleurs.  canąle est le nom d'un instrument en bois muni de longues dents pour cueillir les fruits. Il C'est aussi le nom pour l'instrument appelé ląrè par odin (310), qui en donne cette description: «Pompe de cellier. C'est une sorte de vase composé d'un tube ouvert aux deux bouts, renflé au milieu et muni d'une boucle par laquelle on le tient, on introduit ce vase par la bonde dans un tonneau de vin plein, où il se remplit lui-même. Avant de l'en retirer, on met le pouce sur l'orifice supérieur, puis l'on tire et vide le contenu par l'autre bout dans un verre à vin. » || Le mot canąle a son équivalent en patois de Grimisuat: ląró, instrument pour cueillir les fruits.
canalę, v. n.  Voler. Voler.
canaleŗį, s. f.  Coquinerie. Coquinerie. Oun pou pa conprįndé voueró fan dé canaleŗį fou brote moundó, on ne peut pas s'imaginer combien de coquineries font ces vilaines gens. Vol. Pouwon prou enį rętsó can fan rin kyé dé canaleŗį, ils peuvent bien s'enrichir quand ils ne font que voler.
canapéi, s. m.  Canapé. Canapé. L'a ona trintįn`na d'an, l'aïe pęskye nyoun kyé l'aïon dé canapéi pé a comona, il y a une trentaine d'années, il n'y avait presque personne qui eût des canapés dans la commune.
canari, s. m.  Canari. Canari.
canbouze, s. f.  Cambuse. Cambuse.
canbrąda, s. f.  Camarade, ami, compagnon. Camarade, ami, compagnon. L'è i canbrąda a Margyeŗįta a nó, c'est la camarade de notre Marguerite. Déform. du mot «camarade».
cancan, s. m.  Cancan, bavardage malveillant, intrigue. Cancan, bavardage malveillant, intrigue. Ha l'è countenowamin pé è vąé, cha tui é cancan da comona, cette femme est continuellement sur les routes, elle connaît tous les cancans de la commune.
cancana, v. n.  Cancaner. Cancaner. Béi kyé pou enį cancana per ënkye, je me demande ce qu'elle peut bien cancaner par ici.  V. a. Rapporter, répondre. Dri kyé avouį cąkyé tsó°"ja, pou pa ch' ënpatchyę dé tòrną tòte a cancana fouŗa, aussitôt qu'elle entend qqch., elle ne peut s'empêcher de le répandre partout.
cancanądzó, s. m.  Le fait de cancaner; intrigue. Le fait de cancaner; intrigue.
cancanéŗéi s. m.  Cancanier. Cancanier. || Syn. cancanōo. '
cancanōo, -noja, adj. et s. m. et f.  Cancanier. Cancanier.
candi, adj. m.  Candi.  Candi. Dé chócró candi, du sucre candi.
canéé, s. m.  Collier en bois pour attacher chèvres et moutons. Collier en bois pour attacher chèvres et moutons.
canënfląn, s. m.  Marmot. Marmot.
canéwa, s. f.  Cannelle. Cannelle.
cani, s. m.  Désigne celui qui se sert d'une canne pour marcher.  Surnom d'une famille de Drone. Désigne celui qui se sert d'une canne pour marcher.  Surnom d'une famille de Drone.
canicouwé, s. f. pl.  Canicules  Canicules  Prov. È canicowé che rįntron pé chowé, l'è caŗąnta dzò dé chowé, é che rįntron pé plodze, l'è caŗąnta dzò dé plodze, si les canicules commencent par le soleil, c'est quarante jours de soleil; si elles commencent par la pluie, c'est quarante jours de pluie.
canon, s. m.  Canon. Canon. Ba a Chyoun i tįŗon é canon ó dzò da Féita Djyo,à Sion on tire du canon le jour de la Fête-Dieu.  Sobriquet.
canónārda, s. f.  Canonnade. Canonnade.
canonį, s. m. Artilleur.  Artilleur. L'è itą pri di canonį, il a été incorporé parmi les artilleurs.
cąnpa, s. f.  Course, campagne. Ne se rencontre guère que dans l'expr. ën cąnpa, en course. Course, campagne. Ne se rencontre guère que dans l'expr. ën cąnpa, en course. Kyé faįëch'ó tin ky'odré, l'è tui è dzó ën cąnpa, par n'importe quel temps, il est toujours en campagne.
canpą, v. a.  Camper. Camper.
canpą, v. a.  Retenir sur les journées d'un ouvrier qui doit quelque chose au «métral». Retenir sur les journées d'un ouvrier qui doit quelque chose au «métral». Canpą è dzórnié, retenir quelque chose du salaire journalier pour une raison ou pour une autre.
canpaną, v. n.  Sonner. Sonner. Canpaną pó w`écó °"wa, sonner l'école.Fig. Perdre son temps sur les places, à la maison, etc. Canpanąé per léi, il lambinait par là; fé pa d'ātró traó kyé canpaną per léi, il ne fait aucun autre travail sinon lambiner par là.  Canpaną s'emploie aussi pour «sonner une clochette», tandis que chóną ne s'enploie que pour « sonner une cloche» de la tour de l'église ou d'une chapelle.
canpanéta, s. f. Pervenche. (Vinca minor L.). Pervenche. (Vinca minor L.). Dim. de canpąn-na
canpanéta, s. f. Dim. de canpąn-na Petite clochette Petite clochette
canpanį, s. m.  Sonneur de clochette. Sonneur de clochette.  A Grimisuat, ce mot désigne l'enfant de chœur qui au jour des grandes processions (Rogations et lundi de Pâques) précède la procession en agitant par intervalles la canpąn-na pour avertir les gens.
canpąn-na, s. f.  Grosse sonnette qu'on attache ou cou des vaches. Grosse sonnette qu'on attache ou cou des vaches. È j-one di ątsé l'an a canpąn-na, è į-ātré l'an a chonąle, les vaches portent, les unes une sonnette (en fonte au son clair), les autres une «sonnaille» (cloche ovale).  Fig. Personne qui ne travaille pas. Fó °" t-e pa être tącó dé prįnde pó chervįnta ona canpąn-na paŗelé ! n'est-ce pas être sot que de prendre pour servante une femme aussi inactive!
canpanyāa, canpanyārda, s. m. et f.  Campagnard. Campagnard. Ou tin di į-éwésyon, fou da véwa chāon prou enį trówą è canpanyāa, au temps des élections, les citadins savent bien venir trouver les campagnards; pó nó į-ātró canpanyāa è vąé chon prou bòné dįnché, pour nous autres gens de la campagne, les chemins sont assez bons comme cela.
canpąnye, s. f.  Campagne. Campagne. Fouŗa pé Fribo l'a dèstrą dé bewé canpąnyé a vêŗé la, dans le canton de Fri-bourg, il y a de magnifiques campagnes en comparaison d'ici.Ché métr'ën canpąnye, se mettre en campagne.Campagne, par oppos. à ville. Hé dzin di véwé todrį chortį pé a canpąnye, les gens des villes pourvu [c'est leur rêve] qu'ils puissent aller à la campagne.
canpó , s. m.  Grande étendue de terrain. Grande étendue de terrain. Oun gran canpó dé pra, dé tsan, une grande étendue de pré, de champ.
canpó, -pa, adj.  Sauvé, hors d'embarras. Sauvé, hors d'embarras. Tsouchwą l'è canpó, l'a plin ó carné a teryę, Zuchuat est sauvé, il a le carnet d'épargne bien garni à sa disposition; nó chin canpó, nën tó pochou rintrą a prįja, nous sommes « quittes », nous avons pu rentrer toute la récolte. L'it. campare a aussi le sens de «se sauver ».
canséwa, v. a.  Sceller. Sceller. L'an canséoua tót'è porté, ils ont mis les scellés sur toutes les portes. Canséwa a planta, l'arbre a été scellé (confisqué). Effacer, p. ex. un nom, barrer. Tó chin k'įŗé écrį wéi l'îtą canséwa própró, tout ce qui était écrit là a été effacé complètement.  Canceller.  V. a. abolir, fermer.condamner définit, ou moment. une porte, passage, rue, place, etc.  En afr., il signifie en outre barrer transversalement, croiser et aussi annuler en gén.
canta. Voy. pócąnta s. m. Quant à Quant à
cantchyémó, s. m.  Quantième. Quantième. Kyën cantchyémó n'ën nó vwì? quel quantième avons-nous aujourd'hui?
cantęcó, s. m.  Cantique. Cantique.
cantęna, s. t.  Cantine. Cantine.
cantenyè, -yeŗe, s. m. et f.  Cantinier, cantinière. Cantinier, cantinière.
cantitą, s. f.  Quantité. Néol. Quantité. Néol.
canton, s. m.  Canton Canton, un des 22 Etats de la Confédération suisse.
cantóna  Cantonner, séjourner. Cantonner, séjourner. v. tr. 
cantónąwe, -nąwa, adj.  Cantonal, -e.  Cantonal, -e.  Par ext. s. f. ona cantónąwa, une «cuite» qui compte.
cantónyè, s. m.  Cantonnier. Cantonnier. L'è di ky'è vąé chon claséi kyè l'a dé cantónyè per'ënkye, c'est depuis que les routes sont classées qu'il y a des cantonniers par ici.
canye, s. f.  Chienne.   Chienne.  Fig. Personne méprisable. Kyënta canye! quelle cagne ! En fr., afr. et provençal, on trouve ce mot aussi dans cette double acception. Gloss. Ill, 31.
canye, s. f.  Personne méprisable Personne méprisable
canyon, s. m.  Petit de la chienne Petit de la chienne. È canyon chon è bétchyon di tsën, les c. sont les petits des chiens.
canyowį, s. m.  Cornouiller (Cornas sanguinea L.). Cornouiller (Cornas sanguinea L.).
caochou, s. m.  Caoutchouc. Caoutchouc.
caonïa, s. f.  Calomnie. Calomnie. Dé grouché caonïé, de grosses calomnies.
caonié, v. a.  Calomnier. Calomnier.
capa, s. f.  Morceau de cuir ou d'étoffe Morceau de cuir ou d'étoffe. I cąpa di bote, la langue des souliers; i capa di tsouson, la «cape» des bas est une pièce de renfort, tricotée ou en toile, qu'on coud au talon d'un bas; chin fotįé dé blètsé via cómin dé cąpé di tsouson, cela enlevait des morceaux comme des «capes» de bas.
capabló, -a, adj.  Capable. Capable.
capasitéi, s. f.  Capacité intellectuelle. Capacité intellectuelle.
capetąn, s. m.  L'un des chefs du village.  L'un des chefs du village. Chaque village de Savièse a une société qui s'occupe avant tout de l'eau potable et des intérêts de la chapelle. Elle possède, en outre, une vigne que l'on travaille en commun et dont le vin est servi aux sociétaires lors de certaines fêtes (Pâques, etc.) déterminées par la tradition. A la tête de cette société, on trouve le banneret et le capetąn.
capetąn, s. m. suite L'un des chefs du village.   En règle générale, ce dernier est nommé à vie et choisi par acclamation parmi les hommes les plus marquants du village. Ce titre lui donne droit de porter l'«esponton», sorte de sceptre enrubanné, le jour de la Fête-Dieu et en d'autres circonstances particulières. || Ne pas confondre capetan avec capiténó, grade de l'armée et des sapeurs-pompiers.
capetané, s. m. Diminutif de capetąn Petit capitaine Petit capitaine
capison, s. m.  Gamin. Gamin.
capiténô, s. m.  Capitaine. Capitaine.
capon, s. m.  Poltron, lâche. Poltron, lâche. N'ën ba chela s't'éi pa oun capon, descends donc ici si tu n'es pas un capon.Le mot a le même sens en fr. Littré, capon. C'est la pire injure à un Saviésan que de le traiter de capon, s. m. 
capóna Capituler  Capituler . Pa capóna, ne pas capituler, tenir bon, ne pas abandonner, persévérer [devise du Saviésan].
capóna, v. n.  Reculer, renoncer à une lutte, montrer de la lâcheté. Reculer, renoncer à une lutte, montrer de la lâcheté. I capounon pa, ils ne reculent pas; l'an apela dó°" ou tré có°" ën-odre ma pó forni i peti l'a capona, ils se sont empoignés deux ou trois fois comme il faut, mais à la fin le petit a renoncé [à la lutte].
capórawe, s. m.  Caporal. Caporal.
capotsën, s. m.  Capucin. Capucin. Voui l'è i capotsën kyé la prèdjya, aujourd'hui c'est un capucin qui a prêché. I pacha dou capotsën, l'empreinte du pied du capucin; elle se trouve à une petite lieue du Châtelet, au bord du sentier qui conduit au Sanetsch. D'après une légende un capucin y aurait arrêté la Réforme qui n'a pu prendre pied en Valais.
capotsëné, s. m. Dim. de capotsën. Petit capucin Petit capucin
caprisyó, s. m.  Caprice, lubie. Caprice, lubie.
caprisyou, caprisyouja, adj. et s. m. et f.  Capricieux Capricieux. Kyën moundó caprisyou ché dé Tsarlé: dé adzó fó°" ó t'acouta dé dzô ëntchye, é d'âtró âdzó i di pa boundzo, quel homme capricieux, le fils de Charles, parfois il faut l'écouter des jours entiers, d'autres fois il ne dit pas bonjour.  Susceptible, chatouilleux. È môtsé chon pa caprisyoujé, porkyè oun tsanpïé via sin âdzó, venyon tôrdzo, les mouches ne sont pas susceptibles, quand même on les chasse cent fois, elles reviennent toujours.
capsouwa, s. f.  Capsule. Capsule.
capyon, s. m.  Serfouette ou binette à long manche, petite pioche de jardin. Fr. local capion. Sornette Serfouette ou binette à long manche, petite pioche de jardin. Fr. local capion. Sornette
capyóna, v. a.  Remuer la terre avec la serfouette. Remuer la terre avec la serfouette. Di a venye to vën ënséi ou corti è to capyoun 'è pómètêré, de la vigne tu passes au jardin et tu «donnes la terre» aux pommes de terre avec la serfouette.
capyoné, s. m. Dim. de capyon. Petit capion Petit capion
cara, carae, adj. et s. m. et f.  Carré. Carré. I piló a nó l'é fran cara, notre chambre est tout à fait carrée. Nó véjin outr 'ou cara kyeri ó rècó, nous allons au carré (nom d'un pré carré) chercher le regain.  S. f. I carāé, la carrée, désigne par euphémisme les lieux d'aisances. Cette appellation leur vient de leur forme carrée. Syn. beaucoup plus usité: cakyéra.
carabātsé, s. f. pl.  Préludes de tempête. Préludes de tempête. Apréi stè carabātsé kyën tin va t-e féré? après de pareils préludes quel temps va-t-il faire? En Savoie le mot carabasse peut aussi avoir la signification de «mystère» (cf. Gonst.).
carabën-na, s. f.  Carabine. Carabine.
carabenyè, s. m.  Carabinier. Carabinier.
caraco, s. m.  Léger paletot de femme qui remplace le mandzon. Léger paletot de femme qui remplace le mandzon. Dé tsatin è marin-né méton pa vwéró ó mandzon, l'an gyela totè ó caraco, en été les femmes ne mettent guère le mandzon, elles ont presque toutes le caraco.
carae, s. f. Voy. s. v. cara Carré. Carré.
caraméwa, s. f.  Pastille de caramel Pastille de caramel.I martchyanda l'a bala davwé caraméwé, la marchande a donné deux caramels.  Le mot féminin avec le même sens est usité en SR.
caranta, adj. num.  Quarante. Quarante. Carantch'youn, quarante et un; carant'é dó°", caŗant'é trè, quarante-deux, quarante-trois.
caŗantchyèmò, -ma, adj. et s. m. et f.  Quarantième. Quarantième.
caŗantin-na Isolement de durée variable Isolement de durée variable. L'a jou oun ca dé tifus, é chorda chon ën carantin-na, il y a eu un cas de typhus, les soldats sont en quarantaine.
caŗantįn-na, s.f.  Quarantaine, Quarantaine, iron'na caŗantįn-na a rnanoura, il y avait une quarantaine de personnes à la corvée (cf. manoura).
carbótąe, s. f.  Gronderie, orage Gronderie, orage. Kyënta carbótąe can l'è arową i vyou, quel orage [a éclaté] quand le vieux est arrivé!
carcąche, s. f.  Carcasse. Carcasse. Vaŗį prou fouŗa yó vouarda a carcąche, j'irai bien moi garder la carcasse [disait un fils indigne en parlant du cadavre de son père].
carcową, v. a.  Calculer. Calculer. Can l'è tó carcową, resté pa gran tsó°"ja a prįnde, quand tout est calculé, il ne reste pas beaucoup à prendre.
carcowe, s. m.  Calcul. Calcul.
càrdôné, s. m. Dim. de cordon.  Petit cordon. Petit cordon.
caŗéí, s. m.  Sapelot sec. Sapelot sec. Iną i mêin è caŗéí chęŗvon d'ètchyéwa, au mayen les caŗéí servent d'échelle. Fig. Oun grou caŗéi, un homme grand et élancé.Par ext. Tout support long et mince: dé caŗéí dé siman, dé hou pló, des supports en ciment, des plots.
carelon, s. m.  Carillon. Carillon.
carelóną  V. pron. Se quereller : Che carelóną Se quereller : Che carelóną
carelóną v.i. Faire du bruit. Faire du bruit.
carelóną, v. n.  Carillonner. Carillonner.
caréwa, v. a.  Carreler. Carreler. L'a caréwą tót'a pādze avouéi awęnye é ó craeon, il a carrelé toute la page avec la règle et le crayon.
caréwé, s. m.  Petit objet carré. Petit objet carré. Oun caréoué dé siman, un petit carré de ciment; oun caréoué dé chócró, un petit morceau de sucre carré.
caŗį, s. f.  Carie. Carie. L'a a cari di j-ó°"che, il a la carie des os; ona caŗį d'ó°"che, une carie des os.
carié, v. a.  Carier, usité surtout au participe  passé. Carier, usité surtout au part. pas. caria, caŗiąe; ona din caŗiae, une dent cariée.
caŗįma, s. f.  Carême. Carême.De caŗįma, pendant le carême; l'è dé carįma kyé  défonson  è  vęnyé,  c'est pendant le carême qu'on défonce les vignes.-
carlën-na, s. f.  Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis). Renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis). I carlën-na l'a 'na flôo cómin è cópéte, la c. a une fleur comme la ficaire. || Gri-misuat, Fully, id.
carmą, v. a. et n.  Calmer. Calmer. Chin carmé ó ma di din, cela calme le mal de dents; i ma dé téíta comįnsé a carmą, le mal de tête commence à se calmer  Diminuer. Can vïon kyé carmé w'éivwe, trouon è tsąnbé, quand [ceux qui arrosent] voient que l'eau diminue, ils trouvent les jambes.
carmanyówa, s. f.  Carmagnole. Carmagnole.
carmatchyó Jeu ., voy. sous le mot botën, terme du jeu de garde. Jeu ., voy. sous le mot botën, terme du jeu de garde. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
cąrmó, -ma, adj.  Calme. Calme.
carnādzó, s. m.  Bataille. Bataille. Kyën carnądzó ha néi amou pé a pënta! quelle bataille cette nuit à la «pinte»!
carné, s. m.  Carnet. Carnet.
carnópa, s. f.  S'emploie habit, au pl.: Mancherons de la charrue, du traîneau, S'emploie habit, au pl.: Mancherons de la charrue, du traîneau, ona rlwįdze a carnópè, un traîneau à mancherons. È carnópé chon è fortsé, chin ky'apęlon di man po tenį a tsarowe, deri, les «carnopes » sont les « fourches », ce qu'on empoigne avec les mains derrière la charrue.
carnóvąw, s. m.  Carnaval. Carnaval. Antąn l'an pa achyą è faŗąté a carnóvąwé, l'année passée les masques ont été interdits à carnaval. || Cf. it. carnevale. \\ Syn. camëntrąn.
cąró, s. m.  Coin, angle. Coin, angle. Tenį ó motchyōo pé è cątró cąró, tenir le mouchoir par les 4 coins; tsasyę cacoun pé tui è couën é cąró dou paį, chercher qqn par tous les coins et recoins du pays; oun tsapéi a tré cąró, un tricorne.  Carré, propriété d'une certaine étendue. Powie pa paé è détó, oui an pri ché byo cąró dé pra, il ne pouvait payer ses dettes,  on lui  a pris  cette belle
carofyou, s. m.  Tapageur, surtout la nuit. Tapageur, surtout la nuit. Can venyon ó néi iną pé mijon féŗé dé chabą, chon dé carofyou, ceux qui viennent la nuit dans la maison faire du tapage  s'appellent carofyou.-
caron, s. m.  Brique, carreau d'argile, de ciment, de terre ou de glace. Brique, carreau d'argile, de ciment, de terre ou de glace. Dé caron dé têra cómin i mitchyą da tabla, des blocs de terre gros comme la moitié de la table; i Roun-nó tsarótąe dé caron, le Rhône charriait des glaçons.Terme du jeu de cartes: ou'ache dé caron, l'as de carreau.
caronyę, s. f.  Carogne. Carogne. S'emploie habituellement au figuré, pour désigner une femme débauchée. Dans ce sens, le mot se lit encore dans Molière. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
carpa, v. a.  Carder. Carder. Carpa a ouan-na, carder la laine.Carder et cārpa viennent de 2 mots lat. différents: carder de Carduus, cārpa de carpere.
carpąn-na, s. f.  Se dit d'un animal grand et maigre, aussi des gens. Se dit d'un animal grand et maigre, aussi des gens. ona groucha carpąn`na dé ątse, dé tchyévra, une grande vache maigre, une grande chèvre très maigre.
cārpé, s. f. pl.  Cardes. Cardes. L'è pa dinche kyé fó°" tenį è cārpé pó byin carpa, ce n'est pas ainsi qu'on tient les cardes pour bien carder.
cārta, s. f.  Carte Carte. Dzowé i cārté, jouer aux cartes; balę è cąrté, distribuer les cartes. Les principaux jeux de cartes sont: i maryądzó, i batâa, i bó°"ra, i manyën, i bókye, i binoclye, i powitèna (la Napolitaine). Carte de géographie.Tui è j-écolè dion ai ona carta, tous les écoliers doivent avoir une carte.
cartan, s. m.  Mesure pour le lait en usage à Grimisuat. Cartan. Mesure pour le lait en usage à Grimisuat. Fou de Gromejwą mejoŗon ó waséi pé cartan, ceux de Grim, mesurent le lait par cartan.
carte, s. m.  Vase en forme de petite brante dans lequel on met le sel. Vase en forme de petite brante dans lequel on met le sel. I carte, chin l'è oun brinton pó atsetą a cha, le «cartet», c'est une petite brante pour transporter le sel.
cartéŗon, s. m.  Mesure ancienne  de capacité pour les liquides, valant deux pots ou 3 litres Ancienne mesure de capacité pour les liquides, valant deux pots ou 3 litres. I plo groucha tsana ou tsanį iré ha dou cartéŗon, la plus grande channe au tsani était celle du quarteron.  Ancienne mesure de capacité pour les matières sèches valant 7 1/2 litres, ou la moitié d'un bechyę (voy. ce mot). L'è itą prou mwêe di vouéipé, l'aïe 'na téta cóm'oun cartéŗon, il a été fortement piqué par les guêpes, il avait la tête comme un quarteron.  Par ext. Champ dont l'ensemencement exige un quarteron de blé: onn cartéŗon dé tsan. Voy. s. v. fetseouën. || Grimisuat id.
carteryę, v. a.  Partager ou rendre par quartier. Partager ou rendre par quartier. Carteryę è trontsé avouéi ó couën a bouįté, partager en quartiers les troncs avec l'ébuard en íer. Il Couper par quartier. Carteryę oun pan, oun frómadzó, couper en quatre un pain, un íromage.
cartéta, s. f.  Mesure ancienne valant le 1/4 du pot, soit les 3/8 d'un litre. Mesure ancienne valant le 1/4 du pot, soit les 3/8 d'un litre. ona cartéta de brinteën, un «quartette» d'eau-de-vie.Un missionnaire prêchant contre l'abus de la boisson et n'étant pas bien au courant des anciennes mesures racontait, pour se donner en exemple de sobriété, qu'invité par un paysan à boire un verre il s'était contenté d'un cartéŗon, confondant ce mot avec la cartéta, d'où hilarité générale.
carti , s. m.  Pleurésie du bétail. Pleurésie du bétail. I ma dou carti l'è i męma tsó°"ja kyé j'epwënté, la maladie du « quartier», c'est la même chose que les points de côté. Cette maladie est plus grave que le décąwó, étant mortelle habituellement. Elle est fréquente parmi les veaux de la Bwateŗį, parce que, l'eau manquant, on doit les conduire très loin pour les abreuver; ils boivent l'eau glacée dans la chaleur et contractent le ma dou carti.
carti , s. m.  Quartier. Quartier. Oun carti dé frómądzó, dé pan, un quartier de fromage, de pain. Quart. L'a vindou oun carti d'éi vwé, il a vendu un quart de son droit à l'eau d'arrosage.  Partie postérieure du soulier. Sti cwēe l'è bon pó è carti, ce cuir est bon pour en faire des quartiers. L'an pa fé dé carti, wé j-an tui twą, ils n'ont pas fait quartier, ils les ont tous tués.Carti désigne aussi chacun des quatre trayons: l'è foura d'oun carti, [la vache] ne donne pas de lait d'un trayon. Id. Grimisuat.
cartochye, s. f.  Cartouche Cartouche. È f-infan ąn-mon byin prįndé dé cartochye kyé tsārdzon pó teryę, les enfants aiment bien prendre des cartouches (douilles) qu'ils chargent pour tirer.Fig. Fille enceinte, A-to avoui déré kyé ha iré cartochye ? as-tu entendu dire que cette fille était enceinte?
carton,   s. m.   Carton, papier épais. Carton, papier épais. Pó fora è wįvró fó°" prįndé dé carton, pour doubler les livres, il faut prendre du papier épais.
carton,   s. m.   Parchemin Parchemin. È vyou j-ató iron ecrį chou dé carton, les anciens actes étaient écris sur parchemin.
caryęŗe, s. f.  Carrière. Carrière. Caryęŗe di përé, da chābla, carrière de pierres, de sable.
casónarda, s. f.  Cassonade. Cassonade. Pó féŗé a pekyéta ënplįon dé casónarda, pour fabriquer la piquette, on se sert de cassonade.
casòrda Cuisiner, travailler à la maison.v. intr.  L'è apréi casörda, elle est en train de cuisiner. Lex. cosarda qui est inusité. Cuisiner, travailler à la maison.v. intr.  L'è apréi casörda, elle est en train de cuisiner. Lex. cosarda qui est inusité. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę  į
catäa Culbute, pirouette Culbute, pirouette. n. m.  L'a fé oun catâa, il a fait une culbute,
catarąta, s. f.  Cataracte Cataracte. I catarąta di j-oue, la cataracte des yeux. ą
catawą  v. n. Tomber, rouler à terre. cataouą  v. n. Tomber, rouler à terre.
catawa, s. f.  Poulie servant à hisser le bois, les fagots, les sarments: Poulie servant à hisser le bois, les fagots, les sarments: arindjyę ona catawa, établir une poulie.
catawé, s. f. pl.  Poulies Poulies .Ne se rencontre que dans l'expr. l'a veŗya è catawé, il est tombé comme une masse, il a «plié les fers».
catawé, s. f. pl.: Faillite. Dérivé de catawą. Faillite. Dérivé de catawą. l'a veŗya è catawé : il a fait faillite
catchya, -ąe, adj.  Caché, renfermé. Caché, renfermé. Ché l'è pa prou ouvêe, troua catchyą, mote, il n'est pas assez ouvert, trop renfermé, muet.
catchyę, v. a.  Cacher, serrer, enfouir. Cacher, serrer, enfouir. Nó fó°" aą catchyę ó fin, va eni dé plodze, il nous faut aller rentrer le foin, il va pleuvoir; n'ën tó chéeą ma pa tó catchyą, nous avons tout fauché, mais pas tout rentré. Syn. rétrindre. ąvw'a-to catchyą ó tsapéi? où as-tu mis ton chapeau? L'ïtą catchyą di mò, il a été caché par les revenants (dit-on, quand un enfant disparaît).  Ensevelir. N'ën catchyą w'antou, nous avons enseveli notre tante.  V. r. Se cacher. Oun cha pa avwe van pa che catchyę, fou j-infąn, on ne sait où ces enfants vont se cacher; d'evêe è charpin che catson derën pé têra, en hiver les serpents se cachent dans la terre.
catèdrąwa, s. f.  Cathédrale.   Cathédrale.    Syn.plus usité: i gran elįje, la grande église.
catêe  Otite, mal d'oreille. Otite, mal d'oreille. V. catêró.
catęró, s. m.  Catarrhe. Catarrhe.
cateŗou, -ouja, adj.  Délicat, sensible, difficile. Délicat, sensible, difficile. È ątsé dé peŗënkyè chon nete cateŗoujé, les vaches d'ici sont très délicates [de santé]; ché l'è déstrą vwera l'è caterou, l'a tòrdzò cakyé tsó°"ja, c'est extraordinaire combien celui-là est délicat, il a toujours quelque chose [qui ne marche pas].
catéwété, s. f. pl.  Basques d'un habit Basques d'un habit. È catéwété di góné a dzeŗon l'aïon tsecona ona pochye, les pans des habits à basques avaient chacune une poche.
catijyémo, s. m.  Catéchisme. Catéchisme. N'ën atseta oun catijyémo, nous avons acheté un catéchisme; fó°" aprįndé ó-catijyémó pé côo, il faut étudier le cat. par cœur.  La leçon de catéchisme. Véjó outr'ou catijyémo, je vais au catéchisme; i van ché maryą stou dzó kyeën, óŗa i van ou catijyémo, ils vont se marier ces prochains jours, maintenant ils vont au catéchisme. A Grimisuat, se rendre à la cure pour le catéchisme avant le mariage se dit: crintą.
catôjé, adj. num. et s. m.  Quatorze. Quatorze. catôjé brįnté dé vénįndze, quatorze brantes de vendange; catorj'ąn (sic) quatorze années; vwi l'è i catôjé dou mi; c'est aujourd'hui le 14 du mois.
catòjyémamįn, adv.  Quatorzièmement. Quatorzièmement.
catòjyémó, -a, adj. et s. m. et f.  Quatorzième. Quatorzième. L'è i catòjyémó dzò dé w'écóouwa, c'est le 14e jour de l'école.
catole, s. f.  Petit morceau de fumier desséché qui reste attaché à la peau du bétail. Petit morceau de fumier desséché qui reste attaché à la peau du bétail. I ątse l'è plįn-na dé catole, la vache est remplie de c. || Grimisuat: catòlyé.
católon, s. m.  Boule de fumier attachée aux poils d'une vache, etc. Boule de fumier attachée aux poils d'une vache, etc. Ch'oun mè pa dé chótêe è bęitchyé atrapon tó plin dé católon, si l'on ne met pas de litière, les vaches se couvrent de caillots de fumier. Il Grumeau, caillot. È prevquį tsejlon ba tó pé católon, les poires tombaient [de l'arbre] en pluie [comme des balles]. || Dim. de catole.
catowecó, -a, adj. et s. m. et f.  Catholique. Catholique. Ou Vawį chon pęskyè tui catowęcó, en Valais presque tout le monde est catholique.  I rewejyon catowęca, la religion catholique.
catrémamin, adv.  Quatrièmement. Quatrièmement.
catrémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Quatrième. Quatrième.
cątró, adj. num. et s. m.  Quatre. Quatre. I chwa di cątró, charrue à 4 mulets (voy. chwa). Dé chat'ën cątró, Voy. s. v. chąte.
catrótin, s. m. pl.  Quatre-Temps. Quatre-Temps. Fou kyé nécon i catrótin fan pa dé vyou j-ó°"ché; che venyon grou, chon chòdzè a vere dé mò, les enfants qui naissent aux Quatre-Temps ne font pas de vieux os; s'ils grandissent, ils sont exposés à voir des revenants. Voy. un autre dicton sous bweeą. Il Syn. tënpoŗe. || Grimisuat: les Quatre-Temps sont dénommés cārtįn.
catrówa Jeu de la garde, Jeu de la garde, voy. sous le mot boten. Dérivé du mot cątró, quatre.
cătse, s. f.  Cache. Cache. Dzwę pye a catchyę, l'a prou dé dzįnté catsé peŗ-ënkyè, jouez donc à cache-cache, il y a assez de jolies caches par ici.
catsé, s. m.  Petite cage, auget. Petite cage, auget. È catsé da rouwa, les augets de la roue.
catsebindon, s. m.  Détour. Détour. Balę oun catsebindon pó che détsapą dé cācoun, faire un détour pour échapper à qqn.Dzwę a catsebindon, jeu qui consiste à donner le change à qqn de manière qu'il ne retrouve pas vos traces.Randogne: catsïvindoun :mouvement , signe , geste .
catsemótą, v. a. Manger en cachette.  Manger en cachette. Chéí prou pòrkyé l'a rin fan ou tin di chó°"wé, l'è tòrdzò apréi catsemótą pé fou couën, je sais bien pourquoi il n'a pas íaim aux repas, il mange toujours en cachette dans les coins.  Par ext. Tromper. Catsemóté trwa, oun pou pa che fya, il trompe trop souvent, on ne peut se fier à lui.
catsemóteŗį, s. í.  Ribote en l'absence du maître ou en cachette. catsemóteŗį  s. í. Ribote en l'absence du maître ou en cachette.
catséta, s. f.  Cachette, petite cache Dim. de cătse. Cachette, petite cache. L'a trówą 'na dzįnta catséta pó rètrindré è méró°"wé, il a trouvé une jolie cachette pour entériner ses joujoux. ën catséta, en cachette: l'a tò fé chin en catséta di paŗįn, il a tout íait cela à l'insu de ses parents.
catson, s. m.  Cochon. Cochon. Bó°"tchyę ó catson, tuer le cochon.  Oun catson dé mêe, un cochon d'Inde.  Oun catson roblį, un cochon qui a la raie bien marquée sur le dos; son opposé est catson sinląn (l'an pa a rache, ils n'ont pas la raie).
catsóną  s. f.  Portée d'une laie. Portée d'une laie.
catsóną  v. n.  Mettre bas en parlant d'une truie. Mettre bas en parlant d'une truie. I tró°"we l'a catsóną achi, la truie a mis bas hier soir; catsounéŗé outre pa néi, elle mettra bas pendant la nuit. V. a. Par ext. Faire une besogne négligemment, Catsóną ó traó, bâcler le travail.
catsonën s.m. Cochonnet, petite boule servant de but au jeu de boule. Cochonnet, petite boule servant de but au jeu de boule.
catsonën, s. m. Dim. de catson.  Petit cochon. Petit cochon. I tró°"we l'a fé dódzé catsonën, la truie a mis bas douze petits.
catsonį, s. m.  Porcher.  Porcher. Voy. s. v. pątó Syn. plus récent: pòrtchyè.
catsonįŗe, s. f.  Truie ayant des petits ou que l'on élève pour la reproduction. Truie ayant des petits ou que l'on élève pour la reproduction.
cąva, s. f.  Cave; mot plus recherché que sewi. Cave; mot plus recherché que sewi.
cavale, s. m.  Cavalier. Cavalier.
cavaweri, s. f.  Cavalerie. Cavalerie. L'a pa ou étre chënpló chordą, l'a falou intra a cavaweri, il n'a pas voulu être simple soldat (fusilier), il a fallu qu'il fût de la cavalerie.
cavęrna, s. f.  Caverne. Caverne.
caviste, s. m.  Caviste. Caviste.
cąvoua, s. f.  Queue. Queue. I pa aperchyou ni cąvoua ni cordon, je n'ai aperçu ni queue ni corde, c.-à-d. rien (la bête a disparu avec la corde qui l'attachait).Par ext. Bout d'une plante pyramidale: i cąvoua da pyęse, le bout d'un sapin abattu.
cavouāa, s. m.  Naissance de la queue. Naissance de la queue. L'a bachyą ó cavouāa, [cette vache] a un enfoncement de la croupe.
cavouaró, s. m.  Rouge-queue. Rouge-queue. Oun ni dé cavouaró, un nid de rouge-queue.
cavouatāe, s. f.  Coup de la queue. Coup de la queue. L'a rechyou'na cavouatāe derën i j-oue, il a reçu un coup de queue dans les yeux.
cavouën, s. m.  Qui a la queue coupée. Qui a la queue coupée.  A Grimisuat cavouën désigne également une vache de chétive apparence: onn crwéi cavouën, une vilaine petite vache maigre.
cavoueną, v. n.  Se démener. Se démener. Cómin va cavoueną ba pé ó vèrdjyę pó garéé ó rècò, comme elle va se démener par le verger pour «gouverner» le regain!
cavouęsa, s. f.  Jeune fille folâtre. Jeune fille folâtre. Kyënta cavwęsa dé bouata ! quelle folâtre de fille!
cavouesą, v. n.  Folâtrer. Folâtrer. Can ha cavweséŗé pa méi... quand celle-là cessera de folâtrer...
cavoueseri, s. f.  Courses folâtres en tous sens. Courses folâtres en tous sens. Réista trankiló, yó ąnmó pa hé cavweseri, reste donc tranquille, je n'aime pas ces courses continuelles.
cavouéta, s. f. Dim. de cąvoua.  Petite queue. Petite queue.
cavwįįŗe, s. f. Lanière du bât qui passe sous la queue du mulet.Syn.: è brąé, v. s. ce mot. Lanière du bât qui passe sous la queue du mulet.Syn.: è brąé, v. s. ce mot.
cāwa Dernière eau qui arrive sur le pré lors de l'arrosage  Dernière eau qui arrive sur le pré lors de l'arrosage. Nó powin pa fomi d'êrdjye, i vën i cāwa, nous ne pouvons pas finir d'arroser, vient la dernière eau.
cąwa, s. f.  Morceau de bois triangulaire que l'on emploie pour assujettir les tonneaux. Grimisuat cala, même sens. Morceau de bois triangulaire que l'on emploie pour assujettir les tonneaux. Grimisuat cala, même sens.
cawą, v. a.  Assujettir les tonneaux sur le chantier. Assujettir les tonneaux sur le chantier.
cawą, v. n.  Diminuer; spécialement en parlant d'une vache, donner moins de lait. Diminuer; spécialement en parlant d'une vache, donner moins de lait. Ou cóminsémįn è pató l'an rouidó dé traó pó arya, ma apréi di kyé cąon è atsé, chon pa méí tan porchyou, au commencement les vachers ont beaucoup de travail, mais plus tard, quand les vaches «calent», ils ne sont plus tellement occupés.
cawandrį, s. m.  Almanach Almanach. I cawandrì de Bêrna-Vivį, di j-Ermęté, l'almanach de Berne et Vevey, de Notre-Dame des Ermites.
cawën, adj. et s. m. et f.  Câlin, galant. Câlin, galant. I fajįe ó cawën outò dé ha fèmąwa, il faisait le câlin (galant) avec cette femme.
cawibró Calibre du fusil . Calibre du fusil .
cawibró Equilibre.  Equilibre. 
cawibró, s. m.  Equilibre. Equilibre. I rescą dé pédre ó cawibró, j'ai risque de perdre l'équilibre.
cawison, s. m. pl.  Caleçon. Caleçon.
cawisyó, s. m.  Calice. Calice. į
cawita, s. f.  Qualité. Qualité.
cazaca, s. f.  Casaque. Casaque. Veryę cazaca, tourner casaque.
cazêrna, s. f.  Caserne. Caserne. I trale ba a cazêrna, il est employé à la caserne.
cha , adj. poss. f.  Sa. Sa. Tsecoun rechį cha pāa, chacun reçoit sa part.
cha , s. m.  Précipice, gouffre, Précipice, gouffre, Kyën cha di Bèrtséi tįnkyé ba ën Rouwa! quel précipice de Bèrtsé à Roua !  Cf. rèchą.
cha, s. f.  Sel. Sel. Ou mêin oun tën a cha derën pé dé ronfló, au mayen on tient le sel dans des boîtes en écorce de sapin; oun pi dé cha, une pincée de sel; can įŗó peti yó, i cha cótāe 48 santįme a mejora (4 livres), quand j'étais petit, le sel coûtait 48 ct. la mesure de deux kilos.
cha, s. m.  Saut. Saut. L'è parti i gran cha via, il a décampé en taisant de grands sauts; l'aie pa dé pon, fallé féŗé oun grou cha pó trêchą ché tórįn, il n'y avait pas de pont, il fallait faire un gros saut pour traverser ce torrent.
chaba, s. m.  Sabbat des sorciers. Sabbat des sorciers. L'a avwi dzapa dé tsën, myoun-ną dé tsate, i chaba da chenegó°"da, il a entendu japper des chiens, miauler des chats, [bref] le sabbat des sorciers. Il Par ext. Tapage. Ha né1 l'an fé oun broie chaba, cette nuit ils ont fait un vilain tapage; can l'è aróoua opíre pa néi Fan fé oun chaba kyé ché conté, vers le milieu de la nuit, on fit un gros tapage.
chabetchyąe, s. f.  Se dit des secousses réitérées que l'on imprime à un sac renversé pour en faire sortir le contenu: Se dit des secousses réitérées que l'on imprime à un sac renversé pour en faire sortir le contenu: rlwi l'è trwa peti,pou pa féŗé dé grouché chabetchyéi pó féŗé chortį ó fèméi da bechatsé, il est trop petit, il ne peut secouer énergiquement les besaces pour en faire sortir le fumier.
chabetchye, v. a.  Secouer un sac que l'on tient par le fond pour en faire sortir le contenu. Secouer un sac que l'on tient par le fond pour en faire sortir le contenu.
chabla grôba Gravier Gravier
chăbla, s. f.  Sable. Sable. Dé chăbla dou Roun-nó, du sable [des grèves] du Rhone. pla
chablon, s. m.  Sablon. Sablon.
chablonou, -ouja, adj.  Sablonneux. Sablonneux.
chablou, s. m.  Sablier. Sablier. Can nó vajįon a w'écó°"wa, n'aïon tui oun chablou, quand nous allions à l'école, nous avions tous un sablier.
chabóou, s. m.  Sabot. Sabot. È chabó°" chon pa vwèró conyou peŗ'ënkyè, les sabots ne sont guère connus par ici. Fig. Homme lourd et peu intelligent. Avouéi dé chabó°" dé moundó dįnche oun pou rin che conta, avec ces lourdauds on ne peut compter [être servi].
chābrą, v. a.  Sabrer.  Sabrer. Chënblāé ky'owįé tó chābrą, il semblait qu'il voulait tout sabrer.  Massacrer, anéantir. Chon enou è gréiló é l'è tòté itą chabrą própró ba pé vęnyé, la grêle est arrivée et tout a été «sabré» d'importance dans les vignobles. || Par ext., tailler à grands coups de ciseaux. L'è damādzó dé chābrą ha béwa matįŗe pó rin, c'est dommage de sabrer cette belle étoffe inutilement.
chābrāe, s. f.  Coup de sabre. Coup de sabre. L'è enou fouŗa avwéi w'ecouwa é l'a balą dé chabréi, il est sorti avec le balais et a distribué des «sabrées» (coups à gauche et à droite); ona chābrāe cómin pó fįndre a téita, un coup de sabre comme pour fendre la tête.
chąbró, s. m.  Sabre Sabre. Dzówę ou chābró, faire de l'escrime.
chābrōo, s. m.  Sabreur. Sabreur. Kyën chābrōo ché, l'a dabò jou ecótą è tsanyó, quel sabreur, celui-là, il a eu tôt fait de couper les branches des chênes.
chacadjyāe, s. f.  Coup, secousse. Coup, secousse. L'a balą ona bóna chacadjyāe é l'a fé tsêre tui è prevwį, il a donné une forte secousse [à l'arbre] et toutes les poires sont tombées. || Fig. Remontrance. Apréi ona chacadjyāe dįnche, n'aïon rin kyé a resta kïa, après pareille remontrance, nous n'avions qu'à rester tranquilles.
chacadjyę, v. a.  Saccager. Saccager. È mafajin chacądzon tui è j-an ó cherijyę a nó, les malfaiteurs saccagent notre cerisier chaque année.
chacó, s. m.  Shako. Shako. Amou a chin dou comoun l'a dó°" chacó ky'ënplïon ou tin di j-èwésyon pó métré derën è vó°"tó, à la maison communale il y a deux shakos que l'on emploie en temps d'élection pour y mettre les bulletins de vote.
chacócha, s. f.  Secousse. Secousse. Té fó°" bale ona bóna chacócha, tserąn prou è pómé, il te íaut donner une bonne secousse et les pommes tomberont bien. Fig. Attaque d'une maladie: i jou 'na bróta chacócha, j'ai eu une vilaine secousse.
chacore, v. a.  Secouer. Secouer. Chacore ó peŗį, secouer le poirier [pour en íaire tomber les fruits]; chacore è nwé, secouer les noix [avec une gaule]. || Tenir, en parlant d'une maladie. L'è itą chaco e-n-ódre, il a été secoué comme il faut. V. r. L'a pa pochou che chacore, il n'a pas pu prendre le dessus.Part. pas. chacó, chacócha, secoue. De chïwa chacócha, du seigle secoué, celui qu'on emploie pour la semence; l'a pa dé gran-né nįŗé di nèąwé cómin i chïwa écócha, il ne contient pas la graine noire de la nielle, comme le seigle battu.
chacrą, -crae, adj.  Sacré. Sacré. I pera chacrąe, la pierre consacrée.
chacrefié, v. a.  Sacrifier. Sacrifier. Nó n'ën chacrefìą 'na popra bįnda dé dzornįé pó défonsą ha vęnye, nous avons consacré un grand nombre de journées à detoneer cette vigne; di tòrdzò kyé chacrefìerį a vya é a santé pó a famęle, il dit toujours qu'il sacrifierait vie et santé pour sa famille.
chacrefisyó, s. m.  Sacrifice. Sacrifice. Chin iré oun grou chacrefisyó pó è Chavyejąn, c'était un gros sacrifice pour les Saviésans.
chacrémin Sacrement Sacrement.n. m.  I Chën-Chacrémin, le Saint-Sacrement. Les 7 sacrements sont I batémó (var. anc. batijéi), i conféchyon, i confirmasyon (V. ëncrima), i comonyon, w'éstrémonsyon (V. abinistra), é j'ódré (V. conchacra), i maryãdzó. Lex. chacra. 
chacrestąn, s. m.  Sacristain. Sacristain.
chacrestia, s. f.  Sacristie. Sacristie.
chacretéiŗó, s. m.  Secrétaire. Secrétaire. I chacretéiró dou consèl, le secrétaire du conseil.
chądó, -da, adj.  Sage, tranquille. Sage, tranquille. Yó véjo fouŗa 'na vouąrba, to charéi chądó, chąda, je sors un moment, tu seras sage, tranquille. Prov. I plo chądó di mowé l'a tapa choun métré, le plus sage des mulets a tué son maître. „  Au moral, chądó, sage, bon, s'oppose à mètchyįn, méchant: fou kyé chon pa chądó chon choin poni djya ën sti moundó,ceux qui ne sont pas sages sont souvent punis déjà en ce monde.
chādze, s. f.  Saule. Saule.  Du lat. salix.
chąea, s. f.  Soie. Soie. Oun forda, oun motchyōo dé chąea, un tablier, un mouchoir de soie.
chafrąn, s. m.  Safran. Safran.
chafrantire Safranière.n. f.   V. lieu-dit. Safranière.n. f.   V. lieu-dit.
chai, v. a.  Savoir. Savoir. Chéi pa, je ne sais pas; i cha rin, il ne sait rien; cha pa 'na tsó°"ja, il ne sait absolument rien (c'est un imbécile).  Cha to'ra? sais-tu maintenant? (dit-on en administrant une correction à qqn).  Chi pa et chéí pa, je ne sais pas; l'a de kyé fori enou amou chai déŗé, il a dit qu'il serait monté donner une réponse définitive; té faŗį chai can wïe chówę, je te ferai voir les étoiles [je te ferai savoir quand le soleil se lève].  V. r. Avouéi ó tin tò ché cha, avec le temps tout se divulgue.
chain, chaįnta, adj. et s. m. et f.  Savant. Savant. I djyon kyé l'è déstrą chain, ché, on dit qu'il est très savant, celui-là. Instruit. Ché l'è oun chain: l'è tòrdzò itą i promyę dé w'écó°"wa, c'est un homme instruit; il a toujours été le premier de l'école.
chąkye, s. m.   Sac. Sac. Oun chąkye dé tiwa, un sac de toile; i chąkye i rin ou i chąkye di chordą, le sac militaire; i chąkye ā cótéi, sac qu'on porte en bandoulière. Fig, L'è enou a fon dé chąkye, il est devenu très malade. Il Pękye chąkye è gyęle! il mange le sac et les quilles !
chakyète, s. m.  Dim. de chąkye,  Petit sac. Petit sac.  Balyę oun chakyète, en patois de Grimisuat signifie donner une petite récompense; elle consistait ordinairement en une poignée de noix, noisettes ou de fruits secs que l'on tenait dans un petit sac de toile ou dans une poche. St'éi chądó té balyiŗį oun chakyète, si tu es sage, je te donnerais une récompense.
chali, v. n.  Sortir. Sortir. L'a 'na vwąrba kyé chon chali foura ënsįnbló, il y a un moment qu'ils sont sortis ensemble; chon chali a rloo minądzó, ils ont fondé un ménage (n'habitent plus chez leurs parents). || V. n. L'an chali fouŗa ó drapó, ils ont sorti le drapeau. V. r. S'en sortir. L'è tóte tāmin ëncobeną kyé oun pou pa ch'ën chali, tout est tellement emmêlé [dans cette affaire] qu'on ne peut y voir clair.
chan , chąn-na, adj.  Sain, salubre. Sain, salubre. L'è pa chan dé tenį tòrdzò cló°"ché è fénéitré, ce n'est pas sain d'avoir toujours les fenêtres fermées; t'éi ouncó pacha chan, tu as vécu en bonne santé; dé frómądzó chan cómin dé close, du fromage sain comme une cloche. Se dit aussi des personnes: chan cóm'ona close, il est sain comme une cloche. L'è prou grou é l'a bóna mena, ma l'è rin chan, il est assez grand et il a une mine florissante, mais il n'est pas sain du tout.
chan , s. m.  Sang. Sang. Chin l'è dé crwéi chan kyé chorte, [ces boutons], c'est du mauvais sang qui sort; chin rlwi a fé veryę ó chan, ça lui a fait tourner le sang.  Fig. Ché me bi ó chan, celui-là me boit le sang (il me désole); chin nó j-a fé oun vęró dé bon chan, cela nous a fait un verre de bon sang.
chanchóouwe, s. f.  Sangsue. Sangsue. Barbera dé Byoudron l'aie tòrdzò dé chanchó°"we derën 'na fyó°"wa, B. de B. avait toujours des sangsues dans une bouteille.
chąnse, s. f.  Chance. Chance. N'ën pa dé chąnse di tsate, dichyą oun pāa dé dzò i crïon, nous n'avons pas de chance avec les chats, au bout de quelques jours ils périssent.
chansou, -souja, adj.  Chanceux, -se. Chanceux, -se.
chantefé, -fête, adj.  Satisfait. Satisfait. I pa pochou m'esplecą e`n-ódre, chéi rin chantefé, je n'ai pas pu m'expliquer [avec lui] comme il faut, je n'ai pas le cœur tranquille; è j-oun avouéi è méchondzé chon chantefé, certains se contentent de mensonges.
chanteféré, v. a.  Satisfaire, contenter. Satisfaire, contenter. Nó faŗįn tó chin kyé no powin pó vó chanteféré, nous ferons tout ce que nous pouvons pour vous satisfaire; nó vó je chantefarįn é pwe chaŗé tò régla, nous vous donnerons satisfaction et tout sera réglé.
chantsé, s. m.  Boudin. Boudin. Vw'aŗéí dé chantsé pó deną, vous aurez du boudin pour dîner. || Dérivé de chan, sang; cf. it. sanguinaccio.
chaóną, v. a.  Savonner. Savonner.
chaónąda, s. f.  Savonnade, savonnée. Savonnade, savonnée.
chaónéta Savonnette Savonnette.n. f.  Lex. chaoun (chaon), chaóna, chaónada.
chaoniŗe, s. f.  Saponaire (Saponaria ocimoides L.). Saponaire (Saponaria ocimoides L.).
chaonyon, s. m.  Cornouiller sanguin. (Cornus sanguinea L.).  Cornouiller sanguin. (Cornus sanguinea L.).  Les gens disent qu'il ne faut pas frapper le bétail avec les branches du c, car cela leur fait pisser le sang. De là le mot pįchechan qui désigne cette plante à Grimisuat.
chaorį, -rite, adj.  Savoureux. Savoureux. L'a metou derën ā chopa dé cha, dé pivró pó a té rįndré méí chaoŗįte, il a mis dans la soupe du sel, du poivre pour la rendre plus savoureuse; dé móta chaoŗįte, du fromage savoureux.
chaoŗįa Sarriette ( ! au lieu de poivrette) Plutôt sarriette ( ! au lieu de poivrette)
chaoŗia, s. f.  Sarriette (Satureia hortensis L.).  L'a pé tui è cortį dé chaoŗia, il y a dans tous les jardins de la sarriette.  Grimisuat: chaóŗée.
chaouą , s. m.  Salé. Salé.
chaouą , v. a.  Saler, Saler, chaouą è fromądzó, a tsêe, a chopa, saler le fromage, la viande, la soupe. || Dé tsêe chawąe, de la viande salée et séchée.
chaouën, s. m.  Sacoche; sac d'école Sacoche; sac d'école. È j-atséŗó°" l'an ó chawën pó mètr 'a cha; è j-écólè méton è wįvró é è caé derën ou chaouën, les vachers ont le ch. pour y mettre le sel; les écoliers y mettent livres et cahiers. Il Dérivé de cha, sel.
chaoun, s. m.  Savon. Savon. Oun mouêe dé chaoun, un morceau de savon.
chăpa, s. f.  Pelle carrée, recourbée pour enlever les mottes de terre, pour roncą (voy. ce mot). Pelle carrée, recourbée pour enlever les mottes de terre, pour roncą (voy. ce mot).
chapą, v. a.  Sape . Travailler avec la chąpa. Sape . Travailler avec la chąpa.
chapën, s. m.  Sapin. Sapin. Loc. iron tan iną pé ó chapën! ils étaient tellement huppés, heureux!
chapené, s. m. Dim. de chapën.  Petit sapin. Petit sapin. Can l'an iną a fréita, i planton oun chapené, tòte ënribaną chou a fréita, quand ils ont placé le faîtage, ils [les charpentiers] plantent un «sapelot» tout enrubanné sur la grande poutre.
chapitre, s. m.  Chapitre. Chapitre. L'a rin pochou lere w'ātre chapitre pó tòrną a feré parti ó djyābló, il n'a pas pu lire l'autre chapitre pour faire repartir le démon.Chapitre de la cathédrale de Sion. È vęnyé dou chapitre, les vignes du Chapitre.
chapōo, s. m.  Sapeur. Sapeur. È chapōo da Fęita a Djyo, les sapeurs de la Fête-Dieu. Ce sont les deux ou quatre sapeurs, en costume de grenadiers de la garde de l'Empire, qui marchent en tête de la troupe à la Fête-Dieu.
charą    , v. a.  Serrer. Serrer.  Fig. Nó chin charą, nous sommes dans la gêne; chéi nète charae pé derën, je suis oppressée.V. r. L'a prou dé pląche pó tui, fó°" rįnkyé vó charą oun pó°", il y a assez de place pour tous, il n'y a qu'à vous serrer un peu.
charą    , v. a.  Serrer. Serrer. Charą a mécanįkye, serrer la «mécanique» [les freins] d'un char; charą ó trwé, serrer le treuil (du pressoir); charą a pawąntse, serrer la perche sur le char de foin.
charą   , -ąe, part, et adj.  Serré, dru, rempli Serré, dru, rempli. L'è charą dé moundó, c'est rempli de gens; l'è tóte charą de rachęne i pląche, la place est serrée [remplie] de racines.
chāra, s. f.  Serrer  , âpre lutte, en parlant surtout du bétail. Serrer  , âpre lutte, en parlant surtout du bétail.
charabąn, s. m.  Siège qu'on met sur un char et qui y est fixé par 4 courroies. Il C'est le fr. «char à bancs», avec une déviation de sens. Siège qu'on met sur un char et qui y est fixé par 4 courroies. Il C'est le fr. «char à bancs», avec une déviation de sens.
charāe, s. f.  Pressurage de la vendange mise en une fois sur le pressoir; portion du pressurage entre deux repos accordés au pressoir pour l'écoulement du moût. Pressurage de la vendange mise en une fois sur le pressoir; portion du pressurage entre deux repos accordés au pressoir pour l'écoulement du moût.
charalą, charaląe, adj.  Fermé solidement avec une serrure. Fermé solidement avec une serrure. Béí cómin l'an pochou aą derën ou sewį róbą, chin iré pòrtąn byin charalą, je me demande comment ils ont pu pénétrer dans cette cave pour voler, c'était pourtant solidement terme à cleí.
charąle, s. f.  Serrure. Serrure.
charalę, v. n.  Tourmenter une serrure Tourmenter une serrure. I avwį charalę pé a porta dé mijon outre pa néi, j'ai entendu tourmenter la serrure de la maison pendant la nuit; tui é có°" kyè pąrte vïa, charąle pé a porta cómin che i mijon fówęche plįn-na dé canąlé, chaque íois qu'il sort, il íerme cette serrure, comme si la maison était pleine de voleurs. || Syn. pècla-chyę, charclôną.
charclą v. Sarcler  Encercler = chèrcla (1). Plutôt sarcler ( ! au lieu de encerclé). Encercler = chèrcla (1).
charclą, -cląe, adj.  Encerclé, Encerclé, ona bócha byin charaląe, un tonneau bien encerclé (L., Folk. N° 93, p. 143).
charclôną, v. a.  Tenailler, tourmenter une serrure Tenailler, tourmenter une serrure. Syn. pèclachyę, charalę.
chardzéi, s. m.  Drap grossier fait d'étoffe de sac d'emballage pour porter du foin, du menu bois, etc. Drap grossier fait d'étoffe de sac d'emballage pour porter du foin, du menu bois, etc. Kyeŗį dé fin avwéi ó chardzéi, chercher du foin avec le ch. || Même famille que fr. «serge».-
chardzéwa Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin n. f. Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin. Syn. insóoua, ënsóoua.  
chardzéwa Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin Quantité de foin qu'on porte dans un chardzéi, drap à foin. n. f.  Syn. insóoua, ënsóoua. Il V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin
chardzéwa V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin, V. intr. Porter le foin avec le chardzéi, drap de foin,
chaŗitablamin, adv.  Charitablement. Charitablement.
chaŗįtābló, -bla, adj.  Charitable. Charitable.
charitéi, s. f.  Aumône. Aumône. Demanda a charitéi, demander l'aumône; balę a charitéi, balę pó dé charitéi, donner l'aumône, donner pour les bonnes œuvres.
charivari, s. m.  Charivari. Charivari.
chāron, s. m.  Charron. Charron.
charoné, s. m.  Petit charron. Petit charron. Ha dou charoné, celle du petit charron (la femme du...).
chaŗonye, s. f.  Charogne. Charogne. È couąn fajion oun brote trin, paŗè kyé l'aïon atrapį cākyé chaŗonye, les corbeaux faisaient un vilain tapage, il paraît qu'ils avaient trouvé une charogne. Grossière injure. chaŗonye kyé t'éí ch. que tu es!  S'emploie aussi dans le sens d'un homme audacieux ou capable de faire beaucoup de mal. Kyënté cha-ŗonyé pó féŗé dé ma, quels terribles gens pour íaire du mal; kyënta chaŗonye pó conta dé mintiŗį, quelle franche canaille pour raconter des blagues.
chaŗonyeŗį, s. f.  Bêtise, vilaine farce, mauvais tour, saletés. Bêtise, vilaine farce, mauvais tour, saletés. Fan rin kyè de chaŗonyeŗį can chon vïa dé déeąn ó na, ils ne font que des bêtises quand ils ne sont plus en votre présenceChose de peu de valeur. Chin chon dé rapąché kyé raporton rin kyé dé chaŗonyeŗį, ce sont de mauvais terrains qui ne rapportent que des choses de nulle valeur (ronces, épines, etc.).
charowën, s. m.  Surnom donné aux habitants   de  la  rive  gauche   du Rhône, dans le centre du Valais. Surnom donné aux habitants   de  la  rive  gauche   du Rhône, dans le centre du Valais. È charowën ou è saèté chon tui fou dé déwéi Roun-nó, è Nindi, è Tchyęca, les charowën ou les saèté sont tous ceux qui habitent la rive gauche du Rhone, les Nendards, les Evolénards, etc.
charpin, s. f.  Serpent. Serpent. Pó féŗé parti via è charpin can oun va i mêįn, fó°" borla dé chavwaté é dé foŗąté, pour chasser les serpents quand on va aux mayens, il faut brûler du vieux cuir et des chiffons. Le genre fém. n'est pas inconnu de l'afr.
charva, v. a.  Conserver Conserver. Pé hé venyé āté è j-ijéi pęcon tòte è reįën: oun pou pa charva 'na tsó°"ja, dans les vignes hautes, les oiseaux mangent tous les raisins: on ne peut rien sauver.  V. r. Ha chorta di pómé ché char von pa, cette espèce de pommes ne se conserve pas.
charvādzo, charvądze, adj.  Sauvage, peu familier. Sauvage, peu familier. Oun tsate charvādzó, un chat sauvage (peu apprivoisé).
chąta Solde du foin ou de paille, enlevé en peignant un char ou un tas, resté sur le sol lorsqu'on a remis la plus grande partie sur le char ou sur le tas. Solde du foin ou de paille, enlevé en peignant un char ou un tas, resté sur le sol lorsqu'on a remis la plus grande partie sur le char ou sur le tas.
chãta, s. f.  Foin ou paille qu'on enlève en peignant un char ou un tas. Grimisuat id. Foin ou paille qu'on enlève en peignant un char ou un tas. Grimisuat id.
chatchyą, s. f.  Contenu d'un sac. Contenu d'un sac. ona chatchyą dé faŗéna l'è ona monątse, un sac de farine s'appelle monątse. Il Voy. ce mot.
chatchyèmanįn, adv.    Septièmement. Septièmement.
chatchyémo, -ma, adj. num. et s. m. et f.  Septième. Septième. Le septième jour après l'enterrement. Ce jour, il y a la messe des morts pour le défunt, et l'absoute sur la tombe; toute la parenté y assiste. La même cérémonie religieuse a lieu le trentième jour et au bout d'une année.
chatchyémo, -ma, adj. num. et s. m. et f.  Septième. Septième jour après l'enterrement. Ce jour, il y a la messe des morts pour le défunt, et l'absoute sur la tombe; toute la parenté y assiste. La même cérémonie religieuse a lieu le trentième jour et au bout d'une année.
chatchyįta, s. f. Dim. de chatchyą. Contenu d'un petit sac.  Contenu d'un petit sac.
chąte, adj. num.  Sept. Sept. De chątën cątró, rarement. En SR on dit couram.: «de sept en quatorze», de temps à autre, à grands intervalles. Autre sens de Littré: renvoyer de sept en quatorze = ajourner indéfiniment.
chatëncątró, s. m.  Sorte de poires très petites. Sorte de poires très petites.
chatron, s. m.  Bâton pour frapper qqn, gourdin.Grimisuat chaton, même sens. Bâton pour frapper qqn, gourdin.Grimisuat chaton, même sens.
chatróna Serrer des billes de bois ou la boséta, sac de cuir pour la vendange ou la fusta, tonneau pour la vendange, sur un char avec une chaîne et un chatron, bâton.  Serrer des billes de bois ou la boséta, sac de cuir pour la vendange ou la fusta, tonneau pour la vendange, sur un char avec une chaîne et un chatron, bâton.
chatróna, v. a.  Bâtonner, donner des coups de bâton à qqn. Bâtonner, donner des coups de bâton à qqn.
chatson, s. m. Dim. de chąkye.  Petit sac. Petit sac. Oun chatson dįnche l'è pa prou grou pó métré hé nwé, un petit sac comme cela n'est pas assez grand pour contenir ces noix; oun chatson dé cwēe, un petit sac de cuir.
chatsóna, s. f.  Contenu d'un petit sac. Contenu d'un petit sac. ona chatsóna dé j-óónyé, un petit sac rempli de noisettes.
chatsóné, s. m. Dim. de chatson Un tout petit sac. Un tout petit sac.
châva, s. f.  Sauge (Salvia pratensis L.). Sauge (Salvia pratensis L.).
châva, s. f.  Sève. Sève. Il Ce mot a aussi cours dans cette formulette que fredonnent les enfants, en frappant en cadence, avec le manche de leurs couteaux, une jeune branche de saule en sève, pour en détacher l'écorce et en faire des sifflets: chąva, chąva, pewerën \ ąn-me-to méi ou éivwe ky'ó vën | va-t-an féŗé toun cocon | deri toun bóchon, sève, sève, pèlerin | préfères-tu l'eau au vin | va faire ton œuf | derrière ton buisson, on pourrait aussi voir dans chąva l'impératif du verbe chavą.
chavą, v. a.  Ecorcer. Peler, en parlant de l'écorce d'un rameau de saule sur lequel on frappe afin de l'en détacher pour faire un sifflet. Dérivé de chąva «sève». Ecorcer. Peler, en parlant de l'écorce d'un rameau de saule sur lequel on frappe afin de l'en détacher pour faire un sifflet. Dérivé de chąva «sève».
chąvó loc.adv. Jeu . Terme du jeu de gages. Jeu . Terme du jeu de gages.( totzè gadzó , balè châvyó , dit au "jeu de la garde" , celui qui touche et fait prisonnier qqn. || Syn. chąvyó.
chavwąta Haillons. haillons. || Fig. Homme négligent. L'è égaoĮįemįn troua chavwąta, il est tout de même trop négligent.
chavwąta  s. f.  Savate; le sens péjoratif est seul usité. Vêtement usé, fripé. Va pa méi a pin-na dé tacóną hé chavwąté, il ne vaut plus la peine! de raccommoder ces
chavwąta, s. f.  Bile, Bile, wi mounte i chavwąta, la bile lui monte. || Syn. en parlant du bétail: bąwa.
chavwatą, v. a.  Salir, froisser, défraîchir. Salir, froisser, défraîchir. Chavwatą é j-ālon, salir, froisser les vêtements; n'ën pye atsetą yè ché tsapéi é l'è dįya tóte chavwatą, nous avons acheté ce chapeau seulement hier et il est déjà tout froisse V. n. Peiner, travailler beaucoup. Ou tin di batāa l'è déstrą vwéŗó fó°" chavwatą, au temps de la fenaison des prés bâtards, c'est affreux ce qu'il faut peiner. V. r. Se salir. Ché dra che chavwąte vįtó, ce drap est salissant. Lutter, se battre. È dóou pówé che chon chavwatą tįnkyé chon tsejou plate, les deux coqs se sont battus jusqu'à ce qu'ils soient tombés.
chavwatąe, s. f.  Gros effort. Gros effort. L'a falou'na chavwatąe pó aréta ó ƒwa, il a fallu un fameux effort pour couper l'incendie.
chavwatéŗéi, s. m.  Se dit de qqn qui salit tout ce qu'il touche. Se dit de qqn qui salit tout ce qu'il touche.
chavwéāa, -arda, s. m. et f.  Nom d'une espèce de poire. Nom d'une espèce de poire.
chavwéāa, -arda, s. m. et f.  Savoyard.  Savoyard.  S. m. Nom d'une espèce de poire.  Chavwéāa s'emploie encore pour désigner les Bas-Valaisans.
chąvyó ! Jeu .Terme du jeu de gages Jeu .Terme du jeu de gages.( totzè gadzó , balè châvyó , dit au "jeu de la garde" , celui qui touche et fait prisonnier qqn cf. s. v. gadzó. || Syn. chąvó.
chąwa s. f.  Selle. Selle. Dan j-oun tin o-n'ënplèįé a chąwa pó aą ba kyeŗį ó meŗesën, au temps passé on employait la selle pour aller chercher le médecin.
chąwa, s. f.  Salle. Salle.  La «salle» n'a pas le même sens que le mot «salle» en français. Les «salles» occupent habituellement l'étage entre la cave et le piló; elles servent à serrer les provisions, blé, viande, fruits, etc. C'est habituellement le 1er étage de la maison.Chāla topa à Grimisuat (salle obscure) désigne la prison.
chawąda, s. f.  Salade. Salade.
chawąn, s. m.  Plafond. Le mot est le même que le savoyard solan (grange, fenil; surface de l'air, sol). Plafond. Le mot est le même que le savoyard solan (grange, fenil; surface de l'air, sol).
chawe, s. m.  Châle. Châle.
chawebrą, v. a.  Ennuyer qqn en répétant toujours la même chose:rou, il lui dira son fait. Ennuyer qqn en répétant toujours la même chose: ën d'a t-e chawebrą a męma tsó°"ja! nous a-t-il scié le dos avec la même chose! Il Dire son fait à qqn: ó té chawebréŗé prou, il lui dira son fait.
chawebrasyon, s. f.  Elévation dans le sacrifice de la messe. Elévation dans le sacrifice de la messe. Can ché arouwé pó a mècha, w'ëncoŗą l'è gyelą outr'a chawebrasyon, quand celui-là arrive pour [assister] à la messe, le curé est à peu près à l'élévation. Il Corruption du mot célébration.
chawęryó, s. m.  Salaire. Salaire.eąn iré vawé ma l'aïé pa prou dé chawęryó, óŗa va i vęnyé, auparavant il était domestique, mais il n'avait pas assez de salaire, maintenant il va travailler [comme ouvrier] dans les vignes.
chāwèta, s. f. Dim. de chąwa.  Petite salle, réduit: Petite salle, réduit: èr nó l'a 'na chāwéta décó°"té a cojęna, chez nous il y a une petite salle à coté de la cuisine.
chawiri Salière Salière. V. ronfló, boîte d'écorce de sapin. Lex. cha, chaoua, 
chawiri Salière. Salière. n. m.  V. ronfló, boîte d'écorce de sapin. Lex. cha, chaoua,
che , ch' devant une voyelle, pron. Réfl.. atone.  Se.  Se. Che mārye vwį, il se marie aujourd'hui. Prov. ona vwārba che pęcon, ona vwąrba che wétson, tantôt ils se mangent [s'entre-déchirent], tantôt ils se lèchent.
che , conj.  Si; signifiant lorsque, il régit toujours l'indicatif. Si; signifiant lorsque, il régit toujours l'indicatif. Che balïe dé plodze, tralie derën, che fajïé byo, tralie defouŗa, s'il pleuvait, il travaillait à la maison; s'il faisait beau, il travaillait à la campagne; che l'aïe rechyou chó`n-aféŗé, pòrkyé iré t-e pa contin ? s'il avait reçu son droit, pourquoi n'était-il pas content? Dans le sens de si hypothétique, il régit le subj.: che fwęché méi cóŗadzou, avanseri méí, s'il était plus courageux, il avancerait davantage; che ęché pa tó peca, can iré ou bon, i ënvêrneŗį pa a mijéŗe óŗa, s'il n'avait pas mangé tout son bien quand il était dans la force de l'âge, il ne vivrait pas dans la misère maintenant.
che , conj.  Si; Une phrase introduite par che peut exprimer une menace: Si; Une phrase introduite par che peut exprimer une menace: che véjó ba eó... si je descends, gare.  Che sous-ent.: oché avansyą chën ardzįn, pówïe pa méi tòrną, s'il s'était avancé [dans le pays] sans argent, il ne pourrait plus s'en retourner; echó ó mwin ó ben, foŗôo pa a plindre, si au moins j'avais mon bien, je ne serais pas à plaindre. Che fó°" pa étré tącó ! s'il ne faut pas être sot, qu'il faut être sot!  Che interrog. peut se joindre à pótétre: chéi pa che pótétre vw'éi dé pómé a vįndre, je ne sais si peut-être vous avez des pommes à vendre.
ché , pl. de l'adj. poss. choun.  Ses. Ses. Cf. Choun. Tsecoun rade aprë ché j-infąn, chacun pense à ses enfants.
ché , pron. dém.  Celui. Celui. Ché dou tsapéi pouëntou, l'homme au chapeau pointu; ché dou berni dou bó°", celui qui a la faux de bois, la mort.Prov. Ché kyè byin faŗé, byin trowéŗé, qui bien agira, bien trouvera.Celui-là. Ché l'è oun djyābló, celui-là est un diable [un rude homme].
che chochantą Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.Syn. plus ancien. Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.Syn. plus ancien.
che confronta, v. a.  Se confronter. V. r. Che confronta, se confronter. Ché chon confronta é tui dó°" dejïon a méima tsó°"ja, ils se sont confrontés et tous les deux disaient la même chose.
che confronta, v. r.  S'entendre. V. r. Che confronta, s'entendre. L'an bën falou che confronta, ils ont bien dû s'entendre.
che contą   Se fier Se fier V. pron. Che conta
Che pyó°"tą Se chicaner  Se chicaner V. pron. Che pyó°"ta, se chicaner.
che tenį, v. r.  Se tenir  Che tenį còrbó, dé plan, drįse, a ridèêcha, a plan bóoule; se tenir courbé, couché, debout, à la renverse, sur le ventre; tenyįn-nó ënsįnbló, tenons-nous ensemble; tën té kia, tiens-toi tranquille; tenį vó byin ou tsa, tenez-vous dans un endroit chaud; l'a pa pó ché tenį ona tchyęvra, il n'a pas de quoi garder une chèvre; ché tën dóou vaoué pó powį prou féré ó pirijou méimó, il tient deux domestiques pour pouvoir faire le paresseux à son aise.
Che tratą Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire. Faire honneur à qqch., bien manger et bien boire.
ché, pron. réfl. accentué.  Soi.  Soi. Tsecoun pó ché, chacun pour soi; ó néí oun réisté ëntchyé ché, la nuit on reste chez soi; fó°" adéi vouardą cakyè tsó°"ja pó ché, il faut d'abord garder quelque chose pour soi.
chéae, s. f.  Fauchée, Fauchée, ona bona chéąe, une bonne fauchée. || Syn. chibąe.
chébaį Ebahi  Ebahi . chébaį, locution venant de chéí ébaį, je suis ébahi, et qui a la valeur d'une particule interrogative, ou exprime un étonnement mêlé de doute. A quelqu'un qui raconte une chose surprenante on dira: chébaį! ou chébaį dé chin! Est-ce possible? Chébaį che vendre pa dabò, je me demande s'il ne viendra pas bientôt? || Cf. s. v. ébai.
chebręca, s. f.  Personne de peu de caractère. Personne de peu de caractère. Kyënta chebręca dé côo! quelle triste créature !
chęca, s. f.  Chique. Chique. Ché crwéi bótólon l'a djya a chęca ën gōrdze, ce mauvais petit gosse a déjà la chique à la bouche.
checą, v. a.  Chiquer. Chiquer. I djyon kyé fó°" checą dé tabą can o-n-a ma i din, on dit qu'il íaut chiquer du tabac quand on a mal aux dentsAbs. I chèkye tò ó dzò, il chique tout le jour.
checore, v. a.  Secourir. Secourir.
chécré, s. m.  Secret. Secret.
chécwé, s. m.  Grande ciguë (Conium maculatum L.). Grande ciguë (Conium maculatum L.).
chédjyémamįn, ad.  Seizièmement. Seizièmement.
chédjyémo, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Seizième. Seizième.
chédre, v. a.  Choisir, séparer et enlever une chose, trier Choisir, séparer et enlever une chose, trier. Chédr'ó tsénévó, sortir les tiges femelles du chanvre; chédr'ó porį, vendanger les grains qui commencent à pourrir; n'ën chernou chin k' ïŗe bon, nous avons choisi ce qui était bon; n'ën tó chernou ché bla, nous avons complètement trié ce blé; aą amou chédr'é eątsé, monter [à l'alpage] prendre le bétail [qui y vivait mélangé]; chédr'é fąé, choisir les moutons. En automne les moutons qui ont passé toute la belle saison à la montagne redescendent et s'arrêtent d'abord à la chapelle de Chandolin; c'est là que les propriétaires se rendent pour « choisir» leurs moutons et prendre les agneaux nés dans la montagne.
chédze, adj. num. card.  Seize. Seize.
chéé, v. a.  Faucher.  Faucher. Chéé è fin, è récò, è batâa, è récòrdįn, ó bla, faucher les íoins, les regains, les prés bâtards, les prés à regain, le blé. Du lat. secare qui a donné scier (p. ex. le bois) en ír.
ché-ënkye, pron. dém.  Celui-ci.  Celui-ci.  Syn. sti; l'opposé est ché-wéí, celui-là, ou ché. Le fém. de ché-ënkye est ha-ënkye et sta-chęla.
chégrą, v. a.  Influencer qqn, travailler qqn pour l'amener à ses vues. Influencer qqn, travailler qqn pour l'amener à ses vues. Chéi jou chégrą a mare pó fęŗé avansyę ó deną, j'ai été prier la mère pour lui faire préparer le dîner plus tôt.  Syn. tinpétą, tòrmintą cacojun.
chéi, s. m. Rocher. Du lat. saxum. Rocher. Du lat. saxum.
chéicha, s. f.  Cesse. Cesse. Chën chéicha copié, copier sans cesse.
chéjāa, s.,f.  Courant, air déplacé. Courant, air déplacé. Oun che vi pęskye betchyą ba da chéįăa, on se voit presque renversé par l'air [déplacé par une auto]. L. Folk. 7, p. 82.
chèkye, chéca, adj.  Sec; maigre. Sec; maigre. Chèkye cóm'oun bócon dé bó°", sec, maigre comme un morceau de bois; l'è pa chèkye deri è'j-oŗéle, «il n'est pas sec derrière les oreilles», se dit par moquerie à un béjaune, à un eníant qui veut faire l'homme ; chèkye cóm'oun pawën, cóm'ona rąn-ma dé pi, sec comme un échalas, comme une perche de haricot, chèkye ën planta, sec sur pied. Subst. m. I chèkye, la sécheresse.Dé fortin, entre vè é chèkye, en printemps, entre vert et sec [au moment de la transition du froid au printemps].Foin sec. Fou pra paŗéchon méí byó, l'an dé chèkye a fon, ces prés paraissent plus beaux, il y a du foin sec resté de l'année précédente.
chékyéŗéí, s. m.  Sapin sec sur pied. Sapin sec sur pied. Oun vi pa kyé dé chékyéŗéi, on ne voit que des sapins sécnés.
chékyèwéi, adv.  De chaque côté. De chaque côté. L'a chékyèwéi oun, il y a de chaque côté un; l'a ouncó chékyèwéi oun bócon kyé l'è pa chéea, il y a encore çà et là une parcelle qui n'est pas fauchée; l'a tórtó dé mijon chékyèwéi dé w'éívwe, il y a des maisons tout autour de chaque coté de la rivière.
chęla, adv.  Ici. Le contraire de wéí, là; Ici. Le contraire de wéí, là; 'nën ba chęla, descends ici. Syn. la, ënkye.
chema, v. n.  Partir, marcher très rapidement. Partir, marcher très rapidement. Can l'a aprį ha noąwa, l'a chema gordó ba encontre mijon, quand il a appris cette nouvelle, il a vite filé chez lui
chema, v. n.  Disparaître. Disparaître. Tòte chin t'a faloji chema, tout cela a dû disparaître; i ni l'a faloja che-mą, la neige a dû s'en aller.
chemąe, s. f.  Course Course. Kyënta chemāe ba pé ha contse! quelle course par cette vallée!
chemagrie, s. f.  Sirnagrée. Sirnagrée.
chemalę, v. n.  Se dépêcher, chamailler. Se dépêcher, chamailler.
chemarotse, s. f.  Pique-assiette, parasite, écorniíleur, fìlouteur.Mot d'orig. allem. «Schmarotzer»: parasite. Pique-assiette, parasite, écorniíleur, fìlouteur.Mot d'orig. allem. «Schmarotzer»: parasite.
cheméé, v. n.  Pleurnicher. Quand on a pleuré longtemps, ne plus pouvoir pleurer normalement de fatigue, ou ne plus pouvoir s'arrêter. Pleurnicher. Quand on a pleuré longtemps, ne plus pouvoir pleurer normalement de fatigue, ou ne plus pouvoir s'arrêter. Chemie, il pleurniche.
chemééi Sanglots, pleurs Sanglots, pleurs. n. f. pl.  Fejïé dé chémééi cómin chaèche ita môrta i gro°"cha, il sanglotait comme si la grand-mère était morte. Lex. cheméé (verbe).
chemééi Sanglots, pleurs. Sanglots, pleurs. Fejïé dé chémééi cómin chaèche ita môrta i grooucha, il sanglotait comme si la grand-mère était morte. Lex. cheméé (verbe).
chemetchyéró, s. m.  Cimetière Cimetière.  Prov. Tsandowën, paŗadį di tchyévré, chemetchyéró di fèmąwé, Chandolin, paradis des chèvres, cimetière des femmes.
chémewe   Semelle. Semelle. n. f. Syn. anc. chououa. V. réchóoua, ressemeler,
chémewe   Semelle. Semelle. Syn. anc. chououa. V. réchóoua, ressemeler,
chèmin, s. f.  Semence, graine; par ext. plant de pomme de terre, etc Semence, graine; par ext. plant de pomme de terre, etc. Nó vwardin sti bla pô dé chemin, nous gardons ce blé pour semence, pour semer.
chéminta, v. f.  Ensemencer. Ensemencer. Chin che chémįnté vįtó, cela s'ensemence vite.
chémintiŗe, s. f.  Plante bisannuelle (betterave, p. ex.) que l'on remet en terre la deuxième année, pour en recueillir la semence. Grimisuat, id. Plante bisannuelle (betterave, p. ex.) que l'on remet en terre la deuxième année, pour en recueillir la semence. Grimisuat, id.
chemócha Mauvaise herbe dans les champs. Mauvaise herbe dans les champs.
chemócha, s. f.  Lisière du drap, bout des planches. Lisière du drap, bout des planches. To pou prou fótre via ha crwée chemócha, tu peux jeter tranquillement ce vilain bout.  Syn. béondjyou.  Const.: semossă; provençal; Ducange, cimossa: «summitas, extremitas cujusve rei»: sommet, extrémité de n'importe quelle chose.
chemócha, v. a.  Couper la lisière d'une pièce de drap; couper aux planches les bouts irréguliers par lesquels elles adhèrent ensemble. Couper la lisière d'une pièce de drap; couper aux planches les bouts irréguliers par lesquels elles adhèrent ensemble.
chemótą, v. a.  Ecraser le raisin dans la brante avec le chemotchyou. Ecraser le raisin dans la brante avec le chemotchyou.
chemótāe, s. f.  Foulée de raisins; temps qu'on y met. Foulée de raisins; temps qu'on y met.
chemotchyou  s. m.  Long bâton ayant à son extrémité quelques courtes branches pour écraser le raisin dans les brantes; les fouloirs en forme de pilon sont moins en usage. Long bâton ayant à son extrémité quelques courtes branches pour écraser le raisin dans les brantes; les fouloirs en forme de pilon sont moins en usage.
chemotéŗó, s. m.  Celui qui foule ou écrase le raisin avec le chemotchyou Celui qui foule ou écrase le raisin avec le chemotchyou
chën  prép.  Sans Sans. To vendréi chën manca demëndze, tu viendras sans faute dimanche. || Conj. Chën kyé, sans que. L'a cóminsyą a ch'ëngrëndjyę chën kyé ęchó de oun móse, il a commencé à se fâcher sans que je lui aie dit un mot.
chën ch'inte, adj.  Saint, sainte. Saint, sainte. Voy. s. v. chin.
chën s. m.  Nœud dans une planche; branche de sapin dépouillée de tous les rameaux et coupée aux deux bouts, comme un bâton grossier. Il Grimisuat, id.;Val d'Ill. sde (Fank.); Vionnaz sâe, Montana sin. Nœud dans une planche; branche de sapin dépouillée de tous les rameaux et coupée aux deux bouts, comme un bâton grossier. Il Grimisuat, id.;Val d'Ill. sde (Fank.); Vionnaz sâe, Montana sin.
chéną, v. a.  Perdre. Perdre. To chénéŗéi a faŗéna pé vāé, tu sèmeras la farine par les chemins; i chąkye iré perchyą, l'a tó chéną ó bla pé è vąé, le sac était percé, il a tout semé le blé par les chemins Du lat. seminare.
chenamoudéjó, loc. adv.  Sens dessus dessous. Sens dessus dessous. Fó°" pa métré tó chenamoudéjó pé ó pįló, il ne faut pas mettre tout sens dessus dessous dans la chambre; métré w'étchyésó chenamoudéjó, mettre la cuve sens dessus dessous.
chenanchou s. m.  Lourdaud. Lourdaud. Oun crwéi chenanchou, un pauvre emplâtre.
chenanderi, loc. adv.  Sens devant derrière. Sens devant derrière. Er nó va tóte chenanderi óra, chez nous tout va sens devant derrière maintenant; l'a peŗ-ënkyé dé fou kyé chon itą byin awéą é kyé van rin kyé chenanderi, il y a ici des gens qui ont été bien élevés et qui vont sens devant derrière [qui se conduisent mal].
chenan-na, s. f.  Semaine. Semaine. Chenąn-na kye ën, chenan-na pacha, semaine prochaine, semaine passée. I chenąn-na di trè dedzou, la semaine des trois jeudis [jamais!].
chenapan, s. m.  Chenapan. Chenapan.
chënbla, v. a.  Ressembler à. Ressembler à. Ché tsate chënblé fran ó nó°"tre, ce chat ressemble tout à fait au notre.  V. imp. Sembler. Chënblé kyé l'è ijya, il semble que c'est facile.Sembler pénible. Me chënbléŗé prou dé pa powį aą ou traó, il me semblera bien pénible de ne pas pouvoir me rendre au travail.Cf. rechënblą.
chënblan, s. m.  Semblant. Semblant. Voy. achënblan.
chënca, conj. Dans le cas où. Dans le cas où. [contracté de che ën cą, si en cas].  Chënca vën derën cācoun, dans le cas où quelqu'un entrerait.
Ch'ëncóŗadjyę s'appliquer, se donner de la peine. S'appliquer, se donner de la peine.
chëndré, s. f. pl.  Cendre. Cendre. È chëndré chon bóné pó féŗé dé winchou les cendres sont bonnes pour faire de la lessive; i demécró di chëndré, le mercredi des cendres, le jour qui ouvre le carême.
chëndri Cendres Quand un enfant perdait une dent de lait, on la lui faisait jeter dans les cendres ; il devait répéter ces paroles : «chëndri, chëndri, féré mé pousa ona din blantse cómin dé ni !», «cendres, cendres, faites-moi pousser une dent blanche comme de la neige.»
chëndrį, s. m.  Cendrier.  Cendrier. 
chëndrį, s. m.  Lieu, à coté du foyer, destiné à recevoir la cendre. Lieu, à coté du foyer, destiné à recevoir la cendre.
chëndróouą, chëndróouae, adj.  Cendré Cendré. Oun byo tsate chëndrówą, un beau chat cendré.
chëndzéé, v. a.  Singer.  Singer. Chëndzéé sti éw'ātre, singer tantôt celui-ci, tantôt celui-là.
chëndzeŗį, s. f.  Singerie Singerie. I fé tòrdzò dé chëndzeŗį, il fait toujours des singeries.
chëndzó, s. m.  Singe; celui, qui contrefait les autres; hypocrite. Singe; celui, qui contrefait les autres; hypocrite. Fajié ó chëndzó avwéí è mouįn-né é iré métchyin avwéi sti, il faisait joli aux religieuses et il était méchant avec celui-ci; l'è prou chëndzó, prou dé gōrdze! c'est un vrai singe et un bavard !
chénédjyę, v. a.  Présager, pronostiquer.  Présager, pronostiquer. Chin chénédzé rin ky'ó chèkye, cela ne présage que sécheresse. Prov. Can che tsëncąnyon pó w'éivwé, l'è cómin can tsanton è charpin: i chénédzé a chetseręche. Quand on se dispute pour l'eau [arrosage], c'est comme lorsque chantent les serpents: présage de la sécheresse.  A Grimisuat: énédjyę et ch'énédjyę, réfl.
chenegóouda, s. f.  Nom collectif d'une troupe d'esprits malfaisants et qui apparaissaient sous des formes d'animaux. Nom collectif d'une troupe d'esprits malfaisants et qui apparaissaient sous des formes d'animaux. La chenegóouda joue un grand rôle dans les contes de Saviese. Cf. Chr. Favre dans Zeitschr. f. rom. Philol. Il Sabbat des sorciers.
chenegóoudą, v. n.  Faire les fous Faire les fous. fou dzowénó fan pa kyé chenegó°"dą tòt'ā néi, ces jeunes gens font les fous toute la nuit; can o-n-è vyou, l'è fornį pó core chenegó°"dą, quand on est vieux, on ne va plus faire les fous!
chenegóouderi, s. f.  Folies, part, de jeunes gens courant la nuit, criant et commettant des méfaits. Folies, part, de jeunes gens courant la nuit, criant et commettant des méfaits. Foŗi t-e pa myó dé dromį kyé dé core tòt'ā nei féŗé dé hé chenegó°"deŗį, ne vaudrait-il pas mieux dormir que de courir toute la nuit taire de ces tolies?
chénévó, s. m.  Moutarde (Sinapis ar-vensis L.). Moutarde (Sinapis ar-vensis L.).
chęnó, s. m.  Présage, signe. Présage, signe. Can moretré ché, aperchevrąn prou cąkye chęnó, iron tan dé j'ami, quand celui-là mourra, ils apercevront bien quelque présage, ils étaient si liés d'amitié. Grimisuat: id.;  ital. cenno.
chenolé Vaurien. n. f. Vaurien. Syn. chenotse.
chenolé Vaurien. n. f.  Syn. chenotse Vaurien. n. f.  Syn. chenotse
chenotchyę, v. n.  Faire des saletés Faire des saletés.Syn. féŗé dé trouéŗą.
chenotse, s. m.  Vaurien, polisson. Syn. faŗąta. Vaurien, polisson. Syn. faŗąta.
chënplamįn, ad.  Simplement.  Simplement. Chin chon pa dé moundó kyé powon vivre chënplamįn, ce ne sont pas des gens qui peuvent vivre simplement.
chënplātró, s. m.  Simplet, homme borné Simplet, homme borné. L'è oun pó°"ŗó chënplātró, c'est un pauvre simplet.
chënplé, chënpléta, s. m. et f.  Homme un peu borné. Dim. de chënpló.  Homme un peu borné. Dim. de chënpló. 
chënpléŗa, s. f.  Gens simplets, bornés Gens simplets, bornés. Powįon pa méí teni minądzó, iron rįnkyè dé chënpléŗa, dé fou tonplon, ils ne pouvaient plus tenir un ménage, ce n'étaient que des gens simplets, de ces gens de peu d'esprit.
chënpló, chënpla, adj.  Simple. Simple. Iré chënpló chorda, il était simple soldat.
chënpló, chënpla,s..  Homme anormal, demi-crétin Homme anormal, demi-crétin. I chënpló a vó partie ina ā dzōo, votre «simple» s'en allait à la foret; dóou chënpló é ona mawënna, deux simplets et une «normale» [maline]; fóou étré méí ky'amódó chënpló, il faut être plus que nigaud.
chényé ( chè ), v. n. Faire le signe de la croix. Faire le signe de la croix. Di kyé va chényé i mécha, etrome ó fla, aussitôt que la messe est terminée par le signe de la croix, le souffle manque [aux gens qui ne sont pas pieux]; can l'a chényą a mécha, chorton tui, quand la bénédiction est donnée à la fin de la messe, tous sortent [sans attendre le dernier évangile]. || V. r. Che chon chényą, ils ont fait le signe de la croix (L. Lég. p. 25).
chényé ( chè ), v. r. Se signer du signe de la croix. Se signer du signe de la croix. Chęnye-té, fais le signe de la croix; va a w'écó°"wa é cha pa che chényé, il va à l'école et ne sait pas encore íaire le signe de la croix.
chényé, v. a. Faire le signe de la croix et réciter une prière sur un malade.  Faire le signe de la croix et réciter une prière sur un malade. Chényé é j-epwënté, é j-we, ó chòŗèįn, bénir les points de coté, les yeux, la grippe. Il y a des formules de prières ad hoc, qui se transmettent dans certaines familles.
chenyoŗé, s. m. Et f. Seigneur du moyen âge. Seigneur du moyen âge. Chin iré ou tin di chenyoŗé, ça se passait au temps des seigneurs [qui habitaient les châteaux forts].
chenyouwa, s. f.  Manivelle. Manivelle. Veryę a chenyouwa, tourner la manivelle. Mot très souvent employé dans les anc. textes, et. Littré, chignolle, signole, souainole [Fabr. Ecc. Sed. 23 47~49, signolas]. FEW 2,667, s. v. ciconiola «petite cigogne».
chenyouwa, s. f.  Rabâcheur. Rabâcheur.
chenyouwa, s. f.  Scie, ritournelle. Scie, ritournelle.
chépaŗą, v. a.  Séparer, p. ex. deux hommes qui se battent. Séparer, p. ex. deux hommes qui se battent. È dó°" vejën chon apréi ch'ecōŗe, fó°" aą é chépaŗą, les deux voisins sont en train de se battre, il faut aller les séparer; chon chépaŗą dé bën l'a grantin, ils ont séparation de bien, depuis longtemps. V. r. Se séparer. Che chépaŗérąn prou, ils se sépareront bien; dabó kyè l'è dįnché n'ën rin a féŗé kyé dé nó chépaŗą, puisque c'est ainsi, nous n'avons qu'à nous séparer.Syn. déchépaŗą.
chêra, s. f.  Montagne. Montagne. Fou kyé van arapi iną pé è chêré, ceux qui vont grimper sur les montagnes; chon pa è chêré kyé mancon ou Vawį, ce ne sont pas les montagnes qui manquent en Valais.
chêranéi, loc. adv.  Nuit noire. Nuit noire. Chaŗè prou chêranéi can n'aro°"wéŗįn iną a mountąnye, ce sera bien nuit noire quand nous arriverons à la montagne. Mot très usité, vient de «nuit serrée, fermée». || Grimisuat id.; Grisons: siara notg.
chèrclą   v. a.  Cercler Cercler.On rencontre ce verbe dans l'expression: chèrclą è bwéi, c'est se mettre à deux [pour] couper la peau qui unit les boyaux du cochon et d'autres bêtes; on fait cela pendant qu'ils sont chauds, c'est plus facile, dans un van. Grimisuat: dërëdą è bouéi
chèrclą  v. a.  Cercler. Cercler. Chèrclą a boche, ó bèrlon, cercler le tonneau, le seillon.
chèrclé, s. m. Dim. de chèrcló Petit cercle Petit cercle
chèrcló, s. m.  Cercle. Cercle. Prov. Tsękyé pya trouwé cha bóta \ tsękyé méitron trouwé choun chèrcló, chaque pied trouve son soulier, chaque seillon trouve son cercle.
chêre, s. f. (mot fr.)  Chaire. Chaire. Ne se rencontre que dans le prov. (L. 125): l'a pa oun monęe kyé l'aęché pa mëndjyą dé faŗéna róbąe, l'a pa ona chêre kyé l'aęché pa avwi dé méchondze, il n'y a pas de meunier qui  n'ait pas mangé de la farine volée, il n'y a pas une chaire qui n'ait pas entendu des mensonges.
chéŗéí, s. m.  Sérac, Sérac, sorte de fromage qui se fait avec la caséine qui reste dans le lait après qu'on en a retiré le fromage et qu'on fait coaguler avec le warji. Ce fromage carré ou étroit mais haut de forme est très blanc et se mange avec des pommes de terre. Į SR: séré.
chéŗéną     v. n.  Rasséréner. Le réfléchi est plus fréquent. Rasséréner. Le réfléchi est plus fréquent. Che chéŗénéŗé prou outré pé ó matën, le temps deviendra bien serein vers le matin.  S. m. Etat serein du ciel.Prov. (L. 52) : I ròją da néi é i chéŗéną dou matën fan chalį è chafrąn, la rosée de la nuit et l'état serein du matin font sortir le safran.
chéŗéną    -nąe, part, et adj.  Rasséréné. Rasséréné. I néi l'aïè w'êe chéŗénąé, la nuit avait l'air rassérénée.
chèŗènąrda, s. f.  Sérénade. Sérénade.
cheŗijyé, s. m.  Cerisier. Cerisier.
cheŗijyę, v. a.  Sérancer.Peigner le chanvre avec l'instrument appelé seŗyé, Sérancer.Peigner le chanvre avec l'instrument appelé seŗyé,  No fó°" cheŗijye ó tsénèvó, il nous faut sérancer le chanvre.  Fig. Tromper, écorcher qqn. Nó chin itą cherijyą e-n-ódre, nous avons été écorchés comme il faut.
cheŗijyou, s. m.  Séranceur. Séranceur.
chéŗįn, chéŗéna, adj.  Serein. Serein. Va féŗé fri anéi, l'è clāa chéŗįn, il va faire froid cette nuit, c'est «clair» serein.
chérle s.f. Tabouret rond ou carré à un ou trois pieds, employé dans les écuries, p. ex. pour traire. on dit aussi chęrla., syn. de chąrla. Tabouret rond ou carré à un ou trois pieds, employé dans les écuries, p. ex. pour traire. on dit aussi chęrla., syn. de chąrla.
chèrmįn, s. f.  Sarment, pampre, branche de vigne Sarment, pampre, branche de vigne, ona tétse dé fachęné dé chèrmin, un tas de sarments.
chèrmintą, v. a. et abs.  Ramasser les sarments taillés. Ramasser les sarments taillés. Celui qui taille la vigne avec le sécateur laisse les sarments sur place; l'action de les ramasser s'appelle chèrmintą.
chèrmon, s. m.  Sermon. Sermon. Kyën byo chermon l'a fé w'ëncoŗą! quel beau sermon le curé a fait !
chèrmóna Sermonner.  v. tr. Sermonner. Lex. chèrmon.
chèrmóną, v. a.  Sermonner qqn. Sermonner qqn. Can tornéŗé charé chèrmóną e-n-ódre, quand il reviendra, il sera sermonné comme il faut. Prêcher, en parlant d'un prédicant: chèrmónąe i prêtre verya, l'apostat était en train de sermonner.
chèrtchye, v. a.  Pouiller; chercher les poux. Pouiller. Féŗ'a chèrtchyę, se faire pouiller.
chèrvāa, s. f.  Cervelle. Cervelle.
chèrvechabló, -bla, adj.  Qui peut servir encore. Qui peut servir encore. Porta pa méí ha éije, l'è pa méi chérvechābla, n'apportez plus ce vase, il n'est plus dans un état convenable.
chèrvéi, s. m.  Cerveau. I roun-ma dou chèrvéi, le rhume du cerveau. Cerveau. I roun-ma dou chèrvéi, le rhume du cerveau.
chervi      v. n.  Servir. Servir. L'è jou chervi, il est allé servir [en service]. Béí kyé chęrvé chin ? - i chęrvé adéi can o-n-a pa d'ātré tsó°"jé, à quoi ça peut-il servir? - ça sert toujours quand on n'a pas autre chose; dé tsó°"jé ky'oun chęrvé pa méí, des objets dont on ne se sert plus. Fou j-alon l'an pa chervi grantin, ces habits n'ont pas servi longtemps.  V. a. chervi ó moundó, servir les gens.  V. r. Se servir. Oun pou rin che chervi dé chin, on ne peut se servir de cela.
chervi    adj. m. Cervier  Cervier Voy. Ouchervį , loup-cervier
chervįnta, s. f.  Servante. Servante. I chervįnta a mochōo, la servante de M. le cure. || Dans l'établi de menuisier, support indépendant de l'établi sur lequel s'appuie la planche que l'on serre dans l'étau; il est muni de crans et d'une pièce mobile qui soutient la planche à la hauteur voulue. || Pied élevé dans lequel s'emboîte la quenouille.
cherviŗe, s. f.  Civière. Civière. I tchyévra l'è dècla com'ona cherviŗe, la chèvre a le ventre vide et étroit comme une civière; l'è etri com'ona chervįŗe, il est mince comme une civière.Cf. chevyęŗe.
chervisyó, s. m.  Service. Service. Demanda oun chervisyó, demander un service; a vó°"tre chervisyó, à votre s. Service militaire. L'è parti ou chervisyó, il est parti pour le service militaire; i promyę chervisyó, le premier service militaire.
chervitōo Serviteur. Lex. chervi. chervinta, chervisyó. n. m.  Serviteur. Lex. chervi. chervinta, chervisyó. n. m. 
chêrvó Jeu de la vwârda, Jeu de la vwârda, mot crié par un joueur au jeu de la vwārda, si, pour un moment, il veut se mettre à l'abri de la poursuite. Avoir déclaré chêrvó rend  tabou  le   joueur  poursuivi jusqu'à ce qu'il ait dit: dechêrvó (voy. ce mot). || Cf. chāvó.
chèrvyéta, s. f.  Serviette. Serviette. Nó j-ātró paijąn n'ënpléįn pa dé chèrvyété pô mëndjyę, nous autres paysans, nous n'employons pas de serviettes pour les repas.
cheryéja, s. f.  Cerise. Cerise. Métré chétchyé dé cheryéjé, faire sécher des cerises; è cheryéjé balon dé bon brinteën, les cerises donnent de la bonne eau-de-vie.
chétchyé, s.m.  Sec Sec .Chin kyé l'è prou mó°"se prin nęte ó chétchyé, ce qui est très mouillé prend très bien le sec [se sèche très difficilement].
chétchyé, v. a.  Avoir grand-soif. Avoir grand-soif. Pó aa tìnkyè wéi nó chètsin pa, pour aller jusque-là, nous ne séchons pas [de soif].
chétchyé, v. a.  Sécher. Sécher. Chétchyé é j-alon, sécher les habits. L'a chètchyą ën planta, il a séché sur pied. . 
chetēe, s. m. Setier, mesure de capacité pour les liquides, princip. pour le vin (36 litres); Setier, mesure de capacité pour les liquides, princip. pour le vin (36 litres); oun chetēe dé potchye, un setier de cidre.  La contenance du setier diffère d'après les pays. I veŗetąbló chetēe iré trįnté cha wįtre é demyę, le vrai setier contenait 37litres et demi.Afr. sestier.
cheto kyé Aussitôt que Aussitôt que.loc. conj.  Syn. anc. astou kyé. Cheto kyé charé amou, aussitôt qu'il sera en haut.
chetsereche, s. f.  Sécheresse, Sécheresse, w'an pacha l'a ƒé 'na brota chetsereche, l'année passée il a fait une vilaine sécheresse.
chètson, s. m.  Quartier de pomme ou de poire séché au four ou au soleil. Quartier de pomme ou de poire séché au four ou au soleil.
chevelęŗe, s. f.  Ruban de coton, de fil ou de laine servant à border des vêtements ou à attacher. Ruban de coton, de fil ou de laine servant à border des vêtements ou à attacher.
chevwęta, s. f.  Chouette. Chouette. L'aŗé prou oun kyé moretré, n'ën avwi tsantą a chevwęta, il y aura bien un décès: nous avons entendu chanter la chouette.  La chouette est regardée comme un oiseau de mauvais augure. Quand elle souffle ou crie la nuit sur le toit, sur la cheminée de la maison d'un malade.ou sur un arbre voisin, on croit, à la campagne, que c'est signe de mort. Même superstition à Grimisuat, où chouette se dit vwëca.
chevyèŗą, s. f.  Charge d'une civière. Charge d'une civière.
chevyęŗe, s. f.  Civière. Civière. Porta dé pēré avwéi a chevyęŗe, porter des pierres avec la civière; ona chevyęŗe a rouwa, une c. à roue. Syn. chervįŗe, qui ne s'emploie plus que dans les comparaisons.
chevyó, s. m.  Cheviotte. Cheviotte. I chevyó l'è dé ha brotchyą pó féŗé è mandzon; l'a achebën dé mandzon ën dra, ma dé tsatįn chon trwa péjan, la cheviotte, c'est de la mauvaise étoffe pour faire des casaques de femmes; il y a aussi des casaques en drap, mais en été elles sont trop pesantes.
chéwą, s. f.  Lignée d'arbres, de buissons Lignée d'arbres, de buissons, ona chéwą d'òrmó, une lignée d'ormeaux; outr'a Gromejwą è chéwéí di coudra chon mouin écòrtchyéi, à Grimisuat les bordures [haies] de coudriers sont moins «écorchées» [qu'à Savièse].
ché-wéí, pron. dém.  Celui-là.  Celui-là. Syn. ché; l'opposé est ché-ënkye, celui-ci, ou sti. Le fém. de ché-wéí est ha-wéi.
chi     conj.  Soit. Tan chi pó°", tant soit peu. Soit. Tan chi pó°", tant soit peu.
chi     s. f.  Haie, Haie, ona dzįnta chi kyé cló°"jïe tó ó cortį, une jolie haie qui enfermait tout le jardin.
chi     s. m. Clin d'œil. Clin d'œil. L'è fé d'oun chi d'ó°"ŗa, c'est fait en un clin d'œil.
chi    s. f. Soif  Soif. I caféi née óté byin a chi, le café [noir] coupe bien la soif.
chi kyé loc. celui qui .Qui que ce soit qui, quiconque. Celui qui .Qui que ce soit qui, quiconque. Chi kyé ęchon oun tsaré, chi kyé l'an oun móoué, ché fóton chou tinky'ā mijon, quiconque a un char, quiconque a un mulet, il s'y jette dessus jusqu'à la maison.
chįba, s. f.  Cible.  But quelconque. Cible.  But quelconque. È mótsé venyon cóm'ona fronda, cóm'ona chįba ëncontre a pindole, les mouches se précipitent éperdument, comme vers une cible, contre l'attrape-mouches.
chibąe, s. f.  Fauchée. Fauchée. L'a ouncó 'na bóna chibąe iną ou mein, il y a encore une bonne fauchée [à faire] au mayen. || Syn. chéąe.
chiche, adj. num.  Six. La forme chiche s'emploie quand le mot est à la fin d'une proposition:  Six. La forme chiche s'emploie quand le mot est à la fin d'une proposition: vwéŗó vw'éí vó dé éątsé? - chiche, combien avez-vous de vaches? - six. - Devant une voyelle chi j-: chi j-ómó, six hommes; chi devant une consonne: chi mijon, six maisons.
chifon, s. m.  Chiffon. Chiffon.
chifóną, v. a.  Chiffonner. Chiffonner. L'a tó chifóną ó wįvró, il a tout chiffonné le livre.
chijon, s. f.  Saison. Saison. Sti an outon l'è itą 'na béwa chijon, cette année l'automne a été une belle saison; chin l'è fouŗa dé chijon, cela est hors de saison, hors de mode. || Epoque où l'on fait un certain travail: l'è pa i chijon d'aą iną pa dzōo, ce n'est pas le temps d'aller à la forêt.
chijyémamįn, adv.  Sixièmement. Sixièmement.
chijyémó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f..  Sixième. Sixième.
chin    chinte, adj.  Saint, sainte Saint, sainte.Prov. Chënt' Agąta | myé fin, myé paléta, à la sainte Agathe, la moitié du foin et la moitié de la paille; chën Sįlō, chën Dzèrman é chën Pancra iron tré frąŗé, l'an ou être tui tré e-n-oun rlwa avwe powįon che vere, saint Silvius (patron de Vex), s. Germain (p. de Savièse) et s. Pancrace (p. de Grimisuat) étaient trois frères; ils ont voulu être tous les trois en un lieu d'où ils pouvaient se voir. En effet, de Savièse on peut voir les deux autres clochers: celui de Grimisuat et celui de Vex (ancienne église).
chin    chinte, adj.  Saint, sainte. Saint, sainte. I chint-Esprį, le Saint-Esprit; l'è ouncó pa chinte stou dzò, elle n'est pas encore sainte ces prochains jours.  S. m. et f Prov. Fó°" conyétré è chin déean kyé é j-adóŗą, il faut connaître les saints avant de les vénérer; i prie tui è chin é chinte dou Paŗadį, il invoque tous les saints et saintes du Paradis. || Quand le mot «saint» est placé immédiatement devant un nom, il change la forme en chën, chënte: chën Pęró, saint Pierre; chënte Margyeŗįta, sainte Marguerite.  
chin    pron. dém.  Cela. Cela. Vįdé-vó chin? voyez-vous cela? Core ba chin kyé powįon, courir en bas tant qu'ils pouvaient; chin ky'oun pou pa féŗé óŗa, oun fé apréi, ce qu'on ne peut faire maintenant, on le fait plus tard.
chin dou comoun çà , cela . chin   s. m. Ne se présente que dans cette locution: chin dou comoun, la maison communale; l'è iną a chin dou comoun, il est dans la maison communale; venyié ba di chin dou comoun, il descendait de la maison communale
chin-ënkye, adj.  Ceci. Ceci. Prin chin-ënkye é ache chin-wéi, prends ceci et laisse cela. Il Le contraire est chin-wéí. || Syn. chó, chó-chęla.
chin-na Perdre, égarer.v. tr.  I l'a chin-na a mótra, il a perdu la montre. Lex. chena, semer, p. 131, qui n'est pas usité. Perdre, égarer.v. tr.  I l'a chin-na a mótra, il a perdu la montre. Lex. chena, semer, p. 131, qui n'est pas usité.
chįn-na, s. f  Traînée, trace prolongée de qqch. Traînée, trace prolongée de qqch. I chąkye l'aïe oun bogąn, óŗa chortįe i bla é l'a achyą ona chįn-na tinky'a mijon, le sac avait un trou, le blé en sortait et a formé une traînée jusqu'à la maison.
chintre, v. a.  Sentir. Sentir. Oun chin ona tsaōo dou djyābló, on sent une chaleur du diable. || Abs. È béitchyé chįnton cómin è moundó, les bêtes ont les sensations comme les gens. Il V. r. Prov. Ché kyé chën chin | chën prin, qui s'en sent, s'en prend.
chintuįŗe, s. f.  Ceinture. Ceinture.
chintuiŗon, s. m.  Ceinturon. Ceinturon.
chin-wéi, adj.  Cela. Cela. Rąda chin-wéi vwéró l'è byo ! regarde cela comme c'est beau!
chinyę, v. n.  Faire le signe de la croix Faire le signe de la croix. Aa chinyę chou a tonba, aller faire le signe de la croix sur la tombe.Pendant l'octave qui suit un enterrement la famille du défunt et les parents vont prier sur sa tombe et donner l'eau bénite.  
chinyę, v. pr. ( che ) Faire le signe de la croix sur soi-même. Faire le signe de la croix sur soi-même. Chénye té é prie ó Notre Péíŗe, fais le signe de la croix et dis le N. P.
chï-on, s. m.  Seillon. Seillon. I chï-on l'è méí āte kyè i bèrlon avwéi davwé manolé, le seillon est plus élevé que le « bèrlon» à deux anses.
chiron, s. m.  Ciron. Ciron.
chiŗóną, -nąe, adj.  Dévoré par les cirons. Dévoré par les cirons. Sti frómądzó l'è tóte chiŗóną, ce fromage est complètement dévoré par les cirons.
chįtó, s. m.  Faucheur. Faucheur. Oun bon chįtó l'a pó tó dzò awéi ché pra, un bon faucheur emploie toute une journée pour [faucher] ce pré.
chitōo, s. m.  Mesure pour les prés. Mesure pour les prés. Le chitoo ordinaire vaut 800 toises; il y en a de plus petits. Ché kyé l'a dó°" chitōo ba ën Tsan-Chèkye é kyé l'è mawën gąnye prou pó oun módzon, celui qui a deux «seiteurs» à Champ-Sec et qui est adroit fait un gain suffisant pour entretenir une génisse. || Grim, id.; cf. Pierreh., seiteur, a réuni les anciennes formes de ce mot et les formes patoises.
chïwa, s. f. Seigle. Seigle. L'è avwéi a chiwa ky'oun fé ó pan atò, c'est avec le seigle qu'on fait le pain noir. || Sur la différence entre chiwa chacócha et chiwa écócha, cf. s. v. chacore.
chiwa, v. a.  Sceller Sceller. I pëntchyè l'a fé chiwą tòté fyó°"wé, pó kyé powechon pa róba, le «pintier» a fait sceller toutes les bouteilles, pour qu'on ne puisse pas les lui voler; sta fyó°"wa l'è pa chiwāe, cette bouteille n'est pas scellée.
chó, adj. dém.  Ceci. Ceci. Kyè te chó ? qu'est-ce que ceci?
chò, chorda   s.m. Sourd. Ou chòr da néi, au beau milieu de la nuit.  Grimisuat, id.; Vionnaz, sor de la né (Gil.).
chò, chorda, adj.  Sourd. Sourd. L'è chòrda com'ona dāle, elle est sourde comme une «daille» (pin). 
chobe, chobeta , adj.  Subit Subit. L'è mò dé mò chobeta, il est mort de mort subite. Il Loc. adv. a chobeta, à la hâte; l'è enoua deŗën a chobeta, il est entré subitement; dé chobe, subitement.
chobę, chobeta, adj.  Sujet à, expose à. Sujet à, expose à. Yó cheí prou chobeta ou ma dé téita, je suis très exposée au mal de tête; l'è chobę dé dérótchyé pé hé chêré, c'est exposé [on est exp.] à dégringoler sur ces montagnes.
chobetamįn, adv.  Subitement. Subitement. Fou kyé mouŗon chobetamįn, ceux qui meurent subitement.
choblą, v. n.  Siffler. Siffler. L'è brote de tòrdzó choblą derën pé mijon, c'est vilain de toujours siffler dans la maison. Il V. a. I choblāé dé plo byo j-êe, il sifflait des airs magnifiques.  Subler n'est pas rare en afr.; on le trouve dans Rabelais, Du Fail, etc.
choblacou, s. m.  Siffleur enragé. Siffleur enragé. Chobla pa méí, brote choblacou kyé t'éí  cesse de siffler, siffleur enragé !
chobląe, s. f.  Sifflement Sifflement. L'a fé ona chobląe é sti vïa, il a fait un sifflement et celui-ci de partir.
choblatchyę, v. n.  Siffloter. Siffloter.
choblé, s. m.  Sifflet. Sifflet. La forme ord. en afr. est siblet; sublet ( = sifflement chez Rabelais) est plus rare.
chobléŗéi, s. m.  Siffleur. Qui siffle habituellement. Siffleur. Qui siffle habituellement.
chóbòrna, v. a.  Importuner qqn par la mendicité. Importuner qqn par la mendicité. Oun ché vi prou chóbòrna, on se voit tellement assailli par les mendiants. || C'est le mot «suborner» avec un sens légèrement différent. || Syn. têrną. ŗ   , ā   ,  ō  °"  į   ę  ą
chóbra, v. n.  Rester, demeurer. Rester, demeurer. L'è chobrą pé hè cótsé, il est resté dans les endroits sombres du village; nó, nó chin parti é rlwi l'è chobrą wéi, nous, nous sommes partis et lui est resté là. || Rester sans vie, mourir: mojąó kyé chóbrąé, je pensais qu'elle allait mourir.  Rester. L'a fé enį dé faŗéna, l'è chóbra ën deri, l'a pa paeą, il a fait venir de la farine, il est resté en arrière [pour le payement], il n'a pas payé. Il Suivi d'un participe. L'è chóbra adromį, il s'est endormi. || Mot fort répandu dans toutes les langues romanes et les patois: Grimisuat, Vionnaz (Gil.), Val d'Illiez, sobra' (Fank.); Bagnes: chobrā.
chōcha, s. f.  Source, veine. Source, veine. Chon arówą outra tsaoun da chōcha, ils sont arrivés au bout du filon.
chochąnta, adj. num.  Soixante   Soixante  
chochantą, v. a. Sustenter, nourrir. Sustenter, nourrir. Can fó°" chochantą dé bįndé parēlé, vwéŗó cote t-e? quand il faut nourrir des troupes pareilles, combien cela peut-il coûter?  V. r. Se sustenter, se servir. Chochantą vó, servez-vous, dira celui qui vous a servi à manger et à boire.
chochantchyémó, -ma, adj. n. et s. m. et f.  Soixantième. Soixantième.
chochantįn-na, s. f.  Soixantaine. Soixantaine.
chochęche, s. f.  Saucisse. Saucisse. Dé chochęché di catson, des saucisses de porc. || Devin.: kyënta diférįnse l'a t-e ëntѓ'oun capotsën é ona chochęche? - I capotsën l'è étatchyą pé ó mitin, i chochęche pé é dó°" son, quelle différence y a-t-il entre un capucin et une saucisse? - Le capucin est attaché par le milieu, la saucisse par les deux bouts.
chó-chela, pron. dém.  Cette chose-ci, ceci: Cette chose-ci, ceci: é chó-chęla, ąche-to ënkye? et cet objet, le laisses-tu ici? || Syn. Chó. °"
chochyę, v. a.  Sucer. Sucer. Té fó°" chochyę ó di pó teryę fouŗa ó verën, il te faut sucer le doigt pour sortir le venin.
chócò, s. m.  Secours. Secours. A chócòr dé mé! à mon secours! Kyeryą a chócò, appeler au secours. Devant d l'r étymologique  reparaît.
chocore, v. a.  Secourir. Secourir.
chócówą, s. m.  Chocolat. Chocolat.
chócra Et tout autre vin chaud. Et tout autre vin chaud.
chócra   , s. m. Muscat sucré et chaud.  Muscat sucré et chaud. I chócra l'è bon pó è fèmąwé, le «sucré» est bon pour les femmes. 
chócrą  -crąé, adj.  Sucré. Sucré. Dé vën chócrą, du vin sucré.  Fig. Poivré dans le langage, salé: i fęse l'è ónéitó, ma è dąvwé bwaté chon chócréi, le fils est honnête, mais les deux filles sont salées [dans leur langage avec les parents]. 
chócra , v. a.  Sucrer.  Sucrer. Chócra dé cāféi, dé vën, sucrer du café [au lait], du vin. || Part, passé chócra; è rejën chon rin enou chócra sti an, les raisins ne sont pas sucrés cette année.
chócratchyę, v. a.  Sucrer légèrement et souvent. Sucrer légèrement et souvent. Chócratchyę dé vën é bįŗe, sucrer souvent du vin et boire. Il Fréquentatif de chócrą 
chócró, s. m.  Sucre. Sucre. Dan ó tin n'ën-pleïe pó°" dé chócró a vêré óŗa, dans le temps on employait peu de sucre en comparaison de maintenant; oun pan dé chócró, un pain de sucre; dé chócró candi, du sucre candi; dé chócró ën pousa, du sucre en poudre; è rejën chon mōo, ma l'an ouncó pa metou ó chócró, les raisins sont mûrs, mais ils n'ont pas encore «mis le sucre» [ne sont pas sucrés]; dé chócró ën pan, du sucre en pain.
chódzé, chódzéta, adj.  dangereux L'è chódzé pé fou byounyó, c'est dangereux sur ces glaciers.
chódzé, chódzéta, adj.  Sujet à qqch, exposé à Sujet à qqch. L'è neta chódzéta ou ma dé téita, elle est très sujette au [portée au] mal de tête; chin l'è chódzé a être róbą, cela est exposé à être volé. 
chófejamįn, adv.  Suffisamment (L. Folk. 7, p. 94). Suffisamment (L. Folk. 7, p. 94).
chofitchyę, v. n.  Suffire.  Suffire. Crejįę kyé l'oŗį chofìtchya dé déŗé oun có°", elle croyait qu'il aurait suffi de le dire une fois; che chofįtse pa oun mwêe, me méí, si un morceau ne suffit pas, mets-en davantage.
chóflą, v. a. (suite) Souffler, éteindre. Souffler, éteindre. Chóflą ó fwą, éteindre le feu; chóflą a tsandįwa, souffler la chandelle. || Envoyer de l'air, du souffle. Chóflą è į-orgye, «souffler» l'orgue; è vyou fornéi iron dé per é é dé mòrtchyę cómin ba pé vęnyé, venyïon prou tsa ma chófląon pa fouŗa a tsaōo, les anciens calorifères étaient fait de pierres et de mortier comme les foyers des vignes, ils devenaient chauds, mais ils ne répandaient pas la chaleur.
chóflą, v. n.  Souffler. Souffler. Chóflé, le vent souffle; chóflą derën i man, souffler dans les mains; té fó°" chóflą ona vwąrba, il te faut souffler un moment. Il Respirer. Oun pou pa méí chóflą, vwéŗó l'a de foméi, on ne peut plus respirer, tant il y a de fumée.-
chófląe, s. f.  Souffle, soit bouffée de vent, soit [forte] respiration Souffle, soit bouffée de vent, soit [forte] respiration. Venyïé iną pé è j-etsewį ën fèjįn dé chófléi ky'o-n-avwejïé iną la, il montait l'escalier en respirant avec tant de bruit qu'on l'entendait depuis en haut.
chóflata, v. n.  Souffler un peu; se dit d'un vent léger. Souffler un peu; se dit d'un vent léger. L'a djya 'na chenąn-na kyé chófląté dįnché, il y a déjà une semaine que le vent souffle ainsi.
Chóflé Soufflet. Soufflet. I chóflé l'è foura ā cojena, le soufflet est à la cuisine; i chóflé da fōje, le soufflet de la forge.  Prov. Mêe moroflé chóflé pé choun chóflé, ranvêrche ómó ën canpąnye, mars le souffleur souffle par son soufflet et renverse l'homme en pleine campagne.
chófló, s. m.  Souffle. Souffle. Oun pou pa méí ai ó chófló, on ne peut plus avoir le souffle.
chofōo, s. m.  Chauffeur. Chauffeur.
chofrį, v. a.  Souffrir. Souffrir. Fouŗa wéi l'a chofêe a fan é a chi, là dehors [à l'étranger] il a souffert la faim et la soif.  Supporter. I pou pa chofrį è į-infąn, il ne peut pas supporter les enfants. || Abs. L'an prou tui a chofrį, ils ont bien tous à souffrir; ó mó Djye, kyé chofrį pó moŗį! o mon Dieu, que souffrir pour mourir !
chófrįn, s. m.  Jarret.  Jarret.  Du lat. suffrago, jarret des animaux. Cf. Istrien sufrene, et friouland so fran, jarret.
chógréną, v. imp.  Grains qui tombent, p. ex. quand on fauche le blé. Grains qui tombent, p. ex. quand on fauche le blé.
chogyën, s. m. Homme peu recommandable. Homme peu recommandable. Mot employé pour désigner un jeu.  || L. Folk. 24, p. 12.
chojesyon, s. f.  Maladie, épreuve. Maladie, épreuve. Ché ma di rin, l'è 'na brota chojesyon, ce mal des reins est une vilaine chose; è béitchyé atrąpon ha chojesyon é crion, le bétail attrape cette épidémie et périt.
chojistą, v. n.  Subsister. Subsister. Fó°" pòrtąn kyé chojèstechon, oun pou pa é j-ëntètą, il faut pourtant qu'ils subsistent, on ne peut pas les tuer.
chó-la, pron. dém.  Ceci. Ceci. Prin chó-la é porta iną mijon, prends ceci et porte-le dans la maison. || Syn. chó.
chóma, s. f.  Somme, Somme, ona groucha chóma, une grosse somme.
chomesyon, s. f.  Soumission, obéissance. Soumission, obéissance.
chóméta, s. f. Dim. de chóma. Petite somme.  Petite somme. Cótéré prou 'na dzįnta chóméta, cela coûtera bien une jolie petite somme.
chómétré, v. a.  Soumettre Soumettre. N'ën chómetou tó chin awëncoŗa, nous avons soumis tout cela au curé. || V. r. Che chómétré prou, can veré a rąn-ma, il se soumettra bien, quand il verra la verge.
chómóŗa, v. a.  Sombrer Godefroy a la citation suivante: «Cato ... ordonne aussi de sommarer et rompre  la terre incontinent après le solstice hivernal des régions chaudes. » Cotgrave définit sommarer: «To • plough or break up the earth. » Semorer et les nombreux mots de sa famille: semor (champ en jachère), semorage (labour des semors), semorailles (syn. de semorage), semaurau (juin), le fr. sombres, sombre, sombrement, l'afr. somarer, sombrer, somart, somartras, savart ont fait l'objet d'une pénétrante étude de Jud et Aebischer dans l'Archi-vum roman. 1921, p. 24. Cf. Gau-chat, Bull. 1906, 15.
chómóŗa, v. a.  Sombrer, donner un premier labour, après la moisson, pour labourer plus profondément en arrière-automne ou au printemps suivant.  Can vën d'outon i dzōo che vi chómóŗae, van tui iną avwéi dé j-otį outor di trontsé, quand l'automne arrive, la forêt se voit sombrée, tout le monde y monte avec des outils pour déraciner les troncs. Syn. Veŗyę è tsan, tourner [à la charrue] les champs. Il Grimisuat: chemóŗą. || 
chómóréita, s. f.  Femme étourdie.   Femme étourdie
chómóréita, s. f.  Nom de lieu: endroit de l'ancien bisse (Tôrin Nou). Nom de lieu: endroit de l'ancien bisse (Tôrin Nou).
chóną , v. a.  Sonner. Sonner. Chóną a groucha, sonner la grande [cloche]; chóną w'ënmaryą, sonner l'Avé Maria (l'Angélus); chóną a fën, sonner le glas. La veille de l'enterrement, vers les 16 h., les porteurs viennent creuser la fosse, puis ils sonnent trois ën-módé, ce qu'on appelle «sonner la fin».
chóną , v. imp. et n.  Sentir. Sentir. To chon-né bon, crwéi, tu sens bon, mauvais; i chon-né crwéi pé ha mijon, ça sent mauvais dans cette maison (au phys. et au moral); fó°" borlą dé dzinįvró pó féŗé choną bon pé ó pįló, il faut brûler [des branches] de genièvre pour parfumer la chambre.
chónāe, s. f.  Le fait de sonner, temps pendant lequel on sonne. Le fait de sonner, temps pendant lequel on sonne.
chonalāe, s. f.  Sonnerie de clochette. Sonnerie de clochette.
chonale, s. f.  Sonnaille, grosse clochette de vache. Sonnaille, grosse clochette de vache. Métré a chonale ā ątse, mettre la sonnaille à la vache. Il Prov. Can méton a chonale i módzon... quand on met la clochette aux génisses... [nommer des jeunes gens pour conduire le peuple]. || Fig. Homme de peu de valeur, lâche, méprisable: bougró dé chonale ! quel nigaud !-
chonalę, v. n.  Sonner, tirailler une sonnette. Sonner, tirailler une sonnette. L'an pa fé kyé chonalę tò ò dzò, ils n'ont fait que sonner toute la journée; n'avwejïe chonalę è ątse, on entendait le son des clochettes des vaches. || Tinter, résonner. A fën dou tsatįn chonąlon è bóché, à la fin de l'été les tonneaux sonnent creux; i fin chonąle pa, l'è pa prou chèkye, le foin ne tait pas de bruit, il n'est pas assez sec. || Perdre le temps. Demëndze pąrton tui amou i récò, chaŗąn pa peŗ-ënkyè chonalę avwéi è mówé, dimanche tous partent pour faire les regains [dans les mayens], ils ne seront pas ici occupés à perdre le temps avec les mulets; chonaleŗę prou tòt'à chenan-na pè sti vèwādzó, il traînera bien toute la semaine par le village.
chonalęŗe, s. f.  Vache qui marche en tête d'un troupeau en portant la plus grosse sonnaille au cou. Vache qui marche en tête d'un troupeau en portant la plus grosse sonnaille au cou.
chonaleŗį, s. f.  Bruits que font plusieurs sonnailles d'un troupeau de vaches  Syn. péjoratif de chonalăe. Bruits que font plusieurs sonnailles d'un troupeau de vaches ; i avwi ha chonaleŗį ó matën, j'ai bien entendu cette «sonnerie» ce matin.
chonbrò, -bra, adj.  Sombre. Mélancolique. Sombre. || Fig. Mélancolique.
chondjyę, v. a.  Penser. Penser. Kyé chondjyę vó wéi?, à quoi pensez-vous là? I pa chondjya, je n'y ai pas pense; chondzéré t-e d'aą veryę ché fin, pensera-t-il à aller tourner ce foin? O-n-a byin a chondjyę pó ó bó°" avwéi fou on j-evêe, on a bien à penser [bien des soucis] pour le bois avec ces longs hivers.
chónęte, s. m. Dim. de chónó.  Petit sommeil. Petit sommeil. I fé dó°" chónèt'ó matën, j'ai fait deux petits sommes vers le matin. 
chonn, cha, adj. poss.  Son, sa Son, sa. Tseconn défin chonn bën é cha mijon, chacun défend son bien et sa maison.
chon-nabon, s. m.  Menthe. Menthe. Chon-nabon di crapó, menthe sauvage [pop. le sent-bon des crapauds] Grimisuat id.
chon-nacrwéi, s. m.  Homme malpropre et désagréable Homme malpropre et désagréable. I ona tįn-na contre ché chon-nacrwéi, je déteste ce « sent-mauvais ».
chon-neŗį, s. f.  Sonnerie. Sonnerie. I trin da chon-neŗį nó regardé pa, l'affaire de la sonnerie ne nous regarde pas.
chónó, s. f.  Sommeil. Sommeil. I chónó, j'ai sommeil; me vën chónó, le sommeil me gagne; clókié a chónó, il «battait la mesure» de sommeil. 
chónó, s. m.  Somme. Somme. I fé oun bon chónó, j'ai fait un bon somme.
chonōo, s. m.  Sonneur. Cf. chóna, sonner. Sonneur. || Cf. chóna, sonner.
chónòwįn, -įnta, adj.  Porté au sommeil. Porté au sommeil. L'è pa prou chónowin, il n'est pas assez porté au sommeil. Correspond un peu au fr. somnolent.
chónyę, v. a.  Fournir. Fournir. Nó n'ën chónya ó bó°" pó référé ó tsawę, nous avons fourni le bois pour refaire le chalet.
chónyę, v. a.  Soigner. S$oigner. Nó chónyéŗįn tįnkyè nó porįn ché pó°"ŗó maądó, nous soignerons ce pauvre malade du mieux que nous pourrons; è wivró é è j-ālon chon dé tsó°"jé kyé fó°" chónyę, les livres et les habits sont des choses dont il faut prendre soin.   Il V. r. Se soigner, se traiter. Cômin van ché chónyę amou ouéi avwé dé crwēe rijon! comme ils vont se traiter là-haut avec des injures!
chónyemįn, s. m.  Soin donné à un malade.  Soin donné à un malade. Féŗé ó chónyemįn, donner les soins.
chôo Sort  Sort . I l'è ita ba terye ou chôo, il est descendu tirer au sort [a passé le recrutement à Sion].
chóo, chówa, adj.  Sauf. Sauf. È nó°"tró chon ita chóo, les nôtres s'en sont tirés sains et saufs. Marya Róché l'è ita chówa da pesta, M. R. a été épargnée de la peste.
chôo, s. m.  Sort. Sort. Teryę ou chôo, tirer au sort; l'a feŗou i chôo dįnche, le sort a décidé ainsi; n'ën pa ó chôo, nous n'avons pas de chance. || Lot de bois échu par le sort: l'an balą a tui oun chôo, ils ont donné à tous un lot de bois. Voy. sôo et échôo.
choōo, s. f.  Sueur. Sueur. L'aiè prou plin-na a bóta de choōo, il avait le soulier tout plein de sueur; can iré prou móouse dé tsa, panąé via a choōo avwéi a mąndze, quand il était tout mouillé, il essuyait la sueur avec la manche.
chóou - chóouwa, adj.  Rassasié. Rassasié. T'éí to chó°"ŗa? es-tu rassasié maintenant? I mëndjyą chó°" me, j'ai mangé mon soûl; fó°" mëndjye chó°"ché, il faut bien manger. || Enivré, soûl, iré chó°", il était enivré; ha fémawa l'è chó°"wa, cette femme a trop bu; iré chó°" cóm'ona chopa, il était ivre comme une soupe ( = complètement ivre).
chóou - chóouwa, s.m.  Saoul Saoul .N'ën récontra oun chó°", nous avons rencontré un homme ivre.
chóou, s. m.  Sou (monnaie). Sou (monnaie). Oun vi pa vwéŗó méí de chó°" per-ënkyè, on ne voit plus guère de sous par ici; ni ehóou ni mąle, ni sou ni maille.
chóouwą, v. a.  Enivrer qqn. Enivrer qqn. ó t'an meną derën on sewi é ó t'an chówwą e-n-ódre, ils l'ont conduit à la cave et ils l'ont enivré complètement. Il V. r. Che chówwe dó°" tré ādzó pé chenąn-na, il se soûle deux ou trois fois par semaine. || on entend aussi ch'ënchówą (voy. ce mot).
chóouwé, s. f.  Repas. Repas. Chéi yó kyé féjó è chó°"wé, c'est moi qui prépare les repas; è mosyōo l'an é chó°"wé i j-ouŗé, les messieurs [citadins] ont les repas aux heures fixes. || Lait obtenu en une traite. I bąle ouncó 'na bóna méitrą d'āséi pé chó°"wé, elle donne encore une bonne seille de lait par traite (repas).
chopa,   S. m.  Soupe. Quelque chose à manger à la cuiller. Soupe. Quelque chose à manger à la cuiller. Fére dé chopa, préparer quelque chose à «souper»; l'aie pri ba dé chopa, elle avait pris de quoi manger à la cuiller; l'an pó chopa ó waséi, ils ont du lait à «manger».
chopa, s. f.  Soupe. Soupe. Dé chopa da tsêe, du bouillon; dé chopa pówįnta, de la soupe au maïs; l'a falou paé ona bóna chopa, il a du payer une soupe grasse [il a dû graisser la main].
chopa, v. a.  Manger à la cuillère. Manger à la cuillère. Chopa dé crąn-ma, manger de la crème; chopa dé witchyą, boire du petit-lait; chopa ona tacha dé caféi, prendre une tasse de café; gąnyon tui, chopon on a colè óŗa, tous gagnent de l'argent, ils mangent la soupe avec la longue  cuiller  [ils vivent largement].
chópą, v. a.  Boucher. Boucher. Chópą a chonąle, boucher une sonnaille; chópą w'ètąn, boucher l'orifice d'un étang. Il Fermer le bec à qqn. I dama l'ïtą chópąe, la dame n'a pas su que répondre. 
chópé, s. m.  Bouchon. Bouchon. Chópé dé w'étchyésó, da fyó°"wa, bouchon de la cuve, de la bouteille; oun chópé dé lįja, dé papēe, dé bó°", dé vēro, un bouchon de liège, de papier, de bois, de verre.
chópéitró Bouchon. Bouchon. L'è parti i chópéitró dä patele, le bouchon du tonnelet est parti.
chópéitró, s. m.  Soufre. Soufre. Dan ó tin ënpleéon ó chópéitró pó féré de mótsété, dans le temps, on employait le soufre pour faire des allumettes; dé flôo dé chópéitró, fleur de soufre. Même mot que le fr. «salpêtre». Chópéitró, à Grimisuat, désigne le bout de l'allumette, imprégné autrefois de soufre.
chopéta, s. f. Dim. de chopa. Petite soupe.   Petite soupe.  Pó féré è chopété: oun prinjïe oun prevwį è méi chowįn ona póma, oun cópaé via ó son, ky'oun metié d'oun byéi pó chervį pó cowêclo; oun bogąé a póma, tsapląé dé pan é dé móta derën é o`n-aryąé dó°" tré ryéi dé waséi é oun metié cwįre chou ó ƒwa; chin chè fajïe can vajïon ëntsąn i ątsé d'outon, pour faire les « soupettes », on prenait une poire, ou mieux une pomme, on en coupait la partie supérieure qu'on gardait comme couvercle; on vidait la pomme, on coupait menu un peu de pain et de fromage qu'on mettait dedans, on y trayait deux ou trois « fils » de lait et on mettait la pomme ainsi farcie, cuire sur le feu; cela se faisait quand on menait paître les vaches en automne.
chopla, v. a.  Roussir, brûler un peu, flamber Roussir, brûler un peu, flamber. I chopla ó fordą, j'ai roussi mon tablier; i tsate l'è prou jou préi dou fwa, l'a chopla è mostątsé, le chat est allé si près du feu qu'il s'est flambé les moustaches.
choplāe, s. f.  Légère brûlure, flambée. Légère brûlure, flambée. N'aŗįn prou tui 'na petita choplāe déeąn kyé intra ou paŗadį, nous aurons bien tous une petite flambée [au purgatoire], avant d'entrer en paradis.
chóplé, s. m.  S'il vous plaît , usité dans l'expression féŗé chóplé, supplier, faire «s'il vous plaît» à qqn. S'il vous plaît , usité dans l'expression féŗé chóplé, supplier, faire «s'il vous plaît» à qqn. Nó j-a prêta, oun póou d'ardzįn, ma n'ën prou falou féŗé chóplé, il nous a prêté un peu d'argent, mais nous l'avons dû joliment l'en supplier. Il Chóplé a aussi le sens ordinaire de s. v. p. Chóplé, bale mé oun mouêe dé pan, s. v. p. donne-moi un morceau  de pain.
chópléé, v. a.  Supplier, Supplier, ó t'in nó chópléą, ma l'a rin chervį, l'avons-nous pourtant supplié, mais cela n'a servi de rien.  Syn. chópréé.
choplon, s. m.  Brûlé, odeur de brûlé. Brûlé, odeur de brûlé. Oun chin ó choplon peŗ'ënkyè, on sent une odeur de roussi par ici.
chópò, s. m.  Support. Support. Can o-n-a rin ky'oun crwéi bâton pó chópò, o.n-è dabò ba pé ó fon, quand on n'a qu'un mauvais bâton pour support, on est bien vite par terre.
chopóją, v. a.  Supposer. Supposer. Chopójąó pa kyé fori enou a hè j-ouré, je ne supposais pas qu'il serait venu à ces heures.
chopojésyon, s. f.  Supposition. Supposition. Chin chon rin kyé dé chopojésyon kyé fèjo eó, ce sont seulement des suppositions que je fais moi-même.
chopórtą, v. a.  Supporter. Supporter. Ch'oun cha rin chopôrtą, o-n-è mawerou, si l'on ne sait rien supporter, on est malheureux; l'è i fréita kyé choporte ó ti, c'est le faîtage qui supporte le toit. Il V. r. L'an rin ky'a che chopórtą cómin tò ó moundó, ils n'ont qu'à se supporter comme tout le monde [doit le faire].-
chopòrtąbló,  -bla,  adj.    Supportable. Supportable.
choprą, -ąe, adj. Surpris.-se, Surpris.-se, havi. I pan l'è choprą, le pain est « surpris », havi (le feu ayant été trop chaud, le pain a une croûte brûlée sans être cuit à l'intérieur).
chópréé, v. a.  Supplier.  Supplier. Voy. chópléé.
chóŗa !  ceci,maintenant !  ceci,maintenant !  Exclam. Mot composé de chó óŗa; óŗa, óŗa, chóŗa! prop, mais, mais, ceci maintenant! Cette expression s'emploie pour exprimer une grande surprise.
chóraé, v. a.  Donner un léger labour à un champ, avec une petite charrue. Donner un léger labour à un champ, avec une petite charrue.
chórchéwą, -ąe, adj.  Enchanté, ensorcelé, Enchanté, ensorcelé, ona tsó°"ja chòrchéwąe, une chose sur laquelle on a jeté un sort. Il Syn. ënchòrchéwą.
chorcheweŗį, s. f.  Sorcellerie. Sorcellerie. Chéi pa kyënta chorcheweŗi dou djyąbló l'è chin, je ne sais quelle sorcellerie du diable il y a par là-dessous. 
Chorchi Fleur des jardins, tagète rose d'Inde (Tagetes erectus). Fleur des jardins, tagète rose d'Inde (Tagetes erectus).
chorchįŗe, s. f.  Fleur de souci (Candula officinalis). Fleur de souci (Candula officinalis).
chórchyè, chórchyęŗe, s. m. et f. et adj.  Sorcier, sorcière. Sorcier, sorcière. Oun plo chórchyè ma ! un mal plus inexplicable !
chordą, s. m.  Soldat. Soldat. I pa méi béjwįn d'aą chordą, je n'ai plus besoin de faire du service militaire.
chordën-na (a), loc. adv.  En sourdine. En sourdine.
chòrdèté, chòrdéta Sourd. Sourd.adj.  Dimin. de chò, chòrda. Lex. ënchòrdéwa. chordën-na (a).,.
chorechejį, v. n.  Se demander. Se demander.  Can i you sta, chéi resta oun mómąn ën chorechijįn di avwe l'oŗį pochou enį, quand j'ai vu celle-ci, je suis resté un moment me demandant d'où elle pouvait bien venir.» (L., Folk. N« 7, p. 122.)
chorechejįte, s. f.  Surprise. Surprise.
chórédįn, s. f.  Surdent, Surdent, wi vën dé chóŗédįn, il lui vient des surdents.
chóŗédzò, s. m.  Jour . Littéralement «pendant le jour», la journée. Jour . Littéralement «pendant le jour», la journée. I chóŗédzò l'ïtą nète tsa, la journée a été très chaude; vaŗį outre 'na vwārba pé ó chóŗédzò, j'irai un moment pendant la journée; dé chóŗédzò oun vi pa dé fou j-ijéi, pendant le jour on ne voit pas ces oiseaux.
chòŗêįn, s. m.  Grippe, influenza.  Grippe, influenza. || Prov. L'a trè chôrté dé chòŗêįn: i chòŗêin di vi, i choŗêįn di mò, é i chòrêįn dou crwéi, il y a trois espèces de chòŗêįn, celui des vivants, celui des morts et celui du démon, on croyait assez souvent que le chòrêįn était un mauvais sort donné par les vivants, gens envieux ou sorciers, ou par les morts que l'on a offensés, ou encore par le démon. (Ci. Les Proverbes de Savièse, dans Zeitschrift für rom. Philol 1926, p. 23.)
chóréminton Double menton .  n. m.  Double menton .  n. m. 
choremounta, v. n. Augmenter, Augmenter, Adon cótąé rįnkyé 400 fran, radą voueró l'an choremounta di adon, alors cela ne coûtait que 400 fr., voyez combien cela a augmenté depuis lors.
choŗenoun, s. m.  Nom de famille.  Nom de famille. Chin l'è oun chorenoun kyé l'è pa conyou ënkyelą, voilà un nom de famille qui n'est pas connu ici.
choŗeprį, -prįcha, adj.  Surpris. Surpris.
choŗéprįndre, v. a.  Surprendre, faire tout à coup, par surprise, peur à qqn. Surprendre, faire tout à coup, par surprise, peur à qqn. Chéi įta choŗéprįcha, j'ai été surprise; to mé choŗéprindréi pa méí, tu ne me surprendras plus.
choŗeveryę, v. a.  Mettre dessus ce qui était dessous et vice versa; bouleverser ce qui était en ordre, Mettre dessus ce qui était dessous et vice versa; bouleverser ce qui était en ordre, w'émądze l'è choŗeveryąè pó chin ky'oun cha pa chin kyé l'è, l'image est renversée, c'est pour cela qu'on ne sait pas ce qu'elle représente; i moundó l'è adéi prou choŗeveryą, le monde en attendant est complètement bouleversé.
chorįŗe, v. n.  Sourire. (L., Folk. 7, p.'140.) Sourire. (L., Folk. 7, p.'140.)
chòrnéta,  s. f.   Sobriquet. Sobriquet.   ||    Il y a à Savièse un nombre énorme de sobriquets.
chórnyete, s. m.  Petit étourdi.Dim. de chornyó.  Dim. de chornyó. Petit étourdi.
chornyó, s. m.  Etourdi, qui ne lève pas les yeux, ne voit rien. Etourdi, qui ne lève pas les yeux, ne voit rien.
chorpachą, v. a.  Surpasser. Surpasser. Antąn to įŗe méi grou kyé eó, ma óŗa te chorpąchó, l'an passé tu étais plus grand que moi, mais maintenant je te surpasse.
chôrta, s. f.  Sorte, espèce. Sorte, espèce. Tòta chôrta dé béitchyé, toutes sortes de bêtes; l'è on'ātra chôrta dé pómé, c'est une autre sorte de pommes; l'an fé ën chôrta dé tsasyę kyésyon, ils ont fait en sorte de chercher chicane; avouęŗe dé tòta chôrta, entendre toutes sortes de choses.
chortchyą, s. f.  Sortie. Sortie. È vęnyé l'aïon ona béwa chortchyą sti an, les vignes avaient une belle «sortie», cette année; a chortchyą da mécha, à la sortie de la messe; a chortchyą dé Sénįn, à la « sortie » du bétail de l'alpe du Sanetsch.
chortį, v. n.  Sortir. Sortir. Ché l'è jaméi chortį dé per'ënkye, celui-là n'est jamais sorti d'ici [n'est jamais allé à l'étranger]; chorti dé chordą, « sortir du service militaire»; chortį dé w'écó°"wa, finir l'école [primaire]. Souvent renforcé par foura, dehors: l'è chorti fouŗa, il est sorti. || V. a. Chortį è j-outį, sortir les outils; chorti è bóché pó ábóną, sortir les tonneaux pour les combuger. || V. r. Va idjyę ou frąŗe, i pou pa ch'ën chortį chowé, va aider à ton frère, il ne peut s'en sortir seul. || Cf. ënchortį.
chórvelé, v. a.  Surveiller .  ó t'éí chóŗvèlą tįnkyé ó t'éí atrapį, je l'ai surveillé jusqu'à ce que je l'aie attrapé.  Abs. È vwārdé chórvéléŗįn dzòŗ è néi, che pāche cācoun chou ó pra, les gardes surveilleront jour et nuit [pour voir] si qqn passe sur le pré. 
chórvélé, v. n.  Passer la nuit sans fermer l'œil. Passer la nuit sans fermer l'œil. Can o`n-a chórvélą tót' a néi, o-n-é pa tan wéstó ó matën pó aa ou traó, quand on a passe toute la nuit sans fermer l'œil, on n'est pas tant leste le matin pour aller au travail.
chórvelé, V. r.   Surveiller Surveiller,+B169 ils ne peuvent pas se voir et ils se surveillent toute la journée.
chorvivįn, -vįnta, s. m. et f.  Survivant.  Survivant. Chon tui itą toua, l'a pa jou oun chorvivįn, tous ont été tués, il n'y a pas eu de survivant.
chosprįja, s. f.  Surprise. Surprise.
chóta, s. f.  Sur les alpages, abri pour le bétail en cas de mauvais temps. Sur les alpages, abri pour le bétail en cas de mauvais temps. La chóta a la forme d'un long rectangle étroit, couvert d'ardoises et muni de plusieurs portes. Cf. engadinois suosta. || Espèce de remise, pour le bois, la litière, etc. Vęjó ba ā chóta tsaplą dé bó°", je vais à la remise couper du bois. Abri quelconque. Balïe de plodze a vêcha é n'ën pa trówą 'na chóta, il pleuvait à verse et nous n'avons pas trouvé un abri. Il A chóta, loc. adv. A l'abri: nó chin byin a chóta, kyé balęche pye dé plodze, nous sommes bien à l'abri, qu'il pleuve seulement.
chotąn-na, s. f.  Soutane. Soutane.
chóte, s. m.  Saligaud. Saligaud. kyën brote chóte t'eí ! quel vilain saligaud tu es! || A Grimisuat on connaît aussi le fém.: ona chóta béítchye, une sale vilaine bête.
chótédré, v. a.  Disposer la litière pour le bétail. Disposer la litière pour le bétail. Chótédré è catson, è ątsé, è tchyévré, disposer la litière pour les cochons, les vaches, les chèvres.
chótêe, s. m.  Litière. Litière. Prov. È fole dé mêe | chęrvon pa dé chótêe, les feuilles de mars ne servent pas de litière.
chótéí, s. m. Abri sous un arbre.  Abri sous un arbre. L'a pa oun chapën pó féré oun chótéi, il n'y a pas un sapin pour s'y faire un abri.
chotën, s. m.  Soutien. Soutien. I chotën dou minādzó, le soutien du ménage.
chóténa, s. f.  Partie de la cloche de la vache qui s'attache à la tsénéva.(collier de cuir ) Partie de la cloche de la vache qui s'attache à la tsénéva.
chotenį, v. a.  Soutenir.  L'è ché tra kyé chotën ó pįló, c'est cette poutre qui soutient la chambre; i plo vyou di fęse l'a chotenou tót 'ā famęle, le plus âgé des fils a soutenu toute la famille; l'a rin ky'ona góta dé vën kyé mé chotën, il n'y a qu'une goutte de vin qui me soutienne.
chótéwą, v. a.  Mener grand train. Mener grand train. Venyon pa a byéi dé ché féré prou a chótéwa, ils ne viennent pas à bout de s'arranger pour vivre le plus luxueusement possible. || Syn. ché fer e tenį iną, ch'aplère chin kyé ouon.
chotse    , s. m. Vieille robe de femme.  Vieille robe de femme. Il Syn. Vyou cotën.
chotse   , s. f.  Suie. Suie. Can è tchyévré ou bën è catson chon prou dé crwēe gordze, oun fé fondre dé chotse avwéi d'éivwe derën e-n-ona fyó°"wa é pwé fó°" ëngòrjéwą chin, apréi pęcon prou, quand les chèvres ou les cochons ne veulent plus rien manger, on délaie de la suie avec de l'eau, dans une bouteille, et on leur ingurgite cela; après ils mangent parfaitement. De chotse wééta, de la suie légère, qui s'en va en poussière.
chotse, s. m.  Mauvais terrain, assez souvent en pente. Mauvais terrain, assez souvent en pente. Kyé o-n-a té avwéi ché chotse ? qu'est-ce qu'on a de cette mauvaise pente? Mena è ątsé pé fou chotse, conduire les vaches dans ces terrains maigres.
chou Sureau  Sureau 
chou   , prép.  Sur Sur. Iną chou ó ti, sur le toit; tąpe chou w'ënclóna, il frappe sur l'enclume; l'a pacha chou è gadzété, il a été mentionné dans les journaux; chou ó matën, vers le matin; chou ó pó°" tāa, un peu vers le soir; ba chou a pląche da fįŗé, à la foire; chou Chavyęje, chou ó canton dé Berna, chou Fransé, sur le territoire de Savièse, ... du canton de Berne, ... de France.
chou   , prép. Suite Sur Sur. I nóyę l'è chou ó nó°"tre, le noyer est sur notre propriété; lere chou ó wįvró, chou ó cawandrį, lire dans le livre, l'almanach; kyeryą chou fou de Countį, dire du mal des Contheysans; ha féita tchyé jostó chou oun demécró, cette íête tombe juste un mercredi; vaŗį chou ó bën, je travaillerai à la campagne. || Abs. L'è chou i deną, le dîner est sur [le feu]; métre chou ó deną, mettre le dîner sur le feu; l'è chou w'éivwe, l'eau est sur le íeu. 
chou , s. m.  Sureau. Sureau. E j-infąn fan dé dzęfé é dé pétāa avwéi è brąntsé di chou, les enfants íont des seringues et des pétards avec les branches de sureau. I chou dou pįló, le plafond; i chou dé w'elįje, la voûte. || Syn. i chawąn.
chou dou mêin sureau du mayen, sureau à grappes (Sambucus racemosa L. ).Baies rouge vif. sureau du mayen, sureau à grappes (Sambucus racemosa L. ).Baies rouge vif.
Chou ródzó sureau rouge sureau rouge
choudą, v. a.  Souder. Souder. L'è depelą i fon dou pó, fó°" porta amou ou manyën pó fer é choudą, le fond de ce pot s'est décollé, il faut le porter au « magnin » pour le faire souder. 11 Cicatriser. I plāe l'è dabo tote choudą, la plaie est bientôt toute cicatrisée.
choué  Souhait. Lex. chouéta .  n. m.  Souhait. Lex. chouéta .  n. m. 
chougrandze, s. m.  Plancher au-dessus du foin, dans la grange, appelé souvent bretętse. Voy. ce mot. Plancher au-dessus du foin, dans la grange, appelé souvent bretętse. Voy. ce mot.
chouirémįn, s. m.  Serment Serment. L'a fé chwiŗémįn, l'a fé (oun) fó chwiŗémin, il a prêté serment, il a fait un faux serment.
chouiŗéminta, -ąe, part, et adj.  Assermenté Assermenté. I vwarda l'è chwiŗémintąe, le garde champêtre est assermenté.
chouiŗéta, s. f. Dim. de chouįŗa.  Petite sœur. Petite sœur.
chouįte, s. f.  Suite. Suite. Vendre dé chwįte, il viendra tout de suite. De suite pour tout de suite s'emploie couramment en SR. Tré chenąn-né ën chwįte, trois semaines à la file.
choutą, v. n.  Sauter. Sauter. I tsąta l'a choutą outre chou ó ti, la chatte a sauté sur le toit; pękye tįnkyè choutéŗé i bó°"le, elle mange jusqu'à ce que la panse saute; l'an metou oun có°" dé mina é l'an fé choutą ó chéi, ils ont mis une mine et ont fait sauter le roc; kyeryą dé ma tin kyé choutāe i wįnvwa fouŗa dé gôrdze, crier du mal à qqn jusqu'à ce que la langue saute hors de la bouche.
choutāe, s. f.  Sautée. Sautée. I mówé l'ïtą choŗeprį é l'a fé 'na groucha choutāe, le mulet a été surpris et a fait une grosse sautée [un grand écart].-
chouté, s. m.  Sauterelle. Sauterelle. || Dérivé de choutą.
choutêe, s. m.  Facteur; huissier (vieilli). Facteur; huissier (vieilli). Il Du lat. salterius (saltus, forêt), il a d'abord désigné l'office de «garde des bois» (ainsi dans le Cart. Laus. 693). De là est venu le mot sautier, soulterie; à Sion chouterie. A Savièse, le mot, encore vivant du temps de ma mère, a complètement disparu aujourd'hui. || Pierreh. 550.
choutó, adv.  Surtout, Surtout, w'evêe l'a pa dé fën, choutó pó è vyou, l'hiver n'a pas de fin, surtout pour les personnes âgées.
choutóną, v. n.  Sautiller, se mouvoir rapidement. Sautiller, se mouvoir rapidement. É mótsé fan rin kyé choutóną pé fénéitré, les mouches ne font que sautiller aux fenêtres. Jouer en sautant sur un pied. Arétą pye dé choutóną, vó enį trwa wanyą avwéi ché dzwa, cessez de sauter sur un pied, on se fatigue trop avec ce jeu.
choutonąe, s. f.  Sautée. Sautée. || Syn. choutāe.
chouwa, s. f. Semelle  Semelle. È chouwé vąwon rin méí, les semelles ne valent plus rien.
chówą  v. a.  Sauver. Sauver. N'ën adéí chówą nó°"tre n-aféŗé, nous avons toujours sauvé ce qui nous appartenait.  V. r. Ché kyé l'are pa ouou. che chówa chaŗé daną, celui qui n'aura pas voulu se sauver sera damné.
chówą , v. a. Mettre la semelle à un soulier. Mettre la semelle à un soulier. Che ó powechą mé chówa hé bóté, si vous pouviez me ressemeller ces souliers.
chówadjyę, v. a.  Soulager.  Soulager. Chówadjye è j-āmé dou pèrgatwéŗó, soulager les âmes du purgatoire; oun vęró de vën pó mé chówadjyę, un verre de vin pour me remettre.
chówadzémin, s. m.  Soulagement. Soulagement. Kyën chówadzémįn dé chondjyę ky'è nówtró iron tui rétrįn, quel soulagement de penser que tous les nôtres étaient à la maison.  N'ën pri dé chówadzémin wéi, nous avons pris là quelque chose à manger.
chówādzó, -ādze, s. m. et f.  Sauvage. Sauvage. I tsêe di tsamò l'è prou bóna,ma l'a oun pó°" ó go dou chówādzó, la viande de chamois est assez bonne, mais elle a le goût du sauvage.
chowę , s. m.  Se rencontre dans l'expression Se rencontre dans l'expression: teni chowe a cacoun, tenir compagnie à quelqu'un; va teni chowe ou maadó, va tenir compagnie au malade; i nyoun pó mé teni chowe, je n'ai personne pour me tenir compagnie.
chowe, chowa Seul.-e, proclitique, jamais employé après le subst. Seul.-e, proclitique, jamais employé après le subst. Seul. Oun chowe ómó, ona chowa fémawa, un seul homme, une seule femme; i pa you oun chowe, je n'ai pas vu un seul, c.-à-d. je n'ai vu personne. || Syn. chowé.
chowé, chówéta, adj.  Seul. Seul. Ché vyou įté chowé, ce vieux habite seul.
chowe, s. m.  Soleil (s'emploie sans article). Soleil (s'emploie sans article). Che ouïe chowe; che moche chowe, le soleil se lève, le soleil se couche; l'è djya āte chowe, le soleil est déjà bien haut; l'è ba chowę, le soleil baisse; ai prou ben ou chowe, avoir beaucoup de biens au soleil; crįjon kyé chowe che wiwé rin kyé pòr lōo, ils croient que le soleil ne se lève que pour eux.
chówéą, v. a.  Soulever. Soulever. I chówéāe é metįe ó fachę tó chowé iną chou ó mowé, il soulevait et mettait la charge de foin tout seul sur le mulet. Il V. r. Se soulever. Pou to pa té chowéa oun pó°"? ne peux-tu pas te soulever un peu? || Se lever, en parlant du temps. I tin l'a wêe dé che chówéą, le temps a l'air de se lever.
chówèae, s. f.  Action de se lever, en parlant du temps. Action de se lever, en parlant du temps. Di ha petita chówèae ó matën n'ën pa méi you chowe, depuis cette éclaircie du matin, nous n'avons plus vu le soleil.
chowemin, chowemįnte, adv.  Seulement, même. Seulement, même. L'è pa tan rlouin, l'a pa chowemįnte pri ó tsapéi, il n'est pas bien loin, il n'a pas même pris son chapeau; è dzornïé iron pa chowemįnte dó°" fran pé dzò, les journées n'étaient pas même de deux francs par jour.
chowįn, adv.  Souvent. Souvent. Vën pa méí chowįn peŗ-ënkyè, il ne vient plus souvent ici.
chówon, chówóna, s. m. et f.  Ivrogne. Ivrogne. L'è pa fran oun chówon, ma dé ādzó bi méí ky'amódó, il n'est pas précisément un ivrogne, mais quelquefois il boit plus que de mesure; di kyè clęrye pa prou, ma l'è rinky'ona brota chówóna, elle dit qu'elle ne voit pas clair, mais elle n'est qu'une vilaine ivrognesse.
chwa    , v. n.  Suer. Suer. L'a chwa (ou cho-wą) dé tsa, il a sué de chaleur; è j-oun chon enou chwa, les uns sont entrés en transpiration. (Cf. L., Contes, p. 140bis.)
chwa   , s. m.  Choix. Choix. Dé dzin dou promyę chwa, des gens de premier choix.
chwa  , s. m. Soc de la charrue; charrue ancienne.  Soc de la charrue; charrue ancienne. I chwa di cątró, charrue en bois à quatre mulets; elle avait deux roues en bois grandes comme celles des «argoches ». Cette charrue primitive n'est plus en usage aujourd'hui.
chwédzô, chwédze, adj.  Lisse. Lisse. È pi choyédzó, les cheveux lisses; dé wan byó choyédzó, des planches bien lisses; l'è plin dé croujé, dé fétowé, l'è pa  rin kyè d'aą iną pé 'na pari choyédze, c'est plein de dépressions de terrain, de fentes, il ne s'agit pas seulement de grimper par une paroi lisse [dans les ascensions de montagne].
chwēe, adj.  Sûr. Sûr. Chéi chwée kyé l'è dįnche, je suis sûr qu'il en est ainsi; chin ky'o-n-a préi dé fou wéi l'a pa dé chwēe ona tsó°"ja, ce qu'on possède près de ces gens n'est pas sûr du tout [n'est pas en sûreté]; venyié a có°" chwée, il venait à coup sûr.
chwēe, adv.  Sûr L'è chwēe pa enou, il n'est sûrement pas venu.
chwejį, v. a.  Choisir. Choisir. L'oŗį pochou chwejį a féna ky'owįe, il aurait pu choisir la femme qu'il voulait; l'a chwejį oun crwéi berni, d'aféŗe kyé va fran rin, il a choisi une mauvaise faux, une chose qui ne vaut absolument rien. || Prov. (L. 235) Can i mótsé prin è dzenelé i chwįjé tórdzò a plo béwa, quand l'épervier prend les poules, il choisit toujours la meilleure. Syn. chédre.
chwēnį {che), v. r.  Se souvenir.  Se souvenir. Yó mé chwēnyó pa méi dé chin, moi, je ne me souviens plus de cela. || on entend souvent la forme ch'ën-chwēnį.
chwēnį, s. m.  Souvenir. Souvenir. Chin l'è oun chwēnį di j-Ermęté, c'est un souvenir de N. D. Ermites; i pa choyēnį dé chin, je n'ai pas souvenance de cela.
chwenyąnse, s. f.  Souvenance Souvenance. I pa chwenyąnse dé chin, je ne me souviens pas de cela.
chwenyin, s. m.  Souvenance Souvenance.Ne se rencontre que dans l'expression: dé chwenyin d'ómó, de mémoire d'homme; dé chwenyin d'ómó i pachądzó l'è tòrdzò itą wéí, de mémoire d'homme le passage a toujours été là.
chwétą, v. a.  Souhaiter Souhaiter. Chwétą ó bónąn, souhaiter la nouvelle année.
chwin, s. m.  Soin. Soin. I fó°" ai de chwin di j-ālon, il faut avoir du soin des habits; ch'o-n-a pa dé ch°"in di béitchyé, o-n-a rin kyé dé mijéŗé, si l'on n'a pas soin du bétail, on n'a que du malheur.
chwiŗa, s. f.  Sœur. Sœur. Dąvwe chwįŗé, deux sœurs. || Se dit de deux choses formant la paire. Stè dąvwé mąndzé chon chwįŗé, ces deux manches sont «sœurs».
chwópįló, s. m. grenier, galetas Litt, «sur la chambre»,  grenier, galetas Litt, «sur la chambre», . L'a oun grou chouópįló en ha mijon, il y a un grand galetas dans cette maison; iną chouópįló, au grenier.
chyèfe, s. m.  Chef. Chef. L'è ché i chyèfe da bįnda, c'est lui le chef de la bande; l'an tsandjyą ó chyèfe, ils ont changé de chef.
chyere, s. f.  Chaire,  Chaire, w'ëncoŗą l'è pa jou iną chou chyere pó prèdjyé, le curé n'est pas monté en chaire pour prêcher; can l'è enou ba di chou chyere, quand il est descendu de chaire. »
chyésó, s. m. pl.  Sourcils. Sourcils.
chyįn, s. m. Individu rusé, amuseur.  Individu rusé, amuseur. Kyën chyin, kyën chyin! quel type madré, quel amuseur! || Du fr. chien.
chyó, chąvoua   Adj. poss. Son, sa son, sa L'a balą via ó chyó mówé, il s'est débarrassé de son mulet; wéí, l'a you è chąvwé, là, il en a vu de toutes les couleurs.-
chyó, chąvoua, pron. poss.  Sien, sienne. Sien, sienne. Tsecoun rādé apréi ó chyó, chacun se soucie ce qui lui appartient; i mijon a nó é i chąvwa che tótson, notre maison et la sienne se touchent.   
chyôre, v. a.  S'étendre. S'étendre. I rachęna chyou rlwįn, la racine s'étend au loin. H V. r. Prov. È j-an che chyou-on, ma che rechënblon pa, les années se suivent, mais ne se ressemblent pas.
chyôre, v. a.  Suivre. Suivre. Prov. I mijéŗe chyou ómo, i tsën chyou ó tsasyou la misère suit l'homme [partout], le chien suit le chasseur  Abs. To va trwa vįtó, yó pwi pa chyôre, tu vas trop vite, je ne puis pas [te] suivre. 
chyou, s. m.  Suif.  Afr. sin. Suif.  Afr. sin.
chyouwįnta (ën), loc. adv. A la file.  A la file.
cla, s. f.  Clef. Clef. I cla da mijon, da motra, la clef de la maison, de la montre. 
cla, s. f.  Clef. Clef. I cla, c'est aussi le nom d'une poutre du plancher qu'on enfonce depuis dehors afin de bien serrer le plancher: oun fé intra a cla a cóou d'ąse, on fait entrer la clef à coups de hache.
claa adv. Clair . Vêré claa, voir clair. || S. f. || S. m.. || 
claa s.m. Clair   clair .Jus de légumes ou de fruits, tout ce qui est opposé à «solide». Mëndjyę w'êpé é bįŗ'ó claa, manger l'épais et boire le liquide.  Charą ó fin tin kyé tróléŗé i claa, serrer le foin  jusqu'à ce que  l'eau  sorte.
claa s.m. Clair  clair .  L'è claár'dé ona, c'est clair de lune
claa s.m. Clair . Grimisuat: biŗe dé bon claa, c'est boire du bon vin.
claa, cląŗa, adj.  Clair Clair. D'éivwé cląŗa, de l'eau claire; ché café l'è trwa claa, ce café est trop clair; aą derën ou pįló, l'è méí claa kyé fouŗa ā cojena, allez dans la chambre, c'est plus clair que dans la cuisine. || Fig. Dans une situation bien définie, sincère. Chon pa itą claa avwéi Mita dé Granwé: chon rin enou ënséi, ils n'ont pas été dans une situation claire avec M. de G. ; ils ne sont donc pas venus [la voir].
clacą, v. a.  Claquer. Claquer. Féŗé clacą w'écòrdjyą, faire claquer le fouet.
claéta, s. f. Dim. de cla. Petite clef, clavette, Petite clef, clavette, ona claéta dé tsaré, une clavette de char.
clāó! interj.  Jeu . Terme de jeu. Cf. dècląó. Jeu . Terme de jeu. Cf. dècląó.
cląŗa s.f. Claire Claire . I cląŗa, nom de la seconde cloche [à cause du son clair].
Clarinéta, s. f.  Clarinette. Clarinette. I paré a nó dzowïe byin a clarinéta, notre père jouait bien de la clarinette.
claŗósa, s. f.  Matière formée surtout de liquide Matière formée surtout de liquide. I claŗósa kyé l'è derën i bwéi, la matière qui se trouve dans les intestins.
clasyę, v. a.  Classer Classer. I vāe l'è clasyąe, le chemin est classé; pó forni claséŗan prou tôt'è vąé, ils finiront bien par classer tous les chemins.
cléi, s. m.  Grille. Grille. Dįkyé n'en metou ó cléi ā fénéitra dou seoui, è tsate pouwon pa méí aą derën, depuis que nous avons mis le grillage à la fenêtre de la cave, les chats ne peuvent plus y pénétrer. || Cléí appartient à la famille du fr. claie.
cléitra, v. a.  Munir d'un grillage, Munir d'un grillage, óŗa l'an cléitra a tsapąwa déwéi a Chyoun-na, maintenant on a muni d'un grillage l'oratoire au-delà de la Sionne.
cléitrądzó, s. m.  Grillage. Grillage. Fou cléítrādzó chon trwa wārdzó, venyon derën è mótsé, ces grillages sont trop larges, les mouches peuvent y entrer.
clèrtą, s. f.  Clarté, lueur,  Clarté, lueur, ' n'aperchiêe 'na clèrtą derën pé a dzōo, on apercevait une lueur dans la forêt; l'aïe pa dé clèrtą, il n'y avait pas de clarté [c'était sombre].
clêrye, v. n.  Voir clair. Voir clair. I djyon kyé è béitchyé clęryon ó néi, on dit que les animaux voient clair la nuit; i clêryįe pa 'na góta, il ne voyait goutte; oun verméi kyé clêrye, un ver [qui voit clair-] luisant; cléŗó pa méí, je ne vois plus clair. || V.r. I tin l'a wêe dé che clêrye, le temps a l'air de s'éclaircir. on trouve aussi les formes cléŗé, clèrïé, il voit, voyait.
clïa, s. f.  Terrain incliné, colline.  Terrain incliné, colline. Robatą ba pé a clïa, rouler par la pente. || Adj. En pente, rapide: ché pra l'è nète clïa, ce pré est en pente rapide.
cliąn, s. m.  Bon ami, celui qui fréquente une jeune fille. (L., Légendes, p. 22.)  Bon ami, celui qui fréquente une jeune fille. (L., Légendes, p. 22.) Il Syn. beaucoup plus usité: gawąn.
cliéta, s. f. Dim. de clïa. Petite pente, petit terrain en pente.  Petite pente, petit terrain en pente.
clin-clin, onomatopée.  Clin-clin. Clin-clin. I porta-monéia fé clin-clin, le porte-monnaie fait clin-clin [renferme de l'argent],
cló°"    , s. m.  Clos. Clos.
cló°"    , s. m.   , s. m.  Clou. Clou. Atsetą dé cló°" pó fera ó mówé, acheter des clous pour ferrer le mulet. Ne pas confondre les tątsé (clous pour les souliers), les pouën dé pari (petit clou) et les cló°" de moyenne grandeur ou grands. || È cló°" dé dzerôfle, les clous de girofle. || Fig. Rébątré è cló°", river son clou à qqn.
cló°"    , s. m. , s. m.  Hibou. Hibou. Dé tsatįn, n'avwį chowin ó cló°" outre pā néi, en été, on entend souvent le hibou pendant la nuit.
cló°"jé, s. m. Dim. de clóou.  Dessin autour du bas: oo oo oo oo  Petit enclos. Oun clóoujé clóou a morale, un petit enclos entouré de murs. Dessin autour du bas: oo oo oo oo || Petit enclos. Oun clóoujé clóou a morale, un petit enclos entouré de murs.
cló°"jora, s. f.  Clôture. Clôture. Nó j-an tó brecą a cló°"jora dou cortį, ils nous ont complètement brisé la clôture du jardin.
cló°"re, v. a.  Fermer, .  fermer (sans clef, ne pas laisser ouvert; ne pas confondre avec ferma, fermer à clef) la porte, la chambre; Fermer, clo°"re. fermer (sans clef, ne pas laisser ouvert; ne pas confondre avec ferma, fermer à clef) la porte, la chambre; cló°"re ó cortį avwéi 'na chi, entourer le jardin d'une haie. || Abs. I porta cló°" pa e-n-ódre, la porte ne ferme pas comme il faut.  Terminer un objet qui va se rétrécissant. I jostó jou amódó dé fi pó cló°"re ó taon, j'ai eu juste assez de fil pour fermer le talon [du bas]. || V. r.°" prendre de la nourriture pour « étayer » [les parois de] l'estomac, il semble qu'il se ferme.
clócą Boîter . De l'all. glocken. V. intr. Boiter. Syn. clósyę. Boîter . De l'all. glocken. V. intr. Boiter. Syn. clósyę.
clócą, v. n.  Tinter. Tinter. Pó a gran mécha clócon dó°" có°", pó a mécha mateniré clócon rin ky'oun ādzó, pour la grand-messe on tinte deux íois, pour la messe matinale on ne tinte qu'une fois. || Incliner la tête en dormant. Aa pye dromi 'ra vw'éi prou clócą, allez donc dormir maintenant, vous avez assez battu la mesure avec la tête; clókïye a chóno, il inclinait la tête de sommeil.
clocâé  Faux pas. n. f.  Faux pas. n. f. 
clochi, v. n.  Glousser. Glousser. L'a dó°" ou tré dzenelé kyé clochon, il y a quelques poules qui gloussent. || Par anal. Gémir, se plaindre, en parlant de malades. L'è tòrdzò apréi clochi, il est toujours à se plaindre, à geindre.
clochó, cloche, s. m. et f.  Qui est toujours à se plaindre. Qui est toujours à se plaindre.
clochó, cloche, s. m. et f.  Qui glousse. Qui glousse.Qui est toujours à se plaindre. Oun kyé l'è tó ó tin apréi clochi, oun di oun clochó, à qqn qui est tout le temps à se plaindre on dit un clochó.
clonyatchyą, s. f.  Clignement. Clignement. Pąchon déean w'elįje, fan pa 'na clonyatchyą, [ces gens] passent devant l'église et ne font pas un clignement d'œil [en signe de respect].
clonyatchyę, v. n.  Clignoter, sommeiller. Clignoter, sommeiller. L'a djya 'na vwąrba kyé vó clonyatchyę, il y a déjà un moment que vous clignotez [sommeillez].-
clonyé, v. n. Prop.  Cligner de l'œil. ; ouvrir et fermer l'œil au commencement du sommeil. Cligner de l'œil. ; ouvrir et fermer l'œil au commencement du sommeil. || Grimisuat: terme du jeu ds cache-cache. Celui qui est désigné pour chercher les autres clónye [met les mains devant les yeux] pendant que les autres se cachent.
clópé, s. m.  Croc-en-jambe.  Croc-en-jambe. Forôo pa tsejou che eché pa fé ó clópé, je ne serais pas tombe s'il ne m'avait fait un croc-en-jambe. || Même origine que clópó.
clópó, clópa, adj. et s. m. et f.  Boiteux. Boiteux. L'è clópó i böse a vó, votre garçon est boiteux; i clópó wéi va ouncó byin vitó, ce boiteux marche encore vite. || Syn. Bwitou.
close, s. f.  Cloche. Cloche. I'a catró ctosé ou clósyè dé Chavyeje: i  gro°"cha, i clara, i métanire é ha dé w'écó°"wa, il y a quatre cloches au clocher de Savièse: la grande, la claire, la métanire et la cloche de l'école [avec laquelle on appelle les enfants ä l'école].
clósyè Le clocher de Dorbagnon s'est éboulé le 30 mai 1946; les plus gros blocs sont descendus jusqu'à la Zanfleuronne, en bas de Maoun-na, Malone. Actuellement I corta da outra, le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierre ( ! et non le raccourci d'Olive, / corta d'Oouia). Le clocher de Dorbagnon s'est éboulé le 30 mai 1946; les plus gros blocs sont descendus jusqu'à la Zanfleuronne, en bas de Maoun-na, Malone. Actuellement I corta da outra, le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierre ( ! et non le raccourci d'Olive, / corta d'Oouia).
clósyè, s. rn.  Clocher. Clocher.  I clósyè dé Dórbanyon, Ie clocher de Dorbagnon: norn d'un roc étroit et très élevé, ayant la forme d'un clocher, au mayen de Dorbagnon. || Gabrièwe dou clósyè, Gabriel du clocher, nom donné ä Gabriel X, parce qu'il demeurait ä cöté du clocher de Chandolin.
clósyè, v. n.  Clocher, boiter, marcher clopin-clopant. Clocher, boiter, marcher clopin-clopant. Béi kyè l'a ché-wéi , l'a djya cakyé tin kyè clósè, que peut-il avoir celui-la, il cloche depuis quelque temps déja.
clóte, s. m.  Trou évasé dans la terre, creux. Trou évasé dans la terre, creux. L'an fé oun clóte pó a chabla, ils ont fait un creux pour [extraire] Ie sable; l'a dé brote clóté pé ha vāe, il y a de vilains trous [enfonce-ments] dans ce chemin; i clóte dé w'estoma, le creux de l'estomac. || Vallon. Nó chin jou ba pè ché clóte, nous sommes descendus par ce vallon. || Syn. gyin.na, conba.
clòtète, s. m. Dim. de clóte.  Petit creux. Petit creux.
clotri, s. m.  Cloutier. Cloutier. Dan ó tin l'aïe tördzó dé clotri pé Chavyeje; m'ënchwenyo eó dou clotri Dokye, dou clotri dé Chën-Dzerman Ouórin..., dans le temps il y avait toujours des cloutiers ä Savièse; je me sou-viens moi-même du cloutier Duc, du cloutier de St-Germain Lorenz...
cloujon, s. m.  Propr. cloison, désigne une poignée de menues racines sèches avec lesquelles on bouchait l'orifice de la couloire, pour Ie lait.  Propr. cloison, désigne une poignée de menues racines sèches avec lesquelles on bouchait l'orifice de la couloire, pour Ie lait. Chin ky'oun mè deren i colöo, dé méi bèwé panóché é méi gróbó, chon è cloujon, ce que l'on met dans les couloires, Ie plus belles et plus fortes racines, ce sont les«cloisons»; pó cówa oun dóblāe ó cloujon é mochïe deren ou bogan dou colôo, pour couler le lait on doublait (pliait) la «cloison»et on la placait dans Ie trou de la couloire. || Par ext., cloujon désigne aussi la plante dont on prend la racine. Voy. s. v. panócha. || Grimisuat: cló°"jon est Ie nom du Lycopodium Selago L.
clouwa, v. a.  Clouer. Clouer.
co, (a) [aco], loc. adv. (avec dé). A court, court.  A court, court. Nó chin a co dé pan, nous sommes (à) court de pain; o-n-è pa a co dé traó sti an, on ne manque pas d'ouvrage cette année,
co, corta Court, courte Court, courte
co, corta, adj.  Court Court. I córda l'è trwa córta, la corde est trop courte; è dzó venyon adéméi co, les jours deviennent de plus en plus courts. ,  || Sur a co, voy. aco. \\ S.f. I corta, chemin de raccourci. I corta d'Owia, Ie raccourci d'Olive, allant de la route de Pélier ä la Sionne, au-dessus de la brasserie du St-Georges.
có°"ouą Mendier Mendier. v. intr.  I trâlé pa, l'è tôrdzo apréi có°"wa, il ne travaille pas, il est toujours en train de mendier. Lex. co°"wache, co°"wacheri, co°"wachye, co°"wachyè, có°"wan, có°"wan-na.
có°"ta  , s. f.  Côte. Côte. È petite có°"té, è grouché có°"té, les fausses côtes, les côtes; oun vi è co°"té a ha atse, on voit les côtes à cette vache (signe de maigreur!); dó°" có°" sti an i bonya è cóouté, deux fois cette année je me suis enfoncé les côtes. || È cóouté, les lames épaisses qui forment la carcasse d'une corbeille ou d'une hotte. || Inclinaison d'une colline. A mye có°"ta, à mi-côte. || I có°"ta dou berni, toute l'arête opposée au fil de la faux.
có°"ta , s. f.  Côte de blette.   Côte de blette.  
có°"tawa, s. f.  Iris (Iris Germanica L.). Iris (Iris Germanica L.). ën Chavyeje è có°"tawé venyon rin kyè pè corti, à Savièse il n'y a d'iris que dans les jardins [on n'en trouve pas à l'état sauvage].
có°"wache, s. f.  Mendiant effronté. Mendiant effronté.
có°"wacheri, s. f.  Gent mendiante. Gent mendiante.
có°"wachyè, s. m.  Mendiant sordide et éhonté. Mendiant sordide et éhonté. Oun vi pa mei óra dé fou broté có°"wachyè cómin on'onda, on ne voit plus aujourd'hui de ces vilains mendiants comme autrefois.
có°"wachye, v. n.  Mendier. Mendier. Terme de mépris. Ha brota vyele l'è ouncóméi apréi có°"wachye per ënkye, cette vilaine vieille est de nouveau en train de mendier ici.
có°"wan, có°"wan-na, s. m. et f.  Mendiant, mendiante (péjoratif.). Mendiant, mendiante (péjoratif.).
cobeneri, s. f.  Brouillamini. Brouillamini. I tsate l'a tó défé ó cromechéi, chin l'è 'na dzinta cobeneri, Ie chat a défait en-tièrement Ie peloton de fil, c'est un joli brouillamini maintenant. || Fig. L'a ona cobeneri pè ché prósé ky'oun vêré pa a fën, il y a dans ce proces un brouillamini dont on ne verra pas la fin.
cobéwé, s. m.  Gobelet.  Gobelet. Bire derën ou cobéwé, boire dans Ie gobelet. || Voy. Noms de familie.
cóbla, s. f.  Bande, troupe. Bande, troupe. Venyïon pè cóblé, ils venaient par bandes. || Espace de temps. Préé ona cóbla, prier un moment. || En patois de Grimisuat, outre le sens qu'il a à Savièse, le mot cóbla signifie aussi une dizaine du chapelet: préé ona cóbla, c'est réciter une dizaine.
cóbléta, s. f. Dim. de cóbla.  Petite troupe.  Petit instant. Petite troupe.  Petit instant.
coca , v. a.  Avaler un oeuf cru. Avaler un oeuf cru. L'a coca dó°" cócon, il a bu deux oeufs.
coca , v. n.  Courir, se dit des vaches piquées par les mouches Courir, se dit des vaches piquées par les mouches. È eatsé l'an wèea a cavoua é l'an coca via, les vaches ont leve la queue et se sont mises ä courir.  Par ext. Se dit des gens qui courent beaucoup. Hé fèmawé chon ouncóméi apréi coca, ces femmes sont de nouveau en course. || Le fréquentatif est cocanda || Se démener. È mouin-né l'an a coca óra, fó°" kyè chi to propro, les religieuses doivent se démener, il faut que tout soit propre [pour la rentree des étudiants].
coca, s. f.  Course. Course. Parti a coca, courir çà et là.Syn. ró°"da, rofa.
cocache, s. f.  Rôdeuse, rôdeur Rôdeuse, rôdeur. Kyënta cocache dé moundó! quel vilain rodeur!
cocanda, v. n.  Courir partout.  Courir partout. Cocandéran t-e tré dzó amou pè fou mêin! en vont-ils courir durant trois jours par ces mayens!... L'a pa oun mó-man kyè ch'ëntrepojeche, fé pa kyè cocanda, elle ne s'assied pas un instant, eile ne fait que courir. || Cf. coca (1).-
cocan-na, s. f.  Femme cancanière. Femme cancanière. Che chën-mïwé ha brota cocan-na, nó véjin avwere dé dzinté tsó°"jé! si cette vilaine cancanière se met de la partie, nous allons entendre de jolies choses!
cócarda, s. f.  Cocarde. Cocarde. Can venyon dé terye ou chôo, l'an tui a cócarda ou tsapéi, quand ils ont tiré au sort, les conscrits remontent tous [de Sion] avec la cocarde au chapeau. j| Rose trémière (Althéa rosea).
cócarda, s. f.  Rose trémière (Althéa rosea). Rose trémière (Althéa rosea).
cócha, s. f.  Moment. Moment. Atindre 'na cócha, attendre un moment.
cochele, v. a.  Amener l'eau dans le cochi  Amener l'eau dans le cochi . Voy. ce mot.
cochelou Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ? Plaque en pierre, en ardoise ou en métal utilisée pour dévier l'eau du torrent sur le pré à arroser.n. m.  V. cochi. Syn. placa. Lex. cochele. ?
cochën, s. m.  Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles. Coussin, traversin; dans le char, partie de dessous sur laquelle reposent les échelles.
cochena, v. a.  Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Mettre un coussin, soutenir quelque chose au moyen d'un coussin. Cochena ó maadó, disposer des coussins sous la tête du malade. || Amortir le contact. Ché rèchôo l'è pó cochena a béna dou tsaré, ce ressort est la pour supporter la «benne» du char; hé fachené cochenon a fousta, ces poignées de branches étayent le fut.
cochené, s. m. Dim. de cochën.  Petit coussin. Petit coussin. I cochené pó pwëndre é j-aoulé l'è tóte frindjya, le coussinet pour «planter» les aiguilles est tout frangé.
cochi , s. m.  Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. Petit déversoir que l'on pratique au bisse pour que l'eau sorte sur le pré. || Cochi est apparenté au fr. «coche» (entaille); le cochi est forme d'une coche ou entaille pratiquée dans le bord du bisse ou torrent pour détourner l'eau sur une propriété. Voy. le verbe décósyé. \ | Syn. èrdzèréi.
cochi , v. a.  Abaisser, coucher. Abaisser, coucher. oura l'a cochya ó bla, l'ouragan a couché le blé.
cóchon, s. m.  Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal Homme sale; terme injurieux. Il est ä remarquer que ce mot ne désigne jamais l'animal. Cf. catson, pouè, tró°"we, etc. Le mot chyin a un emploi analogue.
cóchóna, v. a.  Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner». Cochonner . Faire fort négligemment un ouvrage; c'est le fr. vulg. «cochonner».
cóchóneri, s. f.  Cochonnerie en fr. pop. Cochonnerie en fr. pop.
cochyâé  Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre Tourbillon de neige ou de pluie. n. f.  Lex. cochye. Il Grand cri lugubre
cochye, v. n.   Neiger en tourbillons Neiger en tourbillons.Can cochïe i ni, cochïe tó deren pè è morale di tsawé, quand il neigeait en tourbillons, la neige pénétrait par les murailles du chalet.
coco, s. m.  Coucou. Coucou. Vwi, ó promyé ãdzó, i avwi tsanta ó coco, aujour-d'hui, pour la première fois j'ai entendu chanter le coucou.  Dé pan dé coco, du pain de coucou (Oxalis acetosella L.). Plante répandue dans les forêts; on en mange les feuilles qui ont un gout acide agréable. || Nom de l'anémone du printemps (Anemone vernalis L.). Ba pè wëntëna l'è tó plin dé coco [ou dé flöo dou coco], ä Lentine c'est tout plein de «fleurs du coucou».
cócó, s. m.  Cheval, dans le langage des enfants. Cheval, dans le langage des enfants.
cocōma Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque.  Bandage, pansement sommaire avec un tissu quelconque. 
cocöma, s. m.  Colin-maillard. Colin-maillard. Dzowe ou cocöma, jouer ä colin-maillard.
cócon, s. m.  Oeuf.  Oeuf. Dé cócon di dzenelé, di j-ijéi, di charpin, di j-anjêe vè, des oeufs de poules, d'oiseaux, de serpents, de lézards verts( ce qui est une erreur : les lézards verts sont ovo-vivipares).; cócon di pówé, oeuf de coq. On donne ce nom aux petits oeufs de poule sans coquille; couvés, ils donneraient naissance a un serpent!  Dev.: ona mijon blantse, pa 'na fènéitra, pa 'na porta? - oun cócon; une maison blanche, pas une fenêtre, pas une porte? - un oeuf; ona mijon blantse plin-na tinky'ä fréita? ~ oun cócon; une maison blanche remplie jusqu'au faïte? - un oeuf.
cocoóche, s. f.  Coqueluche. Coqueluche.
cócówa, v. a.  Cajoler, choyer, dorloter.   Cajoler, choyer, dorloter.   Can l'are prou cócówa fou j-infan, i vêre chin kyè l'are, quand il aura assez cajolé ces enfants, il verra ce qu'il aura [gagné].
cócréitse, s. f.  Femme étourdie. Femme étourdie. Kyënta cócréitse dé fémawa! quelle femme étourdie, quelle tête en l'air!
coderi, s. m.  Vieux mot pour «tailleur». Vieux mot pour «tailleur». Prinde è coderi a mijon, prendre les tailleurs à la journée. || Du verbe coudre. Le mot est remplacé aujourd'hui par talöo.
codora Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe Couture, assemblage de deux morceaux d'étoffe. n. f.  Syn. plus ancien cotuire. Il Suture.
cofi, s. m.  Cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse. cordonnier. Corruption du vieux mot ecofi,  On désigne par ce sobriquet une famille de Savièse.
cofiŗon, s. m.  Grillon. Grillon. Dé fortin pè fou pra o-n-avwi kyè tsanta è cofiron, en printemps, dans les prairies on entend partout chanter les grillons.De nos jours on dit aussi coufiŗon .
cófó, cófa, adj. et s. m. et f.  Sale, malpropre. Sale, malpropre. Cófa, va vitó té bweea, mal-propre, va vite te laver. || Même mot ä Val d'Illiez (Fank. p. 196); a Vionnaz (Gil. 158).
cója, s. f.  Cause. Cause. Cwi è t-e i cója dé tó chin? qui est la cause de tout cela? Yó chéi pa i cója, je ne suis pas la cause; è nó°"tró l'an pa po-chou aa ina a cója falïe aa outr'ä Tsandowën, les nótres n'ont pu aller la-haut, parce qu'il leur fal-lait aller à Chandolin.
cója, v. a.  Causer. Causer. L'a cója a mó, cela a cause la mort. || Causer, parier. N'ën cója dé chin, nous avons causé de cela.
cojën, cojena, s. m. et f.  Cousin, cousine. Cousin, cousine. Nó chin promyé cojën, nous sommes cousins germains. || Syn. infan dé frare, enfants de frères.
cojena, s. f.  Cuisine. Cuisine. Can nó chin rin ky'è davwé, nó mëndzin foura a cojena, quand nous sommes seules les deux, nous mangeons ä la cuisine.
cojena, v. a.  Cuire sous forme de fricassée. Cuire sous forme de fricassée. Cojena è cócon, cuire des ceufs brouillés; dé pómé cojenéi, pommes coupées en menus mor-ceaux et cuites au beurre.
cojenâdzô Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme… Mets saviésan à base de cerises, de pain en dés grillés et de vin rouge.Néologisme…
cojenâdzó, s. m.  Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. Plat consistant en pommes de terre et haricots mélangés. N'arin dé cojenâdzó pó sënna, nous aurons du «cuisinage» pour souper ce soir.
cojeni, cojenire, s. m. et f.  Cuisinier, -ière. Cuisinier, -ière. I mare a nó iré 'na bóna cojenire, notre mère était une bonne cuisinière; è cojeni chon pé j-ó°"tèwe; pé paijan chon tòrdzò è fèmãwé kyé préparon è cho°"wé, les cuisiniers travaillent dans les hôtels; chez les paysans ce sont toujours les femmes qui préparent les repas.
cojwãe, s. f.  Travail de couture. Travail de couture. Vwi n'ën fé ona bona cojwãe, aujourd'hui nous avons beaucoup cousu.
cokyelâdzo, s. m.  Coquillage. Coquillage. Outòr dé ou'ètan l'è plin dé cokyelâdzo, autour de l'étang c'est rempli de coquillages.
cokyele Coquille. Coquille.  E j-etseoui a cokyele, les escaliers en colimaçon.  
cokyele, s. f.  Coquille, Coquille, ona cokyele dé wemache, une coquille d'escargot; ona cokyele dé nwé, dé cocon, une coquille de noix, d'œuf.
cokyeléta, s. f. Dim. de cokyele.  Petite coquille. Petite coquille.
cokyelon, acokyelon ou a cokyelon, loc. adv.  Sur les épaules. Sur les épaules. L'a porta ba ó maadó acokyelon di è pra batāa, il a porté le malade sur les épaules depuis les «prés bâtards». Dans le langage enfantin akyelon.
cokyenadzó, s. m.  Nourriture frelatée. Nourriture frelatée. Nó balin dé fin ou mówé é pa d'âtró cokyenadzó, nous donnons du foin [à manger] au mulet et pas d'autre chose frelatée.
cokyenale, s. f.  Gens de basse condition. Gens de basse condition. Fou retsó kyé mãryon ha cokyenale chon tórdzó mayou, ces riches qui épousent ces personnes de basse condition sont toujours mal vus.
cokyeneri, s. f.  Coquinerie. Coquinerie.
cókyin, cókyena, s. m. et f.  Coquin, coquine. Coquin, coquine.
cole,  s. f.   Cuiller.  Cuiller.  È mosyôo l'an de petite colè pô chopa ó caféi, les messieurs [citadins] ont de petites cuillers pour le café; ona coloe dé bó°", une cuillère en bois.
côlé, s. f. pl.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau. 11 Syn. côlon.
coléra, s. f.  Cuillerée. Cuillerée. È colèréi é è j-emené chon è mejoré dé fou d'Ain, les « cuillerées » et les « hémines » sont les mesures en usage à Ayent; ona coléra dé rémyédó, une cuillerée de remède.
coléréta, s. f.  Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets. Pierre plate que l'on jette sur la surface de l'eau et qui fait des ricochets.
coléréta, s. f.  Ricochet d'un caillou sur l'eau. Ricochet d'un caillou sur l'eau. Fan è côlérete, ils font des ricochets. 
côlon, s. m. pl. Syn. de côlé.  Testicules. Testicules. Cópa è cólé ou botchyó, châtrer le taureau.
colôo, s. m.  Cheminée, ravin. Cheminée, ravin. Di déwéi  Pra Rouwa n'ën apela ba pé oun colôo, depuis au-delà de Pra-R. nous sommes descendus par un « couloir ».
colôo, s. m.  Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. Couloire (le fond habituellement en forme d'entonnoir ouvert se ferme pour le coulage du lait avec une panôcha. I colôo chervé a côwa ô waséi, la couloire sert à couler le lait. || Devin. Chadé vô kyën l'è i plo fën da mijon? -i van. - è i plo tacó? - i colôo; savez-vous quel est le plus fin de la maison? - le van. - et le plus sot? - la couloire. Tandis que le van rejette les déchets et garde le bon grain, la couloire," au contraire, retient les matières impures et laisse couler le lait.  
com', conj.  Comme.  Comme.  S'emploie seulement devant un mot commençant par une voyelle et est une contraction de la forme cômin. iré chô com'ona dâle, il était sourd comme un pin; l'è oun dzowénó nète com'i fô°", c'est un jeune homme tout à fait comme il faut || Voy. cómin.
coma, s. f.  Crinière du cheval. Crinière du cheval. Pó pa  tsêre ché tenyïé pé a coma dou tsowa, pour ne pas tomber il se tenait à la crinière du cheval.  Mot fréquemment employé en ce sens par les poètes français. Du lat. coma. || Grimisuat, Val d'Illiez (Fank.), Vionnaz, etc., id.
comacló, s. m.  Crémaillère de cuisine. Crémaillère de cuisine. Can o-n-atsete dé podzené, fó°" wé je pacha tré ãdzó outòr dou comacló, apréi chin è podzené parton pa méi via, quand on achète des poussins, il faut les passer trois fois autour de la crémaillère, après cela ils ne quittent plus la maison. || Cette superstition existe aussi à Neuchâtel: «Quand vous achetez des poules, faites-leur donner trois fois le tour du crémailler afin qu'elles reconnaissent la maison.» Bonhôte, cité par Pierreh. s. v. cramailler. Cette coutume est déjà attestée au XVe s. «Prends le chat ou geline et le tourne par trois fois autour de la crameillie... par ainsi jà ilz n'en partiront [de ton hostel].» Evang. des quenouilles, éd. 1855, p. 122. Cf. FEW 2, 1312.
coman, s. m.  Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè. Morceau de fer en forme de coin que l'on enfonce au bout d'une bille pour la traîner. || Grimisuat, comanlyè.
comanda, s. f.  Ordre. Ordre. Fajïe ni ana ni comanda, il ne faisait aucun signe de vie. Voy. s. v. ana.  Dire d'un enfant qu'il est dé bona comanda, c'est dire qu'il fait sans réplique ce qu'on lui commande.
comanda, v. a.  Commander. Commander. Comanda cakyé tsó°"ja, commander quelque chose. I fan rin, i fan rin, fou j-in-fqn, é oun cló°" pa a gôrdze dé comanda, ils ne font rien, ils ne font rien, ces enfants, et on ne ferme pas la bouche de leur commander.
comandémin, s. m.  Commandement militaire. Commandement militaire. N'oun avwejïe ó comandémin di la, on entendait le com. depuis ici.
comandémin, s. m.  Commandement. Commandement. È djye comandémin, les dix commandements.  
comandin, -inta, s. m. et f.  Commandant. Commandant. I comandin da Féita a Djyo, le commandant de la troupe à la Fête-Dieu; kyën comandin, ché crwéi crapó ! comme il sait commander, ce mauvais gamin! Tui prou comandin, prou métra, tous de bons commandants, de bons dirigeants; plin.na a mijon dé comandinté, la maison est remplie de femmes qui commandent.
comandjyou, s. m.  Celui qui distribue l'eau. Celui qui distribue l'eau. L'è enou i comandjyou di j-étan, celui qui distribue l'eau des étangs est venu. || Le droit d'arrosage est concédé à tour de rôle; celui qui est chargé d'en indiquer le jour et les heures s'appelle comandjyou
comaŗą    Commérer, bavarder.V. tr.  Commérer, bavarder.V. tr. 
comara, v. n.  Commander, agir en maître. Commander, agir en maître. Achïon pa comara a ché derën pa boteca, on ne laissait pas celui-là commander dans le magasin.
comare, s. f.  Commère. Commère. L. Folk. 7, p. 95. Grimisuat, id.
cómêche Commerce Commerce.n. m.  Var. anc. fém. cómêrche. L'a asosia sti pó ché cómêche, il s'est associé celui-ci pour ce commerce
comechéiró, s. m.  Commissaire Commissaire
comechyon, s. f.  Commission. Commission.
comechyónéró, s. m.  Commissionnaire. Commissionnaire.
comechyóneta, s. f. Dim. de comechyon.  Petite commission. Petite commission.
comedi.in, comediéna, s. m. et f.  Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Comédien. S'emploie ordin. dans le mauvais sens. Oun pou pa ché fya a dé comedi-in dinché, on ne saurait se fier à des comédiens de cette espèce.
comedïa, s. f.  Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Comédie; toute sorte de représentations, p. ex. celles du champ de foire à Sion. Demëndze kye ën fou dé Granwé dzowéran a comedïa outre ou Plan-Tsarfa, dimanche prochain les gens de Granois vont jouer une pièce de théâtre au P.-Ts.
coméi, s. m.  Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi). Farine et œufs battus ensemble pour faire les omelettes (crépéi).
coméire, s. f.  Commère. Commère. Can l'a béjwin dé cakyé tso°"ja, n'avwi rin kyé coméire, coméire, quand elle a besoin de quelque chose, on n'entend que commère par ici et commère par là; ha l'è coméire avwéi mè, celle-là est ma commère.
cómérâdzó, s. m.  Commérage. Commérage.
cómêrche, s. f.  Comédie, désordre. Comédie, désordre. Kyënta cômerche l'an jou pé hé j-èwèsyon! quelle comédie il y a eu pour les élections! || Dèean l'aie 'na groucha cómêrche, óra pa méi tan, autrefois son commerce était prospère, il ne l'est plus guère maintenant; fer' a cómêrche dou vën, faire le commerce du vin. || Bruit, vacarme, manière d'agir. Pa mowin dé dromi avwéi vô°"tra cómêrche, tsarôpé dé fèmawé ! pas moyen de dormir, avec votre vacarme, canailles de femmes ! || Syn. cómêche, également usité.
cóméta, s. f.  Comète. Comète.
cómétre, v. a.  Commettre. Commettre. L'a cometou. oun pètchya, il a commis un péché.
comi, s. m.  Commis. Commis. On appelle ainsi le représentant du Département militaire qui réside à Savièse. I comi partie ba avwéi è recrou : le commis descendait [à Sion] avec les recrues.
cómin, adv. inter.  Comment, comme. Comment, comme. Devant l'article oun, ona, on trouve la forme brève et la complète: cóm'oun tsën, comme un chien; c'est la forme la plus fréquente, quand on ne veut pas appuyer sur la comparaison; chéi ita rechyou cómin oun tsën, j'ai été reçu comme un chien. L'art, fém. ona peut perdre le o après cómin: iré chó°" cómin 'na béitchye, il était ivre comme une bête; cómin fó°" t-e f ère? comment faut-il faire? -chéi pa cómin varé, je ne sais pas
cómin, adv. inter. ( suite) Comment comment ça ira; cómin djyon t-e a sta tsó°"ja? comment appelle-t-on cette chose? || Adv. corrélatif des adv. de compar. T'éi 'na canale ! - atan cómin to, tu es un voleur! -autant que [pas plus que] toi; iré pa tan byo cómin l'an de, il n'était pas aussi beau qu'on l'a dit; prin tan dé tin cómin pó myere, cela prend autant de temps que pour couper le blé avec la faucille. || Comme si. L'a corou cómin i djyâbló eche ënporta a mijon, il a couru à la maison comme si le diable l'avait emporté (L., Contes, p. 87).
cóminsémin  Commencement. Commencement. n. m.  Syn. anc. ënrówemin. Lex. cóminsye.
cóminsye, v. a.  Commencer. Commencer. To cóminséréi w'atre tsouson can l'aréi forni sti la, tu commenceras l'autre bas quand tu auras fini celui-ci. || V. r. A cwi e t-e a cóminsye ? qu'est-ce qui commence [à jouer]? 11 V. imp. Ché cómincheche a bale dé ni, n'oran rin a féré ky 'aa ina kyeri ba è eatsé, s'il commençait à neiger, nous n'aurions rien d'autre à faire que d'aller chercher les vaches. || Cóminsye a, se mettre à. Dri kyé l'îta chówé l'a cominsya a plóra, aussitôt qu'il s'est trouvé seul, il s'est mis à pleurer. || Syn. ëncóminsye.
cómódéta, s. f.  Bon vouloir. Bon vouloir. Atindre a cómódéta dou botchyó, se régler sur le bon vouloir [la lenteur] du bœuf.
comoditéi, s. f.  Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe. Lieux d'aisance; plus noble que cakyéra et carâe.
cómódó, s. m.  Commode, meuble à tiroirs. Commode, meuble à tiroirs.
comona, s. f.  Commune. Commune. I comona dé Chavyeje va tinkyè outre ou Tsatéwé, la commune de Savièse s'étend jusqu'au Châtelet; i mowën da comona, le moulin communal. Nom d'un moulin situé dans la vallée de la Sionne et appartenant autrefois à la commune.
comonâoue  Communal.  adj. Communal. Lex. comoun, comona. comonin, 
comoneca, v. a.  Communiquer. Communiquer. Comoneca è wétré a d'âtró, communiquer les lettres à autrui.   ||  V. n.Avoir des relations. Nó comonekyįn pa méį avwéi rlōo, nous n'avons plus de relations avec eux. || V. r. Che comonekyeŗąn prou tòte entre rlōo, ils se communiqueront bien tout entre eux.
comonecasyon, s. f.   Communication. Communication.
comonin, s. m.  Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, Ressortissant, bourgeois d'une commune, par oppos. aux étrangers qui y habitent, óŗa nó chin pa méi comonin ën sta comona, maintenant nous ne sommes plus communiers dans cette commune, disait qqn qui se plaignait des nouvelles dispositions forestières, trop sévères à son gré; l'è intra comonin chęla, il s'est fait recevoir bourgeois de cette commune.
comonye s.v. Communier, donner la communion Communier, donner la communion., cf. s. v. Acomonyę.
comonyon, s. f.  Communion. Communion. Dan ó tin fajïon a promyeŗe comonyon entré ondz' é catôrj'yąn, autrefois, on recevait la première communion entre onze et quatorze ans.
comoun, s. m.  Nom générique pour désigner les pâturages, forêts, Prop, le communal, nom générique pour désigner les pâturages, forêts, etc., communaux. I mótéi dé Wintęna l'è comoun, le monticule de Lentine est communal; l'a bâti ó tsawé a mitchyą chou ó comoun, il a bâti la moitié du chalet sur le terrain communal; i mijon dou comoun, la maison communale. Ce sens du mot comoun est très ancien.
conba  s. f.  Contenu d'une ripe. Contenu d'une ripe. Féré 'na conba dé pewa, faire de l'orge perlé du contenu d'une ripe.
conba  s. m.  Lutte. Lutte. L'an dé veŗetābló conba fou gamin, ils ont de vraies batailles, ces gamins. || Difficulté, tracas. Kyëntou conba, can o-n-a dé crwéi veįën ! que de difficultés quand on a de méchants voisins ! I conba dou traó, le tracas du travail.-
conba, s. f.  Combe, vallon.  Combe, vallon.Syn. gyįn-na, clóte. || Voy. noms de lieux.
conbątre, v. a.  Combattre. Combattre. Kyè conbatęchon pye ó ma di vęnyé, i vëndran rin métré ; è moundó chon trwa crwéi, qu'ils combattent donc la maladie de la vigne, ils n'obtiendront rien: les gens sont trop méchants.
conbęna, s. f.  Combinaison, histoire. Combinaison, histoire. Chin l'a tòte ona conbena, il y a là toute une histoire.
conbeną, v. a.  Combiner. Combiner.
conbéniri Combine. Lex. conbena, conbena.n. f.  Combine. Lex. conbena, conbena.n. f. 
conbeniŗi  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m.  Collier de perles que les tsanbridé, les filles du village, portent à la Fête-Dieu.n. m. 
conbeŗou, -rouja, adj.  Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Tordu, en parlant du bois, des planches; gauche. Oun pou pa ënpléé ché wan, l'è conbeŗou, on ne peut pas se servir de cette planche, elle est tordue [voilée]. Il Semble dérivé du lat. cumbus; esp. cumbaŗ, tordu. || Syn. mapląn.
conbeta, s. f. Dim. de conba.  Petit vallon. Petit vallon.
conbeta, v. n.  Souhaiter du bien à quelqu'un. Souhaiter du bien à quelqu'un. Pou rin conbeta a nyoun, il ne peut souhaiter aucun bien à personne.
conbla Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre, Butter.v. tr.  Conbla é pómé dé têra, butter les pommes de terre [piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges]. ! On n'utilise pas repetchye en parlant des pommes de terre,
conble, s. m.  Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble. Comble. Ne se trouve que dans l'expr. dé fon-t-an conble, de fond en comble.
conbló, conbla, adj.  Rempli. Rempli. I brįnta iré conbla dé rejën, la brante était remplie de raisins; oudjye rin méi derën, w'étchyésó l'è conbló e-n-ódre, ne versez plus [d'eau], la cuve est bien remplie.
conblon, s. m. pl. Houblon  Houblon.Grim, id.
conchacrą, v. a.  Consacrer. Consacrer. Ché l'è conchacrą, celui-là a reçu le sacerdoce ou est entré dans la vie religieuse.
concharvą, v. a.  Conserver Conserver. || Cf. s.v. conchêrvą.
conché, s. m.  Conseil (de commune p. ex.). Conseil (de commune p. ex.). L'è dou conché, il est du conseil; è conché di mountąnyé, les conseils des «consortages» d'alpages. Il Prov. A Chën-Gaŗën fan ó conché è tsó°" pó chai kyëntou dïon métra tęita, à la Saint-Garin les choux tiennent conseil pour savoir lesquels doivent former les têtes. Il Le mot commence à faire place à consèl.
conchéo Consort. Consort.
conchéo, s. m.  Conseiller communal. Conseiller communal. Le mot conchéo est souvent remplacé aujourd'hui par le mot consèlè. Ě conchéo chon nóma tui è catr'ąn, les conseillers sont nommés tous les quatre ans.
conchêrva Conserve Conserve
conchêrva  Conserve Conserve. n. f.  Syn. anc. consêe. n. m. Braguette.
conchêrvą, ou concharvą, v. a.  Conserver Conserver. Nó conchêrvąon de pómé é dé prevwi, nous conservions des pommes et des poires. || Prov. Dromį dé bon'ouŗa, é wéeą ó matën, conchêrvé fortona é santéi, se coucher de bonne heure et se lever tôt, conserve fortune et santé. || V. r. Hé proun-mé che conchêrvéŗąn pa grantin, ces prunes ne se conserveront pas longtemps.
conchêrvasyon, s. f.  Conservation Conservation. Balę pó ona mécha pó a conchêrvasyon di béitchyé, «donner» une messe pour la conservation du bétail.
conchintemin, s. m.  Consentement. Consentement. L'è parti chën ó conchintemin di paŗįn, il est parti sans le consentement des parents.
conchinti, v. n.  Consentir Consentir. I odri prou kyè nó conchintęchon a vindre ché pra, il voudrait bien que nous consentions à vendre ce pré; l'a conchinti dé balę partadjyę, il a consenti à donner son bien en partage.  Avouer. Conchintie prou kyè l'aïé tôo, il convenait bien qu'il avait tort.
conchintre, v. n.  Consentir Consentir. Moins usité (L., Contes, p. 137).
conchomasyon, s. f.  Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880. Coopérative de consommation, qui est SR; le mot a passé avec le même sens dans le patois, lors de l'établissement de la Coopérative de Sion, dans les années 1880.
conchóouasyon, s. f.  Consolation. Consolation. N'ën jou ha conchówasyon, nous avons eu cela comme consolation.
conchówą, v. a.  Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Consoler; apaiser un enfant qui pleure. Ché pó°"ró peti che achïe pa conchówa, ce pauvre petit était inconsolable.
conchyinse, s. f.  Conscience. Conscience. Tó pari,fó°" ai jostó amódó dé conchyinse pó che condwęré dinché, tout de même, il faut avoir bien peu de conscience pour se conduire ainsi; é i conchyinse, pòrkyè è t-e? et la conscience, pourquoi est-elle? Fwè dé conchyinse, foi de conscience, jurement dont se servent les enfants.
condaną  v. a.  Condamner. Condamner. Che ó t'atrąpon, ó té condanéŗąn i traó fòrchyą, s'ils l'attrapent, ils le condamneront aux travaux forcés; condaną a w'ënminda, condamner à l'amende.
condaną, -nąe  s. m. et f.  Condamné. Condamné. Condaną ā mò, condamné à mort.  Adj. L'a de kyè tó chin iron de maadó condaną, il a dit que c'étaient tous des malades condamnés.
condanasyon, s. f.  Condamnation Condamnation. Oun di fran cha condanasyon, ch'oun di pa dé mintiŗi, on prononce sa condamnation si l'on ne dit pas de mensonges.
condesyon, s. f.  Condition. Condition.
condįyą, s. m.  Congé. Congé. I réjyan l'a balą condjyą apréi deną, le régent a donné congé cet après-midi; a Pākye n'ën dó°" dzò dé condjyą, à Pâques nous avons deux jours de congé.
conela, s. f.  Bande, troupe, Bande, troupe, ona conela dé podzené, une troupe de poussins. Il Le mot conela a une parenté avec cuniculus, v. fr. conil,lapin, et a probablement d'abord désigné une bande de lapins.
coneléta, s. f. Dim. de conela.  Petite troupe, petite bande. Petite troupe, petite bande.
confanon, s. m.  Bannière d'église. Bannière d'église. Déeąn a prosesyon l'a oun kyè porté ó confanon, en tête de la procession marche celui qui porte la bannière. || Cf. le fr. gonfanon et gonfalon.
confécha, s. f.  Confesse. Confesse. Chon pa dé moundó kyè van a confécha, ce ne sont pas des gens qui vont à confesse.
confécha, v. a.  Confesser. Confesser. Confécha è pétchyą, confesser les péchés. || V. r. Se confesser. Chéi jou confécha ba i capotsën, j'ai été me confesser chez les Capucins.  Entendre les confessions. Ché conféché rin ky'ën 'awemąn, celui-là ne confesse qu'en allemand.
confechōo, s. m.  Confesseur. Confesseur.
conféchyon, s. f.  Confession, Confession, anmó pa tan ché wivró: l'a pa è prééŗé déeąn é apréi a conféchyon, je n'aime pas tant ce missel : il ne contient pas les prières avant et après la confession.
confechyonįŗe, s. f.  Confessionnal, Confessionnal, ën w'elįje a nó l'a cątró confechyoniré, dans notre église il y quatre confessionnaux.
confèdéŗachyon, s. f.  Confédération suisse. Confédération suisse.
confédéréi, s. m.  Confédéré, titre d'un journal valaisan. Confédéré, titre d'un journal valaisan. Tsa ché kyè l'a ënrądze avwéi mochōo fé eni ó confédéréi, aussitôt que qqn est fâché contre le curé, il s'abonne au « Confédéré ».
confën  Confins, limite Confins, limite .n. m. . Syn. anc. confou (ou) (1).
confescą, v. a.  Confisquer. Confisquer.
confescasyon, s. f.  Confiscation. Confiscation.
confirma, v. a. et abs.  Confirmer. Confirmer. Can vën i ronda d'aa confirma, w.'éékye l'a prou a féré ((pwè ??)), quand vient le moment de faire les tournées de confirmation, l'évêque a assez à faire. [| Syn. plus anc. : ëncrimą.
confiture, s. f.  Confiture. Confiture.
confondre, v. a.  Confondre. Confondre.
conforma (che), v. r.  Se conformer. Se conformer. Oun cha prou, i fó°" ché conforma ā rlwéi, on le sait bien, il faut se conformer à la loi.
confou  -fouja, adj.  Qui a perdu la présence d'esprit.  Qui a perdu la présence d'esprit. Chéi enou tó confou, conprinjîó rin chin kyè dejïon, je suis devenu tout «confus», je ne comprenais point ce que l'on disait.
confou s. m.  Propriété exposée à être foulée par les passants. Propriété exposée à être foulée par les passants. S'emploie dans l'expression: ou confou = rloua avwe tui van tsarpitą, endroit que tous foulent aux pieds; o-n-a paméi rin dé ché pra, l'è trwa ou confou, on n'a jamais rien de ce pré, il est trop exposé à être foulé par les passants.
confraŗie, s. f.  Confrérie. Confrérie. L'è da confraŗįe dou rójéiŗó, elle est de la Confrérie du Saint Rosaire.
confronta, v. a.  Confronter. confronta, v. a. Confronter. 
confrontasyon, s. f.  Confrontation. Confrontation.
confyą, v. a.  Confier. Confier.
confyanse, s. f.  Confiance. Confiance.
congrin-na, s. f.  Gangrène. Gangrène. L'a atrapi a congrin-na é l'a falou cópą a tsanba, il a été atteint de la gangrène et on a dû lui amputer la jambe.
cónólą, s. f.  Quenouillée. Quenouillée.
cónole, s. f.  Quenouille. Quenouille.
conoléta, s. f. Dim. de conole.  Petite quenouille. Petite quenouille.
conpacha (che), v. r.  Se croiser. Se croiser. Che chon conpacha, ils se sont croisés; todri kyè che conpachęchon pa pè vāé, pourvu qu'ils ne se croisent pas sur les chemins.
conpaŗechąnse, s. f.  Comparution. Comparution.
conpaŗétre, v. n.  Comparaître. Comparaître.
conpinchą, v. a.  Compenser. Compenser. Vwéi perdou. cąkyé tsó°"ja a cója dé nó, è bin ! nó conpinchérįn tóté, vous avez perdu qqch. à cause de nous, eh bien! nous compenserons tout cela; nó chin pa itą conpinchą dé chin, nous n'avons pas reçu de compensation pour cela. || V. r. Tó chin che conpinchéŗé, tout cela se compensera.
conplé, s. m.  Complet, Complet, óŗa oun vi pa kyè dé moundó avwéi dé conplé, maintenant on ne voit que des gens portant des complets [chose inconnue autrefois à la campagne].
conplétą, v. a.  Compléter. Compléter. To conpléteréi méimó, tu compléteras toi-même.
conplétamįn, adv.  Complètement. Complètement.
conplète, -pléta, adj.  Complet. Complet.
conpló, s. m.  Arrangement secret Arrangement secret. L'a è į-atséŗó°" kyé l'an avwį ché conpló, les vachers ont entendu ce complot, cet arrangement.
conplótą, v. a.  Comploter, parler en cachette. Comploter, parler en cachette. L'a djya on'ouŗa kyè parlon déeąn w'elįje, béi kyè pouwon tan ai a conplótą hé dąvwé bécąché? il y a déjà une heure qu'elles causent devant l'église, je me demande ce qu'elles peuvent avoir à comploter, ces deux bécasses de femmes?
conpóją, v. a.  Composer. Composer.
conpojesyon, s. f.  Composition. Composition. L'è bon pó préé, ma va rin pó a conpojesyon! il aime bien prier, mais il ne vaut rien pour la composition !
conpòrtą (che), v. r.  Se comporter. Se comporter. Oun che conporté pa dinché avwéi oun vyou pare, on ne se conduit pas ainsi avec un vieux père.
conpotįste, s. m.  Computiste. Computiste. C'est le nom de la suprême autorité dans l'administration du Torrent-Neuf. Ses pouvoirs sont assez étendus: c'est lui qui tient les livres, qui  peut «changer les quartiers» (tsandjyę dé cartį), tsaréé w'éivwe ou atsetą è mètr'a choun contó, amener l'eau ou l'acheter et mettre à son compte.  Du latin computare, qui indique la fonction du computiste. En fr. le mot désigne non seulement celui qui travaille au comput, mais un officier chargé de percevoir certains revenus de la chambre apostolique (Littré).
conprįnde  v. a.  Comprendre. Comprendre. Conprinjó pa chin kyè to di, je ne comprends pas ce que tu dis; conprinjïé pa é méŗó°"we, il n'entendait pas les badinages. || V. r. Can oun ché ąnmé pa, oun che conprįn pa, quand on ne s'aime point, on ne se comprend pas.
conprįnde , s. m.  Comprendre, accommodement. Comprendre, accommodement. Chin iré cąkyé tsó°"ja Vwéŗó iré de bon conprįnde, c'était remarquable comme il entrait facilement dans nos vues. || Verbe pris substantivement.
consantra (che) Se concentrer Se concentrer.v. pron.  Fó°" che consantra pó féré ché traó, il faut se concentrer pour faire ce travail. Var. consintra (che).
consêe Concert.  , .  Concert.  , . 
consêe, s. f.  Conserve. Conserve. Métré dé cocon en consêe pó d'evêe, mettre des œufs en conserves pour l'hiver.
consel , s. m.  Conseil. Conseil. Can oun wé vi pa, oun pou pa balę dé bon consel, quand on ne les voit pas, on ne peut pas leur donner de bons conseils.
consel, s. m.  Conseil de commune, etc. Conseil de commune, etc. 11 Voy. le mot conché.
consèlè, s. m.  Conseiller. Conseiller. Autrefois on avait conchéo, qui n'est plus guère usité.
consèrtą (che), v. r.  Se concerter. Se concerter.
consèrvatōo,   s. m.    Conservateur Conservateur. Terme de politique.   Syn. plus ancien: ristó°".
consina Consigner, réserver Consigner, réserver.v. tr.  Voui, consinon é pómé dé têra outra comona, aujourd'hui, on réserve les pommes de terre à la commune. La commune achète un stock qu'elle vend aux particuliers qui ont réservé un lot.,.
consorta, s. f.  Consultation d'un médecin, d'un avocat.  Consultation d'un médecin, d'un avocat. Consulte pour consultation est encore courant en SR.
consorta, v. a.  Consulter le médecin, l'avocat. Consulter le médecin, l'avocat. Oun consorteŗį prou è meŗesęn che cotechon pa tan tchyè, on consulterait assez le médecin s'il n'était pas si cher.
constrosyon, s. f.  Construction. Construction. Dé bó°" dé constrosyon, du bois à bâtir.
constrouęre, v. a. Construire.  Construire. Constrwęre 'na mijon, 'na grąndze, 'na vāe, construire une maison, une grange, une route. || Abs. Van constrwęre, ils vont construire.
contą   , v. a.  Compter. Compter. Dąwe béitchyé kyè nó contąon fornité, n'ën pochou vwaŗi, deux pièces de bétail que nous comptions perdues, nous avons pu les sauver; conta w'ardzįn, compter l'argent; conta vwéŗó nó pêjin, comptez combien nous perdons. || Contó chou rlwi, je compte sur lui; to pou conta kyè t'aŗéi a féŗé avwéi sti, tu peux compter [être sûr] que tu auras à faire à moi. || Conta! comptez!... est une réflexion qu'on fait en entendant qqn raconter de grandes choses, c'est un mot d'approbation. Il Prov: Ché kyé conté tòté, vwąnyé pa é tsan, celui qui suppute tout, n'ensemence pas ses champs. Il V. r. Se compter. Ché conton pó chai vwéŗó chon, ils se comptent pour savoir combien ils sont; ché l'è oun tenęró kyè che conté, cet homme est un foudre qui compte; ona fréeą de moundó kyè che conté, une multitude de gens qui compte.
contą  , v. a.  Conter. Conter. Gró°"cha, conta a conta dou tsataąn Aroun`na, grand-maman, racontez-nous l'histoire du juge A.
conta, s. f.  Conte. Conte. Chose inventée. Chon chwêe dé conté chin, ce sont sûrement des contes, cela. || Dé conté d'Ijérąbló, des contes d'Isérables (c'est le Salvan, le Villarimboud, le Gersau du centre du Valais).
conta, s. f.  Conte. Conte. L'a dé plo bèwé conté derën ën ché wįvró, il y a de si belles histoires dans ce livre; è conté da chenegó°"da, les contes de la ch. Il 
conta.  , s. m.  Compte. Compte. I conta da mountanye, les comptes de l'alpage. Il V. pris substantivement.
contenoèwe, adj.  Continuel, Continuel, entre fou dó°" l'è ona batale contenoèwe, entre ces deux c'est guerre continuelle. || Adv. Continuellement: ën pląche dé che chónyé contenoèwe, au lieu de se soigner continuellement; darnou réichon pa tan contenoèwe, [à la scierie d'] en haut ils ne scient pas très régulièrement; pwi pa féŗé contenoèwe, je ne puis pas travailler sans discontinuer.
contenową, v. a.  Continuer. Continuer. || Abs. S'to contenowe a ha móda, t'éi perdou, si tu continues ainsi, tu es perdu.
contenowamįn, adv.  Continuellement Continuellement. L'è contenowamin apréi che plindre, il est continuellement à se plaindre. || Syn. chën chéicha, tòrdzó.
contenowasyon, s. f.  Continuation. Continuation.
contin   , adv.  Comptant, Comptant, dans les expressions: atsetą ardzin contin, paé ardzin contin, acheter, payer argent comptant.
contin  , continta, adj.  Content. Content. Ché l'è tórdzó contin, celui-là est toujours content.
contintémįn, s. m.  Contentement, satisfaction. Contentement, satisfaction. Kyën contintémin can o-n-a forni dé rintrą a prija ! quel contentement quand on a fini de rentrer la récolte!
conto, s. m.  Contour, Contour, wéi i vae fajïe oun conto, là la route faisait un grand contour. |] Détour. L'a bala oun grou conto pó pa che récontra avwéi ó pare, il a fait un gros détour pour ne pas rencontrer son père.
contó, s. m.  Compte. Compte. I contó l'è josto, le compte est juste; nó véjin règlą ché contó, nous allons régler ce compte; sta chenąn-na n'ën è contó, cette semaine nous avons les comptes [de la commune à régler]. Il Prov. Oŗōo dé contó fé pa contó, erreur de compte ne compte pas; porta en contó è fré dé w'ëntèrémįn, porter les frais de l'enterrement en compte; è tchyęvré tęnyon rin a contó chin ky'oun bąle ou bou, les chèvres ne tiennent pas compte de la pâture qu'on leur donne à l'étable [il leur faut la pâture libre, en plein air].-
contoma, v. a.  Condamner par contumace Condamner par contumace. L'an contoma a tó è fré, ils l'ont condamné à tous les frais.
contomanse, s. f.  Séance devant le juge. Séance devant le juge. L'an wèea a contomanse, ils ont levé la séance.
contôo, s. m.  Compteur électrique. Compteur électrique.
contorna, v. a.  Contourner. Contourner.
contradesyon, s. f.  Contradiction. Contradiction.
contrarié, v. r.  Chicaner. Chicaner. Ché kyé contrariéré watre l'are pa dé pan a dedzoun-na, celui qui chicanera l'autre n'aura pas de pain au déjeuner. || V. r. Se chicaner. Pórkyè are vw'éité vó tórdzó a vó j-è contrarié? pourquoi aussi êtes-vous toujours à vous contrarier?
contrariéréi Contrarieur Contrarieur. n. m. et f.  Lex. contrarié, contrariétéi, contrariou.
contrariétéi, s. f.  Contrariété; contretemps. Contrariété; contretemps.
contrariou, -ja, adj.  Ennuyeux, à contretemps. Ennuyeux, à contretemps. Ché crwéi tin l'è ita nète contrariou, n'ën rin pochou rintra ché fin, ce mauvais temps est arrivé bien mal à propos, nous n'avons pas pu rentrer ce foin; oun pra prou rlwin, contrariou., un pré très éloigné, qui crée des ennuis.
contravansyon, s. f.  Contravention. Contravention. Fajïon dé contravansyon ina pa dzôo, ils agissaient en contravention dans la forêt [coupaient des arbres sans permission]. pla
contré, adv.  Contre. Contre. N'ën bala de chopa, ma l'a pa rada contré, nous lui avons donné de la soupe, mais il ne l'a pas regardée; i tsën chouté contré, le chien saute contre les gens. 
contré, prép.  Contre Contre. Nó véjin contré w'evêe, nous allons vers l'hiver; t'éi verya contré mè, tu es tourné du mauvais côté; partie outré contré Gromejwa, il allait du côté de Grimisuat. || Cf. ëncontré.
contrebandi, s. m.  Contrebandier. Contrebandier.
contrébatré, v. a.  Combattre, lutter contre. Combattre, lutter contre. Cómin falie féré pó contrébatré a mawadi, comment il fallait faire pour combattre la maladie; i roun-ma che ache rin contrébatré, paché dêean tó, on ne lutte pas efficacement contre le rhume, il prend toujours le dessus. || 
contrébatré, v. a.  Discuter Discuter. I avwi kyè contrébatié avwéi a fèna djya dé gran matën, j'ai entendu qu'il discutait avec sa femme déjà de bonne heure; avwéi sti l'a rin a contrébatré, avec moi, il n'y a pas à discuter. || Même sens en afr.
contrébinda, s. f.  Contrebande. Contrebande.
contrechyon, s. f.  Contrecoup. Contrecoup.
contrechyon, s. f.  Contrition. Contrition. Cha tó pé côo óra w'ato dé contrechyon? sais-tu maintenant l'acte de contrition par cœur?
contrédéré, v. n.  Contredire Contredire. I contrédi tóte ! il contredit tout !
contréferé, v. a.  Contrefaire. Contrefaire. Syn. dechowé.
contréiró, s. m.  Contraire Contraire. I di chowin ó contréiró dé chin kyé chondzé, il  dit souvent le contraire de ce qu'il pense : l'è jostó ou contréiró kyé falïé féré , il fallait juste faire le contraire.
contrémétre, s. m.  Contremaître. Contremaître. I contrémétre dé w'ënfêe, le contremaître de l'enfer; rlwi l'è contrémétre amou a Chepise, il est contremaître à [l'usine de] Chippis.
contrepi, s. m.  Contrepoids. Contrepoids.
contresta, v. a.  Contrister. Contrister.
contrindre, v. a.  Contraindre, forcer. Contraindre, forcer. L'îta contrin dé resta wéi chowé ou tsawé, il a été forcé de rester là tout seul, au chalet.|| Pousser les vaches, cochons, poules dans un coin pour les prendre; ché mojaon dé  powi  ó  t'apele   ën  contrinjin outré pé ché couën, ils pensaient pouvoir le pendre en le poussant vers ce coin.
contrinte, s. f.  Contrainte, violence Contrainte, violence. ité pa kyè ä contrinte, il ne reste que par la force, malgré lui. En temps de pluie inopportune: che vîon bweea ä contrinte, ils sont lavés malgré eux.
contro°"wè Contrôle. n. m.  Var. contröo Contrôle. n. m.  Var. contröo
contróoua Contrôler  v. tr.  Contrôler  v. tr. 
contse, s. f.  Ripe, auge circulaire Ripe, auge circulaire. I roba verye derën ä contse é ématse è pómé, la roue tourne dans la ripe et écrase les pommes. || Combe.
convèsyon, s. f.  Conversion. Conversion. || Prov. (L. 30). Convèsyon de chën Póo, clâa é byo, méi de vën kyè d'éivwe, Conversion de S. Paul (25 janvier) clair et beau = plus de vin que d'eau.
convóca Convoquer. v. tr.  Convoquer. v. tr. 
convoua Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire. Convoi, ensemble de véhicules.Ceux qui s'occupent des mulets au service militaire.
convoua, s. m. Mannequin. Mannequin. I tsasyou l'a pèrchya ó convwa ky'iré wéi chou ó tron, le chasseur a percé le mannequin qui était là sur le tronc.
conyasyé Cognassier  (Cydonia oblonga Miller) Cognassier n. m.  (Cydonia oblonga Miller). Le fruit est nommé couin ou póma di tsowa, coing.
conyechanse, s. f.  Connaissance. Connaissance. I ona conyechanse ina déwéi Roun-nó, j'ai une connaissance «au-delà du Rhône». Cette dernière expression désigne les habitants de la rive gauche du Rhône, en partie, ceux situés entre la Borgne et la Printze.
cónyéchin, -chinta, adj.  Qui connaît vite qqn. Qui connaît vite qqn. L'è oun mówé cónyéchin, c'est un mulet qui connaît vite le monde.
cónyétre, v. a. Connaître.  Connaître. Conyéchó (ou cónyó) pa ché tsäsyou je ne connais pas cet homme.  Prov. Ch'oun conyecheché ó téi dé dzèrmandrïa \ ën d'ori dé mór ën via, si on connaissait la tisane de serpolet, il y aurait des morts en vie 
cónyétre, v. a. Etre habile, versé en quelque chose. Etre habile, versé en quelque chose. I cónyè è j-aféré, ché, celui-là connaît les affaires (c'est un débrouillard). || Reconnaître: ó t'èi récontra, ma ó t'éi pa cónyou, je l'ai rencontré, mais je ne l'ai pas reconnu; l'è tan maadó, cónyè nyoun méi, il est si mal qu'il ne reconnaît plus personne. En ce sens on emploie aussi le réfléchi. Che cónye pa méi, il n'a plus la connaissance.
cónyétre, v. r. Connaître. Connaître. Nó jé cónyéchin pa méi, nous ne nous connaissons plus (nous n'avons plus de relations). || 
conyou   adj.  Connu. Connu.
côo Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur. Chœur d'église. Amou en côo, dans le chœur.
côo, s. m.  Cœur. Cœur. L'a chowin ma ou côo, il a souvent des maux de cœur; ai d'éivwé chou ó côo, avoir de l'eau sur le cœur; kyënta ma dé côo l'are jou dé vêre parti ché infan ! quel mal de cœur il aura eu de voir partir cet enfant! chin m'a porta i côo: i de ó vêrei, je n'ai pas eu le courage de cacher cela: j'ai dit la vérité; chin fé trwa ó côo, se dit des mets qui font plaisir, alors qu'on paraît n'avoir goût à rien; pó che bale dé côo, pour se donner du cœur [courage]. || Aprinde pé côo, apprendre par cœur; chin iré rin dé côo, rin kyè dé trétori, cela ne venait pas du cœur, ce n'était que traîtrise. ą
côo, s. m.  Corps. Corps. L'a ma pé tó ó côo, il a mal par tout le corps. || Can nó chin jou amou a Chën Djyan, nó chin jou vêre ó côo chin derën ën w'elije dé Chyeró, quand nous sommes allés à St-Jean (Salquenen), nous sommes allés voir le corps saint [relique en forme de corps] dans l'église de Sierre. [Cette expr. est très franc. Cf. V. Veuillot, Parfum, p. 313.] D'apréi ó côo kyè l'a, l'è ouncó' pa tan tacó, d'après le corps qu'il a, il n'est pas si bête [il est moins bête qu'il n'en a l'air]. || Personne. Kyën byo côo! quel bel homme ! Kyën brote côo dé rnoundo ! quelle vilaine créature (phys. et mor.)! iré pa mowé côo, ce n'était pas un méchant homme.
côon, s. m.  Ramier, pigeon sauvage Ramier, pigeon sauvage.|| Prov. (L. 526) Can è côon chon plin, è cheryejé venyon amarè, quand les ramiers sont rassasiés, les cerises deviennent amères.  ||   Coulon ou colon (du lat. columbus) était dans l'afr. le nom du pigeon. FEW2,930.
cóóna, s. f.  Colonne. Colonne. || Dans le rouet, les deux supports extérieurs qui reposent sur les «pieds». || Poutre ronde. L'è tsejou ba i cóóna kyè n'aïon metou pó teni ó tra da grandze, la «colonne» que nous avions mise pour soutenir la poutre de la grange est tombée.|| I cóóna da fréita ou mountin da freita, le poinçon ou poutre qui soutient le faîte, soutenue elle-même par les bréi (bras).
coôo, s. f.  Couleur. Couleur. Oun motchyôo dé coôo, mouchoir en couleurs.
cóou  , s. m.  Coup . Coup . Ce mot se présente dans l'expression teni có°", tenir tête, en venir à bout; pó cöre i tën cóou a mè, pour la course, il me tient tête; tenyïon có°" dé bire ó brinteën kyè fajion, ils venaient à bout de boire l'eau-de-vie au fur et à mesure qu'ils la faisaient. || L'expression est connue à Grimisuat: y a pa oun kyé mè tën có°", il n'y a personne qui me tient tête.
cóou  , s. m.  Coup. Coup. L'a rechyou oun có°" chou a téita, il a reçu un coup sur la tête; oun crwéi có°", un mauvais coup; oun có°" dé foje, dé canon, un coup de fusil, de canon; oun có°" dé pya, un coup de pied; oun có°" dé téita, dé chowe, un coup de tête, de soleil; i róódzó l'a rin batou kyè dó°" có°", l'horloge n'a sonné que deux coups; dou promyé có°", du premier coup; bale oun có°" d'we, jeter un coup d'oeil; fajîé pa oun có°" dé traó, il ne faisait aucun travail; chin m'a bala oun có°", cela m'a donné une émotion. || Sur a có°", à la fois, ensemble, voy. acó°". || Dèean có°", tout à l'heure, tantôt. || Fois. L'aie oun có°", il y avait une fois... o-n-âtre có°", une autre fois; è j-ä-tró có°", les autres fois; cakyé có°", quelquefois, quelques fois; dé có°", des fois; sti có°"; cette fois-ci; ché có°", cette fois-là; venyie a có°" chwëe, il venait à coup sûr. || Ai ó có°" pó..., avoir le coup pour, savoir s'y prendre pour faire telle ou telle chose; i ouncó pa deperdou ó có°" pó chéé, je n'ai pas encore perdu le coup pour faucher.
coou , s. m.  Cou, gorge. Cou, gorge. L'an rin ky'a ch'achye métré a corda ou có°", apréi i vèran, ils n'ont qu'à se laisser mettre la corde au cou, après ils verront; ai ma ou có°", avoir mal à la gorge.
cóouche, s. f.  Cuisse. Cuisse.
cóouchyon, s. m.  Caution. Caution. Trouwè rin méi a ënprounta, l'a pa dé có°"chyon, il ne trouve plus rien à emprunter, il n'a pas de caution.
cóouchyóna, v. a.  Cautionner. Cautionner. L'a có°"chyóna, fó°" kyè réponde pó watre, il a cautionné, il doit répondre pour l'autre; che nó có°"chyónechon pó chin, nó foran dabo gou méimó, si nous cautionnions pour cette somme, nous serions bientôt pauvres [gueux] nous-mêmes.
cóouchyónémin, s. m.  Cautionnement. Cautionnement. L'a tó peca chin kyè l'aie avwéi tui fou có°"chyónémin, il a tout mangé ce qu'il avait avec tous ces cautionnements.
co-oudjye, v. n.  Glisser insensiblement. Glisser insensiblement. Che chon pa byin plachya, poran co°"djye mémo é tsêre derën, s'ils ne sont pas bien placés, ils pourraient se mettre à glisser et tomber [dans une crevasse].
coowire, s. f.  Glissoire.  Glissoire. Fou gamin l'an t-e pa fé ona cowire fran ou mitin dé vae! ces gamins n'ont-ils pas fait une glissoire juste au milieu du chemin!
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Abasourdi, refroidi. Abasourdi, refroidi. Can l'an you chin, chon ita tó cópa, quand ils ont vu cela, ils ont été tout abasourdis.
cópa   , cópqãe , part, et adj.  Coupé, taillé. Coupé, taillé. Dé përé cópéi, des pierres taillées. 
cópa , s. f.  Coupe (vase), Coupe (vase), ona cópa dé mosca, une coupe pleine de muscat.
cópa , s. f.  Coupe, action de couper. Coupe, action de couper. ona cópa dé bó°", une coupe de bois; n'ën fé cópa blantse, nous avons fait coupe rase. || On dit à ceux qui fauchent: dé bóna cópa? c'est facile à faucher? Fou batâa chon prou dé cwêe cópa, ces [prés] «bâtards» sont très difficiles à faucher; pé a rója chon ouncó dé bóna cópa, par la rosée, la coupe du foin y est encore facile.
cópa , s. f.  Rotule. Rotule. I cópa dou dzone, la rotule [du genou].
cópa , v. a.  Couper. Couper. Cópa wéchôo, couper les arbres échus par le sort. || Cópa w'éivwe, couper l'eau d'arrosage (la détourner); ha brota mountãe m'a cópa ó chófló, cette vilaine montée m'a coupé le souffle. || Ne plus donner. I atse l'a tó cópa ó waséi, la vache ne donne plus de lait. 
cópa , v. a.  Hongrer, châtrer.  Hongrer, châtrer. L'è ba i copôo d'A'in pó cópa ó botchyó, le hongreur d'Ayent est descendu pour châtrer le taureau. || Terme du jeu de cartes: cópa l coupe! dit celui qui distribue les cartes après les avoir mélangées.
copa, s. f.  Salive. Salive. Móle avwéi dé copa, mouiller avec de la salive.
copa, v. a.  Cracher. Cracher. Copa foura chin kyè t'a ën górdze, crache ce que tu as dans la bouche. || Abs. Di pa être bon dé tan foma, copon trwa foura, ce ne doit pas être bon de tant fumer, les fumeurs crachent trop souvent.
cópãe, s. f.  Coupe considérable. Coupe considérable. Kyënta cópãe l'an fé pé ha dzôo, quelle grosse coupe on a fait dans cette forêt!
cópa-pan, s. m.  Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur Coupe-pain, long couteau dont le bout de la lame recourbée se fixe dans le trou d'une vis et avec lequel on peut couper des morceaux de pain dur. Djyan Marie dé Byoudron ënpleïé tôrdzó ó cópa-pan, Jean-Marie de B. employait toujours le coupe-pain.
copatchye, v. a.  Cracher fréquemment. Cracher fréquemment. Chin iré prou amàa, copatchyié foura, c'était très amer, il crachait continuellement.
cópéé, v. n.  Bégayer. Bégayer. Pó féré aréta dé cópéé è j-infan, fó°" féré atseta 'na cópa a marin-na é bale bire derën wéi, pour que les enfants cessent de bégayer, il faut faire acheter une coupe en bois par leur marraine et l'employer pour leur donner à boire. 
cópéta, s. f.  Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). Renoncule ficaire (Ranunculus ficaria L.). || Grouché cópété, le populage des marais (Caltha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
copie, s. f.  Copie. Copie.
copie, v. a.  Copier. Copier.
copiéréi, s. m.  Bégayeur. Bégayeur. Fou dou copieréi dé Gromejwa, la famille du bégayeur de Grimisuat.
copiéréi, s. m.  Copiste. Copiste.
coplé, s. m.  Passage, entrefilet. Passage, entrefilet. L'a chou è cawandri dé cople ën patwé, il y a sur les almanachs des passages en patois; l'an metou oun cople chou oun weprou derën a gadzéta, on a mis dans le journal un entrefilet sur un lépreux. |  Couplet de chanson. Ha tsanson wéi l'a dé cople tan kyè no ou, cette chanson a des couplets tant qu'on en veut.
copôo, s. m.  Hongreur, châtreur. Hongreur, châtreur.
cor.éta, s. f.  Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine. Curette. Instrument en forme de cuiller pour vider les trous de mine.
cor.in   , s. m.  Courant d'air. Courant d'air. Oun bon corin t'etromeri prou ó fla, un bon courant te couperait bien le souffle.
cor.in , -inta, adj.  Courant.  Courant. Prov. (L. 200). Can ona béitchye l'a atrapi oun cwéi bócon fó°" fetchye oun fêe ródzò derën ou bire é acoli chin pé w'éivwe corinta, quand une bête a reçu un mauvais sort, il faut mettre un fer rougi au feu dans sa boisson et jeter cela [la boisson] dans une eau courante. || S.m . I corin da chenan-na, le courant de la semaine.
cor.inta , s. f.  Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure. Dent qu'on laisse debout de place en place, entre les deux rangées de dents inclinées de la scie, pour faire sortir la sciure.
cor.inta , s. f.  La meule qui tourne sur la meule dormante. La meule qui tourne sur la meule dormante.
cora, s. f.  Cure, maison du curé. Cure, maison du curé. Dèean a vyele cora l'aie oun grou mori, devant la vieille cure il y avait un grand mûrier.
cora, v. a.  Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Curer, p. ex. une étable, les lieux d'aisance. Cora ó feméi, sortir le fumier [de l'étable]. || Venir à bout de quelque chose, manger, boire tout ce qu'on a dans l'assiette, la tasse, etc., finir une provision. Ou-to méi de chopa? -na, i pa pochou cora, veux-tu encore de la soupe? - non, je n'ai pas pu la finir; n'ën réichon byin dé cwèné é n'ën ouncó pa cora óra, ils scient beaucoup de dosses et nous en avons encore.
coracakyéra, s. m. Vidangeur.  Vidangeur.
córãdzó, s. m.  Courage, esprit d'entreprise. Courage, esprit d'entreprise. Ché l'a nète dé córãdzó: l'a bâti 'na mijon é ona grqndze, ona âpréi watra, celui-là a beaucoup d'initiative: il a bâti une maison et une grange, l'une après l'autre; pédré córãdzó, perdre courage.
córadzou, ~ouja, adj.  Courageux, zélé. Courageux, zélé. Ha l'è déstra córadzouja: ó matën l'è ën w'elije é apréi l'è tó ó dzô ou traó, celle-là est très zélée: le matin elle est à la messe et après, elle travaille toute la journée; foché pa kyè yó chéi córadzouja..., si je n'étais pas très courageuse...; ch'o'n-é pa córadzou, oun pou vitó pa méi, si on n'est pas courageux, vite on n'en peut plus; l'an pa pwire de counpara: chon córadzou., ils n'ont pas peur de la peine: ils sont courageux.
córãe, s. f.  Courroie, attache de soulier en cuir. Courroie, attache de soulier en cuir. Tó va pa è córae di bote, tu ne vaux pas les courroies des souliers; va pa è côrae di tsën, il ne vaut pas les courroies d'un chien: c'est un homme de rien.
córalon, s. m.  Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. Cœur ou tête d'une plante, cœur d'un fruit. È fole dé fou tsówé chon chèkye, ma i córalon l'è ouncó dzin vè, les feuilles de ces petits choux sont bien sèches, mais le cœur en est encore tout vert.
córaou ,-ja  adj.  Coriace. Coriace. Oun mwêe dé tsêe córaou, un morceau de viande coriace.
côrba , s. f.  Contenu d'un panier. Contenu d'un panier. ona côrba dé rejën, un panier plein de raisins.
cõrba, s. f.  Panier. Panier. Cõrba dou tsaą  , panier oblong qui s'attache aux flancs du mulet, de là le nom de «panier du cheval»; cõrba a cowêrcló, panier à couvercle.
côrba, v. a.  Courber. Courber. Dri ky'oun côrbé hè brantsé, i chouton, dès qu'on courbe ces branches, elles se brisent.
còrbé, s. m.  Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba. Morceau de bois en demi-cercle servant de poignée à une scie; on appelle cette scie réicha córba.
corbedóou (a), loc. adv. A corps perdu  A corps perdu  Voy. acorbedó°"
còrbéi, s. m.  Corbeau Corbeau.  Syn. cqu,an.
corbewën, s. m.  Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Panier rond, comme une gamelle, que les bergers portent sur le dos et dans lequel se trouvent les provisions de bouche pour la journée. Notre-Dama dé Corbewën est le nom de la chapelle de Chandolin; N.-D. de la Nativité (8 sept.), moment où l'on va cueillir les premiers raisins avec de petits paniers. De là le nom de N.-D. de Corbewën,
còrbo, còrba, adj.  Courbé. Courbé. Che teni còrbó, se tenir courbé, voûté. Va tó còrbó, il marche tout voûté; còrbó cóm'oun racló, [cet homme est] courbé, voûté comme un racloir; ou drise ou còrbó ch'ën-tiron adéi ou droits ou courbés, ils se tirent toujours d'affaire. || S. m. Còrbó, courbe. Ina ouéi avwe i chapën fé ó còrbó, là-haut où le sapin fait la courbe.
côrcha, s. f.  Moment. Moment. Dichya 'na côrcha l'è arówa, au bout d'un moment il est arrivé; nó j-a falou atindre ona bóna côrcha, nous avons dû attendre longtemps.
côrchéta, s. f. Dim. de côrcha.  Petit instant, laps de temps très court; . Petit instant, laps de temps très court; .
córda, s. f.  Corde. Corde. È cordé dou fin, da bwéea, les cordes du foin, de la lessive; i mountaé pa è cordé a wãtre pó chéé, il n'atteignait pas la cheville du pied de l'autre pour faucher \litt. les cordes]; oun pâa dé cordé désigne les cinq cordes avec lesquelles on lie les paquets [fache] de foin: la ondzanye et les quatre autres. Voy. s. v. ondzanye.
còrdadzó, s. m.  Cordage. Cordage.
còrdanyè, s. m.  Cordonnier Cordonnier. || Anciennement ecofi.
cordéi, s. m.  Tige flexible et rampante de certaines plantes Tige flexible et rampante de certaines plantes. È cordéi di couche, di pi, tige en forme de corde des citrouilles, des haricots.
còrdèta, s. f. Dim. de corda.  Petite corde. Petite corde.
cordi, s. m.  Cordier. Cordier.
cordon, s. m.  Cordon Cordon. I cordon dé w'abi, le cordon de l'habit [de pénitent]. || Par ext. Rangée de personnes. L'a dé cordon dé moundó apréi atindre, il y a de bonnes rangées de gens qui attendent. || Murs d'enceinte. Pó ó cordon dé w'elije chon jou ina fou dé Counti, pour [bâtir] les murs de l'église il est venu des gens de Conthey. || Bord supérieur, formé d'osiers tresses, d'une corbeille, d'une hotte. Nó fó°" féré tsandjye ó cordon dou dzêrló, il nous faut faire changer le bord de la hotte.-
cõre, v. n.  Courir. Courir. Cõre s'emploie souvent pour aller, mais il implique le sens de «vie pénible et d'actions pressées»: cõre ganye, aller à la journée; cõre i venyé, aller aux vignes; cõre apréi w'éivwe, courir arroser; cõre ina è ba, courir en haut et en bas; cõre porta a mëndjye i j-ovri, courir porter à manger aux ouvriers. || Awejó can cõo i teneró, j'entends quand il tonne; achye cõre, laisser courir, lâcher; achye mè cõre, lâchez-moi; i trwa achya cõre vitó ó baton, è j-infan chon enou mètre, j'ai lâché le bâton trop vite, les enfants ont pris le dessus; le l'a tó jou, ma l'a pa tó vwarda, l'a achya cõré cãkyé tsó°"ja, elle a tout hérité, mais elle n'a pas tout gardé, elle s'est détachée de quelque chose; chënblé kyè fó°" achye cõr'ó fla, il semble que la respiration va vous manquer. || Prov. ache cõre è batsé é cõo apréi a mêrda, il laisse courir les batz et il court après ce qui ne vaut rien; c'est lâcher la proie pour l'ombre.
cõre, v. r. Courir. Courir. Che chon corou apréi tó tin é che chon pa récontra, ils se sont couru après [ils ont couru l'un après l'autre], et ils ne se sont pas rattrapés.
corechér.ó, corechér.a, s. m. et f.  Coureur (péjor.). Coureur (péjor.).
corèspondre, v. n.  Correspondre. Correspondre.
córésyon, s. f.  Correction, punition. Correction, punition. Che fou j-infan rechïon pa a córésyon dé tin j-'ën tin, oun vën pa méi mètre, si ces enfants ne reçoivent pas la correction [la verge] de temps en temps, on n'en est plus maître [on n'en peut plus faire façon]. || On entend aussi córósyon.
coridjye, v. a.  Corriger. Corriger. Che tó coridze pa ó dévwêe e-n-ódre, tó charéi poni, si tu ne corriges pas le devoir comme il faut, tu seras puni.
cõrna, s. f.  Corne Corne. Ché di cõrné, celui des cornes (le diable). Dõo cómin è corné di tsën, c'est dur comme les cornes des chiens (très dur); a ché mancon rin kyè è cõrné, à celui-là il ne manque que les cornes [il est très méchant]; ou tó mótra è cõrné ou bën té fòtó ba ou Roun-nó, veux-tu montrer les cornes ou bien je te jette au Rhône [formule enfantine pour faire montrer les cornes aux escargots]. || Branche très courte partant du cep et portant les sarments. Pó pwa e-n-ódré fó°" ky'i vise eche tré cõrné, é pwè tsekyé cõrna di ai davwé chèrmin, pour tailler la vigne d'après les règles, il faut que le cep ait trois « cornes », et chaque « corne » doit avoir deux jets.
còrnãcou, s. m.  Rebours du bon sens, chose ridicule, Rebours du bon sens, chose ridicule, ona tso°"ja plo còrnãcou è bawe chon tóte ita dètèsta, détesta é óra poblïon chou chin dou comoun, [y a-t-il] chose plus ridicule: les bals ont été condamnés et maintenant on les annonce devant la maison communale. Dans les contes, còrnäcou est devenu le nom d'un héros qui faisait toute chose à contretemps.-
còrnatson, s. m.  Diable. Le diable. Ché l'è méi mètchyin ky'i còrnatson, celui-là est plus méchant que le diable.
còrné, s. m.  Cornet. Cornet. I còrné dou tchyévréroou, le cornet du chevrier, avec lequel, le matin, il annonce le passage de la berdzeri. || La pomme d'Adam ou larynx. Gargyéta désigne plus généralement la région du cou, quand on s'empoigne par le cou, par la gorge.  || Petit sac de papier. Syn. chatson [dé papêe].
còrnéae, s. f.  Coup de corne. Coup de corne. I atse l'a bala ona còrnéae, la vache a donné un coup de corne.
corneche, s. f.  Nagelfluh. Nagelfluh. I corneche l'è oriblamin dõo a déféré, fou chéi kyé chon cómin dé bètónãdzó, le nagelfluh est terriblement difficile à défaire, [ce sont] ces rochers qui ressemblent à du béton armé.
còrnèè, v. n.  Donner un coup de corne. Donner un coup de corne.
cornefla, v. a.  Rapporter quelque chose par étourderie. Rapporter quelque chose par étourderie. L'a pa dé retenou óna tso°"ja, l'è tote cornefla foura chin kyé cha, il n'a pas un brin de discrétion, tout ce qu'il sait il le sort.
còrnèté, s. f. pl.  Arête nasale Arête nasale. È còrnèté dou na, l'arête du nez.
cornir.e, s. f. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse. Partie dure qui relie les cornes d'un animal. || Par ext., les cornes avec la partie osseuse.
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.   Qui montre les côtes et les hanches par suite de la maigreur.  
cõrnyówan, -na, adj. et s. m. et f.  Vilaine vache. Vilaine vache.
córóna   , v. a.  Couronner. Couronner.
córóna , -nãe, part, et adj.  Couronné. Couronné. Prov. Can fevri rintré avwéi a téita córónãe, chale avwéi a cavwa ënvèrólae, quand février fait son entrée [commence] avec la tête couronnée, [par le beau temps], il sort avec la queue entortillée [il se termine par le mauvais temps].-
córóna, s. f.  Couronne. Couronne.
córósyon, s. f.  Correction Voy. córésyon. Correction Voy. córésyon.
corta s.f. Chemin de raccourci. Chemin de raccourci.  I corta dā wįŗa  , le raccourci du lierre, chemin bordé de murs recouverts de lierres.
cortebotse (a), loc. adv. En cachette et vite En cachette et vite. L'a pacha chin a cortebotse, il a fait cela vite et en cachette.
còrtédjye, v. n.  Causer. Causer. Fó°" pa còrtédjye derën ën w'elije, il ne faut pas causer dans l'église; nó còrtédzèrin dé chin o-n-ãtre có°", nous parlerons de cela une autre fois. || Grim. : cótèrdjye; litt. corteggiare.
còrtèdzéró, -ra, s. m. et f.  Causeur, causeuse. Causeur, causeuse. Davwé plo bóné còrtèdzéré, deux si bonnes causeuses.
cortelãdzo, s. m.  Légumes. Légumes. N'ën peskyé pa jou dé corteladzo sti an, nous n'avons presque pas eu de légumes cette année.
cortele, s. m. Dim. de corti.  Petit jardin. Petit jardin.
cortele, v. n.  Jardiner, cultiver Jardiner, cultiver. Ché corti cortelon pa, l'è énou vacó, ils ne cultivent pas ce jardin, il est devenu terrain vague.
cortena, s. f.  Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR. Place ou fosse à fumier; grand tas de fumier. «Courtine» dans le fr. pop. de la SR.
corti, s. m.  Jardin. Jardin.Afr. cortil.
cortijin, -jinta, adj.  Qui aime à converser, causer. Qui aime à converser, causer.
corya, s. m.  Notaire. Notaire. Le mot n'est plus usité que pour désigner d'anciens notaires: i corya Rin-nãa dé Tsandowën, le notaire-juge Reynard de Chandolin. Aujourd'hui on emploie le mot tsataan, ou nótéiró s'il n'est pas juge communal. || C'est le mot fr. curial, qui a vieilli en Valais. Ainsi à Val-d'Illiez (Fank., p. 197), à Nendaz, etc.
coryojita, s. f.  Curiosité. Curiosité. I jou a coryojita d'aa amou acouta chin kyè dejïon, j'ai eu la curiosité d'aller écouter ce qu'ils disaient là-haut. || Curiosités. L'a dèstra de bèwé coryojita pè ha vewa, il y a de très belles curiosités dans cette ville.
coryou, coryouja, adj.  Curieux, -se. Curieux, -se. L'è trwa coryou, il est trop curieux.  Désireux, iré pa méi coryou d'être métra di manouré, il ne tenait plus à être directeur des corvées communales.
cósarda, v. n.  Faire le travail par la maison. Faire le travail par la maison. L'è prou bon pó cósarda, il est assez bon pour faire le travail par la maison (par opp. au travail de la campagne). A Grimisuat: casòrda, a le même sens.
cóse, s. f.  Angle d'un chalet à poutres saillantes Angle d'un chalet à poutres saillantes. I cóse dou tsawé, coin où les poutres se croisent. || Entaille. Féré è cósé i tra, faire les entailles aux poutres ( = ëncósyé).
cóson, s. m.  Nuque Nuque. Pou pa drésyé ó cóson, il ne peut pas dresser la nuque.
cóta, s. f.  Coût, dépense Coût, dépense, ona groucha cota dé mwin, une grosse dépense en moins; l'è dé grouché  cóté, ce sont de grosses dépenses.
cóta, v. a.  Coûter. Coûter. Vwéró cóte t-e ché tsapéi? combien coûte ce chapeau? - i cóteri rin dé plo che fowechon méi brãó, il ne coûterait rien de plus s'ils étaient meilleurs; cóte pa dé aprwa, cela ne coûte rien d'essayer. || Cóté pa a souvent le sens de «ce n'est pas le tout»: cóté pa rinkyè dé tó remacha, fó°" chai ch'oun pou féré, ce n'est pas le tout de tout ramasser [de briguer tous les emplois], il faut savoir si on peut faire; còtãe pa rinkyè dé parti, rlwi iré oun grou mëndjyou, il ne s'agissait pas seulement de partir, lui [qui] était un gros mangeur.
cotchya, s. f.  Elan. Elan. Féré ona cotchya, prendre son élan, donner un coup de collier. || Syn. ëngonsyae. Voy. ce mot.
cotêe, s. m.  Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Réunion de plusieurs personnes en train de causer; causette. Quand on passe à côté de deux personnes en train de causer, le bon ton exige qu'on dise: cotêe! ou: apréi féré ó cótêe! en train de causer !
côtéi, s. m.  Côté Côté. Ce mot ne se rencontre que dans l'expression chakye ä cótéi, sac porté en bandoulière. Voy. chakye.
cotele (che), v. r.  Causer, jaser ensemble. Causer, jaser ensemble. Vajion derën w'elije ën che cotelin, ils entraient à l'église en jasant.
cotelon, s. m.  Cotillon. Cotillon.
cotën, s. m.  Robe de femme. Robe de femme. I cotën di féité, di dzovri, la robe des jours de fête, des jours ouvrables. || Fr. cotte, Lombardie occid. kutin.
coti, s. m.  Coutil. Coutil. Etoffe de coton grise ou blanche, peluchée à l'envers et servant à faire des vêtements de dessous ou des doublures.
cotijye, v. a.  Cotiser.  Cotiser.Syn. Tôplôna
cotofu, -touja, adj. Coûteux, -se. Coûteux, -se.
cotoma, s. f.  Coutume. Coutume. Dé cotoma, d'habitude; l'è pa i cotoma ënkye dé féré dinché, ce n'est pas l'habitude ici de faire ainsi.
coton, s. m.  Coton. Coton.
cótona, s. f.  Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade. Cotonnade. Oun forda dé cotôna, un tablier de cotonnade.
cótóna, v. a.  Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Pencher un objet, p. ex. tasse, sur la table pour boire. Féi ëntinsyon, tó cótóné trwa a tacha chou a tabla, fais attention, tu penches trop la tasse sur la table.
cótse, s. f.  Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Coin, ruelle borgne, lieu retiré. Béi kyè vën féré ënséi pé stè cótsé, que peut-il bien pouvoir faire par ces coins?
cótson, s. m.  Flocon de neige. Flocon de neige. Venyie dé grou cótson dé ni, il tombait de gros flocons de neige; oun cótson dé wan-na, poignée de laine qu'on carde en une fois. || Nuage qui traîne, ressemblant à de la laine. || Syn. peótson.
cotuire, s. f.  Aiguillée de fil Aiguillée de fil. || Prov. (L. 540), Pó fer'a parétr'oun mö fó°" pwëndre avwéi o-n-aoule ché mö déean ky'ëntêra é vwarda a cotuire dou fi, pour faire apparaître un mort, il faut le piquer avec une aiguille [avec le fil] avant de l'enterrer et conserver l'aiguillée de fil. || Fig. Chemin, filière. I Chenegó°"da l'a chyou cha cotuire, la «Chenego°"da» a suivi sa route.
cou, s. m.  Cul, derrière Cul, derrière. || Dev.: inä cou é ba cou, djye contré dó°"? -arya a tchyévra, cul en haut, cul en bas, dix [les 10 doigts de celui qui trait] contre deux [les trayons de la chèvre]? - traire la chèvre. || Ché l'è byo [tin], chétsé ou cou di chitó chin ky'oun chie, quand il fait beau, ce qu'on fauche se sèche derrière le faucheur [à mesure qu'il fauche].
couan, s. m.  Corbeau. Corbeau. Dé tsatin oun vi pó°" dé cwan per'ënkyè, en été on voit peu de corbeaux par ici. || Par ext. et fig. Vieux chapeau usé. T'a méi bèjwin dé métré ché brote cwan, il ne faut plus que tu portes ce vilain chapeau. || Le mot cwan dérive probablement, par harmonie imit., du cri du corbeau.
couātró Punaise. Ce n'est pas la cétoine, elle  est verte et ne sent pas mauvais.C'est  la punaise qui pue. 
couãtró, s. m.  Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout Cétoine, punaise d'arbre, des cerisiers surtout. È cwätró chon-non déstra crwéi, les punaises des arbres sentent très mauvais.
couche, s. f.  Citrouille. Citrouille. È couché venyon dèstra byin ën ché corti, les citrouilles poussent très bien dans ce jardin. || De la même famille que le fr. courge.
couchéta, s. f. Dim. de couche.  Petite citrouille. Petite citrouille.
coudéae, s. f.  Coup de coude Coup de coude. Pòrkyè a tó bala ha coudéae ? pourquoi as-tu donné ce coup de coude?
coudéé, v. a.  Coudoyer Coudoyer. L'è ëngrëndjya rinkyè pó chin ky'ó t'éi coudèa ën pachin a pãa, il est fâché rien que parce que je l'ai coudoyé en passant à côté de lui. || V. r. Fou gamin dri kyè chon a pãa fan pa kyè che coudéé, ces gamins, dès qu'ils sont à côté l'un de l'autre, ne font que se donner des coups de coude.
coudó, s. m.  Coude. Coude. L'aïe rèêrtchya a tsemijé tinky'ou coudó, il avait retroussé [les manches de] la chemise jusqu'au coude. || Prov. I fortona da féna l'è di ó coudó ën dèean, la fortune de la femme est depuis le coude en avant [si elle est travailleuse, elle est assez riche].
coudor.a, s. f.  Couture. Couture. Ha coudora l'a pa tenwa, cette couture n'a pas tenu; dèean oun fajïé tòt'è coudoré ã man, autrefois on faisait toutes les coutures à la main. || Cicatrice. Marya dé Dzójé l'aïe 'na coudora ã dzó°"ta, Marie de Joseph avait une cicatrice à la joue.
cou-dou-pya, s. m.  Cou-de-pied, cheville du pied. Cou-de-pied, cheville du pied. Pó féré è bóté fó°" mejora a ondjyou dou pya é ó cou-dou-pya, pour faire les souliers il faut mesurer la longueur du pied et le « cou-de-pied ».
coudra, s. f.  Coudrier. Coudrier. L'a nète dé coudra pé Chavyeje; ou râon di vãé, ëntremye è pra, pé è tórin oun vi pèrtó dé bóchon dé coudra; i fole da coudra l'è bóna pó è tchyévre, pó è catson; awéi a coudra oun pou féré dé fachené, il y a quantité de coudriers à Savièse: aux bords des chemins, pour séparer les prés, vers les torrents, on voit partout des buissons de coudriers. La feuille de coudrier est bonne pour les chèvres, les cochons; on en fait aussi des fagots.
coudre, v. a.  Coudre. Coudre. Coudre a man, a machena, awéi dé wenwé, coudre à la main, à la machine, avec des ligneuls. || L'an pa cojou a gôrdze, ils n'ont pas donné leur langue au chat.
couêe, s. m.  Cuir. Peau Cuir. ||  Peau. È tsate l'an dé bóné din pó trapèrchye ó cwêe di raté, les chats ont de bonnes dents pour transpercer la peau des souris.
coueeon, s. m.  Couillon Couillon. Bougró dé coueeon, b. de couillon.
coueeóna, v. a.  Insulter quelqu'un, bafouer. Insulter quelqu'un, bafouer. A foche d'être ita cweeóna, ch'è ëngrëndjya, à force d'avoir été bafoué, il s'est fâché; ché, che ache pa cweeóna, celui-là ne se laisse pas bafouer.
coueeónéréi, s. m.  Mauvais plaisant. Mauvais plaisant.
Coueeóneri, s. f.  Insulte, mauvaise plaisanterie: Insulte, mauvaise plaisanterie: t'a prou de dé cweeónéri sti có°", tu as assez dit de mauvaises plaisanteries cette fois !
couéichyae, s. f.  Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Bruit sec et fort d'un objet qu'on casse. Can l'è enou ha ni ã fën dé mãe, n'avwejïé tsekyé móman dé grouché cwéichyéi pé chou è j-abró, quand cette neige est arrivée au mois de mai, on entendait à chaque instant le bruit des branches qui se brisaient sur les arbres.
couéichye, v. a.  Briser, rompre Briser, rompre.Che vën oun grou ãdzó dé ni, è brantsé di j-abró cwéichon tote, s'il tombe une grande quantité de neige, toutes les branches se brisent.
couéichye, v. n.  Briser, rompre. Briser, rompre. L'a cwéichya a tsanba, il s'est brisé la jambe; fó°" pa cwéichye è brantsé, il ne faut pas casser les branches. 
couën, s. m.  Angle d'un solide. Angle d'un solide. Ché tra l'è a cwën vi, fodri bale oun có°" dé plan-na, cette poutre est à angle vif, il faudrait lui donner un coup de rabot.
couën, s. m.  Coin, angle Coin, angle. I cwën dou pilo, l'angle de la chambre; i conye tui è cwën è cãró dã Franse, il connaît tous les coins et recoins de la France; chin l'è prou outre a cwën, c'est rudement retiré; i racäa a rlôo l'è méi fjura a cwën, leur grange est située plus à l'écart dans un coin. || Ebuard. Fó°" ënpléé ó cwën pó findre ché bó°", il faut employer l'ébuard pour fendre ce bois; cwën ã bouite, coin en fer qui s'emboîte dans du bois; pó è trontsé l'è bon d'ai ó cwën ã bouite, pour [fendre] les troncs, il est bon d'avoir le coin en fer.
couën, s. m.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit.  Lieu de prédilection d'une plante ou d'un fruit. I trówa oun plo bon cwën dé fré, j'ai trouvé un excellent coin de fraises.
cou-fèra, s. m.  Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet. Cul ferré; c'est le nom d'une constellation, Orion, d'après Luyet.
couite Besoin  Besoin .Ai couite, avoir un besoin urgent de faire qqch. L'a couite dé pichye, il a un besoin urgent d'uriner.
couite   , s. f.  Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Eau-de-vie qu'on fait d'un coup [d'une cuisson]. Sti âdzo n'ën prou dé dzinyó pó feré dô°" ou tré cwité dé brinteën, cette fois nous avons assez de marc pour faire plusieurs «cuites».  Dernier état du lait après qu'on en a extrait le beurre, le fromage et le sérac. È pouè an-mon byin a cwité, les porcs aiment bien la «cuite», i cwite l'è oun po°" vèrda, i witchya l'è méi blantse, la «cuite» est un peu verte, le petit-lait est un peu plus blanc. [| A Grimisuat cwité, dans ce dernier sens, se dit: tsada.
couite , s. f.  Hâte Hâte. L'an fé a tabla a cwite, ils ont fait la table à la hâte. || Prov. Can oun che marye   â couite, ä wèji oun che répin, quand on se marie à la hâte, à l'aise on s'en repent. || Ce subst. existe en afr. coite, couite, etc., et dérive de coitier, presser, hâter.
coulóna, v. a.  Taquiner, agacer. Taquiner, agacer. L'an prou coulóna sta, ils ont beaucoup taquiné celle-ci.
counbeta, v. a.  Souhaiter. Souhaiter. Fo°" jaméi counbeta de ma i j-atró, il ne faut jamais souhaiter du mal à autrui; tó chin kyè tó counbetèréi i j-atró, aro°"eré oun adzó a té., tout ce que tu souhaiteras aux autres, t'arrivera un jour. || Prov. I ma ky'oun counbete i j-âtro arouwé a ché méimó dèean cha porta, dèean kyè ché méimó, le mal qu'on souhaite à autrui arrive à soi-même, devant sa porte, plus tôt que soi-même.
coundouere, v. a.  Conduire. Conduire. Di ky'i pãre l'ita mò, l'è i plo vyou di fese kyè coundwi a mijon, depuis la mort du père, c'est l'aîné des fils qui conduit la maison. || V. r. Se conduire. Che tó te coundwijeche byin, t'ori dé tòte prou, si tu te conduisais bien, tu aurais de tout en abondance; ky'i boun Djyo te coundwijé ! que le bon Dieu te conduise ! dit-on à qqn qui part pour l'étranger.
coundouite, s. f.  Conduite, Conduite, óra è moundó l'an rin bóna coundwite, maintenant les gens n'ont point bonne conduite; ché l'a 'na brota coundwite, celui-là a une vilaine conduite.
coundouite, s. f.  Conduite, conduit. Conduite, conduit. I véwãdzò l'a fé ona coundwite pó w'éivwe, le village a fait une conduite pour l'eau.
counpanye , s. f.  Compagne. Compagne.
counpanye , s. f.  Compagnie. Compagnie. Fajïon prou mwéije counpanye, ils ne s'accordaient pas du tout; l'a ënvita choun bó-n-ami pó wi teni counpanye, elle a invité son bon ami à lui tenir compagnie.
counpanyïe, s. f.  Compagnie, Compagnie, ona counpanyïe dé chorda, une compagnie de soldats; è j-infan wi fan pa bóna counpanyïe, les enfants ne lui font pas bonne compagnie [ne sont pas convenables à son égard].
counpanyon, s. m.  Compagnon.  Compagnon. I nó°"tre l'a trówa oun counpanyon é chon parti ënsinbló ina ën Prabéi,notre garçon a trouvé un compagnon et ils sont montés ensemble au Prabé.
counpar.a , v. a.  Comparer.  Comparer. Ch'oun counpãré chin kyè cóton è venyé óra é dan ó tin, i prófyé l'è pa méi grou, si l'on compare ce que la culture des vignes coûte maintenant et [ce qu'elles coûtaient] autrefois, le bénéfice n'en est plus grand.
counpar.a , v. n.  Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler Avoir beaucoup de peine, se tourmenter à travailler. N'ën prou falou counpara pó awéea fou j-infan, nous avons dû prendre assez de peine pour élever ces enfants; yó é Ró°"ja n'ën ó plo counpara é nó chin ita ó plo bafowéi, moi et Rose nous nous sommes le plus tourmentées à la besogne et nous avons été les plus bafouées.|| V. r. Même sens. || Prov. Can i téita oublé, è tsanbé che counparon, quand la tête oublie, ce sont les jambes qui ont la peine.
counpar.a, s. f.  Peine, effort Peine, effort. L'a ouéea ha tsãrdze chówé chën counpara, il a soulevé cette charge seul, sans peine.
counpar.abló, -bla, adj.  Comparable. Comparable.
counpar.ejon, s. f.  Comparaison. Comparaison.
counpéir.e, s. m.  Compère.  Compère. Yó chéi counpéire a Djyan, je suis le compère de Jean.
counperiri, s. m.  Cabriole, culbute Cabriole, culbute. Féré ó counperiri, faire une cabriole; che chon apela, l'an chavwata 'na vwârba é oun l'ïta fotou a counperiri outrè pé ó pra, ils se sont empoignés, ils ont lutté un moment et enfin l'un a été jeté les jambes en l'air sur la prairie. || Prov. ó promyé ãdzó ky'o-n-avwi tsanta ó coco, fów féré ó counperiri pó pa atrapi a renire, la première fois qu'on entend chanter le coucou, il faut faire une culbute pour ne pas avoir mal aux reins.
counplemin, s. m.  Cérémonies. Cérémonies. Fó°" pa féré dé counplemin, il ne faut pas faire de cérémonies; chën counplemin, sans compliment.
counpleminta, v. a.  Complimenter, faire des cérémonies. Complimenter, faire des cérémonies.
counpléminteró, -téra, s. m. et f.  Faiseur de compliments. Faiseur de compliments.
countchye, v. a.  Salir. Salir. To countsé è j-ãlon, tu salis tes habits. || Afr. conchier.
counveni, v. n.  Convenir Convenir. I counvën pa, ça ne convient pas; i counvëndri d'aa ó té rémasye, il conviendrait d'aller le remercier; l'an de kyè falïé pa eni derën, kyè counvenyié pa, ils lui ont dit de ne pas entrer, que cela ne convenait pas.
counvenou, s. m.  Accord, contrat. Accord, contrat. Frãtchye ché couvenou, rompre cet accord.
counvenyanse, s. f.  Convenance. Convenance. Vó faréi a vó°"tra counvenyanse, vous ferez comme cela vous conviendra.
counvenyin, -inta, adj.   Convenable. Convenable.
counverti, -ita, s. m. et f.  Converti, -e. Converti, -e.
counverti, v. a.  Convertir. Convertir. Ch'oun counverteche fou kyè bion trwa, kyënta bèwa tsó°"ja fori, si l'on convertissait ceux qui boivent trop, quelle belle chose ce serait! ||
counverti, v. r.  Convertir Convertir.Ch'è byin counverti óra, il s'est bien converti maintenant.
couse  , s. f. Lit   Lit  Syn. le
couse  , s. f. pl.  Couches. Couches. L'è morta can l'a jou è couse, elle est morte en couches.
cousye, v. a.  Provigner, Provigner, c.-à-d. coucher en terre un sarment qui adhère encore au cep, pour qu'il y prenne racine. \\ I pa pwa ha vise, i ënvede dé wa te cousye, je n'ai pas taillé ce cep, j'ai l'intention de la « coucher »; clêrïe pa a cousye è cró, il ne voyait pas pour provigner dans les «fossés». || Abs. I pa fé kyè cousye tó ó dzò vwi, je n'ai fait que coucher les ceps toute la journée aujourd'hui. || Se dit du vent qui couche l'herbe ou le blé. L'a trwa cousya vitó, w'êrba l'a pacha chou, le vent a «couché» trop tôt le blé, l'herbe a pris le dessus.
coutéi, s. m.  Couteau. Couteau. È coutéi di bó°"tchyè, les couteaux de boucher; oun coutéi a dó°" talin, un couteau à deux tranchants; è coutéi dé tabla, couteaux de table; i coutéi on, le couteau à longue lame; chon cómin i coutéi é i tchyévra, ils sont comme le couteau et la chèvre: ils ne s'entendent pas.
coutéi, s. m.  Coutre. Coutre.  I coutéi da tsarowe, le coutre de la charrue.
coutéwa  , s. f.  Coup de couteau. Coup de couteau. L'a rechyou ona brota coutéwa fran ou có°", il a reçu un vilain coup de couteau juste au cou. || Ce qu'on abat d'un coup de faux: ché cha pa chéé, oun vi tót'è coutéwéi celui-là ne sait pas faucher, on voit chaque coup de faux.
coutéwa , v. a.  Faucher avec difficulté. Faucher avec difficulté. Chin l'è tó pé motecóo, oun pou rin chéé e-n-ódre, oun pou rinkyè coutéwa, c'est tout bosselé, on ne peut pas faucher comme il faut, on ne peut que donner des coups de faux par-ci par-là. || Faucher mal,   de   manière   qu'on   connaît chaque coup de faux: oun crouéi chitó cha rinkyè coutéwa, un mauvais faucheur ne sait que donner gauchement des coups de faux isolés. || Manier le couteau. È j-Etawi-in dri foura ó coutéi é coutéoua, les Italiens de sortir le couteau et de le manier.
couvró, s. m.  Cuivre. Cuivre.
cówa   , v. a.  Couver Couver.I dzenelé couwe, la poule couve; l'a cówa  vën podzën, elle a couvé vingt poussins. || Prov. (L. 236) Pó fetchye écówa è cocon fó°" tórdzó fetchye mapâa, pour mettre couver les œufs, il faut toujours les mettre [en nombre] impair. || La forme écówa n'est peut-être usitée que dans les cas où elle facilite la prononciation.
cówa   , v. n.  Glisser (sur une glissoire) Glisser (sur une glissoire). Nó véjin cowa apréi dena l'a 'na bèwa cowire outr'â Creta, nous allons glisser après dîner; il y a une belle glissoire à la Crêta; avwe cowäe tó dèean ? où glissais-tu auparavant? || Glisser, déraper.I mówé cowé can l'è pa fera, le mulet glisse quand il n'est pas ferré.
cówa  , v. a.  Coller. Coller. I fodri cówa ha padze dou wivró da mecha, il faudrait coller cette feuille du livre de messe.
cówa , s. f.  Couvée, Couvée, ona cówa dé podzën, une couvée de poussins.
cowa , v. a.  Couler. Couler. Cówa a bwea, couler la lessive; cówa ó waséi, couler le lait, c.-à-d. le faire passer par la passoire pour en enlever toute impureté.|| V. n. Couler, ne pas nouer. I fandan l'a bramin cówa, le fendant a passablement coulé [quand il pleut à la floraison, les graines de raisin se font rares, c'est ce qu'on appelle «couler»]. || Couler, perdre le liquide. Fó°" vitó abóna è j-éijé, couwon toté, il faut vite combuger la boissellerie, elle coule.
cówa, s. f.  Colle. Colle. Avouéi a péeache di cherijye oun pou fère dé cówa, avec la poix du cerisier on peut faire de la colle; dé co'ou.a di menojyè, de la colle de menuisier.
cówãe, s. f. Coulure. cówãe, s. f. Coulure. I cowâe di rejën, la coulure du raisin.
cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». cowan-na, s. f. Collier du mulet pour traîner les «billons». It. collana.
cowe , particule affirmative.  Oui; Oui; souvent usité dans l'expr. «deré cowe», dire oui, répondre affirmativement; a-to ëntèrva ó bówindjye che nó pówin aa fér.é ó pan dèman ? - vouéi , é l'a de cowe, as-tu demandé au boulanger si nous pouvons aller faire notre pain demain? -oui, et il a répondu affirmativement. Mati Dzôjé l'a wätchya cowe, Mathieu-Joseph a lâché le oui; l'an prometou cowe, ils ont promis par oui.-
cowe , s. m. Col.  cowe , s. m. Col. ënpija è cowe, empeser les cols.
cówé, s. m.  Collet, Collet, ó t'a apela chou ó cówé, il l'a pris par le collet.
coweche, s. f.  Qui coule Plante qui coule quand on brise la tige, comme cela arrive pour la chélidoine (papavéracée ) ; euphorbe (Euphorbia silvatica L.).
cowêe   , cowêrta, adj.  Couvert. Couvert. T'éi tó byin cowêe? es-tu bien couvert? chéi pa prou cowêrta, je ne suis pas suffisamment couverte. || L'è cowêe adri, pori eni dé plodze, c'est fortement couvert, il pourrait pleuvoir [sans dommage].
cowêe   , s. m.  Couvercle. Couvercle. avwe a tó metou ó cowêe dou méitron ? où as-tu mis le couvercle du petit seau? || Syn. cowêrcló.
cówéi  , s. m.  Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser. Coffin, étui en bois où le faucheur serre sa pierre à aiguiser.
cówéi , s. m. Ecouvillon. Ecouvillon.Vieux linge attaché à un bâton  pour nettoyer un four ou un autre corps creux. Oun cówéi dé fò, un écouvillon de four. || Dev. Derën ou bou l'è plin dé eatsé rôdzè, va derën i groucha nire, tsanpïe toté foura? — i cówéi, l'étable est remplie de vaches rouges, y pénètre une grosse noire qui les chasse toutes? - l'écouvillon. || Val-d'Illiez, écovi (Fankh. 194); Grimisuat, cóé.
cówejiin, s. m.  Collégien. Collégien.
cówéjye, s. m.  Collège. Collège.
cowena, s. f.  Colline. Colline.  Syn. beaucoup plus usité: clïa.
cowena, v. a.  Raviner. Raviner. Ha plodze l'a tó cowena via a bóna tera, cette pluie a emporté toute la bonne terre. || V. n. Glisser. Dèean iré oun bon tsan, ma di kyè l'a tó cowena ba i têra l'è pa méi tan bon, auparavant c'était un bon champ, mais depuis que la terre a été ravinée, il n'est plus si bon.
cowéra, s. f.  Choléra. Choléra.
cówéra, s. f.   Poule couveuse. Poule couveuse.  I cówéra chout'ä téita che n-o ou prinde è podzën, la poule vous saute à la tête si vous voulez lui prendre ses poussins.-
cowèrclé Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé. Petit couvercle . Endroit où le cotillon se ferme, où se joignent les pans de la robe. Var. cowèclé, coèclé.
cowèrclé, s. m. Dim. de cowêrcló.  Petit couvercle. Petit couvercle.
cowêrcló, s. m.  Couvercle. Couvercle. I cowêrclo' da péiwa, le couvercle de la poêle; i cowêrcló dé wãrtse, le couvercle du bahut. || Syn. coquêe.
cowéréi Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse, Patin de bois que les bergers fabriquaient avec du noisetier et qui s'emboîtait avec un crochet au bout des souliers; ce patin permettait de dévaler les pentes sur les herbes sèches.n. m.  On écorçait la partie inférieure que l'on frottait sur les bouses (boujé) pour augmenter la rapidité de la glisse,
cowêrta, s. f.  Couverture, p. ext. de lit'. Couverture, p. ext. de lit'.
cowi, adj. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Se dit d'un œuf déjà couvé en partie. Pó cónyétre è cocon cowi, fó°" métré è cocon derën ën w'éivwé: è cocon cowi réiston chou w'éivwe, è j-âtro van ba a fon, pour reconnaître les œufs couvés, il faut les mettre dans l'eau: les œufs couvés surnagent, les autres vont au fond.
cowin, cówinta Collant. Glissant. Collant. Glissant. Fé ëntinsyon, i rota l'è côwįnta, fais attention, la route est glissante.
cowin, -inta, adj.  Coulant. Coulant. I nyou cowin, le nœud coulant. || Fig. Coulant, laissant passer. I réjyan l'è rin ita cowin sti an, l'instituteur n'a pas été coulant cette année [pour les congés].
cowin, s. m.  Couvent Couvent. L'è parti ou cowin,  il   est  parti   au   couvent •  [s'est fait religieux].
cr ątsé, s. f.  Crachat. Crachat. I pòrmon l'è plin dé crątsé, le poumon est tout engorgé.
cra, s. m.  Pellicules de la tête. Pellicules de la tête.
crāche Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange.  Crochet de bois ou de métal pour tirer à soi les branches, pour tirer le foin entassé à la grange. 
crache, s. f.  Crasse. Crasse. || Par ext. et flg. Manquer de quelque chose: étre a crache, être dans la misère; o-n-é prou a crache can oun pou pa ganye, on est dans une grande misère quand on ne peut rien gagner; iron pa a crache dou bó°" cómin óra, ils n'étaient pas dans la pénurie de bois comme maintenant.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer à soi les branches. Crochet de bois pour tirer à soi les branches. È brantsé chon tãmin ondzé ky'oun pou rin ai chën a crãche, les branches sont si longues qu'on ne peut rien atteindre sans crochet.
crãche, s. f.  Crochet de bois pour tirer le foin à la grange. Crochet de bois pour tirer le foin à la grange.
crachóna, v. a.  Crayonner Crayonner. Tó aréite pa tó ó dzó dé crachóna, tu prends des notes toute la journée.
crãchye, v. a. Erafler, rayer, déchirer.  Erafler, rayer, déchirer. Chon ita ënporta ën premye è bóchon, tankyè chon ita tó crãchya, ils ont été traînés dans parmi les buissons jusqu'à ce qu'ils fussent tout déchirés; tó crãché a tabla avwéi ó coutéi, tu rayes la table avec le couteau. || Fig. Egratigner qqn, le faire enrager. Nó crâchérin pa mèi ché, fé trwa brôte can ch'ëngrendze, nous ne l'agacerons plus, c'est terrible quand il se fâche.
craea, s. f.  Craie. Craie. Can nó vajion a w'écó°"wa nó fajïon dé craea avwéi dé tsa, quand nous allions à l'école, nous faisions de la craie avec de la chaux.
craeon, s. m.  Crayon. Crayon.
crakye, onomatopée.  Crac ! Crac !
cramewą Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj.  Se dit d'un ciel de fœhn, pommelé.adj. 
cramo, s. m.  Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir. Intérieur de l'étable à porcs (partson) où les bêtes se retirent pour dormir.
cramo, s. m.  Réduit quelconque. Par ext. Réduit quelconque. I cramo di pómé, l'endroit où l'on serre les pommes. || Hérémence kramô(t), «enclos» (Lav. 260).-
cranamin, adv.  Crânement. Crânement.
crãné, crãneta, adj. et s. m. et f.  Un peu fier; petit vaniteux. Un peu fier; petit vaniteux.
craneri, s. f. Vanité.  Vanité.
cran-ma, s. f.  Crème. Crème. Dé cran-ma fretse, forta, de la crème fraîche, aigre; chopa dé cran-ma, manger de la crème; a Chën-Peró van ina tó pé bindé pè mêin pó chopa a cran-ma, à la Saint-Pierre on va par bandes au mayen manger la crème.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Crâne. Crâne. Té baló chou ó crãnó, je te donne [un coup] sur le crâne.
crãnó  -na, adj. et s. m. et f.  Vaniteux. Vaniteux. Rada vweró l'è crãna avwéi fou byo j-âlon, regarde comme elle est vaniteuse avec ces beaux habits. || Fier. Crãnó cóm'oun pó, fier comme un pot. || Bon, qui rapporte: ona crãna mina, une excellente mine qui rapporte.
cranpóna (che), v. r.  Se cramponner. Se cramponner. Che cranponãé tankyè powîé, ma l'è ita fotou foura, il se cramponnait tant qu'il pouvait, mais il a été mis dehors.
crapa Avare. Avare.
crapa   , s. f.  Résidu du beurre fondu. Résidu du beurre fondu.
crapa, s. f.  Râpe du raisin. Râpe du raisin. L'a mëndjya tótè è gran-né dou rejën, l'a rin achya ky'a crapa, il a mangé toutes les graines de la grappe, il n'a laissé que la râpe. || Ramille des raisins de sureau, qu'on enlève pour faire la confiture.
crapeIon Plutôt petit raisin clairsemé. Plutôt petit raisin clairsemé. Var. grapelon.
crapele Plutôt raisin clairsemé. Plutôt raisin clairsemé. Var. grapele.
crapele, s. f.  Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus. Raisin pas mûr au moment de la vendange, verjus.
crapelon, s. m.  Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange. Petit raisin pas mûr, au moment de la vendange.
crapelou Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou. Plutôt graines clairsemées (et non pas mûres). Var. grapelou.
crapelou adj.  Non mûr. Non mûr. De mosca crapelou, du muscat non mûr.
crapena, v. n.  Etre avare, amasser avidement.  Etre avare, amasser avidement.   Fou  j-avãa  crapenon tota rlõo vya é can mouron è j-ereti l'an pa ona tso°"ja dé réconyèchansé, ces avares amassent avidement toute leur vie et quand ils meurent les héritiers n'ont pas un brin de reconnaissance.
crapi, v. n.  Périr, crever. Périr, crever. I tsate l'a peca dé trwéra é l'a crapi, le chat a mangé de la saleté et il a péri.
crapó, s. m.  Crapaud. Crapaud. È crapó chon brote, ma fó°" pa ou férë dé ma, paskyè i pecon tota chörta dé vermena, les crapauds ne sont pas beaux, mais il ne faut pas leur faire du mal, parce qu'ils détruisent toute sorte de vermine.|| Fig. Terme d'injure s'appliquant surtout aux enfants. Atin, crapó kyè téi, t'aprindri a eni per'ënkye! crapaud, je m'en vais t'apprendre à venir ici!
crapóta, s. f.  Gamine. Gamine. Atin crapóta, t'aprindri a eni rôba è pómé a nó, attends, vilaine, je vais t'apprendre à venir voler nos pommes.
crapotën, s. m. Dim. de crapó. Petit crapaud.  Petit crapaud.
cratchye, v. a.  Cracher. Cracher.
cratówa Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa. Faire ses besoins en parlant des chèvres, des lapins, etc.v. intr. Par ext. Tomber en parlant des fruits d'un arbre qu'on secoue Syn. pétówa. Lex. cratówa.
cratówa, s. f.  Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin. Crotte de chèvre, de brebis, de rat, de souris, de lièvre ou de lapin.
cré !  Sacré ! Juron abrégé de «sacré». Sacré ! Juron abrégé de «sacré».
créasyon, s. f.  Création. Création. I créasyon dou moundó, la création du monde.
crebla, v. a.  Cribler. Cribler. Crebla a chabla, cribler le sable. Par ext. Passer au crible, diminuer: charé byin crebla can ché ardzin vendre ou byo fese, quand cet argent arrivera au beau-fils, il sera bien criblé (diminué). || Fig. Accabler. Crebla dé dètó, criblé des dettes.  || Ballotter. É wéi, chou ó trin, l'îta prou crebla, et là, dans le train, il a été terriblement ballotté. || Trembler. Can n'aïe cófa dé cläa dou taba derën pé górdze, i charpin creblãe 'na vwãrba é créeãé; quand on avait craché de la salive imprégnée de tabac dans la gueule du serpent, le serpent frétillait un moment et périssait.
creblé, s. m.  Brize intermédaire (Briza media L.). Brize intermédaire (Briza media L.).
crebló, s. m.  Crible. Crible. L'a dé crebló ën fêe é de crebló fé avwéi dé bagyété, il y a des cribles en fer et des cribles faits avec des baguettes de bois; pacha ou crebló, passer qqch. ou qqn au crible.
créea, v. n.  Crever. Crever. Le mot s'emploie pour désigner la mort de tous les animaux: i tsate l'è créea, le chat a péri; oun tsate créea, un chat mort; crié byin dé tchyévré sti an, il périt bien des chèvres cette année. || S'emploie pour la mort des gens en style bas: l'a vecou é l'è créea cóm'ona béitchye, il a vécu et il est mort comme une bête. || Fig. Créea dé fan, créea dé chi, dé counpara, crever de faim, de soif, de peine; créea dé vergonye, d'ënradze, crever de honte, de colère. || S'éteindre. L'a djya grantin kyè l'è créea i fwa, il y a longtemps déjà que le feu s'est éteint. || V. a. Crever. I atse l'a créea o-n-we avwéi è corné, a ché dou Vè, la vache, avec la corne, a crevé un œil au fils du Vert; t'a djya créea a bêra, è bóté, tu as déjà troué ton bonnet, tes souliers; l'a créea a téita avwéi oun taborën, il lui a crevé la tête avec un tabouret. I) V. n. Sauter, en parlant d'un abcès: i amaché pó créea, l'abcès se prépare à sauter.
créeanse, s. f.  Créance, argent prêté. Créance, argent prêté. L'è oun kyè l'a dé créeansé, c'est un homme qui a de l'argent prêté; l'a dé créeansé chou nó, il a des créances sur nous [il nous a prêté de l'argent que nous lui devons encore].
crefa, s. f.  Une petite quantité. Une petite quantité. L'a bala 'na crefa dé ni, il est tombé une petite couche de neige.
créitchãé  Accouplement Accouplement.n. f. 
créitchye Couvrir, s'accoupler avec la femelle Couvrir, s'accoupler avec la femelle.v. tr.  Par ext. et vulg. baiser. Syn. bócata.
créitse, s. f.  Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. Hotte plate pour porter un fromage;  hotte  composée  de planches et de deux pièces de bois recourbé pour porter des morceaux de bois. |) Grim.: crétchya.
crekye, s. m.  Cric. Cric.
crën, s. m.  Crin. Crin.
crëncale, s. f.  Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale. Bagatelle, chose de rien. || Syn. prëncale.
crënché, s. f. pl.  Criblures des céréales. Criblures des céréales. Kyën brote bla, l'a rin kyè dé crënché, quel vilain blé, il n'y a que des criblures; pó°" dé gran pó è moundó sti có°" é prou dé crënché pó è dzenelé, cette fois [cette récolte] peu de grain pour les gens, beaucoup de criblures pour les poules. || Fig. Rebut. È promyé l'an créea dé counpara, atrapon rinkyè è crënché, les aînés des enfants se sont tués à peiner et [au moment de partager] ils n'ont que le rebut. || Oun pó°" dé w'ardzin pó è j-aóca, i réista pó è caféi, é è crënché pó a mijon, une partie de l'argent est pour les avocats, le reste pour les cafés et les criblures pour la maison ; fou kyè chon foura ën' Amerikye é kyè fan ënvwéé fouraw'ardzin, l'an rinkyè è crënché, ceux qui sont en Amérique et qui se font envoyer l'argent ne reçoivent que la portion congrue.
crënchon, s. m.  Cresson Cresson. Avwéi è crënchon di tórin oun fé dé bóna chawäda, avec le cresson sauvage [des torrents] on fait de bonnes salades.  C'est la Cardamina amara L.
crënchye, v. a.  Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain Remuer le van à gauche et à droite de manière à faire monter les criblures à la surface du grain.Can o-n-a vana fó°" crënchye é pwe avwéi' na ploun-ma  dé dzenele fó°" fótrè foura è crënché, , quand on a vanné, il faut «crinser » et puis, avec une plume de poule, jeter dehors les criblures.
crenoouina, s. f.  Crinoline. Crinoline.
crepechadzó, s. m.  Crépissage. Crépissage. I mijon l'è fornite, réisté rinky'i crepechadzó,la maison est terminée, il ne reste que le crépissage [à mettre].
crêpéi Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.   Plutôt beignet, mélange d'œufs et de farine que l'on fait frire et saupoudré de sucre (et non omelette). Se dit aussi de la couche rôtie au fond de la casserole de la polenta ou de la fondue.  
crépéi, s. m.  Omelette. Omelette. Vwi n'arin dé crépéi pó dena, aujourd'hui nous aurons des omelettes pour dîner. || De la famille du fr. crêpe.
crepi, -pite, participe de crepi  (adj.).  Garni, criblé, plein, tout couvert Garni, criblé, plein, tout couvert. Dé tsatin l'è tó crépi dé mótsé pé fou pilo, en été c'est garni de mouches dans les chambres; iré crépi dé moundó, ça fourmillait de gens.
crepi, v. a.  Crépir. Crépir. Pó crepi è moralé di mijon nouwe van tsásye dé chabla ba ou Roun-nó, pour crépir les murs des maisons neuves, on va chercher du sable du Rhône.
crere, v. a.  Croire. Croire. Crijó, tó cri, i cri, nó crijin, vó cride, i crijon. Imp. crejïó, tó crejïe, i crejïe, nó crejïon, vó crijïe, i crejïon. Fut. creri, tó creri, i creri, crerin, creréi, creran. Cond. pr. crerôo. Part. crou. || Yó crijó pa chin, pour moi, je ne crois pas cela; ó cri prou, il le croit bien; crejïó chwêe kyè tó fori enou, je croyais sûrement que tu serais venu; l'è pa oun kyè cri tó chin kyè djyon, ce n'est pas qqn qui croit tout ce qu'on dit. || Fó°" crere, il faut croire, formule pour attirer l'attention sur un fait notoire. Kyën tsatéi l'a fé wéi, fó°" crere kyè l'è prou retsó, quel palais il a bâti là, il faut croire qu'il est assez riche; cóminse a eni fri, fó°" crere kyè no chin a fën dé outon, il commence à faire froid, c'est qu'on est fin automne.  
crere, v. r. Croire .  Che crijon prou retsó, ils se croient assez riches. Avec la prép. de et un infin. Che crejïe dé wéea a brinta chowé, il croyait pouvoir lever la brante tout seul; che cri d'ai fé oun bon martchya, il croit avoir fait un bon marché; fó°" pa té crere ky'i vénindze foweche béwa sti an, il ne te faut pas croire que la vendange soit belle cette année. || S'en croire. Ché ch'ën cri byin, il s'en croit. || V. n. Crijó pa, je ne crois pas; crijó prou, je crois bien; cri pye, crois «seulement» (n'y crois pas). L'infln. est précédé de la prép. de. Crijïo' d'arowa i promyé, je croyais arriver le premier. || Encore courante en SR, la construction avec de est vieillie en France pour les verbes croire, penser, espérer, sembler. || Obéir. Kyën botchyó dé fèmawa, cri rin, quelle femme têtue, elle n'obéit point!
creselon, s. m.  Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ. Nœud qui se fait au fil pendant qu'on le dévide. || Cf. Fank., Val-d'Illiez, p. 41, krekœ.
créta, s. f.  Crête Crête. I créta dou pówé, la crête du coq. || I tsawé l'è fran chou a créta, le chalet est sur la crête.
crétéoué, s. m. Dim. de créta.  Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477) Petite hauteur en forme de crête.  || Voy. aux noms de lieu.(p.477)
cretré, v. n.  Croître. Croître. I cré pa, il ne grandit pas; t'a rin crechou. di antan, tu n'as point grandi depuis l'an passé. || I ona cóminsé a cretré, la lune commence à croître; i tsancro kyè cré, le cancer qui croît (par oppos. au tsancro' kyé rô°"dze, le cancer qui ronge). || L'a prou w'eji dé cretré ché, i prou d'atró pó trale, celui a le temps de grandir, j'ai assez d'autres pour travailler; cré cómin i cavwa di véi, aba, il grandit comme la queue des veaux, en bas.
creva, s. f.  Maladie qui mine qqn. Maladie qui mine qqn. L'a a creva, il dépérit.
crévache, s. f. Animal vieilli et de peu de rapport,  Animal vieilli et de peu de rapport, ona vyele crévache dé eatse, une vieille vache qui ne rapporte plus rien.
crévale, s. f.  Petite bête qui ne rapporte plus rien. Petite bête qui ne rapporte plus rien.
cri, s. m.  Cri. Cri. S'to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, si tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus: au jeu de cache-cache, si le chercheur ne parvient pas à trouver celui qui s'est caché, il prononce la phrase qui précède.-
criafan, s. m.  Indigent (par paresse) Indigent (par paresse). Les gens d'Arbaz disent aux Saviésans: Chavyejan, criafan, trólè a barba pó ai dé pan! Saviésan, crève-faim, presse ta barbe pour avoir du pain !
crïde, s. m.  Crédit. Crédit. Bale a crïde, donner à crédit; atseta a crïde, acheter à crédit.
crijin, -inta, adj.  Obéissant. Obéissant. L'è rin crijin, il n'est pas obéissant du tout.
crindre, v. a.  Craindre. Craindre. Té crinjó pa, je ne te crains pas; crinjïé kyè foweche enou dé plodze, il craignait qu'il ne plût.
crinte, s. f.  Crainte. Crainte. Oun pou comanda chin kyè no ou, fou j-infan obeechon pa, l'an pa 'na crinte, on peut commander ce qu'on veut, ces enfants n'obéissent pas, ils n'ont aucune crainte. || Che bale dé crinte, se faire craindre, en imposer à qqn.
crinti, adj.  Craintif, ombrageux, timide Craintif, ombrageux, timide. L'è rin crinti ché infan, cet enfant n'est pas peureux; i mówé l'è crinti, le mulet est ombrageux.
cristawe, s. m.  Cristal. Cristal.
cró  s. m.  Tombe. Tombe. L'è derën ou cró, il est dans la tombe (il est mort); féré ó cró, creuser la tombe; fó°" ky'è cró echon chi pya dé préeon, il faut que les tombes (fosses) aient six pieds de profondeur. || Long creux que l'on pratique dans les vignes pour provigner; si ce creux n'est pas long, il s'appelle fortseta.
cró s. m.  Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât. Croc pour attacher les brantes aux flancs du mulet sur le bât.
croche Gros clou de charpentier. Gros clou de charpentier.
croche, s. f.  Béquille. Béquille. Ché kyè vajïé avwéi è croche, celui qui allait avec les béquilles. || Crosse de fusil; i croche dou foje.
crochi, v. n.  Craquer.  Craquer. Can i mowé pekye warvin-na, n'avwi crochi è din, quand le mulet mange l'avoine, on entend craquer les dents; è breséi crochon can chon byin cwé, les bricelets craquent quand ils sont bien cuits. || V. a. Ecraser. Fou dé Dzójé   ó t'oran crochi déjó è din d'ënradze, ceux de Joseph l'auraient écrasé sous les dents de colère.  Afr. croissir. Grimisuat, comme à Savièse, mais aussi signifiant manger: crouchi dé pan. Yé tórdzó apréi crouchi, il est toujours en train de manger. || L., Contes, 120, dit krochhye.
crochya, s. f.  Cartilage.  Cartilage. L'è pa dé bóna tsêe ché bócon, l'a rin kyè dé crochya, ce morceau de viande n'est pas de première qualité, il n'y a que du cartilage.
crója, v. a.  Creuser. Creuser. Crója è pómètêré, arracher les pommes de terre. || Abs. N'ën falou crója préeon, nous avons dû creuser profond; crója foura, sortir qqn ou qqch. en creusant.
crojele, s. f. Vase pour la collecte à l'église Vase pour la collecte à l'église. || Voy. Pierreh. 163, s. v. crousille.
cròkye, adj.  Très âgé, vieux. Très âgé, vieux. Fou vyou cròkye dé tsasyou, ces très vieux chasseurs.
cromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi Peloton de fil  Var. actuelle gromechéi
cromechéi, s. m.  Peloton de fil.  Peloton de fil. Che robatâé cómin oun cromechéi, il se roulait (par terre) comme un peloton de fil. Grimisuat a cromechéi et cormechéi.
crópa, s. f.  Croupe. Croupe. Achéita té chou a crópa dou mowé, assieds-toi sur la croupe du mulet. || Derrière. T'éi chwêe kyè to rechi oun có°" chou a crópa, certainement tu recevras un coup sur le derrière.
cropenyon (a), adv.  Accroupi. Accroupi. Oun vën tó mó°"se dé resta, tó ó dzó a cropenyon derën pé hé venyé, on devient tout mouillé à rester tout le jour accroupi entre les ceps; ch'é metou a cropenyon é l'a wéea ó fache tó chowé, il s'est accroupi et a soulevé le « faisceau » de foin tout seul. || Dérivé de crópa, croupe.
cropi, v. n.  Croupir. Croupir.
cropïre, s. f.  Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval. Croupière, longe de cuir qui passe sous la queue du mulet, du cheval.
cropyon, s. m.  Croupion. Derrière, postérieur. Croupion. Derrière, postérieur.
cropyóna, v. n.  Rester assis. Rester assis. O-n'an-mé méi aa ou traó kyè dé cropyóna per-ënkyè, on aime mieux aller au travail que de rester recroquevillé par ici. Syn. cropyówa.
cropyówa, v. n.  Rester assis. Rester assis. Tòrdzo apréi clochi: ma la, ma wéi  l'a pa pochou féré 'na tsóouja kyè cropyówa, toujours à se plaindre: mal ici, mal là, il n'a pu faire autre chose que de rester assis et couché.
cropyóweró, -era, s. m. et f.  Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise. Personne qui ne peut pas travailler et doit rester assise.
crosefi, s. m.  Crucifix. Crucifix.
crosefié, v. a.  Crucifier; tourmenter. Crucifier; tourmenter. Ché viāé tan crosefiae, elle était tant persécutée, tourmentée.
crosye, crochye v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi.  v. intr. Craquer. D'éi avoui crosye, j'ai entendu craquer. Syn. crochi. 
cróta  s. f.  Croûte. Croûte. I cróta dou pan, dou frómadzó, la croûte du pain, du fromage. || Petite quantité, ona cróta dé bōró chou ó cadre, un petit morceau de beurre sur la planchette.
cróta  s. f.  Jante de roue Jante de roue. Mè fó°" tsandjye è cróté dé sta rouwa, il me faut faire changer les jantes de cette roue.
cróta, -ae, part., adj. ets.  Marqué de la petite vérole. Marqué de la petite vérole.
crótawa, s. f.  Beignet, «merveilles». Beignet, «merveilles».
crótchye, v. a.  Attacher, agrafer. Attacher, agrafer. Crótchye a tsemijé, agrafer la chemise; crótchye è pantawon, agrafer le pantalon. || Accrocher, atteindre: chon ita porchyou, l'aie dé fou kyè ou crotsion pé è taon, ils ont été poursuivis, il y avait de ceux qui les «accrochaient» par les talons.  Par ext., se dit de qqn qui s'arrête partout. Chon pèrtó crótchya, todri pa chyore rlōo rota, ils se sont partout accrochés (arrêtés), ils font tout excepté suivre leur route.
crótchyon, s. m.  Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain Croûton du pain, du fromage, quignon, entamure du pain. Bale mè ó crótchyon! donnez-moi le croûton !  Petit tas. Venyon grandé è grandzé é peti è crótchyon dou fin, [vers le printemps] les granges deviennent grandes, et petits les tas de foin.
crótchyóna, v. a.  Couper la croûte tout autour d'un pain Couper la croûte tout autour d'un pain. Les pains de seigle sont ronds et plats; enlever d'abord les bords est inconvenant.  Fig. Taquiner. Crótchyóna è j-ātró, taquiner les autres. Cf. pecóna pour les autres synonymes.
crótchyóné, s. m. Dim. de crótchyon.  Petite croûte de pain. Petite croûte de pain.
crótsata v. a.  Crocheter Crocheter, óra rin kyè crótsata, crótsata, dé tsó°"jé kyè väon rin, maintenant [à l'école] on ne fait que crocheter et broder des choses inutiles. || Taquiner. Can l'an prou crótsata ch'ëngrëndzon, quand ils se sont assez taquinés, ils se fâchent.
crotsateri, s. f.  Taquineries 
crotsateri, s. f.  Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.    . Terme méprisant pour désigner les travaux au crochet, les broderies.  ||   Fig. Taquineries.
crotse, s. f.  Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska. Son séparé de la farine des céréales. It. crusca, romanche krüska.
crótsé, s. m.  Crochet, agrafe. Crochet, agrafe. Dé crótsé pó pindówa a tsêe, des crochets à pendre la viande. 
crótsé, s. m.  Obstacle, difficulté.  Obstacle, difficulté. I vendre rin anéi, i trouwéré prou cakyé crotsé, il ne viendra pas ce soir, il trouvera bien quelque échappatoire.
crótsé, s. m.  Taquinerie. Taquinerie. Can fou dó°" chon ënsinbló, chon rin kyè dé crótsé, quand ces deux sont ensemble, ce ne sont que taquineries.
crótsebindon Détour Détour. L'a ƒéi oun crótsebindon é ó t'éi deperdou, il a fait un détour et je l'ai perdu.
crótsebindon, s. m.  Croche-pied. Croche-pied.
crotse-pya, s. m.  Croc-en-jambe. Croc-en-jambe. Forôo pa tsejou che eché pa fé ó crotse-pya, je ne serais pas tombé s'il ne m'avait donné un croc-en-jambe. || Syn. clòpé, crótsebindon.
crou, croua , adj.  Ecru, qui n'a pas été lessivé. Ecru, qui n'a pas été lessivé. Dé fi crou, dé j-étsapé croué, du fil écru, des écheveaux écrus.
crou, crwa , adj. Cru.  crou, crwa , adj. Cru. Dé tsêe crwa, de la viande crue, viande séchée.
crouchon, s. m.  Poire cuite au four. Poire cuite au four. Dé crouchon é dé noue iré dé cotoma i marinda dan ó tin, des «crouchons» et des noix, c'était le goûter d'autrefois. || Dev. Oun parin borla kyè l'a a cavoua? - i crouchon, un homme brûlé ayant une queue? - une poire séchée au four.
crwi, s. f.  Croix. Croix. I crui da mechyon, la croix [plantée à l'occasion] de la mission. ||  Fér'a crwi chou cakyé tsó°"ja, faire la croix sur quelque chose, c'est en faire son deuil; nó chin pa jou ina a tin tsasye ché bó°", óra n'in rin ky'a féré a crwi chou chin, nous ne sommes pas montés à temps pour chercher ce bois, maintenant nous pouvons en faire notre deuil (faire la croix là-dessus).
crwi, s. f.  Epreuve.  Prov. L'an tui rlôo crwi a porta, chacun a sa croix à porter. 
crouijata, v. n.  Faire des zigzags. Faire des zigzags. L'a pa chyou a vwesa, l'a tó crwjata, il n'a pas suivi [en fauchant] la limite tracée, il a fauché tout en zigzags. || V. a. Faire des croix nombreuses sur un objet. Kyënta moda t'a to can to aryè, to crwijate è tchyévre? quelle habitude as-tu; quand tu trais, tu multiplies les croix sur les chèvres?
crouijé, s. f.  Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Coquille de noix, de noisette, d'œuf. Dé crwijé dé nwè,des coquilles de noix.  Autrefois on les donnait au moulin pour moudre avec le blé: oun grou andin dé crwije dé nwé ky'oun fajïé moudre avwéi ó bla, un gros andin de coquilles de noix qu'on faisait moudre avec le blé. || En afr. cruise.
crouijéta, s. f. Dim. de crouijé.  Petite coquille. Petite coquille.
crouijya, s. f.  Croisée des chemins. Croisée des chemins. Ba a crouijya dé Tsinye, à la croisée de Tsigne. L'a chowin ona croui ä crouijya di vâé, il y a souvent une croix à la croisée des routes.
crouitse, s. m.  Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes. Kreutzer, monnaie de cuivre qui valait le 1/4 du batz, soit environ 3% centimes.
crouitse, s. m.  Petit cierge  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouitse, s. m.  Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche. Petit cierge de cire jaune que les gens achetaient et brûlaient à l'église durant les offices des morts. Ces cierges étaient placés sur un tabouret au milieu de l'allée principale. On déposait 10 centimes sur le tabouret pour chaque cierge, primitivement un kreutzer, de là le nom qui est resté. Voy. Pierreh. s. v. cruche.
crouja, s. f.  Vallon. Vallon.
crouja-colè, s. m.  Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois. Creuse-cuiller. Instrument pour creuser les cuillers en bois.
croujata, v. n.  Croiser. Croiser. Syn. de crouijata.
croulon    Vache très maigre, de peu de valeur Vache très maigre, de peu de valeur
croulon, s. m.  Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu. Fourgon, tisonnier. Le croulon est un râble de fer à long manche de bois, souvent aussi une fourche de fer pour pousser les fagots dans le poêle et tisonner le feu.
croulóna, v. a. et abs.  Agacer, taquiner qqn. Agacer, taquiner qqn.
croulóna, v. a. et abs.  Fourgonner, tisonner. Fourgonner, tisonner. T'éi tòrdzó' apréi croulóna derën pé ché fornéi, to faréi tó crèea ó fwa, tu es toujours à tisonner dans ce poêle, tu éteindras le feu. 
croulonéréi, s. m.  Taquin; celui qui tourmente qqn. Taquin; celui qui tourmente qqn. O-n-a pa 'na vouārba dé doura avouéi fou crouloneréi, on n'a pas un moment de repos avec ces gens qui taquinent toujours.
croupe!  Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut Onomatopée indiquant la rapidité d'un saut: i tsën choute croupe ina chou mè, le chien saute sur moi d'un coup.
crouwa, s. f.  Croissance, crue. Croissance, crue. Tré byo j-infan kyè l'an byin dé crouwa, trois beaux enfants qui grandissent bien; chon dé crouwa, ils deviennent grands, prennent une grande taille; fó°" féré è j-ālon chou a crouwa i j-infan, il faut faire les vêtements «sur la croissance» aux enfants (assez grands pour que l'enfant puisse les porter en grandissant).
crowi, v. a.  Couvrir. Couvrir. Per'ënkyè oun crowe tòrdzó è ti avwéi dé wése, par ici on couvre toujours les toits avec des ardoises; ina i mêin, oun crowêe ó fwa avwéi dé chëndre é ô matën o-n-aïé pa béjwin dé motsété pó ënprinde ô fwa, dans les mayens, on couvrait le feu avec les cendres et le matin on n'avait pas besoin d'allumettes pour allumer le feu. 11 V. r. I tin che crowé, le ciel se couvre. || Fig. Cacher. Fajïon 'na tsó°"ja pó crowi ó fwa, ils faisaient cela pour cacher le feu (pour donner le change).
crwéea, s. f.  Mauvaise humeur, méchanceté. Mauvaise humeur, méchanceté. L'è prou plin dé crwéea, il est tout rempli de méchanceté; chin l'è rin kyè dé crwéea, ce n'est que méchanceté pure [de sa part]. || Même orig. que crouéi.
crwéi s.m. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon. Mauvais ,c'est le mauvais, le démon.
crwéi s.m. Méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux. crwéi : e crwéi sont les méchants, par oppos. aux bons, aux vertueux.
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité . Mauvais, de mauvaise qualité . Oun crwéi moundó, une méchante personne; ché l'a nète ona crwëe winvwa, il a une très méchante langue.  Chai dé crwé : savoir de la sorcellerie. | [ Impie, mauvais moralement. Ché iré déstra crwéi, fajïé pa kyè deré dé ma dā rewejyon, ch'ënmóca dé tóté, celui-là était très impie, il ne faisait que déblatérer contre la religion, se moquer de tout. |[ Maigre, misérable. L'è enou crwéi cóm'ona tsarópa (charogne), il est devenu d'une maigreur épouvantable; l'è tan crwéi kyè l'a pa ky'a péi é è j-ó°"ché, il est si maigre qu'il n'a que la peau et les os. || S. m. I crwéi, le mauvais;  È crwéi 
crwéi, cróouwa et crwëe, adj.  Mauvais, de mauvaise qualité. Mauvais, de mauvaise qualité. Oun crwéi tsapéi, un mauvais chapeau; ona crwëe din, une mauvaise dent, mais on dira: é din chon cró°"wé, la forme de l'adj. variant selon la place; ha noué l'è cróouwa et hé noué chon cróouwé. Prov. È cwéi j-ovri tró°"on jaméi dé bon j-oti, les mauvais ouvriers ne trouvent jamais de bons outils. || Méchant, d'un caractère méchant.
crwijye, v. a.  Croiser Croiser. Fó°" crwijye è man pó préé, il faut croiser (joindre) les mains pour prier; è wétré che chon crwijyéi, les lettres se sont croisées. || «Couper» en forme de croix: chon acatoma dé crwijye chela è wéi, ils sont habitués de «couper» un pré pour passer [ici et là].
Cwachyae, s. f.  Coassement, cri de poule. Coassement, cri de poule. Pórkyè l'an t-e fé dé hè cwachyéi è dzenelé ? pourquoi les poules ont-elles poussé de ces cris? || Cri d'une personne. Ché rnoundo fé dé broté cwachyéi pó rin, cette personne pousse de vilains cris pour rien.
cwãchye,  v. n.   Coasser,  crier. Coasser,  crier.  N'avwi pa kyè cwächye hé dzenelé, on n'entend que crier ces poules. || Crier, en parlant des gens, ën d-a t-e cwachya ha brota fémawa ! a-t-elle crié cette vilaine femme!-
cwadzon, s. f.  Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos. Nom d'une vache noire avec le bout de la queue noir et une raie blanche sur le dos.
cwatse, s. f.  Coiffure Coiffure. È marin-né l'an 'na cwife kyè catse a cwatse, les femmes ont une coiffe qui leur cache la coiffure. Les femmes de Savièse portent les cheveux tressés et entortillés sur la nuque.
cwêclé Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé. Ouverture à gauche dans une robe (cotën) de Saviésanne afin de faciliter l'habillage.n. m.  Lorsqu'une jeune fille ne voulait pas d'aventures avec un jeune homme, on disait : « En voilà une qui a la main sur le couêclé. » I djyäblo, kyé l'è totin ita oun monstró satan, l'aie djya ënvinta ó couêclé, le diable, qui a tout le temps été un monstre satan, avait déjà inventé le cwêclé. Var. cowè(r)clé, coèclé.
cwën, s. m.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas.  Terme de tricotage. Ornement, sorte de rivière que les femmes tricotent aux deux côtés de la jambe d'un bas. È tsouson a couën van byin avwéi è bòté bâché, les bas à «coins» sont jolis avec les souliers bas.
Cwéna, s. f.  Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce.   Dosse, la première et la dernière planche d'un «billon» et qui conserve son écorce. || 
Cwéna, s. f.  Tranche  Tranche ;ona couena dé bacon, une grosse tranche de lard.
cwëndze, s. f.  Personne méprisable. Personne méprisable. || Syn. ona pesta.
cwené, s. m. Dim. de cwën.  Petit coin. Petit coin. || Mot fréq. en afr. : coignet, cuignet, quignet, etc.
cwenye, v. a.  Presser, serrer Presser, serrer,ën ché ban iron cwenya kyé powîon pa méi ai ó fla, dans ce banc ils étaient serrés au point d'étouffer; i' ra iré cwenya derën e-n-ona bota; le rat était serré dans un soulier. || V. r. Se presser. Ch'è cwenya wéi deri ó fórnéi é partie pa méi, il s'est serré là contre le fourneau et il ne partait plus. || Etayer avec un coin. w'étchyésó l'è pa plan, fó°" cwenye avwéi dé botselon, la cuve n'est pas d'aplomb, il faut l'étayer avec des morceaux de bois; mè fó°" prindé cakyé tsó°"ja pó cwenye, chënble kyè che cló°" w'estoma, il me faut prendre un peu de nourriture pour étayer l'estomac, il me semble qu'il se ferme.
cwêrcla, v. a.  Mettre le couvercle à quelque chose. Mettre le couvercle à quelque chose. Couêrcla ó brontse, mettre le couvercle à la marmite.|| Fermer, achever. Oun dzin mó pó coyêrcla ó carné, un joli mot pour terminer le carnet.
cwërlą v. m.  Cracher Cracher. L'è pa propra chin dé cwërlą chou ô plantchyą, ce n'est pas propre de cracher sur le plancher.
cwërla, s. f.  Crachat. Crachat.
cwete , s. f.  Cuite. Cuite. L'a pri 'na couete, il a pris une cuite; il s'est enivré. Expr. pop. en SR et connue aussi en France.
Cwete?  adv.  Qui est-ce? Abréviation de coui e t-e? Qui est-ce? || Abréviation de coui e t-e?
cwi  , pron. inter.  Qui? Qui? Cwi e t-e wéi? qui est là? - chéi pa cwi, je ne sais qui.
Cwi !   Cuit ! Cuit ! Au jeu de billes, quand la bille d'un joueur reste dans le triangle [bitchyó] on dit qu'il est cwi, cuit, c.-à-d. hors-jeu.
cwife, s. f.  Coiffe. Coiffe. Bonnet de soie des femmes.|| I cwife dou tsarfon, sac en forme de coiffe à grosses mailles dans lequel on met les choux frais pour les cuire. || Cwife ( = pòrsyon da dóbla di atse, partie du second estomac des vaches), mésentère.
cwijan'na, s. f.  Cuisson, ce qui est cuit Cuisson, ce qui est cuit, ona cwijan-na pó è catson, une cuisson pour les porcs.
cwijon, s. f.  Gros embarras. Gros embarras.
Cwire, v. a.  Cuire.  Cuire. Cwire a sën-na, faire le souper; mé fó°" aa cwire pó è catson, il me faut aller cuire pour les porcs; è pómé chon cwété é récwèté, les pommes sont cuites et recuites; l'è ita cwé per derën, il a été cuit par-dedans. Cwire pó è béitchyé, cuire quelque chose pour le bétail. || Se dit de la peau enflammée par l'urine chez les petits enfants. Ché pó°"ró peti l'è tó cwé, ce pauvre petit a la peau tout enflammée. || V. n. I vèn l'è ën trin dé cwire, le vin est en train de fermenter. || V. r. ën'atindin kyè nó vajin a mécha, i dena che cwi prou, tandis que nous allons à la messe, le dîner se cuira bien. || Le patois confond cuire avec bouillir: cwire ó waséi, bouillir le lait; avec frire: dé pómètêré cwité ou boró, des pommes de terre frites au beurre; avec fondre: de boró cwé, du beurre fondu.
d consonne de liaison consonne de liaison entre ën et ai. ën d-an t-e fé dé trin, ont-ils tapage; van outre tanky'ën d-a oun, ils s'y rendent tant qu'il en reste un; ch'ën d-a, l'a pa tropa, s'il y en a, il n'y a pas foule.
dā, art. contracté pour dé a de la. de la. È di dā man, les doigts de la main; di a mö dā féna, depuis la mort de sa femme.
Dabo kyè, conj. Aussitôt que. Aussitôt que. Dabo kyè n'arin forni, nó partin amou mijon, aussitôt que nous aurons fini [ce travail], nous montons à la maison.
Dabo óra Tout à l'heure  tout à l'heure
dabo, adv.  Bientôt. Bientôt. Vendre dabo, il viendra bientôt; t'aréi dabo fé chin, tu auras vite fait cela; dena-vo' dabo? -       pa fran dri, dînerez-vous bientôt? - pas immédiatement.   Puisque. Dabo kyè to fé pa oun cri, té tsasó pa méi, puisque tu ne pousses pas un cri, je ne te cherche plus (au jeu de cache-cache).
D'acôo, Loc. adv. D'accord, d'accord, óra nó chin d'acôo, maintenant nous sommes d'accord; d'acôo chin, ma... je te concède cela, mais...
dadóou, s. m.  Dadais. Dadais. Kyëntou dadóou! quels dadais!
dajon, s. m.  Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. Couche formée par les aiguilles de sapin, de pin, etc. óra l'è défindou dé prindé dé dajon pó chótédré è eatse, il est maintenant défendu de prendre du dajon pour la litière des vaches.
dāle, s. f.  Pin Pin. È dālé frounjon a taea, les pins fournissent le bois gras; chò cóm'ona dāle, sourd comme un pin, très sourd.
dāléta, s. f. Dim. de dāle.  Petit pin. Petit pin.
dalōo, adv.  Naturellement, bien entendu. Naturellement, bien entendu. L'è arowa i fese dé chorda, — ën d-aré conta dé bèwè tsowjé, -dalōo, notre fils est rentré du service militaire, - il aura conté de belles choses, - naturellement.
dama, s. f.  Dame. Dame. Tandis que pour une paysanne on dira i féna a X, pour une femme mariée de la ville, on dira plutôt: i dama a X. \\ Terme du jeu de cartes: i dama dé pekye, la dame de pique.  È damé róché, les courtilières. Syn. è tarpé.
damadzó, cf. s. v. démadzó. Dommage Dommage
daméta, s. f. Dim. de dama.  Petite dame. Petite dame.
damijéwa, s. f.  Demoiselle, Demoiselle, iré ona plo bewa damijéwa! c'était une si belle demoiselle !
damou   Prép.  Au-dessus de, sur.  Au-dessus de, sur. N'ën oun tsawé ina damou ó chéi é oun fran déjó, nous avons un chalet sur le rocher et un juste dessous; réiste damou nó, il habite au-dessus de notre appartement. || Fig. È retsó chon cómin ó°"ló, chon tòrdzó damou, les riches, c'est comme l'huile, ils sont toujours dessus. || En amont de. Damou ó pon, en amont du pont. || Au nord de, lorsqu'il y a différence de niveau. L'an oun pra damou ó nó°"tre, ils ont un pré au nord du nôtre. || Damou peut être précédé d'autres adverbes ou prépositions: ina damou, pé damou, outré damou, outré pé damou, foura ina pé damou, amou damou, di damou, outr' ënséi é ina é ba pé damou, etc. Voy. ces termes.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, Damou désigne couramment les mayens ou les alpages par opposition  aux villages:  l'are méi    moundó damou kyè déjó vwi -conta, aujourd'hui il y aura davantage de gens dans les mayens que dans les villages. - Soyez-en sûr; demëndzé parton tui amou i rèco è réiston tré dzó damou, dimanche tous vont aux mayens pour faire les regains et ils restent trois jours là-haut. En amont, wéi l'è i pon é nó n'ën dé pra damou é déjó, là est le pont et nous, nous avons des prés en amont et en aval. || Le nord-est ou le Haut-Valais. L'è tópó damou, c'est sombre sur le Haut-Valais.
damou, adv.  Au-dessus, Au-dessus, itè ina damou, il habite au-dessus, à l'étage supérieur; i trālé ou pilo déjó ma dromé ou pilo damou, il travaille dans la chambre de l'étage inférieur, mais il dort au-dessus. En l'air, renversé. L'è ita acoli è tsanbé damou outre pè ó tsan, il a été projeté les jambes en l'air dans le champ. 
damwijèwa Demoiselle Demoiselle. Var. de prononciation de damijéwa. Voy. ce mot.
dan, prép.  Dans.  Dans. Usitée seulement dans l'expr. dan j-oun tin, autrefois, et dan ó tin, dans le temps [passé]. Partout ailleurs le fr. dans se rend par derën ou a.
dana, danae, adj. et s. m. et f.  Damné, damnée. Damné, damnée.
dana, v. a.  Damner. Damner. To charéi dana! tu seras damné!
danréi, s. m.  Denrée. Denrée. Dé vyou j-anréi,de vieux vivres (viande, fromage). Remarquez cette forme du pluriel, formée par analogie avec les mots commençant par une voyelle; cf. è j'antêrné, s. v. wantêrna. 'an tó metou chou ó mówé, infan, éijé, danréi, ils ont tout mis sur le mulet, enfants, vaisselle, denrées.
danse s. f.  Danse. Danse.
dansōo, dansoja, s. m. et f.  Danseur. Danseur. È gran dansōo chon pa, dé cotoma, dé dzin bën comifó°", les grands danseurs ne sont pas, en général, des gens bien sérieux. Prov.: Gran tsante, gran danse, jaméi d'avansó, grand chanteur, grand danseur, jamais n'avance [dans son travail].
dansye, v. n.  Danser. Danser. Fou dé Counti, kyëntou djyāblo pó dansye! ceux de Conthey, quels terribles gens pour danser! óra chondzon rin méi ky'a dansye, oun pó°" danson dabó derën ën w'elije é nyoun di rin, maintenant on ne pense plus qu'à danser, c'est vrai qu'on va bientôt danser dans l'église et personne ne dit rien. || Syn. ousa.
danye, s. f.  Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: Tige creuse de plante herbacée, spécialement tige du chanvre: i danye dou tsénevò, la tige du chanvre.
däouą Poser des dalles. v. tr. et intr. Poser des dalles. v. tr. et intr.
dāoua, s. f.  Dalle, grosse pierre plate. Dalle, grosse pierre plate.
daoun, adv.  N'est-ce pas? N'est-ce pas? Māre, vejó meróouwa 'na vouārba, daoun? mère, je vais jouer un moment, n'est-ce pas?
dapāa, adv.  En plus. En plus. L'a bala a sta cakyé tsoouja dapāa, il a donné à celle-ci quelque chose en plus [de particulier]; chin iré dapāa da réista, cela était à côté [en plus] du reste; chin kyè l'aie rechyou dapāa di j-ātro l'a falou tórna a rindre foura dé ché prósé, ce qu'il avait reçu en plus que les autres, il a dû le rendre par suite de ce procès.
daplan, adv.  D'aplomb. D'aplomb
D'aplon, Loc, adv.  Verticalement. Verticalement. Pòrkyé l'a byou, ché tën ouncó byin d'aplon, quand même il a bu, il se tient encore bien droit; l'è tsejoju d'aplon ba chou è j-étąwé, il est tombé tout droit sur les lattes de la clôture.
darbéi, s. m.  Petit arbre, branche de feuillage. Petit arbre, branche de feuillage. L'an fetchya dé darbéi dechéi dewéi da porta dé w'elije, ils ont plantés des arbustes des deux côtés de la porte de l'église. Ce genre de décoration se faisait surtout autrefois pour la réception de l'évêque. A Grimisuat, darbéi désigne les ramilles d'une branche de sapin vert que l'on coupe parfois en menus morceaux pour les donner comme litière au bétail.
darbon, s. m.  Taupe. Taupe. Chin l'è cómin ché kyé l'a entera ó darbon vivin, cela, c'est comme celui qui a enterré la taupe vivante [pour la punir].
darboni, s. m.  Taupier. Taupier. L'è rin bon darboni, ce n'est pas un adroit taupier.
darboniŗe, s. f.  Taupinière. Taupinière. Féŗé è darbonire, étendre les taupinières avec un râteau.
darboué, m.  Habitant d'Arbaz. Habitant d'Arbaz.
darila, adv.  Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Solidement. Se dit d'un objet qu'on a serré à tel point qu'il ne bouge plus. Pó mowa a réicha, fo°" a té chara darila avwéi w'étó, pour aiguiser la scie, il faut la serrer très fortement dans l'étau; t'a prou chara, l'è darila, tu as assez serré, cela ne bouge plus. 
darnachi, adv.  Avant-hier soir Avant-hier soir. L'è pa méi enou di darnachi, il n'est plus venu depuis avant-hier soir.(N'est-ce pas une contraction de déean achi : d'anachi )?
data, s. f.  Date. Date.
D'avąnsó, loc. adv. D'avance. D'avance. Pé bonōo ky'i chopou d'avąnsó, heureusement que je l'ai su d'avance.
davoué, adj. num. au féminin.  Deux. 'Voy. dóou. Deux. 'Voy. dóou.
dé bąda, voy. débąda. Inutilement, en vain . Inutilement, en vain .
dé cóton , loc. adv.  Penché, de travers Penché, de travers. Teni oun pó°" dé cóton, se dit très bien pour «un peu de travers, un peu penché»; cha tó pa teni dé cóton a brinta pó oudjye derën ä bóche ? ne sais-tu pas tenir la brante penchée pour verser dans le tonneau?
dé per  loc. prép.  Seul chez. Seul chez...Notez les expressions dé per mè, dé per rlôo, qui veut dire seul(e): chéi ita dé per mè tó ó dzó, j'ai été seul toute la journée; achye dé per rlôo è j-infan, laisser les enfants tout seuls; è manson l'an 12 fran pé dzó è j-âtro l'aran pa dé mwin, les maçons ont 12 francs par jour et les autres n'auront pas de moins [analogie à de plus]; l'è pa dé déré tan vyou, on ne peut pas le dire si vieux; chon d'acrere, leur parole fait foi [se dit des dépositions et affirmations de fonctionnaires qui ont prêté serment].  s'emploie après certains verbes, comme crëre croire, chondjye, moja, etc. Voy. sous ces verbes.
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  Certains: Certains: dé dzó o-n-è grëndzó ën che wèin, certains jours on est de mauvaise humeur en se levant; dé vwārbé fajïé brote tin, à certains moments il faisait vilain temps; dé j-an wi a, il y a certaines années; dé adzó, parfois. || Remarquez rin d' ātro, rien autre; chéi dé parin avwéi vó, je suis parent avec vous; chin l'ïta bala dé cadó, cela a été donné en cadeau; chin ky'oun motene per ënkye, l'è pa dé conta, le même travail qu'on fait ici ne compte pas. || 
dé, dè, d' avant une voyelle, prép.  De. De. D'oun byéi dé w'ātre, d'un côté et d'autre; dó°" dé rlôo, deux d'entre eux; ona dzin dé rin, une personne de rien (méprisable). || Marque la filiation, avec ellipse du mot fils ou fille. Manóèwe dé Fransi B. Emmanuel, fils de François B. La propriété: i mowën da comona, le moulin de la commune. || En fonction de partitif: d'intsó, de l'encre; dé vën, du vin; dé prewi, des poires; di kyè l'are d'infan, quand il aura des enfants. || L'emploi, la destination: i tsana dou vën, la channe à vin; i dólon dou caféi, le pot à café.Désigne un signe caractéristique: i marin-na dou servwe, la femme à la poix de cordonnier; i parin di tsāsé, l'homme aux hauts-de-chausses.
debacla, s. f.  Débâcle. Débâcle.
debacla, v. n.  Départager les voix. Départager les voix. Can chon peskye tābló fó°" kyé oun conteche é débacleche pó chai cwi l'a méi dé vwé, quand les candidats ont presque le même nombre de voix, il faut compter et départager les voix pour savoir qui en a davantage. Syn. détabla.
dèbada, adv.  Inutilement, en vain. Inutilement, en vain. Poude vó pa eni dèman avwéi ó mowé? - Na, ma apréi dèman. - È bin! l'è dèbada are, nó pówin pa atindre tinkyè adon, ne pouvez-vous pas venir demain avec le mulet? - Non, mais après-demain. - Eh bien ! c'est pour rien dans ce cas, nous ne pouvons attendre jusqu'alors; l'è pa dèbada kyè l'a tan de moundó, ce n'est pas en vain qu'il y a tant de ce monde; l'è dèbada de demanda oun chervisyó a ché, c'est inutile de demander un service à celui-là.
dèbandjya, s. f. Litt,  Levée de ban. Levée de ban. Ouverture  des mayens. Oun pou pa aa chou è comoun déean a dèbandjya, on ne peut conduire les vaches sur les pâturages communaux avant la levée du ban; i dèbandjya l'è pa tui è j-an ou memo tin; cómin l'è sti an kyè l'a fé fri tó ó fortin, i conche dou mêin fetsèré a dèbandjya méi tāa, la levée du ban n'est pas toutes les années à la même époque; comme il a fait froid cette année pendant tout le printemps, le « conseil du mayen » en fixera l'ouverture à plus tard.
dèbara, s. m.  Débarras Débarras. Oun grou dèbara dé mwin, un gros débarras de moins.
dèbarachyae, s. f.  Débarras. Débarras. Can n'ën fé ha dé wëntëna, l'è ona bóna dèbarachyae, quand nous avons achevé celle [le travail à la vigne] de Lentine, c'est un bon débarras.
dèbarachye, v. a.  Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Débarrasser, enlever tout ce qui est dans un local, sur un objet. Dèbarachye a tabla, desservir, enlever tout ce qui est sur la table; nó chin dèbarachya dé ha pin-na, dé ché moundó, nous sommes délivrés de cette peine, de cette personne. || V. r. Se débarrasser. Ché dèbarache pa i pórmon, ënd-a apéichyon, le poumon ne se débarrasse (dégage) pas, il se remplit au fur et à mesure.-
dèbarbole, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. Prov. (L. 38) Tandjyo kyé l'è pa dèbarbola ina chou a Fara, l'è pa i byo, aussi longtemps que les nuages traînent au-dessus de la Fara, ce n'est pas le beau [temps].  
dèbarca, v. a. et n. Débarquer. Débarquer. N'ën dèbarca ou mitin dé w'evêe, nous avons débarqué au milieu de l'hiver.
dèbardofla, v. a.  Débarbouiller. Débarbouiller. I mâré ó té dèbardofléré vitó avouéi ó motchyōo, la mère le débarbouillera en gros avec son mouchoir.
dèbarkyèmin, s. m.  Débarquement. Débarquement.
dèbarlowé (che), v. r.  Se dégourdir, se secouer. Se dégourdir, se secouer. Chéi jou mè dèbarlowé, je suis allé me secouer [pour ne pas dormir]. || Syn. ch'èbarlowé.
dèbatre, v. a.  Battre, délayer (SR).  Battre, délayer (SR). Dèbatre oun cocon, délayer un œuf. |[ V. r. Se débattre. Che dèbatie derën ën w'éivwe, il se débattait dans l'eau. || Débattre, disputer. Che dèbatre, cómin l'è pé conché di mountanyé, débattre, comme cela se fait dans les conseils des consortages d' alpages.
debe, s. m.  Débit. Se dit des choses fort recherchées Débit. Se dit des choses fort recherchées. È pòmêtêré l'an oun debe kyé ché conté, les pommes de terre ont un débit qui compte [sont les bienvenues sur la table].
debeta, v. a.  S'apercevoir de qqch. S'apercevoir de qqch. I baleran sin fran, kyé debeton t-e? ils donneraient cent francs, que remarquent-ils? || V.r. Même sens. Oun che debeté prou ky'o-n-é pa méi dzowènó pó trale, on s'aperçoit bien qu'on n'est plus jeune quand il faut travailler.
débinda, v. a.  Détendre un ressort, une chose bandée. Détendre un ressort, une chose bandée. || V. r. Se détendre. || V. n. Cesser, s'interrompre. L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. n.  Cesser, s'interrompre.  L'a bala dé plodze chën débinda, il a plu sans interruption; l'an pacha ba pé vae to à dzó, l'a pa débinda, il est descendu des gens par la route toute la journée, sans cesse. Syn. dépondre.-
débinda, v. r.  Se détendre. 
débléāe, s. f.  Déblaiement; débarras. Déblaiement; débarras. Kyënta débléāe pó porta via tó ché feméi! quel déblaiement pour emporter tout ce fumier! N'ën adéi rintra ó bla, l'è ona bona débléāe, nous avons rentré le blé, c'est un bon débarras.
deblée, v. a.  Déblayer. Déblayer.
dèblòta, v. a.  Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Arracher, dépouiller une branche de ses feuilles. Apréi ky' o-n-a chèea, oun dèblòte é folé di franó, après qu'on a fauché, on effeuille les frênes; l'a dèblòta é folé di caròté pó é catson, il a arraché les feuilles des betteraves pour les porcs.
débóca Terme du jeu de billes «toucher».   Terme du jeu de billes «toucher».  
débóca, v. a.  Chasser d'une place. Chasser d'une place. I prejidan l'ïta débóca, ó t'an jou foura dé tote, le président a été déposé, on l'a exclu de tout; chon tāmin acharna ky'ó té débókyéran prou i j-éwésyon, ils sont tellement acharnés [contre lui] qu'ils le délogeront sûrement [de sa charge] aux élections.
débócla, v. a.  Déboucler. Déboucler. Pou to pa débócla a chintuire st'éi trwa chara ? ne peux-tu pas déboucler ta ceinture si tu es trop serré? || Dessangler. Syn. désinla.
debogyena, v. a.  Sortir qqch. en creusant. Sortir qqch. en creusant. Cóminsé djya a debogyena foura cakyé përé, il commence déjà à tirer dehors quelques pierres. || Syn. bogyenq.
débòrca, -cae, adj.  Dérouté. Dérouté. Hé dzowéné iron prou débòrkyéi, ces jeunes filles étaient très déroutées.
débótóna, v. a.  Déboutonner. Déboutonner.
débówa, v. n.  Sortir, passer en foule Sortir, passer en foule. Dotāa oun viêe kyè débówa ba pé vâe, sur le tard on ne voyait que beaucoup de gens descendre par la route; i débówāon foura dé w'elije, ils sortaient en masse de l'église. || Le fr. débouler signifie détaler, courir (en parlant du gibier).
débowāe, s. f.  Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Masse de gens qui passe ou sort de quelque part. Kyënta débowāe dé moundó! quelle foule de gens en mouvement!
debrenyósa, v. a.  Démêler, débrouiller, Démêler, débrouiller, ën plache d'ai é pi byin debrenyósa, oun vi óra hé damé reboféi cómin i motse, au lieu qu'elles aient les cheveux bien démêlés, on voit maintenant les dames ébouriffées comme des éperviers. || V.r. Se séparer. Falïé pa che debrenyósa ba ā gara, il ne fallait pas se séparer à la gare et partir chacun de son côté. || Voy. brenyósa.
debreva, v. a.  Vendre. Vendre. I bën kyè l'an debreva pindan rlôo vya, le bien qu'ils ont vendu pendant leur vie; l'an debreva ó bën da féna, ils ont vendu le bien de la femme.
debri, s. m.  Débris. Débris. W'éivwe l'a achya tota chorta dé debri, l'eau a laissé des débris de toute sorte.
debwijye, v. a.  Enlever une boiserie. Enlever une boiserie. L'è rin ita contin dou traó, l'a fé tòrna a debwijye ó pilo é rebwijye a cha téita, il n'a point été satisfait du travail, il a fait enlever la boiserie de la chambre et «reboiser» à son idée.
debwita, v. a.  Déboîter.  Déboîter.
debwita, v. a.  Enlever la corne du pied d'un animal.   Enlever la corne du pied d'un animal. 
décanënfla, v. a.  Démailloter. Démailloter. Dev. Oun peti canënflan kyé pou pa che décanënfla tinky'i mare vendre ó té décanënfla? - i podzën derën ou cocon, un petit marmot qui ne peut pas se démailloter jusqu'à ce que sa mère vienne le démailloter? - le poussin dans l'œuf.
décanpa, v. n.  Décamper. Décamper.
décāse, s. f.  Dédicace de l'église paroissiale. Dédicace de l'église paroissiale. Ché capotsën l'è enou prédjye chela ó dzò da décāse, ce capucin a prêché ici le jour de la dédicace de l'église.
dècavoua, -ae, adj.  Mutilé. Mutilé.
dècavoua, -ae, adj.  Qui a perdu la queue.  Qui a perdu la queue.
décawó, s. m.  Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. Maladie des vaches caractérisée par une grande maigreur et le dépérissement du quartier de devant ou de derrière. I atse l'a jou ó décawó, la vache a eu la discale. Décale et dégale au sens de dépréciation, de déchet est SR, d'après Pierreh., s. v. dégale. On y connaît aussi le verbe dégaler, diminuer; ce sont les équivalents du fr. discale, discaler, it. discalo. On remarquera le sens spécial du terme à Savièse.
dechandó, s. m.  Samedi. Samedi. Dechando' néi, matën, samedi soir, samedi matin. On trouve en afr. des formes analogues: dicendre (dissandre), dissade. Lo dissandre dans un acte bressan du XIVe siècle cité par Godefroy, et lo dissando, dans les Archives de Fribourg. Dissande existe dans le Centre (Creuse), disembre dans le Jura, dissambre en Lyonnais, tandis que dans la Bresse louhannaise on a une forme analogue à la fr. : sambadi, sombadi, où le déterm. précède le mot issu de diem (sabbati diem). Cf. FEW V, 446 ss., spec. 452.
déchara, v. a.  Desserrer Desserrer. T'a trwa chara è rouwé avouéi a mécanikye, té fóou déchara óra, tu as trop serré les roues avec la «mécanique», il te faut desserrer maintenant; déchara a corda, desserrer la corde; déchara a vise dou troue, desserrer la vis du pressoir.
déchavó ! interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137. interj. Terme du jeu de garde. « Ceux qui peuvent venir délivrer le prisonnier en le touchant et en disant Déchavó ! » V. chavó, chavyó, déclaó, claó, déclaj. CVF 24, p. 4. Réédition p. 137.
déchawa, v. a.  Dessaler. Dessaler. Métré a tsêe derën w'éivwe pó déchawa, mettre la viande dans l'eau pour la dessaler.
déchédéwéi, adv. et prép.  Deçà et delà. Deçà et delà. L'a 'na dzinta vae déchédéwéi dou Roun-nó, il y a un joli chemin deçà et delà du Rhône; déchédéwéi dé vae, des deux côtés du chemin.
déchêe Dessert. n. m.  Dessert. n. m. 
déchéi, adv.  Deçà, Deçà, ënséi déchéi é outre dewéi ó Roun-nó, en deçà et au-delà du Rhône; dou byéi déwéi, dou byéi déchéi, au-delà, en deçà.-
décheminta, v. a.  Ne plus ensemencer. Ne plus ensemencer. Atinjon rin kyé chi möo i fin; che achon pa tsêre a chemin, é pra che déchéminton, venyon pa méi byo, ils n'attendent pas que le foin soit mûr; s'ils ne laissent pas tomber la semence, les prés ne s'ensemencent plus, ils ne reviennent plus beaux.
déchépara, v. a.  Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Séparer, partie, deux hommes qui se battent. Fou kyé chon tan prêcha pó aa déchépara rechion méi dé có°" kyé fou kyé ch'ecouwon, ceux qui sont tant pressés pour aller séparer [les batailleurs] reçoivent plus de coups que ceux qui se battent. || Absol. L'a oun bese kyé déchéparé, il y a un «bisse» qui forme la limite.
déchèrcla, v. a.  Décercler. Décercler.
décherna, -nae, adj.  Décharné Décharné. L'è décherna propró, il n'a plus que la peau et les os.
déchêrvó ! interjection Jeu . Je rejoue ! Jeu . Je rejoue ! Mot que dit un joueur au jeu de la poursuite pour signifier qu'il participe de nouveau au jeu, après s'en être retiré momentanément. I de déchervo, to pou prou coré apréi mè, j'ai dit déchervó, tu peux bien me poursuivre. || Contraire de chêrvó. Voy. ce mot.
déchétchyé, v. a.  Dessécher. Dessécher. I tsaôo l'a prou déchétchya tui é gótchyon, la chaleur a terriblement desséché toutes les rigoles. || V. r. Ha êrba che déchétsé tóte, cette herbe se dessèche complètement.
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .[quand elles sont anticipées à cause du temps]; les dechijé ordinaires sont è vyélé dechijé; déean dechija (sans art.), avant la descente des troupeaux. || A la dechija, les troupeaux ne descendent pas directement dans les villages, mais ils vont dans les mayens, appelés pour cette raison «mayens d'automne».
dechija, s. f.  Désalpe  Désalpe .Jour fixé pour la descente des troupeaux de l'alpage. Sti an dechija (sans art.) charé de bo'n-oura, cette année la descente des troupeaux se fera de bonne heure; è dechijé, le pluriel, s'emploie pour désigner la descente générale de tous les alpages; amou dechija, monter reprendre le bétail; è fósé dechijé, les fausses descentes
déchin kyè, conj.  Parce que. Parce que. wi balon pa a patinta déchin kyè l'è trwa gou, on ne lui donne pas la patente parce qu'il est trop pauvre diable.
dèchindre, v. n.  Descendre. Descendre. Fou d'Ain pwion cākyé dzò méi vitó é déchindon cākyé dzò déean, ceux d'Ayent montent à l'alpage quelques jours plus tôt et en descendent quelques jours avant [les Saviésans].
déchinta, s. f.  Descente. Descente. Kyënta déchinta di ó Pa tinkyé ba ou Tsatéwé! quelle descente depuis le Pas jusqu'au Châtelet (Gsteig)!
dechobe, adv. Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de). Sur le champs . Voy. s. v. chobe (de).
dèchóououa, v. a.  Désenivrer.   Désenivrer.
dèchópa, v. a.  Déboucher. Déboucher. Dèchópa w'ètan, a fyo°"wa, a boche, déboucher l'étang, la bouteille, le tonneau.
dèchòrchèoua, v. a.  Désensorceler. Désensorceler. Ché brote chòrchyè ënchòrchèwaé é dèchòrchèwaé ó moundó cómin owïé, ce vilain sorcier ensorcelait et désensorcelait les gens à volonté.
dechouda, v. a.  Dessouder. Dessouder.
dechowe, v. a.  Contrefaire le langage de quelqu'un. Contrefaire le langage de quelqu'un. I dechowe tó ó moundó, il imite la voix de tout le monde.
dechowèréi, s. m.  Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens. Qui contrefait la voix et la manière de parler des gens.
dèclai ! interj.  délivrés . Au jeu de la vowarda délivrés . Au jeu de la vowarda
dèclāo! interj.  Jeu ;Délivré ! Délivré ! Au jeu de poursuite ce mot est prononcé par un joueur qui parvient à délivrer les prisonniers. Il est l'opposé de clāó : pris !;
déclarasyon, s. f.  Déclaration. Déclaration.
déclêrye (che), v. r.  Déclarer. Déclarer. L'a falou aa ba che déclêrye déean a jostise, il a dû descendre [à Sion] faire une déclaration devant le tribunal; l'an pa chopou. a cója tanky' adon ky'i mö ch'è dèclêrya, on n'en avait pas su la cause jusqu'à cette déclaration du revenant.
déclina, v. n.  Décliner, en parlant de la santé.  Décliner, en parlant de la santé. || Syn. aa ën deri.
décló, -a, adj.  Qui a le ventre vide. Qui a le ventre vide. I atse l'è décla, la vache a le ventre vide; fó°" mena ën tsan a tchyévra, l'è décla ën-ódre, il faut mener la chèvre paître, elle a le ventre bien vide; décla com'ona cherviŗe, le ventre vide [et par suite pas plus large que] comme une civière. || Grimisuat id. - Montana dehlo.
déclóoure, v. a.  Enlever la clôture. Enlever la clôture. Déclo°"re oun corti, enlever la clôture d'un jardin.
déclouwa, v. a.  Déclouer. Déclouer.
decobena, v. a.  Débrouiller. Débrouiller. N'arin dé traó pó decobena hé j-étsapé, nous aurons de la besogne pour débrouiller ces écheveaux.  Fig. Débrouiller une affaire. Ché vekyéiró prédzié grantin, ma pó decobena é tsó°"jé iré oun djyābló, ce vicaire prêchait longtemps, mais pour débrouiller les choses, c'était un maître. || V. r. Chon pa ita gordó a che decobena, ils n'ont pas été «engourdis pour se débrouiller». || Le contraire est ëncobena.
decomanda v. a.  Décommander. Décommander. || Syn. décondjye.
déconbra, v. a.  Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. Désencombrer, enlever avec un instrument les feuilles, débris et pierres jonchant un pré, une route, etc. L'an a counpara pó déconbra ba pé ha vae, ils ont de la peine pour désencombrer ce chemin; can venyon ba fou rówéi dé j-an kyè bale prou dé plodze, kyën traó pó nétéé é déconbra pé fou tsan! quand les talus entre les champs détachent, les années qu'il pleut beaucoup, quel travail [on a] pour nettoyer et «décombrer» ces champs !
décondjye, v. a.  Décondjye ó mówé, è j-ovri, Donner congé, congédier. Décondjye ó mówé, è j-ovri, renoncer à l'emploi du mulet, congédier les ouvriers; décondjye ó vawé, congédier le domestique. || Contremander. L'an décondjya a manoura, ils ont contremandé la corvée. Syn. decomanda
décondjye. Décommander Décommander
déconsèrta, v. a.  Décourager. Décourager. Chin ó t'a tâmin déconsèrta kyè l'a tote achya ba ó bire é ó mëndjye, cela l'a tellement découragé qu'il a laissé complètement de côté le boire et le manger. || V. r. Se décourager. Cómin che déconsèrtéré can avweré chin! comme il va se décourager quand il entendra cela! || Syn. che bale vïa.
décòoua, v. a.  Décoller. Décoller.
dècôouté, prép. A côté, tout près de.  A côté, tout près de. Réistè décóouté nó, il est notre voisin. || Prov. L'è méi chan décóouté oun kyè cakyé kyè décóouté oun kyè tsaplé, c'est plus sain [moins dangereux de rester] à côté de quelqu'un qui fait ses besoins qu'à côté de quelqu'un qui coupe du bois.
décópa, v. a.  Découper; Découper; . Ché ëncora prédzié rin kyé chou è robisyó é w'ënfêe, è chèrmon chon dabo décópa avwéi chin, ce curé ne prêchait que sur le vol et l'enfer,le plan des sermons est vite fait avec cette méthode.
décópa, v. a.  diviser.  Diviser
decopele, v. a.  Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Débarrasser un vase, un panier, etc., de son contenu. Fó°" decopele ha boche, il faut sortir le contenu de ce tonneau; decopele a tabla, débarrasser la table. Gauchat, Bull. 1908, p. 59, croit que le sens original du mot est conservé à Fribourg où dèküpilyi veut dire enlever les cupules des noisettes. Du reste, le sens du mot varie selon les cantons. \\ Le contraire est ëncopele. || A Grimisuat decopelye s'emploie aussi pour désigner un débarras par expectoration.
décóradjye, v. a.  Décourager. Décourager. || V. r. Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradjye, v. r.  Se décourager.  Se décourager. Fó°" pa té décóradjye dinché, ne te décourage pas ainsi.
décóradzemin, s. m.  Découragement. Découragement.
décòrda, v. a.  Oter la corde à un animal. Oter la corde à un animal.
décòrpa (ché), v. r.  Se disculper. Se disculper. Pó che décòrpa dé cakyé tso°"ja, pour se disculper de quelque chose.
décósyé, v. a.  Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. Décrocher, descendre un objet que l'on tient suspendu. L'è pa kyesyon dé décósyé ba a corda, il n'est pas question de descendre la corde. || Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée. || Dans les deux sens se trahit encore l'origine du mot coche (entaille). Voy. cochi. || Grim. décóchye signifie avant tout débarrasser un «bisse» des feuilles, pierres, branches, etc., qui entravent la marche de l'eau.
décósyé, v. a.  Détourner l'eau d'arrosage. Détourner l'eau d'arrosage. w'éivwé a nó venyïé ënséi wéi, l'a pacha oun é l'a tó décósya, notre eau venait par ce «bisse», quelqu'un a passé par là et l'a toute détournée.
décóta, v. a.  Enlever les appuis. Enlever les appuis. Nó décótèrin ó pomi can n'arin arémacha è pómé, nous enlèverons les appuis du pommier quand nous aurons cueilli les pommes. || "Voy. écóouta et écòta.
decoti, v. a.  Démêler, en parlant des cheveux.  Démêler, en parlant des cheveux. Ch'oun pënyé pa chowin, vën adéméi mawijya pó decoti, si l'on ne se peigne pas souvent, il devient toujours plus difficile de démêler les cheveux. || Voy. ëncoté.
découdre, v. a.  Découdre. Découdre. Fó°" tòrna a découdre ha coudora, il faut de nouveau découdre cette couture. Prov. (L. 364) Tan ky'a myédzò to cou é ëndi myédzò to decou, jusqu'à midi tu couds et depuis midi tu découds.
decowêcha, s. f.  Découverte. Découverte.
decowêe, -êcha, part, et adj.  Découvert. Découvert. Ch'î tin l'è decowêe chou ó matën, va dzawa dōo, si le ciel est découvert vers le matin, il va geler dur; è j-ó°"ché chon trwa décowêe, les os sont trop découverts [à fleur de peau, par suite de la maigreur]; l'è decowêcha i bwata, la fillette n'est pas couverte.
décrépi Enlever le crépi d'un mur. Enlever le crépi d'un mur.
décrépi, -pite, adj.  Décrépit. Décrépit.
decrétre, v. a.  Décroître, diminuer. Décroître, diminuer. È pëntchye l'an pa decrechou ó pri dou vën, les «pintiers » n'ont pas diminué le prix du vin. || V. n. È dzò l'an djya byin decrechou, les jours ont déjà bien baissé; è dzornïé l'an decrechou fôo, le prix des journées de travail a fortement diminué; fó°" cópa è j-onlé pé a ona kyé decrè, il faut se couper les ongles à la lune décroissante.
dècròpa, v. a. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Décrouper . Litt,  élargir la croupe. Vajïon tordzo mounta chou ó botchyó, chin iré rin bon, dècròpé fou j-infan kyè van chou ó botchyó, ils allaient toujours à «cheval» sur le bœuf, cela n'était pas bon, cela élargit le bassin des enfants qui vont sur le bœuf.
décrótchye, v. a.  Décrocher, détacher. Décrocher, détacher. T'a pochou acrótchye ó tsapéi ina ën ha tseele, to poréi bën ó té décrótchye, tu as pu accrocher ton chapeau à cette cheville, tu pourras bien le décrocher.  V. r. I baté, da gran close che décrótsé dé tin j-ën tin, le battant de la grande cloche se détache de temps à autre.
decrowi, v. a.  Découvrir. Découvrir. Fó°" pa decrowi ó le, il ne faut pas découvrir le lit; l'an decrowêe oun trejôo, ils ont découvert un trésor; kyè dé canaleri kyè decrouwon ! que d'injustices ils découvrent! || V. r. Che ché decrowe ó matën, dzawé tote, si le temps se lève le matin, tout va geler.
deden Dans prép. Dans, utilisé à Roumaz et Ormône. Var. derën.
dédómadjye, v. a.  Dédommager  V. r. Se dédommager. Dédommager  V. r. Se dédommager.
dédómadzémin, s. m.  Dédommagement. Dédommagement. Té baleri dé bla pó dédómadzémin, je te donnerai du blé en contre-valeur.
dédzawa, v. n.  Dégeler. Dégeler. L'è trwa fri pó dédzawa, il fait trop froid pour dégeler; kyënté broté vaé pé a dzôo can dédzāwe! quels vilains chemins par la forêt quand il dégèle!
dedzāwé, s. m.  Dégel Dégel. Fó°" pa aa amou pé vaé can vën i dédzāwé, il ne faut pas aller par les routes [des may ens], quand vient le dégel.
dédzèrba, v. a.  Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. Sortir une tomme [petit fromage] de sa forme. A-to djya dédzèrba a mota? as-tu déjà sorti la tomme? [pour la mettre sur la planche où elle s'égoutte]. Cf. dzêe.
dedzeri, v. a.  Digérer. Digérer. Dedzerïe pa, l'aïe ma ën w'estoma, il ne digérait pas, il avait mal à l'estomac; avwéi kyè l'a dedzeri chin, l'a prou pór anéi, quand il aura digéré cela, cela lui suffit pour cette nuit.
dedzerijyou, s. m.  Tube digestif. Tube digestif. L'a ó dedzerijyou di dzenelé, c'est un avaleur émérite [prop., il a le tube digestif des poules]; kyën dedzerijyou! varé prou ch'ètantchye, quel tube digestif! il va sans doute s'engouer ( s'obstruer ).
dèdzèrna, v. a.  Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna. Enlever les germes, p. ex. des pommes de terre au printemps. || Syn. dedzetóna.
dedzetóna, v. a.  Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Enlever les germes, particulièrement des pommes de terre. Dedzetóna è pomé dé fortin, enlever les pousses des pommes de terre au printemps [à la cave]. || Cf. le mot dzeton. \ \ Syn. dèdzèrna.
dédzóoudé Immédiatement, rapidement. adv.  Immédiatement, rapidement. adv. 
dedzou, s. m.  Jeudi. Jeudi. I Chën-Dedzou, le Jeudi-Saint; nó partin dedzou, nous partons jeudi; ó dedzou è j-écówwé l'an tòrdzó condjya apréi déna, le jeudi les écoles sont toujours fermées après dîner.
dedzoun-na , v. n.  Déjeuner. Déjeuner. Dan ó tin, oun dedzoun-naé avwéi dé chopa, ora ch'ën parlé pa méi dé chin, dans le temps on déjeunait avec de la soupe, maintenant il n'en est plus question. || V. r. L'a pochou byin che dedzoun-na, il a eu le temps de bien déjeuner. || Y. a. I dedzoun-na dé caféi, j'ai eu du café pour mon déjeuner.
dedzoun-na, s. m.  Déjeuner. Déjeuner. Féré ó dedzoun-na ou féré dé dedzoun-na, préparer le petit déjeuner; porta ó dedzoun-na, porter le déjeuner, p. ex. aux faucheurs qui partent de très bonne heure.
dedzuite, s. f.  Rigole, canal. Rigole, canal. Pó féré è dedzuité fó°" ai na déwavra, pour faire un canal, il faut avoir une dolabre. || Syn. têra..
dedzwëndre, v. a.  Déjoindre, démettre. Déjoindre, démettre. L'è dedzwëncha w'etchyebla, l'épaule est démise. || V. r. Se déjoindre. Chin che dedzouën pa tan vitó, cela ne se déjoint pas si vite.
dêe , adj.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Gai, joyeux. Même forme pour les deux genres.  Kyè l'è dêe ché peti! qu'il est joyeux ce petit! T'éi pa ma dêe kyè to tsanté tòrdzó, tu es bien joyeux pour chanter toujours. || Eveillé. Chon prou dêe, prou adrouète é mótéwéte, les belettes sont très éveillées, très adroites.
dêe , s. m.  Dé à coudre.  Doigtier. Dé à coudre. || Doigtier. T'a tala ó di e-n-ôdre; sto mè pa oun dêe, vwaretré pa, tu t'es coupé le doigt sérieusement; si tu ne mets pas un doigtier, il ne guérira pas.
déean, adv.  Devant (lieu). Devant (lieu). To va déean, yó vaŗi apréi, tu vas devant, j'irai après; tën-té wéi déean, tiens-toi là-devant.  Avant (temps). I dzò déean, le jour avant; demëndze déean, l'autre dimanche. 
déean, prép..  Devant . Devant .  Rada déean té, regarde devant toi; oun di j-atsérô°" va déean è eatsé, l'un des bergers précède les vaches; dèean tó ó moundó, devant tout le monde; l'è parti déean mè, il est parti avant moi. || Prov. Mè m'ën tin, mè m'ën tāa, déean a Chën-Māa mè wïó pa, ensemence-moi à temps ou à tard, avant la Saint-Marc je ne me lève pas.  Déean dzò, litt. avant jour: di déean dzò, depuis avant jour, pour avant le jour, dès l'aube. Cette expression est sans doute moins connue en Fr. qu'en SR, toutefois elle est fréquente dans d'Aubigné et Michelet. || Déean dé, avant de: déean dé trale, avant de travailler; déean dé promena fó°" trale, avant de se promener, il faut travailler.  
déean, prép.. Suite Devant . Devant . Déean kyè, avant de, avec l'infin.: déean ky'aa ba Chyoun, fó°" aa ba a venye, avant d'aller à Sion il faut descendre à la vigne. Avec le subj.: déean kyè to venyeche, avant que tu ne viennes; va ba ou sewi déean kyé fajeché trwa topó, va à la cave avant qu'il ne fasse trop sombre. Déean kyé dé, plutôt que de; ajāa dé créea déean kyè dé peca chin, périr plutôt que de manger cela. Avec une ellipse: l'è pa jou prindé chin déean ky'ó mêin, il n'est pas allé prendre cela avant que [d'aller] au mayen. || S. m. N'ën rèfé ó déean da grandze, nous avons refait la façade de la grange. Dans une armoire on distingue: i déean ou les portes, i deri, le derrière, et è dóou tsechówé, les deux flancs (côtés).
déean-yè, adv.  Avant-hier. Avant-hier. L'è enou déean-ye é réistéré tankyé apréi-déman, il est venu avant-hier et il restera jusqu'après-demain.
défachye, v. a.  Enlever le maillot à un enfant. Enlever le maillot à un enfant. Pórkyé ache-to ó popoun défāchya? pourquoi laisses-tu le poupon sans maillot?
défasóna, v. a.  Enlever la façon. Enlever la façon. Déean iron dé dzinté bóté, ma i córdanyè ën plache d'arindjye e-n-ódre è j-a tó défasónéi, auparavant c'étaient de jolis souliers, mais le cordonnier, au lieu de les arranger, leur a fait perdre la façon.
défé, -féte, adj.  Défait. Défait.
defegoŗa, v. a.  Défigurer. Défigurer. L'è tsejou é di adon l'è defegoŗa, il est tombé [sur le visage] et à partir de ce moment, il est défiguré.
defeouàe, s. f.  File, enfilade, série. File, enfilade, série. L'a pacha ona defewàe dé chorda kyè l'aïe pa dé fën, il a passé une file de soldats sans discontinuer.
défèra, v. a.  Déferrer. Déferrer. L'a tòrna a défèra ó catson, il a de nouveau déferré le porc. || V. r. È catson che défèron cakyé ādzó, les porcs se déferrent quelquefois.
déféré, v. a.  Défaire. Défaire. T'a défé ó tsouson, tu as défait le bas; oun pou pa déféré fou baró°" dé pówinta, on ne peut pas détacher ces grains de maïs; l'an défé ché tsawé, ils ont démoli ce chalet; è fò chon tó défé, les fours sont tous tombés en ruines;w'arjele l'è méi mawijya a déféré ky'i chéi, can l'è chéca, la terre glaise est plus dure à démolir qu'un rocher, quand elle est sèche.
défèrma , v. a.  Ouvrir une porte fermée. Ouvrir une porte fermée. T'éi to to kyè t'a défèrma a porta? est-ce toi qui as ouvert cette porte [fermée à clef]?
défèrma -mae, adj.  Qui n'est pas fermé Qui n'est pas fermé. Vajin è ba vêré ch'i porta charé défèrmae, allons donc en bas voir si la porte est peut-être ouverte.
defewa Défiler en cortège. Défiler en cortège. É chorda l'an defewa ba chou ó Gran-Pon, les soldats ont défilé sur le Grand-Pont [à Sion].
defewa, v. n.  Défiler . Propr., interrompre le fil; discontinuer. Propr., interrompre le fil; discontinuer. L'a pacha dé moundó chën defewa, il a passé du monde sans discontinuer. [| V. a. « Dépondre », cf. ce mot. L'a defewa. ó ratéi, il s'est rompu l'épine dorsale.
défindre, v. a.  Défendre. Défendre. Tsecoun défin cho-n-aféré, chacun défend ce qui lui appartient; l'è défindou dé pacha chou ó bën di j-âtro, il est défendu de passer sur le domaine d'autrui.  V. r. Che défindre, se défendre. || Réagir. Che défin pa porkyé che vi matrata, il ne réagit pas, quand même il se voit maltraité.-
définjéŗó, s. m. Défenseur.  Défenseur. Cf. la devinette s. v. avouijéŗó.  | On entend aussi définchōo (L. 34).
défisiblamin, adv.  Difficilement. Difficilement.
défisibló, -bla, adj.  Difficile. Difficile.
deflori, v. n.  Défleurir. Défleurir. I cherijye défloré pye óra, le cerisier défleurit seulement maintenant.  Prov. Can i flöo l'è byin florite, déflore, quand la fleur est bien fleurie, elle se fane [les belles années passent vite] (L. 150).
dèfó, s. m.  Défaut, mal, abus. Défaut, mal, abus. Chin l'è oun dèfó ën Chavyeje dé féré dé vaeon avwé l'è rin fōché, c'est un mal de Savièse que de faire des sentiers où ce n'est point nécessaire.
defobla, v. a.  Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. Détacher un pansement, ce qui recouvrait un membre, un objet. To pou prou defobla ó di óra, tu peux bien défaire le pansement à ton doigt maintenant; defobla ó pakyé, ouvrir le paquet. || V.r. Fó°" étatchye ó di avwéi oun fi, pó kyè che defobléché pa toté, il faut attacher le pansement au doigt avec un fil pour qu'il ne tombe pas.
défole, v. a.  Défeuiller. Défeuiller. To défoleréi fou bóchon dé coudra, tu enlèveras la feuille de ces coudriers; óra è venyé chon toté défóléi, les vignes sont complètement défeuillées. || V. r. È venyé che défólon djya sti an, les vignes se défeuillent déjà cette année; è j-abró che fólon é che défólon, cómin è venyé, les arbres se feuillent et se défeuillent comme les vignes.
défólémin, s. m.  Défeuillaison. Défeuillaison.
défonsa, v. a.  Défoncer. Défoncer. Sti an nó défonsérin a venye dé Creta-ondze, cette année, nous défoncerons la vigne de C. | [ Absol. Dé carima can van ba défonsa, chon contin d'étré byin veti, en carême quand ils vont défoncer, ils sont bien contents d'avoir des vêtements chauds. || Défricher. Ch'oun défonseché fou tsan kyè l'aïé ina pé Ninda, mankiri pa i bla, si l'on défrichait ces champs qu'il y a à Ninda, le blé ne manquerait pas. [A Ninda, sur la lisière de la forêt, au-dessus du Torrent-Neuf, il y avait autrefois des champs de blé dont on voit encore très bien les talus.]
défonsémin, s. m. Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ.  Défoncement, travail qui consiste à labourer très profondément une , vigne, un champ. N'ën dó°" défonsémin ën tróta, nous avons deux défoncements en chantier.
defota, v. a.  Déchirer. Déchirer. To defoté tui è j-ālon, tu déchires tous tes vêtements; t 'a defota ó caé, tu as déchiré le cahier. || V. r. Ché wïvró che defoté tóté, ce livre se déchire complètement; l'è pa dé bona matiŗe, che defoté dri, ce n'est pas de la bonne étoffe, elle se déchire aussitôt.
defoura Dehors Dehors .Var. difoura. Sewi defoura, cave externe, première cave où l'on conservait les fromages et les légumes, par opposition au sewj derën, cave plus à l'intérieur du bâtiment.
defoura, adv.  Dehors (ne pas confondre avec foura). Dehors (ne pas confondre avec foura). L'è defoura, il est dehors, à la campagne, il n'est pas à la maison; trāló pa méi ou pilo, trāló defoura, je ne travaille plus en chambre (disait un tisserand), je travaille comme paysan. || Afr. defors.
defourin Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. n. m. Etranger, personne externe au village, à la commune, qui s'installe dans ce village, dans cette commune. Lex..foura, 
defousye, v. a.  Enlever le manche de la faux. Enlever le manche de la faux. Le contraire est ënfousye. I defousya ó berni, i fousye va rin mèi, j'ai enlevé le manche de la faux, le manche ne vaut plus rien.
defrichye, v. a.  Défricher. Défricher. Defrichye (ou déféré) ó terin kyè l'è ita atepi, défricher le terrain qui a été gazonné. || Syn. déféré.
déga, s. m.  Dégât. Dégât.
dégadjya, -āé, adj.  Dégagé, adroit. Dégagé, adroit. Ché l'è dégadjya, l'è pa oun trin-néi, il est dégagé celui-là, ce n'est pas un traînard. || Syn. demorti.
dégadjye, v. a.  Dégager. Dégager.
Dègamachyą ,-ąe Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache. Qui a les habits tout déchirés.   Cf. gamache.
déganfra, -ae, part, et adj.  Abîmé. Abîmé. L'è tó déganfra i tornyou, le «partageur» de l'eau du «bisse» est totalement abîmé.
déganfra, v. a. Abîmer le gazon d'une prairie,  Abîmer le gazon d'une prairie, raviner. A foché dé féré chorti w'éivwé chou ó pra a nó, l'an tó déganfra ó mitin di a son a pya, à force de faire sortir l'eau sur notre pré, ils ont abîmé tout le gazon vers le milieu, de haut en bas.
déganfra, v. a. raviner.  raviner.
dègansya, -ae, adj.  Branlant, instable. Branlant, instable. ona porta dégansyae, une porte branlante.
dégarni, v. a.  Dégarnir. Dégarnir.
dego, s. m.  Dégoût. Dégoût. Tank'óra biaé ouncó oun pó°" dé vën, ma dichya dó°" dzò l'a ó dego dou vën, jusqu'à présent il buvait encore un peu de vin, mais depuis deux jours il a le dégoût du vin.
dégonfla, v. a.  Dégonfler, dégorger. Dégonfler, dégorger. Can ona atse iré gonfla, i gro°" a nó fajïé rin kyé prinde ona bouja fretse é fótre derën ën górdze ā atse, ën che dèbatin pó fótre foura a bouja, i atse ché dégonflāé méima, quand une vache était gonflée, notre grand-père prenait une bouse fraîche qu'il jetait dans la bouche de la vache; celle-ci, en se débattant pour rejeter la bouse, se dégonflait toute seule. || V. r. Epancher sa bile, décharger son cœur. Can vën èr nó, che dégonflé, quand il vient chez nous, il se dégonfle. || En ce sens se dégonfler est SR, Fr. pop. _
dégonflāé, s. f.  Dégonflement; violente sortie, action de colère. Dégonflement; violente sortie, action de colère. L'a pochou féré 'na bóna dégonflāé, il a fait une bonne sortie. || Dégonflé est SR dans ce sens; cf. che dégonfla.
dégonfló, -fla, adj.  Désenflé, dégonflé. Désenflé, dégonflé. I tchyevra l'a peca dé sanfouin, l'è ènou brāmin gonfla, ma óra l'è dégonfla e-n-ódrë, la chèvre a mangé de la luzerne, elle est devenue passablement gonflée, mais maintenant elle est dégonflée comme il faut.
degordi, -dite, part, et adj.  Dégourdi. Dégourdi. Ché l'è oun tó degordi, celui-là est un tout dégourdi.
degordi, v. a.  Dégourdir. Dégourdir. L'a rin cómin oun veró dé brinteën pó degordi ché, il n'y a rien comme un verre d'eau-de-vie pour dégourdir celui-là. || V. r. ën venyin grou che degordon prou, en grandissant, ils se dégourdissent facilement. Syn. (che) demorti.
dégóta Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. Dégoûter, ne pas pouvoir aimer quelque chose. L'è dégóta dou bacon, il est dégoûté du lard.
dégóta, v. n.  Dégoutter, goutter. Dégoutter, goutter. I winswe l'è jostó foura da bwéea, i dègóte ouncó, le drap de lit est justement sorti de la lessive, il dégoutte encore.
dégótin Dégoûtant. Dégoûtant. Sta bouata l'è tàmin ënpatówaé kyé l'è dégótinta, cette fille est tellement sale qu'elle est dégoûtante.
dégótin, -inta, adj.  Qui dégoutte.  Qui dégoutte. Fó°" épantchye a bouja óra, porkyè l'è dégótinta, fé rin, il faut étendre la lessive maintenant, quand même elle dégoutte, peu importe.
degrëngówa, v. n.  Dégringoler. Dégringoler.  Syn. pétówa ba.
degrochye, v. a.  Dégrossir. Dégrossir. L'oran égawemin djyou bale oun có°" dé plan-na pó degrochye oun pó°" fou wan, ils auraient tout de même dû donner un coup de rabot pour dégrossir un peu ces planches. || V.r. et flg. L'ita i j'-écó°"wé ba pé Chyoun pó che degrochye oun pó°", il a été aux écoles à Sion pour se dégrossir un peu.  Cf. s. v. ase.
degyeja, v. n.  Contrefaire sa voix, Contrefaire sa voix, ó néi n'oun avwi chowin dé fou kyè degyejon, la nuit on entend souvent des gens qui contrefont leur voix.Correspond au fr. déguiser, provençal desguisar.
degyenela, -lāe, adj.  Déguenillé, Déguenillé, ó t'éi récontra achi déean mijon, iré degyenela cóm'oun có°"wan, je l'ai rencontré hier soir devant la maison, il était déguenillé comme un mendiant sordide.
degyëntchye, v. a.  Redresser, bouger qqch., remuer. Redresser, bouger qqch., remuer. L'a prou degyëntchyq a tsanba, il a tellement bougé la jambe; degyëntchye ó tsaré pó achye pacha cacoun, tourner le char, le remuer pour laisser passer qqn. || Cf. gyëntsó.
degyëntsóna (che) v. r.  Bouger, remuer. Bouger, remuer. Powïé pa ché degyëntsóna, il ne pouvait marcher vite et droit, filer. || Cf. gyëntsó.
dégyèréé Mettre en grande colère.v. tr.  Lex. dégyèrê'a. Mettre en grande colère.v. tr.  Lex. dégyèrê'a.
dégyèréea Dérouté, mis sens dessus dessous par une grande colère, fâché, en bisbille. Dérouté, mis sens dessus dessous par une grande colère, fâché, en bisbille.
dègyèréea, v. a.  Passionner. Passionner. Rin ky' avwéi ché crwéi mose ó t'a dègyèréea pó tó ó dzò, rien qu'avec cette mauvaise parole, il l'a dérouté pour tout le jour; è moundó chon dègyèreea e-n-ódre pó proséda, les gens sont très passionnés pour aller en procès.
déi, s. m.  Litière .Menues branches de sapin ou d'autres conifères munies de leurs aiguilles; on les emploie pour litière: Menues branches de sapin ou d'autres conifères munies de leurs aiguilles; on les emploie pour litière: tsapla dé déi pó chótêe, couper des branches de sapin pour de la litière. || On trouve ce mot sous des formes très différentes en SR: dar, da, daa, dai, di. Le sens en est plus étendu qu'à Savièse; il signifie aussi aiguilles de conifère; aiguilles et brindilles de sapin, etc., au sens collectif. L'r de dar est adventice, comme dans tablar, clédar. Le mot existe en romanche: daza, dais. \\ Appar. à dajon. Cf, Pierreh. s. v. dar et FEW, III, 19.
déjacôo, s. m.  Désaccord. Désaccord. Chon tui ën dèjacôo, ils vivent tous dans l'inimitié.
dèjai, v. a.  Consumer. Consumer. Tó fou bócon dé bó°" chon dèjai ën ona vwarba, tous ces morceaux de bois sont consumés [par le feu] en un moment. [[ V. r. Chin che dèjaé pa, cela ne se consume pas.-
dejan-na, s. f.  Dicton. Proverbe, dicton. Chin l'è ona vyele dejan-na, c'est un vieux dicton.
dejan-na, s. f.  Proverbe,  Proverbe, dicton. Chin l'è ona vyele dejan-na, c'est un vieux dicton.
déjarma, v. a.  Désarmer. Désarmer.
déjartéwa, v. a.  Dételer. Dételer. Fó°" déjartéwa ó botchyó óra, il faut dételer le bœuf maintenant.
déjastró, s. m. Désastre. déjastró, s. m. Désastre. Kyën déjastró awéi ó tin! quel désastre avec le temps !
dèjêe, dèjerta , adj.  Désert. Désert. I tsawé iré dèjêe, le chalet était désert.
dèjêe, s. m.  Désert, jardin mal entretenu. Désert, jardin mal entretenu. L'a grantin kyè nó chin pa jou vêre ché corti, l'è oun pōo dèjêe, il y a longtemps que nous n'avons pas été voir ce jardin, c'est un vrai maquis.
déjëntéréchya Désintéressé. adj.  Ant. ëntéréchya. Lex. ëntéré. Désintéressé. adj.  Ant. ëntéréchya. Lex. ëntéré.
déjerba, v. a.  Enlever l'herbe, sarcler. Enlever l'herbe, sarcler. N'ën falou déjerba toté è venyé, nous avons dû enlever l'herbe dans toutes les vignes. ]| Absol. Aa ba déjerba, aller désherber [les vignes]. || Dans les vignes l'herbe s'enlève à la main, sans outil; il en est de même des mauvaises herbes des jardins.
déjéréta, v. a.  Déshériter. Déshériter.
déjêrta, v. a.  Déserter Déserter. L'a déjerta, il a quitté le mayen, l'a abandonné.
déjêrtoo, s. m.  Déserteur. Déserteur.
dejerye, v. a.  Désirer. Désirer. Prov. Che plou ó dzò dé Pâkye, tó w'an i tera wa dejiré, s'il pleut le jour de Pâques, la terre désire la pluie toute l'année (L. 406); can o-n-a pa chin kyé oun dejerye fó°" mëndjye chin ky' o-n-a, quand on n'a pas ce qu'on désire, il faut manger ce qu'on a.
déjéspéra, v. n.  Désespérer. Désespérer. Fó°" jaméi déjéspéra, i boun Djyo l'ori pèrdóna a Dzoda che eché pa déjéspéra, il ne faut jamais désespérer, le bon Dieu aurait pardonné à Judas s'il n'avait pas désespéré.
dejista, v. n.  Désister. Désister.
déjó,   s.m.  Dessous. Dessous. L'è ba ënkye déjó, il est ici dessous; i pacha pé déjó, j'ai passé en dessous; outré déjó, là-bas dessous. || Prép. Sous. Déjó ó  tsapéi, sous le chapeau; déjó w'elijé, sous l'église. || Fig. Owïe ai toté é l'a tó pacha déjó ó na, il voulait tout avoir et tout lui a passé sous le nez (lui a échappé).
déjó, adv.  Dessous Dessous. I déjó, le dessous; i déjó da mijon l'ita tó borla; le dessous de la maison a été entièrement brûlé. «Dessous employé comme prép. est un archaïsme très répandu en SR et Fr. provinc. » Pierreh. 189.
dejobeechanse, s. f.  Désobéissance. Désobéissance.
dejobeechin, -chinta, adj.  Désobéissant. Désobéissant. Cri rin, l'è nète dejobeechinta, elle n'écoute rien, elle est très désobéissante.
dejobei, v. n.  Désobéir. Désobéir. || Grim, dijoubii.
déjódre, s. m.  Désordre. Désordre. L'a jaméi tan jou dé déjódré pé a comona cómin óra, il n'y a jamais autant eu de désordre par la commune que maintenant; l'è plin déjódré pé a tsanbra, c'est tout en désordre par la chambre.
déjonbra, v. a.  Enlever les feuilles superflues de la vigne. Enlever les feuilles superflues de la vigne.
déjonōo, s. m.  Déshonneur. Déshonneur. Nó chin pó°"ró, ma l'a pa dé déjonōo, nous sommes pauvres, mais il n'y a pas là de déshonneur.
déjónóra, v. a.  Déshonorer, décrier. Déshonorer, décrier. Can pore, achére pa en deri dé déjónóra è Chavyejan, quand il pourra, il ne se fera pas presser pour déshonorer les Saviésans.
déjóouchye; v. a.  Désosser. Désosser. Déjó°"chye l'è teryefoura è j-ó°"che da tsêe, désosser c'est sortir les os de la viande; óra ba pé è bó°"tséri i déj°"chon è tsanbété, maintenant dans les boucheries [de Sion] ils désossent les jambons. || Enlever ce qui forme l'armature d'une chose; dejó°"chye è nwé avwéi è din, séparer avec les dents le reste de la partie mangeable des noix.
déjowa, (che), v. r.  Se désoler. Se désoler. Venyie la conta é che déjówa cómin l'a mochya ba i chou dé w'élije, elle venait ici raconter et se désoler comment la voûte de l'église était tombée.
dékye, pron.  De quoi. De quoi. Dékyé a-to tan pwire? de quoi as-tu si peur? dékyé ch'ënmewe t-e? de quoi se mêle-t-il? Chéi pa dékye pou tòrdzo che plindre, je ne sais de quoi il peut toujours se plaindre.
dele, s. f.  If. If. Ch'è mowé pecon dé dele, crion, si les mulets mangent de l'if, ils périssent.
déléta, v. a.  Détacher une vache, une chèvre de son lien (le). déléta, v. a. Détacher une vache, une chèvre de son lien (le). Va vitó déléta è eatsé pó abéra, va vite délier les vaches pour les abreuver. || V. r. Dé co°" è béitchyé che déleton méimé, quelquefois les bêtes se délient elles-mêmes. || Cf. le. Grimisuat: délyéta; Hérémence dëlèta (de Lav. 266); Montana delete; Val-d'Ill, dedetä (Fank.); Vionnaz dédéta (Gil.).
demāa, s. m.  Mardi. Mardi.
démadjye, v. a.  Endommager. Endommager.
démādzó, s. m.  Dommage.Perte, dégât, préjudice, Dommage.Perte, dégât, préjudice, dommage.w'éivwe l'a fé dé grou démādzó pé è venyé, l'eau a causé de grands dommages aux vignes; nó paéran ó démādzó, nous payerons le dommage. || Fig. L'è démādzó kyè to iré pa chela, c'est dommage que tu ne fusses pas ici. || Adj. Chin l'è pa démādzó, dit-on d'une chose dont on ne se soucie peu qu'elle se détériore -,'Chin l'è ona tsó°"ja démādzó, c'est une chose à laquelle on attache du prix. || Interj. Démādzó! c'est dommage! On dit aussi damādzó, quoique moins souvent. |) Grim.: damādzó.
démadzōo, s. m.  Dommage. Qui nuit à quelque chose. Dommage. Qui nuit à quelque chose. È cwatró chon è gran démadzōo   di   j-óonyé,   les   punaises nuisent grandement aux noisettes; è boudzon chon è plo démadzōo di tsóou dommage., les pucerons causent les plus grands dommages aux choux.
déman, adv.  Demain. Demain. Déman matën, déman néi, demain matin, demain soir.
demanda, s. f.  Demande. Demande. I cha tót'è demandé dou catijyémó, il sait [répondre à] toutes les demandes du catéchisme.
demanda, v. a.  Demander. Demander. Kyè demanda vó? que désirez-vous? demandé apréi ó paré, il demande notre père. Exiger. Demandé prou dé traó, cela exige beaucoup de travail.  Fig. I tera demandé dé plodze, la terre demande de la pluie. Appeler. Chon jou apréi a tro°"we pó demanda pó tórna mena ina mountanye, ils ont suivi la truie pour l'appeler et la reconduire à la montagne. || Demanda escouja, présenter ses excuses.
démandjye, v. a.  Démancher. Démancher. Démandjye ó martéi, ó fouson, démancher le marteau; la serpette.
démara, v. n.  Démarrer. Démarrer. Nó fodré prou démara oŗa, il nous faudra bien démarrer cette fois. 11 Syn. ënmódq.
démarya, v. a.  Démarier, Démarier, iré pa démaryae avwéi ó promyé déean Djyo, elle n'était pas « démariée » avec le premier homme devant Dieu.Prov. (L. 152). Che l'aeche oun prêtre pó démarya, l'ori méi a féré a démarya kyé a marya, s'il y avait un prêtre pour démarier, il aurait plus à faire de démarier que de marier. Par ext. Dégarnir. Démarya è garóté, dégarnir les betteraves.
demechyon, s. f.  Démission. Démission. L'a bala a demechyon, il a donné sa démission.
demechyóna, v. n.  Démissionner. Démissionner. I demechyóne pa, il ne quitte pas son poste.
demechyónéró Démissionnaire. Démissionnaire. n. m.  Lex. mechyon, mechyonf.ro.
demécró, s. m.  Mercredi. Mercredi. I demécró di chëndré, le mercredi des Cendres.
déméi (a). Cf. s. v. adéi. D'abord D'abord
demejorabló, -bla, adj.  Immense. Immense. Oun traó demejorabló, un travail énorme, qu'on ne peut mesurer; ona brota anye demejorabla, une énorme vilaine fatigue.
déménadjye, v. a.  Sortir les meubles d'un local. Sortir les meubles d'un local. L'a toté falou déménadjye a tsapawa, on a dû sortir tout ce qu'il y avait dans la chapelle.
demëndze, s. f.  Dimanche. Dimanche. Le seul jour de la semaine qui soit du genre féminin. || L'afr. a plusieurs formes analogues au patois (surtout diemoinge, et dieminge), mais le féminin y est très rare.
demenowa, v. a.  Diminuer Diminuer. È eatsé demenowon ó°"aséi ā fën da mountanye, les vaches donnent moins de lait vers la fin de l'alpage. || V. n. Demenowon djya byin è dzò, les jours diminuent déjà fortement.
demenowāé, s. f.  Diminution. Diminution. Kyënta demenowāé dou chawéryó! quelle diminution du salaire!
demerlowa, v. a.  Défaire Défaire.I ou demerlowa ha pāta, ma l'ïta pó rin, iré djya trwa doura, j'ai voulu défaire cette pâte, mais sans succès, elle était déjà trop dure. |j V. r. Se défaire. Chin che demerlowāé é partie cómin dé cala, cela se défaisait et partait comme du lait caillé.
démétre, v. n.  Couler, fuir en parlant des vases en bois qui se sont disjoints par la sécheresse. Couler, fuir en parlant des vases en bois qui se sont disjoints par la sécheresse. I méitre déme, la seille coule, répand; ona bóna bóche déme a tó byéi, ch'oun bondóné trwa vitó, un bon tonneau coule de toutes parts si on y met la bonde trop tôt.
démon, s. m.  Démon. Démon.
démon, s. m.  Personne très méchante. Personne très méchante.
demorale, v. a.  Défaire un mur. Défaire un mur. L'an demorala a grandze, ils ont défait les murs de la grange. \\ Voy. morale.
demorti,   v. a.    Dégourdir,   déraidir Dégourdir,   déraidir.Pó demorti oun pó°" è tsanbé, l'a rin dé myó kyè dé parti ona vwarba ou traó, pour se dégourdir un peu les jambes, il n'y a rien de mieux que d'aller un moment au travail; demorte té! dégourdis-toi!
demorti, -tite, adj.  Dégourdi, vif. Dégourdi, vif.  Syn. dégadjya
demoubla v. a.  Démeubler. Démeubler.
demounta v. a.  Démonter, démolir. Démonter, démolir. Demounta ó fórnéi, démolir le fourneau; è mawën demountaon mijon, les malins [les mauvais esprits] démolissaient la maison.
demounta v. n.  Descendre de sa monture. Descendre de sa monture. Sta l'è demountaé pó trèêcha ó pon, celle-ci descendit de sa monture pour passer le pont. || V. r. L'a de kyè falïé che demounta, il a dit qu'il devait descendre de sa monture.
demyan, s. m.  Demi-année. Demi-année. L'a djya demyan kyè nó j-a pa mé écri, il y a déjà une demi-année qu'il ne nous a plus écrit.  Remarquez l'absence de l'article en patois.
demye, demyeŗe, adj.  Demi, Demi, on'oura é demye, une heure et demie; dodjyoure é demye, midi et demi; dodjyoure é demye. da néi, minuit et demi. || S. m. I róódzó ba é demye é è cāa, l'horloge sonne les demies et les quarts.  Adv. Oudjye demye ona tacha, verser une demi-tasse.
demyebatse, s. m.  Demi-batz. Il valait 7 centimes. Demi-batz. Il valait 7 centimes.
demyebechye, s. m.  Mesure contenant la moitié d'un bichet.( 7 1/2 lt.) Voy. le mot bechye. Mesure contenant la moitié d'un bichet.( 7 1/2 lt.) Voy. le mot bechye.
demyebrinta, s. f.  Moitié d'une brante. Moitié d'une brante.
demyechouira, s. f.  Demi-sœur. Demi-sœur.
demyecrouitse, s. m.  Demi-kreutzer Demi-kreutzer.( 1/8 du batz:1,75 centime) j| Voy. s. v. crouitse.
demyedama, s. f.  Personne tenant le milieu entre la dame [citadine] et l'ouvrière ou la paysanne. Personne tenant le milieu entre la dame [citadine] et l'ouvrière ou la paysanne.
demyedamwijéwa, s. f.  Jeune personne se rapprochant de la demoiselle dans sa tenue. Jeune personne se rapprochant de la demoiselle dans sa tenue.
demyedzo, s. m.  Demi-jour ou moitié d'un jour. Demi-jour ou moitié d'un jour.
demyedzornia, s. f.  La moitié d'une journée de travail. La moitié d'une journée de travail.
demyefoou, s. m. Litt.  Demi-fou. Demi-fou.
demyefran, s. m.  Demi-franc. Se dit pour 50 centimes. Demi-franc. Se dit pour 50 centimes.
demyefrare, s. m.  Demi-frère. Demi-frère.
demyemejora, s. f.  Demi-mesure.  Demi-mesure.Voy. s. v. mejora.
demyemelon, s. m.  Demi-million. Demi-million.
demyemetre, s. m.  Demi-mètre. Demi-mètre.
demyemosyōo, s. m.  Demi-monsieur». Demi-monsieur».
demyenāpe, s. m. Ancienne mesure de lait, à l'alpage, valant 5 livres.  Ancienne mesure de lait, à l'alpage, valant 5 livres. Cf. arlouèe.
demyeouŗa, s. f.  Demi-heure Demi-heure. I atindou demyeouŗa, j'ai attendu une demi-heure; ën demyeouŗa tó pou prou cajena è béitchyé, en une demi-heure tu peux bien soigner le bétail.
demyepaïjan, s. m.  Mi-paysan, mi-monsieur [citadin]. Mi-paysan, mi-monsieur [citadin].
demyepinchyon, s. f.  Demi-pension. Demi-pension.
demyepó, s. m.  Chopine.(7,5 dl.)  Chopine.(7,5 dl.) N'ën byou oun demyepó ënsinbló, nous avons bu une chopine ensemble. |) Cf. pó.( 1L.et 1/2 )
demyepóouja, s. f.  Demi-pause. Demi-pause. Cf. pó°"ja.(3 h. d'eau au Torrent Neuf )
demyepya, s. m.  Demi-pied. Demi-pied. Cf. pya.( 1/6 de toise ).
demyetacó, s. m. Demi-nigaud. Demi-nigaud.
demyetija, s. f.  Demi-toise Demi-toise Cf. tija.( 6 pieds).
demyeton, s. m.  Demi-ton. Demi-ton.
demyeveró, s. m.  Demi-verre. Demi-verre.
demyewevêe, s. m.  La moitié de l'hiver. La moitié de l'hiver. L'ïta demyewevêe ou le, il a été la moitié de l'hiver au lit.
demyewitre, s. m.  Demi-litre. Demi-litre. L'expression bire oun demyewitre est très souvent remplacée par bire oun demye.
dena  s. m.  Dîner Dîner. Fér' ó dena, préparer le dîner; i dena l'è pye a dodjyouré, le dîner n'est qu'à midi.
dena v. n.  Dîner Dîner. Vwi n'ën dena dé chopa é dé pómètêré, aujourd'hui nous avons dîné de soupe et de pommes de terre; fer'a dena, faire à dîner; féré dé dena, préparer quelque chose pour dîner; porta a dena, porter le dîner [à ceux qui travaillent à la campagne].
dénantan, adv. Depuis deux ans, il y a deux ans  Depuis deux ans, il y a deux ans. Di dénantan va pa méi a w'écó°"wa, depuis deux ans, il ne va plus à l'école.
dëndonin (en), loc. adv.  En se dandinant. En se dandinant. Venyié ba pé vae ën dëndonin, il descendait par la route en se dandinant.
denerya (pl. deneryéi) s. f.  Mesure en usage à Ayent pour le lait. Mesure en usage à Ayent pour le lait.
denïle, v. a.  Défaire le nœud fait au moyen de la corde et de la «cheville» (nile). Défaire le nœud fait au moyen de la corde et de la «cheville» (nile). Fó°" denïle tóté hé cordé, il faut dénouer toutes ces cordes.
denïle, v. a.  Se démettre. Se démettre. L'a denïla ó di, il s'est démis un doigt. || Cf. nile.
denonsye, v. a.  Dénoncer Dénoncer. || V. r. Se dénoncer.
dénoua, v. a.  Dénouer. Dénouer.
dénówé, v. a.  Désennuyer Désennuyer. Va derën ou pilo dénówe w'aou, va dans la chambre tenir compagnie à l'oncle. || Dénówe è tchyévre, désennuyer les chèvres: varier la nourriture pour exciter l'appétit. || V. r. Passer le temps, s'exciter l'appétit. Vwéró 'n-e t-e contin d'ai cakyé pómé dé fortin pó che dénówé, combien est-on content d'avoir quelques pommes au printemps pour aiguiser l'appétit!
dënto, adv.  Autour, avec. Autour, avec. Chon dëntò a grandze, ils s'occupent de la grange (c.-à-d. ils la démolissent ou la bâtissent, suivant le contexte); chon dëntò ché traó, ils sont occupés à ce travail; mètre dëntò, mettre en train qqch. : métré dëntò ó dena, mettre le dîner sur le feu. || Cf. ëntò.
denyóca, v. a.  Disloquer les vertèbres. Disloquer les vertèbres. L'a denyóca pé ó có°" é ba pé ó ratéi ën tsejin, il s'est disloqué les vertèbres dans la région du cou et des reins en tombant.  Dérivé de nyou, nœud.
déója, (che) v. r.  Se désoler, se plaindre, Se désoler, se plaindre, ën pou-t-e ché déója can vën per'ënkye! peut-elle se plaindre quand elle vient ici ! cómin l'è déója ché pó°"ró peti! comme il est désolé, ce pauvre petit !
déója, -jaé, adj.  Désolé. Désolé.
déoua  Au-delà. Cf. Oudéwa Au-delà. Cf. Oudéwa
deouitchye, v. a.  Sevrer, désallaiter. Sevrer, désallaiter. I popoun l'è ita dewitchya twa dé bon'oura, le poupon a été sevré trop tôt. || Cf. awitchye. Grim., delitchye; Hérémence (L. 266), dèleitchye; Vionnaz (Gil. 144) délètyé.
deouje, s. m.  Déluge. Déluge.
deoun, s. m.  Lundi. Lundi.
dépacha v. a.  Dépasser. Dépasser. T'a trwa metou derën a brinta, i dépāché a mejora, tu as mis trop [de vendange] dans la brante, cela dépasse la mesure. || Absol. w'éivwe dépāché, l'eau déborde. Prov. Fó°" pa kyè dépāchon a Chën-Deni ou mêin d'outon, il ne faut pas dépasser la Saint-Denis (9 octobre) au mayen d'automne.
dèpartèmin, s. m.  Département. Département. Trale ba ou dèpartèmin mewitéró, il travaille au département militaire.
dépata v. a.  Nettoyer une meule de moulin empâtée. Nettoyer une meule de moulin empâtée. Can i mowën l'è ënpata fó°" ó dépata; pó chin fó°" prind'oun martéi pwëntou, talin é ëntsapla a përa tó ôrtò, l'è oun broté traó, dé có°" oun mé dé crwijé dé nwé, è crwijé déró°"dzon, quand le moulin est empâté, il faut le nettoyer; à cet effet il faut prendre un marteau pointu, effiler et écacher la pierre tout autour; c'est un travail pénible; parfois on y met des coquilles de noix; les coquilles rongent.
dépatchyé (che), v. r.  Se dépêcher. Se dépêcher. Che nó j'-é dépatsin byin, nó fornin pó dena, si nous nous dépêchons bien, nous finissons [le travail] avant dîner. || V. n. Vw'éi pa prou dépatchya, i trin iré djya vïa, vous ne vous êtes pas assez dépêché, le train était déjà parti.
depatówa Nettoyer  Nettoyer 
depatówa Nettoyer  Nettoyer , syn. de dépata.
dépedre, v. a.  Oublier ce qu'on avait appris. Oublier ce qu'on avait appris. T'a rin déperdou ó patwé, tu n'as point oublié le patois. || V. r. Chaïó prou chervi mecha can iŗó peti, ma chin che dépêe avwéi ó tin, je savais bien servir la messe quand j'étais petit, mais ça s'oublie avec les années. || S'égarer. Ché che dépêe pa, il ne s'égare pas [il retrouve toujours la maison]; ch'iré deperdou deŗën pā dzōo, il s'était égaré dans la forêt. || Se débarrasser de qqn. Can chon ita ina a dzōo, l'an tsasya a dépédre ó nó°"tre, quand ils ont été à la forêt, ils ont cherché à égarer notre garçon. || Perdre connaissance. Ch'é tó déperdou, l'a falou moŗi, il a complètement perdu connaissance, il a dû mourir; iré tote deperdwae, elle était complètement hors d'elle-même; fou kyè chon déperdou, ceux qui n'ont plus leur tête.
depelae, s. f.  Disparition, débarras. Disparition, débarras. Chiche twa: kyënté bóné depeléi a có°"! six tués, quel bon débarras d'un coup!
depele, v. a.  Décoller. Décoller. Depele è có°"té ën chéein, se « décoller les côtes » en fauchant; hé carte chon apeléi ënsin-bló, oun pou peskyé pa we j-é depele, ces cartes sont collées ensemble, on ne peut presque pas les séparer. || Rendre un vase disponible, en le vidant de son contenu. A-to depela ó dzêrló? as-tu vidé la hotte? depele ha fyó°"wa, vide cette bouteille! || Par ext. Vider. È j-ó°"tèwe chon tó depela, les hôtels sont vides [les hôtes sont parti]. || V. r. Se décoller, se séparer. Fou dó°" che depelon pa, chon tòrdzò ënsinbló, ces deux ne se séparent pas, ils sont toujours ensemble. || V. impers. Disparaître. L'a byin depela adon [beaucoup de gens sont morts de la grippe], il s'est fait bien des vides alors.
depélóta, v. a.  Dépouiller (des noix), écaler. Dépouiller (des noix), écaler. Depelóta è nwé, ôter le brou des noix; hé nwé chon ouncó pa depelótéi, ces noix ne sont pas encore écalées. || V.r. È lan che depeloton méimó, les glands s'écalent d'eux-mêmes.
depenye, v. a.  Décoiffer. Décoiffer. Hé damé venyon amou chela tóte depenyéi, reboféi : ces dames montent ici toutes décoiffées, les cheveux en désordre. || V. r. Che penye é che depenye, oun dzin traó pó hé kyè l'an rin a féré! se coiffer et se décoiffer: un joli travail pour celles qui n'ont rien à faire!
dépèoun, s. m. pl.  Restes de fil. Restes de fil.
deperi, v. n.  Dépérir. Dépérir. I deperé óŗa ché cherijye, ce cerisier dépérit maintenant.
depewega v. a.  Enlever la pellicule Enlever la pellicule. Depewega è pómé, enlever la peau des pommes. || V. r°" il y a des pêches auxquelles on ne peut pas enlever la peau.
dépin, s. m.  Dépens, détriment Dépens, détriment. I dépin di j'-âtró, [vivre] aux dépens d'autrui.
dèpindre  v. a.  Dépendre Dépendre. Fó°" aa dèpindré ha tsêe, il faut dépendre cette viande.
dèpindre  v. n.  Dépendre. Dépendre. Ché chin dèpinjeche dé nó..., si cela dépendait de nous... chin dèpin chin kyè déŗé, cela dépend [de] ce qu'il dira.
depivoua , -āe, s. m. et f. et adj.  Echevelé  Echevelé .L'è ouncóméi amou, ha brota depivwāe! elle est de nouveau en haut, cette vilaine échevelée!
depivoua , v. a.  Mettre en désordre les cheveux, les plumes. Mettre en désordre les cheveux, les plumes.   Cómin  i mótsé l'a depivoua ha pó°"ra dzenela! comme l'épervier a mis a mal cette pauvre poule! Ha fèmawa l'è prou depivwae, cette femme est toute échevelée. V. r. Se mettre les cheveux en désordre, s'arracher les plumes. È dó°" powe che chon depivwa 'na bóna vwwarba, les deux coqs se sont arraché les plumes un bon moment.-
depivouāe, s. f.  Lutte où l'on se déchire Lutte où l'on se déchire. I mótsé l'a chouta chou é pówé é l'an jou ona brota depivwāe, l'épervier s'est jeté sur le coq et ils ont eu une terrible lutte.
déplachémin, s. m.  Déplacement. Déplacement.
déplachye, v. a.  Déplacer. Déplacer.
déplan, adv.  Couché. Couché. Va té métré déplan, va te coucher [litt, te mettre à plat]; l'è resta déplan tó ó dzò il est resté couché tout le jour.
déplanta, v. a.  Déplanter, Déplanter, ouŗa l'a déplanta dé grou j-âbro, l'ouragan a renversé de gros arbres; pôrkye tórna vó a déplanta fou chapën? Pourquoi déplantez-vous ces sapins? || Fig. Terrasser qqn. L'ó t-a déplanta, il l'a terrassé.
dépléé, v. a.  Déplier, déployer. Déplier, déployer. I déplion ó drapó óra, ils déploient le drapeau maintenant; déplie fou motchyôo é fou winswe, déplie ces mouchoirs et ces draps de lit.  Fig. Se dit d'une chose qui ne dure plus, qui est à refaire. L'an tórdzo falou métré dé bandéré nouwó, apréi sënk-an iré dépléa, ils ont dû toujours nommer des bannerets nouveaux, au bout de cinq ans c'était à refaire. || V. r. Se déplier.
depleji, s. m.  Déplaisir, chagrin, déception. Déplaisir, chagrin, déception. Ha marin-na l'a rinkyè dé depleji, cette femme n'a que des déboires.
déplere, v. n.  Déplaire Déplaire. I fé tó chin kyè pou pó pa déplere i parin, il fait son possible pour ne pas déplaire à ses parents.
deplijin, -jinta, adj.  Déplaisant. Déplaisant.
deplo, adv.  Plus, de plus. Plus, de plus. L'a djye j-an deplo kyè eó, il a dix ans de plus que moi; i mitchya deplo, la moitié de plus [le double]; l'a metou cakyé tsó°"ja deplo k'y ó pi, il a mis quelque chose de plus que le poids; bale rin deplo, ne donnez rien de plus.
deploma, v. a.  Déplumer. Déplumer. I pówe l'è tó deploma, le coq est tout déplumé. || Fig. Dépouiller. Deploma a powinta, trousser les feuilles qui entourent l'épi de maïs. || V. r. Se déplumer. È j-ijéi che deploun-mon pa cómin è dzenelé, les oiseaux ne se déplument pas autant que les poules.
déplórabló, adj.  Déplorable. Déplorable.
dèpó, s. m.  Dépôt. Dépôt.
dépója, v. a.  Déposer. Déposer. || V. r. Se déposer. T'a tó tróbla w,'éivwe, té fó°" atindre kyè che dépójeché, tu as tout troublé l'eau, il te faut la laisser se déposer; ā ondze chin che dépoujé ba a f on, à la longue cela se dépose au fond. || V. n. Rlwi iré témwin, l'a falou aa ba dépója ou trebounawe, lui était témoin, il a dû descendre [à Sion] déposer devant le tribunal.
depojesyon, s. f.  Déposition. Déposition.
depole, s. f.  Feuilles de betteraves, de choux qu'on arrache dans les jardins. Feuilles de betteraves, de choux qu'on arrache dans les jardins. Mè fó°" aa kiri dé depole pó è catson, il me faut aller chercher des «dépouilles» pour les porcs; i catson pekye prou a depole, le porc mange bien les feuilles de choux et de betteraves.
dépolé, v. a.  Dépouiller, voler qqn. Dépouiller, voler qqn. È canalé ó t'an dépóla tote, les voleurs lui ont tout pris. || Depole, è tsó°", dépouiller les choux, c.-à-d. enlever les feuilles de la base.
dépondre, v. a.  Déprendre, séparer, détacher,  décrocher, rompre, découdre. Déprendre, séparer, détacher,  décrocher, rompre, découdre. L'an terya tinkyé l'a dépondou i corda, ils ont tiré jusqu'à ce que la corde se soit rompue; can è fewé dou ratéi chon dépondou, quand l'épine dorsale est brisée.. Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue. Achye pa porta ha méitra d'éivwé a che peti, wi dépondré è bréi ne laissez pas porter cette seule d'eau à ce petit garçon, cela va lui rompre les bras. || V. r. Se disjoindre, avoir une interruption. I ti che dépon pa, le toit est tout uni.V. n. Discontinuer, finir. Dépondon pa è kyésyon, les questions ne cessent plus; l'a pacha dé moundó chën dépondre, il a passé des gens sans discontinuer; di kyè l'a cóminsya, che dépon pa méi, depuis que celui-là a ouvert la bouche, il ne s'interrompt plus. Despoundre s'emploie en provençal dans des sens analogues: dénouer, détacher, découdre, disloquer et aussi cesser de pondre. Cf. Mistral.-
dépondre, v. a.  Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue.  Rompre les membres ou le corps en parlant d'efforts ou de la fatigue. Achye pa porta ha méitra d'éivwé a che peti, wi dépondré è bréi ne laissez pas porter cette seule d'eau à ce petit garçon, cela va lui rompre les bras
dépondre, v. r.  Se disjoindre, avoir une interruption Se disjoindre, avoir une interruption. I ti che dépon pa, le toit est tout uni
dépondre, v.n.  Discontinuer, finir  Discontinuer, finir   Dépondon pa è kyésyon, les questions ne cessent plus; l'a pacha dé moundó chën dépondre, il a passé des gens sans discontinuer; di kyè l'a cóminsya, che dépon pa méi, depuis que celui-là a ouvert la bouche, il ne s'interrompt plus. Despoundre s'emploie en provençal dans des sens analogues: dénouer, détacher, découdre, disloquer et aussi cesser de pondre. Cf. Mistral.-
depweskye, conj.  Puisque Puisque. Depwesky'ir'ën pin-na pó chin, puisqu'il devait souffrir [en purgatoire] à cause de cela.
depwi, prép.  Depuis. Depuis. L'è capotsën depwi óra, il est capucin à partir de ce moment.
dépyéta (che) Se presser, s'impatienter. Se presser, s'impatienter.
dépyéta (che), v. r.  Se dépiter. Se dépiter. Yó mè dépyétó tan can è moundó chon pa ā mijon dotāa, je me dépite beaucoup quand nos gens ne sont pas rentrés le soir.
dépyète, adj.  Qui se dépite facilement. Qui se dépite facilement. L'è prou dépyète, il se dépite vite. 
dépyète, adj.  Sévère. Sévère. Ché fóratchyè iré prou dépyète, ce forestier était très sévère [dans l'accomplissement de sa tâche].
dépyóouta, v. a.  Dépouiller.  Dépouiller. || V.r. Che dépyó°"a, s'accrocher sérieusement.
Depyōrna Désenivrer.   Désenivrer. || Syn. Depyōrna
depyōrna, v. n.  Revenir de l'ivresse. Revenir de l'ivresse. I depyōrné pa dé chenan-né ëntchyéré, il ne sort pas de l'ivresse des semaines entières. V. a. Ramener de l'ivresse. Kyé fodri t-e féré pó ó té depyōrna ? que faudrait il faire pour le sortir de l'ivresse? Cf. pyon. Syn. déchó°"wa
dépyówa, v. a.  Egrener. Egrener. Té fo°" dépyówa fou rejën, nó véjin fèr'oun flon, il te faut détacher les grains de ces grappes, nous allons faire une tarte. Se détacher, en parlant des grains. Stou rejën che dépyowon rin e-n-odre, les grains de ces raisins ne se détachent pas comme il faut.
dépyówa, v. r.  Se détacher, en parlant des grains.  Se détacher, en parlant des grains. Stou rejën che dépyowon rin e-n-odre, les grains de ces raisins ne se détachent pas comme il faut.
dérachena, v. a.  Déraciner. Déraciner. V. r. Se déraciner.Syn. deridjye.
derāe Dérâé, c'est sortir de la raie avec la charrue. Dérâé, c'est sortir de la raie avec la charrue.
dérāe, v. n.  Dérailler [litt. dérāé, quitter la raie, le sillon, la voie]. Dérailler [litt. dérāé, quitter la raie, le sillon, la voie]. I trin l'a dérāa, le train a déraillé; fodri pa kyè dérāeche i trin pé dé rlwe dinché! il ne faudrait pas que le train déraillât en des endroits pareils!
derdé, s. f.  Dartre Dartre. Prov. (L. 186) Pó fer'a parti è derdé fó°" aplaca chou ona vèrdzeta e-n-ardzin é fér' a crwi chou avwéi dé copa, pour faire disparaître les dartres il faut appliquer dessus une bague en argent et y faire la croix avec de la salive; chényé è derdé, «bénir les dartres».
déré, v. a.  Dire Dire. Kyè déjecha-vó ëntó chin ? que disiez-vous à ce propos? Méi kyè déŗé, yo pwi pa, je ne puis pas plus que dire; è conté chon tote deche, les contes sont tous dits [épuisés]; déŗé dé méchondzé, dire des mensonges; déŗé dé broté rijon, tenir de mauvais propos; l'è parti chën déŗé boundzo, il est parti sans saluer; i djyon kyè... le bruit court que...; l'oŗi prou a déŗé, il y aurait bien à raconter; pa pó déŗé, pas pour dire; l'è bon pó déŗé, cela se laisse dire; fóou pa kyè chi de kyè chon rlôo, il ne faut pas qu'il soit dit que c'est eux. 
déré, v. a.  Dire Dire.Avwere déŗe : entendre dire; chin ou rin deré, cela ne signifie rien; nó faŗin déŗé che n'ën bejwin, nous vous le ferons savoir si nous avons besoin de vous; oun pou pa déŗé vwéŗó chon mètchyin, on ne saurait dire combien ils sont méchants; chaïé rin kyè ch'ën déŗé, il ne savait qu'en penser. Prov. L'è myó dé déŗé tënte kîa kyè wïa té, mieux vaut dire [à un enfant] tiens-toi tranquille que lève-toi [mieux vaut un enfant vif qu'un enfant mou].  L'è pa de, peut-être; l'è rin de kyè vajechô pa féŗé è chó°"wé vwi, il est probable que c'est moi qui ferai les repas aujourd'hui. 
déré, v. a.  Dire. Dire. Déŗé mècha, être prêtre; ché parin l'a achorti tré pó déŗé mècha, cet homme a élevé trois enfants pour prêtres. Ky'ó mé dete ! est-ce possible! [propr., ce que vous me dites!] A cette exclamation correspond comme confirmation: djyó póŗó, c'est certain [je le dis bien!]  Déŗé signifie appeler, nommer. Cómin djyon t-e a ché kyè l'a tan bóna grasé? comment appelle-t-on celui qui a cette mine si affable?Demander. Va déŗé ché pou eni nó j-idjye, va demander s'il peut nous aider. Réprimander, trouver à redire à qqn. Che di cakyé tso°"ja vaŗi outré eó espleca è j-aféŗé, s'il trouve à redire, c'est moi qui irai lui expliquer les choses.  L'è rin kyè pó déŗé, c'est sans importance.
deŗën, prép.  Dans. Dans. L'è deŗën ou pilo, il est dans la chambre; deŗën ou bou, ä grandie, dans l'écurie, dans la grange. || Adv. Dedans. Fé pa kyè core deŗën é fouŗa, il ne fait que courir dedans et dehors; l'an ounco' pa toté deŗën ōrdzó, ils n'ont pas encore fini de rentrer l'orge. || Avec une autre prép.: deŗën peŗ ënkye, par ici dedans; pé deŗën, par dedans, en dedans.
dérètamin, adv.  Directement. Directement.
dérète, adv.  Directement. Directement. Aa dérète amou, monter directement; l'è parti dérète ba a Chyoun, il est descendu directement à Sion.
deri  prép.  Derrière.  Derrière. L'è catchya deri a moŗale, il est caché derrière le mur; deri a mejon, derrière la maison. || Adv. Yó vaŗi déean, tó vaŗéi deri, j'irai devant, tu iras derrière; ché kyè pou ëngouja ache pa ën deri, celui qui peut tromper ne s'en fait pas faute. || I pilo deri, la chambre située derrière, celle du ménage; l'an d'ardzin tan ky'i pya deri, ils ont de l'argent jusqu'«aux pieds de derrière» (à foison); l'an terya foura fou j-arbéró peŗ deri, ils ont arraché ces petits arbres avec la racine; l'a falou intra pé deri a chiba, il a dû entrer dans la société de tir «par derrière» [sans avoir d'attache, ses ancêtres n'en étant pas membres]. 
deri  s.m.  Derrière.  Derrière. I deri dou tsaré, l'arrière-train du char; réistè chou ó deri, il demeure «sur le derrière» de la maison.
deri , s. f.  Fin Fin. iŗé ä deri dé outon, c'était à la fin de l'automne; can vën ā déŗi, quand on arrive à la fin [d'un travail, d'une saison, de la vie] : l'è ā déŗi, il est à toute extrémité.
deri, deriŗe, adj.  Dernier (-ère) Dernier (-ère). L'è i deri c°", c'est la dernière fois; i deriŗe vāe, le dernier voyage.
deridjye Déraciner  Déraciner 
deridjye, v. a.  Déraciner. Déraciner. L'aïon pèrtó planta dé chapené, ma dé mafajin l'an tui deridjya, on avait partout planté des sapelots, mais des malfaiteurs les ont tous arrachés; che we deridzon pa, pousèŗan prou, si on ne les arrache pas, ils pousseront bien. || Syn. dérachena Cf. rise.
derijónablamin, adv.  Déraisonnablement. Déraisonnablement. Chon t-e pa paea derijónablamin, ne sont-ils pas payés hors de toute raison?
derijonāblo, -bla, adj.  Déraisonnable. Déraisonnable.
dérindjye, v. a.  Déranger. Déranger. Tó dérindzé ó róódzó, tu déranges l'horloge. || Mettre de mauvaise humeur, en colère. Vwi l'è dérindjya kyè l'è cakyè tsó°"ja, aujourd'hui il est d'humeur massacrante. || L'è dérindjya i tin, le temps a changé, s'est brouillé.
dérindzémin, s. m.  Dérangement Dérangement. I jou pwire dé vo' bale dé dérindzémin, j'ai craint de vous déranger. || Brouillerie. Di ché dérindzémin, nó rādon pa méi ëncontre, depuis cette brouille ils ne nous regardent plus.
dérindzeminādzó, s. m. Dérange-ménage. Dérange-ménage.
deriŗemin, adv.  Dernièrement. Dernièrement. A deriŗemin, dernièrement, à la fin.
déròja, āe, adj.  Dont la rosée a disparu. Dont la rosée a disparu. L'è déròja i pra, le pré n'a plus de rosée. || Syn. échwi.
dérontré, v. a.  Rompre la terre pour la première fois. Rompre la terre pour la première fois. Nó chin apréi dérontré ché tsan, nous sommes en train de rompre ce champ. || Rallumer un four après interruption; dérontré ó fô. Dérontré ó berni, donner le premier fil, la première taille à la faux, la dégrossir. || Dérontré w'eiŗe, battre une airée pour la première fois. || Dérontré ó vën avwéi è man, tempérer la trop grande fraîcheur du [verre de] vin avec les mains.
déróoudjye, v. a.  Ronger, corroder Ronger, corroder. w'éivowe dou Róun-nó l'è bóna pó déró°"djye, l'eau du Rhône est bonne pour ronger, c.-à-d. est corrosive.
dérota Disparition Disparition. Lex. désparétre. adv. Différemment. Lex. diférin, diférinse, diférinsye.
dérotchyāe, s. f.  Dégringolade (d'un rocher) Dégringolade (d'un rocher). L'a fé 'na dérotchyāe, il est tombé d'un rocher.
dérótchye, v. a.  Renverser un tas de pierres, un mur, etc Renverser un tas de pierres, un mur, etc. T'a dérótchya a tetse dou b°", tu as renversé le tas de bois. || V. n. Tomber d'un rocher, dégringoler. Se conjugue avec être et avoir. L'a dérótchya ba pé ó chéi é l'è resta chou plache,il a dégringolé du rocher et il est resté [mort] sur place.
dérótchye, v. r.  Tomber en dégringolant Tomber en dégringolant. Ë tchyévre che dérotson rin, les chèvres ont le pied sûr. «Le verbe desrocher (transitif, neutre, réfléchi) était très employé en afr. Au XVIe s., il commençait à tomber en désuétude, puisque Fauchet désirait qu'on le rajeunît: «Sinous disons descrocher pour oster d'un croc, pourquoi ne dirons-nous desrocher pour tomber et précipiter d'un roc?» (Orig. de la Langue et de la Poésie fr., II, 5.) Ce mot expressif continue de vivre dans bon nombre de patois; mais dans le français propre il ne se dit plus qu'en langage de fauconnerie.» (Const., s. v. dérochi.)
dérótsó, s. m.  Précipice, pierrier Précipice, pierrier. L'a ou pacha pé ché brote dérótsó é l'a mochya ba, il a voulu passer par ce vilain précipice et il est tombé.
dérótsó, s. m.  Ruine.  Ruine. Fou bātemin van tote ën dérótsó, ces bâtiments tombent complètement en ruine; i tsawé iŗé ën dérótsó, le chalet était en ruine.
déroule, v. a.  Dérouiller. Dérouiller. Pó déroule a vise, fó°" rinkyè métré oun pó°" d'ó°"ló, pour dérouiller la vis il suffît d'y mettre un peu d'huile.  Fig. Dégourdir, ën venyin grou ché deroulèran prou, en grandissant ils [les enfants] se dérouilleront bien.
dêrye v.a. Dévier Dévier. Fó°" pa brontchye a youwa can tiron, fó°" pa dêrye. w'onla, il ne faut pas dévier l'œil quand on tire, il ne faut pas broncher [la largeur d'] un ongle. || V. n. Laisser échapper. N'ën dêrya dé deré ky'ïŗé enou trwa tâa, l'ita verya pó tó ó dzò, il nous a échappé de lui dire qu'il était arrivé trop tard, et il a été mal tourné toute la journée.
désanbre, s. m.  Décembre. Décembre.
descousyon, s. f.  Discussion, dispute. Discussion, dispute.
descouta, v. a.  Discuter. Discuter. || V. r. Che descouta, discuter entre soi; l'a djya di ó maten kyè che descouton pó ó trin dé w'éivwe, déjà depuis le matin ils ont une discussion au sujet de l'eau d'arrosage.
dèsèda, v. n.  Cesser. Cesser. L'an pa dèsèda dé kyerya dé ma, ils n'ont pas cessé de crier du mal; chën dèsèda, sans discontinuer; bale tui è dzò dé plodze, dèsèdé pa, il pleut tous les jours, il ne cesse pas [sans cesser]. || Syn. sèda.
desi, s. m.  Déci. S'emploie habituellement au lieu de la forme complète desiwitre, décilitre: Déci. S'emploie habituellement au lieu de la forme complète desiwitre, décilitre: i comanda tré desi, j'ai commandé trois décilitres.
desida , -dàé, adj. et s. m. et f.  Gai, résolu, boute-en-train Gai, résolu, boute-en-train. Ha l'è ona desidaé, celle-là est une [femme] gaie. Oun plo desida kyè ché l'oré pa vwéró, un plus grand boute-entrain que celui-là n'existe guère.  De bonne humeur, disposé. T'éi pa desida v°"i, tu n'es pas bien disposé aujourd'hui.
desida, v. a.  Décider. Décider. Kyé vwéi vó desida? - n'ën desida dé parti ina ä mountanye, qu'avez-vous décidé? - nous avons décidé de partir [en haut] à la montagne. || V.r. Se décider. Nó j-é desidin-nó a parti? nous décidons-nous à partir? Nó chin pa desida a dzowe, nous ne sommes pas disposés à jouer.
desimétre, s. m.  Décimètre. Décimètre.
désinla, v. a.  Dessangler Dessangler.Syn. débócla.
desipa, v. a.  Elaborer, en parlant des aliments. Elaborer, en parlant des aliments. Bïon rinkyé dé vën fôo é trâlon pa prou, chin desipé pa prou, ils ne boivent que du vin fort et ne travaillent pas assez, cela n'élabore pas suffisamment [les aliments dans l'estomac]. Syn. disipa, dedzeri.
desiwitre, s. m.  Décilitre. Voy. s. v. desi Décilitre. Voy. s. v. desi
désóna, v. a.  Réveiller. Réveiller. Tó désounéréi pa ó popoun, tu ne réveilleras pas le poupon; t'éi djya désóna ! tu es déjà réveillé! Dégourdir. Chare sti pó ó té désóna! c'est celui-ci [moi] qui le réveillera!  V. r. Se réveiller. Che désónae adon, il se réveillait alors.  A Grimisuat, dinsòna a les mêmes significations.
désparéchyon Disparition. Lex. désparétre. Disparition. Lex. désparétre.
désparetre, v. n.  Disparaître. Disparaître. Tó fou vyou désparon óra, tous ces vieux disparaissent maintenant; fou dé Naplé l'an djya grantin tui désparou, ceux [qui ont été au service] de Naples ont tous disparu depuis longtemps déjà.
déspincha, s. f.  Dépense. Dépense. T'a prou fé 'na groucha déspincha, tu as réellement fait une forte dépense.
déspincha, v. a.  Dépenser. Dépenser.
déspinchōo, -oja, adj. et s. m. et f.  Dépensier Dépensier. L'è trwa déspinchōo pó eni retsó, il est trop dépensier pour devenir riche.
despója  -jäe, part, et adj.  Disposé. Disposé. Vwi l'è pa despója, fó°" pa aa ó té dérindjye, aujourd'hui il n'est pas bien disposé, il ne faut pas aller le déranger.
despója  v. a.  Disposer. Disposer. L'a rin despója e-n-ódre, il a mal arrangé ses affaires.
despojesyon, s. f.  Disposition. Disposition.
despouta , v. r.  Se disputer. Se disputer. V. n. despouton tui è có°" kyè ché récontron, ils se disputent chaque fois qu'ils se rencontrent.
despouta, s. f.  Dispute. Dispute. despouta chou despouta, une dispute après l'autre.
destënga, v. a.  Distinguer. Distinguer. I destëngye rin, il ne fait pas de distinctions.
destengabló, -bla, adj.  Facile à distinguer. Facile à distinguer.
déstra, adv.  Extrêmement. Extrêmement. L'è déstra vwèró trale, c'est extraordinaire comme il travaille; déstra täa, très tard.  Déstra, correspondant à très, sert à former les superlatifs absolus.
déstrópya , v. a.  Estropier. Estropier. L'ita tó déstrópya, il a été tout estropié. || V. r. S'estropier. Fó°" t-e pa étré tacó d'aa che déstropya can l'è rin foche ! n'est-ce pas être sot que d'aller s'estropier quand ce n'est pas nécessaire!
déstropya -aé, adj. et s. m. et f.  Estropié. Estropié. Dé déstropya a tóté mode, des estropiés de toutes les façons.
destrosyon, s. f.  Destruction. Destruction.
destrouere, v. a.  Détruire. Se suicider Détruire. Se suicider. L'è jou che destrwere ina i mêin, il est allé se suicider aux mayens.
détabla, v. a.  Départager les voix, les suffrages dans une élection. Départager les voix, les suffrages dans une élection. Charan prou tabla, i prejidan détablére, ils auront bien le même nombre de voix, le président les départagera. Jouer un dernier coup pour déterminer le gagnant. Oun c' oun có°" pó détabla, encore un coup pour « détabler ».  Syn. débóca.
détanpa, v. a.  Enlever l'étai qui fermait une porte. Enlever l'étai qui fermait une porte. Détanpa ó bou, enlever l'étai qui tient la porte de l'étable fermée.
détanye, v. a.  Déboucher, vider. Déboucher, vider. I prinjon pa a pin-na dé détanye w'erechon, ils ne prennent pas la peine de vider le canal. || Cf. étanye. \\ Grim. id.
détapa, adv.  Tout de suite Tout de suite, stante pede L'è parti ba détãpa, il est descendu sur-le-champ.
détatchye, v. a.  Détacher. Détacher. Chon détatchyéi è bóté, les souliers sont détachés; va vitó détatchye ó véi pó mena ëntsan, va vite détacher le veau pour le conduire paître.
detëncha, s. f.  Extinction. Extinction. Kyënta detëncha dé véi sti an! quelle hécatombe de veaux cette année!
détendre Eteindre. Détendre ó  fwa, éteindre l'incendie. Eteindre. Détendre ó  fwa, éteindre l'incendie.
détendre v. a.  Déteindre, Déteindre, w'éivwe iré trwa tsāda, detën è motchyóo, l'eau était trop chaude, elle déteint les mouchoirs. || V. r. Se déteindre, Ha matire che detënjïé dri, cette étoffe se déteignait tout de suite.
détendre v. a.  Détruire. Détruire. L'an detën tó chin kyè powïon, ils ont détruit tout ce qu'ils pouvaient; avwéi ha matire oun detënjïe nète è motsé, avec cette poudre on détruisait beaucoup les mouches. || V. r. S'éteindre. I réista che détëndre prou mëimó, le reste s'éteindra bien tout seul, ou se détruira tout seul, selon le contexte; ché detendon pa è Rin-nâa, la famille des Reynard ne s'éteint pas.
détèra, v. a.  Exhumer Exhumer. L'an détèra è mò é l'an porta outre deri w'élije, ils ont exhumé les morts et les ont portés derrière l'église. || Retirer de terre ce qui avait été enfoui. Che moujon dri kyé détèréran dé trèjôo, ils s'imaginent tout de suite qu'ils déterreront des trésors. || Soulever de terre. Aprówa-è dé détèra ché chakye, essaye voire de soulever ce sac; l'a détèra a porta, il a soulevé la porte; détèra ina oun ky'iré déplan, soulever qqn qui était couché. || V. r. Se lever. È nyówé che détèron ina, les nuages se lèvent.
détesta, v. a.  Détester, abominer, Détester, abominer, ona tsó°"ja plo còrnacou è bawé chon tóte ita détesta, détesta, é óra poblïon chou chin dou comoun, une chose complètement contradictoire: les bals ont été abominés et condamnés et maintenant on les annonce à la maison communale.
détindre, v. a.  Détendre. Détendre. I berni l'è détindou, la faux est détendue; détindre ó talin dou berni, détendre le taillant de la faux.
détinta, s. f.  Détente. Détente. I détinta dou foje, la gâchette du fusil.
détó, s. m.  Dette Dette. L'è plin dé detó tin ky'ou son di pi, il est plein de dettes jusqu'au bout des cheveux.
détò, s. m.  Détour, Détour, iré vïa i pon, avwéi chin diaon tui bale oun grou dèto, le pont était enlevé, à cause de cela tous devaient faire un grand détour plus haut.
détôrba, v. a.  Distraire, déranger Distraire, déranger. Tó détôrbé fou kyè tralon, tu déranges ceux qui travaillent; nó fé détôrba pó rin! nous déranger pour rien!
détòrna, v. a.  Détourner. Détourner. Che ó détórna pa d'aa avwéi a mojeca di X, nó chin pa méi dé parin, si vous ne le détournez pas d'aller avec la [société de] musique de X, nous ne sommes plus parents.
détouédre, v. a.  Détourner. Détourner. Détwedre w'éivwe, détourner l'eau. |[ Fig. Détourner d'une idée, d'une opinion, etc. Can chon grou dinché, oun wè détwêe pa cómin n-o ou, quand les enfants sont grands, on ne les détourne pas [de leurs idées] comme on veut.
détrāchye, v. a.  Déchirer.  Déchirer. T'a détrāchya ó motchyōo, tu as déchiré le mouchoir.  V. r. Se déchirer. Ché fën papëe che détrāché vitó, ce fin papier se déchire vite.
détraona, v. a.  Détrôner. Détrôner. Tin kyè poran détraona vïa ché prejidan, l'aran tórdzó ha rlwé, jusqu'à ce qu'ils puissent détrôner ce président, ils auront toujours cette loi.
detri, s. m. Etrier  Etrier. È detri chon pó métré derën è pya can oun va mounta, les étriers sont pour y mettre les pieds quand on va à cheval.  
detri, s. m. Travail pour ferrer les mulets rétifs Travail pour ferrer les mulets rétifs. É mowé kyè ch'āchon pa fera oun mené ba a Chyoun, wéi l'an ó detri, avwéi chin l'è vitó fé, les mulets qui ne se laissent pas ferrer, on les conduit à Sion, là on a le travail, avec cela c'est vite fait.
détroua, adv.  Trop.  Trop. Vó métré trwa dé eanda derën a brechakye. - Na, na l'è pa dé trwa, vous mettez trop de victuailles dans le bissâc. - Non, non, ce n'est pas trop.
detrwëre, v. a. Détruire. detrwëre, v. a. Détruire. Fou crwéi j-ijéi detrwijon tòt'è tseneïré, ces mauvais oiseaux détruisent toutes les chènevières. V. r. Se détruire, se donner la mort.  Fou kyé che detrwîjon dinché chon pa dé braó moundó, ceux qui se détruisent ainsi ne sont pas de braves gens.
détsābla, v. a.  Dévaler. Dévaler. Détsābla ó bó°", dévaler le bois. || Par ext. Diriger, faire avancer. L'è Nòrbêe kyè détsāblé è tsó°"je, c'est Norbert qui dirige les opérations [au battoir]. || Avaler avidement. Ché pó trócha, l'a jou oun grou mounton dé tsêe pó dena é ona vwarba apréi iré tòté détsābla propra, celui-là pour manger gloutonnement, il avait un gros tas de viande pour dîner et un moment après tout avait disparu.  
détsābla, v. a.  Dire son fait à qqn, réprimander vivement. Dire son fait à qqn, réprimander vivement. Falïe vêre nó, can nó iŗon avouéi ó par'a nó vouéró nó iŗon détsābla! il fallait voir, quand nous étions avec notre père, comme il nous semonçait! Ché capotsën kyè cha détsābla chin kyè chon è Chavyejan! c'est ce capucin-là qui sait dire aux Saviésans leur fait! || Voy. tsābló.
détsācha, v. a.  Mettre le chanvre à la lessive; mouiller la toile avant de faire un habit, pour lui enlever l'apprêt. Mettre le chanvre à la lessive; mouiller la toile avant de faire un habit, pour lui enlever l'apprêt. Détsācha a tiwa, ôter l'apprêt à la toile; dé tiwa détsāchyaé, de la toile qui n'a plus l'apprêt.
détsapa (che), v. r.  Echapper. Echapper. I bala oun catsebindon é i pochou mè détsapa via, j'ai fait un contour et j'ai pu m'échapper.
détsardjye, v. a.  Décharger. Décharger. Fó°" aa détsardjye ó mówé, ó tsaré, ó fin, il faut aller décharger le mulet, le char, le foin.  V. r. Se libérer d'une peine. L'a anfin pochou ché détsardjye. dé ha condanasyon, il a enfin pu se libérer de cette condamnation; è pó°"ré j-amé fô°" kyè chofron tinkyè chiechon détsardjyéi chou cācoun, les âmes du purgatoire doivent souffrir jusqu'à ce qu'elles se soient déchargées sur quelqu'un [jusqu'à ce qu'un vivant ait accepté de satisfaire pour elles].
détsārdze, s. f. Décharge. Décharge. L'a rechyou a détsārdze derën i j-oue il a reçu la décharge dans les yeux.
detsardzó, s. m.  Déversoir.  Déversoir. L'aion djya parla adon dé pèrchye Prabéi pó féré pacha ó Tórin Nou; di ó mein da Dzôo l'oran fé oun detsardzó ba a Chyoun-na, ils avaient déjà parlé alors de percer Prabé pour amener le Torrent-Neuf; depuis le mayen de la Dzour, ils auraient établi un déversoir aboutissant à la Sionne. || Par ext. Passage à côté du chemin, iré oun grou detsardzó déjó ormó, pachaon tui wéi, il y avait un gros sentier sous l'Orme; tout le monde y passait.  Grim. détsardjyou.
détsàsye   v. a.  Chasser. Chasser. Chon byin détsàsyéi è mótsé, les mouches sont bien chassées [de la chambre]; vari amou eó, é j-é détsàseri prou, je monterai et je les chasserai bien.
détsàsye  v. a.  Déchausser, en parlant de la vigne. || Syn. tsasye. Déchausser, en parlant de la vigne. || Syn. tsasye.
detse, s. f.  Défaut du bétail Défaut du bétail. Ha atse l'a prou dé detse, cette vache a beaucoup de défauts.  Le mot se dit avant tout des défauts du bétail, rarement des qualités. Savoie dèche, tache faite à la réputation; Fank., Val-d'Ill., p. 65, detse, «défaut physique ou moral».
detse, s. f.  Petite rancune. Petite rancune. L'a 'na detse contré mè, il me garde une petite rancune.
detsele, v. a.  Se défaire de. Se défaire de. Rescon pa dé detsele ché pra, che achon pa eni can l'ita kyèsyon kyè falie féré w'ató, ils ne risquent pas de se défaire de ce pré, ils ne peuvent s'y résoudre quand il est question d'en faire l'acte de vente.
detsele, v. a.  Toucher à qqch., entamer Toucher à qqch., entamer. I detsele pa oun mwêe a ha tetse dé bó°", il ne touche pas un morceau de ce tas de bois.  
détsèrna Luxé, contusionné. Luxé, contusionné. I chouta ba da morale, i tó détsèrna a tsanba, j'ai sauté de la muraille, j'ai luxé ma jambe.
détsèrna, v. a.  Faire cesser l'enchantement. Faire cesser l'enchantement. Di ky'iron ita ëntsèrna, réstaon wéi tankyè venyié sti é j-é détsèrna, depuis qu'ils avaient été encernés, ils restaient là jusqu'à ce que celui-ci vînt les délivrer. || Par ext. Mettre en mouvement. Can n-avoui kerya ou foua fran a pâa dé ché, oun détsêrné prou è tsanbé, quand on entend crier «au feu» juste à côté de soi, on met [bien vite] les jambes en mouvement. Il Voy. ëntsèrna.
détsin-na v. a.  Déchaîner. Déchaîner. A tó détsin-na ó botchyó? as-tu enlevé la chaîne au bœuf?
detsoupóna, v. a.  Oter le bouchon d'un tonneau.Voy. tsoupon. Oter le bouchon d'un tonneau. || Voy. tsoupon.
dévansye, v. a.  Devancer.  Devancer. Dévanse tui nó, il nous devance tous.
dévasta, v. a.  Dévaster, ruiner. Dévaster, ruiner. Ha groucha ni a dévasta ó mêin, cette grosse neige a dévasté le mayen.
dévergonda, -dāé, adj. et s. m. et f.  Dévergondé. Dévergondé.
dévèrgondādzó, s. m.  Dévergondage. Dévergondage. Na, na, dé dévèrgondādzó dinché! non, non, de pareils dévergondages !
dévèrtóca -cāe, adj.  Décidé, lancé, jovial. Décidé, lancé, jovial. Kyënta dzowéna dévèrtócāe! quelle jeune fille décidée!
deverye, v. a.  Détourner. Détourner. Ché che ache pa deverye can l'a cakyé tsó°"ja ën téita, celui-là ne se laisse pas détourner quand il a une idée dans la tête. Il En partie. Donner une autre direction à l'eau d'arrosage. Fó°" aa ina ou tornyou deverye, il me faut aller détourner l'eau au point de partage. || V. n. L'a rin fé kyè deverye dé partie, il n'a fait que changer de parti. || Renverser. Dé sèrtin j-an l'è tó deverya: fé fri dé tsatin é tsa d'evêe, certaines années le temps est renversé: il fait froid l'été et chaud l'hiver.
deveti, v. a.  Dévêtir. Dévêtir. Devete ó peti óŗa, elle dévêt le petit maintenant. || V. r. Devete tè óŗa é va dromi, déshabille-toi maintenant et va dormir.  Il   Prov.  Fó°" pa che deveti déean ky'aa dromi, il ne faut pas se déshabiller avant d'aller se coucher [ne pas se défaire trop tôt de son bien].
devindró, s. m.  Vendredi. Vendredi. I Chën-Devindró, le Vendredi-Saint.
devisye, v. a.  Sortir une vis. Sortir une vis. Devise tó? est-ce que tu dévisses?
dévora, v. a.  Dévorer.  Syn. peca. Dévorer.  Syn. peca.
dévósyon, s. f.  Dévotion. Dévotion. Fajïé jaméi 'na dévósyon, il ne faisait jamais une dévotion.
dévósyónéta, s. f. Dim. de dévósyon.  Petite dévotion. Petite dévotion.
devosyou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Pieux, qui a de la dévotion, dévot Pieux, qui a de la dévotion, dévot. L'è pa di plo devosyou il n'est pas des plus dévots.
dévouêe, s. m.  Devoir. Devoir. Che tsecoun fé choun dévouêe, adon i va tó byin, si chacun fait son devoir, tout marche bien. Tâches d'école. Va féré toun dévouêe pó déman, va faire ton devoir (tes tâches) pour demain.
devowa, -wāe, adj. De bonne volonté, dévoué.  De bonne volonté, dévoué. Ché l'è ouncó byin devowa, celui-là est encore de bien bonne volonté.
dewachya, -chyaé, part.,adj.  Délaissé. Délaissé. Dzèrman l'è dewachya e-n-ódré, l'a pa ky'oun peti bote. Germain est bien délaissé, il n'a qu'un petit garçon.
déwava, v. a.  Enlever la terre en parlant de l'eau. Enlever la terre en parlant de l'eau. L'è prou ita déwava i têra, la terre a été beaucoup délavée.
déwavra Délabre . Fréquemment utilisé pour couper les mottes au bord des bisses.. Délabre . Fréquemment utilisé pour couper les mottes au bord des bisses..
déwāvra, s. f.  Dolabre, outil à deux faces en forme de hache d'un côté et d'un pic évasé de l'autre Dolabre, outil à deux faces en forme de hache d'un côté et d'un pic évasé de l'autre. N'ënplïé a déwāvra pó féré è têra, on emploie la dolabre pour faire les fossés. || Grim. dèlāvra.
deweca, -cata, adj.  Délicat, difficile. Délicat, difficile. L'è rin deweca pó ó mëndjye, il n'est pas difficile pour la nourriture. || Coulant. L'è rin ita deweca sti an pó bale condjja [l'instituteur] n'a pas été coulant cette année pour accorder des congés scolaires.
déwéi, adv. et prép.  Delà, au-delà. Delà, au-delà. Oun dé dèwéi Roun-nó, un de la rive gauche du Rhône, spécialement des communes situés vis-à-vis de Savièse. N'ën rechyou w' échôo outré déwéi sti an, le sort nous a désignés, cette année, pour les alpages, qui sont au-delà de la frontière valaisanne, en territoire bernois. Dou byéi déwéi, de l'autre côté, par opp. à dou byéi déchéi, de ce côté-ci. || L'autre monde. Can nó charin outré déwéi, nó porin nó répója, quand nous serons de l'autre côté, nous pourrons goûter un peu de repos.
déwéije, s. f.  Porte à claire-voie, partie d'une haie Porte à claire-voie, partie d'une haie. I déwéije dé Dórbanyon, la porte à claire-voie qui sépare les pâturages de Dorbagnon et de Bertsé.  Etude du mot dans FEW III, 139.
dewejanse, s. f.  Diligence. Diligence. Fan óŗa dé gran róté ina pé è deŗi véwādzó cómin che diechè pacha i dewejanse, aujourd'hui on fait des grandes routes jusque dans les derniers villages, comme si la diligence devait y passer.
déwenye Rendre rectiligne en parlant du bois Rendre rectiligne en parlant du bois. v. tr.  Lex. wenya, wenye, wenye.
dewevra v. a.  Délivrer. Délivrer.
dewevranse, s. f.  Délivrance. Délivrance. Kyënta dewevranse can fou bósé chon a w'écó°"wa! quelle délivrance [pour les parents] quand ces garçons sont à l'école!
di , s. m.  Doigt. Doigt. Terye, ou di, tirer au doigt [pour essayer sa force]; l'a pa manca oun di kyè l'orôo ëndin-na, il n'a pas manqué [la largeur] d'un doigt que j'aurais deviné, c.-à-d. il s'en est fallu de peu.
di, prép.  De, depuis De, depuis, óta di chou plache, ôter de quelque part; eni amou di pé Chyoun, monter de Sion; di ó tin, depuis le temps; di djye j-ouré, depuis dix heures; di dechandó, depuis samedi; ën di óra, depuis maintenant.  Conj. Di kyè, depuis que. Di kyè l'an jou fé ha mijon, chon pa méi resta a vyele, depuis qu'ils ont bâti cette maison, ils ne sont plus restés dans l'ancienne; l'a a counpara pó etodié, ma di kyè l'an pacha outre..., c'est pénible pour étudier, mais «depuis qu'ils ont dépassé»...
diadon, adv.  Depuis lors. Depuis lors. L'è diadon kyè l'è ëngrëndjya avouéi nó, c'est depuis lors qu'il est fâché contre nous. || Id. Hérém. (Lav. 269), Grimisuat.
dibló, -dibla, adj.  Malade d'un membre. Malade d'un membre. Dibló d'ona tsanba, d'oun bréi, malade d'une jambe, d'un bras.
dichya, prép.  Depuis. Depuis. Atinjó djya chela dichya on'oura, j'attends ici déjà depuis une heure; è rejën chon môo dichya oun mi, les raisins sont mûrs depuis un mois; l'è pa ita dichya ona vouārba, chon jou kyerya ómó, il n'y était pas depuis un moment qu'ils sont allés appeler l'homme. || Dans, par rapport à l'avenir. Dichya 'na vouārba chon tote ën trota, dans un moment tout serait en train. || Conj. Dichya kyè, depuis que: dichya kyè l'an jou a peca, è béitchyé réiston kïa, depuis qu'il a reçu le manger, le bétail reste tranquille.
diféramin différemment .lex.:fiférin , diférinse , diférinsye différemment .lex.:fiférin , diférinse , diférinsye
diférin, -inta, adj.  Différent. Différent.
diférinse, s. f.  Différence.  Différence. Oun devri pa féré dé diférinse ëntr'è j-infan, on ne devrait pas faire de différence entre les enfants (ne pas favoriser les uns au détriment des autres, dans testament, etc.).
diférinsye, v. a.  Différencier Différencier. Cha ouncó rin diférinsye, il ne sait pas encore saisir les nuances.
dii, v. a.  Devoir. Devoir. Conjug.: dió, tó di, i di, nó diin, vó dii, i diyon. \ dijó, tó diié, i diié, nó diāon, vó diãé, i diāon. | devri, tó devréi, devre, devrin, vó devre, devron. \ devrõo, tó devri, i devri, devran, vó devri, devran. \ kyè yó diecho, dieche, diechon, diecha, diechon. \ \ Di eni oŗa, il doit arriver maintenant; di dóou sin fran à nó, il nous doit deux cents francs; ó diecha pa féré chin, vous ne deviez pas faire cela; chin ky'iŗé djyou, le dû.
dijechatchyémo, adj. num. ord.  Dix-septième. Dix-septième.
dijechate adj.num.card. dix-sept . La dernière syllabe -te , ne se prononce pas devant une consonne  dix-sept . La dernière syllabe -te , ne se prononce pas devant une consonne : dijecha tchyévre, dix-sept chèvres. 
dijenou, adj. n. card.  Dix-neuf. Dix-neuf.
dijevouétchyémó, adj. num. ord.  Dix-huitième. Dix-huitième.
dijevouete, adj. n. card.  Dix-huit. Dix-huit. Dijevoue mowe, dix-huit mulets.  Même particularité que pour dije-chate.
dijevouétin-na, s. f.  Dix-huitaine Dix-huitaine, ona dijevouétin-na dé petite charpin, une dix-huitaine de petits serpents.
diminchyon Dimension, Dimension,
din, s. f.  Dent. Dent. È din dou ouaséi, les dents de lait; è din dé rl'oué, œillère, dent œillère, canine de la mâchoire supérieure; è din déean, è din dé deri, les incisives, les marteaux; métré è din, faire ses dents; terye foura ona din, arracher une dent; è fosé din, les fausses dents; mótra è din a câcoun, montrer les dents à qqn (prendre un air menaçant) ; ai oueji d'ai dé grouché din, avoir le temps de « mettre les dents grandes» (avoir faim). || È din dou coutéi, les brèches d'un couteau; è din da réicha, les dents de la scie; è din dou ratéi, dou penyó, les dents du râteau, du peigne; è din di j-âouété dou borgó les dents des ailettes du rouet. Prov. Fó °" pa mëndjye ó bën tandjyo ky'o-n-a dé bóné din, il ne faut pas manger son bien tandis qu'on a de bonnes dents. || Dev.: ona binda dé béra blan kyè ché baton é ché baton é jaméi ché fan dé ma? - è din. Une troupe de béliers blancs qui se battent et se battent et ne se font jamais de mal? - les dents.
dinamite, s. f.  Dynamite, ona cartochye dé dinamite, une cartouche de dynamite. Dynamite, ona cartochye dé dinamite, une cartouche de dynamite.
dinché, adv.  Ainsi, de cette façon.  Ainsi, de cette façon. L'è prou bon dinché, c'est assez bon comme cela.  Couci-couci, pas plus qu'il ne faut. Cómin vó pórta-vó ? - dinché, comment vous portez-vous? - couci-couci, pas plus qu'il ne faut. «Le d initial est un préfixe intensif: inche inusité est de même formation qu'ainsi. » Pierreh. 168.
dinisye, dinichye Dénicher Dénicher
din-na, v. a.  Deviner, Deviner, forme abrégée de ëndin-na, employée surtout à l'impér. din-na-è, devine voire.
dintāa, s. m.  Eminence, proéminence. Eminence, proéminence. Oun dintāa dé chéi, une saillie de rocher  . Semble un dérivé de din, dent.
dintéwa Dentelle Dentelle.n. f.  Syn. pouënte. Lex. dintéouête. 
dintéwéte Petite dentelle. Var. dintéwéta. Petite dentelle. Var. dintéwéta.
dintéwéte, s. f.  Petites dents, petite brèche. Petites dents, petite brèche. I talin dou berni vën tote a dintéwéte, le taillant de la faux vient tout en petites dents. 
dióŗa, adv.  Désormais.  Désormais. || Syn. ëndi oŗa.
dióŗa, adv.  Endi oŗa. Désormais. 
diówa.  Jeu .Terme du jeu de la garde. Voy. s. v. botën. Terme du jeu de la garde. Voy. s. v. botën.
dirésyon, s. f.  Direction. Direction.
diretôo, s. m.  Directeur. Directeur.
diridjye, v. a.  Diriger. Diriger. Chin chon pa ita diridjya dou bon byéi, ils n'ont pas reçu une bonne éducation dès le commencement. || V. r. Chaon prou che diridjye méimó, ils savent bien se diriger eux-mêmes.
disgrāsé, s. f.  Querelle. Querelle. Chin l'è rin kyè pó bale dé disgrāsé é dé mawëntinda, ce n'est que pour causer des querelles et des malentendus. Prov. (L. 484). L'ï mijere kyè bal'è disgāsé, c'est la misère qui fait les querelles.
disipa, v. a.  Digérer. Digérer. Ché tsate l'è oun femeouën, pou pa disipa ó couêe di raté, ce chat est bien délicat, il ne peut pas digérer la peau des souris. || Syn. desipa, dedzeri.
disperdjye, v. a.  Disperser. Disperser. Tsa kyé vën grou ó té disperdze chela éwéi, au fur et à mesure qu'un enfant grandit, il le disperse (place) ici et là. || V. r. Che chon tui dispèrdjya, tous se sont dispersés.
distiwa, v. a.  Distiller Distiller. Distiwa ó dzinyó, distiller le marc du raisin.
distrére Distraire,  Distraire, 
ditéi, s. f.  Terme d'écolier. Dictée. Terme d'écolier. Dictée.
diton, s. m.  Dicton,  Dicton, proverbe.  Syn. dejan-na, qui est plus ancien.
diton, s. m.  Proverbe. Dicton, proverbe.  Syn. dejan-na, qui est plus ancien.
divòrsa (che), v. r.  Divorcer. Divorcer. Che chon divòrsa, ils ont divorcé; chin che māryon pó che divòrsa, ces gens se marient pour divorcer.  Le réfléchi pour le neutre est SR.
divòrse, s. m.  Divorce. Divorce. Pé fou rloua l'a dabo atan dé divòrse cómin dé maryādzó, dans ces endroits il y a bientôt autant de divorces que de mariages.
djya, adv.  Déjà. Déjà. L'è djya parti, il est déjà parti.  Grim.: dédjya.
djyābla, s. f. Forme féminine de djyābló, voy. ce mot. Diablesse, rude femme, maîtresse femme. djyābla, s. f. Forme féminine de djyābló, voy. ce mot. Diablesse, rude femme, maîtresse femme. Ha l'è ona djyābla pó trale, c'est une rude femme pour travailler.  ā djyābla, à la diable; di kyè l'ita via i märe l'è jou tot'ä djyābla, depuis que la mère fut morte, tout «alla à la diable ».
djyabla, s. m.  Diablotin, enfant vif et espiègle. Diablotin, enfant vif et espiègle.
djyablamin, adv.  Diablement. Diablement.
djyablatën, s. m.  Diablotin. Diablotin. || Syn. djyabla.
djyablécha, s. f.  Diablesse. Diablesse.
djyabléé, v. n.  Jurer, sacrer. Jurer, sacrer. Kyën tin pó féré djyabléé ó moundó! quel temps à faire jurer les gens!
djyableri, s. f.  Diablerie. Diablerie.
djyābló, s. m.  Diable. Diable. L'a you ó djyābló, il a vu le diable. Par ext. et fig. Oun bon djyābló, un bon garçon; ai ó djyābló ou côo, être très remuant; kyën djyābló, quel audacieux! ona pouire dou djyābló, ona tsaôo dou djyāblo., oun trin dou d., ona chi dou d., une peur terrible, une chaleur d'enfer, un vacarme infernal, une soif ardente; nëe cómin i d., métchyin cómin i d., noir, méchant comme le diable; fér'ó djyābló a catrò, faire un tapage infernal; i djyābló é choun trin, tout le diable et son train, formule SR pour abréger plaisamment une énumération. || Van ba ou trebounaoue bale w'arma ou djyābló, ils vont en bas au tribunal donner l'âme au diable [prêter faux serment].-
djye , adj. n. card.  Dix. Dix. Djye j-infan, dix enfants.
djye, s. m. Voy. s. v. djyo. djye, s. m. Voy. s. v. djyo.
djyejin-na, s. f.  Dizaine,  Dizaine, ona djye-jin-na dé cocon, une dizaine d'œuf s.
djyejyémó, -ma, adj. n. ord.  Dixième. Dixième.
djyêrla, s. f.  Grand seau en bois. Le djyêrlon a la même forme, mais est plus petit. Grand seau en bois. Le djyêrlon a la même forme, mais est plus petit.
djyêrlon, s. m.  Seau oblong pour du lait, de l'eau. La forme en est plus grossière que celle du bèrlon.Dérivé de djyêrla. Seau oblong pour du lait, de l'eau. La forme en est plus grossière que celle du bèrlon.Dérivé de djyêrla.
djyéta, s. f. Pâturages sur Berne.   A Savièse, ce mot désigne les pâturages que les Saviésans possèdent dans le canton de Berne, aux environs du Châtelet (Gsteig). I Vouespela l'è ona bóna djyéta, la Vuispille est un bon pâturage. Nom de lieux-dits répandu en Valais: Giettes (mayen de St-Maurice), Agettes près de Sion, etc.
djyétró, s. m.  Gîte; Gîte; place formée par un homme qui s'est couché dans le foin, l'herbe, la neige. I ouivra iré deŗ'ou djyétró, le lièvre était dans le gîte', t'a dromi chou ó fin ba  ā grandze, oun cóny'ouncó ó djyétró, tu as dormi sur le foin à la grange, on voit encore le gîte.
Djyo s.m. Dieu. Dieu.  i' boun Djyo, le bon Dieu; Djyo ó rinde! (abrév. Djyörinde!), Dieu vous le rende! i pa you arma dé Djyo, je n'ai pas vu une âme. - Forme abrégée Djye, dans l'expression exclamative ó mo Djye don! ô mon Dieu! ois
djyörinde! Excl.  Dieu vous le rende!  Dieu vous le rende! Voy. s. v. Djyo.
djyówa, s. f. cf.gwé Plant de vigne produisant beaucoup de raisin de moindre qualité. Plant de vigne produisant beaucoup de raisin de moindre qualité.
dó, prép.  Vers. Vers. L'a atindou. ënkye tin-kyè dó fën täa, il a attendu ici jusque vers le soir très tard; iré outré dó maten, c'était vers le matin.-
dó°"djyę   v.a. Dévider Dévider
dó°"djye  adv. Rivaliser  Rivaliser . Var. dó°"djye (a). Chon tôtin a dó°"djye pó fa méro°"a, ils sont toujours en rivalité pour ce jouet.
dóba, s. f.  Daube. Spécialité culinaire.  Spécialité culinaire. Daube.
dobën, adv.  Du bien:  Du bien: Vient de «de bën»,  l'a fé doben, cela lui a fait du bien; chin fé tan dobën dé powi che répója oun pó°"! ça fait tant de bien de pouvoir se reposer un peu!
Dóblą Doubler l'attelage Doubler l'attelage. L'a falou dóbla, il a fallu doubler [disait-on lorsqu'un seul mulet ne réussissait pas à tirer le char à foin].
dóbla, s. f.  Second estomac des ruminants Second estomac des ruminants. I mochïe è bréi tinkyé ba ä dóbla, il poussait ses bras jusque dans le second estomac [de la vache]. || Cf. sanpe, qui désigne le premier estomac.
dóbla, v. a.  Doubler. Doubler. Dóbla ó dzepon, mettre une doublure au gilet.  Par ext. Entourer un livre, un cahier d'un papier protecteur. L'a dóbla ó ouivro pó kyè che contseché é che defoteché pa, il a «doublé» le livre pour qu'il ne se salisse et ne se déchire pas.
dóblamin, adv.  Doublement. Doublement.
dobli, s. m. et adj.  Double . Cf. drobli Double . Cf. drobli
dóbló Adv. Double. Double. Vêre dóbló, voir double.
dóbló, dóbla s.m.  Ce qui est double. Ce qui est double. Oun vi pa kyè dé pli è dé dóbló, on ne voit que plis et doubles [à l'habit des capucins]; ou dóbló, au double: n'ën paea ou dóbló, nous avons payé le double.
dóbló, dóbla, adj.  Double, Double, ona fiséaya dóbla, une ficelle double; dé hé bèoué flöo dóblé, de ces belles fleurs doubles
dóbló, s. m.  Fusil de chasse et par ext. tout fusil de grand calibre Fusil de chasse et par ext. tout fusil de grand calibre. L'a pri ó dóbló é via, il a pris le fusil et s'en est allé.
doblora, s. f.  Doublure. Doublure. I doblora l'a chouta, la doublure s'est déchirée par trop de tension; i doblora dou caé, la «doublure» du cahier.
dódjyémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Douzième. Douzième.
dódzan-na, s. f.  Douzaine. Douzaine. I martchyan ouéi vin tote pé dódzan-né, ce marchand vend tous les articles à la douzaine.
dódze, adj.n. card.  Douze. Douze. Dódjy'ouré, douze heures.
doin, s. m.  Doyen Doyen. I gran doin, le doyen de la cathédrale.
dója Doser. Doser.
dojo, s. m.  Duc (oiseau). Duc (oiseau).
dóle, s. f.  Douille, cartouche. Douille, cartouche.
dóló, s. m.  Imbécile, sot. Imbécile, sot. Oun brote dóló, un vilain sot; can o-n-è tan taco d'acouta tó fou dóló, o-n-a chin ky'on-amereté, quand on est si nigaud que d'écouter tous les imbéciles, on a ce qu'on mérite.
dólon, s. m.  Pot d'une certaine grandeur. Pot d'une certaine grandeur. Atseta oun dólon pô cāféi, acheter un pot pour le café. || Dérivé du lat. dolium.
dólóna, s. f.  Le contenu d'un dólon, pot Le contenu d'un dólon, pot. L'a metou chou a tabla 'na groucha dólóna dé vën, il a posé sur la table un grand pot rempli de vin.
domenanse, s. f.  Disposition, Disposition, iŗé tóte ä domenanse ina ën Prabéi, tout était à la disposition [des bergers] à Prabé [ils pouvaient y laisser le bétail paître librement]; i jou tré j-infan a ma domenanse, j'ai ces trois enfants à ma disposition.
domestecó, s. m.  Domestique. S'emploie seulement au masculin.. Domestique. S'emploie seulement au masculin. || Syn. vawé.
don , adv.  Donc. Donc. È t-e don pèrmé, est-ce donc possible? L'è don arówa dā mountanye che t'a you ó bagadzó, il est donc arrivé de la montagne, si tu as vu le «bagage».
don , adv.  N'est-ce pas?  N'est-ce pas? si. Véjó ba a Chyoun? - na... - don, je vais à Sion - Non!... - mais si, n'est-ce pas? Cette expr. s'emploie surtout pour marquer l'insistance.Cf. Daoun
don ... don, adv.  Tantôt ... tantôt. Tantôt ... tantôt. Don la, don ouéi, tantôt ici... tantôt là; i demandé don ona tsóouja, don w'atra, il demande tantôt ceci, tantôt cela.
Dona kyè, conj.  Aussitôt que. Aussitôt que. Dona kyè l'îta arowa, ch'é pa arèta, l'a tòrna a parti, aussitôt qu'il fut arrivé, il ne s'est pas arrêté, il est reparti.
dona, adv.  Ensemble, d'accord, d'un coup. Formé de de ona. Ensemble, d'accord, d'un coup. Formé de de ona. È t-e pa enou dona avoyéi té? n'est-il pas venu ensemble avec toi? Sti có°" nó chin dona, cette fois nous sommes d'accord; t'éi tòrdzò dona avwéi rlwi pó féré dé fāse, tu es toujours avec lui pour jouer des tours.
dondin-na, s. f.  Femme qui a beaucoup d'embonpoint, dondon. Femme qui a beaucoup d'embonpoint, dondon.
dondjyè, s. m.  Danger. Danger. L'è ën dondjyè, il est en danger.
dondzeroju, -ja, adj.  Dangereux. Dangereux. Per léi l'è dondzerou dé tsêre, par là il y a danger de tomber.  On entend aussi prononcer dondzirou, comme à Grimisuat.
donkyédon, adv.  Parfois, de temps en temps. Parfois, de temps en temps. I vën donkyédon dé plodze sti an, il pleut de temps en temps cette année; i ënvwié donkyédon ona wétra, il écrit de temps en temps une lettre.
donta, v. a.  Dompter, mater. Dompter, mater.
dontôo, s. m.  Dompteur. Dompteur.
dōo, doura, adj.  Dur.  dōo, doura, adj. Dur. Dé bó°" dōo, du bois dur, chêne, frêne, par op-pos. au bois tendre, sapin, etc.; i tepa doura l'è méi ina; outôr dou tsawé l'a rin kyè dé vèrkyémó é dé wapése, le gazon dur est plus haut; autour des chalets il n'y a que des épinards sauvages et des patiences; dōo cómin è corné di tsën, dur comme les cornes des chiens, très dur. || Fig. O-n-ómó dōo, un homme rude . Pénible. Pó trin-na a rlwidze ba pé ó plan wéi l'è bougramin dōo, pour traîner la luge par cette plaine, c'est rudement pénible. || Prov. (L. 67) Mi d'ó°", mi dōo, mois d'août, mois dur.  Avare, peu généreux. Sta l'è doura cóm'oun chéi, celle-ci est avare, tenace comme un roc. Prov. I chorté méi dou dōo kyé dou nou, il sort plus du dur que du nu, un avare donne plus que celui qui n'a rien.L'ïta 'na doura pó pacha w'evêe, ç'a été terrible pour passer l'hiver. , 
dôon, prép.  Le long de. Le long de. Achye cakyé tsó°"ja dôon di vaé, laisser qqch. le long des chemins; dé cló°"joré dôon di canpanyé, des clôtures le long des propriétés; ba pé dôon da vae, le long du chemin. (L., Contes, p. 235.)
doōo, s. f.  Douleur, souffrance du corps, du cœur, de l'âme. Douleur, souffrance du corps, du cœur, de l'âme. Kyënta doōo can o-n-é ita mwêe dé hé broté béitchyé, quelle douleur quand on a été piqué par ces vilaines bêtes; l'aie ona doōo dé vêre parti ché infan, elle éprouvait une grande peine de voir partir cet enfant. Epreuve. I plo groucha doōo kyé l'a pé la, l'è i chèkye, l'épreuve la plus pénible ici, c'est la sécheresse.
dóou, davoué, adj. n. card.  Deux Deux. || Prov. dó°" j-ómó che récontron, ma pa davwé chêré, deux hommes se rencontrent, mais pas deux montagnes. pla
dóoudjye adv.  A qui mieux mieux. A qui mieux mieux. I van dó°"djye a w'écó°"wa, les deux rivalisent à l'école; van do°"djye ché kyè pou mèi bale bire, chacun s'efforce de donner plus à boire que l'autre. pla
dora  v. n.  Durer. Durer. Fou j-âlon kyè 'n-atsete óra douron rin, ces vêtements qu'on achète maintenant ne durent point.
dora , s. f.  Durée. Durée. Fan méi dé tsó°"jé dé dora óra, maintenant on fait davantage de choses qui durent.
dóra, v. a.  Dorer. Dorer.
dorabló, -bla, adj.  Durable. Durable.
dòrdjya, s. f.  Grosse pluie. Grosse pluie. Sti co°" l'è enou 'na bóna dòrdjya, cette fois il est tombé une bonne pluie.
dòrdjye, v. imp.  Pleuvoir fortement. Pleuvoir fortement. I cóminsé a dòrdjye, il commence à bien pleuvoir; l'a wêe dé dòrdjye tót'â néi, il a l'air de vouloir pleuvoir fortement toute la nuit. || A Grimisuat dòrdjye, outre le sens de pleuvoir, signifie aussi «fouetter» un enfant; à Montana, Ayent, dorzye id. A Savièse le mot désigne surtout la pluie qui crépite et frappe les feuilles, les vitres, etc., en tombant. |] Afr. «dourder» a le sens de battre, maltraiter.
dördon  Homme peu développé Homme peu développé (pas seulement à Grimisuat).
dòrdon, s. m.  Petit garçon. Grim.: homme peu développé surtout intellectuellement. Petit garçon. Grim.: homme peu développé surtout intellectuellement.
doré, doréta, adj.  Un peu dur. Un peu dur. Dé tsêe doréta, de la viande peu tendre.
dorôo, s. m.  Doreur. Doreur. pla
dōsa, s. f.  Gousse, part, des haricots Gousse, part, des haricots. È dōsé dé fou pi chon destra tindré, les gousses de ces haricots sont très tendres.
dóta (che), v. r.  Avoir des soupçons. Avoir des soupçons. Che dótaé pa dé nó, il n'avait pas de doute sur nous; che dóté pa kyè l'è i frare a rwi kyè l'a fé chin, il ne pense pas que c'est son frère qui a fait cela.
dótāa, adv.  Le soir. Le soir. L'è pye enou dótāa, il n'est arrivé que le soir. || Prov. (L. 41) È nyówé ródzé ó matën, a plodze dótāa, les nuages rouges le matin, pluie du soir; (L. 42) trawitron dou matën, plodze dé dótāa, arc-en-ciel du matin, pluie du soir.  Le mot est composé de , vers, et de tāa, tard.
dótanse, s. f.  Doute, soupçon. Doute, soupçon. Chadé vó cwi l'a fé chin? - Na, ma i dé dótanse kyè l'è i vejën, savez-vous qui a fait cela?-Non, mais je soupçonne que c'est le voisin.  Doutance, assez peu usité en SR, est connu en Normandie, Perche, Poitou, Bretagne, etc., et est très répandu en afr.; en provençal doutanço (Mistral). Pierreh. 199.
dotrena, v. a.  Gronder, endoctriner. Gronder, endoctriner. Ché da pāa ënkye ché viêe prou dotrena, notre voisin ici était fortement grondé.
dou art. déf. m. au gén. - ablatif.  Du Du. I wivró da mécha dou pare, le livre de messe du père; dou tin ky' ïré Métralè ëncora chela, du (au) temps où M. Métrailler était curé ici; dou byéi di mêin dé Counti, du côté des mayens de Conthey.
dou art. partitif.  De De. I bon vën fé jaméi dou tôo, le bon vin ne fait jamais de tort. || Cette forme, au lieu de , est plutôt moderne.
douja v. n.  Oser. Oser. Doujé pa chouta ba, il n'ose pas sauter en bas Syn. ouja.
douŗa, s. f.  Repos. Repos. L'a pa oun móman dé douŗa, il n'a jamais un moment de tranquillité.
douse   s.m. Moût. Moût. Nó j-a bala a biré dé douse, il nous a donné à boire du moût.
douse, adj. m. et f.  Doux. Doux. Fé douse, il fait un temps doux; sti vën l'è trwa douse, ce vin est trop doux;' ché cochën l'è déstra douse, ce coussin est très soyeux; i parlé tan douse, il parle avec tant de douceur. ā douse, à la douce; tó va pa prou ā douse, tó brekyé tòté, tu ne vas pas assez à la douce, tu casses tout; cómin vó va t-e? - tót'ā douse, comment allez-vous? - tout à la douce [doucement]. || Adv. Sans cahot. Can l'è dé bóna trin-na, o-n-è byin chou a rlwidze, oun va byin douse, quand le terrain est glissant [assez de neige], on est bien sur la luge, on va sans cahot. 
dousemin, adv.  Doucement; à voix basse. Doucement; à voix basse. L'è enou dousemin deri mè, il est venu doucement derrière moi; parlaé trwa dousemin, oun conprinjié rin, il parlait trop bas, on ne le comprenait pas.
douséta, s. f.  Polypode vulgaire (Poly-podium vulgare L.) Polypode vulgaire (Polypodium vulgare L.) È j-infan van remâcha dé douséta pé è chéi é mâtson è rachené, les enfants vont ramasser la doucette par les rochers et  en  mâchent les  racines   [rhizomes des fougèresqui ont à l'envers deux rangées de  spores ronds, parallèles. On l'appelle aussi réglisse des bois et elle pousse au pied des vieux chênes..].-
douwa, s. f.  Douve Douve. È douwé (qqfois le sing.) désignent l'ensemble des quatre parois d'une chambre, et aussi les quatre murs d'une maison: l'a rin dé fé ky'i douwa, i réista da mijon l'è tote bogó, il n'y a que les douves (murs) de fait, le reste de la maison est vide.
douwa, s. f.  Douve. Douve. L'a dé douwé ën bó°" é dé douwé ën fêe, il y a des douves en bois et des douves en fer. 
dôwa, s. f.  Dôle, nom d'un plant de vigne. Dôle, nom d'un plant de vigne. L'a plojo chorté dé dôwa: i groucha dôwa, i petita dôwa, i sintefwa, i borgonye, i bòrdo, i madéwin, il y a plusieurs espèces de dôle: la grande dôle, la petite dôle, le Sainte-Foix, le bourgogne, le bordeaux, le madelin. pla
dówdjye adv.  Dévider. Dévider. N'ën djya dó°"djya tré j-étsapé, nous avons déjà dévidé trois écheveaux; yó dó°"dzó vwi, tó dó°"dzéré déman, je dévide [la laine] aujourd'hui, tu la dévideras demain.
dówdjyou, s. m.  Dévidoir. Dévidoir. L'a ona winvwa cóm'oun dó°"djyou., il a une langue comme un dévidoir. || Dó°"djyou c'est le dévidoir sur pied; le petit dévidoir à main s'appelle etrevyou
dówtré, adj. num.  Deux ou trois, quelques-uns. Deux ou trois, quelques-uns. Dó°"tré grou pati-flo°" pó rin féré, deux ou trois gros dadais qui ne font rien; i pri d'artre mótsété, j'ai pris quelques allumettes; dó°"tré adzó, deux ou trois fois.
draga     Courir les filles.Néologisme. Courir les filles.Néologisme.
drésye, v. a.  Dresser. Dresser. Fó°" drésye ché pawën, il faut planter droit cet échalas; t'a pa béjwin dé tan drésye ó na, tu n'as pas besoin de tant faire l'important.  Can è j-infan chon pa ita drésya, comanda rlôo cakyé tsó°"ja apréi! quand les enfants n'ont pas été éduqués, commandez-leur quelque chose après! || Syn. adrésye.
dreti, -tiŗe.  Droitier, Droitier, ëntchyé nó l'a pa oun dreti, chon tui gótchye, chez nous personne n'est droitier, tous sont gauchers. || Adroit. L'è dreti pó fótré è galo°", il est adroit pour jeter les cailloux.
dri , s. m.  Droit,  Droit, ce qui revient à quelqu'un. Ché pêe pa choun dri, celui-là ne perd pas son droit; tsecoun choun dri, à chacun ce qui lui revient.  A tôo é a dri, à tort et à raison.  Droit d'eau au Torrent-Neuf. Il y a six dri au T.-N.; six ayants droit ont simultanément l'eau du T.-N. pour l'arrosage.
dri, adv.  Directement. Directement. L'è parti dri ba, il est descendu tout droit; l'è parti dri, il est parti tout de suite; yó chéi enou tó dri, je suis venu tout droit; dri deri a mijon, juste derrière la maison; dena-vó dabó? - pa fran  dri,  dînez-vous bientôt? pas tout à fait; l'a pacha tó dri outre, il a passé tout droit outre. || Le fr. pop. SR emploie en ce sens droit.
drisé, drité, adj.  Droit. Droit. Oun chapën byo drisé, un sapin bien droit; è tsanbé chon pa drité, les jambes ne sont pas droites; tën té byin drisé, byin drité, tiens-toi bien droit, droite; i man drité, la main droite; tó va tòrdzó a drité, tu vas toujours à droite. || Debout. L'ïta drisé tó tin da mécha, il est resté debout pendant toute la messe. 
dritora, s. f.  Droite ligne. Droite ligne. I venye a rlôo vën ina tin ky'ën dritora dou pya da nó°"tre, leur vigne monte en droite ligne au pied de la notre; i morale wéi l'è pa ën dritora, ce mur n'est pas en droite ligne; aa pye ën dritora, vó arowa jostó ā gara, allez seulement en «droiture», vous arriverez juste à la gare.
dró°"tse, s. f.  Gentiane jaune (Gentiana lutea). Gentiane jaune (Gentiana lutea). Féré dé brinteën avwéi dé dro°"tse, faire de l'eau-de-vie avec de la racine de gentiane.
drobli, droblire, adj.  Double, Double, ona flōo droblire, une fleur double; o-n-andin drobli, un andain double; dé fi drobli (syn. rèifya), fil double (opposé à fi sinlan, fil simple).
drobli, droblire, adj.  Enorme, considérable,  Enorme, considérable, par ext. . Oun catson drobli; cf. catson; dé méchondzé droblire, des mensonges énormes (syn. peoujé, voy. ce mot).  Pour désigner l'andain double, le mot dobli est aussi usité.
drodze, s. f.  Engrais. Engrais.Mots de la même famille drou, ëndrodjye.  | Le mot drodze à Grimisuat désigne aussi le fumier.
dróga (che), v. r.  Se droguer. Se droguer.
dróga, s. f.  Drogue (sens méprisant). Drogue (sens méprisant). Vin rin kyè dé dróga, il ne vend que des choses de nulle valeur.
drogiste, s. m.  Droguiste. Droguiste.
droite, s. m.  Droit Droit. I ó drwé dé pacha chela, j'ai le droit de passer ici. || Syn. dri .
dromadero, s. m.  Dromadaire. Dromadaire. Cette appellation commence à l'emporter sur celle d'armadéró (voy. ce mot).
dromi, v. n.  Dormir. Dormir. Dromi defoura, dormir à la belle étoile; dromi cómin è catson, dormir comme les cochons, sans se déshabiller; aa dromi, aller se coucher; dromi cómin dé tron, dormir comme des troncs, c.-à-d. d'un sommeil très profond.
dromyan, s. m.  Dormeur. Dormeur. L'è tan dromyan, c'est un gros dormeur.
drôo, drowa, adj. et s. m. et f.  Drôle.  Drôle. Chin chon dé drówé dé tsó°"jé, ce sont là de curieuses choses; l'è oun pó°" dróo, il est un peu drôle, a la tête un peu détraquée; oun crwéi dróo, un mauvais drôle; l'è tan dróo, il est si drôle; chéi pa ch'iré drowa, ma iré ona bechatsé, je ne sais si elle était détraquée, mais elle était négligente, inconséquente, sans ordre, sans énergie.
drou, s. m.  Endroit où l'herbe est très drue. Endroit où l'herbe est très drue. I drou di borló, le drou des trolles, endroit de l'alpage particulièrement riche en trolles.
dróweri, s. f.  Drôlerie, chose drôle. Drôlerie, chose drôle. L'a rinkyé dé dróweri p'ā téita, il n'a que des drôleries dans son cerveau.
dzala, dzalae, adj.  Se dit d'un pelage marqué de petites taches ou de raies blanches. Se dit d'un pelage marqué de petites taches ou de raies blanches.
dzanéta, s. f.  Herbe jaune  Herbe jaune  dé dzanéta, herbe qui n'a pas été arrosée et qui glisse sous la faux.
dzanéta, s. f.  Prune jaune Prune jaune ona petita dzanéta désigne une petite prune jaune
dzanéta, s. f.  Verdier , oiseau de couleur jaune, .  ;  Oiseau de couleur jaune, verdier.  ; 
dzāno  s.m. Jaune Jaune . Oun dzānó, un jaune, une pièce d'or. || Au jeu de billes, c'est un bouton jaune   en   métal;   il   vaut   deux «blancs» (boutons qui ne sont pas en métal). Les enfants se servent aussi de boutons dans leurs petites transactions.
dzāno, dzāna, adj.  Jaune. Jaune. Dé j'awan dzānó, des osiers jaunes; è pachèra l'an é pya dzānó, les moineaux ont les pieds jaunes. 
dzaoji   s. f.  Jalousie. Jalousie.
dzaou, dzaouja, adj.  Jaloux. Jaloux. Chon dé moundó prou dzaou, en voilà des j aloux !
dzapa Facilité de parole Facilité de parole.n. f.  Par ext. commère. Kyënta dzapa ! quelle commère ! Lex. dzapa. dzapâé, 
dzapa, v. n.  Japper, aboyer. Japper, aboyer. Ché brote tsën dzapé tòt'ā néi, ce vilain chien jappe toute la nuit. || Criailler, insulter. Dzapa pye tan kyè tó ou, jappe seulement tant que tu veux.
dzapāé, s. f. Aboiement  Aboiement. Ché tsën fé dé plo broté dzapéi ky'o-n-atrapé pwiré, ce chien fait de tels jappements que la peur vous saisit.
dzardzéi, s. m.  Jable . Rainure des douves où s'engage le fond d'un tonneau,  Jable . Rainure des douves où s'engage le fond d'un tonneau, . L'è trwa pori i dzardzéi, oun pou pa torna métr'ó fon, le jable est trop pourri, on ne peut plus remettre le fond.
dzardzelou, s. m.  Jabloire ou jablière  Instrument de tonnelier pour faire les rainures, . Instrument de tonnelier pour faire les rainures, jabloire ou jablière.
dzardzéoua, v. a.  Jabler.Faire les rainures, Faire les rainures, jabler.
dzargon, s. m.  Jargon. Jargon.
dzargóna, v. a.  Jargonner. Jargonner. Fou moundó pó dzargóna! ces gens pour baragouiner !
dzavoui, v. a.  Profiter d'une nourriture, manger, jouir. Profiter d'une nourriture, manger, jouir. I catson l'a rin dzavwi, le porc ne s'est pas développé; cómin pori t-e eni grou can dzavwé rin? comment pourrait-il grandir, quand il ne mange rien? dé bën ma aki kyè dzavwon, du bien mal acquis dont ils font leur profit.
dzavron, s. m.  Gui. Espèce de genêt. Gui. Espèce de genêt.
dzawa s. m.  Engelures. Engelures. Tórminte i dzawa, les engelures me font mal.
dzawa, v. a. et n. Geler. Geler. È venyé dzawéran prou anéi les vignes gèleront bien cette nuit; è nóyè chon ita dzawa defōrtin, les noyers ont gelé en printemps; ha brota bije l'a dzawa è pómètêré, cette vilaine bise a gelé les pommes de terre; oun dzawe dé fri chela, on gèle de froid ici.
dzawāe, s. f.  Gelée. Gelée.
dzawire, s. f.  Gelée, Gelée, iré tó blan dé dzawire ó matën, c'était tout blanc de gelée le matin; ha dzawire l'a fé rwidó dé ma, cette gelée a fait beaucoup de mal.
dzeawe, s. f. pl.  Orge. Orge. Pa bèjwin dé tan prêcha, vwéi pa è dzèawé i tsan, pas besoin de tant vous presser, vous n'avez pas l'orge [à ramasser] sur les champs: c'est une loc. proverbiale.È dzèawé sont litt. les javelles de l'orge; on ne les liait pas, mais on les rangeait en file sur le champ; les autres céréales se liaient et chaque javelle s'appelait dzeelon. || Grim. dzèalé et dzèklyon.
dzêcha, s. f.  Gerce, teigne (surtout des draps). Terme méprisant pour désigner une femme, Gerce, teigne (surtout des draps). || Fig. Terme méprisant pour désigner une femme, ona crwee dzêcha dé féna, une mauvaise gerce de femme.  êrba dzêcha, bruyère. Cf. s. v. êrba.
dzêcha, v. a.  Gercer. Gercer. Derën ën ché bofé è dzêche dzêcheran è j'âlon, dans ce buffet les gerces gerceront les habits. Par ext. Piquer de petite vérole: l'è dzêcha pé è dzô°"té, il porte des traces de petite vérole sur les joues.
dzecla, v. n.  Jaillir, rejaillir. Jaillir, rejaillir. Can l'an jou fé ché bogan ou bornéi, w'éivwe dzeclāé āt'ina, quand ils ont fait ce trou au canal, l'eau jaillissait à une grande hauteur.  V. a. Faire jaillir un liquide contre. L'an dé dzefe é dzeclon tui fou kyè pāchon, ils ont des clifoires et ils arrosent tous ceux qui passent. Chin ky'i bewën-na dzecl'ina, ce que la baleine projette en l'air (les deux jets d'eau).
dzeclāe, s. f.  Eclaboussure, giclement,jaillissement. Eclaboussure, giclement,jaillissement. L'a rechyou ona groucha dzeclāe fran a dzó°"ta, il a reçu une grosse ondée juste à la joue.Provençal gisclado (Mistral).
dzeclon Grapillon, petit raisin. Syn. rapé. Grapillon, petit raisin. Syn. rapé.
dzèe Sentiment de dégoût Sentiment de dégoût.n. m.  Mè fé dzèe, cela me dégoûte. Syn. rédze…
dzêe, s. m.  Forme en bois dans laquelle on serre le fromage. Forme en bois dans laquelle on serre le fromage. Cf. dedzèrla. Grim. id.; Nendaz dzéi; Montana .
dzeelon, s. m.  Javeline de blé. Javeline de blé. Fó°" byin étatchye è dzeelon déean kyè féŗ'ó mounton, il faut bien attacher les gerbes [de blé] avant de les mettre en tas.
dzefa, s. f.  Clifoire , seringue que font les enfants avec du sureau. Clifoire.La dzefa est taillée dans une branche de sureau.
dzefa, v. a. et n.  Lancer de l'eau avec une clifoire. Lancer de l'eau avec une clifoire. Dzefa pa ina ëncontr'è fénéitré, ne lance pas de l'eau contre les fenêtres!  Par ext. Se dit de tout jaillissement d'eau, de vin, etc.
dzefāe, s. f.  Saillie d'eau Saillie d'eau. Can l'a chouta i bòrnéi, kyënta dzefâé l'a fé w'éivwe ! quand le tuyau a sauté, quel jet d'eau!
dzefon, s. m.  Cocon des mouches bourdonnières dans le fromage. Cocon des mouches bourdonnières dans le fromage.
dzefréé Indulgence Indulgence.n. f.   Rémission totale ou partielle des peines,
dzefréé Neigeoter. v. impers.  V. cochye, grejachye, blantséé, baie dé ni Neigeoter. v. impers.  V. cochye, grejachye, blantséé, bale dé ni
dzéi, s. m.  Geai Geai. È dzéi chon mètchyin vwi, les geais sont méchants aujourd'hui.
dzéichó! dzéijó! Oh, mon Dieu! Exclamation correspondant à ó módjye, ó módjye! oh, mon Dieu!  Exclamation correspondant à ó módjye, ó módjye! oh, mon Dieu!
dzéivoua Vieille demeure, sans commodité. n. f.  Lex. dzéivoue (cage d'oiseau) Vieille demeure, sans commodité. n. f.  Lex. dzéivoue (cage d'oiseau)
dzéivoue, s. f.  Cage d'oiseau. Cage d'oiseau. L'aïe oun tsardóné derën e-n-ona dzéivwe, il tenait un chardonneret dans une cage.
dzekyena, s. f.  Indisposition légère Indisposition légère. È catson chon tan apetechin, é can l'an ona dzekyena, mëndzon pa oun mwêe, les porcs sont si voraces, mais quand ils ont une légère indisposition, ils ne mangent rien; jaméi l'an 'na dzekyena kyè che chi, ils n'ont jamais la plus légère indisposition.
dzekyena, v. n.  Se plaindre, généralement pour un rien. Se plaindre, généralement pour un rien.
dzemóta, v. n.  Geindre, gémir. Geindre, gémir. Dzemóté tó dzò, il geint toute la journée. Fé rin kyè dzemóta, é l'a pa oun pi de ma, il ne fait que geindre, quand même il n'a aucun [pas un poil] mal.
dzemótae, s. f.  Gémissement. Gémissement. Fajïé dé grouché dzemótéi, il poussait de gros gémissements.
dzemótèréi, s. m.  Celui qui geint, gémit souvent. Celui qui geint, gémit souvent. Fodri aa rlouin pó trowa oun dzemótèréi dinché, il faudrait aller loin pour trouver un geignard semblable.
dzëndre, s. m.  Gendre, beau-fils  Gendre, beau-fils. || Syn. byófese.
dzëndzïe, s. f.  Gencives.  Montana zenzigue; Grimisuat dzindzive. Gencives. || Montana zenzigue; Grimisuat dzindzive.
dzenela, s. f.  Poule Poule. I péi da dzenela, la chair de poule. || Dev. Chade-vó cwi l'a o plo grou motchyōo da têra? - i dzenela, che frótè ó bèkye pè têra, savez-vous qui a le plus grand mouchoir de la terre? -la poule: elle se frotte le bec par terre.Noble Contrée :zelena
dzeneleŗe, s. f.  Poulailler Poulailler. I dzenelere a mochôo, le poulailler du curé.  Montana, zinileri , zeneliere, zelegniere; Grimisuat: dzenelya désigne l'ensemble des poules d'un poulailler.
dzeneléta, s. f. Dim. de dzenela.  Petite poule.  Petite poule. 
dzénéta, s. f.  Narcisse (Narcïssus poeticus L.). Narcisse (Narcïssus poeticus L.).
dzenivro, s. m.  Genièvre, genévrier. Genièvre, genévrier. Oun fache dé dzenivró pó Ranpa, un «fagot» de genièvre pour le jour des Rameaux. Dans bien des endroits du Valais central, on a coutume de porter du genévrier à bénir le dimanche des Rameaux.  Les formes afr. sont genevre, geneivre, genoivre. Cl. Marot écrit encore: «feu de genevre allument».
dzepon, s. m.  Gilet. Gilet. Oun dzepon dé dra cómin i pawètó, un gilet de même drap que le paletot.
dzęrba Enceinte. vulgairement. L'a djyou ché marya, i métrècha iré dzerba, il a dû se marier, sa maîtresse était enceinte. Syn. groucha, ënchinta (néol.).
dzêrba, s. f.  Grosse gerbe Grosse gerbe, ona dzêrba dé pale pó ënpli a palache, une grosse gerbe de paille pour remplir la paillasse. Ne pas confondre avec dzeelon; la dzerba est un très gros paquet de paille, tandis que le dzeelon est une poignée d'épis.
dzerba, v. a.  Jeter. Jeter. Dzerba dé galó°", jeter des pierres.  «Or ay le tem au jamais non que le fau jerba du baton, maintenant c'est le temps ou jamais où il faut le battre du bâton.» Ce mot disparu aujourd'hui du savoyard est encore usité à Savièse et dans beaucoup d'autres patois valaisans. (Dans un Noël du XVIIe s. Rev. sav. 1901, p. 227.)
dzerbachyè, s. m.  Sac vieux et usé qu'on porte en bandoulière. Sac vieux et usé qu'on porte en bandoulière. || Syn. dzerbachyeŗe.
dzerbachyeŗe, s. f. Vieux sac à « couvercle» poilu, en forme de gibecière.   Vieux sac à « couvercle» poilu, en forme de gibecière.  Syn. chakye a côtéi, dzerbachyè.
dzerbó, dzerba, adj.  Tout plein de Tout plein de. L'è tó dzerbó dé rejën, c'est tout plein de raisins. || Rassasié, en parlant des bêtes.
dzergó, s. m.  Drôle d'homme, dadais. Drôle d'homme, dadais. Oun grou dzergó kyè cha pa kyè féré, un grand dadais qui ne sait que faire.
dzêrló, s. m.  Hotte. Hotte. Prin ó dzêrló pó aa kyeri dé bó°"! prends la hotte pour aller chercher du bois !
dzèrlóta s. f.  Hottée. Hottée. ona dzèrlóta dé fèméi, une hottée de fumier, Germandrée, plante qui a la réputation d'être un excellent dépuratif.
dzèrmandrïa, s. f.  Germandrée . Germandrée . Plante qui a la réputation d'être un excellent dépuratif. Prov. Ch'oun conyecheché ó téi dé dzèrmandrïa | ën d-ori dé mor ën via, si l'on connaissait le thé de germandrée | il y en aurait des morts en vie. Var. (L. 249) ma bóna dzèrmandrïa, che tó foueche'e-n-Itawïa | l'a byin d'omó mö kyè foran ouncó ën vïe, ma bonne germandrée, si tu étais en Italie, il y a beaucoup de morts qui seraient encore en vie.
dzèrna, v. n.  Germer. Germer. Hé pómètêré dzèrnon djya, chon pa méi tan bóné, ces pommes de terre germent déjà, elles ne sont plus si bonnes; i bla iré djya dzèrna, le blé était déjà germé.
dzêrnó, s. m.  Germe, par ext. des pommes de terre. Germe, par ext. des pommes de terre.
dzéŗó, s. m. Zéro.  Zéro. Dé traó dinché l'è fran dzéró, ce travail ne vaut absolument rien.
dzeŗofla, v. n.  Se dit des bulles d'air qui se dégagent sur l'eau. Se dit des bulles d'air qui se dégagent sur l'eau. Oun vi kyè dzeŗofla foura, on ne voit que des bulles d'air qui s'en échappent.
dzerófle Girofle, bouton des fleurs du giroflier. Girofle, bouton des fleurs du giroflier. Oun cló°" dé dzeŗófle, un clou de girofle.
dzeŗoflié Oeeillet sauvage (Dianthus caryophylus). Oeeillet sauvage (Dianthus caryophylus). Ba pé ó mótéi dé Wëntena l'a prou dé dzeŗoflié, sur la colline de Lentine il y a beaucoup d'œillets sauvages.
dzeŗon, s. m.  Basque. Basque. Gon'ā dzeŗon, habit de laine à basques; t'a ouncó méi terya è dzeŗon a ché pó°"ró vyou, tu as de nouveau tiré les basques à ce pauvre vieux Partie de derrière de la robe des femmes avec les plis. T'éi trwa grou óra pó teni tòrdzò è dzeŗon da mare, tu es trop grand maintenant pour te tenir toujours à la robe de ta mère; ché croyéi tsate l'è tòrdzò derën pè é dzeŗon, óra i pacha chou a cavwa, ce mauvais chat est toujours dans ma robe, je lui ai marché sur la queue. - Dans ces deux sens, on emploie habituellement le plur.Extrémité, coin. Fou kyè chon pé dzeŗon, l'an pa tan bèwa prija, ceux qui sont [à l'écart] dans les coins n'ont pas une très belle récolte.  Par ext. et fig. Ecart.Bout. Fou cwéi dzeŗon dé móse, ces mauvais bouts de mots, de phrases. || En fr. «giron» a un tout autre sens.
dzeta v. a.  Avorter. Se dit de la vache ou de la chèvre qui avorte. Avorter. Se dit de la vache ou de la chèvre qui avorte. I atse l'a dzeta ó véi, la vache n'a pas mené  son veau   à  terme;   i tchyévra dzetèrè prou ó tchyévre, la chèvre avortera sans doute. Pousser. È pómé l'an dzêta, les pommes de terre ont poussé des jets.
dzeti, s. m. Avorton.  Avorton. Bougró dé dzeti! espèce d'avorton!
dzeton, s. m.  Jet, pousse d'une plante. Jet, pousse d'une plante. È dzeton di pómètêré chon pa bon pó mëndjye, les jets des pommes de terre ne sont pas bons à manger.
dzévra, -vrae, adj.  Givré  Givré . Can l'a jou dé tsenèi, chon tó dzévra è j-ābró, quand il y a eu du brouillard, les arbres sont tout givrés.
dzevron, s. m.  Givre Givre.  Syn. dzivró.
dzi, s. m.  Ecume du lait. Ecume du lait. L'è pa oun bon aryou, cha pa fér'ó dzi, il n'est pas un bon trayeur, il ne sait pas faire l'écume; ou tó bire ona tacha, dé dzi ? veux-tu boire une tasse d'écume de lait?
dzin  dzinta, adj.  Joli, Joli, ona dzinta mijon, une jolie maison.  Prov. Dzin ën fâche, brot'ën tsâse, joli en langes, vilain en culottes
dzin  s. f.  Personne n.f. Personne. I jaméi you ona dzin dinché, je n'ai jamais vu une personne comme cela; ona dzin plo enotibla kyè chin l'a pa, il n'y a pas de personne plus inutile.  Cet emploi de «gent» est peut-être inconnu dans l'afr.; il est courant en provençal.  Gens. È brâè dzin venyon adéméi räa, les braves gens se font toujours plus rares.
dzin s.m.  Joli  Joli . I dzin, dans la langue des enfants tout objet qui a leur faveur; rada ó dzin! regarde le joli objet!
dzinsan'na, s. f.  Petite gentiane. Petite gentiane.
dzinyó, s. m.  Marc de raisin. Marc de raisin. Avwéi ó dzinyó oun fé dé bon brinteën, avec le marc on fait de la bonne eau-de-vie. Par ext. Marc en général: dé dzinyó da byèra, du marc de bière.
dzivró, s. m.  Givre. Givre.  Syn. dzevron.
dziwa Gicler.v. intr.  Syn. dzecla. Gicler.v. intr.  Syn. dzecla.
dzò, s. m. Jour Jour. L'è parti déean dzò, il est  parti avant le jour (voy. déean). Charè gran [ou byo] dzò can tó partéréi, il fera grand jour quand tu partiras; ó bon dou dzò, au milieu du jour; i grou dou dzò, le haut du jour; dzòr'é néi, jour et nuit; è dzò venyon adéméi co, les jours deviennent de plus en plus courts; stou dzò pacha é è dzò kyeën, ces jours passés et les jours prochains; oun dé stou dzò, un de ces jours (passés ou à venir); oun dzò chou chenan-na, un jour de la semaine; i dzò kyè l'a borla, le jour de l'incendie; i dzò kyè che chon marya le jour de leur mariage. Tó mé ót'ó dzò, tu me prends le jour. Oun dé fou di on dzò gens jamais pressés, qui s'arrêtent partout (litt, un de ceux des longs jours).
dzóca, v. n. Jucher.  Jucher. È dzenelé dzócon déjó ó ti chou ona pertse, les poules juchent sous le toit, sur une perche.  Fig. Rester à ne rien faire. Ché l'è tó ó dzò apréi dzóca pé vaé, celui-là est toute la journée sur les chemins à ne rien faire.
dzodjye, v. a.  Juger. Juger. Vendre amou i trebounawe dzodjye chin, le tribunal montera pour trancher cela; l'an dzodjya kyè ché bócon dé pra venyāe a Fransi, ils ont tranché que ce morceau de pré revenait à Fr. Dzodjye chin! faites-vous une idée de cela! Dzodzéré prou cómin w'ātra, il jugera bien comme l'autre.
dzodzemin, s. m.  Jugement. Jugement. Can vendre i deri dzodzemin, quand viendra le jugement dernier; fou dou trebounawe chon jostò cómin ou dzodzemin dé Djyo, ceux du tribunal sont justes comme au jugement de Dieu.Raison. Ché infan l'a byin dé dzodzemin, cet enfant raisonne déjà bien.
dzodzemin, s. m.  Raison Raison. Ché infan l'a byin dé dzodzemin, cet enfant raisonne déjà bien.
dzodzo, s. m.  Mulet dans le langage des enfants. Mulet dans le langage des enfants.
dzodzó, s. m.  Juge. Juge. Pour désigner le juge de commune on se sert de tsatawan. Voy. ce mot.
dzoé, v. a.  Jouer. Jouer. N'ën dzoé la, viens jouer ici.
dzoéné, -néta, s. m. et f.  Un jeunet (-te). Un jeunet (-te).
dzoeou, s; m.  Joueur, Joueur, iŗ oun fèra dzoeou pó a flota, c'était un fort joueur de flûte.
dzófla, s. f.  Enflure, Enflure, óna groucha dzófla, une grosse enflure Par ext. Bulle de savon.
dzófla, v. n.  Mettre de l'enflure. Mettre de l'enflure.
dzoflou, -flouja, adj.  Joufflu. Dérivé de dzófla. Joufflu. Dérivé de dzófla.
dzokye(a) ou adzokye, adv.  Perché, juché. Perché, juché. È dzenelé chon a dzokye chou a pêrtse, les poules sont juchées sur la perche.
dzokye, s. m.  Juchoir. Juchoir. È dzenelé chon djya ina chou ó dzokye, les poules sont déjà sur le juchoir.  Afr. «juc, jouc».
dzôkyéré, s. m.  Oisif.Se dit de quelqu'un qui reste «planté» quelque part à ne rien faire, Se dit de quelqu'un qui reste «planté» quelque part à ne rien faire, oisif. Kyën dzôkyéréi ! quel paresseux!
dzōma, s. f.  Tumeur. Tumeur. L'è jou ba ën w'epeta féré cópa via ha dzōma, il est allé à l'hôpital se faire enlever cette tumeur.
dzōmin, adv.  Doucement, lentement. Doucement, lentement. L'è enou derën prou dzōmin, ó t'éi pa avwi, il est entré si doucement que je ne l'ai pas entendu; Syn. dousemin.
dzon, s. m. Jonc. Jonc. Oun tsapéi dé dzon, un chapeau en paille de jonc.
dzoné, s. m.  Genou. Genou. Ina chou è dzoné da mare, sur les genoux de la mère.
dzónéla, s. f.  La hauteur du genou. La hauteur du genou. Amou ën Sénin l'a 'na bóna dzónéla dé ni, au Sanetsch il y a de la neige jusqu'au genou.
dzónyé, v. n.  Serrer. Serrer. Dzónyé per ënkye, se fourrer par ici.
dzōo, s. f.  Forêt. Forêt. I dzōo, la forêt communale, partie, celle qui couvre la pente sud du Prabé. I Gran-Dzōo, forêt  qui  s'étend  du  mayen  du Serné à Lari, sur les bords de la Morge. Par ext. Toute forêt en général.
dzoouénô, dzoouéna, adj. et s. m. et f.  Jeune; jeune homme, jeune fille. Jeune; jeune homme, jeune fille. L'è ouncó dzowénó, dzowena, il (elle) est encore jeune.  Oun vyou dzowénó, un vieux garçon; l'è pa ijya avwéi hé dzin dzowénó, ce n'est pas commode avec ces jeunes gens.wNotre patois a conservé l'avant-dernière syllabe du latin, qu'on trouve aussi dans l'afr. «ju-vene» et «jovenes».
dzóouta v. a.  Embrasser. Embrasser. L'a trwa dzó°"ta, l'a pa pochou che marya, il a trop embrassé, il n'a pas pu se marier.
dzóouta, s. f.  Joue. Joue.
dzoŗa s. m.  Conseiller communal.Ce mot qui correspond à «juré» est remplacé par consèle aujourd'hui. Conseiller communal.Ce mot qui correspond à «juré» est remplacé par consèle aujourd'hui.
dzoŗa, v. n.  Prêter serment. Prêter serment. L'è jou ba dzoŗa déean ó crosefi, il est descendu [à Sion] jurer devant le crucifix (prêter serment). Jurer. L'è oun tó brote pó dzoŗa, c'est un tout vilain pour jurer.
dzoŗémin, s. m.  Serment; juron, jurement. Serment; juron, jurement.
dzoŗeta, s. f. Dim. de dzôo.  Petite forêt. Petite forêt. Syn. fóréweta.
dzornïa, s. f.  Journée. Journée. Aa ën dzornïa, aller en journée, faire le métier de journalier; dé grouché dzornïé, dé petite dzornïé, de gros salaires de journée, de petits salaires; l'a fé 4 dzornïé; l'a rébatou 16 fran [au compte du Torrent-Neuf] il a fait 4 journées; on a rabattu [sur sa contribution] 16 fr. Remarquez l'expr. : mena ina a dzornïa dé w'ānó, conduire les troupeaux à la journée de l'âne. Expression en usage autrefois quand on conduisait les troupeaux dans des pâturages dangereux et quand on mobilisait  pour  les   garder  tout  le monde disponible au mayen. On disait aussi plus brièvement: aa ën dzornïa.
dzóta, s. f.  Blette Blette. Planta dé dzóté, planter des «jottes».
dzoué Jouet.n. m. Syn. méró°"wa. Lex. dzoé (dzowa), dzoua.   v. intr. Exister. Jouet.n. m. Syn. méró°"wa. Lex. dzoé (dzowa), dzoua.   v. intr. Exister.
dzoun (a), loc. adv.  A jeun. A jeun. L'è parti i j-Ermeté a dzoun, il est parti aux Ermites à jeun.
dzoun-na, v. a.  Jeûner. Jeûner. Dzoun-na a tsêe, jeûner la viande.
dzoun-ne, s. m.  Jeûne. Jeûne. Dèman ä vele dé Féita d'ó°" l'è dzoun-ne, demain, veille de l'Assomption, c'est jour de jeûne.
dzövri, s. m.  Jour ouvrable. Mot composé de dzo et ovri. Jour ouvrable. Mot composé de dzo et ovri. Féite é dzövri, fêtes et jours ouvrables.
dzwa, s. m.  Jeu. Jeu. anmó pa vêre ché dzwa, je n'aime pas voir ce jeu; oun byo dzwa, oun brote dzwa, un beau jeu, un vilain jeu.
dzwëndre, v. a.  Joindre, unir. Joindre, unir. A pya dzwën, à pieds joints; fó°" dzouëndr'è man pó préé, il faut joindre les mains pour prier.  V. n. Fou tra dzwënjon pa méi, ces poutres se disjoignent.  V. r. L'è enou che dzwëndre avwéi rLowé, il est venu s'adjoindre à Luyet.
dzwënjin, -jinta, adj.  Qui ferme bien. Qui ferme bien. I porta l'è pa dzwënjinta, la porte ne ferme pas bien.
dzwënjyou., s. m.  Colombe, sorte de grand rabot. Colombe, sorte de grand rabot. Va mówa ó dzwënjyou, va aiguiser la colombe.
dzwënte, s. f.  Jointure, joint, articulation. Jointure, joint, articulation. I ma pé é dzwënte, les jointures me font mal.  Jointe au sens d'articulation est courant en afr.
è   adv. Voire; qui suit souvent l'impératif, qqf. pour l'adoucir ou explétivement ; donc, un peu: Voire; qui suit souvent l'impératif, qqf. pour l'adoucir ou explétivement ; donc, un peu: anën è ënséi, viens voire ici; bale è ó coutéi, donne voire le couteau. Mais l'impératif peut aussi se trouver sans è: ani ina, montez; bale chin, donne cela; il est alors plus dur, exigent.
è  3e pers. sing, indic. prés, du v. être, il (elle) est.  il (elle) est.
é  conjonction.  Et. Et. Yó é i pare, moi et mon père. On dit vëntchy-oun, vingt [et] un, et vënt-é dó°", vën t-é tré, etc., vingt et deux, vingt et trois, etc.; puis: trintchy'oun, trint'é dó°", etc., trente [et] un, trente [et] deux, etc., et ainsi de suite. On dit cependant sin é oun, cent et un, etcServant à lier deux phrases, é est le plus souvent suivi de poué, puis; é ... é: i mandian é mótra é déŗé, le mendiant de montrer et de dire. E stou rin kyè rire é rire, et ceux-ci de rire. Deux mots ainsi réunis par é équivalent à un superlatif. Le second verbe se met aussi à la deuxième pers. du sg. du futur de la forme interrogative: é plora é plouréréi-to, et de pleurer sans fin. Ces expressions ont passé dans le fr. pop. suisse.
é  interj.  Eh! Cette interj. marque la surprise, l'étonnement, le mécontentement. Eh! Cette interj. marque la surprise, l'étonnement, le mécontentement. É, t'éi chela ! tiens, tu es ici!
È damé róché Courtilières Courtilières
È mené, s.f.pl. Les menaces. Les menaces. Fajïé dé plo broté mené, il faisait de terribles menaces.
è, e     art. plur.  Les Les. È eatsé, è moundó, les vaches, les gens; è j-infan, les enfants.
è, er  prép.  Chez. Chez. Vejó ina è rlôo, je monte chez eux; iŗ'amou è ó pëntchyè, il était là-haut chez le «pintier»; ba è ó meresën, en bas chez le médecin. Remarquez èr nó, èr vó, èr mè, èr té, chez nous, chez vous, chez moi, chez toi.-
e, forme interrog. du pronom pers. sujet de la 3e personne.  Il, elle, ils, elles Il, elle, ils, elles. Vën t-e, vient-il ou vient-elle? venyon t'e, viennent-ils, viennent-elles? La forme ordinaire, quand elle est exprimée, est i: (i) vën, il vient ou elle vient, (i) venyon, ils (elles) viennent.
èbai, v. a.  Ebahir Ebahir. Charé t-e èbai can vëndre! comme il sera ébahi quand il arrivera!
èbarlowé (ch'), v. r. Se secouer  Se secouer . Voy. dèbarlowé (ché) qui a le même sens.
èbéne, s. m.  Ebène. Ebène. Chin l'è d'èbéne, c'est de l'ébène. Cf. béne, qui est une corruption du français ébène.
ébin ! interj.  Eh bien! Eh bien! Ébin ! kyè ówé vó féré? eh bien! que voulez-vous faire? Ébin ! nó prósédérin dabo kyè nó pwin pa nó j-ëntindré, eh bien ! nous aurons un procès puisque nous ne pouvons pas nous entendre.
ébócla, v. a.  Rompre les branches d'un arbre, les grandes feuilles d'une plante. Rompre les branches d'un arbre, les grandes feuilles d'une plante. L'a tan fé brote ky'i plodze l'a tòt'ébócla fou fanwé, il a fait si vilain que la pluie a ébranché ces fenouils.
ebotchye, v. a.  Enlever le sable et autres débris amenés sur un pré par l'eau d'arrosage. Enlever le sable et autres débris amenés sur un pré par l'eau d'arrosage. Ebotchye è pra, nettoyer les prés.  Absol. Nó fó°" aa ina ebotchye, il nous faut monter nettoyer les prés.  Prov. Ch'o-n-ebotsé pa oun pou pa chéé, si on ne nettoie pas les prés, on ne peut pas faucher (L. 185). Grimisuat, aboutchye, a le même sens; les débris que l'on enlève se nomment aboutson. Dérivé de botse, petit morceau de bois.
ébratchyāe, s. f.  Travail fait sommairement Travail fait sommairement. Nó fó°" féré déman on'èbratchyāe, demain il nous faut épandre le regain en gros [pour achever de le sécher] ; pó rèco chervé rin dé féré rin ky'on' ébratchyāe, fó°" épantchye ën-ódré, pour le regain, il ne suffit pas de répandre en quelques coups de bras, il faut l'étendre comme il faut.  Dérivé de bras.
ebreca, s. f.  Très petite quantité. Très petite quantité. L'a pa ky'on'ebreca d'ardzin, il n'a qu'un tout petit peu d'argent; fou kyè l'aïon on'ebreca dé vènindze, l'an rin vwarda pó rlôo kyè ona gòta dé rin, ceux qui avaient un petit peu de vendange n'ont gardé pour eux qu'une goutte de rien; prin ouncó on'ebreca, prends encore un petit morceau [pour manger]; l'a tòt' acrótchya ky'on'ebreca, il a attrapé tout [l'héritage] excepté une petite quantité.
écandre, s. m.  Accident. Accident. L'è aró°"a oun peti écandre, il est arrivé un petit accident.  C'est peut-être le même mot qu'esclandre, de scandalum !
écartefla, v. a.  Sauter, faire éclater. Sauter, faire éclater. L'ïta écartefla, il a volé en éclats.
écarteflae, s. f.  Action de voler en éclats. Action de voler en éclats.
échantelon, s. m.  Echantillon. Echantillon. Balon è j-échantelon pó rin, les échantillons sont gratuits.
echema, v. n.  Essaimer. Essaimer. L'a dé traó vwi, l'an echema è mótsèté, il a du travail aujourd'hui, les abeilles ont essaimé. w décamper: l'a prou falou echema gordó, il a dû filer à toutes jambes; falïé vêre cómin echemāé ba pé vāe! il fallait voir comme il s'en allait sur la route !
echën, s. m.  Essaim, Essaim, w'echën l'è ina a son dou pomi, l'essaim est au sommet du pommier.
echofi, part, du verbe correspondant au fr. échoir. Echu.   Echu. L'è rape echou chin ky'o'n-é aconvenou tout de suite nous fut échu ce dont nous étions convenus.
échôo, s. m.  Sort. Sort. Oun crwéi échôo, un triste sort (sort, avec é prothétique).  Lot de bois qui échoit aux bourgeois de la commune. L'an terya w'échôo, ils ont tiré le sort [ne pas confondre avec terye ou chôo, tirer au sort] ; aa ina cópa w'échôo, aller à la forêt couper le bois qui est échu; oun grou échôo, un gros lot. L'è o-n-échôo dinché, la fatalité, le sort a voulu ainsi.
echouį, -ite, part, et adj.  Sec, séché Sec, séché. È vāé chon echwįte e-n-ódre, les chemins sont bien secs. Cf. echouęre.  Se dit des vaches qui ne donnent plus de lait. L'è echwite dé bon'ouŗa i ątse, n'ën pa béjouin dé a t'achye agóta, la vache est à sec de bonne heure, nous n'avons pas besoin de ne plus la traire pour qu'elle le devienneSe dit d'un terrain sec par nature. Oun tsan echwį, un champ maigre, sec. S. m. Métr'o-n-infąn a w'echwi, mettre un [petit] enfant au propre.
échouiémin, échouémin Linge, tissu quelconque pour essuyer. Syn. panaman, ouëndzó. Lex. echowe. Linge, tissu quelconque pour essuyer. Syn. panaman, ouëndzó. Lex. echowe.
échowe  v.a.  Essuyer. Essuyer. Echowe è j-éije, essuyer la vaisselle.
echowe, v. a. Sécher. Sécher. L'a balą dé plodze, ma l'a djya byin echwį di ó matën, il a plu, mais il a bien séché depuis le matin; echowe méi vitó can l'ïtą panacha, [la table] se sèche plus vite quand elle a été frottée avec un chiffon.  Ne plus donner de lait. È ątse echowon tòte, les vaches tarissent complètement leur lait.
echyeŗe, s. f.  Grosse bûche de bois. Grosse bûche de bois. Fó°" ai dé j-echyęŗé pó cwir'ó pan, il faut avoir de longues bûches pour cuire le pain.
éclafa Eclater Eclater.  L'a éclafa dé ride, elle a éclaté de rire.
éclafą, v. a.  Fendre, casser. Fendre, casser. Ëclafą ó cocon, casser l'œuf.V. n. Se fendre, sauter, éclater. I tabla l'a éclafą tó on, la table s'est fendue dans toute sa longueur; i chapën ën tsèjįn ba l'a éclafą fouŗa iną, le sapin en tombant a éclaté jusqu'en haut; i plodze fé éclafą è proun-mé, la pluie fend les prunes. L'afr. esclafer a le même sens, tandis que echăfâ en Savoie signifie «écraser un objet mou». Le réfl. s'esclafer (s'éclafer) est employé dans beaucoup de régions dans le sens de: éclater de rire. Ce mot est très répandu en patois et en français pop. Cf. FEW, II, 734.
éclafoŗa, s. f.  Fente. Fente. Même origine que le v. éclafą.  Syn. béida.
éclafoŗéta, s. f. Dim. de éclafoŗa.  Petite fente. Petite fente. I frómądzó l'è tòte e-n-éclafoŗété kyè venyon plin dé vèrméi, le fromage est tout en fentes qui se remplissent de vers.Syn. findoŗéta.
èclèryą, -ąe, part, et adj.  Intelligent, éclairé, éveillé. Intelligent, éclairé, éveillé. È tinpéŗó chon pa fran dé tącó, ma chon pa èclèryą, les tinpéŗó (v. ce mot) ne sont pas tout à f ait des imbéciles, mais il ne sont pas éveillés; chon pó°" èclèŗyą, ils sont peu intelligents.
èclèryāe, s. f.  Eclaircie. Eclaircie. Yè l'a pòrtąn pa fé on'èclèryāe, hier il n'a pourtant pas fait une eclaircie.
èclèryę, v. a.  Eclairer. Eclairer. I ona ècléŗe pó°" óŗa, la lune éclaire peu maintenant. V.r. S'éclaircir: tōrne a ch'èclèryę, le temps s'éclaircit de nouveau; ch'ècléŗe pa i tin, le temps ne s'éclaircit pas.
ècléryōo, s. m.  Eclaireur. Eclaireur.
ècló°"cha, s. f.  Ecluse Ecluse. I tsoupon dé w'èclówcha, la portette de l'écluse. Grimisuat: inclóoucha.
èclópa  -ąe, adj. et s. m. et f.  Eclopé Eclopé. L'è itą èclópa pó a ręista dé ché dzò, il est resté éclopé le reste de ses jours; oun pó°"ŗó èclópa, un pauvre éclopé.
èclópa  v. a.  Ecloper. Ecloper. ó t'a èclópa d'oun có°" dé tręcó, il l'a éclopé d'un coup de matraque.
ecó  part.adj. Battu Battu ch'esposa a étré ecó : s'exposer à être battu
écó°"ta, s. f.  Support Support. || Prov. (L.162) Va myó dąvwé į-écó°"té kyè rin kyè ona, mieux vaut deux supports (le père et la mère) qu'un seul; can o-n-a via w'écó°"ta, quand on n'a plus l'étai, quand le père de famille est mort (L. 558).
ecócha, s. f. et part, passé de ecōre, Battre au fléau Battre au fléau. Dé chïwa ecócha, du seigle battu.
ecofi, s. m.  Cordonnier Cordonnier (anc). Cf. cofi; afr. escohier et escofier. A Savièse, il a fait place au mot còrdanyè.
école, s. m.  Ecolier. Ecolier. È bon j-écólę van ba a Chyoun, les bons écoliers fréquentent les écoles de Sion.
ècondre, v. n.  Paraître Paraître, ó t'éi pa you ècondre tó ò dzò, je ne l'ai pas aperçu toute la journée;  vêr'ècondre,apercevoir; ch'è pa achya ècondre vwi, il ne s'est pas laissé voir aujourd'hui.  Ne s'emploie qu'à l'inflnitif . L'afr, a escondre, qui a tout un autre sens. Hérémence, ècondre, disparaître (Lav. 266).
economie, s. f.  Economie, profit, gain. Economie, profit, gain. Kyënta economie è te chin? quel profit y a-t-il là?
economija, v. a.  Economiser. Economiser. L'è adéi tan d'economiją, c'est toujours autant d'économisé.
écòrdjyą, s. f.  Fouet Fouet. Le mot apparaît du XIIIe au XVIIe s. sous différentes formes: corgie, escorgie, escorugiée, escourgée (Boileau).-
ecōre, v. a.  Battre le blé. Battre le blé. I pare l'è amou ou racāa apréi ecōre, le père est au «raccard», en train de battre le blé; dé chïwa écócha, s'oppose à chïwa chacócha. Cf. s. v. chacore.  Par ext. Battre, frapper qqn. Va pa avwéi fou mètchyįn, t'écorąn, ne va pas avec ces méchants, ils te battront.V.r. Se battre. Ch'e-cówon e-n-ódre amou a pënta, ils se battent d'importance à la «pinte».L'afr. a escoudre, escourre et escorre dans le sens de secouer, agiter, faire tomber en secouant ou en frappant. Le sens de «battre au fléau» est connu en SR, France Est et Sud et dans le romanche. Mot fort répandu en provençal et dans les patois. Val-d'Ill. (Fankh., p. 125, § 147; 161, 222); Vionnaz (Gil. 149); Grimisuat.
écorna, v. a.  Ecorner, Ecorner, ona ątse écòrnąe, une vache écornée; l'a écorna a ątse, il a écorné la vache.
écòrtchyāe, s. f.  Ecorchure. Ecorchure.
écòrtchyę, v. a.  Ecorcher. Ecorcher. L'a écòrtchyą ó pya, il a écorché son pied; l'an écòrtchyą è j-ābró a nó, ils ont écorché nos arbres.  V. r. S'écorcher. Avwéi hé crwéi bóté oun ch'écòrtsé tó è j-arté, avec ces mauvais souliers on s'écorche les orteils. Prov. Tan ché kyè tën cómin ché ky'écòrtse, autant celui qui tient que celui qui écorche; écòrtseŗi oun pyó pó ai a péi, é tondrį oun cocon pó ai a wąn-na! il écorcherait un pou pour avoir la peau et il tondrait un œuf pour avoir la laine !
écòrtchyou, s. m.  Ecorcheur Ecorcheur. L'aïe pa tan dé fou j-écòrtchyou adon cómin óŗa pé tòté cakyéŗé, ma è moundó iron pó trālę pa rįnkyè pó mena a pyanyouwa, il n'y avait pas tant de ces écorcheurs alors comme aujourd'hui par tous les petits coins;
écótą    , v. a.  Appuyer Appuyer. Nó écótąon fou wan ëncontre a morale, nous appuyions ces planches contre le mur; fou mò écótą, tan bronāa! [dans la morgue du Grand-Saint-Bernard], ces cadavres appuyés [contre le mur] si noircis ! 
écótą    , v. a.  Soutenir, étayer. Soutenir, étayer. Fó°" écótą hé brąntsé avwéi ona pęrtse, il faut soutenir ces branches avec une perche.  V. r. flg. Compter sur, s'appuyer: rin kyè tan é tan ch'écótą chou è j-ątró, seulement bien s'appuyer sur les autres; oun pou ni ch'`abótchyę, ni ch'écótą, on ne peut ni se pencher, ni s'appuyer; sti an nó fó°" pa nó j'écótą chou è pómé; nó j-è tëndrąn méi chou a pówįnta, cette année nous ne pouvons pas compter sur les pommes de terre; nous ferons davantage usage de la polenta.
écótą  , v. a.  Elaguer, couper des branches. Elaguer, couper des branches. A Chavyeje l'è i móda d'écótą è tsąnyó é è j-òrmó, à Savièse, on a l'habitude de couper les branches des chênes et des ormeaux. Voy. le fr. écot.
ecou, s.m.   Ecu. Ecu. L'an fréją ha ó°"wa kyè l'aïe còtą kyëndze j-ecou, ils ont brisé cette marmite qui avait coûté 15 écus. Il L'écu valait 25 batz.
écouéiwą, s. f.  Une écuelle pleine. Une écuelle pleine.
écouéiwéta, s. f. Dim. de ècouéiwa.  Petite écuelle. Petite écuelle.
ecouwa, s. f.  Balai. Balai. Dev. I plo rófa da mijon? ou'ecouwa, la plus [grande] maraudeuse de la maison? - Réponse: le balai. Il Val-d'Illiez: (Fankh.) ekyœüva; Grim, ecoua; afr. «escouve».
ecouwa, s. f.  Balai. Balai. w' ecouwa dé bou, un balai d'écurie ; on'ecouwa dé bó°" blan, un balai de bois blanc.
écouwa, s. f.  Ecole. Ecole. Va pa ouncó a w'écó°"wa, il ne va pas encore à l'école; l'è fouŗa dé w'écó°"wa, il ne fréquente plus l'école. Bâtiment d'école: van fer' on'écó°"wa nouwa, ils vont faire une nouvelle école. Les élèves d'une école: w'écó°"wa de Tsandowën l'è jou promena outr'a Ondzebōrne, l'école de Chandolin a fait une promenade à Longeborgne.
ècòwa, v. a.  Balayer. Balayer. Ècòwa ó piló, w'elįje, balayer la chambre, l'église; ècòwa a borne, ramoner la cheminée.  ënvwéé ècòwą dé fole, «envoyer balayer des feuilles», c'est envoyer promener; i tŏo l'a tòte ënvwééą chin ècòwa dé fole, le tuteur a tout envoyé promener.
ècòwa, v. a.  Couver. Couver. Forme rare de cówą ; voy. ce dernier verbe.
ècówęta, s. f. Dim. de ècouwa.  Petit fagot fait avec des menues branches de sapin pour allumer le feu Petit fagot fait avec des menues branches de sapin pour allumer le feu: féré dé j-ècówété, faire des «écouvettes». L'afr. a «escouvette»,petit balai.
écrają, v. a.  Ecraser Ecraser. T'a écrają ó pya, tu as écrasé le pied.
ecręre, v. a.  Ecrire Ecrire. Cha djya ecręre, il sait déjà écrire; ecrį própró, il a une écriture propre; cha lere é ecręre ën awemąn, il sait lire et écrire l'allemand: il possède l'allemand.
ecretéiŗó, s. m.  Encrier. Encrier. L'a rin méi d'įntsó derën ën w'ecretéiŗó, il n'y a plus d'encre dans l'encrier.
écri, s. m.  Un écrit. Un écrit. L'an prou fé o-n-écrį, ils ont bien fait un acte écrit; l'an pa d'écri, pouwon rin féŗé, ils n'ont pas d'écrit, ils ne peuvent rien faire; l'a balą fouŗa w'écѓì, il a remis l'acte [au débiteur].
ecrįda, s. f.  Craie.  Craie.  Catalan, espagn. et portug. «greda». Le e prothétique de Savièse est venu du mot «écrire», par analogie.
ecritoŗa, s. f.  Ecriture Ecriture. Kyënta ecritoŗa è t-e chin, quelle espèce d'écriture est-ce?  Calligraphie: ona plo dzinta ecritoŗa oun pou pa vêre, on ne peut voir une plus belle écriture.
écrou, s. m.  Ecrou, pièce de métal qui se visse dans l'essieu et empêche les roues du char de glisser dehors. Ecrou, pièce de métal qui se visse dans l'essieu et empêche les roues du char de glisser dehors.
écwéiwa, s. f.  Ecuelle. Ecuelle. I balon a fou pó°"ŗó dé bóné j-écwęiwé dé chopa, ils donnent à ces pauvres de bonnes écuelles de soupe; w'écwéiwa dou weeąn, l'écuelle qui (au four banal) contient le levain.  Prov. Can w'écwéiwa l'è plin-na, ton-mé, quand l'écuelle est pleine, elle verse.
edeconpotiste, s. m.  Aide-computiste. Aide-computiste. Voy. le mot conpotiste.(suprême autorité dans l'administration du Torrent-Neuf.)
edzową    , -āe, adj.  Serré, oppressé Serré, oppressé. Iré prou edzową, powiè pa méi ai ó fla, il était tout oppressé, il ne pouvait plus avoir le souffle. Par ext. Dans la gêne: chon prou edzowa, ils sont bien dans la gêne.
edzową , v. a.  Presser, serrer. Presser, serrer. To m'edzowé trwa, yo pwi pa aa méi outre, tu me presses trop, je ne puis pas aller plus loin. Par ext. Mettre dans la gêne. L'è môrta i féna, chon parti è grou j-infan, chin ó t'a nète edzową, la femme est morte, les grands enfants sont partis, tout cela l'a mis dans la gêne.
êe    , s. m. Air, expression des traits.  Air, expression des traits. L'a w' êe mètchyįn, il a l'air méchant; l'a w' êe, ma l'è pa sévéŗó, il a l'air, mais il n'est pas sévère. L'è enou, ba d'oun bón'êe, il est descendu rapidement, sans faire le fier; l'a w'êe d'enį dé plodze, il semble qu'il va pleuvoir.
êe    , s. m. Air, mélodie.  Air, mélodie. Dzowïé dé plo byo j-êe! il jouait de si belles mélodies!
êe    , s. m.  Air Air. L'a oun bón'êe per ënkye, il y a un air vif par ici; l'a pa d'êe chęla, il n'y a pas d'air ici; fó°" ovrį è fénéitré pó tsandjyę d'êe, il faut ouvrir les fenêtres pour renouveler l'air.
éékye, s. m.  Evêque Evêque.w'éékye dé Chyoun, l'évêque de Sion; l'è ba é w'éékye, il est employé à l'évêché; trālé pó w'éékye, il est vigneron, ouvrier de l'évêché.
éfasyę, v. a.  Effacer. Effacer. Pòrkyè éfasyę ó noun?  pourquoi  effacer le nom?
éfé, s. m.  Effet Effet. L'a pa fé d'éfé, ça n'a pas produit d'effet.  A w'éfé, au courant, habitué, formé pour quelque chose: è j-aougló clèryon pa, ma i vën kyè chon tamin a w'éfé kyè clèryon tòte, les aveugles ne voient pas, mais il arrive qu'ils sont tellement au courant qu'ils voient tout [que rien ne leur échappe]; fou kyè chon a w'éfé pó chin, ceux qui sont outillés pour cela.
êfôo, s. m.  Effort Effort. Prov. (L. 214) A mò é ou maryādzó i djyābló fé ché į-éfôo, à la mort et au mariage le diable fait ses efforts.
ègāa, s. m.  Egard. Egard. L'an pa d'ègāa pó è paŗįn, ils n'ont pas d'égard pour leurs parents.
ègaouemįn, adv.  Egalement, quand même Egalement, quand même. Syn. tópaŗį. On entend parfois le pléonasme: tó pari ègawemįn, tout de même.
ègąwé, adj.  Egal. Egal. L'è bën ègąwé a mè, ce m'est bien égal. Adv. De la même façon, autant. Trālon pa tui ègąwé, tous ne travaillent pas autant.
ègaweją, v. a.  Egaliser. Egaliser.
ègòtą, v. a.  Egoutter. Egoutter. Fó°" achyę ègòtą è winsww déeąn ky'êpantchyę, il faut laisser egoutter les draps avant de les étendre; che l'è pa byin ègòtą, è béitchye pęcon pa, si l'herbe n'est pas bien égouttée, les vaches ne la mangent pas.
ègratenyę, v. a.  Egratigner. Egratigner.
ègratenyoŗa, s. f.  Egratignure. Egratignure.
êichyę, s. f.  Haut-le-cœur, nausée. Haut-le-cœur, nausée. Can venyon è j-éichyę, quand viennent les haut-le-cœur [pour vomir].
éigrą, v. n.  Faire des efforts avec une barre de fer pour soulever ou remuer qqch. Faire des efforts avec une barre de fer pour soulever ou remuer qqch. A fōche d'éigrą avwéi a pawantse dou fêe, à force de faire des efforts avec la barre.  En général, faire des efforts: éigrą pó botą, faire des efforts pour vomir.  Fig. Travailler, se donner toute sorte de peine. L'a prou éigrą pó eni consèle, il a dû se démener pour se faire nommer conseiller.
éigrāe, s. f.  Pesée. Pesée. L'a fé on'éigrāe avwéi ó mąndzó dou ratéi, il a fait une pesée avec la manche du râteau.
éigró    , -fgra. Adj.  Aigre. Aigre. Ché vën l'è pa méi bon, l'è enou  éigró, ce vin n'est plus bon, il est devenu aigre.
éigro   , s. m.  Levier. Levier. On éigro fòrchyą, l'è ona pawantse ën bó°", un levier forcé, c'est un levier en bois.
éije, s. f.  Vase. Vase. Va kiŗį on'éije pó métr' è pómé, va chercher un vase pour y mettre les pommes.  Pl. è j-éije, la vaisselle; a-to bwéea è j-éije? as-tu lavé la vaisselle?  Remarquez: è j-éije dou techo, le métier à tisser.
éijeta, s. f. Dim. de éije.  Petit vase, petit récipient quelconque. Petit vase, petit récipient quelconque.
ęiŗe, s. f.  Aire Aire, w'éiŗe iré plin-na dé dzeelon, l'aire était remplie de gerbes.
éitró, s. m.  Local, bâtiment, réduit. Local, bâtiment, réduit. Kyëntou brote j-ęitró l'a pé ché cwën ! quels vilains locaux il y a dans ce coin! Oun cha pa cómin è moundó powon resta pé dé j-éitró dinché, on ne sait pas comment les gens peuvent rester dans des trous pareils Prov. (L. 422) L'è myó oun peti éitró ëntchyé ché ky'oun grou chou chin di j-ātró, mieux vaut un petit réduit chez soi qu'un grand sur le terrain des autres.  Du lat. extera. M.-L. 3087. En afr. estre, estra est un emplacement dans un lieu ouvert, chambre, jardin, fossé, lieu, place en général (God.); nfr. «êtres» ou «aîtres».
éivouą, -āe, adj.  Aqueux, coupé d'eau. Aqueux, coupé d'eau. Dé crwéi vën prou éivwą, du mauvais vin fortement coupé d'eau; dé chopa éivwąe, de la soupe aqueuse; hé pómé chon éivwéi, ces pommes de terre sont aqueuses.
éivoue, s. f.  Eau . Eau . Oun deŗi kyè l'ori pa d'éivwe tróbla a bire, on dirait qu'il n'a pas d'eau trouble à boire (se dit en parlant de gens très maigres); oun deŗi kyè tróbleri pa w'éivwe, on dirait qu'il ne troublerait pas l'eau (incapable de faire le mal); l'an pa kyè fran w'éivwe kyè pąch'ou tórin, ils n'ont que l'eau qui coule dans le torrent; n'ën w'éivwe déjó ò có°", nous avons l'eau sous le cou (nous allons mal dans les affaires).En particulier, eau d'arrosage. Aa apréi w'éivwe, aller arroser;
éivwe, s. f.  Eau. Eau. Venyon è į'éivwé, fó°" cōré tot 'a néi, les eaux d'arrosage sont distribuées, il faut courir toute la nuit; wéeą w'éivwé pó Tórin-Nou, remettre l'eau au Torrent-Neuf; tróchą w'éivwé, rompre [le cours de] l'eau. Cours d'eau. Nó chin arwa e-n-ona groucha éivwé, nous sommes arrivés à une grande rivière; ché fòtrè, ch'acolį ën-éivwé, se jeter à l'eau. Prov. Fó°" pa déŗé: foun-tan-na, biréi pa dé to-n-éivwé, il ne faut pas dire: fontaine, je ne boirai pas de ton eau (L. 29); can chën Mèdāa tchyè ën w'éivwé, fó°" chën Barnabéi pó ó té terye fouŗa dé w'éivwé, quand saint Médard (8 juin) tombe à l'eau, il faut saint Barnabe (11 juin) pour le sortir de l'eau.
éivwe, s. f.  Urine. Urine. épantchyę d'éivwé, lâcher de l'eau, uriner.
éivwéta, s. f. Dim. de éivwe.  Petit cours d'eau. Petit cours d'eau.
éiwa, s. f.  Village. Village. Ne se rencontre guère que dans l'expression a pya dé éiwa, au pied du village (se dit des villages de Saint-Germain et Chandolin; à Chandolin on a encore è tsan dé éiwa. Le mot est répandu en Valais, p. ex. à Grimisuat: son èlé, quartier situé à la sortie du village, direction Arbaz.
èj'itowé, s. f. pl.  Dent-de-lion. Dent-de-lion. È catson anmon nète è witówé, les cochons sont friands de dents-de-lion.
ékiwibrò s.m. Equilibre, mot + récent  Equilibre, mot + récent 
èkyêe, s. m.  Equerre. Equerre. Ché traò l'è pa a w'èkyêe, ce travail n'est pas fait à l'équerre.
élije, s. f.  Eglise. Eglise. I grąn élije, la cathédrale [de Sion]. Vęįó outr'ën w'élįje, ba ën w'élįje, amou ën w'élije, je vais à l'église, dira-t-on selon l'endroit ou l'on se trouve en partant.  Prov. Préi dé w'élįje, rlwįn da mècha, près de l'église, loin de la messe.
élijéta, s. f. Dim. de élije.  Petite église. Afr. églisète. Petite église. Afr. églisète.
elite, s. f.  Elite. Terme militaire. Elite. Terme militaire. I par'a nó l'è ën w'elite óŗa, notre père a passé dans l'élite maintenant.
èmadze, s. f.  Image. Image. È capotsën bąlon tórdzò dé j-èmādze, les Capucins distribuent toujours des images.
emajeną, v. a.  Imaginer. Imaginer. V. r. Emajeną-vó 'ŗa, représentez-vous cela maintenant. On emploie aussi la forme maįeną.
èmapą, v. a.  Dépouiller une branche de ses feuilles. Dépouiller une branche de ses feuilles. Èmapą è į-òrmó, effeuiller les ormeaux; èmapą è venye, a coudra, défeuiller les vignes, les coudriers; èmapą ó tsénévó, enlever le grain et la feuille du chanvre au moyen de l'èmapyouPar ext. Enlever la peau. Èmapą è di, égratigner les doigts.-
èmapāe, s. f.  Effeuillage. Effeuillage.
èmapyou, s. m.  Peigne pour enlever la semence et les feuilles du chanvre. Cf. mapyoņ.. Peigne pour enlever la semence et les feuilles du chanvre. Cf. mapyoņ..
èmatchyę, v. a.  Ecraser à moitié Ecraser à moitié. Nó fó°" dètèrą w'étchyésó, ma fé ëntinsyon dé pa èmatchyę è di, il nous faut soulever la cuve, mais prends garde de t'écraser les doigts; èmątse pye è di, to charéi chin kyè l'è, écrase-toi les doigts, tu sauras ce que c'est.  Grimisuat: amatchye.
emęna, s. f.  Emine, mesure en usage à Ayent pour le mesurage des fromages, du beurre, etc. Emine, mesure en usage à Ayent pour le mesurage des fromages, du beurre, etc.
emotchyę, v. a.  User, émousser une pointe User, émousser une pointe. T'a prou emotchyą ó craeon, tu as assez usé le crayon; féi ëntinsyon ! to emotseŗéi ó coutéi, attention! tu vas émousser la pointe du couteau.  Dérivé de mątsó. Voy. ce mot.
emounton mounton. , voy. s. v. mounton.
ën    , prép.  En, dans, dedans, En, dans, dedans, ën Frąnse, ën Chavyeje, en France, à Savièse. ën voué dzò, en huit jours. Très souvent en local est renforcé par un adv., fouŗa ën Frąnse, etc. Il Avec un gérondif: venyon ën tsantin, ën dzowin, ils viennent chantant et jouant. || ën pląche dé, au lieu de; ën tsan, au pâturage.
ën    , pron. pers.  En. En. ën pou t-e che gabą ! peut-il s'en vanter! ën d-a t-e vouécą, en a-t-il pleuré! || Il est souvent explétif. Ch'ën parlāè pa adon de chin, alors on n['en] parlait pas de cela.
en rātse En abondance, se dit d'un arbre chargé de fruits. En abondance, se dit d'un arbre chargé de fruits.
ën.néea Noyé. V. nijye.adj. Noyé. V. nijye.adj.
enadjyę, v. i.  Nager Nager.  Syn. nadjyę.
enardį, v. a.  Enhardir. Enhardir. Cf. v. ën-nardį.
E-n-avenyįn, loc. adv.  En biseau. En biseau. Dan j-oun tin pó pwą è vęnyé ënpleįon ó foselon, óŗa i tale avwéi ó foselon iré pa plan, iré e-n-avenyįn, autrefois pour tailler la vigne on se servait de la serpette, or la taille avec la serpette n'était pas d'équerre, elle était en biseau.
ënba°"ądzó, s. m.  Emballage. , du papier d'emballage. Emballage. , du papier d'en-ballage.
ënbabó°"tą, v. a.  Emmitoufler Emmitoufler, ënbabó°"tą a téita avwéi dé mochewën-na, emmitoufler la tête avec de la mousseline. || Dérivé de babó°"tą.
ënbada Criblé, empêtré dans Criblé, empêtré dans.adj.  Syn. ënpatówa.
ënbarą, s. m.  Embarras Embarras. Chin l'ïtą oun grou j-ënbarą pòr nó, c'a été un gros ennui pour nous.
ënbarachin, -chinta, adj.  Embarrassant. Embarrassant.
ënbarachyą, -chyāe, adj.  Embarrassé. Embarrassé. L'aįó è bréi tòte ënbarachyą, powió pa wi bale a man, j'avais les bras tout embarrassés, je ne pouvais lui donner la main. || 
ënbarachyą, -chyāe, adj.  Enceinte . Enceinte . Par ext. le féminin signifie enceinte. Sti l'a rèmarcą ky`įr`ënbarachyāe, celui-ci a remarqué qu'elle était enceinte. Syn. gró°"cha.
ënbarachyę, v. a.  Embarrasser. Embarrasser. Fó°" ótą vía ché bó°", ënbarąché ó pachādzó, il faut enlever ce [tas de] bois, il gêne le passage.
ënbarcą, v. a.  Embarquer. Embarquer.V. r. S'embarquer.
ënbardoflą v. a.  Salir la figure en mangeant.  Salir la figure en mangeant. T'éi tòt'ënbardoflą dé chócòą, tu t'es sali en mangeant du chocolat.
ënbarkyèmin, s. m.   Embarquement. Embarquement.
ënbata   , v. a.  Bâter.Mettre le bât. Bâter.Mettre le bât. Va adéi ënbata ó mówé, va toujours mettre le bât au mulet.
ënbata , -tāe, adj.  Se dit d'une pièce de bétail dont l'épine dorsale est enfoncée en forme d'arc de cercle: Se dit d'une pièce de bétail dont l'épine dorsale est enfoncée en forme d'arc de cercle: ona ątse ënbatāe, une vache au dos enfoncé.
ënbéitą, v. a.  Embêter. Embêter. Nó j-ënbéité prou é prou, il nous ennuie sans cesse.
ënbéitin, -tinta, adj. Embêtant. Embêtant.
ënberdą   , v. a.  Bâter, Bâter, ënberdą ó mówé, charger le mulet de tout l'attirail du bât. || II y a une différence entre artéouą et ënberdą;le premier se dit de l'attelage du char, le second de l'attelage sans char, avec le bât.
ënberdą   , v. a.  Mettre le bandage à un herniaire ou à un animal pour lui retenir les intestins. Mettre le bandage à un herniaire ou à un animal pour lui retenir les intestins.
ënberdą  , -dāe, adj.  Chargé, criblé. Chargé, criblé. L'è prou ënberdą dé détó, il est tout criblé de dettes.
ënberdą  , -dāe, adj.  Muni de tout l'attirail du bât, en parlant du mulet. Muni de tout l'attirail du bât, en parlant du mulet. I mówé l'è ënberdą, le mulet est complètement bâté.
ënberdą  , -dāe, adj.  Muni d'un bandage; Muni d'un bandage; l'è oun pó°"ró rontou tòrdzò ënberdą pó kyè chortęchon pa è bwéi, c'est un pauvre herniaire, toujours muni d'un bandage pour que les entrailles ne lui sortent pas.
ënberdādzó, s. m.  Attirail du bât Attirail du bât. Bandage de hernie.
ënbergóoutchyę, v. a.  Attacher une charge sur le mulet avec la sangle appelée bergotse. Attacher une charge sur le mulet avec la sangle appelée bergotse Fig. Attacher ensemble [des mots], baragouiner. Chaįon ënbergó°"tchyę tsecoun dó°"-tré mó, ils savaient baragouiner chacun deux ou trois mots.
ënbįŗe, v. a.  Boire beaucoup. Boire beaucoup. Pouwon t-e ënbire dé tòta chôrta dé vën kyè chon rin veŗetąbló ! peuvent-ils avaler toute sorte de vins qui ne sont point véritables! dé dzò dinché ënbion t-e de ha pekyéta é d'ātra trwera, des jours comme cela ils en avalent en quantité de la piquette et d'autres saletés.
ënbó°"mą, v. a.  Embaumer. Embaumer.
ënbó°"nyāe, s. f.  Cabosse. Cabosse. M'a fé 'na brota ënbó°"nyāe, il m'a fait une vilaine bosse [à la tête].
ënbó°"nyę, v. a.  Cabosser. Cabosser. I péiwa iré tòte ënbó°"nyāe, la poêle était toute cabossée.
ënbóchóną, -nāe, adj.  Rempli de buissons. Rempli de buissons.
ënbóchyę  , v. a.  Embaucher. Embaucher. I cóté óŗa pó ënbóchyę dé j-ovri, c'est coûteux aujourd'hui pour embaucher des ouvriers.
ënbóchyę  , v. a.  Mettre en tonneau Mettre en tonneau. Vwéŗó ënbóche to? combien en-caves-tu [de vendange]?
ënbochyou, s. m.  Grand entonnoir de cave en bois. Grand entonnoir de cave en bois.  A Grimisuat ce même mot désigne en outre l'instrument en corne pour faire les saucisses: ënfatą.
ënbótą   , s. f.  Botte: Botte: on'ënbótą dé fin, dé bla, une botte de foin, de blé.
ënbótą   , s. f.  Le contenu des deux mains, double poignée. Le contenu des deux mains, double poignée. On'ënbótą dé crouchon, une double poignée de fruits secs ; dé bóné j-ënbótéi dé noué, des noix plein les deux mains. || 
ënbótą   , v. a.  Chausser. Chausser. Sti có°" t'éi byin ënbótą, cette fois tu es bien chaussé.
ënbouitą, v. a.  Continuer adroitement une conversation. Continuer adroitement une conversation.  
ënbouitą, v. a.  Emboîter.  Emboîter. 
ënbrāchyę, v. a.  Embrasser, Embrasser, ënbrāchyę pé ó có°", tenir embrassé qqn, lui sauter au cou.
ënbrantsémįn, s. m.  Ramification, multiplication. Ramification, multiplication. Chin fé o-n-ënbrantsémin fó°" [en parlant de la reproduction extraordinaire des mouches], cela fait un embranchement fou [propagation].
ënbroti , -ite, adj. et s. m. et f. Abruti.  Abruti.
ënbroti , v. a. Abrutir.  Abrutir. Chin pó ënbroti ó moundó, en voilà pour abrutir les gens; fó°" pa dromi, to chaŗéi tòt'ënbrotį apréi, ne t'endors pas, tu seras tout engourdi après.
ënbroti , v. r. S'abrutir, s'engourdir. S'abrutir, s'engourdir.
ëncaderémin Encadrement. Lex. ëncadra, Encadrement. Lex. ëncadra,
ëncadra, v. a.  Encadrer Encadrer. I ëncadra fou pótréi, j'ai encadré ces photographies.
ëncan, s. m.  D'après, en comparaison, à proportion.Ne se rencontre que dans l'expr. a w'ëncąn dé, Ne se rencontre que dans l'expr. a w'ëncąn dé, d'après, en comparaison, à proportion. Paé a w'ëncąn dou traó, payer d'après le travail; vó paéŗéi a w'ëncan da ręista, vous payerez à proportion du reste. || Même sens en Savoie (Const, s. v. encan).
ëncarnasyą, -āe, adj.  Féroce, furieux,monté contre qqn, passionné. Féroce, furieux,monté contre qqn, passionné. Cómin iron ëncarnasyą ha néi ! comme ils étaient furieux cette nuit! pó bire chon déstra ëncarnasyą, pour boire ils sont féroces.
ëncatena, -nāe, adj.  Possédé (-e) par une idée. Possédé (-e) par une idée. I bòte iré trwa ëncatena d'aą ba a Chyoun, l'a pa jou wejį d'aą ëntsąn a tchyévra, le garçon était tellement obsédé d'aller à Sion, il n'a pas eu le temps de mener paître la chèvre.
ëncavą, v. a.  Encaver du vin. Encaver du vin.
ënchachyą, -chyāe, adj.  Egaré et pris dans les rochers. Egaré et pris dans les rochers. I tchyévra a nó l'è ënchachyāe, notre chèvre est prisonnière dans les rochers. || II arrive assez souvent que le bétail, les chèvres surtout, avance sur des corniches de rochers, où il ne peut plus ni avancer ni reculer.Ne dit-on pas aussi ëntsachyāe ?
ënchachyę (ch'), v. r.  S'égarer et rester pris dans les rochers. S'égarer et rester pris dans les rochers. Ch'ënchachyą outre pé deri Prabéi, il est resté pris dans un rocher derrière le Prabé.
ënchalį (ch'), v. r.  Se tirer d'affaire, se débarrasser, s'en sortir. Se tirer d'affaire, se débarrasser, s'en sortir. Nó pwin pa nó j-ënchali di tsate, nous ne pouvons pas nous débarrasser des chats.
ëncharvadjyę, v. a.  Faire peur, épouvanter, Faire peur, épouvanter, ëncharvadjyę ó mówé, è dzenelé, faire peur au mulet, aux poules; ï tsën l'a ëncharvadįyą è tchyévre, le chien a épouvanté les chèvres; cómin chon ëncharvadjyéi hé béitchye ! comme ces animaux sont effrayés ! || V. r. Avoir peur. È tsową ch'ëncharvądzon ouncò vitó, les chevaux prennent assez facilement peur.
ënchatchyę, v. a.  Ensacher. Ensacher. Té fó°" ënchatchyę ché bla é mena outr'ou mo°"ën, il te faut ensacher ce blé et le conduire au moulin.
ënchavą, v. a. Ecorcher, érafler  Ecorcher, érafler. Venyon ba dé galó°" é ënchąvon è chapën, des pierres descendent qui éraflent les sapins; mè chéi ënchavą a man contr'a morale, je me suis éraflé la main contre la muraille.
ënchavāe, s. f. Eraflure.  Eraflure. Dé brote ënchavéi, de vilaines éraflures.
ënchënblą, v. impers.  Peser à qqn, lui être pénible ou lui sembler étrange. Peser à qqn, lui être pénible ou lui sembler étrange. Vwéŗó pou t-e oui ënchënblą óŗa dé resta chówé en cha groucha mijon, qu'il peut lui paraître étrange de rester maintenant tout seul dans cette grande maison; m'ënchënblé prou, cela m'est assez pénible; vó j-ënchënbléŗé prou d'ai vía a mare, vous trouverez bien pénible de n'avoir plus votre mère.
ënchëndrówą , -āe, part, et adj.  Couvert de cendre. Couvert de cendre.
ënchëndrówą , v. a.  Saupoudrer de cendre. Saupoudrer de cendre. T'éi acheta jostó chou ó chëndri, t'a tót'ënchëndrówą è j-ā-lon, tu t'es assis juste sur le cendrier, tu as tout sali tes vêtements.
ënchënta (ch'), v. r.  Rester pris dans les rochers. Rester pris dans les rochers. Bon pó aa ch'ënchëntą, capable d'aller se perdre dans les rochers. Syn. ch'ënchachyę.
ënchenyową, -ąe, adj.  Ensanglanté.  L'aie ouncó a téita ënchenyówāe can l'è enou ënkye, il avait encore la tête ensanglantée quand il est venu ici [var. ënchinyówāe].
ënchenyówą, v. a.  Ensanglanter. Ensanglanter.
ënchépaŗąbló, -bla. Adj.  Inséparable. Inséparable. Chon dó°" j-ënchépaŗąbló, voilà deux inséparables.
ënchēryę, v. n. Miser, enchérir.  Miser, enchérir. L'a pa ënchëryą, il n'a pas misé à l'enchère.
ënchiŗóną, -āe, adj.  Rempli de cirons. Rempli de cirons. Sti frómądzó l'è adéi prou ënchiróną, ce fromage est en tout cas bien rempli de cirons.
ënchóouwą, v. a.  Enivrer. Enivrer. Ché vën ënchó°"we dri, ce vin monte tout de suite à la tête; fou j-amį ó t'an mena ā, pënta é ó t'an ënchó°"wą, ces amis l'ont mené à la «pinte» et l'ont enivré. || V. r. Ch'ënchó°"wé tui è dzò, il s'enivre tous les jours. || Syn. ënpyorną.
ënchopòrtąbló, -bla, adj. Insupportable.  Insupportable.
ënchòrchèoyą, -āe, adj.  Enchanté, ensorcelé. Enchanté, ensorcelé.
ënchòrchèwa, v. a.  Ensorceler. Ensorceler. Ché pó ënchòrchèwą! celui-là pour ensorceler !
ënchòrdéwą, v. a.  Assourdir Assourdir. L'a tan brālą kyè nó j-a tòte ënchòrdéwa, il a tant crié qu'il nous a complètement tous abassourdis; charį prou ënchòrdéwāe apréi chin, je serai bien abassourdie après cela.
ënchortį, v. n.  Sortir. Sortir. Vwéŗó pou t-e ënchortį d'éivwe d'oun crwéi étąn dinché? combien peut-il sortir d'eau d'un petit étang comme cela? Il Prov. Mêe dé ou'evêe \ avrį pįn-na ënchortį, mars [c'est encore] l'hiver, avril à peine [en est] sorti. Il V. r. Ch'ënchortį. Sortir, se tirer d'affaire. L'è i détó tan ky'ou có°", i pou pa méi ch'ënchortį, il est dans les dettes jusqu'au cou, il ne peut plus en sortir.
ënchwënį (ch'),v. r.  Se souvenir. Se souvenir. Voy. s. v. chouēnį (che). Mè chéi pa enchwénāe, je ne m'en suis pas souvenue.
ënchyere, s. f. Enchère.  Enchère. Tó choun bën l'itą vindou a w'ënchyere, tout son bien a été vendu à l'encan.
ënchyondze, s. f.  Graisse du porc. Graisse du porc.
ëncló°", s. m.  Enclos, Enclos, wéi l'aie o-n-ëncló°", il y avait là un enclos.
ëncló°"re, v. a.  Enfermer. Enfermer. ëncló°"jon è fāé derën ou bou, ils enferment les moutons dans l'étable. || Absol. Emprisonner. L'è itą ëncló°" cakyé mi, il a été en prison quelques mois.
ënclóna, s. f.  Enclume. Enclume. Tapa ó fêe chou w'ënclóna, battre le fer sur l'enclume.
ënclópą, v. a. Rendre boiteux,  Rendre boiteux, ënclópé tui è mówé, il rend boiteux tous les mulets. || Dérivé de clópó.
ënclòtą, -ąe, adj.  Creusé, entaillé. Creusé, entaillé. Fou j-ëncron chon trwa ënclòtą, ces crans sont creusés trop profondément. Dérivé de clóte.
ëncobena, v. a.  Embrouiller Embrouiller, ó mó Djyo! cómin ché fi l'è ëncobena, ô mon Dieu ! comme ce fil est embrouillé! Il Fig. Aa pye pé j-aócą, chon bon pó ëncobena é tsó°"jé, allez donc chez les avocats, ils s'entendent à embrouiller les affaires. V. r. S'embrouiller. Aréita dé fe°"ą, vi to pa kyè ché fi ch'ëncobęné ? cesse de filer, ne vois-tu pas que ce fil se brouille complètement? || S'arrêter, rester accroché. Ch'ëncobęné avwéi tota chōrta dé moundo, il reste accroché [à parler] avec toute sorte de gens. || Part, et adj. ëncobena, emmêlé: dé bó°" ëncobena, du bois «emmêlé», difficile à couper.
ëncobeneŗį, s. f. Embrouillamini.  Embrouillamini.
ëncóblą  , -blae, adj.  Embarrassé, obstrué en partie. Embarrassé, obstrué en partie. Tó fou j-éitró chon ëncóblą dé chó è chin, tous ces locaux sont obstrués de ceci et de cela. Il Fig. Surchargé, accablé. L'è prou é prou ëncóblą dé détó, il est accablé de dettes.|| L'afr. connaît les verbes encopeler, encoupler, dérivé de Fit. copulare.
ëncóblą  , v. a.  Embarrasser, obstruer partiellement Embarrasser, obstruer partiellement, ëncóblon a vāe avwéi fou j-ótó, ils embarrassent le chemin avec ces autos; té fó°" métré tsękyé tsó°"ja a cha pląche dinché to ëncóblé è j-etsewį é a lōo, il te faut mettre chaque chose à sa place, sinon tu obstrues l'escalier et le corridor.
ëncóbló, s. m.  Embarras, empêchement, obstacle Embarras, empêchement, obstacle. L'è tòrdzò i méima tsó°"ja ba pé ha vāe, l'a trwa dé tsaré acó°", l'è o-n-ëncóbló pa peti, c'est toujours la même chose sur ce chemin, il y a trop de chars à la fois, c'est un embarras pas petit.
ëncóminsyę, v. a.  Commencer. Commencer. Syn. cóminsyę.
ëncontre, prép.  Contre. Contre. Vën encontre nó, il vient dans notre direction. Vers. Can vën ëncontre dótāa, quand vient le soir.A w'ëncontre [aussi a w'ëncontró], en opposition. Chin è t-e pa jostó a w'ëncontre dé chin kyè l'aie comanda? cela n'est-il pas juste à rencontre de ce qu'il avait commandé?
ëncopelą, -āe, adj.  Chargé, rempli. Chargé, rempli. Nó pwin pa vó prêta ha éije óŗa, l'è ëncopelāe, nous ne pouvons pas vous prêter ce vase maintenant, il n'est pas vide; l'aie jostamin è dąvwé man ëncopeléi, elle avait justement les deux mains chargées. Į| Le contraire est decopelą
ëncopele, v. a.  Employé, occupé.Se dit d'un vase dont on ne peut plus disposer parce qu'il n'est pas vide. Employé, occupé.Se dit d'un vase dont on ne peut plus disposer parce qu'il n'est pas vide. To ëncopele pòrtąn tòt' è j-éijé, tu occupes pourtant toute la vaisselle; l'è jostamin ëncopelāe i brinta, la brante est justement occupée. Il Le contraire est decopelę.
ëncópó, s. m.  Embarras. Embarras. Ai dé j-ëncópó, avoir des embarras. || Syn. de ëncóbló.
ëncoŗą, s. m.  Curé. Curé. Dans les chartes du XIIIe s. on trouve la forme incuratus, d'où sont venus encuré, encurat et les formes de la SR. || Syn.ëncoŗą, s. m. .
ëncóŗadjyę, v. a.  Encourager. Encourager.  V.r. Ch'ëncóŗadjyę: s'appliquer, se donner de la peine. Ch'é nète ëncóŗadjyą awéi ché réjyąn é l'a byin apri, il s'est beaucoup appliqué avec ce régent et il a bien appris. Le sens du réfléchi est surtout réciproque («- les uns les autres»).
ëncóŗadzémįn, s. m.  Encouragement. Encouragement.
ëncóse, s. f.  Entaille, encoche. Entaille, encoche. Fou tra l'an tui pé è cwën tsecoun o-n-ëncóse kyè va tinky'ou mitin é che crwįjon oun chou w'ātre, ces poutres ont chacune une entaille aux extrémités, qui va jusqu'au milieu et elles se croisent l'une sur l'autre.
ëncósye, v. a.  Entailler, Entailler, ëncósye è tra, faire une encoche à une poutre.
ëncoti, -įte, adj.  Emmêlé, en parlant des cheveux. Emmêlé, en parlant des cheveux. Oun pou pa té penyę e-n-ódré, è pi chon trwa ëncoti, on ne peut pas te peigner les cheveux comme il faut, ils sont trop emmêlés.  Tenace, collant. È mótsé chon dé j-ëncotįté pa pó°", les mouches sont bien tenaces. Į| Rassis, enchevêtré. Oun pou pa mëndjyę ā cwite ó pan atò l'è trwa ëncoti, on ne peut pas manger à la hâte le pain de seigle, il est trop rassis; kyën bó°" ëncoti, i bó°" di j-òrmó! quel bois enchevêtré, l'ormeau! || Grimisuat: ëncwatį, -įta, mêmes sens.
ëncouarla Lustré par la saleté Lustré par la saleté.adj. Var. ënkyèrla. Sti forda Iré tämin ëncouarla kyé tinyîé drisé tó chowé, ce tablier était tellement lustré qu'il tenait debout tout seul, v. tr. Indiquer.
Ëncréną Graver.? ? Graver.? ?
ëncréna, s. f.  Echancrure . Raie sans profondeur faite au couteau ou avec une craie. Echancrure . Raie sans profondeur faite au couteau ou avec une craie. I mąrca a nó l'a on'ëncréna é dó°" pwën apréi, notre marque domestique se compose d'une entaille suivie de deux points: |. . || Il y a une différence entre ëncréna et ëncron qui est une échancrure profonde. L'afr. a creue ou creune dans le même sens an'ëncréna.
ëncréna, v. a. Echancrer . Faire une entaille sans profondeur, ou une raie. Echancrer . Faire une entaille sans profondeur, ou une raie. Oun vi ouncó avwe l'a ëncréna a porta avwéi ó coutéi, on voit encore l'endroit où il a fait des entailles à la porte avec le couteau; è tsapwį ëncrénon è pyésé déean kyè tsapótą, les charpentiers tracent une ligne au cordeau sur les poutres avant de les équarrir.
ëncrilą, -ląe, adj.  Sec. Se dit des vases en bois qui se dessèchent quand ils ne contiennent pas de liquide longtemps. Sec. Se dit des vases en bois qui se dessèchent quand ils ne contiennent pas de liquide longtemps. È patelé chon tan ëncriléi, oun pou pa è j-abóną, les barillets (sorte de bouteilles en bois) sont tellement secs qu'on ne peut pas les combuger. || Grimisuat: ëncrilyą, -ąe.
ëncrilę, v. n.  Se sécher, en parlant de la boissellerie, de manière à ce que le liquide s'écoule. Se sécher, en parlant de la boissellerie, de manière à ce que le liquide s'écoule. T'a achyą ëncrilę è j-éijé, tęnyon pa mèi w'éivwe, tu as laissé trop sécher les vases, ils ne contiennent plus l'eau.
ëncrimą, v. a.  Confirmer. Confirmer. Sti an w'éékye vendre ëncrimą, cette année l'évêque viendra confirmer; yó ché itą ëncrimą w'ātre ādzó, pour moi j'ai été confirmé l'autre fois (à la dernière confirmation). || De chrisma, le saint chrême.
ëncron, s. m.  Cran, plus profond que l¨'ëncréna. Voy. ce dernier mot. Cran, plus profond que l¨'ëncréna. Voy. ce dernier mot.
Ëncróną Graver,? ? Graver,? ?
ëncróną, v. a.  Faire un cran, Faire un cran, iré ëncrona derën, il y avait un cran.
ëndeiche, adj.  Indivis. Indivis. Chin l'è pa partadįyą, l'è ëndeiche entré nó, cela n'est pas partagé, c'est indivis entre nous.
ëndeŗën, adv.  Au-dedans. Au-dedans.
ëndétą  ,v.a.  Endetter. Endetter. L'a rin kyé prou ëndétą a comona, il a «seulement» beaucoup endetté la commune. || V. r. Ch' ëndètéré ouncó méi sti an, il s'endettera encore davantage cette année.
ëndétchyą, -ąe, adj.  Vicieux, fautif, qui a un défaut (ona dętse) Vicieux, fautif, qui a un défaut (ona dętse). \\ Prov. Ché kyè l'è ëndètchyą ch'ënprįn, celui qui est vicieux se fâche (L. 479).
ëndi, adv.  Depuis, Depuis, ëndi adon, ëndi óŗa, depuis lors, depuis maintenant; ëndi ché dzò l'è pa méi enou èr-nó, depuis ce jour il n'est plus revenu chez nous. || Conj. ëndi kyè, depuis que. ëndi kyè l'ïtą enou i ni, depuis que la neige est venue. Il Prov. ëndi kyè l'a tsanta i coco, l'a fornį dé dzaouą, dès que le coucou a chanté, c'est fini pour le gel (L. 16).
ëndin-ną, v. a.  Deviner, Deviner, ëndin-ną-è cwi l'è enou? devine donc qui est venu? bale cākyè tsó°"ja a ëndin-ną, donner une devinette.
ëndividou, s. m.  Individu, assez souvent en mauvaise part. Individu, assez souvent en mauvaise part.
ëndjyablą, v. a.  Endiabler, ennuyer. Endiabler, ennuyer. Chin l'è josto pó ëndjyabla ó moundó, c'est juste fait pour ennuyer les gens.-
ëndó°"ché, adv.  A la maison. A la maison. È marįn-né l'è pa kyésyon dé resta ëndó°"ché can vïon ó byo tin.. Les femmes ne peuvent rester à la maison quand elles voient le beau temps.
ëndobló (ou en dobló), loc. adv.  Dans le doute. Dans le doute. O-n'é pa ëndobló kyè l'è dinché, il n'y a pas de doute qu'il soit ainsi.
ëndorą, v. a.  Endurer. Endurer. On dit sans article: ëndorą fan, ëndorą chi, endurer la faim, la soif. || Absol. L'an pa ëndorą (constatant que les voyageurs rapportent beaucoup de vivres), ils n'ont pas enduré la faim ni la soif. || V. n. Rester en place ou quelque part. Pou pa ëndoŗą chou ó le, i mare, notre mère ne peut pas rester au lit.
ëndorchi, -ite, adj. part.  Endurci, tenace par suite de l'usage. Endurci, tenace par suite de l'usage. Can chon byin ëndorchi fou mandiąn, atrąpon byin, quand ces mendiants sont bien tenaces, ils reçoivent beaucoup d'aumônes. || Grimisuat: ëndorchi a le même sens.
ëndotreną, v. a.  Semoncer qqn. Semoncer qqn. Can tornéŗé, chaŗé ëndotreną própró, quand il reviendra, il sera semonce d'importance.
ëndoują, v. a.  Oser. Oser. Autre forme pour doują et ouįą. L'a pa ëndoują eni derën, il n'a pas osé entrer.
ëndrį, s. m.  Endroit, beau côté d'une étoffe. Endroit, beau côté d'une étoffe. T'a metou ó tsouson a w'ënvêe, té fó°" ó métré a w'ëndri, tu as mis le bas à l'envers, il te faut le tourner du bon côté.
ëndrochi, -chite, adj.  Entêté. Entêté. È mótsé chon déstrą ëndrochįté: tornon dri a męma pląche, les mouches sont très entêtées: elles retournent tout de suite à la même place.
ëndrodjyę, v. a.  Fumer une propriété. Fumer une propriété. A fōche d'ëndrodjyę ché pra, l'è enou bon, à force de fumer ce pré, il s'est amélioré; l'è prou ëndrodjyą dé cratówé, il est assez fumé de crottes (de chèvres et de moutons). [| Grimisuat: ëndrodjyę désigne exclus, «passer le fumier à l'eau».
ëndromi, v. a.  Endormir. Endormir. I pa pochou ëndromi ché infąn tòt'ā néi, je n'ai pu endormir cet enfant toute la nuit; óŗa l'è ëndromi, il est endormi maintenant. On dit de préférence: l'è chóbrą (a dromį). V.r. S'endormir. Oun ch' ëndromé pa pé è vāé pé sta fri, on ne s'endort pas sur les chemins par ce froid.
ëndromįte, adj.  Narcose. Narcose.Uni au substantif éivwe.  L'an bala d'éivwe ëndromįte, ils ont endormi le malade.
ènèmounton, adv.  En tas. En tas. Voy. mounton. L'expr. semble être une déformation de ën mounton, en tas, sous l'influence du dérivé en mountóna (cf. ce mot).
ènèrvą, v. a.  Enerver. Enerver. Syn. ën-nèrvą.
ènèvwą, v. a.  Nier. Nier. L'è prou rlwi kyè l'a fé, ma i ènèvwe tòte, c'est bien lui qui l'a fait, mais il nie tout; l'a tòte ènèvwą, il a tout nié. || On entend aussi la forme ën-nèvouą.
ënfanteŗi, s. f.  Infanterie. Infanterie.
ënfaŗeną, -ąe, adj.  Enfariné. Enfariné.
ënfaŗenówa, -ąe, adj.  Légèrement enfariné. Légèrement enfariné.
ënfaŗóchyą, -ąe, adj.  Courroucé, rouge de colère. Courroucé, rouge de colère.
ënfaŗóchyę (ch'), v. r.  Se fâcher, se mettre subitement en grande colère. Se fâcher, se mettre subitement en grande colère.
ënfata Mettre la pâte à saucisse dans les boyaux, aussi à Savièse. Mettre la pâte à saucisse dans les boyaux, aussi à Savièse.
ënfatą, v. o.  Mettre qqch. dans un sac de cuir. Mettre qqch. dans un sac de cuir. L'a ënfatą tòt'ā mateną ó boŗatą derën pè dé faté, toute la matinée, il a rempli les sacs de cuir avec de la farine de froment. || Par analogie, manger beaucoup. Pó ënfatą, l'è oun métré, pour avaler, il est passé maître. || Grimisuat: absol. ënfatą: mettre la pâte à saucisse dans les boyaux.
ënfava, -ąe, adj.  Ensorcelé par une fée, endiablé. Dans les contes on trouve ces anciennes expressions Ensorcelé par une fée, endiablé. Dans les contes on trouve ces anciennes expressions: fąva ënfavąe, chówādze, fée endiablée, sauvage. || Le mot est dérivé de fąva, comme en fr. «endiablé» de «diable».
ënfêe, s. m.  Enfer. Enfer. È crwéi van ba e-n-ënfêe, les méchants vont en enfer.
ënferma, v. a.  Enfermer. Enfermer. Che oun tën pa tòte ënferma, i róbon tòte, si on ne tient pas tout sous clef, on vole tout. Il Absol. ó t'an enferma, ils l'ont mis en prison.
ënfewą, v. a.  Enfiler. Enfiler. Viāó rin pó ënfewą, je ne voyais plus assez clair pour enfiler mon aiguille.
ënfiséwą, v. a.  Ficeler. Ficeler. Lier, tenir les gens d'un parti. Fou kyè chon pa da méima partia pąrton pa acó°", chin l'è tòte ënfiséwą, ceux qui ne sont pas du même parti ne partent pas ensemble, ils sont tous liés.
ënflamą, v. a.  Enflammer. Enflammer.
ënflamābló, -bla, adj.  Inflammable. Inflammable.
ënflamasyon, s. f.  Inflammation. Inflammation.
ënflóŗą, v. a.  Déflorer une prairie: «Déflorer» une prairie: è tchyévre l'an ënflóŗą a bóna mitchyą dou pra, les chèvres ont défloré la bonne moitié du pré [mangé les bouts, la fleur de l'herbe]. 
ënflóŗą, v. a.  Ecumer, écrémer, Ecumer, écrémer, ënflóŗą ó waséi avwéi ona pose, écrémer le lait avec une louche (cf. s. v. atréré). || || En fr. pop. SR inflorer s'emploie pour ensemencer, couvrir de récoltes. L'afr, ne connaît enflorer qu'au sens d'orner de fleurs. Cf. FEW, III, 632.
ënfonsą   , v. a.  Enfoncer. Enfoncer. L'a falou ënfonsą a porta, il a fallu enfoncer la porte.
ënfonsą , -ąe, adj.  Enfoncé. Enfoncé. L'a oun peti bofé ënfonsą préeon derën a morale, il y a une petite armoire enfoncée dans la muraille.
ënfonsémįn, s. m.  Enfoncement. Enfoncement.
ënfòrmą, v. a.  Informer. Informer. Nó chin pa itą ënfòrmą dé chin, nó, nous n'avons pas été tenus au courant de cela, nous. || V.r. S'informer. I pare l'è jou ba a Chyoun ch'ënfórmą vwéŗó cótéŗé i vènindze sti an, notre père est descendu à Sion s'informer du prix de la vendange de cette année.-
ënfòrmasyon,  s. f.    Information. Information. Avouéi     į-ënfòrmasyon   dinché ! avec de tels renseignements !
enfòrną, v. a.  Enfourner, Enfourner, iron jostó apréi ënfòrną ó pan, ils étaient justement en train d'enfourner le pain.
ënfouŗa, adv.  En dehors, En dehors, ona dzinta mijon ëndeŗën, ma déstrą brota e-n-ënfouŗa, une jolie maison en dedans, mais très vilaine en dehors.|| Prov. (L. 125). È monēe can chon mò fó°" è j-è vêchą: chon tòrdzò blan e`n-ënfoura é nēe ëndeŗën, les meuniers, quand ils sont morts, il faut les «retourner», ils sont toujours blancs en dehors et noirs en dedans.
ënfousyę, v. a.  Emmancher une faux: Emmancher une faux: ënfousye ó berni.
ënfrouéabló, -bla, adj.  Effroyable. Effroyable. L'è ënfrwéabló vwéŗó è moundó chon métchyin óŗa, c'est effroyable combien les gens sont méchants aujourd'hui.
engadjyę, v. a.  Engager, enrôler. Engager, enrôler. Prou é prou ëngadjyę ó nó°"tre a parti, engager notre fils sans cesse à partir. Į| V. r. S'engager. Ch' ëngadzîon pó catr'an, ma dri kyè l'aïon oun réwątsó, venyïon peŗ'ënkyè, ils s'engageaient [pour le service de Naples] pour quatre années, mais aussitôt qu'ils avaient un moment de relâche, ils revenaient ici.
ëngadzémįn, s. m.  Engagement. Engagement.
ëngansé Organisation, manœuvre, machination, manigance, tromperie. Lex. ëngansye, Organisation, manœuvre, machination, manigance, tromperie. Lex. ëngansye,
ënganséréi Instigateur,n. m.  celui qui met en route. Instigateur,n. m.  celui qui met en route.
ëngansye Manigancer. Manigancer. A fâche d'ëngansye, l'a fé vó°"ta pó rloui, à force de manigancer, il a fait voter pour lui.
ëngansyę, v. a.  Organiser. Organiser. I comona tatséŗé d'ëngansyę dé dzwa, la commune tâchera d'organiser des jeux. Il Grimisuat: ënganchye = mettre en marche, lancer, ënganchye ó fwa, allumer le feu; ënganchye ó deną, mettre sur le feu le repas de midi.
ëngloti, v. a.  Engloutir. Engloutir. L'è enou on'a-wintse ky'ó t'a ëngloti déjó dé ni é dé pēré, il est descendu une avalanche qui l'a englouti sous la neige et les pierres.
ëngonsyąe, s. f.  Elan. Elan. L'a fé 'na ëngonsyąe pó choutą ó tórin, il a pris un grand élan pour sauter le torrent.
ëngonsye (ch'), v. r.  Prendre l'élan. Prendre l'élan. Che chon ëngonsyą é l'an choutą outre chou ó ti, ils ont pris l'élan et ils ont sauté sur le toit. Į | C'est probablement le même mot que le fr. «s'engoncer», «enfoncer le cou dans les épaules»; c'est ainsi que fait celui qui prend l'élan. On dit ëngonsye et ch'ëngonsyę, selon le contexte.
ëngordį, v. a.  Engourdir. Engourdir. I fri dé w'evêe ëngordé hé pó°"ré béitchyé, le froid de l'hiver engourdit ces pauvres bêtes; di ha fri yó chéi tote ëngordite, depuis ce froid, je suis tout engourdie. || V. r. Promena té oun pó°", s t'ou pa t'ëngordį, promène-toi un peu, si tu ne veux pas t'engourdir.
ëngòrdjyą, s. f.  Gorgée. Gorgée. I pòrtąn rin byou ky'on'ëngordjyą, je n'ai pourtant pris qu'une gorgée.
ëngòrdjyę, v. a.  Engorger, obstruer. Engorger, obstruer. Avwéi fou bornéi ën bó°", vajïé derën dé chabla, dé têra é d'ātra trwera, chin ëngòrdzįé dri tòte, avec ces canaux en bois, il y entrait du sable, de la boue et d'autres saletés et cela les obstruait complètement.
ëngòrdzémin, s. m.  Engorgement.  Engorgement. L'an pa méi nètéeą w'étąn di grantin, óŗa chin ba pè a bwįte l'è o-n-ëngòrdzémin kyè l'a pa dé noun, on n'a pas nettoyé l'étang depuis longtemps, maintenant vers l'orifice il y a un engorgement extraordinaire.
ëngorjèwa, v. a.  Ingurgiter par force quelque chose à un animal pour le faire manger. Ingurgiter par force quelque chose à un animal pour le faire manger. I tchyévra l'è prou dé crouêe górdze, nó fóou aa a t'ëngòrįèwą, la chèvre ne mange plus rien, il nous faut l'dngurgiter». || Méd. Pó ëngòrįèwą oun prin dé chotse ky'oun mè fondre derën e-n-ona fyóouwa d'éivoue é oun n-ëngòrįioue chin i catson ou bën i tchyévre,pour «ingurgiter» on prend de la suie qu'on délaie dans une bouteille d'eau, et on ingurgite cela aux porcs, aux chèvres, etc.
ëngouįą, v. a.  Tromper d'une manière ignoble. Tromper d'une manière ignoble. Ché kyè pou ëngoują ache pa ën deri, celui qui peut tromper ne s'en fait pas faute.
ëngoujeŗi, s. f.  Tromperie Tromperie. Che fya a chin can l'a rinkyé dé į-ëngoujeŗi ! se fier à celui-là, alors qu'il ne fait que des tromperies !
ëngoujōo, s. m.  Trompeur.n.m. Trompeur. || Mistral a la forme provençale engusaire.
ëngówa Lampée, gorgée Lampée, gorgée.n. f.  Ou-to on 'ëngówa dé góta ? veux-tu une gorgée d'eau-de-vie ? Syn. gôrjéwa, ëngôrdjya. Var. ëngóa.
ëngówą, v. a.  Avaler. Avaler. Té fó°" prindé ó rémyédó é dri ëngówą ba, il te faut prendre le remède et aussitôt l'avaler.
ëngrachyę, v. a.  Engraisser, graisser, enduire de graisse, Engraisser, graisser, enduire de graisse, ëngrachyę è bóté, graisser les souliers.|| V. r. Engraisser. I catson a nó ch'ëngrąche pa, notre porc n'engraisse pas.
ëngrandjyę, v. a.  Engranger. Engranger. Kyè dé fin è moundo l'an ëngrandjyą sti an! quelle quantité de foin les gens ont amené à la grange cette année !
ëngravą, v. a.  Léser, grever, incommoder, gêner. Léser, grever, incommoder, gêner. Prov. Rin rādé, rin ëngrąvé, celui qui ne regarde rien, rien ne le gêne. On entend aussi rin gravé. Voy. s. v. grava.
ëngrénądzó, s. m.  Engrenage. Engrenage. Fórchyę w'ëngrénądzó dou trwe, forcer l'engrenage du pressoir.
ëngrëndįyą, -djyąe, part, et adj.  Fâché, de méchante humeur, Fâché, de méchante humeur, iré prou ëngrëndįyą, il était si fâché; iré ëngrëndjyąe cóm'ona vwéipa, elle était furieuse comme une guêpe. || Fig.  Envenimé,  en parlant d'un mal. L'è ëngrëndįyą i ma, la maladie s'est envenimée.
ëngrëndįyę, v. a.  Fâcher, mettre de mauvaise humeur. Fâcher, mettre de mauvaise humeur. L'è ché mose ky'ó t'a o plo ëngrëndįyą, c'est cette parole qui l'a le plus fâché.|| V. r. Ch'oun di chin, ch'ëngrëndzé dri, si on dit cela, il se fâche tout de suite. || Fig. Se brouiller, se troubler en parlant du temps. I tin ch'ëngrëndzé, le temps se brouille. || Dérivé de grëndzo.
ëngri, adv. A contrecœur. A contrecœur. I vën ëngri dé parti, on part à regret.
ëngróbą, v. a.  Entartrer  En parlant du tartre, recouvrir les parois intérieures d'un vase de cave; incruster de calcaire un ustensile en métal servant à cuire; obstruer un canal. Ché vën ëngróbé tó méi è boche kyè w'ątre, ce vin incruste les tonneaux de tartre beaucoup plus que l'autre; i tóeó iré tòte ëngróbą pé derën, le tuyau était tout obstrué. |[ Se dit de l'huile qui devient crasseuse. I róódzò l'è ëngróbą, l'horloge a les rouages encrassés; rāda è rouwé dou tsaré vwéŗó chon ëngróbéi, regarde combien les roues du char sont encrassées. Il V. r. S'encrasser: ó°"ló d'owįea ch'ëngróbé ouncó prou vitó, l'huile d'olive s'encrasse assez vite.
ëngrónyé Rogne, grogne Rogne, grogne.n. f.  L'a on'ëngrónyé contré mè, il a une rogne contre moi [m'en veut]. Syn. rónye (1)
ëngroubóną (ch')   , v.  Se pelotonner Se pelotonner. I tsate dri derën ou pįló, chout'iną chou ó le é ch'ëngroubóné wéi, boudzé pa méi, le chat d'entrer dans la chambre, de sauter sur le lit, il s'y pelotonne et ne bouge plus. Il Grimisuat, Hérémence, id.
ëngroubóną, -ąe  , adj.  Entassé négligemment. Entassé négligemment. I chardzéi chaŗé prou ëngroubóną cākyé pāa, le «sargé» sera bien en tas qq. part. || Dérivé de groubon. || Syn. ënmountóną.
eni ba v. n.  Venir en bas , descendre, s'écouler, se rompre: descendre, s'écouler, se rompre: fé ëntinsyon, i tętse dou fin vën ba oŗa, fais attention, le tas de foin s'écroule maintenant; í chófle, oun deri kyè vën ba mijon, il vente, on dirait que la maison s'écroule; l'an achyą énį ba mijon, ils ont laissé tomber la maison en ruines, faute de réparation. || Devenir. Oun cha pa ché l'è fó°" ou ché vëndré? on ne sait pas s'il est fou, ou s'il est sur le point de le devenir? l'è enou nète vyou, il est devenu bien vieux; í pra l'è enou byo vè di a deriŗe plodze, le pré est devenu d'un beau vert depuis là dernière pluie. Il Fou tsó°" venyon a rin en cwijįn, ces choux diminuent fortement à la cuisson. || Impers. I vën dzò dé bon'ouŗa óra, il fait jour de bonne heure maintenant; pou pa enį dzò, le jour tarde à venir; va enį dé plodze, il va pleuvoir; che vën a dzawa ! s'il va geler, gare! Il Prov. Chin kyè vën pè a flota, parte pè ó tanbó, ce qui vient par la flûte, s'en va par le tambour. Il Sens divers: è nó°"tró ché chon achyą enį, les nôtres se sont laissés gagner; chon pa tan byin enou fou vyou ba en wepetą, ces vieux ne sont pas si bien vus à l'hôpital [pas si bien venus].
eni, v. n.  Venir. Venir. Conjug. Venyó, to vën, i vën, nó venyin, vó eni, venyon. Il Venyió || vëndrôo || impér. anën, ani et eni. || eni, enou enouąe. \\ Vëndrè oun tin kyè nó chaŗįn pa méi, il viendra un temps où nous ne serons plus [où nous serons morts]; i bāwa l'è enou feŗį contr'a morale, la balle a frappé juste contre la muraille; chaŗąn pa enwéi, elles ne seront pas venues; chin vëndré, cela arrivera; can chin vëndré a paeé, quand il faudra payer; i bla l'è byin enou., le blé a bien poussé; l'a ouncó prou w'ejį d'enį, il a encore assez le temps de venir.
ënjèniōo, s. m.  Ingénieur. Ingénieur.
ënjostamįn, adv.  Injustement. Injustement. Chin kyè vën ënjostamįn i profitse pa, ce qui s'acquiert injustement ne profite pas.
ënjostįse, s. f.  Injustice. Injustice.
ënjostó, -ta, adj.  Injuste. Injuste.
ënkye, adv.  Ici. Ici. Avwé t'éi-to? - chéi ënkye, où es-tu? je suis ici; l'a pacha per ënkye, il a passé par ici; l'è ënséi ënkye, il est [en ça] ici; sti-ënkyè, ché-ęnkyè, celui-ci; ha-ënkyè, celle-ci.
ënkyelą, adv.  Ici, ici même. Ici, ici même. Dèeąn įŗó ba ou canton dé Vó, óŗa chéi ënkyelą, auparavant j'étais dans le canton de Vaud, maintenant je suis ici. || Mot composé de ënkye et de la.
ënkyètą, v. a.  Inquiéter. Inquiéter. wéi nyoun t'ënkyétéŗé, là personne ne t'inquiétera. |Į V. r. Rlwi ch'ënkyęté pa dé hé tso°"jé, lui ne s'inquiète pas de ces choses. \\ V. n. L'è tòrną dëŗęn ou pįló é l'a pa ënkyètą, il est rentré dans la chambre et ne s'en est pas inquiété.
ënkyetou, -touja, adj.  Soucieux, inquiet. Soucieux, inquiet. Oun plo byo parįn, dé fou pó°" ënkyetou, un très bel homme, un de ceux qui ne se font pas de soucis; i' tsate l'è ënkyetou, cha pa cómin tòrną ba, le chat est inquiet, il ne sait comment descendre.
ënkyetouda, s. f.  Inquiétude, souci. Inquiétude, souci. I j-ou tó dzò ha ënkyetouda, j'ai eu toute la journée ce souci.
ënlęre, v. a.  Agacer les dents. Agacer les dents. Fó°" pa mëndjyę hè crwée pómé, ënlįjon è din, il ne faut pas manger ces mauvaises pommes, elles agacent les dents; iron tan ënlįché è din, les dents étaient si agacées. || Grimisuat: lyeré a le même sens.
ënmandjyę, v. a.  Emmancher, Emmancher, ënmandįyę ó fouson, emmancher la serpe; i coutéi l'è pa itą byin ënmandjyą, le couteau n'a pas été bien emmanché. || En afr. on trouve aussi «emmanger» pour «emmancher».
ënmarya, s. f.  Angélus. Angélus. Vw'ęi-vó prèeą w'ënmarya? avez-vous récité l'Angélus? chon-nè w'ënmaŗyą jostó ou tin dou deną, on sonne l'Angélus juste pendant le dîner. || Avé Maria: prèę oun pâte é oun'ënmarya, dire un Pater et un Ave Maria.
ënmawenye (ch'), v. r. Avoir du souci, se tourmenter.  Avoir du souci, se tourmenter. Béi pòrkyé tan ch'ënmawenyę de ha pêrda, rlōo kyè l'an prou dé tòte, à quoi bon se faire tant de soucis de cette perte, eux, qui ont de tout assez; vó vó j-ënmawenyę trwa pó dé tsó°"jé kyè vāwon pa a pįn-na, vous vous tourmentez trop pour des choses qui n'en valent pas la peine. Joule ch'ënmawenyēe dé chin kyè l'aie pa dé mótra, Jules se tourmentait de ce qu'il n'avait pas de montre.
ënmèrdą, v. a.  Salir avec des ordure, insulter qqn. Salir avec des ordure , insulter qqn. Ché che ache pa ënmèrdą, celui-là ne se laisse pas suiter. Il V. r. S'insulter. L'è cākyè tsó°"ja vwęŗó ch'è chon ënmèrda c'est affreux comme ils se sont emmerdés !
ënmèwą (ch'), v. r.  S'ingérer. S'ingérer. Nó, nó j-ënmèwin pa dé chin di j-ātró, nous, nous ne nous mêlons pas des affaires d'autrui; l'an tan ouŗa a ch'ënmèwą ! ils ont tant envie de s'en mêler!
ënmįnda, s. f.  Amende. Amende. L'è ita metou a w'ënmįnda, il a été mis à l'amende.
ënmócą  (ch'),  v. r.    Se  moquer  Se  moquer . Cf.  mócą  (che).   Tui  ch'ënmocaon dé rlwi, tous se moquaien į-ënmócą pa di maweŗou moquez-vous pas des malheureux.
ënmóda, s. f.  Sonnerie ininterrompue d'une grande cloche Sonnerie ininterrompue d'une grande cloche.Pó è véipré di  grandé féité chon-non tré j-ënmodé pour les vêpres des grandes fêtes on sonne trois fois( une fois avec la grande cloche , une fois avec la seconde et de nouveau avec la grosse].Grimisuat, dans la sonnerie des cloches, ënmoda est synonyme de couplet.
ënmóda, v. a.  Mettre en mouvement , Mettre en mouvement ,  ënmóda a bwéea, ó dena, mettre en  mouvement [commencer] la lessive, le dîner; ënmóda a gran close, mettre en mouvement la grosse cloche; n'ën pochou ënmóda ché côo, nous avons pu mettre en route cet homme; è tchyévre ënmoudon ba dé galo°", les chèvres mettent des cailloux en mouvement; l'a falou ënmóda è tsąnbé ! il a dû bouger! || Attraper. I ënmoudon a brisa, [les veaux] attrapent la courante; i ątse l'a ënmóda a bó°"le, la vache a la courante. || V. r. Se mettre en route. È bin! fó°" nó j-ënmóda, eh bien! il faut nous mettre en route; ënmóda-té! en route ! V. impers, commencer ; ënmoudé méi a bale, il va pleuvoir davantage.Le neutre a le même sens que le réfléchi :ënmoudé oŗa i trin, le trin se met en mouvement.
ënmódąé, s. f.  Départ d'un groupe. Départ d'un groupe. Van amou tré cóblé pè dzò, i promyeŗ'ënmódąè l'è dé gran matën, il y a trois équipes qui montent [à Chippis], le départ du premier groupe a lieu de grand matin.
ënmountòna, v. a.  Entasser Entasser. Fou j-avāa chondzon rin ky'a prou é prou ënmountòna, ces avares n'ont qu'une pensée: entasser tout ce qu'ils peuvent. || V. r. S'entasser, se ramasser. I tsate vën pa a byéi dé prou ch'ënmountòna, le chat ne vient pas à bout de se ramasser assez sur lui-même [à cause du froid]. Il Dérivé de mounton. Syn. mountóną.
ën-nardį, v. a.  Enhardir. Enhardir. L'a rinky'a ën-nardį fou gamin, arąpon prou iną a son di chapęn, il n'y a qu'à enhardir ces gamins, ils grimpent bien jusqu'à la cime des sapins. || V. r. S'enhardir. Chon dó°" tré Cha-vyejąn ënsįnbló, ch'ën-nąrdon, il y a deux ou trois Saviésans, ils s'enhardissent. Il Prov. (L. 397). L'a kyè hou kyè ch' ën-nąrdon a rin kyè che tronpon pa, il n'y a que ceux qui n'essaient rien qui ne se trompent pas. Il On entend aussi la forme ënardį.
ën-nemį, adj. et s. m.  Ennemi. Ennemi. È dó°" frāŗé chon ën-nemį adrį, les deux frères sont de grands ennemis; nó chin pa dé j-ën-nemį avwéi rlōo, ma nó chin pa dé j-ami, nous ne sommes pas leurs ennemis, mais nous ne sommes pas leurs amis non plus.
ën-nemitchyé, s. f.  Inimitié. Inimitié. L'è chin kyè balé dé j-ën-nemitchyé, voilà ce qui cause des inimitiés.
ën-nèrva, v. a.  Enerver. Enerver. Cf. énerva.
ën-noblę (ch').  Se couvrir de nuages. Se couvrir de nuages. Sti có°" ch' ën-noblé byin, n'aŗin chwée dé plodze chou ó dòtāa, cette fois le temps se couvre bien, nous aurons sûrement de la pluie vers le soir.
ën-noeou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Ennuyeux. Ennuyeux. T'éi oun brote ën-noeou, tu es un vilain ennuyeux; kyën moundó ën-noeou avwéi ha winvwa! quelle créature ennuyeuse avec cette langue! || Porté à l'ennui. Pé bonōo kyè chéi pa ën-noeouja, chéi pęskyè tòrdzó chówéta, heureusement que je ne suis pas portée à l'ennui, car je suis presque toujours seule.
ën-nòrtchyę, v. a.  Ensorceler, faire en-dêver Ensorceler, faire en-dêver. To nó j-ën-nòrtse avwé hé conté! tu nous fais endêver, avec ces histoires ! ó t'a ën-nòrtchyą, il l'a ensorcelé. || On entend aussi enòr-tchyę.
ën-nówé, v. a.  Ennuyer. Ennuyer. To m'ën-nówe, tu m'ennuies! Į| V. r. Ch'ënnówïé wéi tó chówé, il s'ennuyait là tout seul; hé bóné vyélé ché chon prou ën-nówéi apréi a mountąnye, ces bonnes vieilles ont eu joliment l'ennui de l'alpe. || Le patois dit: s'ennuyer après qqn, comme A. France a dit: «s'ennuyer après qqn ».
ën-nowįŗe, s. f.  Ennui. Ennui. L'a pa méi dzavwį, ch'é achya prou prinde a w'ën-nowįŗe, elle n'a plus rien mangé, elle s'est laissée prendre à l'ennui.
enobló, adj.  Nuageux. Nuageux. I tin l'è enobló, le temps est couvert.
enondą, v. a.  Inonder. Inonder. T'a enondą ó pra, tu as inondé le pré (en arrosant).
enondasyon, s. f.  Inondation. Inondation.
énòrgwé, adj. m. et f.  Pétulant. Pétulant. Ché mówę l'è prou énòrgwę, l'a pa prou a trālę, ce mulet est très pétulant, il n'a pas assez à travailler.
enori, v. a.  Nourrir. Nourrir. || Prov. (L. 122). Fó°" nou tsasyou pó enorį oun, il faut neuf chasseurs pour en nourrir un. Il La forme régulière est norį, le e prothétique se place quand l'harmonie le requiert.
enòrmamįn, adv.  Enormément. Enormément.
énorme, adj.  Enorme. Enorme.
enòrtchyę, v. a.  Faire endêver. Faire endêver. Vën pa d'ātr'enòrtchyę pó chervi mécha: achon prou ó nó°"tre, aucun autre ne vient faire endêver pour servir la messe: on laisse assez notre fils.
enósin, -sinta, adj.  Innocent. Innocent.
enotiblamin, adv.  Inutilement Inutilement. Kyè dé tsó°"jé fan enotiblamin pè hè véwé! que de choses inutiles on fait dans les villes !                      [
enotibló, -bla, adj.  Inutile. Inutile. Chin chon veretablamin dé moundò enotibló, voilà vraiment des gens inutiles; l'è enotibló dé ch'apéitre chin, è tsate pęcon tòte, c'est inutile de se procurer cela, les chats le mangent.
ënpacatą, v. a.  Empaqueter Empaqueter. Ma pòrkyè. ënpacatą ó fordą ? mais pourquoi donc empaqueter le tablier?
ënpacha (ch'), v. n.  Se passer. Se passer. Nó nó j-ënpachin prou dé chin nó, nous nous passons bien de cela.
ënpachyin, -ta, adj.  Impatient, Impatient, iré rin ënpachyinta ha dzin, cette personne n'était pas impatiente du tout.-
ënpachyinse Impatience.n. f.  Lex. pachyin. pachyinse, pachyinta. Impatience.n. f.  Lex. pachyin. pachyinse, pachyinta.
ënpachyintą (ch'), v. r.  S'impatienter. S'impatienter.
ënpalą, -ąe, adj.  Empaillé, Empaillé, ona fyo°"wa ënpaląe, une bouteille empaillée.
ënpalę, v. a.  Empailler. Empailler. L'a cota dódze fran pó ënpalę ó mótsé, il a coûté 12 fr. pour empailler l'épervier.
ënpantchye, v. a.  Répandre. Répandre. L'è tsejou avwéi a brįnta, l'a ënpantchyą tòt'a vénindze, il est tombé avec la brante, il a répandu toute la vendange. Il V. r. Se répandre. w'éivwe chortere é ch'ënpantséŗé pè ā cojena s'to mè derën ou bèrlon kyè l'è pa abóną, l'eau sortira et se répandra dans la cuisine si tu [la] mets dans ce seillon non combugé.
ënpaŗą   , v. a.  Parer, empêcher. Parer, empêcher. I pochou ënpaŗą ha éivwe d'eni ba pé ó pra, j'ai pu empêcher cette eau de descendre sur le pré; ënpaŗą ó có°", è có°", parer le, les coups.
ënpaŗą  , v. a.  Soutenir, consolider. Soutenir, consolider. ënpaŗą ó tsaré, appuyer le char. || Fig. Donner un coup de main, soutenir; se dit en parlant d'une lutte. L'ori tó perdou, che fowęchó pa itą, wéi pó ënpaŗą, il aurait perdu tout à fait, si je n'avais été là pour lui donner un coup de main. Į| En afr. «emparer» signifie munir, fortifier.
ënpāŗa, s. f.  Appui, soutien Appui, soutien. S'to mè pa on'ënpāŗa, i pon da grandze va dabo tsêre, si tu ne mets un appui, le pont de la grange va bientôt tomber; béi pòrkyę ha ënpāŗa? à quoi bon cet appui? || Fig. Aide. É dri sti wéi pó bale dé w'ënpāŗa ou rlōo, et tout de suite celui-ci est là pour fournir de l'aide aux leurs [aus membres de leur famille].
ënparlą (ch'), v. r. impers.  Etre question de. Etre question de. Ch'ënpąrlé pa dé chortį dou le can o-n-è maadó dinché, il n'est pas question de sortir du lit quand on est malade à ce point; can iré dzowénó i gró°" a nó, ch'ënparląé pa d'aą a w'écó°"wa, quand notre grand-père était jeune, on ne parlait pas d'aller à l'école.
ënpartį (ch'), v. r.  S'en aller S'en aller. Sti che wįé, prin ó tsapéi é ch'ënpąrté fouŗa dé w'élije, celui-ci se lève, prend son chapeau et quitte l'église.
ënpartïe, s. f.  Part, partie. Part, partie. On'ënpartïe [da vāe] faŗąn fou de Chyoun, a réista chaŗąn è Chavyejąn, une partie [de la route] ce sont les Sédunois qui la feront, le reste les Saviésans; on'ënpartïe di mótsé crïon, une partie des mouches périssent.
ënpātą, v. a.  Empâter, Empâter, ënpātą ó mowën, empâter [la pierre du] le moulin; t'a ouncó è man tòt'ënpātéi dé chin dou pan, tu as encore les mains tout empâtées d'avoir pétri le pain.
ënpatchya, -tchyąé, part, et adj.  Empêché, embarrassé. Empêché, embarrassé. Ce mot, difficile à traduire directement, se trouve dans des locutions de ce genre: l'è ënpatchya di man, les mains lui démangent, il faut qu'il les emploie à casser qqch.; can o-n-è peti, cóm' o-n-è ënpatchya da górdze! quand on est petit, comme la langue vous démange ! fó°" étre ënpatchya dé w'ardzįn, il faut ne pas savoir que faire de l'argent. || Cf. Sévigné: «combien de beaux esprits sont quelquefois empêchés de leur personne!»
ënpatchye, v. a.  Empêcher. Empêcher. Rémwa-té di wéi, to m'ënpątsé, ôte-toi de là, tu m'empêches [de travailler]. || Prov. Plodze dou matën ënpątsé pa ó peweŗën, pluie du matin n'arrête pas le pèlerin. || Loc. ënpątsé pa, n'empêche; ënpątsé pa kyè t'éi arwą gran tin apréi mè, n'empêche que tu es arrivé longtemps après moi. || V. n. Empêcher qqn de faire qqch. L'a ënpatchya a Fransi dé pacha, cela a empêché François de passer. Construction usitée dans le fr. pop.
ënpatówą  , v. a.  Couvrir de saleté, surtout de matières gluantes. Couvrir de saleté, surtout de matières gluantes. T'a ënpatową è dzó°"té dé bōró, tu as les joues couvertes de beurre; to ënpatówé dé gątsó fou dzin j-ālon, tu salis de boue ces beaux habits.|| V. r. Fig. Manquer de délicatesse dans les affaires. Tsa ché kyè l'a cąkyé tsó°"ja a comanda fóou kyè ch'ënpatówé, à mesure que quelqu'un a à commander, il faut qu'il se salisse [par des indélicatesses]. || Dérivé, comme ënpātą, de pāta.
ënpatówą , -ënpatówāé, part, et adj.  Sali (proprement empâté). Sali (proprement empâté). T'éi tote ënpatówą dé bouja cómin t'ęche dromį chou ó féméi, tu es tout couvert de fumier, comme si tu avais couché sur un tas de fumier. || Fig. Criblé, empêtré dans. L'è prou en-patówą dé détó, il est tout empêtré dans les dettes. Syn. ënbadą.
ënpątsó, s. m.  Obstacle, Obstacle, óta via w'ënpątsó ! enlève l'obstacle!
ënpéachye, v. a.  Empoisser, engluer, coller. Empoisser, engluer, coller. Dri kyè tòtse ó bóou, ënpéache tó è j-ālon, dès qu'il touche le bois, il empoisse tous ses habits; cómin faŗin-nó pó nètèè fou pantaon, chon ënpéachye di a son a pya ? comment ferons-nous pour nettoyer ce pantalon, il est empoisse de haut en bas?
ënpécanya, -nyąè, adj.  Véreux, usé, toujours malade, sale. Véreux, usé, toujours malade, sale. Ché ënpécanya dé vyou, ce vieux malade, condamné. || Cf. pécanye.
ënpelą, -ąe, adj.  En emploi, occupé, en parlant d'un vase. En emploi, occupé, en parlant d'un vase. I bèrlon l'è ënpelą, le seillon est occupé.L'opposé est depelą,     du v. depelę.
ënpelę, v. a.  Tenir un récipient rempli, occuper. Tenir un récipient rempli, occuper. Vwéŗó ënpęle-to dé j-éije pó ché brinteën ? Combien occupes-tu de vases pour cette eau-de-vie ?
ënpéna, v. a.  Fermer, mettre la péna (petite porte) à un tonneau. Fermer, mettre la péna (petite porte) à un tonneau.
ënpëntą, v. a.  Passer qqch. à la couleur, peindre. Passer qqch. à la couleur, peindre. I chāron ënpënte ó tsaré, le charron passe le char à la couleur. Il Abs. I pente l'è apréi ënpëntą, le peintre est en train de peindre.-
ënpenye, s. f.  Empeigne. Empeigne.
ënpèra, -āe, adj.  Se dit des raisins tout salis par la terre, le sulfatage. Se dit des raisins tout salis par la terre, le sulfatage.
ënpéŗóną, v. a.  Eperonner. peronner. Pousser qqn, le gagner à une idée. L'an prou ënpéŗóną ó nó°"tre, é apréi l'an rin idjyą, ils ont poussé fortement notre garçon, et après ils ne lui ont pas aidé; l'an ënpéŗóną ché-wéi pó aa promena, ils l'ont gagné pour aller faire une promenade.
ënpéŗóną, v. a.  Pousser qqn, le gagner à une idée.  Pousser qqn, le gagner à une idée. L'an prou ënpéŗóną ó nó°"tre, é apréi l'an rin idjyą, ils ont poussé fortement notre garçon, et après ils ne lui ont pas aidé; l'an ënpéŗóną ché-wéi pó aa promena, ils l'ont gagné pour aller faire une promenade.
ënpeŗōo, s. m.  Empereur. Empereur.
ënpéstą, v. a.  Empester, s'emploie souvent au flg. pour désigner une maladie et ses conséquences. Empester, s'emploie souvent au flg. pour désigner une maladie et ses conséquences. Ch'éi itą ënpéstą d'outon é di adon l'itą fornį, j'ai été empesté en automne et depuis c'était fini.
ënpetrą, v. a.  Charger [l'estomac], se dit d'une nourriture indigeste. Charger [l'estomac], se dit d'une nourriture indigeste. Ha noresyon ënpętre w'estoma, l'è trwa petrelouja, ce mets pèse sur l'estomac, il est trop indigeste; di adon i w.'estoma ënpetrąe, depuis lors j'ai l'estomac chargé.
ënpetrin Indigeste, écœurant. Indigeste, écœurant. Sti bacon l'è ënpetrin, ce lard est indigeste. Syn. petroulou. Lex. ënpetra.
ënpija, s. f.  Amidon.  Amidon. || L'afr. a aussi empoise à partir du XIIIe s.
ënpiją, v. a.  Empeser Empeser, ënpiją è tsemijé, empeser les chemises.
ënpindówą, v. a.  Suspendre les morceaux de viande à la cheminée pour les sécher et fumer. Suspendre les morceaux de viande à la cheminée pour les sécher et fumer. Nó fó°" prįndé ba è baton da borne, nó pówin adéi étatchyę a tsêe, apréi è bosé ënpindouwèŗąn iną, il nous faut descendre les bâtons de la cheminée, nous pouvons toujours y attacher la viande, après cela les garçons la suspendront [à la cheminée]. || Pendre des raisins en glane. Stou rejën fó°" pa mëndjyę, chon pó ënpindówą, ces raisins, il ne faut pas les manger, ils sont destinés à être pendus. || Pendre. Can oun pachāé avwé iron è fōrtsé oun è je viąé wéi dó°"tré ënpindową, quand on passait là où il y avait la potence, on pouvait y voir deux ou trois pendus.
ënpindowin, adj.  Suspendu, pendant. Suspendu, pendant. Kyënta chonąle ënpindowin t'éi to ! quelle cloche pendante tu es ! [personne n'ayant de bon que la langue].
ënpiŗą, v. n.  Empirer. Empirer. I ma l'a empira di yè, le mal a empiré depuis hier; todri kyè ënpiŗęchè pa anéi, pourvu que le mal n'empire pas cette nuit.
ēnplachémįn, s. m.  Emplacement, place. Emplacement, place.
ēnplachyą, -yąe, adj.  Situé, placé. Situé, placé. Oun pou pa vêre ona mijon méi byin ënplachyae, on ne peut voir maison mieux située.
ĕnplachyę, v. a.  Placer. Placer.
ĕnplatrą, v. a.  Salir. Salir. Cómin fé-to pó tan ënplatrą è j-ālon ? comment fais-tu pour tant salir tes vêtements? t'é' adéi prou ënplatraé, tu es au moins assez salie; pąché ó néi dé fou brote côo prou ënpatchyą di man, ēnplątron è pari avwéi dé gatsó, il passe la nuit de ces vilains individus qui ne savent que faire de leurs mains et qui salissent les parois [des maisons] avec de la boue.
ënplatrąé, s. f.  Ordure, souillure, tache Ordure, souillure, tache, Kyënta ënplatrąé l'a iną pè ha pari! quelle ordure il y a sur cette paroi!
ënplątró, s. m.  Emplâtre Emplâtre. I metou o-n-ĕnplątró ëntremye di j-étchyęblé, j'ai mis un emplâtre entre les épaules. Fig. Personne molle et indolente. Can vën pè mijon dé j-ën-plątró dinché, o-n-a pwiŗé, quand il arrive dans la maison de ces emplâtres, il vous prend peur.
énpléé. v. a.  Employer Employer, ën plache d`ënpléé ó tin é dé trālę, chin l'è tô dzo acheta amou. a pęnta, au lieu d'employer le temps et de travailler, il est toute la journée assis à l'auberge; nó ënpléįn pa dé j-ovrį kyè chon rin bon kyè pó bire, nous n'occupons pas d'ouvriers qui ne sont bons que pour boire. || Se servir de. To cha pa ënpléę fou į-oti, tu ne connais pas le maniement de ces outils. H V. r. Se dépenser, contribuer à qqch. Che chon ënpléą pó féré chin, ils se sont dépensés pour faire cela.-
ënpli, v. a.  Remplir, emplir. Remplir, emplir. T'a pa ënpli a tacha, tu n'as pas rempli la tasse.
ënplite  , s. f.  Emplette. Emplette. Nó fó°" féŗ'ënplite dé cha pó è b°"tchyę, il nous faut nous procurer du sel pour la «boucherie».
ënplite  , s. f.  Emploi Emploi, w'étąn di Amachon l'è pa tan ën-ënplįte, l'étang d'A. n'est guère employé; è mijon chon tóte ën-ënplite, toutes les maisons sont habitées.
ënpó, s. m.  Impôt. Impôt. È j-ënpó da comona, les impôts communaux.
ënpó°"ma Empaumer  . Mot employé surtout par les filles au jeu de boule élastique qu'elles lançaient contre un mur et la recevaient dans la paume de la main. Empaumer  . Mot employé surtout par les filles au jeu de boule élastique qu'elles lançaient contre un mur et la recevaient dans la paume de la main.
ënpóchédą, -ąe, adj.  Possédé du diable. Possédé du diable. Fan brote cómin fowęchon ënpóchédą dou crwéi, ils font vilain comme s'ils étaient possédés du mauvais [diable].
ënpochibló, -bla, adj.  Impossible. Impossible. pla
ënpochyę, v. a.  Empocher, voler, Empocher, voler, ënpochon tó chin kyè vïon, ils volent tout ce qu'ils voient.
ënpondre, v. a.  Prendre le parti de qqn. Prendre le parti de qqn. Fó°" pa ënpondre è j-infan, can fan pa rlōo dévwêe, il ne faut pas soutenir les enfants quand ils ne font pas leur devoir.
ënponje, s. f.  Eponge. Eponge.
ënponyę, v. a.  Empoigner, prendre. Empoigner, prendre. Che t'ënponyó pé è pi, maōo! si je t'empoigne par les cheveux, malheur [à toi] ! || Fig. Se livrer à. L'è pa dinché kyè fó°" ënponyę ó traó, ce n'est pas ainsi qu'il faut empoigner le travail. || V. r. Lutter, s'empoigner. Ch'ënponyon adévéré sti ādzó, ils s'empoignent sérieusement cette fois.
ënpóoumą, v. a.  Empaumer. Empaumer.
ënpòrtą    , v. a.  Emporter, Emporter, ënpòrtą ó bidon, emporter le bidon w'éivwe l'a ënpòrtą via a grąndze, l'eau a emporté la grange; l'a coŗou ba mijon, cómin i djyąbló a t'ech'ën-pòrtą, elle a couru à la maison comme si le diable l'avait emportée.
ënpòrtą , v. imp.  Importer. Importer. Vaŗį n'ënpòrté avwe, j'irai n'importe où; kyè foęché via ou pa, n'ënpòrté, f°" kyè pąé, qu'il soit absent ou pas, n'importe, il faut qu'il paie; n'ënpòrté kyè, n'ënpòrté cómin, n'importe quoi, n'importe comment.
ënportona, v. a. Importuner,  Importuner, ënportona Fóméné pó porta ba i catson, importuner Philomène pour porter à manger aux porcs.
ënpotecą, v. a.  Hypothéquer. Hypothéquer. L'a ënpotecą tó chin kyè l'aiïe, il a mis en hypothèque tout son bien.
ënpotékye, s. f.  Hypothèque. Hypothèque.
ënpousą, v. a.  Couvrir de poussière Couvrir de poussière.T'a prou ënpousą è bóté, tu as couvert tes souliers de beaucoup de poussière.
ënprefomą, v. a.  Parfumer. Parfumer. Fó°" d'ó°"tręse pó ënprefomą ó pįló, pour parfumer la chambre, il faut de l'impératoire. || Voy. prefomą.
ënpréjóna, v. a.  Emprisonner. Emprisonner. L'an ënpréjóna Djyan a nó, notre Jean a été mis en prison.
ënpremą, v. a.  Imprimer. Imprimer. Pó ënpremą sti ouįvró l'an jou plin ó cou, on a eu du mal pour imprimer ce présent livre.
ënpremeŗį, s. f.  Imprimerie. Imprimerie. Trālé ba a w'ënpremeŗi, il travaille à l'imprimerie.
ënpremōo, s. m.  Imprimeur, Imprimeur, ëntchyé nó l'a pa on'ënpremōo, il n'y a pas un seul imprimeur chez nous.
ënpremyę, prép.  Parmi. Parmi. N'ën trowa dé raté derën ënpremyę ó fin, nous avons trouvé des souris dans le foin; l'a cākyè bon moundó ënpremyę è crwéi, il y a quelques braves gens parmi les mauvais; chon itą ënpòrtą pé ënpremyę è bóchon, ils furent traînés dans les buissons.
ënpręnma (a w'), loc. adv.  Par quatre chemins, doucement, modérément. S'emploie en général négativement. Par quatre chemins, doucement, modérément. S'emploie en général négativement. Ché va pa a w'ënpręnma can va chéé, celui-là ne va pas par petits coups quand il va faucher; ó dzò kyè l'an ó mowé, i van pa a w'ënprënma, le jour [de la semaine] où ils ont le mulet, ils ne font pas de petits travaux.|| C'est le fém. de prën; propr. «à la [manière] mince».
ënprinde (ch'), v. r.  S'en prendre. S'en prendre. More ch'é ënpri, Maurice s'en est pris. Il Prov. Ché kyè ch'en chin,ch'ënprin, qui s'en sent, s'en prend. || S'y prendre. L'a pa rochi dé chin kyè ch'è pa byin ënprį, il a mal réussi parce qu'il ne s'y est pas bien pris.
ënprinde, v. a.  Allumer, Allumer, ënprinde a tsandiwa, a wąnpya, ó fwa, allumer la chandelle, la lampe, le feu. || V. r. S'allumer. Hé mótsété ch'ënprįnjon pa, ces allumettes ne s'allument pas.
ënpron, s. m.  Emprunt. Emprunt. I comona l'a falou féré on'ënpron, on'onda prètąè, la commune a dû faire un emprunt, autrefois c'était elle qui prêtait.
ënprounta, v. a.  Emprunter. Emprunter. L'è myó dé prêta kyè d'ënprountą, mieux vaut prêter qu'emprunter; ënprounta é ënprountéŗéi chin l'a mena a rowęna a mijon, toujours emprunter, c'est amener la ruine à la maison.
ënpwëntą, v. a.  Epouvanter Epouvanter.  Prov. Plodze dou matën ënpwęnté pa ó peweren, pluie du matin n'épouvante pas le pèlerin. I) V. r. S'épouvanter, s'inquiéter. Hou dé mijon ch'ënpwëntąon kyè fou da mountąnye arówąon pa ba, ceux de la maison s'inquiétaient [de ce] que ceux qui étaient allés à la montagne n'arrivaient pas.
ënpweryą, -ąe, adj.  Effrayé, épouvanté, inquiet. Effrayé, épouvanté, inquiet.
ënpweryę, épouvanter. ënpweryę pa ó mowé! n'épouvantez pas le mulet! ënpąueryę, épouvanter. ënpweryę pa ó mowé! n'épouvantez pas le mulet!
ënpwijóną, v. a.  Empoisonner. Empoisonner. Ha êrba ënpwijóné è béitchyé, cette herbe empoisonne le bétail. || To t'ënpwijónéŗéi a fōche dé peca dé ha trwera, tu t'empoisonneras à force de manger de ces saletés.
ënpwintąbló, -bla, adj.  Epouvantable. Epouvantable.
ënpyōrną, v. a.  Enivrer. Enivrer. Ché vën ënpyōrné dri, ce vin donne facilement à la tête; ó t'an mena derën ou sewį è ó t'an ënpyōrną, ils l'ont conduit à la cave et l'ont enivré.|| V. r. S'enivrer. Che no ou pa ch'ënpyōrną, fó°" pa aa pè è pënté, si l'on ne veut pas s'enivrer, il ne faut pas aller au café.
ënracheną, v. a.  Enraciner. Enraciner. Che n'oun ënrachęné trwa préeon è į-ąbró, pouson pa byin, si l'on enracine trop profondément les arbres, ils ne poussent pas bien.
ënradjyą, -ąé S. m. et f. Enragé, très fâché. Enragé, très fâché. Kyën brote ënradjyą l'è ché moundó ! quel vilain enragé que cet homme!
ënradjyą, -ąé, adj.  Enragé, très fâché. Enragé, très fâché. L'è cómin fówęchon ënradįyą, fou mafajin, c'est comme s'ils étaient enragés, ces malfaiteurs.|| Passionné pour, entiché de. Iré prou ënradjyą pó ché mêįn, il était très entiché de ce mayen.||  
ënrądzè, s. f.  Colère. Colère. I jou ënrądze can i you chin, j'étais fâché quand j'ai vu cela.
ënrātchyą, -ąe, adj.  Teigneux. Teigneux. Ché brote tsate ënrātchyą, ce vilain chat teigneux! || Fig. Se dit d'un arbre très chargé de fruits. L'è déstrą vwera l'a dé pómé sti an, è j-ābró chon tòte ënrātchyą, c'est énorme les pommes qu'il y a cette année,les arbres en sont tout chargés. || Grimisuat emploie dans ce dernier sens le mot déréną.
ënréé, v. a. et n.  Commencer un travail. Commencer un travail. N'ën forni è batâa, nó véjin dabó ënréé è récòrdin, nous avons fini [de faucher] les prés bâtards, nous allons commencer les prés à regain; chéi pa eó ky'i ënréeą, ce n'est pas moi qui ai commencé [la chicane] ; to ënrïé, c'est à toi de commencer [de jouer aux cartes, etc.].
ënretchyę, v. a.  Enrichir. Enrichir. Byin mëndjye é byin bire é rin trālę, chin ënrętse pa, bien manger, bien boire et ne pas travailler, cela n'enrichit guère. Il V. r. Di kyè chon itą grou è j-infan, ch'è byin ënretchyą, depuis que ses enfants ont été grands, il s'est bien enrichi. || Prov. Ché kyè pąé ché détó ch'ënrętse, qui paie ses dettes s'enrichit.
ënribana, v. a.  Garnir de rubans Garnir de rubans. Nó enribanéŗin ó chapën, nous garnirons le sapin de rubans.
ënrinblą, v. n.  Enfoncer dans l'eau ou la vase. dans les dettes jusqu'au cou. Enfoncer dans l'eau ou la vase. Nó chin ënrinblą, nous sommes enfoncés; l'a ënrinblą, il a enfoncé; oun pou pa trêchą a maŗętse chën ënrinblą, on ne peut pas traverser le marais sans enfoncer. || Fig. N'ën pa de prija, n'ën dé déto, nó chin byin ënrinblą, nous n'avons pas de récolte, nous avons des dettes [à payer], nous voilà dans de jolis draps; l'è ënrinblą i détó tinky'ou có°", il est embourbé dans les dettes jusqu'au cou. || V. r. To t'ënrinblèréi sto pąché wéi, tu vas t'embourber si tu passes par là.
ënrintchyę, v. a. Mettre en rang.  Mettre en rang. Enrintchyę è j-infan dòon di morale, mettre les enfants en rang contre les murs.
ënróouemin, s. m.  Commencement. Commencement. Chorte foura a w'ënrówemin da mécha, il sort au commencement de la messe [le sacristain pour faire le tour de l'église et surveiller].
ënróoumą, v. a.  Enrhumer. Enrhumer. Bi pa d'éivwe frįde óŗa, chin ënró°"mé nète, ne bois pas d'eau froide maintenant, elle enrhume fort. || V. r. S'enrhumer. Avwéi ha fri ch'ënró°"meŗąn prou, avec ce froid ils s'enrhumeront bien. |[ Part, et adj. L'è itą ënró°"mą tó w'evêe, il a été enrhumé tout l'hiver.
ënróoupyą, -pyąe, adj.  Hydropique. Hydropique. Pé fou kyé chon ënró°"pyą i chan che tsąndze e-n'éivwe, chez ceux qui sont hydropiques le sang se change en eau.  Par analogie, aqueux, en parlant de choses: dé frómądzó ënró°"pya, du fromage qui perd sa valeur. |[ Cf. ró°"pyó.
ënróouwą, v. a. Enrouler, Enrouler, I charpin iré ënró°"wąe derën ona fole dé tsó°", le serpent était enroulé dans une feuille de chou; ënró°"wą a corda outòr dou có°" a atse, enrouler la corde autour du cou de la vache.
ënrotchyę, v. a.  Enlever l'écorce d'un sapin qu'on a abattu Dérivé de rotse. Enlever l'écorce d'un sapin qu'on a abattu. ||Dérivé de rotse.
ënroulę Enrouler. Enroule ona corda, enrouler une corde..  Enrouler. Enroule ona corda, enrouler une corde. Syn. ënró°"wa.. 
enroule, v. a.  Enrouiller. Enrouiller. w'éivwe l'a enroula ó tóeó, l'eau a enrouillé le tuyau.|| V. r. S'enrouiller. Fou coutéi ch'ënro°"on jaméi, ces couteaux ne s'enrouillent jamais.
ënrouló, s. m.  Rouille, Rouille, ën cwijįn d'ënrouló avwéi d'éivwe kyè fó°" bale bire, vwaŗetré prou, si l'on cuit de la rouille avec de l'eau qu'on lui fera boire, il guérira sûrement.
ënrówą, v. n.  Commencer Commencer. Can ënrówe-te i mécha? quand commence la messe? ënrówe dé bale dé ni, il commence à neiger.
ënrwi, -rwite, adj. Se dit de certains animaux en chaleur, en rut. Se dit de certains animaux en chaleur, en rut. I tsąta l'è ënrwite, la chatte est en chaleur.
ënryó°"ta Qui ne se laisse pas tordre, casser ou fendre, coriace Qui ne se laisse pas tordre, casser ou fendre, coriace.adj.   Lex, ënryó°"ta, tordre, entortiller. 
ënryó°"ta adj. Etat de la viande chauffée dans le fumoir et qui n'est pas bonne à manger, adj. Intelligent. Syn. mawën,fën. Etat de la viande chauffée dans le fumoir et qui n'est pas bonne à manger, adj. Intelligent. Syn. mawën,fën.
ënryóoutą, v. a.  Tordre, entortiller. Tordre, entortiller. Pó étatchyę è fachené n'ën ënryó°"tą dé brąntsé dé coudra, pour attacher les fagots, nous avons tordu des branches de coudrier; déeąn ky'ënpléé è į-awąn, to è j-ënryó°"teŗéi,avant d'employer les osiers, tu les tordras. Il Fig. Embrouiller. Oun cha pa kyè l'a tan ënryó°"tą, on ne sait pas tout ce qu'il a machiné.|| Mal habiller.
ënsandïe, s. m.  Incendie. Incendie. Rare, on dit habituellement i fwa, le feu.
ënsandię, v. a.  Brûler, incendier Brûler, incendier. Mot plus usité: borlą, brûler.
ënscręre, v. a.  Inscrire Inscrire, ó t'an ënscrį chou ó bówatën, ils l'ont porté sur le Bulletin officiel.|| V. r. Fó°" aa ch'ënscręre amou mijon dou comoun, il faut aller s'inscrire à la maison communale.
ënséi, adv.  De côté-ci, en deçà, par-deçà. De côté-ci, en deçà, par-deçà. Ani ënséi, venez de ce côté-ci. Le mot peut être renforcé par d'autres adverbes: ënséi la, ënsé chęla, ici, par opposition à l'autre endroit; aa outr'ënséi, zigzaguer; che promena outr'ënséi, se promener de long en large. || Pour dire à qqn de venir ënséi, il faut que l'on soit sur le même plan; ënséi la, ici, s'oppose volontiers à une autre localité située à peu près à la même altitude, l'opposé de au-delà [du Rhône, des montagnes]. || Cette locution est connue de l'afr., mais presque exclusivement en parlant du temps.
ënsenyę, v. a.  Enseigner. Enseigner. Anën avwéi mè, t'ënsenyeŗi a conta, viens avec moi, je vais t'enseigner à compter.|| Renseigner, indiquer. To ënsenyéŗéi a nyoun ąvoué chéi itą yè, tu ne diras à personne où j'ai été hier.
ënsènyèmįn, s. m.  Enseignement. Enseignement.
ënsįn, s. m.  Encens. Encens. Kyën bon fia d'ënsin vwi, quelle bonne odeur d'encens aujourd'hui (à l'église).
ënsinbló Ensemble. Oun n-ënsinbló dé mijon, un ensemble de maisons.  Ensemble. Oun n-ënsinbló dé mijon, un ensemble de maisons. 
ënsinbló, adv.  Ensemble Ensemble. I mąré é w'antou chon partite ënsinbló, la mère et la tante sont parties ensemble; l'è enou ënsinbló avwéi mè, il est venu avec moi; nó fèjįn chin ënsinbló, nous faisons cela ensemble; l'aïon o-n-atèlę per ënsinbló, ils avaient un atelier en commun; atsetą per ënsįnbló, acheter en commun.  Mutuellement: ch'ën-nąrdon ënsįnbló, ils s'encouragent mutuellement.
ënsorta, s. f.  Insulte. Insulte. Avwéi ché tòrdzò dé j-ënsorté ! avec celui-là, toujours des insultes !
ënsorta, v. a.  Insulter, taquiner. Insulter, taquiner.
ënspésyon, s. f.  Inspection. Terme militaire Inspection. Terme militaire: w'ënspésyon d'armé, l'inspection d'armes.
ënstąn, s. m.  Instant. Instant.
ënstįn, s. m.  Instinct. Instinct. Kyën ënstįn l'an dé petite béitchyé dinché! quel instinct ont de petites bêtes comme cela!  Chez les hommes on dit aussi ënstįn pour intelligence, habileté: ché l'è aougló, cléŗé pa 'na tsó°"ja é i cha trówą tòt'è mijon, cha pèrtó avwe l'è i bën; chin l'è w'ënstįn pa dé méŗó°"wé, celui-là est aveugle, il ne voit absolument rien et [pourtant] il sait trouver toutes les maisons, il sait partout où se trouvent ses propriétés, c'est là un instinct peu ordinaire.
ënstromin, v. m.  Instrument. Instrument.
ënstrosyon, s. f.  Instruction. Instruction. Fan prou d'ënstrosyon óŗa, maintenant on pousse l'instruction.
ënstrwęre, v. a.  Instruire: Instruire: ó t'aïon ënstrtwį tó cómin falïè féré, ils l'avaient renseigné sur tout ce qu'il «levait faire.
ënstrwį -trwįte, adj. et s. m. et f. Instruit  Instruit. L'è o-n-ënstrwį ché, c'est un savant celui-là.
ëntā adv.  Tard. Tard. Ne se rencontre que dans le proverbe: mè m'ëntįn, mè rn'ëntā dé'an a chën Māa mè wïó pa. plante-moi à temps, plante-moi tard, avant la St-Marc (25 mars) je ne me lève pas (se dit des haricots). Le mot a peut-être été formé comme pendant à ëntįn qui se dit bien, tandis que ĕntāa ne s'emploie pas dans le langage courant.
ëntale v. f.  Entaille. Entaille. Dé chaŗonyé l'an fé dé grouche j-ëntąlé a ché ābró pó ó féré chétchyé, des coquins ont fait de profondes entailles à cet arbre pour le faire sécher.
ëntale, v. a.  Entailler. Entailler. T'a trwa ëntalą préeon, tu as entaillé trop profondément.
ëntaną, v. a.  Entamer, Entamer, ëntaną ó pan, ó frómādzó, entamer le pain, le fromage.|| Prov. ąvwe l'a pa, oun pou pa ëntaną, là où il n'y a rien, on ne peut entamer. || Blesser, écorcher.I ma a man é l'è pòrtąn pa ëntaną, j'ai mal à la main et il n'y a pas de blessure. || Avant d'entamer le pain ou le fromage, on le marque d'un signe de croix avec le couteau.
ëntandįn (n')  En attendant, pendant ce temps. En attendant, pendant ce temps. Véjó outr'ou cortį, n'ëntandįn to resteréi la, je vais au jardin, pendant ce temps, tu resteras tranquille ici. || Conj. N'ëntandįn kyè, pendant que: n'ëntandįn kyè ó bwéó to va ba a Chyoun, pendant que je fais la lessive, tu descends à Sion. || Syn. plus usité: n'atindįn.
ëntanuįŗe, s. f.  Entamure, coupure dans toute la surface entamée Entamure, coupure dans toute la surface entamée. O-n-ëntanuįŗe dé pan, une entamure de pain.
ëntchyé, adv.  Chez. Chez. S'emploie avec un pronom pers. seulement. Yó chéi ëntchyé mè, je suis chez moi; ëntchyé nó, ëntchyé rlōo, chez nous, chez eux.|| Afr. enchiés.
ëntchyé, ëntchyèŗe, adj.  Entier. Entier. Oun pan ëntchyé, un pain entier; o-n-ouŗa ëntchyèŗe, une heure entière. pla
ëntchyéchè, s. m.  Chez-soi. Chez-soi. Can o-n-a pa d'ëntchyéché, quand on n'a pas de chez-soi...
ëntchyérémįn, adv.  Entièrement. Entièrement.
ënteda, v. a.  Attiédir. Attiédir. Véįo ëntedą ó waséi, je vais attiédir le lait. || V. n.Devenir tiède, wéivwé cominsé a ëntéda l'eau commence à devenir tiède.
ënteita, adv.  En tête, forte envie de. En tête, forte envie de. L'aie prou e-n-ëntéita de chin, il avait fortement envie de cela. || Nous avons ici un mot de formation analogue à e-n-émounton pour ën mounton; ën téita est devenu e-n-ëntéita, qui se construit avec de par analogie au mot ënvęde, dont il a un peu le sens.
ëntéitatsęn, s. m.  Massue [propr. assomme-chien]. Massue [propr. assomme-chien]. Ou vyou tin pó aa a gyêra prinjïon dé berni é dé j-ëntéitatsęn, au vieux temps pour aller à la guerre, on prenait des faux, des massues.
ëntelą, -ląe, adj.  Qui a la figure tachetée de boutons. Qui a la figure tachetée de boutons.Syn. tatsówą.
ëntera, v. a.  Enterrer. Enterrer. Vwi ëntêron ó prejidąn, aujourd'hui on enterre le président; ché tsaġręn m'ëntêréŗé , ce chagrin va m'enterrer [sera ma mort]. Il Faire une chose à contresens. L'è cómin ché kyè l'a ëntêrą ó vèrméi vivįn! c'est comme celui qui a enterré le ver vivant !
ëntéŗé, s. m.  Intérêt d'une somme. Intérêt d'une somme.
ëntéŗéchyą, -ae, adj.  Intéressé. Intéressé. È moundó iron trwa ëntéŗéchyą dé parti, les gens brûlaient trop de partir. Il Absol. Ché l'è pa ëntéréchya ona tsó°"ja, celui-là n'a aucune ambition.
ëntêrèmįn, s. m.  Enterrement. Enterrement.
ëntèrprétą, v. a.  Interpréter. Interpréter. L'a pa ëntèrprêta chin dou bon byéi, il n'a pas interprété cela en bonne part.
ëntèrvą, v. a.  Interroger.  Interroger. L'a ëntèrvą che to iré arówą, il a demandé si tu étais arrivé; l'è pa chin ky'ëntèrvó, ce n'est pas cela que je demande. || Demander, ëntèrvą a chè, a sti, a w'ātre, demander à celui-là, à celui-ci, à l'autre.  V. r. Chin ch'ëntèrve pa, cela ne se demande pas.
ëntèrvāwé, s. m.  Intervalle. Intervalle.
ënteŗyę, (ch'), v. r.  Se tirer de qqch. Se tirer de qqch. Ch'ëntęryon d'aféŗé cómin pouwon, ils se tirent d'affaire comme ils peuvent.
ëntêta, v. a.  Tuer, Tuer, entêta 'na charpin, tuer un serpent. | j V. r. Ch'ëntéitérąn prou anéi, ils se tueront bien cette nuit.
ëntêtchya, -ae, adj.  Entêté, entiché. Entêté, entiché. I tsate l'è ëntêtchya pó aa iną chou è bóté, le chat aime à se cacher dans les souliers.
ëntètchyę, v. a.  Entasser Entasser, ëntètchyę ó fin, è père, dé bóou, entasser le foin, les pierres, du bois. || Entêcher est fr. pop. Suisse romande.
ëntin, adv.  Tôt. Tôt. L'è enou troua ëntin, il est arrivé trop tôt. || Cf. Proverbe  sous ëntāa.
ëntinda, s. f.  Intelligence Intelligence. L'an rin d'ëntinda è j-ijéi, les oiseaux n'ont pas d'intelligence.
ëntindąbló, -bla, adj.  Intelligible. Intelligible. Parlé pa e-n-ódre: l'è pa prou ëntindąbló, il ne parle pas comme il faut, on ne le comprend pas assez; ché l'è nète ëntindąbló pó prédjyé, celui-là est très intelligible [populaire] dans sa prédication.
ëntindèmįn, s. m.  Raison, entendement. Raison, entendement. T'a mei d'ëntindèmin kyè rlwi, fó°" pa ó té fordfjyę, tu es plus raisonnable que lui, il ne faut pas l'agacer; ky'ëntindèmįn ha tchyévra pó aa trotchyę ha canąle  ! quel entendement [a eu] cette chèvre pour aller frapper de la corne ce voleur !
ëntindou, -dwa, adj.  Entendu, connaisseur. Entendu, connaisseur. Che fé ow'ëntindou il veut passer pour un connaisseur.
ëntindre, v. a.  Entendre,n va voter pour ceux qu'on veut [élire]. || Prov.ën ché parlin, oun ch'ëntin, en se parlant, on s'entend. Entendre, ëntin pa 'na tsó°"ja, l'è chó cóm'ona pętse, il n'entend rien, il est sourd comme une pioche. || Syn. avwęŗe. || Comprendre. I ëntinjïè prou ó patwé, il comprenait bien le patois. || V. r. Avoir en tête, en vue. I ch'ëntin pa dé capóna, il n'a pas l'idée de capituler; i trówa ó mówé kyè m'ëntinjïó, j'ai trouvé le mulet qu'il me fallait; oun va amou vó°"tą pó fou ky'oun ch'ëntin, on va voter pour ceux qu'on veut [élire]. || Prov.ën ché parlin, oun ch'ëntin, en se parlant, on s'entend.
ëntinsyon, s. f.  Attention. Attention. Oun pou pa prou féré ëntinsyon a chin ky'oun di, on ne peut jamais faire assez attention à ce que l'on dit.
ëntinsyóna, -ae, adj.  Intentionné. Intentionné. iron ëntinsyóna dé féré oun tsawé, ils avaient l'intention de bâtir un chalet.
ëntò, prép. Avec.  Avec. Chon enou ëntò dé barą dé vën, ils sont venus avec des barils de vin.  Avec, au moyen de. Monatchyę cąkyè tsó°"ja ëntò è man, faire de petits travaux manuels.
ëntórólą, -ąe, part, et adj.  Entortillé .-e  Entortillé .-e .Pòrtāé 'na charpin ëntóŗóląe outòr dou baton, il portait un serpent enroulé autour du bâton. Il Dérivé de tòŗòlon.
ëntóŗólé, v. a.  Entortiller.   Entortiller.  
ëntouêe, ëntouêcha Coup violent Coup violent
ëntouêe, ëntouêcha Flemmer, flemmarder, ne rien faire Flemmer, flemmarder, ne rien faire
ëntouêe, ëntouêcha Flotter. Flotter.
ëntouêe, ëntouêcha Petite crevasse,Dimin. defétówa. v. intr. Flemmer, flemmarder, ne rien faire, n. f. Coup violent, v. intr. Flotter. n. f. Dimin. defétówa. Petite crevasse, v. intr., n. f. , v. intr. 
ëntrąn, s. m.  Entrée. Entrée. A w'ëntran dou véwādzò, à l'entrée du village.
ëntranlou, -ja, adj.  Se dit des fruits qui «étranglent» la gorge, astringent. Se dit des fruits qui «étranglent» la gorge, astringent. Dé prevwį ëntranlou, des poires d'étranguillon.
entré, prép.  Entre Entre. L'a achyą prind'a man ëntr'a porta é a pari, il a laissé prendre la main entre la porte et la paroi; entré nó, entre nous.
ëntrechenyę, v. a.  Distinguer, séparer les choses qui risquent de se coller et de se confondre. Distinguer, séparer les choses qui risquent de se coller et de se confondre. È tsawé dé Sénįn iron ëntrechenyą: 1° i fomiŗi; 2° i vervwę; 3° i croui blantse; 4° ché dou mitin, les chalets de Sénin étaient distingués [par un nom spécial]: 1° la cheminée; 2° la gargouille, 3° la croix blanche; 4° celui du milieu. Pó ëntrechenyę avwe tsecoun dromïé, l'aion fé ona rąche a morale, pour marquer [l'endroit] où chacun dormait, ils avaient fait un signe sur la muraille.
ëntrechęnyó, s. m.  Objet pour séparer,marque pour séparer les lots de «raccards», etc. Objet pour séparer,marque pour séparer les lots de «raccards», etc. Dabò kyè ché byéi l'è tòt'a nó, oun pou prou ótą è į-ëntrechęnyó, puisque ce côté de la grange nous appartient totalement, on peut bien enlever les séparations.
ëntrechowę  , s. m.  Aconit napel (Aconitum Napellus L.). Aconit napel (Aconitum Napellus L.).
entrechowe  , v. a.  Ne traire une vache qu'à intervalles toujours plus éloignés, afin de lui faire perdre son lait aux approches du vêlage.  On dit couramment en parlant de la vache echowę ó waséi, ne plus donner de lait; entrechoque, c'est dire qu'elle n'en donne plus qu'à intervalles. Ne traire une vache qu'à intervalles toujours plus éloignés, afin de lui faire perdre son lait aux approches du vêlage.  On dit couramment en parlant de la vache echowę ó waséi, ne plus donner de lait; entrechoque, c'est dire qu'elle n'en donne plus qu'à intervalles.
ëntreclóourè, v. a.  Cloisonner. Cloisonner. Déeąn tó fou mêin iron ëntrecló°" avwéi dé pēré ou bën dé pāsé é dé waté, autrefois tous ces mayens étaient fermés par des murs ou avec des pieux et des lattes.
ëntrécópą , adj.  Embarrassé pour parler Embarrassé pour parler. L'è pa ëntrécópą pó chai parla, il n'est pas embarrassé pour parler en public.
ëntrécópą , v. a.  Interrompre qqn qui parle Interrompre qqn qui parle. Powïé parla tan ky'ówïé, nyoun ó té ëntrécópāe, il pouvait parler tant qu'il voulait, personne ne l'interrompait. pla
ëntrédóou , adv. Entre-deux Étr'ëntrédó°", être indécis, en suspens; chéi itą grantin ëntrédó°", chaïó pa dé kyën byéi mè veryę, j'ai été longtemps indécis, je ne savais de quel côté me tourner. pla
ëntrédóou , s. m.  Entrefeuille de la vigne. Entrefeuille de la vigne. pla
ëntręga, v. a.  Intrigue. Intrigue. pla
ëntrégą, v. i.  Intriguer. Intriguer. pla
ëntrégąn, -ąnta, adj.  Intrigant. Intrigant. Ché l'è prou entrégąn, en voilà un intrigant. pla
ëntreganą, v. n.  Intriguer. Intriguer. Ché i fó°" tòrdzó ky'ęche cākyé tsó°"ja a ëntreganą, celui-là, il faut toujours qu'il ait quelque chose à intriguer! Į| Syn. ëntrégą. pla
ëntrèmé, adv.  En moi-même, à part moi En moi-même, à part moi. Chondzįó ëntrèmé, je pensais en moi-même. pla
ëntrèmèwa (ch'), v. r.  Se mêler. Se mêler. Vën pa amou ch'ëntrèmèwą, il ne monte pas se mêler [de notre politique]. pla
ëntrèméwęŗó, -ŗa, s. m. et f.  Personne qui se mêle de tout, intrigant Personne qui se mêle de tout, intrigant.  Syn. mèwèŗéi. pla
ëntrèmèwįn, adj. et s. m.  Qui se mêle de tout, intrigant. Qui se mêle de tout, intrigant. Oun ó té récontré pèrtó ché brote ëntrèmèwįn, on rencontre partout ce vil intrigant. pla
ëntrémóouwe, s. f.  Trémie du moulin Trémie du moulin.w'ëntrémó°"we l'è i colöo kyè n'oun oudzè ó bla pó mena ba i pēré dou mówën, la trémie est le couloir dans lequel on verse le blé qui est amené ainsi entre les pierres du moulin. pla
ëntremye, pr.  Entre, parmi. Entre, parmi. È rątè chon ëntremye a pale, les souris sont dans la paille. pla
ëntrépóją, v. a.  Déposer. Déposer. Dabó kyè t'éi wanyą, ëntrépouja ó dzêrló 'na vwārba, puisque tu es fatigué, dépose la hotte un moment. || "V. r. S'arrêter. Ch'ëntrepouje pa, il ne prend jamais de repos. pla
ëntrepóou, s. m.  Entrepôt. Entrepôt. pla
ëntreprenōo, s. m.  Entrepreneur. Entrepreneur.  Entreprenant, qui a de l'initiative. L'è prou ëntreprenōo, oun cha pa chin ky'aprouwè pa, il est très entreprenant, on ne sait pas ce qu'il n'essaie pas. pla
ëntreprį, -įcha, part, et adj.  Entrepris, embarrassé, qui hésite. Entrepris, embarrassé, qui hésite. Pó parla, l'è pa ëntrepį, pour parler il n'est pas embarrassé. pla
ëntreprįcha, s. f.  Entreprise. Entreprise. Chin l'è ona groucha ëntreprįcha, c'est là une grosse entreprise. pla
ëntréprįnde, v. a.  Entreprendre Entreprendre. I ëntréprįn ègawemin trwa dé tsó°"jé acó°", roche pa pèrtó, il entreprend tout de même trop à la fois, il ne réussit pas partout. pla
ëntretenį, v. a.  Retarder, arrêter. Retarder, arrêter.   I córtédjyą avwéi ó réjyąn, l'è chin kyè m'a ëntretenou tan grantin, j'ai parlé avec l'instituteur, c'est ce qui m'a retardé si longtemps.  Absol. Faire passer le temps, distraire.Can chéi chówéta, féjó dé tsouson, chin ëntretęn adéi, quand je suis seule, je tricote des bas, cela fait toujours passer le temps. |Į Tenir compagnie à qqn, le distraire. Tin kyè nó tornéŗįn, to ëntretëndréi ó popoun, jusqu'à ce que nous retournions, tu veilleras sur le poupon. En ce sens, le réfléchi se rencontre: ché cha prou ch'ëntretenį pòrkyé l'è chowé, celui-là sait bien s'entretenir quand même il est seul. pla
ëntrétįn, prép.  Pendant ce temps. Pendant ce temps. Nó véjin féŗ'a bwéea, ëntretin to pou aa. ëntsan a tchyévra, nous allons faire la lessive, pendant ce temps tu peux aller paître la chèvre. pla
ëntrin-ną, v. a.  Entraîner: Entraîner: ó t'an ëntrin-ną ba pé deri ó chéi, ils l'ont entraîné derrière le rocher.
ëntriówą, v. a.  Occuper trois coins, trois angles, ëntriówą, v. a. Occuper trois coins, trois angles, iron tré ëntriówą, oun pé cwën, ils étaient trois placés en feuilles de trèfle, à trois angles. pla
ëntrówabló, -bla, adj.  Introuvable. Introuvable. pla
ëntsagreną, -āe, part, et adj.  Chagriné. Chagriné. L'è itą tan ëntsagrenāe di kyè l'ïtą mò i frāŗe, elle a été très chagrinée depuis la mort de son frère.
ëntsagreną, v. a.  Chagriner. Chagriner. L'a ëntsagreną té, il t'a fait de la peine. || Cf. le simple: tsagreną.
ëntsan.  En champ, au pâturage. En champ, au pâturage. Aa ëntsan i ątsé, aller en champ aux vaches (conduire les vaches au pâturage); i vën d'ëntsan óŗa, il vient tout de suite du pâturage. || L'expr. en champ pour aux champs, au pâturage, dans les champs est SR. En patois, aa ëntsan exige le datif et non l'accusatif ; on dit aa ëntsan ou (non ó) mówé, i (non è) ątsè, ā (non a) fąea, «aller en champ» au mulet, aux vaches, à la brebis.
ëntsanba, -bāe, adj.  Muni de bonnes jambes. Muni de bonnes jambes. Can o-n-è pa byin ëntsanba, l'è ona brota tsó°"ja d'aa amou a mountąnye, quand on est pas fort sur jambes, c'est une terrible chose que de monter jusqu'aux alpages.
ëntsansyę, v. a.  Disperser le bétail sur le pâturage, les champs. Disperser le bétail sur le pâturage, les champs. Byin ëntsansyę è ątsè, bien disperser les vaches sur le pré. || V. r. Can l'a byin a peca è ątsè ch'ëntsąnson prou, quand il y a assez d'herbe, les vaches se dispersent bien. || Dérivé de tsąn.
ëntsaplą, v. a.  Ecacher, affûter une faux, affiler le tranchant d'une faux en la battant sur l'enclume. Ecacher, affûter une faux, affiler le tranchant d'une faux en la battant sur l'enclume. I pare ëntsaplèŗę prou ó berni, to to cha pa, le père affûtera certainement la faux, toi tu ne le sais pas; l'a dó°" parįn kyè ëntsąplon, il y a deux hommes qui «battent» la faux. || Repiquer une pierre: ëntsaplą a pēra dou mowën, repiquer la pierre du moulin.
ëntsaplāe, s. f.  Action de donner le fil à la faux, Action de donner le fil à la faux, w'ëntsapląe vën tó frostą, l'« enchaplée » est tout usée.  « Battage» de la faux. T'a w'ëntsaplāè vwi: tré berni acó°" ! tu as un «battage» aujourd'hui: trois faux à la fois!
ëntsąpló, s. m. pl.  Petite enclume portative et marteau réunis par une ficelle ou une chaînette. Petite enclume portative et marteau réunis par une ficelle ou une chaînette. Les faucheurs s'en servent pour redonner du fil à une faux. L'enclume s'implante dans un endroit quelconque ; l'«enchapleur» s'assied ayant son enclume entre les cuisses; il pose le bord tranchant de la faux sur l'enclume, le manche passant à sa gauche et, d'une main, il promène lentement la faux sur l'enclume; de l'autre, il frappe dessus à petits coups réguliers avec le marteau.
ëntsardjye, v. a.  Charger [qqn de faire qqch.] Charger [qqn de faire qqch.]. N'ën ëntsardjyą ó véjin dé fér'a comechyon, nous avons chargé (prié) le voisin de faire la commission. |] Part, passé. Tenu en conscience de faire qqch. O-n-è ëntsardjyą ch'oun fé pa chin ky'o-n-a prometou on est «chargé» si l'on ne fait pas ce qu'on a promis. Si l'on meurt «chargé », on ne peut trouver le repos jusqu'à ce qu'on se soit «déchargé» sur qqn. (Cf. Contes de Savièse, IIIe Partie, N» 2, 3, 7.) || Le verbe «encharger» est afr. «Voilà tout ce que je vous encharge», parole de la mère de Bayard citée par L. Veuillot, dans «Français en Algérie ».
ëntsardze, s. f.  Charge, confiance. Ne se rencontre que dans l'expr. : bale ëntsardze, confier. Charge, confiance. Ne se rencontre que dans l'expr. : bale ëntsardze, confier. | Į Absol. I tchyévra a nó l'è pa tòrnąé achi, óŗa vwi n'ën balą ëntsardze i tchyévréró°", notre chèvre n'est pas revenue hier soir, aujourd'hui nous avons chargé les chevriers [de faire des recherches].
ëntsaŗéą, -ąe, adj.  Echauffé, passionné, dérouté. Echauffé, passionné, dérouté. Chon ó plo ëntsaŗéą fou dé Fransi, ceux de François sont les plus échauffés. || Avec un complément: passionné pour; chon prou é prou ëntsaŗéą apréi è béitchyé, ils sont terriblement passionnés pour le bétail.
ëntsareva, v. a.  Brouiller, jeter en désordre des choses qui vont ensemble. Brouiller, jeter en désordre des choses qui vont ensemble. È mafajin l'an tòtè ëntsareva ó mwatson, les malfaiteurs ont tout défait le tas de foin; l'an tòtè ëntsareva pé ó piló, ils ont mis tout sens dessus dessous dans la chambre. Il Absol. Gratter, en parlant des poules. || V.r. Se disperser. L'a w'êe dé ch'ëntsareva, les nuages ont l'air de se dissiper.
ëntsarmojyą, -jyąe, adj.  Enrhumé du cerveau. Enrhumé du cerveau.
ëntsatéwą, -ouąe, adj.  Comble Comble, ona cōrba prou é prou ëntsatéwąe dé pómé, une corbeille comble de pommes jusqu'aux dernières limites; avwéi è pómé fó°" kyè vindęchon a mejora ëntsatéwąe, ma pó ó bla i mejora ch'ëntsatįwé pa, pour les pommes, il faut qu'on les vende avec la mesure «enchâtelée», mais pour le blé la mesure ne s'«enchâtelle» pas. || Entassé, empilé. Dé sięté ëntsatéwéi è j-oné chou è j-ātré, des assiettes empilées les unes sur les autres.
ëntsatéwą, v. a.  Entasser. Entasser. L'an prou ëntsatéwą iną dé bó°" kyè l'è enou ba i tętse, ils ont entassé tant de bois que tout le tas est tombé. || Fig. Tòtè ëntsatéwą chou ó méimo, donner toutes les places [de la commune] au même.
ëntsatéwāe, s. f.  Entassement, pile. Entassement, pile.
ëntsawi, v. n.  Convenir. Convenir. Dé tsó°"jé kyè wi ëntswįon pa, des choses qui ne lui convenaient pas; chin m'ëntsą pa a mè, cela ne me va pas. || Se sentir porté à qqch., surtout à la nourriture: vó j-ëntsawįe-t-e pa dé mëndjyę? le manger ne vous disait-il rien? ëntsą pa est la réponse courante de celui qui n'est pas disposé à manger et à boire quand quelqu'un l'y presse. Owę-vó bįŗ'oun vęŗó? - na, ëntsą pa óŗa, voulez-vous boire un verre? non, je n'y suis pas disposé; mëndze dé eąnda. -Na, ëntsą pa, mange un morceau. -Non, cela ne me dit rien. || Voy. tsawi.
ëntsèrną, v. a.  Ensorceler qqn, de manière qu'il ne puisse plus quitter une place jusqu'à ce que l'ensorceleur le délivre. Ensorceler qqn, de manière qu'il ne puisse plus quitter une place jusqu'à ce que l'ensorceleur le délivre. Sti l'è enou pó róbą a tsodiŗe é l'itą ëntsèrną é l'a falou chóbrą wéi tó w'evêe; ó t'an trwą wéi mò w'an apréi, celui-ci est venu pour voler la chaudière et il a été ensorcelé, et il a dû rester là tout l'hiver; on l'a trouvé là, mort, l'année suivante.
ëntsin-ną, v. a.  Enchaîner, Enchaîner, ëntsin-ną ó tsën, enchaîner le chien. || ëntsin-ną ó pâté, monter le chapelet.
ëntsó°"mą, v. n.  Se reposer, en parlant du bétail. Après que le bétail a été au pâturage la matinée, on le conduit sur le midi à un endroit où il se repose. Se reposer, en parlant du bétail. Après que le bétail a été au pâturage la matinée, on le conduit sur le midi à un endroit où il se reposeVoy. tsó°"ma.
ëntsousya Mal habillé. adj. Mal habillé. Ma rāda cómin l'è ëntsousya, mais regarde comme il est mal habillé. Lex. ëntsousye, tsousevyele,,,
ëntsousya Taquinerie. n. f. Taquinerie. Var.fordzachirj. Syn. forgacheri, pecacheri.
ëntsousye Enfiler [les chaussettes]. Enfiler [les chaussettes]. Var. ëntsosye. Syn. tsousye. 
ëntsousyę, v. a.  C'est l'afr. chauchier. Voy. le mot tsousevyęle. Chon itą ëntsousyą da tsousevyęle, ils ont été pris par la «chauche-vieille». C'est l'afr. chauchier. Voy. le mot tsousevyęle. Chon itą ëntsousyą da tsousevyęle, ils ont été pris par la «chauche-vieille».
ëntwêcha, s. f.  Entorse. Entorse. L'a fé on'ëntwęcha ina ën Sénįn, il s'est fait une entorse au Sanetsch.
ëntwêe , ëntwêcha Difficile à battre durant une lutte. Difficile à battre durant une lutte.
ëntwêe , ëntwêcha Tordu, difficile à casser.adj. Syn. twêe.   Lex, ëtwêcha (entorse).  Tordu, difficile à casser.adj. Syn. twêe.   Lex, ëtwêcha (entorse).
ënvaąwįdó, -da, adj. et s. m. et f.  Invalide. Invalide.
ënvaį (ch'), v. r.  Se dissiper, s'évaporer. Se dissiper, s'évaporer. L'è rètrópą derën wéi, can o-n-oūvre ch'ënvąé, c'est renfermé là-dedans, quand on ouvre cela s'évapore. || S'ćclaircir, en parlant du temps. Vën tópó é apréi l'è dri ënvaeą, il fait sombre et après tout se dissipe, s'éclaircit.
ënvaį, v. a.  Envahir (néol.). Envahir (néol.). L'è itą ënvai pè è pyó, il a été envahi par les poux.
ënvani (ch'), v. r.  S'évaporer S'évaporer. Ha matire ch'ënvąné, l'è ënvanite, cette matière s'évapore, s'est évaporée.
ënvęde, s. f.  Envie. Envie. Ai ënvęde dé cąkyè tsó°"ja, avoir envie de qqch.
ënvêe, s. m.  Envers,  Envers, w'ënvêe l'è jaméi tan dzin cómin w'ëndri, l'envers n'est jamais aussi joli que l'endroit; a w'ënvêe, à l'envers. || Syn. í crwéi byéi, le mauvais côté.
ënvélą, -ląe, adj.  Regardant, cherchant à gagner. Regardant, cherchant à gagner. Chon pa prou ënvélą, chin chon tòrdzò a miįéŗe, ils ne sont pas assez regardants, ainsi sont-ils toujours dans la misère.
ënveloŗa, s. f.  Esprit intéressé, cherchant à avancer Esprit intéressé, cherchant à avancer. L'a pa'na tsó°"ja d'ënveloŗa, il n'a pas l'esprit intéressé du tout. Il Intérêt. L'an tui jou w,'ënveloŗa pó radą ché wįvró, ont ils tous eu un grand intérêt à regarder ce livre.
ënveópa, s. f.  Enveloppe d'une lettre Enveloppe d'une lettre. On'ënveópa pécha, une enveloppe bleue.
ënveópa, v. a. Envelopper, emballer.  Envelopper, emballer.
ënveŗeną,    v. n.     Envenimer.  Envenimer.    L'ïtą mwêe d'ona vwéipa, chin l'a ënveŗeną, il a été piqué par une guêpe, cela s'est envenimé.
ënvêrna Hiverner. Hiverner.
ënvêrna, s. f.  Garde du bétail pendant l'hiver Garde du bétail pendant l'hiver. N'ën balą ona ątsé a w'ënvêrna outr' a Granwé, nous avons donné une vache à l'hivernage à Granois.
ënvêrna, v. a.  Hiverner. Hiverner. Nó ënvêrnèŗin a mijéŗe sti evêe, nous «hivernerons» la misère cet hiver.
ënvêrnadzò, s. m.  Hivernage. Hivernage. Fó°" dabò radą pó w'ënvêrnadzò di ątsé, è fąè nó faŗįn cómin nó poran, il faut d'abord assurer l'hivernage des vaches, pour les moutons nous ferons comme nous le pourrons.
ënvêrnwiŗe, s. f.  Foin, pâture d'hiver Foin, pâture d'hiver. Pęcon tó w'ënvêrnwiŗe, ils mangent tout ce qu'on conserve pour l'hiver.
ënveŗólé, v. a.  Rouler, entortiller, Rouler, entortiller, ënveŗólé ó motchyōo, roule le mouchoir. Il Prov. Can fevrį rintr'avwéi a téita cóŗónąe, chal'avwéi a cąvwa ënveŗóląe, quand février entre avec la tête couronnée [de soleil], il sort avec la queue entortillée [de brouillard]. Il V. r. Se rouler, s'enrouler. Cómin i tsate cha byin ch'ënveŗólé pó pa chintr'a fri! comme le chat sait bien se pelotonner pour ne pas sentir le froid!
ënveŗótą, v. a.  Entourer plusieurs fois avec une corde, une bande. Entourer plusieurs fois avec une corde, une bande. L'a ënveŗótą a tsąnba avwéi 'na groucha binda, il a entouré sa jambe d'une longue bande. || V. r. S'entortiller autour. È pi ch'ënveŗóton tôrtó da pêrtse, les haricots s'entortillent tout autour de la perche.
ënvèrsyon Inversion, n. f.  Inversion, n. f. 
ënvèrsyon Petite source.Dimin. de fountan-na.  V. lieu-dit. n. f. Dimin. de fountan-na. Petite source. V. lieu-dit.
ënvidou, -douja, adj.  Friand, gourmand. Friand, gourmand. È tsate l'è déstrą vwéŗó chon ënvidou. di j-ijéi, les chats sont très friands d'oiseaux. || Tentant, ona tsó°"ja ënvidouja, une chose tentante.
ënvinsyon, s. f.  Invention. Invention. Chin l'è on'ënvinsyon di tącó, c'est une invention de sot.  Calomnie.
ënvinsyónéŗó, s. m.  Inventeur, ingénieur Inventeur, ingénieur. L'è prou oun bon ënvinsyónéŗó, c'est un fameux ingénieur.
ënvintą, v. a.  Inventer Inventer. Chāon pa méi ky'ënvintą pó pédr'ó tin, ils ne savent plus quel moyen prendre pour perdre le temps.  Calomnier.
ënvintéiró, s. m.  Inventaire. Inventaire.
ënvintōo, s. m.  Inventeur. Inventeur.
ënvįse, s. f.  Orvet. Orvet. Pé fou pra l'a plin d'ënvįsé, dans ces prés il y a de nombreux orvets. || Grim. invi.
ënvitą, v. a.  Inviter. Inviter. L'an nyoun ënvitą, ils n'ont invité personne.
ënvitasyon, s. f.  Invitation. Invitation. L'è i móda óŗa dé féré dé j-ënvitasyon, on a pris l'habitude maintenant de faire des invitations [écrites].
ënvitéi Frimousse, visage. Fém. en français, masc. en patois. n. m. Frimousse, visage. Fém. en français, masc. en patois. Bwéea ó frimouse, laver la frimousse, 
ënvitéi Invité  n. m.  Invité  n. m. 
ënvwéé, v. a.  Envoyer Envoyer.Prov. I boun Djyo l'a ënvwéeą a tchyévra avwéi ó bóchon, le bon Dieu a envoyé la chèvre avec le buisson.
énwą, s. f.  Venue, croissance Venue, croissance. L'ïtą dé bón'énwą, cela a été de bonne croissance.
èpąna, s. f.  Empan .Mesure. Longueur qui sépare le bout du pouce du bout du petit doigt étendus le plus possible. Mesure. Longueur qui sépare le bout du pouce du bout du petit doigt étendus le plus possible. Il Grim. id.; Hérém. efana; afr. es-panne; ital. spanna.
épantchyę, v. a.  Défaire, éparpiller; Défaire, éparpiller; óŗa kyè l'è chéeą, épąntse è j-andįn, maintenant que c'est fauché, éparpille les andains; to épantséŗéi ó feméi, tu éparpilleras le fumier. || Etendre au soleil ou le foin pour le séchage, ou la lessive; étendre le fumier, la terre. || Répandre. Épantchyę d'éivwe, uriner.
épardjyę, v. a.  Asperger, éclabousser. Asperger, éclabousser. Tapąé tāmin fé ky'épardzïé tui fou ky'iron outòr dou bwe, elle frappait [le linge] si fort qu'elle éclaboussait tous ceux qui étaient autour du bassin. || V. n. L'è cómin ęchon épardjyą dé clāa dou féméi, c'est comme s'ils avaient répandu du purin.
épardjyou, s. m.  Goupillon, Goupillon, w'ëncoŗa venyié ba pé w'anāa ëntó w'épardjyou, le curé descendait par l'allée de l'église avec le goupillon.  
épardjyou, s. m.  Pomme d'arrosoir. Pomme d'arrosoir.
éparnyę, v. a.  Epargner. Epargner. L'è pa oun kyé éparnye è fōché, ce n'est pas un qui épargne ses forces; fó°" éparnyę ó mëndjye, il faut mesurer le manger.
éparpelę, v. a.  Eparpiller. Eparpiller.
épąwa  , s. f.  Epaule ou jambon de devant. Epaule ou jambon de devant Syn. pawéta.
épąwa , s. f.  Penture d'une porte. Penture d'une porte. Hé j-épąwé chon vyęle, ces pentures sont usées.
épé, épécha, adj.  Epais, gros. Epais, gros. L'è épęcha cóm'oun fòrnéi, elle est grosse comme un fourneau.
epechyou, s. f.  Epaisseur. Epaisseur. N'ën pa a méima epechyou, nous n'avons pas la même taille.
epęna, s. f.  Epine, arbre épineux Epine, arbre épineux.Epreuve, croix. Kyënta epęna n'ën wéi avwéi ha vejęna, quelle épine nous avons là avec cette voisine !  Grief. Chęla l'an fé on'epęna a fou kyè l'an dé dzenelé: l'an ótą ó wibró parco, ici on a fait un grief à ceux qui ont des poules, on leur a enlevé le libre parcours.
epęna, s. f.  Epreuve, croix. .Epreuve, croix. Kyënta epęna n'ën wéi avwéi ha vejęna, quelle épine nous avons là avec cette voisine !  Grief. Chęla l'an fé on'epęna a fou kyè l'an dé dzenelé: l'an ótą ó wibró parco, ici on a fait un grief à ceux qui ont des poules, on leur a enlevé le libre parcours.
epënga, s. f.  Epingle. Epingle.
epëngą, v. a.  Epingler Epingler. Fó°" epënga ona plomątsé ou tsapéi, il faut épingler un plumet au chapeau.
épéon, s. v.  Pièce de bois ronde qui s'enfonce dans l'orifice des étangs pour les fermer. Pièce de bois ronde qui s'enfonce dans l'orifice des étangs pour les fermer.
éperon, s. m.  Eperon. Eperon. È j-ofesyę aïon tui è j-épèron, les officiers portaient tous les éperons.
epetą, s. m.  Hôpital, Hôpital, ó t'an pacha ba ën w'epetą, on l'a descendu à l'hôpital.
épi, adv.  Certes, sûrement. Certes, sûrement. Épi kyè vêré, bien sûr qu'il verra.
Epinard sauvage (Chenopodium Bonus Henricus). vèrkyémó, s. m.  vèrkyémó, s. m.  || Grim, è j-èrcojįèné, pl.
épóca Epoque, n. f.  Epoque, n. f. 
eponda, s. f.  Chacun des côtés du châlit, du berceau. Chacun des côtés du châlit, du berceau. įŗ'achétą ëncontr'ó le, abótson chou w'éponda, il était assis contre le lit, la tête appuyée contre l'«éponde». || Côtés d'un bassin, de l'aire à battre le blé. Fé ëntinsyon dé pa bale dou flaé contré w'éponda, prends garde de frapper le côté de l'aire avec le fléau. Il Ce mot indique en général les côtés de tout objet carré ou rectangulaire: w'éponda da béna, dou tsaré, dou tonbeŗó°", le côté de la banne, du char, du tombereau. || Le mot signifie aussi côtés du châlit en afr.-
epou, -epouja, s. m. et f.  Epoux, -ouse. Epoux, -ouse. Termes désignant le fiancé et la fiancée les jours qui précèdent le mariage. Passé ce temps, on dit ómó, i féna; i ouncó jostó you pacha w'epou é w'epouja can chon intrą en w'élįje, j'ai encore juste pu voir passer les époux quand ils sont entrés à l'église.
epouę, conj.  Et puis. Et puis. Principale formule de liaison des phrases en patois. Va amou é ó martchyąn, epouę to atsetéŗë oun pan, epouę to torné ba pó fèŗ'ó deną, epouę to oubléŗęi pa dé prépara pó ó catson, va chez le marchand, et puis tu achèteras un pain, et puis tu redescends pour préparer le dîner, et puis tu n'oublieras pas de préparer [la pâture] pour le cochon. || Il est des contes où le conteur indique chaque progrès de la narration par un epouę, epouę apréi.
epouiįyę, v. a. Epuiser, affaiblir.  Epuiser, affaiblir. Ou vyou tin o-n-įré pa epwiįyą ou cāféi cómin óŗa, autrefois on n'était pas épuisé par le café comme maintenant.
epoują, v. a.  Epouser. Mot rare remplacé le plus souvent par maryą, marier. Epouser. Mot rare remplacé le plus souvent par maryą, marier.
epouwa, s. f.  Bobine de fil à l'intérieur de la navette. Bobine de fil à l'intérieur de la navette. È į-epouwé chon derën; pó féŗ'è į-epouwé o-n-a oun borgó espré, i rouwa l'è iną chou, les bobines sont à l'intérieur de la navette; on les fait avec un rouet spécial dont la roue est placée au sommet.
épówęta, s. f.  Epaulette Epaulette. È jandārmé l'an ouncó óŗa è j-épówęté, les gendarmes portent encore maintenant les epaulettes.
epresa, v. a.  Eclabousser d'eau. Eclabousser d'eau. Oun pou pa pacha préi dou bwę chën ché ver'epresa dé fou gamin, on ne peut passer près de la fontaine sans être éclaboussé par ces gamins.
epresāe, s. f.  Giclement, éclaboussement de boue, d'eau. Giclement, éclaboussement de boue, d'eau. Kyënta epresāe i atrapį, quelle giclée j'ai reçu!
épró s.m. Vêpre  Vêpre . Ce mot ne se rencontre que dans le composé bóępró, bonne après-midi, bonnes vêpres. Il Cf. bóépró.
éprouwa, s. f.  Sonde, éprouvette à vin. Sonde, éprouvette à vin.
eprówą, v. a.  Prouver. Prouver. Pó eprówą l'a de kyè ch'achïé prou twa, pour prouver il a dit qu'il se laissait tuer.  eprówą pour prówą est très rare.
epwęnte, s. f. pl.  Pleurésie. Pleurésie. Can l'an è j-epwënte, che va pa myó apréi nou dzò, i maadó l'è perdou, quand il a la pleurésie, le malade, s'il n'y a pas d'amélioration après neuf jours, est perdu; i mi dé mêe, l'è i mi di j-epwënte, le mois de mars est le mois de la pleurésie.
épwintąbló, -bla, adj.  Epouvantable. Epouvantable.
épyą   , v. n.  Mettre l'épi Mettre l'épi. I chïwa l'è pa ouncó épyāé, le seigle n'a pas encore mis les épis.
épyą  , s. f.  Epi Epi. Kyęnté bèwé į-épyéi, quels beaux épis!
épyówą, v. a.  Défaire un épi, un raisin, etc Défaire un épi, un raisin, etc. To épyóweŗéi è rejené, tu égrapperas les groseilles.
èr, prép.  Chez. Chez. Voy. s. v. e (4).
éŗąn, adj.  Errant Errant. Seulement dans l'expression i jouiféŗąn, le juif errant.
êrba bòkye s. f.  Herbe au bouc. Sorte de renoncule dont la racine sent le bouc. La plante désignée sous ce nom varie avec les villages Herbe au bouc. Sorte de renoncule dont la racine sent le bouc. La plante désignée sous ce nom varie avec les villages. || A Grim. c'est la carotte sauvage  (Daucus Carota L.).
êrba di į-epwënte, s. f.  Mille-pertuis (Hypericum perforatum L.). Mille-pertuis (Hypericum perforatum L.). Plante employée comme tisane lors des pleurésies.
êrba di į-iįéi, s. f. Herbe aux oiseaux: mouron des champs,des oiseaux.  (Anagallis arvensis L.). Herbe aux oiseaux: mouron des champs (Anagallis arvensis L.).
êrba di j-agachon, s. f.  Sceau de Salomon (Polygonatum vulgare L.), Sceau de Salomon (Polygonatum vulgare L.), dont la racine sert à guérir les cors aux pieds et dont les feuilles sont utilisées pour guérir les plaies. Je pense que ce nom d'agachon est donné à cette plante, moins en raison de sa valeur curative des cors aux pieds, que des cicatrices en forme de cor que le rhizome présente sur toute sa longueur.
êrba di machéwāa, s. f.  Herbe des molaires. Jusquiame (Hyoscyamus niger L.). Herbe des molaires. Jusquiame (Hyoscyamus niger L.).
êrba di pómé  Fane des pommes de terre. Fane des pommes de terre.
êrba di tsate  Herbe aux chats. Mélisse (Melissa officinalis L.). Herbe aux chats. Mélisse (Melissa officinalis L.).
ęrba di verowé Chélidoine (Chelidonium majus L.). Chélidoine (Chelidonium majus L.). Son suc est utilisé pour guérir les plaies ou pour faire disparaître les verrues.
êrba dou ma dou vintró Herbe contre le mal de ventre. Serpolet (Thymus serpyllum L.). Herbe contre le mal de ventre. Serpolet (Thymus serpyllum L.).
êrba dou ma dou vįntró Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.). Syn. pënpyówé blan. Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.). Syn. pënpyówé blan.
êrba dou waséi Herbe du lait: euphorbe (Euphorbia cyparissias L.). Herbe du lait: euphorbe (Euphorbia cyparissias L.).
êrba dzêcha Bruyère(EricacarneaL.). Bruyère(EricacarneaL.).
ęrba fêe Verveine (Verbena officinalis L.). Verveine (Verbena officinalis L.).
ęrba fyouja Fougère (Polysticum Filix mas). Fougère (Polysticum Filix mas).
ęrba moscą  Herbe muscat. Cette plante abondait autrefois dans les vignes de Savièse. On en mettait quelques poignées dans le tonneau où fermentait le muscat qui, de ce fait, prenait un arôme plus corsé. La jeune génération ne connaît plus cette plante, mais F. Luyet, instituteur, a interrogé plusieurs personnes âgées de plus de 80 ans en 1959 qui lui ont donné ces renseignements. Selon la description sommaire de la plante, faite par ces mêmes personnes, il s'agirait probablement d'une variété de consoude. Herbe muscat. Cette plante abondait autrefois dans les vignes de Savièse. On en mettait quelques poignées dans le tonneau où fermentait le muscat qui, de ce fait, prenait un arôme plus corsé. La jeune génération ne connaît plus cette plante, mais F. Luyet, instituteur, a interrogé plusieurs personnes âgées de plus de 80 ans en 1959 qui lui ont donné ces renseignements. Selon la description sommaire de la plante, faite par ces mêmes personnes, il s'agirait probablement d'une variété de consoude.
êrba pormonęca  Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis L.). Pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis L.).
êrba réita  Bugrane (Ononis spinosa L.).' Bugrane (Ononis spinosa L.).'
êrba rota Rue (Ruta graveolens L.). Rue (Ruta graveolens L.).
êrba tsamò  Séneçon des Alpes (Sene-cio alpinus). Séneçon des Alpes (Sene-cio alpinus).
êrba tsąna.  Prêle (Equisetum palustre L.). Prêle (Equisetum palustre L.). Sert à nettoyer l'étain, de là êrba tsąna.
ęrba tsaraoouta  Morelle noire (Solanum nigrum L.). Elle abonde dans les vignes. Morelle noire (Solanum nigrum L.). Elle abonde dans les vignes.
êrba veronęca Véronique officinale (Veronica officinalis L.). Véronique officinale (Veronica officinalis L.).
êrba,  s. f.   Herbe  Herbe . Prov. Chin ky'oun-a peca ë-n-êrba, o-n-a pa ën dzèrba, ce qu'on pâture en herbe, on ne l'a pas en gerbe. || Sens spécial: è į-êrbé, les pâturages situés sur territoire bernois; l'an è į-êrbé a fou dou Vè outr'ën Bó, ils ont les herbes de ceux du Vert à Bourg (Châtelet). Dans ce même sens, à Grimisuat on distingue: le į-êrbé dé fon et la conpra; les premières s'héritent, tandis que les autres s'achètent (conpra). - Le mot «herbe» entre dans la composition d'une foule de mots désįgnant des fleurs ou des plantes.-
êrba,  s. f.   Herbe. Herbe.  Terme générique pour désigner toutes les plantes en dehors des buissons et des arbres; d'êrba di pra, l'herbe des prés; êrba di vęnyé, toutes sortes d'herbes qui poussent dans les vignes; êrba di maŗé, di dzōo, de l'herbe des marais, des forêts; di mêin, des mayens.
êrba, v. n.  Mettre pousser de l'herbe Mettre pousser de l'herbe. È pra cóminson a êrba, les prés commencent à pousser.  A Grimisuat: mettre dehors le bétail [à l'herbe] pour la première fois.
èrbęte, f. pl.  Fines herbes employées comme condiment.  Fines herbes employées comme condiment. 
èrbęte, s.f.  Cerfeuil. Cerfeuil. Fó°" fetchyę dé j-èrbęte derën a chopa, il faut mettre du cerfeuil dans la soupe.
êrché, s. f. Herse Herse. È j-êrchè iron fęté avwéi dé brąntsé di bóchon, óŗa l'an rin méi kyè dé j-êrché avwéi dé din ën fêe, les herses étaient faites de branches de buissons, maintenant on n'a plus que des herses avec des dents en fer.  étré plan chou w'êrché, n'avoir plus rien.
êrchyāé, s. f.  Hersage. Hersage.
êrchyę, v. a. Herser Herser. I traó, di tsan l'è dōo, fó°" tsarowé, vwanye é êrchyę, le travail des champs est pénible: il faut labourer, ensemencer et herser.
êrdjyę, v. a.  Arroser. Arroser. A-to êrdjyą è tsó°" kyè n'ën planta? as-tu arrosé les choux que nous avons plantés? dèmąn nó êrdzeŗin a venye, demain nous irriguerons les vignes. || Absol. Omį fran êrdjyę fan pa męi dé ca di pra, excepté juste l'arrosage, ils ne font plus de cas des prés.  Dev. I mąré vën ver'ó pare, ch'a-réitè pa, torné dri a parti, di mêrda pór té, t'éi tui è j-an cópą? -Can o-n-êrdze è pra di kyè l'è chèeą. La mère vient voir le père, elle ne s'arrête pas, elle s'en retourne immédiatement, elle dit tant pis pour toi, tu es toutes les années coupé? -Quand on arrose les prés après qu'on les a fauchés.
êrdjyou, s. m. Arroseur.   Arroseur.  Celui qui est chargé de distribuer l'eau d'arrosage: oņ'êrdjyou di gran tórin l'è ché kyè comąndé w'éivwe, 1'«arroseur» des grands torrents est celui qui commande l'eau. Cf. tsardzéta.
èrdzéŗé, s. m.  Petit déversoir amenant l'eau du torrent sur le pré. Petit déversoir amenant l'eau du torrent sur le pré. || Syn. cochi.
ère, s. f. pl.  Arrhes. Arrhes. Bale d'ère, donner des arrhes.
erechon, s. m.  Canal, égout. Canal, égout. O-n-eŗechon trêche ó sewį, une canalisation traverse la cave.
eŗechóną, v. a.  Canaliser, drainer. Canaliser, drainer. È fāvé prometîon d'eŗechóną ó Roun-nó, les fées promettaient de canaliser le Rhône.
érédzö   Avare. Avare.
éŗédzò, s. m.  Sorcier. Mot injurieux. L'anc. genevois «herège», sorcier, signifie hérétique en afr. Sorcier. Mot injurieux. L'anc. genevois «herège», sorcier, signifie hérétique en afr.
éŗétą, v. a.  Hériter. Hériter. L'a éŗétą dąvwe vęnyé dou frare, il a hérité deux vignes de son frère.
éŗétądzó, s. m.  Héritage. Héritage. Tów'éŗétadzó kyè n'ën jou l'è oun crwéi bócon dé pra, toute notre part d'héritage, ce fut un mauvais morceau de pré.
eŗéti, s. m.  Héritier. Héritier. Che porta eŗeti, se porter héritier. || Eŗeti est un nom de famille très répandu à Savièse.
ermęta, s. m.  Ermite; Ermite; w'ermęta dé Ondze-Bōrne, l'ermite de Longe-borgne. Il L'è enou w'ermęta ba è fou dé Fransi, l'ermite est arrivé chez ceux de François, signifie que la femme de François vient d'accoucher. On fait croire aux enfants que c'est l'ermite de Longeborgne qui apporte les nouveau-nés. Id. Grimisuat, Arbaz, etc.
Ermetadzó Lieu de pèlerinage. Lieu habité par des ermites. Lieu de pèlerinage. Lieu habité par des ermites.
ermetądzó, s. m.  Ermitage. Ermitage. | Į 
ermetądzó, s. m.  Plant de vigne Plant de vigne. N'ën dèfonsą ha vęnye é n'en tó metou d'ermetądzó, nous avons défoncé cette vigne et nous y avons planté de l'«ermitage».
eŗyą, s. f.  Airée Airée. N'ën metou w'eŗyą achi, óra nó véjin amou dérontré, nous avons mis une airée hier soir, maintenant nous allons faire la première battue.
éscabéi, s. m.  Chaise Chaise. Bale-mé ënséi wį'escabéi, passe-moi la chaise.
escamota, v. a.   Escamoter. Escamoter.  L'a tòtè escamota foura è j-ālon, il a escamoté tous ses vêtements.
éscandąó, s. m.  Scandale. Scandale. Fajîon prou d'éscandąó ba pè vāe, ils causaient du scandale sur la route.
éscandaweją, v. a.  Scandaliser. Scandaliser. Ha marin-na éscandawejąe tui, iré pyōrna, cette femme scandalisait tous, elle était en état d'ivresse.
éscapą, v. n.  Filer, échapper, décamper. Filer, échapper, décamper. Can l'an you enį a vwārda, l'è adon ky'éscapāon via, quand ils ont vu venir le garde champêtre, c'est alors qu'ils ont détalé.
éscapęn, s. m.  Escarpin, soulier fin. Escarpin, soulier fin. || Cf. s. v. botole.
escapwéŗó Scapulaire.  n. m.  Scapulaire.  n. m. 
esclandre, s. f.  Esclandre. Esclandre.
éscląvó, s. m.  Esclave. Esclave. Nó fó°" trālę tó w'an cómin dé j-éscląvó, il nous faut travailler toute l'année comme des esclaves.  On donne habituellement à ce mot le sens figuré d'homme accablé de travail.
escoja, v. a.  Excuser. Excuser. Escoja mè, excusez-moi. Il Dispenser. Escoujeŗi d'atseta, cela nous dispenserait d'acheter. Il V. r. S'excuser.
escouja, s. f.  Excuse Excuse. Démanda escouįa, faire des excuses.
escrebou Champignon qui se développe sur le fromage.n. m.  Var. escribou.  Champignon qui se développe sur le fromage.n. m.  Var. escribou. 
escrepoou, -ouįa, adj.  Difficile pour le manger, gourmand, délicat Difficile pour le manger, gourmand, délicat. L'è déstrą vwęŗó l'è escrepo°", che vi rin kyè 'na mótse derën a chopa, i tótse pa, il est excessivement difficile, s'il voit une mouche dans la soupe, il n'y touche pas.  Scrupuleux. Chon pa escrepo°" pó róbą chin di j-ātró, ils ne se font pas prier pour voler le bien d'autrui.
escrevįsyó, s. m.  Ecrevisse. Ecrevisse. A-to djya mëndjyą dé j-escrevisyó? as-tu déjà mangé des écrevisses?
escropyon, s. m.  Scorpion. Scorpion. Fó°" tòrdzó ai d'ó°"ló d'escropyon, il faut toujours avoir de l'huile de scorpion. Contre le mal de ventre, on boit une goutte de cette huile.
éscwada, s. f.  Crise dans une maladie Crise dans une maladie. Tįnkyè foęché pachąé w'éscwada, oun pou ni ch'abótchyę ni ch'écótą, jusqu'à ce que la crise soit passée, on ne peut s'appuyer ni devant ni derrière.
eskį, s. m.  Ski. Ski. || Cf. s. v. ski. Partïe avwéi è j-eskį, il s'en allait avec les skis.
éskyéléta, s. m.  Squelette. Squelette.
éspāsyę, v. a.  Espacer Espacer. To mè trwa préi è tsó°", fó°" méi è j-espāsyę, tu plantes les choux trop serrés, il te faut les espacer davantage.
éspāsyó, s. m.  Espace. Espace. D'éspāsyó dinché! un pareil espace!
espedié, v. a.  Expédier Expédier. L'a tui espedią chou ou mêin, il les a tous envoyés au mayen.
espedisyon, s. f. Expédition. Expédition. Anën ba a gara pó w'espedisyon, viens à la gare pour l'expédition.
espêe, s. m.  Expert Expert. L'a pèrtó dé j-espêe'ŗa, maintenant il y a partout des experts.
éspéŗą, v. a. Espérer Espérer. Fó°" adéi tòrdzò espéra, il faut toujours espérer.
éspérąnse, s. f.  Espérance. Espérance.
esperiinse, s. f.  Expérience Expérience. Le l'a méi d''esperiinse kyè ó, elle a plus d'expérience que moi.
espeŗimintą, v. a.  Expérimenter. Expérimenter.
éspése, s. f.  Espèce, Espèce, ënd'a te dé j-éspése dé flôo! y en a-t-il des espèces de fleurs !
espetōo, s. m.  Forestier (autrefois) Forestier (autrefois). || Inspecteur, part, des écoles. Cf. fóŗatchyè.
espię, v. a.  Expier Expier. Chin i fó°" espié ën sti moundó ou ën w'ātré, il faut expier cela en ce monde ou en l'autre.
espisyę, v. a.  Epicer. Epicer. Chin kyè l'è trwa espisyą l'è pa chan, ce qui est trop épicé n'est pas sain.
espįsyó, s. m.  Epice. Epice. È mechyónéŗó ąnmon è j-espįsyó, les missionnaires [d'Afrique] aiment les épices.
esplecą (ch'), v. r.  S'expliquer. S'expliquer. Va t'esplecą aveéi rlōo, va t'entendre avec eux.
esplecą, v. a.  Expliquer Expliquer
esplecasyon, s. f.  Explication. Explication. Pa tan d'esplecasyon... pas tant d'explications...
éspóją, v. a.  Exposer.  Exposer. Éspóją ó chën chacrémįn, exposer le saint sacrement à l'adoration des fidèles. || V. r. Ch'éspóją a êtré ecó, s'exposer à être battu.
espojesyon, s. f.  Exposition. Exposition. I tornon dé w'espojesyon fèdèŗawa, ils reviennent de l'exposition nationale.
ésponton, s. m.  Esponton Esponton. on'esponton l'è chin kyè porte i capetąn ā Féita-Djyo, l'esponton est l'arme que porte le juge à la Fête-Dieu. Long bâton enrubanné au sommet que l'on porte en cortège à la manière d'une bannière lors de grandes manifestations, particulièrement à la Fête-Dieu.
éspré, adv.  Exprès Exprès. L'è enou éspré pór nó, il est venu exprès pour nous.
esprį, s. m.  Esprit, intelligence, bon sens Esprit, intelligence, bon sens. L'è plin d'esprį, ché crwéi peti, il est plein de bon sens ce petit bout d'homme. || È j-espri, les (bons et mauvais) esprits; I Chën t-Esprį, le Saint Esprit. I crwéi esprį, le démon.
éspyon, s. m.  Espion. Espion. Fó°" tui fojelę fou j-éspyon, il faut fusiller tous ces espions.
éspyóną, v. a.  Espionner, interroger adroitement Espionner, interroger adroitement. Espyounon prou ba ou trebounąwe, on pose des questions adroites au tribunal.
éstasyon, s. f.  Station du chemin de la Croix Station du chemin de la Croix. Préé è j-éstasyon, faire le chemin de la Croix.
éstatou, s. m.  Statue Statue. L'a dé plo byo j-éstatou ën ha élįje, il y a de si belles statues dans cette église.
éstécą, v. a.  Battre quelqu'un à coups de bâton. Battre quelqu'un à coups de bâton. Tsękyè dótāa ché pó°"ŗó té che vi éstécą, chaque soir ce pauvre enfant se voit bâtonné,
éstécāé, s. f. Volée de coups de bâton.  Volée de coups de bâton.
estema, v. a.  Estimer. Estimer. Oun pou pa estema dé moundó dinché,  on ne peut pas estimer des gens de cette espèce. || Evaluer. Vwéŗó estemą vo ha ątsé? Combien évaluez-vous cette vache? || V. r. Fó°" bën kyè ch'`estemachon méimó, è j-ātró pwon pa è t`e clêŗyę, il faut bien qu'ils s'estiment eux-mêmes, les autres ne peuvent pas les voir.
éstèrmeną, v. a.  Exterminer, détruire. Exterminer, détruire. Hé bóté iron frętse nouwé pye a che-nan-na pacha é óra chon djya d`ecavwéi, fou bòsé éstèrmęnon tòté, ces souliers étaient battant neufs la semaine passée, et maintenant ils sont déjà usés, les garçons abîment tout.
estoma, s. f.  Estomac: Estomac: ona bóna, ona crwēe estoma, un bon, un mauvais estomac. L'estomac, chez le paysan, comprend toute la poitrine avec ses organes. Quand il tousse, c'est toujours l'estomac qui lui fait mal. Mè fó°" prou tochį dé w'estoma, il me faut tellement tousser de la poitrine.
éstrą, adv.  Spécialement Spécialement. L'a fé ha vejęta éstrą pòr nó, il a fait cette visite spécialement pour nous.
éstravagąn, s. m.  Extravagant. Extravagant. Pó dó°"tré j-éstravagąn, pour deux ou trois extravagants...
estremitéi Extrémité. Extrémité.  Syn. a tsaon.au bout.  I arouwé a tsaon, il arrive au bout [à la fin de la vie].
estremitéi, s. f.  Extrémité Extrémité. įŗ'ā derįŗé estremitéi, il était à toute extrémité.
éstréré, v. a.  Extraire. Extraire. Can éstréré vó ó mi? Quand faites-vous l'extraction du miel?
estroba, s. f.  Grosse vis munie d'un crochet. Grosse vis munie d'un crochet.
éstrópya, -pyāe, adj. et s. m. et f.  Estropié. Estropié. L'è ona pó°"ŗa éstrópyąe, c'est une pauvre estropiée.
éstrópyą, v. a.  Estropier Estropier. L'a éstrópyą è j-ābró avwéi ó fouson, il a abîmé les arbres avec la serpe. || V. r. L'a byin dé fou tącó kyè ch'éstrópyon pó rlōo vya, il y a bien des fous qui se font mal pour leur vie.
esyó, s. m.  Essieu de roue. Essieu de roue. pla
étą, s. m.  Etat, manière d'être. Etat, manière d'être. Chon ouncó tui dó°" ën bón'étą, ils sont tous deux en bon état. )| Etat. Trāle ba en w'étą, il travaille à l'administration cantonale.
établi, v. a.  Etablir. Etablir. L'a falou établi dó°" j-infan acó°", il a dû établir deux enfants à la fois. || V. r. S'établir, se fixer: rlwi ch'è établi fouŗa wéi, il s'est établi là-dehors.
étąn, s. m. Etang  Etang. || A Savièse, les étangs sont de grands réservoirs destinés à recevoir l'eau des bisses pendant la nuit, ou les jours de fête et les dimanches. Les jours d'arrosage, on ouvre les étangs et l'eau est dirigée sur les propriétés par ceux qui « ont l'eau du torrent », à heures fixes, selon le nombre de toises à irriguer. La plupart des étangs sont naturellement situés dans la partie supérieure du plateau de Savièse. Les étangs portent les noms suivants:w'étąn da Mótóna, d'Arviįe, dou Chówandąn, di Róché, di Morchį.
étąnpa, s. f.  Etai, pièce de bois pour fermer une porte en-dedans. Etai, pièce de bois pour fermer une porte en-dedans. Iną pé mêįn è porté di bou chon ferméi ëndeŗęn avwéi dé j-étąnpé, dans les mayens, les portes des étables sont fermées en dedans, avec des étais.
étanpą, v. a.  Fermer à l'aide d'un étai. Fermer à l'aide d'un étai. Can l'an avwį kyè venyíé i chenegó°"da, ché chon catchyą derën ou bou é l'an étanpą a porta, quand ils entendirent que la ch. arrivait, ils se sont cachés dans l'étable et ils ont mis un étai contre la porte. 
étanpą, v. r.  Se maintenir, maintenir son droit. Se maintenir, maintenir son droit. Cha prou ch'étanpą, il sait bien se défendre.
étanpą, v. r.  Se mettre en position pour pousser, pour résister à une poussée Se mettre en position pour pousser, pour résister à une poussée. Fó°" nó į-étanpą contra porta pó pa ó-t-achyę enį derën, il faut nous appuyer contre la porte pour ne pas le laisser entrer.
étantchyę ( ch' ) S'étrangler. S'étrangler. Ch'è étantchyą ën mëndzin trwa vitó, il s'est étranglé en mangeant trop vite.
étantchyę ( ch' ), v. r.  Engouer ( obstruer en parlant d'un organe creux, gosier. ) Engouer ( obstruer en parlant d'un organe creux, gosier. ). Bale pa dé pan ou peti, chin ó t'étantsèré, ne donne pas de pain au petit, cela l'engouera. || V.r. 
étanyę, v. a.  Boucher une sortie d'eau Boucher une sortie d'eau. L'an fotou dé trwéŗą derën pé a bonite é l'an étanyą w'ètąn, on a jeté de la saleté dans l'orifice de l'étang et la sortie a été bouchée.
étaoua   Etaler. Etaler.
étąpa, (cP), loc. adv.  Tout de suite, d'une traite. Tout de suite, d'une traite. L'è enou ba d'étąpa, il est descendu d'un trait. pla
étatchyāe, s. f. Action d'attacher la vigne à l'échalas. Epoque où ce travail se fait.  Action d'attacher la vigne à l'échalas. Epoque où ce travail se fait. Nó j-a kitą jostó a promyęre étatchyāe di venyé, il nous a quittés juste quand on attache la vigne pour la première fois.
étatchyę, v. a.  Attacher. Attacher. Kyën dróo dé pai! étatson è galó°" é achon core è tsën, quel drôle de pays! on y attache les cailloux et on laisse courir les chiens! [disait celui qui, mordu par un chien, ne pouvait arracher les cailloux à cause du gel]. Į| Absol. aa étatchyę, aller attacher la vigne.
étątse, s. f.  Attache. Attache. On'onda pó è j-étątsé di vęnyé o-n-ënpléié rin kyè dé pale, autrefois pour les attaches de la vigne, on n'employait que de la paille.
étąwa, s. f.  Latte ou échalas de palissade. Latte ou échalas de palissade. Ce sont des planchettes verticales clouées contre les traverses qui relient les pieux. Į| Planche dressée à demi au moyen d'un pied et sur laquelle on frappe les étoupes de chanvre avec une palette.
étawą, v. a.  Teiller. Teiller. Étawą ó tsénęvó, teiller le chanvre, le frapper sur l'étąoua pour en faire sortir complètement la teille.
étaweįn, étawéeąn-na, s. m. et f.  Italien. Italien.
étchyébla     Epaule. Epaule. É j-étchyéblé dou rejën, les épaules du raisin.
étchyéblą, -blāe, adj.  Epaulé Epaulé
étchyéblą, -blāe, adj.  Riche. Riche. Chon dé moundó étchyéblą, ce sont des gens riches.
étchyębla, s. f.  Epaule, Epaule,  ën tsêjin l'a fetchya foura w'étchyébla, en tombant, il s'est démis l'épaule.
étchyéblą, v. a.  Epauler, appuyer, aider. Epauler, appuyer, aider. Nyoun ó t'a étchyéblą, personne ne l'a aidé.
étchyéon, s. m.  Echelon Echelon. Va pa iną: è j-étchyéon chon trwa fįbló, ne monte pas: les échelons sont trop faibles.
étchyésé, s. m. Dim. de étchyésó.  Petite cuve Petite cuve
étchyésó     Cuve utilisée pour la boucherie traditionnelle,aussi bien à Savièse qu'à Berne. Cuve utilisée pour la boucherie traditionnelle,aussi bien à Savièse qu'à Berne.
étchyésó, s. m.  Cuve à vendange. Cuve à vendange.
étchyésó, s. m.  Cuve servant à faire la lessive.   Cuve servant à faire la lessive.  
étchyévron, s. m.  Chevron. Chevron. Dé ti chën j-étchyévron, ch'ën parlé pa chin, des toits sans chevrons, a-t-on idée?
étchyéwa, s. f.  Echelle Echelle
étchyéwa, s. f.  Ridelle. Ridelle.
étchyéwéta, s. f. Dim. d'étchyéwa.  Petite échelle, particulièrement à l'avant du char où vient se fixer la prêcha, la «presse». Petite échelle, particulièrement à l'avant du char où vient se fixer la prêcha, la «presse».
étèrnèwamin, ad.  Eternellement. Eternellement.
étèrnêwe, adj.  Eternel. Eternel. I vya étèrnęwe, la vie éternelle.
éternitéi, s. f.  Eternité Eternité.Longs moments.
étèrpą, v. a.  Arracher, en parlant de la vigne:  Arracher, en parlant de la vigne: étèrpą a vęnye : arracher la vigne.
étèrpą, v. n.  Ruer en parlant du bétail. Ruer en parlant du bétail. Dé có°" i ątse étêrpé é fé tómą ó waséi, parfois la vache rue et fait verser le lait. 
étèrpāe, s. f.  Effort, coup de collier. Effort, coup de collier.
étèrpāe, s. f.  Ruade, en parlant du bétail. Ruade, en parlant du bétail L'a rin tralą 'na bóna vwārba, é apréi pwe l'a fé on'étèrpāe kyè ché conté, il n'a rien fait un bon moment, et puis il a fait un effort qui compte.
étéwāa, s. m. pl.  Eau de pluie qui coule du toit. Eau de pluie qui coule du toit. I bąlé prou dé plodze, i van è étéwāa, il pleut beaucoup, l'eau coule du toit. || Grim, atélāa.
étin, s. m.  Etain. Etain. Avwéi w'étin fan è tsąné, avec l'étain on fait les «channes».
ètinche, adj.  Besoin. Besoin. A w'ètinche, à l'étroit; fó°" tòrną dri rindr'ó berni: fó°" pa féŗ' ètinche, il faut rendre la faux tout de suite, il ne faut pas que le prêteur en ait besoin. L'a byin dé mówé kyè chon via ou can, bal'ètįnché, il y a bien des mulets qui sont au service militaire, cela nous met dans le besoin; to faréi pa ètinche, tu ne manqueras pas d'aller; pó ó chócró no iré méi chódzé d'être ètinche, pour le sucre on était plus exposé à être dans le besoin.
ètįndre, v. a.  Etendre, tendre. Etendre, tendre. Ètįndre è cordé pó épantchyę a bweea, tendre les cordes pour y mettre sécher le linge.  V. r. Va t'ètįndre chou ó le ona vouārba, va t'étendre sur le lit un moment.
ètindwāe, s. f.  Etendue. Etendue. Kyënta ètindąyāe dé tsan! quelle étendue de champ [quel immense champ] !
etįwa, s. f.  Etoile.  On ne distingue pas entre étoile et planète, on ne connaît que le mot etįoua. Etoile.  On ne distingue pas entre étoile et planète, on ne connaît que le mot etįoua.
étó, s. m.  Etau. Etau. pla
etodią, adj. et s. m.  Qui a étudié, savant. Qui a étudié, savant. Che vwéi béjwįn dé cākyè tsó°"įa, ëntèrvą pye a ché, l'è o-n-etodią, cha tòte, si vous avez besoin de renseignement, demandez-le à celui-là, il a étudié, il sait tout (c'est un savant).
etodiąn, s. m.  Etudiant. Etudiant. Oun crwéi etodiąn, un étudiant faiblement doué.
etodię, v. a.  Etudier. Etudier. Etodįé ky'etodįé, l'è tórdzò méi tącó, il a beau étudier, il devient toujours plus sot.
étófa, s. f.  Etoffe.  On dit plus souvent matįŗe. Etoffe.  On dit plus souvent matįŗe. ois
étófą, v. a.  Etouffer. Etouffer. Chin ó t'a étófą, cela l'a étouffé. || V. n. O-n-étófe derën ën sta fomįre, on étouffe dans cette fumée. | Į V. r. Ch'étóféŗé che mendzé trwa vitó, il étouffera s'il mange trop vite.
étóną (ch'), v. r.  S'étonner. S'étonner. Trālon pa, fan rin kyè bire, é ch'étónon kyè va tòt'ën deŗi , ils ne travaillent pas,ils ne font que boire et ils s'étonnent que les affaires périclitent.
étónémįn, s. m.  Etonnement. Etonnement.
étónin, -ta, adj.  Etonnant. Etonnant. E t-e pa étónin chin? cela n'est-il pas étonnant?  Etonné. L'è itą étónin, il a été étonné. || Syn. rebo°".
étópa, s. f.  Etoupe. Etoupe. Étópa dé tsênévó, étoupe de chanvre. || L'étoupe est le dernier état du chanvre travaillé avec la ręta. Cette dernière est beaucoup plus fine que l'étópa.
etorderį, s. f.  Etourderie. Etourderie.
etordį, -dite, adj.  Etourdi. Etourdi. Fou j-infan chon prou etordį ! ces enfants sont tant étourdis !
etordį, v. a.  Etourdir. Etourdir.
etōrnó, etōrna, adj.  Celui, celle à qui la tête tourne Celui, celle à qui la tête tourne. Chéi etōrna, je suis étourdie, la tête me tourne.
etouwa, v. a.  Etuver. Etuver. Etouwą è tsó°", étuver les choux.
etouwįa, s. f.  Etuve. Etuve.
étrandjyè, -djyèŗe, adj. et s. m. et f.  Etranger Etranger. L'è fouŗa a w.'étrandjyè, il est à l'étranger.
étrąndzó, -dze, adj. et s. m. et f.  Etrange Etrange. . Dé tsatįn l'è plin dé j-étrąndzó pé fou j-ó°"tèwé, en été, c'est plein d'étrangers dans les hôtels.
étrąndzó, -dze, adj. et s. m. et f.  Etranger Etranger  Dé tsatįn l'è plin dé j-étrąndzó pé fou j-ó°"tèwé, en été, c'est plein d'étrangers dans les hôtels.
étranlę, v. a.  Etrangler, Etrangler, ó t'an charą pó có°" tąnkyè ó t'an étranlą, ils l'ont serré à la gorge jusqu'à ce qu'ils l'ont étranglé.  V. r. Ch'é étranlą mémo, il s'est étranglé.
étre Etre. étre, Etre. Prov. Can l'è bon, l'è prou, quand c'est bon, c'est assez. Il L'an de kyè chaîe jou myęre, ils ont dit qu'il était allé couper le blé (remarquez la forme chaïe); yó can chaïó pa mò, pachaó tòrdzò ou pra, moi quand je n'étais pas mort, je passais toujours par le pré.
étre    v. Etre. Etre. Chéi, t'éi, l'è, nó chin, vw'éite, chon \ ïŗó, to ïŗe, iré, nó iron, vó iré, Iron \ chaió, chaïé, etc. | chaŗį, tó chaŗéi, chaŗé, nó chaŗįn, vó charéi, chaŗan \ chéi itą, etc. | ïŗó, itą, etc. | foŗōo, to fori, fori, nó foŗįn, vó fori, foŗąn | kyè chięchó, kyè to chięche, kyè chi, kyè nó chięchon, kyè vó chięche, kyè chïon | kyè fowechó, etc. | jou. \\ Kyën kyè chi, qui que ce soit; omi kyè chi maadó, à moins qu'il ne soit malade; i fori itą pó paéé a paŗioŗa, il aurait payé le pari; e t-e pa d'étre rācló, est-ce que ce n'est pas être usurier?-
étre , s. m.  Etre, créature Etre, créature. Chin chon dé j-être prou enotįbló, ce sont des créatures tout à fait inutiles.
étre a crache Etre dans la misère; Etre dans la misère;
etrele , s. f.  Etables à la Vuispille et dans tous les alpages que Savièse possède sur territoire bernois. Etables à la Vuispille et dans tous les alpages que Savièse possède sur territoire bernois.
etrele , s. f.  Etrille. Etrille. Prin w'etrele pó etrele ó módzon, prends l'étrille pour étriller la génisse.
etrele, v. a.  Etriller. Etriller. Tòrnāé etrele pó ai ba, il faisait de nouveaux efforts pour avaler [ce morceau de viande coriace].
etrele, v. a.  Faire des efforts, se démener beaucoup.  Faire des efforts, se démener beaucoup.
Étrèną ona mijon Entrer dans une maison neuve Entrer dans une maison neuve
étréną, v. a.  Porter pour la première fois. Porter pour la première fois. Démąn to étrénéŗéi ó tsapéi nouwó, demain tu mettras le chapeau neuf pour la première fois. || Étrèną ona mijon, entrer dans une maison neuve.
etrevyą, -ąe, adj.  Mince, qui n'a pas de ventre, étriqué Mince, qui n'a pas de ventre, étriqué. L'è prou etrevyąé, elle est si étriquée. || Grimisuat: trevyą.
etrevyou, s. m.  Morceau de bois percé aux deux bouts par lesquels on fait passer le fil en le dévidant, quand on le pelotonne. Morceau de bois percé aux deux bouts par lesquels on fait passer le fil en le dévidant, quand on le pelotonne. Prin w'etrevyou pó fewą hé j-étsapé, prends l'etrevyou pour filer ces étoupes. || Grimisuat: trevyou.
etri, etrite, adj.  Etroit. Etroit. Fran wéi awe i vāe l'è prou etrite, juste là ou le chemin est très étroit.
étrįndre, v. a.  Etreindre, serrer Etreindre, serrer. Étrįndre ó fache avwéi è cordé, serrer le faisceau de foin avec les cordes.
étróbla, s. f.  Chaume, éteule, ce qui reste sur place après la moisson. Chaume, éteule, ce qui reste sur place après la moisson. N'oùn ó°"te pa è j-étroblé, chęrvon dé féméi pó ó tsan, on n'enlève pas les éteules, elles servent à fumer le champ. (I Grimisuat: ètròbla. \\ Cf. aussi les mots fr. esteule, éteuble et esteuble dans Littré qui donne les différentes formes de ce mot dans les dial. fr. ; estrouble et estroble sont connus en afr. Cf. aussi Gode-froy III, 611 s.v. esteule. \\ Val d'Aoste: Etroubles, localité.
etroma, v. a.  Etouffer, couper le souffle.  Etouffer, couper le souffle. Can oun vën iną pé fou brote j-etsewį, chënble kyè etromé ó fla, quand on monte ce vilain escalier, il semble que cela vous coupe le souffle.
étr'ou bon  loc. Etre au bon La loc. est fort usitée: can iŗ'ou bon, ché iré oun djyąbló, quand il était dans la force de l'âge, celui-là était un homme terrible.
étsandįyę, v. a.  Echanger. Echanger. || Syn. tsandjyę.
étsąndzó, s. m.  Echange. Echange. L'è o`n-étsąndzó kyè n'ën fé, c'est un échange que nous avons fait.
étsapa, s. f. Echeveau.  Echeveau. N'ën dó°"djyą tré  j-étsapé, nous avons dévidé trois écheveaux.
étsapa, v. n.  Echapper. Echapper. Chin m'étsapāé di man, cela m'échappait des mains; vwi n'ën étsapa dou vekyéiŗó, aujourd'hui nous n'avons pas eu la leçon de catéchisme chez le vicaire. || Arriver: étsąpé dé chortį ā fri, il leur arrive de sortir quand il fait froid.
étsapāé, s. f.  Echappée. Echappée.
étsāpró, s. m.  Gouge, ciseau de charpentier et de menuisier. Gouge, ciseau de charpentier et de menuisier.
étsardą, v. a.  Toucher légèrement, effleurer. Toucher légèrement, effleurer. I galó l'a étsardą a téita, le caillou a effleuré la tête.
étsavwą, v. a.  Disperser. Disperser. È tsawé chon tòte étsavwą, les chalets sont bien dispersés. || Dérivé de tsāvwé, corneilles de montagne qui viennent en troupe, et quand elles se posent, elles font l'effet d'objets dispersés çà et là.
étsêe,  adj.   Etroit, serré, en parlant d'un vêtement. Etroit, serré, en parlant d'un vêtement. Dé j-ālon trwa étsêe, des habits qui serrent.
étsèrpa, s. f.  Echarpe, usité dans la locution e-n-étsèrpa, en écharpe Echarpe, usité dans la locution e-n-étsèrpa, en écharpe. Chose en vue, originale: tó fou mòse e-n-étsèrpa chon nota, tous ces mots originaux sont notés.
etsewį, s. m.  Marche d'escalier. Marche d'escalier. N'ën falou référé tré j-etsewi, nous avons dû refaire trois marches d'escalier. Il Plur. è j-etsewi, l'escalier; l'è tópó ba pé j-etsewi, l'escalier est sombre.
etsoudą, v. a.  Chauffer, échauffer. Chauffer, échauffer. Etsoudą ó fornéi, chauffer le fourneau; etsoudą ó fó, chauffer le four. ;| V. imp. Etsoudé, ça chauffe, il fait chaud. || V.r. S'échauffer. N'atindįn ch'etsoudé adéį i têra, en attendant la terre se chauffe toujours.
etuidįyą, -ąe, adj. et s. m. et f.  Savant, qui a étudié Savant, qui a étudié, óra l'a pa oun d'etuidįyą ou consèl, en ce moment, il n'y a pas un seul des conseillers communaux qui ait fait des études.
etuidįyę, v. n.  Etudier. Etudier. L'è ba a Chën-Moŗe pó etuidjye, il est à St-Maurice pour étudier.
etuidzó, s. f. pl.  Etudes; le temps des études. Etudes; le temps des études. L`itą pé è j-etuįdzó, il a été aux études: l'a pó°" dé moundó per ënkyè kyè powéché paé è į-etuidzó pa awéeą oun prêtre, il y a peu de gens ici qui puissent payer des études de prêtre.
evanowi, v. n.  Evanouir (néol.). Evanouir (néol.).
evêe s. m.  Hiver: Hiver: w'evêe l'è on sti an, l'hiver est long cette année; d'evêe, en hiver: nó faŗin chin d'evêe, nous ferons cela l'hiver. j| Prov. È ou mëndzon pa w'evêe, les loups ne mangent pas l'hiver [il finit toujours par arriver].
éwésyon, s. f.  Election Election. Ou tin di j-éwésyon, au temps des élections.
éwévé , éwéva Elève  n. m. et f.  Elève  n. m. et f. 
èwevéite, s. f.  Edelweiss. Edelweiss. Oun trouwe prou dé j-èwevéité iną pé Tsanfléŗon, on trouve beaucoup d'edelweiss à Tsanfleuron.
ézą, éząta, adj.  Exact Exact. L'è éza ky'éi de chin, il est exact que j'ai dit cela.
ézameną, v. a.  Examiner. Examiner. Ché meŗesën ézamęné rin, ce médecin n'ausculte guère.
ézamenatōo, s. m.  Examinateur. Examinateur. Chon enou derën è j-ézamenatōo, les examinateurs sont entrés.
ézamin, s. m.  Examen. Examen. Falïé rin trwa abostą pó rochi w'ézamin, il ne fallait pas tâtonner pour réussir l'examen.
ézatamįn, adv. . Exactement. Exactement. L'è ézatamin dinché, c'est exactement ainsi.
ézatetouda, s. f.  Exactitude Exactitude. O-n-a pa prou d'ézatetouda pó teni cló°"ché è fénéitré, on n'a pas assez d'exactitude à tenir les fenêtres fermées.
ezecousyon, s. f.  Exécution. Exécution.
ezecoutą, v. a.  Exécuter. Exécuter. Bon pó radą ma pó ezecoutą! bon pour regarder [travailler les autres], mais pas pour exécuter [soi-même] !
ezecoutōo, s. m.  Exécuteur, partie, testamentaire. Exécuteur, partie, testamentaire.
ézèrsisyó, s. m.  Exercice. Exercice. È chordą chon pa jou a w'ézèrsisyó vwi, les soldats ne sont pas allés à l'exercice aujourd'hui.
ézèrsyę, v. a.  Exercer Exercer. Ezèrsyę è chordą, exercer les soldats. || Admonester quelqu'un: ó t'ézèrseri prou! je m'en vais lui donner la leçon! Va être ézèrsyą própró can vendre i pare, il va être admonesté soigneusement quand son père viendra.
ézįnpló, s. m.  Exemple. Exemple. Oun wivró ąvwe l'a pa d'ézinpló va rin, un livre sans exemples ne vaut rien.
ézintą, v. a.  Exempter. Exempter. Nó chin itą ézintą dé paę, nous avons été dispensés de payer.
ézósą     Exaucer.v. tr.  Exaucer.v. tr. 
fabręca, s. f.  Biens, revenus d'une église  I consęl dé fabręca, le conseil de fabrique; il est responsable des biens paroissiaux.
fabręca, s. f.  Fabrique Fabrique. .
fabrecą, v. a.  Fabriquer. Fabriquer.
fabrecąn, s. m.  Fabricant. Fabricant.
fabrecasyon, s. f.  Fabrication. Fabrication. L'è dé mowęje fabrecasyon, c'est de la mauvaise fabrication.
fāche, s. f.  Lange. Lange.  Prov. Dzin ën fāche, brot'ën tsāsé, joli en langes, vilain en culotte.  Bande molletière. Pó charvą è pantaon męton a fāche, pour préserver le pantalon, on met les bandes molletières.
fachę, s. m. Tas de foin carré que le mulet [ou l'homme aussi] porte en une fois. Tas de foin carré que le mulet [ou l'homme aussi] porte en une fois. Le fachę se compose de 12 (14) brassées (brachyęi) de foin liées ensemble, de manière à former un carré compact, avec 5 cordes munies d'une nįlé: 4 cordes sont mises dans le sens de la longueur et une dans le sens de la largeur (cf. ondząnye). Le fachę est soulevé par deux ou trois personnes et placé sur le bât du mulet. Un homme le tient en équilibre avec les deux mains derrière l'animal qui regagne la grange où le fachę est déchargé et défait et les brassées jetées dans la grange.  Tout fagot: oun fachę de pawën, un fagot d'échalas. || Dérivé du latin fascis; Grim. comme à Savièse. || Il est à remarquer que l'habitude de transporter le foin par gros tas à dos de mulets n'existe plus guère qu'au village de Chandolin; dans les autres villages moins en pente, on se sert de l'argóche (cf. ce mot).
fachena, s. f.  Fagot. Fagot. Les «fascines» jouent un assez grand rôle dans l'économie domestique de Savièse. On fait des «fascines» avec les menues branches de sapin; on les appelle alors écówété. Les buissons, surtout de coudriers, si nombreux à Savièse, sont coupés et les branches attachées en «fascines»; de même les branches des chênes. En hiver ces «fascines» munies de leurs feuilles sont données aux chèvres, le bois est ensuite brûlé.
fachena, v. a.  Lier en fagot. Lier en fagot. N'ën fachena hé brąntsé dé tsānyó, nous avons fait des fagots avec ces branches de chêne.
fachenęta, s. f. Dim. de fachena.  Petit fagot. En particulier, petit fagot de branches qui sert de coussin aux gros tonneaux sur les chars. Petit fagot. En particulier, petit fagot de branches qui sert de coussin aux gros tonneaux sur les chars.
fāchyę, v. a.  Emmailloter un petit enfant, l'entourer de langes Emmailloter un petit enfant, l'entourer de langes. Fāchyę ba ó popoun, entourer l'enfant de langes dans toute sa longueur.  Bander. L'a metou chou dé gra é l'a fāchya, il a mis de la pommade sur [le membre malade] et l'a bandé; l'è i móda vwi dé fāchyę è tsąnbé, c'est la mode aujourd'hui de bander les jambes.  L'afr. a les formes faisier, foscier, fasser, fesser.
fāda, s. f.  Giron, Giron, c.-à-d. l'espace qui s'étend de la ceinture aux genoux d'une personne assise. Maġiŗįta, n'ën iną chou a fada a mè, Marguerite, viens sur mes genoux; tenyïé ó tsate iną chou a fāda, il tenait le chat dans son giron.
faea, s. f.  Mouton, Mouton, ën pachin Sénin i you è fąeé dé Chavyeje ba pé ó son dou Pa, en passant le Sanetsch, j'ai vu les moutons de Savièse vers le sommet du Pas. || Brebis, par oppos. à bèŗą (bélier) et ânyę (agneau): è-t-e oun béŗą ou ona fąea? est-ce un bélier ou une brebis?
faeāa, s. m.  Hêtre, foyard. faeāa, s. m. Hêtre, foyard. Oun trouwé pa dé faeāa pé Chavęįe, ma oun trouwé ché bó°" derën pé Trecōo, il n'y a pas de hêtre à Savièse, on trouve cette plante dans la vallée du Triqueu.
faeąnse, s. f.  Faïence Faïence. I atsetą sën taché dé faeąnse, j'ai acheté cinq tasses de faïence.
faéŗóou, s. m.  Berger de moutons Berger de moutons. L'è rin pweŗou, baléré oun bon faéŗó°"., il n'a peur de rien, ce sera un bon berger de moutons.
faéta, s. f. Dim. de faea  jeune brebis. jeune brebis.
fali, v. imp.  Falloir Falloir: fó°", falie, fódré, fodri, faie, falęche, falin, falou. || Fó°" t-e pa être tącò pó féré chin, n'est-ce pas être sot que de faire cela? Prov. Can i fó°", i fó°", quand il faut, il faut.
falįte, s. f.  Faillite. Faillite. L'a fé falite, il a fait faillite. || Syn. ātó dé gyérìnse.
fama, -ąe, adj.  Famé. Famé. Ha marin-na ma famāe, cette femme sans bonne réputation, mal famée.
famé (è bóné famé).  Arroche des jardins (Atriplex hor-tensis L.).Fleur sponge.  Arroche des jardins (Atriplex hor-tensis L.).Fleur sponge. 
famęle, s. f.  Famille. Famille. I pou prou féré chin, rlwi, l'a pa dé famęle, il peut bien se payer cela, lui, il n'a pas de famille; l'è dé famęle, chin, c'est de famille (c'est héréditaire).
famena, s. f.  Famine, Famine, w'an chédze l'è ita w'an da famena, l'an 1816 a été l'année de la famine.
famo, -oja, adj.  Fameux Fameux. Chon dé famo j-arsole, ce sont de fameux arsouilles.
famoįamin, adv.  Fameusement. Fameusement.
fan, s. f.  Faim. Faim. L'a 'na fan dé ou, il a une faim de loup; l'an pa dé maadį kyè prou fan, ils n'ont pas d'autre maladie que celle de la faim. Il Prov. L'è i fan kyè māryé a chi, c'est la faim qui épouse le soif.
fandąn, s. m.  Fendant. Plant de vigne Fendant. Plant de vigne. N'ën défonsa ha vęnye é n'ën tó metou dé fandąn, nous avons défoncé cette vigne et nous y avons planté du fendant; ona corba dé reįën dé fandąn, un panier de raisins de fendant. || Vin tiré de ce raisin. Anmą vó oun vēró dé fandąn? désirez-vous un verre de fendant? Le mot ne s'emploie plus que rarement comme adj. : dé rejęn fandąn, du raisin fendant.
fandze, s. f.  Pus Pus. I pèrchyą ó di avwéi on'epęna, é óŗa l'a remâcha oun grou ādzó dé fandze, je me suis percé le doigt avec une épine et maintenant, il s'y est ramassé beaucoup de pus.
fanfaron, s. m.  Fanfaron. Fanfaron. L'è prou fanfaron! il se vante tellement!
fanfaŗóną, v. n.  Faire le fanfaron, faire des fanfaronnades, se vanter. Faire le fanfaron, faire des fanfaronnades, se vanter. pla
fanfaŗónąda, s. f.  Fanfaronnade. Fanfaronnade.
fanoué, s. m.  Fenouil (Foeniculum officinale). On le trouve dans les vignes, p. ex. à Lentine. Fenouil (Foeniculum officinale). On le trouve dans les vignes, p. ex. à Lentine. È fanwé venyon méimó pé è vęnyé, le fenouil pousse de lui-même dans les vignes. On le donne aux vaches vêlées pour qu'elles mettent beaucoup de lait.
fantóouma, s. f.  Fantôme; épouvantail Fantôme; épouvantail. I tsousevyęle chin l'è ona fantó°"ma, la «chausse-vieille» est un fantôme. | Val-d'Illiez fátūmma (Fank. 89). Vionnaz fătûma, épouvantail contre les oiseaux (Gil. 152).
faratą Faire la fête, la bamboula. Faire la fête, la bamboula.
faŗąta, s. f.  Chiffon. Chiffon. Porta dé faŗąté ou patį, apporter des chiffons au chiffonnier. Gens costumés, à carnaval. Antąn fou kyè chon ita faŗąté chon itą poni, L'année passée ceux qui se sont masqués ont été punis. Il En général, personne négligente, ganache. Kyënta farąta dé côo! quel triste gaillard!
faŗatą, v. a.  Salir, friper les vêtements, le linge, les livres, etc. Salir, friper les vêtements, le linge, les livres, etc. Cómin to faŗąté fou dzin j-ālon di demëndzé! comme tu fripes ces jolis vêtements du dimanche !  V. r. Se salir, se friper. Ha matiŗé che faŗatąé dri, cette étoffe se fripait tout de suite. || Par ext., se dit des badinages, jeux de mains et attouchements entre garçons et filles:chon apré che faŗatą, ils sont en train de se «farater». A Grimisuat le mot est usité seulement dans ce dernier sens.
faŗateŗį, s. f.  Chiffons de toutes sortes Chiffons de toutes sortes. ona motchyoŗą dé faŗateŗi, un mouchoir rempli de toutes sortes de chiffons.
farbéwą, s. m.  Falbala Falbala. Hé dé dewéi Roun-nó pōrton dé byo tsapéi farbéwą, les femmes de la rive gauche du Rhône portent des chapeaux à falbalas.
Faŗé Morve Morve, Au figuré :  Sti infan l'a tōtin ba ó faŗé, cet enfant à tout le temps la morve [sous le nez]. Syn. mókyéré'.
fare, s. m.  Mèche de lanterne, lumignon en coton. Mèche de lanterne, lumignon en coton. Ha vyęle tiwa parte cómin dé faŗé, cette vieille toile se défait comme une mèche de coton. || Grim. id.
faŗęna, s. f.  Farine,  Farine,  Fig. Fajïé pa méi faŗéna, il ne donnait plus signe de vie.
faŗenou., -ja, adj.  Farineux. Farineux. Dé bóné pómètêré faŗenoujé, de bonnes pommes de terre farineuses.
farfole,v. a.  Farfouiller, fureter. Farfouiller, fureter. Kyè a-to tan farfolą ? qu'as-tu fureté ainsi?
faŗibówą, s. f.  Faribole. Faribole.
faŗó, s. m.  Faraud, matamore, fier. Faraud, matamore, fier. Awéi ché l'a dabó jou forni dé féŗ'ó faŗó, avec cet adversaire il a eu bientôt fini de jouer au matamore; tan faŗó kyè foché, capouné pó fornį, quelque faraud qu'il soit, à la fin il doit se rendre.
faŗochye, adj. et s. m.  Qui veut faire le fort, faraud. Qui veut faire le fort, faraud.
farsefié, v. a.  Falsifier. Falsifier. L'a farsefią ó papēe, il a falsifié l'acte.
fasāda, s. f.  Façade (néol.). Façade (néol.).
fâse, s. f. Face, visage.  Face,, visage. I pa pochou féré făse ou traó, je n'ai pu venir à bout du travail.
fāse, s. f.  Tour, farce. Tour, farce. Chin chon dé broté fāsé, voilà de vilaines plaisanteries; féŗ'ona fāsa a cācoun, jouer un tour à quelqu'un: iré rin kyè pó féŗ'ona fāse, c'était seulement pour jouer un tour.
fasewitą, s. f.  Facilité, faculté, talent pour étudier. Facilité, faculté, talent pour étudier. Kyënta fasewitą! quel talent !
fasilamin, adv.  Facilement. Facilement.
fasįló, fasįla, adj.  Facile (rare). Habituellement on dit ijyą. Facile (rare). Habituellement on dit ijyą.
faskyën, s. m.  Sobriquet donné à un homme qui avait été à Rome et qui avait souvent le mot «fasquin» à la bouche. Sobriquet donné à un homme qui avait été à Rome et qui avait souvent le mot «fasquin» à la bouche.
faskyenè, s. m.  Dim.  de faskyën. Petit faskyën Petit faskyën
fason, s. f.  Façon. Façon. È bóté l'aïon on' ątra fąson dan ó tin, les souliers avaient une autre forme autrefois; t'a bóna fason avwéi ché tsapéi, tu as une bonne mine avec ce chapeau; oun pou pa féré fason dé ché, on ne peut avoir raison de celui-là; partïe dé caè chën fason, les cahiers partaient sans mesure, abondamment.  Chënblé kyè ou féré byo tin. - L'a a fason adéi Il semble qu'il va faire beau temps. - Il y a au moins l'air.
fasóną, v. a.  Façonner. Façonner. T'a pa béjwin dé fasóną tan gran tin fou pan, il n'est pas nécessaire de façonner si longuement ces pains. || Donner une forme plus agréable, embellir. Chin fasoun'adéi a chāwa, cela donne une certaine façon à la salle, l'embellit.
fāsōo, s. m.  Farceur, diseur de bons mots, qui joue des tours Farceur, diseur de bons mots, qui joue des tours. Fransi a nó iré tan fāsōo, notre François était tellement farceur.
fąta, s. f.  Sac de cuir. Sac de cuir. Dans les moulins on se sert de la fąta pour y mettre la fine farine (boŗatą), afin qu'elle ne se perde pas; la farine ordinaire se transporte dans des sacs de toile. Ché achié aa cóm'ona fąta, il se laissait aller comme un sac (sans aucune énergie)  È fąté sont les gros boyaux chez les moutons. Il A Vionnaz (Gil. 152) fata signifie poche, id. à Val-d'Illiez, Ayent, Val d'Hérens,Randogne etc.
fatą, s. f.  Le contenu d'un sac Le contenu d'un sac. ona fatą dé boŗatą, un sac de fine farine.
fatęga, s. f.  Fatigue (peu usité, on emploie plutôt: ouąnye). Fatigue (peu usité, on emploie plutôt: ouąnye).
fatéta, s. f. Diminutif de fąta.  Un petit sac. Un petit sac.
fatōo, fatoja, s. m. et f.  Facteur postal, employé(e) postal(e). Facteur postal, employé(e) postal(e). Ha fatoja fé pa méi, l'è i fęse kyè l'a pri, cette factrice postale s'est retirée, c'est son fils qui lui a succédé.«Facteuse» pour factrice postale est SR.
fatoŗé, s. m. Dim. de fatōo.  Petit facteur. Petit facteur.
fāva , s. f.  Fée. Fée. Tóte apréi chon resta fāvé, après cela toutes sont restées fées. (I Fāva ënfavąe, chóądze! expression injurieuse à l'adresse des fées dans les plus anciens contes: fée, «enfèvée», sauvage.
fāva, s. f.  Fève. Fève.
fāvą, s. m.  Mouron d'eau (Veronica anagallis L.) Mouron d'eau (Veronica anagallis L.). I fāva che trouwe pé è tèrą, oun pįté pó métré chou è pląé, rech`ęnbl'ou crënchon, le fāvą pousse dans les fossés; on le pile pour le mettre sur les blessures, il ressemble au cresson.
favōo, s. f.  Faveur Faveur. Dé favōo dinché n'ën jaméi you, nous n'avons jamais vu pareille faveur.
favóŗąbló, -bla, adj.  Favorable Favorable. I tin l'è rin itą favóŗąbló pó ó vën, le temps n'a pas été favorable à la vendange.
favori Favori Favori. Enri l'è i favori da réjyan-na, Henri est le favori de l'institutrice. 
favori, s. m. pl.  Favoris Favoris. L'è brote avwéi è favori, il est vilain avec les favoris.
favrą, s. m.  Petit oiseau des murs, couleur grise, rouge sous les ailes, grimpereau (ou pic) des murailles. Petit oiseau des murs, couleur grise, rouge sous les ailes, grimpereau (ou pic) des murailles. L'a dé favrą iną pé ó clósyè, il y a des grimpereaux dans la tour de l'église.
fąvre, s. m.  Forgeron. Ancien mot qui a fait place à marechąwe. Forgeron. Ancien mot qui a fait place à marechąwe. De mon temps il y avait à Rouma une famille qu'on appelait fou dou fąvre, ceux du «favre». Du lat. faber. De là le nom de famille Favre.
  , fête, adj.  Fait, accoutumé. Fait, accoutumé. O-n-e fé a chin óŗa, on est habitué à cela maintenant.
fé , adj.  Fermé. Fermé. L'è tó fé, tout est fermé. Au féminin on emploie ferma; l'è ferma mijon, la maison est fermée.
fé , adv.  Fort. Fort. Bale fé, frapper fort; pèją fé, peser ferme; radą a fé encontre cacoun, regarder fixement qqn. Cf. v. afè. \\ Du lat. firme.
fé, s. m.  Fait. Fait.Prov. Méi dé bląga kyè dé fé, plus de blague que de fait.
feblęse, s. f.  Faiblesse. Faiblesse. Chin l'è ona feblęse pé tó ó côo, c'est une faiblesse dans tout le corps.
febli, v. intr.  Faiblir Faiblir. L'a prou balą dé plodze, ma i febli óŗa, il a beaucoup plu, mais la pluie diminue.
fęca, adv.  Défi Défi .  Bąló fęca d'enį ba, je vous défie de descendre; té bąló fęca dé m'aconchyore, je te défie de pouvoir m'attraper [à la course]. || Impossible. Fęca dé powi arétą è dzenelé, impossible de pouvoir arrêter les poules. || Expression connue dans de nombreux villages du Valais central: Grimisuat, Nendaz, Randogne, etc.
féchąwa, s. f.  Moule à sérac. Moule à sérac.
féché (è), s. m. pl.  Baguettes, très souvent de coudrier, fendues dans le sens de la longueur, pour la fabrication des paniers; elles s'entrelacent autour des rapąn-né. Baguettes, très souvent de coudrier, fendues dans le sens de la longueur, pour la fabrication des paniers; elles s'entrelacent autour des rapąn-né.
féchya     Croisé. ! adj. Pour fléchye Croisé. ! adj. Pour féchye, le Lex. donne fléchye en page 277, tresser,
fèdèŗąwé, -ąwa, adj.  Fédéral, Fédéral, ona tija fèdèŗąwa, toise fédérale; cf. s.v. tija. I rlwé fèdèŗąwa, la loi fédérale. || S. f. Terme désignant l'ivresse dans les locutions: ai, prind'ona fèdèŗąwa, s'enivrer d'importance.
fédzó, s. m.  Foie. Foie.
Fêe s.m. Fer. Fer. I pawąntse dou fêe, barre de fer; í fêe, le fer à repasser; oun fêe dé mówé, un fer à cheval;l'a dé tsąnbé dé fêe, il a des jarrets de fer; fou l'an oun fòrnê dé fêe derën ou piló, ils ont un fourneau de fonte dans la chambre; i mowé l'a perdou oun fêe, le mulet a perdu un fer; è cątrò fêe ën w'êe, les quatre fers en l'air; se dit de quelqu'un qui est jeté sur le dos. Syn. è tsan-b'ën w'êe,les jambes en l'air. || Va pa è cątró fêe d'oun tsën, il ne vaut pas les quatre fers d'un chien (il n'est d'aucune valeur). pla
fêeblan, s. m.   Fer-blanc Fer-blanc. Hè bóné brinté dou fêeblan, ces bonnes brantes en fer blanc. pla
féêdze, s. f.  Forge. Forge. Ce mot a fait place aujourd'hui à fôrje. On le rencontre encore pour désigner un lieu où se trouvait autrefois une forge. Il Fèêrdze, mayen de Grimisuat, à l'entrée de la combe de Réchy; Faverges, lieu-dit répandu en SR. pla
fęga, s. f.  Figue. Figue. pla
fegoŗa, s. f.  Figure Figure. Kyënta brota fegoŗa! quel affreux visage! pla
fegoŗa, v. n.  Figurer. Figurer. L'a fegoŗą a Féita-Djyo, il a figuré à la Fête-Dieu [comme soldat]. pla
fegyè, s. m.  Figuier. Figuier. I fegyè. di capotsën, le figuier au couvent des Capucins [à Sion]. pla
feįōo, s. m.  Faiseur (p. ex. d'embarras). Faiseur (p. ex. d'embarras). pla
féise     FAUX Faux. n. f.  Ëntsaplą a féise, écacher la faux. Syn. berni. pla
ita Fête . I Fé'ta-Djyo. Chaque village, à tour de rôle fournit la troupe. Les autorités de chaque Fête-Dieu se composent du banneret [bandéré, porteur de la bannière du village], du «capitaine» [capetan, porteur de l'esponton, bâton garni de rubans], du lieutenant [commandant de la Fête-Dieu], du sergent et du caporal des grenadiers [commandant chacun un peloton], du fourrier [responsable des comptes et du repas de midi]. D'autres grades moins importants sont confiés aux soldats. Le banneret, le capetan et le lieutenant sont pratiquement nommés à vie. Cette fête comprend les exercices des jours précédents, la messe avec la procession du Saint-Sacrement, le dîner en commun pour la troupe, les fanfares et les invités, les vêpres, les discours et la remise de la bannière saviésanne devant la maison communale, la remise de l'esponton et de la bannière du village chez le capetan et le banneret. Le dimanche qui suit a lieu «l'octave», bal et annonce des offres [un setier soit 40 litres de vin ou un demi-setier]. pla
féita, s. f.  Fête Fête. Féré féita, faire fête, fêter qqn; ché fé pa dé ca, i trąlé è féité é è demëndzé, il ne fait pas de cas, il travaille également les jours de fête et les dimanches; i fêta di vęnyé, petite fête que l'on paye aux ouvriers à la fin de certains travaux dans les vignes; féré tui è dzò féita (aussi: ai), faire tous les jours fête. Il Féita d'ó°", l'Assomption de la Sainte Vierge (15 août). || I Féita-Djyo, Fête-Dieu. Chaque village, à tour de rôle, fournit la troupe. Cette fête comprend les exercices des jours précédents, la messe avec la procession, dîner en commun; à Drône la musique; boire dans les villages; après vêpres, les discours devant la cure et enfin l'octave.  È féitè fridé, les saints de glace.- pla
féita, v. a.  Fêter. Fêter. Kyè féita ché moundó, can vën amou. ó vêré ! combien ils flattent cet homme quand il monte le voir ! pla
fele, s. f.  Fille. Fille. Sta l'è i fete a nó, c'est celle-ci qui est notre fille. || Syn. bwąta. pla
feléta, s. f. Dim. de fęle Fillette. . Fillette. . pla
feloūwa, s. f.  Filleule (cf. ferlwé). Filleule (cf. ferlwé). Éi rinkyè ona felouwa, je n'ai qu'une filleule. pla
fémą, v. a.  Fumer un champ, etc Fumer un champ, etc. Antąn n'ën pa fémą ché pra, n'ën pa jou groucha prįja, l'année passée, nous n'avons pas fumé ce pré, nous n'avons pas eu beaucoup de récolte. Il Absol. Yè i pa fé kyè fémą tó dzò, hier je n'ai fait que conduire le fumier toute la journée. pla
fémāe, s. f.  Action de fumer un terrain, fumage. Action de fumer un terrain, fumage.
fémaou, s. m.  Qui est toujours avec les femmes. Qui est toujours avec les femmes. Oun fémaou dinché, un pareil amateur de femmes !
fémąwa, s. f.  Femelle.  Oun dé fou tsaton l'è ona fémąwa, un de ces petits chats est une femelle. Pour le sens de ce mot dans la menuiserie, cf. s. v. māwó.
fémąwa, s. f.  Femme Femme. Pé Chavyeje è fémąwé trālon cómin è j-ómó, à Savièse les femmes travaillent autant que les hommes.  Prov. Méi l'a dé fémąwé, mwin ch'acōrdon, plus il y a de femmes, moins elles s'accordent. Can ona fémąwa pore pa méi parla, a tonba fó°" aprèstą, quand une femme ne pourra plus parler, il faut préparer sa tombe. Syn. marin-na.
fémawéta, s. f. Dim. De fémawa Petite femme. ; Petite femelle.  Petite femme.; Petite femelle.
fémawiri     Gent féminine. Gent féminine. Lex. fémaou, fémawa, fémawéta.
féméi, s. m.  Fumier. Fumier. Tréŗé ó féméi ou coŗą ó féméi, sortir le fumier; féré ó féméi, étendre le fumier au printemps dans les prés, avec le râteau.( à Randogne: brijola lè pra ) Prov. Ché kyè vin ó féméi, vin a prija, qui vend le fumier, vend la récolte; bóna ni, fé féméi, bonne neige vaut fumier.
femewën, femewën-na, adj. et s. m. et f.  Garçon, fille peu forts; efféminés. Garçon, fille peu forts; efféminés. Ché tsate l'è oun femewën: pou pa disipą ó cwēe di raté, ce chat est peu fort, il ne peut digérer la peau des souris.
fën , s. f.  Fin. Fin. L'a pachą ba dé moundó kyè l'aie pa dé fën, il est descendu des gens sans fin. || Mort. Chóną a fën, sonner la fin, le décès de quelqu'un. || Prov. Tèwa vya, tęwa fën, telle vie, telle fin; l'an tòté tsó°"jé 'na fën, toutes les choses ont une fin.
fën , s. f.  Grande étendue, de champ, p. ex Grande étendue, de champ, p. ex. ona fën dé tsan. Crèta Maêrna l'è ona fën dé tsan, C. M. est une étendue de champs. Il y a à l'est d'Ormone un lieu dit í Gran Fën d'Ormoun-na. || Ce mot signifiait autrefois sole, portion du territoire d'une commune où les cultures variaient de trois en trois ans. Ce mot, extension du latin finis, est encore bien vivant à Savièse.
fën, fën-na , adj. et s. m. et f.  Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). hé flōo venyon pye è fën-né deriŗé, ces fleurs ne viennent qu'après toutes les autres; ou fën plo iną, tout au sommet. || Délicat, suave. Ché 'ŗa l'è oun fën traó, ça c'est un travail délicat; ché vën l'a oun plo fën go, ce vin a un goût suave. Fin, délié et menu. Ha ecritoŗa l'è trwa fën-na, y ó pwi pa lère, cette écriture est trop fine, je ne puis pas la lire; chin l'è ënpremą bougramįn fën, c'est imprimé trop fin.
fën, fën-na , adj. et s. m. et f.  Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). Extrême (dev. un nom); tout, tout à fait (dev. un adj.). I ni l'è via tanky'ina a fën son di cheré, la neige a disparu jusqu'à l'extrême sommet des montagnes; dé moundó dinché chaŗąn prou a fën fon déw'ënfêe, de pareils criminels seront sans doute tout au fond de l'enfer. Il Souvent le superlatif s'exprime par l'adjectif fën, fën-na, précédant un autre adjectif ou un adverbe. Ché botchyó l'è fën gra, ce bœuf est très gras; i tchyévra l'è tornąé d'ën-tsąn fën-na ryonda, la chèvre est revenue du pâturage tout à fait ronde; 
fën, fën-na , s. m. et f.  Malin, roublard. Malin, roublard. L'è oun fën, ona fën-na, c'est un malin, une maligne; ché peti wéi l'è oun tó fën, ce petit-là est un roublard. || Prov. È fën fan rįŗ'è fó°", les hommes fins font rire les fous.
féna, s. f.  Femme, épouse Femme, épouse. I féna ou veįën, la femme du voisin.
fénache, s. f.  Gramon, toute herbe à gazon Gramon, toute herbe à gazon. N'ën fotou via a vęnye é metou dé fénache ën pląche, nous avons enlevé les ceps de vigne et semé du gazon à la place. || Fenasse s'emploie en SR.
fénéąn, -anta, s. m. et f.  Fainéant. Fainéant.
fénęitra, s. f.  Fenêtre. Fenêtre. Cló°" a fénęitra, i vën derën dé plodze, ferme la fenêtre, la pluie entre.  Prov. Chin ky'oun bąle pé ā porta, rintré pé è fénéitré, ce qu'on donne par la porte, rentre par les fenêtres.
fénéitreta, s. f. Dim. De fénęitra  Petite fenêtre: Petite fenêtre: ā préjon da mijon dou comoun l'a rinky'ona petita fénéitrèta, à la prison de la maison communale, il n'y a qu'une petite fenêtre.
feni, v. a.  Finir, condamner Finir, condamner. Dąvwé béitchyé kyè nó contāon fenité, n'ën pochou vwaŗį, deux bêtes que nous considérions perdues, nous avons pu les sauver; l'è feni, nó chin pa méi dé j-amį, c'est fini, nous ne sommes plus amis.
fën-namin, adv.  Finement, délicatement.  Finement, délicatement.   Chin   l'è   trālą   fën-namin,c'est travaillé délicatement. || Beaucoup, iré fën-namįn méi tāa kyè óŗa, c'était beaucoup plus tard que maintenant.
fenyówé, -éta, s. m. et f.  Homme ou femme afîecté(e), maniéré(e). Homme ou femme afîecté(e), maniéré(e).
fera , v. a.  Ferrer. Ferrer. Fera ó mówé, ó botchyó, ó catson, è bóté, a rlwįdze, etc., ferrer le mulet, le bœuf, le cochon, les souliers, la luge, etc.
fera, -ąe, adj.  Rempli, comme ce qui est ferré de nombreux clous. Rempli, comme ce qui est ferré de nombreux clous. L'a tó fera dé moundó amou é ba per léi, c'est tout rempli de gens de ce côté. Il Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs. Syn. moŗalą. || Fig. Savant.
fèralę Ou avec des armes à feu.  ou avec des armes à feu.
fèrąle, s. f.  Ferraille Ferraille. || Syn. fèraleŗį.
fèralę, v. n.  Faire du bruit avec des objets en fer Faire du bruit avec des objets en fer. L'a fèralą pé a porta 'na vwārba, il a fait un bruit de fer à la porte, un moment.
fèraleŗį, s. f.  Ferraille Ferraille. Syn. fèrale.
fèrblantchyè, s. m.  Ferblantier. Ferblantier.
fèrcasye Rissoler la polenta ou les pommes de terre coupées en morceaux.  v. tr. ou intr. Rissoler la polenta ou les pommes de terre coupées en morceaux.
Féré faŗęna Ne plus donner signe de vie Ne plus donner signe de vie
féré, v. a. Faire  Faire .  féré fwa, allumer du feu; féré bwęea, faire la lessive; féré dé fole, faire des fagots avec des branches feuillues; féré ó fache, féré ó mwatson, faire un faisceau, un tas de foin; féré è chó°"wé, faire les repas; féré ó le, faire le lit; féré choun trin, faire son devoir; féré ó féméi (cf. s. v. feméi); l'è apréi féŗ'a chopa, il est en train de faire la soupe; nó fejįn chin per mitįn, nous faisons cela par moitié; féré rin kyè dé, se dit d'une action prolongée ou répétée: fé rin kyè dé plòŗą, il ne fait que pleurer; i ątse l'a fé ó véi, la vache a fait le veau; i tsate l'a fé è tsaton, la chatte a fait les petits Suivi de l'infinitif, précédé ou non de la préposition a: féŗ'ënradjyę, taquiner, tourmenter; féré ënradįyę è vwéipé, tourmenter les guêpes; aa féré a tréré ona din, aller se faire arracher une dent; féré féré ou féŗ'a féré: féŗ'a féré dé traó, faire faire du travail; i fé féré oun pāa dé bóté, je me suis fait faire une paire de souliers; é ché tenį préi dé sta pó fer'a paé tòté, et flatter celle-ci pour lui faire tout payer.  
féré, v. a. Faire  Faire . La même expression au figuré: se remuer; féré fouŗa, rompre un engagement; l'aïon ó mówé per mitįn avwéi N., óŗa l'an fé fouŗa, l'an pri oun tó ó tin, ils avaient un mulet en commun avec N., maintenant ils se sont séparés: ils en ont un chacun tout le temps; l'an tan falou féré pè è j-ātró, l'an rin fé méimó, ils ont dû employer d'autres, ils n'ont pas pu travailler eux-mêmes; chin kyè l'a pa fé bon chin dou paré, l'a acrótchyą chin da māré, où le bien du père n'a pas suffi, il a pris celui de sa mère; féré è darbonïŗé, comme on dit féré ó féméi, étendre les taupinières; l'aïe a féré i féna ën ha mijon, la femme avait des droits sur cette maison; l'a a féré a mouŗą, elle a de la peine à mûrir [la vendange p. ex.]; l'è jou ba féré plįnte, il est descendu [à Sion] déposer une plainte. Į] Impers. Fé tsa, fri, il fait chaud, froid; fé byo tin, crwéi tin, il fait beau temps, mauvais temps; fach'a tsa ky'odré, ché óté pa ó pawétó, qu'il fasse aussi chaud que possible, celui-là n'enlève pas son paletot.
féré, v. a.  Faire. Faire. Féjó, to fé, i fé, nó féjin, vo féré, i fan \ nó fajïon, etc. faŗį | faŗôo, etc.  Fé rin kyè féré a mè, il m'est égal «quoi» faire; tan bën ky'oun fajęche, l'è jamë contįn, si bien qu'on fasse, il n'est jamais content; l'a féŗ'é féré, il y a faire et faire; l'è pa tòté dé déŗé, fó°" achebën féré, ce n'est pas tout de dire, il faut aussi faire; l'an tui prou a féré, tout le monde a assez de peine ; chāon pa féré pó ai cākyé tsó°"ja, ils ne savent pas s'y prendre pour avoir quelque chose; l'a fé choun tin, il a fait son temps (il n'a plus qu'à mourir); fajïé redzeŗi d'avwęré, cela faisait frissonner d'entendre; féré bó°"tseŗi, tuer un porc, un bœuf,  une vache  et préparer la viande pour la conserver.
féré, v. a. suite Faire . Faire . Oun che fé prou ma, on se repent, on éprouve de la douleur; avwéi ó vën é w'ardzįn oun che fé dé j-ami, avec le vin et l'argent on se fait des amis; che chon fé kerya apréi, ils ont fait mal parler d'eux; che fan byin avwéi ché, [ces deux] font de bonnes affaires ensemble; i mosyôo l'a ótą a vęnye, chaïé pa kyè ch'ën féré 'ŗa, le monsieur lui a enlevé la vigne [au vigneron], il ne savait que devenir; can pouwon pa méi che féré, van ën w'epetą, quand ils ne peuvent plus aller de l'avant, ils vont à l'hôpital.  Emplois divers particuliers. L'an acrótchyą oun pé byéi é mena, ba cóm'oun bemon, fajïé pa tsąnbé, ils l'ont empoigné et conduit comme un mouton, il n'employait pas les jambes
fèrémįnta, s. f. Désigne tout ce qui appartient à la fermeture d'une porte, p. ex. aussi les charnières  Désigne tout ce qui appartient à la fermeture d'une porte, p. ex. aussi les charnières.I porta l'è fêté, mankyè ouncó i fèrémįnta, la porte est achevée, la fermeture manque encore. || Fermente, dans ce même sens, est SR. Ce mot, dérivé de ferrer, était fort usité en afr.
feŗį, v. a.  Toucher un but. Toucher un but. I tsasyou l'a teryą, ma l'a pa feŗou a wïvra, le chasseur a tiré, mais il n'a pas atteint le lièvre; t'a pa chowemįnte feŗou a chįba, tu n'as pas même touché la cible. || Tomber. Nó chin nète itą byin ferou, iré 'na bóna ątse, nous sommes très bien tombés [dans ce marché], c'était une très bonne vache. || Intrans. Arriver. Can feŗon dé dzò kyè chon tui via,quand par hasard on tombe sur des jours où tout le monde est absent. V. r. I che fęron méi pé dé bon rlwa, il arrive qu'ils tombent sur de meilleurs pâturages.  Impers. I fęŗe ky'étsąpon ba, il arrive qu'ils s'échappent [de la montagne].
ferląndra, s. f.  Effiloche. Effiloche. Oun tsarbon l'è resta pé ona ferląndra dou fordą, un charbon est resté [accroché] à une effiloche du tablier. | Į Cf. le fr. « filandre ».
ferlandrou, ferlandrole, adj. et s. m. et f.  Effiloché. Effiloché. Ché dra l'è prou ferlandrou, ce drap est très effiloché.  Fig. Une personne déguenillée, qui a les habits déchirés: ona plo brota ferlandrole dé fèmąwa, une très vilaine femme déguenillée.
ferloué, s. m.  Filleul. Filleul.
ferma Fermer à clef. Fermer à clef. Ferma ó piló, fermer la chambre; í tchyévra l'è itą fèrmāe fouŗa dou bou, la chèvre a été fermée hors de l'étable.
ferma,  s. f.    Ferme. Ferme.  L'an atsetą ona ferma pé Batachéi, ils ont acheté, une ferme à Bâtasse.
fèrmąle, s. f. pl. Après le catéchisme, réunion des futurs époux dans la maison de la future épouse où l'on mange du fromage. Fiançailles. Après le catéchisme, réunion des futurs époux dans la maison de la future épouse où l'on mange du fromage. Fiançailles.
fèrmamin, adv.  Fermement. Fermement.
fèrméta, s. f. Dim. de ferma.  Petite ferme. Petite ferme. Amodïon ona fèrméta, ils louent une petite ferme.
fèrmin, -mįnta, adj.  Qui peut être fermé à clef: Qui peut être fermé à clef: ona tsąnbra fèrminta, une chambre qu'on peut fermer à clef; w'ąrtse iré fèrminta, le coffre pouvait être fermé à clef.
fèrminta, v. n.  Fermenter (néol.). Fermenter (néol.). Fó°" pa métré hé pómé deŗ'ên a boche, fèrmįnton dri, il ne faut pas mettre ces pommes dans le tonneau, elles fermentent tout de suite. || Syn. plus usité: bowį.
fęrmó, -ma, adj.  Fermé. Fermé. I porta l'è ferma, la porte est fermée.
fèrmwįŗé, s. f.  Serrure Serrure. On'onda fajïon dé bèwé fèrmwįŗé, autrefois on faisait de belles serrures.
Fèronda, s. f. Vache forte; nom de vache. Vache forte; nom de vache. Fèronda l'è i métrąwa di sën mountąnyé, Féronde est la reine des cinq alpages. || Fig. Femme méchante.
fèrwéi, s. m.  Cadenas à chiffres. Cadenas à chiffres.
fèrwéi, s. m.  Fermoir compliqué Fermoir compliqué. 
fēŗyę, v. n.  Chômer Chômer, achon pa fēŗyę è fó, ils ne laissent pas interrompre les fours; è mówé l'an wejį dé fēŗyę pé dé tin dinché, les mulets ont le temps de chômer par ce [mauvais] temps.
fęse   , fęsa adj.  Fixe, exact. Fixe, exact. Ché l'è nète fęse i j-ofiŗé, celui-là est très exact aux heures.
fęse , s. m. Fils.  Fils. I fęse a mè, mon ' fils.
fésó, m. pl.  Faisceaux. Faisceaux. Féré è fésó, former les faisceaux (milit.).
festen, s. m.  Festin. Festin.
fetchyę, v. a.  Mettre, placer, Mettre, placer, ąvwe vw'éi vó fetchyą a w'antęrna? où avez-vous mis la lanterne? to fętse ó na pèrtó, tu mets le nez partout; fètchyę d'oun byéi pó o-n-ātr'ąn, mettre de côté pour une autre année. V. r. Ch'è fetchyą chin derën pa téita, il s'est mis cela dans la tête. Il Syn. métré; synonyme grossier fótré.
fetou, s. m.  Fétu. Fétu. || Grim. fitou.
fétówa, s. f.  Crevasse profonde du terrain, d'un rocher, d'un glacier. Crevasse profonde du terrain, d'un rocher, d'un glacier. ën vënyįn ënséi di p'ó byounyó, l'a mochyą derën pé ona fétówa dé chéi, en revenant du glacier, il est tombé dans une fente de rocher. || Montana fèhòla.
fetsefwą, s. m.  Qui met le feu, incendiaire. Qui met le feu, incendiaire.  Les Saviésans disent aux gens de Grimisuat: Gromeįwą, fetsefwą, rlwin da mécha, préi dé w'ënfęe, Grimisuat qui met le feu, loin de la messe, près de l'enfer.
fetseną, s. m.  Fureteur. Fureteur.
fetsewën, s. m.  Fichelin, mesure de capacité pour les grains et les matières sèches, valant 30 litres ou 2 bechyę ou 4 cartéron: 160 ti je,  Fichelin, mesure de capacité pour les grains et les matières sèches, valant 30 litres ou 2 bechyę ou 4 cartéron: 160 ti je, || On dit oun bechyę, oun cartéron, oun fetsewën dé tsan, d'après la quantité nécessaire à l'ensemencement d'un champ déterminé.
fetuįŗé, s. f. Vase ou forme pour faire les petits fromages appelés tommes. Vase ou forme pour faire les petits fromages appelés tommes. | Į Du lat. factoria.
fevrį, s. m.  Février. Février.
Fewa  ,v. a.  Filer Filer.Fou fęwon pa dé bon fi, ceux-là vont mal [litt, ne filent pas du bon fil]. V. n. Couler à fil: I fewāé déjó a bó°"le, la sueur coulait à fil sous le ventre [du mulet] ; l'a pó°" d'éivwé, todrį kyè fęwe, il y a peu d'eau, à peine un fil. || Absol. L'a byin dé mijon óŗa kyè fęwon rin méi, il y a bien des maisons où l'on ne file plus.
fewą , v. n.  Filer, s'enfuir Filer, s'enfuir. Ou-to fewą dé peręnkyè! veux-tu t'en aller bien vite d'ici!
fewandrou, -drouja, adj. et s. m. et f.  Filandreux. Filandreux. L'è pa dé tsêe tapite ma prou fewandrouja, ce n'est pas de la viande serrée, mais très filandreuse. Flandrin. Radą ché grou fewandrou! regardez ce grand flandrin !
fewé, s. m.  Filet.  Vrille de la vigne. Filet.  Vrille de la vigne. Can oun va étatchyę è vęnyé, fó°" óta via è fewé, quand on attache les vignes, on enlève les vrilles.  Fewé désigne une espèce de ver noir et mince comme un fil qu'on trouve dans certaines sources où l'eau stagne. C'est le gordius ou dragonnal. [M. le prof. Mariétan a présenté un travail sur les gordius à la séance de la Murithienne du 26 janvier 1930.] On croit que si l'on avale un gordius en buvant de l'eau, il devient un ver solitaire et même un serpent [Grimisuat]. || Fewé désigne aussi le fil des cosses de haricot.
fewį, fewįŗe , s. m. et f.  Celui, celle qui file, fileur, flleuse Celui, celle qui file, fileur, flleuse. I ona bóna fewįŗe pó m'îdjyę, j'ai une bonne fllandière pour m'aider.
fewįŗe  , s. f.  Poutre qui traverse le plafond de la chambre (piló) et dans les deux rainures de laquelle s'emboîtent les planches. Poutre qui traverse le plafond de la chambre (piló) et dans les deux rainures de laquelle s'emboîtent les planches. Autrefois après la naissance de l'enfant on laissait dégoutter de la cire dans de l'eau chaude et on en faisait une croix qu'on appliquait à cette poutre. - Les autres poutres parallèles à la filière qui soutiennent les planches s'appellent planété. Voy. ce mot.
fi   , s. m.  Fiel, bile. Fiel, bile. Can vën iną i fi, lorsque le fiel monte dans la bouche.
fi  d'agąche, s. m.  Cuscute (Cuscuta europaea). Cuscute (Cuscuta europaea). Di kyè è fi d'agąche che méton pé ó sanfouįn, l'è tó perdou, aussitôt que la cuscute se met dans les champs de luzerne, celle-ci est perdue; è fi d'agąche venyon achebën pé è j-ortchyę, la cuscute attaque aussi les orties.
fi , s. m.  Fil. Fil. Prën cóm'oun fi, mince comme un fil.
fiartsą, s. m.  Fil d'archal, fil de fer. Fil d'archal, fil de fer.
fiblamįn, adv.  Faiblement. Faiblement.
fiblèté, -blèta, s. m. et f.  Fluet, faible Fluet, faible. L'è oun pó°"ŗó fiblèté, c'est un pauvre petit fluet.
fibló, -bla, adj.  Faible. Faible.Peu alcoolisé. Ché brinteën è fibló, cette eau-de-vie est faible.
fidéi, s. m.  Vermicelle. Vermicelle. Mot d'origine italienne.
fidęó, -éwa, adj.  Fidèle. Fidèle.
fidèwamin, adv.  Fidèlement. Fidèlement.
fin, s. m.  Foin; herbe à faucher ou déjà fauchée, séchée ou non Foin; herbe à faucher ou déjà fauchée, séchée ou non. I fin l'è mōo, le foin est mûr, prêt à faucher; chéé ó fin, faucher le foin; garéé ó fin, soigner le foin sur place, c.-à-d. l'étendre en ayant soin qu'il soit au soleil, le tourner, le rassembler en tas: épantchyę, veŗyę, mwatsóną ó fin. Kiŗį ó fin, mena ó fin, chercher, conduire le foin; tsardjye, détsardjye ó fin, charger, décharger le foin; dé fin gra, du foin gras, qui pousse dans un pré fumé. Le paysan distingue toujours «foin» et «regain». Il Prov. I fin béni l'è ā grąndze déeąn a Chën-Djyan, le foin bénit [est celui qui] est à la grange avant la Saint-Jean. || L'afr. a des formes fein, fain, fin qui se rapprochent fort de notre patois.
finąwa, s. f.  Fin, conclusion. Ne s'entend guère que dans l'expr. : a fën finąwa, finalement. Fin, conclusion. Ne s'entend guère que dans l'expr. : a fën finąwa, finalement.
findoŗa, s. f.  Fente Fente. || Syn. éclafora.
findoŗéta, s. f. Dim. De findoŗa Petite fente.  Petite fente. Tóté hé findoŗété derën pé ó frómądzó, toutes ces petites fentes dans le fromage.
fįndre, v. a.  Fendre. Fendre. Ché bó°" l'è ijyą a fįndre, ce bois se fend facilement. Il V. r. L'è tsejou ba é ch'è findou a téita, il est tombé et s'est fendu la tête.
finta, s. f.  Fente Fente. L'a dé grouchè finté pé ché pra, il y a de grosses fissures dans ce pré; ba a finta dou byounyó, dans la crevasse du glacier. || Syn. fetowa.
fįoua, s. f.  File. File. Aa dé fįwa, aller à la file; tré j-an dé fiwa, trois ans de suite; dó°" ën fįwa kyè n'in jou, deux [cas de décès] l'un après l'autre que nous avons eus. || Syn. dé tiré.
fìŗąbló, -bla, adj.  Vacant, non occupé, libre, à disposition. Vacant, non occupé, libre, à disposition. L'a pa dé mijon fiŗąbla, chon toté ën'ënplite, il n'y a pas de maison libre, elles sont toutes occupées; i trówą sta pląche fiŗąbla, mè chéi acheta, j'ai trouvé cette place libre, je me suis assis. || Dérivé de feŗyę. \ | Syn. fiŗįn.
fįŗé, s. f.  Foire. Foire. È fįŗé dé outon, les foires d'automne (à Sion); n'ën mena ha ątse ba ā fiŗé, nous avons conduit cette vache à la foire; vën amou dé moundó cóm'ona fiŗé, il monte des gens (nombreux) comme une foire.
fiŗįn, fiŗįnta, adj.  Inemployé, vacant Inemployé, vacant. ona bwįte fiŗįnta, une boîte inemployée. Il Syn. fiŗąbló.
fisa, v. a.  Fixer. Fixer.
fiséwa, s. f.  Ficelle. Ficelle.
fiséwą, v. a.  Ficeler. Ficeler.
fitèta, s. f.  Dim. de féita Petite fête. . Petite fête. .
fivra, s. f.  Fièvre, Fièvre, I fivra kyè trinblāon, la fièvre qui produisait un tremblement de tout le corps. On disait: è fivre: tan dé tin trinblāon, tan dé tin pa; atrapïon fou kyè vajïon ën pląn-na, à certaines périodes, ils tremblaient, puis cela cessait; ceux qui allaient dans la plaine l'attrapaient.
fla, s. m.  Souffle, respiration Souffle, respiration. Pwi pa méi ai ó fla, je ne puis plus avoir le souffle, souffler. || Odeur. L'a oun crwéi fla derën chęla, il y a une mauvaise odeur ici dedans; kyën bon fla l'an hé flôo! quel parfum ont ces fleurs !  Odorat. Chin chon cómin è tsën, tòt'ou fla, ils sont comme les chiens, [ils se guident] tout d'après l'odorat.
flacon, s. m. Flacon.  Flacon.
flaé, s. m.  Fléau à battre le blé. Fléau à battre le blé. O-n-ënplįé ó flaé pó ecōre, le fléau s'emploie pour battre le blé. Į| Les parties du fléau: mąndzó, vęrdze, córāe, manche, verge, courroies. || Fig. Homme hésitant. Oun flaé dinché! un traînard comme celui-là !
flai, s. m. Syn. de flaé. Jambe Jambe
flama, v. a. et n.  Flamber. Flamber. Flamāé fouŗa wéi des flammes sortaient là. '
flamąwa, s. f.  Espèce de pain dont on laisse peu lever la pâte et plus mince que les pains ordinaires. Espèce de pain dont on laisse peu lever la pâte et plus mince que les pains ordinaires.Syn. flārda.
flamawéta, s. f. Dim. De flamąwa Petite quantité. Petite quantité. L'aïon pa gran fin, todrį 'na flamawéta, ma nó n'aïon oun bó ādzó, ils n'avaient pas beaucoup de foin, tout au plus une petite quantité, mais nous, nous en avions beaucoup.
flamęta, s. f. Dim. de fląn-ma.  Petite flamme. Petite flamme. Pó ha flaméta vawïe t-e a pįn-na dé tan féré dé trin, pour cette petite flamme [incendie] valait-il la peine de faire tant de train?
flan, s. m.  Flanc. Flanc. L'è i flan ky'oun pou vêre ch'i ątse l'è byin plin-na, c'est aux flancs qu'on peut voir si la vache a bien mangé ou non. || Dans une boîte rectangulaire, è flan sont les deux planches les plus longues. Cf. tsechówé.
flaną   , s. f.  Gifle, coup de la main Gifle, coup de la main. Té bąló 'na flaną, je te donne un soufflet.
flaną  , v. a.  Gifler  Gifler 
flaną  , v. n.  Perdre son temps Perdre son temps. T'éi apréi flaną, tu perds ton temps.
flanéwa, s. f.  Flanelle. Flanelle.
fląn-ma, s. f.  Flamme Flamme. L'a déspaŗou ën fwa,  ën fląn-ma, il a disparu en feu et en flammes. Expression consacrée aux apparitions diaboliques, dans les contes.
flapi, v. n.  Flétrir, se flétrir. Flétrir, se flétrir. N'ën cópą ha brąntse yè, é l'a ouncó pa flapi è folé óŗa, nous avons coupé cette branche hier, et les feuilles ne se sont pas encore flétries maintenant; n'ën pa êrdjyą ó corti, fląpon djya è garóté, nous n'avons pas arrosé le jardin, les betteraves se flétrissent déjà. Même sens à Grimisuat. L'afr, a aussi flapir.
flapó, fląpa, adj. et s. m. et f.  Flétri, mou. Flétri, mou. Can è rejęn chon déstra mōo, venyon flapó, quand les raisins sont très mûrs, ils se flétrissent. || Fig. Homme sans énergie ni volonté. I flapó, surnom.
flārda, s. f.  Espèce de pain mince et sec. Espèce de pain mince et sec. C'est le nom des flamąwé chèkye, très minces, qui se cassent facilement. Cf. flamąwa.
flèche, s. f.  Arbalète. Pour désigner la flèche on a le mot pwëntré. Arbalète. Pour désigner la flèche on a le mot pwëntré.
fléchye, v. a.  Tresser avec des racines. Tresser avec des racines. Fléchye ó dzêrló, tresser une hotte. Du lat. flexicare; afr. fleschier.
fléma, s. f.  Disposition à la paresse. Disposition à la paresse.  Syn. creva.
flésca, s. f. Vase en fer-blanc pour le pétrole. Estagnon Vase en fer-blanc pour le pétrole. Estagnon.Ce mot ne vient-il pas de l'italien  fiasco
fletse !  Onomatopée  désignant un bruit de porte qu'on ferme brusquement. fletse ; désignant un bruit de porte qu'on ferme brusquement. Fouŗa da cojena, pōrta ou na: flétse,![il sort] de la cuisine, ferme la porte au nez de l'autre: flétse!
flócāa, s. m.  Floc de chapeau. Floc de chapeau. I flócāa l'è i ribąn dou tsapéi. || Prov. Che oun fętse ó flócāa dou tsapéi chenan-derį, vën i crwéi tin, si l'on met le floc du chapeau sens devant derrière, le mauvais temps arrive. || Du lat. floccus.
flócó, flóca, adj. et s. m. et f.  Flasque, lourd, engourdi. Flasque, lourd, engourdi. Chéi tan flóca vwi, je suis tellement flasque aujourd'hui; oun flócó, ona flóca, un homme, une femme flasque.
floįën, s. m.  Fleurs de foin mêlées de déchets et menues brindilles qui tombent lorsqu'on secoue le fourrage. Fleurs de foin mêlées de déchets et menues brindilles qui tombent lorsqu'on secoue le fourrage. Il Ce mot se trouve en SR sous les formes flésin, fouésin, fesin, chesin, clousin et chesin. La syllabe initiale de tous ces mots est constituée par la forme patoise de fleur.
flojeną, v. n.  Faire un bruit de poussier remué. Faire un bruit de poussier remué. L'a dé raté, n'avwi flojeną derën pó fin, il y a des souris, on entend remuer dans les débris du foin.
flojenin, -ninta, adj.  Se dit du foin, de la paille qui se réduisent en déchets Se dit du foin, de la paille qui se réduisent en déchets. I jaméi rintrą dé récò méi flo jenin, je n'ai jamais rentré du regain aussi sec.
flon, s. m.  Flan, gâteau de toute espèce, tarte aux fruits. Flan, gâteau de toute espèce, tarte aux fruits. Oun flon dé rejën, un gâteau aux raisins; oun brote flon cóm'ona bléta dé féméi, un gâteau vilain comme une motte de fumier! Dans les comparaisons le mot s'emploie pour désigner qqch. ou qqn de peu fort et de flasque:chéi amortįte cóm'oun flon, je suis fatiguée, sans force, comme un flan; chon grou é gra, ma chon cóm'oun flon cwé: l'an rin dé foche, ils sont gros et gras, mais ils sont comme un gâteau cuit: ils n'ont pas de force. ||  Du lat. fladonem.
flóné, s. m. Dim. de flon.  Petit gâteau. Petit gâteau.
flôo   , s. f.  Fleur. Fleur. Kyënta dzinta flôo! quelle jolie fleur! I vën l'è a fën, venyon è flôo, le tonneau est bientôt vide, les fleurs arrivent.  Moût que l'on retire de la cuve ou qui coule du pressoir avant que l'on ait commencé à presser..,    
flōo  dou  ma  di  joue Euphraise (Euphrasia officinalis) Euphraise (Euphrasia officinalis)
flōo  dou  ma  dou   vintró Dryade (Dryas octopetala). Dryade (Dryas octopetala).
flōo , s. m.  Fleur, pour indiquer un très haut degré. Fleur, pour indiquer un très haut degré. Kyëntou flōo dé canąlé! quels maîtres voleurs ! oun flōo dé faŗąta, une ganache d'importance.
flōo dé Chën Dzójé, Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé : fleur de saint Joseph
flōo dé Notrę-Dama Alchemille    vulgaire    (Alchemilla vulgaris). fleur de N.-D.,  Alchemille    vulgaire    (Alchemilla vulgaris). fleur de N.-D., 
flōo dé Pąkyé Primevère (Primula vulgaris). Primevère (Primula vulgaris). A Grimisuat c'est la primevère officinale qui est ainsi dénommée. La Primula officinalis porte à Savièse le nom de gaónéta. Flōo di mountanyé: vieux et vrai nom de l'edelweiss (Leontopodium alpinum).
flōo di charpįn Fleur des serpents (Muscari botryoides). , . Fleur des serpents (Muscari botryoides). , .
Flōo di mountanyé Edelweiss .  Nom vieux et vrai  de l'edelweiss (Leontopodium alpinum). Edelweiss .  Nom vieux et vrai  de l'edelweiss (Leontopodium alpinum).
flōo di tsan Pied d'alouette (Delphinium consolida) Pied d'alouette (Delphinium consolida)
flōo dou Boundjyo Myosotis (Myosotis arvensis) Myosotis (Myosotis arvensis)
flōo dou coco Anémone (Anemone hepatica). Anémone (Anemone hepatica).
flōo dou djyābló Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi vouespelon blan; il ne se trouve que dans les montagnes (Lilium croceum) ainsi appelé parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.Cf.flōo dé Chën Dzójé
flōo dou tórin Bruyère (Erica carnea).   Bruyère (Erica carnea).   A   Savièse   on   les   trouve au Torrent-Neuf, d'où le nom de «fleur du Torrent».
flōo dzāna dou ma di j-oue Potentille ansérine (potentilla anserina ) . Potentille ansérine (potentilla anserina ) .
flōo pécha Bluet (Centaurea cyanus).- Bluet (Centaurea cyanus).-
flōo póma Pensée sauvage (Viola tricolor). Pensée sauvage (Viola tricolor).
flóratą   , -tąé, adj.  Orné, bigarré, couvert de rubans, de fleurettes. Orné, bigarré, couvert de rubans, de fleurettes. Oun motchyōo flóŗatą, un mouchoir brodé.
flóŗatą   , v. a.  Orner, enrubanner Orner, enrubanner. Flóŗatą a tsènéva, orner le collier de la vache.
flóŗé Chevillère de géomètre [20 mètres].  Ruban métrique de couturière. Chevillère de géomètre [20 mètres].  Ruban métrique de couturière.
flore, s. m.  Ruban. Ruban. Oun motchyōo flóŗatą, un mouchoir brodé.  Syn. plus récent: ribąn.
Flóŗéta, s. f.  Nom de toute vache tachée de blanc et de rouge. Nom de toute vache tachée de blanc et de rouge.
floŗį , s. m.  Gros drap pour couler la lessive, charrier.Peut-on trouver un exemple pour charrier ? Gros drap pour couler la lessive, charrier. I flori l'è i chardzéi kyè méton chou w'etchyésó pó tenį a chëndré can fan a bwęea, le flori est le gros drap qu'on met sur la cuve pour retenir les cendres quand on fait la lessive. Grimisuat: drap que l'on dispose dans un bassin public pour le rinçage du linge; il est fixé aux bords par des cailloux, de sorte que le linge propre ne risque pas de se salir aux parois.
flori , v. n.  Fleurir. Fleurir. I piŗį l'a pa floŗį sti an, le poirier n'a pas fleuri cette année; floŗetrè prou, il fleurira encore. Į| V. a. Orner de fleurs, etc. Tan flori è vāé avwéi dé dąlé, tellement fleurir les chemins avec des [branches de] pins.
floŗijon, s. f.  Floraison. Floraison. L'è enou plin dé flôo grantin apréi k'ïŗé pacha i floŗijon, [cet arbre] est devenu tout en fleurs longtemps après que la floraison était passée.
flota, s. f.  Flûte. Flûte. Dzowe, a flota, jouer de la flûte.
flóta, s. f.  Touffe Touffe. I mówé l'è jou prįnde ona flóta d'ęrba é i tsaré dri ba déjó! le mulet est allé happer une touffe d'herbe et voilà le char qui dégringole! || Touffe de cheveux. Ché da groucha flóta, celui de la grande tignasse.
flota, v. a.  Boire, flûter.  L'a byin ëncavą dé vénįndze, ma avwéi ó sewi plin dé moundó, l'ïtą flota d'oun có°", il a encavé une jolie vendange, mais avec une cave remplie de buveurs, tout a été «flûte» d'un coup.
flota, v. a.  Dépenser follement, manger sa fortune. Dépenser follement, manger sa fortune. L'aie ona béwa fortona, é l'a tó flota ën po°" dé tin, il avait une belle fortune qu'il a «flûtée» en peu de temps.
flotōo, s. m.  Dépensier. Dépensier. L'è pa oun flotōo: l'aŗę prou byin d'ardzin, ce n'est pas un dépensier, il aura sans doute bien de l'argent.
flótsata, v. a.  Couper les rameaux chargés de cerises, d'autres fruits. Couper les rameaux chargés de cerises, d'autres fruits. To pou mëndjyę dé cheŗyéjé tan kyè to ou, ma fó°" pa flótsata, tu peux manger des cerises tant que tu en veux, mais ne casse pas les rameaux; flótsąton fou j-ābró kyè chon abimą pó grantin, ils coupent les trochets de ces arbres [au point] qu'ils sont abîmés pour longtemps.
flótsé, s. m.  Petite houppe, petite touffe. Petite houppe, petite touffe. I bèra broun-na l'a oun flótsé, le bonnet de coton a une houppe. Il Bouquet, trochet: bale ba oun flótsé dé cheŗyéjé, donne-moi un bouquet de cerises. On trouve en afr. ces formes flochet, flocquet et flouquet.
   , s. m.  Four Four, óŗa chon tui ba è fó; di pé catr'ouŗé dou matën n'avwijie kyè tsaplą ó bó°", etsoudą ó fó, coŗą è crouchon; i trinprāon pa ó fó. Maintenant tous les fours sont démolis autrefois depuis les quatre heures du matin, on n'entendais que couper du bois, chauffer le four, sortir les fruits cuits; les fours ne se refroidissaient pas; L'è tópó cómin e-n-oun fò, c'est sombre comme dans un four.-
  , fosa, adj.  Faux, non vrai Faux, non vrai. L'è fó chin, cela est faux. || Faux, pas sincère. Ha l'è ona fósa, c'est une femme fausse, pas sincère.
fó , fôrta, adj. Aigre, acide.  Aigre, acide.Tsó°" fó , choucroute; dé prevwi fó, des poires à cidre; dé folé forte, de l'oseille (Rumex acetosa); ch'ó-n-ąché trwa wéeą è pan, venyon fó, si on laisse trop lever les pains, ils deviennent aigres.  En ce sens, « fort » est SR.
fó , s. m.  Faux. Faux. L'a fé oun fó, il a fait un faux.
fó°", fó°"wa, adj. et s. m. et f.  Fou, folle. Fou, folle. Ché l'è enou fó°", il est devenu fou; l'è pa fran fó°", ma oun pó°" drōo, il n'est pas tout à fait fou, mais un peu drôle. Prov. Ché kyè va vêr'è vęnyé ou mi d'ó°", oun cha pa che l'è fën ou fó°", celui qui va visiter les vignes au mois d'août, on ne sait s'il est sage ou fou.
fóbon, s. m.  Faux bond. Faux bond. Sti có°" nó j-a fé fóbon, cette fois il nous a fait faux bond.
fōche , s. f.  Force. Force. Ě botchyó l'an méi dé fōche kyè è tsową, les bœufs ont plus de force que les chevaux; i mijon dé fōche, pénitencier.  L'è fōche, c'est nécessaire; iré fōche dé rįré, on devait rire.  A fōche dé, à force de. L'è rin ky'a fōche dé waróną kyè pou resta wéi, ce n'est qu'à force de ruse qu'il peut rester là.  A fōche kyè, tant. I pa pochou aa outra mécha, a fōche k'įŗó wanyą, je n'ai pu aller à la messe, tant j'étais fatigué. || Pé fōche, de toute façon, absolument; owié pé fōche enį consèlè, il voulait absolument devenir conseiller.
fōche , s. f. pl.  Forces, gros ciseaux employés surtout pour la tonte des moutons. Forces, gros ciseaux employés surtout pour la tonte des moutons.
fōche , s. f. pl.  Parties du char. Parties du char. Dó°" béchó còrbó: è fōche dé déeąn, é è fōche dé deri, deux pièces de bois recourbées, dans le train de devant et le train de derrière.
fóchéi s.m. Fossé. Fossé. || Syn.tèra
fóchënbląn, s. m.  Faux-semblant. Faux semblant. Féré dé fóchënbląn, dé tréteŗi, faire des faux semblants, de la traîtrise.
fóchóŗą, v. a. Fossoyer une vigne, un champ. Fossoyer une vigne, un champ. Pó fóchóŗą o`n-ënplié ó petsāa, pour «fossoyer» on se sert du «piochard». || A la fin de l'hiver on transporte le fumier dans les vignes, on taille les ceps et le travail du «fossoyage» commence; il doit être achevé avant que la vigne ne commence à pousser. Fossorer est un verbe très fréquent en afr., à partir de 1286, et dans les vieux documents suisses à partir de 1423 dans le canton de Neuchâtel. Voy. Pierreh., 257 et FEW, III, 742. Du latin fossorium. || A Grimisuat: fachóŗą.
fóchóŗądzó, s. m.  Fossoyage Fossoyage. I fóchórądzó di vęnyé, le «fossoyage» des vignes.
fóé Foyer, âtre. n. m. Foyer, âtre. Var.fówé,fwéé. Ou cwën da cojena, ire i fóé, au coin de la cuisine était le foyer,
fofoa    Petite forêt. / bótsa d'Ardon, la petite forêt d'Ardon.  Petite forêt. / bótsa d'Ardon, la petite forêt d'Ardon. 
fófré, s. m.  Faux frais. Faux frais. Cómin ch'ënretchyę avwéi fou fófré? comment s'enrichir avec de tels faux frais?
foją , v. n.  Fuser. Se dit de ce qui commence à se décomposer. Fuser. Se dit de ce qui commence à se décomposer. Fó°" chéé méi vitó, pa achyę foja, il faut faucher plus tôt pour ne pas laisser le foin se décomposer.
foją, -ąé, adj.  Vermoulu . Se dit de ce qui est dans le premier stade de décomposition, vermoulu. Foją ou déŗé blojį, prèst'a pori, fusé veut dire décomposé, prêt à pourrir. Chin l'è foją, cela est fusé; dé tsa fojāé, de la chaux éteinte, antonyme de chaux vive.
foje, s. m.  Fusil. Fusil.
fojele, v. a.  Fusiller. Fusiller.
fólachyę, v. a.  Feuilleter un livre sans soin. Feuilleter un livre sans soin. Vwéi prou fólachyą ché ouįvró, vous avez assez fatigué ce livre. Bruire (de feuilles). L'è cómin can o-n-avwi fólachyę oun wivró, c'est comme quand on entend bruire [les feuillets] d'un livre.
fólé    v. a.  Fouiller. Fouiller.
fólé , s. m.  Fourré. Fourré. Brąea l'è a pya dé Dilonye, todrį déeąn ky'intrą ou fólé, Braille est au pied de Dilogne (mayens) juste avant d'entrer dans le fourré.
fólé , v. n. Feuiller.   Feuiller. Chéi pa ché ou chétchyé ché tsānyó, l'a pa fólą sti an, je ne sais si ce chêne va sécher, il n'a pas feuille cette année. Prov. Can fóle dé fortin tan dé bon'oura, reskyé dé dzawą, quand la feuille sort au printemps de si bonne heure, elle risque de geler.
folé dé Notre-Dama Alchemille (Alchemilla vulgaris L.); Alchemille (Alchemilla vulgaris L.);
folé forte Oseille (Rumex acetosa L.). Oseille (Rumex acetosa L.).
folé grāche Grassette (Pinguicula vulgaris L.); Grassette (Pinguicula vulgaris L.);
folé, s. f.  Feuille. Feuille. È folé di j-ābró, les feuilles des arbres. Branche d'arbre ou de buisson garnie de ses feuilles pour nourrir le bétail. Féré dé folé, faire des fagots de bois feuillu. Il ona fole dé papēe, une feuille de papier; rémachą a fole pó dé chótêe, ramasser les feuilles mortes pour [en faire] de la litière; kyënta béwa fole l'an è venye sti an! quelle belle feuille ont les vignes cette année ! (Remarquez le singulier.) Dzowe a folé, siffler des airs sur une feuille d'arbre.
fólé., s. m.  Feuillet. Feuillet. T'a dètrachyą oun fólé dou wįvró, tu as déchiré un feuillet du livre.
fólédzó, s. m.  Toute sorte de feuilles potagères Toute sorte de feuilles potagères. Va ba ou corti tsasyę dé fólédzó, va au potager chercher des feuilles.
fólémin, s. m. Action de feuiller.  Action de feuiller. I fólémin é i dèfólèmįn di j-ābró, la poussée et la chute des feuilles.
fóléta, s. f. Dim. de folé.  Petite feuille. Petite feuille. Dé frómądzó tôt'en fólété, du fromage qui se détache en minces lamelles.
folou, -ouja, adj.  Mou, flasque. Mou, flasque. I rècò l'è folou, le regain est mou. || Syn. patenou fląpó.
fomą, v. a.  Fumer. Fumer. Fomą a tsêe, fumer la viande; fomą a pipa, fumer la pipe; fomą ó sigāa, fumer la cigare; fomą dé vyāblé, fumer des clématites (enfants!) || V. n. Oun viāé fomą ó ti, on voyait fumer le toit. Il Filer, décamper. L'a prou falou fomą via, il a dû décamper. || Fomą dechou à Grimisuat: donner un coup à qqn.
fomachyęŗe, s. f.  Tas de fumier. Tas de fumier.
fomąé, s. f. Jet de fumée  Jet de fumée. I you chorti fouŗa pé a borne ona groucha fomāe, j'ai vu sortir de la cheminée une grosse fumée. || Long chemin, grande course. Can oun vajïé di Chyoun a Martenyę a pya, kyënta fomāe! quelle course quand on allait de Sion à Martigny à pied! || ona fomąé à Grim, est syn. d'«un coup que l'on porte à autrui».
foméi, s. m.  Fumée, Fumée, óŗa oun vi pacha fou trin é pa 'na bręca dé foméi, maintenant on voit passer ces trains et pas un brin de fumée; di ąvwé vën-te ché foméi ? d'où vient donc cette fumée?  Prov. awe l'a pa dé fwa, l'a pa dé foméi, pas de fumée sans feu.
fomeri   , s. m.  Cheminée dans les chalets Cheminée dans les chalets. I bogan dou fomeri, le trou qui sert à l'écoulement de la fumée ; iną ou fomeri l'è i wąn kyè méton chou é cherë, dans la cheminée il y a la planche sur laquelle on met [sécher] les séracs.Nom d'un chalet du Sanetsch. Syn. borne.
fomeri  , s. f.  Terme de mépris pour désigner l'habitude de fumer. Terme de mépris pour désigner l'habitude de fumer. Yó ąn-mó rin ha fomeri, je ne puis supporter cette «fumerie». pla
fomįŗe, s. f.  Fumée épaisse. Fumée épaisse. Kyënta fomįŗe pé fou pįló avwe l'a dó°"tré fomōo! quelle fumée dans ces chambres où il y a plusieurs fumeurs!  Id. Grimisuat, etc. pla
fomōo, s. m.  Fumeur. Fumeur.
fon , s. m. Plancher. Plancher. a fën fon dé w'ënfêe, au fin fond de l'enfer; i fon dou dzêrló, le fond de la hotte; ché l'a pa dé fon, il n'a pas de fond (il peut manger sans fin). Fig. Cónyó pa ó fon dé ché prósé, je ne connais pas le fond de ce procès.  L'a ó fon, loc. prov. qui se dit en réponse à qqn qui prétend qu'un objet est trop grand: il a le fond.
fon , s. m.  Fond. Fond. Oun vi pa ó fon, vwéŗó l'è préeon, on ne voit pas le fond, tant c'est profond;
fon , s. m.  Fonds. Fonds. L'a vindou ó fon, ma l'a réjarvą è j-ābró, il a vendu le fonds, mais il s'est réservé les arbres; ché pra l'è grou fon, ce pré a un bon sous-sol.
fon , s. m.  Plancher. Plancher. To fó tó ba p'ó fon, tu jettes tout par terre; i tsate l'a pa béjwįn d'aą iną chou ó le, pou prou itą ba a fon dou pįló, le chat n'a pas besoin d'aller sur le lit, il peut bien rester sur le plancher de la chambre.  
fonda, -āé, part, et adj.  Sensé, raisonnable. Sensé, raisonnable. L'è pa tòté fonda chin kyè di, tout ce qu'il dit n'est pas sensé. || ona ątsé fondāé, une vache bonne laitière.
fonda, s. f.  Tronc, tige de l'arbre: Tronc, tige de l'arbre: ona fonda dé peŗi, dé pomį, un tronc de poirier, de pommier; oun vi pa méi dé fou nóyę kyè l'an tan dé grouché fondé, on ne voit plus de ces noyers qui ont de si gros troncs.  Fonde, dans le sens de bas, fondement existe en afr.
fondasyon, s. f.  Fondation. Fondation. Hé mèche chon djya dé vyélé fondasyon, ces messes sont déjà de vieilles fondations.
fondeŗį, s. f.  Fonderie. Fonderie.
fondŏo, s. m.  Fondeur. Fondeur. Trestó cóm'oun fondōo dé close, triste comme un fondeur de cloches.
fondou, fondwae, adj.  Fondu. Fondu. Dé bōró fondou, du beurre fondu. Syn. dé bōró cwé.
fondralę, v. a.  Mettre un fondement. Mettre un fondement. L'an pa fondrala hé morale e-n-ódre, venyon dri ba, ils n'ont pas mis de bons fondements à ces murs, ils s'écroulent bientôt.
fondre, s. m.  Fondement. Fondement. Chon apréi cróją è fondre pó féré ona mijon, ils sont en train de creuser les fondements pour faire une maison.
fondre, v. a.  Fondre. Fondre. Fondre dé chócró, faire dissoudre du sucre. Į | V. r. I gra fon ou chówé, la graisse se fond au soleil. || Y. n. Fondre. I ni fon djya, la neige fond déjà.
fondwą, s. f.  Fondue, Fondue, ąnmó pa tan a fondwą, ąnmó méi a rotchya, je n'aime guère la fondue, je préfère la «raclette».
fonsą Foncé, tirant sur le noir. Dépifonsa, des cheveux foncés.   Foncé, tirant sur le noir. Dépifonsa, des cheveux foncés. 
fonsą, s. f.  Lie, sédiment que le vin dépose au fond des tonneaux. Lie, sédiment que le vin dépose au fond des tonneaux.  A Grimisuat, aussi résidu du café.
fonta, s. f.  Fonte. Fonte. I pa radą ché chin iré dé fonta ou dé fêe, je n'ai pas regardé si cela était en fonte ou en fer.
fôo (1), s. m.  Fort, fortification. Fort, fortification. L'è ba i fôo dé Chën-Moŗe, il est [soldat] aux forts de Saint-Maurice.
fôo (2), fôrta, adj.  Fort, solide. Fort, solide. Ha corda choutéŗé prou, l'è pa prou fôrta, cette corde sautera sans doute, elle n'est pas assez forte. |Į L'è fôo pó trālę, pó bire, pó a tsêe, il est fort pour travailler, pour boire, pour manger de la viande. Į| Adv. Corié tan fôo kyè powįé, il courait aussi vite qu'il pouvait.
fôon Foulon à chaux. Fôon a tsa, foulon à chaux. V. intr. 
fôon, s. m.  Foulon, moulin servant à fouler. Foulon. Nó véjin outr'ou fôon, nous allons au foulon.
fópą, s. m.  Faux pas. Faux pas.
Fórą Mettre une doublure à un livre. Mettre une doublure à un livre.
fora, s. f.  Doublure, couverture d'un livre Doublure, couverture d'un livre.I cawandri l'a vía a fora d'oun byéi, l'almanach a perdu la couverture d'un côté; è vèrméi chon derën a fora, les vers sont dans la doublure du livre.   etc.
fora, s. f.  Fourreau de parapluie, Fourreau de parapluie,
fora, s. f.  Taie d'oreiller. Taie d'oreiller.
fòrą, v. a.  Fourrer.  Fourrer. Fòrą è pantawon, fourrer le pantalon.
fóŗadjye, v. a.  Sortir le miel de la ruche. Sortir le miel de la ruche. Fóŗadjyę l'è rófatą é amachą ó mi, «fourrager» c'est fouiller [la ruche] et cueillir le miel.
fòrādzó, s. m.  Fourrage. Fourrage. Dé crwéi fòrādzó, dé byo fòrądzó, du mauvais, du beau fourrage.
forata Fouiller  v. tr. Fouiller. Syn. rófata, rafatole.
fòŗatchyè, s. m.  Forestier. Forestier.
fōrba, s. f.  Fourberie. Fourberie. Féré pa dé fōrbé a mè per deri, ne me faites pas de fourberie par-derrière.
Forbį Deuxième trou de sortie  Deuxième trou de sortie . Bogan forbi, désignant le deuxième trou d'une tanière où passe l'animal pourchassé. Yó bogyeniri é to, chórvéle ó forbi, moi je creuserai et toi, surveille le deuxième trou de sortie.
forbi , -bite, adj.  Se dit d'un chemin, d'une place fort usés par le passage répété des gens ou des animaux. Se dit d'un chemin, d'une place fort usés par le passage répété des gens ou des animaux. Radą cómin l'è forbi déean ó bogan, regardez comme la place devant le trou est usée par les pas; l'è pa forbite ha vāe, pousé w'êrba pèrtó, ce chemin n'est pas fréquenté, l'herbe y pousse partout.
forbi , s. m.  Second trou des nids de souris. Second trou des nids de souris. I forbi l'a pa oun mounton dé têra déeąn cómin i bogan, le forbi n'a pas un tas de terre devant le trou principal. Remue-ménage. Dé dzò dinché l'a oun forbi kyè che conte amou mêin, des jours pareils il y a un remue-menage qui compte dans les mayens. Attirail. Kyën forbi pé ché pįló! quel attirail dans cette chambre !  Syn. bataclan.
fòrchyą, -ąé, part, et adj.  Forcé. , du vin forcé. Forcé. , du vin forcé. || S. m. Dé fòrchyą, du [vin] forcé.
fòrchye, v. a.  Forcer, contraindre. Forcer, contraindre. Nó fòrchįn nyoun dé féré cómin nó, nous ne forçons personne à faire comme nous. Il V. n. Té fó°" pa fòrchye, to pou pa dètèrą chin chówé, ne force pas, tu ne peux pas soulever cela seul; l'a fòrchyą, il s'est forcé.
forda, s. m.  Tablier. Tablier. Oun fordą dé chąea, un tablier de soie; í fordą còrdanyè, le tablier [en cuir] du cordonnier. || Prov. Fé rin kyè catchyę déjó ó fordą, elle ne fait que cacher sous le tablier. (Se dit d'une femme qui vient de perdre un petit enfant; il sera bientôt remplacé.) Du lat. faldo.
fordéwą, s. f. Contenu d'un tablier, un tablier plein, Contenu d'un tablier, un tablier plein, ona fordéwą dé folé, un tablier plein de feuilles.
fôrdjye Forger, façonner.  v. tr. Forger, façonner.
fordjyę, v. a.  Tourmenter, exciter. Tourmenter, exciter. Fordjyę ó tsën, è vwipé, exciter le chien, tourmenter les guêpes. V. r. Che chon fordjyą tinkyè che chon ëngrëndjyą, ils se sont taquinés jusqu'à ce qu'ils se soient fâchés.  Pousser à qqch. L'an fordįyą ënsįnbló pó féré è j-etsewį dé w'élije, ils ont travaillé ensemble pour faire refaire les marches de l'escalier de l'église.  A Grimisuat fordjyę a en outre le sens de «bourrer » : fordjyę yen a téita, bourrer le crâne.
fordze, s. f.  Taquinerie. Taquinerie. L'a weji d'avwęre dé fordze tó ó dzò avwéi fou dó°", elle a le temps d'entendre des taquineries toute la journée avec ces deux.
fordzó, s. m.  Taquin. Taquin. || Syn. fordzon.
fordzon, s. m.  Taquin. Taquin. Ché crwéi fordzon, déeąn kyè che teni kía anmeŗį méi crèeą, ce taquin endiablé, avant de se taire, aimerait mieux périr.
fordzóną, v. a.  Exciter, Exciter, taquiner. T'a a crwēe móda dé tòrdzò fordzóną w'ātre, tu as la mauvaise habitude de toujours taquiner l'autre. || V. r. Arétą dé vó fordzóną, cessez de vous taquiner. || Syn. fordjye.
fordzóną, v. a.  Taquiner. Taquiner. T'a a crwēe móda dé tòrdzò fordzóną w'ātre, tu as la mauvaise habitude de toujours taquiner l'autre. || V. r. Arétą dé vó fordzóną, cessez de vous taquiner. || Syn. fordjye.
fordzóneŗį, s. f.  Facétie, Facétie, taquinerie. Pwi pa méi avwere hè fordzóneŗį, je ne puis plus entendre ces taquineries.
fordzóneŗį, s. f.  Taquinerie Taquinerie
foréi, s. f.  Forêt, plus petite que la dzōo. Forêt, plus petite que la dzōo.
fòręta, s. f. Dim. de fora.  Fourreau, taie d'oreiller, enveloppe de livre, couverture en papier. Fourreau, taie d'oreiller, enveloppe de livre, couverture en papier.
fóŗéwéta, s. f. Dim. De fóŗéi  Petite forêt. Petite forêt.
forfewą, v. a.  Faufiler. Faufiler.
forfewādzó, s. m. Action de faufiler, faufllure.  Action de faufiler, faufllure.
forfewiŗe, s. f.  Faufil. Faufil.
forgacheŗį, s. f.  Taquinerie déplaisante. Taquinerie déplaisante. Il Syn. pecacheŗi.
forgóną, s. f.  Grande quantité. Grande quantité. L'a peca ona forgóną dé tsêe, il a mangé une grande quantité de viande.
forgyeną, v. a. aussi bogyeną Fourgonner. Fourgonner. Forgyeną è vwéipé, fourgonner dans un nid de guêpes avec un bâton; forgyeną pa méi derën pó na, ne mettez plus les doigts dans le nez.
forgyenapipa, s. m.  Petit poinçon dont était muni autrefois chaque couteau de poche pour homme et qui servait à curer les pipes. Objet quelconque servant à cet office Petit poinçon dont était muni autrefois chaque couteau de poche pour homme et qui servait à curer les pipes. Objet quelconque servant à cet office. I forgyenapipa che ten ou tsapéi can l'è ona raméta, le cure-pipe se tient au chapeau [derrière le ruban] quand c'est un morceau de bois.
fôrje, s. f.  Forge. Forge.
forkyën-na, s. f.  Fourchette. Fourchette.
forkyën-ną, s. f.  Contenance d'une fourchette Contenance d'une fourchette. Bąle-mé ënséi ona forkyën-ną dé tsó°", passe-moi une fourchetée de choux.
forma, s. f.  Forme de cordonnier. Forme de cordonnier. È formé di bóté, les formes des souliers. Il Façon.
forma, v. a.  Former Former. Té fó°" méi byin forma è mwatson, il te faut mieux former les tas de foin. || V. r. I lâche che formé pa can fé tsa dinché, la glace ne se forme pas par cette chaleur.
fòrmasyon, s. f. Formation. Formation.
fòrmèwe, adj. Formel. Formel.
fòrmidąbló, -bla, adj.  Formidable. Formidable.
fôrną, s. f.  Fournée. Fournée. N'ën jou prou dé bla pó féré dąvwé fòrnéi dé pan, nous avons eu assez de blé pour faire deux fournées de pain.
fôrnatą  Travailler au four. Brûler du bois dans le four banal.  Travailler au four. Brûler du bois dans le four banal. 
fòrnatą, v. a.  Travailler au four  Travailler au four ;dans l'expr. fòrnatą amou dé tsaréi di Tsan-Chękye, amener de grosses quantités (récoltes) de Champ-Sec, par char. || Grim. : travailler au four.
fòrnati, -tire, s. m. et f.  Qui travaille au four. Fournier. Qui travaille au four. Fournier.
fórnéi   Fourneau en pierre ollaire. Fourneau en pierre ollaire.
fòrnéi, s. m.  Poêle servant à chauffer des appartements. Poêle servant à chauffer des appartements. Can w'ëncoŗą l'è arówą ba, è mawën iron djya ën trin dé démountą ó fòrnéi, quand le curé fut descendu, les malins étaient déjà en train de démonter le fourneau. || Dev. Acheta ou piló, mëndz'a cojena? - I fornéi, assis dans la chambre, il mange à la cuisine   [c'est   depuis   la   cuisine qu'on le nourrit]? - Le fourneau. Il Fourneau dans le sens de poêle est usité en SR.
fornetoŗa, s. f.  Fourniture. Fourniture.
fòrnéwé, s. m. Dim. De fòrnéi.  Petit fourneau. Petit fourneau.
forni   , -įte, part, et adj.  Fini. Fini. Chin l'è oun traó forni ! voilà du travail achevé !
forni   , v. a.  Fournir.  Fournir. Chon tui via fou kyè fornijon w'ardzin, ceux qui fournissent l'argent sont tous partis.
forni , -įte, adj.  Fourni, épais, épaisse Fourni, épais, épaisse, ona barba byin fornite, une barbe bien fournie; ché magajën l'è forni dé tòté, ce magasin est fourni de tout.
forni, v. a.  Finir. Finir. Joule froundré w,'écó°"wa sti an, Jules terminera l'école [primaire] cette année; froundrąn è récò óŗa, ils termineront les regains maintenant.  V. r. Di ky'o-n-a còminsyą a prósédą, chin che froun pa méi, depuis qu'on a commencé un procès, cela n'en finit plus. Il V. n. Finir, cesser. Vwéi vó forni dé fóchóŗą? avez-vous fini de fossoyer? Nó fornéŗįn démąn, nous finirons demain. Prov. (L. 5). A Pintécóté  frounion è fêté kyè cóton, à Pentecôte finissent les fêtes qui coûtent. C'est dans le temps pascal qu'on étrenne les nouveaux habits.
fornįįe, s. f.  Four à chaux. Four à chaux. L'a ouncó ina pa dzōo dé forniįé, ma chon pa méi e-n-ënplite, il y encore dans la forêt des fours à chaux, mais ils ne sont plus en emploi. || Meule de charbonnier. || C'est le mot «fournaise».
fōró, s. m.  Grande quantité d'herbe non coupée. Grande quantité d'herbe non coupée. Kyën fōro! quelle quantité d'herbe!
fòrtamįn, adv.  Fortement. Fortement.
fortchya, s. f.  Fourchée. Fourchée. Bal'iną ouncó ha fortchya, donne encore cette fourchée.
fortifié, v. a.  Fortifier. Fortifier.
fōrtin, s. m.  Printemps. Printemps. I you ó fōrtin, j'ai vu le printemps; dé fōrtin, en printemps.
fortona, s. f. Fortune. Fortune. Prov. Onōo ché kyè ou , fortona ché kyè pou, honneur qui veut, fortune qui peut.
fortono, -nouja, adj.  Fortuné Fortuné, w' êrba fortonouja, l'herbe fortunée. Le sorcier Chipi l'avait indiquée à qqn, pour avoir de la chance au jeu de cartes, mais il lui était impossible de la trouver, car on était en hiver !
fòrtsatą   Fourchetée. Fourchetée. ona fòrtsatą dé bacon, une fourchetée de lard. Fourchée.
fòrtsatą , v. a.  Sortir quelque chose avec une fourche. Sortir quelque chose avec une fourche. Fòrtsatą fouŗa ó fin dou w'étąn, sortir le foin de l'étang au moyen d'une fourche.
fortse, s. f.  Fourche, Fourche, ona fortse dé bó°" pó a pale, une fourche en bois pour la paille. S. f. pl. Mancherons de la charrue. Syn. è carnópé.
fòrtsé, s. f. pl.  Potence. Potence. Fou kyè l'an étsapą di fortse, ceux qui ont échappé à la potence.
fòrtséé Donner des coups de cornes en parlant des vaches. Syn. bafa, trotchye. Syn. barosye.    v. Donner des coups de cornes en parlant des vaches. Syn. bafa, trotchye. Syn. barosye.  
fòrtséé V. tr. Prendre avec une fourche. Syn. fôrtsata. V. tr. Prendre avec une fourche. Syn. fôrtsata.
fòrtséta , s. f.  Fourchette. Fourchette. Té fó°" pa mëndjyę avwéi è di, prin a fòrtséta, ne mange pas avec les doigts, prends la fourchette. || Support de fusil pour tirer à la cible: óŗa achon pa mèi prind'a fòrtséta pó terye outr'ā chįba, maintenant, à la cible, on ne permet plus de se servir du support pour tirer.
fòrtséta , s. f.  Petit fossé dans les vignes Petit fossé dans les vignes. On le nomme ainsi parce qu'en provignant, les branches du cep forment une fourche (marcottage). Vwi i fé oun crou é dąvwé fòrtsété, aujourd'hui j'ai fait un grand fossé et deux petits.
fòrtsou Fourchu.  adj. Fourchu. Lex.fòrtséta.
foryé, s. m.  Fourrier. Fourrier.
fósa, s. f.  Viande de moindre qualité. Viande de moindre qualité.
fosęle, s. f.  Faucille. Faucille. Fó°" mówą è fosęlé, démąn nó véjin myęre, il faut aiguiser les faucilles, demain nous allons couper le blé.
foselę, v. a.  Travailler avec la faucille. Travailler avec la faucille.
foselon, s. m.  Couteau à lame recourbée Couteau à lame recourbée. -Dan j-oun tin can vajïon fóchóŗą, fallé tòrdzò ai oun foselon pó cópą è pyąn-né, autrefois, quand on allait fossoyer, il fallait être muni d'un couteau à lame recourbée pour couper les radicelles. Il La lame elle-même. Ché coutéi l'a pa dé foselon, ce couteau n'a pas de «faucillon»; avwéi ó foselon cómin è bèkyé di cwan, avec un «faucillon» comme les becs des corbeaux; l'aie oun ądzò oun parįn é ona marin-na kyè l'aìon oun foselon a vįndre, il y avait une fois un homme et une femme qui avaient un «faucillon» à vendre... (Réponse que donne une personne à qui on veut faire raconter un conte et qui n'y est pas disposée.)
fóta, s. f.  Faute Faute. A cwi e t-e i fóta? à qui la faute?
fótémwįn, s. m.  Faux témoin. Faux témoin.
foténe, s. f.  Futaine. Futaine. Dé pantaon dé foténe, un pantalon de futaine.
fotif, -tįva, adj. Coupable, en faute: Coupable, en faute: rlōo chon fotif, nó n'ën rin fé, eux sont coupables, nous, nous n'avons rien fait.
fòtré, v. a.  Jeter. Jeter. Terme vulgaire dont le sens varie avec les mots qui l'accompagnent. L'a fòtou oun có°" dé pya a mè, il m'a donné un coup de pied; fòtre dé galó°", jeter des pierres; fòtré ó can, décamper. || V. r. Ch'en fòtrè di dzin, se moquer des gens; fó°" pa che fòtré via pó chin, il ne faut pas désespérer pour cela. Il Le participe fotou, fótwae est souvent employé: í' perdou ó coutéi, chéi pa itą fotou dé ó trwa, j'ai perdu le couteau, il m'a été impossible de le trouver; s'to fé chin, t'éi fotou, si tu fais cela, tu es perdu.
fou , adj. dém. et pron. m. pl. de ché.  Ceux. Ceux. Fou kyè fan chin... ceux qui font cela.
fou , s. m.  Pièce de la roue d'un char. Pièce de la roue d'un char. I bó°" kyè tën w'ésyó l'è i fou, le bois qui tient l'essieu, c'est le fou.
foudra, s. f. Foudre. foudra, s. f. Foudre. Ché va tòrdzò, cómin i foudra, celui-là va toujours comme la foudre.
fountąn-na, s. f.  Plaie qui suppure Ché bogan ou coudó l'a pa méi tòrną a ché cló°"re, chin l'è resta fountąn-na, ce trou au coude ne s'est plus refermé, il est resté «fontaine» (il a continué de suppurer)
fountąn-na, s. f.  Source, eau vive qui sort de terre. Source, eau vive qui sort de terre. Les sources les plus réputées de mon temps: i foun-tąn-na dé Oųre (captée aujourd'hui pour le village d'Ormonaz), dé wārdze Bó°", de Petouja, i Fountąn-na Dzęma (gemina, il y en a deux) derrière Prabé, très abondante, alimente le Torrent-Neuf. .
fouŗa, adv.  Dehors. Dehors. L'è fouŗa, il est dehors: l'è fouŗa per léi, il est à l'étranger; l'a couŗou fouŗa ba dé w'ātré byéi il a couru tout en bas de l'autre côté; l'aie byin d'ardzįn, ébįn l'a tó fé fouŗa, il avait beaucoup d'argent, il l'a tout dépensé (cf. defouŗa et aussi féré fouŗa); métré fouŗa è béitchyé, mener paître le bétail; étré fouŗa: se dit a) des bourgeons qui se développent, des arbres qui feuillent; b) comme terme de jeu, «avoir gagné». || Prep. Fouŗa dé nó, l'a nyoun ën ché mêin, en dehors de nous, il n'y a personne en ce mayen; fouŗa dé chin iré rin oun crwéi moundó, en dehors de cela, il n'était pas mauvais.
fouró, s. m.  Fourreau, robe légère. Fourreau, robe légère. || Fourreau d'une arme.
fouson, s. m.  Serpe. Serpe. Le fouson s'emploie pour couper les branches. Le manche est muni d'un crochet; celui qui grimpe sur un arbre a le fouson au col de son habit ou de sa chemise, à une poche ou à son pantalon. È fouson l'an ó mąndzó dé corna, les serpes ont le manche en corne.
fousta, s. f.  Grand tonneau allongé servant au transport de la vendange. Grand tonneau allongé servant au transport de la vendange.
fousye, s. m.  Manche de la faux Manche de la faux. T'a brecą ó fousye, tu as cassé le manche de la faux.
foutèze, s. f.  Bêtise, bagatelle. Mot très connu du fr. pop. et des patois. Bêtise, bagatelle. Mot très connu du fr. pop. et des patois. pla
foutre.  Ce mot se rencontre seulement dans les deux expressions: ni foutre ni brįkye et ni foutre ni conye, qui sont synonymes et signifient: absolument rien. Ce mot se rencontre seulement dans les deux expressions: ni foutre ni brįkye et ni foutre ni conye, qui sont synonymes et signifient: absolument rien.
fówą , s. f.  Couvée. Couvée. L'a jou chiche da seconda fówą, il a eu six [poussins] de la seconde couvée.
fówa , v. a.  Fouler. Fouler. Nó véjin fówa hé bótsąché, nous allons écraser ces pommes sauvages; fówa a w'an-na, fouler la laine. || Fouler, distendre une articulation.
fówatą Faire du feu sans discontinuer. Faire du feu sans discontinuer.
fówata, v. n.  Voltiger, agiter les ailes Voltiger, agiter les ailes.I pówé fówatāé cómin pó vówą via, le coq agitait les ailes comme pour s'envoler. || Se démener. Vwi l'an rin ky'a fówatą fou kyè l'an dé prįja, i byo tin l'è pa pó grantin, aujourd'hui ceux qui ont de la récolte n'ont qu'à se démener, le beau temps n'est pas pour longtemps.
fówaton , s. m.  Follet, lutin, esprit familier hantant les vieilles demeures Follet, lutin, esprit familier hantant les vieilles demeures.Prov. L'ita wétchyąé dou fówaton, elle a été léchée par le tourbillon. «Se dit d'une fille-mère ou d'un animal qui porte avant l'âge normal» (Luyet). Dans le même sens, à Grimisuat on dit asegą dou fólaton, litt, têté par le fólaton.  Le provençal a fouletoun dans le même sens.
fówaton, s. m.  Tourbillon. Tourbillon. I fówaton l'è i bįje kyè ëntóŗoule è folé, é pé mountąnye porte via è ti di tsawé, le vent tourbillonnant est celui qui fait tourbillonner les feuilles, et dans les alpages emporte les toits des chalets.
foweną, v. n.  Tourbillonner, en parlant du vent. Tourbillonner, en parlant du vent. Can fowęne, quand le vent souffle en tourbillons.
fowia, s. f.  Folie. Folie.
fracą, s. m.  Fracas. Fracas.
fracachyę, v. a.  Fracasser.  Fracasser. Achyę pa enį derën ché, fracachéŗé tòte, ne laissez pas entrer celui-là, il fracassera tout.
framason, s. m.  Franc-maçon. Franc-maçon.
framasoneŗį, s. f.  Franc-maçonnerie. Franc-maçonnerie.
fran  - frąntse, adj.  Franc. Franc. Fó°" pa ché fya, l'è pa frąntse, il ne faut pas s'y fier, elle n'est pas franche. Chó l'è oun vën fran, ceci est un vin franc; dé bën fran dé détó, du bien franc de dettes; l'a ouncó bon' esprį fran, il a encore l'esprit vif et sain; l'è fran, quand un compte est juste. 
fran  adv.  Juste, justement.  Adv. Juste, justement. L'è fran chin, c'est justement cela; cha-to fran can vendre ? sais-tu exactement quand il viendra? chin va fran rin, cela ne vaut rien du tout. Il Loc. prov. ā frąntse margyerìta, à la bonne franquette. Expr. connue à Grimisuat, Nendaz, etc.
fran , s. m.  Franc (monnaie). Franc (monnaie).
frāné Plutôt frānèté, frānyèté. Plutôt frānèté, frānyèté.
frāné, s. m. Dim. de frānó.  Petit frêne. Petit frêne.
Frānó di mêin Frêne des mayens; sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ). Frêne des mayens; sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ).
Frānó di mêin Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ). Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L. ).
Frąnó di mêįn, Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucupariaL.). frêne des mayens:  Sorbier des oiseleurs (Sorbus aucupariaL.). frêne des mayens: 
frānó s.m. Frêne Frêne Avwéi è frąnó oun fé dé bóna folé pó è tchyévre, è fachené chęrvon apréi pó borlą; i bó°" di frąnó ch'ënplïé pó féré dé mąndzó di j-otį, dé rlwidze, l'è dé bó°" dōo rétsasyą, le frêne forme un feuillage excellent pour les chèvres, les branches fournissent ensuite un bon bois à brûler; le bois du tronc est recherché pour faire des manches d'outils, des luges, c'est du bois dur très recherché.
franrózó, s. m.  Pomme . Capendu, variété de pomme rouge, franc-roseau. Pomme . Capendu, variété de pomme rouge, franc-roseau.
fransé, -ja, adj. et s. m. et f.  Français. Français. Peŗ'ënkyè oun vi méi dé j-Ètaweįn kyè dé Fransé, ici on voit plus d'Italiens que de Français; i parlé ó fransé, il parle français; parla ën fransé, parler français.
frantsemįn, adv.  Franchement. Franchement. Pó déŗé frantsemįn, pour parler franchement.
frāŗe, s. m.  Frère d'un ordre religieux. Frère d'un ordre religieux. L'è parti pó frëŗe, il est parti au couvent comme frère.
frāŗe, s. m.  Frère. Frère. Che rechënblon cómin dó°" frāŗe, ils se ressemblent comme deux frères. Nó chin infąn dé  frāre  avwéi   ché,   lui   et   moi sommes cousins germains. || En parlant des animaux. Ché bèŗą é ha fąea chon frāŗe é chwįŗa, ce bélier et cette brebis sont frère et sœur.  Par ext., se dit de deux objets formant la paire. Stou dó°" tsouson chon frāŗe, ces deux bas sont frères.
frarète Petit frère, Petit frère,
fraŗętse, s. f.  Parenté . Les frères et sœurs, Les frères et sœurs, parenté. Dé tó ha fraŗętse l'a pa jou oun kyè nó ęche idjyą, de toute cette parenté, aucun ne nous a aidé.
frātchyę, v. a.  Casser, endommager un objet. Casser, endommager un objet. Fou j-infan frātson tòte, ces enfants cassent tout. V. r. Se casser.
frāte, s. m.  Barbier, frater. Barbier, frater. Chéi eó kyè faŗį ó frāte vwi, je ferai le frater aujourd'hui.
fratse, s. f.  Blé qu'on laisse sans couper encore, parce qu'il n'est pas assez mûr. Blé qu'on laisse sans couper encore, parce qu'il n'est pas assez mûr.
frātsetó, s. m.  Qui brise tout; enfant qui use ou casse tout ce qu'il a. Qui brise tout; enfant qui use ou casse tout ce qu'il a.
Fré Frais, fraîche  Frais, fraîche .Fré nouó, tout neuf, frétse noua toute neuve.
fré  - fretse, adj.  Frais, fraîche. Frais, fraîche. Dé bōró fré, du beurre frais; dé tsêe fretse, de la viande fraîche; fé fré vwi, il fait frais aujourd'hui; ha éivwé l'è fretse cómin déjó a cąvwa ou coco, cette eau est fraîche comme sous la queue du coucou. Cette loc. prov. veut dire: très fraîche. || Joint à un autre adjectif ou à un participe, il a la valeur d'un adverbe; l'è fré rają, il est frais rasé.  S. m. N'ën ó fré ouncó pó cākyè tin, nous avons le frais encore pour quelque temps.
fré , s. m. pl.  Frais Frais. L'è itą condana a paé tó è fré, il a été condamné à payer tous les frais. || S'emploie qqf. au sing.: n'ën pa jou oun fré a paé, nous n'avons pas eu de frais à payer.
fré s.m. Fraise.. Fraise..-. Kyè dé fré ën Vawį ! que de fraises en Valais!
fréą, s. f.  Multitude, Multitude, ona fréą dé moundó, une multitude de gens.
frécantą , -tąë, part, et adj.  Fréquenté Fréquenté. Ha chaŗé 'na vāe frécantąe? - ouncó, ce chemin est sans doute bien fréquenté? - en effet.
frécaņtą , v. i.  Courtiser, fréquenter. Courtiser, fréquenter. Frécąnton tòta rlōo vya é venyon jaméi a byéi dé che maryą, ils se courtisent toute leur vie, et ne viennent jamais à bout de se marier. Il Frécąnté pa è pënté, il ne fréquente pas les cabarets.
frécantasyon, s. f.  Cour faite à une jeune fille par le galant. Fréquentation. Cour faite à une jeune fille par le galant. Fréquentation.
fréé, v. n.  Frayer, avoir des relations avec quelqu'un Frayer, avoir des relations avec quelqu'un. Nó fréįn pa mèi avwéi rlōo, nous ne frayons plus avec eux.
fréinó, s. m.  Poinçon de cordonnier. Poinçon de cordonnier. Oun pou tapa chou ó fréinó avwéi ó martéi, ma pa chou è j-awįn-né, on peut taper du marteau sur le poinçon, mais pas sur l'alêne.
fréita, s. f.  Faîtage.  Faîtage. L'an metou iną a fréita, ils ont mis le faîtage.
fréją, v. a.  Briser Briser. L'an fréją è fénéitré, ils ont brisé les .fenêtres.  Emotter. Fó°" fréją a têra avwéi ó petsāa, il faut émotter la terre avec le fossoir. Il Emietter. To frįjé tó ó pan pó rin, tu émiettes tout ton pain pour rien.  V. r. Se briser. Fou breséi che frijon pè man, ces «brice-lets» s'émiettent entre les mains.
frejoulou, -louja, adj.  Friable. Friable. Dé pan frejoulou, pa adousyą, oman, du pain friable, non adouci, tendre.
frépą, v. a.  Fouler, piétiner. Fouler, piétiner. Fó°" rin frépą è pra, il ne faut pas piétiner l'herbe des prés.
fręre, v. a. Frire.  Frire.
frétsé, fretséta, adj. et s. m. et f. Jeune, frais  Jeune, frais. I véi iré trwa frétsé pó barą avwéi 'na ątse, le veau était encore trop jeune pour lutter avec une vache. || Assez frais, frisquet. Fé frétsé, il fait frisquet.
frétsemin, adv.  Fraîchement Fraîchement. L'è arówa frétsemin, il est arrivé fraîchement.-
fretsōo, s. f.  Fraîcheur. Fraîcheur.
Fri   n.f.  Froid. ona fri dé ou : une froid de loup   Froid. ona fri dé ou : une froid de loup  
fri , fride, adj.  Froid Froid, ona bįje fride, une bise froide. || Adv. Chófle fri, il y a un souffle froid.
fri , s. m.  Froid, basse température, Froid, basse température, ona fri dé ou, un froid de loup; i fri, j'ai froid.L'a j-ou fri é tsa, il a en un coup de froid. || Prov. Chin kyè reviŗé a tsa reviŗé a fri, qui repousse le chaud, repousse le froid. Prov. Ch'ï coco l'a pa tsanta ó nou avrį, l'è mò dé fri, si le coucou n'a pas chanté le neuf avril, il est mort de froid.
fri , s. m.  Fruit, tout produit de la vache obtenu dans les alpages. Fruit, tout produit de la vache obtenu dans les alpages. L'an byin dé ątsé, byin dé fri, ils ont bien des vaches, bien du fruit.
frichyóna Frictionner.  v. tr. Frictionner.
frįja, s. f.  Miette Miette, ona frįja dé pan, dé frįjé dé frómądzó, une miette de pain, des miettes de fromage.
frijęta, s. f. Dim. de frįja.  Petite miette. Petite miette.
frijyą, -jyąé, part, et adj.  Frisé Frisé. Ha kyè l'a é pi frijyą, celle aux cheveux frisés.
frijyę, v. a.  Friser, Friser,. Ha cha tan byin frijyę celle-là sait si bien friser les cheveux.
frijyon, s. m.  Frisson. Frisson. Chįntó dé frijyon, je sens des frissons.
frilou, -louja, adj.  Frileux, Frileux, ona frilouja dinché, une femme frileuse à ce point.
frindjyą, -ąé, part, et adj.  Frangé Frangé. Fan pa ōrló a hé róbé, chon dri frindjyéi, elles n'ourlent pas ces robes, elles sont tout de suite frangées.
frindjyę, v. a.  Franger, effranger. Franger, effranger. Avwéi hé bóté to frįndzé tó é bòfé di pantaon, avec ces souliers tu effranges totalement les «canons» de ton pantalon. || V.r. S'effranger.
frindjyou, s. m. Instrument hérissé de pointes de bois, de forme variée, servant à remuer le lait caillé. Instrument hérissé de pointes de bois, de forme variée, servant à remuer le lait caillé.
frindre, v. a.  Remuer le lait caillé avec le frindjyou Remuer le lait caillé avec le frindjyou
frįndze, s. f.  Frange Frange. N'ën ënséi, té cópeŗį via hé frįndzé, viens ici, je [te] couperai ces franges.
frio°", frio°"ja, adj.  Frileux. Frileux. Chon pa tan frio°" fou, ceux-là ne sont pas si frileux.
friou, s. m.  Partie inférieure du grenį, à l'alpage. || Espèce de table sur laquelle on essuie et sale les fromages, après quoi on les remet sur les pantįré.  | Quand le fromage est sorti de la presse, il est porté au grenier ou cave à fromage - à Savièse, c'est le friou (premier sens) - où le «fruitier» a le devoir de le surveiller, de le laver tous les jours avec de la saumure, en le retournant chaque fois. Partie inférieure du grenį, à l'alpage. || Espèce de table sur laquelle on essuie et sale les fromages, après quoi on les remet sur les pantįré.  | Quand le fromage est sorti de la presse, il est porté au grenier ou cave à fromage - à Savièse, c'est le friou (premier sens) - où le «fruitier» a le devoir de le surveiller, de le laver tous les jours avec de la saumure, en le retournant chaque fois.
fripon, s. m. Fripon. Fripon.
friponeŗi, s. f.  Friponnerie. Friponnerie.
fritądzó, s. m.  Fruits des arbres (terme collectif) Fruits des arbres (terme collectif). N'ën pa jou vwéŗó dé fritądzó sti an, nous n'avons guère eu de fruits cette année.
frite, s. f. Fruits (terme colléctif) Fruits (terme colléctif) Kyënta frite sti an! quelle abondance de fruits, cette année! w'an da frite, l'année des fruits. Le même terme désigne l'ensemble des produits des troupeaux de la montagne.
fródjyę, v. n.  Profiter de quelque chose, se fortifier. Profiter de quelque chose, se fortifier. L'è itą ou mêin ma l'a rin fródjyą, il a été au mayen, mais il n'en a pas eu de profit [pour sa santé!]. || Du lat. fructificare.
fródzó, s. m. Augmentation de santé, de poids; profit, progrès.  Augmentation de santé, de poids; profit, progrès. L'a djya fé oun fródzó di a chenan-na pachą, il a déjà fait des progrès depuis la semaine passée [d'un chat qui a grandi].
frómadjyę, v. n.  S'abonnir, mûrir sur de la paille, à la cave, en parlant des fruits S'abonnir, mûrir sur de la paille, à la cave, en parlant des fruits. Fou prévwi chon dōo óŗa, fó°" wé j'é métré frómadjyę cākyè tin, ces poires sont dures à présent, il faut les laisser quelque temps s'abonnir (comme on laisse le fromage se faire).-
frómadzé, s. m. Dim. de frómądzó.  Petit fromage. Petit fromage.
frómądzó, s. m.  Fromage. Fromage. Dé frómądzó gra, myé gra, méigró, du fromage gras, mi-gras, maigre, selon qu'il est fait avec du lait non écrémé, peu ou entièrement écrémé; dé frómądzó da mountąnye, du fromage fait à la montagne; dé frómądzó da weteŗi, du fromage fait à la laiterie du village; dé frómądzó roti, du fromage rôti à la braise, vulgo raclette. Gwêrną ó frómądzó, soigner le fromage. Dé pan é dé frómądzó, du pain et du fromage (les aliments nécessaires à l'existence du paysan). || Cf. meta.
fromelą, s. f.  Fourmillement, Fourmillement, ona fromelą dé chiŗon, un fourmillement de cirons.
fromele, v. n.  Fourmiller. Fourmiller. Oun vi kyè fromele dé vèrméi, on ne voit que fourmiller de vers. Eprouver un fourmillement. Can fromęlon è pya, fó°" féré ona crwi chou a bóta, quand les pieds fourmillent, il faut faire une croix sur le soulier.
fromelemin, s. m.  Fourmillement. Fourmillement.
fromi, s. m.  Fourmilière Fourmilière.oun fromi de fromye róche,  un nid de fourmis rouges.
frómįn, s. m.  Froment. Froment.
fromyą, s. f.  Fourmi. Fourmi. Ě fromyé niŗé fan pa dé ma, les fourmis noires ne font aucun mal. Į| Ai dé fromyé derën i bréi, avoir des fourmis dans les bras.
fron, s. m.  Audace Kyën fron fó°" ai pó déré dé mintiŗi dinché! quelle audace il faut avoir pour dire de pareils mensonges !
fron, s. m.  Front.  . Front.  Fig. Audace. Kyën fron fó°" ai pó déré dé mintiŗi dinché! quelle audace il faut avoir pour dire de pareils mensonges !
fronda, s. f.  Fronde. Fronde. È mótsé venyon cóm'ona fronda, cóm'ona chiba ëncontr'a   pindole,   les   mouches   se jettent, comme une pierre lancée par une fronde, comme vers une cible contre l'attrape-mouches.
frostą, v. a.  User. User. Frostą è j-ālon, user les vêtements. V. r. Ha matįŗé che frosté dri, cette étoffe s'use tout de suite.Subst. Froundran è bóté a choun frostą [les maîtres] fourniront [à ce domestique] tous les souliers qu'il usera [à son user]. It. frusto.
frostabóta, s. m. Enfant use-souliers, désigne un enfant qui use les souliers outre mesure: Use-souliers, désigne un enfant qui use les souliers outre mesure:
frostafêe, s. m. Enfant use-fer, désigne qqn, surtout un enfant, qui use beaucoup de souliers. Use-fer, désigne qqn, surtout un enfant, qui use beaucoup les fers  des souliers.
frótą, v. a.  Frotter. Frotter. Fróté hé j-éijé tin kyè wè brekyéŗéi, il frotte cette vaisselle jusqu'à ce qu'il la casse. Il V. r. Se frotter.
frótchyoņ., s. m.  Frottoir des cordonniers. Frottoir des cordonniers.
frótémįn, s. m.  Frottement. Frottement.
frouda, s. f.  Fraude Fraude. Van tòté pé frouda rlōo, ces gens pratiquent en tout la fraude.
froudą, v. n.  Frauder. Frauder.
froudōo, s. m.  Fraudeur. Fraudeur.
frountįŗe, s. f.  Frontière. Frontière.  Extrémité du champ. Aą féré è frountįré, labourer les deux bouts du champ à la pioche.
frousa Frousse, peur. Frousse, peur.
frousa, s. f.  Grand nombre, grand quantité. Grand nombre, grand quantité. L'a pa dé bòsé, rin kyè ona frousa dé bwąté, il n'a pas de garçon, mais seulement un grand nombre de filles.
frwi, s. m.  Produits de l'industrie laitière Produits de l'industrie laitière. || Syn. fri, frite.
frwitchyè Fruitier. adj. Fruitier. Dé j-âbro frwitchyè. Des arbres fruitiers.
frwitchyé, s. m.  Fromager. Fromager.
frwitchyę, v. n.  Produire des fruits Produire des fruits. N'ën davwé ątsé a mountąnye, ma frwitséŗąn pa gran tsó°"ja, nous avons deux vaches à l'alpage, mais elles ne produiront pas grand-chose.
frwitchyęŗe, s. f.  Ensemble des vaches qu'avait autrefois une patóŗęcha.( fromagère d'un alpage ) Ensemble des vaches qu'avait autrefois une patóŗęcha. Jusqu'à la fin du siècle passé, l'ensemble des différents travaux à l'alpage - excepté la garde des troupeaux - était confié à un certain nombre de femmes dont chacune, appelée patóŗęcha, se chargeait des vaches de quelques particuliers lesquelles étaient sa frwitchyęre.  Ce mot signifie aussi le temps pendant lequel une laiterie de village est ouverte, jusqu'au départ pour le mayen. L'an de k'i frwitchyęŗe che froun ó vën dé māé, ils ont dit que la laiterie se ferme le 20 mai.
fwa , s. f.  Foi Foi. Usité dans l'expression: ma fwa! ma foi! || Cf. fwé.
fwa , s. m.  Feu. Feu. Féré dé fwa, faire du feu; avyą ó fwa, allumer le feu [raviver les braises du foyer]; ënprįndé ó fwa, allumer une lumière; métré ó fwa ou fòrnéi, mettre le feu au poêle, l'allumer. Ménage. ën ha mijon l'a cątró fwa, il y a quatre feux dans cette maison; nó fó°" paé tan pé fwa, il nous faut payer tant par feu. Incendie. L'a feŗou i fwa outr'a Granwé, il y a un incendie à Granois; chon enou métré dou fwa, ils ont maîtrisé l'incendie; l'è pa foche dé tan prêcha, l'è pa i fwa, il n'est pas besoin de tant se presser, il n'y a pas le feu; i coŗïé cómin can van ou fwa, il courait comme quand on va au feu. Métré a man ou fwa, jurement surtout chez les enfants: mettre la main au feu [tant on est sûr d'une chose.].
fwagrëndzé, s. m.  Grésillement et étincelles qui se produisent à l'extérieur des chaudières, marmites ou casseroles placées sur le feu et qui sont considérés comme un signe de froid. Grésillement et étincelles qui se produisent à l'extérieur des chaudières, marmites ou casseroles placées sur le feu et qui sont considérés comme un signe de froid.
fwatą, v. a.  Fouetter, donner la verge. Fouetter, donner la verge. S'to obeį pa, té fwątó, si tu n'obéis pas, je te donne la verge. On croit qu'il est bon de donner la verge aux enfants à la fête des saints Innocents.Syn. vwista.
fwatāé, s. f.  Correction, fessée. Correction, fessée.
fwé, s. f. Foi Foi .Yó įŗó prou dé bóna fwé, j'étais tellement de bonne foi; dé crwêe fwé, de mauvaise foi; kyęnta dzin a bòné fwé! quelle personne naïve !Fwé é sèrte! sur ma conscience! pla
fwé, s. f.  Foi, vertu théologale. Foi, vertu théologale. L'a prou li dé crwéi wivró, l'a perdou a fwé, il a tant lu de mauvais livres qu'il a perdu la foi.  Confiance.I  rin fwé ën fou rémyédó, je n'ai pas confiance en ces remèdes. 
fwéeądzó, s. m.  Chauffage, affouage Chauffage, affouage,usité dans l'expr. dé bó°" dé fwèeądzó, du bois d'affouage. pla
fwèeatą, v. n.  Faire du feu, activer le feu Faire du feu, activer le feu. Radą óra cómin fwèeąté! regardez maintenant comme le feu est actif! pla
fwèeatāé, s. f.  Flambée. Flambée. Tsękyé fwèatąé che vi ënséi chęla, chaque flambée se voit d'ici.
fwën-na, s. f.  Fouine. Fouine.
fwën-ną, v. n. Dessécher, flétrir ou tomber avant d'arriver à maturité. Se dit des pois, des choux, des fruits.  Dessécher, flétrir ou tomber avant d'arriver à maturité. Se dit des pois, des choux, des fruits. L'an fouën-ną è tsó°", les choux ont dépéri.
fwën-né, s. m.  Personne, surtout enfant, au corps fluet, peu développé Personne, surtout enfant, au corps fluet, peu développé. L'è oun pó°"ró peti fwën-né dé côo, c'est un pauvre petit corps fluet. Syn. rébachon.  Fouineur, fureteur et, par suite, personne peu considérée. Pó ha pesta dé fwën-né l'a rinky'a tòrną per ënkye, cette peste de fouinard n'a qu'à revenir ici!
fya (che), v. r.  Se fier. Se fier. Fó°" pa che fya a nyoun, il ne faut se fier à personne.
fyakye, s. m.  Fic, excroissance sur une partie du corps d'un animal. Fic, excroissance sur une partie du corps d'un animal.
fyąnse, s. f.  Confiance Confiance. || A Grimisuat: s. m. aide-garde champêtre.
fyāó, adv.  Bien sûr (approbation): Bien sûr (approbation): ó ó! fó°" pa pédré cóŗądzó pó chin, Mąrya. - fyāó prou, ma l'a dé có°" ky'oun pou pa méi, oh! il ne faut pas perdre le courage pour cela, Marie. - Bien sûr, mais il y a des fois qu'on n'en peut plus. || On entend aussi prononcer fyôo.
fyè, fyęre, adj.  Fier, violent, méchant Fier, violent, méchant. Fyè cóm'oun pyó, fier comme un pou.
fyèró, adj. et s. m.  Fiérot, vaniteux, orgueilleux. Fiérot, vaniteux, orgueilleux.
fyèrtą, s. f.  Fierté Fierté. L'an bën prou dé fyèrtą, ils sont tout de même bien fiers.
fyèrtoutse, s. f.  Fierté. Fierté. L'a ona fyèrtoutse kyè fé pwįré dé vêré, il a une fierté qui fait peur à voir.
fyó°"wéta, s. f. Dim. de fyó°"wa.  Petite bouteille. Petite bouteille.
fyon, adj.  Gras, fort. Gras, fort. Ché frómadzó l'è fyon, ce fromage est très gras. || Fin. L'è peti ma l'è fyon, c'est petit, mais c'est du fin. || Prov. È catson róché l'an ó bacon fyon, les cochons roux ont le lard gras. fyôo. Voy. le mot fyāó. 
fyon, s. m.  Coup Coup. T'a rin ky'a pa té tenį kïa, to atrąpé oun fyon, tu n'as qu'à ne pas rester tranquille, tu reçois un coup.
fyóouwa,  s. f.    Contenu d'une bouteille, Contenu d'une bouteille, ona fyó°"wą dé vën, une bouteille de vin.-
fyoouwaa, s. f.  Bouteille, fiole, flacon Bouteille, fiole, flacon.Ha fyó°"wa tën prou dó°" wįtré,cette bouteille contient bien deux litres. 
fyouja, s. f.  Fougère Fougère. On dit aussi ęrba fyouja. È fy°"jé chon bóné pó ó rématrįsyó, les fougères sont bonnes contre le rhumatisme.
gąba, s. f. Louange Louange. É féré dé gąbé dou mówé, di ątsé, dou bën, dé tó chin kyè l'an, et de vanter leur mulet, leurs vaches, leurs biens et tout ce qui leur appartient; dé gąbé kyè powïé rin cló°"ré górdze, [il se donnait] des louanges au point de ne pouvoir fermer la bouche. || Le substantif gab se trouve dans la «Chanson de Roland» et dans le «Pèlerinage de Charlemagne)) où l'on peut lire les gabs de Charlemagne et de ses pairs. Dans ceux-ci et dans ceux des paysans qui se ressemblent il y a quelque chose de la galéjade méridionale. Cf. v. W. dans FEW XVI, 3.
gabą, v. a.  Vanter, louer. Vanter, louer. Va rin chin, to gąbé è j-oun é to meprįjé è j-ātró di j-infan, cela ne vaut rien, tu vantes les uns et tu méprises tes autres enfants. || V. r. Se vanter, se louer outre mesure. Ché can cómįnsé a ché gabą, froun pa méi, quand celui-là commence à se vanter, il n'en finit plus. || Le mot n'a jamais le sens de se moquer comme en afr.
gabéŗąn, s. m.  Vantard. L'è prou gabérąn, il est très vantard. Vantard. L'è prou gabérąn, il est très vantard.
gabéŗéi, s. m.  Vantard Vantard. || Syn. de gabéŗąn.
gadjyąe, s. f.  Saisie de biens. Saisie de biens. L'a pochou arétą a promyeŗe gadjyąe, il a pu arrêter une première fois la saisie.
gadjye, v. a.  Gager, parier Gager, parier. Gadzin nó ? gageons-nous? gądzó kyè na, je gage que non. || Saisir. L'an gadjyą tó chin kyè l'aie, on a saisi tout son avoir; l'an gadjyą ché pra, on a saisi ce pré. || Ce dernier sens existe en afr.
gadzéta, s. f.  Journal, gazette. Journal, gazette. L'è arową i gadzéta, le journal est arrivé; í you chin chou a gadzéta, j'ai lu cela dans le journal; nó tenyįn pa méi dé gadzété, nous ne recevons plus de journaux.
gądzó, s. m.  Gage, objet saisi dans certains jeux. Gage, objet saisi dans certains jeux. L'a dó°" gądzó: oun coutéi é oun motchyōo, il y a deux gages: un couteau et un mouchoir. Gages d'un domestique. L'a oun grou gądzó, il a de gros gages; oun pou pa méi ai dé vāwé, i fan trwa dé grou gądzó, on ne peut plus prendre de domestiques: ils demandent de trop gros gages. || Tótse gądzó, bąle chąvyó, dit au «jeu de la garde» celui qui touche et fait prisonnier qqn.
galāa, galārda, s. m. et f.  Gaillard. Gaillard. Oun byo galāa, oun grou galāa, un beau gaillard, un grand gars; kyënta galārda, ha dzowéna! quelle gaillarde, cette jeune fille!
galó°", s. m.  Caillou Caillou. Acolé pa méi iną dé galó°" ! ne jette plus des cailloux ici en haut !
galóta, v. a.  Jeter des pierres. Jeter des pierres. T'a galóta mè, tu m'as jeté des pierres.
galotën, s. m. Dim. de galó°"  Petit caillou. Petit caillou.
galoteŗéi, s. m.  Qui a la manie de jeter des pierres. Qui a la manie de jeter des pierres.
gamąche, s. f.  Ganache, un rien du tout, Ganache, un rien du tout, ona gamąche l'è ona faŗata dé moundó, une ganache c'est un gre-din d'homme. N'a pas le sens du fr. «gamache».
gamené, s. m. Dim. de gamin.  Petit gamin. Petit gamin.
gameneŗį, s. f.  Gaminerie. Gaminerie.  Bande de gamins.
gaméwa Contenu de la gamelle. Contenu de la gamelle. Lex. gaméoua.
gaméwa, s. f.  Gamelle Gamelle, ona gaméwa dé chordą, une gamelle de soldat.
gamin, gamena, s. m. et f. Enfant en général. Enfant en général.
gan, s. m.  Gant. Gant.
ganyādzó, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. Prou d'infąn é pa dé ganyādzó, beaucoup d'enfants et pas de gagne-pain.
ganye, v. a.  Gagner. Gagner. Gąnyó pa pye w'ëvwe kyè bįó, je ne gagne pas même l'eau que je bois; gąnyon sën fran pé dzò, ils gagnent cinq francs par jour; ganye cha vya, gagner sa vie. Il Aa ganye, aller gagner, c'est aller travailler à la journée; sti an n'ën rin pochou aa ganye, cette année nous n'avons pas pu aller travailler à la journée. L'emporter sur quelqu'un. Fransi a nó gąnye prou té, notre François est plus fort que toi; can o`n-è ënró°"wą, w'éivwe gąny'ó chan, quand on est hydropique, l'eau l'emporte sur le sang.
ganyepąn, s. m.  Gagne-pain. Gagne-pain. N'ën pa d'ātre ganyepąn kyè chin per'ënkye, nous n'avons pas d'autre gagne-pain ici.
ganyįn, s. m.  Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Gagnant [au jeu], opposé à pèrdin. Can dzówon ā bówa l'a dó°" parti: è ganyįn é è pèrdin, au jeu de la balle, il y a deux partis: les gagnants et les perdants. Dans ce sens on a aussi ganyinta, au féminin.
gaó, s. m.  Galop. Galop. L'è enou ba a gran gaó, il est descendu en galopant; enį i gaó, venir au galop.
gaon, s. m.  Galon Galon, iron méi dzin è gaon déeąn, autrefois les galons [militaires] étaient plus jolis.
gaóną, v. a.  Galonner. Galonner. Gaóną ché? -Na, galonner celui-là? - Non.
gaónéta s.m. Primevère (Primula officinalis). Primevère (Primula officinalis).
gaópą, v. n.  Galoper, courir. Galoper, courir. Ché vyou gaópąé rondo, ce vieillard galopait allègrement.
gaópāe, s. f.  Galopade. Galopade.
gāŗa , s. f.  Gare (station) Gare (station). Fou da gara, les employés de la gare.
gāŗa!   interj.  Gare!  Gare! Ché to fé chin, gaŗa! Si tu fais cela, gare! gāŗ'a té, gare à toi!
gārbé, s. f. pl.  Grumeau. Grumeau. Chopa è gārbé, manger les grumeaux.
garchon, s. m.  Vieux garçon. Vieux garçon.  Prov. Minādzó dé garchon | minādzó dé catson! ménage de vieux garçons, ménage de cochons! Le désordre et la négligence y régnent.  Garchon ne se rencontre guère en dehors du proverbe. On dit ordinairement oun vyou dzoouénó, un «vieux jeune homme».
garda, s. f.  Garde Garde: ā garda dé Djyo! à la garde de Dieu! Le mot ne se rencontre guère que dans l'expression ā garda dé... et dans prinde garda, prendre garde.
gārdamëndjyę, s. m.  Garde-manger (néol.). Garde-manger (néol.).
gārdaróba, s. m.  Armoire. Armoire.
gardavou, s. m.  Garde à vous. Garde à vous. Vw'éi rin ky'a resta chou ó gardavou tin kyè vendré, vous n'avez qu'à rester sur le qui-vive jusqu'à ce qu'il vienne.
gardiįn, s. m.  Gardien Gardien. I Péiŗe Gardiin, le Père Gardien, supérieur d'un couvent chez les Capucins.
garéaé, s. f.  Soin à donner au foin, au bétail, etc. Soin à donner au foin, au bétail, etc. Fóton tó ba a có°", chin pwè bale ona garéaé, ils fauchent tout le foin à la fois, cela donne alors un travail considérable.
gaŗéé, v. a.  Soigner le foin coupé, «gouverner» Soigner le foin coupé, «gouverner». Gaŗéé ó fin, ó récò, soigner le foin, le regain, le faire sécher quand il est coupé. [| Gaŗéé è maadó, soigner les malades; gaŗéé è ątsé, soigner les vaches: donner à manger, abreuver, sortir le fumier, mettre la litière, traire; dé moundó capabló dé gaŗéé ó mówé, des gens qui comprennent la manière de traiter un mulet. Į | A Grimisuat: gaŗéé ona pera, remuer une pierre, un gros bloc. Etre maître de qqn, de qqch. | [ V. r. Che gaŗéé, se mouvoir, se tirer d'affaire, se soigner; i pou ouncó che gaŗéé, il peut encore se tirer d'affaire lui-même.
gaŗéta, s. f.  Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. Guérite, petite maison, hutte dans une vigne. I gaŗéta aw'éékyé, la guérite à l'évêque [sous le château de la Soie, à la Tournelette].
gargachiri Boue Boue. n. f. Var. gätchya. Syn. gatsó. Syn. gargachiri, gatchyena. 
gargachyąe, s. f. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement. Bruit que fait avec la gorge celui qui se gargarise ou qui respire difficilement.
gargachyę, v. n.  Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise. Faire du bruit avec la gorge. Se dit de celui qui respire difficilement ou se gargarise.
gargyéta, s. f.  Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage. Gosier, gorge, soit larynx et trachée-artère, soit pharynx et œsophage.
garnémįn, s. m.  Garnement. Garnement.
garnetoŗa, s. f.  Garniture, Garniture, óta via ha garnetoŗa, enlève cette garniture.
garni, -nįte, adj.  Garni, Garni, ona chāwa garnįté dé vyęle eąnda dé tóta chôrta, une salle garnie de vieux vivres de toute sorte.
garni, v. a.  Garnir. Garnir. Garnįon è póchyé dé galó°" epwę ba apréi, ils se remplissaient les poches de cailloux et de descendre en poursuivant.
garóta, s. f.  Betterave Betterave. Dé garóté ën gran, des semences de betterave.
garoudéi Grand gaillard,  Grand gaillard, 
garse, s. f.  Garce, fille publique Garce, fille publique. Vajįon prou cōre ó néi avwéi è gąrsé, ils allaient volontiers courir la nuit avec des filles de mauvaise vie. || Homme de rien du tout. L'orôo jaméi chondjya k'iŗé ona gąrse dinché, je n'aurais jamais pensé que c'était un homme de rien comme cela. Il Injure. Garse kyè t'éi! garce que tu es!
gâta Agate, bille.n. f.  Agate, bille.n. f. 
gâta, v. a.  Gâter. Gâter. Gatą a santéi, gâter la santé. || V. r. Chin ché gâté, cela se gâte.
gatamitchyè, s. m.  Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Gâcheur, qui essaye de tous les métiers. Ché l'è pa oun gatamitchyè, chin kyè fé oun cha kyè l'è fé, celui-là n'est pas un gâcheur, ce qu'il fait on sait que c'est fait.
gätcha Boue. n. f. Boue. Syn. gâtso. Svn. gatchyena, gätcha, gätchya.
gatchyeną, v. a.  Brasser de la boue, patauger. Brasser de la boue, patauger.
gatchyënrį, s. f.  Quantité de boue; pataugeage. Quantité de boue; pataugeage.
gatolę, v. a.  Chatouiller. Chatouiller. Fó°" pa gatole è peti j-infan, il ne faut pas chatouiller les petits enfants.
gatólon, s. m.  Chatouillement. Chatouillement. T'a rin dé gatólon, tu n'es pas chatouilleux?
gatolou, -loūja, adj.  Chatouilleux, sensible. Chatouilleux, sensible. Chon gatolou fou cofiron, dri ky'oun è je tótsé avwéi oun fetou, chorton dou bogan, ils sont chatouilleux, ces grillons, dès qu'on les touche avec un brin d'herbe, ils sortent de leur trou.
gātsó, s. m.  Mortier. Mortier. Ché peti kyè brasāé ó gātsó can n'ën fé a grąndze, ce petit qui brassait le mortier quand nous avons bâti la grange; ché manson ënplïé tó méi dé gātsó kyè dé pēré, ce maçon emploie plus de mortier que de pierres. || Boue. Per'ënkyè dri kyè bale dé plodze è vāé chon plįnné dé gātsó, ici, dès qu'il pleut, les chemins sont pleins de boue. || Cf. le fr. gâcher, gâche, gâchis.
gāwa, s. f.  Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Plaisanterie, raillerie, spécialement des amoureux. Fajïé dé gāwé, il [lui] faisait des plaisanteries.
gawąn, s. m. et adj. Amant, amoureux d'une fille.  Amant, amoureux d'une fille. I atin ó gawąn, elle attend son amant.
gawefąte, s. m.  Très gros mangeur.  quel ogre! Très gros mangeur.  quel ogre!
gawére, s. f.  Prison. Prison. Ché l'è itą tré j-an ba ën gawéŗe, celui-là a été trois ans en prison. || Syn. préjon.
gaweriin, s. m.  Galérien, détenu. Galérien, détenu. È gaweriin van trālę déchédéwéi, les galériens vont travailler çà et là.
gawį, s. m.  Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. Qui s'amuse, badine, dit des plaisanteries, surtout aux femmes. Galant. I jaméi you oun méi gawi kyè ché, kyënté caądé cha féré can recontré dé fémąwé! je n'ai jamais vu plus galant que celui-là, quels compliments il sait faire quand il rencontre des femmes! || Même racine que gąoua.
gawina, s. f.  Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Jeu qui consiste à abattre une pierre, un bouton placé sur une borne. Dzowe a gawina, jouer à la galine.  Le jeu de la «galine» varie selon les régions; il est connu en dehors de la Suisse, dans le Doubs et en Savoie.
gawiri Galerie. n. f. Galerie. Syn. ó°"we, ló°"we, Ne pas confondre avec lôo, corridor
gidą, v. a.  Guider, Guider, ache pye gidą a mè, laisse-moi [seulement] guider.
gide , s. f. pl.  Rênes. Rênes. Tenyïé ó tsową pè gide, il tenait le cheval avec les guides.
gide , s. m.  Guide. Guide. Dé tsatįn fajïé ó gide pé hé mountąnyé, en été il faisait le guide de montagne.
gispi Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m.  Longue perche avec un crochet à son extrémité utilisée pour dégager les poutres après un incendie.n. m. 
glanōo, glanoja, s. m. et f.  Glaneur, -euse. Glaneur, -euse.
glason, s. m.  Glaçon. Glaçon. Ce mot français se trouve dans ce proverbe: a Tsawindré ou barcon \ a Pākyé i glason, à Noël au balcon, à Pâques aux glaçons. || Le terme patois est lachon.
glënglën Glinglin Glinglin n. m. (dialecte glinguer, sonner). Avoui-to ó glënglën dé ôo ? entends-tu le glinglin de l'or ?
glorifié (che), v. r.  Se glorifier. Se glorifier. Va rin dé che glorifié, il ne vaut rien de se glorifier.
gloŗiou, -ouja, adj.  Glorieux. Glorieux. Tan w'êe gloŗiou, tan rijįn, gra cóm'oun tachon! l'air si glorieux, si riant, gras comme un blaireau!
gnpą Griffer. Griffer. Che gripą, se gripper, se dit d'une chose qui ne fonctionne plus. I roua dou tsaré l'è réstāé gripāé, la roue du char s'est grippée.
go, s. m.  Goût Goût. I perdou ó go, j'ai perdu le [sens du] goût; fou prevouį l'an pa dé go, ces poires n'ont pas de goût; fou rejën l'an déstra bon go, ces raisins sont délicieux au goût. Il Plaisir. Kyën go l'aïé dé ché mêin! quel attachement il avait pour ce mayen!
gó°"nyé, s. f. pl.  Compliments Compliments. Féré dé gó°"nyé, faire des compliments.
gochó, gocha, s. m. et f. et adj.  Têtu Têtu. O-n-a pa dé plejį avwéi ché infan, l'è trwa gochó, on n'a pas de plaisir avec cet enfant, il est trop têtu.  Adv. Ch'è tenwāé gochó pó pa eni ënséi, elle s'est défendue ferme pour ne pas venir.
gólachyą, s. f.  Quantité de liquide renversé et formant mare. Quantité de liquide renversé et formant mare. || Même racine que góle.
góle, s. f.  Mare d'eau. Mare d'eau. L'a tan bala dé plodze, l'è plin dé gólé pé è vāé, il a tant plu qu'il y a partout des flaques d'eau sur les chemins. || Par ext. La mer. Une femme à qui on racontait que son mari, qui l'avait quittée, était heureusement arrivé en Amérique, dit: l'a pa pochou pacha derën a góle, il n'a pas pu tomber dans la mer! || I góle dou féméi, le creux à purin. || È Gran Gólé, «les Grandes Gouilles», sont situées entre le glacier du Brotsé et le Sérac.
góléta Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta  Collecte. Mot inconnu sous cette forme, plutôt cówéta.? ou coléta 
góléta , s. f.  Collecte Collecte. Pāchon tôt'è féité a góléta, ils font la collecte tous les dimanches.
góléta , s. f. Dim. de góle.  Petite mare. Petite mare.
golf, s. m.  Grande flaque d'eau, de sang, etc. Grande flaque d'eau, de sang, etc.
góma, s. f.  Gomme pour effacer. Gomme pour effacer.
gon, s. m.  Gond. Gond.
góna Góna ä rison, veste à basques. Góna ä rison, veste à basques.
góna, s. f.  Robe que portent les petits enfants, garçons et filles Robe que portent les petits enfants, garçons et filles. Ché grou bosé l'a ouncó a góna, ce grand garçon porte encore la robe. I góna a dzeŗon, l'habit à basques qui ne se porte plus aujourd'hui.
gonfla, -fla, adj.  Enflé Enflé. L'è gonfló cóm'oun flon, il est enflé comme un gâteau; l'a dé có°" ky'è ątsê venyon gonflé, can pęcon d'êrba ā róją ou bën dé sanfwin, parfois les vaches se gonflent quand elles mangent de l'herbe par la rosée ou bien de la luzerne. || S. m. et f. Gros homme, grosse femme. Béi kyè l'a a déré ché bróte gonfló? qu'a-t-il à dire ce gros boursouflé?
gonfla, v. a.  Gonfler Gonfler. È j-infan gonflon è dzó°"té pó méŗó°"wą, les enfants gonflent les joues pour s'amuser; gonfla ona petofla, gonfler une vessie.  V. n. Gonfler, renfler. Ha plodze faŗé gonfla è rejën, cette pluie fera gonfler le raisin.-
gonflāe, s. f.  Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée. Grande quantité de nourriture ou de boisson ingérée.
gonflatchye Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló. Enfler par place.v. intr.  V. gonfla. Lex. gonfläe, gonfló.
gonsé, s. m.  Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches. Bouts au sommet du tablier auxquels s'assujettissent les deux attaches.
gorda , s. f.  Gourde, bouteille entourée de cuir Gourde, bouteille entourée de cuir. I gorda di chordą, la gourde militaire.
gordété, gordéta Engourdi Engourdi.Dimin. de gordó.  adj. et n. m. et f.  Raide, un peu gourd, 
gordó, -gorda , adj.  Raide, gourd, paralysé. Raide, gourd, paralysé. Chéi gordó cómin oun pāsé, je suis raide comme un pieu; i atsé è gorda, la vache est paralysée; chon pa itą gordó a ché decobena, ils ont été lestes à se dégager. Adv. Gordó équivaut à un superlatif: l'a bala gordó, il a plu à verse; fó°" tui tenį gordó, il faut tous tenir ferme.
gòrdzatą, v. a.  Blaguer, causer beaucoup, Blaguer, causer beaucoup, ën pląche d'aą derën w'élije ou tin da mécha, gòrdząton tó ó tin déean a porta, au lieu d'entrer dans l'église pendant la messe, ils causent tout le temps devant la porte.
gordzatéréi Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata.  Blagueur. n. m. Syn. gôrdzqu. Lex. gôrdze, gòrdzata. 
górdze, s. f.  Bouche Bouche, étre a górdze ouvêcha, être le bec dans l'eau; étre dé crwēe górdze, être difficile pour le manger; ai crwēe górdze, avoir méchante langue; l'an rin dé bon kyè a górdze, ils n'ont de bon que la bouche [pour manger et médire]; l'an adéi prou dé górdze, ils ont au moins assez de langue; che ótą ó pan dé górdze, donner son bien, jusqu'à s'en priver du nécessaire. || Prov. Che plou ó dzò dé Chën-Dzōrdzó, tôt'è cheryéjé oui pāchon pé a górdze, s'il pleut le jour de la Saint-Georges (23 avril), toutes les cerises lui passent par la bouche.  
górdze, s. f.  Gorge, bouche, gueule. Gorge, bouche, gueule. Usité, en ce sens, dans la plupart des dialectes franco-provençaux.
gordzou, gòrdzwą, s. m. et f.  Gros parleur, blagueur, indiscret. Gros parleur, blagueur, indiscret. Che ché brote gordzou l'a avwį chin, anéi ó chaŗąn pé tó ó véwădzó, si cet indiscret a entendu cela, ce soir tout le village le saura.
gòrfa Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon,  Grogner de façon menaçante, v. intr.  surtout en parlant de la truie ou du cochon, 
gòrféé, v. a. gacer, piquer Agacer, piquer. L'è tó ó dzò apréi gòrféé sti, celui-ci est toujours à taquiner. || V. r. L'è i móda dé che gòrféé, c'est la mode de se taquiner.
gòrjéwa, s. f.  Gorgée. Gorgée. I byou ona gòrjéwą dé branteen, j'ai bu une gorgée d'eau-de-vie.
gòró, s. m.  Grognon. Grognon. Can aréitéŗé dé mòróną, ché gòró, chaŗé prou derën ou cró, quand ce grognon cessera de murmurer, il sera bien dans le creux [tombe].
gòróną, v. n.  Grogner. Grogner. Chon è catson kyè gòrounon, ce sont les cochons qui grognent.
gòrónąe, s. f.  Grognement. Grognement.
gòrounéŗéi, s. m.  Grognon, qui grogne sans cesse. Grognon, qui grogne sans cesse.
góta, s. f.  Goutte. Goutte. Biŗ'a góta, boire la goutte [eau-de-vie]; féré 'na góta dé caféi, préparer un peu de café [au lait]; l'aie byou ona góta dé trwa, il avait bu un verre de trop ; oun clęryé pa 'na góta, on n'y voit goutte,
gótchyé Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta. Celui qui fait ou boit de l'eau-de vie.n. m.  Dérivé de góta.
gótchyè, gótchyęŗe, adj. et s. m. et f.  Gaucher. Gaucher.
gótchyó,-tchye, adj.  Gauche. Gauche. A gótchyè, à gauche; i man gótchyè, la main gauche.
gótchyon, s. m.  Dim. de góta. Filet d'eau dans un torrent. Filet d'eau dans un torrent.
gótchyóną, v. n.  Arroser avec très peu d'eau, Arroser avec très peu d'eau, ën gótchyoune t-e ba pé ché pra! est-il occupé à capter tous les ruisseaux dans ce pré! || S'amuser avec de l'eau. Fou j-infan, todri gótchyóną, chon contìn, ces enfants, pourvu qu'ils puissent s'amuser avec de l'eau, ils sont heureux.
gótchyóné, s. m. Dim. de gótchyon,  filet d'eau,très petit , goutte. filet d'eau,très petit , goutte.
gótchyounéŗéi, s. m.  Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau. Celui qui est occupé à capter tous les plus petits ruisseaux pour arroser sa propriété. Il Enfant qui s'amuse toujour avec l'eau.
gotenyacheŗį, s. f.  Petite pluie Petite pluie. Ha gotenyacheŗi, chin intré pa, cette mauvaise petite pluie ne pénètre pas dans le terrain.
gotenyachyę, v. n.  Pleuvoir un petit peu. Pleuvoir un petit peu. L'a ouncó gotenyachyą ché dzò, il est encore tombé quelques gouttes ce jour-là.
gotenyę, v. n.  Tomber des gouttes, pleuvoir un peu. Tomber des gouttes, pleuvoir un peu.Syn. De gotenyachyę
gótéta, s. f. Dim. de góta.  Petite goutte, petite quantité Petite goutte, petite quantité. È ątsê baton pa méi kyè ona gótéta dé waséi, les vaches ne donnent plus qu'une petite goutte de lait.
gotįŗe, s. f.  Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Egout, voie d'eau, ouverture dans un toit, une voûte, une grotte par où l'eau de pluie pénètre et coule en dedans. Ce mot se traduit très improprement dans le français local par «gouttière» qui n'a pas ce sens en français. I ti da grąndze l'è plin dé gotiŗé, le toit de la grange est rempli d'égouts; ché ti l'è rin ita byin co°"êe, l'a tórdzò dé gotįŗé, ce toit n'a pas été bien couvert, il a toujours quelques fuites.
gótracheri, s. f.  Temps pluvieux. Temps pluvieux. Che l'è i gótracheri, tōrné a balę, quand le temps est à la pluie, il recommence à pleuvoir.
gótrachyę, v. n.  Pleuvoir un peu Pleuvoir un peu. I gótrachéŗé dinché tinkyè vëndrąn ba è ątsé, il tombera un peu de pluie, jusqu'à ce que les vaches arriveront [de l'alpage ou des mayens]. Il Syn. gotenyachyę, gotenyę.
gótró, s. m.  Goitre Goitre.  Remarquez l'expression: chën gótró = chën jyin-na, sans gêne. L'è pye chortį dé préjon, é rape amou per ënkye rlwi chën gótró, il est à peine sorti de prison et le voilà ici, se mêlant aux autres, sans se gêner.
gotrojé, s. m.  Rouge-gorge. Rouge-gorge.
gotrou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Goitreux. Goitreux.
gou, gouja, adj. et s. m. et f.  Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. Gueux, gueuse, qui n'a pas le sou. L'è gou a tsaoun, il est gueux au dernier degré.
goudron, s. m.  Goudron. Goudron.
goudróną, v. a.  Goudronner. Goudronner.
goująle, s. f.  Tas de gueux. Tas de gueux.
gówą, v. a.  Avaler. Avaler. Gówą ba, avaler tout d'un coup.  Voy. ëngówa.
gówé, s. m.  Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; Vase en bois avec deux anses, pour conserver le beurre fondu; oun gówé dé bōró.un bon vase de beurre.
gra , grącha, adj.  Gras, .-se . Gras, .-se . Ché l'a byo tin: l'è gra é ródzó, celui-là a une belle vie: il est «gros et rouge» (expression consacrée pour désigner la santé parfaite); oun cartį dé frómądzó gra, un quartier de fromage gras; l'è gra cóm'oun tachon, il est gras comme un blaireau. || Dé têra grącha, de la terre glaise; féré gra, faire du fromage gras; c'est aussi manger de la viande en carême ou les jours d'abstinence.
gra , s. m.  Graisse. Graisse. Dé gra di tsaré, de la graisse de char; gra di bóché, graisse pour les tonneaux.
gra , s. m.  Gré. Gré. L'è da gra, il est satisfait; l'a pa jou gra per ënkye, il est mal tombé ici; rin ky'a měndįyę l'è pa da gra, che l'an pa a bire, manger seulement ne satisfait pas, si on n'a pas à boire; l'an pa tan gra fou paijanę avwéi ha mosyoŗį, ces petits paysans n'ont pas le dessus avec ces messieurs [intell, citadins] ; o-n-a pa gra ba é ché martchyąn, on est mal servi chez ce marchand.
graäta Echarpe. Echarpe.
graāta, s. f.  Cravate. Cravate. 'Na graāta dé chaea, une cravate de soie.
graché, -ta, adj. et s. m. et f.  Grasset.Un peu gras Grasset.Un peu gras
grāda, s. f.  Degré, grade. Degré, grade. Pó avansyę ona grāda, pour avancer d'un grade [milit.].
grafeną Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Empiéter par ex. sur le bien d'autrui. Syn. afrounta, plus anc. agrafa. 
grafena, v. a.  Grifîer, égratigner Grifîer, égratigner. È tsate grafęnon, les chats griffent; to m'a grafena è man, tu m'as griffé les mains.La forme grafigner est très répandue dans le fr. pop. et l'afr. (Villon, Rabelais, d'Aubigné, Nicot, etc.). Cf. v. W. XVI, 350.
grafenae, s. f.  Egratignure, coup de griffe Egratignure, coup de griffe.  Mot connu en provençal Mistral s. v. grafignado et le fr. pop. suisse.
grafyon, s. m.  Cerise noire. Cerise noire. È grafyon di tsën, fruits du merisier. || En provençal grafioun, grefioun, grifìen, etc., signifie à la fois greffe, jet d'arbre, bigarreau et cerise (Mistral). Au sens de bigarreau, on trouve en milanais sgraffion. 
grafyonį, s. m.  Cerisier portant des cerises noires. Cerisier portant des cerises noires.
gŗamon ródzó, s. m.  Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.). Achillée mille-feuille (Achillea millefolium L.).
gramon,   s. m.    Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan.  Chiendent  (Agropyrum repens). C'est une des plantes les plus détestées du paysan. 
gramóną, v. a.  Enlever le chiendent Enlever le chiendent. I vęryon avwéi a tsarowe, falié tòte moundą fou ró°"wé, falie ótą tsękyè motson, l'è chin gramóną, on tourne [la terre] avec la charrue, il faut nettoyer toutes les mottes, enlever chaque bout de racine, c'est cela «gramoner».
gran , grąnta, adj.  Grand, Grand, iré gran dzò, c'était grand jour; oun gran mosyōo, ona grąnta dama, un grand monsieur, une grande dame.  
gran , s. m.  Grain Grain. Gran dé bla, grain de blé; è gran dou pâte, les grains [perles] du chapelet; gran dé dzenívró, baie de genièvre. || È garóté ën gran, la semence de betterave.
gran s.m. Grand ( monde ). Grand ( monde ). Chin chon prou dou gran, c'est du très grand monde; van oun pó°" trwa ën gran, ils mènent un peu trop grand train.
gran.na, s. f.  Grain, de raisin, etc. Grain, de raisin, etc. ona gran.na dé réjën, un grain de raisin; è j-achawį l'an dé dzinté grąn`né cómin è rejën, l'alisier a de jolis grains comme les grains de raisin,
grandééi s. m.  Pomme ayant la forme d'un cône de sapin. Pomme ayant la forme d'un cône de sapin.
grandjya, s. f.  Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Tout le foin qu'on a mis dans une grange. Sti an n'ën pa 'na béwa grandjya dé fin, cette année nous n'avons pas beaucoup de foin en grange.
grandjyè, s. f. pl.  Granges isolées des villages. Granges isolées des villages. Dan ó tin ch'ënparlāé nète d'aa cajena i grandjyè, dans le temps on parlait beaucoup d'aller soigner le bétail dans les granges isolées.
grandjyè, s. m. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Surnom donné à quelqu'un qui habite à l'écart d'un village. Nó nó dejïon i grandjyè a ché parįn, pąskyè vajïe cajena i grandjyè, nous, nous appelions «granger» cet homme, parce qu'il allait soigner le bétail aux «grangées».
grąndze, s. f. , s. f.  Grange Grange. La grange est composée de deux parties: la partie inférieure, à même le sol, forme l'étable; la partie supérieure est la grange proprement dite: on y met le foin, la paille, quelquefois des fascines, etc. Au mayen, la grange est la partie qui renferme le foin, sur l'étable et où le personnel se couche pour la nuit. Les nombreuses granges isolées n'existent presque plus à Savièse depuis que l'emploi des chars est devenu général.
grandzéta, s. f. Dim. De grąndze Petite grange. Petite grange.
grandzon, s. m. Autre diminutif de grąndze.  Petite grange habituellement attenante à la grange. Petite grange habituellement attenante à la grange.
grané, s. m. Dim. de gran.  Petit grain. Petit grain.
granéta, s. f. Dim. de gran.na.  Petite graine. Petite graine. Fou kyè fan pichyę ó chan l'an dé granété ródzé, les [rameaux] qui font pisser le sang [aux animaux frappés] ont de petits grains rouges. Il Cf. chaonyon.
granį, s. m.  Granit. Granit. Oun trouwe dé pēré dé granį iną pé batāa é pé a dzōo, on trouve des blocs de granit dans les prés bâtards et dans la forêt.
granmécha, s. f.  Grand-messe; Grand-messe; oppos. mécha bâcha, mécha mateniŗe, messe basse, messe «matinière»; véjó outre a granmécha, je vais à la grand-messe.
granméire, s. f.  Grammaire. Grammaire.
granrota, s. f.  Grand-route. Grand-route.
granson, s. m.  Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson Cigare long et mince, fabriqué originairement à Grandson. È granson cótāon adon djye santįmé pyese, è vawejąn rin kyè sën, les grandsons coûtaient alors dix centimes la pièce, les valaisans seulement cinq.
grantchyou, s. f.  Grandeur, étendue. Grandeur, étendue. Kyënta grantchyou dé pra! quelle étendue de pré !
granténé, adv. Dim. de grantin.  Assez longtemps, quelque temps Assez longtemps, quelque temps. L'a djya granténé kyè l'è pa méi enou per'ënkye, il y a quelque temps déjà qu'il n'est plus revenu ici.
grantin, adv.  Longtemps. Longtemps. Vaŗé rin grantin, n'aŗįn dé plodze, il pleuvra avant qu'il ne soit longtemps; l'è pa tòrną dé grantin, il n'est pas revenu depuis longtemps; iré djya grantin parti can w'ātré l'è enou, il était parti depuis longtemps quand l'autre est arrivé. || Cf. l'it. «gran tempo».
grantsó°"ja, adv.  Grand-chose. Grand-chose.
granvāe, s. f.  Grand-route. Grand-route.
grapele, v. a.  Grappiller Grappiller. L'a pa dé vénįndze sti an, l'a rin ky'oun peti aféŗé a grapele, il n'y a pas de vendange cette année, il n'y a qu'à grappiller quelque chose.
grapelon, s. m.  Grappillon, petite grappe. Grappillon, petite grappe.
grapelou Clairsemé Clairsemé.adj.  !Lex. crapelou, non mûr, mais il semble que ce mot caractérise un raisin à graines clairsemées. Lex. grapele, grapelon,
grāse, s. f.  Grâce, mine. Grâce, mine. Avwéi ché o`n-a pa pwiŗe, l'a tòrdzò ona plo bóna grāse, on est sans gêne avec celui-là, il est toujours si gracieux; ona crouēe grāse, une mine rébarbative.
grasię, v. a.  Gracier. Gracier.
grasyou, -syouja, adj.  Gracieux. Gracieux. Chon pa tui tan grasyou cómin ché, tous ne sont pas gracieux comme celui-là; ona dzinta dama grasyouja, une jolie dame gracieuse.
grata, v. a.  Gratter. Gratter. Can o-n-itą mwêe di mochelon, fó°" pa grata, quand on a été piqué par les moustiques, il ne faut pas gratter; è tsouą can ch'ën-nouwon grąton di pya, quand les chevaux s'ennuient, ils grattent du pied.
gräta-cou Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse. Gratte-cul,  n. m. cynorhodon. Syn. plus ancien  o°"linse.
grątafrómądzó, s. m.  Râpe à fromage. Râpe à fromage.
gratis, adv.  Gratis, gratuitement. Gratis, gratuitement.
gravą Graver. Graver.
grava, v. a.  Incommoder, gêner Incommoder, gêner. Mot qu'on n'entend plus guère que dans le proverbe: rin rade, rin gravé, qui rien ne regarde, rien ne l'incommode. Į| Val-d'Illiez gravä, empêcher, s'ên gräve, se repentir (Fankh.). |Į Grāva, à Grimisuat, s.f., deuil: porta a grāva, porter le deuil; n'éi tan grava, j'ai beaucoup de regret.
gravéi, s. m.  Gravier. Gravier. Męnon dé gravéi pé vāé, ils conduisent du gravier sur les chemins; dé gravéi grëndzó, du gravier grossier.
gravou, -ouja, adj.  Marri, qui se repent. Marri, qui se repent. Prov,(L. 153) Epouja joyouja, féna gravouja, épouse joyeuse, femme marrie.
gré, s. m.  Crampon de charpentier. Crampon de charpentier. Pó tsapótą è tra, oun wé fé teni avwéi dé gré, pour travailler les poutres, on les fixe avec des crampons.
gregre, s. m.  Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę. Cigale, dans le langage des enfants. Le vrai mot pour cigale est grilę.
gréi, s. m.  Gré. Gré. Bon gréi mąwe gréi, bon gré mal gré. || Syn. gra
gréifa, s. f.  Action de greffer. Action de greffer. Greffe des arbres. I gréifa di j-ābró roche pa ch'oun va pa jostó can l'è i tin, la greffe des arbres ne réussit pas si l'on ne la fait pas juste quand c'est le moment.
gréifa, v. a.  Greffer. Greffer. Dan ó tin oun gréifāé pa è vęnyé, autrefois on ne greffait pas les vignes; gréifa a rlwe, greffer à l'écusson; gréifa ou tron, greffer en fente.
gréifó, s. m.  Scion. Scion. Ě gréifó dou chowę wéin chon méi pòrtati, les scions [détachés d'une branche] au soleil levant donnent plus de fruits.
gréifōo, s. m.  Greffeur. Greffeur.
gréilą, s. f.  Grêlée Grêlée. L'è enou 'na bóna grèilą, il est arrivé une forte grêlée. pla
gréilę, v. imp.  Grêler Grêler. I gréile pa chowin ba peŗ-ënkyè, il ne grêle pas souvent ici. || Au passif: ché an kyè l'è tòte itą gréilą, cette année où tout a été grêlé. || Marqué de petite vérole. Di a maadi, i fąse l'ìtą gréiląé, depuis la maladie, sa figure a été marquée de petite vérole [propr. grêlée].
gréiló , s. m. pl.  Grêle Grêle. Vën dé gréiló, il tombe de la grêle; è gréiló fan dé brote ravądzó, la grêle fait de vilains ravages. || Prov.L. 50). Pó arétą è gréiló fó°" fetchyę foura w'ąse ó talin veŗya iną, pour arrêter la grêle, il faut mettre dehors la hache le tranchant dressé.
gréiló, s. m. Age.  Age. I gréiló l'è i grou bó°" kyè va ó on da tsarowe, le gréiló, c'est la longue pièce de bois qui va tout le long de la charrue.
gréilon, s. m.  Grêlon. Grêlon.
grejachye, v. n.  Rendre gris,  Rendre gris, saupoudrer. L'a grejachyą pé son, il est tombé une saupoudrée de neige sur les sommets. pla
grejachye, v. n.  saupoudrer. saupoudrer. pla
grejéta  Etoffe de mauvaise qualité. Etoffe de mauvaise qualité. V. grijéla, cótòna.
gremache, s. f. cff. grāse Grimace. Grimace. L'è brote dé féré dé gremache, c'est vilain de faire des grimaces.
gréną, v. n.  Grener. Grener. Sti an l'a byin gréną dé pi, les haricots ont donné beaucoup de grains cette année; i bla l'a pa gréną cómin antąn, le blé n'a pas grené comme l'année passée. || V. a. Gréną a pera dou fòrnéi, piquer la pierre du poêle.
grènadjyè, s. m.  Grenadier. Grenadier. A la Fête-Dieu figurent toujours un groupe respectable de grenadiers, qui forment comme l'élite de la petite troupe. 
grènadjyè, s. m.  Pois. Pois. È pi grènadjyè, les pois grenadiers, espèce de pois.
grènąle, s. f.  Grenaille. Grenaille. Tsardjyę ó foįę a grènąle, charger le fusil à la grenaille. pla
grènati, -tire, adj.  Grenu. Grenu. Pŗov, (L. 75). I rógyéjon fó°" planta è pi, venyon méi grènati, aux Rogations il faut planter les haricots, ils deviendront plus grenus.
grëndze, adj.  Enfant vif et méchant. Enfant vif et méchant.
grëndze, s.m.  Grincheux Grincheux.  Fwa grëndze, petites étincelles qui s'attachent à la marmite et sautent de place en place; can l'a dé fwa grëndze, tsąndze i tin, quand il y a du «feu grincheux», le temps change. Id. à Grimisuat. || Cf. fouagrëndzé.
grëndzéŗą, s. f.  Mauvaise humeur Mauvaise humeur. I grëndzéŗą l'è i pètchyą di brāé dzin, la mauvaise humeur est le péché des braves gens. || Fig. Dérangement du temps.
grëndzó, grëndze, adj.  Grincheux, de mauvaise humeur Grincheux, de mauvaise humeur. I peti l'è grëndzó vwi, fé pa kyè plóŗą, le petit est de mauvaise humeur aujourd'hui, il ne fait que pleurer.
grenéta Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains. Café de la Grenette sur le Grand-Pont à Sion où se tenait le marché aux grains.
Grenéta, s. f.  Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande. Grenette ou halle aux grains à Sion. Terme usité dans la Bourgogne, le Lyonnais, le Dauphiné, la Savoie et la Suisse romande.
grëngrën Dépit, petite rancune. Dépit, petite rancune. Ai dé grëngrën, avoir de petites rancunes.
greni Grenier. Grenier. Var. grini. I pâto dou grini, le pâtre qui soignait les fromages. Syn. patorën. ? ?
greni, s. m.  Cave où l'on conserve les denrées. Cave où l'on conserve les denrées. Grimisuat: même sens qu'à Savièse, mais en plus, grini désigne l'endroit où l'on conserve les sacs de blé. Remarquez grini au lieu de greni.
greni, s. m.  Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages Chalet à la montagne où l'on soigne et conserve les fromages. Le ġrenį se compose de deux parties, dessous le friou (un jeune y frottait les fromages avec un linge quand j'ai passé à Tsanfleuron en 1925); dessus il y a le greni damou tout autour sont les pantiŗe. || Pŗov. (L. 341). Pindąn ky'i gran greni l'è ouvêe, nyoun mąnkyé dé rin, pendant que le grand grenier est ouvert, personne ne manque de rien (tant que la récolte n'est pas terminée). || 
grépa, s. f.  Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie Crampon qui joue sur la petite roue en fer de la scierie.  
grépa, s. f.  Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T. Outil de tonnelier et de menuisier en forme de T.
grépa, s. f.  Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse. Personne d'humeur difficile: ona crwēe grépa, une mauvaise coucheuse.
grépa, v. a.  Fixer au moyen d'un croc Fixer au moyen d'un croc. Grépa oun tra, fixer une poutre au moyen d'un croc.
grépęi  , s. m.  Crampon. Crampon.
grépei  s. m.  Rocher proéminent sur une pente Rocher proéminent sur une pente. L'a robatą ba é l'a balą da téita chou oun grépéi, il a roulé sur la pente et a frappé de la tête un roc proéminent.
gri adj. Cf. rédzè Se dit de quelque chose qui répugne Se dit de quelque chose qui répugne. Mè venyïe gri a mè d'aa outre, j'éprouvais de la répugnance de m'y rendre.  Syn. ëngrį.
gri s. m.  Loir, loiret. Loir, loiret.
gri, grije , adj. et s. m. et f. Quand un enfant pleure et rit en  même temps,  Quand un enfant pleure et rit en  même temps, on dit: tsanta, ploŗa,bij'ó cou dé w'ānó gri!   chante,pleure, baise le derrière de l'âne gris!
gri, grije , adj. et s. m. et f.  Gris. Gris.
grifa, s. f.  Griffe. Griffe. Ché tsate l'a dé grouche grifé, ce chat a de grosses griffes.
grifa, v. a.  Griffer. Griffer.  Syn. grafeną.
grifāę, s. f.  Griffade. Griffade. T'a jou 'na bóna grifāe sti có°"! cette fois tu as reçu une bonne griffade!
grifon, adj.  Griffe Griffe. L'an è grifon apelą, [les mouches] ont les pattes prises [à l'attrape-mouches].
grifon, s.m.  Qui griffe. Qui griffe.
grifóną, v. a.  Griffonner Griffonner. Ecrį adrį, pa rįnkyè grifóną, écris comme il faut, et cesse de griffonner.
grifónądzó, s. m.  Griffonnage. Griffonnage.
grifóneŗi, s. f.  Griffonnerie. Griffonnerie.
grifonōo, s. m.  Griffonneur. Griffonneur.
grijalą grijalą
grijalą,   -āe,   adj.    Grisonnant,  Grisonnant,   ona barba grijalāe, une barbe grisonnante.
grijé, grijéta, adj. et s. m. et f. Dim. de gri.  Homme ou femme qui commence à grisonner. Homme ou femme qui commence à grisonner.
grijęla, s. f.  Toile grise Toile grise. || Syn. cótóna.
grijoną, v. n.  Grisonner Grisonner. Cóminse a grijoną, il commence à grisonner.
grile, s. f.  Cheville du pied Cheville du pied.   «grille» pour cheville du pied est aussi fr. pop. et SR. On le trouve également dans Merle d'Aubigné. Cf. v. W., II 1290, et Pierreh. 294.
grilè, s. m.  Cigale. Cigale. Dé tsatin l'è tó plin dé grilè ba pé è venyé, en été c'est plein de cigales dans les vignes.
grile, v. a.  Griller, Griller, p. ext. du pain. Grile dé wetsé dé pan, griller des tranches de pain.
grióta, s. f. Vache couleur cerise. Vache couleur cerise.
gripa, s. f.  Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe. Grippe. Mot récent, connu depuis l'apparition de la grippe.
gripa, v. a.  Griffer. Griffer. Cómin fowęche itą gripa da chenegó °"da, comme s'il avait été griffé par la chenegóouda. 
gripyóou, s. m.  Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur. Radical (en politique), opposé à ristóou, conservateur.
grįva, s. f.  Grive commune Grive commune. È grive che tęnyon aontchyę pé è vęnyé, les grives se tiennent volontiers dans les vignes.
griwatą, s. f.  Contenu de la tasse appelée grioué. Contenu de la tasse appelée grioué.
griwé, s. m.  Tasse de fer-blanc ou d'étain. Tasse de fer-blanc ou d'étain.
gró°"  gró°"cha, s. m. et f.  Grand-père, grand-mère Grand-père, grand-mère. I gró°" a nó dou byèi da mare, notre grand-père maternel.
gró°"  s. m.  Vieille monnaie: Vieille monnaie: Groschen (5 ct.); gróou = 1 batz1/2.
gró°"cha, adj.  Enceinte Enceinte. I mār'a rlōo l'è gró°"cha, leur mère est enceinte.
gróbó Gravier. Gravier.  Dé chabla gróba, du gravier.
gróbó, -a, adj.  Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Grossier, en parlant des gens; gros, grossier en parlant des étoffes. Ché dra l'è trwa gróbó, ce drap est trop grossier. || Par ext. Prodigue, qui consomme beaucoup: è vęnyé dou fandan chon gróbé pó ó féméi, les vignes de fendant exigent beaucoup de fumier.
gróché, -èta, adj. et s. m. et f. Dim. de grou.  Grandelet. Grandelet. L'è tó dzowénó é djya byin gróché, il est tout jeune et déjà bien grand.
gróchyè, -chyęŗe, adj.  et s. m.  et f. Grossier. Grossier. Dé traó gróchyè, du travail grossier.
gróchyeremin, adv.  Grossièrement. Grossièrement.
groma, s. f.  Grosse pierre. Grosse pierre. || Syn. groméi pla
groma, s. m.  Noyau. Noyau. È groma di proun-mé peoujé chon dèstrą dōo, le noyau des pêches est très dur. || Cerneau. Avwéi è groma di nwé dan ó tin oun fajïé d'ó°"ló, avec les cerneaux des noix on faisait de l'huile autrefois.
gromąn, -manda, adj. et s. m. et f.  Gourmand. Gourmand. pla
gromandįje, s. f.  Gourmandise. Gourmandise.
groméi, s. m.  Gros caillou. Gros caillou. Acolïè ba dé grou groméi apréi nó, il jetait de gros cailloux sur nos talons.  Syn. groma.
gronyāa, -nyārda, s. m. et f.  Grognard. Grognard. Oun brote gronyāa kyè l'è jaméi contin, un vilain grognard qui n'est jamais content.
gronyache  Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa. Femme qui grogne toujours. n. f.  Lex. gronyachye. gronyāa.
gronyachyę, v. n.  Grogner, gronder, murmurer. Grogner, gronder, murmurer.
grou, groucha, adj.  Gros. Gros. È grou traó, les gros travaux, les travaux pénibles (fossoyer, faucher); ha dou grou vįntró, celle qui est enceinte; l'a balą 'na groucha plodze, il a beaucoup plu. || Grand, ona groucha vewa, une grande ville; oun grou parįn, un grand homme; enį grou, grandir; l'è grou i Roun-nó, le Rhône est haut. S. m. et f. È grou mëndzon è peti, les gros mangent les petits, La partie la plus grosse ou la plus forte: nó chin fran ou grou dou traó, nous sommes juste au moment où il y a le plus de travail; ou grou dé w'evêe, dans le gros de l'hiver.
groubon, s. m.  Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons. Résidus obtenus en fondant du lard; cretons, rillons.
grouchatêra, s. f.  Terre forte, difficile à tourner. Terre forte, difficile à tourner.
Grouché cópété Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1. Populage des marais (Cal-tha palustris). || Cf. L. Folk. 1.
grouchyou s. f.  Grosseur. Grosseur. Ché iré oun plo grou, l'aie pa o-n-ātre ën Chavyeje dé ha grouchyou, c'était un grand gars, il n'y avait pas à Savièse un autre homme de cette taille.
grouja, s. f.  Plainte, murmure, réclamation. Plainte, murmure, réclamation. Tan dé groujé, tant de plaintes! || En fr. pop. greuse; SR, afr. Godefroy cite le mot greuse et grahuse déjà au XIIIe s., surtout dans des textes bourgignons. Le provençal a conservé greuse, greuge, au sens de grief, tort, rancune, mauvaise querelle. Cf. v. W., IV, 262.
groują, v. n.  Se plaindre Se plaindre. Grouje di ó matën tinkyè dótāa, il se plaint du matin au soir.
groujèŗé, s. m.  Grognon, qui se plaint toujours. Grognon, qui se plaint toujours.
groumą, s. m.  Epilepsie, haut mal. Epilepsie, haut mal. L'a ó groumą, il est épileptique.
groupé, s. m.  Angine, diphtérie, croup. Angine, diphtérie, croup.
gwāle, s. f.  Blague. Blague. Chin chon rin kyè dé gwālé, yó crįjó pa 'na tsó°"įa, ce ne sont que des blagues, je n'en crois rien. || Cf. le fr. gouailler, gouaillerie, gouailleur.
gwe, s. m. cf. djyówa Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51). Cépage de qualité inférieure, mais très productif. «Plant de vigne implanté du Chablais» (Gignoux III, § 51).
gwêrną, v. a.  Gouverner, conduire. Gouverner, conduire. N'avwį dęŗé tòta chôrta contré fou kyè gwęrnon ó pai óŗa, on entend dire toute sorte de choses contre ceux qui gouvernent le pays maintenant. Il Gwêrną ó mówé, conduire le mulet (savoir conduire un mulet); gwêrną ó fin, «gouverner» le foin (soigner le foin coupé). || Syn. gaŗéé.
gwêrnémin, s. m.  Gouvernement Gouvernement. I mijon dou gwêrnémįn, le bâtiment de l'Etat; Nòrbêe trąlé ba ou gwêrnémin cómin chansèlè, Norbert est chancelier d'Etat.
gwije, s. f.  Sorte de fonte: Sorte de fonte: oun brontse dé gouije, une marmite en fonte; il y a aussi le brontse dé meta. La meta ne rend pas la soupe noire, tandis que la gouije la rend - surtout celle dé pewą et dé pi - noire. La meta est ainsi plus recherchée. Il It. «ghisa», fonte.
gyéi , s. m.  Guet, sentinelle Guet, sentinelle. Mè fó°" féré ó gyéi anéi, je dois faire le guet cette nuit. || L'habitude de faire le guet à tour de rôle a existé à Savièse jusque vers 1882.
gyéi adj.  Gai. Gai. Moins usité que dêe.
gyelą, adv. A peu près, presque  A peu près, presque. L'è gyelą vwaŗi oŗa, il est à peu près guéri maintenant.
gyelāme, s. m.  Guillaume. Se dit quelquefois pour gyelóme. Se dit quelquefois pour gyelóme. Cf. ce mot.
gyele Quille. Quille. Dzoua di gyelé a pouja, a plantse, jeu de quilles à la pose, à la planche. Le joueur jetait la boule vers les bords du jeu bosselés ou devaient suivre une planche .
gyęle, s. f.  Quille Quille. Dzowe i gyęle jouer aux quilles; ąpéeą è gyęle, lever les quilles; pękyé chąkye é gyęle, il mange [tout] le sac et les quilles.
gyelę, v. n.  Quiller, redresser les quilles. Quiller, redresser les quilles.
gyelóme, s. m.  Guillaume, sorte de rabot. Guillaume, sorte de rabot. || Syn. gyelāme.
gyelotchyeré Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl.  Grelots attachés à la bride du cheval ou du mulet, n. f. pl. 
gyelou, s. m.  Celui qui redresse les quilles. Celui qui redresse les quilles.
gyenęle, s. f.  Guenille. Guenille.
gyëntchyę, v. n.  Marcher de travers, boiter Marcher de travers, boiter. Gyëntsé é gyëntséŗé prou tòrdzo, il boite et il boitera bien toujours. || L'afr. a guenchier et guenchir au sens de «obliquer», se détourner, d'où le provençal guenchir et l'a.it. guencire. Cf. God., IV, 375.
gyëntsé, s. m.  Guichet. Guichet. I fénéitra l'a oun gyëntsé, la fenêtre a un guichet. || Judas. pla
gyëntséte, gyëntséta, s. m. et f. Dim. de gyëntsó.  Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite. Petit homme, petite femme qui marche de travers, qui boite.
gyëntsó, gyëntsé, s. m. et f.  Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant. Homme, femme qui penche d'un côté, qui boite en marchant.
gyenye Guigner. Guigner. v. tr. 
gyenyon, s. m.  Ronne étoile, chance Ronne étoile, chance. L'aïon ó gyenyon, a bóna tire, tui ën ha famęle, ils avaient la bonne étoile, la bonne chance, tous dans cette famille.
gyêra, s. f.  Guerre. Guerre.
gyéŗinse, s. f.  Garantie, assurance. Garantie, assurance. Mot usité surtout dans l'expr. balę ątó dé gyéŗinse, donner déclaration de défaut de bien.
gyéŗinti, v. a.  Garantir, assurer. Garantir, assurer. I meŗesën l'a gyéŗinti kyè to vwaŗetréi, le médecin a assuré que tu guériras; i róódzó l'è gyéŗinti pó djye į-an, l'horloge est garantie pour dix ans. || Parier. Gyéŗintó kyè to pou pa wéea ché chąkye dé bla, je parie que tu ne peux soulever ce sac de blé.
gyèrlą, v. a.  Manier, mouvoir. Manier, mouvoir. Fó°" pa tan ënplį è chąkyé, pó ky'oun powęché méi gyèrlą, il ne faut pas tant remplir les sacs pour qu'on puisse mieux les manier. || Syn. gaŗéé.
gyéryé, s. m.  Guerrier, batailleur. Guerrier, batailleur.
gyeryóta, s. f.  Griotte. Griotte. pla
gyeryoti, s. m.  Griottier. Griottier.
gyéta, s. f.  Guêtre Guêtre. Pé ha ni té fó°" métr'è gyété,par cette neige tu dois mettre les guêtres.
gyétchya s.f. Contenu d'une jatte, Contenu d'une jatte, ona gyétchya dé crąnma, une jatte de crème.
gyétéi, s. f.  Gaieté.    Gaieté.   
gyetse, s. f.    Jatte Jatte.Plur. è gyętsé.  
gyëtsó !  Jeu .Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur. Exclamation au jeu de la garde, en touchant un joueur. pla
gyétson, s. m. Dim. de gyętse.  Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Jatte en bois remplaçant les soupières à la montagne. Le  gyétson se distingue de la gyętse en ce qu'il est de moindre dimension et plus profond en égard à sa circonférence.-
gyétsóną, s. f.  Contenu d'un gyétson; Contenu d'un gyétson; ona gyétsóną dé waséi, une jatte de lait.
gyétsóné, s. m. Dim. de gyétson. Petite jatte Petite jatte
gyįn-na, s. f.  Petite vallée, vallon. Petite vallée, vallon. Ba pé ha gyįn-na deri ó tsatéi dé Sia, l'a ouncó cakyé grąndzé, en bas, dans ce vallon, derrière le château de la Soie, il y a encore quelques granges. || Syn. conba.
Ha Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Celle, en parlant de l'épouse de quelqu'un. Ha dé Fransi, celle [l'épouse] de François.
ha ... chęla, adj. dém. fém. de sti ... chęla.  Cette ... ci. Cette ... ci. Ha dzowéna chęla l'ïtą grantin maada, cette jeune fille-ci a été longtemps malade. || Ha-chęla est pron. démonstr. Prindé ha-chęla, prenez celle-ci.
ha ... la, adj. dém. fém. de sti ... la.  Cette ... ci. Cette ... ci. L'è ha ątse la kyè ou ai, pa ha-wéi, c'est cette vache-ci qu'il veut avoir, pas celle-là. || Pron. dém. fém. ache pye ha-la, prin hawéi, laisse celle-ci, prends celle-là.
ha! interj.  Ha! Ha!
ha, pron. dém. fém. de ché,  Celui. Celle. Celui. Celle. Ha dou vejęn, celle du voisin; ha kyè n'ën you yè, celle que nous avons vue hier.
ha-ënkyè, adj. et pron. dém. sing, de sti-ënkyè.  Celle-ci. Celle-ci.
ha-oué1, adj. et pron. dém. fém. de ché-ouéi.  Celle-là. Celle-là. Prin ha cōrba wéi,  prends  ce panier-là;  ąn-mó méi prinde hawéi, je préfère prendre celle-là.
hati! interj. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas. Doucement! S'emploie quand une bête de somme a fait un faux pas.
hé! interj.  Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme. Hé! S'emploie pour faire arrêter une bête de somme.
hé-ęnkyè, adj. et pron. dém. f. pl. de ha-ënkye. Celles-ci. Celles-ci.
Hein! Interj. exprimant une demande.  Interj. exprimant une demande.
heu! interj. marquant l'étonnement. Heu! Heu!
hé-węi, adj. et pron. dém. f. pl.  Celles-là. Cf. hou-wé Celles-là. Cf. hou-wé
hi! interj.  Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme. Hi! que l'on emploie pour faire avancer les bêtes de somme.
hoti ! hota ! Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas. Exclam, utilisée pour engager une bête de somme à ne pas faire de faux pas.
hou, adj. et pron. dém. pl. de ché (celui).  Ceux. Ceux. Hou dé Chyoun, ceux de [les gens de] Sion. || Syn. fou.
hou-ënkyè, adj. et pron. dém. pl.  Ceux-ci. Ceux-ci.
hou-wéi, adj. et pron. dém.  Ceux-là, Ceux-là, Hou-wéi chon djya parti dé bon matën, ceux-là sont déjà partis de bon matin.
i aux  aux : Aa i mapé,aa i bwaté,  Aller peigner le chanvre, aller aux filles.
i  lre pers. sg. indicatif présent de ai, j'ai.  j'ai.
i , pron. pers. de la 3e pers. il, ils; elle, elles.  il, ils; elle, elles. I vën, il, elle vient; i venyon, ils, elles viennent. C'est la forme affirmative; dans tous les autres cas, elle est remplacée par e (cf. ce mot): ch'e vën, s'il vient; vën t-e`? vient-il? Très souvent í sujet est laissé de côté. Vën óŗa, il vient maintenant; pąrton dèmąn, ils, elles partent demain.
i art. sg. masc. et f.  Le . Le . I contó, le compte; i conta, l'histoire. Devient employé   comme   complément:   i rechyou ó contó, j'ai reçu le compte;ó (masc), a (fém.)  i avwi a conta, j'ai entendu l'histoire. || Contraction de o f, à les, au dat. pl.: balę a charitéi i pó°"ŗó, donner l'aumône aux pauvres.-
I blantse, s. f.  Eau-de-vie, blanche Blanche ;eau-de-vie : La première qui coule quand on distille; elle est blanchâtre - de là son nom - et moins forte que la «bonne» qui vient ensuite. Fó°" méclą a blantse avwéi d'esprį dé vën, adon vën tòta bóna, il faut mêler la «blanche» avec de l'esprit de vin et elle devient tout à fait bonne.
I bócléi, s. m.  Muselière. Muselière. Oun mè ó bócléi i peti véi pó kyè pekyęchon pa dé pale é i mówé pó pa é'j-achyè peca é arétą pé é vāé, on met la muselière aux petits veaux pour qu'ils ne mangent pas de paille, et aux mulets pour les empêcher de manger et de s'arrêter par les chemins; è bócléi di mówé chon ën bó°", è bócléi di vèi ën cwēe, les muselières des mulets sont en bois, celles des veaux en cuir. -
I groucha māvra Guimauve  (Althaea officinalis). Guimauve  (Althaea officinalis).
įasįnte, s. f. Hyacinthe (plante). Hyacinthe (plante).
idéi, s. f.  Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Idée, imagination; s'emploie aussi au masc. Dé cwéi j-idéi, de mauvaises idées; chin kyè l'a w'idéi, le, fó°" ky'arouwé, ce qu'elle a en tête, elle, il faut que cela arrive.Prov. L'è cómin ché di téité dé tsóou: tan dé teité, tan d'idęi, c'est comme [disait] celui des têtes de choux: autant de têtes, autant d'idées. La première partie du proverbe est une allusion à un homme qui transportait une charge de choux à dos de mulet. La charge versa et les têtes de choux de rouler dans toutes les directions, ce qui fit dire à cet homme: tan dé téité, tan d'idéi.
idjyę, v. n. Aider.  Aider. Che moįāé kyè nó rlwi oŗąn idjya, il s'imaginait que nous lui aurions prêté main-forte; nó idzéŗin a détsardjyę ó fin, nous aiderons à décharger le foin. || Prov. Can tui che įdzon, nyoun che crié, quand tous s'entraident, personne ne périt.
idrąn, s. m.  Bouche d'incendie, hydrante. Bouche d'incendie, hydrante. avwé chon è j-idrąn, l'è pa tan étinche d'ënpli è j-étąn, là où il y a des hydrantes, il n'est pas si nécessaire de remplir les étangs [en cas d'incendie].
idzò, s. m.  Aide Aide. N'ën fran oun bon' idzò, nous avons un très bon aide.
iga, s. f. Jument  Jument. Batchyan dé w'iga,Sébastien de la jument. Du lat. equa; afr. ive.
ijéi, s. m.  Oiseau. Oiseau. Prov. È bèwé plounmé fan è byo j-ijéi les belles plumes font les beaux oiseaux; l'è melōo d'étr'ijéi di dzōo ky'ijéi dé dzéivwe, mieux vaut être oiseau de forêt qu'oiseau de cage.Devin. Oun porta-ploun-ma chou oun porta-fole? - o-n-ijéi chou a brąntse, un porte-plume sur un porte-feuille? - un oiseau sur la branche. Imitation du chant de quelques oiseaux: Pęŗó, Pēŗó, chopa ou brontse \ pa dé gyétson \ to vi, to vi! Pierre (bis) manger dans la marmite, pas de jatte, tu vois, tu vois.  Péró, Pĕró, ouia-té! piŗijou, piŗijou! Pierre, Pierre, lève-toi! paresseux (bis)! || to vi, to vi, t'a pa fewą d'evêe, to móoutr'ó cou! tu vois, tu vois, tu n'as pas filé en hiver, tu montres le cul !
Ijęrābló,   s. m.    Erable.   (Acer  campestre.)- Erable.   (Acer  campestre.)-
ïjyą, ïjyāe, adj.  Aisé, facile Aisé, facile. || Anton. mawijyą, difficile, malaisé.
ïla, s. f.  Marais, terrain parcouru par l'eau. Marais, terrain parcouru par l'eau. Ba p'é j-ïlé, dans les îles [du Rhône].
imóbló, s. m.  Immeuble Immeuble. wi an tó pri, è mōbló é è j-imōbló, on lui a tout confisqué, meubles et immeubles.
imōo, s. f.  Humeur, chaleur (en parlant des animaux) Humeur, chaleur (en parlant des animaux). L'è ona mouwa, che pouwon feŗi can l'è e-n-imōo, ché ache prou fera tui è cątró pya, c'est une mule, et si on la ferre le jour où elle est en chaleur, elle se laisse facilement ferrer les quatre pieds.
iną, adv.  En haut. En haut. Chin l'è tòrdzò ina é ba, ça, c'est toujours en haut et en bas; o te tęnyon iną ché gòró, ils font grand cas de ce grognon.
inbrą, s. f.  Ondée qui tombe d'un vase, Ondée qui tombe d'un vase, ën pòrtin derën a chopa, l'a fotou fouŗa w'inbra, en apportant la soupe, il en a versé une ondée.
induitse, s. f.  Truc. Truc. Chéi pa kyënt'induitse l'an pó ó bó°" fou de Gromejwą, je ne sais quel truc ont ceux de Grimisuat pour [se procurer] le bois. (Grimisuat est une commune pauvre en forêts.)
infan, s. m.  Enfant Enfant. O-n-infąn dou byéi gótchye, un enfant du côté gauche, illégitime; è j-infan che chyouon, ch'apondon, les enfants se suivent, se joignent (sont d'âges rapprochés). Prov. Infan borlą, l'a pwiŗe dou jwa, enfant brûlé craint le feu. || Fig. Sans malice. L'è oun bón'infąn, c'est une personne sans malice.
infané Petit enfant.Dimin. d'infan.  n. m. Dimin. d'infan. Petit enfant.
infyą (ch'), v. r.  Oser, se fier. Oser, se fier. I tsate ch'infye pa d'eni derën ou pįló, le chat n'ose pas entrer dans la chambre. || Compter sur. Démąn faŗé prou byo tin, ma fó°" rin tan ch'infya, porį ouncó balę dé plodze anéi demain il fera sans doute beau temps, mais il ne faut pas trop y compter; il pourrait encore pleuvoir cette nuit; dou nó°"tre pou ch'infya, sur notre garçon il peut compter. || Pa ch'infya a qqn. le sens de «courir le risque», n'être pas sûr de: oun ch'infye pa dé ché dérótchyé, on court le risque de tomber dans les rochers.
in-ną, s. f.  Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Quantité de fumier que peuvent contenir les «besaces» du mulet. Sti an i mena dódzé j-in-néi dé féméi chou ché tsan, cette année j'ai conduit [avec le mulet] douze besaces de fumier sur ce champ. Le Saviésan transporte le fumier à dos de mulet, beaucoup de propriétés ne pouvant être atteintes par les chars; le fumier se transporte au moyen des bechatsé (voy. ce mot). Arrivé sur la propriété, le conducteur fait culbuter ces besaces en poussant d'un côté, dans le sens de la hauteur, et les vide sur place. Cette quantité de fumier transportée sur le champ s'appelle in-ną.
insiswati, loc. adv.  Ainsi soit-il. Ainsi soit-il. Pé a dzōo n'ën rin méi a comanda, n'ën rin ky'a déŗé amįn é insiswati a tó chin kyè vën amou di Chyoun, à la forêt nous n'avons plus rien à commander, nous n'avons qu'à dire amen et ainsi soit-il à tous les ordres qui viennent de Sion [de l'Etat].
insówą, s. f.  Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. Quantité de foin qu'on porte dans un winswę. N'ën jou pa kyè tré į-insówéi dé fin dé ché pra, nous n'avons eu que trois «draps» de foin de ce pré.
insyą, -yąe, adj.  Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Fêlé. Se dit d'une cassure qui ne devient visible qu'après la brisure complète. Radą, i sopyęŗe iré djya insyąé tinkyè chela, regardez, la soupière était déjà fêlée jusqu'ici.
intą  v. a.  Enter, rallonger. Enter, rallonger. Intą dé tsouson, rallonger des bas; intą oun tra, rallonger une poutre, c.-à-d. y ajouter un bout par emboîtement. On dit aussi intą pour clouer une planche contre une poutre, pour l'épaissir.
intą v. a.  Enter, greffer (rare): Enter, greffer (rare): óŗa l'è i bon tin pó intą è j-ābró, c'est maintenant le bon temps pour enter les arbres. Plus usité: gréifa
intéi f. pl.  Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant Nom donné à une espèce de «pruneaux» plus grands et plus succulents que les «pruneaux» ordinaires (Fellenberg). C'est le participe passé du verbe intą, greffer, employé substant. Planta oun promį dé j-intéi, planter un prunier de «pruneaux» enté; l'è pa oun promį dé tchuęskyé ma di j-intéi, ce n'est pas un prunier de «pruneaux» [ordinaires] mais de «pruneaux» greffés.
intrą, v. n. Entrer.  Entrer. T'a pochou intra pé a fénéitra, to poréi bën chorti, tu as pu entrer par la fenêtre, tu pourras bien sortir. || Se mettre de, devenir. L'a pa pochou intrą chordą, il n'a pu devenir soldat réformé au recrutement] ; l'è intra comonin chęla, il est devenu bourgeois ici.
įntsó, s. m.  Encre, Encre, ona fyó°"wą d''intsó, une bouteille d'encre.
invouą, v. a.  Etendre Etendre. Invouą ó féméi, étendre le fumier; invouą a bwéea, étendre la lessive; invoua è j-andin, étendre les andains; invouą è mouatson, étendre les tas de foin.
invouą, v. a.  Répandre  L'è rloui kyè l'a invouą ha méchondze, c'est lui qui a répandu ce mensonge.Du lat. aequare.
invouāe, s. f. Action d'étendre, le foin, le fumier, etc.  Action d'étendre, le foin, le fumier, etc. ën ché pra l'aréi ona bóna invwāe, en ce pré tu auras beaucoup de foin à étendre.
ipédrine Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). n. f. Ephèdre de Suisse (Ephedra helvetica Meyer). Nom patois dérivé de la substance éphédrine, alcaloïde extrait de la plante utilisé en médecine,
istré, s. m.  Extrait de chicorée pour mélanger au café. Extrait de chicorée pour mélanger au café. Ch'oun mè pa d'istrę i cāféi réistè blāwó, si l'on ne mélange le café avec de l'extrait de chicorée, il reste peu foncé.
istwéŗe, s. f.  Histoire. Histoire. I ouncó pa apri w'istwéŗe pó w'apréi deną, je n'ai pas encore appris l'histoire [la leçon d'histoire] pour l'après-midi. Le mot histoire dans le sens de récit se rend ordinairement par conta: l'a dé plo bèwé conté derën ën ché wivró, il y a de si belles histoires dans ce livre.
itą, v. n.  Rester, demeurer, habiter Rester, demeurer, habiter, avwe itą vó óŗa? où habitez-vous maintenant? Nó itįn cątró che-nąn-n' ou mêin dé fōrtįn, nous restons quatre semaines au mayen du printemps; itąé avwé ó Grou Djyan, elle habitait avec le Gros Jean. || Du lat. stare.
itādzó, s. m.  Etage Etage. Nó itįn iną ën witądzó dé damou, nous demeurons à l'étage supérieur.
ivronye, s. m.  Ivrogne. Ivrogne. || Syn. chóouwon.
ivronyerį, s. f.  Ivrognerie. Ivrognerie. L'è prou pa dzin dé che achyę aa a w'ivronyeŗį dinché, quelle triste chose que de s'adonner à l'ivrognerie de pareille façon.
j, J , J , lettre de liaison, correspondant à l's fr. faisant office de liaison. Nó j-a balą chin, il nous a donné cela; no j-a you, il nous a vus.
jaméi, adv.  Jamais Jamais. L'è myó tāa kyè jaméi mieux vaut tard que jamais; ó dzò dé Chën-Jaméi, le jour de Saint-Jamais. On a aussi d'autres périphrases pour dire jamais: can i Roun-nó vendre amou, quand le Rhône remontera vers sa source... can è dzenelé l'aŗąn è din, quand les poules auront les dents; i che-nąn-na di tré dedzou, la semaine des trois jeudis.
jandarme, s. m.  Gendarme. Gendarme. L'è intrą jandarme, il est entré dans la gendarmerie.
jandarmeŗi, s. f.  Gendarmerie. Gendarmerie.
jandarmęte, s. m. Dim. de jandarme.  Petit gendarme (terme de mépris). Petit gendarme (terme de mépris). Pó oun crwéi jandarmète dinché béi cwi l'aŗé pwire, d'un mauvais petit gendarme comme lui, je me demande qui aura peur?
janfoutre, s. m.  Homme rusé et méchant. Homme rusé et méchant.
janpé, s. f. pl.  Framboise. Framboise.
janpí, s. m. pl.  Framboisier. Framboisier.
janvyè, s. m. Janvier.  Janvier.Prov. (L.9). Can l'a dé pousa ën janvyè, l'è o-n-an kyè rinpl'ó chemetchyéŗó, quand il y a de la poussière en janvier, c'est une année qui remplit le cimetière.
jaozi, s. f.  Jalousie de fenêtre. Jalousie de fenêtre.
jąste!    Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Onomatopée   exprimant  une action très rapide. Chon jąste vïa, les voilà partis illico; kyën tsate pweŗou ! dri ky'avwį enį cācoun, l'è jąste fouŗa p'ā fénéitra, quel chat peureux, aussitôt qu'il entend venir qqn, le voilà par la fenêtre!
jé.  Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Particule accompagnant les pronoms pers. du pluriel employés comme compléments, pour les renforcer. Nó jé fó°" parti, il nous faut partir; vò jé balę pa tan dé pįn-na, ne vous donnez pas tant de peine; nó jé féjin pa dé pįn-na pó chin, nous ne nous faisons pas de peine pour cela.
jèąn, s. m.  Géant. Géant.
jebêrna, s. f.  Giberne. Giberne.
jenepi nēe, Armoise noire (Artemisia spicata Wulf). Armoise noire (Artemisia spicata Wulf).
jenepį, s. m.  Armoise (Artemisia mutellina); Armoise (Artemisia mutellina); 
jénéŗasyon, s. f.  Génération. Génération. Kyënta brota jénéŗasyon dé rnoundo ! quelles vilaines gens!
jénérąwa, s. f.  Générale Générale. Batr'a jénérawa, battre la générale.  Femme du général.
jénérąwe Général [d'armée]. Général [d'armée]. n. m.  L&K.jénérçŒja. 
jeneŗou, -ja, adj.  Généreux, Généreux, iré pa jeneŗou pó balę, il n'était pas généreux pour donner. || Courageux, qui n'est pas peureux; l'aie oun chorda. méi jeneŗou kyè è j-ātró, il y avait un soldat plus courageux que les autres.
jenęse, s. f. Jeunesse. Néol. Jeunesse. Néol.
jepó s.m. Hysope (Hysopus officinalis). Hysope (Hysopus officinalis). Oun mè dé jępó derën i chochęché, on met de l'hysope dans les saucisses.
jestamin Justement . Justement . Voy. jostamin
jésté, s. f.  Compliments Compliments. Pó sën`na fé pa tan dé jésté, męndze ouncó byin, pour souper il ne fait pas tant de compliments, il mange assez bien.
jęstó Juste  Juste , voy. jostó.
jibó°"dé, s. f. pl.  Rêveries, Rêveries, ën pląché dé trālę fan pa kyè tó dzò radą è jibó°"dé, au lieu de travailler, ils ne font toute la journée que regarder en l'air (bayer aux corneilles).
jįfla, s. f.  Gifle. Gifle.  Syn. mótchyą, flaną.
jiflą, v. a.  Gifler, Gifler, ó t'a dri jiflą, il l'a giflé séance tenante.
jógrafįe, s. f.  Géographie. Géographie.
jolé, s. m.  Juillet. Juillet. I mi dé jolé l'è i chatchyémó dé w'an, le mois de juillet est le septième de l'année.
jostamin, adv.  Justement. Justement. Jostamin ky'įŗé chęla, il était justement ici. || La forme jestamin est aussi usitée.
jostifïè, v. a.  Justifier. Justifier. L'a pa pochou jostifìę chin, il n'a pas pu donner la preuve sur ce point. || V.r. Se justifier.
jostise, s. f. Justice:  Justice: óŗa l'a pa méi dé jostise, maintenant il n'y a plus de justice. || Les juges: i jostįse l'a adéi desidą dinché, la justice, en tout cas, en a décidé ainsi.
jostó, -a, adj.  Juste. Juste. L'a pa kyè oun dé jostó, il n'y a qu'un juste (Dieu).  Adverbe. L'è parti jostó óŗa, il est parti juste maintenant; partéŗąn pa pó jostó rlōo, eux, ils ne partiront pas pour le moment. Į| On emploie aussi jęstó.
jou, part, passé du verbe ai , avoir. Eu  Eu . Voy. s. v. ai.
Jouįfe, s. m.  Juif Juif. || Au fig. Débrouillard, trompeur. L'è fōche d'enį rętsó can o-n-è prou jwįfe, on doit devenir riche quand on est juif à ce point.
joupa, s. f.  Jupe. Jupe.
joyou, -ouja, adj.  Joyeux. Joyeux.  Prov. Epouja joyouja, féna ploŗouja; épouja ploŗouja, féna joyouja, épouse joyeuse, femme pleureuse; épouse pleureuse, femme joyeuse.
joyoujamin Joyeusement, adv.  Joyeusement, adv. 
jozevįte, s. m.  Jésuite. Jésuite. Dan ó tin è jozevįte l'aïon oun cówwéjye ba a Chyoun, autrefois les Jésuites tenaient un collège à Sion.
jwé, s. f.  Joie Joie. Kyënta jwé l'a jou! quelle joie il a eue !  Prov. Epouja ën jwé, vëndre kyè plouŗéŗé, épouse en joie un jour pleurera.
jwën, s. m.  Juin. Juin. Sti an l'a balą de ni pé son ou mi dé jwën, cette année il a neigé sur les sommets au mois de juin.
jwenęse, s. f.  Jeunesse, jeunes gens Jeunesse, jeunes gens. I jwenese dé Chavyeje, la jeunesse de Savièse.
jwesąnse, s. f.  Jouissance . Terme de droit. Terme de droit. Jouissance. L'a balą fouŗa ó bën, ma l'a réjarvą a jwesąnse da mitchyą pó cha vya, il a donné son bien [aux héritiers], mais il s'est réservé la jouissance de la moitié pour sa vie.
jwiféŗan, s. m. Juif errant.  Juif errant. I jwiféŗąn l'aïe tòrdzó vënte-sën santįm'i póchyé, le Juif errant avait toujours cinq sous en poche.
jyezosó! Exclam.  Jésus ! Jésus ! Ce mot qui veut dire Jésus ne s'emploie que dans l'expression: Jyezosó, Marya, Dzôjé! Jésus, Marie, Joseph! Elle exprime une vive surprise.
jyįn-na, s. f.  Gêne, timidité. Gêne, timidité. Ché l'a pa dé jyįn-na, celui-là n'est pas timide. || Dépense, embarras. L'a jou 'na béwa jyįn-na i marechādze, la sage-femme a eu un grand embarras (à propos d'une réception).
jyin-ną, v. a.  Gêner. Gêner. Réista pye wéi, to jyįn-né nyoun, reste donc là, tu ne gênes personne. || V.r. Che jyįn-né, il se gêne, il montre de la timidité.
kïa, adv.  Tranquille Tranquille. Tën-té kïa, tiens-toi tranquille; réistè kïa, il reste tranquille. || Pŗov. L'è myó dé déŗé i j-infan: «tën-té kïa» kyè «wïe-té», mieux vaut dire aux enfants «tiens-toi tranquille» que «lève-toi» [un enfant vif est préférable à un mou]. || Du lat. quietus, afr. coi. || Luyet (Dev. 75) connaît la forme: kįje-té, reste tranquille.
kiŗį, v. a.  Chercher  Chercher . Cf. s. v. kyeŗį.
kitą, v. a.  Quitter. Quitter. Rin a féré kyè dé kitą ó tsan, il n'y a qu'à quitter le champ.
kitąnse, s. f.  Quittance. Quittance.
kįtó, -ta, adj.  Quitte, sauvé, tranquille. Quitte, sauvé, tranquille. Chéi pa kįta pòr óŗa avwéi ché ma di din, je ne suis pas quitte pour l'instant de cette rage de dents.  Adv. L'è vyou rlwi é paye kįtó, il est vieux, lui, et c'est tout dire [ne comptons plus sur lui].
kįva, s. f.  Purin, saleté. Purin, saleté. Outór dé fou tsawé oun vi rin kyè dé kįva, autour de ces chalets on ne voit que du purin.
kyè   pron. rel.  Celui qui. Celui qui.  Prov. (L. 142). Kyè drome dene, qui dort dîne; kyè est ici une traduction du fr. qui. Ailleurs on ne le trouve jamais dans ce sens, sinon dans la forme complète ché kyè, celui qui.
kyè  pron. interrog.  Que, quoi? Que, quoi? Kyè fé-te, que fait-il? Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ?
kyè  pron. rel.  Que, quoi  Que, quoi 
kyè , conjonction Que, si ce n'est, excepté Que, si ce n'est, excepté. L'è tòte kyè brąó, il est tout excepté brave; l'a tui trową ky'ó métré pātó, il a trouvé tous excepté le vacher en chef.  Kyè venyęchon, qu'elles viennent; kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyè , conjonction Qui, que. Qui, que. L'è rlwi i promyé kyè l'a fé chin, c'est lui lepremier qui a fait cela; l'è ëncobeną e-n-oun prósé kyè pou pa chalį, il est engagé dans un procès dont il ne peut sortir; l'è pa dé bó°" ky'oun fé è mijon, ce n'est pas du bois dont on fait les maisons; i coutei ky'oun tale ó pan, le couteau avec lequel on coupe le pain; ha-wéi cha prou kyè déŗé, l'a pa oun k'aprósé, celle-là sait bien que répondre, il n'y a pas un qui l'approche [lui tienne tête]; l'è ha i vāe ky'oun va ba a Chyoun, c'est celle-là la route qui conduit à Sion; tó ó tin kyè parlāé, pendant tout le temps qu'il parlait. Comme on voit par ces exemples, kyè s'emploie pour qui, pour dont, et dans tous les cas où qui est précédé en français d'une préposition. Tous ces «patoisismes» sont aussi courants en langage pop. SR. . 
kyè adv. Que,  Prov. I boun Djyo l'è bon, kyè è moundó chon crwéį ! le bon Dieu est bon, que les gens sont mauvais! |Į Sert à former des locutions conjonctives comme déeąn kyè, apréi kyè, tandį kyè, todrį kyè, etc. || Sert de corrélatif aux comparatifs. L'è myó kyè venyęché óŗa kyè kyè venyęche pye démąn, il vaut mieux qu'il vienne maintenant qu'il ne vienne que demain. |Į Tellement, si fort que. Bïon kyè chąon pa méi chin kyè fan, ils boivent au point qu'ils ne savent plus ce qu'ils font.  Exprime un souhait. Kyè pwi pa ai ma pyoca! que ne puis-je avoir ma pique!
kyèè Quoi Quoi,Pour appuyer sur la questionne è est doublé : kyèę ? cf. kyè 
kyeën (orig. kyè vën), adj. invar. Prochain,adj. Qui vient,   Qui vient, prochain, w'an kyeën, l'an prochain; stou dzò kyeën, ces jours prochains;°" la semaine prochaine.
kyéiche, s. f.  Cercueil. Cercueil. È kyéiche kyè porton è mò chon tòrdzò ën bó°" dé chapën, les cercueils dans lesquels on porte les morts sont toujours en bois de sapin. |Į Caisse. È canąlé l'an ouvêe a kyéiche é tó róbą chin kyè l'aie derën, les voleurs ont ouvert la caisse et volé tout ce qu'il y avait dedans.
kyéichèta, dim. du préc.  Petite caisse. Petite caisse.
kyéita, s. f.  Quête Quête. È capotsën venyon a kyéita dou vën, les capucins viennent quêter le vin.
kyéitą, v. a.  Quêter. Quêter. Kyéiton pó é mechyónęŗó, ils quêtent pour les missionnaires; l'a borlą outr'a Gromejwą, kyéitéŗąn prou chęla, le feu a éclaté à Grimisuat, on fera bien une quête ici.
kyèle , s. m.  Présure Présure. N'ën pa méi dé kyèle, to atsetéŗéi ona pèrgąta ba a Chyoun, nous n'avons plus de présure, tu achèteras une caillette de veau à Sion.Aujourd'hui on achète à la droguerie le kyęle déjà tout préparé.
kyęle s. m. Ampoule. Ampoule. Can chéi jou amoū mountanye i atrapį oun grou kyęle ou taon, quand j'ai été à la montagne, j'ai attrapé une ampoule au talon. || Ce mot comme kyèle (2) vient du lat. «coagulum».
kyęle s. m. Quêteur. Quêteur.
kyelon (a) ou akyelon Dans le langage enfantin, sur les épaules Dans le langage enfantin, sur les épaules ,syn. de acokyelon?. Cf. ce mot.
kyën, kyënta, adj. et pron. interr.  Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc Quel? quelle? qui? lequel? laquelle? au pl. masc. kyëntou? Kyën fó°"-te prįnde dé fou dó°" bèrlon, lequel faut-il prendre de ces deux seillons? kyënta brota fèmąwa ! quelle vilaine femme! || kyën kyè chi, qui que ce soit.
kyëndjyémó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Quinzième. Quinzième.
kyëndze, adj. num. card.  Quinze. Quinze.  Remarquez le changement de la finale sous l'influence du mot qui suit: l'a kyëndjy`an, il a quinze ans.
kyëndzįn-na, s. f.  Quinzaine. Quinzaine.
kyenefla Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé.  Gros morceaux de pâte agglomérée avec œufs et sel que l'on mange après cuisson à l'eau, parfois gratinés au four avec du fromage râpé. Plur. kyeneflé. 
kyenefla, s. f.  On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée On nomme ainsi un potage, contenant de gros morceaux de pâte agglomérée. || Fig. Personne sans caractère. I féna wéi l'è ona kyenefla, cette femme est une nouille.  || 
kyënkiriki.  Onomatopée imitant le cri du coq. Onomatopée imitant le cri du coq.
kyënkyé Quinquet.n. m.  V. tagyewën. Quinquet.n. m.  V. tagyewën.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol Anthyllide vulnéraire   (Anthyllis vulneraria).Néol
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ). Coronille bigarrée ( Coronilla varia L. ).
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol. Lotier corniculé (Lotus corniculatus).Néol.
kyënkyéŗékyéi ou  kyënkyéŗékyé Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) . Polygala à feuilles de buis.( Polygala chamaebuxus L.) .
kyënkyérékyéi s. m.  Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet. Cerneau de noix ayant la forme d'un coquelet.
kyënkyérékyéi s. m.  Coronille (Coronilla varia L.).  Coronille (Coronilla varia L.). 
kyënkyérékyéi s. m.  Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.). Egal, polygale à feuilles de buis (Polygala chamaebuxus L.).
kyënta, s. m.  Quintal (50 kg.) Quintal (50 kg.). Oun kyëntą dé faŗéna, un quintal de farine.
kyepi, s. m.  Képi. Képi.
kyeŗį, v. a.  Chercher, quérir. Chercher, quérir. La prononciation kirį est tout aussi usitée. S'emploie à l'infinitif avec aa et ënvouéé. Chon aa ba kyeŗį a vénįndzé, ils sont descendus chercher la vendange. Ne s'emploie que lorsqu'on doit aller chercher une chose que l'on sait où prendre. Va mè kyeŗį ó coutéi, va tsasyę oun coutéi, `va me chercher le couteau, va chercher un couteau.
kyeŗyą, v. a.  Crier Crier. Kyeŗyą dé ma, dire des injures. || Appeler. Va ba kyeŗyą ó pare pó enį amou deną, va appeler le père pour qu'il monte dîner.
kyęsa, s. f.  Excrément semi-liquide; forte, diarrhée. Excrément semi-liquide; forte, diarrhée.
kyésyon, s. f.  Question Question iré kyésyon dé nómą o-n-ātre prejidąn, il était question de nommer un autre président; è marįn-né l'è pa kyésyon d'itą ëndó°"che can vïon ó byó tin, quant aux femmes, il n'est pas question qu'elles restent à ne rien faire quand elles voient le beau temps.  Chicane. È vejën l'an 'na brota kyésyon, les voisins ont une vilaine chicane.
kyésyóną, v. n.  Chicaner, quereller. Chicaner, quereller. Usité surtout comme v. r. Che kyésyóną, se chicaner.
kyésyónōo, s. m.  Chicaneur, querelleur. Chicaneur, querelleur. Ché brote kyésyónōo l'a atrapį chou ó mōró e-n-ódré ! ce vilain querelleur a reçu sur le nez comme il faut!
kyęta. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. Mot dont on se sert pour appeler les brebis. La formule complète est kyęta, kyęta bêè! || Grimisuat connaît la même expression, mais kįta, kįta...
kyęte. Qu'est-ce ?  Dans le langage rapide se dit pour kyè e-te? kyęte chin? qu'est cela?
kyevąle, adj.  Bon, qui vaut, comme il faut. Comme il faut. L'è pa oun coutéi kyevąle, ché, ce n'est pas un couteau comme il faut, celui-là. Se dit aussi des gens. Oun moundó kyevąle, une personne «bien».
kyóou!  Mot servant à appeler les cochons Mot servant à appeler les cochons. La formule complète est nine, nine, kyó°", kyó°"!
L' l'  l' .Forme prévocalique des pronoms il, ils qu'on trouve devant la 1re, la 3e et la 6e pers. du verbe ai, lorsqu'elles commencent par une voyelle autre que i, ainsi que devant la 3e pers. sg. du présent et du passé composé du verbe être. I pare l'a fé chin, le père a fait cela; i l'è enou, il est venu; mais e t-e enou est-il venu? Fransi l'aŗé prou avwį, François aura bien entendu; l'a t-e fé chin? a-t-il fait cela? On dit aussi a-t-e pochou pacha, a-t-il pu passer? L' peut manquer dans la forme interrog.; il manque aussi après oun, on: o-n-a prou a féré, on a assez à faire.
la, adv.  Ici. Ici. La i fé déstra tsa dé tsātįn, ici il fait très chaud en été.  Don la don wéi, tantôt ici, tantôt là. Pè la, par ici; di la tin ky'ou mêįn, d'ici au mayen; anën ba la, descends ici.
lãche  s. f.  Faisceau de chanvre écangué. Faisceau de chanvre écangué.
lãche , s. f.  Glace, eau congelée. Glace, eau congelée.
lachon, s. m.  Glaçon. Glaçon. Prov. A Tsawindé è mochelon | a Pākye è lachon, à Noël les moustiques Į à Pâques les glaçons. || L'a choutą i lachon, le glaçon a sauté. On désigne par cette expression une puissante détonation annonçant la rupture de la glace dans le glacier du Tsanfleuron; elle a lieu, suivant la température, entre dix et onze heures du jour et est suivie d'une grande quantité d'eau qui sort du glacier.
lachyę, v. a.  Glacer. Glacer. I fêe che vi lachyą wéi, le fer est aussitôt glacé; l'a pa chowemįnte fé fri pó lachyę è j-étąn, il n'y a pas même fait assez froid pour glacer les étangs.
lan, s. m.  Gland. Gland. Avwéi è lan oun fé'na bóna faŗéna pó ëngrachyę è catson, avec les glands on fait une bonne farine pour engraisser les cochons.
lãpa, v. n.  Crier Crier. L'è tó ó dzò apréi lăpą, il ne fait que crier tout le jour.
lapatą, v. n.  Hurler Hurler. Kyën brote pó lapatą! quel vilain pour hurler!
lapęn, s. m.  Lapin. Lapin.
lapi, s. m.  Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Rocher laissé à nu par le retrait du glacier. Amou damou Tsanfléŗon l'è plin dé lapi ou rôon dé vāe, au-dessus de Tsanfleuron, on trouve ce genre de roche au bord du chemin.
larį, s. m.  Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux Rochers plats et amas de pierres charriées par les eaux. L'è plin dé laŗi iną pé Tsaŗêìn, c'est rempli de «glariers» à Tsarêin.
lavouāa Evier Evier.n. m.  Syn. wavyou. I lavouāa pó bouéea é j-éi, l'évier pour laver la vaisselle.
le    s. m.  Lit. Lit. N'ën pa oun le a balę, nous n'avons pas de lit à donner.
le   s.m.   Lien des vaches, pour les attacher à la crèche. Lien des vaches, pour les attacher à la crèche.  I le dou mówé, le licou du mulet.
le  pron. pers. accentué de la 3e personne f.  Elle. Elle. I you le, je l'ai vue; le vendre, elle viendra || Corresp. à la forme masc. rlwi et au plur. rlōo.
lēe, s. m.  Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage. Débris de toute sorte que l'eau charrie sur le pré à l'arrosage.
léi adv.  Là. Là. outré pèr léi, ba pèr léi, iną per léi, fouŗa per léi: de ce côté-là, là-bas, là-haut, là-dehors. || Léi ne se trouve qu'après pèr. Par tout ailleurs «là» se rend par wéi.
létą, v. a.  Attacher avec un le. Attacher avec un le. Can to vendréi d'ëntsan to létéŗéi è ątsé, quand tu reviendras du pâturage, tu attacheras les vaches à l'étable. Il Grimisuat alyétą.
létąwa, s. f.  Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.). Gaillet aparine, grateron (Galium aparine L.).
lęte, s. f.  Choix.  Choix. Ne se rencontre que dans l'expr. ai lęte, avoir le choix; to pou enį ou pa, t'a lęte, tu peux venir ou non, tu es libre. || Lyęte à Grimisuat; afr. lite.
lįdre, v. n.  Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons Terme de viticulture. Courber les rameaux de vigne en arçons. Lįdre l'è féré è į-artsé, «lidre» veut dire faire les arçons.
lįja, s. f.  Liège. Liège. Oun chópé dé lija, un bouchon de liège.
lijoŗa, s. f.  Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Lien en paille pour attacher les javelles ensemble. Chąon pa tuį féré è lijoŗé, tous ne savent pas faire les liens. || La lijoŗa est faite de quelques tiges de blé liées à l'extrémité.
lire, v. a.  Lire. Lire. I li ché wivró, j'ai lu ce livre.
liron, s. m. pl. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition. Mucosité ou glaire qui bouche l'orifice de la matrice et qui apparaît peu avant la parturition. pla
litoŗa, s. f.  Matière à lecture Matière à lecture ën d-a dé litoŗa pèr léi ! il y en a de la lecture dans tous ces papiers !
lizyè Lisier, purin, n. m. Lisier, purin, n. m. pla
ló°"ba, s. f.  Cône, de sapin. Cône, de sapin. Le mot s'emploie aussi dans le langage des enfants pour la vache: ona béwa ló°"ba, une belle vache.
Ló°"tre Myrtille. Myrtille.   I pląnta da ló°"tre, le pied de myrtille. pla
lo°"tré, s. f. pl.  Myrtilles. Myrtilles.
ló°"trį, s. m.  Pied de myrtilles Pied de myrtilles Prov. L'a oun có°" oun kyè l'è ëntéita ën tchyéjįn di chou oun ló°"trį ! il y a une fois un [homme] qui s'est tué en tombant sur un pied de myrtilles! Ironie qui exprime une maladresse extrême.
ló°"we, s. f.  Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Galerie en bois placée, comme un balcon, sur la face la mieux exposée de la maison.  Tribune dans une église. Aa iną i ló°"we, monter à la tribune [de l'église].                                       
lócatéŗó, s. m.  Locataire (néol.). Locataire (néol.).
lóló°", s. m.  Désigne la vache dans le langage des enfants. Désigne la vache dans le langage des enfants.
lon, s. m.  Gruau. Gruau. Chopa dé lon ou chopa dé pewa, soupe aux gruaux d'orge.  Sur la préparation de cette soupe, voy. Luyet, Folklore 10, n° 28.  Grimisuat: lyon
lónye, s. f.  Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit. Bardane (Lappa maior). Lónye désigne la plante et le fruit.
lōo, s. f.  Corridor. Corridor.
looubāé Somme profond,n. f.  Somme profond,n. f. 
lopé, s. m.  Petit sommeil pendant le jour.  Petit sommeil pendant le jour.  Grimisuat: lyopète Aoste lliopin.
lopenyę, v. n.  Sommeiller. Sommeiller. Dromó pa, lopęnyó dinché pé vwārbé, j e ne dors pas, je sommeille comme cela par moments.
lóta, s. f.  Personne apathique, mauvaise tête Personne apathique, mauvaise tête, ona crouêe lóta, une mauvaise tête. Il Syn. gochó.
lóton, s. m.  Cheville pour tenir deux poutres ensemble Cheville pour tenir deux poutres ensemble. I fon dou pįló l'a dé tra kyè che tęnyon ënsįnbló avwéi dé lóton, le plancher de la chambre est fait de poutres reliées ensemble par des chevilles.
lótóną, v. a.  Cheviller deux poutres ensemble. Cheviller deux poutres ensemble.
loua Louer. v. tr.  Syn. amodié.  Louer. v. tr.  Syn. amodié. 
lowąndze, s. f.  Eloge, louange Eloge, louange. L'a tré mi kyè l'an pa dé lowąndze, il y a trois mois qu'elles ne reçoivent pas d'éloges.
ma   adj. poss. f.  Ma. Ma. Yó chéi ën ma mijon, je suis dans ma maison. Cf. moun.
ma  conj.  Mais. Mais. Ma, ma, kyè chondze to dé féré dé tsó°"jé dinché? mais, mais que penses-tu de faire des choses semblables?
ma  s. m. Mal, douleur physique. Mal, douleur physique. I grou ma, le haut mal; í ma di din, le mal de dents; i ma dou vįntró, le mal de ventre. || Ai ma ā téita, ma i pya, ó ma dé mêe, avoir mal à la tête, mal aux pieds, le mal de mer; chon dé broté ma, fé ma rin kyè dé chondjyę, ce sont de vilains maux, cela fait mal rien que d'y penser.
ma  s. m.  Mal. Mal. Kyeŗyą dé ma a cācoun, injurier qqn; féré dé ma, faire du mal; escoįą mè - l'a pa dé ma, excusez-moi - il n'y a pas de mal.  S'to pou vįndré ché tsapéi, té fó°" pa té féré ma, si tu peux vendre ce chapeau, il ne faut pas le regretter; l'a byin metou ó ma chou chin, il a dépeint cela tout en noir.Dommage. w'éivwe fé mèi dé ma ky'i fwa, l'eau fait plus de ravage que le feu. prov. Ma dé féna, retchyįnse d'ómó, mal de femme, richesse d'homme. Méd. I ma dé Chën Rómąn, les aphtes. Can è peti l'an ó ma dé Chën Roman, oun brąse dé mi é dé vën derën e-n-oun vēró é avouéi ona pąta oun panóché a winvoua, quand les enfants ont le mal de S. Romain, on brasse du miel et du vin dans un verre et on leur frotte la langue avec ce mélange.
ma dé Chën Rómąn Aphtes Aphtes
ma, adv.  Mal. Mal. Dé bën ma aki, du bien mal acquis. || Cet adv. d'un usage fort restreint - mąwe est le mot en usage - sert à former de nombreux composés de sens négatif.
maadį di béitchye Fièvre aphteuse. Fièvre aphteuse.
maadį, s. f.  Maladie. Maladie. L'a ona maadį di pòrmon, il a une maladie des poumons; i maadį di béitchye, l'épidémie des animaux, fièvre aphteuse.  Fig. L'a a maadį di morale, c'est un bâtisseur, il a la «maladie des murs».
maadó, -da, adj. et s. m. et f.  Malade. Malade. L'è rin maadó, l'è rin kyè prou pirijou, il n'est pas malade, il n'est que très paresseux.-
maawéeą, -āe, adj. et s. m. et f.  Mal élevé. Mal élevé. Chon dé j-infan prou maawéea, ce sont des enfants très mal élevés. Il T'éi oun maawéeą, tu es «un» mal élevé.
macaron, s. m.  Macaroni. Macaroni. Vwi n'aŗin dé macaron pó deną, aujourd'hui nous aurons des macaronis pour dîner.
machacra, v. a.  Massacrer. Massacrer. Chon enou ba é l'an tó machacra, ils sont descendus et ils ont tout massacré.
machacrāe, s. f.  Massacre. Massacre.
machacrémin, s. m.  Massacre Massacre. Oun machacrémin dé moundó dinché cómin ché có°" ina ën Na, un massacre de gens comme cette fois-là à Nax [chute de la voûte de l'église, 10 janvier 1909].
machącró, s. m.  Massacre. Massacre.  Enorme quantité. N'ën oun machącró dé fin, nous avons une très grosse quantité de foin.
māchąn, -chąn-na, adj.  Malsain. Malsain. L'è māchąn dé bire w'éivwe dou tórin, c'est malsain de boire l'eau du torrent.
māchąnse, s. f.  Malchance Malchance. L'an jou prou dé māchąnse, ils ont eu beaucoup de malchance.
măche, s. f.  Masse, grosse quantité Masse, grosse quantité. Ché l'a tòrdzò 'na mâche dé frómądzó ba da mountąnye, celui-là a toujours une quantité de fromages de l'alpage.  Grosse personne. Kyënta mâche dé moundó ! quelle énorme personne!
machena, s. f.  Machine Machine, óŗa coujon rin méi è bóté ā man, tó chin ché fé ā machena, maintenant on ne coud plus les souliers à la main, tout cela se fait à la machine.
machena, v. a.  Machiner. Machiner. L'è tó ò dzò apréi machena ma oun cha pa kyè, il est tout le jour à machiner on ne sait quoi.
macheneri, s. f.  Machinerie. Machinerie.
machéwāa, s. m.  Dent molaire. Dent molaire. I meresën l'a teryą fouŗa oun machéwāa, le médecin a arraché une dent molaire.
māchónyé, v. a.  Mal soigner. Mal soigner. L'itą prou māchónyą, il a été très mal soigné.
mācló, s. m.  Mâle. S'emploie aussi adj. Mâle. S'emploie aussi adj. Oun tsate mācló, un chat mâle.  Chanvre femelle, appelé improprement dans tous les patois chanvre mâle; il s'arrache plus tard que la femelle.
măcó, mąca, adj.  Peu sec, mou. Peu sec, mou. Dé fin măcó, chonąlé pa, ch'acwąté pa, é i fortse įntré pa aontchyè, le foin est măcó quand il est mou, ne «grésille» pas, ne se tasse pas et la fourche n'y entre pas facilement.
mācontin, -tinta, adj. et s. m. et f.  Mécontent. Mécontent.
mācontintą, v. a.  Mécontenter. Mécontenter. To va mācontintą ó pare, tu vas mécontenter ton père.
mācontintèmin, s. m.  Mécontentement. Mécontentement.
macootsó, s. m.  Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons. Cuir du fouet; fouet dont la lanière est en peau d'âne, comme ceux des bergers de moutons.
mācounduite, s. f.  Mauvaise conduite. Mauvaise conduite.
mācoundwęŗe (che), v. r.  Se conduire mal. Se conduire mal. Ch'è mācoundui avwéi ona fêle a Batista, il s'est mal conduit avec une fille de B.
mācwè, s. m. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. Personne peu robuste, litt, un mal cuit. L'è oun pówŗó mācwè, vëndré pa vyou, c'est un pauvre garçon peu robuste, il ne deviendra pas vieux.
madąma, s. f.  Madame. Madame. On y accole ordinairement le nom de famille du mari. Ce titre honorifique ne s'emploie pas pour désigner une paysanne. Madąma Ró°"tó, Madame Roten.
mādejin, -inta, adj. et s. m. et f.  Médisant. Médisant. Chon dé brote mādejin, ce sont de vilains médisants.
mādesyon, s. f.  Malédiction. Malédiction. L'a bala a mādesyon, il a jeté une malédiction. 
madéwįn Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet. Plant de vigne précoce dont la récolte a lieu vers la fin du mois de juillet. De sainte Marie-Madeleine fêtée le 22 juillet.
madéwįn, s. m.  Madelein, plant de vigne. Madelein, plant de vigne.
madéwin-na,   s. f.    Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue. Sorte   de  prune précoce rouge et oblongue.
mādrwé, -été, adj. et s. m. et f.  Maladroit. Maladroit. T'é déstra mādrwé, tu es très maladroit.
mādzibló, -bla, adj.  Faible, maladif, impotent. Faible, maladif, impotent. Chéi mādzibló di tsąnbé, je suis faible des jambes.
mādzodjyé, v. a.  Méjuger, mal juger. Méjuger, mal juger. Chin l'ïtą mādzodjyą, cela a été mal jugé.
mâe Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône]. Bouquet de fleurs...et les chapeaux des grenadiers de la Fête-Dieu. [Toujours en vigueur lors la Fête-Dieu du village de Drône].
māe   s. m.  Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises. Bouquet de fleurs. Se dit surtout des fleurs artificielles dont on ornait les églises.
māe   s. m.  Mai. Mai. Dé cotoma i mi dé māe l'è oun byo mi, habituellement le mois de mai est un beau mois.
măe  pr. poss. de la lre pers. fém.  La mienne. La mienne. Voy. s. v. Myó
maeó, s. m.  Moyeu. Moyeu.
māfajin, s. m.  Malfaiteur. Malfaiteur. L'a tòrdzò prou dé fou māfajin, il y a toujours assez de ces malfaiteurs.
mafetōo, s. m.  Malfaiteur (néol.). Malfaiteur (néol.).
māfyą (che), v. r.  Se méfier, soupçonner Se méfier, soupçonner. Can l'a avwį chin, che mafyāé kyè foŗi pa ita vêréi quand il .a entendu cela, il se doutait que ça pourrait n'être pas vrai; mąfya-té dé fou ró°"dōo ! fie-toi à ces rôdeurs !
mafyābló, -bla, adj.  Méfiant. Méfiant. L'è nète mafyābla, elle est très méfiante.
mafyanse, s. f.  Méfiance. Méfiance.
magajën, s. m.  Magasin. Magasin. Déeąn l'aie pa tan dé magajën, autrefois les magasins étaient moins nombreux.
magajeną, v. a.  Emmagasiner. Emmagasiner. L'an prou é prou magajeną, ils ont emmagasiné tant de choses!
magajené s. m. Dim. de magajën. Petit magasin.  Petit magasin. 
magó, s. m.  Argent mis en réserve, magot. Argent mis en réserve, magot.
māgrasyę (che), v. r. Se faire mal voir.  Se faire mal voir. 
māgrasyou, -syouja, adj. et s. m. et f. Personne peu gracieuse.  Personne peu gracieuse. 
magyéŗóou, s. m.  Rôdeur de nuit.   Rôdeur de nuit.  
mai N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.    N'arrive que dans l'expression: chënbla mai, sembler drôle.   
main, s. m. Mayen   mayen .Cf. s. v. mêin.
maintchye, v. n.  Aller au mayen. Aller au mayen. L'a djya dó°" j-an kyè n'ën pa maintchyą ou Fountani, il y a déjà deux ans que nous ne sommes pas allés au mayen du F.
māje, s. f.  Marge. Marge. Té fó°" pa ecręré déeąn kyè féré a māje, il ne te faut pas écrire avant de tracer la marge.
majena, v. a.  Imaginer, s'imaginer. Imaginer, s'imaginer. Majena vwéŗó l'ïtą tącó, imaginez (-vous) combien il a été sot.
majintson, s. m.  Mésange. Mésange. L'a dó°"tré chorté dé majintson, il y a plusieurs espèces de mésanges.
majò, s. m.  Major (officier). Major (officier).
majwitéi s. f.  Majorité. Majorité.
makyenyon, s. m.  Marchand de bétail. Marchand de bétail.
makyenyóną, v. a.  Marchander, maquignonner.  Arranger, faire. Marchander, maquignonner.  Arranger, faire.
makyenyónādzó, s. m.  Maquignonnage; manœuvres de toute sorte. Maquignonnage; manœuvres de toute sorte.
makyenyounéŗéi s. m.  Entremetteur d'affaires. Entremetteur d'affaires.
mâle  s. f.  Maille, monnaie. Maille, monnaie.
māle , s. f.  Mère, dans le langage des enfants. Mère, dans le langage des enfants.
māle s. f. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Maille d'un filet, d'un bas, etc. Fó°" pa déféré è mālé dou tsouson, il ne faut pas défaire les mailles du bas.
mālįnse, s. f.  Malveillance. Malveillance. Ha crwēe béitchye l'è prou plin-na dé mālįnse, ce mauvais coucheur est tout rempli de malveillance.
malotse, s. f. Mailloche. Mailloche. È malotse van byin pó tapa chou è cwën dé fêe, rechouton   pa   cómin   è   j-âsé,   les mailloches vont bien pour frapper sur les coins de fer; elles ne sautent pas en arrière comme les haches.
malotson, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. Syn. menoflon.
mama, s. f.  Mère, dans le langage de tout petits. Mère, dans le langage de tout petits.
maminādzó, s. m.  Prodigalité. Prodigalité. Kyën maminādzó! quelle prodigalité, quel manque d'économie!
māmōo, māmouŗa, adj.  Mal mûr. Mal mûr. Fó°" pa mëndjyę dé j-óónyé māmouŗé, fan enį ó gótró, il ne faut pas manger des noisettes mal mûres, elle font venir le goitre.
man, s. f. Main  Main. Bąle a bęwa man, donne la belle main (la droite), se dit en parlant aux enfants; balę oun có°" dé man, donner un coup de main, aider qqn; balę ó deri có°" dé man, mettre la dernière main; ha mijon l'a tsandjyą dó°" ądzó dé man sti an, cette maison a changé deux fois de maître cette année. Féré ona man, faire une levée au jeu de cartes; métré a man ou fwa, mettre la main au feu: formule de jurement surtout chez les enfants; tapa oun có°" pó è man, au jeu de boule, frapper la boule en l'air «pour les mains», pour qu'elle tombe dans les mains; chortį avwéi è man propre, sortir [d'une place] avec les mains propres [sans avoir volé qqch.].
mąna, s. f.  Manne Manne. I mąna fèdèŗąwa, les subsides de la Confédération.
mancą     v. a.  Manquer. Manquer. L'a mancą choun dévwêe, il n'a pas fait son devoir; l'a mancą a chįba, il a manqué la cible. || V. r. Che chon mancą, ils se sont manques.
mancą    v. n.  Manquer. Manquer. Mąnkyé pa 'na santįma, il ne manque pas un centime; vó mankyéŗéi pa d'enį, vous ne manquerez pas  de venir.  Se rompre. Che w'étchyéwa venyęché a mancą, si l'échelle allait se rompre. || Impers. Mąnkyé pa, c'est bien cela; l'a pa mancą, cela est bien arrivé ainsi. | Į Impers, et réfl. Ch'ën mąnkyè oun bó w'ādzò, il s'en faut de beaucoup.
mancą  -cąe, adj.  Manqué, défectueux. Manqué, défectueux.
mąnca, s. f.  Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; Ne se rencontre que dans la locution: chën mąnca, sans faute, sans manquer; enį chën mąnca, venir sans faute; faŗį ché traó pó démąn chën mąnca, je ferai ce travail pour demain, sans manquer.
manda, s. m.  Commandement de payer. Commandement de payer. Fótré ó manda, lancer un commandement de payer.
mandiąn, s. m.  Mendiant. Mendiant. || Syn. pó°"ŗó, có°"wąn.
mandié, v. a.  Mendier. Mendier. L'è tòrdzò aprei mandié, il est toujours à mendier.
mandówa, s. f.  Amande. Amande. È mandówé dou magajen chon rin douŗé, les amandes du magasin ne sont pas dures.
mandowi, s. m. Amandier (Amig-dalus communis). Amandier (Amig-dalus communis).
mandrole, s. f.  Personne de peu de valeur. Personne de peu de valeur. C'est peut-être le même mot que mandrille en Savoie. «A Lyon, suivant Puitspelu, mandrille a le sens de: 1° vagabond, gueux; 2° épouvantail pour éloigner les oiseaux; 3° guenilles. » Le radical est celui du provençal mandre, mandri, mendiant.
mąndze, s. f.  Manche d'habit, de chemise, etc. Manche d'habit, de chemise, etc.
mandzęta, s. f. Dim. de mandze  Petite manche. Petite manche.
mąndzó, s. m.  Manche d'instrument. Manche d'instrument.
mandzon, s. m.  Paletot des femmes. Paletot des femmes. Le mandzon est un vêtement de dessus, une espèce de casaque couvrant les bras et la partie supérieure du corps.  Prov. Che fé byo, prin ó mandzon; che fé brote, t'a lęte, s'il fait beau [temps], prends la casaque; s'il fait vilain, fais comme tu l'entends.
mané, adj.  Sale. Sale. Ce mot n'est usité que dans le proverbe: tó mané, fé graché, ce qui est sale, engraisse.
manéāé Caresse prolongée Caresse prolongée.n. f.  Lex. manêé. 
manéé, v. a.  Manier. Manier. Ché ën manié d'ardzįn, celui-là en manie de l'argent! Il Manéé ona bwąta, caresser une jeune fille.
manëngąnse, s. f.  Manigance. Manigance.
manënganséŗéi, s. m.  Comploteur. Comploteur. Avwéi oun manënganséŗéi dinché, avec un pareil comploteur.
manënganséŗi, s. f.  Manigance louche. Manigance louche.
manëngansyę, v. a.  Intriguer. Intriguer. L'a te manëngansyą pa comona! a-t-il intrigué dans la commune ! pla
manéta, s. f.  Chacune des poignées de la faux. Chacune des poignées de la faux. Il y en a deux, l'une au bout du manche, l'autre à peu près vers le milieu, ëntchyé nó è berni l'an è manété veryéi ën fouŗa, ma l'a dé rlwa kyè chon veryéi ën deŗën, chez nous les faux ont les «manettes» tournées en dehors, mais il est des endroits où elles sont tournées en dedans.
manéta, s. f.  Manicle, gantelet de cordonnier. Il  Manicle, gantelet de cordonnier. Il 
manéta, v. a.  Menotter. Menotter. L'an manéta ó māfajin é ó t'an mena ba ën préjon, ils ont menotte le malfaiteur et l'ont conduit [à Sion] en prison.
manfòrta, s. f.  Main-forte. Main-forte.
mangaché Personne mal habillée, n. f.  Personne mal habillée, n. f. 
manganyé Hurluberlu.n. f.  Hurluberlu.n. f. 
maniémin Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes, Maniement.n. m.  Oun maniémin d'armé, un maniement d'armes,
manina, s. f.  Main, Main, dans le langage des enfants. Bąle a manina a w'antou, donne la main à tante.
manivèoua Manivelle Manivelle. n. f.  V. chenyououa, mécanikye.
manjéta, s. f.  Manchette. Manchette.
manole, s. f.  Anse, poignée Anse, poignée
manole, s. f. Pl. Oreilles Oreilles ; è manole : les oreilles.
manoŗį, s. m.  Ouvrier qui va à la manœuvre. Ouvrier qui va à la manœuvre. || Voy. le mot manouŗa.
mānori, v. a.  Mal nourrir.  Mal nourrir. Chon tan mānorį wéi, là ils sont si mal nourris.
manoseŗi, s. m. pl.  Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite. Vieux mot désignant l'ancienne «palette» qui était manuscrite.
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée Travail public, corvée. Les travaux publics qui n'exigent pas de connaissances spéciales se font par la population, comme la réfection des routes, des bisses, les travaux dans les alpages, etc. Celui qui dirige ces travaux et cherche les ouvriers dans chaque village s'appelle le mètrą di manouré. Il Gros travail. Kyënta manouŗa l'an jou pó fóchóŗą ché cąnpó dé vęnye! quelle besogne ils ont eue pour fossoyer cette étendue de vigne!
manouŗa, s. f.  Travail public, corvée. Travail public, corvée. I mètrą di manouŗé l'è enou nó demanda pó aa ā manoura di vāé, le métral des corvées est venu nous engager pour la «manœuvre» des routes.
manoura, v. n.  Manœuvrer, travailler beaucoup. Manœuvrer, travailler beaucoup.
manpą Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé Ouvrier d'alpage. Désignait autrefois quelqu'un qui s'engageait à l'alpage sans rétribution, uniquement nourri et logé
manpą, s. m.  Homme malhonnête Homme malhonnête Ché brote manpą, ce vilain malhonnête. Il A Grim. manpąté désigne un homme peu intelligent, mais solide.
manparada Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...».  Nó vajin vénindjye, ma nó cóminsin manparada, nous allons vendanger, mais nous commençons « tranquillement pour tester ; seulement pour regarder...». 
mansipą, v. a.  Emanciper de l'école. Emanciper de l'école.
mansipasyon, s. f.  Emancipation de l'école. Emancipation de l'école.
manson, s. f.  Maçon. Maçon. Djyan manson, Fransi manson, Jean le maçon, François le maçon.
mansóną, v. n.  Faire le maçon, de la maçonnerie. Faire le maçon, de la maçonnerie. || V. a N'ën mansóną ha fénéitra, nous avons bouché cette fenêtre avec de la maçonnerie,
mansóneri, s. f.  Maçonnerie, ouvrage de maçon. Maçonnerie, ouvrage de maçon.
manta (ā), loc. adv.  En gros, sans mesurer, à tâtons. En gros, sans mesurer, à tâtons. A manta derën pé ó bogan, à tâtons dans le trou.
mantéi, s. m.  Manteau. Manteau. Déeąn nyoun l'aïe dé mantéi, autrefois personne ne portait de manteau.  I mantéi da borne, le manteau de la cheminée.
mantën, s. m.  Entretien. Entretien. I mantën di dó°" fęse ou cówéjye coté tchyè, l'entretien des deux fils au collège lui coûte cher; gró°" trin, gró°" mantën, grand train [de maison], grandes dépenses d'entretien.
mantenį, v. a.  Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. Maintenir, p. ex. un bâtiment, en bon état. L'an pa mantenou ó ti, i mijon l'è dabò enou ba, ils n'ont pas maintenu le toit, la maison est bientôt tombée en ruines.V. r. Ché, che mantën prou, pêe rin choun drwé, celui-là se maintient bien; il ne perd pas son droit.  Prov. Gran ti a mantenį, gran fęle a vetį, jaméi rętsó che vi, grand toit à maintenir, grandes filles à vêtir, jamais riche ne se voit.
mantenyąnse, s. f. Anus. Anus. || Syn. bwéi deŗi.
manti, s. m.  Nappe. Nappe. T'a oublą ó manti, l'è pòrtąn féita vwi, tu as oublié [de mettre] la nappe, c'est pourtant jour de fête aujourd'hui.
manyën, s. m.  Chaudronnier ambulant, drouineur. Chaudronnier ambulant, drouineur. || Sorte de jeu de cartes. Dzowe ou manyën, jouer au «magnin».
manyeną, v. a.  Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Faire un travail d'une façon inhabile et malpropre. Ché, pó manyeną! celui-là pour mal faire le travail !
manyené, s. m. Dim. de manyën.  Petit drouineur. Petit drouineur.
manyęŗe, s. f.  Manière. Manière. È j-oun trālon d'ona manyęŗe, è j-ātró d'on'ātra, les uns travaillent d'une manière, les autres d'une autre.
maonéitamįn, adv.  Malhonnêtement. Malhonnêtement.
maonéitó, -ta, adj. et s. m. et f.  Malhonnête Malhonnête. Kyën maonéitó! quel impertinent!
maōo, s. m.  Malheur. Malheur. Antąn n'ën pa jou kyè dé maōo, l'année passée nous n'avons eu que des malheurs. S'to fé chin, maōo! si tu fais cela, malheur à toi !
maoulę, v. a.  Mâcher difficilement, mâchonner Mâcher difficilement, mâchonner. || Syn. matsolę. pla
măpa, s. f.  Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés Feuilles de la vigne» des ormes, du chanvre que l'on a défeuillés. È măpé désigne le temps où l'on dépouille le chanvre le soir, en plein air, dans les jardins; aa i măpé, se rendre à ce travail, où les jeunes gens courtisent les filles; écōre a mąpa: après que la dépouille du chanvre a été séchée, on la frappe à coups de bâtons pour détacher la graine de la feuille; de là l'expression: écōré cācoun cómin dé măpa, battre qqn à coups redoublés.
mapāa Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire). Impair.adj. Dépareillé, déparié. Dé tsouson mapâa, des bas dépareillés (qui ne font pas partie de la même paire). plqa
mapachyin, -inta, adj. et s.  Impatient. Impatient. L'è prou mapachyįnta! elle est tellement impatiente!
mapachyintą, v. n.  S'impatienter. S'impatienter. V. r. Béi kyè chęrvé dé tan ché mapachyintą? à quoi bon tant perdre patience?
mapari Irrégulier Irrégulier.adj.  Dé rej'en mapari, des raisins irréguliers [avec de gros et de petits grains],
maparlōo, s. m.  Qui parle mal. Qui parle mal.
mapenyą, -nyąe, adj.  Mal peigné. Mal peigné.
māpląn, māpląn-na, adj.  Inégal, qui n'est pas de niveau. Inégal, qui n'est pas de niveau. Vi to pa kyè l'è tó māpląn? ne vois-tu pas que rien n'est de niveau?
maplijįn, -jįnta, adj.  Malplaisant. Malplaisant.
māprį, -ija, adj.  Mal appris, non su. Mal appris, non su.
māprópó°", adv.  Mal à propos. Mal à propos. Parla māprópó°", parler mal à propos.
mapyou, s. m.  Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou. Celui qui enlève la feuille, particulièrement aux ormeaux.  Mot abrégé d'émapyou.
mārca, s. f.  Marque Marque. I brįnta l'a pa a mārca, la brante n'a pas la marque : le sceau officiel et la «marque : il semblerait que l'on dise aussi : i tatse ;i foou rinpli tan k'āa tatse ;il faut remplir jusqu'à la marque.», (un clou) indiquant la mesure; i mārca dou bó°", di bęitchyé, la marque du bois, du bétail. Chaque famille a une «marque» qu'elle appose sur les objets lui appartenant: le bois coupé à la forêt, les bouteilles en bois, les instruments de travail. || Absol. ona mārca, une image qu'on met comme signet dans un livre.
marca, v. a.  Marquer, apposer sa «marque» Marquer, apposer sa «marque». || Part, passé, marca, se dit de qqn qui n'est pas normal. Fó°" pa parla avwéi hou kyè chon itą marca, il ne faut pas parler avec ceux qui ont été «marqués» (idiots, sourds-muets). || Ecrire, noter. Nó markyéŗįn chin derën ou cawandrį pó pa oublą, nous noterons cela dans l'almanach pour ne pas l'oublier.
marcandą, v. n.  Faire des dessins au couteau. Faire des dessins au couteau. È į-atséró°" l'aïon weįį dé marcandą, les bergers avaient le temps de faire des dessins au couteau.
marcon, s. m.  Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser. Poutre de bois que l'on met sous la vis du pressoir et sur les planches placées sur le marc à presser.
mārdze, s. f.  Marge. Marge.
mare, s. f.  Mère d'animaux. Mère d'animaux. |[ Mère du vinaigre.
maŗé, s. m.  Marais. Marais. Terme collectif désignant toutes les plantes de marais dont on se sert en guise de litière pour le bétail. || Marais, jachère couverte de plantes propres à former de la litière. || Adj. Marécageux. Déeąn i pląn-na dou Roun-nó iŗé pęskye tó maŗé tin kyè ba a Martenyę, autrefois la plaine du Rhône était presque toute marécageuse jusqu'à Martigny.
marechādze, s. f.  Sage-femme. Sage-femme. || Grimisuat id.
marechąwe, s. m.  Maréchal, forgeron. Maréchal, forgeron. Ce mot a aujourd'hui complètement remplacé le mot fąvre.
marenou -noua, adj.  Nu. Nu.
maŗętse, s. f.  Marais, pré marécageux. Marais, pré marécageux. L'è pa oun bon pra, l'è ona maŗętse, ce n'est pas un bon pré, c'est un pré marécageux.
maretséta, s. f.  Primevère farineuse (Primula farinosa). Primevère farineuse (Primula farinosa).
maŗetsou, -ja, adj.  Marécageux Marécageux. L'è maŗetsou per léi, c'est marécageux par là.
margótą Provigner. V. margóta, provin (proouin). Provigner. V. margóta, provin (proouin).
margóta, s. f.  Œillet des jardins. Œillet des jardins.
margótą, v. a.  Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc Manipuler quelque chose, une fleur, un chat, etc. Margótą pa hé flöo, chon pa méi frętsé apréi, ne touchez pas ces fleurs, elles ne sont plus fraîches après.
margyerita    s. f.  Pâquerette (Bellis perennis). Pâquerette (Bellis perennis).
margyerita  s. f.  Pâquerette (Bellis perennis) Se trouve dans l'expression: a frąntse margyeŗita, à la bonne franquette; en toute simplicité. Même expr. à Grimisuat.
mari, -rite, adj.  Stupéfait, bouleversé. Stupéfait, bouleversé. Ché' tan mari, j'en ai une grande contrition.
marindą, v. n.  Prendre le goûter. Prendre le goûter.
marin-na, s. f.  Femme. Femme. Terme général par opposition à  tsasyou, homme.  Marraine. I marin-na a mè, ma marraine.
marin-néta, s. f. Dim. De marin-na  Petite femme. Petite femme. || Petite marraine.
marmąle, s. f.  Marmaille. Marmaille. Fé pa oun pa chën trin-na apréi le tòte ha marmąle, elle ne fait pas un pas sans traîner après elle tout cette marmaille.
marméta Marmite. n. f.  V. ó°"wa. Marmite. n. f.  V. ó°"wa.
marmóta, s. f.  Marmotte. Marmotte.  Nom de vache de couleur grise.
marmóta, v. a.  Marmotter, murmurer. Marmotter, murmurer. L'è tó ó dzò apréi marmóta, il murmure toute la journée.
marmotsé, s. m.  Petit garçon, marmouset. Petit garçon, marmouset.
maŗó°"da, s. f.  Maraude. Maraude. Aa a maró°"da, aller à la maraude.
maŗó°"dą, v. n.  Marauder. Marauder.
maŗó°"dōo, s. m.  Maraudeur. Maraudeur. Dé maŗó°"dōo kyè l'an pa dé noun, des maraudeurs fieffés.
maroflé, s. m. et f. et adj.  Qui a un gros museau. Qui a un gros museau.
marokyën, s. m.  Maroquin (cuir). Maroquin (cuir).
maŗolį, s. m.  Sonneur de profession Sonneur de profession. Ce nom est un de ceux dont les variantes de formes sont presque infinies en afr. et fr. dialectal. || Grimisuat maŗolyį.
maron, s. m.  Croque-mort au temps de la peste. Croque-mort au temps de la peste.
maroni, s. m.  Marronnier. Marronnier.
maroundën-na, s. f.  Marron, fruit du marronnier. Marron, fruit du marronnier.
maŗowį Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï). Jeu du moulin à deux joueurs possédant chacun neuf pions. ( ! et non jeu de la marelle, dzowe ou paradï).
maŗowį, s. m.  Jeu de marelle. Jeu de marelle. Dzowe ou  maŗowi,  jouer  à  la  marelle.
martchyą   s. m.  Marché. Marché. Parti ba ou martchyą, aller (à Sion) faire le marché     chin ën martchyą avwéi ó vejën pó ona ątse, nous sommes en pourparlers avec le voisin pour l'achat d'une vache.  Chin l'è bon martchyą, cela est à bon marché. Prov. Chin kyè l'è a bon martchyą, l'è tórdzò trwa tchyè, ce qui est à bon marché, est toujours trop cher.
martchyą v. n.  Marcher. Marcher. L'a martchyą méimó, il a marché seul, se dit d'un enfant qui fait ses premiers pas.
martchyąe, s. f.  Forte trotte.  Forte trotte.  Syn. oun grou tró.
martchyan, -ąnda, s. m. et f.  Marchand. Marchand. Va vitó ba ou martchyan, descends vite au magasin.
martchyandą, v. a.  Marchander. Marchander. È fémąwé l'an a móda dé martchyandą tó chin kyè atsęton, les femmes ont l'habitude de marchander tout ce qu'elles achètent.
martchyandādzó, s. m.  Marchandage, action de marchander. Marchandage, action de marchander.
martchyanderéi, s. m.  Marchandeur. Marchandeur. Oun martchyanderéi dinché, un marchandeur pareil.
martchyandį, s. f.  Marchandise. Marchandise. Tous les produits de sulfatage.
martchyané, -néta, s. m. et f. Dim. de martchyan.  Petit marchand. Petit marchand.
mārtchye, s. f. Marche.  Marche. L'è oun crānó pó a mārtchye, c'est un fameux marcheur. || Distance. Kyënta mārtchye ba pé ha gyin-na! quelle distance pour descendre cette vallée !
martchyōo, -oja, s. m. et f.  Marcheur. Marcheur.
martéi Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse. Marteau avertisseur actionné par une roue en bois mise en mouvement par l'eau d'un bisse.
martéi, s. m.  Marteau. Marteau. Coin formé par une propriété qui n'est pas taillée en ligne droite. || Dent.
martené s. m.  Fleur du trèfle rouge. Fleur du trèfle rouge. Fou pra tó ródzó dé martené, les prairies toutes rouges de fleurs de trèfle.
martené s. m.  Forge, atelier de serrurerie Forge, atelier de serrurerie. Dan ó tin l'aïe dé martené préi da braserį ba a Chyoun, autrefois il y avait des forges près de la brasserie de Sion.
martëngąwa Martingale, ceinture à la taille. Martingale, ceinture à la taille.
martëngąwa, s. f.  Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde. Morceau de bois en forme de V muni d'un élastique pour lancer des pierres. Fronde.
martéwą, v. a.  Marteler. Marteler. || En particulier, se dit de la marque que le forestier fait aux arbres pour indiquer qu'on peut les couper. 
martéwą, v. n.  Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. Former un coin qui dépasse la ligne droite, en parlant d'une propriété. I pra martéwąe ënséi, le pré formait un «marteau» dans cette direction.
martéwādzó, s. m.  Martelage. Martelage.
martéwé, s. m. Dim. de martéi  Petit marteau. Petit marteau. Bóté a martéwé, souliers à «martelet»: anciens souliers de femme, s'attachant sur le «cou» du pied au moyen d'une lanière et d'une boucle.
marteweją, v. a.  Martyriser, tourmenter. Martyriser, tourmenter.
martïe, s. m.  Martyre. Martyre. Kyëntou martïe chin chou a têra  ! quels martyres sont ces gens sur la terre!
marvejéea, s. f.  Malvoisie. Vin fin du Valais. Malvoisie. Vin fin du Valais.
marvélé, v. n.  Se tourmenter, se débattre. Se tourmenter, se débattre. É marvélé é rin pwi achóbrą, et se tourmenter et ne pas pouvoir s'endormir.
maryą, v. a.  Marier. Marier. Epouser. L'a maryą avwéi ona dé Bąnye, il a épousé une femme de Bagnes.Prov. L'è i fan kyè mąryé a chi, c'est la faim qui épouse la soif. V. r. Fó°" être dó°" pó ché maryą, il faut être deux pour se marier.Prov. : ā cwite oun che mąryé, ā wejį oun che répįn, à la hâte on se marie, à l'aise on se repent. !  Fó°" pa maryą ó dzò di rwé, porté pa bonōo, il ne faut pas se marier le jour des Rois (6 janvier), cela ne porte pas bonheur. A Chën-Dzójé mąryon è j-ijéi, à la Saint-Joseph (19 mars) les oiseaux se marient.
maryādzó, s. m.  Mariage. Mariage. || Jeu de cartes.
maryóneta, s. f.  Marionnette; Marionnette; fille habillée comme une poupée, à la mode des villes.
masca (che) Se masquer. Se masquer. v. pron.  V.farata. 
maskyérāda, s. f.  Homme ou femme masqué. Homme ou femme masqué. || Syn. faŗąta.
masticą, v. a.  Mâcher, mastiquer. Mâcher, mastiquer.
mastįkye, s. m.  Mastic. Mastic.
mātchyę, v. a.  Mâcher. Mâcher. Che to mātsé pa byin ché frómądzó, té réistéŗé chou w'estoma, si tu ne mâches pas bien ce fromage, il te restera sur l'estomac.
mātchyó, mātchya, adj.  Fromage qui commence à pourrir. Fromage qui commence à pourrir. L'a metou oun bócon dé frómądzó chou a tabla, iré dé pōo mātchyó, il a mis sur la table un morceau de fromage qui était déjà pourri; l'a ó fla dou mątchyó, il sent la décomposition.
matchyówa, v. a.  Ecraser. Ecraser. I robą l'a pachą chou è prevwi dó°" ou tré có°", é l'a dri tó matchyówa, la meule a passé deux ou trois fois sur les poires et elle a immédiatement tout écrasé.
matën, s. m.  Matin.  Matin. Dé bon, dé gran matën, de bon, de grand matin; l'è enou a demëndze matën, il est arrivé dimanche matin; can vendre chou ó matën, quand viendra l'aube; dé matën pwi pa méi mè wéeą, des matins je ne puis plus me lever. || Dèmąn ó matën, demain matin.
mateną (che), v. r.  Se lever très tôt Se lever très tôt. Can oun va i batāa, l'è adon ky'oun che matęne, quand on va aux [prés] bâtards, on se lève très tôt; ręskyé pa dé che mateną ché, pas de danger que celui-là se lève trop tôt !
mateną, s. f.  Matinée. Matinée. L'a bala dé plodze tòt'a mateną, il a plu toute la matinée.
matęne, s. f. pl.  Matines. Matines.
matenį, -niŗe, adj.  Matineux. Matineux.
matéwāa, s. m.  Matelas, Matelas, óŗa l'an dé matéwāa iną pé mêin, maintenant on a des matelas même dans les mayens.
matin, s. m.  Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative. Mâtin. Le mot s'emploie en guise d'exclamation admi-rative.
matire, s. f.  Etoffe, matériaux, matière. Etoffe, matériaux, matière. Faŗōo prou oun pāa dé bóté, ma i pa dé matire óŗa, je ferais bien une paire de souliers, mais je n'ai pas la matière maintenant; vęjó atsetą dé matįŗe pó féré dé j-ālon, je vais acheter de l'étoffe pour faire des vêtements. Į | Fourrage. Kyënta béwa matire n'ën jou ën ché pra! quel beau fourrage nous avons eu en ce pré! || Ingrédient chimique pour sulfater la vigne. Pachą a matire, sulfater.
matirièwe Matériel,n. m.  Matériel,n. m. 
matraca Matraquer, v. tr.  Matraquer, v. tr.  pla
matrąca, s. f.  Matraque. Matraque. pla
matratą, v. a.  Maltraiter. Maltraiter. I matrąton tòte, ils maltraitent tout.
matręse, s. f.  Matrice. Matrice.
matresyou, -ja, adj.  Qui agit sur la matrice. Qui agit sur la matrice. È pi chon matresyou, les haricots affectent la matrice.
matséŗą    v. a.  Mâchurer. Mâchurer. || V. r. S'ta pouįŗé dé té matséŗą, si tu as peur de te mâchurer...
matséŗą   s. m.  Mâchuré. Mâchuré. Sobriquet qu'on donne aux gens de Nax.
matséŗa, s. f.  Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir. Vache noire avec des taches rougeâtres et noires autour des yeux, le museau noir.
matséŗéta, s. f.  Globulaire (Globularia vulgaris). Globulaire (Globularia vulgaris).
matséŗó, s. m.  Tout ce qui mâchure. Tout ce qui mâchure. Tótsé pa chin, l'è dé matséŗó, ne touche pas cela, cela machure.
mątsó, s. m.  Paquet . Paquet . Usité dans l'expression féré ó mątsó, préparer le paquet de cartes pour tricher.
matsolę, v. a.  Mâchonner. Mâchonner. || Se dit absol. en particulier des vaches qui mâchonnent du linge. Can oun va ëntsąn i ątse, fó°" pa achyę a brechąkye ou dé motchyōo pé ó fon, è ątsé matsolon chin kyè atrąpon, quand on mène pâturer les vaches, il ne faut pas laisser le bissac ou des mouchoirs par terre, les vaches mâchonnent tout ce qu'elles attrapent.
matsolon, s. m.  Morceau mâchonné. Morceau mâchonné. Il Syn. mātson, qui dérive de matchyę, tandis que mātsolon vient de matsolę.-
mātson Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée.  Reste de fruits cuits (groseilles, coings) dans la préparation de la gelée. 
mātson, s. m.  Morceau mâché Morceau mâché. A Grimisuat, mātson désigne, en outre, le marc des fruits pressés.
măwa, s. f.  Malle. Malle.
mawacôo, s. m.  Désaccord, division. Désaccord, division. Oun brote mawacôo pé a comona, une vilaine division dans la commune.
mawąn, s. m.  Croûte, bouton, clou sur le corps Croûte, bouton, clou sur le corps. L'è plin dé mawąn pé a téita, il est plein de croûtes sur la tête.
mawané, s. m. Dim.de mawan   Petite croûte. Petite croûte.
mąwe  -oua, adj.  Mauvais, dangereux, Mauvais, dangereux, ona mąwa béitchye, une mauvaise bête.
mąwe  s. m.  Mal moral. Mal moral. L'è déstrą brote mąwe dé toua! c'est un très vilain mal que de tuer !  Pour mal physique on dit ma.
mąwe, adv.  Mal Mal. L'a prou mąwe trālą, il a très mal travaillé.
mawegréi, prép.  Malgré. Malgré.  Bon gréi, mawegréi, bon gré, mal gré.
mawegrį, adv.  En certaine quantité, tant soit peu En certaine quantité, tant soit peu. Che l'a mawegrį dé rejën, s'il y a tant soit peu du raisin.
mawën mawën`na, adj. et s. m. et f.  Malin, adroit, fin. Malin, adroit, fin.
mawën s. m.  Esprits diaboliques Esprits diaboliques. Leur nom reste attaché à une légende d'après laquelle les «malins» démolissaient la rive droite de la Morge à l'endroit dit Plan-Serné. Le curé Maret les en aurait chassés.
mawënįoste, adj. Injuste. Injuste.
mawënparąda, s. f.  Revers, infortune, déconfiture. Revers, infortune, déconfiture. N'aŗin prou ona mawënpaŗąda sti an! nous en aurons des revers, cette année! || Danger.
mawëntįnda, s. f.  Malentendu. Malentendu.
mawëntinsyóną, -nąe, adj. et s.  Mal intentionné. Mal intentionné.
mawenyę (che), v. r.  S'inquiéter, avoir des soucis.  S'inquiéter, avoir des soucis. Yó l'è déstrą vwéŗó mè mawęnyó can vën néi é kyè è moundó arouwon pa, moi, c'est extraordinaire combien je m'inquiète quand la nuit tombe et que nos gens n'arrivent pas.
maweprópramįn, adv.  Malproprement. Malproprement. Ché fé tó maweprópramįn, celui-là fait tout malproprement.
maweprópró, -propra, adj. et s.  Malpropre. Malpropre.
maweŗou, -ouįa, adj. et s. m. et f.  Malheureux. Malheureux.
maweroujamin, adv.  Malheureusement. Malheureusement.
mawęse, s. f.  Malice, méchanceté. Malice, méchanceté. L'an méi dé mawęse k'i crwéi, ils ont plus de malice que le diable. Ruse. L'a falou adzį pé dé mawęse, il a fallu agir par ruse.
mawesyou, -ouja, adj. et s. m. et f.  Malicieux. Malicieux. Aa! peti mawesyou kyè t'éi, oh! petit malicieux que tu es.
mawesyouįamin, adv.  Malicieusement. Malicieusement.
mawijyą, -ąe, adj.  Difficile, malaisé. Difficile, malaisé. L'è mawijyą d'aį tòt'è pląché é dé pa ch'ënpatówą, il est difficile d'avoir toutes les charges et de ne pas s'engluer.
māwó, s. m.  Mâle. Mâle. || Terme de charpentier. Pièce de bois à tenon destinée à être affourchée à une pièce à feuillure ou à rainure, appelée fémawa.
māwra , s. f. Mauve sauvage Mauve sauvage plaq
māwra , s. f.  Bille, gobille Bille, gobille. Il en est de trois espèces: 1° la bille ordinaire, en pierre; 2° la bille en terre cuite; 3° la bille en verre qui vaut plusieurs billes, selon sa grandeur et sa beauté. Pour dzowę ā māvra, on trace sur le sol une ligne horizontale (í rąe) et plus loin un triangle (i bįtchyó). Placés autour du triangle, tous lancent leur bille vers la ligne droite; celui dont la bille est le plus près de la ligne joue le premier, et les autres d'après le rapprochement de la bille. Le premier joueur, depuis la raie, lance sa bille vers le triangle dans lequel est l'enjeu; si sa bille reste dans le triangle, il est mis hors de combat et attend que le jeu soit fini. pla
mayó, s. m.  Petit haricot. Petit haricot.
māyou, māyouja, adj et s.  Mal vu. Mal vu.  Prov. Fé pa bon d'enį vyou, o-n-è trwa māyou, il ne fait pas bon vieillir, on est trop mal vu.
mazïe, s. f.  Caoutchouc Caoutchouc. L'a ona tsąnba dé mazïe, il a une jambe en caoutchouc.  Boule en caoutchouc utilisée pour jouer à la balle.
mazoca Mazurka, danse,  n. f.  Mazurka, danse,  n. f. 
mè, pron. régime, absolu et conjoint de la première personne du singulier.  Moi. Moi. Ché tsapéi l'è a mè, ce chapeau est à moi; ëntchyé mè, chez moi; pó cąnta dé mè, quant à moi; pòr mè, pour moi.  Avant le verbe se place après le régime direct: to ó mè bąlé, tu me le donnes. Après un impératif: bąlé mè chin, donne-moi cela; idzé mè, aide-moi.
mécanįkye, s. f. Mécanique. Mécanique.  En particulier l'enrayure  à  manivelle  du char. Charą a mécanikye, serrer le frein.
mécanisiin Mécanicien.n. m.  Mécanicien.n. m. 
mécha, s. f.  Messe. Messe. Nó véjin a mécha, nous allons à la messe; i promyęŗe mécha, la première messe d'un nouveau prêtre; i gran mécha, l'office chanté: í mécha mateniŗe, la messe du matin; i mécha bącha, la messe basse.  L'expr. déŗé mécha veut aussi dire devenir prêtre. Etodié pó déŗé mécha, il étudie pour devenir prêtre; í di mécha, il dit la messe, syn. de «il est prêtre».
méchadjyę, v. a.  Faire savoir par messager. Faire savoir par messager. L'a méchadjyą a Batista d'enį ba, il a demandé à Baptiste [par un messager] de descendre.
méchądzó, s. m.  Message, commission, invitation. Message, commission, invitation.
mèche, s. f.  Mèche. Mèche.
méchondze, s. f.  Mensonge. Mensonge. Dans le langage des charpentiers, fetchye ona méchondze veut dire: ajouter un morceau de bois quand on a trop coupé deux poutres qui devaient se toucher par les bouts.
mechon-fosele (ā), loc. adv.  Très tard. Très tard. |Į «A la moisson faucille», comme on dirait «après dîner moutarde».
mechyon, s. f.  Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels. Mission, suite de prédications, d'exercices spirituels.
mechyónêró, s. m.  Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission. Missionnaire des pays païens; prêtre ou religieux prêchant une mission.
méclą, v. a.  Mêler. Mêler. Méclą d'éivwe é dé vën, mélanger de l'eau au vin. V. r. Se mélanger.
méclatchye, v. a.  Mélanger (sens péjoratif). Mélanger (sens péjoratif). Ròkye parlé rin ó patwé, ma tòrdzò tó méclatchye dé fransę, dé patwé, Roch ne parle point le patois, mais toujours il mêle du français et du patois.
mécló , s. m.  Mélange. Mélange. En part, mélange de foin et de paille; mélange de vin blanc et de vin rouge.
mécló -cla, adj.  Mêlé. Mêlé. L'a mécló dé fandan é dé moscą, il y a du fendant et du muscat mélangés. Ne pas confondre cet adj. avec le part. méclą, -cląe.
medąle, s. f.  Médaille. Médaille.
mediócramįn, adv.  Médiocrement. Médiocrement.
mediócró, -cra, adj.  Médiocre. Médiocre.
médzó, médze, s. m. et f.  Guérisseur, médecin de campagne. Guérisseur, médecin de campagne. Le mot a à peu près disparu du patois de Savièse; on ne l'entend que pour désigner le guérisseur d'Hérémence: i médzó d'Erêmįnse.
mêe   s. m.  Mars. Mars. Prov. Plodze dé mêe, rin ó bën dèjêe, pluie de mars rend le bien (la campagne) désert.
mêe  s. f.  Mer. Mer. I biŗį a mêe é è péchon, il boirait mer et poissons (soif ardente).
mégró, -gra, adj.  Maigre.  Maigre. Kyè l'è enou mégró, l'a pa ky'a péi é è į-ó°"ché, qu'il est devenu maigre, il n'a que la peau et les os; dé pra, dé tsan mégró, des prés, des champs maigres (dont la terre est peu profonde).  Féré gra, mégró, manger de la viande, faire des repas maigres; oun frómądzó mégró, un fromage maigre, fait avec du lait écrémé. || Mégró cóm'oun trepi, maigre comme un trépied.-
méi  s. f.  Huche, maie, pétrin. Huche, maie, pétrin. I méi di catson, bassin dans lequel on enlève le poil au cochon tué. || Place du pressoir en forme de maie carrée et peu profonde destinée à recevoir le marc.
méi adv.  Plus. Plus. L'an méi dé chąnse kyé nó, ils ont plus de chance que nous; i rin méi, je n'ai plus rien; pwi pa méi, je n'en puis plus; méi iną, méi ba, méi outre, plus haut, plus bas, plus loin; pa méi kyè to, pas plus que toi. || Ché kyè pou méi, à qui mieux mieux.  Méi semble avoir le sens de dorénavant, à l'avenir, dans ces phrases: l'è pó rin méi dé prind'iną ó mówé, cela ne sert plus à rien de prendre le mulet; l'è ënmódą i gran górdze dé Chavyeje, l'è fornį méi, la grande gueule de Savièse est en mouvement, c'est désormais fini pour nous.  Prov. Méi dé blāga kyè dé fé, plus de blague que de fait; méí oun reboudze, méi chon-né crwéi, plus on remue, plus cela sent mauvais.
mêin Mayen. Wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na. Mayen. wëngyemata, Vweseflôo, Bó, Tsena, Pra Setin, Fewi, Maoun-na.
mêin, et plus rarement main, s. m.  Mayen.  Mayen. Pâturages avec étables et habitations situés à mi-hauteur, à Savièse entre 1000 et 1800 mètres d'altitude environ. On y conduit le bétail, une première fois au commencement de l'été, puis les troupeaux les quittent pour se rendre aux hauts , pâturages, appelés «montagnes». Vers la fin de l'été, ils redescendent aux «mayens» (mayen d'automne). Les «montagnes» sont par indivis et appartiennent aux «consorts», tandis que les «mayens» - exe. celui de Tsaŗêįn - appartiennent à des particuliers. Durée du temps qu'on passe au mayen. Lïtą maāda tó ó mêin, elle a été malade tout le temps du «mayen». || S'emploie qqf. pour chalet (habitations temporaires) et propriétés attenantes: n'ën dó°" mêin iną ën Rouwa, nous avons deux chalets à R. || Nom des principaux mayens: Dòrbanyon, le plus élevé; Dilónye, Tsaŗêįn, Laŗį, Rouwa, Chóreché, Vouąnyó, Boŗimó, Vise, Gouŗa, Serné, Mi, Bon, Mêin da Dzōo.
méitra, s. f.  Seau  Seau . Grand seau ovale en bois, avec une grande anse rigide sur le côté, ayant un trou ovale comme poignée, servant en partie, à porter à manger aux porcs.
méitrą, s. f.  Contenu de la méitrą (seau) Contenu de la méitrą (seau)
méitréta, s. f. Dim. de méitra.  Petit seau. Petit seau.
méitron, s, m.  Petit seillon. Petit seillon.
méjāwé, adj.  Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Se dit des pommes qui deviennent «huilées», puis noires. Avwéi ché tin n'ën pa jou dé bóné pómé, è j-oné iŗon ó°"léi è j-ātré méjāwé, avec ce temps nous n'avons pas eu de bonnes pommes: les unes étaient «huilées», les autres noires.
mejoŗa s. m.  Verbe pris substantivement. Verbe pris substantivement. Mesurage du lait à la montagne, ën Tsanfléŗon l'an jou ó mejoŗa a chenąn-na pachą, à Tsanfleuron on a eu le mesurage la semaine passée. Le jour du mesurage est choisi par le consortage afin de fixer, d'après la quantité de lait de chaque vache,la part de «fruit» auquel a droit chaque propriétaire. Ce mesurage ancien n'existe plus à Savièse. Le lait de chaque vache est mesuré maintenant après chaque traite.
mejoŗa v. a.  Mesurer Mesurer. S'emploie spécial, pour désigner le mesurage du lait à l'alpage. Vajíon iną pé ó 7 ou 8 dé jolé é mejoŗāon pé a Chën-Dzākye, les vaches montaient à l'alpage vers le 7 ou 8 juillet et on mesurait vers la St-Jacques (25 juillet).
mejoŗa, -ŗae, adj.  Mesuré, réglé. Mesuré, réglé.
mejoŗa, s. f.  Mesure. Mesure. L'a fé bóna mejoŗa, il a fait bonne mesure: il n'a pas lésiné. || Fig. Fó°" pèrtó 'na mejoŗa, en toutes choses, il faut une mesure. Prov. Can i mejoŗa l'è plin-na, ton.mè, quand la mesure est comble, elle déborde. || La mesure vaut un double-décalitre; la demi-mesure (demyę mejoŗa) un boisseau ou décalitre; le quart de mesure (cāa dé mejoŗa) un demi-décalitre, soit 5 lt.
mejoŗăbló, -bla, adj.  Mesurable. Mesurable.
mejoŗéta, s. f. Dim. de mejora,  Petite mesure. Petite mesure.
mejoryou Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort. Vase de 18 à 20 litres avec bande de verre graduée pour mesurer le laità la laiterie.Dans les années 60, dans les montagnes, on pesait le lait avec un poids à ressort.
mejoryou, s. m. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage. Vase contenant 18 à 20 lt. avec bande de verre graduée pour mesurer le lait à l'alpage.
melāa, s. m.  Milliard. Milliard.
mèle, s. m.  Grande mailloche Grande mailloche. I mèle l'è méi grou k'i malotse, l'è pó tapa è cwën ā bwite, le mèle, est plus grand que le mail, il sert à frapper sur les coins en fer.
méléta, s. f.  Chénopode (Chenopodium glaucum). Chénopode (Chenopodium glaucum).
meliŗę, v. n.  S'améliorer. S'améliorer.  Prov. Tó tsąndzé é rin mélįŗe, tout change et rien ne s'améliore.
meliŗémįn, s. m. Amélioration Amélioration. L'a pa dé melirémin, il n'y a pas d'amélioration.
melon  s. m.  Million. Million.
melon  s. m.  Moellon, menue pierre Moellon, menue pierre. Fransi Batchyąn démandąé tòrdzò dé melon, Fr. B. (un célèbre maçon) demandait toujours des moellons.
melon, s. m.  Manchon. Manchon.
melónēŗó, s. m.  Millionnaire. Millionnaire.
melōo, melōja, adj. comp, de bon, bóna.  Meilleur. Meilleur. Vw'aŗéi prou melōo tin kyè nó, vous aurez bien meilleur temps (la vie plus facile) que nous.
memó Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó. Même. Expr. Can memo, quand même. Var. mënmó.
memó .-ma adj. Autre forme de méimó. Autre forme de méimó.
mémo, -ma, adj.  Même. Même. L'è tòrdzò i méma tsanson, c'est toujours la même chanson.  Mémo, méma, moi-même, toi-même, etc. L'a fé chin mémo, il a fait cela lui-même; va mémo, il marche seul; che tën prou méma ha, celle-là sait bien sauvegarder son droit elle-même.
memwire, s. f.  Mémoire. Mémoire. Kyënta memwiŗe fó°" ai pó chai pé côo tan dé byo j-êe! quelle mémoire il faut avoir pour retenir tant de belles mélodies! || Dé memwiŗe, d'heureuse mémoire; i pare dé memwiŗe, mon père défunt.
mena, s. f.  Mine. Mine. Prov. Mena dé trintchyoun, powį dé rin, mine de tranche-montagne, pouvoir de rien . 
mena, v. a.  Conduire les vaches au pâturage; Mener, conduire. Mena ëntsąn è ątsé, conduire les vaches au pâturage; mena bire, conduire les bêtes à l'abreuvoir, conduire des gens à la cave pour boire; mena a winvwa, ó bâté, mener la langue,le «battant» (parler beaucoup); mena w'éivwe chou ó pra, mener l'eau sur le pré (pour l'arroser); mena amou ó meŗesën, conduire le médecin de Sion chez un malade; mena a bwéea, lessiver; mena è j-orgyé, jouer de l'orgue. || Mena a chiwa, rentrer le seigle. L'a prou mena ó cou pó chéé tó ché pra, il a branlé le derrière à son aise pour faucher tout ce pré.
menache, s. f.  Menace. Menace.
menachįn, -inta, adj.  Menaçant. Menaçant.
menachyę, v. a.  Menacer Menacer. L'a djya 'na vwārba k'i tin menache, il y a déjà un moment que le temps est menaçant. Il V. r. Che chon menachyą avwéi ó coutéi, ils se sont menacés du couteau.
menacou   s. m.  Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière). Petit enfant, petit homme (litt, mène-derrière).
mēnbrelé, s. m.  Nombril. Nombril.
mēndjyę   , v. a.  Dissiper, dépenser. L'a tó mëndjyą ó bën, il a dissipé tout son bien. Į| Cf. peca qui est plus réaliste.
mēndjyę   , v. a.  Manger.Cf. peca qui est plus réaliste. Manger. || . ||
mēndjyę   , v. a.  Pâturer: Oŗa i pra dou Meŗën l'è mëndjyą, nó mëndzérin adį óŗa ché dé Tsānyó, maintenant le pré de M. est mangé (par nos vaches), nous pâturerons dorénavant celui de T
mēndjyę s. m.  Le manger Le manger. Achyę ba ó mëndjyę, cesser de manger.
mēndjyou s. m.  Mangeur. Mangeur.
mēndząn-na, s. f.  Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Peau mince qui recouvre la semelle à l'intérieur du soulier. Chin l'è dé cwēe ky'oun pou prou ënpléé pó mëndząn-na, voilà du cuir qu'on peut bien employer pour doublure de semelle. pla
mëndzeton, adj. et s. m.  Pois gourmand, pois mange-tout. Pois gourmand, pois mange-tout. pla
meneca Personne peu intelligente Personne peu intelligente.n. f.  Chon vrémin dé menekyé, ce sont vraiment des personnes peu intelligentes,
menetri, s. m.  Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur. Musique à bouche  Dans les langues romanes ce mot désigne le joueur.
mënmamįn, adv.  Mêmement. Mêmement.
mënmó, mënma, adj.  Même . C'est le même mot que mémo, -a, avec prononciation un peu différente.
menoflon, s. m.  Personne dodue. Personne dodue. || Syn. malotson
menojeŗi, s. f.  Menuiserie. Menuiserie.
menojyè, s. m.  Menuisier. Menuisier. L'è pa menojyè, ma arindzé adéi byin, il n'est pas menuisier, mais il répare pas mal.
menontron Personne peu débrouille, Personne peu débrouille,
menontron, s. m.  Petit gosse. Petit gosse.
menouta, s. f.  Minute. Minute.
menyóną , -nāe, part, et adj. Attifé, orné avec exagération.  Attifé, orné avec exagération.
menyóną v. a.  Attifer. Attifer. Prou é prou menyóną hé borate, attifer exagérément les filles. V. r. S'attifer, se parer avec exagération. Fé pa d'ātró kyè che menyóną tó ó tin, elle ne fait pas autre chose que s'attifer tout le temps.
menyou, s. m.  Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies. Instrument de fer incisé de trous, servant à écarter les dents des scies.
menyou, s. m.  Laisse avec laquelle on mène les animaux Laisse avec laquelle on mène les animaux. Menāe ó rnówé avwéi ó menyou, il conduisait le mulet en laisse.
meouindjye  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr.  Mélanger. Syn. mécla.  v. tr. 
meouindzó  Mélange. Syn. mécló. n. m.  Mélange. Syn. mécló. n. m. 
meprį, s. m.  Mépris. Mépris. L'a fé chin pó féré dé meprį a nó, il a fait cela en signe de mépris pour nous.
meprijįn, -jinta, adj.  Méprisant. Méprisant.
meprijyę, v. a.  Mépriser, dédaigner, traiter durement. Mépriser, dédaigner, traiter durement. Meprijyę ne correspond pas exactement à «mépriser», qui se rend par ai tįn-na dé cā-coun, pa an-mą, etc. Kyëntou brote j-infan pó meprijyę è paŗin can chon vyou, quels enfants dénaturés pour traiter avec dureté - ou négliger -les parents âgés; iré amou ā pënta é l'a cóminsyą a meprijyę sti, a meprijyę ha, il était à la «pinte» et il s'est mis à déblatérer contre celui-ci et contre celle-là; i capotsën sti an nó j-a meprijyą, cette année le capucin a dédaigné notre offrande (il n'a pas passé chez nous à la quête). V. r. Se manquer réciproquement d'égards. Che meprijon entre rlōo tąnkyè pouwon, ils se manquent d'égards tant qu'ils peuvent. pla
meŗācló, s. m.  Miracle. Miracle. L'è prou oun meŗācló kyè vó venyechą oun ādzò nó vêre, c'est bien un miracle que vous veniez une fois nous faire visite. Guérison miraculeuse. pla
mêrda, s. f.  Merde. Merde. Homme ou femme de peu de valeur. Kyënta mêrda dé côo! quel triste sire !  Mot bassement employé dans une foule d'expression, d'insultes et de jurons. Il Interj. marquant la surprise, le dépit. Zut !  Prov. Mąrya y têra, mąrya męrda, qui épouse la terre, épouse la misère.
mêrdafêe, s. f.  Mâchefer, scorie de fer. Mâchefer, scorie de fer.
mêrdeŗi, s. f.  Chose méprisable. Gens de rien Chose méprisable. Gens de rien. Ha mêrdeŗi dé moundó! ces gens de rien!
mêrdou, s. m.  Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique. Merdeux, homme de peu de valeur, sans force physique.
meŗesën, meŗesęna, s. m. et f.  Médecin, guérisseur Médecin, guérisseur. I meŗesën Douboue, le médecin Dubuis, un rebouteur célèbre.
meŗeseną, v. a.  Médeciner. Médeciner.  V. r. Se médeciner.
meŗetą, v. a.  Mériter.  Syn. ameŗetą. Mériter.  Syn. ameŗetą.
meŗęte, s. m.  Mérite. Mérite.
meŗetįn, -ta, adj.  Méritant Méritant, I chwįŗa l'è méi meŗetinta kyè to, ta sœur mérite plus que toi.
mèrgachyę, v. a.  Ecraser, réduire en purée. Ecraser, réduire en purée. Dé tsêe dé pówę é dé ri mèrgachyą, de la viande de coq et du riz en purée.
męrgó, -ga,  Humide, mouillé.adjectif. adjectif. Humide, mouillé. L'è o-n-outon męrgó, c'est un automne humide.
mèrgyèwą, v. a.  Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie. Ecraser un grain de raisin, un fruit; mettre en bouillie.
meŗije, s. m.  Merisier. Merisier. || Syn. meŗijyę.
meŗijyę, s. m.  Merisier (Prunus avium). Merisier (Prunus avium). I meŗijyę l'è ché di grafyon di tsën, le merisier est l'arbre qui produit les cerises des chiens.
merjęwe, s. m.  Mortier de cuisine. Mortier de cuisine. Pó pitą a cha é è gromą di nwé o-n-ënplįe ó merjewe, pour piler le sel et les noyaux de noix, on emploie le mortier.
męrla, s. f.  Merle. Merle.
męrla-griva, s. f.  Grive. Grive.
mèrloche, s. m.  Merluche, Merluche, ën ché tin o-n-aįé jaméi dé tsêe tó ó tin da caŗïma, o-n-atsetāé dé į-aŗin é dé mèrloche, en ce temps-là on n'avait jamais de viande pendant le carême, on achetait des harengs et de la merluche.
méŗó°"wą,  v. n.  S'amuser. S'amuser. Méŗó°"wó pa méi   je cesse de jouer. || Le réfl. est aussi très usité.
méŗó°"wą, -āé, part, et adj.  Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Préparé ou arrangé avec beaucoup de soin. Tòté tan arindjyą, tan méŗó°"wą outòr dé mijon, tout si bien arrangé, si bien préparé autour de la maison.
méŗó°"wa, s. f.  Objet pour s'amuser, joujou. Objet pour s'amuser, joujou. Dé méró°"wé di tącó, des amusements bêtes. Prov. È j-ansyąn l'an tòrdzò de: è méŗó°"wé venyon amąŗé, les vieux ont toujours dit: les badinages deviennent amers. Pa dé méŗó°"we équivaut à un superlatif. L'è oun savąn, pa déméŗó°"we, c'est un très grand savant.
méŗó°"wéta, s. f.  Petit jouet. Petit jouet. Dim. de méŗóouwa.
méŗó°"wi, s. m.  Qui aime s'amuser. Qui aime s'amuser. L'è oun méŗó°"wį, chon tui dinché è deri, il s'amuse toujours, ils sont tous ainsi les derniers-nés.
mèrsi.  Merci. Merci. N'ëntandįn mèrsį, en attendant, merci. Manière de faire entendre qu'on saura récompenser effectivement le service pour lequel on remercie.
mèrvelqu  Merveilleux.adj.  Merveilleux.adj. 
mēryę, v. a. (cf. ameryę).  Mirer. Mirer. I mērye grantin é mąnkyé a chįba, il mire longtemps et manque la cible. Il V. r. Se mirer. È dzowéné che męryon chowin ou meryou, les jeunes filles se mirent souvent au miroir.Prov. Mēryę é remēryę é pó fornį fiŗe ā mêrda, mirer et mirer encore, et à la fin il touche le néant (il faut savoir agir quand le moment est venu).
meryou, s. m.  Miroir. Miroir. Va rada ou meryou va te regarder au miroir.
męsa, s. f.  Rate. Rate.
mestïe, s. f.  Chose importante, mystère. Chose importante, mystère.
meta, s. f.  Bronze. Bronze. On'ó°"wa dé meta, une marmite de bronze. || Voy. le mot gwįje.
mètanįŗe Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant. Cloche,  pour annoncer la mort d'un enfant.
mètaniŗe, s. f.  Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Nom de Ѓavant-dernière cloche du clocher de Savièse. Elle a un son clair. Probablement un adj. dérivé du subst. meta. Foura di į-ëntèrèmin chon-non pa vwéŗó a metaniŗe, hormis aux enterrements, on ne sonne guère la «métanire».
metan-na, s. f.  Mitaine, gant de laine. Mitaine, gant de laine.
mètchyin, -inta, adj. et s. m. et f.  Méchant. Méchant. Oun mówé mètchyin, un mulet méchant.
mètchyintètą, s. f.  Méchanceté. Méchanceté.
metise, adj. et s. m.  Hermaphrodite. Hermaphrodite.
métra, s. f.  Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Maîtresse, p. ex. à la maison, qui commande. Rlwi l'a rin a comanda, l'è le i métra, lui n'a rien à commander, c'est elle la maîtresse. Il Maîtresse d'état, qui a fait un apprentissage (tailleuse p. ex.). Il Métra ne désigne jamais l'institutrice. pla
métra, s. m. Métral, vigneron pour le compte d'autrui.  Métral, vigneron pour le compte d'autrui. Celui qui est chargé de trouver les ouvriers pour les travaux des routes, des bisses, etc. I métra di manouŗé, le maître des travaux publics;°", le chef de l'alpage; í métra dou Tórin mārkye è dzornié di į-ovrį; è dó°" procoryou van atò féré ó tó dou Tórin, le métral du Torrent marque les journées des ouvriers; les deux procureurs font à tour de rôle la visite du Torrent-Neuf. Il Fig. Qui aime à commander.
métrąwa Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches. Désigne la « reine du troupeau » à la suite d'un combat de vaches.
métrawa, s. f.  Femme tyrannique. I féna iré ona métrawa, c'était une femme tyrannique.
métrawa, s. f.  Maîtresse vache d'un troupeau. Maîtresse vache d'un troupeau. 
métré  s. m.  Maître. Maître. I métré, le maître (cordonnier, menuisier); o-n-é pa métré dé féré cómin no ou, on n'est pas libre de faire comme on veut.
métré, v. a.  Mettre. Mettre. Métré ën vęnye, planter une nouvelle vigne; métré dëntò, commencer; ó t'an metou chou è gadzété, ils ont parlé de lui dans les journeaux; métré ó ma a cācoun, insinuer [à qqn] des soupçons sur une autre personne; métré chou, mettre un repas sur le feu; l'a prou metou ba choun orgwé, elle a déposé son orgueil (elle se vêt plus simplement). || Métré bó°", mettre du bois, pousser fortement; i atsé mè oun byo ouŗó, le pis de la vache grossit bien; è tsan méton grou dé crwĕe į-êrbé sti an, les champs ont beaucoup de mauvaises herbes cette année.  Métin, supposons. V. r. Che métr'ou le, s'aliter. Prov. Mārya té, mè té a corda ou có°" ! marie-toi, mets-toi la corde au cou !
métrècha, s. f.  Maîtresse.La bonne amie,  Maîtresse.La bonne amie, 
métréé, v. a.  Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser. Dompter, mater. 11 V. r. Se maîtriser.
métro, s. m.  Maître. S'emploie qqf. pour métré  Maître. S'emploie qqf. pour métré 
metrwįje, s. f.  Maîtrise, direction des affaires. Maîtrise, direction des affaires.
métsanse, s. f.  Malchance (peu usité en ce sens). Malchance (peu usité en ce sens). Ce mot forme de nombreuses locutions: fótré a métsanse, envoyer promener; ona vya dé métsanse, un scandale du diable; di a Fortse tin kyè ba i promyęŗe mijon l'a oun tró dé métsanse, de la Furka aux premières maisons, il y a un chemin sans fin.  Afr. meschéance.
metse, s. f.  Miche faite de fleur de froment, brioche. Miche faite de fleur de froment, brioche.
mèwą, v. a.  Mêler, mélanger Mêler, mélanger. || Cf. ch'ënmèwą.
męwe, s. m. et adj.  Mille, mil. Mille, mil. w'an męwe sën sin, l'an 1500.
mewën, s. m.  Agneau. Agneau.
mèwepertui, s. m.  Mille-pertuis (Hypericum perforatum). Mille-pertuis (Hypericum perforatum).
mèwéŗéi, s. m.  Qui se mêle de tout. Qui se mêle de tout. Nó nó chin pa dé fou mèwéŗéi,  kyè chon pé tòté è ó°"té, nous ne sommes pas de ces gens qui se mêlent de tout dans tous les coins.
mewįęa s.f.  Mélisse (Melissa officinalis). Mélisse (Melissa officinalis).
mewitéŗó, s. m.  Militaire. Militaire. È mewitéŗó che vïon matratą gordó, les soldats sont fameusement maltraités. Il Adj. I pa mewitéŗó, le pas militaire.
mi     prép.  A moins, hormis. A moins, hormis. Forme abrégée de ormį. Mi kyè foche rlwi, à moins que ce ne soit lui.
mi  s. m.  Miel. Miel. Douse cómin dé mi, doux comme du miel.
mi  s. m.  Mois. Mois. I peti mi, le mois de février. Les douze mois: janvyè, fevri, mêe, avrį, māe, jouën, jolé, ó°", sétąnbre, ótóbre, nóvąnbre, désanbre.
miįéŗą, s. m.  Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre. Aliment préparé avec du sérac, du sel et du poivre.
miįeŗablamin, adv.  Misérablement. Misérablement.
miįeŗābló, -bla, adj.  Misérable. Misérable.
miįewicòrde  Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise. Miséricorde. S'emploie surtout comme interjection de surprise.
mįja Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie.  Mise. Féré mija, faire mise, participer à un échange, s'entraider. Lorsque quelqu'un faisait la boucherie, il donnait par ex. à son voisin un morceau de viande ; celui-ci le rendait lorsqu'il faisait à son tour la boucherie. 
mįja, s. f.  Enchère, mise. Enchère, mise.
miją, v. n.  Enchérir, surenchérir. Enchérir, surenchérir.
mijéŗe, s. f.  Misère. Misère.  Prov. I mijéŗe chyou ómó, la misère suit l'homme.
mijon, s. f.  Maison. Maison. I mijon dou comoun, la maison communale. || Le mot s'emploie sans article: vindre mijon, borlą mijon, demountą mijon (vendre, brûler, démolir la maison). La maison du paysan de Savièse comprend une cave pour le vin (i sewi derën), une cave pour les légumes (í seouį déeąn ou defouŗa); sur les caves il y a une ou deux dépendances (chąwa, «salle»); au-dessus de celle-ci, il y a la chambre (í pįló) et à côté une chambre plus petite (tsanbroń); devant se trouve la cuisine (cojena), d'ici, par une galerie, on accède aux lieux d'aisances (carāe) qui font une petite tour carrée, adossée contre le mur. Sur les deux chambres s'étend le galetas (chou ó pįló), surmonté du toit (ti).
mijóną, s. f.  Maisonnée. Maisonnée.
mijónéta, s. f. Dim. de mijon.  Petite maison. Petite maison.
mijonį, s. m.  Casanier. Casanier. || A Grimisuat: lé mejoni sont ceux qui restent au village pendant la période des «mayens».
mijōo, s. m.  Enchérisseur, miseur. Enchérisseur, miseur.
mikye-makye, s. m.  Micmac, intrigue. Micmac, intrigue.
miléne, s. f.  Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine. Etoffe dont la chaîne est en coton et la trame en laine.
mimi, s. m.  Baiser, dans le langage des enfants. Baiser, dans le langage des enfants.
min    Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. Esprit .Ne se rencontre que dans l'expression: teni a min, se rappeler quelque chose. || Du lat. mens.
mina, s. f.  Mine, charge d'explosif.  Mine, charge d'explosif.  Fig. .
mina, s. f.  Travail rémunérateur, spécialement la vigne par rapport au métral Stou j-an pacha l'aïé ona mina, óra l'a pa méi, ces années passées il avait une vigne à travailler (comme métral), maintenant il n'en a plus.
mina, v. a.  Miner, enlever à coups de mine. Miner, enlever à coups de mine.
minadjyè, -ere, adj. et s. m. et f.  Econome, ménager. Econome, ménager. Fou kyè chon minadjyè dou tin l'an tòrdzò prou wejį, ceux qui sont économes du temps ont toujours assez de temps.
minadjyę, v. a.  Ménager, économiser. Ménager, économiser.
minadzé, s. m.  Petit ménage. Petit ménage.
minadzémin, s. m.  Ménagement. Ménagement.
minādzó, s. m.  Ménage. Ménage. Oun grou minādzó, un ménage nombreux. Prov. Minādzó dé garchon, minadzó dé catson, ménage de vieux garçon, ménage de cochon.-
minbrą, -āe, adj.  Membre. Membre.
minbré, s. m.  Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche Douille, partie cylindrique creuse d'un instrument aratoire, destinée à recevoir le manche. I minbré dou petson, la douille de la petite pioche.
mįnbró, s. m.  Membre. Membre. Ai ma pé è minbró, avoir mal dans les membres. Il Membre d'une société.
minchyon, s. f.  Mention. Mention. L'a pa fé minchyon dé té, il ne t'a pas mentionné.
minchyóną, v. a.  Mentionner. Mentionner.
mindró, -dra, adj.  Moindre, pire. Moindre, pire. Prov. Méi o-n-é pó°"ŗó, mindró l'è, plus on est pauvre, pire c'est.Adv. L'a pri ó rémyédó é l'è jou mindró, il a pris le remède et c'est allé pire.
miné, s. m.  Petit chat, dans le langage des enfants; sert a appeler: miné, miné, miné... Petit chat, dans le langage des enfants; sert a appeler: miné, miné, miné...
minéi, s. m.  Minuit. Minuit. Ha mécha dé minéi, cette messe de minuit; ā miné1, à minuit.
ministre, s. m.  Ministre protestant, pasteur. Ministre protestant, pasteur.
minon, s. m.  Petit chat, dans le langage des enfants. Petit chat, dans le langage des enfants.
minon, s. m. pl.  Poussière sous forme de léger duvet floconneux. Poussière sous forme de léger duvet floconneux.
minōo, s. m.  Mineur. Mineur. L'a falou dé minōo pó féré choutą ché chéi, il a fallu des mineurs pour faire sauter ce rocher.
mįnsó, -sa, adj. et s. m. et f.  Mince Mince. || Syn. prën.
minta Esprit Esprit,n. f. utilisé uniquement dans l'expr. Ini â minta, venir à l'esprit ;fére â minta, faire de mémoire, 
Minta ródze menthe des champs (Mentha ar-vensis L.). menthe des champs (Mentha ar-vensis L.).
mintātró s. m.  Menthe des ruisseaux (Mentha aquatica L.). Menthe des ruisseaux (Mentha aquatica L.). Syn. chon-nabon di crapó.
minteri, s. f.  Mensonge. Mensonge.  Devinette:oun marenou, è man i póchyé, côo apréi ona wįvra é tën pé a cąvwa? ona minteri, un homme nu, les mains dans les poches, court après un lièvre qu'il tient par la queue? -un mensonge.
mintojeri, s. f.  Menterie. Menterie.
minton, s. m.  Menton. Menton.
mintōo, -oja, s. m. et f.  Menteur. Menteur.
mistęŗé, s. m. pl.  On appelle ainsi quinze petites bannières représentant les mystères du Rosaire et que les enfants de Marie portent dans les processions. On appelle ainsi quinze petites bannières représentant les mystères du Rosaire et que les enfants de Marie portent dans les processions.
mitchita, s. f. Dim. de mitchya.  Petite moitié. Petite moitié.
mitchya, s. f.  Moitié, Moitié, ona bóna mitchya, une forte moitié; l'ïtą a mitchya ëntètą, il a été à moitié tué.  Comme un peu partout, ce mot s'emploie faussement pour désigner une quantité double: l'a balą a mitchya dé plo, il a donné la moitié plus (le double); l'è a mitchya méi pèjąn kyè chó, deux fois ce poids; t'a vindou a vènindze a mitchya trwa bon martchyą, tu as vendu la vendange pour un prix de moitié moindre que ce qu'elle valait. Il Avec un sens indéterminé: ha éivwe l'è a mitchya trwa tsāda, cette eau est beaucoup trop chaude.
mitchyafóou, -fóououa, s. m. et f.  Toqué, individu à moitié fou. Toqué, individu à moitié fou. || Syn. myéfó°"
mitchyę, s. m.  Métier. Métier. L'a rin aprį dé mitchyę é l'è maweŗó°" óŗa, il n'a pas appris de métier et il est malheureux maintenant.
mitįn, s. m.  Milieu. Milieu. N'ën ona grąndze per mitįn avwéi rlōo, nous possédons une grange avec eux, par moitié; ou mitįn dé vāe, au milieu du chemin.
mitona Couver sous la cendre Couver sous la cendre. v. intr.  Néol. Syn. motena.
  s. f.  Mort. Mort. Condaną a mò, condamner à mort.  Prov.: ā mò é ou maryądzó, ron tòté è pątse, à la mort et au mariage, on rompt tous les contrats.
mò ,  môrta, adj. et s. m. et f.  Mort. Mort. Chon tui mò, ils sont tous morts. Venyon ënséi óŗa ëntó ó mò, ils arrivent maintenant avec le mort. Il Revenant. L'a pwire di mò, il a peur des revenants.Prov. I mò di féné, retchįnse d'ómó, mort de femme, richesse d'homme.
mó, s. m.  Mot. Mot. L'a pa de oun mó, il n'a pas dit un mot. N'ën balą ó mó, nous nous sommes entendus. |Į On dit aussi mòse.
mobelę, s. m.  Mobilier. Mobilier.
moblą, v. a.  Meubler. Meubler. I cote pó moblą ha mijon, cela coûte cher de meubler cette maison.
mōbló, s. m.  Meuble. Meuble.
mócą (che), v. r.  Se moquer. Se moquer. || Souvent on entend la forme ch'ën-mócą.
móca, s. f.  Morve, mucosité des narines. Morve, mucosité des narines. Il Syn. mókyéŗéi
mócachou, s. m.  Morveux.  Morveux. 
mócatéwé Groseille à maquereau (Ribes uva-crispa L.). La groseille rouge est appelée rejené ou rejën dé Chën Djyan, raisin de Saint-Jean. Groseille à maquereau (Ribes uva-crispa L.). La groseille rouge est appelée rejené ou rejën dé Chën Djyan, raisin de Saint-Jean. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
Mócatéwé, s. m.  Groseille (Ribes gros-sularia). Groseille (Ribes gros-sularia). pla
moche, s. m.  Ancien titre honorifique du curé, monsieur le curé. Ancien titre honorifique du curé, monsieur le curé. Ne s'emploie plus que rarement pour désigner d'anciens curés. Moche rLoé, monsieur le curé Luyet.
mochelon, s. m.  Moustique. Moustique.  Prov. A Tsawįnde è mochelon, a Pąkye è lachon, à Noël les moustiques, à Pâques les glaçons.
mochewën-na, s. f.  Mousseline. Mousseline.
mochin, s. m.  Couchant. au soleil couchant. Couchant. au soleil couchant.  Adj. Ou chowe mochin, au soleil couchant. || Prov. Che l'a dé nyówe ou chowwę mochin ou premyę sétąnbre, l'è o-n-outon gra, s'il y a des nuages au soleil couchant le 1er septembre, on aura un automne humide.
mochōo, s. m.  Titre honorifique du curé. Titre honorifique du curé. I récontra mochōo, j'ai rencontré monsieur le curé. || Grimisuat id.
mochye, v. a.  Mettre, planter. Mettre, planter. Mochyę è pantawon, mettre le pantalon; mochye è pawën, planter les échalas; ó t'an mochya ën préjon, ils l'ont mis en prison    
mochye, v. n.  Entrer, se cacher Entrer, se cacher. I rata l'a mochyą derën ou bogan, la souris est entrée dans le trou; l'a mochyą amou, il est monté (avec une nuance de ruse clandestine); mochye ba, dérocher; mochye derën pé bóchon pó verye è mótsé, se jeter dans les buissons pour chasser les mouches.
mochye, v. n.  Se coucher, en parlant du soleil. Se coucher, en parlant du soleil. L'è mochya chowę, le soleil est couché.
móda, s. f.  Mode, habitude, manière. Mode, habitude, manière. A ha móda, de cette manière; ona crouēe móda, une mauvaise coutume.
modéra, -ae, adj.  Modéré. Modéré.
modéra, v. a.  Modérer, régler. Modérer, régler. || V.r. Che modéra, savoir se tenir, etc.
mòdèwe, s. m.  Modèle. Modèle.
modi, -dite, adj.  Maudit. Maudit.
módó, s. m.  Mesure. Mesure. L'a pa dé módó, il n'a pas de mesure.
módze, s. f.  Génisse depuis l'âge de deux ans. Génisse depuis l'âge de deux ans. || Afr. mouge et moge.
módzon, s. m.  Génisse de moins de deux ans. Génisse de moins de deux ans. Pig. Homme niais, rustre. Grou módzon kyè t'éi ! grosse bête que tu es !  Prov. Can meton a chonąle i módzon, quand on met la clochette aux génisses... (Confier la direction des affaires à des jeunes gens... le troupeau est mal conduit.) Il Dérivé de módze.
módzóné, s. m. Dim. de módzon.  Petite génisse. Petite génisse.
módzoni, s. ra,  Bèrger de génisses. Bèrger de génisses.
Mófa di mountąnye Lichen alpestre (Cetraria islandica Ach.). Lichen alpestre (Cetraria islandica Ach.).
mófa, s. f.  Mousse. Mousse. Mófa di mountąnye, lichen alpestre (Cetraria is-landica Ach.).
mofį   , s. m.  Moisi. Moisi. Ha móta l'a ó go dou mofį, ce fromage a le goût du moisi.
mofi , v. n.  Moisir Moisir.l'an achya mofi è pan ils ont laissé,moisir les pains.
moflata (che)  Se bécoter. v. pron.  Se bécoter. v. pron. 
moflatéréi Embrasseur, celui qui embrasse à plusieurs reprises,n. m.  Embrasseur, celui qui embrasse à plusieurs reprises,n. m. 
moją (che), v. r.  S'imaginer, penser. S'imaginer, penser. Kyè mè moujó, je m'imagine. || V. n. Rêver.
mojé, s. m.  Musaraigne. Musaraigne. || Marie de France dans son Ysopet (XIIe s.) parle déjà du musé ou muse.
mojęca, s. f.  Musique Musique
mojęca, s. f.  Musique à bouche Musique à bouche cf. menetrį
mojeną Faire tomber quelqu'un dans la neige et lui frotter le visage avec de la neige. Faire tomber quelqu'un dans la neige et lui frotter le visage avec de la neige.
mojeną, v. n.  Creuser avec le groin. Creuser avec le groin.  Même racine que moją et museau.
mojérin, moujérin Petit tunnel sur l'ancien bisse  n. m. (Tórin-Nou). Lieu-dit. Petit tunnel sur l'ancien bisse  n. m. (Tórin-Nou). Lieu-dit.
mojesiįn Mojesiéna.  mojesiéna.
mojesiįn, s. m.  Musicien. Musicien.
mojou, mojouja, adj.  Pensif. Pensif. L'è resta tó dzò mojou, il est resté tout le jour pensif.
mókyéŗąn, -an-na, adj. et s. m. et f. Moqueur.  Moqueur.
mókyéŗéi, s. m.  Morve. Morve.
mókyeŗi, s. f.  Moquerie. Moquerie. L'a rin kyè dé mókyeŗį ën górdze, il n'a que des moqueries à la bouche.
mólachyę, v. a.  Mouiller faiblement, en parlant p. ex. d'une petite pluie. Mouiller faiblement, en parlant p. ex. d'une petite pluie. L'è pa enou gran plodze, jęstó pó mólachyę oun pó°" è vāé, il n'est pas tombé une grande pluie, juste assez pour mouiller un peu les chemins.
mole, s. f.  Pluie. Pluie. Resta ā mole, rester à la pluie. || Endroit mouillé, humide. L'a dromį ā mole, il a dormi à l'humidité.
mólę, v. a.  Mouiller. Mouiller. Mólę a bwééa, mouiller la lessive. Cf. bwęea.  I plodze nó móléŗé, la pluie va nous mouiller.  V. n. I tsową mólïé prou dé tsa, le cheval mouillait beaucoup de sueur. || V. r. To pou įaméi chorti chën té mólę, tu ne peux jamais sortir sans te mouiller.
móman, s. m.  Moment. Moment. Di ché móman, à partir de ce moment-là.
mómanè, s. m. Dim. de mómąn.  Petit moment. Petit moment.
mómo et mómón, s. m.  Bonne nourriture ou bonbon, dans le langage des tout petits. Bonne nourriture ou bonbon, dans le langage des tout petits.
monatchyą, s. f.  Course. Course. Di Laŗi ën Tsanfléŗon l'a 'na bóna monatchyą iną pé fou vêŗé, de Lari à Ts., il y a une bonne «tirée» par les zigzags. || Comme le verbe monatchyę, notre substantif est un dérivé de monatse, sac de farine; monatchyą renferme le sens de la marche pénible de celui qui trimbale un sac de farine.-
monatchyę, v. n.  Aller et venir en travaillant un peu. Aller et venir en travaillant un peu. Monatchyę pé mijon, faire des petits travaux à la maison. || V. a. Monatchyę cakyé tsó°"ja ëntò è man, faire quelque menu travail manuel.
monątse, s. f.  Sac de farine. Sac de farine. I monēe porte dé grouché monątsé chou ó có°", le meunier porte de gros sacs de farine sur le dos.
monatseŗi, s. f.  Petit échange. Petit échange. I fan dé monatseŗi entré rlōo, ils font de petits échanges entre eux.
monechyon, s. f.  Munition. Munition.
monēe, moniŗe , s. m. et f.  Meunier. Meunier.  _Prov. Trinta monēe o-n-aprouwe, trįnta wāŗé oun trouwe! trente meuniers on essaie, trente voleurs on trouve !
monéiea, s. f.  Monnaie. Monnaie.
monerya, s. f.  Quantité. Quantité. Oun bó ādzó dé cakyé tsó°"ja l'è ona monerya, une bonne quantité de quelque chose, c'est une monerya.
moni, v. a.  Munir, Munir, ó t'an moni dé pan é dé móta pó tré dzò é pwè mè t'ën rota, ils l'ont muni de pain et de fromage pour trois jours et puis «mets-toi» en route. || V. r. Se munir.
moniŗe, s. f. Meunière: chenal conduisant l'eau de la rivière jusqu'au moulin. Meunière: chenal conduisant l'eau de la rivière jusqu'au moulin.
monisipawité, s. f.  Municipalité. Municipalité.
monstramin, adv.  Enormément. Enormément.
monstró, s. m. et adj.  Monstre, Monstre, iŗé monstró vwéŗó ën d'aîé dé frite sti an, c'était énorme les fruits qu'il y avait cette année; venyïé ba oun monstró bran, il descendait une énorme quantité d'eau.
mōo, mouŗa, adj.  Mûr. Mûr. Dé byo rejën byin mōo, de beaux raisins bien mûrs.  En parlant d'un abcès: l'è pa prou mōo ouncó pó perchyę, ce n'est pas encore assez mûr pour le percer. Du fromage: ché fromądzó l'è oun pó°" twa mōo, ce fromage est un peu trop mûr. || Dé frite mōo, des fruits mûrs. || La forme meur est commune en afr.
mowatą, v. n.  Bouger. Bouger. I charpin l'è ouncó pa créāé, i mowąte ouncó, le serpent n'est pas encore mort, il bouge encore. Vient du mouvement du mulet.
móoulę  v. n. Hésiter, ne savoir se décider.  Hésiter, ne savoir se décider.
móoulę, v. a.  Humecter avec les gencives sans pouvoir mâcher. Humecter avec les gencives sans pouvoir mâcher. Mó°"lę ó pan, humecter le pain.
móouse, móouwa, adj.  Mouillé. Mouillé. ìŗó mó°"se dé tsa, j'étais mouillé de chaud, trempé de sueur.
móouwa, s. f.  Grimace. Grimace.
mora Murer. v. tr.  Syn. morale.  Murer. v. tr.  Syn. morale. 
mōŗa , s. f.  Mûre, fruit des ronces,  des mûriers, etc. Mûre, fruit des ronces,  des mûriers, etc.
moŗa s. f.  Nom que l'on donne aux vaches noires. Nom que l'on donne aux vaches noires.
moŗa, s. f.  Mourre (jeu de la). Mourre (jeu de la).
moŗąche, s. f.  Restes en pierres d'une maison, d'une grange. Restes en pierres d'une maison, d'une grange. L'è pa mei i grąndze, l'a rin méi ky'ona morąche, la grange n'existe plus, il n'y a qu'une ruine.
moracheŗéi, s. m.  Boudeur, mauvaise tête. Boudeur, mauvaise tête.
morachyę, v. n.  Bouder Bouder. || Fig. I tin morąche vwi, le temps boude aujourd'hui. Prov. Hou kyè morąchon venyon gotrou, ceux qui boudent deviennent goitreux, dit-on aux enfants pour les détourner de ce défaut.
moralą, adj.  Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs; le grain reste petit et devient très dur. Se dit des raisins dont la croissance s'arrête par les trop grandes chaleurs; le grain reste petit et devient très dur.
morale, s. f.  Mufle de certains mammifères, bœuf, vache. Mufle de certains mammifères, bœuf, vache. L'a pri ó botchyó pé morale, il a pris le taureau par le mufle.
morale, s. f.  Mur, muraille. Mur, muraille.
morale, v. a.  Faire un mur.   Faire un mur.  
morale, v. a.  Murer. Murer. Nó moŗaléŗįn ha porta, nous condamnerons cette porte.
moŗalou s. m.  Se dit des animaux qui ont un gros museau et aussi des gens qui ont de grosses lèvres. Se dit des animaux qui ont un gros museau et aussi des gens qui ont de grosses lèvres.
mórawa Morale.n. f.  Morale.n. f. 
mòrchéi s. m.  Tresse formée de trois cordes de chanvre tillé pour être écrasée par la robąta: Tresse formée de trois cordes de chanvre tillé pour être écrasée par la robąta: oun mòrchéi dé tsénévó, une tresse de chanvre.
mordjyęŗe, s. f.  Tas de pierrailles. Tas de pierrailles. || Murgière existe en afr. Littré en cite un exemple du XIIIe s. dans son supplément s. v. murger. Murgière est encore usité dans le Jura neuchâtelois, pour désigner les tas de pierres dans les pâturages (Val Travers).
mòrga, s. f.  Morgue. Morgue. Ché k'iŗé drise ëncontr'a pari derën a mòrga iną ou Gran Chën Bèrną, celui qui était debout contre la paroi dans la morgue au Grand-St-Bernard.
morgyé Morgyé di mêin, corydale à tubercule plein.  Morgyé di mêin, corydale à tubercule plein. 
morgyé, s. m.  Lilas (Syringa vulgaris). Lilas (Syringa vulgaris).
moŗi   v. n.  Mûrir Mûrir. Mouŗéŗé pa tan i vènįndze sti an, la vendange ne mûrira guère, cette année.
moŗi , v. n.  Mourir. Mourir. Moŗi dé fri, dé fan, mourir de froid, de faim.  Prov. Ché kyè l'a you tré byo mi d'avrį, l'a tin dé moŗį, qui a vu trois beaux mois d'avril peut mourir.
moŗi, s. m.  Mûrier. Mûrier. Dan ó tin l'aie oun grou moŗi préi da vyęle coŗa, dans le temps, il y avait un grand mûrier près de la vieille cure.
móŗįn-na, s. f.  Nom que l'on donne à une vache noire. Nom que l'on donne à une vache noire.  Prov. Móŗin-na, vi w'êrba, M. vois l'herbe [si tu n'en veux pas, tant pis pour toi].
mōró, s. m.  Museau, mufle, groin; par ext. gueule, bouche d'animal. Museau, mufle, groin; par ext. gueule, bouche d'animal. L'a cópą ó mōró dou catson avwéi ó berni, il a coupé le groin du cochon avec la faux.  Vulg. Visage, bouche de l'homme. Cló°" ó mōró! ferme ta gueule! t'a rechyou chou ó mōró, tu as reçu sur le nez.  Ces deux sens sont connus du fr. «Une gresle de coups de poing sur le mourre. » (Rabelais III, ch. 20).
mòróną, v. a.  Murmurer.  Murmurer.  Dérivé de mōró.
mòrónatchye, v. a.  Murmurer légèrement. Murmurer légèrement.
mòrónĕŗó, -ŗa, adj. s. m. et f.  Grognon (homme, femme). Grognon (homme, femme). || Syn. roun-nąche
mòroun-néŗéi, s. m.  Grognon, Grognon, I roun-néŗęi part'ou mein é i mòroun`néŗéi rést'ā mijon, le «grogneur» [cochon] part au mayen et le grognon [mari] reste à la maison.
mòrpyon, s. m.  Morpion .  Genre de pou, particulierement chez les soldats en campagne. Morpion .  Genre de pou, particulierement chez les soldats en campagne.
môrtą Enfant vif. Enfant vif.
mòrtą , mòrtèwe, adj.  Mortel. Mortel. Dé pétchyą mòrtą, des péchés mortels.
mòrtą, s. m.  Enfant méchant. Enfant méchant. Ha bįnda dé mòrtą, ces diables d'enfants.
mòrtawitéi s. f.  Mortalité. Mortalité.
mortchyę, s. m.  Mortier. Mortier. Brasą ó mortchyę, brasser le mortier. || Syn. gātsó.
mortejën, -įnta, adj.  Triste, mélancolique. Triste, mélancolique. Il Syn. chonbró, tręstó.
mortį, s. m.  Mortier de cuisine. Mortier de cuisine.
mortifié Laisser attendrir la viande. Laisser attendrir la viande.
mortifié, v. a.  Mortifier, humilier. Mortifier, humilier. L'itą mortifia, [il n'a pas reçu de réponse] il en a été humilié.
mòrvin, adj.  Gras, tendre, en parlant du terrain. Gras, tendre, en parlant du terrain.
moscą  s. m. Muscat , Muscat ,  í moscą, le muscat (plant ou vin ) .
moscą (êrba). Herbe muscat . (Variété de consoude? ) Herbe muscat .  Voy. s. v. êrba mosca.
moscą, adj.  Muscat. Dé reįën moscą, du raisin muscat.   Muscat. Dé reįën moscą, du raisin muscat.  
moscãta, s. f.  Muscade Muscade
mòse, s. m.  Mot Mot (cf. mó). Oun mòse dé trwa, un mot de trop.
mostachyąe, s. f.  Soufflet Soufflet. [ ] Syn Jįflāe, mótchyāe, flanāe.
mostątsé, s. f. pl.  Moustache. Moustache. Ce mot ne s'emploie pas au singulier. L'a rają è mostątsé,. il s'est rasé la moustache.
mostatsoŭ, adj.  Moustachu. Moustachu.
mosyôo, s. m.  Monsieur. Monsieur. I trālé pó oun mosyôo dé Chyoun, il travaille pour un monsieur de Sion.
mosyoŗé, s. m. Dim. de mosyôo.  Fils d'un citadin; petit monsieur. Fils d'un citadin; petit monsieur.
mosyoŗi, s. f.  Messieurs.  Les messieurs. L'an pa gra fou paijan avwéi ha mosyoŗi, ces petits paysans sont roulés par ces citadins. Le mot a une nuance péjorative.
móta, s. f.  Petit fromage connu sous le nom de tomme. Petit fromage connu sous le nom de tomme.  Prov. Tòté è góté acrèchon a móta, toutes les gouttes [de lait] augmentent la tomme. Petit fromage.
mótąche, s. f.  Mauvaise tomme. Mauvaise tomme.
motārda, s. f.  Moutarde. Moutarde.
motchįta, s. f. Dim. de mótchyą, Petite gifle. Petite gifle. Bale oui'na motchįta, donne-lui un petit soufflet.
mótchyą, s. f.  Soufflet. Soufflet.
mótchyę, v. a.  Moucher Moucher. V. r. Se moucher.
motchyōo, s. m.  Mouchoir, fichu. Mouchoir, fichu. Motchyōo dé chąea, mouchoir de soie.  Prov. Can chënte Fréine l'a ó motchyōo blan, fé oun byo outon, quand sainte Vérone (1er sept.) a le mouchoir blanc (s'il neige ce jour sur les hauteurs), il fait un bel automne.
motchyoŗą Plutôt contenu d'un mouchoir de tête [foulard] ( ! et non mouchoir de poche). Plutôt contenu d'un mouchoir de tête [foulard] ( ! et non mouchoir de poche).
motchyoŗą, s. f.  Contenu d'un mouchoir de poche Contenu d'un mouchoir de poche. L'è enou amou ëntò'na motchyoŗą dé rejën, il est monté [des vignes] avec un mouchoir rempli de raisins.
motchyoŗįta, s. f. Dim. De motchyoŗą  Un petit mouchoir rempli. Un petit mouchoir rempli.
mote , mota.  Court et arrondi. Court et arrondi. Dé frómįn mote, du froment sans barbe.  Qui n'a pas de corne: ona ątse mota, une vache sans cornes. || Une chèvre sans cornes: poca, cf. ce mot.
mote adj.  Silencieux, muet, renfermé, Silencieux, muet, renfermé, iŗé wéi acheta chou w'escabéi, mote cóm'oun tron, il était là assis sur la chaise, muet comme un tronc.
motecōo, s. m.  Monticule, Monticule, ona dzinta mijon iną chou ó motecōo, une jolie maison sur le monticule.
mótéi , s. m.  Mont. Mont. Iną chou ó mótéi, sur le mont.  Motte de terre.  Morceau de pain, de fromage, etc.
mótéi s. m.  Muet, qui se gêne de parler. Muet, qui se gêne de parler.
motën, -na, adj.  Silencieux. Silencieux.
moteną, v. n. et a.  Couver, en parlant du feu. Couver, en parlant du feu. Faire quelque petit travail. Motenąé ba pé ha vęnye, il avait de petits travaux dans cette vigne; chon pa fôo pó trāle, motęnon, ils ne sont pas bons pour travailler, ils s'amusent à des bagatelles.
moteneŗi, s. f.  Petit travail. Petit travail.
motenéró, -ŗa, adj.  Qui couve au lieu de bien brûler. Qui couve au lieu de bien brûler. Dé bó°" prou motenéró, fé pa kyè fomą, du bois qui brûle mal, qui ne fait que fumer.
móteou, -ja, adj.  Montueux.Inégal Montueux. Oun piló móteou chambre dont le plancher est inégal.
moteou, motèrlowa, adj. et s. m. et f.  Osseux. Osseux.
mótéta, s. f. Dim. de móta.  Petite tomme. Petite tomme.
mótèwą, -āe, adj.  Qui a une étoile blanche au front (bétail). Qui a une étoile blanche au front (bétail).
mótéwéta, s. f.  Belette. Belette.
motįfe, s. m.  Motif. Motif.
motįwa, s. f.  Vache noire avec une étoile blanche au front. Vache noire avec une étoile blanche au front.
motiwą, v. a.  Mutiler. Mutiler. Motiwą è bóchon, mutiler les buissons.
motó, -a,  adj.   Sans aspérité. Sans aspérité.  Dé pousa mota, de la poudre noire.
mótóna Lieu-dit, étang de la Motone, autrefois entouré de saules.  Lieu-dit, étang de la Motone, autrefois entouré de saules. 
mótóna, s. f.  Espèce de saule dont la graine produit les «minons». Espèce de saule dont la graine produit les «minons».
mótra, s. f.  Montre. Montre. I pa dé mótra, je n'ai pas de montre.
mótra, v. a.  Montrer. || Gesticuler. Mótrāé é mótrāé, il gesticulait à profusion. Montrer. || Gesticuler. Mótrāé é mótrāé, il gesticulait à profusion. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę
motse  s. f.  Mouche, Mouche, ona motse dé tsaā, sorte de petite mouche jaune s'attachant aux bêtes de somme.
motse , s. m.  Sapin dépouillé en partie de ses aiguilles. Sapin dépouillé en partie de ses aiguilles.
mótsé, s. m.  Epervier. Epervier. Rebofą cóm'oun mótsé, les cheveux en désordre comme un épervier [a ses plumes].
motsecąvoua, adj. et s. m.  Qui a la queue coupée. Qui a la queue coupée.
mótséé, v. a.  Chasser les mouches. Chasser les mouches.
mótséé, v. n.  Se remuer, se démener.  L'aŗé prou a mótséé óŗa, il devra bien se démener maintenant.
mótséé, v. n.  Voltiger, se remuer en faisant entendre un bruit d'ailes, en parlant des mouches. Voltiger, se remuer en faisant entendre un bruit d'ailes, en parlant des mouches.
motsefouą, s. m.  Mouchettes. Mouchettes. || De mótchyę, moucher, et foua, feu.
motsefwą Ciseaux pour couper la mèche brûlée. Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées.  Ciseaux pour couper la mèche brûlée.
motsefwą Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées.  Eteignoir que le sacristain employait pour moucher les chandelles haut placées. 
mótséta Xylocope, abeille qui fait des galeries dans le bois mort.  Xylocope, abeille qui fait des galeries dans le bois mort. 
mótséta   , s. f.  Allumette. Allumette.
mótséta , s. f.  Abeille. Abeille.
motsó, -e, adj.  Tronqué, mutilé. Tronqué, mutilé. I wąn-ma dou coutéi l'è motse, la lame du couteau a la pointe brisée.
motson Oun motson dé pra, un bout de pré. Il Petit garçon ou petite fille. Oun motson dé pra, un bout de pré. Il Petit garçon ou petite fille.
motson, s. m.  Tronçon, reste, vieux bout. Tronçon, reste, vieux bout. Oun motson dé còrdęta, un bout de petite corde.
moudre, v. a.  Moudre. Moudre. L'è jou prind'a moudre outr'ā coŗa, il est allé à la cure prendre du blé pour moudre.
moujéŗéi, s. m.  Songeur, celui qui rumine toujours. Songeur, celui qui rumine toujours. Il Dérivé de moją, muser.
moulou Rémouleur.n. m.  Syn. moouâre. Rémouleur.n. m.  Syn. moouâre.
moun, ma, adj. poss.  Mon, ma. Mon, ma. Moun bën, moun drwé, mon bien, mon droit. Il Cet adjectif, d'un usage moins fréquent qu'en français, est souvent remplacé par l'article défini. I pare, i mare, è j-infan, mon père, ma mère, mes enfants, ou par le pronom personnel au datif: i mijon a mè, i pār'a mè, Djyan a nó, ma maison, mon père, notre Jean.
moundą Délivrer lors de la dernière phase de la mise bas des animaux. V. mounduire. Délivrer lors de la dernière phase de la mise bas des animaux. V. mounduire.
mounda, v. a.  Nettoyer, émonder. Nettoyer, émonder. Mounda è pi, préparer les haricots; mounda è pomį, émonder les pommiers. Prov. Pó amachą è pómé fó°" radą è tinpoŗe dé sétąnbre, é pó mounda è j-ābró fó°" radą è tinpoŗe dé Tsawindé, pour cueillir les pommes, il faut s'en tenir aux Quatre-Temps de septembre; pour émonder les arbres, il faut s'en tenir aux Quatre-Temps de Noël. || Fig. Vider un local. Chon jaméi moundéi fouŗa hé fèmąwe, ces femmes n'ont jamais fini de sortir.
moundąche, s. f.  Chiffon, Chiffon, w'ārtse iré plin-na dé moundąche, le bahut était rempli de chiffons.
moundó, s. m.  Monde.  Homme. Monde.  Homme. E-t-e oun moundó ou ona béitchye ky'oun vi iną wéi? est-ce un homme ou une bête qu'on voit là-haut? Il Au pl., les gens: è moundó venyon prou crwéi! les gens deviennent si méchants ! Quelquefois on emploie aussi le singulier: yó chéi pa méi oun moundó, pour moi, je ne compte plus parmi les gens (je suis trop vieux).
mounduiŗe, s. f.  Enveloppe du veau dans le ventre de la vache. Enveloppe du veau dans le ventre de la vache.
moun-né, s. m.  Sorte de poire. Sorte de poire. || S'emploie aussi adjectiv. Dé prevwi moun-né, des poires m.
mountą , adv.  A cheval. A cheval. Aą mountą, aller à cheval.
mountą , -ąe, adj.  Monté, bien pourvu. Monté, bien pourvu.
mountą , v. a.  Monter. Monter. Mountą a grąndze, monter la grange (la bâtir); mountą ó ti, mettre la toiture. Il V. n. Compter, monter en valeur. Mounte dri, mounte adéi, ça compte tout de suite, ça monte toujours; béi kyè mounté sën fran, l'è sin fran kyè fodrì, qu'est-ce que ça compte, cinq francs, c'est cent francs qu'il faudrait.  Tenir tête à quelqu'un : iron vya, ma mountąon pa a mè, ils étaient forts, mais il ne pouvaient pas m'égaler.
mountą, s. f.  Monte Verbe pris substantivement. Développement, par ex. d'un fruit. È rejën sti an l'an pa dé mountą, cette année, les raisins se développent mal.
mountāe, s. f.  Montée Montée. Kyënta brota mountāe! quelle vilaine montée!
mountanyāa, -arda, s. m. et f.  Montagnard. Montagnard.
mountąnye, s. f.  Consortage.  Nó chin da mountąnye dé Tsanfléŗon, nous sommes consorts de Tsanfleuron.
mountąnye, s. f.  Montagne. Montagne. 
mountąnye, s. f.  Pâturage de montagne ou alpage.  È Chavyejąn l'an sën mountąnyé: Tsanfléŗon, i Dzenivró, w' Enflóŗyą, w' Awéi é i Créta, les Saviésans ont cinq alpages...
mountin , s. m.  Epoque de la lune croissante: Epoque de la lune croissante: i mountin dé ona.  Prov. Fó°" pa planta è pómé ou mountin dé ona, vën rin kyè dé j-êrbé; fó°" planta ou ba dé ona pous'ën derën, il ne faut pas planter les pommes de terre à la lune croissante, il ne poussera que des tiges; il faut les planter à la lune décroissante, elles pousseront en dedans.
mountin , s. m.  Montant (somme d'argent). Montant (somme d'argent). Oun dzin mountin a paé, un joli montant à payer.
mountin , s. m.  Montant d'une porte,"d'une fenêtre. Montant d'une porte,"d'une fenêtre. || È mountin dé w'étchyéwa, les montants de l'échelle.
mounton, s. m.  Tas.  Oun mounton dé pěré, dé ni, un tas de pierres, de neige.ën-n-emounton, en tas; amachą ó fin ën`n-emounton, mettre le foin en tas. La forme emounton est un produit de l'harmonie de la phrase.
mountóną, v. a.  Entasser, faire un mounton Entasser, faire un mounton Mountóną s'emploie pour faire les tas de blé, sur le champ; pour les tas de foin on dit mwatsóną. Cf. ce mot.
mountónąe, s. f.  Tas. Entassement. Tas. Entassement. Kyënta mountónāé dé pan! quel tas de pains!
mountóné, s. m. Dim. de mounton.  Petit tas de blé. Petit tas de blé. Oun mè ó frómin pé mountóné, on met le froment par petits tas (3-4 javelles).
mountuįŗe, s. f.  Bête de somme. Bête de somme.
mounye Gémir, se dit du bétail, Gémir, se dit du bétail, v. intr. 
mouŗą, v. n.  Mûrir. Mûrir. Sti tin faŗé a mouŗą è rejën, ce temps fera mûrir les raisins.
mourāe, s. f.  Maturation. Maturation.
mouson, s. m.  Petit fruit noir de l'amélanchier. Petit fruit noir de l'amélanchier.
mouwa, s. f.  Mule. Mule.
mówą,    v. a.  Aiguiser. Aiguiser. Mówą ó coutéi, ó berni, w`ąse, aiguiser le couteau, la faux, la hache. Repasser, p. ex. le rasoir sur la main ou une hache sur une pierre pour les amincir et aiguiser.
mówą, s. f.  Durée. Durée. L'a pa fé ondze mówa, il n'a pas fait longtemps.
mówāŗe, s. m.  Rémouleur, aiguiseur. Rémouleur, aiguiseur.
mowąse, s. f.  Mollasse, roche composée de calcaire mêlé de sable et d'argile. Mollasse, roche composée de calcaire mêlé de sable et d'argile.
mowatāe, s. f.  Mouvement. Mouvement.
mówaton, s. m. Dim. de mówé.  Jeune mulet. Jeune mulet.
mówé, s. m.  Mulet. Mulet. N'ën oun mówé per mitįn avwéi fou dé Favre, nous avons un mulet en commun avec les Favre (chacun la moitié de la semaine). Il y a des mulets qui ont ainsi jusqu'à trois maîtres. Pó étr' ën-nemį avwéi cācoun, n'a rin ky'a prind'ó mówé ënsinblo, pour être en inimitié avec qqn, il n'y a qu'à prendre un mulet ensemble.
mowéi, mowéje,  S. m. et f.   Méchant homme, méchante femme. Méchant homme, méchante femme.
mowéi, mowéje, adj.  Mauvais, méchant. Mauvais, méchant. L'è rin mowéi sti vën, il n'est pas mauvais ce vin.  Le patois emploie indifféremment «mauvais» pour «méchant». Il Syn. crwéi.
mowémin, s. m.  Mouvement. Mouvement. Fajïé pa oun mowémįn, il ne faisait pas un mouvement.
mowën Moulin.  V. randzó. Moulin.  V. randzó.
mowën, s. m.  Moulin. Moulin. L'an tòt'ąchya enį ba è mowën, on a laissé tomber en ruines tous les moulins. A ti dé mowën, à toit de moulin: avec un seul pan.
mowën, s. m.  Moulin. Moulin. Un moulin complet -il n'en existe plus à Savièse - se composait d'un bâtiment principal pour moudre le blé, d'un autre bâtiment plus petit pour faire la fleur de farine. Il y avait aussi un moulin pour faire l'huile de noix, un foulon pour la laine et pour la fabrication du cidre, et enfin, assez souvent, un four pour cuire le pain.  Ai oun mowën, féré oun mowęn, avoir un moulin, faire un moulin, c'est au jeu de marelle, pouvoir aligner trois pions, ce qui permet d'en prendre un à l'adversaire.
mowena Bouger. v. tr.  Syn. moouata. Bouger. v. tr.  Syn. moouata.
mowenąn, prép.  Moyennant.  Moyennant. L'a pochou étsapą mowenąn dó°" sin fran kyè l'a falou paé, il a été quitte moyennant deux cents francs qu'il a dû payer.
mowin, s. m.  Moyen. Moyen. L'a pa jou mowįn dé trówa oun vēŗó dé vën, il n'a pas eu la possibilité de trouver un verre de vin; l'a pa mowin,ce n'est pas possible.  Ressources. N'ën pa ó mowin d'atsetą chin, nous n'avons pas les ressources pour acheter cela. Il Bien, fortune, propriété. Dzavwi ó mowįn, jouir, disposer du bien, être propriétaire.
mówintswą, -tswae, adj.  Qui a les os proéminents. Qui a les os proéminents.
mowiŗe, s. f.  Pierre à aiguiser Pierre à aiguiser. I mowįre l'è derën ou cowéi, la pierre à aiguiser est dans le coffin. A son d'ōrna tui foura a mowįŗe é mòwą ó foselon, au haut de la rangée (à la vigne) tous les ouvriers de sortir la pierre à aiguiser et d'aiguiser la serpette [au temps où les sécateurs étaient inconnus, on se servait d'un couteau recourbé (foselon) pour tailler la vigne].
mwą (che), v. r.  Muer. Muer. Ë dzenelé che mouon óŗa, les poules muent maintenant. |Į Changer de vêtements. T'éi tó mó°"se dé tsa, ou-to té mwą? tu es tout en sueur, veux-tu changer de vêtements?
mwatson, s. m.  Meulon, petite meule ou tas de foin sur le pré. Meulon, petite meule ou tas de foin sur le pré. Les tas varient selon que le foin est plus ou moins sec.
mwatsóną, v. a.  Faire des tas de foin ou de regain sur le pré. Faire des tas de foin ou de regain sur le pré.
mwatsóné, s. m. Dim. de mouatson.  Petit tas de foin. Petit tas de foin.
mwédre, v. a.  Mordre. Mordre. L'a mwêe a w'invwa, il s'est mordu la langue. Absol. L'a dé mówé kyè mwèjon, il y a`des mulets qui mordent.  
mwédre, v. a.  Piquer. Piquer. Mwêe di mochelon,di vwéipé, piqué par des moustiques, des guêpes.
mwêe, s. m.  Mors. Mors. Ché mówé ache pa métré ó mwêe, ce mulet ne se laisse pas mettre le mors. || Morceau. Oun mwêe dé bacon, un morceau de lard. || Morsure. È vipêe l'an oun crwéi mwêe, les vipères ont une piqûre empoisonnée.
mwêjé, s. m. Dim. de mwêe.  Petit morceau. Petit morceau.
mwêjon, s. f.  Démangeaison, prurit, urticaire. Démangeaison, prurit, urticaire. L'a atrapį a mwêjon pé tó ó côo, il a la fièvre urticaire.
mwęnó, s. m.  Moule, forme à fabriquer Moule, forme à fabriquer. I mwénó di breséi, le moule à bricelets.
mwêrdą, v. a.  Ebourgeonner la vigne. Ebourgeonner la vigne. Il Absol. Mwêrdą é pwa chon è dó°" traó plo mawijyą di vęnyé, ébourgeonner et tailler sont les deux travaux les plus délicats de la vigne.
mwêrdon, s. m.  Bourgeon qu'on a détaché de la vigne à l'ébourgeonnement du printemps. Bourgeon qu'on a détaché de la vigne à l'ébourgeonnement du printemps.
mwin, adv.  Moins. Moins. Mwin tchyè, moins cher (coûteux). Prép. Kyëndzé mwin vwęte, quinze moins huit. Il Loc. adv. Chin l'è i mwin kyè devré paé, c'est le moins qu'il devra payer; poudé vó pa balę a mwin? ne pouvez-vous le donner à moins? - a mwin dé dó°" fran vó bąló pa, à moins de deux francs je ne-vous le cède pas.  A mwin kyè balęche dé plodze, à moins qu'il ne pleuve.
mwįn-na, s. f.  Religieuse, Sœur Religieuse, Sœur. L'a dé mwin-né ba ën w'epetą, il y a des religieuses à l'hôpital.
mwin-nétá, s. f. Dim. de mwin-na.  Petite religieuse. Petite religieuse.
mwįn-nó, adj.  Solitaire.  Prov. Can mêe l'è mwin-nó, gra priŗe é gra tsën, quand mars est solitaire, gras prêtre et gras chien, c.-à-d. quand mars est tout entier dans le temps du carême, le prêtre reçoit de l'argent pour prier pour la conservation du bétail éprouvé par le manque de fourrage et, d'autre part, les animaux qui périssent vont aux chiens.
mwįn-nó, s. m.  Moine Moine. Adj. Solitaire. Prov. Can mêe l'è mwin-nó, gra priŗe é gra tsën, quand mars est solitaire, gras prêtre et gras chien, c.-à-d. quand mars est tout entier dans le temps du carême, le prêtre reçoit de l'argent pour prier pour la conservation du bétail éprouvé par le manque de fourrage et, d'autre part, les animaux qui périssent vont aux chiens.
mwiŗe, s. f.  Saumure de la viande. Saumure de la viande. I mwįŗe l'è i clāa da tsêe chawāe, la saumure, c'est le jus de la viande salée; yó pwi pa mëndjyę ha chope, l'è chawąe cómin dé mwiŗe, je ne puis pas manger cette soupe, elle est salée comme de la saumure.
mwitó, -ta, adj.  Moite, pas sec. Moite, pas sec. Dé pâle mwįta, de la paille humide.
myaoną, v. n.  Miauler souvent et pas fort.' Miauler souvent et pas fort.'
mye, adj. invar.  Mi, demi Mi, demi (cf. myēe).  Prov.: ā Chënt-Agąta, mye fin, mye paléta, à la Ste-Agathe (5 février), il faut avoir la moitié de la provision du foin et de la paille.
myebó°"le (ā), loc. adv.  Qui monte jusqu'au milieu de la panse ou à mi-panse. Qui monte jusqu'au milieu de la panse ou à mi-panse.
myecó°"wąn, s. m.  Demi-vagabond, demi-mendiant. Demi-vagabond, demi-mendiant.
myédzo, s. m.  Midi. Midi. Chóną myédzo, sonner midi. || Le midi, le sud. Dou myédzo, au sud.
myēe, s. f. Moitié.  Moitié. Ne se rencontre que dans l'expr. ā myēe, par moitié; balę ā myēe, donner la terre à travailler en se réservant la moitié de la récolte.
myefóou, -fóouwa, s. m. et f.  Toqué, demi-fou. Toqué, demi-fou.
myegrą, -gracha, adjectif. A moitié gras. A moitié gras.
myeprį (ā) I atse l'è djya moundâé, la vache est en dernière phase de la mise bas.  I atse l'è djya moundâé, la vache est en dernière phase de la mise bas. 
myepri {ā), loc. adv.  A la moitié de la valeur. A la moitié de la valeur.  Tó chin l'itą vindou ā myeprį, tout cela a été vendu à la moitié de la valeur.
myēre, v. a.  Couper le blé avec la faucille. Couper le blé avec la faucille. N'ën forni dé myēre, nous avons fini de couper les blés.
myetsanba, s. f.  Mi-jambe Mi-jambe. L'aie ouncó dé ni tin ky'a myetsanba, il y avait encore de la neige jusqu'à mi-jambe.
myó   s.m.  Mien . Mien . M'a falou métré dou myó pó arindjyę è j-afęŗé, il m'a fallu mettre du mien pour arranger les affaires. 
myó (i) , mąe (i), pron. poss.  Le mien, la mienne. Le mien, la mienne. E sti coutéi? - l'è i myó, et ce couteau? - c'est le mien. || S'emploie aussi comme adj.: i myó ba l'è sti, mon bât est celui-ci.  
myó , adv. Mieux.  Mieux. L'è myó dinché,c'est mieux ainsi; tan myó, tant mieux.
myóoua, s. f.  Moelle.  Moelle.  T'éi sti ó°"che,to pou chochyę a myówa, tiens cet os, tu peux en sucer la moelle. Mie de pain.
myoudze, s. f.  Racine de la bugrane  ou arrête-bœuf. Racine de la bugrane  ou arrête-bœuf. || Grim.: myoujé.  
myoun-ną, v. n.  Miauler. Miauler.
myoun-nāe, s. f.  Miaulement.  Miaulement. 
myoun-néŗéi, s. m.  Miauleur. Chat qui miaule souvent. Miauleur. Chat qui miaule souvent.
n-  Son de liaison. Son de liaison. Nó°"tre n-aféŗé, notre bien.
n'   Lettre euphonique devant oun, on, et correspondant au l' fr. Lettre euphonique devant oun, on, et correspondant au l' fr. Che n'oun ou atsetą, si l'on veut acheter.
n'   Négation. Se rencontre dans l'expr. d'origine fr. n'ënpôrte, n'importe. Négation. Se rencontre dans l'expr. d'origine fr. n'ënpôrte, n'importe.
n-   Forme abrégée pour o-n (de oun), n-avwi kyè tsanta ( = o-n-avwi), on n'entend que chanter. Forme abrégée pour o-n (de oun), n-avwi kyè tsanta ( = o-n-avwi), on n'entend que chanter.
n'  pronom pers. de la lre pers. plur.  Nous Nous. N'ën you, nous avons vu. C'est le pronom(cf. ce mot) avec l'élision du ó devant une voyelle.
'na forme abrégée pour ona. iré 'na bóna atse, c'était une bonne vache. forme abrégée pour ona. iré 'na bóna atse, c'était une bonne vache.
na  adv. de négation.  Non. Non. Na, té djyó, non, te dis-je; djyó pa kyè na, je ne dis pas non; na, na, vęjó pa, non, non, je ne vais pas; kyè na, que non.
na s. m.  Nez. Nez. Fetchyę ó na pèrtó, mettre son nez partout; mena pé ó na a bire, mener boire qqn par le nez ; chin rlwi a pachą déjó ó na, cela lui a passé devant le nez; fetchyę ó na ā mêrda, tomber juste; ai chi pya dé têra chou ó na, avoir six pieds de terre sur le nez (être mort).  Bale chou ó na, punir; iŗ'oun kyè l'aïe ó na pèrtó, c'en était un qui avait le nez partout (qui était très curieux).
nadjyę, v. n.  Nager. Nager. Nadzïe cóm'oun péchon, il nageait comme un poisson. I] On entend souvent dire enadjyę; Grimisuat id.
nądze, s. f.  Nage. Nage. È cawison da nądze, le caleçon de bain.
nadzōo, s. m.  Nageur. Nageur.
naęta, s. f.  Navette de tisserand. Navette de tisserand.
nafla Gifler. v. tr.  Gifler. v. tr.
naflāé Paire de gifles Paire de gifles . n. f. . Syn. orelon, jifla, flana (1).
nané, s. m.  Dodo  Usité en parlant aux petits enfants: dodo. En berçant on chante: nānę, nāné, peti popoun ā nó, dodo, dodo, petit poupon, à nous.
nąpé, s. m. Ancienne mesure de l'alpage valant 10 livres Ancienne mesure de l'alpage valant 10 livres. Cf. arlwēe.
napowéon, s. m.  Napoléon Napoléon (pièce d'or à l'effigie de Napoléon, et par ext. toute pièce d'or de 20 fr.). On compte volontiers par napoléons dans les gros marchés. I balą vën napowéon pó ha béitchye, j'ai donné vingt napoléons pour cette bête.
naré, s. m.  Narine Narine. L'a ma derën pé naré, il a mal dans les narines; i chan chortie fouŗa pé naré, le sang sortait par les narines.
narefla, v. n.  Aspirer fortement par le nez. Aspirer fortement par le nez. Prin ó motchyōo é mótse té, l'è pa propró dé tòrdzò naŗeflą, prends le mouchoir et mouche-toi, ce n'est pas convenable de touj ours renifler.
naŗeflāe, s. f.  Reniflement. Reniflement.
nāréi Nigaud. n. m.  Nigaud. n. m. 
nasyon, s. f.  Vilaines gens. Vilaines gens. Kyënta nasyon! quelles vilaines gens! i ja-méi you 'na plo brota nasyon, je n'ai jamais vu d'aussi vilaines gens.  Une jeune fille en colère disait: è bòse chon i deriré nasyon k'i djyā-bló l'a caca ën coŗin, les garçons sont la dernière engeance que le diable a faite en courant.
nāta Quel nez ! Quel nez !  Kyënta nāta ! se dit de quelqu'un qui a du nez, un bon odorat.
natora, s. f.  Matrice. Matrice.
natoŗęoue, adj.  Naturel. Naturel. Chin l'è chwēe pa natoŗèwe, cela n'est sûrement pas naturel (il y a de la sorcellerie là-dessous).
navęta, s. f.  Navette d'encensoir. Navette d'encensoir.
Ne . Négation. Ne . Négation. Ne se rencontre que dans l'expr. d'origine fr. (L. 115): tsan di ryonjé é vęnyé di rójéi né we vin pa, champs à ronces et vignes à roseaux, ne les vends pas.
néąwe, s. f.  Nielle des blés (Agrostemma githago). Nielle des blés (Agrostemma githago). Pé ché tsan l'è tó mécló dé néawe, dans ce champ c'est tout plein de nielles. || Désigne la fleur et aussi sa graine noire.
nécanse, s. f.  Naissance. Naissance. Chin l'è dé nécąnse, c'est de naissance.
necou, nécouāe, part, et adj.  . . Chin chon necou pó féré dé ma, ce sont des gens nés pour faire du mal; chéi nécouāé adon, je suis née alors.
nédzéŗéche, adj. et s. f.  Sorte de prunes. Sorte de prunes. È (prounmé) nédzéŗéche chon dé prounmé pêchèté, venyon pye è fën-ne derįŗe, les prunes n. sont de petites prunes bleues, elles mûrissent après toutes les autres.
nēe s.m. Café  Café . I nēe, le [café] noir; métré chou ó nēe, mettre le café sur le feu. Nouvelle lune. Vwi l'è i nēe da ona, aujourd'hui, c'est la nouvelle lune. Nēe d'onla, crasse qui se ramasse derrière les ongles; s'emploie au flg. pour un objet de nulle valeur: fó°" pa ky'è j-infan vięchon a w'ātre oun nēe d'onla, kyè ôon ai, les enfants ne peuvent pas voir chez qqn un «noir d'ongle» sans le désirer également.
nēe, nįŗé, adj.  Noir. Noir. Dé pan fën nēe, du pain tout noir; ona ątse nįŗé, une vache noire; nēe cómin dé chotse, d'įntsó, i borne, noir comme de la suie, de l'encre, comme la cheminée.  Sale. È fénéitré chon nįŗé dé cąé di motsé, les fenêtres sont noires de chiasses de mouches; t'éi tó nēe pé a fąse, tu es tout sale par la figure.  Brouillé avec qqn, ennemi. Chon méi nēe ky'oun pou pa che déŗé, ils sont plus brouillés entre eux qu'on ne peut dire.  È prounmé nįŗé, les prunes noires.  Fig. Nëe d'ënrądzé, noir de colère. 
nêe, s. m.  Muscle. Muscle. Kyëntou nêe l'a pê bréi quels muscles il a au bras!  Nerf. L'a ma pé nêe, il a une maladie de nerfs; i charpin l'è ëntétāé, ma è nêe boudzon ouncó, le serpent est bien tué, mais les nerfs bougent encore. || Tendon, ligament d'un muscle. Ch'é wéeą ó nêe, il s'est déchiré un ligament de la main.
néé, v. a.  Noyer. Noyer. Néé ó tsénévó, rouir le chanvre. || La prononciation nèyé était du bon usage au XVIIe s.
nééi, s. m.  Névé. Névé.
negledjyę, v. a.  Négliger, ne pas prendre soin de qqch. Négliger, ne pas prendre soin de qqch. Ch'oun neglįdzé dé féré chin óŗa, apréi oun chondzé pa méi, si l'on néglige de faire cela maintenant, après on n'y pense plus; ché bën l'è prou negledjyą, rapòrté pa vwéŗó, ce bien est très négligé, il ne rapporte guère.
negledzin, -zįnta, adj.  Négligent.. Négligent..
negóou, s. m.  Nigaud. Nigaud.
negóoudeŗį, s. f.  Nigauderie. Nigauderie.
i A mitchya pri. A mitchya pri.
néi    s. m.  Creux d'eau, petit étang dans lequel on rouit le chanvre. Creux d'eau, petit étang dans lequel on rouit le chanvre. I néi a mochōo l'è plin dé ranólon, l'étang du curé [du pré du] est rempli d'oeufs de grenouilles.
néi    s. m.  Soir. Soir. Démąn néi, demain soir; dechąndó néi, samedi soir; chou ó néi, vers le soir. Nuit. Cóminsé a trinprą ó néi, il commence à devenir frais la nuit; achyę è fénéitre ouvêché ó néi, laisser les fenêtres ouvertes la nuit.
néi  s. f.  Nuit, Nuit, ëntre dzòŗ-é néi, entre jour et nuit; outré p'ā néi, pendant la nuit; fé djya néi, il fait nuit déjà; iŗé chèra néi, c'était nuit noire; balę a bóna néi, souhaiter la bonne nuit; bóna néi, bó repó°", bonne nuit, bon repos; l'è arouą dé néi, il est arrivé de nuit; ita pa dé néi, ne restez pas de nuit [dehors]; néi pó néi falïe tochį tòta néi, nuit après nuit il me fallait tousser toute la nuit; iŗé dé néi, c'était de nuit.
nën - anën, impératif du v. eni Viens ! Viens !
nenën, s. m.  Sein, téton. Sein, téton. Balę ó nenën, donner le sein; prįndé ó nenën, prendre le sein; l'a ótą ó nenën, elle a ôté le sein [a sevré l'enfant].
nëntandin, loc. adv.  En attendant. En attendant. Yó vęjó ba ā vewe, n'ëntandin to réistéŗéi kïa chęla, je vais à la vigne, en attendant tu resteras tranquille ici.  Ce mot est une déformation de ën-atindin.
neseséiŗó, -a, adj.  Nécessaire Nécessaire.  Plus souvent on emploie le mot fōche. Cf. ce mot.
neseseta, s. f.  Nécessité, besoin. Nécessité, besoin. O-n-è pa a neseseta, on n'est pas dans le besoin.
nesesetou, -touja, adj.  Nécessiteux . Qui est dans la nécessité. Nécessiteux . Qui est dans la nécessité.
nète, adv.  Très . Très . Ayant la valeur d'un superlatif. . L'è nète chādó, il est très sage; l'a nète dé reįën sti an, il y a beaucoup de raisins cette année; l'a nète byin trālą, il a beaucoup travaillé. || Syn. déstrą.
nétéāé, s. f.  Nettoiement, nettoyage. Nettoiement, nettoyage. Féré 'na bóne nétéāé, faire un bon nettoyage. || Fig. Débarras, disparition souhaitée. Chon tui via dé sta mijon, kyënta bóna nétéāe! tous ont quitté cette maison, quel bon débarras ! Disparition, en général. Sti an l'a fé 'na groucha netéāé dé fou vyou, cette année beaucoup de ces vieux ont disparu [sont morts].
nétéę, v. a.  Nettoyer. Nettoyer. Nétéé ó pįló, nettoyer la chambre; nétéé è vęnyé, enlever les mauvaises herbes des vignes; nétéé è j-ālon, è bóté, nettoyer les vêtements, décrotter les souliers. Il Par ext. Vider qqch. de son contenu : l'an nétéeą ó platéi, ils ont nettoyé le plat [tout mangé]; è tsāvwé nétion oun tablāa e-n-ódre, les corneilles vous mangent un «tablard» de vigne proprement; i cheŗijye l'è itą nétéeeą própró, le cerisier a été dépouillé de toutes les cerises; ou tin di planta, i féméi che vi nétéeą, au temps des semailles tout le fumier disparaît.
nétre, v. n.  Naître. Naître. Nęcó, je nais; nécon, ils naissent, nécou, né Prov. Fou kyè nécon i catró tin fan pa dé vyou j-ó°"che; che venyon vyou, chon chódzé a vêre dé mò, ceux qui naissent aux Quatre-Temps ne font pas de vieux os; s'ils grandissent, ils sont exposés à voir des revenants.
ni Rouissoir. Rouissoir.
ni     adv.  Ni. Ni. Chéi pa ni có°" ni téita, je ne sais ni cou ni tête [absolument rien].
ni  s. f.  Neige. Neige. Bąle dé ni, il neige; i ni ch'è byin reteryąé, la neige s'est bien retirée (il n'y en a plus que sur les hauteurs); rousa a ni, brasser la neige, c.-à-d. se frayer avec les pieds un passage dans la neige; ona pewóta dé ni, une boule de neige; l'è ba i ni, il a neigé jusqu'au village; Prabéi l'è blan dé ni, Prabé est sous la neige.
ni  s. m.  Nid. Nid. oun ni d'ijéi, un nid d'oiseau; oun ni dé fromyę, di raté, dé dzenelé, un nid de fourmis, de souris, de poules.
nichyą, s. f.  Nichée. Nichée.
nijyę, v. a.  Rouir. Rouir. Nijyę ó tsénévó, rouir le chanvre dans un creux d'eau. Il L'afr. connaît nasier, naisier et naisir.
nilą, s. f.  Troupe, nichée, Troupe, nichée, ona nila d'infąn, dé podzën, une troupe d'enfants, de poussins. || Fr. pop. nillée.
nïlę {che), v. n.  Se propager, pulluler. Probablement de nidiculare. Se propager, pulluler. Probablement de nidiculare.
nïle, s. f.  Cheville en bois au bout d'une corde et munie d'un trou.  Articulation; cheville du pied; jointure du doigt; poignet. Cheville en bois au bout d'une corde et munie d'un trou.  Articulation; cheville du pied; jointure du doigt; poignet.
niné interjection , mot pour appeler les cochons. Niné, niné, kyó°", kyó°"!   interjection , mot pour appeler les cochons. Niné, niné, kyó°", kyó°"!  
niné s.m. Cochon, dans le langage des enfants. Cochon, dans le langage des enfants.
niou, s. m.  Neveu. Neveu.
niŗāa, niŗārda, adj. et s. m. et f.  Noiraud, Noiraud, ona brota niŗąrda, yó i pa conyouwa, une vilaine noiraude, je ne l'ai pas connue.
niŗé, niŗéta, adj. et s. m. et f.  Petit noir, petit noiraud. Petit noir, petit noiraud.
niŗenyąŗa, s. f.  Femme lente, qui ne sait pas se débrouiller Femme lente, qui ne sait pas se débrouiller, ona kyè cha pa che verye, l'è jaméi veryąé l'a tòrdzò prou weji, l'è chin ona niŗenyąŗa, une niŗenyąŗa, c'est une femme qui ne sait pas se démener, qui n'est jamais décidée, qui croit toujours avoir assez de temps.
nivèrdzęŗó, s. m.  Anniversaire. Anniversaire.
nivéwą, v. a.  Niveler. Niveler.
nivó, s. m.  Niveau. Niveau.
nįvó, -va, adj.  Roux. Roux. Ché dou trecó nivó, celui du tricot roux; ha crwēe nįva l'è pa dzinta, cette petite rouquine n'est pas belle Syn. roche.
nó, pron. pers. lre pers. pl.  Nous.  Nous.  Pronom sujet employé après le verbe dans la phrase interrogative. Partin-nó? partons-nous? n'ën nó prou? en avons-nous assez? || Pronom régime, placé avant ou après le verbe, après le verbe dans les phrases imperatives sans négation. Nó j-a you ou l'a you nó, il nous a vus; vi prou nó, il nous voit assez; bąle nó pye chin, donne-nous donc cela; nó-méimó, nous-même; nó j-ātró, nous autres; ëntchyé nó, chez nous.
nó°"tre, -tra, adj. poss. lre pers. plur.  Notre  Notre . I gró°"cha a vo l'è ouncó ën vya i nó°"tra l'a djya grantin kyè l'è môrta, votre grand-mère vit encore, la nôtre est morte depuis longtemps. Il Absol. È nó°"tró, notre famille; yó l'oŗôo prou atsetą, ma è nó°"tré l'an pa oou, j'aurais bien acheté cela, mais les nôtres les autres membres de la famille n'ont pas voulu.  
nó°"tre, -tra, adj. poss. lre pers. plur.  Notre. Notre. Chin l'è nó°"tre n-afęré, cela nous regarde [ce sont nos affaires]; nó chin ën nó°"tra mijon, nous sommes dans notre maison Pronom poss. précédé de l'article. Prįndé vó°"ra pāa é achyę a nó°"ra, prenez votre part et laissez la nôtre;
nójwę, s. m.  Bouton aux paupières, orgelet Bouton aux paupières, orgelet  Prov. (L. 187) Pó féŗ'a parti è nójwę fó°" pwëntchyę ó coutéi iną déjó a tabla, pour faire disparaître les orgelets, il faut planter un couteau de bas en haut sous la table.
nómą, v. a.  Nommer, élire. Nommer, élire. Nómą ó prejidąn, élire le président.
noméŗó, s. m.  Numéro. Numéro.
noméŗótą, v. a.  Numéroter. Numéroter.
nominasyon, s. f.  Nomination. Nomination.
non Mot utilisé uniquement dans le juron non dé sôo, nom de sort, n. m.  Mot utilisé uniquement dans le juron non dé sôo, nom de sort, n. m. 
nonąnta, adj.  Nonante, quatre-vingt-dix Nonante, quatre-vingt-dix. I dabò nonąnt'ąn, j'ai bientôt quatre-vingt-dix ans. La voyelle finale varie selon le mot qui suit: nonantchyoun, 91; nonąnté dó°", 92, etc.
nonantchyémó, adj.  Nonantième, quatre-vingt-dixième. Nonantième, quatre-vingt-dixième.
nonantįn-na, s. f.  Quatre-vingt-dix environ, âge du nonagénaire. || Nonantaine se dit aussi en SR et fr. pop. Quatre-vingt-dix environ, âge du nonagénaire. || Nonantaine se dit aussi en SR et fr. pop.
nonbrou, nonbrouja Nombreux. Nombreux.adj. 
nónó, s. m.  Dodo, sommeil;  Dodo, sommeil; dodo, couchette, lit, dans le langage des petits. Féré nónó, faire dodo. || Ritournelle pour endormir les enfants: nónó, nónó, peti popojun a nó, dodo, dodo, petit poupon, à nous.
nôo, s. m.  Nord. Nord. Veryę dou byéi dou nôo, tourner du côté du Nord.
nóoutre s.m. Notre bien Notre bien. N'ën paeą dou nó°"tre, nous avons payé du nôtre.  I nó°"tre s'emploie aussi comme adjectif: chou ó nó°"tre pra, ó chyó pra, sur notre pré, sur son pré.
norën, s. m.  Troupeau, Troupeau, óŗa l'a ó plo byo noręn da comona, il a maintenant le plus beau troupeau de la commune; kyën byo norën! quel superbe troupeau !
noręse, s. f.  Nourrice. Nourrice.
noresyon, s. f.  Nourriture. Nourriture. L'è pa ona noresyon pó ó moundó chin, ce n'est pas là une nourriture pour les gens.
norį  -rite, part, et adj.  Nourri. Nourri. Hou pwè chon byin norį, ces porcs sont bien gras; dé fou j-infan ma norį (cf. mānorį), de ces enfants mal nourris.
norį  v. a.  Nourrir. Nourrir. I chopa noré méi k'i caféi, la soupe est plus nourrissante que le café. V. r. È j-ansyąn che norechïon dé witchyą, dé pan é dé móta, les ancêtres se nourrissaient de petit-lait, de pain et de fromage; wéi è j-ovrį chon mąwe norį, là les ouvriers sont mal nourris. Il S. m. Sti l'è dé crwéi nori, celui-ci est exigeant pour la nourriture.
nósé, s. f. pl.  Noce. Noce. Can l'è arówą i dzò di nósé, quand le jour des noces fut arrivé; l'a maryą ën promyęŗe nósé ha dou prejidąn, il a épousé en premières noces la fille du président.
nósyou, nósyouja Noceur, noceuse.n. m. et f.  Var. nóchyou.  Noceur, noceuse.n. m. et f.  Var. nóchyou. 
nota, s. f.  Note de musique. Note de musique. Per ënkye tsąnton pa tòrdzò d'apréi è noté, par ici on ne chante pas toujours d'après les notes. || Note. L'a jou dé bóné noté ou recroutémįn, il a eu de bonnes notes au recrutement. Il Fig. Chin l'ïta on'ątra nota, ç'a été une autre chanson; can l'a you eni sti, l'a dri tsandjya dé nota, quand il a vu venir celui-ci, il a tout de suite changé de note (il est devenu tout doux).
nota, v. a.  Noter. Noter. Fó°" nota chin chou ó cawandrį, il faut noter cela dans l'almanach. || Syn. marca.
nótéiŗó, s. m.  Notaire. Notaire. È notéiŗó chon a pó préi cómin è j-aócą, fó°"pa ai trwa chowin béjwin dé rlōo, les notaires sont à peu près comme les avocats, il ne faut pas avoir trop souvent besoin d'eux. || Syn. coryą (vieilli).
Notre-Dąma, s. f.  La Sainte Vierge. La Sainte Vierge. Prov. Can choblon è bwąté, i Notre-Dąma plouŗé, quand les jeunes filles sifflent, la Stè Vierge pleure.  Notre-Dąma ou Fêita d'ó°", 15 août, l'Assomption de la Sainte Vierge; Notre-Dąma dé Corbewën, fête de la Nativité de la Stè Vierge (8 septembre), patronne de la chapelle de Chandolin qui est appelée elle-même Notre-Dame de Corbelin.Statue de la Madone. || Dev. Pòrkyè porton t-e fouŗa a Notre-Dąma a promyęŗe demëndze dou mi? - pąskyé va pa méima! Pourquoi porte-t-on [en procession] hors [de l'église] la Madone le premier dimanche du mois? - parce qu'elle ne marche pas elle-même !
nou    adj. num.  Neuf. Neuf. Nou j-ómó, neuf hommes.nou, voy. s. v. nouó.
nou s. m. et adj.  Nu. Nu.Prov. I chōrté méi dou dōo kyé dou nou, il sort plus du dur que du nu; a cou nou, le derrière nu; a pya nou, nu-pieds.  La prép. à dans cet emploi se rencontre en afr. «un homme passe à pieds nus ».  Voy. marenou
nóuąnbre, s. m.  Novembre. Novembre.
noué, s. f. Noix. Noix. Sta nwè l'è boga,  cette noix est vide; dé nwé vèrmenoujé, des noix véreuses. I nwé dou borgó, la noix du rouet, c'est la partie du rouet où viennent se souder les ailettes.  I nwé dou trwé, la noix du pressoir, grosse pièce de bois qui sert à relier les colonnes du pressoir et qui, percée en hélice au milieu, forme l'écrou.  Dev. I paré vè, i mare rócha, è j-infan blan?- i nwé; le père vert, la mère rousse, les enfants blancs? - la noix.
noujyémó, -jyéma, adj.  Neuvième. Neuvième. Fou kyè l'an è j-epoyënte che mouŗon pa déeąn ó noujyémó dzò vwąŗon, ceux qui ont la pleurésie, s'ils ne meurent pas avant le neuvième jour, sont sauvés (guérissent).
noun  adv. de nég.  Non, Non, dans la construction avec plo. Yó noun plo, moi non plus.
noun  pron. ind.  On. On. L'a rin dé méi pachyin kų'i traó, atin tòrdzò kyè noun ó fąje, il n'y a rien de plus patient que le travail, il attend toujours qu'on le fasse. || C'est probablement le mot oun, que par euphonie on a fait précéder d'un n, comme dans nó°"tré n-aféré.
noun  s. m.  Nom. Nom. Ky'a to noun? comment t'appelles-tu? - i noun Dzèrmąn, je m'appelle Germain; chéi pa cómin l'a noun, je ne sais comment il s'appelle.  òon pa ai ó noun d'être póouró, ils ne veulent pas passer pour pauvres; é eó k'i jaméi fé dé ma a nyoun, i jou ó noun d'ai róbą! et moi qui n'ai jamais fait de mal à personne, j'ai passé pour avoir volé!
nouó, nouwa, adj.  Neuf. Neuf. A peu près la seule forme employée pour le masculin actuellement. Oun wivró tó nouó, un livre tout neuf; i vāe nouwa, la route récente; i Tórin-Nou, le Torrent-Neuf; i Pon-Nou, le Pont-Neuf. a nouó, à neuf; l'an réfé tòt'a nouó, ils ont tout refait à neuf.
nouŗa, s. f.  Belle-fille, bru. Belle-fille, bru. Prov.  -Pó aa resta nouŗa, fó°" ai cha bréi, è j-orélé di j-ānó, ó moró di catson, rinkyè ona winvwa; fó°" powį ëndora acheta a cou nou chou oun fromį dé fromyé róché, pour aller habiter comme belle-fille [chez les beaux-parents], il faut avoir sept bras, des oreilles d'âne, le groin d'un cochon, une langue seulement; elle doit pouvoir rester assise, le derrière nu, sur un tas de fourmis rousses.  L'expr. aa resta nouŗa a son équivalent à Neuchâtel: aller gendre se disait d'un mari qui va demeurer chez son beau-père et se nourrit, lui, sa femme et ses enfants, du bien commun, sous la condition d'exercer son industrie pour l'avantage de la maison (Pierreh. s. v. gendre). A Savièse c'est la belle-fille qui va quelquefois chez les beaux-parents.  Syn. plus fréquent: béwa fęle.
nowąwa, s. f.  Nouvelle. Nouvelle.
nowawamįn, adv.  Nouvellement. Nouvellement.
nowawétéi, s. f. pl.  Nouveautés, primeurs, chose qui attire. Nouveautés, primeurs, chose qui attire. O-n-a rin dé nowawétéi a préjintą, on n'a pas de nouveautés à présenter, des choses qui attirent à mettre sur la table.
nowéi s.m. in nouveau.  Vin nouveau.
nowéi, nowąwa, adj. et s. m. et f.  Nouveau. Nouveau. Dé vën nowéi, du vin nouveau; rin dé nowéi, rien de nouveau. Il S. m. Nouvelles. L'a dabò jou conta ó nowéi dé peŗ-ënkyè, il a eu tôt fait de raconter les nouvelles de par ici. || Prov. Tó nowéi, tó bèi, tout nouveau, tout beau. En fr. correct «nouveau, subst.» ne s'emploie que dans un sens général et jamais au pluriel. Ex. Le nouveau plaît toujours aux enfants.
nowéŗe, s. f.  Jeune noyer Jeune noyer. L'a dąvwé dzinté nowéŗe a son dou pra, il y a deux jolis jeunes noyers au sommet du pré.
nowéŗęta, s. f. Dim. de nowéŗe.  Joli petit noyer. Joli petit noyer.
nowįn-na, s. f.  Neuvaine. Neuvaine. Nó fó°" féré ona nowįn-na a Notre-Dąma, il nous faut faire une neuvaine à la Sainte Vierge.
nóyè, s. m.  Noyer. Noyer. Déeąn iŗé plin dé nóyè déjó Droun-na é déjó Tsandowën, autrefois c'était plein de noyers sous Drône et sous Chandolin.
nwa, nwāe, adj.  Noué. Noué. Se dit de l'orifice trop étroit de la matrice des vaches. Can è ątsé chon nwéi prįnjon pa ó véi, ou bën dzęton ó véi ou bën crïon, quand les vaches sont «nouées», ou bien elles ne portent pas, ou bien elles avortent, ou bien elles crèvent. 
nwa, v. a. Nouer.  Nouer. Nwa ó motchyōo, nouer le mouchoir; nwa w'insówą, nouer le drap [la charge du drap]. Il V. r. Che nwa, se nouer.
nwewęche, adj.  Nouveau, appétissant. Nouveau, appétissant. Oun rejën chin l'è ouncó byin nwewęche, un raisin, c'est toujours bien appétissant.
nyanyou, s. m.  Niais, nigaud. Niais, nigaud.
nyényé, s. f.  Noix, dans le langage des enfants. Noix, dans le langage des enfants.
nyęse, s. f.  Nièce. Nièce.
nyįŗe nyąŗe (é), loc. adv.  ni oui, ni non. ni oui, ni non. I ëntèrvą a sta ch'owie eni idjyę a nó, é sta é nyįre nyąre ën plache dé déŗé fran, j'ai demandé à celle-ci si elle voulait venir nous aider et elle de dire ni oui, ni non, au lieu de s'expliquer franchement.
nyóca Nuque Nuque.n. f.  Syn. cóson. V. denyóca.
nyócó Se dit de quelqu'un qui ne voit que du feu. n. m.   Se dit de quelqu'un qui ne voit que du feu. n. m.  
nyòkyé, s. m. pl.  Gens lents à parler ou ne parlant pas. Gens lents à parler ou ne parlant pas.
nyonamįn, adv.  Nullement. Nullement.
nyóoua Nuée Nuée.n. f.  Ona nyóoua d'ijé', une nuée d'oiseaux. Lex. nyóoiia. 
nyou, s. m.  Nœud. Vertèbre. Nœud. Vertèbre. I nyou dou rejën, le nœud du raisin [partie renflée du pédoncule qu'on pince avec les ongles pour détacher la grappe].
nyoun, nyona, adj. et pron. ind.  Personne, aucun. Personne, aucun. Cwi e-t-e enou ? -nyoun, qui est venu? — personne; ó t'éi you é nyona pāa, je ne l'ai vu nulle part.
nyówa, s. f.  Nuage, brume.  Nuage, brume. Dé grouché nyówé, de gros nuages; l'è i nyówa sti matën, il y a de la brume ce matin; è nyówé che wïon, les nuages se lèvent; choutą i nyówé, sauter aux nues.  Prov. Can è nyówé van amou, prin ó ratéi é part'ou fin; can è nyówé van ba, prin ó chąkyé é part'a Chyoun, quand les nuages montent (dans la direction du Haut-Valais), prends le râteau et va au foin [c'est la pluie qui arrive]; quand les nuages descendent (dans la direction de Martigny), prends ton sac et va à Sion [faire ton marché; c'est le beau]. Fig. Nuée, grand nombre. ona nyówa dé fémawé, une nuée de femmes.
nyówāa, adj.  Nuageux. Nuageux.Syn.enobló.
ó , oua, è, pronom pers.  Le, la, les. Le, la, les. Fó ó ba, jette-le en bas; wa te vïó prou, je la vois bien; è faŗį prou eni, je les ferai bien venir.
ó , pron. pers.  Vous, Vous, ó diechą pa féré chin, vous ne deviez pas faire cela; ó vêréi avwe l'a mè ba i bwąta, vous verrez où la fille l'a déposé;ó réstéréi pa trwa tāa, vous ne resterez pas trop tard. | Į Dans l'interr. on emploie toujours vó.
ó, s. m.  Ours. Ours. Ě j-ò l'an desparou dé per ënkye, les ours ont disparu de par ici.
ó°", s. m.  Août. Août. Le mot ó°" ne s'emploie jamais seul, on dit toujours i mi d'ó°", le mois d'août.Prov. I  mi d'ó°" chyou ó mi dé māê, le mois d'août suit le mois de mai [il lui ressemble].
ó°"aré!  Int. Interjection marquant la désillusion. Interjection marquant la désillusion.
ó°"che, s. m.  Os. Os.
ó°"chète, s. m. Dim. de ó°"che.  Osselet, petit os. Osselet, petit os.
ó°"lą, -lāe, adj.  Huilé. Huilé. Dé pómé j'ó°"léi, sorte de pommes qui deviennent vite «huileuses».
ó°"lę, v. a.  Huiler. Huiler.
o°"lįnse, s. f.  Gratte-cul. Gratte-cul.Fruit du rosier sauvage.  A Grim. mó°"lyinse.
ó°"ló, s. m.  Huile. Huile. On'onda tui fou kyè l'aion dé nwé fajïon d'ó°"ló, autrefois tous ceux qui avaient des noix faisaient de l'huile.
ó°"lon, s. m.  Aiguillon. Aiguillon. È ton-né l'an oun grou ó°"lon, les frelons ont un gros aiguillon. || Ergot du coq: è j-ó°"lon di powé, les ergots des coqs.
ó°"lóną, v. a.  Aiguillonner. Aiguillonner. || Fig. Taquiner, piquer. Can l'an prou jou ó°"lóną, che chon ëngrëndjyą, quand ils se sont taquinés longuement, ils se sont fâchés; ó°"lónąé ómó, elle piquait son mari.
ó°"ŗa, s. f.  Courant d'air. Courant d'air.  Cf. oun chi d'óouŗa, un clin d'oeil.
o°"ta, s. f.  Passage étroit, quelquefois couvert, entre deux maisons. Passage étroit, quelquefois couvert, entre deux maisons. Oun pāché pa vwéŗó méi, ba pé ha ó°"ta, on ne passe plus guère dans cette venelle. |Į Fig. Coupe-gorge, vilain trou. L'a dé broté ó°"té pé ché vewādzó, il y a de vilains passages dans ce village. Grim. id.
ó°"tāa, s. m. Autel, Autel, ën w'élije dé Chavyeje l'a tré į-ó°"tăa, à l'église de S. il y a trois autels.
ó°"wa, s. f.  Marmite. Marmite. ó°"wa dé meta, marmite de bronze.  Du latin olla
ó°"wa, s. f.  Marmitée. Marmitée.
ó°"we, s. f.  Galerie Galerie. L'è fouŗa ā ó°"we, il est sur la galerie.
obeechin, -įnta.  Obéissant, Obéissant, óŗa è j-infan chon rin méi obeechin, aujourd'hui les enfants ne sont plus obéissants du tout.
obeį, v. n.  Obéir. Obéir. Chon rāa è j-infan kyè obeęchon dri ky'oun comąndé, ils sont rares les enfants qui obéissent aussitôt qu'on leur commande; obeę to? - na, obeęchó pa, obéis-tu? - non, je n'obéis pas.
obêje, s. f.  Auberge. Auberge. Dan ó tin outr'ou Tsatéwé l'aie rinky'on'obêje, autrefois il n'y avait qu'une auberge au Châtelet.
oblegasyon, s. f.  Obligation. Obligation. L'a pa d'oblegasyon dé féré chin ky'oun pou pa, il n'y a pas d'obligation de faire ce qu'on ne peut pas. || Obligation (terme de finance). L'a dé j-oblegasyon ba ā bąnca, il a des obligations à la banque.
oblegatouéŗó, -ŗa, adj.  Obligatoire. Obligatoire.
oblidjye, v. a.  Obliger. Obliger. Oblįdzó nyoun a paé chin kyè di pa, je n'oblige personne à payer ce qu'il ne doit pas; i oblidzié è j-infan a trălę can powįon pa, il obligeait les enfants à travailler quand ils ne pouvaient pas. Il S'obliger par une promesse, un vœu. L'an oblidjyą pó oun vwéeądzó i j-Ermęte, ils se sont obligés [liés] pour un pèlerinage aux Ermites.
ócaįyon, s. f.  Occasion. Occasion.
ócajyóną, v. a.  Occasionner. Occasionner. Chin nó ja ócajyóną dé grou fré, cela nous a occasionné de gros frais.
ócatéŗó, s. m.  Locataire. Locataire.
óché, s. m.  Volet, Volet, ouŗa l'a fotou via è óché, la tempête a emporté les volets. Il «Des formes analogues se rencontrent ailleurs en Valais avec le sens de «contrevent» et rendent probable la dérivation de ostium > fr. huis.» Tappolet, Bull. 11,8. Cf. aussi FEW, 7, 438.
ochi, adv. Aussi, si. Aussi, si. Ochi vitó kyè nó, aussi vite que nous; L'oŗôo pa crou k'iŗé ochi mintŏo, je n'aurais pas cru qu'il fût si menteur; w'ardzįn va ochi pó°", l'argent a si peu de valeur; óŗa ky'o-n-a ochi béjwįn pó trālę l'è tòrdzò maadó, maintenant qu'on aurait tellement besoin de lui pour travailler, il est toujours malade.
ochya Grosse arrivée d'eau Grosse arrivée d'eau.n. f.  I fó°" ouvri ó tórin, arouwé i ochya, il faut ouvrir le torrent, il arrive une grande quantité d'eau. Lex, óchya (quelqu'un est-il là).
óchyą ? Quelqu'un est-il là? Quelqu'un est-il là? Expression vieillie, connue aussi à Grimisuat, Arbaz, Ayent, que le visiteur criait devant la porte d'une maison pour demander à parler Le mot óchyą remplaçait le heurtoir ou la sonnette plus récente.et à laquelle on répond : o°"la ! , à Randogne . 
ocomotįva, s. f.  Locomotive. Locomotive.
ocopą, v. a.  Occuper. Occuper. Anën para è pómé, chin t'ocopéré 'na vwarba, viens éplucher les pommes, ça t'occupera un moment. || V. r. Ché ch'ocopé tòrdzò, celui-là s'occupe toujours.
ocopachyon, s. f.  Occupation. Occupation. L'è jostó on'ocopachyon pòr tè, c'est juste une occupation pour toi.
ódjyą, -yąe, adj.  Rassasié. Rassasié. Can chéi ódjyą, chon tui ódjyą, quand je suis rassasié, tous le sont, disait un maître égoïste. Prov. O-n-è méi vitó byin maryą kyé byin ódjyą, on est plus vite bien marié que bien rassasié.
ódjye   v. a.  Rassasier. Rassasier. N'ën pa pochou ó té ódjye, nous n'avons pu le rassasier.  V. r. ache pye féré, che ódzéŗé prou, laissez faire, il en aura assez.
ódjye, v. a.  Loger, donner un logement. Loger, donner un logement.
ódre, s. m. Commandement. Commandement. L'a rechyou ódre dé parti dètąpa, il a reçu l'ordre de partir sur-le-champ. || Rang, nature, catégorie. L'è oun tabò dou promyęŗ-ódre, c'est un blagueur de tout premier ordre.
ódre, s. m. Ordre. Ordre. L'an pa d'ódre, ils n'ont pas d'ordre; e-n-ódre, comme il faut; venyon tui adi apréi vyou e-n-ódre, les uns après les autres tous deviennent vieux comme il faut.
ódzèmįn, s. m.  Logement. Logement.
ofesyè, s. m.  Officier. Officier.
ófincha, s. f.  Offense. Offense. Escoją-mé - l'a pa d'ófincha, excusez-moi - il n'y a pas d'offense.
ófincha, v. a.  Offenser. Offenser.
ofisyó, s. m.  Office (terme d'Eglise). Office (terme d'Eglise). S'emploie ordin. au pl. ouŗa di j-ofįsyó, l'heure des offices.
ófra, s. f.  Offre. Offre.
ófrąnda, s. f.  Offrande Offrande. A Savièse l'offrande se fait ainsi: le jour de l'enterrement, la parenté du défunt monte à l'autel, après le Sanctus, baise l'autel au coin de l'épître et y dépose une petite offrande; id. au 7e et 30e et aux anniversaires. Aa a ófrąnda, aller à l'offrande.
ofrį, v. a.  Offrir. Offrir. L'a pa ofêe oun vēró, il n'a pas offert un verre. On emploie plus souvent préjinta. \Sens spécial. L'è jou amou ofri, il est allé à l'offrande à l'autel.
ogą, v. a. et n.  Guetter. Guetter. Eni ogą chin kyè fajïon, venir guetter ou épier ce qu'ils faisaient.
ogąche, s. f.  Personne qui est toujours à épier, Personne qui est toujours à épier, ona kyè ogye pèrtó, djyon 'na ogąche, on nomme «ogache» une personne qui est partout à épier.
ogyenįstre, s. m.  Organiste. Organiste.
oįādzó, s. m.  Usage. Usage. Féré gran ojādzó, faire grandement usage.
ojiae Huée.n. f.  Huée.n. f. 
òkye, adv.  extra  extra .Correspondant à un superlatif. L'è òkye vwęŗó l'è bon, c'est extraordinaire combien c'est bon.
ókyé, s. m.  Loquet, robinet. Loquet, robinet. Pa oublą dé tòrną a veryę ó ókyé, ne pas oublier de refermer le robinet.
ole noole, v. i.  volens , nolens  volens , nolens . Qu'il veuille, qu'il ne le veuille pas. Prov. : ën n-avrį ole noole, fó°" kyè fole, en avril «volens nolens», il faut qu'il feuille.
oman L'expr. est plutôt ni cou, ni téta, ni cul, ni tête. L'expr. est plutôt ni cou, ni téta, ni cul, ni tête.
omąn, omąn-na, adj.  Maniable, pas fragile. Maniable, pas fragile. Méton cwįŗe ché bó°" derën ën w'éivwe tsąda tin kyè vën omąn adrį, on met cuire ce bois dans l'eau bouillante, jusqu'à ce qu'il devienne maniable; è j-arówe l'è dé bó°" omąn, frįjon pa, les aroles c'est du bois maniable, il ne se brise pas.
omąnye, s. f.  Humagne, Humagne, spécialité de plant de vigne donnant un vin recherché. Il existe aussi de l'humagne rouge: le vieux rouge du pays.
omelę, v. a.  Rendre souple, assouplir. Rendre souple, assouplir. I cwēe ch'omęle derën ën w'éivwe, le cuir s'assouplit dans l'eau; ché mwêe dé pan ch'è byin omelą derën ou caféi, ce morceau de pain s'est bien amolli dans le café [au lait].  Mouiller. L'a fé tsa, l'are omelą ó ratéi a Lowi, il a fait chaud, cela aura mouillé le dos à Louis.
omį, prép.  Hormis. Hormis. L'a tó balą i j-eŗetį omį a mijon, il a tout donné à ses héritiers, hormis la maison; omi fran èrdjyę fan pa méi dé ca di pra, excepté l'arrosage, ils ne s'occupent plus des prés; tsarótāe tote ba omį chin kyè fó°" ai ina wéi, elle transportait tout en bas, excepté ce qu'il faut avoir là-haut. || Conj. Omį kyè, à moins que. Vendre prou omį kyè chi maadó, il viendra bien à moins qu'il ne soit malade.
ominta, v. a. Augmenter. Augmenter. Chon pa cómin i pare kyè omintāé tui è dzò choun bën, ils ne sont pas comme leur père qui augmentait chaque jour ses possessions.  V. n. S'accroître. Ch'i tsa omįntè pa, è vęnyé van pa ën déeąn, si la chaleur n'augmente pas, les vignes ne prospèrent pas.  Pŗov. (L. 84) Fó°" pa féré a bwęea ou mountįn dé ona, omįnton è poudzé, il ne faut pas faire la lessive en lune croissante, [sinon] les puces augmentent.-
óminte, adv. Au moins, sans faute. Au moins, sans faute. To vendréi nó trówa óminte déean kyè tòrną a parti, au moins tu viendras nous voir avant de repartir.  On dit aussi omouinte: omouinte caqkyé tsó°"ja, au moins quelque chose.
ómó, s. m.  Homme, opposé à femme. Homme, opposé à femme. Oun cha prou cómin chon è j-ómó, can l'an pa byou oun pou ch'ëntindre, ma can chon chó°" adon l'a rin a féré, on sait bien comment sont les hommes: quand ils n'ont pas bu, on peut s'entendre encore avec eux, mais quand ils sont ivres, il n'y a rien à faire; oun n-ómó dé rin, un homme de rien.  Au plur. È j-ómó, les membres masculins de la famille: è j-ómó chon djya parti dé gran matën iną i batâa chéé, les hommes (père, fils, ouvriers) sont partis de grand matin pour faucher les prés «bâtards »; è j-ómó ën froston dé tsouson, ona di nó l'a tòrdzò prou a féré rin ky'a tsousóną, les hommes en usent des bas, une femme de la maison a toujours assez d'ouvrage à faire des bas.  Mari, époux: ómó é i féna, l'époux et l'épouse; kyën chó°"won d'ómó l'a atrapį i pó°"ŗa Dząn-na! quel ivrogne d'homme cette pauvre Jeanne a trouvé! oun pó°", béi pòrkyè prįnde oun n-ómó kyè l'a rin kyè a górdze dé bon ? aussi pourquoi aller prendre un homme qui n'a de bon que la bouche? || Syn. tsāsyou, homme en général.
ómouįnte, adv.  seulement seulement .Syn. de óminte. Voy. ce mot.
on   s.m. Long . Long .Tó on, tout le long; l'a rin fé kyè tó on groują, il n'a fait que se plaindre tout le long; ou on aa, au long aller, avec le temps; o-n-a tòrdzò on ó tin ky'a-rowęche cakyé tsó°"ja, on est toujours dans l'attente qu'il pourrait arriver quelque chose.
on, ondze, adj. Long, longue,  Long, longue, 'na ondze corda, une longue corde; fou pawën chon trwa on, ces échalas sont trop longs; ā ondzé, à la longue. Oun dé fou di on dzò, un traînard, jamais pressé; ché di on di, l'homme aux longs doigts (voleur).-
ona, s. f.  Lune. Lune. L'è plin-na ona anéi, c'est pleine lune ce soir; no°"wa ona, nouvelle lune. Prov. Fó°" cópa è pi can i ona cré é è j-onlé can i ona décré, il faut couper les cheveux quand la lune croît et les ongles quand la lune décroît. || Dé bó°" dé ona, du bois de lune [volé au clair de la lune].
onatęcó, -ea, adj. et s. m. et f.  Lunatique, capricieux Lunatique, capricieux. L'è pa pó déŗé métchyin m'a l'è prou onatęcó, il n'est pas précisément méchant, mais il est très lunatique; fó°" pa être onatęca dinché, il ne faut pas être si capricieuse. Syn. capresyou
onati, s. m.  Lunatique, original. Lunatique, original. Fé pa d'ātró traó kyè canpaną, ché brote onati! il ne fait pas d'autre travail que parader, ce vilain original !
onbra -brāe, adj.  Ombragé, Ombragé, oun dzin rlwa byin onba, un joli endroit bien ombragé.
onbra v. a.  Ombrager.  Ombrager. Ché chapën onbre trwa ó pra, ce sapin ombrage trop le pré.
onbra, s. f.  Ombre, Ombre°", il ne faut pas dormir à l'ombre des noyers. Prov. L'è myó dé vêr'a onbra kyè a tonba, mieux vaut voir l'ombre que la tombe.(en allant dessous, dormir,  en parlant du noyer ) .
onbradįyę, v. a.  Ombrager. Ombrager. Ché chapën onbradzïé trwa mijon, nó ó tin fotou via, ce sapin ombrageait trop la maison, nous l'avons enlevé.
onbrādzó, s. m.  Ombrage. Ombrage. Kyëntou byo j-onbrādzó l'a óŗa ba contr'a gara, quels beaux ombrages il y a maintenant du côté de la gare !
onbradzou Peureux, se dit surtout des animaux.adj.  Oun moqué onbradzou, un mulet peureux, Peureux, se dit surtout des animaux.adj.  Oun moqué onbradzou, un mulet peureux,
onda, s. f.  Fois. Fois. O-n-onda, autrefois; o-n-onda oun dijïé kyè falįé aa dromi dé bon'ouŗa é wéeą dé bon' oura, autrefois on disait qu'il fallait se coucher de bonne heure et se lever de bonne heure. || Temps favorable. L'è pa i bon'onda pó è récò, ce n'est pas le temps favorable pour les regains.
onda, s. f.  Pluie subite. Pluie subite.
ondéąe, s. f.  Ondoiement, Ondoiement, balancement de qqn qui risque de tomber. L'a fé on'ondéąe é l'è tsejou, il a balancé et il est tombé.
ondéé, v. n.  Battre la mesure Battre la mesure [de la tête] lorsqu'on a envie de dormir. L'a pa fé kyè ondéé tó ó tin dou chèrmon, il n'a fait que battre la mesure tout le temps du sermon. Į | Syn. clócą.
ondjye Longer,  v. tr. Longer,
ondjyou, s. f.  Longueur. Longueur.
ondząnye, s. f.  Corde longue . Corde longue . L'ensemble des cordes pour lier les brassées qui composent un paquet de foin (fachę) comprend 5 cordes. Pour faire un fachę, on commence par étendre sur le pré une corde appelée ondząnye; sur cette corde on étend 4 autres parallèlement les unes aux autres sur le sol en ayant soin de planter en terre la «cheville » ; ces 4 cordes forment un angle droit avec la ondząnye. Les brassées de foin sont placées sur ces 4 cordes; puis on les attache et, en dernier lieu, la ondząnye (cf. s. v. corda et fache).  Dev.: ona ondze ondząnye kyè trêch'a mountąnye?  i vąe, une longue corde qui traverse la montagne? - la route.
ondzé  adj. num.  Onze. Onze. Devant une voyelle: ondjy'ąn, onze ans.  L'a jou ondzé j-infan, elle a eu onze enfants.
ondzé s.m. Flèche, Flèche, pièce de charronnage qui relie l'arrière-train à l'avant-train d'un char. Le fr. pop. SR se sert du mot «longe». || Cf. s. v. fōche. La partie de la flèche qui dépasse le char derrière s'appelle cąvoua, queue.
ondzé, ondzéta, adj.  Un peu long. Un peu long. Dé prounmé ródzé é ondzété, des prunes rouges et un peu allongées.
onęcó, -ea, adj.  Unique. Unique. I fes'onęcó, le fils unique; fel'onęca, fille unique.
ónéitamin, adv.  Honnêtement. Honnêtement. Chąwon pa che méŗó°"wą ónéitamįn, ils ne savent pas s'amuser honnêtement.
ónéitété, s. f.  Honnêteté, politesse. Honnêteté, politesse. Le patois, très souvent, ne distingue pas ces deux notions.
ónéitó, -ta, adj.  Honnête, poli. Honnête, poli. Té fó°" étre ónéitó, fó°" tòrdzò ótą ó tsapéi a mochōo, il te faut être poli, tu dois toujours ôter le chapeau devant M. le curé.
onéta, s. f.  Lunette.  Lunette. Radāè pè a fénéitra avwéi a onéta d'aprose, il regardait par la fenêtre avec la lunette d'approche.  Pl. les lunettes. I mare a nó pou ouncó lere chën onété, notre mère peut encore lire sans lunettes.
ongan, s. m.  Onguent. Onguent. Vwarié tòté è maadį avwéi d'ongąn artéą é dé góté d'ofmąne, il guérissait toutes les maladies avec de l'onguent Artéa et des gouttes d'Hoffmann.
onį, onįte, adj.  Uni, lisse. Dé dzin dra onį, du joli drap uni, lisse. Uni, lisse. Dé dzin dra onį, du joli drap uni, lisse.
onį, v. a.  Unir. Unir.
onifòrme, s. m.  Uniforme des soldats. Uniforme des soldats.
onjyémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Onzième. Onzième. I onjyęma brįnta, la onzième brantée.
onla, s. f.  Ongle Ongle, oun nēe d'onla, une très petite chose (cf. nēe). Pa ró°"djye è j-onlé, ne pas ronger les ongles; fó°" pa dêrye on'onla, il ne faut pas dévier [la largeur] d'un ongle.  Le genre féminin est commun à beaucoup de dialectes. 
onlāa, s. m.  Série de poutres qui vont se raccourcissant Série de poutres qui vont se raccourcissant. È j-onlāa désignent dans le bâtiment les poutres qui se raccourcissent toujours plus pour former un pignon.-
on-on, loc. adv.  Tout le long de. Tout le long de. L'a pachą on-on dou tórin, il a passé le long du torrent; i gréiló va on-on da tsarowe, l'âge «va» le long de la charrue; trêcha on-on è tsan, traverser les champs d'un bout à l'autre; l'a cópa oun mwêe on-on dou pan, il a coupé un morceau dans toute la longueur du pain.
onōo, s. m.  Honneur. Honneur.  Prov. Onōo ché kyè ou, fortona ché kyè pou, honneur qui veut, fortune qui peut.
ónóŗą, v. a.  Honorer. Honorer. Nó j-a ënvita é nó j-a byin ónóŗą, il nous a invités et nous a reçus avec honneur.
ónóŗablamin, adv.  Honorablement. Honorablement. N'ën aki chin kyè n'ën ónóŗablamin, ce que nous possédons, nous l'avons acquis honorablement.
ónóŗabló, -bla, adj.  Honorable, Honorable, ona dzin ónóŗabla, une personne honorable.
onótin, s. m.  Ennui. Ennui. N'aïon onótįn, nous avions le temps long.
onówa. Jeu .  Jeu . Terme du jeu de la garde. Voy. sous le mot botën.
onse, s. f.  Once. Once. Fó°" chèdzé onsé pó 'na wįvra, il faut seize onces pour une livre; on'onda oun contāé rin kyè pé j-onsé, autrefois on ne comptait que par onces.
ontou, -ja, adj.  Honteux. Honteux. È pó°"ŗó ontou chon byin a plįndre, les pauvres honteux sont bien à plaindre.
Onyon di tsan Muscari à toupet (Muscari race-mosum). Muscari à toupet (Muscari race-mosum).
onyon, s. m.  Oignon.  ,  Oignon.  , 
ôo, s. m.  Or. Or. Prov. Plodze d'avrį va méi kyè tó ôo é tó w'ardzįn dou paį, pluie d'avril vaut mieux que tout l'or et tout l'argent du pays.
óónye, s. f.  Noisette, Noisette, ona chatsóną dé j-óónyé, un petit sac rempli de noisettes.
óoutèwe, s. m.  Hôtel. Hôtel. L'è via pé j-ó°"tęwé, il est employé d'hôtel.
óoutręse, s. f.  Impératoire (Peuceda-num ostruthium). Impératoire (Peuceda-num ostruthium). ó°"tręse vën amou pé mêįn, l'impératoire pousse dans les mayens.  La racine de l'impératoire, séchée et brûlée, répand une très bonne odeur; on la brûle pour renouveler l'air de la chambre et aussi pour désinfecter les plaies.
ópèŗą, v. a.  Opérer. Opérer. eąn n'avwejîé pa parla d'ópèŗą, óŗa l'è pa méi kyésyon kyè dé chin, autrefois on n'entendait pas parler d'opérer, maintenant il n'est plus question que de cela.
ópèŗasyon, s. f.  Opération chirurgicale Opération chirurgicale. N'avwį jaméi dèŗe kyè è j-ópèŗasyon rochęchon pa, on n'entend jamais dire que les opérations ne réussissent pas.
ópóją, v. a.  Opposer Opposer. || V. r. Ch'ópója, s'opposer.
ópójesyon, s. f.  Opposition. Opposition. N'ën fé ópójesyon, nous avons fait opposition.
ora ! interj.  Alors ! Alors ! Marque la surprise, souvent óŗą óŗą! (deux fois). Chon amou è jandąrmé, óŗą óŗą sti có°" cómįnse on'ātra tsanson! les gendarmes sont montés [de Sion], ah! ah ! cette fois commence une autre chanson!  Naturellement, bien sûr.
óŗa, adv.  Maintenant, à présent. Maintenant, à présent. Vën-to óŗa? viens-tu maintenant? l'è enou pye óŗa, il est arrivé juste maintenant. S'emploie souvent pour introduire une phrase; óŗa, dabò kyè l'è dinché, maintenant, puisque c'est ainsi.Remarquer l'éllision dans << Aa pyè dromi'ra>>. Cf. Cloca
óŗamąn-óŗa, loc. adv.  A tout instant A tout instant (indique le futur). I va eni óraman-óŗa, il va venir à tout instant, d'un moment à l'autre.
örbè Humide. Humide.
òrbę, s. m.  Clou de fonte à tête plate, Clou de fonte à tête plate,  employé surtout pour les chaussures.
ordį, v. a.  Ourdir. Ourdir. Ordį dé tįwa, ourdir de la toile.  Par analogie. Battre qqn. ó t'an ordį énódre, ils l'ont battu d'importance.
ordinéiŗo, -ŗa, adj.  Ordinaire. Ordinaire.
ordinéŗamįn, adv.  Ordinairement. Ordinairement.
ordiŗe, s. f.  Ourdissoir Ourdissoir.( Assemblage de pièces de bois sur lesquelles le tisserand met la chaîne quand il ourdit ).
òrdó, -a, adj. Affreux.  Affreux. L'è òrdó vwéró è moundó chon canąle! c'est horrible comme les gens sont voleurs !  Du lat. horridum, fr. ord.
ordóna Ordonner, v. tr.  Ordonner, v. tr. 
òrdónąnse, s. f.  Ordonnance (terme militaire); prescription médicale (néol.). Ordonnance (terme militaire); prescription médicale (néol.).
ordora Ordure. n. f.  Ordure. n. f. 
orduiŗe, s. f. plur.  Toile ourdie tressée. Toile ourdie tressée.
ōrdzò, s. m.  Orge: Orge: ōrdzò pewą, orge pilé; ōrdzò belon, orge aux grosses arêtes; è j-ōrdzò méi chon mōo, myóse l'è: mèton mèi byo gran, plus les orges sont mûrs, mieux c'est, ils ont de plus beaux grains L'è outre pé ōrdzò, il est fou. || A Grimisuat, outrè pè l'òrdzó équivaut à « pris de vin ».
oŗele, s. f.  Oreille.  L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
oŗele, s. f.  Oreille oŗele, s. f. Oreille. L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
oŗele, s. f.   Oreille Oreille. L'a ma p'o-n-oŗęle, il a mal à une oreille; l'a cópą è j-oŗęle ou tsën, il a coupé les oreilles au chien.  La prononciation du pluriel diffère légèrement de celle du singulier.
orélon Oreillons, maladie infectieuse.n. m. pl.  Éj-orélon, les oreillons, Oreillons, maladie infectieuse.n. m. pl.  Éj-orélon, les oreillons,
orelon, s. m.  Coup, gifle, horion. Coup, gifle, horion. To atrąpé o-n-oŗelon ! tu reçois un coup sur les oreilles !
oŗęna, s. f.  Urine. Urine.
oŗena, v. a.  Uriner. Uriner.
orfenó, -a, adj. et s. m. et f.  Orphelin. Orphelin. L'a achyą oun bote orfenó a le, il lui a laissé un garçon orphelin [de père]. Syn. orfewën.  Orfenó est le même mot que l'afr, orfene, du lat. orphanus. Cf. FEW 7, 419.
orfewën, -na, adj. et s. m. et f.  Orphelin. Orphelin. L'è orfewën dé pare é dé mare, il est orphelin de père et de mère.È į'orfewën, les Gémeaux.  Prov. Ché oun fé a bwęea chou a planéta di j-orfewën, l'a tòrdzò davwé poudz'ënsįnbló, si on fait la lessive sous la constellation des Gémeaux, il y aura toujours deux puces ensemble.
orfewiną, s. m.  Orphelinat. Orphelinat.
órganijye Organiser. v. tr.  Organiser. v. tr. 
organiste Organiste Organiste.n. m.  Dzôjé é Vinsan d'organiste, Joseph et Vincent [fils] de l'organiste.
orgole (che), v. a.  S'enorgueillir, être fier, vaniteux. S'enorgueillir, être fier, vaniteux. Che orgole, l'a prou bon tin, il s'enorgueillit, il a la vie si belle.
orgole, s. f. Orgueil. Orgueil. Di kyè chon enou rętsó, fou moundó l'an o-n-orgole kyè l'è afrou, depuis qu'ils se sont enrichis, ces gens ont un orgueil effrayant; fó°" pa kyè orgole trólęche chou ó ratéi, can oun pou rin, il ne faut pas que l'orgueil vous coule sur le dos, quand on est impuissant.Vanité, fierté. L'a o-n-orgole dé ché fęse, elle a une fierté de ce fils. Prov. Pa oun dechąndó chën chowę, pa ona fęle chën orgole, pas un samedi sans soleil, pas une fille sans orgueil.
orgolou, -ja, adj. et s. m. et f.  Orgueilleux, vaniteux, faraud. Orgueilleux, vaniteux, faraud. Nyoun té maryeŗé, t'éi trwa orgolouja, personne ne t'épousera, tu es trop vaniteuse; è moundó chon enou tan orgolou, chon jaméi prou byo vetį, les gens sont devenus tant orgueilleux, ils ne sont jamais assez bien habillés; chon tan orgolou, fó°" kyè bręcon tòte, ils sont tellement farauds, il faut qu'ils brisent tout.
örgwé Clou de fonte à tête plate et à rainures.  Clou de fonte à tête plate et à rainures. 
òrgwé, s. m.  Terme de viticulture. Archet fait avec les ceps de certains plants de vigne (rouge du pays, humagne, etc.), pratiqué le long des fossés du côté où la rive est plus élevée. Terme de viticulture. Archet fait avec les ceps de certains plants de vigne (rouge du pays, humagne, etc.), pratiqué le long des fossés du côté où la rive est plus élevée.
ôrgyé, s. f.  Orgue. Orgue. Mena è į-ôrgyé, jouer de l'orgue.  Tribune de l'orgue. L'a rin ky'è tsanté kyè l'an ó drwé d'aą iną i j-ôrgyé ou tin da mécha, il n'y a que les chantres qui ont le droit de monter à la tribune pendant la messe.
oriblamin, adv.  Horriblement. Horriblement.
oribló, -bla, adj.  Horrible. Horrible. I cāféi é i chócró l'è dé tsó°"jé oribló vwéŗó parte, le café et le sucre sont des choses qui se consomment très vite.
orlą  v. a.  Ourler. Ourler.
orlą  v. n.  Hurler. Hurler. N'avwejïé orlą è ou, on entendait hurler les loups. 
orlą  v. n.  Pleurer beaucoup. Pleurer beaucoup. Di kyè l'è mò i frāŗe, n'avwį kyè orlą ha pó°"ŗa fémąwa, depuis la mort de son frère, on n'entend que pleurer cette pauvre femme.
orlāe, s. f.  Hurlement. Hurlement. Fajïé dé broté j-orléi, il faisait entendre de vilains pleurs.
orliąn, s. m.  Hurleur. Hurleur. Ché brote bougró dé orliąn dé tsate, ce vilain chat qui miaule toujours.
ōrló, s. m.  Ourlet: Ourlet: ōrló dou fordą, l'ourlet du tablier.
òrmątsó, s. m.  Ormeau rabougri. Ormeau rabougri.
òrmó, s. m.  Ormeau. Ormeau.  Cf. Lieuxdits, App. I.
òrmóté Orgueil. Syn. orgole. Orgueil. Syn. orgole.
òrmóté   s.m. Tilleul à grandes feuilles (Tilia grandifolia). Tilleul à grandes feuilles (Tilia grandifolia).
orna, s. f.  Terme de viticulture. Partie de vigne comprise entre deux fossés parallèles. Terme de viticulture. Partie de vigne comprise entre deux fossés parallèles. Orne, en fr., désigne le petit fossé qui sépare les unes des autres les files de ceps, dans le sens longitudinal. (Cf. «Larousse du XXe siècle».)
ornalę, v. n.  Traîner et perdre du temps. Traîner et perdre du temps. L'è enou ornalę per ënkye, il est venu perdre son temps par ici.
òrnatchyę, v. a.  Regarder, épier, fureter. Regarder, épier, fureter. L'è tó tin apréi òrnatchyę, il est toujours à épier.
ornecan, -cąn-na, adj. et s. m. et f.  Qui louche. Qui louche. Ché l'è ornecan, celui-là louche. Dérivé de ornéé, «lorgner», avec aussi d'abord le sens de loucher.
òrnéé, v. n.  Loucher. Loucher.
ornéta, s. f. Dim. de orna.  Petite «orne». Petite «orne».
orōo, s. m.  Erreur. Erreur. Pŗov. Orōo dé contó, fé pa contó, erreur de compte ne fait pas compte. Mot inusité en dehors du prov.
oŗou, oŗouja, adj.  Heureux. Heureux.
oŗoujamįn, adv.  Heureusement. Heureusement.
ortą, v. a.  Heurter, Heurter, orta pa a tabla, ne heurte pas la table.
ortchya     s.f.   Ortie. Ortie. Aa cwiŗe dé j-ortchyéi pó  bale   i  catson,   aller cuire des orties pour les porcs.
ortchyą  -ąe, adj.  Maltraité par le sort. Maltraité par le sort. L'è tan itą ortchyą kyè pó fornį l'è jou che fótr'ën w'éivwé, il a eu tant de malchance que pour finir il est allé se jeter à l'eau. Grim. s. f. Coup, gifle. Té bąlyó on'ortchyą, je te donne un coup.
ortchyą môrta lamier. lamier.
òrtò, adv.  Autour. Autour. Tó òrtò da mijon, tout autour de la maison, se lie habituellement avec òrtò: tôrtò; veryę tôrtò cómin è j-infan, tourner sur soi-même comme font les enfants.
òrtsóną, v. a.  Toucher, donner de légers coups, Toucher, donner de légers coups, òrtsóną a tętse, toucher à notre tas [de blé]. Fig. Marcher sur le pied à qqn. Ché che ache pa òrtsóną, celui-là ne se laisse pas marcher sur le pied.
oscōo  s.m.  Obscurité. Obscurité. Resta a oscōo, rester dans l'obscurité.  Fig. Vivre inconnu.
oscōo, oscouŗa, adj.  Sombre, obscur, solitaire Sombre, obscur, solitaire. I mountąnye l'è pa méi tan oscouŗa, l'a 'na béwa vāe, l'alpage n'est plus si solitaire, il y a un beau chemin. 
ósèrvą, v. a.  Observer, Observer, ósèrvą a demëndze, observer le (repos du) dimanche.
ostïa, s. f.  Hostie. Hostie.
ótą     v. a.  Oter, enlever. Oter, enlever. Té fó°" ótą ó tsapéi, il te faut ôter le chapeau. Il V. r. óta-té di wéi, to m'ënpątse, ôte-toi de là, tu m'empêches [de travailler]. || Avec une préposition: ótą via, enlever; ótą ba, abolir. Oun dé fou j-an l'aïe oun kyè owïé tòte reteryę, tòte ótą ba a rewejyon, une de ces années passées il y avait un homme qui voulait complètement enlever, abolir la religion.
ótą  v. n.  Branler, Branler, locher. ona din kyè óté, kyè ótāé, une dent qui branle, qui branlait.
ótąn cómin loc.conj.  autant que: autant que: è peti trālon ótąn cómin è grou, les petits travaillent comme les grands; l'a ótąn cómin dé bouj'ën Bertséi, il y en a autant que de bouses à Bertsé [il y en a beaucoup; Bertsé est un grand pâturage de montagne]. || Voy. atąn et tan.
ótąn, adv.  Autant, Autant, óra déŗ'ou pa déŗ'a fou j-infan, chin chęrvé ótąn, maintenant, dire ou ne pas dire [quelque chose] aux enfants, cela sert tout autant.
ótąva, s. f.  Octave. Octave.
otelādzó, s. m.  Outillage. Outillage.
ótèlè, s. m.  Hôtelier. Hôtelier.
otelę, v. a.  Outiller Outiller. Nó chin pa otelą pó tenį oun mówé, nous ne sommes pas outillés pour avoir un mulet.
otį     v. a.  Faire un travail. Faire un travail. Oun pou pa otį tòt'acó°", on ne peut faire tout à la fois. Il V. n. Se mouvoir, aller de l'avant. Poudé-vó pa mèi oti ? - i adéi otį tancóŗa: ne pouvez-vous plus aller de l'avant? - jusqu'à présent j'ai toujours pu aller de l'avant. |Į Fig. Supporter, avaler des avanies: óŗa fó°" tòte oti, maintenant il faut tout supporter.
otį   s. m.  Outil. Outil. È j-oti dou còrdanyè, les outils de cordonnier. Prov. È crwéi j-ovri trouon jaméi dé bon į-oti, les mauvais ouvriers ne trouvent jamais de bons outils.
ótó. s. m.  Auto Auto. Amou chin dou comoun iré tó boudzó dé į-ótó, sur la place devant la maison communale on ne voyait que fourmiller les autos.
ótóbre, s. m. Octobre. Octobre.
óton, s. m.  Laiton. Laiton. I pécló da porta l'è dé óton, la poignée de la porte est en laiton.
otoŗité, s. f. Autorité. Autorité. Kyënta otoŗitę o-n-a te chou fou j-infan, can chon pa méi a mijon? quelle autorité a-t-on sur ces enfants quand ils ne sont plus à la maison? Į| S. f. pl. È j-atorité1, les magistrats.
otrwi. pron. ind. Autrui. Autrui. I bën d'otrwi, le bien d'autrui (néol.).
ou Au  aa ou récò : aller au regain.L'è ou piló : il est dans la chambre.porta plint'ou tsatawan : porter plainte devant le juge.
ou  conj. altern.  Ou. Ou. Voui ou dèman aujourd'hui ou demain.  ou ... ou, avouéi mè l'è ou pédre ou séda. avec moi il faut ou perdre [être battu] ou céder. ou kyè ... ou kyè, ou ... ou: ou kyè t'a róbą ou kyè t'a fé d`ātré tsóouįé pè la, ou tu as volé ou tu as fait autre chose ici.

ou  s. m.  Loup Loup. Prov. È ou mēndzon pa w'evêe, les loups ne mangent pas l'hiver.
ou art. contracté de a ó.  Au. Au. Bale ou pare, donner au père; i tsanson di chorda dé win iré: a tsêe, ou pan, le chant des soldats de Lens était: à la viande, au pain; iną ou pįló, dans la chambre; ou dzò, le jour; ou néi, le soir.
ou bon Au milieu Souvent avec le sens «au beau milieu de»: loc.ou bon dou tsatįn, dé w'evêe, da néi, au beau milieu de l'été, de l'hiver, de la nuit.
Ou co loc. Rapidement, en peu de temps Rapidement, en peu de temps.I pacha ou co, j'ai coupé en ligne droite. I frómin l'è ita ou co sti có°", Ie froment est allé rapidement cette fois, c.-a-d. par suite du beau temps tous les travaux ont été faits rapidement; l'è cakyé tsó°"ja vwèró verye ou co! c'est extraordinaire comme il abat de la besogne! 
ou drisé ou corbó  loc. Dans tous les cas:Remarquez l'expression ou drisé ou corbó, dans tous les cas: dans tous les cas:Remarquez l'expression ou drisé ou corbó, dans tous les cas: ou drisé ou corbó ch'ëntïron adéi, ou droits ou courbés, ils se tirent toujours d'affaire; n'ënvwéin ona bwite dé rejën drisé ou corbó, nous envoyons une boîte de raisins dans tous les cas.
ouacôo Ceinture de couleur tissée, du lat. laqueum, autrefois portée par les grenadiers de la Fête-Dieu, actuellement utilisée dans le costume folklorique des hommes, n. m.  Ceinture de couleur tissée, du lat. laqueum, autrefois portée par les grenadiers de la Fête-Dieu, actuellement utilisée dans le costume folklorique des hommes, n. m. 
ouāpyó, s. m.  Ache (Levisticum officinale). Ache (Levisticum officinale).
oubęn, conj. alternative. Ou, ou bien. Ou, ou bien.
oublą, v. a.  Oublier. Oublier. Chon tan pó oublą, ils sont si sujets à oublier. V. r. Oun ch'ouble ën parlin, on s'oublie à parler.  On emploie très souvent pa tenį a min, ne pas se souvenir.
oubli, s. m.  Oubli. Oubli. L'a metou e-n-oublį Deryąn, l'è pa enou amou, il a oublié, Adrien, il n'est pas monté.
oublou, -ouja, adj.  Oublieux. Oublieux.
ouchéi Etang. Etang.n. f.  Syn. étan.  Lieu-dit, ancien étang au sud du Prabé.  
ouchéi Petit lac de montagne. Petit lac de montagne.
ouchervį, s. m.  Loup-cervier. Loup-cervier.
oudéwą, adv.  Au-delà. Au-delà. Oudéwą da rijon, déraisonnable.
oudjye, v. a. Verser, Verser, oudze a bire, verse à boire; oudze méi, verse davantage. Il Ne pas confondre avec tóma, répandre.
ouétrisitéi Electricité, n. f. Electricité, n. f.
ouįą   v. a.  Oser. Oser. Autre forme du verbe doują. Cf. ce verbe.
ouįą  v. a.  User. User. || Syn. frosta
ouibèrta Liberté. n. f.  Liberté. n. f. 
ouikyöo Liqueur. Var. ouicöo.n. f.  Liqueur. Var. ouicöo.n. f. 
oujanse Usage,  n. f.  Usage,  n. f. 
oun  pron. ind.  On. On. Oun mëndze, oun bi, on mange, on boit. Dans l'interrogation ce pronom ne peut être placé après le verbe, comme en français: mange-t-on?, il faut dire oun mëndze-te, on mange-t-il?La voyelle nasale devient quelquefois très atone, un o fermé: o-n-a pa wejį, on n'a pas le temps. S'emploie pour la seconde personne: oun pori mè dére chin, on pourrait me dire cela (vous pourriez). Remarquez la forme abrégée: n'ori-te chondjya? aurait-on pensé?
oun , ona, art. indéf.  Un, une. Un, une. Oun ādzó, une fois; ona firé, une foire. || Quand l'article indéf. forme liaison avec le mot qui suit, on emploie quelquefois la forme atone o: on' éivwe, un cours d'eau; bale pye chin a o-n-ātre, donne «seulement» cela à un autre. Pronom. Ché méton a fóta è j-oun chou è j-ātró, ils se jettent la faute les uns sur les autres.  Expressions particulières: i ferma l'è tòte d'ona, la campagne est toute unie (un seul morceau); d'ona ky'ïŗé chęla, puisqu'il était ici; l'an falou paę tòte chin é oun é ātre, ils ont dû payer tout cela et le reste.
ouncó, adv.  Encore. Encore. T'éi ouncó per ęnkyé, tu es encore ici; l'a pa ouncó tan dé ni, ma fé fri, il n'y a pas précisément beaucoup de neige, mais il fait froid; ma t'éi ouncó vya, mais tu es passablement fort. Sûrement. Chaŗé 'na vāe byin frécantąé? - ouncó, ce sera une route bien fréquentée? - certes. Prov. Can l'a pa méi, l'a ouncó, quand il n'y en a plus, il y en a encore.
ouncóméi, adv.  De nouveau. De nouveau. L'è ouncóméi ënkye, il est de nouveau ici; to vendréi ouncóméi cópą a cąvwa ou tsate a nó! tu viendras encore une fois couper la queue à notre chat!...
ouŗa Van  I van a ouŗa  e i van a bréi : un van à air (mécanique) et un van à bras.
ouŗa  Pressure. Pressure. Var.wājį .  Aussi jus de feuilles d'oseille fermentées, qui remplaçait le vinaigre, utilisé pour faire le sérac.
ouŗa   , s. f.  Heure Heure. Kyëntchy'ouŗa e-te? Quelle heure est-il?  ā bon' ouŗa sti có°", à la bonne heure, cette fois.
ouŗa  , s. f.  Orage, grand vent. Orage, grand vent. I van a ouŗa, un van mécanique.
ouŗa , s. f. (de oudro,oudréi : voudrai , voudras  ???) Envie Envie. L'an tan ouŗa a ch' ënméwą,( ce qui ferait : l'a tan ou d'a ch'in mewa…) ils ont tant envie de s'en mêler; l'a pa tan ouŗa dé féré a fyęŗe: l'a pa on'ebręca d'ardzin, elle n'a pas envie de faire l'importante: elle n'a pas le moindre argent.
ouŗa, adv.  Oui, bien entendu, certes. Oui, bien entendu, certes. L'aïe chwēe byin dé moundó a fiŗé - ouŗa, il y avait sûrement beaucoup de monde à la foire? -certes !
ouŗó, s. m.  Pis. Pis. I ątse l'a metou byo ouŗó, la vache a mis un beau pis.
ouŗon, -ona, s. m. et f.  Luron Luron. Kyën ouŗon! quel luron !
ousa, v. n.  Danser. Danser. ousó jaméi, je ne danse jamais.
oustrèwe, adj.  Extraordinaire. Extraordinaire.
outchyą, s. f. Huchée, ioulement  Huchée, ioulement . N'ën avouį 'na outchyą é poue rin méi, nous avons entendu un «ioulement» et puis plus rien.
outchyę, v. n. Hucher, ioutser, iouler . Hucher, ioutser, iouler . Il Grim. id.
outò, adv. Autour. Autour. Outò dou foua, autour du feu.
outon, s. m.  Automne. Automne. Oun byo outon, un bel automne; can vëndre contre outon, quand on arrivera vers l'automne; d'outon, en automne; o-n-outon gra ou mèrgó, un automne humide.-
outrąnse (a), loc. adv.  A outrance, en grande quantité. A outrance, en grande quantité. D'ardzin a outrąnse, de l'argent en grande quantité.
outré Mamelle.  Mamelle.
outré, adv.  Là-bas. Là-bas. Mot très fréquent et qui n'a pas son équivalent en français. Adv. de lieu. Le paysan distingue entre aa ba (c'est descendre d'un lieu plus élevé), aa iną (c'est monter) et aa outré (aller à sa gauche ou à sa droite). Ainsi de St-Germain on dit: va ba a Chyoun, iną a dzōo, il descend à Sion, il monte à la forêt, et outr'aDroun-na, outr'ą Tsandowën, a Granoué, à Drône, à Chandolin, à Granois, parce que ces localités sont situées sur un même plan, à sa gauche et à sa droite; outré-wéi, là-outre; outr'ou mowën, [outre] au moulin; outré déwéi Roun-nó, de l'autre côté du Rhône, par rapport à Savièse; outré déwéi les alpages de l'autre côté des alpes bernoises; outr'ënséi, de long en large. Adv. de temps, outré pé ó tsatįn, pendant l'été; outré pa néi, pendant la nuit; vendre outré pé a fën dé outon, il viendra vers la fin de l'automne.
outr'ouŗa (a) Etre qutr'ënsé', être en bon terme [avec qqn]. très tard ( ! et non pas de bonne heure). Etre qutr'ënsé', être en bon terme [avec qqn]. très tard ( ! et non pas de bonne heure).
outr'ouŗa (a), loc. adv.  De bonne heure. De bonne heure. L'è enou a outr'ouŗa, il est venu de bonne heure.
ouvêe, -êcha, -êrta, adj.  Ouvert, avec deux formes pour le féminin. Ouvert, avec deux formes pour le féminin. Chon ouvêch'è fénéitré, les fenêtres sont ouvertes; l'è ouvêrta i porta, la porte est ouverte; tòté porté ouvêché, toutes portes ouvertes; avwéi a górdze ouvêrta, avec la bouche ouverte. || Fig. Ché l'è pa prou ouvêe, trwa catchyą, mote, celui-là n'est pas assez ouvert, trop caché, muet.
ouwa, s. f.  Louve. Louve.
óva Œuf de hareng. Œuf de hareng.
óvąwó, -a, adj.  Ovale. Ovale.
ovrādzó Demi-journée de travaux à l'aiguille pour les écolières. Demàa apré'-dena, é bouaté l'an é j-ovrâdzo, mardi après-midi, les filles ont les ouvrages. Demi-journée de travaux à l'aiguille pour les écolières. Demàa apré'-dena, é bouaté l'an é j-ovrâdzo, mardi après-midi, les filles ont les ouvrages.
ovrādzó, s. m.  Ouvrage. Ouvrage. Che plinjon kyè l'an rin d'ovrądzó é per ënkye ouwon pa trale 'na tsó°"ja, ils se plaignent qu'ils n'ont pas d'ouvrage et ici ils ne veulent faire aucun travail.
ovri , ovriŗe, s. m. et f.  Ouvrier. Ouvrier. N'arin o-n'ovriŗe démąn pó a bwéea, nous aurons une aide demain pour la lessive.
ovri , v. a.  Ouvrir. Ouvrir. ouvre pye a porta, ouvre donc la porte; ōvrïé a górdze cóm'oun fó, il ouvrait la bouche [grande] comme un four. || Etendre un peu. Ovri è mwatson  pó féré a chétchyé, ouvrir le tas de foin pour les faire sécher. V. r. È charalé rouléi ch' ouvron pa byin, les serrures rouillées ne s'ouvrent pas bien. 
owį, v. a.  Vouloir. Vouloir. Vwi, to ou, i ou, nó owin, owé, owïon.  owïó, etc., odréi, odrōo. Chin kyè no ou l'è ijyą, ce qu'on veut est facile; ou-to eni avwéi mè ? veux-tu venir avec moi? S'emploie quelquefois pour marquer le futur : oun deri kyè ou balę de plodze, on dirait qu'il va pleuvoir.  Fache a tsa ky'odré... qu'il fasse n'importe quelle chaleur...
owiva, s. f.  Olive. Olive. D'ó°"ló d'owįva, de l'huile d'olive.
pa    prép.  Par Par : pa, contraction pour pè a. Par la. Ba pa firé,en-bas par la [place de la] foire; ina pa clïa,en haut par la pente.
pa , adv. de négation, jamais accompagné de ne.  Pas. Pas. Chéi pa, je ne sais pas; vwi pa, je ne veux pas; dé có°" i vën, dé có°" pa, parfois il vient, parfois [il ne vient] pas; mëndzó pa méi, je ne mange plus; ouncó pa, pas encore; l'è oun pa gran tsó°"ja, c'est un homme de conduite peu honorable; pa rin kyè eó kyè mè chéi tronpą, il n'y a pas rien que moi qui me suis trompé (expr. qu'on trouve fréquemm. en SR). Pa węŗó dé vën, guère de vin.
pa , s. m.  Endroit de l'alpage où on réunit les vaches pour la traite. Endroit de l'alpage où on réunit les vaches pour la traite.
pa, s. m.  Pas Pas. I va bon pa, il marche d'un bon pas; avąnse d'oun pa, avance d'un pas; fajïé pa oun pa, il n'avançait pas d'un pas; a choun pa, à son pas, à son allure. È pa, les pas, sont aussi ces petites traces parallèles que forme le bétail sur les terrains en pente.
päa Côté L'a pacha a päa ou / 'a pacha a par dé, il a passé à côté. L'a pacha a par dé mè, il a passé à côté de moi. 
pāa (a), loc. adv.  A côté. A côté. A pār-dé mè, à côté de moi; a pār-dou fwa, à côté du feu. || Syn. décó°"té. Par ext. En comparaison de: bèi kyè l'è ona dzornïa dé dó°"tré fran, a pāa dé chin kyè dépinchon ? qu'est-ce qu'une journée de deux ou trois francs en comparaison de ce qu'ils dépensent?  Lorsque a pāa est suivi d'un mot commençant par une consonne, il peut devenir a par. Le r se joint dans la prononciation à la consonne suivante, a pa rdé mè, comparé à moi, à côté de moi.
pāa , adj. inv.  Pair. Pair. Fou dó°" tsouson chon pāa, ces deux bas forment la paire. |Į Anton, mapāa.
pāa , s. f.  Part. Part. e nyona pāa, nulle part; ātra pāa, ailleurs; d'à pār-dé Djyo! de par Dieu, formule qu'on trouve dans les contes par laquelle on oblige un revenant ou le démon à obéir. L'aïon pa pó tenį dé tsóoujé da pāa, ils n'avaient pas [assez de fortune] pour se payer quelque chose de particulier; chin l'è da pāa, cela est à côté; ché da pāa ënkye, celui d'à côté, le voisin; chaŗé bën en cākyé pāa, il sera bien quelque part.
pāa , s. f.  Part. Part. Tsecoun l'a jou chona pāa, chacun a eu sa part. || L'è destrą vwéŗó l'a jou a mwéïje pāa, c'est extraordinaire combien il a pris cela en mauvaise part;
pāa et par, s. m. Un certain nombre d'objets formant un tout. Un certain nombre d'objets formant un tout. Oun pāa dé cordé, une paire de cordes: ce sont les cinq cordes nécessaires pour faire un faisceau de foin; déeąn l'aïon tui dó°" pāa dé cordé, óŗa rin mei; méton tòte chou w'argoché, autrefois tous possédaient deux paires de cordes, maintenant plus rien: on met tout [le foin] sur l'argoche. Il Quelques. L'a djya oun bon par d'an, il y a déjà bien des années. || Le masc. est commun en patois et fr. local de Savièse.
pāa et par, s. m.  Paire. Paire. Oun pāa dé bóté, dé tsouson, une paire de souliers, de bas; oun pāa dé pantawon, un[e paire de] pantalon. Couple. Sën pāa venyïon ou catiįyémó pó maryą, cinq couples venaient au catéchisme pour se marier.
pacatą, s. f.  Paquet Paquet. I pacatą di nwé, le paquet de noix.
pacatën, s. m.  Sachet, petit paquet Sachet, petit paquet. Fou dou pacatën dou ma da téita, les remèdes du sachet contre le mal de tête.
pācha (1), s. f.  Nombre de coups auxquels un tireur a droit; aussi au jeu de quilles et de cartes. Nombre de coups auxquels un tireur a droit; aussi au jeu de quilles et de cartes.  Comme terme de tir, le mot est SR: passe.
pācha , adj.  Qui ne donne pas de lait partiellement. Qui ne donne pas de lait partiellement. L'è pācha da mitchyą dé ouŗó, pācha d'oun cartį, la vache ne donne pas de lait de deux trayons, d'un trayon.
pachą , -āe, part, et adj.  Passé, Passé, i` chenąn-na pachą, w'an pachą, la semaine passée, l'an dernier; stou dzò pachą, ces jours passés. || Usé, changé par l'âge. L'aïó pa méi you a vejęna di kyè l'îtą maąda, cómin l'è pachāe! je n'avais plus revu la voisine depuis sa maladie, comme elle est «passée » ! Fou j-ālon chon prou pachą, ces habits sont assez usés.
pachą , s. m.  Pas, trace de pas Pas, trace de pas. È pachéi iron byin markyéi derën a ni, les pas étaient bien marqués dans la neige; i pachą dou capotsën, le pas du capucin, voy. s. m. capotsën.
pachą , v. n.  Passer. Passer. Féŗ'a pachą, faire courir le bruit; l'an fé a pachą kyè l'aîé ma i j-wé, ils ont fait courir le bruit qu'il avait mal aux yeux.  V. a. Pachą Sénin, passer le Sanetsch; l'a pachą a matïŗé, il a sulfaté; pachą ba, avaler; i pacheŗą pąché ba dé mwêe dé pan cómin dé brontsé! le moineau avale des morceaux de pain [gros] comme des marmites !  V. r. Chin kyè ch'è pachą wéi, nyoun pou ó té chai, ce qui s'est passé là, personne ne peut le savoir.
pachą , v. n.  Passer. Passer.Tórin-Nou pąche a Chinté-Margyerita, le Torrent-Neuf passe à Ste-Marguerite; m'a pachą déeąn, il a passé devant moi; chin l'è pachą, fó°" pa méi chondjyę, cela est passé, il n'y faut plus penser; l'è pachą i móda, la mode en est passée; t'éi ouncó pachą chan, tu as passé [l'année] en bonne santé; ché deną pąché pa a mouįn dé sin fran, ce dîner ne passe pas [coûtera] à moins de cent francs; chënblé kyè mè pąché i wąnye, il semble que la fatigue me passe; pachą outré, dépasser, la période des études, par exemple. || Mourir. Can fó°" agrenyę pó ai ó fla, chënblé kyè fó°" pachą, quand il faut faire des efforts pour avoir le souffle, il semble qu'il faut mourir.Dans le même sens, on dit aussi pachą outré.
pachablamin, adv.  Passablement. Passablement.
pachąbló, -bla, adj.  Passable. Passable.
pachądzó, s. m.  Passage.  Passage. Oun brote pachądzó, un vilain passage; l'an fé'na mijon chën chai āvwé iré i pachądzó, ils ont bâti une maison sans se préoccuper de l'accès; l'an ó pachądzó chęla, ils ont le [droit de] passage ici.
pachāé, s. f.  Passade, passe, série, Passade, passe, série, «passée», c.-à-d. temps plus ou moins court où sévit une épidémie. iré fran adon can l'îtą ha brota pachāé kyè dijïon i gripa, c'était juste alors quand il y eut cette vilaine «passée» qu'on appelait la grippe; chin l'è rin ky'ona pachāé óŗa, ce n'est qu'une «passée« maintenant; l'è ona brota pachāé óŗa avwéi fou fin, c'est une «passée» pénible maintenant que la rentrée des foins.
pachatin, s. m.  Amusement, passe-temps. Amusement, passe-temps.
pachavówan, s. m.  Passe-volant, ambulant, rôdeur, Passe-volant, ambulant, rôdeur, ën vën-te per ënkye dé fou-pachavówąn dri kyè fé byo tin! en vient-il ici de ces rôdeurs dès qu'il fait beau temps !
paché, s. m. Parchet, lieudit, quartier de terre quelconque. Parchet, lieudit, quartier de terre quelconque. Paché: è trantó d'oun méimó noun, une étendue de terre portant le même nom.
pachéŗą, s. m.  Moineau. Moineau.
pachin, s. m.  Passant. Passant.
pachyįn, -įnta, adj.  Patient. Patient. L'è rin pachyįn, il n'est pas du tout patient.
pachyįnse, s. f.  Patience. Patience. Remarquez l'emploi de ce mot dans des phrases comme celles-ci: dé tsātįn, pachyįnse, mè porto ouncó byin, ma dri ky'arouwé i fri, w'estoma che cló°", pwi pa dzavwi 'na tsó°"ja, en été, patience! (je ne puis pas me plaindre) je vais encore assez bien, mais dès que le froid arrive, l'estomac se ferme, je ne puis plus rien prendre; dé fin, pachyįnse, n'ën ouncó brāmįn jou, ma dé rècò l'aïe rin, du foin, Dieu soit béni, nous en avons encore bien eu, mais de regain, il n'y en avait point.  Prov. I pachyįnse l'a fé créeą byin dé mówé, la patience a fait périr bien des mulets.
pachyintą, v. n.  Patienter, supporter. Patienter, supporter. T'éi pachyintą tank'óŗa, je t'ai supporté jusqu'à maintenant. |Į V. r. Ch'oun cha pa che pachyintą, o-n-è mawéŗó°", si l'on ne sait pas «se» patienter, on est malheureux; pachyintą-vó, prenez patience.
pachyon, s. f.  Passion de Notre-Seigneur. Passion de Notre-Seigneur. Ché mè grantin pó lêre a Pachyon, ce prêtre met beaucoup de temps pour lire la Passion.
pādze, s. f.  Page. Page. Veryę a pādze, tourner la page; au fig. oublier, passer l'éponge.
padzeta, s. f. Dim. de pādze  Petite page. Petite page.
pāe, s. f.  Paie. Paie. I métra di vęnyé la porta a pąe, le « métrai » m'a apporté la paie.
pae, v. a.  Payer. Payer. Ché nó j-a tòrdzò byin paeą, celui-là nous a toujours bien payés;°", a bire, payer un verre, un litre, à boire. Il V. r. Chin ché paé pé rāté, cela se paie à terme.
paémįn, s. m.  Payement. Payement.
paeou, -ouja, s. m. et f.  Payeur. Payeur. Ché l'è nète oun crwéi paeou, c'est un très mauvais payeur.
paį, s. m.  Pays. Pays. I paį, le pays, désigne pour le paysan le canton du Valais. L'è parti ba ëncontre Martenyę é pwe adjyo paį, l'è pa méi tòrną, il est parti dans la direction de Martigny et puis, adieu pays, il n'est plus revenu; í paį d'ó°"ta, la vallée d'Aoste; chin lè oun paį plijįn, c'est un pays agréable.
paijan, -jąn-na, s. m. et f.  Paysan. Paysan. Pé è paijan, chez les paysans; l'è pa méi ona paijąn-na, l'è ona grąnta dama, ce n'est plus une paysanne, c'est une grande dame.
paijané, néta, s. m. et f. Dim. de paijan.  Petit paysan. Petit paysan.
pakyé , s. m. Pâquier, Pâquier, c'est l'unité   adoptée   par   la   Société suisse d'Economie alpestre et correspondant à la quantité de fourrage nécessaire à la nourriture d'une vache normale. Le mot ne s'emploie à Savièse que pour les pâturages appelés djyéte. Quelques «pâquiers» appartiennent à la commune, d'autres à des particuliers. Pour prétendre aux premiers, il faut payer 7 fr. 50 le «pâquier». N'aïon oun pakyé outr'i Grile, nous avons [obtenu par le sort] un «pâquier» à Grieder. || Droit d'alpage pour une tête de bétail. Il Du lat. pascuarium.
pakyé , s. m.  Paquet.  Paquet. Oun pakyé dé flôo, un bouquet de fleurs.  Enfant d'une femme enceinte, surtout d'une jeune fille: l'è rin itą ky'on-an chęla è l'è partite outre avwéi ó pakyé, elle n'est restée qu'une année ici, et elle est rentrée chez elle enceinte.
pākye, s. f.  Pâques. Pâques. Vendre a Pākye, il viendra à Pâques.  Féré è Pākye, remplir le devoir pascal.
paląche, s. f.  Paillasse de lit. Paillasse de lit. Tsandįyę a paląche, renouveler la paille d'une paillasse. Dev. Drome ou piló pęky'a grandze é bi ou bwe ? - i paląche, dort dans la chambre, mange à la grange, boit à la fontaine? - la paillasse.
pale, s. f.  Paille. Paille. Oun tsapéi dé pãle, un chapeau de paille; ona dzêrba dé pãle, une gerbe de paille; porte a brįnta cóm'ona pâle, il porte la brante (45 lt.) comme une paille.
palechon, s. m.  Paillasson. Paillasson. Féré ó palechon dou ba, faire le paillasson du bât.'
palèta, s. f. Dim. de pâle.  Petite paille Petite paille.Paille. Prov.: ā Chënt'Agąta, myé fin, myé paléta, à la Sainte-Agathe (5 février), [il faut encore avoir] la moitié du foin et la moitié de la paille [à la grange].
pāló   , pāla, adj. et s. m. et f.  Pâle. Pâle. Oun peti pāló, un petit pâle.
pāló , s. m.  Dais liturgique. || Du lat. pallium. Dais liturgique. || Du lat. pallium.
palouwa, s. f.  Femme en couche Femme en couche. L'è môrta palouwa ha mare, cette mère est morte en couches.
pan , s. m.  Pain Pain. Dé frijé dé pan, des miettes de pain; oun mwêe dé pan, oun ró°"dzon, oun tręcó dé pan, un morceau de pain, un mauvais morceau, un gros morceau de pain; pan atò, pan bi, blan, dé minādzó, pain noir(de seigle), pain bis, blanc, de ménage. Fig. L'an pa oun plo béi pan kyè dé féré dé ma, ils n'ont pas pain plus beau que de faire du mal [faire le mal les nourrit].
pan , s. m.  Pan. Pantawon a peti pan, pantalon à «pont-levis». Pan. Pantawon a peti pan, pantalon à «pont-levis».
pan d'âno Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), Epine-vinette {Berberis vulgaris L.),
Pan d'ąnó n.m. Pain d'âne: épine-vinette(Berberis communis) Pain d'âne: épine-vinette(Berberis communis)
pan dé coco Pain de coucou (Oxalis acetosella L.). Pain de coucou (Oxalis acetosella L.).
pan dou coco Pain de coucou, oxa-lide (Oxalis acetosella). Pain de coucou, oxa-lide (Oxalis acetosella).
pan petéi   loc. nom. Pain fait avec du marc de noix . Pain fait avec du marc de noix .
pana, v. a.  Essuyer, torcher. Essuyer, torcher. Pana a tabla, essuyer la table.  V. r. Pąna-té, essuie-toi. || Grim. id.
panacha, s. f.  Brosse faite de racines de chiendent (gramon). Brosse faite de racines de chiendent (gramon). To pou pa ai vía ha trwéŗą, prin a panócha, tu ne peux pas enlever cette crasse, prends la «pannosse». || La racine elle-même.
panāda soupe ; chopa panāda : soupe des accouchées soupe ; chopa panāda : soupe des accouchées CVF 10, p. 12.
panamąn, s. m.  Essuie-mains. Essuie-mains.
panaŗi, s. m.  Panaris. Panaris.
pandzéoņą, v. a.  Transporter sur les épaules. Transporter sur les épaules. Chéi eó ky'i pandzéwą tui fou wan iną chou ó pįló, c'est moi qui ai transporté, sur mes épaules, toutes ces planches dans le grenier de la maison; nó pandziweŗįn chin męimó cómin nó poŗįn, nous transporterons cela nous-mêmes comme nous pourrons.
pandzéouąé, s. f.  Trimbalage. Trimbalage. Avwéi è mówé l'è on'ātra pandzéwąé kyè can oun pou tó métré chou ótó é féré ó tó ba pé Égle, à dos de mulet c'est un autre trimbalage que lorsqu'on peut tout mettre sur le camion et passer par Aigle (pour les bagages des alpages se trouvant sur territoire bernois et vaudois).
pané, s. m. Dim. de pan .  Petit pain. Petit pain.
panioū, s. m.  Papillon. Papillon. Grim.: panéó°".
paniouwa, s. f.  Girouette. Girouette. L'an me-tou ona paniouwa iną a son dou piŗį, ils ont mis une girouette au sommet du poirier.Fig. Mena a paniouwa, parler continuellement.
pan-na Panne. n. f.  Panne. n. f. 
panóchą, v. a.  Laver une marmite, de la vaisselle avec une «pannosse» Laver une marmite, de la vaisselle avec une «pannosse». Panóchą ó brontse, laver la marmite.
panóchąé, s. f.  Action de «pannosser». Action de «pannosser». T'a balą 'na panóchąé ma t'a pa bwéeą e-n-ódre, tu as donné une «pannossée», mais tu n'as pas lavé comme il faut. Į| Fig. Bale ona panóchąé a cācoun, donner une volée de coups à qqn.
panpąn, s. m.  Pain, dans le langage des enfants. Pain, dans le langage des enfants.
panpéiwa, s. f.  Omelette à la farine. Omelette à la farine.  Fig. Femme sans caractère. Kyënta panpéiwa dé fémawa, quelle femme sans caractère! Mot composé de pan et péiwa. Cf. ce dernier.
pantaon, s. m. pl.  Pantalon. Pantalon. Oun pāa dé bon pantaon, un bon pantalon. |Į Le plur. est courant en SR. Id. pour culotte, caleçon.
panté, s. m.  Pan de chemise, bas de chemise. Pan de chemise, bas de chemise. Syn. dzeŗon da tsemijé.
panterlé Bas de chemise. Syn. panté, pan de chemise. Bas de chemise. Syn. panté, pan de chemise.
panterlé, -léta, s. m. et f.  Enfant petit et mal astiqué. Enfant petit et mal astiqué. Dérivé de panté.
pantiŗe, s. f.  Ensemble des planches ou rayons superposés destinés à recevoir les fromages. Ensemble des planches ou rayons superposés destinés à recevoir les fromages. Derën ou grēnį l'è plin dé pantįŗé tôrtò di morale, dans le «grenier» c'est rempli de planches en étagère tout autour des murailles. A la cave, réceptacle à fromages non echoui(séché), tournant sur lui-même.
pantofla, s. f.  Pantoufle. Pantoufle.
pantoflą, v. n.  Rester en pantoufles. Rester en pantoufles. Pantofla pé mijon, se traîner en pantoufles à la maison, ne pas faire grand-chose.
panyę, s. m.  Néologisme pour désigner, dans les nouveaux pressoirs, ce qui enserre le marc à presser. Néologisme pour désigner, dans les nouveaux pressoirs, ce qui enserre le marc à presser.
panyon, s. m.  Motte, pain de graisse, de suif, de cire fondue. Motte, pain de graisse, de suif, de cire fondue.
paon, s. m.  Paon Paon. Fou dé More l'aïon tòrdzò dé ploun-mé dé paon avwéi è j-émādze ëncontre a pari, la famille de Maurice avait toujours des plumes de paon, entre les images, contre la paroi.
paonyè, s. m.  Palonnier. Palonnier. L'a pa rin kyè è tsaré kyè l'an ó paonyè, i tsarowe l'a achebën, il n'y a pas que les chars qui ont le palonnier, la charrue l'a aussi; pé è tsaré è teŗąn ch'étątson ou paonyè, dans les chars les traits se fixent au palonnier.
Paou, s. m.  Pavot, coquelicot. Pavot, coquelicot. Pé è tsan l'a dé paou ënpremyę ó bla, dans les champs, il y a des pavots parmi le blé.
papa, s. m.  Papa, dans le langage des enfants. Papa, dans le langage des enfants.
papató, s. m. (balę ó).  Donner une correction. Donner une correction.
pape  s. m.  Espèce de poire assez estimée Espèce de poire assez estimée. Dé prevwi pape ou aussi dé pape, des poires «papes».
pape, s. m.  Pape. Pape.
papé, s. m.  Marmelade, bouillie quelconque. Marmelade, bouillie quelconque.
papēe, s. m.  Papier, Papier, ona fole dé papēe, une feuille de papier. Pluriel: journaux. È nó°"tró l'an you chin pé chou fou papēe, nos gens ont lu cela dans les journaux; kyè dé mintiŗį chou fou papēe! que de mensonges dans ces journaux!
papératse, s. f.  Paperasse. Paperasse.
papératseŗį, s. f.  Paperasserie. Paperasserie.
papéta, s. f.  Femme simplette. Femme simplette.
papéta, s. f.  Pomme cuite.  Pomme cuite.   
para , s. f.  Dans l'expr. Dans l'expr. l'an you paŗa, ils l'ont échappé belle.
para , s. f.  Forme perpendiculaire, en parlant d'un rocher Forme perpendiculaire, en parlant d'un rocher. L'a mochyą ba fran wéi āvwe l'è paŗa dé chéi, il a dégringolé juste là où le rocher est à pic.
para , s. f.  Pelures de pommes de terre crues, de fruits enlevées au couteau. Pelures de pommes de terre crues, de fruits enlevées au couteau. È paré di pómé chon bóné pó è catson, les pelures de pommes sont bonnes pour les porcs.
para, v. a.  Ecorcer, peler avec un couteau, p. ex. des pommes. Ecorcer, peler avec un couteau, p. ex. des pommes. Ne pas confondre para è pómé avec arapą è pómé.(râper). Voy. le v. arapą.
parada Parader Parader.v. intr.  Lex. parada.
parada, s., f.  Parade, effet. Parade, effet. Chin bale méi dé parada, cela produit plus d'effet, rend la chose plus belle.
paŗadi, s. m.  Marelle. Dzowe ou paŗadi, jouer au paradis. Marelle. Dzowe ou paŗadi, jouer au paradis.
paŗadi, s. m.  Paradis.  Paradis. Chaŗé prou jou dri ën paŗadi, iré tan brāó, il sera bien allé tout de suite en paradis, il était si vertueux.  Prov. Paŗadį di tchyévre, chemitchyéŗó di fémąwé, paradis des chèvres, cimetière des femmes. Se dit du village escarpé de Chandolin.  
paŗaplou, s. m.  Parapluie. Parapluie.
paŗasòwe, s. m.  Parasol. Parasol.
parco, s. m.  Parcours. Parcours. On appelle de ce nom un droit aujourd'hui aboli et maintenu de fait de conduire les moutons en automne sur les «prés bâtards» qui appartiennent aux particuliers. I parco di faeé, le parcours des moutons. Par ext. Tout droit de pâturage sur les terres d'autrui. L'an óta ó wįbró parco i dzenelé, on a supprimé le libre «parcours» des poules.
pardi! interj.  Pardi! Pardi!
pare, s. m.  Mâle chez les animaux. Mâle chez les animaux.
pare, s. m.  Père. Père. L'a ouncó ó pare é a mare, il a encore son père et sa mère; i par'a nó, notre père. 
paŗechąnse, s. f.  Apparition. Apparition.
paŗéé, v. a.  Egaliser, p. ex. les faisceaux de chanvre. Egaliser, p. ex. les faisceaux de chanvre. Paréé ó tsénévó, égaliser le chanvre, pour que le bas des tiges soit bien à la même hauteur.
paręle, adj.  Pareil.  Pareil. N'ën jaméi you dé tsó°"jé paŗele, nous n'avons jamais vu chose pareille.
paŗèlemįn, adv.  Pareillement. Pareillement.  Syn. achebën.
paŗelon, s. m.  Morceau de bois faisant fonction de bouton de pantalon. Morceau de bois faisant fonction de bouton de pantalon.
paŗętré, v. n.  Sembler, paraître. Sembler, paraître. Parechîé méi grou di rlwįn, il paraissait plus grand de loin; òon tòrdzò paŗętre méi kyè chon, ils veulent toujours paraître plus qu'ils ne sont. Paré, il paraît, confirmation usitée et manière de dire: c'est mon opinion; l'an fé brote achi amou p'ā pënta - paré, ils ont fait du tapage la nuit dernière à la «pinte» - il paraît; n'arįn ouncó rin dé plodze sti có°" - pąŗé pa, nous n'aurons point de pluie encore cette fois - il ne paraît pas.
pari (4) Pari. n. m.  Pari. n. m. 
pari , adj.  Malgré. Malgré. L'aïon tòrdzò fan, pari dé pómé kyè pecāon, ils avaient toujours faim, malgré toutes les pommes qu'ils mangeaient.
pari , adv.  Pareil, égal. Pareil, égal. Pachą damou ou déjó, l'è pari, passer dessus ou dessous, c'est égal [quant à la distance]; l'è pari dé paé óŗa ou mèi tāa, payer maintenant ou plus tard, revient au même. 
paŗi , s. f.  Paroi Paroi, iŗé drise cóm'ona paŗi, c'était droit comme une paroi.
paŗi, s. f.  Penture. Penture. Dé pwën dé paŗi, des clous d'épares, de pentures.  A Savièse, pouën dé pari désigne de petits clous, en sorte que la parenté de ce mot avec épąŗa est plus que douteuse. C'est peut-être le même mot que pari, paroi? A Grimisuat, ce sont de très longs clous.
parié, v. a.  Parier. Parier. Paŗïó sën fran avwéi té kyè to pou pa wéeą ha bele, je parie 5 fr. avec toi que tu ne peux pas lever cette bille; parié rin, to pédréi, ne parie pas, tu perdras.S'emploie souvent pour affirmer avec force: paŗíó kyè to fé pa chin ë-n-oun có°", je parie que tu ne fais pas cela en un seul coup.
parin, s. m.  Homme. Homme. [Ce mot se distingue de paŗįn par la prononciation de I'r.] Oun parįn é ona marin-na, un homme et une femme; kyën byo parin! quel bel homme! || Terme honorifique: parįn préjidan, monsieur le président. 
parin, s. m.  Parrain. Parrain. Cwi vw'éi vó pri pó parįn, qui avez-vous pris pour parrain?
paŗįn, s. m.  Parent. Parent. Nó chin dé parįn, nous sommes parents; fou chon paŗįn avwéi nó, ceux-là sont de notre parenté; chon préi paŗįn, ils sont proches parents.
pariöo Parieur.n. m.  Lex, parié. Parieur.n. m.  Lex, parié.
paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f.  Parieur. Parieur.
paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f.  Parieur. paŗiŏo, paŗioja, s. m. et f. Parieur.
paŗioŗa, s. f.  Pari, gageure. Pari, gageure.
parla, v. n.  Parler. Parler. oŗa che parlé pa mèi dé chin, maintenant on ne parle plus de cela.
parla, v. r.  Parler. Parler. Dé kyè parlāé vó, de quoi parliez-vous? ché kyè cha parla, c'est celui qui sait parler.  
parlé, s. m.  Mal du cou chez les petits enfants. L'an ó parlé, ils ont le «parlet». Mal du cou chez les petits enfants. L'an ó parlé, ils ont le «parlet».
parlémįn, s. m.  Discour Discours. I consèlè Manóèwe fajïé tui è į-an oun byo parlémįn ën patwé ó dzò da Féita-Djyo, le conseiller Emmanuel faisait chaque année un beau discours en patois le jour de la Fête-Dieu. Le mot «parlement» a ce sens en afr. et il s'entend encore pour « discours » en SR et dans quelques provinces de France.
parlémintą, v. n.  Parlementer, marchander, palabrer.  Parlementer, marchander, palabrer. Chon tòrdzò apréi parlémintą pé fou magajën, ils sont toujours à marchander dans les magasins.
parlōo, s. m.  Parleur. Parleur.
parowa, s. f.  Parole. Parole. L'è pa oun n-omó dé paŗówa, il n'est pas un homme de parole; can o-n-a balą a paŗówa, quand on a donné sa parole d'honneur... nó, nó chin dé paŗówa, nous sommes de parole.
parpįŗé (è), s. f. pl.  Cils et par ext. paupières. Cils et par ext. paupières. Ché di grouché parpįŗé, l'homme aux grands cils.
parsiawe, -ąwa, adj.  Partial. Partial.
parsiawéta, s. f.  Partialité. Partialité.
Part. pas., v. r.  Se rompre les reins. Se rompre les reins. Porta pa ha brota tsąrdze, to porį t'aréna pó a vya, ne porte pas cette grosse charge, tu pourrais te rompre les reins pour la vie.
partadjyę, v. a.  Partager. Partager. Partadjyę ó pan, couper le pain en deux moitiés; l'aïé djya granténé ky'i pare iré mò, ma l'an pye partadjyą óŗa, il y avait déjà un certain temps que leur père était mort, mais ils ont partagé seulement maintenant [le bien]; partadjyę w'éivwe, partager l'eau d'arrosage (cf. par-techyop).  V. r. Fran owéi ąvoue che partądzé i văe, juste là où la route bifurque.
partąnse, s. f.  Partance, sortie. Partance, sortie. Chon dé partąnse, ils sont sur le point de sortir.
partchya, s. f.  Lot. Lot. On appelle ainsi des lots de jardin que les Saviésans louent dans les environs de Sion. Nó partįn ba a partchya, nous allons dans le jardin loué à Sion.
partchyadzo, s. m.  Partage, partie d'un héritage Partage, partie d'un héritage. Can venyon ou partchyadzo, l'è adon kyè fan brote, c'est quand on partage l'héritage qu'on «fait vilain».
partechyou s. m.  Répartiteur. Répartiteur. Celui qui préside la répartition de l'eau d'arrosage du Torrent-Neuf. Il habite la Boutse, petite maisonnette située à l'endroit de partage de l'eau qu'on appelle tornyou. Ceux qui viennent prendre l'eau s'adressent à lui; lui seul a le droit d'ouvrir ou de fermer les écluses, à la Boutse même et plus loin au tornyou dé Mąeé. A Grimisuat, partichyou désigne l'endroit où les eaux du bisse sont divisées, pour la première fois, par des écluses.
partecolè, lęŗe, adj.  Privé. Privé. Adon i dzōo iré tó partecolè, alors la forêt était bien privé, partagée entre les particuliers.
partesepa Participer. v. tr.  Participer. v. tr. 
parti  v. n.  Partager. Partager. Aa amou parti, aller à la montagne partager les fromages (cf. arlouēe).
parti , v. n.  Partir. Partir. L'è parti chorda, il est parti au service militaire; chon parti chéé, ils sont partis faucher; partié patoflën patofląn ba ëncontre Chyoun, il descendait sur la route de Sion d'un pas lourd et chaloupé; l'è partite ba le vįndre ha ątse, c'est elle qui est descendue à la foire vendre cette vache; i chan parte e-n-éivwe, le sang se change en eau. Décider. L'è parti dinché, ça a été décidé comme cela.  Se dit d'une grande consommation d'un objet, d'une chose. Partié dé caé chën fason, il fallait des cahiers en abondance; í caféi é i chócró l'è dé tsó°"jé orįbló vwéŗó parte, c'est horrible combien on consomme de café et de sucre. || Abs. È-t-e byin parti? est-ce bien allé [le voyage]?
partie, s. f.  Parti (politique ou autre). Parti (politique ou autre).
partson, s. m.  Portion d'étable séparée par une c Portion d'étable séparée par une cloison. Nó fó°" aa référé ó partson di catson, il nous faut refaire la partie de l'étable réservée aux cochons.
partsóną, v. a.  Etablir des séparations dans une étable pour porcs, chèvres et moutons. Etablir des séparations dans une étable pour porcs, chèvres et moutons.
paŗyou, s. m.  Plane, outil de tonnelier et de charron. Plane, outil de tonnelier et de charron. Ne se rencontre que dans l'expression coutéi paŗyou-
pąse, s. m.  Pieu Pieu. I botchyó įŗe étatchyą ou pąse, le bœuf était attaché au pieu. Du lat. palus.
pasefié, v. a.  Réparer un dommage causé. Réparer un dommage causé. N'aíon chéeą trwa outre, ma n'ën pasefią chin, nous avions fauché au-delà [de notre pré], mais nous avons réparé cela.
pasète, s. m. Dim. de pąse.  Petit pieu. Petit pieu.
paskyé, conj.  Parce que. Parce que.Syn. plus usités: dé chin kyè, pó chin kyè.
pastele, s. f.  Pastille. Pastille.
pąta , s. f.  Patte. Patte. È păté dou tsate, dou tsën, les pattes du chat, du chien.
păta, s. f.  Chiffon. Chiffon. Va prįndé hé pâté pó porta ou patį, va prendre ces chiffons pour les porter au chiffonnier; afoblą ó di avwéi ona păta, affubler le doigt avec un chiffon; i păta di j-éijé, le torchon à vaisselle.
pāta, s. f.  Pâte. Pâte. Dé pāta pó féré oun flon, de la pâte pour faire un gâteau.
patacląn, s. m.  Bataclan, attirail quelconque. Bataclan, attirail quelconque. L'an pri tó ó patacląn é chon parti, ils ont pris tout leur bataclan et sont partis. 
patacląn, s. m.  Compresse. Compresse. Métré chou oun patacląn, appliquer une compresse.
pataclanāe, s. f.  Grande maison à beaucoup de ménages. Grande maison à beaucoup de ménages.
patąfló, s. m.  Toute sorte de choses: cataplasme, etc Toute sorte de choses: cataplasme, etc. Oun patąfló pó métré chou a man maāda, un cataplasme pour mettre sur la main malade.Fig. Prépara oun bon patąfló dé tsó°"jé pó déŗé a sti, préparer de nombreux arguments pour donner chapitre à celui-ci.-
patamóouwa, s. f. Fig.  Homme faible de caractère, facilement influençable; poule mouillée. Homme faible de caractère, facilement influençable; poule mouillée.
patatënpatatą , onomatopée. Patati, patata.  Patati, patata.
patchyóda, s. f.  Coup, patoche. Coup, patoche. To rechi ona patchyóda, tu reçois un coup.  Dérivé de păta .
pąte, s. m.  Chapelet. Chapelet. I perdou ó pâte a mè, j'ai perdu mon chapelet. || Pater. Préé oun pâte, dire un Pater.
patelą, s. f.  Contenu d'une patęle. Contenu d'une patęle. Ch'o-n-a pa tòrdzò dé grouché pateléi prèsté, chęrvé rin dé prįndé ché ovrį, si l'on n'a pas toujours de grosses bouteilles pleines de vin, il ne faut pas prendre cet ouvrier.
patęle, s. f.  Bouteille en bois, Bouteille en bois, ona patęle ryonda, une bouteille en bois à forme de tonnelet.
pateléta, s. f. Dim. de patęle.  Petite bouteille en bois. Petite bouteille en bois.
patën, s. m.  Patin. Patin.
patën, s. m.  Petit morceau d'étoffe. Petit morceau d'étoffe.  Prov. Pó féŗ'a parti è verowé fó°" fetchyę oun pi dé cha chou oun patën ródzó é acolį chin ën deri ën-ona crwijyą dé vāé é pa radą ąvwe va, pour faire disparaître les verrues, il faut mettre un peu de sel sur un morceau d'étoffe rouge et jeter cela derrière soi à une croisée de routes et ne pas regarder où cela tombe.
pateną , v. a.  Manier indiscrètement. Manier indiscrètement. Patęna pa méi hé proun-mé! ne manie plus ces prunes !
pateną , v. n.  Patiner. Patiner.
pateną, -nāé, adj.  Coloré, de différentes couleurs, Coloré, de différentes couleurs, ona ątse patenāé, une vache tachetée.
patené, s. m. Dim. de patën.  Tout petit morceau d'étoffe. Tout petit morceau d'étoffe.
patenou, -nouja.  Sans consistence, flétri. Sans consistence, flétri. De rècò patenou, du regain flétri.
patéŗon, s. m. pl.  Mets composé de pommes et de sang de cochon Mets composé de pommes et de sang de cochon. Le boudin n'était pas connu à la campagne. On cuisait le sang avec des tranches de pommes.
pătį, pătire, s. m. et f.  Chiffonnier, chiffonnière Chiffonnier, chiffonnière.  Mot fort répandu en SR.
patiflóou, s. m.  Homme lourdaud et traînard. Homme lourdaud et traînard. Béi kyè l'a a féré pé stè ó°"té ché grou patifló°", que peut-il bien traîner par ces coins ce gros lourdaud?
patįnta, s. f.  Patente. Patente.
patintą, v. a.  Patenter. Patenter.
pātó, s. m.  Pâtre. Pâtre. Ce mot désigne, d'une façon générale, chacun des hommes occupés sur l'alpe, en été. Il y en a 9: oun catsonį ou pòrtchyè, qui a le soin des cochons; tré patoŗën, préposés à la vaisselle; oun pątó dou grenį: soin du fromage, beurre, etc.; tré atseŗó°", y compris le métré pātó, pour la garde du troupeau. Le métré pātó ne trait pas, mais note les quantités de lait; le catsonį ne trait pas non plus. Il y a donc 7 pour la traite.
patoflën patofląn, onomatopée marche d'un paysan martelant la route d'un pas lourd et chaloupé. marche d'un paysan martelant la route d'un pas lourd et chaloupé.
păton, s. m.  Morceau de pâte Morceau de pâte. T'a a pāta wéi, pou-to pa cópą avwéi ó coutéi é féré è păton pó è breséi ? tu as la pâte là, ne peux-tu pas découper avec le couteau de petits morceaux et en faire des «patons» pour les bricelets? Gros rouleau de pâte pétrie. Dé păton cómin dé boriŗe, de gros rouleaux [de pâte] comme des barattes.
pătóną, v. a.  Pétrir. Pétrir. Pătóną ó pan, pétrir [la pâte pour] le pain; pătóną ó seŗvwe avwéi dé gra, pétrir la poix de cordonnier avec de la graisse.
pătóné, s. m. Dim. de păton.  Petit amas de pâte. Petit amas de pâte.
patoŗęcha, s. f.  Fromagère d'un alpage. Fromagère d'un alpage. Jusqu'au   début   de   ce siècle, c'étaient des femmes qui allaient à l'alpage faire l'office de fromagères. La garde du bétail était cependant confiée à deux hommes par alpage. Le mot patoŗécha est le féminin de pātó.
patoŗën, s. m. Dim. de pātó.  Petit pâtre. Petit pâtre. Cf. pātó
patoué, s. m.  Patois. Patois. I parlé ó bon patwé, il parle le vrai patois.
patrąca, s. f.  Patraque. Patraque. Ha patrąca dé róódzó, cette patraque d'horloge.  Fig. Personne maladive, à la santé usée: óŗa yó chéi prou é prou patrąca, maintenant je suis patraque au dernier degré.
patron , -ona, s. m. et f.  Chef d'une entreprise. Chef d'une entreprise. Ché patron cha chóŗvélę è j-ovrį, ce patron sait surveiller les ouvriers.
patron , -ona, s. m. et f.  Maître de la maison. Maître de la maison. I patron iré pa a mijon, le patron n'était pas à la maison
patron , -ona, s. m. et f.  Patron. Patron. I patron dé Chavyeje l'è chën Dzèrmąn, le patron de Savièse est saint Germain; chënte Catrįne l'è i pa-tróna dou pai, sainte Catherine est la patronne du Valais.  
patron, s. m   Patron, modèle. Patron, modèle.
patrónādzó Patronage. n. m. Patronage. I tsapawa dé Granwé l'è plachyāé chou ó patrónādzó da Chënte-Trinitéi, la chapelle de Granois est placée sous le patronage de la Sainte-Trinité. Lex. patron.
patrónāoue Patronale. Fête patronale. n. f. Patronale. Fête patronale. 28 māé, chën Dzèrman, patrónāwe dā perotse, 28 mai, saint Germain, patronale de la paroisse.
pątse, s. f.  Pacte, contrat. Pacte, contrat. Prov: ā mò é ou maryądzó ron tôt'è pątsé, par la mort et le mariage sont rompus tous les contrats.  
pątse, s. f.  Plaisir, goût, bonheur. Plaisir, goût, bonheur. Can l'è ba wéi i tsate, l'è cha pątse, quand le chat est là, c'est son bonheur.
patséé, v. n.  Faire un accord et le sceller originairement par une poignée de main. Faire un accord et le sceller originairement par une poignée de main. Fó°" byin chai chin ky'oun n-ou deeąn kyè patséé, il faut bien savoir ce qu'on veut avant de ratifier une convention. V. a. Arrêter, s'assurer qqch., se réserver. N'ën patséą oun peti tsate ba é fou dé Wédjyè, nous nous sommes réservé un petit chat chez les Léger.
pątsó, s. m.  Pacte, contrat. Pacte, contrat. Féré pątsó avwéi cācoun, faire un contrat avec quelqu'un.
pavyą , s. f.  Endroit pavé. Endroit pavé. Kyënta brota pavyą wéi damou Mountèlè, quel vilain chemin pavé au-dessus de Montélier!
pavyą , v. a.  Paver. Paver. N'ën fornį dé pavyą ché tró, nó pavyeŗįn a réista o-n-ātr'an, nous avons fini de paver ce bout, nous paverons le reste une autre année.
pawą , s. f.  Pelletée. Pelletée. Dé groŭché pawéi dé têra, de grosses pelletées de terre.
pawą , v. n. et a.  Manier la pelle; déblayer ou enlever. Manier la pelle; déblayer ou enlever. To, to crouje déeąn ëntó ó petsāa é eó paweri a têra apréi, toi, tu creuses devant avec la pioche, et moi je sortirai la terre avec la pelle, après.
pāwa, s. f.  Pelle. Pelle. Cha pa ënpléè a pāwa, il ne sait pas se servir de la pelle.
pawāe, s. f.  Pelletée Pelletée. Syn. de pawą  avec l'idée d'un travail continu.
pawantse Bille de bois allongée, de forme cylindrique, utilisée pour boucher les étangs. Il y en avait deux pour chaque étang. Syn. épéon.  Bille de bois allongée, de forme cylindrique, utilisée pour boucher les étangs. Il y en avait deux pour chaque étang. Syn. épéon. 
pawąntse, s. f.  Pièce de bois arrondie qui sert à presser le foin ou les gerbes sur un char Pièce de bois arrondie qui sert à presser le foin ou les gerbes sur un char; elle s'accroche à la petite échelle sur le devant et au treuil, par des cordes, sur l'arrière. Il Pièce de bois avec laquelle on fait tourner la vis du pressoir. I pawąntse dou fêe, barre de fer servant de levier. |Į Du lat. pop. palanca, bâton de portefaix.
pawantséta, s. f. Dim. de pawąntse.  Petite «palanche». Petite «palanche».
pawantson, s. m. Dérivé de pawąntse. Fort bâton. Fort bâton. Chin l'è i pawąntson pó pitą a mąpa, c'est le bâton pour battre le chanvre.
pawé, s. m.  Pierre plate et arrondie dont on se sert pour jouer au palet. Pierre plate et arrondie dont on se sert pour jouer au palet. I paoué. a mè l'è a bòkye chou ó bóo, mon palet est à cheval sur le but.  Par ext. Grosse pierre plate. Oun racāa a pawé, une grange à blé bâtie sur de grosses pierres plates et rondes pour empêcher les souris d'y monter.
pawën, s. m.  Echalas Echalas. È melŏo pawën chon fou kyè chon fé avwéi ó ró dé wārje, les meilleurs échalas sont faits avec l'aubier du mélèze.
paweną, v. a.  Echalasser. Echalasser. N'ën tó pawena dé nouwó è venye dé Ouëntęna, nous avons renouvelé tous les échalas des vignes de Lentine.
pawęta , s. f.  Abécédaire, alphabet. Abécédaire, alphabet. O-n-onda è pawété l'aïon pa dé pótréi, óŗa oun vi rin kyè de béitchyé é d'ātré brotchyą, autrefois les abécédaires n'avaient pas d'images, maintenant on n'y voit que des animaux et d'autres bêtises. || Palette, en ce sens, est SR et savoyard. On le trouve déjà dans un texte de Fribourg de 1424. Originairement on collait l'alphabet sur une «palette» de porc. Cf. Pierreh. 405 et FEW 7, 478.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Aube d'une roue de moulin Aube d'une roue de moulin
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Nom de deux longs bâtons surmontés d'un cadre ovale qu'on portait autrefois à la procession du dimanche.  Nom de deux longs bâtons surmontés d'un cadre ovale qu'on portait autrefois à la procession du dimanche. 
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Paleron, omoplate. Paleron, omoplate. È pawété dou catson, les palerons du porc.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Palette de marqueur, pour indiquer au tireur le point exact où il a logé sa balle dans la cible. Palette de marqueur, pour indiquer au tireur le point exact où il a logé sa balle dans la cible.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Partie du métier de tisserand. Partie du métier de tisserand.
pawéta , s. f. Dim. de pāwa Petite pelle. Petite pelle.  Nom des deux leviers qui font tourner le petit treuil placé horizontalement à l'arrière d'un char.  
pawétó, s. m.  Veste, habit. Veste, habit. Vwąrda pye ó pawétó, i fé pa tan tsa, garde donc ta veste, il ne fait pas si chaud.  Le complet du paysan se compose du pawétó, paletot, du dzepon, gilet, et des pantaon, le pantalon.
pé, per, pé, pé (= pé è), per, prép.  Par. Par. L'è resta pé mêįn, il est resté dans les mayens; pé mijon, à la maison; peŗ-ënkyé, par-ici; fouŗa per léi, là-dehors; ënkye pé è'paijąn, ici chez les paysans; n'ën pri chin per mitin, nous avons pris cela par moitié; enį amou di pé Chyoun, monter de Sion; pa méi dé chócró pé mótęi, plus de sucre en morceaux. Par suivi d'un adverbe: par-dedans, par-dehors, par-dessus, par-ici, par-là, etc., s'emploie souvent en SR d'une façon expletive, quand l'adverbe pourrait suffire. De même devant une préposition: par chez, par derrière. || Par, avec un nom de lieu, équivaut à: à, dans. Quoi de neuf par Savièse?
pębló, -bla, s. m. et f.  Nigaud, nigaude. Il Homme ou femme de peu de valeur morale. Nigaud, nigaude. Il Homme ou femme de peu de valeur morale.
peca , v. a.  Manger, en parlant du bétail. Manger, en parlant du bétail. È béitchyé pęcon pa ha êrba, le bétail ne mange pas cette herbe; í mówé pękye prou ó maŗé, le mulet mange bien [l'herbe] du marais; n'ën peca w'êrba dé fortin, n'aŗin pa vwéŗó a chéé, nous avons sorti le bétail au printemps, il n'y aura pas beaucoup à faucher. Se dit aussi des gens qui mangent leur bien ou mangent gloutonnement. L'a tó peca choun avwée, il a mangé tout son avoir; n'aïon balą a mëndjyę pó dó°" é bin l'a tó peca, nous lui avions donné à manger comme pour deux, eh bien! il a tout avalé. V.r. Se manger. 
peca , v. a.  Manger. Manger. Prov. Dé có°" che wétson, dé có°" che pęcon, parfois ils se lèchent, parfois ils s'entre-déchirent; che pęcon ó prófyę è j-oun i j-ātró, ils se mangent le bénéfice les uns les autres; chin ky'oun róbé profitse rin, fé ouncó a peca a réista, ce qu'on vole ne profite pas, cela fait encore manger ce que vous avez en propre.Subst. I ątse ache ba ó peca, la vache cesse de manger, perd l'appétit; nó trouéŗin oun bou é dé peca ba mijon, nous trouverons une étable et de la pâture chez nous.
peca , v. a.  Terme de tricotage. Fermer ou terminer un bas en diminuant les mailles. Terme de tricotage. Fermer ou terminer un bas en diminuant les mailles.
pecabacon, s. m.  Mange-lard. Mange-lard.
pecabën, s. m.  Celui qui mange son bien. Celui qui mange son bien.
pecabó°", s. m.  Pic, spec, la petite épeiche, ou petit pic brun. Pic, spec, la petite épeiche, ou petit pic brun. È pecabó°" arąpon iną pé è j-ąbró cómin è raté, les pics grimpent le long des arbres comme les souris.
pecacheŗi, s. f.  Coup de bec, mot piquant. Coup de bec, mot piquant. Nó n'aïon dé pecacheŗi, nous, nous faisions des taquineries. Syn. forgacheŗi.
pecachye, v. a.  Donner des coups de bec. Donner des coups de bec. V. r. Che chon pecachyą avwéi Oujyéne, ils se sont donné des coups de bec avec Eugène.
pecamêrda, s. m.  Mangeur d'ordures Mangeur d'ordures.Syn. de bòrdon, en parlant du bousier.
pecamókyeŗéi, s. m.  Morveux. Morveux.
pécąnye, s. f.  Saleté. Saleté.
pecapąle, s. m.  Mangeur de paille. Mangeur de paille.
pecapowįnta, s. m.  Mangeur de polenta. Mangeur de polenta.
pecarāva, s. m.  Mangeur de raves. Mangeur de raves.
pecató, s. m.  Celui qui mange tout son bien. Celui qui mange tout son bien. Chon rin kyè dé pecató, ce sont de purs dissipateurs.
pecatrepą, s. m.  Mangeur de tripes.  Sobriquet des Saviésans. Mangeur de tripes.  Sobriquet des Saviésans.
pécavi, s. m.  Remords de conscience. Remords de conscience. Balle dabó rin kyè tré fran pè dzò é pwe l'a jou ó pécavi, di adon l'a balą cątró fran, il ne donnait d'abord que trois francs par jour, puis il s'en est repenti: depuis il a donné quatre francs. Mot latin tiré du Confiteor.
pêché, -chéta, adj. et s. m. et f. Dim. de pêe.  Petit bleu, petite bleue. Petit bleu, petite bleue. Dé petite prounmé pêchété, de petites prunes bleues. Dzôjé ché porté ouncó byin, ma Fransi l'è oun pó°"ŗó peti pêche, Joseph se porte assez bien, mais François est un pauvre petit fluet.  S. f. ona pêchęta, petit oiseau des chènevières: la mésange bleue.
pêche, s. f.  Perce. Perce. Métré ó vën ën pêche, mettre le vin en perce; i vën l'è pa ën pêche, le vin n'est pas en perce.
Pêcheta  s.f. mésange bleue , petit oiseau des chènevières mésange bleue , petit oiseau des chènevières
Pêcheta  s.f. mésange bleue , petit oiseau des chènevières mésange bleue , petit oiseau des chènevières
pechó, s. m.  Cascade. Cascade.
péchon, s. m.  Poisson. Poisson.
pechoni Pêcheur Pêcheur.n. m.  Prov. Trinta dzoeou, trinta pechoni é trinta tsasyou fan nonanta gou, trente joueurs, trente pêcheurs et trente chasseurs font nonante gueux,
pechōo, s. m.  Pécheur. Pécheur. Nó į-ātró pó°"ŗó pechōo, nous autres pauvres pécheurs.
pechótą, v. n.  Tomber en cascade, faire le bruit des cascades. Tomber en cascade, faire le bruit des cascades. L'è tan enou dé plodze ky'oun vi pèrtó pechótą w'éivwe, il est tombé tant de pluie qu'on voit partout des cascades; avwijó pechótą è j-étéwāa, j'entends le bruit de l'eau qui tombe du toit.
péclachye, v. n.  Loqueter, tirailler le loquet pour ouvrir une porte Loqueter, tirailler le loquet pour ouvrir une porte: ën péclachįn pó aa derën ou tsawé, en faisant des efforts autour de la serrure pour entrer dans le chalet.
péclé, s. m.  Targette, poucier. Targette, poucier.
pécló, s. m.  Loquet. Loquet. Pó ferma a porta dou piló, è paijan fan rin kyè terye fouŗa ó pécló, pour fermer la porte de la chambre, les paysans se contentent de sortir le loquet. I pécló da fenéitra, la clenche de la fenêtre.
pecó, s. m.  Tache. Tache. Ché winswe l'è plin dé peca' róché, ce drap de lit est plein de taches rousses. || Petite moucheture,  petit  point.  L'a  dé pecó pé dzó°"té di ha maadį, il a des taches sur les joues depuis cette maladie.Picot en ce sens est SR.
pecóchą, -ąé, adj.  Marqué de petites taches, moucheté, à pois Marqué de petites taches, moucheté, à pois. L'è tó pecóchą róché pé a fąse, il a le visage tout moucheté de roux.
pecóną, -ąé, adj.  Marqué de pecó, de taches, de petites mouchetures. Marqué de pecó, de taches, de petites mouchetures.  Syn. pecóchą.
pecóną, v. a.  Donner des coups de bec. Donner des coups de bec. Che chon pecóną é che chon apelą, ils se sont donné des coups de bec et se sont empoignés.  Syn. pécachyę, fordjyę.
pecótą, -ąé, adj.  Marqué de pecó. Picoté. Marqué de pecó. Picoté. Syn. de pecóną
pecótą, v. a.  Manger, en parlant des poules. Manger, en parlant des poules.
pecówé, s. m. Dim. de pecó.  Petite tache. Petite tache.
pecówéta.  Terme du jeu de la garde. Terme du jeu de la garde. Cf. botën
pedou, -ja, adj.  Qui est enclin à la pitié, compatissant. Qui est enclin à la pitié, compatissant.  Prov. I meŗesën pedou rin ó maadó bwitou, le médecin [trop] compatissant rend le malade boiteux.
pédre, v. a.  Perdre. Perdre. Fér'a pédre, faire perdre, en parlant de quelqu'un qui ne peut payer ses dettes; ha róba l'a ouncó rin perdou ó nouó, cette robe n'a point encore perdu l'apparence du neuf. || Oublier. L'a rin perdou (ou deperdou) ó patwę, il n'a pas oublié le patois. || V. r. S'égarer. Ché chon perdou amou pé hé mountąnyé, ils se sont égarés dans ces montagnes. || Part, passé: perdou, pèrdwąé; è j-oun chon chówą, è j-ątró chon perdou, les uns sont sauvés, les autres sont damnés.
pedrį, s f  Perdrix. Perdrix. || A Grim.: pedré, s. m.
pèdzon, s. m.  Poix du sapin blanc appelé vouānyó. Poix du sapin blanc appelé vouānyó.
pêe, pęcha, adj.  Bleu, pers Bleu, pers. L'a è j'we fën pêe, il a les yeux tout bleus. Pêe dé fan, dé mijéŗé, pâle de faim, de misère.
péeąche, s. f.  Poix. Poix.
péHchyó Abruti. n. m.  Abruti. n. m. 
péi, s. f.  Peau. Peau. L'a rin ky'a péi é è j-ó°"ché, il n'a que la peau et les os. Che mętr'ën péi dé tsate, se mettre en peine, en frais (litt, en peau de chat).
péiné, s. f. pl.  Les deux poutres parallèles au faîtage qui reçoivent les chevrons, pannes. Les deux poutres parallèles au faîtage qui reçoivent les chevrons, pannes.
péinó, s. m. ord. pl.  Bouts de fil qui sortent de la toile grossière. Bouts de fil qui sortent de la toile grossière.
péiŗe, s. m.  Prêtre d'un ordre religieux. Prêtre d'un ordre religieux. L'è i péiŗe Andréi kyè l'a prèdjyą,- c'est le Père André qui a prêché.
péiwa, s. f.  Poêle. Poêle. Cākyè cocon derën a péiwa chon dri preste, quelques œufs dans la poêle sont tout de suite prêts.
péiwą, s. f.  Contenu d'une poêle, poêlée. Contenu d'une poêle, poêlée. L'aïó jostamin chou ó fwa ona bóna péiwa dé caféi, j'avais justement sur le feu une bonne poêlée de café.
péiwéta, s. f. Dim. de péiwa.  Petite poêle. Petite poêle. Ha péiwéta l'è ijyāé can o-n-è prêcha, cette petite poêle est commode quand on est pressé. || Afr. paelete, paele, pelé.
péja, v. a.  Peser, Peser, óŗa pijon ó pan amou a bówindzeŗį, maintenant on pèse le pain à la boulangerie. || V. r. Che chon péja ba ā gāŗa, ils se sont pesés à la gare. |Į V. n. Ché crwéi peti pijé pa méi ky'ona pãle, ce pauvre petit ne pèse pas plus qu'une paille; í brįnta pijé chou è j-étchyéblé dótąa, la brante pèse sur les épaules le soir.
pèjądzó, s. m.  Pesage. Pesage.
pèjąn, -ta, adj.  Pesant, lourd. Pesant, lourd.
pèjantchyou, s. f.  Pesanteur. Pesanteur. Chįntó ona pèjantchyou chou w'estoma, je sens une lourdeur d'estomac.
péjéi, s. m.  Gousse de haricot. Gousse de haricot.
pękye , s. m.  Pique, brouillerie. Pique, brouillerie. L'a oun pękye contré nó, il est brouillé avec nous.
pękye, s. m.  Pic. Pic. I métra di manouré l'a de kyè falïé prinde ó pękye, le maître des corvées a dit de prendre le pic.Terme du jeu de carte: w'ache dé pękye, l'as de pique.
pekyé, s. m.  Etape, Etape, ën venyin ënséi l'a rochį i promyé pekyé i vwéādzó, au retour la première étape du voyage lui a bien réussi (s'est passée sans encombre).
pekyèta, s. f.  Vin fabriqué mauvais vin Vin fabriqué mauvais vin. Bąlon rin mèi dé bon vën i j-ovrį, bąlon rin kyè dé pekyèta, on ne donne plus de vin véritable aux ouvriers, on ne leur donne que de la piquette.
pekyewën, s. m.  Membre viril, dans le langage des enfants. Membre viril, dans le langage des enfants.
pekyin, -įnta, adj.  Amer, piquant. Amer, piquant. Dé vën pekyin, du vin piquant.
peléi, s. m.  Enveloppe verte de la noix: Enveloppe verte de la noix: è peléi di nwé.
pelouwa, s. f.  Pilule. Pilule.
péna , s. f.  Panne, graisse du ventre du porc. Panne, graisse du ventre du porc.
péna, s. f.  Petite porte du tonneau. Petite porte du tonneau.
pëndzon, s. m.  Pinson. Pinson. Dromį cóm' oun pëndzon, dormir comme un pinson, c.-à-d. calmement.
penéi s. m.  Prêle (Equisetum arvense). Prêle (Equisetum arvense).
penéta, s. f.  Ecorce de branche d'arbre ou d'arbuste avec laquelle les enfants font une espèce de fifre, épinette. Ecorce de branche d'arbre ou d'arbuste avec laquelle les enfants font une espèce de fifre, épinette.
pénétįnse, s. f.  Punition, pénitence Punition, pénitence. I rèjyąn wi a balą 'na pénétinse, le régent lui a donné une punition; l'è itą ën pénétįnse vwi tó ó tin dé w'écó°"wa, il a été en pénitence aujourd'hui pendant toute la leçon.
pëngį, s. m.  Etui pour conserver les épingles, aiguilles, plumes. || Fig. Homme de nulle valeur. Etui pour conserver les épingles, aiguilles, plumes. || Fig. Homme de nulle valeur.
pëngyelon, s. m  Pendant d'oreille. Pendant d'oreille. Pëngyelon di dzenelé, double appendice que les poules portent sous le cou.-
pën-niblamin, adv.  Péniblement. Péniblement.
pën-nibló, -bla, adj.  Pénible. Pénible. È traó da caŗįma pé è vęnyé chon pën-nibló, les travaux des vignes en carême sont pénibles.
pënpenyęŗe, s. f.  Pépinière. Pépinière.
pënpyotéŗó, s. m.  Trayon. Trayon. Ce mot n'est guère usité que dans la devinette citée s. v. ávwijéŗó.
Pënpyówé blan Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.) Germandrée des montagnes (Teucrium montanum L.)
Pënpyówé blan Serpolet Serpolet
Pënpyówé blan  Thym blanc.  Germandrée des montagnes (Teucrium montanum) ( ! et non serpolet). Thym blanc.  Germandrée des montagnes (Teucrium montanum) ( ! et non serpolet).
Pënpyówé ródzó Thym rouge, thym sauvage  {Thymus serpyllum).   Thym rouge, thym sauvage  {Thymus serpyllum).  
pënpyówé, s. m.  Thym sauvage Thym sauvage
pënta, s. f.  Cabaret, auberge, pinte, débit de vin. Cabaret, auberge, pinte, débit de vin. Teni pënta, tenir un , débit de vin; ganyon fôo chou a pënta, ils gagnent fort sur la pinte; di kyè l'an cóminsyą chin van dé pënt'ën pënta, depuis qu'ils ont commencé, ils vont de pinte en pinte.
pëntchyè, -ère, s. m. et f.  Celui, celle qui a un débit de vin. Celui, celle qui a un débit de vin.
pente, s. m.  Peintre. Peintre. Chavyeje l'è oun pai rètsasyą di pęnté, Savièse est un pays chéri des peintres.
pëntoŗa, s. f.  Couleur pour peindre. Couleur pour peindre.
pëntorlora Peinturlurer.v. tr.  Lex, ënpënta. repënta. Peinturlurer.v. tr.  Lex, ënpënta. repënta.
penyę, v. a.  Peigner. Peigner. Penye a téita, peigner les cheveux; penyę a tsaŗą, peigner la  charretée de foin, c.-à-d. passer un râteau de haut en bas, de chaque, côté du char, afin d'enlever tout ce qui ne tient pas ferme, pour que rien ne se perde en route et pour donner une bonne façon au char; penyę a tétse dou fin, peigner le tas de foin en grange; penyę ó mwatson, peigner le tas de foin [sur le pré].
penyęi, s. f.  Débris qui restent au peigne du chanvre ou au râteau. Débris qui restent au peigne du chanvre ou au râteau.
penyéta, s. f.  Petite scie. Petite scie.
pęnyó, s. m.  Peigne. Peigne. Oun pęnyó dé òton, un peigne en laiton. || Traverse du râteau munie des dents. Ë pęnyó (plur.): partie du métier à tisser.
penyofe, s. v.  Voyou. Voyou.
penyótą, v. a.  Enlever petit à petit. Enlever petit à petit.Penyótą è peóté dou bōró, enlever des parcelles à une motte de beurre.
peòta, s. f.  Boule, Boule, ona peòta dé ni, une boule de neige; ona peòta dé bōró, une motte dé beurre.
peótą, v. a.  Faire et jeter des boules de neige à quelqu'un. Faire et jeter des boules de neige à quelqu'un. Nó ó t'in peótą dé ni tin kyè l'a falou che catchyę, nous lui avons jeté des boules de neige jusqu'à ce qu'il ait dû se cacher. V. r. Dri en chortin dé w'écó°"wa chouton chou a ni é che peóton, aussitôt sortis de l'école, ils se jettent sur la neige et se lancent des boules.
peóton Peloton, petite pelote Peloton, petite pelote.n. m.  Oun peóton dé fi, un peloton de fil.  Oun peóton dé grènadjyè à Fé'ta-Djyo, un peloton de grenadiers à la Fête-Dieu. Lex. peóta ,  peótą ,  peótson.
peótson, s. m.  Gros flocons. Gros flocons. Venyïé dé peótson dé ni, il neigeait à gros flocons. Il Syn. cótson
peou, peouja, adj.  Poilu. Poilu. Kyënta cąvwa peouja l'a ché tsate! quelle queue poilue a ce chat!  ona proun-ma peouja, une pêche.  Par extens. Se dit de ce qui n'est pas bien tondu, fauché: iré tan peou sti an ché pra, l'an jou prou crwéi chéeą, ce pré était si «poilu» cette année, on l'a si mal fauché. Fig. Se dit de qqch. de grossier. Dé méchondzé peoujé (syn. droblįŗé), des mensonges «pommés».
peoujyè, s. m.  Pêcher. Pêcher.
peowa, s. f.  Etincelle. Etincelle. Oun vi chorti fouŗa è peowe pé a borne, on voit sortir les étincelles par la cheminée; fotïé dé peowe fouŗa pé górdze, il jetait des étincelles par la bouche (se dit de quelqu'un qui est très fâché).
peowę, s. f.  Etincellement. Etincellement.
pēra, s. f.  Pierre Pierre, ona pēra dé mowën, une pierre de moulin; ona pēra dé fornéi, une pierre ollaire; i pēra dou vën, tartre formé par le vin dans les tonneaux. Les paysans croient aussi que les buveurs attrapent cette pierre dans l'estomac et que, si on ne boit plus, cette pierre venant à se détacher, la santé en est gravement atteinte.  I maadį da pēra, la maladie de la pierre (la rage de construire). Fig. È Chavyejąn l'an a maadį da pēra: caboutsóną é caboutsóną, fan rin ky'ó cadran é pouon pa méi, les Saviésans ont la maladie de la pierre: bâtir, bâtir: ils ne font que les quatre murs et n'en peuvent plus.
përalâe Chute de pierres dans un dévaloir, éboulement dans un pierrier. n. f. Chute de pierres dans un dévaloir, éboulement dans un pierrier. Lex, Pf m, perire (vok peride) peraläe (cri).
peraląe, s. f.  Cri Cri. Fajïé de peraléi, il poussait des cris.
përale v. intr. Ebouler, en parlant des chutes de pierres après un orage. Lex. perate (crier). v. intr. Ebouler, en parlant des chutes de pierres après un orage. Lex. perate (crier).
peralę, v. n.  Crier. Crier.
pèrchin, -chinta, adj.  Perçant. Perçant. Dé j-we pèrchin, des yeux perçants.
perchįvre, v. a.  Percevoir, apercevoir, entendre. Percevoir, apercevoir, entendre. Oun perchi pa 'na dzin,on n'aperçoit personne; ó t'éi tsasyą grantin ma i pa perchyou oun motson, je l'ai cherché longtemps, mais je n'ai pas aperçu un «bout». Le mot se confond souvent avec aperchivre, qui a le sens d'apercevoir.
pèrchorele, s. m.  Perce-oreille, forficule Perce-oreille, forficule. È perchorele ó plo kyè ché tenyon l'è pé ó bla, les perce-oreilles vivent de préférence dans le blé.
pèrchótą, v. a.  Percer de petits trous. Percer de petits trous.
pèrchyāé, s. f.  Percée. Percée. I pèrchyāé dou Prabéi, la percée du Prabé.
pèrchyę, v. a.  Percer, Percer, pèrchyę ó tóeó, percer, forer le tuyau.  Fig. Fou j-infan nó pèrchon è j-oŗęle, ces enfants nous percent les oreilles. || V. n. Chowe l'a pa pochou pèrchyę vwi, le soleil n'a pas pu percer aujourd'hui; i mawąn l'a pèrchyą ŗa, l'abcès a enfin crevé.
pêrda, s. f.  Perte. Perte. N'ën fé 'na groucha pêrda, nous avons fait une grosse perte.  Che fòtré ën pêrda, désespérer  Fòtré ën pêrda, jeter [loin] quelque chose; féré pêrda i j-ātró, faire perdre aux autres; nó chin ën pêrda, on nous a fait du tort.
pêrdesyon, s. f.  Perdition. Perdition.
pèrdįn, -įnta, s. m. et f.  Perdant. Au jeu de paume, le parti qui reçoit la boule. Perdant. Au jeu de paume, le parti qui reçoit la boule.
pèrdon, s. m.  Pardon. Pardon. Démanda pèrdon, demander pardon.
pèrdóną, v. a.  Pardonner. Pardonner. Rwi pèrdónó pa, je ne lui pardonne pas; ky'i boun Djyo rlwi pèrdóne, que Dieu lui pardonne. V. r. Pouwon pa che pèrdóną, ils ne peuvent se pardonner.
pèrdónābló, -bla, adj.  Pardonnable. Pardonnable.Supportable. Can o-n-a pa ma i có°"té pó tochį, l'è ouncó pèrdónābló, quand on n'a pas mal aux côtes et qu'il faut tousser, c'est encore supportable.
perdou,   pèrdouāe,    adj.     Perdu.   Damné Perdu.   Damné
père venéta  Epine-vinette {Berberis vulgaris L.). n. f. Epine-vinette {Berberis vulgaris L.). Syn. pan d'anó, ró°ujéta. 
përe venéta. Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), Epine-vinette {Berberis vulgaris L.),
perèta,  s. f.  Dim. de  pera Petite pierre.    Petite pierre.   
pèrfonsye  v. intr. Insister. Syn. tinpéta.  v. intr. Insister. Syn. tinpéta. 
pèrfoué  Foie n. m. Foie. Syn. fédzó. 
pèrgata Caillette de veau. V. Aryè/e. n. f. Caillette de veau. V. Aryè/e.
pergatwéró Purgatoire. n. m. Purgatoire. Éj-âmé dou pergatwéró, les âmes du purgatoire, 
perijéi, s. m.  Périgée. Périgée. Prov. Fó°" rin planta chou ó perijéi fé péri, il ne faut rien planter sous le périgée, cela fait [tout] périr; fó°" pa tale chou ó perijéi, atramįn pęŗe, il ne faut pas tailler sous le périgée, sinon cela périra.  .   
Periŗe Pierraille, étendue de pierre. Fr. rég. pierrier.A periŗe dé Vįsé : le pierrier de Visse . Var.peride.  Tumeur qui se forme lorsque l'on est guéri d'une maladie infectieuse et qui s'en va par la suite. Pierraille, étendue de pierre. Fr. rég. pierrier.A periŗe dé Vįsé : le pierrier de Visse . Var.peride.  Tumeur qui se forme lorsque l'on est guéri d'une maladie infectieuse et qui s'en va par la suite.
periŗe, s. f.  Endroit renfermant beaucoup de cailloux Endroit renfermant beaucoup de cailloux. Le mot n'a pas le sens de «carrière de pierres» ni de «tas de pierres dans la campagne».
perjistą, v. n.  Persister.  Persister. 
pèrlewēŗa, s. f.  Femme grimaçante, méchante Femme grimaçante, méchante, ona brota pèrlewēŗa,ona kyè fé prou dé brote mené, brālé prou é prou,  une vilaine femme,  une qui fait beaucoup de vilaines grimaces, qui crie sans arrêt
permesyon, s. f.  Permission. Permission.
pèrmętre, v. a.  Permettre. Permettre.  È-te don pèrmé, est-ce possible?       
pèrmętre, v. a.  Permettre.  Permettre. 
pèrninsyę,v. a.  Perdre. Perdre. L'a pèrninsyą tui è j-oti, il a égaré tous les outils.
péro°" Poire. Terme plus employé autrefois que prevoui.  n. m. Poire. Terme plus employé autrefois que prevoui. 
pèrókyé, s. m.  Perroquet. Perroquet.
perotse, s. f.  Paroisse. Paroisse. L'anc. fr. a des formes très voisines: parosse, parosche, barroche, etc. (XIIIe s. ).
perotsën, s. m.  Paroissien. Paroissien. È perotsën dé Chavyeje, les paroissiens de Savièse.
perou, -ouje, adj.  Pierreux. Pierreux. È mountąnyé chon pa tan peroujé cómin pé la  , les montagnes n'y sont pas aussi pierreuses que par ici.
peŗoun, pron. ind.  Chacun. Chacun. N'ën falou paeé dó°" fran peŗoun, nous avons dû payer deux francs chacun; l'an tsecoun peŗoun oun berni, chacun a sa faux.
persecousyon,   s. f.    Poursuite,  tourment. Poursuite,  tourment.
persecoutą, v. a.  Tourmenter, persécuter. Tourmenter, persécuter.  M'a persecoutą tin ky'i de còwe, il m'a tourmenté jusqu'à ce que je lui ai dit oui.
persecoutōo, s. m.  Persécuteur. Persécuteur.
persévéra, v. n.  Persévérer Persévérer
pertënchi, -chïa, adj.  Printanier. Printanier. Dé prevwį pertënchi, des poires printanières; ona ątse pertënchïa, une vache qui fait le veau avant Noël et qui a «pris le bœuf» tôt au printemps ; c' est le contraire de la vache tardïa. Absol. ona pertënchïa, une vache «printanière».
pêrtin, s. m.  Divertissement inutile. Divertissement inutile. Chën 'ŗa l'è adri oun pêrtin, cela c'est vraiment un «perd-temps».
pèrtindre,   v. a.    Attendre,   espérer. Attendre,   espérer. Pèrtindíon   kyè   foŗi   tòrną   ouncóŗ'oun, ils attendaient qu'il leur arrivât encore un [enfant]; n'ën pa a pèrtindre dé byo tin sti an, nous n'avons à espérer de beau temps cette année. V. r. Se croire. L'è ona kyè che pêrtin rętse, c'est une qui se croit riche.
pèrtinsyon, s. f.  Espérance, attente. Espérance, attente. Vivre dé pèrtinsyon, oun pou moŗį ën cakyįn, en vivant dans l'espérance [d'hériter], on peut mourir en faisant ses besoins.
pèrtó, ad.v.  Partout Partout. Pèrtó acó°", partout à la fois.  Prov. È pēré chon douŗé pèrtó, partout les pierres sont dures.
pêrtse,  s. f.    Perche. Perche.  Dev.  Tsï ou pwën ma pa ou piló? - i pęrtse déeąn è fénéitré, tient dans le poing, mais pas dans la chambre? - la perche devant les fenêtres.
pêrtséta, s. f. Dim. de pêrtse.  Petite perche. Petite perche.
pęskyè , adv.  Presque. Presque. L'è pęskyè plin, c'est presque rempli. Puisque.     
pęskyè , conj.  Presque Presque.Pęskyè to fé brote dinché, to réistéŗéi ënkye, puisque tu es méchant comme cela, tu ne sortiras pas.
pesta, s. f.  Peste Peste.Par ext. Personne désagréable.Ha pesta d'infąn! cette peste d'enfant!
péstéŗą, s. f.  Peste, épidémie; chose ennuyeuse. Peste, épidémie; chose ennuyeuse.  L'è ona péstéŗą chin,can l'an ën téita dé parti, c'est une chose ennuyeuse, quand ils ont en tête d'émigrer.
pétą Mourir. Mourir.
péta, v. n.  Péter.  Partir rapidement Péter.  Partir rapidement. Péta ba en ché rlwa, descendre rapidement en ce lieu.
pétāa, s. m.  Branche de sureau vidée Branche de sureau vidée que les enfants chargent avec du papier ou de petits fruits; au moyen d'un morceau de bois qu'ils enfoncent dans le trou, ils produisent des détonations; pétard.Fig. Oun vyou pétāa, terme de mépris à l'adresse d'un misérable vieux.
pétāé, s. f.  Bruit, détonation, craquement Bruit, détonation, craquement.Grande quantité, grande masse, ona pétāé dé pómé, une énorme quantité de pommes.Coup. Bale 'na pétāé a fou bòrdon, administrer un coup à ces étourdis. Il Syn. bertën-nāe, sinla.
pétafoua, s. m.  Plante dont on jette les graines au feu et qui pètent. Plante dont on jette les graines au feu et qui pètent. C'est le petit colchique des mayens (Colchicum alpinum).
pétchya, s. m.  Péché. Péché. Foŗi oun pétchya dé bale a charitéi a dé piŗiįou dinché, ce serait un péché que de faire l'aumône à de tels paresseux!
petchyę, v. a.  Piocher légèrement, piquer Piocher légèrement, piquer. Petchyę è pómètêré, « piquer» les pommes de terre.
petchyou, s. m.  Petit. Petit. Oun petchyou, un petit enfant.
pète dé ou  loc.nom. Vesse-de-loup Vesse-de-loup
péte, s. m.  Pet Pet
pétéfouą, s. m.  Homme colérique. Homme colérique.
pétéi, s. m.  Ne se rencontre que dans l'expression pan pétéi, pain fait avec le marc de noix. Ne se rencontre que dans l'expression pan pétéi, pain fait avec le marc de noix. Pierreh. s. v. pété, jadis pétel, pain de noix, marc ou tourteau de noix.
pétéréi, s. m Motocyclette. Motocyclette.
pétéréi, s. m.  Péteux. Péteux. T'éi oun brote pétéréi, tu es un vilain péteux. Partie inférieure et postérieure du corps humain. Dev. Djye kyè teryon, sën kyè retęnyon, įaméi ë-n-éta d'arówa ina ā mountanye dou pétèŗéi? - can méton è tsouson. Dix qui tirent (10 doigts), cinq (doigts du pied) qui retiennent, jamais capable d'arriver à la montagne du péteux? - quand on met les bas.  
pétésèkye  Gamin Pète-sec, homme très nerveux,  n. m. Gamin 
pétésèkye  Pète-sec, homme très nerveux,  Pète-sec, homme très nerveux, 
peti, -ita, adj.  Petit. Petit. Oun peti aféŗé, un petit peu. || Subst. Oun peti, ona petita, un petit, une petite; í peti a nó, notre petit (le plus jeune frère; le plus petit enfant); i tsata l'a fé è peti, la chatte a fait les petits.
petïon, petïona, s. m. et f.  Petit, tout petit. Ché tsate ouéi can iré petïon, iré tan dzin, ce chat-là, quand il était tout petit, était si joli! Petit, tout petit. Ché tsate ouéi can iré petïon, iré tan dzin, ce chat-là, quand il était tout petit, était si joli!
petióné, adj. et s. m. Dim. de petïon.  Tout petit. Tout petit.
petitamįn, adv.  Petitement. Petitement. L'è pa petitamįn ëngrëndįyą, il n'est pas médiocrement fâché.
petofla, s. f.  Vessie. Vessie. L'aïe ma pé a petofla, la vessie lui faisait mal.
petoflon, s. m.  Petit gosse. Petit gosse.
pétólé, s. m.  Moutard. Moutard.
petóou Gros enfant. Putois. n. m. Gros enfant. 
petóou Putois. Putois.
pétówa ba. Dégringoler. Dégringoler.  Syn. pétówa ba.
pétowa, s. f.  Crotte de cheval, de mulet, etc. Crotte de cheval, de mulet, etc.
pétową, v. n.  Se décharger le ventre en parlant des chevaux, des mulets Se décharger le ventre en parlant des chevaux, des mulets.Par ext. Pétówą ba, dégringoler, tomber. L'a balą 'na chacócha ou promį é oun viêe rin kyè pétówą ba dé prounmé, il a donné un coup au prunier et on ne voyait que tomber des prunes.
pétówāé, s. f.  Action de se décharger le ventre (cheval, mulet). Action de se décharger le ventre (cheval, mulet).  Grande quantité, ona pétówāé dé moundó, une masse de gens.
pétówon, s. m.  Excréments de chien, de renard. Excréments de chien, de renard. 
pétówon, s. m.  Gringalet, enfant chétif. Gringalet, enfant chétif. L'è enou amou ché crwéi pétówon a fou dé Fransi, ce petit gringalet de la famille de François est monté...
petrelou, -louja, adj.  Dur à digérer. Dur à digérer. Dé pan petrelou, du pain indigeste.
pętró, s. m.  Jabot. Jabot. Fig. Cœur. Ai plin ó petró, avoir le cœur lourd.
pétróa Pétrole. n. f. Pétrole. Le énwâé i fele dou Roué da Pétróa, elle est devenue la fille du Roi du Pétrole. W.flésca. 
pétróouéta Motocyclette. n. f. Motocyclette. Syn. pétéré', vélo a pète. 
petsāa, s. m.  Forte pioche à deux dents pour fossoyer la vigne, les champs. Forte pioche à deux dents pour fossoyer la vigne, les champs. Quand le sol est trop dur, on emploie le pic. Prin ó petsāa é a pāwa, nó véjin outre ën Tsanbote féré a répawą, prends le «piochard» et la pelle, nous allons à Ts. remonter la terre.
petse, s. f.  Pioche à une dent; elle a la forme d'un pic évasé. Pioche à une dent; elle a la forme d'un pic évasé.
pétse, s. f.  Morceau de lait coagulé. Morceau de lait coagulé.  È pétsé désignent les bords du fromage en fabrication, qui sortent de la forme et que l'on coupe.
petson, s. m.  Parties de lait coagulées. Parties de lait coagulées.
petson, s. m. Dim. de petse.  Petite pioche à une pointe et à court manche. Petite pioche à une pointe et à court manche.
petsoną, v. a.  Gratter ou creuser la  terre avec le petson Gratter ou creuser la  terre avec le petson
pétsóna, v. n.  Former de petits morceaux en se coagulant, se coaguler. Former de petits morceaux en se coagulant, se coaguler.
Pewa  adj. Perlé Perlé .ona chopa [di] pewa, une soupe aux gruaux d'orge perlé.
pewą, adj.  Perlé. Perlé. Se trouve seulement dans ōrdzó pewa, orge perlé. Il S. m. Féré dé pewa dé frómin, faire du «perlé» avec du froment; dan ó tin ën pląché dé macaron o-n-aïé dé pewa dé frómin, autrefois au lieu des macaroni, on avait du froment perlé.
pewáa, s. m.  Pilier, pilastre. Pilier, pilastre.
peweche, s. f.  Peau de mouton préparée et garnie de sa laine; Peau de mouton préparée et garnie de sa laine; pelisse en fr. rég. valaisan. Amou pé è mein o`n-è contįn d'aį 'na pewęche pó che crowi can fé dé hé néi frįdé, au mayen on est content d'avoir une pelisse pour se couvrir durant les nuits froides.-
pewega, s. f.  Peau de raisin, de prune, etc Peau de raisin, de prune, etc. I gwé l'a 'na pewęga dèstrą tindra, le «gouet» a une peau très tendre; l'è pa fōche dé mëndjyę è pewegyé, il n'est pas nécessaire de manger la peau [des fruits].
pewega, v. a.  Enlever la peau d'un fruit. Enlever la peau d'un fruit. V. r. Che pewegon byin stè pómé, la peau de ces pommes se détache facilement.
pewën, s. m.  Membre viril. Membre viril.
peweŗën, s. m.  Pèlerin. Pèlerin. È peweŗęn di j-Ermęte chon arówą achi, les pèlerins de N.-D. des Ermites sont arrivés hier soir. Ritournelle des enfants: chąva, chąva peweŗën,etc. Cf. Chąva
peweŗenądzó, s. m.  Pèlerinage. Pèlerinage.
pi , s. m.  Cheveu. Cheveu. L'è plin dé détó tin ky'ou son di pi, il est endetté jusqu'au bout des cheveux.
pi , s. m.  Poids. Poids. Féré bon pi, crwéi pi, faire un bon poids, un mauvais poids; i bon pi, morceau pour faire le poids.
pi , s. m.  Pois, haricot. Pois, haricot. L'a diféŗįnte chôrté dé pi: è pi née, è pi blan, è pi grènadjyè, mëndzeton, etc., il y a différentes sortes de pois: les pois noirs, les blancs, les grenadiers, les mange-tout, etc.; è pi récrótchyą, pi broun, pi bâché, pi di rąnmé, pi semion, les pois recroquevillés, les pois bruns, les pois bassets, les pois à rame, les petits pois verts.
Pi bâché Haricots nains Haricots nains
Pi di  rąnmé Haricots à rame Haricots à rame
pi pi Terme enfantin pour désigner la poule.   Terme enfantin pour désigner la poule.  Pour appeler les poules on se sert aussi de: pi, pi, pi, pióné, pióné!
pi pi  S. m. Cri pour appeler les poules Cri pour appeler les poules.
pi, s. m.  Pincée. Pincée. Oun pi dé cha, une pincée de sel.
piche, s. f.  Urine. Urine.
pichélé Renoncule acre {Ranunculus acris L.). n. m. Renoncule acre {Ranunculus acris L.). Var. picherlé. 
pichyāe, s. f.  Averse soudaine. Averse soudaine. L'è enou ona pichyāe, il est tombé une pluie soudaine.
pichyāe, s. f.  Quantité d'urine versée en une seule fois. Quantité d'urine versée en une seule fois.  
pichyę, v. a.  Pisser. Pisser.
pįdze, s. f.  Bouton de chemise. Bouton de chemise.
pidzéta, s. f. Dim. de pįdze.  Petit bouton de chemise. Petit bouton de chemise.
pijon, s. m.  Pigeon. Pigeon.
pilé, s. m. Dim. de piló.  Petite chambre. Petite chambre.
pįló, s. m.  Chambre principale de la maison Chambre principale de la maison; les chambres plus petites sont les tsąnbré, tsanbron, i piló déjó, i piló damou, la chambre du bas, la chambre du haut.
pilota, v. n.  Conduire, gouverner, piloter. Conduire, gouverner, piloter.
pinchą, v. a.  Penser. Penser. Pįnchon pa a chin rlŏo, ils ne pensent pas à cela, eux. Il Syn. chondjyę
pinchyon, s. f.  Pension. Pension.
pinchyona, v. a.  Pensionner, donner une retraite. Pensionner, donner une retraite.
pinchyónéiŗó, -a, s. m. et f.  Pensionnaire. Pensionnaire. L'è itą pinchyónéiŗó dé w' éta, il a été pensionnaire de l'Etat [il a été en prison!].
pindąn, prépos.  Pendant. Pendant. Pindąn kyè, conj. Pendant que. Pindąn kyè dromié, pendant qu'il dormait.
pindole, s. f.  Objet qui pend. Objet qui pend.
pindou, s. m.  Pendu. Pendu.
pindówą, v. a.  Suspendre, pendre. Suspendre, pendre. Nó pindowèrin ha tsêe iną ā borne, nous suspendrons cette viande à la cheminée.V.r. Che pindówāé ën ché tra é fajïé ó tó iną chou, il se suspendait à cette poutre et faisait le tour par-dessus.  V. n. L'a wéeą a téita é l'a you oun kyè pindówąé, pindou ou chapën, il a levé la tête, et il a vu un homme qui balançait, pendu à un sapin.
pindré, v. a.  Pendre.  Pendre. L'a pindou ó tsapéi iną ā pari, il a suspendu son chapeau à la paroi. V. r. Ch'è pindou iną ou tra da grąndze, il s'est pendu à la poutre de la grange.
pinèwe, s. m.  Couteau à manche en bois et à une lame (Opinel). Couteau à manche en bois et à une lame (Opinel).
pin-na v. intr. Peiner, se donner du mal à faire quelque chose. Syn. counpara. Lex, pin-na. v. intr. Peiner, se donner du mal à faire quelque chose. Syn. counpara. Lex, pin-na.
pįn-na, s. f.  Peine. Peine. N'ën prou jou de pįn-na avwéi fou j-infan, nous avons eu assez de peine avec nos enfants; paê pa a pįn-na d'enį, il ne vaut pas la peine de venir.Adv. Tôt. È mò d'ona pįn-na apréi ó prétré, il est mort tout de suite après la visite du prêtre  È pįn-né, les peines [du purgatoire]. étre dé bóna pįn-na, être dévoué; iré dé bona pin-na pó idjyę a nó, il était très dévoué pour nous aider.  A pįn-na, à peine. Prov. Mêe dé w'evêe, avrį pįn-na ënchortį, mars, de l'hiver; avril, à peine sorti [de l'hiver].
pįnse, s. f. pl.  Pinces. Pinces.
pinsó, s. m.  Pinceau. Pinceau.
pįnta, s. f.  Pente. Pente. Syn. clïa
pintécóté s.p. Pentecôte. Pentecôte.
pioné, pioné! Cri pour appeler la poule. Cri pour appeler la poule.
pióta Jeu Jeu , Voy. sous le mot boten.
piótą, v. n.  Piloter. Piloter. Voy. pilota.
pipa, s. f.  Contenu d'une pipe. Contenu d'une pipe. Vwéró foun-mé to dé pipéi pé dzò? Combien de pipes fumes-tu par jour?
pipa, s. f.  Pipe. Pipe.
pipatį, s. m.  Grand fumeur de pipe. Grand fumeur de pipe.
pipi , s. m.  Pépin. Pépin. De pipi di couche, des pépins de citrouille.
pipi , s. m.  Urine, dans le langage des enfants. Urine, dans le langage des enfants.
piŗé s. m. Gentiane acaule (Gentiana acaulis). Gentiane acaule (Gentiana acaulis).
pire, adj. compar.  Pire Pire.I rémyédó l'è pire ky'i ma, le remède est pire que le mal.  
Piŗį  Poirier. Poirier.  Piŗį chówadzó, poirier sauvage (Pyrus pyraster).
piŗį, s. m.  Poirier. Poirier.
pirije, s. f.  Paresse. Souvent il signifie «fatigue». Paresse. Souvent il signifie «fatigue». Vwi matën l'aïó 'na piŗįje kyè powïó pa mè wéeą, ce matin j'avais une fatigue à ne pas pouvoir me lever. La vraie piŗįje est un vice que le paysan déteste le plus. Il porte un mépris souverain au paresseux et à ceux qui durant la semaine se promènent sans rien faire.-
pirijou, -jouja ou -jouą, adj. et s. m. et f.  Paresseux. Paresseux.
piŗijye v. n.  Etre paresseux.  Etre paresseux. Chon bon pó piŗijyę ma pa pó trale, ils sont bons pour être paresseux, mais non pour travailler.
pistówé, s. m.  Pistolet. Pistolet.
pitą, v. a.  Battre, frapper. Battre, frapper. Pita ó cwëe, battre le cuir; pita a cha, piler le sel. V. r. Che piton 'na vwārba, tornérąn prou a ch'acòrdą, ils se battent un moment, ils s'accorderont bien de nouveau.
pitchya, s. f.  Compassion. Compassion. Ba é Notre-Dąma dé pitchya, en bas devant la statue de Notre-Dame de Compassion (niche dans le mur d'enceinte du couvent des Capucins à Sion).
piton, s. m.  Instrument pour piler Instrument pour piler, pilon. I piton da cha, le pilon du sel.
pitouį, s. m.  Sexe féminin. Sexe féminin.
pivrą, v. a.  Poivrer. Poivrer. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę  į
pįvró, s. m.  Poivre. Poivre.
pįwa , s. f.  Cuite  Cuite . Se rencontre dans l'expr. prįnde ona piwa, s'enivrer. Syn. couęte .
pįwa, s. f.  Attrait, inclination. Attrait, inclination. w'ardzįn kyënta pįwa l'a! l'argent, quel attrait il a!
plăca, s. f.  Plaque. Plaque. Recrowį a réicha avwéi dé plăkyé, recouvrir la scierie avec des plaques (d'éternit).
placa, v. a.  Plaquer. Plaquer.
plache, s. f.  Place. Place. T'a pri a plache a mè, tu as pris ma place; l'a 'na bóna plache, il a une bonne place; l'a pa dé plache a mijon, il n'a pas de place chez lui [c'est un coureur]. Il Loc. adv. ën plache dé, au lieu de: ën plache dé trālę, fan rin kyè pédré ó tin, au lieu de travailler, ils ne font que perdre leur temps. En place de, loc. fréquente chez Barrés, fr. pop.
plachémin, s. m.  Placement. Placement.
plachéta, s. f. Dim. de pląche.  Petite place. Petite place.
plachyę, v. a.  Placer. Placer.
plāé, s. f.  Plaie. Plaie. Ha brota plāé vwaŗetré pa méi, cette vilaine plaie ne guérira plus. Fig. Mauvais tour. I grou Fransi can l'a vindou a mijon a fou nó j-a fé ona brota plāé, le gros François en vendant sa maison à ceux-là nous a joué un vilain tour.
plan  Plant, cépage. Plant, cépage. È vyou plan dou paį, les vieux plants du pays.
plan (a) ou apląn, loc. adv.  A la hauteur de. A la hauteur de. Chęla nó chin a plan dé Na, ici nous sommes à la hauteur de Nax.Fig. En ligne droite, régulièrement. Prov. Va myó dé ganye a plan è santimé kyè rāa è fran, il vaut mieux gagner régulièrement les centimes que rarement les francs.  Rem. l'expression: vën a plan dé, c'est le cas de, il serait indiqué de. Vën apląn dé déŗé: chéi pa mèi oun moundo eó, il me vient envie de dire: je ne suis plus un homme [disait une personne très âgée; venyïé prou apląn dé dromį ma owïó pa, le besoin de dormir se faisait fortement sentir, mais je ne voulais pas; vën pa apląn dé parla, on n'a pas envie de parler.  S. m. Qui ne monte pas. Iną wéi i vāé va a w'apląn, là-haut le chemin ne monte plus; n'ën boudjyą on'ouŗa tôon a w'apląn, nous avons marché une heure toujours sur un terrain plat.  A plan bo°"le, couché sur le ventre.
plan , pląn-na, adj.  Horizontal. Horizontal. I tabla l'è pląn-na, la table est plane; iré retsó adon é óŗa l'è plan chou w'êrche, l'a pa 'na tsó°"ja, il était riche alors et maintenant il est couché sur la herse, il n'a plus rien.
plan , s. m.  Plan. Plan. Féŗ'ó plan, lever le plan.
plan , s. m.  Terrain plat, plateau, esplanade Terrain plat, plateau, esplanade. L'è rlwin di wéi tin ky'iną ou plan, c'est loin de là pour monter au plateau.
plan, adv.  Doucement, lentement. Doucement, lentement.  Prov. Plan va, rlwin tsemęne, qui va doucement, va loin.  Horizontalement. Tenį plan, tenir qqch. horizontalement.
plané, s. m. Dim. de plan.  Petit plateau. Petit plateau.
planéta , s. f.  Poutre parallèle à la «filière» et qui soutient les planches d'un plafond. Poutre parallèle à la «filière» et qui soutient les planches d'un plafond. Voy. s. v. fewiŗe
planéta , s. f.  Signe du zodiaque. Signe du zodiaque. Déeąn kyè planta é féré a bwęea, fó°" radą è planète, avant de planter et de faire la lessive, il faut consulter les «planètes».
plan-na Plaine. n. f. Plaine. Lex. plan-na (adj.). 
pląn-na, s. f.  Plaine. Plaine. I pląn-na dou Roun-nó, la plaine du Rhône.  Absol. Ręston pa méi ën Na, réiston oŗa ba ën pląn-na, ils ne demeurent plus à Nax, ils demeurent maintenant en plaine.
pląn-na, s. f.  Rabot. Rabot. Bąle oun có°" dé pląn-na a ché wan, donne un coup de rabot à cette planche.
plānó, s. m.  Platane. Platane. C'est le faux platane, érable plane, bois employé dans la fabrication des ustensiles de cuisine: poches, fourchettes, spatules, etc.  Corneille a employé le mot plane: «Comme un plane sur le bord des eaux. » (Off. de la Vierge, à matines, leçon III.)
planoŗa, s. f.  Grande étendue de plaine. Grande étendue de plaine.
planpya (a), loc. adv.  De plain-pied. De plain-pied. Oun va derën ou piló a planpya, on entre de plain-pied dans la chambre.
planta, s. f.  Plante. Plante. L'a tan fé tsa kyè è j-ąbró chetsïon chou planta, il a fait si chaud que les arbres séchaient sur pied. Arbre sur pied ayant un beau tronc. L'a fotou ba tré plo bèwé planté, il a abattu trois magnifiques arbres.Fig.L'è ona béwa planta, c'est un très bel homme, belle femme.
planta, v. a.  Planter. Planter. Planta oun nóyè, planter un noyer; réistè planta wéi tó dzò, il reste planté là toute la journée (se tenir debout à la même place comme si l'on y avait pris racine); nó chin byin planta sti có°", cette fois, nous sommes bien plantés (dans de beaux draps). || V. r. Pòrkyé vën-te che planta wéi ? pourquoi vient-il se tenir là? || Subst. Ou tin di planta i feméi che vi nétéą, au temps des semailles le fumier disparaît.
plantaforma, s. f.  Plate-forme, perron. Plate-forme, perron.
plantasyon, s. f.  Plantation, jeune vigne Plantation, jeune vigne. N'ën ona plantasyon déjó Droun-na, nous avons une jeune vigne sous Drône.
plantchya, s. m.  Plancher. Plancher. I plantchya da grąndze, dou bou, le plancher de la grange, de l'étable.
plantin, s. m.  Plantain. Plantain.
planton, s. m.  Plant de légume destiné à être repiqué ou planté. Plant de légume destiné à être repiqué ou planté. Dé planton dé tsó°", des plants de choux.
plantse, s. f.  Planche. Planche.
plantséta, s. f. Dim. de plantse.  Petite planche. Petite planche.
plantson, s. m.  Plante repiquée Plante repiquée. Dé tsó°" ën plantson, des choux repiqués et non semés.
platabįnda, s. f.  Rabot pour amincir en biseau les quatre bords des panneaux. Rabot pour amincir en biseau les quatre bords des panneaux.  
platabįnda, s. f.  Support du chéneau du toit. Support du chéneau du toit.
platafòrma, s. f.  Plate-forme, perron. Plate-forme, perron. Syn. plantaforma
plate, pląta, adj.  Plat. Plat. Ché pan l'è prou plate, ce pain est assez plat. Qui n'a pas d'aspérité et par conséquent gras. Kyënta béwa ątse, l'è tòta pląta! quelle belle vache, elle est toute grasse ! (Grim, id.) Adv. Achyę plate, abandonner quelque chose; l'an achyą plate è méró°"wé é l'an couŗou via, ils ont laissé là leurs amusements et se sont enfuis; l'a veryą plate, il est tombé sans mouvement.
platéi   s. m.  Plateau, plat (vaisselle). Plateau, plat (vaisselle). Oun platéi dé faeąnse, d'étin, un plat de faïence, d'étain.
platéwą, s. f.  Platée,  Platée, ona platéwa dé tsêe, une platée de viande.
platéwé, s. m. Dim. de platéi.  Petit plat. Petit plat.
platrįŗe, s. f.  Plâtrière. Plâtrière.
plātró, s. m.  Plâtre, gypse. Plâtre, gypse. Oun fóon dé plātró, un foulon à plâtre.
pléé, v. a.  Plier. Plier. Chon wéi a bréi pléa, ils sont là à bras croisés.
plejį, s. m.  Plaisir. Plaisir. Kyën pleįį o-n-a te dé chin? quel plaisir [avantage] a-t-on de cela? ën pląché dé tsasyé a féré plejį i paŗin, fan rįnkyè  wé j-atrestą, au lieu de chercher à faire plaisir à leurs parents, ils ne font que les attrister.
plèplè Onomatopée pour peindre les discours continuels. Onomatopée pour peindre les discours continuels. Dri ky'arouwe derën ché, chin l'è plèplè é plèplè tįnkyè dótāa, aussitôt que celui-là entre, il parle, il parle jusqu'au soir.
plére, v. n.  Plaire. Plaire. Pąchó wéi can bon mè plé, je passe là quand cela me plaît; ch'ó plé, s'il vous plaît.
pli , s. m.  Outil . Outil . Ne se rencontre que dans l'expr. í pli dou tsan, l'outillage aratoire. Corresp. au savoyard apte (Diet. Sav.). A Montana plit désigne l'avant-train de la charrue, et pli = ride
pli , s. m.  Pli. Pli. Féré oun pli, sorte de couture à surjet.  Ride. Oun wwi vi pa kyè dé pli pé a fąsé, on ne lui voit que des rides sur la figure.
plichyę, v. n.  Froncer, se froncer, se rider, faire de faux plis. Froncer, se froncer, se rider, faire de faux plis.
plijįn, -jįnta, adj.  Agréable. Agréable. Oun rlwa plijįn, un endroit agréable.
plin (a) ou aplįn, loc. adv.  Plein . Plein . Se dit de ce qui se suit à peu d'intervalles. I venyon a plin, en parlant d'enfants qui naissent à intervalles rapprochés; l'è trwa aplįn kyè ch'enchó°"wé, c'est trop souvent qu'il s'enivre.-
plin, plin-na, adj.  Plein. Plein. Oun vēró fën plin, un verre tout plein; plin ó vēró, plein le verre; bąle dé waséi plin-na a méitra, elle donne du lait la seille remplie; l'a plįn-né póchyé d'ardzįn, il a les poches remplies d'argent; ai a górdze plin-na dé méchondze, avoir la bouche pleine de mensonges; l'è plin-na ona, c'est la pleine lune. Se dit d'une femelle en état de gestation: l'è plin-na, elle est pleine.Tó plin, beaucoup. L'a dé crwēe j-idéi plin-na a téita, il a de mauvaises pensées plein la tête.
plįncha, s. f.  Plainte. Plainte. Féré dé plinché dé cācoun, exposer ses griefs contre quelqu'un; féré plįnche, porter plainte.
plįndre, v. a.  Plaindre. Plaindre. Plįnjon a miįéŗé avwéi plin ó bou dé atse, ils crient la misère avec l'étable remplie de vaches. V. r. É che plįndre, é che plįndre can l'an dé tote prou, et se plaindre et se plaindre quand ils ont assez de tout.
pliŗou, -rouja, adj.  Rempli  Rempli . Qui a beaucoup de, muni de. Vw'éite-vó pliŗou dé cha? avez-vous beaucoup de sel? (quand on veut en emprunter).
plo, adv.  Plus. Plus. Précédé de l'article, il marque un superlatif relatif. I plo byo, i plo grou, i plo fën, le plus beau, le plus grand, le plus fin; i jaméi you oun plo mètchyįn moundó, je n'ai jamais vu personne plus méchante. Tant. Porte dé plo grouche tsārdzé, il porte de si lourdes charges. Ne ... plus. To avanséréi plo, tu n'avanceras plus.  Noun plo, non plus. Plo j-ou mwin, plus ou moins; ni plo ni mwin, ni plus ni moins.
pló, s. m.  Bloc, Bloc, «plot». Dé caréi dé simąn, dé hou pló, des cubes de ciment, de ces gros blocs. Dans ce sens, «plot» est afr. et SR.
plodze, s. f.  Pluie, Pluie, ona bóna plodze, une pluie bienfaisante; i tin l'è ā plodze, le temps est à la pluie.
plodzeryó, s. m.  Grosse pluie d'orage. Grosse pluie d'orage. Can vën dé grou plodzeryó, quand il tombe de grosses pluies.
plodzéta, s. f. Dimi. de plodze.  Petite pluie. Petite pluie. L'è enou donkyédon ona plodzéta, il est tombé de temps en temps une petite pluie.
plodzou, -ouja, adj.  Pluvieux. Pluvieux. O-n-an plodzou, une année pluvieuse.
plodzou, s. m.  Grosse pluie Grosse pluie. L'a trwa cousyą vitó é pwè l'a fé dé plodzou é w'êrba l'a pacha chou, le vent a abattu le blé trop tôt et puis il a fait de grosses pluies et l'herbe a passé par-dessus.
plojo, pr. indéf.  Plusieurs. Plusieurs. Plojo ādzó, plusieurs fois; plojo dzò, plusieurs jours. Ce mot, d'un usage restreint, est remplacé par cākyè, quelque, ou par une autre locution.
plojoŗa, s. f.  Pluie. Pluie.
plomą, -ąé, adj.  Pelé. Pelé.
ploma, v. a.  Plumer. Plumer. Plomą 'na dze-nęla, plumer une poule; plomą ó catson, enlever les poils au cochon après la saignée.  Dépouiller. Chon enou è própójèi é ó t'an plomą própró, les préposés [aux poursuites] sont venus et l'ont plumé proprement [lui ont tout pris].
plomądzó, s. m.  Plumage. Plumage.
plomatsé, s. f.  Plante.  Plante. Espèce de graminée qu'on passe à la chaux pour la jaunir et qui présente l'aspect d'un plumet (Stipa pennata).
plomatsé, s. f.  Plumet. Plumet. L'è ó dzò da Féita-Djyo ky'oun vi dé béwé plomatsé, c'est le jour de la Fête-Dieu qu'on voit de beaux plumets.  ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę  į
plon, s. m.  Plomb. Plomb. Dev. Kyën pįje te méi, 'na wįvra dé plon oubën 'na wįvra dé ploun-mé? qu'est-ce qui pèse le plus, une livre de plomb ou bien une livre de plumes? oun fi d'à plon, un fil à plomb.
plondjyąé, s. f.  Plongeon. Plongeon.
plondjyè, v. a.  Plonger. Plonger.  Plondjyę a téita deŗën ou bwe, plonger la tête dans le bassin.
plondzōo, s. m.  Plongeur. Plongeur.
plóoutse ! Onomatopée: bruit de quelqu'un qui tombe. Onomatopée: bruit de quelqu'un qui tombe.
plóŗą, v. n.  Pleurer.  Pleurer. Plóŗą cóm'o-n-infąn, pleurer comme un enfant. È visé plouron, les ceps pleurent: au printemps, écoulement de la sève par les sarments taillés. V. a. fé pa kyè plóŗą ché infąn, cet enfant ne fait que pleurer.
plóŗąe, s. f.  Pleur. Pleur. L'a fé ona plóŗąé é pwe rin méi, il a éclaté en pleurs, et puis plus rien.
plóŗatchyę, v. n.  Pleurnicher.  Pleurnicher.  Syn. cheméé
ploŗou, -ouja, adj.  Pleureur. Pleureur. Prov. Epouja joyouja, féna ploŗouja; epoufa ploŗoūja, féna joyouja, épouse joyeuse, femme pleureuse; épouse pleureuse, femme joyeuse.
plóton, s. m.  Peloton. Peloton. Oun plóton d'infąn, un peloton d'enfants.
plòtse, s. m.  Gros lourdaud. Gros lourdaud. Kyën grou plòtse dé fémąwa! quel gros dondon de femme!
ploun-ma, s. f.  Plume. Plume. Chon pa fou ky'ënplïon a ploun-ma kyè vëndrąn nó j-ënsényé a ènpléê è j-otį, ce ne sont pas ceux qui manient la plume qui viendront nous dire comment il faut manier les outils; ona ploun-ma d'ijéi, une plume d'oiseau.
plovenyę, v. n.  Pleuvoir à petites gouttes, bruiner, Pleuvoir à petites gouttes, bruiner, ënkye dé tsatįn vën pa vwéŗó dé plodze, plovęnye cākyé ādzò, ici, en été, il ne pleut guère, il «pleuvigne» quelquefois. Il Afr. plouvignier; provençal plouvina (Mistral).
plovyou, -ja, adj.  Pluvieux. Pluvieux. L'è ona chijon plovyouja, c'est une saison pluvieuse.
plowi, v. n.  Pleuvoir. Pleuvoir. Ce mot est souvent remplacé par des expressions comme: i bąle dé plodze, i vën dé plodze; óŗa plo byin, cette fois il pleut bien; i plo a vêcha, il pleut à la verse.
Pot Pot.  L'expr. est plutôt cranó cóm 'oun pyó, fier comme un pou ( ! et non comme un pot).
pó , adv.  Peu.  Peu. Voy. pó°"
pó, pòr, prép.  Pour. Pour. Pòr mè, pour moi; pòr nó, pòr vó, pó nó j-ātró, pó vó į-ątró, pour nous, pour vous, pour nous autres, pour vous autres; tó pó rin, en vain; pòr oŗa, quant à maintenant; pó a cója kyè... parce que; pó être kyè l'è tan vyou, ché parįn pou ouncó byin trālę, bien qu'il soit très âgé, cet homme peut encore bien travaillerOn emploie pòr devant les pronoms mè, té, lwi, nó, vó, lōo, quand ils ne sont pas suivis de compléments. Dans certains cas, un r à peine articulé se fait entendre devant une consonne: pòr demęndze, pour dimanche.  Pó chin, pour cela.È j-oun pó è j-ātró, les uns pour les autres. Pó kyè, quoique. Pó kyè tchyéjon ba, che fan pa dé ma, quoiqu'ils tombent, ils ne se font pas de mal.
pò, s. m.  Pot. Pot. Ancienne mesure de 1/2 litre. N'ën byou oun pò ënsinbló, nous avons bu un pot ensemble; ona tsąna dé pò, une «channe» contenant un pot. Oun pò dé flōo, un pot de fleurs.  Crąnó cóm'oun pò, fier comme un pot.
pó°"ja, s. f.  Mesure d'eau de 3 heures d'arrosage au Torrent-Neuf. Coûtait autrefois moins de 5 fr. Mesure d'eau de 3 heures d'arrosage au Torrent-Neuf. Coûtait autrefois moins de 5 fr.
pó°"ja, s. f.  Pause, moment d'arrêt. Pause, moment d'arrêt. Can n'arouwé a son dé ōrna, n'a ona pó°"ja, quand on arrive au sommet d'un rang de vigne, on fait une pause [avant de reprendre la ligne suivante].
pó°"ma, s. f.  Boule de cire Boule de cire dont les tailleurs se servent pó ënpëntą ó fi, pour passer le fil en couleur.
pó°"ŗamin, adv.  Pauvrement. Pauvrement. Nó vivin pó°"ŗamįn, nous vivons pauvrement.-
pó°"ŗétą, s. f.  Pauvreté. Pauvreté. Prov.I pó°"ŗétą l'è jaméi répródjyāé, la pauvreté n'est jamais reprochée.
pó°"ŗo, -ŗa, adj.  Pauvre. Pauvre. Pó°"ŗó nó! pauvres que nous sommes! pó°"ŗa té! pauvre que tu es! || Subst. m. et f. L'are tòrdzò dé pó°"ŗó é dé rętsó, il y aura toujours des pauvres et des riches.
pó°"ŗóté, -raté, s. m. et f.  Pauvret, miséreux Pauvret, miséreux. Vendre pa vyou, l'è trwa pó°"ŗóté, il ne deviendra pas vieux, il est trop chétif.
poblecasyon, s. f.  Publication. En particulier publication officielle faite le dimanche au sortir de l'office. Publication. En particulier publication officielle faite le dimanche au sortir de l'office.
pobléé v. tr. Publier. Var. poublié. Lex. poblecasyon.  v. tr. Publier. Var. poublié. Lex. poblecasyon. 
pobló, s. m.  Peuplier. Peuplier.
pócanta, prép.  Quant à. Quant à. Pócanta di pachįn, quant aux passants.  Absol. L'è pa fri pócanta, quant à cela, il ne fait pas froid.  Pócanta dé mè se rencontre déjà dans Brantôme, Frcs. Ier «pour quant à moy, j'ay une abbaye.»
póchechyon, s. f.  Propriété, campagne. Propriété, campagne.
póchédą, v. a.  Posséder. Posséder. Tó chin kyè póchédąé l'ïtą vindou, tout ce qu'il possédait a été vendu. V. r. Cha pa che póchédą, il ne sait pas se dominer. || Part, passé. Chënblé póchédą dou crwéi, il semble possédé du démon; l'è cómin póchédąé, elle est comme possédée. Dans ce dernier sens on entend aussi ënpóchédą.
póchédïa, s. f.  Possession par prescription. Possession par prescription. L'an a póchédïa apréi trint'an, au bout de trente ans ils ont la possession par prescription.
pochenyę, v. n.  Collationner avant d'aller se coucher. Collationner avant d'aller se coucher.
Pochenyon Repas après la messe de minuit. Repas après la messe de minuit.
pochenyon, s. m.  Collation à la fin de la veillée Collation à la fin de la veillée.Grimisuat id.; s'emploie aussi pour le bétail.
pochibló, -bla, adj.  Possible Possible . Faŗį adéi moun pochibló, je ferai toujours mon possible.
pochibló, -bla, s.m..  Possible.  Possible. E t-e pochibló! pa pochibló! est-ce possible! ce n'est pas possible! Exclamations d'étonnement, de surprise. 
pochye, s. f.  Poche d'habit. Poche d'habit.
pocó, poca, adj. et s. m. et f.  Qui n'a pas de corne Qui n'a pas de corne
pocó, poca,s. m. et f.  Bête sans corne Bête sans corne : ona poca, une chèvre sans cornes. || Syn. mota
pócrą, s. m.  Paresseux. Paresseux.
pōdzën, s. m.  Poussin. Poussin.
pōdzęna, s. f.  Morceau de la cuisse de la vache. Le nom provient du bout du tendon crochu comme le bec d'une poule. Morceau de la cuisse de la vache. Le nom provient du bout du tendon crochu comme le bec d'une poule.
pōdzęna, s. f.  Très jeune poule.  Très jeune poule. 
pòdzenéta, s. f. Dim. de pōdzęna.  Petite «poussine». Petite «poussine».
pofaé      Giclée. n. f. Giclée.
pofa     v. intr. Pouffer, s'esclaffer, gicler. Pófa dé ride, pouffer de rire,  v. intr. Pouffer, s'esclaffer, gicler. Pófa dé ride, pouffer de rire, 
póją, -ąé, adj.  Posé, sérieux. Posé, sérieux. Oun n-ómó póją, ona marin-na póįąé, un homme sérieux, une femme posée.
póją, v. a.  Poser. Poser. V. r. È mótsé che poujon pèrtó, les mouches se posent partout.
pojesyon, s. f.  Position. Position.
pólįn, s. m.  Poulain Poulain. È pólįn chon cómin è tchyévre, fan rin kyè cōre é choutą, les poulains sont comme les chèvres, ils ne font que courir et gambader.
Póma di j-atséŗó°" Pomme des bergers, espèce de pomme. Pomme des bergers, espèce de pomme.
Póma dou boun Djyo Fruit de l'aubépine Fruit de l'aubépine
Póma dou djyābló Fruit aérien de la pomme de terre; Fruit aérien de la pomme de terre;
Póma dou tsoouą Coing Coing
Póma ryonda ; pómè ryondé Pomme de terre cuite en robe des champs. Pomme de terre cuite en robe des champs.
Póma, s. f.  Pomme.  Pomme.  Prov. Fó°" tòrdzò vwardą ona póma pó a chi, il faut toujours garder une pomme pour la soif.
pómāda, s. f.  Pommade. Pommade.
póméta , s. f.  Vache d'un brun châtain foncé. Vache d'un brun châtain foncé.
póméta , s. f. Dim. de póma.  Petite pomme. Petite pomme.
Pómètêra  s.f. Pomme de terre ; pomme de terre ; dé pómètêré : des pommes de terre.
pomį, s. m.  Pommier. Pommier.
pómó, s. m.  Nigaud, fou.  Nigaud, fou. Ché grou pómó, ce grand nigaud.
pon, s. m.  Pont. Pont. Réisté ba ou Pon da Mōrdze, il habite au Pont de la Morge. I pon da grąndze, petit plancher surélevé devant la porte de la grange.
ponbló, s. m.  Poids d'horloge. Poids d'horloge. I róódzó dou clósyè l'a dé grou ponbló, l'horloge du clocher a de gros poids.( ne pas confondre avec battant =  Cf. Baté ).
ponechyon Punition. n. f. Punition. Syn. pénétinse, córésyon. 
ponire, ponere v. tr. Punir. Part, passé pont L'è ita poni, il a été puni,  v. tr. Punir. Part, passé pont L'è ita poni, il a été puni, 
ponpą , s. f.  Contenu d'une pompe. Contenu d'une pompe. Fetchyę oun wįtré dé matîré chou 'na ponpą é è vèrméi iron tòrdzò ën tróta, mettre un litre de sulfate dans une pompe et les vers sont toujours actifs.
ponpa , v. a.  Pomper Pomper. Ponpą w'éivwe, pomper l'eau. Absol. L'an ponpą tinkyè l'an pochou, ma chon pa enou métré, ils ont pompé tant qu'ils ont pu, mais ils n'ont pu maîtriser le feu. || Boire. L'an įaméi forni dé ponpą, ils n'ont jamais fini de boire.
ponpa, s. f.  Pompe. Pompe. Tsękyè véwądzó l'a cha ponpa, chaque village à sa pompe [à incendie].°" le corps des pompiers.
ponpąé, s. f.  Pompage. Pompage. Fig. Quantité de liquide bu. Bire 'na ponpąé, boire un bon coup.
ponpon, s. m.  Pompon. Pompon. I ponpon dou kyepį, le pompon du képi.
ponsatą, v. a.  Puiser rapidement. Puiser rapidement. Ponsatą fouŗa w'éivwe, puiser l'eau.
ponsóna      v. tr. Puiser avec le póson (louche). ! Lex. pósóna douchée). V. pouënjye.  v. tr. Puiser avec le póson (louche). ! Lex. pósóna douchée). V. pouënjye. 
pontą, -āé, adj.  Planté. Planté. L'è resta pontą wéi, il est resté planté là; tó ó tin pontāé wéi, achétąé, tout le temps plantée là-haut, assise.
ponté, s. m. Dim. de pon.  Petit pont.  Petit pont. I ponté ba ënkye, le petit pont ici en bas.
pontoną, v. n.  Grimper sur les échafaudages, les rochers. Grimper sur les échafaudages, les rochers. Aa pontoną, aller varapper; l'an tui mochyą ba, chon jaméi prou jou pontoną, tous ont dégringolé, ils n'ont jamais assez grimpé.
pontónądzó, s. m.  Echafaudage en forme de pont qu'on dresse autour d'une maison en construction ou en réparation. Echafaudage en forme de pont qu'on dresse autour d'une maison en construction ou en réparation. Fou peti l'an ó fwa ou cou pó aa pé chou fou pontónądzó, ces petites enfants ont le feu au derrière pour grimper sur ces échafaudages.
pontounéré'      Enfant qui grimpe sur tout n. m. Enfant qui grimpe sur tout. Lex. pontona. pontónödzó. 
ponyą , s. f.  Mesure de longueur qui se fait avec le poing fermé. Mesure de longueur qui se fait avec le poing fermé.Syn.
ponyą , s. f.  Poignée, Poignée, ona ponyą d'ardzįn, dé bla, une poignée d'argent, de blé.
ponyatą, v. a.  Brasser. Brasser. I ponyatąé ché byo bla, il remuait de la main ce beau blé.
ponyita, s. f.  Petite poignée. Petite poignée. Ha ponyita dé bën, cette petite poignée de bien.
pôo (a). Expr. adv.  En face . En face . Absol. Ha mijon l'è pa ën dé rlwa a pôo, cette maison n'est pas située dans un endroit bien accessible; a Tsandowën n'avwi tsanta ó pówé di Dalon. - Vwéi, ma l'è a pôo, à Chandolin on entend chanter le coq depuis Daillon. - Oui, mais c'est en face.
pôo (a). Expr. adv.  En face, à la portée. En face, à la portée. Va pye iną chou a morale, wéi t'éi fran a pôo pó aa mountą chou ó mówę, va donc sur ce mur, là tu es bien à portée pour monter sur le mulet; nó métrin a tabla outré préi dou le, charé méi a pôo dou maadó, nous mettrons la table près du lit, là elle sera plus à la portée du malade.
pôo , s. m.  Port. Port. I pôo dé Marsèle, le port de Marseille.
póo, poo ! Onomatopée. Pan, pan! Pan, pan!
pōo, pouŗa, adj.  Pur. Pur. Tó chin chon rįnkyè dé pouŗé j-ëngoujeŗi, tout ça, ce sont de pures tromperies; dé pōo waséi, du lait pur.
póou, adv.  Peu. Peu. Oun tan chi pó°" kyè chi, tant soit peu que ce soit; oun cha bën pó°", on sait bien peu [on ne peut savoir]. Chou ó pó°" tāa, sur le tard; Subst. ó pó°" kyè n'in nó partadzéŗin entré tui, le peu que nous avons, nous le partagerons entre tous; ó méimó pó°" kyè n'in partadzèrąn tui égąwe, «le même peu» que nous avons, ils le partageront tous à parts égales; oun pó mèi kyè vąle, un peu plus valable [remarquez la forme pó].  Prov. Ché kyè l'è contin dou pó°" l'a tòrdzò prou, qui se contente de peu a toujours assez. Oun pó°" peut signifier «il est vrai que»; è j-oun pąrton ën Frąnse, è į-ātró van amou a Chepise, l'a dabò rin méi kyè dé fémąwé pó è vęnyé é w'ątre bën, oun pó°" i canpąnye raporté trwa pó°", les uns vont en France, les autres vont à Ghippis, il n'y a bientôt plus que les femmes pour [travailler] les vignes et le reste du bien, il est vrai que la campagne rapporte trop peu.
póouŗète, -ta, s. m. et f.  Petit pauvre. Petit pauvre.
popątse, s. f.  Poupée. Poupée.
poplą, v. a.  Peupler. Peupler. L'a djya grantin kyè fou paį chon itą poplą é repoplą, il y a longtemps que ces pays ont été peuplés et repeuplés.
poplezie, s. f.  Apoplexie. Apoplexie. Oun có°" dé poplezïe, un coup d'apoplexie.
popló, s. m.  Peuple. Peuple. I popló l'a rin méi a déŗé, fan tòte entre rlōo é apréi i popló l'è bon pó paé, le peuple n'a plus rien à dire [dans les communes], les autorités décident seules de tout et après, le peuple est bon pour payer.
popóną, v. a.  Dorloter, choyer.  Dorloter, choyer. 
popóną, v. a.  Mettre au monde un enfant. Mettre au monde un enfant.
poponé , s. m.  Mésange huppée. Mésange huppée.
poponé , s. m. Dim. de popoun.  Petit poupon. Petit poupon.
poponeta, s. f. Coqueret (Physalis alkekengi). Coqueret (Physalis alkekengi).
poponeta, s. f. Dim. de poponé. Mésange huppée. Mésange huppée.
Popoun Enfant Jésus, Popoun Jézó, Enfant Jésus, Popoun Jézó,
popoun, s. m.  Poupon Poupon. L'è  w'ermęta dé Ondzebōrne kyè porté è popoun, c'est l'ermite de Longeborgne qui apporte les poupons. (Réponse aux questions indiscrètes des enfants.)
popréi (a), loc. adv. A peu près. A peu près. Oun fé a popréi, on fait à l'a peu près; chaŗé a popréi dąvwé j-ouŗé, ce sera environ deux heures.
pòr Pour, var. de la prép.. Pour, var. de la prép..
poratoŗa, s. f.  Pourriture, pus. Pourriture, pus.
porcą, s. f.  Polka, danse. Polka, danse.
porchyōre, v. a.  Poursuivre, chasser. Poursuivre, chasser. Porchyōre cācoun a có°" dé galó°", poursuivre qqn à coups de cailloux; í tsën porchyowįé ona wįvra, le chien poursuivait un lièvre.Terme juridique. Nó véjin ó té porchyōre, nous allons le poursuivre devant les tribunaux. || V. r. Che porchyouwon ché kyè pou méi, ils se poursuivent à l'envi.
pordjyę, v. a.  Suppurer.  Suppurer. Ch'è talą avwéi w'ăse é chin pordze ouncó tòrdzò, il s'est taillé avec la hache et la blessure suppure encore. V. r. Se purger. Che pordjyę avwéi dé téi dé dzermandrïa, se purger avec de la tisane de germandrée.
pordze, s. f.  Purge. Purge. L'a pri ona pordze, il a pris une purge.
póré, s. m.  Poireau. Poireau.
porga, s. f. Syn. de pordze Purge.  Purge. 
pori , -ité, adj.  Pourri. Pourri. Oun rejën porį, dé pómé porįté, un raisin pourri, des pommes pourries.
pori , v. n.  Pourrir. Pourrir. Ché fin poréré chou ó pra, ce foin pourrira sur le pré; l'an dé tòta chōrta dé eanda, ma ąn-mon méi achyę porį kyè dé bale i j-ātró, ils ont toutes sortes de vivres, mais ils préfèrent les laisser pourrir que d'en donner aux autres. V. r. Chin che pore avwéi ó tin, cela pourrit avec le temps.  Subst. ótą ó porį, vènindjyę ó pori, enlever le pourri, vendanger le pourri. Pŗov. Can è eątsé l'an ó pori, fó°" è je fetchyę chou oun plantin é cópą ó plantin é fetchyę iną a borne, quand les vaches ont le «pourri» [aux pieds], il faut les mettre sur un plantain, puis couper ce plantain et le mettre dans la cheminée.
pòrkyę, conj. et adv.  Pourquoi. Pourquoi. Béi pòrkyę, ou ch'ébaį pòrkyę, je me demande pourquoi; pòrkyę pa, pourquoi pas? Chéi pa pòrkyę, je ne sais pourquoi.Quand même. Pòrkyę powįe pa rlwi, fajïon prou è j-ātró,quand même lui ne pouvait pas [travailler], les autres suffisaient bien.
pòrmon, s. m.  Poumon. Poumon.
pòrmonęcó, -ca, adj. et s. m. et f.  Poitrinaire. Poitrinaire. || Cf. ęrba pormonęca.(Pulmonaire officinale ).
pòrmonïé, s. f.  Pneumonie. Pneumonie.
póŗó dé yó (i)Excl.  C'est vrai! C'est vrai! Djyo póŗó, c'est certain!
pòrpa, s. f.  Partie charnue de la viande. Partie charnue de la viande. Dé bęwa pòrpa, de la viande bien charnue; to atseteŗéi dé pòrpa, tu achèteras de la viande sans os 
pòrpa, s. f.  Pulpe d'un fruit, d'un légume. Pulpe d'un fruit, d'un légume.
pòrpé, s. m.  Partie charnue du pouce, du gros orteil. Partie charnue du pouce, du gros orteil.
pòrsyon, s. f.  Portion. Portion. Bąlon rin kyè dé plo petite pòrsyon, ils ne servent que de minuscules portions.
pòrsyóna, v. a.  Partager en portions. Partager en portions. Che pòrsyounon pa jostó, chin bale chowįn dé tsëncanyé, s'ils ne font pas les portions égales, cela occasionne souvent des chicanes.
pòrsyonéŗó, -néra, s. m. et f.  Solidaire. Solidaire.
pòrtą , s. f.  Portée Portée. Chin l'è jostó a cha pòrtą, cela est juste à sa mesure; can i bën di j-ātró l'è a rlōo pòrtą, chon pa tan escrepo°", quand le bien d'autrui est à leur portée [quand l'occasion se présente], ils ne sont pas si scrupuleux; fou j-ābró chon trwa a pòrtą di tchyévre, ces arbres sont trop à la portée des chèvres.
pòrtą , s. f.  Portée, nombre de petits qu'un quadrupède met bas en une fois Portée, nombre de petits qu'un quadrupède met bas en une fois. È eątsé, è tchyévre é è fąé l'an rin ky'ona  pòrtą per an, les vaches, les chèvres et les brebis n'ont qu'une portée par an; è tsate l'an dąvwé portéi, é tin ky'a tré, les chats ont deux portées, et,même trois.
pòrta , v. a.  Porter . Porter . Chon tan porta dé bóna vowonta, ils sont pleins de bonne volonté; porta pèrda a nó, porter préjudice à nous; chon enou kyeŗį dé vën pó porta via, ils sont venus chercher du vin pour emporter; porta i catson, donner à manger aux porcs.  Fig. Supporter. Chin m'a pa porta i côo: i de ó vêréi, mon cœur n'a pu supporter cela: je lui ai sorti la vérité.v. r. Porta vó byin - vó dé mën-mó, portez-vous bien ! - vous de même ! (salutation en se quittant) ; che porta có°"chyon, se porter caution. Į| V. n. I ni porte, la neige porte, c.-à-d. on n'enfonce pas.
pòrta , v. a.  Porter. Porter. Pòrta ó féméi, porter le fumier sur son dos dans les vignes, les champs; pòrta a brįnta, porter la brante, c.-à-d. faire le métier de brintį, en automne; pòrta a cokyelon, chou ó có°", a tsardzecó°", porter à califourchon, sur le cou, sur les épaules. pòrta a vergonye pó è j-ātró, porter la honte pour autrui. Pòrte, elle porte (se dit du bétail en état de gestation).  pòrte pa ó vën, il ne porte pas le vin (quand il a bu, il est méchant).  Paraître. Vw'éi sëncant'ąn, ébįn vó pòrta pa, vous avez cinquante ans, eh bien ! vous ne [les] portez pas (on ne vous les donnerait pas).
pōrta, s. f.  Porte. Porte. Bochyę a pōrta, frapper à la porte; pacha a pōrta, passer la porte [sortir contre son gré]; ā pōrta dé w'evêe, à l'entrée de l'hiver; aa demanda pé è pōrté, aller demander de porte en porte, mendier.
pòrtabréi, s. m.  Partie du harnais qui tient les «bras» du char. Partie du harnais qui tient les «bras» du char.
pòrtāé, s. f.  Portée.  Portée.  Syn. de pòrtą 
pòrtaféméi, s. m.  Porte-fumier. Porte-fumier.
pòrtafole, s. m.  Portefeuille. Portefeuille.
pòrtagóta, s. m.  Instrument à forme de marteau pour souder. Instrument à forme de marteau pour souder.
pòrtamonéia, s. m.  Porte-monnaie. Porte-monnaie.
pòrtąn, adv.  Pourtant. Pourtant.
pòrtaploun-ma, s. m.  Porte-plume. Porte-plume. Dev. Oun pòrtaploun-ma chou oun pòrtafole? - oun n-ijéi chou w'ābró,un porte-plume sur un portefeuille? - un oiseau sur l'arbre.
pòrtapyese, s. m.  Emporte-pièce. Emporte-pièce.
pòrtarouį, s. m.  Porte-balayures, «ramassoire». Porte-balayures, «ramassoire».
pòrtasigaa, s. m.  Porte-cigare. Porte-cigare.
pòrtatêra, s. m.  Boîte pour porter la terre à deux. Boîte pour porter la terre à deux.
pòrtati, s. m.  En état de gestation. En état de gestation. Oun módzon pòrtati, une génisse portante.
pòrtavoué, s. m.  Porte-voix. Porte-voix.
pòrtchyę, s. m.  Porcher à la montagne. Porcher à la montagne. Syn. catsonį, qui est le mot plus ancien.
pòrtéta, s. f.  Petite porte; en particulier porte d'une futaille. Petite porte; en particulier porte d'une futaille.
porti, s. m.  Portier. Portier. I portį dou cowįn di capotsën, le Frère portier du couvent des Capucins; dé tsatįn i va porti pé j-ó°"tèwe, en été, il va comme portier dans les hôtels.
pòrtïa, adj. f.  Se dit d'une femelle en état de gestation. Se dit d'une femelle en état de gestation.Syn. pòrtinta
pòrtįnta, adj. f.  Femelle en état de gestation. Femelle en état de gestation. || Syn. de pòrtïa
portōo, s. m.  Porteur; en particulier les quatre hommes qui portent le mort de la maison mortuaire au cimetière. Porteur; en particulier les quatre hommes qui portent le mort de la maison mortuaire au cimetière.
pose, s. f.  Poche, grande cuiller à potage, louche Poche, grande cuiller à potage, louche. I pose pèrchyāé, l'écumoire.
pòse, s. m.  Lèvre Lèvre. I pose dé damou, dé déjó, la lèvre supérieure, inférieure.
póson, s. m.  Grande poche ou louche de cuivre ou de fer émaillé. Pochon est SR et Fr. Est. Grande poche ou louche de cuivre ou de fer émaillé. Pochon est SR et Fr. Est.
pósóną, s. f.  Pochée Pochée, ona pósóną dé chope, une pochée de soupe.
pósta, s. f.  Poste; bâtiment des postes. Poste; bâtiment des postes.
pósta, v. a.  Poster. Poster. L'an posta dó°" jandąrmé pé byéi da porta, ils ont posté deux gendarmes de chaque côté de la porte. || V. r. i` trópa l'è enou che póstą déeąn chin dou comoun, la troupe est venue se poster devant la maison communale.
póstéma, s. f.  Tumeur, apostume. Tumeur, apostume.
pota , s. f.  Punaise. Punaise. Di kyè è poté chon ën cakyé pāa, oun pou pa eni a byéi dé wè tsanpéé via, dès que les punaises ont pénétré quelque part, on ne peut venir à bout de les chasser.
póta, s. f.  Limon. Limon. L'a pawa fouŗa dé w'étąn oun grou mounton dé póta, il a sorti de l'étang, avec la pelle, un gros tas de limon. |Į Grim. id.
pòta, s. f.  Moue. Moue. Féŗ'a pòta, faire la moue.
pòta, s. f.   Fesse. È pòté dou cou, les fesses.
pótadjyè      Fourneau en fonte.  Jardin potager (culture des légumes),  n. m. Fourneau en fonte.  
pótadjyè      Jardin potager (culture des légumes),  Jardin potager (culture des légumes), 
potąn, -ąn-na, s. m. et f.  Homme, femme de mauvaise vie. Homme, femme de mauvaise vie.
pótchye v. tr. Nettoyer. De l'ail, putzen. Syn. nétéé, aprópra, astica. v. tr. Nettoyer. De l'ail, putzen. Syn. nétéé, aprópra, astica.
potchye , s. m. et adj.  Homme sans énergie. Homme sans énergie. Oun potchye dinché, un homme pareillement mou !
potchye, s. m.  Cidre. Cidre. Féré dé potchye, fabriquer du cidre.  Id. Grim., Nendaz, etc.
pote, s. m.  Bec d'un vase, Bec d'un vase, oudze ó caféi dou byéi dou pote, verse le café du côté du bec. Goulot d'une bouteille. Ha fyó°"wa l'a fratchyą ó pote, cette bouteille a le goulot cassé.
pòté, s. m. Dim. de pó. Petit pot.  Petit pot. 
pótèga, s. f.  Hypothèque. Hypothèque. Trāle ba ou boŗó di pótęgyé, il travaille au bureau des hypothèques.
potétre, adv.  Peut-être. Peut-être.
potį, s. f.  Femme étourdie. Femme étourdie. Kyënta potį dé féna! quelle femme écer-velée !
pŏtį, s. m.  Passage à travers une clôture, échappatoire Passage à travers une clôture, échappatoire. Tsąsé tui è pŏti, il cherche toutes les échappatoires. Grim. pote
pótinse, s. f.  Potence. Potence. I motéi da pótinse, le monticule de la potence.
pótó, s. m.  Poteau; pierre au coin d'un mur pour le protéger contre les roues des chars; bouteroue. Poteau; pierre au coin d'un mur pour le protéger contre les roues des chars; bouteroue.
pótréi, s. m.  Photographie.   photographie.    I   pente   l'è   âpréi terye ó pótréi dé w'élijé, le peintre est en train de faire le tableau de l'église; l'è jou féré terye ó pótréi, il est allé se faire photographier. Rada kyëntou byo pótréi l'a chou ó cawandri, regardez les belles illustrations qu'il y a dans l'almanach.
pótréi, s. m.  Portrait, image, gravure, Portrait, image, gravure,
poudjyą, s. f.  Souche d'un buisson qu'on a coupé. Souche d'un buisson qu'on a coupé.
poudze, s. f.  Puce. Puce.
poudzę, s. m.  Poucet. Poucet. Vieille taille de la vigne pour le muscat.  Doigtier.
poudzéą   s. f.  Poignée, Poignée, ona bóna poudzéą d'ōrdzó, une bonne poignée d'orge. Il Syn. ponyą
poudzéé, v. a.  Traire avec le pouce recourbé à l'intérieur de la main. Traire avec le pouce recourbé à l'intérieur de la main.
poudzó, s. m.  Pouce.  Ancienne mesure de longueur (3 cm.). Pouce.  Ancienne mesure de longueur (3 cm.).
pouën , s. m.  Pointe.  Pointe. Pwën dé pari, pointe de paroi, petits clous.
pouëncha, s. f.  Piqûre, douleur lancinante. Piqûre, douleur lancinante. Kyënta pwëncha! quelle piqûre!
pouëntchyae Piqûre, douleur lancinante. n. f. Piqûre, douleur lancinante. Syn. pouëncha, tsaonâé. Lex. pouëndre.
pouënte , s. f.  Pointe de montagne. Pointe de montagne. Prov. Can è mountąnyé l'an è pwënté blantse ou promyé sétąnbre, fé oun n-outon chèkye, quand les montagnes ont les pointes blanches le 1er septembre, il fera un automne sec.
Poui, s. m.  Puits. Puits.
pouison Polisson.n. m.  Polisson.n. m. 
pouja Au jeu de quilles, monticule qui recevait la boule avant qu'elle ne touche le carré de jeu. Au jeu de quilles, monticule qui recevait la boule avant qu'elle ne touche le carré de jeu. Dzowe i gyelé â pouja ou ä plantse, jouer aux quilles à la « pose » ou à la planche,
poun-ną, v. a.  Escamoter. Escamoter.
pousą , -ąé, part, et adj.  Qui a des boutons, une éruption. Qui a des boutons, une éruption. È j-infan venyon tó pousą, les enfants attrapent des boutons partout.
pousą , v. n.  Pousser. Pousser. Ha flôo pousé pa méi cette fleur ne pousse plus.  V. a. Pousser, engager. Fou kyè ó t'an pousą a féré chin vïon chin kyè l'an ganyą, ceux qui l'ont poussé à faire cela voient ce qu'ils en ont gagné.
pousa, s. f.  Poussière. Poussière. I pousa dou tsénéą l'è chin kyè n'oun vąné fouŗa é kyè oun balle peca i fąé, la «poussière » de la semence du chanvre est ce qui sort en vanant et que l'on donnait à manger aux moutons Prov. Pousa ën janvyę rinpl'ó chemetchyéŗó, poussière du mois de janvier remplit le cimetière.
pousāé, s. f.  Poussée. Poussée. Kyënta pousāé rin kyè sta chenąn-na hé vęnyé, comme ces vignes ont poussé depuis une semaine seulement! I pousāé di din, la pousse des dents. L'a fé 'na pousāé kyè l'a betchyą tui fouŗa dou ban, il a fait une poussée telle qu'il a fait sortir tous les autres hors du banc.
pouta, s. f.  Femme de mauvaise conduite. Femme de mauvaise conduite.
poutin, s. m.  Homme de mauvaise vie. Homme de mauvaise vie.
poutron, s. m.  Enfant gâté. Poltron. Enfant gâté. Poltron.
povwêe, s. m.  Pouvoir . Pouvoir . I pare l'a méi dé povwêe, can vendre tó boudzéŗé prou, le père a plus de pouvoir, quand il viendra, tu bougeras [obéiras] bien.
povwêe, s. m.  Pouvoir. Pouvoir. Nyoun l'a pochou féré parti è mawën, ma w'ëncoŗą Maŗę l'aïé méi dé povwęe ky'è j-ātró; can l'a comanda, l'an falou parti, personne n'a pu faire partir les «malins», mais le curé Maret avait plus de pouvoir que les autres; quand il a commandé, ils ont dû partir.
Põwatą Peloter les filles.  Peloter les filles. 
pówatą, v. n.  Secouer les ailes, comme le coq. Secouer les ailes, comme le coq.
powatën, s. m. Dim. de pówé.  Intérieur de noix ayant la forme d'un coquelet. Intérieur de noix ayant la forme d'un coquelet.
powatën, s. m. Dim. de pówé.  Petit coq.  Petit coq. 
powé, s. m.  Ouverture des alpages. Ouverture des alpages. Cette ouverture se fait en juin. Le bétail quitte alors les mayens pour se rendre à la montagne. Sti an powé chaŗé tāa, cette année la montée à l'alpage sera tardive.
pówé, s. m.  Coq. Coq.
powé, v. n.  Ouvrir les alpages. Ouvrir les alpages.
pówį , powįte, adj.  Poli  Poli .-e ona pēra pówįte, une pierre polie.
pówį , powįte, s.m.  Poli. Poli. Ha pousa l'è bóna pó bale ó pówį, cette poudre est bonne pour donner le poli.
pówį , v. a.  Polir. Polir.
powi v. n.  Pouvoir. Pouvoir. To pori féré dinché, tu pourrais faire ainsi; yó pwi pa méi, je n'en puis plus; nó powion pa méi dou riŗé, nous`n'en pouvions plus à force de rire.  Avec un infinitif. Oun pou pòrtan pa méi féré kyè féré, on ne peut pourtant pas faire plus qu'on ne peut. V.r. Che pori kyè venyęche can nó chaŗįn via, il se pourrait qu'il vienne quand nous serons absents Subst. Fó°" ai ó powi, il faut avoir le pouvoir.
pówinta, s. f.  Maïs.  Maïs.  Polenta, en bouillie ou cuite dure. Dé pówįnta tchyouwāé, de la polenta sur laquelle on verse du beurre fondu, très chaud.
powiténa, adj. fém. employé subst.  Napolitaine Napolitaine. Ne se rencontre que dans cette expression: dzowé ā powiténa, jouer à la napolitaine (jeu de cartes).
pquëntsin Pointu. adj. Pointu. Syn. pouënjin.
pra, s. m.  Pré. Pré. Oun bon pra, oun crwéi pra, un bon pré, un mauvais pré. È pra batâa, les prés bâtards (cf. s. v. batâa).  Oun pra chèkye, oun pra méigró, un pré sec, un pré maigre.
pratęca, s. f.  Pratique, clients Pratique, clients, ona bóna, ona crwēe pratęca, une bonne, une mauvaise pratique.
pratecą, v. a.  Pratiquer. Pratiquer. L'è catowęcó, ma pratękyè pa, il est catholique, mais il ne pratique pas [sa religion].  L'è meŗesën, ma di kyè l'è vyou pratękyè pa méi, il est médecin, mais depuis qu'il est vieux, il ne pratique plus.
pratecabló, -bla, adj.  Praticable. Praticable. Dé fortin è Fonjąwe chon pa pratecąblé, en printemps le sentier des Fonjalles n'est pas praticable.
pratecąn, adj. m.  Pratiquant. Pratiquant.
pratęcó, -ca, adj. Pratique, commode.  Pratique, commode. Chin 'ŗa l'è pa pratęcó, ça n'est pas pratique.
prêcha , v. a.  Presser, insister auprès de qqn. Presser, insister auprès de qqn. L'a prêcha a bire, il nous a invités pressamment à boire; prêcha pa méi, yó i prou, n'insistez plus, j'en ai assez. || V.r. Prèchą-vó 'ŗa, hâtez-vous maintenant; chąwon pa kyè l'è dé (che) prêcha oun pó°", ils ne savent pas ce que c'est de se presser un peu.V. impers. Prèchąé prou é prou dé fornį ché traó, c'était très pressant de terminer ce travail; i traó préiche, le travail est urgent; l'è prè-chin, c'est pressant.
prêcha, chąé, part, et adj.  Pressé, accablé d'ouvrage. Pressé, accablé d'ouvrage. Vwéité-vó prêcha stou dzò? êtes-vous pressé par l'ouvrage ces jours? Jostamin can oun n-è ó plo prêcha, l'è adon kyè venyon      dèrindjyę,   justement quand on est le plus pressé, c'est alors qu'ils viennent vous déranger.
prèchin, -chinta, adj.  Pressant. Pressant. Oun traó prèchin, un travail pressant.
préchon-na, s. f.  Personne Personne.Ei jaméi you 'na préchon-na méi cóŗadzouja, je n'ai jamais vu personne plus courageuse.  Syn. dzin, moundó.
prédjyé, v. a.  Prêcher Prêcher. L'è iną prédjyé, l'è ba dé prédjyé, il est monté [en chaire] pour prêcher, il est descendu de [chaire après avoir] prêcher; ché, l'è pó rin kyè venyeche amou, no ëntin rin chin kyè prèdze, il est inutile que celui-là monte [de Sion], on n'entend pas ce qu'il prêche. Faire un discours. Dawęve l'è enou prédjyé amou chela, Dallèves est venu faire un discours ici.
prédzó Prêche, discours Prêche, discours.n. m.  Lex. prédjyé.
préé, v. a.  Prier. Prier. Préé ó boun Djyo, prier le bon Dieu.
preelédzó, s. m. Litt,  Privilège. Privilège. Société vinicole, existant dans chacun des villages de Savièse. Nó chin pa dou preelédzó, nous ne faisons pas partie du «privilège»;i sewį dou preelédzó, la cave du «privilège».
préeon, -ta, adj.  Profond Profond. L'è ā bwįte kyè w'étąn l'è i plo préeon, c'est à la bonde que l'étang est le plus profond; kyëntou fondré préeon, quels fondements profonds! Adv. Ch'oun plante è j-ābró trwa préeon, venyon pa byin, si l'on plante les arbres trop profondément, ils ne poussent pas bien.Subst. I plo préeon dou wąkyé, le plus profond du lac.
préeontchyou, s. f. Profondeur. Profondeur. ŗ   , ā   ,  ō, °", ą  ,  ę  į
prèéŗe, s. f.  Prière Prière, ën prééŗe, en prière.
préfé, s. m. Préfet.  Préfet.
préféra Préférer,v. tr.  Préférer,v. tr. 
prefomą, v. a.  Parfumer Parfumer.  Cf. ënprefomą.
prégąmó, s. m.  Sermon, exhortation, conseil. Sermon, exhortation, conseil. Chon enou dé vārin avwé tó è prégąmó da mare, ils sont devenus des vauriens, malgré toutes les exhortations de leur mère.-
préi, adv. et prép.  Près.  Près. Can to cou, to fé è pwën pa prou préi, quand tu couds, tu ne fais pas les points assez rapprochés; tenį cācoun dé préi, flatter qqn; che chyouon dé préi, ils se suivent de près. A pó préi, à peu près.Adj. Nó chin préi paŗįn, nous sommes proches parents. Prov. Préi dé w'élįįe, rlwin dou boun Djyo, près de l'église, loin de Dieu.
préi, s. m.  Masse de lait coagulé dont on a extrait le petit-lait en le remuant sur le feu. Masse de lait coagulé dont on a extrait le petit-lait en le remuant sur le feu. L'è avwéi ó préi ky'oun fé a móta, c'est avec le préi qu'on fait le fromage. Dev. Chądé-vó chin kyè l'è tòrdzò préi pòrkyé l'è rlwin? - i préi. Savez-vous ce qui est toujours «près» quand même il est loin? - le préi. Le jeu de mots n'existe qu'en patois.
préicha, s. f.  Forte perche placée au milieu d'un chargement pour le presser (foin, blé). Forte perche placée au milieu d'un chargement pour le presser (foin, blé). I préicha dou tsaré, la «presse» du char.
préicha, s. f.  Hâte, Hâte, «presse». L'a pa dé préicha, il n'y a pas de presse, dit-on à un emprunteur qui promet de vous rendre bientôt l'objet en question.
préįintą, v. a.  Offrir, présenter Offrir, présenter. Préjintą a mëndjyę, a bire, offrir à manger, à boire. || V. r. Se présenter.
préjarvą, v. a.  Préserver. Préserver. Chin préjąrvé dou ma dé téita, cela prévient le mal de tête.
prejidąn, s. m.  Président. Président. I prejidąn da comona, da mountąnye, le président (syndic) de la commune, de l'alpage [du consortage d'un alpage]; che i prejidąn da comona l'a oun pó°" dé conchyįnse, i vën pa méi rętsó ky'oun tchyévréŗó°", si le président de la commune est consciencieux, il ne s'enrichira pas plus qu'un chevrier. I prejidąn di mintōo (sobriquet), le président des menteurs (un menteur émérite!).
Préjįn Cadeau, présent, Cadeau, présent,
préjin, -ta, adj.  Présent Présent. įŗó préjin yó, j'étais moi-même présent.
préjįnse, s. f.  Présence Présence, ën préjįnse dé nó, ën notre présence.
prêjintābló, -bla.  Présentable, convenable. Présentable, convenable.
prejodįsyó, s. m.  Préjudice Préjudice. Kyën prejodįsyó pòr nó, quel tort pour nous !
préjon, s. f.  Prison. Prison.
prejonį, s. m.  Prisonnier. Prisonnier.
premyę (en), prép.  Parmi. Parmi. Oun ni di raté derën [en] premyę a pãle, un nid de souris dans la paille.
prën, prënma, adj.  Mince, menu, délié, fin. Mince, menu, délié, fin. Ché wané l'è trwa prën, cette planchette est trop mince. Adv. Finement. Chin l'è itą prou moou prën, cela a été moulu très finement. Subst. La fine herbe. Can fé tan chèkye vën rin i prën, quand il fait si sec, la menue herbe ne pousse pas. Débris du foin, ona w'insówą dé prën, un drap rempli de débris de foin. Menu travail. Féré è morale é ó prën, faire les murs d'une maison et les autres menus travaux [finissage] d'une bâtisse.Du lat. primus. Ce qui vient en premier lieu est ordinairement de qualité distinguée ou fine. Prin a le sens de «mince» en afr.
prëncąle, s. f.  Bagatelle, menus objets. Bagatelle, menus objets. On dit aussi crëncąle.  Dérivé de prën
prëncaleŗį, s. f.  Le cœur, la rate, le foie et les poumons d'un animal, pris ensemble Le cœur, la rate, le foie et les poumons d'un animal, pris ensemble. I bęitchye iré maada, n'ën falou tòte fótre via a prëncaleŗį, la bête était malade, nous avons dû jeter tout l'intérieur.  Menus objets de peu de valeur. L'an tó vindou ha prëncaleŗį, ils ont vendu tous ces petits objets. Dérivé de prëncale.
prënsepą, -ąwa, adj. et s. m. et f.  Principal. Principal.
prépara, s. a.  Préparer. Préparer. Prépara ó deną, préparer le dîner. Souvent absol. Nó fó°" prépara pó aa ou mêįn, il nous faut faire les préparatifs pour monter au mayen. V.r. Se préparer. Vęjó mè prépara pó parti a Chyoun, je vais me préparer pour descendre à Sion.
prépaŗāe, s. f.  Préparation. Préparation. Syn. préparatïe.
préparatïe, s. f.  Préparation, préparatif. Préparation, préparatif. Kyënta ondze préparatïe fó°" pó enį Capotsën, quelle longue préparation il faut pour devenir Capucin! ona préparatïe pó parti, des préparatifs pour partir.
prépaŗatwāa, adj.  Préparatoire,  Préparatoire, w' écó°"wa prépaŗatwāa, l'école préparatoire.
presepisyo, s. m.  Précipice. Précipice. L'è tsejou ba e-n-oun presepisyo, il est tombé dans un précipice; pé ó Tórin l'a dé broté presepisyo, le long du Torrent-Neuf il y a de vilains précipices.
presepitą, v. a.  Précipiter, hâter. Précipiter, hâter. Presepitą ó traó, hâter le travail.  V. r. Oun powįé prou ch'atįndre kyè oun có°" che fori presepitą ba pé fou sįnló, on pouvait bien s'attendre qu'une fois il se précipiterait par ces rochers escarpés.
presepitāe (ā), loc. adv. A la hâte.  A la hâte.Syn. chobęta.
prèste, adj.  Prêt. Prêt. Nó véjin nó prépara é dri kyè nó chaŗįn prèste nó partįn, nous allons nous préparer et dès que nous serons prêts, nous partons.  Prèste a, prêt à.
presyou, presyouja Précieux Précieux.adj. 
prèta, v. a.  Prêter Prêter. Prèta ó mówé, prêter le mulet, p. ex. pour une journée, pour un travail; per ënkye fó°" tó prèta chin ky'o-n-a, ālon, otį, béitchyé, ici il faut prêter tout ce qu'on a : vêtements, outils, bêtes; a fou wéi prêta l'è bale, prêter à ces gens, c'est donner.
prétré veŗyą Prêtres apostats Prêtres apostats
prêtre, s, m.  Prêtre. Prêtre. Il Syn. priŗe
preveni, v. a.  Prévenir. Prévenir.
prevouį    , s. m.  Poire  Poire . prevwi blécó, petites poires très juteuses; prevwi réitsó, poires rêches, pour le cidre. È prevwi Chën-Djyan chon vitó mōo, ma è prevwi Chën-Martën mouron tāa, les poires de la Saint-Jean mûrissent tôt, tandis que les poires Saint-Martin mûrissent très tard.
prevouį    , s. m.  Poire. Poire. On en distingue différentes espèces: prevwi bōŗó ou Chën-Oŗin, poire beurrée ou Saint-Laurent; prevwi fó, poire acide, bonne à faire du cidre; prevwi pape, poire Pape, grande poire douce fort recherchée par les maraudeurs; prevoui di dó°" jwe, poires à deux yeux, oblongues, pas très grandes; prevwi Claré, moins grandes que les précédentes, rondes, beaucoup de jus; prevwi Chën-Djyan, Chën-Martën, poires Saint-Jean, St-Martin. On cuit ces dernières avec la viande, elles deviennent rouges, excellentes; prevwi broné, petites, rousses, donnent d'excellents crouchon; 
prevoui , adv.  Passe encore. Passe encore. È paijan prevwi, trālon méimó, ma è mosyôo chon ën pêrda, les paysans, passe encore, ils travaillent eux-mêmes, mais les messieurs [propriétaires des vignes] subissent des pertes [quand il y a mauvaise récolte].
pri, s. m.  Prix. Prix.
pricha, s. f.  Pincée, Pincée, ona pricha dé pivró, une pincée de poivre. || Syn. pi
prija , s. f.  Nombre ,quantité  Nombre ,quantité . Vwi l'a 'na bóna prija dé tchyévréró°", aujourd'hui il y a un grand nombre de chevriers.
prija , s. f.  Prise [de tabac] Prise [de tabac]. Teni 'na prija dé tabą, prenez une prise [de tabac].
prija , s. f.  Récolte, moisson Récolte, moisson, ona béwa prija dé fin, dé rècò, une belle récolte de foin, de regain; rintrą a prija, rentrer la récolte; ona ramįta pó féré ënradjyę fou da prija, une petite pluie pour mettre en colère ceux qui rentrent les récoltes.  
prija, v. a.  Faire des prix à la foire. Faire des prix à la foire.
prijyę, v. a.  Priser. Priser. L'a pa méi kyè cakyé vyou kyè prįjon, il n'y a plus que quelques vieux qui prisent du tabac; dé tabą a prijyę, du tabac à priser.
prinde, v. a.  Prendre. Prendre. Prinde tsa oun, prendre l'un après l'autre; ché nóyè prinjié ó chowę a vęnye a nó, ce noyer prenait le soleil à notre vigne; prinde cākyé tsó°"ja, prendre quelque chose [à manger]; prinde oun mwêe, prendre un morceau; prinde oun traó a tātsó, prendre un travail à forfait.  Occuper, faire durer. Chin kyè l'è prou mó°"se prin nète ó chetchyé, ce qui est très mouillé [foin, regain] met du temps à sécher. V. r. Che prinde apréi, prendre au sérieux; i djyābló ché rin pri apréi: l'è rin enou, le diable n'a pas pris cela au sérieux: il n'est pas venu; che prinde pwiŗe, prendre peur; che prinde pé è pi, se prendre aux cheveux.  Prov. Ché kyè ch'ën chin, chën prin, qui s'en sent s'en prend.Part, passé: pri, pricha, occupé.
prinsįpe, s. m.  Principe. Principe.
printchyę, v. a.  Presser, écraser. Presser, écraser. Oun pan kyè l'è itą printchya di j-ātró, un pain qui a été écrasé par les autres.
printęche, s. f.  Petit-lait qui sort du fromage pressé. Petit-lait qui sort du fromage pressé.
printechyou Ecuelle recueillant le petit-lait qui sort du fromage (printeche) en pressant la masse de lait coagulé (préi). n. m.  Ecuelle recueillant le petit-lait qui sort du fromage (printeche) en pressant la masse de lait coagulé (préi). n. m. 
priōo, s. m.  Prieur, Prieur, c.-à-d. celui qui récite les prières d'une congrégation, d'une confrérie.
priou, priouja Prieur, prieuse Prieur, prieuse.n. m. et f. Var. priöo.
Prįre Poire Poire. Bóné dé ou 'ëncora.: poire-curé
priŗe, s. m.  Prêtre. Prêtre.  Prov. Can mêe l'è mouįn-nó, gra prįŗe é gra tsën, quand mars est «solitaire», gras prêtre et gras chien. Cf. mouįn-nó. , 
priwé, s. m. Petit pré   «Petit pré». On nomme ainsi de préférence les petits prés qui entourent immédiatement les villages.  Ce mot a son correspondant à Grimisuat: prilé; Sion: le «prélet» de Valère.
próbąbló, -bla, adj.  Probable. Probable.
probën, adv.  Bien fait! Bien fait! Expression marquant la jouissance qu'on éprouve du malheur d'autrui. L'è adrį próbën kyè ché tsën l'è créeą, fajïé pa kyè ró°"da é féré pwįre ou moundó, c'est joliment bien fait que ce chien a péri, il ne faisait que rôder et effrayer les gens.
problème, s. m.  Problème, calcul. Problème, calcul.
procoŗą, v. a.  Procurer. Procurer.
procoryou, s. m.  Procureur. Procureur. È procoryou dé w'élįįe, les procureurs de l'église; i procoryou da tsapawa, le procureur de la chapelle; è procoryou dou Tórin, les procureurs du Torrent-Neuf. - Leurs fonctions: van atò féré tui è dzò ó tó dou Tórin, ils vont chaque jour, à tour de rôle, faire le «tour» du Torrent.
prodouere, v. a.  Produire. Produire. Prov. Fó°" vwanye ōrdzó ou djye d'avrį, l'è i sin dé w'an, i prodwį sin gran pòr oun, il faut semer l'orge le dix avril, c'est le centième jour de l'année, il produit cent pour un.
prodouį, s. m.  Produit Produit. Chin l'è i prodwi dé dąvwé atsé, c'est le produit de deux vaches.
profesïe, s. f.  Prophétie. Prophétie.
prófesöo Professeur,n. m.  Professeur,n. m. 
prófésyon, s. f.  Profession. Profession. Féré prófésyon, faire profession (dans un ordre religieux).
próféte, s. m.  Prophète. Prophète.
profetiją, v. a.  Prophétiser. Prophétiser.
profitchyę, v. n.  Profiter Profiter. L'è itą a mountąnye, ma l'a rin profitchyą, il a été à la montagne, mais il n'en a tiré aucun profit [pour sa santé]. V. impers. I profisé pa a tui d'aą tan āte, il n'est pas profitable pour tous d'aller [séjourner] si haut. || V. a. L'a pa kyè Dzôjé pó profitchyę ó preelédzó, il n'y a pas que Joseph qui profite [d'être membre] du «privilège». Pó profitchyę w'êrba da mountąnye, pour tirer profit de l'herbe de l'alpage.
prófyé, s. m.  Profit. Profit. Che pęcon ó prófyé è j-oun i j-ątró, ils se mangent mutuellement le profit.
prógré, s. m.  Progrès. Progrès.
projemį, v. n.  Penser, présumer. Penser, présumer. Oun pou pa projemį a tòte, on ne peut penser à tout.
promena, v. a.  Promener. Promener. Va promena ó peti, va promener le petit.  V. r. Che promené pé vąé, il dandine par les chemins.
promenārda, s. f.  Promenade, avenue Promenade, avenue. ó t'èi you ba a promenārda, je l'ai vu à l'avenue [de la gare à Sion].
promeneŗéi, s. m.  Qui ne fait que de se promener (péjoratif). Qui ne fait que de se promener (péjoratif).
promenéŗó, s. m.  Promeneur. Promeneur.
promenōo, s. m.  Promeneur, sens légèrement péjoratif. Le paysan considère ceux qui se promènent comme des désœuvrés. Promeneur, sens légèrement péjoratif. Le paysan considère ceux qui se promènent comme des désœuvrés.
promęse , s. f.  Promesse. Promesse. È promęse dé maryądzó, les promesses de mariage.
promęse, s. f.  Prémices, Prémices, w'ëncoŗą ën ché tin venyįé ā promęse, le curé en ce temps venait recevoir les prémices.
prómétre, v. a.  Promettre. Promettre. Prómé tó chin kyè no ou, ma tën rin, il promet tout ce qu'on veut, mais ne tient rien du tout.  V.r. Oun pou rin che prómétre avwéi ó tin, on ne peut être assuré de rien dans l'avenir.  V. n. Donner des espérances. È vęnyé próméton adį óŗa, jusqu'à présent les vignes promettent.
Promį  Prunier sauvagePromį chówadzó, prunier sauvage (Prunus insititia). Prunier sauvagePromį chówadzó, prunier sauvage (Prunus insititia).
promį, s. m.  Prunier. Prunier. Oun promį dé j-intéi, prunier de [pruneaux] greffés: la prune Fellenberg.
promyé, -yęŗe, adj. et s. m. et f.  Premier. Premier. I promyé dou mi, le premier du mois.
promyérémįn, adv.  Premièrement. Premièrement.
pron, -ta, adj.  Vif, prompt. Vif, prompt. L'è prou pron é prin tó pŗéeon, il est si vif et prend tout à cœur.
prónonsyę, v. a.  Prononcer. Prononcer.
prontamin, adv.  Promptement. Promptement.
prontetouda, s. f.  Promptitude, vivacité d'humeur. Promptitude, vivacité d'humeur.
próondjyę, v. a.  Prolonger Prolonger. Nó véjin próondjye ché tsan, nous allons prolonger ce champ.
próondzémįn, s. m.  Prolongement. Prolongement. I próondzémįn da vāe, le prolongement de la route.
propiétéi, s. f.  Propriété. Propriété.
propiétéiŗó, s. m.  Propriétaire. Propriétaire. L'a pa dé gran propiétéiró ën Chavyeje, il n'y a pas de grands propriétaires à Savièse.
própóįa, v. a.  Proposer. Proposer.
própójéi, s. m.  Préposé aux poursuites. Préposé aux poursuites. Bale ou própójéi, mettre la chose entre les mains du préposé aux poursuites.
própójéi, s. m.  Préposé, agent de la police napoléonienne en Valais Préposé, agent de la police napoléonienne en Valais connu pour sa sévérité; le dicton suivant en témoigne: sin ādzó pòr té, oun ādzó pòr mè, chin pąè tote, cent fois pour toi, une fois pour moi, cela paye tout. (Il s'agit des contraventions des contrebandiers.) 
propojesyon, s. f.  Proposition. Proposition.
própóou, s. m.  Propos. Propos. Ne s'emploie guère que dans les locutions a própó°", mā a própó°", à propos, mal à propos.
própramin, adv.  Proprement. Proprement. Trālę própramįn, travailler proprement.
propreté, s. f.  Propreté. Propreté. Syn. plus usité: i propra
propró, -pra, adj.  Propre. Propre. L'a écówą ó pįló, to vi prou kyè l'è pa própró, va balayer la chambre, tu vois bien qu'elle n'est pas propre; própró    cómin       į-onyon,    propre comme des oignons. Subst. È pote ąnmon ó própró, les punaises aiment ce qui est propre.
prósé, s. m.  Procès. Procès. Prov. Ché kyè gąnyé ó prósé l'a a tsemijé, ché kyè pêe l'è marenou, celui qui gagne le procès a la chemise, celui qui perd est tout nu.
prósédą, v. n.  Procéder, faire un procès. Procéder, faire un procès. I vyou V. l'a pa fé kyè prósédą tòta cha vya, le vieux V. n'a fait que «procéder» pendant toute sa vie.
prosedóo, s. m.  Plaideur. Plaideur.
prosesyon, s. f.  Procession Procession. Fig. File. Dé grouché prosesyon dé véi, de grandes files de veaux; can cómįnsé a tèrèną oun di : oun vi è prosesyon iną i mountąnyé, quand la neige commence à disparaître, on dit: on voit des processions sur les montagnes.
prósévèrbąwe, s. m.  Procès-verbal. Procès-verbal.
prótédjyé, v. a.  Protéger. Protéger.
prótéstan, -an-na, s. m. et f.  Protestant. Protestant.
prótésyon, s. f.  Protection. Protection. Ch'o-n-a pa dé prótésyon, fó°" pa tsasyę a arówą pé è pląche, si l'on n'a pas de protection, il ne faut pas chercher à obtenir des places.
prótétōo, s. m.  Protecteur. Protecteur.
prou, adv.  Assez, beaucoup Assez, beaucoup. Pó°" ou prou, l'è tót'oun, peu ou prou, c'est égal; i prou avwį, j'ai bien entendu; crijó prou, je le crois bien, je n'en doute pas; to pou prou tòrną ën deri, tu peux bien t'en retourner; o-n-a tui prou a féré pó ganyę cha vya, on a tous assez à faire pour gagner sa vie; t'a prou trālą dinché, tu as assez travaillé comme cela; l'a prou on è di, prou grąnta a górdze é prou chën vergonye, il a les doigts très longs, la bouche très grande et il est sans vergogne.L'a prou êrba sti an, il y a assez d'herbe cette année; l'a prou pląche, prou bó°",prou pan, il y a assez de place, de bois, de pain.
Proun-ma Pêche Proun-ma peouja, . V. peoujyè.  Pêche Proun-ma peouja, . V. peoujyè. 
proun-ma, s. f.  Prune. Prune. Dé proun-mé chétchyéi, des pruneaux secs; findre dé proun-mé, fendre, ouvrir des prunes et en ôter le noyau.  Variétés: dé proun-mé madéwįné, nïŗé, dzanété, nédzéŗéche (qui mûrissent en dernier lieu). Voy. ces mots.
prouwa, s. f.  Preuve. Preuve.
proveninse, s. f.  Provenance. Provenance.
provenyę, v. a.  Provigner. Provigner. L'a tó provenyą ha vęnye, il a provigné toute cette vigne.
provenyoŗa, s. f.  Action de provigner. Action de provigner.
provijyon, s. f.  Provision. Provision.
prówa, v. a.  Prouver. Prouver. L'è rin dé déré, fó°" prówą, il ne suffit pas d'affirmer, il faut prouver.
prówįn, s. m.  Provin qu'on couche en terre pour provigner. Provin qu'on couche en terre pour provigner.
pwa, v. a. et absol.  Tailler, surtout la vigne. Tailler, surtout la vigne. L'è tin dé pwa, c'est le moment de tailler la vigne. Mot fort répandu dans les langues romanes et les patois.
pwè, adv.  Puis. Puis. On dit toujours: é pwè, et puis.
Pwè, s. m.  Porc. Porc. N'ën dó°" pwè amou mountanye, nous avons deux porcs à l'alpage Fig. Homme malpropre. Vw'éité égawemįn dé brote pwè pó aa brasą ché gătsó é vó j-ënplatrą dinché, vous êtes quand même de vilains saligauds pour aller vous vautrer dans cette boue et vous emplâtrer ainsi.
pwéé, v. a.  Conduire les bestiaux dans les pâturages de la montagne. Conduire les bestiaux dans les pâturages de la montagne. N'ën pouéeą tāa sti an, nous avons transhumé tard cette année.
pwéeą, s. f.  Montée. Montée. A pya da mountanye, can oun vi a pwéeą kyè l'a, quand du pied de la montagne on voit la montée qu'il y a...
pwën Point. Point. T'a écri ona pądze chën métré oun chowe pwën, tu as écrit une page sans mettre un seul point.  Oun bon pwën, un bon point. L'a dó°" į-an kyè chon ën prósé é chon tòrdzò ou méimó pwën, il y a deux ans qu'ils sont en procès et ils en sont toujours au même point;l'è chou ó pwën dé moŗį, il est sur le point de mourir.A pwën dé dzò, à la pointe du jour.  I pwën d'onōo, le point d'honneur.
pwën   , s. m.  Poing.  Poing. L'ori falou coudre wi, ma n'ën pa pochou féré oun pwën, il aurait fallu coudre aujourd'hui, mais nous n'avons pu faire un seul point.
pwën, s. m.  Poing. Poing. Mótrą ó pwën, menacer du poing.
pwëndre, v. a.  Piquer. Piquer. L'è déstra vwéŗó pwënjon hé j-epęné, c'est extraordinaire comme ces épines piquent.  V. n. Can o-n-a è j-epwënté, i pwën pé w'estoma ky'oun pou pa ëndoŗą, quand on a la pleurésie, ça pique à la poitrine qu'on ne peut plus tenir.Attacher, accrocher. L'è chóbrą pwën pé ó bóchon, c'est resté accroché aux buissons.
pwënįyę, v. a.  Puiser. Puiser. Pwënjyę a chopa, puiser la soupe.
pwënjin (1), -inta, adj.  Piquant, acéré. Piquant, acéré. Fé ëntinsyon, ché fréinó l'è pwënjin, fais attention, ce poinçon est très acéré.
pwënjin , s. m.  Le pointu, le piquant d'une chose. Le pointu, le piquant d'une chose. Fróta pa w' awin-na chou è pēŗé, chin óté ó pwënjin, ne frotte pas l'alêne sur les pierres, ça lui enlève la pointe acérée.
pwëntąwa, s. f.  Poutre de support, pointal. Poutre de support, pointal. Ché tra wéi l'è pa prou fóo, nó fó°" métr'ona pwëntąwa, cette poutre n'est pas assez solide, il nous faut y mettre un pointai.
pwëntchyę, v. a.  Planter, enfoncer, piquer. Planter, enfoncer, piquer. Pwëntchyę derën è pąsé, planter les pieux; dó°" paniou pwëntchyą ou tsapéi, deux papillons piqués au chapeau. Prov. Pó féŗ'a parti è nójwe fó°" pwëntchyę ó coutéi iną déjó a tabla, pour faire disparaître les orgelets, il faut planter un couteau de bas en haut sous la table.-
pwënte , s. f.  Pointe. Pointe. I tsan froun ën pwënte, le champ finit en pointe. 
pwënte, s. f.  Dentelle. Dentelle. L'a nyoun cómin ha pó chai féré dé béwé pwënté, elle n'a pas son égal pour faire de belles dentelles.
pwëntou, -ouja, adj.  Pointu. Pointu. Oun craeon pwëntou, un crayon pointu.
Pwëntrąwa, s. f.  Pointe,  Pointe, w'élįje dé Milan defouŗa l'è plin-na dé pwëntrąwé, la cathédrale de Milan à l'extérieur est hérissée de pointes [clochetons].
Pwënt Pointe métallique au bout d'un bâton ou  d'une canne. Pointe métallique au bout d'un bâton ou  d'une canne.
pwëntré, s. m.  Pointe métallique au bout d'un bâton. Pointe métallique au bout d'un bâton.
pweŗou, -rouja, adj. et s. m. et f.  Peureux, timide Peureux, timide. L'è tan pwerouja kyè doujé pa aa ba ou bou chówéta, elle est si peureuse qu'elle n'ose aller à l'écurie seule; pé fou rlwa recówa chon pweŗou è j-infan, dans ces endroits retirés les enfants sont timides.
pwēte, adv.  Ensuite, plus tard. Ensuite, plus tard. Kyè l'an pwēte fetchyą? qu'ont-ils mis après cela? achyę chin pó pwēte, laissez cela pour plus tard; fó°" ai régla ó cajën tantó óŗa tantó pwēte, il faut avoir gouverné le bétail ou plus tôt ou plus tard.
pwijon, adj.  Vénéneux. Vénéneux.
pwijon, s. f.  Poison.  Poison. Bire dé pwijon, prendre du poison. Fig. Se dit de personnes ou choses très désagréables; coquin, vaurien, gredin. Ha pwijon dé fémawa, cette «poison» de femme.
pwinson, s. m.  Poinçon Poinçon (néol.). Syn. plus usité fréinó
pwiŗe, s. f.  Peur. Peur. L'a pwįŗe di mò, il a peur des revenants; l'è o plo kyè n'ën pwiŗe, dou fwa, c'est l'incendie que nous craignons le plus.
pya, s. m.  Pied. Pied. L'an d'ardzin tanky'i pya deri, ils ont de l'argent jusqu'aux pieds de derrière [en très grande quantité]; l'a fé dé pya, il a trouvé les jambes. I pya dou borgó, ce sont les bases horizontales sur lesquelles se fixent les colonnes du rouet. A pya, au pied, au bas; a pya di j-etsewi, dé èwa, au bas de l'escalier, au fond du village; l'è pa tòpó a pya, il n'y a pas de nuage au fond de la vallée. Mesure ancienne. Oun pya dé roué, un pied de roi; chi pya fan ona tija, six pieds font une toise.
pyąkye, s. m.  Pic (oiseau). Pic (oiseau). Les diverses espèces: pyąkye vè, broun, ródzó, pic vert, noir, rouge. Cf. pęcabó°"
pyālę, v. n.  Piailler, pousser des cris, . en parlant des gens aussi. Piailler, pousser des cris, . en parlant des gens aussi.
pyąn-na, s. f.  Jet qui pousse depuis la racine de la vigne ou des arbres. Jet qui pousse depuis la racine de la vigne ou des arbres.
pyanouwa,   s. f.    Langue (organe).  Langue (organe). 
pyanouwa,   s. f.    Pédale.  Pédale.   Syn.   de pyąnye  
pyan-pyan Lentement,adv.  Lentement,adv. 
pyąnye, s. f.  Pédale. Pédale. È pyąnyé dou borgó, di j-éijé dou techó, la pédale du rouet, du métier à tisser.
pyanyę, v. a.  Faire aller la pédale. Faire aller la pédale.
pyapou s.m.  Renoncule (Ranunculus acer). Renoncule (Ranunculus acer).
pyastron, s. m.  Plastron. Plastron. I pyastron da tsemijé, le plastron de la chemise.
pyatą, v. n.  Piétiner. Piétiner. Se dit d'une vache qui, au moment de mettre bas, piétine sans cesse. I ątse va dabò féré ó véi, cómįnsé a pyatą, la vache va bientôt vêler, elle commence à piétiner.  En gén. Remuer les pieds. Pou-to pa itą 'na vwărba kïa, to fé rin kyè pyatą, ne peux-tu pas rester un moment tranquille, tu ne fais que remuer les pieds; fó°" pyatą 'na dzinta vwārba pó arówą amou a son Contse, il faut trotter un bon moment pour arriver au bout de la vallée de Conches.
pyatāe, s. f.  Action de piétiner, de marcher Action de piétiner, de marcher, ona groucha pyatāe, une grande trotte.
pyatenéró, s. m.  Piétineur. Piétineur.  Le mot ne s'entend guère que pour désigner les pieds de derrière de la vache dans une devinette bien connue et citée sous le mot avwijęró
pyaton, s. m. dim. de pya. Petit pied d'enfant.  Petit pied d'enfant. 
pyatóną, v. n.  Piétiner, employer ses jambes Piétiner, employer ses jambes. Fó°"-te pa byin pyatóną, cōre amou é ba pó ganyę chin, ne faut-il pas bien piétiner, courir en haut et en bas pour gagner cela?
pye, adv.  Seulement, ne ... que, même Seulement, ne ... que, même óŗa n'ën rètrin a prija, kyè balęche pye dé plodze, maintenant nous avons rentré la récolte, qu'il pleuve seulement.  Cf. le pure des Italiens. Nó dijion pye nó stou dzò, nous en parlions justement ces jours.
pye, adv.  Seulement, ne ... que, même. Seulement, ne ... que, même. Fan pa pye tan dé trin cómin on'onda, pąrton pa tui acó°", ils font moins de tapage qu'autrefois, les gens ne partent pas tous ensemble; l'a pye de óŗa kyè partié, il vient de dire maintenant qu'il partait; parte pye démąn, il ne part que demain. Sert à exhorter. Va pye, to charéi bąwa, va «seulement», tu seras une bonne fille.Exprime la menace, le souhait, la supposition. Che ęche pye pacha derën ā gole, si seulement il avait pu passer dans l'eau ! atįn pye, attends seulement! [menace];
pyese , s. f.  Poitrine des ruminants. Poitrine des ruminants.
pyese, s. f.  Arbre abattu et dépouillé des branches Arbre abattu et dépouillé des branches.eąn mijon a rlōo l'a oun grou mounton dé pyęsé, devant leur maison il y a un gros tas de pièces de sapin. Pièce d'argent, ona pyese d'ôo, une pièce en or.  Grand gaillard. Kyënta pyese! quel colosse!
pyéséta, s. f. Dim. de pyese.  Petite pièce. Petite pièce.
pyin s .m. Partie du bas qui recouvre le pied. Partie du bas qui recouvre le pied. Mè fó°" tsandjyę ó pyin dé ché tsouson, i réista l'è ouncó bon, il me faut changer le pied de ce bas, le reste est encore en bon état.
pyó, s. m.  Fruit du gaillet grateron qui s'accroche aux habits. Fruit du gaillet grateron qui s'accroche aux habits.
pyó, s. m.  Pou.  Pou. 
pyoca , s. f.  Pique.Ce mot arrive dans un conte qui se passe à la montagne. Pique.Ce mot arrive dans un conte qui se passe à la montagne.
pyoca , s. f.  Pleurnicheur. Pleurnicheur.
pyocą, v. n.  Pleurnicher, en parlant des enfants. Pleurnicher, en parlant des enfants. I peti l'è désóną, i avwì kyè pyocāe déeąn có°", le petit est réveillé, j'ai entendu qu'il pleurnichait tout à l'heure.
pyocāe, s. f.  Piaulement. Piaulement.
pyókyéŗéi, pyókyéŗa, s. m. et f.  Pleurnicheur, -euse. Pleurnicheur, -euse.
pyon, pyōrna, adj.  Ivre. Ivre. L'è pyon a mitchyą dou tin, il est ivre la moitié du temps; i vejęna iré ouncóméi pyōrna, la voisine était de nouveau ivre.En afr. pion (employé deux fois par Villon) signifie «buveur».
pyóouta, s. f.  Patte, Patte, ona pyóouta dé dzenelé, une patte de poule.Par ext. Jambe. Trin-né a pyó°"ta, il traîne la jambe.
pyóoutą, v. a.  Déchirer, arracher avec les serres. Déchirer, arracher avec les serres.
pyóoutāe, s. f.  Coup de patte Coup de patte. I tsën l'a oou méŗó°"wa avwéi ó tsate, ma l'a rechyou ona pyó°"tāe, le chien a voulu s'amuser avec le chat, mais il a reçu un coup de patte.
pyóouton, s. m.  Pied de cochon. Pied de cochon.
pyoule, v. a.  Arracher, sortir quelque chose à la hâte. Arracher, sortir quelque chose à la hâte. Pyoule foura è j-ālon, sortir à la hâte les vêtements [dans un incendie].  V. r. S'épouiller. Can è dzenelé che pyoulon, chénédze dé crwéi, quand les poules s'épouillent, c'est signe de mauvais temps.
r Consonne prothétique dans rlwi, rlōo, etc. Consonne prothétique dans rlwi, rlōo, etc.  Aussi connu en Savoie.
ŗa, adv. Maintenant   Abréviat. de óŗa. Chin ŗa kyè e-te? qu'est-ce que cela?
ra, s. m.  Rat. Rat.
rāa   s.m.  Clairière, Clairière, wéi l'aïe oun rāa, ché chon répóją 'na vwārba, il y avait là une clairière, ils s'y sont reposés un moment.
rāa, rąŗa, adj.  Rare. Rare. I vénįndze chaŗé rąŗa sti an, il y aura une petite vendange cette année; l'è pa rāa ky'oun n-avwi déŗé chin-wéi, ce n'est pas rare que l'on entende raconter cela.  Prov. I boun Djyo l'è bon, kyè è bóné dzin chon rąŗé, Dieu est bon, que les bonnes gens sont rares! 
rabą, s. m.  Rabat. Rabat. On'onda è prétré l'aìon tui ó rabą, autrefois les prêtres portaient tous le rabat.
rabé, s. m.  Rabais. Rabais. M'an pa fé dé rabé, on ne m'a pas fait de rabais.
rabeląe, s. f.  Action de remettre un membre démis. Action de remettre un membre démis.
rabele, v. a.  Remettre un membre démis, rhabiller. Remettre un membre démis, rhabiller.
rabelōo, s. m.  Rhabilleur,rebouteux. Rhabilleur,rebouteux.  I rabelōo D. iré conyou ën tó ó paį, le rhabilleur D. était connu dans tout le pays; mè fó°" aa ba vêre ó rabelōo, il me faut aller chercher le «rhabilleur».
raboląe, s. f.  Perquisition Perquisition. L'an fé 'na raboląe tin ky'ou ti, ils ont fait une perquisition jusqu'au toit.
rabolę, v. n.  Faire du bruit dans les intestins. Faire du bruit dans les intestins. Raboulon è bwéi, les intestins font du bruit v. a. Fouiller.
rabolémin, s. m.  Bruit dans les intestins. Bruit dans les intestins.
rabóta Raboter.v. tr.  Raboter.v. tr. 
racāa, s. m.  Grange à blé. Grange à blé. Le racāa type est bâti en poutres de bois et repose sur quatre colonnes surmontées d'une très large pierre ronde dépassant de tous côtés les colonnes; le racāa est ainsi isolé du sol et à l'abri des rongeurs. On y accède par une échelle ou un escalier portatif.
racąle, s. f.  Racaille. Racaille. Kyënta racąle dé moundó, fodrį wé je tsanpéé a galó°", quelle racaille de gens, il faudrait les chasser à coups de pierres !
racaŗé, s. m. Dim. de racāa.  Petite grange à blé. Petite grange à blé.
räche, s. f.  Rainure. Rainure.
rachęna, s. f.  Racine. Racine. Syn. rise.
rachquerye Rassurer.v. tr.  Lex. achouerye. Rassurer.v. tr.  Lex. achouerye.
rachyāe, s. f.  Rayure. Rayure.
rachyę, v. a.  Faire une raie, rayer. Faire une raie, rayer. T'a rachyą ó fòrnéi, tu as rayé le fourneau (le poêle en pierre ollaire).
racla, v. a.  Racler. Racler. Racla a borne, racler (ramoner) la cheminée; i meŗesën wi a racla è j-ó°"ché, le médecin lui a raclé les os. Racla ó catson, racler le porc (lui enlever les poils avec un couteau).
raclabōrne, s. m.  Ramoneur. Ramoneur.
raclāe, s. f.  Action de racler. Action de racler. Kyënta raclāe n'ën jou avwéi ché pwè quelle raclée nous avons eu avec ce porc [il a fallu du temps pour le racler . Coup, ona raclāe chou ó ratéi, un coup sur le dos.Multitude, grand nombre, ona raclāe dé moundó, une foule de gens.
Racléta Raclette, portion de fromage fondu qu'on racle dans l'assiette après avoir présenté un demi-fromage à la chaleur, braise ou fourneau électrique. Syn. plus ancien rotchyą. Raclette, portion de fromage fondu qu'on racle dans l'assiette après avoir présenté un demi-fromage à la chaleur, braise ou fourneau électrique. Syn. plus ancien rotchyą.
racléta, s. f. Dim. de rācló.  Planchette servant à niveler la mesure de blé. Planchette servant à niveler la mesure de blé.
rācló , s. m.  Instrument pour racler, Instrument pour racler, racle, râble, racloir. Avwéi ó rācló ótąé via a pāta di bréi, il s'enlevait la pâte collée aux bras (geste du boulanger après avoir pétri sa farine); l'è gordó ëntó ó ba-ton cóm'oun rācló, il est raide avec son bâton comme un râble. Homme peu commode, mauvais coucheur. E-t-e pa d'étre rācló pó féré chin a nó, ne faut-il pas être mauvais coucheur pour nous faire cela!
rācló, s. m.  Engoulevent, martinet. Engoulevent, martinet.
raclon, s. m.  Boue mélangée de fumier que l'on racle du chemin après de fortes pluies. Boue mélangée de fumier que l'on racle du chemin après de fortes pluies.
raclöo Racleur, personne qui sert la raclette.n. m.  Racleur, personne qui sert la raclette.n. m. 
Racorchį Raccourci, chemin plus court. Syn. corta.  Raccourci, chemin plus court. Syn. corta. 
racorchį, v. a.  Raccourcir. Raccourcir. Té fó°" tòrną racorchį ché wan, il te faut de nouveau raccourcir cette planche.
racró, s. m.  Prétexte, repartie Prétexte, repartie. L'an tsasyą dé racró contré Djyan pó prosédą, ils ont cherché des prétextes contre Jean pour lui faire un procès; ché pó è racró, ch'achïé pa arcaną, iré oun djyąbló pó rébątre è cló°", celui-là, pour les reparties, il ne se laissait chicaner, c'était un diable pour rabattre les clous.
racrótchyę, v. a.  Repartir. Repartir.
racrótséŗó, s. m.  Qui a la repartie facile, mais méchante. Qui a la repartie facile, mais méchante.
rādą, v. a.  Regarder. Regarder. Rādą chela, regardez ici.Considérer, voir d'un bon ou mauvais œil. Ba ën w'epetą è maadó chon méi byin rādą kyè amou peŗ'ënkyè, à l'hôpital les malades sont mieux considérés qu'ici. Rādą apréi, regarder à, surveiller. Rādą apréi cho-n-aféŗé, être économe de son bien; rādą ó bën, surveiller son bien.
rādą,s.m.  Regarder . Regarder . Bale oun fran pó dé tsó°"ja kyè vāon pa ó rādą, donner un franc pour des choses qui ne valent pas un regard.
radousyę, v. a.  Radoucir. Radoucir. Sti có°" i popoun l'è ëngrëndjyą e-n-ódre, t'aŗéi 'na vwārba pó ó tè radousyę, cette fois le poupon est fâché pour de bon, tu auras un joli moment pour le radoucir.V. r. I tin ch'è radousya, le temps s'est radouci; i vyou ch'è radousya vwi, le vieux s'est radouci aujourd'hui.
rądze, s. f.  Colère. Colère. E-t-e en rądze? est-il en colère? (cf. ënrądze). Dé rądze, l'a tó fréją, de rage, il a tout brisé.
Rąe Raie Raie. L'a pa 'na rąe, il n'a rien [sans fortune].
rae , s. f.  Rayon. Rayon. L'a crótchyą ó fouson pé ona rąe dé chowę, il a accroché la serpe à un rayon de soleil.  Raie, sillon. I rąe deri, couture du bas; che féré a rąe, se faire la raie [des cheveux]; can oun fochouŗe fó°" féré ona rąe é tenį è pya derën ën rąe, quand on fossoie, il faut former un sillon et tenir les pieds dans le sillon. Prind'a rąe chou, faire, avec la charrue, le premier sillon en haut du champ.
rąe , s. f.  Rail. Rail. È dąvoņe rąé dou trin, les deux rails de la voie ferrée.
raé, v. a.  Rayer.  Rayer. T'a raeą a pądze iną é ba avwéi ó craeon, tu as rayé la page de haut en bas avec le crayon.Biffer, supprimer. È dąvwé pó°"ŗê vévé chon itą raé, les deux pauvres veuves ont été rayées [du testament].
rāeą , rāeąe, adj.  Rayé. Rayé. Oun dzin motchyōo rāeą, un joli mouchoir rayé. S. m. 
rāeą , s. f.  Rayon, Rayon, ona rāeą de chowę, un rayon de soleil; dri kyè vendre ona rāeą dé cho°"e, to vaŗéi épantchyę ché fin, dès qu'il fera un rayon de soleil, tu iras étendre ce foin.
rāeą ,s.m.  Toile. Toile. Féré dé tįwa é dé rāeą, faire de la toile ordinaire et de la toile rayée (de noir, de bleu, de blanc, de rouge, etc.).
rāeon, s. m.  Rayon; petite raie. Rayon; petite raie.
rafatolę, v. a.  Fouiller, farfouiller. Fouiller, farfouiller. Chin i fó°" ferma é ótą via a cla, atramįn venyon é rafatolon tòte, il faut fermer cela et enlever la clef, sinon les enfants viennent et fouillent tout.
rafatoŗa, s. m.  Réparation, Réparation, p. ex. à une maison. L'a vënt-an kyè l'aion pa fé dé rafatoŗé a mijon, il y a vingt ans qu'ils n'avaient fait de réparations à la maison.
rafatoŗą, v. a.  Réparer Réparer. Rafatoŗą ó derën dé mijon, réparer l'intérieur de la maison,
rafla Manger beaucoup, rapidement et sans laisser de  restes. Manger beaucoup, rapidement et sans laisser de  restes. Lex. rafiäe,      v. tr. 
rafla Rafler, ramasser. Rafler, ramasser
raflāe, s. f.  Action d'enlever, de manger sans laisser de restes, de tout avaler.  Syn. ripąe. Action d'enlever, de manger sans laisser de restes, de tout avaler.  Syn. ripąe.
rafòrchye, v. a.  Renforcer. Renforcer. Sti có°" n'ën oun grou dzo°"énó pó rafòrchye, cette fois, nous avons un grand jeune homme comme renfort.
rafota Fouiller Fouiller.v. tr.  V. rafatole, rofata, forata.
rafyą, s. m.  Raphia. Raphia. Fibres employées pour attacher la vigne provenant du palmier du même nom. Autrefois on utilisait des brins ou fibres d'écorce de tilleul.
rai Confus Confus . adj.  L'è tó rai, il est tout confus.
raja , -ąé, adj.  Ras. Ras. L'a è pi raja, il a les cheveux ras.
raja , v. a.  Raser. Raser. V. r. Che rajïé prou chówé, il se rasait bien lui-même,Fig. Ě pra chon raja cómin i vąe, les prés sont «rasés» comme la route.
raja , v. a.  Raser. Raser.Terme de maçonnerie: araser. L'a raja è morale, il a arasé les murs.
rąja, (a) loc. adv.  A ras. A ras. È j'aŗandówé vouon a rąja tera, les hirondelles volent au ras du sol; í tsaré l'a pacha a rąja da morale, le char a passé tout près du mur. Fig. Presque pas assez, presque court de. Nó chin a rąja dou caféi, nous n'avons presque plus de café.  L'afr, a arasé, rempli jusqu'au bord.
rajé, s. m.  Maladie des chèvres; elles tombent subitement et périssent. Maladie des chèvres; elles tombent subitement et périssent.
rąjó, -ja, adj.  Tout ras, rempli jusqu'au bord. Tout ras, rempli jusqu'au bord. Oudjyę pa méi, i vēró l'è rąjó, ne versez plus, le verre est plein jusqu'au bord.
rajyou, s. m.  Rasoir. Rasoir.
rama , s. f.  Forte pluie de courte durée Forte pluie de courte durée. L'a balą ona bóna ramą, il est tombé une bonne pluie; ona rama dé gréiló, une volée de grêlons.
rama , s. f.  Volée de coups. Volée de coups.
rama , v.n.  Pleuvoir très fort. Pleuvoir très fort. L'a rama tòt'à néi chën sédą, il a plu fortement toute la nuit sans arrêt. V. a. Chasser. Rama fouŗa, chasser quelqu'un avec force, passer dehors.
rama, v. a.  Ramer, manœuvrer la rame. Ramer, manœuvrer la rame. Mettre des rames à certaines plantes pour les soutenir. Rama è pi, ramer les haricots.
ramachyäe Coup de perche pour faire tomber les fruits d'un arbre. Coup de perche pour faire tomber les fruits d'un arbre. Ën pachin déjó oun nóyè, n'ën bala ona ramachyäe, n'ën you kyé cratówa dé nwé, en passant sous un noyer, nous avons donné un coup de perche, nous n'avons vu que tomber des noix. V. chacócha.
ramachyäe Coup porté à qqn.n. f.  .  Coup porté à qqn.n. f.  . 
ramāe, s. f.  Pluie orageuse. Pluie orageuse.
ramena, v. a.  Ramener. Ramener.
raméta, s. f. Dim. de ranma.  Petite branche, Petite branche, ona raméta dé déi, une petite branche de sapin [ayant les aiguilles].
ramita, s. f. Dim. de ramą .  Petite ondée de pluie. Petite ondée de pluie. Vën donkyédon 'na ramita, il vient de temps en temps une ondée de pluie.
ramóną, v. a.  Ramoner. Ramoner.
ramónadzó Ramonage Ramonage.n. m.  Ramónadzó da borna, ramonage de la cheminée. Syn.ramónae. Lex, ramona, ranionôû
ramónąe, s. f.  Ramonage. Ramonage.  Fig. Volée de coups. Balę ona monstra ramónae a cācoun, donner une formidable volée de coups à quelqu'un.
ramonōo, s. m.  Ramoneur. Ramoneur.Syn. raclaborne, qui est plus ancien.
ran Bâton de genièvre écorcé, garni de pommes rouges [Franc-roseau] que les enfants faisaient bénir le jour de la fête des Rameaux (ranpa), le dimanche avant Pâques. Expr. Porto o ra«, porter [bénir] le «ran »; aa benere ó ran, aller bénir le « ran ». Grim. ranpó. Bâton de genièvre écorcé, garni de pommes rouges [Franc-roseau] que les enfants faisaient bénir le jour de la fête des Rameaux (ranpa), le dimanche avant Pâques. Expr. Porto o ra«, porter [bénir] le «ran »; aa benere ó ran, aller bénir le « ran ». Grim. ranpó.
ranbo, s. m.  Remboursement postal Remboursement postal
rąnchó, -a, adj.  Ranci. Ranci. Dé bacon rancho, kyè arapé ó có°", du lard ranci, qui racle le cou.
rancona, s. f.  Rancune. Rancune.
rancona, v. n.  Garder rancune Garder rancune. L'a rin rancona, il n'a pas gardé rancune.
ranconou, -ouja, adj.  Rancunier. Rancunier.
randéivou, s. m.  Rendez-vous. Rendez-vous.
randzó Se rencontre dans l'expr. mowën randzó. Dans le jeu du moulin, par un mouvement de va-et-vient, on ouvre un moulin et, en même temps, on en ferme un autre. Ce double moulin permet avec certitude de gagner la partie. Se rencontre dans l'expr. mowën randzó. Dans le jeu du moulin, par un mouvement de va-et-vient, on ouvre un moulin et, en même temps, on en ferme un autre. Ce double moulin permet avec certitude de gagner la partie.
rangąwa, s. f.  Une grosse femme, vache, chèvre. Une grosse femme, vache, chèvre.
rankyé, s. m.  Râle, râlement. Râle, râlement. L'a ó rankyé, il a le râle de la mort.
rankyele, v. n.  Râler. Râler.
ranma, s. f.  Verge, branche, perche à haricots Verge, branche, perche à haricots. Che t'éi pa chądó, vęjó prinde a ranma, si tu n'es pas sage, je vais prendre la verge.  Pi di  rąnmé, opposés à pi bâché, haricots à rame, opposés à haricots nains.
ranma, v. a.  Ramer les plantes grimpantes, haricots, etc. Ramer les plantes grimpantes, haricots, etc.
ranóle, s. f.  Grenouille. Grenouille.
ranólè, s. m.  Chasseur de grenouilles. Chasseur de grenouilles.
ranóléta, s. f. Dim. de ranole.  Petite grenouille, têtard. Petite grenouille, têtard.
ranólon, s. m.  Œuf de grenouille Œuf de grenouille. Dé fortin è néi chon plin dé ranólon, au printemps les mares à chanvre sont remplies d'œufs de grenouilles.  Nom de l'embryon de la grenouille. Can è ranólon chon derën a fora, chon dé ranólon, apréi chon dé ranólété, quand les œufs sont dans l'enveloppe, on les appelle ranólon, après «grenouillettes».
rąnpa , s. f.  rąnpa  Crampe. L'è enou i rąnpa e-n-ona tsąnba, il a eu la crampe à une jambe.
rąnpa , s. f.  Sentier très raide. Sentier très raide.
ranpą, s. m.  Les Rameaux. Les Rameaux. S'emploie sans article. Sti an ranpą l'è dé bon' ouŗa, cette année, les Rameaux [dimanche des Rameaux] sont de bonne heure. Grimisuat: ranpó signifie la tige de genièvre, souvent avec des pommes enfilées dans le bas, que l'on porte à bénir le jour des Rameaux.
ranplachye Remplacer. Remplacer.
ransenye, v. a.  Renseigner. Renseigner.
ransényémin, s. m.  Renseignement. Renseignement.
ransinyōo, s. m.  Rossignol. Rossignol.
rąnsó, -sa, adj.  Rance. Rance.
ranvêrcha (ā), loc. adv.  A la renverse. A la renverse. L'è tseįou ā ranvêrcha, il est tombé à la renverse. || Syn. a ridèercha.
ranvêrcha, v. a.  Renverser. Renverser.
ranvwéé, v. a. Renvoyer. ranvwéé, v. a. Renvoyer.
rāpa, s. f.  Mauvais terrain Mauvais terrain, «rāpe». Il se dit surtout 1° d'une forêt en pente dans un terrain rocailleux; 2° d'un champ stérile, d'une mauvaise vigne et, en général, d'un mauvais terrain. Ce mot vient de râper, germ, raspon (comme le fr. râpe, instrument) sans doute parce que les râpes sont des terrains râpés, usés, où la roche affleure souvent. || Cf. senonda.
rapą, v. a.  Râper. Râper. Rapa dé frómadzó, râper du fromage; i rapą a man ëncontre a morale, je me suis éraflé la main contre la muraille. || Méd. Pó arétą ó chan, l'a rin ky'a rapą dé boouį dé tsąnyó, pour arrêter le sang [d'une blessure] il n'y a qu'à râper [dessus] un champignon de chêne (polypore).
rapabóou, s. m.  Instrument, lime de menuisier, de cordonnier pour râper le bois. Instrument, lime de menuisier, de cordonnier pour râper le bois.
rapąche, s. f.  Mauvais terrain en pente. Péjoratif de râpa. Mauvais terrain en pente. L'è rin kyè 'na crouèe rapąche, ce [terrain] n'est qu'une mauvaise «râpe».
rapachéŗéi, s. m.  Grimpeur. Grimpeur.
rapacheŗį, s. f.  Vilaine rocaille. Vilaine rocaille.  Action de grimper par des endroits dangereux. Yó ąnmó pa ha rapacheŗį, je n' aime pas ces« grimpades».
rapachyāe, s. f.  Grimpée Grimpée. Di Rouwa tin ky'iną ën Bèrtséi l'a 'na bóna rapachyāe, du mayen de Roue à Bèrtsé il y a une bonne grimpée.  Par ext. Effort. Anmerį tan enį i plo rętsó da comona, l'a ouncó ouejį dé féré cākyè rapachyéi, il aimerait beaucoup devenir le plus riche de la commune, mais il peut encore s'imposer quelques efforts.
rapachye, v. n.  Grimper.  Grimper. L'an rapachyą tòt'ā néi é chon pye arówą ó matën iną a son da chęra, ils ont grimpé toute la nuit et ne sont arrivés que le matin au sommet de la cime.
rapacouéiwa, s. m.  Marmiton, blagueur Marmiton, blagueur, iron tré pó prédjyé, ma fouŗa dou capotsën iron rin kyè dé rapacouéiwa, ils étaient trois pour faire les sermons, mais en dehors du Capucin, ce n'étaient que des «ra-cleurs de marmites»!
rapąn-na, s. f.  Chacune des pièces de bois recourbées qui tiennent le râteau fixé au manche; également les baguettes verticales du panier. Chacune des pièces de bois recourbées qui tiennent le râteau fixé au manche; également les baguettes verticales du panier.
rapatrié, v. a.  Rapatrier, Rapatrier, ó t'an répatrią, ils l'ont rapatrié.
râpé, adv.  Directement, aussitôt Directement, aussitôt. È yó rãpé a Chyoun, et moi d'aller à Sion «tout droit»; fóou pa tsarpitą, atramįn réiston è pachéi rãpé, il ne faut pas marcher dessus, sinon les pas restent tout de suite marqués.
rapę, s. m.  Grapillon, raisin qui reste sur pied après la récolte. Grapillon, raisin qui reste sur pied après la récolte.,Aa i rapé , aller aux grapillons. || Par ext. Tout ce qui reste en arrière. Tsasyę è râpé di fąé, chercher les moutons qui sont restés sur l'alpe après la descente du troupeau.
rapelę, v. a.  Grapiller, recueillir les derniers fruits. Grapiller, recueillir les derniers fruits. Ha vęnye l'a pa jou dé vénindze sti an, l'aie cākyè rejën a rapelę, cette vigne n'a pas donné de vendange cette année, il y avait seulement quelques raisins à grapiller.
rapęn, s. m.  Rapin, avare. Rapin, avare.
rapena, s. f.  Rapine Rapine. Prov. Chin kyè vën pé a rapena, ch'ën va pé a rowęna, ce qui vient par la rapine, s'en va par la ruine.
rapena, v. n.  Lésiner. Lésiner. Ché, pó rapena! celui-là, pour lésiner !
rapeneŗi, s. f. Avarice, lésinerie.  Avarice, lésinerie.
rapéwą, v. a.  Appeler de nouveau.   Appeler de nouveau.  
rapéwą, v. r.  Se rappeler. Se rappeler. To té rapiouéŗéi, tu te rappelleras! oun pou pa tó che rapéouą, on ne peut pas se rappeler tout; m'ën rapįó pa, je ne m'en souviens plus; mè rapįó prou d'aį avouį déré, je me rappelle bien d'avoir entendu dire; chéi pa mè rapéwą tan óra a chin, je ne puis pas tant me rappeler cela maintenant; mè rapįó dé tó chin, óŗa ch'ën parlé pa, je me rappelle tout cela, mais maintenant on n'en parle plus.-
Rapèwe Rappel. Rappel. É tanbo l'an tapa ó rapèwe pó anonchyę i grénadjyè ouŗa di Véipré, les tambours ont tapé le rappel pour annoncer aux grenadiers l'heure des Vêpres. Il Rappel. L'aie pa paea é j-ënpó, l'a rechyou oun rapèoue, il n'avait pas payé les impôts, il a reçu un rappel, 
rapèwe, s. m.  Jeu de tambour pour rassembler les gens. Jeu de tambour pour rassembler les gens.
rapiditéi, s. f.  Grande vitesse. Grande vitesse.
rapistóca Rafistoler, réparer. Syn. rafatora. Rafistoler, réparer. Syn. rafatora.
rapon, s. m. Syn. de raclon. Boue mélangée de fumier que l'on racle du chemin après de fortes pluies. Boue mélangée de fumier que l'on racle du chemin après de fortes pluies.
rapôo, s. m.  Rapport. Rapport. Chin l'è dé peti rapôo, cela ne rapporte guère.
rapòrta, v. a.  Rapporter, Rapporter, ona vęnye kyè rapòrte grou, une vigne qui rapporte beaucoup. 
rapòrta, v. a.  Redire. Redire. Ha crwēe vyęle kyè rapòrtāé tòte ā mare a nó, cette méchante vieille qui redisait tout à notre maman.
rapòrtądzó, s. m.  Médisance. Médisance.
raportōo, -toja, s. m. et f.  Rapporteur.-euse Rapporteur.-euse
rasyon, s. f.  Ration. Ration.
rasyóną, v. a.  Rationner, calculer. Rationner, calculer.
rata Ronger. Ronger. É raté Van tó rata ó fromödzó, les souris ont tout rongé le fromage. Il Rater, louper. Fransi l'a rata ou'ézamin, François a raté l'examen.
rāta, s. f.  Echéance de payement. Paé ona rāta a bąnca, payer une échéance à la banque.  Echéance de payement. Paé ona rāta a bąnca, payer une échéance à la banque. 
rāta, s. f.  Partie de la grange à blé quand il y a divers propriétaires. Partie de la grange à blé quand il y a divers propriétaires. Chin kyè l'è ëntre-clóou, l'è chin i rāta, la «part» est ce qui est clos ou séparé [par des planches].
rãta, s. f.  Souris. Souris. N'oŗį avwį pacha 'na rãta, on aurait entendu passer une souris., 
rātchyą, -āe, adj.  Rayé. Rayé. L'a rātchya ó na, il a le nez rayé de couleurs différentes.
ratchyóda, s. f.  Manche du râteau. Manche du râteau.
ratéi Ligne des épaules. Ligne des épaules. Pou-to pa prįndé ché chąkye chou ó ratéi é porta iną a grąndze? ne peux-tu pas prendre ce sac sur le dos et le porter dans la grange?
ratéi, s. m.  Râteau. Râteau.
ratéta, s. f. Patte de chat (Antenaria dioïca). Patte de chat (Antenaria dioïca).
ratéta, s. f. Dim. de rata.  Petite souris.  Petite souris. 
ratèwą , s. f.  Contenu d'un coup de râteau. Le coup lui-même. Contenu d'un coup de râteau. Le coup lui-même.
ratèwą , v. a.  Râteler, ramasser avec le râteau. Râteler, ramasser avec le râteau. Ratèwą ó fin, râteler le foin.  
ratèwą , v. int.  Donner un coup à quelqu'un, une correction Donner un coup à quelqu'un, une correction. L'è itą ratèouą, il a reçu une bonne correction.
ratèwé, s. m. Dim. de ratéi  Petit râteau. Petit râteau.
ratewį, s. m.  Râtelier. Râtelier. I ratewį dou mówé, le râtelier du mulet.
ratewį, s. m.  Support en bois, de formes diverses, où l'on place les pains, les fromages. Support en bois, de formes diverses, où l'on place les pains, les fromages. L'a rin méi dé pan ou ratewi, il n'y a plus un seul pain au râtelier.
raton (a), loc. adv.  Sur les genoux. Sur les genoux. Vwéró froston t-e dé j-ālon can chon tó ó dzò a raton fou gamin, combien usent-ils d'habits, ces gamins, quand ils sont tout le jour sur les genoux !
raton , s. m.  Raton, petit rat. Raton, petit rat.
ratóną, v. n.  Se traîner par terre, sur les genoux Se traîner par terre, sur les genoux.Syn. aa a raton.
ratowia, s. f.  Chauve-souris. Chauve-souris.A Grimisuat: ratóoulįŗa.
rātse, s. f.  Teigne (affection du cuir chevelu), et particulièrement maladie éruptive de la tête. Teigne (affection du cuir chevelu), et particulièrement maladie éruptive de la tête. Can è tsate l'an a rātse, l'a rin a féré kyè a wé jé toua, quand les chats ont la teigne, il ne reste qu'à les tuer. , 
rātsó, rātse, adj.  Très chargé de fruits. Très chargé de fruits. Ché di blantsété l'è tó rātsó, le prunier des «Manchettes» a des fruits en abondance.
rava, s. f.  Rave. Rave. Prov. Vwąnyó stè rave pòr mè é pó è wąŗé, je sème ces raves pour moi et pour les voleurs.  Dev. Blancąn bōŗó, porte dé folé ma pa dé bóou? - ona rąva; blanc comme du beurre, porte des feuilles, mais pas de bois? - une rave.
ravadjyę, v. a.  Ravager. Ravager.
ravądzó, s. m.  Ravage. Ravage. Prov. È j-éivoue trankile fan è plo grou ravądzó, les eaux tranquilles font les plus grands ravages.
ravadzōo, s. m.  Ravageur. Ravageur.
rawantį, v. n.  Ralentir. Ralentir.
ré , s. m.  Débris de foin qui restent dans la crèche après que le bétail a mangé. Débris de foin qui restent dans la crèche après que le bétail a mangé.
ré , s. m.  Rai, rayon d'une roue. Rai, rayon d'une roue.
rébachou, s. m.  Petit garçon. Petit garçon. I you pachą ché peti rébachou, j'ai vu passer ce petit garçon.
rébachouą, s. m.  Enfant qui a de la peine à grandir. Enfant qui a de la peine à grandir. È rébachouą chon fou kyè chon pa dé crouwa, les rébachouą sont ceux qui n'ont pas de croissance.
rébachyę, v. a.  Baisser, en parlant du prix.   Baisser, en parlant du prix.  
rébachyę, v. n.  Rebaisser I frómądzó rébąche pa, le fromage ne baisse pas de prix.
rébarba, s. f.  Rhubarbe. Rhubarbe.
rébarmą, v. n.  Répercuter, renvoyer. Répercuter, renvoyer. Rébąrmé chowę, tapé contr'oun mótéi, [la chaleur du] soleil se répercute, elle frappe contre un monticule.
rébątre, v. a. et n.  Amortir. Amortir. L'a 4 dzornïé, l'a rébatou 16 fran, il a fait 4 journées de travail au service de la commune, cela lui a remis 16 fr. d'impôts.
rébątre, v. a. et n.  Aplatir, rabattre  Aplatir, rabattre, p. ex. les coutures avec le fer. ąvwe fóow te cóminsyę a rébątre? où faut-il commencer à aplatir les coutures?
rébątre, v. a. et n.  Rabattre, retrancher du prix d'une chose. Rabattre, retrancher du prix d'une chose. L'a pa rébatou ona santima, il n'a pas rabattu d'un centime; l'a rébatou djye pó ó waséi, il a rabattu de dix centimes pour le lait.  
rébątre, v. a. et n.  River à quelqu'un son clou. River à quelqu'un son clou. Tsa ché kyè déjie oun mó l'aïe rèbatou è clóou e-n-ódre, à mesure que quelqu'un disait un mot, il avait son clou rivé comme il faut.
rébéca, s. f.  Femme bavarde. Femme bavarde.Probablement apparenté au fr. «rebéquer», «se rebéquer»: tenir tête avec aigreur.
rébèrdjyę, v. a.  Héberger.  Héberger. 
rébèrdjyę, v. r.  Se loger, s'abriter Se loger, s'abriter. Oun cha pa ąvoue oun porį aa pó che rébèrdjyę, on ne sait où on pourrait aller pour trouver un abri.
rebetchyę, v. a.  Repousser. Repousser. M'a rebetchyą a man, il a repoussé la main que je lui tendais.
rébéwó, -wa, adj. et s. m. et f.  Rebelle Rebelle. I demęndze di rébéwó ou di trin-néi, le dimanche des rebelles ou des traînards: dimanche de Quasimodo, autrefois, en Valais,dernier dimanche pour l'accomplissement du devoir pascal.
réblétsóną, v. n.  Raccommoder de nouveau. Raccommoder de nouveau. Blétsóną é réblétsóną ona tsemijé, raccommoder une première et une deuxième fois une chemise.
rebofą, v. a.  Ebouriffer. Ebouriffer. È ątsé l'aŗąn byin fri, chon reboféi, les vaches auront bien froid, elles sont ébouriffées. Expr. consacrées: rebofāé cóm'oun bókyé, cóm'oun mótsé, cóm' ona cówéŗa, ébouriffée comme un petit bouc, comme un épervier, comme une couveuse.
rebondi, -dite, part, et adj.  Imbibé. Imbibé.Prov. Che plou ó dzò dé ranpą, tó ou'an i tęra rebondite, s'il pleut le jour des Rameaux, toute l'année la terre [est] imbibée.
rébòon, s. m.  Gosse, petit garçon. Gosse, petit garçon.
reboou, -ouja, adj.  Etonné, surpris. Etonné, surpris. L'è tan itą reboou dé mè récontra, il a été tellement surpris de me rencontrer; ch'atinjïé pa dé mè vêre, l'itą destrą reboouja can chéi arową, elle ne s'attendait pas de me voir, aussi a-t-elle été très étonnée quand je suis arrivé.
rebooui, v. a.  Appointer. Appointer. Rebowi chin l'è can apouëntson chën tsardjyę, rebowi c'est appointer un outil sans charger.
rebostó, -sta, adj.  Robuste. Robuste. L'è rebostó cóm'oun tsąnyó, il est robuste comme un chêne; l'è pa rebosta ona tsóouja, elle n'est point robuste du tout.
reboudą, v. a.  Etre secoué È có°"té reboudon prou dé ha to, les côtes sont tellement secouées par cette toux!
reboudą, v. n.  Trembler. Trembler. Can l'an fé chouta hé pēré, reboudaé mijon, quand ils ont fait sauter ces pierres, la maison tremblait.  Mè reboude i téita, je sens des secousses dans la tête.  
reboudāé, s. f.  Explication violente , avec coups. Explication violente , avec coups. Kyënta reboudāe l'an jou achi, quelle bagarre ils ont eu hier soir!
reboudāé, s. f.  Secousse. Secousse. Can tįŗon è canon pó a Féita-Djyo ba a Chyoun, kyënte reboudé kyè fé, quand on tire du canon pour la Fête-Dieu à Sion, quelles secousses cela fait!  
reboudjya, äe Surpris, ému, bouleversé. Lex. rehoudjye. Surpris, ému, bouleversé. Lex. rehoudjye.
reboudjyāe, s. f.  Remuage, de la terre, p. ex. Remuage, de la terre, p. ex.
reboudjyę, v. a.  Remuer. Remuer. Can l'è enou ba i grou òrmó, l'a tó reboudjyą a têra dou tsan, quand le grand ormeau est tombé, il a tout remué la terre du champ.  Prov. Méi oun reboudze, méi chon-né crouéi, plus on remue [la vase, des affaires véreuses], plus cela sent [fort]. 
reboudjyę, v. r.  Remuer. Remuer.Can fé byo tin , l'a dri dé motsé kyè ché reboudzon, quand il fait beau temps ici, aussitôt les mouches se remuent [se montrent].
reboueą, v. a.  Relaver [mais pas la vaisselle]. Relaver [mais pas la vaisselle].
rebouijyę, v. a.  Boiser, garnir d'une boiserie. Boiser, garnir d'une boiserie.
rebowi, -che, v. n.  Etre surpris. Etre surpris.
rebowite, s. f.  Surprise. Surprise.
rèbratchyāe, s. f.  Gronderie. Syn. broulāe. Gronderie. Syn. broulāe.
rèbratchyę, v. a.  Gronder. Gronder. Rèbratchyę è j-infan, gronder les enfants.
rébrótchyę, v. n.  Rebrousser chemin Rebrousser chemin. L'a falou rébrótchyę ba ëntó ó mówé, il a dû rebrousser chemin et descendre avec le mulet.
récanpį (che), v. r.  Se remettre, prendre le dessus.  Se remettre, prendre le dessus. L'a pa pochou che récanpi di ché cóou, l'a falou mori, il n'a pu reprendre le dessus depuis cette fois, il a dû mourir; che récanpéŗé prou, il se remettra bien.
récatchyą, -tchyąe, adj.  Caché. Caché. I pa dé tsóoujé récatchyéi, je n'ai pas de choses cachées [de mystères].
récatchyé, v. a.  Cacher de nouveau. Cacher de nouveau. Dabò kyè vën pa, nó fóou récatchyé è j-otį, puisqu'il ne vient pas, il nous faut «recacher» les outils.
récatchyé, v. r.  Faire mystère de quelque chose. Faire mystère de quelque chose. Che récatson pa dé dëŗé kyè l'an dé détó, ils ne font pas difficulté d'avouer qu'ils ont des dettes.
récatoweją, v. a.  Convertir au catholicisme. Convertir au catholicisme. Chon pa tui récatoweja fouŗa i j-ënde, tous ne sont pas convertis au catholicisme aux Indes.
récatowejéŗó, s. m.  Converti au catholicisme. Converti au catholicisme. Pó fou récatowejéŗó faŗan pa tan dé bën, pour ces convertis, ils ne font pas tant de bonnes œuvres.
rèchą, s. m.  Arrêt brusque du terrain sur une pente. Arrêt brusque du terrain sur une pente. Déjó ó tórin l'a 'na clïa é ba a pya da clïa l'a oun rèchą é di ouéi l'è para dé chéi, sous le torrent il y a une pente qui se termine par un arrêt brusque et de là le rocher est à pic; ina i vącó dé Ninda chon ouncó tôt' è rèchą: iré tó tsan per léi, là-haut aux «vaques» de Ninda, on voit encore tous les arrêts du terrain: il y avait partout des champs.
rêchą, v. a.  Retourner, renverser. Retourner, renverser. Rêchą è j-ālon, retourner les habits; rêchą è į-éljé, renverser la vaisselle.
récharą, v. a.  Resserrer. Resserrer.
rechënbla, v. n.  Ressembler. Ressembler. Rechęn-bl'ou pare, il ressemble à son père.  
rechënbla, v. r.  Ressembler (se Ressembler (se)Che rechënblon cómin dąvoue góté d'éivoue, ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau.
rechënbląn, adj. rechënbląn,  Ressemblant.
rechënbląnse, s. f.  Ressemblance. Ressemblance.
rechervį, v. n.  Resservir. Resservir. Chin chęrve oun ādzó é apréi rechęrvé pa méi cela sert une fois et puis ne ressert plus.
réchétchyę, v. a. et n.  Sécher de nouveau, sécher à fond. Sécher de nouveau, sécher à fond. Avwéi sta tsaōo, i fin l'a weji dé chétchyę é réchétchyę, avec cette chaleur, le foin a le temps de sécher et de «resécher» [de sécher à fond].
rechį, adj.  Rassis. Rassis. Se dit du pain de seigle qui commence à sécher et devient mangeable.
réchįntre, v. a.  Ressentir. Ressentir.
rechįvre, v. a.  Recevoir. Recevoir. Nó paéŗįn fou j-ëntéŗé can nó rechevrįn w'ardzįn da vènįndze, nous paierons ces intérêts quand nous recevrons l'argent de la vendange.
rèchondjyę, v. n.  Repenser. Repenser. Chéi pa che nó rèchondzéŗįn a chin, je ne sais si nous repenserons à cela.
rèchöo, s. m.  Ressort. Ressort. L'è brecą i rèchöo da mótra, le ressort de la montre est cassé.
rechoudą, v. a.  Ressouder. Ressouder.
rechoutą, v. n.  Rebondir, tressaillir, sursauter. Rebondir, tressaillir, sursauter.
rechoutāe, s. f.  Bond, soubresaut, sursaut. Bond, soubresaut, sursaut. I fé ona rechoutāe é mè chéi désóną, j'ai fait un sursaut et je me suis réveillé.
rèchówą, v. a.  Ressemeler. Ressemeler. Can è bóté chaŗąn rèchówéi chaŗąn cómin dé nouwé, quand les souliers seront ressemelés, ils seront comme neufs.
rechwenį, (che), v. r.  Se souvenir, se ressouvenir.  Avec menace. Se souvenir, se ressouvenir.  Avec menace. Ébįn, mè rechwëndréi dé sta, atįn pye, eh bien! je me souviendrai de celle-ci, attends seulement.
rechyou, s. m.  Reçu. Reçu. To demanderéi oun rechyou, tu demanderas un reçu.
rechyouwa, s. f.  Réception. Réception. L'a fé ona rechyouwa mochōo, le curé a fait une réception.
réclama Réclamer. Réclamer.
reco, s. m.  Recours, p. ex. au conseil communal. Recours, p. ex. au conseil communal.
rècò, s. m.  Regain. Regain. N'ën forni è rècò, nous avons fini les regains (fauché et rentré).
recoboŗą, v. a.  Répéter quelque chose avec insistance. Répéter quelque chose avec insistance. Can l'an byou, chin fan pa kyè recoboŗą a mën-ma tsóouja, quand ils ont bu, ils ne font que rabâcher la même chose.
recoboŗą, v. a.  Reprocher. Reprocher. Nó ó tin pa ënvitą a bire avwéi è j-ātró paŗįn, ébįn l'a recoboŗą chin tó w'an, nous ne l'avons pas invité à boire avec les autres membres de la parenté, eh bien ! il a rappelé cela pendant toute l'année.
rècóbrą, v. a.  Ramasser. Ramasser. Torné a rècóbrą dé nyówé, des nuages se ramassent à nouveau. 
rècóbrą, v. a.  Recouvrer. Recouvrer. L'è ché kyè vendre rècóbrą è j-ënpó, c'est celui-là qui viendra recouvrer les impôts.
recocą (che), recocą (che), recocą (che), v. r. Se remettre, se ragaillardir. Yè l'aïe pa bóna fason i maadó, ma voui ch'è byin recocą, hier le malade n'avait pas bonne mine, mais aujourd'hui, il s'est bien ragaillardi.
recocą, -cąe, adj.  Ragaillardi, rétabli après maladie Ragaillardi, rétabli après maladie
recocą, -cąe, s.m.  Esprit éveillé Esprit éveillé.Ché l'è oun recocą, c'est un esprit éveillé.
recochyę, v. a.  Raccourcir, diminuer. Raccourcir, diminuer. Recochyę è détó, diminuer les dettes. V. r. Chin che recoche pa méi, cela ne se rétrécit pas davantage. V. n. Recochon djya byin è dzò, les jours se raccourcissent déjà beaucoup.
recokyela, recokyelaé Grillé. Grillé. / s'en-na l'è tó recokyelaé, le souper est tout grillé. Syn. recokyelin,recokyelinta. Il En beauté
recokyelę Griller complètement. Griller complètement. Va grilę a pówinta, ma ache pa trwa recokyelę, va griller la polenta, mais ne laisse pas trop griller. V. recokyela, recokyelaé.  
recokyele (che), v. r.  Se remonter, reprendre vie Se remonter, reprendre vie. L'è itą tó ou'evêe maadó, ma óŗa cómįnse a che recokyele, il a été malade tout l'hiver, mais maintenant il commence à reprendre vie.  Syn. Che recocą.
recokyelįn, -įnta, adj.  Recroquevillé, tordu. Recroquevillé, tordu. I fin l'è pa recokyelįn, le foin n'est pas recroquevillé.
recoli, v. a.  Recueillir, ramasser. Recueillir, ramasser. Recoli ha prįja kyè l'an pèrléi, recueillir cette récolte qu'ils ont là-bas; ën biįn a patęle pou pa recoli tòté góté, en buvant avec la bouteille en bois, il ne peut recueillir toutes les gouttes.
recolįte, s. f.  Moisson Moisson. I tin da recolite, ou bon da recolite, au temps de la moisson, en pleine moisson.
recómandą, v. a.  Recommander. Recommander. V. r. Mè recomando (a vó) pó o-n-ātre ādzó, je me recommande [à vous] pour une autre fois.
recomandasyon, s. f.  Recommandation. Recommandation.
recomandó, s. m. je me recommande, premier mot d'une prière.  Le «je me recommande», premier mot d'une prière. Che t'a pa wejį dé préé tòte, prié adéi ó recomando, si tu n'as pas le temps de dire toute ta prière, dis au moins le «je me recommande».
réconchówą, v. a.  Consoler. Consoler.  V. r. Se consoler. Mè réconchówāó d'étré chówé, j'éprouvais de la consolation d'être seul.
réconpįncha, s. f.  Récompense. Récompense. Fou kyè charąn brąó l'aran 'na bóna réconpįncha, ceux qui seront sages recevront une belle récompense.
réconpinchą, v. a.  Récompenser, dédommager Récompenser, dédommager. L'ïtą réconpinchāé dé w'aou, elle a reçu de l'oncle la récompense qu'elle méritait; réconpinchą chin kyè l'a rechyou, compenser ce qu'il avait reçu; réconpinchą chin kyè l'aïe róbą, dédommager ce qu'il avait volé.
réconpinchāé, s. f.  Récompense. Récompense.
réconta. v. a.  Recompter; reconter Recompter; reconter. I byo conta é récontą, trouwó pa moun contó, j'ai beau compter et recompter, je n'y trouve pas mon compte.
récontra, s. m.  Rencontre. Rencontre. Aa a récontra, aller à la rencontre.
récontra. v. a.  Rencontrer. Rencontrer. `Vęjó ba récontrą ó pare, je descends rencontrer papa: che ó récontró, oui deri, si je le rencontre, je lui dirais V. r. L'è wéi kyè che récontraon, c'est là qu'ils se rencontraient. V. n.  :^~^-chanse, s. f. Reconnaissance. Dé chin nó n'en pa fé a récónyé-cfcpt**. nous n'avons pas reconnu
récontra. v. n.  Tomber sur, avoir de la chance Tomber sur, avoir de la chance. L'a adrį byin récontra, il est vraiment bien tombé.
récónyéchanse s.f. Reconnaissance. Reconnaissance. Dé chin 'o n'in pa fé a réconyéchanse , nous n'avons pas reconnu cela. 
récónyéchanse s.f. Souvenir affectueux d'un bienfait. Souvenir affectueux d'un bienfait.
récónyéchįn,-įnta, adj.  Reconnaissant. Reconnaissant.
récónyétre, v. a.  Reconnaître. Reconnaître. O récónyéchó ba di paŗįn, je le reconnais d'après ses parents; nó fó°" aa outre pó récónyétre è foré, il nous faut aller reconnaître nos moutons; nó récónyéchįn pa fou détó, nous ne reconnaissons pas ces dettes.  V. r. Ch'é pa méi récónyou il n'a plus repris connaissance.
récòon (a), loc. adv.  A reculons. A reculons.
récópa, v. a.  Recouper. Recouper. Vi to pa kyè t'a troua récópa, ne vois-tu pas que tu as trop recoupé?
recopié, v. a.  Recopier. Recopier.
récòrdįn, s. m.  Pré qui produit deux récoltes, c.-à-d. qu'on fauche deux fois, par opposition aux «bâtards». Pré qui produit deux récoltes, c.-à-d. qu'on fauche deux fois, par opposition aux «bâtards».
récòrta, s. f. Récolte. Récolte. Féré 'na groucha, 'na petita, 'na béwa, 'na crwēe récòrta, faire une grosse, une petite, une belle, une mauvaise récolte.  Syn. prija.  Prov. Can o-n-a dé pįn-na pó fóchóŗą, o-n-a dé pįn-na a récòrta, quand on a de la peine à piocher, on a de la peine à récolter.
récòrta, v. a.  Récolter. Récolter. Sti an n'aŗąn vitó récòrta a vénįndze, cette année, nous aurons vite récolté la vendange Syn. remâcha.
recoudre, v. a.  Recoudre. Recoudre.
recouvra, s. f.  Recouvrement. Recouvrement. L'aïe tòté è recouvré da comona, il avait tous les recouvrements de la commune [à faire].
recouwemin, s. m.  Courroie de reculement; elle s'entortille autour des bâtons du char. Courroie de reculement; elle s'entortille autour des bâtons du char.
récóvrą, v. a.  Recouvrer. Recouvrer. Récóvrą w'ënpó, recouvrer l'impôt.
récovrōo, s. m.  Recouvreur. Recouvreur.
récówa, v. a.  Reculer.  Reculer. Récówą ó tsaré, reculer le char.  V. n. L'è pa oun kyè récówe déean ó traó, il n'est pas homme à reculer devant le travail.
récówąe, s. f.  Reculade. Reculade.
récówé, s. m.  Furoncle. Furoncle.
récrétre, v. n.  Recroître, repousser Recroître, repousser. w'êrba kyè n'ën chéeą a chenan-na pacha récré byin, l'herbe que nous avons fauchée la semaine dernière repousse bien.
récrótchya, -ąe, adj.  Crochu. Crochu. È pi récrótchyą, les haricots crochus.  Tordu par les infirmités. L'è enou gordó, récrótchya, il est devenu raide, recroquevillé. Fig. Sémillant. Cómin l'è récrótchyae ha, comme elle est sémillante, cette fìlle-là !
récrótchye, v. a.  Ragrafer, Ragrafer, crocher de nouveau.  V. n. Etre retroussé. Can récrótse i fon dou cotęn deri, i djyon ky'oun va porta dena i tsën, quand l'extrémité de la robe est retroussée derrière, on dit qu'on va porter à dîner aux chiens. Se recroqueviller. Nó fóou aa chéé ché pra, ché récrótse tòte wêrba, il nous faut aller faucher ce pré, l'herbe se recroqueville entièrement.
récrótson, s. m.  Objet recourbé. Objet recourbé.
récrótsona, v. a.  Recourber. Recourber.
recrou s. m.  Recrue, en parlant de jeunes soldats,  Recrue, en parlant de jeunes soldats, w'écóouwa di recrou., l'école de recrues.
recroutą, v. a.  Recruter, passer le recrutement. Recruter, passer le recrutement.
recroutémin, s. m.  Recrutement Recrutement. Aa ou recroutémin, aller tirer au sort.
recrowi, v. a.  Recouvrir. Recouvrir. Recrowi oun ti, recouvrir un toit. V. r. Che recrowe, le ciel se couvre de nouveau.
recwën, s. m.  Recoin, endroit retiré. Recoin, endroit retiré. Pé stou recwën l'è pa tan brote cómin fouŗa per léi avoue trįnbl'i têra, dans ces recoins ce n'est pas si vilain qu'à l'étranger où la terre tremble.
recwenyę, v. a.  Remettre des coins, étayer de nouveau Remettre des coins, étayer de nouveau. Cwenyę é recwenyę, che sargąté, étayer et étayer de nouveau, si ça branle.
recwiŗe, v. a.  Recuire Recuire. L'è cwé é recwé, c'est cuit et recuit.
redę, s. m.  Redite; «rapportage». Redite; «rapportage». L'è pa dé redę, l'a de méimó, ce n'est pas du «rapportage», c'est lui-même qui l'a dit.
redemanda, v. a.  Redemander. Redemander.
redéré, v. a.  Redire. Redire.V. r. Chin che redį tòte, toutes ces choses se redisent.
redii, v. a.  Redevoir. Redevoir. I paeą tan, redįó ouncó tan, j'ai payé tant, je redois encore tant.
rediin, -inta, adj.  Redevable Redevable. L'è chóbrą rediin a comona, il est resté redevable à la commune.
rédinsyon, s. f.  Moyen de se tirer d'affaire Moyen de se tirer d'affaire. L'a pa méi dé rédinsyon atramįn, il n'y a plus d'autre moyen de se tirer d'affaire autrement.
rédó, -a, adj.  Raide. Raide. Chéi rédó cóm'oun pāsé, je suis raide comme un pieu. Adv. Fó°" trālę rédó tinky'ä deną, il faut travailler énergiquement jusqu'à dîner.Syn. gordó.
rédóblą Refaire une année scolaire. Refaire une année scolaire.
rédóblą, v. a.  Redoubler, rendoubler. Redoubler, rendoubler. Rédóblą ona coudora, rendoubler une couture.
rédóbló, s. m.  Pli fait pour être couvert par un second pli, repli. Pli fait pour être couvert par un second pli, repli. Fér'oun ouąrdzó rédóbló, faire un large repli.
rédóblon Roulement de tambour Roulement de tambour. Pa bóna pinchyon, pa dé rédóblon, nourriture qui laisse à désirer, pas de roulement de tambour, disait-on lors du repas de la Fête-Dieu.
rédouda (che), v. r.  Se réfugier, se donner rendez-vous. Se réfugier, se donner rendez-vous. Tui è tsate che rédoudon per ënkye, tous les chats se réfugient par ici; oun cha pa avoue aa che redoudą, on ne sait où aller se réfugier.
redouęre, v. a.  Réduire. Réduire. L'ita redoui ā mijéŗe, il a été réduit à la misère. Nó chin redoui e-n-ódre, nous sommes réduits [à la misère] comme il faut.Mettre en son lieu une récolte. Redouęre ó fin, rentrer le foin. Syn. rintrą, répléé.  V. r. Rentrer chez soi. Che redwęre dé bon' ouŗa, rentrer de bonne heure chez soi.
redoute Lieu de rencontre, endroit public, assemblée où l'on danse et l'on joue. Il V. tr. Rejouer. Lieu de rencontre, endroit public, assemblée où l'on danse et l'on joue. Il V. tr. Rejouer.
redoute, s. m.  Lieu de refuge, abri. Lieu de refuge, abri. Nó fó°" demanda ā comona oun reudoute méi ba pé Don-néi, il nous faut demander à la commune un abri [pour les pâtres et le bétail] plus bas, à Donné.
rédrésyé, v. a.  Corriger. Corriger. Fou j-infan chon jaméi ita rédrésyą can iron peti, óŗa l'è trwa tāa, ces enfants n'ont jamais été corrigés quand ils étaient petits, maintenant c'est trop tard.
rédrésyé, v. a.  Redresser. Redresser. Fó°" rédrésyé hé visé, il faut redresser ces rameaux de vigne.  || V.r. È tsanbé còrbé di peti j-infan che rédréson avoué ó tin, les jambes courbes des petits enfants se redressent avec le temps.
reduį, s. m.  Réduit, chambre de débarras. Réduit, chambre de débarras.
rédzawą, v. n.  Geler de nouveau. Geler de nouveau.
redze, s. f.  Rèze. Plant de vigne du Valais. Rèze. Plant de vigne du Valais.
rédze, s. f.  Dégoût, surprise qui fait monter le sang. Dégoût, surprise qui fait monter le sang. Can i you ha chopa, i jou a rédze d'apelę, quand j'ai vu cette soupe, j'ai eu le dégoût d'y toucher.
rédzèrna, v. n.  Germer de nouveau. Germer de nouveau.
redzetą, v. n.  Repousser, en parlant de l'herbe. Repousser, en parlant de l'herbe. Che vën ona plodzéta, w'êrba redzęte dri, s'il vient une petite pluie, l'herbe repousse tout de suite.
redzeton, s. m.  Rejeton. Rejeton. Can dząwé, fou redzeton kyè venyon apréi chon pa tan bon, ma l'è adéi chin, quand il gèle, ces rejetons qui poussent après ne sont pas si bons, mais c'est toujours autant.
redzouwa, s. f.  Rougeole. Rougeole.
redzowe (che), v. r.  Se réjouir. Se réjouir. Che redzowe d'inį ba dou mein, il se réjouit de descendre du mayen.
redzwëndre, v. a.  Rejoindre. Rejoindre.
ree/eta Petit copeau.Dimin. de reele   Syn. reelon. Dimin. de reele (1). Petit copeau. Syn. reelon.
rèêcha (a), loc. adv.  A la renverse  A la renverse iré étindoū a rèêcha ou mitįn dé vāe, il était étendu à la renverse au milieu du chemin.Syn. a ridèêcha
rèêe, s. m.  Revers. Revers. Ha venye l'è pa bóna, l'è troua ou rèêe, cette vigne n'est pas bonne, elle est trop au revers.
réélą, -ląe, part, et adj.  Eveillé. Eveillé. Oun bote nète réélą, un garçon très éveillé.
reele , s. f.  Copeau.  Copeau. . Les pétales légèrement recroquevillés de ce lis rappellent la forme du copeau.
reele , s. f.  Lis martagon Lis martagon
réélé , v. a.  Réveiller Réveiller.Prov. Fó°" pa ëntétą è tsaplafin, chon è j-ami dé ómó, reelon pó aa chéé, il ne faut pas tuer les lézards des prés, ce sont les amis de l'homme, ils réveillent pour aller faucher.  V. r. Che réélé prou méimó, il se réveille bien lui-même.
rèélé, v. a.  Enlever les débris de foin restés dans la crèche. Enlever les débris de foin restés dans la crèche. Fó°" aa ba réélé a ręse, il faut aller nettoyer la crèche.
réélematën, s. m.  Réveille-matin. Réveille-matin.
reelon, s. m. Dim. de reele.  Petits copeaux. Petits copeaux.
reenį, v. a. et n.  Amollir, tremper. Amollir, tremper. Reenį fou winswę, tremper ces draps de lit; reenį dé pan ou caféi, tremper du pain dans le café [au lait].  V. r. Chin l'è cómin è pēré, che rën pa, cela c'est comme les pierres, cela ne s'amollit pas [dans l'eau].Cf. renį.
rèêrtse (a), loc. adv.  Contre le courant Contre le courant, à rebrousse-poil. L'è crwéi d'aą a rèêrtse dé wéivoue, c'est pénible d'aller contre le courant de l'eau.
rèêrtson, s. m.  Chose ou personne de peu de valeur, Chose ou personne de peu de valeur, ona ponyą dé rèêrtson, une poignée de choses sans valeur.
référé, v. a.  Parfaire, dédommager, Parfaire, dédommager, wi an balą ché mouêe dé pra pó référé chin da mijon, ils lui ont donné ce morceau de pré pour parfaire son droit de maison. V. r. 
référé, v. a.  Refaire, réparer, raccommoder. Refaire, réparer, raccommoder. Refąn a mijon, ils réparent leur maison; odrôo pa kyè fowęché a référé, je ne voudrais pas que ce fût à refaire.
référé, v. r.  Se refaire, se rétablir d'une maladie Se refaire, se rétablir d'une maladie. Ch'è byin réféta di a maadį, elle s'est bien refaite depuis sa maladie.
refeŗi, v. n.  Aboutir. Aboutir. Ha vāe va referi iną pé Tramelóou, ce chemin va aboutir en haut à Tramelo.
refeŗi, v. n.  Se rencontrer de nouveau. Se rencontrer de nouveau. L'è i promyé ądzò kyè nó refeŗin ënsįnbló di kyè nó chin tòrną di Amerikye, c'est la première fois que nous nous rencontrons depuis notre retour d'Amérique. 
refewa, v. a.  Refiler. Refiler.
réfindre, v. a.  Refendre. Refendre.
reflori, v. n Refleurir. reflori, v. n. Refleurir.
refoblą, v. a.  Affubler de nouveau.  Affubler de nouveau. Refoblą ó di, refaire le pansement au doigt.
réfóchóŗa, v. a.  Labourer de nouveau. Labourer de nouveau.
refoją, v. a.  Refuser. Refuser.  V. r.On'ënvitasyon dinché che refouje pa, une telle invitation ne se refuse pas.
réfondre, v. a.  Refondre. Refondre.  V. r. Fodri powį che réfondre, il faudrait pouvoir se refondre [se refaire].
réforma, s. f.  Réforme. Réforme.
réforma, v. a.  Réformer, au recrutement. Réformer, au recrutement. I promyé di fęse l'è itą réforma, è dó°" j-ātró chon itą pri, le premier des fils a été réformé, les deux autres ont été déclarés aptes au service.
réfrétchyę, v. a.  Rafraîchir Rafraîchir. I tin l'a byin réfrétchyą, le temps s'est bien rafraîchi.
réfrįn, s. m.  Refrain. Refrain.
régalé, v. n. et a.  Regorger, refluer. Regorger, refluer. Se dit d'une eau qui, rencontrant un obstacle, reflue.
réganyę, v. a.  Regagner. Regagner.
regarda, v. a.  Regarder, concerner, intéresser. Regarder, concerner, intéresser. Chin té régardé t-e ? cela te regarde-t-il? - chin vó régardé pa, cela ne vous concerne pas.
régardin, -dinta, adj.  Intéressé, regardant Intéressé, regardant. Ha l'è prou régardinta! elle est si regardante !
régawsyó, s. m.  Réglisse. Réglisse. A Grim., le mot régalęchyó désigne également la racine du polypode vulgaire.
régla, -glāe, adj.  Réglé, sage. Réglé, sage.
régla, s. f.  Règle Règle. L'è i régla dinché, c'est la règle comme cela. 
régla, s. f.  Règle d'un ordre religieux  Règle d'un ordre religieux. I régla di Capotsën, la règle des Capucins.Chin l'è pa ën régla, ce n'est pas en ordre.-
régla, v. a.  Régler. Régler. Régla è contó, régler les comptes. V. r. Pó chin nó nó je réglin chou è j-ātró, pour cela nous nous réglons sur les autres.
réglémįn, s. m.  Règlement. Règlement.
regó, s. m.  Rebord. Rebord. L'a pa kyè oun peti regó, il n'y a qu'un tout petit rebord. || Syn. ròon.
regonfla, v. n.  Regonfler. Regonfler. È tsąnbé l'an tòrną a règonflą,\es jambes ont regonflé.V. a. Fó°" tòrną a règonfla a petofla, il faut regonfler la baudruche.
regōo, s. f.  Rigueur Rigueur. A regōo dé w'evêe, à la rigueur de l'hiver.Loc. adv. ā regōo porôo ouncó eni, à la rigueur je pourrais encore venir.
régòrdjyę, v. n.  Regorger. Regorger. Bire tinkyè régôrdze, boire jusqu'à ce qu'il regorge.
regówa, s. f.  Rigole. Rigole.
regregayą, -āe, adj.  Ratatiné. Ratatiné. Syn. pléą
regrenyę, v. n. et réfl.  Ratatiner. Ratatiner.
regrepi, -įte, adj.  Ratatiné, crêpé, en parlant des étoffes mouillées qui se retirent en séchant. Ratatiné, crêpé, en parlant des étoffes mouillées qui se retirent en séchant. Che i tiwa l'è regrepįte, oun bąle oun cóou dé fêe outr'ënséi, si la toile est crêpée, on donne un coup avec le fer de long en large. Syn. cropyóną
régrétą, v. a.  Désirer vivement une chose. Désirer vivement une chose. È motsé régréton pa d'ātré tsóoujé kyè dé eni derën ou pįló, les mouches n'ont d'autre désir que celui d'entrer dans la chambre; tó chin kyè régréton l'an, tout ce qu'ils désirent, ils l'ont.
régrétą, v. a.  Regretter.  Regretter. Oun régrétë prou dé pa ai byin fé, on regrette assez de n'avoir pas bien agi. 
regyelon, s. m.  Mèche de cheveux ou objet quelconque recoquillé. Mèche de cheveux ou objet quelconque recoquillé.
regyelóną, v. a.  Recoquiller, onduler. Recoquiller, onduler. È tsanbridé van ba a Chyoun féré regyelóną è pi pó a Féita a Djyo, les demoiselles d'honneur vont à Sion se faire recoquiller les cheveux pour la Fête-Dieu; dé on pi dzin regyelóną, de beaux [longs] cheveux bien ondulés!
régyénósa Fête, noce Fête, noce. Féré a régyénósa, faire la fête. Syn. riououa, bonba. V. abadi.
régyénósą Fêter, faire la noce, festoyer. Fêter, faire la noce, festoyer.
regyewën Membre viril en parlant des enfants. Syn. brinwéta Membre viril en parlant des enfants. Syn. brinwéta
regyewën, s. m.  Grelot. Grelot.
réicha, s. f.  Scie, Scie, ona réicha a coutéi, une scie se fermant comme un couteau.
réicha, s. f.  Scierie. Scierie. Véjó outr'ā réicha keŗį dé réichon, je vais à la scierie chercher de la sciure.
réichęta, s. f. Dim. de réicha.  Petite scie. Petite scie.
réichon, s. m.  Sciure. Sciure.
réichyę, v. a.  Ennuyer. Ennuyer.
réichyę, v. a.  Scier. Scier.
réichyou, s. m.  Scieur. Scieur.
réifya, v. a.  Tortiller Tortiller, tordre deux fils ensemble. Réfyą ó fi, tordre deux fils [avec le rouet, que l'on fait aller en arrière].
réifyó, adj. m.  Tordu et double en parlant du fil: Tordu et double en parlant du fil: dé fi réifyó.
réista, s. f.  Reste. Reste. T'a achyą è réisté, tu as laissé les restes [ = tu n'as pas tout mangé]; mëndįyę è reisté dé deną, manger les restes du dîner; chin l'è a w'ëncąn da réista, cela est en proportion du reste.  Loc. adv. dé réista, du reste.  « Reste » est aussi fém. en afr. et encore dans Ronsard: «Quand je n'auray que les os, la reste à Dieu je recommande» (Odes III). Au XVIIe s. on emploie la loc. «à toute reste». 
réita (erba), s. f.  Bugrane ou arrête-bœuf. Bugrane ou arrête-bœuf.
réitsó, réitse, adj.  Rêche, âpre, rude. Rêche, âpre, rude. ona barba rèitse, une barbe rêche. È prevwi réitsó, les poires rêches, sorte de poire.
réjarva, s. f.  Réserve. Réserve. L'an bala a rāta ky'įŗé dé réjarva, ils ont donné le lot qui était de réserve.
réjarva, v. a.  Réserver. Réserver. È j-ąbró chon réjarva, les arbres sont «réservés». On appelle ainsi, dans les partages de propriétés foncières, les arbres qui n'échoient pas à un héritier avec le sol.
réjédą, s. m.  Réséda (Reseda lutea). Réséda (Reseda lutea).
Rejën dé Chën Dįyan Raisin de Saint Jean, c'est la groseille ordinaire.,  Raisin de Saint Jean, c'est la groseille ordinaire., 
Rejën dé Chën Djyan nēe Raisin de Saint Jean noir, c'est le cassis. Raisin de Saint Jean noir, c'est le cassis.
Rejën di raté Raisin des souris (sedum), très répandu sur les toits et sur les murs. Il ,  Raisin des souris (sedum), très répandu sur les toits et sur les murs. Il , 
Rejën di raté Raisin des souris. Nom générique des orpins. Raisin des souris. Nom générique des orpins.
rejën, s. m.  Raisin, grappe de raisin. Raisin, grappe de raisin. Oun byo rejën (dé) moscą, un beau raisin muscat; è j'-étchyeblé dou rejën, les épaules du raisin; è rejën l'an cówą, les raisins ont coulé (cf. cówą); è rejën vęryon óŗa, les raisins tournent maintenant (cf. veryę); mëndjyę oun rejën, manger une grappe de raisin.  
rejeną, s. f.  Espèce de miel fait avec des raisins de sureau cuits. Espèce de miel fait avec des raisins de sureau cuits.  Grim. Ce mot désigne l'ensemble des grappes de sureau mûres.
rejené, s. m. Groseille rouge. Groseille rouge.
rejené, s. m. Dim. de rejën.  Petit raisin.  Petit raisin. 
réjèrvae Danse réservée lors du bal de l'octave de la Fête-Dieu, Danse réservée lors du bal de l'octave de la Fête-Dieu,
rejistą, v. n.  Résister. Résister.
rejistąnse, s. f.  Résistance. Résistance.
rejistin, -tinta, adj.  Résistant. Résistant.
rejistrą, v. a.  Enregistrer, Enregistrer, ona wétra rejistrāé, une lettre recommandée (plus souvent tchyardjąé).
réjyąn, -ta, s. m. et f.  Instituteur (-trice), régent, régente. Instituteur (-trice), régent, régente. I réjyąn di grou, le régent des grands [élèves].
réjyané, réjyanèta, s. m. et f. Dim. de réjyąn.  Petit régent, petite régente. Petit régent, petite régente.
reki, adj.  Requis. Requis.
rékyéita, s. f.  Recherche, valeur, vogue.  Recherche, valeur, vogue. Ha l'è pa tan dé rékyéita, celle-là [cette maison, cette institutrice] n'est pas bien recherchée.
rekyeŗou, -ouja, adj.  Recherché. Recherché. L'a pa dé moundó méi rekyeŗou ky'è mwįn-né, il n'y a pas de gens plus recherchés que les religieuses; i vën chaŗé prou rekyeŗou sti an, le vin sera recherché cette année.
rekyeryę, v. a.  Demander, en parlant de ce que la nature exige. Demander, en parlant de ce que la nature exige. I rekiŗeŗi byin apréi deną dé ché fotré ba, après le dîner il serait bien aise de se coucher; chënblāe a rloui kyè chin l'oŗi rekyeŗou, il lui semblait que la nature demandait cela.
relęre, v. a.  Relire. Relire. Chaŗé dabò i sintchyémó ādzó kyè relįjon ché caouandrį, ce sera bientôt la centième fois qu'ils lisent cet almanach.
rèmącha, s. f.  Ramassage Ramassage. L'a pa dé remâcha ąvoue l'a 'na bįnda dinché, les enfants ne remettent pas les objets en place, là où ils sont nombreux.
rèmachą, v. a.  Ramasser. Ramasser. Rèmachą a prija, ó fin, ó rècò, è rejën, è proun-mé, ramasser toute sorte de récolte, le foin, le regain, les raisins, les prunes.  Chéi pa ąvoue i rèmachą ha brotchyą, je ne sais où j'ai «ramassé» cette maladie.    Part, passé: l'a dé chónó rèmachą, il a du sommeil en retard.    || Syn. arèmachą, même verbe avec a prothétique. La plupart des significations de ce mot se trouvent dans le fr. pop. suisse.
rèmachą, v. a.  Rassembler le bétail dispersé.  Rassembler le bétail dispersé. Rèmachą è fąé, rassembler les moutons.
rèmachą, v. n.  Ramasser. Ramasser. I remâché dé fąndzé, il se forme du pus.
rèmachą, v. r.  Ramasser Ramasser.Chin che remâché ā man, cela se cueille à la main.
rèmachą, v. r.  Rentrer. Rentrer. Avwéi ó pār'a nó falïé nó rèmachą dé bon'ouŗa, avec notre père, il fallait être rentré chez soi de bonne heure.
rèmachāé, s. f.  Ramassée, grande quantité. Ramassée, grande quantité. Sti cóou n'ën fé ona béewa rèmachāé dé fin, cette fois nous avons ramassé une belle quantité de foin.
rémachödzó Ramassage Ramassage. I rémachödzó di pómé, le ramassage des pommes,
remachon, s. m.  Substance qui reste collée au fond d'un vase ou dans ses parois. Substance qui reste collée au fond d'un vase ou dans ses parois.  Restes de foin ou de céréales ramassés au râteau. || Cf. chąta.
rémanbranse Equipe de malfaisants, Equipe de malfaisants,
rèmąrca, s. f.  Pronostic. Pronostic. Can fé dé plodze a féita d'óou, l'è pa 'na bóna rèmąrca, quand il pleut à l'Assomption (15 août), ce n'est pas un bon pronostic.
rèmarcą, v. a.  Marquer de nouveau. Marquer de nouveau. Nó véjin rèmarcą è tsemijé, nous voulons de nouveau marquer les chemises.  Remarquer, observer. Chondzïon: è moundó rèmarkyeŗąn prou rin, ils pensaient: les gens ne remarqueront certainement rien.
rèmarcābló, -bla, adj.  Remarquable. Remarquable.
rèmaryą, v. n.  Se remarier. Se remarier. L'a rèmaryą avouéi ha dé Rin-nāa, il s'est remarié avec la fille de Reynard; l'è rèmaryąé avoué* ché dé Fransi, elle est remariée au fils de François.
rèmāsémin, s. m.  Remerciement. Remerciement. N'ën jou chin pó rèmāsémin, nous avons eu cela pour tout remerciement.
rémasyę, v. a.  Remercier. Remercier. Vó rémąsó byin, je vous remercie beaucoup; nó powįn rémasyę ó boun Djyo, nous en pouvons remercier le bon Dieu.
rématchyę, v. a.  Remâcher. Remâcher.
rématrésyą, -syąé, adj.  Plein de rhumatisme. Plein de rhumatisme. Chéi prou é prou rématrisyāe, je suis toute pleine de rhumatisme.
rématrįse, s. m.  Rhumatisme Rhumatisme. L'è cómin ęche ó rématrįse, c'est comme s'il avait le rhumatisme.
remechyon, s. f.  Rémission. Rémission. Chën remechyon, sans rémission.
remejoŗą, v. a.  Remesurer. Remesurer. N'ën tó remejoŗą, nous avons tout mesuré encore une fois.  V. r. 
remejoŗą, v.r.  Remesurer. Che chon remejoŗą, ils se sont mesurés à nouveau.
remëndjyę, v. a. et n.  Remanger. Remanger. Chin l'è itą mëndjyą é remëndįyą, cela a été mangé et remangé.
remerye, v. a. Viser de nouveau. Viser de nouveau. Absol. Prov. Meryę é remerye, pó forni fiŗ'a mêrda! viser et viser encore, pour finir il manque le but!
remesyon   s.f. Rémission. Rémission. Syn. de remechyon, usité surtout dans chën remesyon.
rémétre, v. a.  Donner, se décharger sur qqn. Donner, se décharger sur qqn. Fó°" pa rémêtr'ó póson, apréi o-n-atrąpe plo, il ne faut pas remettre la poche, ensuite on ne la reprend plus [il ne faut pas démissionner trop vite].
rémétre, v. a.  Remettre un membre démis.  Remettre un membre démis. Rémétré prou ché bré1, il remettra bien ce bras [cassé].
rémétre, v. a.  Remettre. Remettre. L'a rémetou chin kyè diié, il a remis ce qu'il devait.  Į| Louer, donner à bail. Trālé pa mél, l'a tó remetop. ó bën a d'ātró, il ne travaille plus, il a loué tout son bien à d'autres. || Nier. Ba ou tre-bounąoue l'a tòte remetop, devant le tribunal, il a tout nié. 11 V. r. Chin che rémê pa mélmó, fóou aa vêre ó meŗesën, ce membre cassé ne se remet pas lui-même, il faut aller trouver le médecin.
remizą, v. a.  Remiser, rentrer Remiser, rentrer. Remizą è j-otį, remiser les outils, les mettre à leur place; n'ën tó remizą a vènindze, nous avons rentré toute notre vendange. 
remizą, v. r.  Se mettre à l'abri, rentrer. Se mettre à l'abri, rentrer. Oun chaié pa avwe aa che remizą, on ne savait où aller se mettre à l'abri.
remįze, s. f.  Remise, hangar pour serrer différentes choses. Remise, hangar pour serrer différentes choses.
rémòon, s. m.  Recoupe, farine qu'on tire du son remis au moulin.  Recoupe, farine qu'on tire du son remis au moulin. 
rémoua, v. a.  Déménager Déménager. Dans les Alpes, se dit pour changer d'alpage avec le ménage et le troupeau.
rémoua, v. a.  Déménager. Déménager. L'an rémoua pye yè, ils ont déménagé seulement hier.
rémoua, v. a.  Remuer, déplacer, ôter. Remuer, déplacer, ôter. N'ën idjyę a rémwa ha tsodįŗé, viens m'aider à déplacer cette marmite.  
rémoua, v. r.  Se déplacer. Se déplacer. Pou to pa té rémoua? ne peux-tu pas te remuer?
rémouādzó, s. m.  Déménagement. Déménagement. Fr. pop. valaisan «remuage».
remoudre, v. a.  Remoudre. Remoudre.
rémouintse, s. f.  Partie d'alpage où l'on amène successivement le ménage et le troupeau. Partie d'alpage où l'on amène successivement le ménage et le troupeau.
remountą , -ąe, adj.  Remonté, remis, Remonté, remis, p. ex. d'une maladie. Vouéité vó remountāé? êtes-vous remise?
remountą, v. a.  Remonter, ranimer. Remonter, ranimer. N'ën pa pochouó té remountą, nous n'avons pas pu le ranimer. || V. r. Che remountëŗé prou, il se remontera bien.
remountą, v. r.  Remonter, ranimer Remonter, ranimer.Che remountëŗé prou, il se remontera bien.
rémówą, v. a.  Aiguiser de nouveau. Aiguiser de nouveau. Même sens en provençal (Mistral).
rémyédą, v. a.  Appliquer des remèdes Appliquer des remèdes. Chin l'è pòrtąn pa kyè o t'échon pa rémyédą é l'a tó rin chervi, ce n'est pourtant pas qu'on ne lui ait pas appliqué des remèdes, et rien n'y a servi.
rémyédą, v. r. Che rémyédą, User de médecine; User de médecine; che rémyédéŗé prou, il se soignera assez.
rémyédó, s. m.  Remède. Remède.
rëngą, v. a.  Porter, remuer péniblement. Porter, remuer péniblement. Rëngą fou chąkyé, remuer ces sacs; rëngą ba ó mówé, traîner en bas le mulet.
rëngąé, s. f.  Lutte, rossée; travail très pénible. Lutte, rossée; travail très pénible.
reni, v. a.  Tenir quelque chose dans un liquide pour l'humecter, tremper Tenir quelque chose dans un liquide pour l'humecter, tremper. Chin rën adéi, cela humectera toujours [la lessive]. L'è byin renou i pan, le pain est bien trempé.L'are byin renou sta plodze, cette pluie aura bien humecté le terrain. Il Cf. reeni.
reniŗe, s. f.  Mal des reins, lumbago. Mal des reins, lumbago.
rënma, s. f.  Chanson, refrain, répétition. Chanson, refrain, répétition.
rënma, s. f.  Personne ennuyeuse  Personne ennuyeuse. Kyënta rënma, quelle personne ennuyeuse ! Il Syn. réicha.
rënma, v. a.  Chantonner, ressasser les mêmes choses. Chantonner, ressasser les mêmes choses.
rënma, v. a.  Importuner, ennuyer. Importuner, ennuyer.
rënmóda, v. a. et réfl.  Remettre en mouvement, refaire aller. Remettre en mouvement, refaire aller.
renóma, -ąé, adj.  Renommé, connu. Renommé, connu. iré prou renóma canąle, il était bien connu comme voleur; è ranólé, foęché pa kyè chon renoméi, coui oué prindrį te? les grenouilles, si elles n'étaient pas renommées, qui les mangerait?
renómą, v. a.  Renommer. Renommer. Fodri renómą tòrdzò è méimé vouąrdé, il faudrait renommer toujours les mêmes gardes.-
rénonsémįn, s. m.  Renoncement. Renoncement.
rénonsyę, v. n.  Renoncer. Renoncer.
rénouāe, s. f.  Renouveler. Renouveler. Ha tsóouja renoueŗé prou ché ma pé w'estoma, cela renouvellera bien cette douleur dans l'estomac.
renouāe, s. m.  Humectation. Humectation. L'a fé 'na bóna renouāe, la pluie est tombée abondante [elle a bien humecté la terre]. Il Dér. du v. renį.
renoun, s. m.  Réputation. Réputation. Ai oun bon, oun crwéi renoun, avoir un bon, un mauvais renom.
rënplį, v. a.  Remplir de nouveau. Remplir de nouveau.
réoni Réunir. Il Che reoni, se réunir. Lex. ronton. Réunir. Il Che reoni, se réunir. Lex. ronton.
réouréeą, v. a.  Relever. Relever. Yó réwïó a tâcha, j'enchéris davantage; l'a nyoun kyè l'a réwéeą a tâcha, personne n'a surenchéri. || V. r. 
réouréeą, v. r.  Se remettre. Se remettre. Di ché dzò ch'è pa méi réwéeą, depuis ce jour il ne s'est plus relevé.
répą, s.m.pl. Troisième herbe d'une prairie qui se fauche trois fois Troisième herbe d'une prairie qui se fauche trois fois. È répą chon i tréjyęma prija di pra, les répą sont la troisième récolte des prairies. On appelle aussi répą les rognures que le faucheur laisse en fauchant le regain et qui servent de pâture au bétail en automne.
répachą, v. a.  Repasser. Repasser. Répachą ó catijyémó, repasser la leçon de catéchisme; e-n-a te répachą fou wįvró! a-t-il relu ces livres! || Passer en revue. Che répąché tòté can l'an tan dé moundó, tout est passé en revue, quand il y a tant de gens
répachą, v. n.  Repasser, passer de nouveau. Repasser, passer de nouveau. Tornerį a répachą démąn, je repasserai demain. Donner une dernière pincée au pis pour achever la traite   I aryą ma i pa répachą, j'ai trait, mais je n'ai pas «repassé».
répachą, v. t.  Repasser  Repasser . Répachą è tsemijé, repasser les chemises.
répachādzó, s. m.  Repassage du linge. Repassage du linge.
répaé, v. a.  Payer une seconde fois. Payer une seconde fois.
répantoflą, v. a.  Raccommoder grossièrement Raccommoder grossièrement, iré contįn dé chin kyè répantofląó eó, il se contentait des habits que je raccommodais moi-même.
répara, v. a.  Réparer.  Réparer. 
répara, v. r.  Réparer Réparer.Chin chon dé tsóoujé kyè che reparon pa, ce sont des choses qui ne se réparent pas.
répaŗasyon, s. f.  Réparation. Réparation.
rèpaŗétre, v. n.  Reparaître. Reparaître.
reparla, v. n.  Reparler Reparler. Nó réparléŗįn dé chin o`n-ātre cóou, nous en reparlerons une autre fois.
réparma, s. m.  Economie.  Economie. Kyën réparma l'aran dé vën! quelle économie de vin ils auront!
réparma, v. a.  Epargner. Epargner. L'an tsandjyą ó chyèfe é di adon l'an tan réparma, ils ont changé de chef et depuis lors ils ont tant fait d'économies!
répartadjye, v. a.  Repartager. Repartager.
répartichyon, s. f.  Répartition. Répartition.
répawą , s. f.  Terre qu'on reporte du fond du champ [de la vigne] au sommet. Terre qu'on reporte du fond du champ [de la vigne] au sommet. Prin ó briowé, a pąwa é ó petsāa pó aa féré a répawą ba ën Moŗechon, prends la brouette, la pelle et le fossoir pour aller faire la «repellée» à Morechon.
répawą , v. a.  Conduire la terre du pied d'un champ au sommet. Conduire la terre du pied d'un champ au sommet.
repaya, v. a.  Tailler de nouveau la vigne. Tailler de nouveau la vigne.
répédre, v. a.  Reperdre Reperdre. L'a reperdou tó chin kyè l'aïé ganyą, il a reperdu tout ce qu'il avait gagné.
répêe Egal en nombre ou en points. Syn. töbló. Egal en nombre ou en points. Syn. töbló.
répéitre, v. a.  Ajouter de nouveau Ajouter de nouveau. Apéitré é répéitre, ajouter continuellement.
repënta, v. a.  Repeindre. Repeindre.
répéta Répéter, recommencer. / l'a répéta a oueson, il a répété la leçon. Syn.repele. Répéter, recommencer. / l'a répéta a oueson, il a répété la leçon. Syn.repele.
répéta, v. n.  Cadencer sur les pieds, comme font les agneaux, les cabris, sauter par bonds cadencés Cadencer sur les pieds, comme font les agneaux, les cabris, sauter par bonds cadencés. Ě tchyévre, can chon peti, repęton cómin è j-anyę, les cabris, quand ils sont petits, gambadent comme les agneaux. |Į Du lat. repeditare, frapper du pied.
repetchyę, v. a.  Repiocher, butter piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges de pommes de terre.- Repiocher, butter piocher légèrement la terre de manière à la ramener autour des tiges de pommes de terre.-
répété Toupie, souvent faite avec la moitié d'une bobine de fil et un crayon, Toupie, souvent faite avec la moitié d'une bobine de fil et un crayon,
répète, v. a.  Recommencer. Recommencer. I plodze répète, la pluie reprend; i repeléŗé prou d'aą i vęnyé, il recommencera certainement d'aller [travailler] aux vignes; répète rota, rependre le chemin, se remettre en route.
repetéréi Danseur. Danseur.
repetsona, v. a. Repiocher  avec le petson (cf. ce mot). Repiocher  avec le petson (cf. ce mot).
répinti (che), v. r.  Se repentir. Se repentir. Ch'è prou repintou dé pa ai atsetą ché pra, il s'est assez repenti de n'avoir pas acheté ce pré. Prov. A couįté che maryon, āwejį che répįnton, à la hâte ils se marient, à loisir ils s'en repentent.
répinti, s. m.  Repentir. Repentir. L'a pa grou répinti d'aį fé chin, il n'a pas grand repentir d'avoir fait cela. Prov. I répinti vën tòrdzò can l'è troua tāa, le repentir vient toujours quand c'est trop tard.
répintre (che), v. r.  Se repentir. S'emploie aussi bien que le précédent. Se repentir. S'emploie aussi bien que le précédent.
rèpląn, s. m.  Corniche, petit plateau sur une éminence. Corniche, petit plateau sur une éminence. Can n'arouéŗįn iną ou rèpląn, nó répoujéŗin, quand nous atteindrons le «replat», nous nous reposerons.
replanta, v. a.  Replanter Replanter, iron rin dé bon plan, n'ën falou replanta tui è j-ābró, ce n'étaient pas de bons plants, nous avons dû replanter tous les arbres.
répléé, v. a.  Serrer un objet, le remettre en lieu sûr Serrer un objet, le remettre en lieu sûr. Répléé è j-otį, serrer les outils. Syn. rétrįndre.
repli Sinuosité. Sinuosité. Sti pra l'è tôt'ën repli, ce pré est tout en sinuosités. 
repli, v. a.  Finir de remplir un vase quelconque. Finir de remplir un vase quelconque.
répóją (che), v. n.  Etre enterré Etre enterré. Nó répoujéŗįn avouéi è j-ātró deri ó clósyè, nous reposerons avec les autres derrière le clocher [au cimetière].
répóją (che), v. r.  Se reposer Se reposer. Répouja té 'na vouārba, repose-toi un moment; can o-n-a tsa, fóou pa ché répóją a onbra di nóyè, quand on a transpiré, il ne faut pas se reposer à l'ombre des noyers.V. n. 
répondre, v. a.  Répondre. Répondre. Prov. Ché kyè répon apon, qui répond appond.  
répondre, v. n. Répondre. Répondre. L'è i fęse kyè répon pó pare,, c'est le fils qui répond pour le père; pó chin yó réponjó pa, je ne réponds pas de cela.
réponse, s. f.  Réponse Réponse. L'a pa balą dé réponse tank'óŗa, il n'a pas répondu jusqu'à maintenant.
répóou, s. m.  Repos, Repos, ache mé dé répóou, laisse-moi tranquille. Notez l'expr. dé répóou pour le fr. «en repos ».
repopla, v. a.  Repeupler, coloniser. Repeupler, coloniser. On demandait à une vieille femme de 80 ans qui partait pour l'Amérique ce qu'elle voulait y faire: repopla, répondit-elle !
repouja, s. f.  Repos, halte. Repos, halte. Can nó charin iną a son di pra, nó farin ona repouja, quand nous serons au haut des prés, nous ferons une halte.
repousą, v. n.  Repousser. Repousser.
repowi, v. a.  Restaurer, réparer, repolir Restaurer, réparer, repolir. Repowi a mijon pé derën é per defouŗa, restaurer la maison dedans et dehors.
repricha, s. f.  Reprise. Reprise. Pé davoué ou tré repriché, à deux ou trois reprises. Grim.: deuxième repas du soir du bétail.
reprįja, s. f.  Reprise, réparation à une étoffe. Reprise, réparation à une étoffe. Féré ona reprija, faire une reprise.
reprijyę, v. a.  Repriser. Repriser.
rèprinde, v. a.  Interrompre. Interrompre. I pa doują ó té rèprinde, je n'ai pas osé l'interrompre.
rèprinde, v. a.  Répéter. Répéter. Chin kyè l'îtą byin de l'a pa bèjouin dé rèprinde, ce qui a été bien dit n'a pas besoin d'être répété. 
rèprinde, v. a.  Reprendre Reprendre. I fivra ó t'a rèpri, la fièvre l'a repris. 
rèprinde, v. n.  Se dit d'une plante qui reprend vite après avoir été transplantée Se dit d'une plante qui reprend vite après avoir été transplantée. Fou tsó °" oué l'an byin rèprį, ces plants de choux ont bien repris.  
rèprinde, v. r.  Se reprendre Se reprendre. Mè fóou mé rèprinde 'na vouārba, il me faut me reprendre un moment.
rèprinde,s.m.  I rèprinde est le deuxième repas du soir des vaches. Se dit aussi pour les «neuf heures» des gens.  I rèprinde est le deuxième repas du soir des vaches. Se dit aussi pour les «neuf heures» des gens.
répródjyę, v. a.  Reprocher. Reprocher. Fó °" pa répródjyę è chervįsyó é è bënfé, il ne faut pas reprocher les services et les bienfaits; i conchyinse mè répródzé rin, ma conscience ne me reproche rien; che chon tó répródjyą chin kyè chaïon, ils se sont reproché tout ce qu'ils savaient. 
répródjyę, v. r.  Reprocher. L'an rin a che répródjyę, ils n'ont rien à se reprocher (ils se valent).
répródzó, s. m.  Reproche. Reproche.
répyą, v. a.  Enter, tricoter un nouveau pied à un vieux bas. Enter, tricoter un nouveau pied à un vieux bas.
Réréca Femme bavards et âgée. Femme bavards et âgée.
rerlouęŗe, v. n.  Reluire. Reluire.
rêrtchyą, s. f.  Réplique Réplique. Fajïé dé rêrtchyéi ky'iŗé cākyé tsóouja, il faisait des répliques étonnantes.
rêrtchyę, v. a.  Retrousser. Retrousser. L'a rêrtchyą è mąndzé da tsemijé cómin che oche ouou tó fótré ba, il a retroussé les manches de la chemise comme s'il avait voulu tout abattre.
rêrtson, s. m.  Rebut du chanvre. Rebut du chanvre. Oun tré ó tsénévó tré ponyéi ā méima pląche : i byo, i secon é i rêrtson, on arrache le chanvre [ainsi]: trois poignées à la même place, le beau, le second [la seconde qualité] et le rebut [les moindres tiges].
ręsca Risque . plur. ręskyé. Expr. L'a pa dé ręsca, il n'y a pas de risque. V. ręscó. Risque . plur. ręskyé. Expr. L'a pa dé ręsca, il n'y a pas de risque. V. ręscó.
ręsca, s. f.  Risque. Risque. L'a pa dé ręsca, il n'y a pas de risque.
rescą, v. a. et n.  Risquer, faillir. Risquer, faillir. Aa! t'a rescą, ah! tu as risqué, c.-à-d. tu l'as échappé belle; l'a rescą dé tsêre, il a failli tomber; l'a rescą dé che toua, il a failli se tuer; reskyè pa, il n'y a pas de risque.
resco Risque. L'a oun rescô, il y a un risque. V. resca, n. f. Risque. L'a oun rescô, il y a un risque. V. resca, n. f.
ręse, s. f.  Crèche. Crèche. È eątse ąnmon pa tsandjyę dé ręse, les vaches n'aiment pas changer de crèche; choutą ā ręse, sauter dans la crèche. Fig. Choutą ā ręse signifie faire le diable à quatre; l'a pa béjouįn dé choutą ā ręse pó chin, il n'a pas besoin de faire tant de tapage pour cela!
reseta Réciter. Réciter.
resevōo, s. m.  Receveur [du district]. Receveur [du district].
resosetą, v. n.  Ressusciter. Ressusciter.
réspé Métré a réspé, mettre [cacher] en sécurité [dans un endroit bien défini]. Métré a réspé, mettre [cacher] en sécurité [dans un endroit bien défini].
réspé, s. m.  Respect. Respect. Réspé pòr vó, honneur à vous. 
réspé, s. m.  Respect. Respect.Tenį cākyé tsóouįa ën réspé, estimer un objet; kyën réspé pó ché tsën! quel cas [ils font] de ce chien! fan pa tan dé réspé ba en préjon, on ne fait pas tant de compliments avec les détenus.
resperye Respirer. Syn. chôfla. Respirer. Syn. chôfla.
réspétą, v. a.  Respecter. Respecter.
réspétąbló, -bla, adj.  Respectable. Respectable.
respetou, -touja, adj.  Respectueux. Respectueux.
résponjąbló, -bla, adj.  Responsable. Responsable.
resta, v. n.  Demeurer, habiter, loger Demeurer, habiter, loger, avoue réistą-vó óŗa? -ré'stó tòrdzó fouŗa a Fribo, où demeurez-vous maintenant? - je demeure toujours à Fribourg; réisté don ënkye don ouéi, il loge tantôt ici, tantôt là.
resta, v. n.  Rester Rester. Réiste ouncó sin fran a paé, cent francs restent encore à payer; l'è resta cākyé tsóouja chou w'estoma, il m'est resté quelque chose sur l'estomac (je n'ai pas digéré mon repas); chin m'iré resta, p`ā téita, cela m'était resté dans la tête (je m'en souvenais).  Nó réstin adéi dinché, nous en restons donc à cela. Réiste gran tin, il met du temps à venir.  
réstąn, s. m.  Restant, reste Restant, reste. L'a mëndjyą ó réstąn dou deną, il a mangé les restes du dîner.
restetosyon, s. f.  Restitution. Restitution.
restetową, v. a.  Restituer. Restituer.
réstóŗąn, s. m.  Restaurant. Restaurant.
rěsyą, s. f.  Rangée de vaches attachées à la crèche. Rangée de vaches attachées à la crèche. Kyënta béoua résyą dé eątsé! quelle belle rangée de vaches ! Fig. Rangée de gens.
reta, s. f.  Filasse de première qualité. Filasse de première qualité. Dé tioua dé ręta, de la toile de filasse de première qualité.
rètăa, s. m.  Retard. Retard.
rétabli, v. a.  Rétablir. Rétablir.
rétacóną, v. a. et absol.  Rapiécer. Rapiécer.
retarda, v. a.  Retarder Retarder. L'è chin kyè ó t'a retarda, c'est ce qui l'a retardé.
retarda, v. n.  Retarder. Retarder. I róódzó a nó retardé, notre horloge retarde.  
rétardatéŗó, s. m.  Retardataire. Retardataire.
retchyįnse, s. f.  Richesse Richesse.Prov. Mo di féné, retchyįnse d'ómó, mort de la femme, richesse de l'homme.
retendre, v. a.  Reteindre. Reteindre.
retenį, v. a.  Retenir. Retenir. L'è itą retenou a w'écóouwa, il a été retenu à l'école.
retenoņ, s. m.  Retenue, discrétion. Retenue, discrétion. L'a pa dé retenou ona tsóouja, l'è tòte corneflą fouŗa chin kyè cha, il n'a aucune discrétion, tout ce qu'il sait lui sort [de la bouche],
reteryą, -ryąe, adj.  Retiré. Retiré. Chin réiston pé dé rloua reteryą, ils restent dans des endroits retirés.
reterye, v. a.  Rentrer une récolte. Rentrer une récolte. Reterye (= mena) a chïoua, rentrer le seigle. Oouïe tòte reterye, tòte ótą ba, il voulait tout lui enlever [dans le testament].
reterye, v. a.  Retirer. Retirer. I boun Djyo oua t'a reteryą dé sti rnoundo jostó a tin, le bon Dieu l'a retirée de ce monde juste à temps voulu; l'è jou ba reterye tó w'ardzįn kyè l'aïé a bąnca, il est allé retirer tout l'argent qu'il avait à la banque.
retį, adj.  Avare, regardant. Avare, regardant. L'è pa tan retį avouéi té, mochōo, le curé n'est pas regardant avec toi [il t'invite souvent].
Reti,. retiva.  Rétif, rétive. Rétif, rétive. Oun mowé reti, ona bé'tchye retiva, un mulet rétif, une bête rétive. 
retįfe, adj.  Rétif. Rétif. Chon rétife pó paé, ils sont rétifs pour payer.
reto, s. m.  Retour. Retour.
rétóną, v. n.  Résonner, retentir, répercuter le son. Résonner, retentir, répercuter le son. L'a teryą oun cóou dé fóje kyè l'a rétóną d'ona chęra a w'ątra, il a tiré un coup de fusil qui s'est répercuté d'un rocher à l'autre.
rétòrną, v. n.  Retourner. Retourner.
rétrapį, v. a.  Rattraper. Rattraper. To rètrapéŗéi pa méi chin kyè t'a prêta a ché, tu ne rattraperas plus ce que tu as prêté à celui-là.  
rétrapį, v. r.  Rattraper. Che rétrąpé pa, cela ne se rattrape pas.
rétratą, v. a.  Rétracter. Rétracter.
rétratasyon, s. f.  Rétractation. Rétractation.
rétrésyé Retresser. Retresser. Var. rétrésyę. Plutôt tresser à nouveau un panier, une hotte. L'a rétrésya ó dzêrló, il a « retressé » la hotte. V. tréchye. ( ! et non rétrécir).
rétrésyé, v. a.  Rétrécir. Rétrécir. I plodze l'a prou rétrésyą ó tsapéi, la pluie a tellement rétréci le chapeau.
retretsį Rétréci  Rétréci . I plodze l'a prou retretsį (var. retritchya) ó tsapéi la pluie a tellement rétréci le chapeau (exemple du mot précédent rétrésyé). Syn. retritchyę. 
retretsi, v. a.  Rétrécir, resserrer. Rétrécir, resserrer. È prevoyi ręitsó fan retretsi a górdze, les poires rêches resserrent la bouche.
retrindre, v. a.  Serrer un objet, le mettre en lieu sûr. Serrer un objet, le mettre en lieu sûr. Rétrįn ché ardzįn derën ou portamonéiea, mets cet argent dans le porte-monnaie; rétrin è j-otį che to oué j-ënplïé pa méi, serre les outils si tu ne les emploies plus; rétindr' a prija, ó fin, ó bla, rentrer la récolte, le foin, le blé. Chon rétrįnché è béitchyé, le bétail est rentrée.
retrindre, v. r.  Se retirer, rentrer chez soi. Se retirer, rentrer chez soi. È dzenelé che rétrinjon dé bon' ouŗa, les poules se retirent de bonne heure.
retritchye Rétrécir. Rétrécir. Syn. retretsi, retrisye ?. ! Lex. rétrésyé tresser à nouveau et non rétrécir comme indiqué,
rétrópą, -pāe, adj.  Serré, enfermé, hermétiquement fermé. Serré, enfermé, hermétiquement fermé. L'è rétrópą derën ouéi, can oun n-ouvre ch'ënvāe, c'est hermétiquement fermé là-dedans; quand on ouvre, cela s'en va; ché foua fóou kyè chi rétrópą, il faut que ce feu soit renfermé [comme dans les fourneaux, et non libre, comme dans les anciens foyers].
rétrópémįn, s. m.  Etat de ce qui est fermé, non ouvert à tous les vents. Etat de ce qui est fermé, non ouvert à tous les vents. I cojena pa ona tsóouja dé rétrópémįn, ma oun crouéi couën ouéi, la cuisine pas fermée du tout, mais un mauvais coin là.
rétrowę, v. a.  Retrouver. Retrouver.
rétrowę, v. r.  Retrouver ; Retrouver ; ën sti moundó tó che rétrouwe, en ce monde tout se retrouve, se compense.
rètsandįyę, v. a.  Changer. Changer. Fó °" rètsandįyę ó prejidąn dé tin j-ën tin, il faut changer de président de temps en temps. || V.r. 11 
rètsandįyę, v. r.  Se rechanger, c'est mettre de meilleurs habits. Se rechanger, c'est mettre de meilleurs habits. Fó °" pòrtąn che rètsandjyę pó a demëndze, il faut tout de même se rechanger pour le dimanche. 
rètsandįyę, v. r.  Se relayer. Se relayer. Pé jou fó che rètsąndzon tóté dąvoué j-ouŗé, dans ces hauts fourneaux ils se relayent de deux heures en deux heures.
rètsąndzó, s. m.  Rechange. Rechange. Dé j-ālon dé rètsąndzó, des vêtements de rechange.
rètsardjyę, v. a.  Recharger. Recharger.
rétsâse, s. f.  Recherche, réclamation. Recherche, réclamation. L'an pa fé dé rétsâse, ils n'ont pas fait de réclamation; l'an fé dé rétsâse fouŗa pèr-léi, ma l'an pa you oun motson, ils ont fait des recherches à l'étranger, mais ils n'y ont rien trouvé.
rétsasyą, -āe, part, et adj.  Recherché, estimé. Recherché, estimé. Dé dra rétsasyą, du drap recherché.
rétsasye, v. a.  Rechercher. Rechercher.
retsenyą , retsenyāye Ratatiné. Ratatiné. Apréi fa maadį, l'è inou tó retsenya, après cette maladie, il est devenu tout ratatiné.
retsenyą, -āe, adj.  Rechigné. Rechigné. Ché crouéi retsenyą kyè l'è tan fyè, ce mauvais rechigné qui est si méchant.
retsenyāe, s. f.  Rechignement. Rechignement.
retsenyę, v. n.  Rechigner. Rechigner.
rètsêre, v. n.  Retomber. Retomber.
rętsó, retse, adj.  Riche. Riche. O-n-è prou rętsó can o-n-è contin, on est assez riche quand on est content. || S. m. et f.
rętsó, retse, s.m.et f.  Riche.  Riche.  È rętsó é è póouŗó, les riches et les pauvres.
retsoudą, v. a.  Réchauffer, chauffer. Réchauffer, chauffer. Retsoudą ó mëndjyę, réchauffer le manger.  V. r. Se réchauffer.
retsoudāe, s. f.  Réchauffage. Réchauffage. L'a tòrną a féré 'na retsoudāe, il a de nouveau fait un réchauffage, c.-à-d. [surtout] le temps a augmenté brusquement de chaleur.
retsoudon, s. m.  Mets réchauffé. Mets réchauffé. Tòrdzo dé retsoudon! toujours ces mets réchauffés !
révaoueją, v. a.  Rivaliser. Rivaliser.
révèle Réveil. Réveil.
révénąn, s. m.  Revenant, néologisme souvent employé dans les légendes. Revenant, néologisme souvent employé dans les légendes.
reveni (ché), v. r.  Revenir à soi, reprendre connaissance Revenir à soi, reprendre connaissance. L'aïe dé vouārbé kyè che revenïé, ma owïé pa prįnde hou rémyédó, il y avait des moments où il reprenait connaissance, mais il ne voulait pas prendre cette médecine.-
reverdoŗa, s. f.  Reverdissement. Reverdissement.
reverdoŗa, v. n.  Reverdir. Reverdir.
révère, s.m. Revoir Revoir. È bin, a révère, eh! bien, au revoir !
révère, v. a.  Revoir. Revoir.
révère, v. r.  Se revoir. Se revoir.
rèvèŗįnse, s. f.  Révérence Révérence. Cómin cha byin féré a rèvèŗįnse, comme il sait bien faire la révérence!  Vóoutra rèvèŗįnse, votre Révérence, manière de parler à un prêtre.
reveŗyāe, s. f.  Retournement. Retournement. Action de renvoyer ou de retourner qqn ou qqch.
reveŗyę, v. a.  Retourner, faire rebrousser chemin. Retourner, faire rebrousser chemin. Va vitó reveŗyę è eatsé, va vite faire retourner les vaches sur leurs pas; i pa pochou ó féré reveŗyę, je n'ai pas pu lui faire rebrousser chemin; ha rata ché ache pa reveŗyę, cette souris ne se laisse pas détourner de son chemin; can o-n-a ma per oun di, fóou ó métré derën e-n-oun cocon, chin revįŗe ó ma, quand on a mal à un doigt, il faut le plonger dans un œuf, cela chasse le mal.Prov.. Chin kyè revįŗ'ó tsa, revįŗ'a fri, ce qui repousse le chaud, repousse le froid. V. r. . || V. n. 
reveŗyę, v. n.  Revenir   Chon jou tin ky'a Marsēle é poue l'an reveŗyą, ils sont allés jusqu'à Marseille et ils ont rebroussé chemin; chęnble kyè revįŗe i tin, il semble que le temps va changer.
reveŗyę, v. r.  Se retourner. Se retourner. Revęŗye té, retourne-toi; l'a rin fé kyè che reveŗyę, il n'a fait que changer de parti
rèvindjyę (che), v. r.  Se venger. Se venger.
révindjyou Var. rèvindjyou. Plutôt revanchard ( ! et non revendeur.) V. révindôo. Var. rèvindjyou. Plutôt revanchard ( ! et non revendeur.) V. révindôo.
rèvindjyou, -djyouja, s. m. et f.  Revendeur. Revendeur.
révindöo Revendeur. Lex. rèvindré irévindré). Revendeur. Lex. rèvindré irévindré).
rèvįndré, v. a.  Revendre Revendre. I pa dé santéi a rèvįndré, je n'ai pas de santé à revendre.
revivre, v. n.  Revivre. Revivre.
Révolution. revoosyon, s. f.  Révolution.
revoousyónéŗó, s. m.  Révolutionnaire Révolutionnaire. Fou broté revoousyónéŗó a fou dé X, ces vilains révolutionnaires de la famille de X.
révòrtą (che), v. r.  Se révolter. Se révolter.
réwātsó, s. m.  Relâche. Relâche. Dri kyè l'an oun réouātsó venyon peŗ-ënkyè, aussitôt qu'ils ont un [moment de] relâche, ils sont ici.
réwéi, s. m.  Relai, intervalle. Relai, intervalle. Fó°" aa pé réwéi, il faut faire des relais.
rewejyon, s. f.  Religion. Religion. L'an pa 'na bręca dé rewejyon, ils n'ont point de religion.
rewękye, s. f.  Relique. Relique. I dzōo l'è cóminfouęche dé rewękye, c'est comme si la forêt était une relique [on n'y peut plus toucher!].
rewia, v. a.  Relier. Relier.
rewijyou, -ja, adj.  Religieux. Religieux. È moundó chon pa reouijyou ën ha comona, les gens ne sont guère religieux dans cette commune.
rewijyouja Religieuse, littéralement , croûte du fromage rôti, bord croustillant. V. rosé. Religieuse, littéralement , croûte du fromage rôti, bord croustillant. V. rosé.
réwinti Ralenti Ralenti. Martchya ou réwinti, marcher au ralenti
réwinti , -tįte, adj.  Humide, amolli par l'humidité Humide, amolli par l'humidité. È pan chon tòte réwinti ba dou tin, les pains sont amollis par l'humidité, par suite du temps.
réwintį , v. a.  Ralentir Ralentir. Ha fri réwintéŗé prou è traó di vęnyé, ce froid ralentira bien les travaux des vignes. Il V. n. 
réwintį , v. n.  Ralentir. Ralentir. É eó déeąn kyè réwintį, l'oŗōo préféra créeą, et moi plutôt que de ralentir, j'aurais préféré crever.
rewiōo, s. m.  Relieur. Relieur.
rewioŗa, s. f.  Reliure. Reliure.
rézindou Raisin d'ours ou busserole (Arctostaphylos uva-ursi).  Raisin d'ours ou busserole (Arctostaphylos uva-ursi). 
rézindou, s. m.  Airelle rouge ou raisin d'ours (Vaccinium vitei idaea). Airelle rouge ou raisin d'ours (Vaccinium vitei idaea).
rezinya, -yāe, adj.  Résigné. Résigné.
rezinyasyon, s. f.  Résignation. Résignation.
rezinyę (che), v. r.  Se résigner. Se résigner.
rezortą, v n.  Résulter, y avoir une différence Résulter, y avoir une différence. Rezorté pa gran tsóouja, la différence n'est pas grande.
ri, s. m.  Riz. Riz.
Ribą Terme de maçonnerie, lisser le crépi des murs.de l'ail, reiben. Terme de maçonnerie, lisser le crépi des murs.de l'ail, reiben.
riba, v. a.  Frotter. Frotter. Syn. fróta.
ribąn, s. m.  Ruban Ruban. I ribąn dou tsapéi, le ruban du chapeau.
ribané, s. m. Dim. du préc.  Petit ruban. Petit ruban.
ribóta, s. f.  Ribote, banquet. Ribote, banquet.
ribótą, v. n.  Ribóter. Ribóter.
ride v.n. Rire. Autre forme de l'infinitif rire Rire. Autre forme de l'infinitif rire. L'aïon tui a ride, ils avaient tous à rire.Cf. rire.
ridèchowé, s. m.  Tournesol Tournesol. Litt.rire-soleil
ridèêcha (a), loc. adv.  A la renverse. A la renverse. L'è tsejou a ridèêcha, il est tombé à la renverse.
ridégróou, s. m.  Arrière-grand-père. Arrière-grand-père.
ridepouën, s. m.  Terme de couturière, point arrière: Terme de couturière, point arrière: óŗa acounpąŗon pa a féré è ridepouën avouéi hé machęné; déeąn falïe féré tôrtó dé fou pawétó, maintenant on n'a pas de peine à faire les points arrière avec ces machines; autrefois il en fallait faire tout autour des paletots.
rįdó, rida, adj.  Raide. Raide. Prov. È Tsaouįndé frįdé, è j-épyé ridé, Noël froid, les épis raides (vigoureux).
ridó, s. m.  Rideau. Rideau.
rįdzó, -e, adj.  Plein, rempli, tapissé. Plein, rempli, tapissé. Fou gamin fan pa kyè galóta, can oun va chéé è pra chon rįdzó dé galóou, ces gamins ne font que lancer des pierres; quand on va faucher, les prés sont tout remplis de cailloux; iré rįdzó dé mo,undó iną pé Beniį, c'était tout rempli de gens par les Beniį.
rijįbló, -bla, adj.  Risible. Risible.
rijįn, -įnta, adj.  Souriant. Souriant. L'è enou fouŗa ché kyè l'a a fęse tòrdzò rijįnta, celui qui a la face toujours souriante est sorti.
rijon, s. f.  Raison. Raison. L'an pa dé rijon, ce sont gens déraisonnables. Prov. I rijon l'è bóna pèrtó, la raison est bonne partout.
rijon, s. f. Pl. Mots blessants. Mots blessants. L'an jou dé rijon, ils ont eu des chicanes; i kyeŗyąé dé plo brote rijon, il criait de très vilains mots.
rijóną, v. n.  Raisonner, répliquer. Raisonner, répliquer. T'aprindrį prou a rijóną eó, je m'en vais t'apprendre à répliquer, moi.
rijónablamin, adv.  Raisonnablement. Raisonnablement.
rijónābló, -bla, adj.  Raisonnable. Raisonnable.
riki Repas de famille servi à l'occasion du baptême d'un enfant, Repas de famille servi à l'occasion du baptême d'un enfant,
rin , adv. De nég. Rien. Rien. Rin méi, ne ... plus, pas davantage; l'a rin fé dé ma, il n'a point fait de mal; i rin fan voui,, je n'ai pas faim aujourd'hui; l'è rin métchyin, il n'est point méchant; fé rin fri, il ne fait point froid; pa rin kyè eó, je ne suis pas seul; rin tsóouja, rien du tout. Prov. An dé fin, an dé rin, année de foin, année de rien; avouéi rin o-n-a rin, avec rien, on n'a rien.
rin , pron. ind. et adv.  Rien Rien. O-n-a tan rin tsóouja, on n'a rien; póou kyè rin, presque; chin l'è itą tó pó rin, cela a été facilement, ou - suivant le contexte - s'est vendu à vil prix; avoue1 rin oun pou rin féré, de rien on ne peut rien faire; n'en rin de ā mare, nous n'avons rien dit à notre mère [nous ne l'avons pas mise au courant]; l'è myó dé rin ai kyè d'ai rin kyè chin, mieux vaut ne rien avoir que de n'avoir que cela; s'to ou me1, t'a rin ky'a demanda, si tu en veux davantage, tu n'as qu'à demander; fé rin kyè plóŗą, il ne fait que pleurer; n'en pa rin kyè ché pra a chéé, nous n'avons pas que ce pré à faucher; chin l'è enoji a rin, cela a diminué peu à peu au point de n'être plus rien; è tsóou can chon coué venyon a rin, les choux se réduisent beaucoup à la cuisson; l'a porta 'na petita tsąrdze, o-n-aféŗé dé rin, il a porté une petite charge, presque rien du tout.  
rin , s. f. pl.  Reins, région lombaire. Reins, région lombaire. Paché ba avouéi ó dzèrló i rin, il descend avec la hotte sur le dos; ona brįnta a rin, une brante à dos, par opposition aux brantes qu'on charge sur les mulets; ai ma i rin, avoir mal aux reins.
rin , s. m.  Rang. Rang. Van ën rin, ils vont en rang; chou dóou rin, sur deux rangs.
rin, s. m.  Rhin. Rhin. Le «Rhin» désigne deux plants de vigne fort répandus en Valais: i gróou rin, le gros Rhin, i peti rin, le petit Rhin (Johannisberger).
rinblire, s. f.  Terrain marécageux, où l'on enfonce. Terrain marécageux, où l'on enfonce.  Cf. ënrinblą, s'enfoncer.
rindou, -douāe, adj.  Rendu, harassé. Rendu, harassé.
rindre, v. a.  Rendre. Rendre. L'a ouncó pa rindou ó dzèrló, il n'a pas encore rendu la hotte.  Prov. Pó oun bon chervisyó o-n-è rindou ën mąwé, pour un bon service il nous est rendu en mal.
rindre, v. a.  Vomir. Vomir. L'a tó rindou, il a tout rejeté.
rindre, v. r.  Rapporter, valoir Rapporter, valoir. Fajïé pa vaoui ó bën, rindïé pa chin kyè vawié, il ne faisait pas valoir son bien, il ne rapportait pas ce qu'il valait.
rindre, v. r.  Se rendre. Se rendre. Ché todri pa che rindre, fé rin dé créeą, cela lui est égal de crever, plutôt que de se rendre; chon dé hé kyè ôon pa ché rindre, ce sont de celles qui ne capitulent pas.
rįnkyè, adv.  Seulement. Seulement.
rįn-na, s. f.  Reine. Reine.
rin-nāa, s. m.  Renard.   Renard.  Nom de famille: Reynard.  Dev. Kyè fan è rin-nāa can l'an forni è catr'an? -van chou é sën, que font les renards quand ils ont terminé les quatre ans? - ils vont sur les cinq!
rin-néta, s. f.  Reinette, variété de pomme. Reinette, variété de pomme.
rinson, s. m.  Rinçure; liquide du fond d'un vase; par ext. eau trouble et sale. Rinçure; liquide du fond d'un vase; par ext. eau trouble et sale.
rinsyāe, s. f.  Averse; rincée. Averse; rincée.
rinsyę, v. a.  Rincer, tremper. Rincer, tremper. Chon itą rinsyą própró, ils ont été trempés d'importance.
rintchyą, s. f.  Rangée, Rangée, ona rintchyą dé frómądzó, dé bóché, une rangée de fromages, de tonneaux, ën rintchyą : par rangée, à l'enfilade, à la file.
rintrą, v. a.  Rentrer. Rentrer. Rintrą ó fin, a prįja, rentrer le foin, la récolte. Syn. rétrindre.
rintrāe, s. f.  Rentrée. Rentrée.
rįntse Il Rempli. L'an ó móouën rįntse, ils ont le moulin rempli [ils sont riches]. V. randzó. Il Rempli. L'an ó móouën rįntse, ils ont le moulin rempli [ils sont riches]. V. randzó.
rįntse, s. f.  Rangée. Rangée. Chorti da rįntse di māfajįn, sortir du rang des malfaiteurs; tui ën rįntse, tous en rang.
riouwa Il Ritournelle, refrain connu, vieille chanson qui revient souvent et finit par ennuyer. Syn. rotën-na. Il Fête, nouba. Féré a riououa, faire la fête. Syn. régyénósa. Il Ritournelle, refrain connu, vieille chanson qui revient souvent et finit par ennuyer. Syn. rotën-na. Il Fête, nouba. Féré a riououa, faire la fête. Syn. régyénósa.
riouwa, s. f.  Revue, défilé de soldats. Revue, défilé de soldats. L'a jou ba a Chyoun ona riouwa dé chordą, il y a eu à Sion une revue de soldats [un défilé militaire].
ripa       int. Interjection d'encouragement. Interjection d'encouragement.
ripa, v. a.  Arracher; manger beaucoup. Arracher; manger beaucoup.
ripāe, s. f.  Action d'arracher, de manger beaucoup. Action d'arracher, de manger beaucoup.
rire , s. m.  Rire. Rire.
rire , v. n.  Rire. Rire. Morį dé rire, mourir de rire; n'ën falou rire, il nous a fallu rire; é stou rinky è rire é rire, et ceux-ci de rire.Rire bruyamment se dit cafówą.
rise, s. f.  Racine. Racine.Syn. rachęna.
risin, s. m.  Ricin. Ricin.
rison, s. m. pl.  Crochets en bois que l'on place des deux côtés du bât pour le transport de branches et autres morceaux de bois. Crochets en bois que l'on place des deux côtés du bât pour le transport de branches et autres morceaux de bois.  Góna a rison (veste à basques), se dit plaisamment pour góna a dzeŗon (voy. ce mot).
ristóou, s. m.  Homme appartenant au parti conservateur, par opposition à gripyóou ou radical. Homme appartenant au parti conservateur, par opposition à gripyóou ou radical.
ritèwę , s. m.  Babillard, agitateur.Pièce du moulin qui imprime des secousses au bluteau. Babillard, agitateur.Pièce du moulin qui imprime des secousses au bluteau.
ritèwè, s. m.  Roitelet. Roitelet.
ritouwa, s. f.  Ritournelle Ritournelle. Ha l'è 'na vyęla ritouwa, en voilà une vieille ritournelle !
riva, s. f.  Rive, Rive, iron iną chou a riva dé ou'étąn, ils étaient sur la rive de l'étang.
rlōo, pron. pers. pl. de rloui lui, et le, elle. , lui, et le, elle. Eux, elles. Véjó outre è rlōo, je vais chez eux; rlōo venyon dèmąn, eux viennent demain.  Pron. et adj. poss. Leur. È póouŗó l'an rlōo mijéŗé, è retsó l'an achebën è rlōo, les pauvres ont leurs misères, les riches ont aussi les leurs; l'è tó chou ó rlōo, l'an rin a féré avouéi nyoun, c'est tout sur le leur [leur propriété], ils n'ont de difficultés avec personne. S. m. Le leur.
rloua, s. m.  Lieu. Lieu. Oun rloua plijįn, un lieu agréable.
rloué, s. f.  Loi. Loi. L'è i rloué dinché, c'est la loi.
rlouere Luire. V. rerlouere. Il Grincer, agacer les dents. Chin fé rlouere é din, cela fait grincer les dents. Syn. ënlere. Luire. V. rerlouere. Il Grincer, agacer les dents. Chin fé rlouere é din, cela fait grincer les dents. Syn. ënlere.
rloui, pron. pers. 3e pers. sing. masc.  Lui. Lui. Avouéi rloui, avec lui.
rlouidjyą, s. f.  Contenu d'une luge Contenu d'une luge. L'è arówą óŗa avouéi 'na groucha rlouidjyą dé bóou, il est arrivé maintenant avec un traîneau fortement chargé de bois.
rlouidjyę, v. n.  Luger. Luger. Can l'a byin dé ni cómin sti an, oun pou aa rlouidjyę, quand il y a beaucoup de neige comme cette année, on peut aller luger.
rlouįdze, s. f.  Luge, traîneau Luge, traîneau. Les diverses formes de ce mot remontent toutes à un rad. préroman leud ou loud.
rlouidzęta, s. f. Dim. de rlouįdze Petite luge. Petite luge.
rlouidzon, s. m.  Patin du traîneau, Patin du traîneau, c.-à-d. chacune des deux pièces de bois, recourbées à l'avant, sur lesquelles reposent les assises de la luge.
rlouiįin, -ta, adj.  Luisant, poli. Luisant, poli. L'a frótą ó coutéi tin kyè l'è enou rlouijin il a frotté le couteau jusqu'à ce qu'il est devenu poli.
rlouin, adv.  Loin. Loin. Ou rlouin aa, avec le temps [litt, au loin aller]. Ne pas confondre avec via.
rnalon, s. m.  Tas compact. Tas compact. Kyëntou malon dé gra! quels tas de graisse! se dit des bêtes très grosses.
ró, s. m.  Cœur de l'arbre, aubier. Cœur de l'arbre, aubier.
ró, s. m.  Jaune d'œuf. Jaune d'œuf.
ró°"da, s. f.  Rôderie. Rôderie. Chon tó ò dzò a róouda, ils sont tout le jour en rôderie.
ró°"dą, v. n.  Rôder Rôder. Róoudą chęla éouéi, rôder çà et là.
ró°"deŗį, s. f. pl.  Rôdeurs. Rôdeurs.
ró°"djye, v. a.  Ronger. Ronger. To ró°"dze ouncó méi è j-onlé, tu ronges de nouveau les ongles; è raté l'an ró°"djyą ó frómadzó, les souris ont rongé le fromage.
ró°"dōo, -doja, s. m. et f.  Rôdeur, -euse. Rôdeur, -euse.
ró°"dzachéŗą, s. f.  Restes d'aliment à ronger (pain, fruit, etc.; terme de mépris). Restes d'aliment à ronger (pain, fruit, etc.; terme de mépris).
ró°"dzon, s. m.  Trognon d'un fruit rongé. Trognon d'un fruit rongé. Oun ró°"dzon dé prevouį, un trognon de poire; to ache dé grou ró°"dzon, tu laisses de gros trognons [en mangeant] ; fó°" pa fòtré via fou ró°"dzon, il ne faut pas jeter ces trognons.  Par extens. Reste d'aliment mangé à moitié; oun ró°"dzon dé pan, dé móta, un reste de pain, de fromage.-
ró°"dzóną, v. a.  Ronger continuellement Ronger continuellement. L'è tó ò dzò apréi ró°"dzóną don dé pan, don dé móta, il est toute la journée à ronger, tantôt du pain, tantôt du fromage.
ró°"fyou, s. m.  Rôdeur. Rôdeur.
ró°"ja, s. f.  Rose. Rose.
ró°"jōo, s. m.  Horloger.  Afr. relogeur, orlogeur, etc. Horloger.  Afr. relogeur, orlogeur, etc.
ró°"wą, v. n.  Rouler, aller sans cesse çà et là. Rouler, aller sans cesse çà et là. Ró°"wą ganyę, aller gagner [sa journée] tantôt ici, tantôt là; ró°"wą per léi avwéi a cąna, se promener avec la canne.
ró°"wé, s. m.  Rouleau. Rouleau. Oun róouwé dé coūēe, un rouleau de cuir; è róouwę da rotse, les rouleaux d'écorce de sapin. Les «rouleaux» de terre soulevés par la charrue. Falïé verye avouéi a tsarowe é tòte moundą fou ró°"wé [di gramon], falïé ótą tsękye motson, il fallait retourner la terre avec la charrue et nettoyer tous les «rouleaux», ôter chaque bout [de racine de chiendent].
ró°uouae Rouée. Rouée. Ona roou°"âe dé có°", une rouée de coups,
róba, s. f.  Robe. Robe. I róba di nósé, la robe des noces; i róba dou Capotsën, la bure du Capucin.
roba, s. m.  Meule du foulon qui tourne dans la ripe. ,  Meule du foulon qui tourne dans la ripe. , 
róba, v. a.  Dérober, voler. Dérober, voler. Chin l'è préé é róba, ces gens ne font que prier et voler (ils veulent unir la religion avec la liberté de la conduite). Le vfr. a «rober».
róbacró°" (a), expr. adv.  mal dormir mal dormir. Dromį a róbacró°", 
robäta Meule tournante. V. roba. F allé rémétré déjó a robata ó peoua kyé iré ou mon da contse, il fallait remettre sous la meule le perlé qui était au bord de la ripe. Meule tournante. V. roba. F allé rémétré déjó a robata ó peoua kyé iré ou mon da contse, il fallait remettre sous la meule le perlé qui était au bord de la ripe.
robatą, v. a.  Rouler quelque chose: Rouler quelque chose: robatą ba dé galóou, rouler des pierres.
robatą, v. n.  Dégringoler, rouler.  Dégringoler, rouler. . I mąvra robąté pa pé ché gątsó, la bille ne roule pas dans cette boue; l'è jou trwa foura ou son è l'a robatą ba pè ha clïa, il est allé trop au bord et il a roulé par la pente.
robatą, v. n.  Se dit du raisin qui commence à mûrir. Se dit du raisin qui commence à mûrir. I cominsé tòte a robatą, tout commence à mûrir [a tourner]. Syn. Veryę.
robatą, v. r.  Se rouler. Se rouler. Che robąton chou ó fin, ils se roulent sur le foin. Syn. dèrótchyę, mochyę ba
robatāe, s. f.  Action de rouler en tombant. Action de rouler en tombant.
robatchyou, s. m.  Violoniste  Violoniste (cf. Robé  =  violon).
robatouwa, s. f.  Objet qui roule Objet qui roule. I tsate fé pa dé ca dé ha robatouwa, le chat ne fait aucun cas de cet objet roulant. 
robatouwa, s. f.  Rouleau à pâte. Rouleau de neige. Rouleau à pâte. Rouleau de neige.
robé, s. m.  Violon. Violon. Mena ó robé, jouer du violon. Cf. fr. rebec, sorte de violon.
robéista, s. f.  Personne prompte. Personne prompte. Kyënta robfsta! quelle personne prompte !
róbèta, s. f. Dim. de róba.  Petite robe, par ex. des enfants de chœur. Petite robe, par ex. des enfants de chœur.
robįsyó, s. m.  Vol. Vol. Pąrlon pa oun mòse dé ché robįsyó ouéi, ils ne disent mot de ce vol-là.
rocąn, -cąn-na, s. m. et f.  Accapareur peu scrupuleux. Accapareur peu scrupuleux.
rocaną, v. n.  Chercher à accaparer. Chercher à accaparer. Vélę dé ch'agranti, gratą cómin i vyou X ba ā w'óouta, l'è chin rocaną, chercher à s'agrandir [arrondir son bien], gratter comme faisait le vieux X dans le passage couvert, c'est cela rocaną.
rócha, s. f. et adj. f.  Rousse. Rousse. Ha brota rócha, cette vilaine rousse; ona fromyą rócha, une fourmi rousse.
róchatën, -tën-na, adj. et s. m. et f.  Roussâtre. Roussâtre.
róché, róchéta, adj. et s. m. et f.  Mûr -.re Mûr -.re Dé j-óónyé dzinté róchété, des noisettes bien mûres (à coquille brune).
róché, róchéta, adj. et s. m. et f.  Roux. Roux.Prov. Hou kyè l'an è pi róché chon dé fyè, ceux qui ont les cheveux roux sont des hommes arrogants; di róché fóou pa ch'āchyę rnouédré, il ne faut pas se laisser mordre par des roux.  
rocheną, -āe, adj. et s. m. et f.  Roussâtre. Roussâtre. ona barba rochenāe, une barbe roussâtre.
rochį, v. n.  Réussir. Réussir. Chin rloui a pa rochį, il n'a pas réussi dans cette affaire. L'a ameryą 'na vouąrba é l'a rochi jostó derën ou nēe, il a visé un moment et il a réussi [de toucher] juste dans le noir [centre de la cible].
ródzé, -dzêta, adj. et s. m. et f.  Rougeâtre, rougeaud.  Rougeâtre, rougeaud. Oun dzin ródzé, un joli garçon aux joues rouges.
ródzé, s. m.  Rouget, maladie des porcs. Rouget, maladie des porcs.
ródzéé, v. n.  Rougeoyer, en parlant des fruits. Rougeoyer, en parlant des fruits.
ródzó, ródze, adj.  Rouge. Rouge. Dé pi ródzó, des cheveux rouges [roux]; dé byo dra kyè tire chou ó ródzó, du beau tissu qui tire sur le rouge. On dit eni ródzó pour rougir; l'è pa pó rin kyé vën tan ródzó, ce n'est pas sans motif qu'il rougit tant. || S. m.
ródzó, ródze, s.m.  Rouge.   I ródzó dou paį, le [vin] rouge du Valais, appelé aussi Humagne rouge.
rófa , s. f.  Maraude. Recherche. Maraude. Recherche. Amou a rófa dou tchyévré, aller en haut à la recherche du cabri.
rófa , s. f.  Maraudeuse. Maraudeuse.
rófa, v. n.  Marauder. Marauder.
rófatą, v. a.  Farfouiller, Farfouiller, ën d'an te rófatą pé tui è couën é cāró, ont-ils fouillé tous les coins et recoins!  Butiner: rófatą é amachą ó mi, chercher et cueillir le miel. || Syn. farfolę.
róféŗą, s. f.  Rôdeur, rôderie. Rôdeur, rôderie. Ha róféŗą kyè couŗon ó néi, ces rôdeurs qui courent la nuit.
rófyacan, rófyacan-na Rôdeur. Syn. rófyan, rófyan-na. Rôdeur. Syn. rófyan, rófyan-na.
rófyąn, -yąn-na, adj.  Rôdeur, particulièrement de nuit. Rôdeur, particulièrement de nuit. L'an pachą fou rófyąn é l'an tó fotou a trèêe pé ó vewādzó, ces rôdeurs en passant ont tout mis sens dessus dessous par le village. || Adj. 
rófyąn, -yąn-na, s. m. et f.  De mauvaise qualité. De mauvaise qualité. L'a jaméi 'na tsemijé blantse, rin kyè dé rófyąn`né, il n'a jamais une chemise propre, seulement des usées et sales. || Cf. le fr. ruffian.
rofyou, s. m.  Rôdeur. Rôdeur.
rógó, s. m.  Rosse, haridelle; terme de mépris pour designer quelqu'un. Rosse, haridelle; terme de mépris pour designer quelqu'un.
rógyéjon, s. f. pl.  Rogations. Terme liturgique. Rogations. Terme liturgique.
róįéwą, .-āe, adj.  Rosé. Rosé. Dé vën rójéwą, du vin rosé.
róją, s. f.  Rosée. Rosée. Chéé pé a róją, faucher par la rosée; iré ā róją, c'était à la rosée, c.-à-d. de bon matin, avant que la rosée ne soit dissipée.
rójéi, s. m.  Roseau Roseau. Ch'oun core pa è j-étąn dé tin j'ën tin, venyon plin dé rójéi, si l'on ne vide pas les étangs de temps à autre, ils se remplissent de roseaux.
rójéŗó Var. rójé'ŗó. Avant la grand-messe, on prie [récite] le rosaire [ ! trois chapelets]. Var. rójé'ŗó. Avant la grand-messe, on prie [récite] le rosaire [ ! trois chapelets].
rójęŗó, s. m.  Rosaire Rosaire. A tréjyéma demęndze prïon ó rójéró déeąn a gran mécha, le troisième dimanche [du mois], avant la grand-messe, on récite le chapelet.
rojį, s. m.  Rosier. Rosier.
rólé, v. n.  Pleuvoir fortement. Pleuvoir fortement. Rólïé a vêche, il pleuvait à verse V. a. Battre. L'itą rólą, il a été battu.
rómani, s. m.  Dessin en épi autour des bas: )))))))• Dessin en épi autour des bas: )))))))•
rómani, s. m.  Romarin, Romarin, È romani chįnton nète bon, les romarins sentent très bon.  
romine, adj.  Pomme rouge  Pomme rouge .Dé pómé romine, des pommes «romines».
romine, s. f.  Pomme rouge  Pomme rouge .Sorte de grosse pomme rouge. 
roncą, v. a.  Défricher un pré, Défricher un pré, p. ex. pour en faire un jardin. L'è avouéi a chąpa ky'oun ronkyé, c'est avec la «sape» qu'on défriche un pré.
ronda, s. f.  Fois  Fois : Dąvoué ronde dé tire, deux fois de suite.
ronda, s. f.  Ronde, fois, intervalle. Ronde, fois, intervalle. Pó sta ronda i tōrn'a vouaŗį, pour cette fois, il guérira de nouveau.  
ronda, s. f.  Tournée épiscopale. Tournée épiscopale.
rondęwa, s. f.  Pièce de cuir ou de métal ronde pour amortir l'angon; rondelle. Pièce de cuir ou de métal ronde pour amortir l'angon; rondelle.
rondin, s. m.  Rondin, morceau de bois rond. Rondin, morceau de bois rond.
rondjyę, v. n.  Ruminer (en parlant des animaux). Ruminer (en parlant des animaux). Apréi ky'è ątsé l'an peca, rondzon, après que les vaches ont mangé, elles ruminent. || Fig. Patienter.
rondò, adv.  Avec entrain. Avec entrain. Ché crouéi peti l'è jou rondo amou mountąnye chóoué, ce tout petit garçon est allé bravement à la montagne tout seul.
rondōo, s. f.  Rondeur. Rondeur.
rondzó, s. m.  Ce qu'un ruminant rumine en une fois. Ce qu'un ruminant rumine en une fois.
ronfla, v. n.  Ronfler. Ronfler.
ronfląé, s. f.  Ronflement. Ronflement. Par ext. Sommeil prolongé.
ronflata Ronfler par à-coups. Ronfler par à-coups. Syn. plus usité ronflóna, ronfla.
ronfló, s. m.  Boîte formée d'une écorce de sapin. Boîte formée d'une écorce de sapin. Iną ou mêįn oun mè a cha derën i ronfló, au mayen on met le sel dans les «ronfles».
ronflóna Ronfler par à-coups, s'assoupir légèrement. Ronfler par à-coups, s'assoupir légèrement. Syn. ronfla, ronflata.
ronflöo, ronflöja Ronfleur, ronfleuse. Lex. ronfla, ronflaé. Ronfleur, ronfleuse. Lex. ronfla, ronflaé.
rōnion Plutôt Plutôt n. f. Chon ita ona bóna cóbla à rônion, ils étaient une bonne bande à la réunion. Var. rënyon, reounyon.
rōnion, s. m.  Assemblée Assemblée. Chon ita oun bon rōnion, ils étaient une bonne bande réunis.
rontemin, s. m.  Propr. rupture; apparition Propr. rupture; apparition. Fó°" être matenį, parti a rontemin d'ąrba, il faut être matinal et partir quand l'aurore paraît.
rontou, -touāe, adj. et s. m. et f.  Hernieux. Hernieux.
rontré, v. a.  Rompre. Rompre. A tó rontré, à tout rompre; rontré ó vën, tempérer le vin.
ronyachéŗéi, s. m.  Grogneur, murmurateur. Grogneur, murmurateur.
ronyacheŗį, s. f.  Dispute, chicane. Dispute, chicane. Ch'ën ca vën dé ronyacheŗį apréi, chin fowêche vawidó, afin que, si après coup arrivent des chicanes, cela soit valide.
ronyachyę, v. a.  Murmurer, quereller, chicane Murmurer, quereller, chicane
ronyachyę, v. a.  Murmurer, quereller, chicaner Murmurer, quereller, chicaner.Ronyachyę ó bën chin di j-atró, empiéter sur le bien d'autrui. Le patois admet l'étymologie de «rogner», prendre sur le bien d'autrui.
ronyachyou., s. m. Grogneur.  Grogneur.  Autre synonyme de ronyachéŗéi.
ronye Il Faucher l'herbe qui reste près des arbres, des buissons, des déversoirs (cochi). Il Faucher l'herbe qui reste près des arbres, des buissons, des déversoirs (cochi).
ronye, s. f.  Chancre des plantes Chancre des plantes.I   ronye di tsóou, le chancre des choux.
ronye, s. f.  Gale, rogne. Gale, rogne. N'ën pari bèjouin dé chó kyè da ronye, nous avons autant besoin de ceci que de la gale. 
ronye, s. f.  Querelle, mauvaise chicane. Querelle, mauvaise chicane. Tsasye ronye a cācoun, chercher noise à qqn.
ronye, v. a.  Rogner; ronger, Rogner; ronger, outr'a Gromejouą chon pa rónyą è bóchon cómin la; oun vi fou pra byin aborda dé bóchon, à Grimisuat les buissons ne sont pas rognés comme ici; on voit ces prés très bien bordés de buissons. H Syn. róoudjyę.
ronyiŗe, s. f.  Herbe qu'on ne fauche pas et qu'on laisse pour le bétail.Rognures. Herbe qu'on ne fauche pas et qu'on laisse pour le bétail.Rognures. Dé ronyiŗe di pantaon, des morceaux de reste de pantalon.
rónyon, s. m.  Rein, rognon. Rein, rognon. Ai ma i rónyon, avoir mal aux reins.
rónyon, s. m.  Terme de tricotage. Nœud dans les bas. Terme de tricotage. Nœud dans les bas.
ronyou, -ouja , s. m. et f.  Celui, celle qui empiète sur la propriété du voisin. Celui, celle qui empiète sur la propriété du voisin. Oun n-ąnmé pa ai dé fou ronyou pó vejën: chon tòrdzò apréi bogyeną, apréi moįeną cąkyé tsóouja, on n'aime pas avoir de ces «rogneux» comme voisins, ils ont toujours quelque chose à creuser, à fouiller.Querelleur, chicaneur; grognon, comme dans le fr. pop.
ronyou, ronyouja Etat de mauvaise qualité des fruits et des légumes qui sont durs au centre. Dé privwi ronyou, des poires dures [au centre]. Etat de mauvaise qualité des fruits et des légumes qui sont durs au centre. Dé privwi ronyou, des poires dures [au centre].
róódzó, s. m.  Horloge. Horloge. Oun róódzó dé chowę, un cadran solaire. Le genre masc. est très fréquent en afr.
rôon, s. m.  Rord. Rord. Ou rôon da fénéitra, au bord extérieur de la fenêtre; ou rôon dé vāe, sur le bord du chemin.
róoujéta Epine-vinette {Berberis vulgaris L.) Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), nom donné à cause de la disposition des feuilles en rosette. Syn.pan d'âno , përe venéta.
róoujéta Petite rose.Dimin. de ró°"ja.  Epine-vinette {Berberis vulgaris L.), nom donné à cause de la disposition des feuilles en rosette. Syn.pan d'âno , përe venéta. Dimin. de ró°"ja. Petite rose.
ropyó, s. m.  Hydropisie. Hydropisie. L'an ó ropyó chèkye: i côo l'è chèkye é l'an fan prou é prou, ils ont l'hydropisie sèche: le corps est amaigri, et ils ont une très grande faim. || Cf. ënró°"pyą.
rosa, s. f.  Rondelle en bois qui retient dans le trou de la crèche le licou des vaches. Rondelle en bois qui retient dans le trou de la crèche le licou des vaches.
rósą, v. a.  Donner une volée de coups à qqn. Donner une volée de coups à qqn.
rósāe, s. f.  Volée de coups. Volée de coups.
ro Plutôt dernier quartier en forme de croissant qui reste du fromage à raclette. Ne pas confondre avec les bords croustillants appelés reouijyoujé.  Plutôt dernier quartier en forme de croissant qui reste du fromage à raclette. Ne pas confondre avec les bords croustillants appelés reouijyoujé. 
rosé, s. f. pl.  Croûte du fromage rôti qu'il faut enlever avec le couteau.  Croûte du fromage rôti qu'il faut enlever avec le couteau.  Par extens. Restes quelconques.
roseouën Rhododendron. De l'ail. Röslein. Var. roseoui. Rhododendron. De l'ail. Röslein. Var. roseoui.
rósó, rosa Rosse, mauvais ou vieux cheval. Var. anc. rogó. Rosse, mauvais ou vieux cheval. Var. anc. rogó.
róta, s. f.  Plante Plante (cf. ęrba róta).
róta, s. f.  Route Route. I gran róta, la grand-route.
rota, v. n.  Roter.  Roter. Can oun pou rota, l'è oun sįnyó kyè chin ky'oun n-aïé chou w'estoma l'a pacha ba, quand on a pu roter, c'est un signe que ce qu'on avait sur l'estomac est digéré.
rotchyą, s. f.  Portion de fromage rôti. Portion de fromage rôti. Le fromage, ayant été coupé par le milieu, est appliqué contre la braise; quand il commence à couler, on le racle avec un couteau, c'est ce qu'on appelle rotchyą. Le mot «raclette» est inconnu dans le patois de Savièse.
rote, adj.  Etat d'un liquide qui commence à devenir tiède sous l'action du feu. Etat d'un liquide qui commence à devenir tiède sous l'action du feu.
rotën-na, s. f.  Routine. Routine.
roti , s. m.  Rôti. Rôti. N'arin dé roti pó deną, nous aurons du rôti pour dîner.
roti , v. a.  Rôtir. Rôtir. Vwi nó rotin ó frómądzó, nous rôtissons le fromage aujourd'hui. V. r. I crouéi frómądzó méigró ché roté pa, le mauvais fromage maigre ne se rôtit pas.Part. Bindą dé tsêe rotįte, rassasié de viande rôtie.
rotse, s. f.  Ecorce du sapin; tan. Ecorce du sapin; tan. Partïe ba a Chyoun avouéi 'na grouche tsarą dé rotse, il descendait à Sion avec un gros char d'écorce de sapin. Pé è cortį di mosyôo meton dé rotse pé è vāé ëntremye di tóouwé, dans les jardins de la ville, on met du tan sur les chemins entre les plates-bandes.
rou, s. m.  Cercle Cercle. L'a fé oun rou avouéi a cąna, il a tracé un cercle avec la canne; iron ouéi tui ën rou, ils étaient là tous en cercle.
roua Rue. Il Roue. / rowö JOM îsarç, la roue du char. Var. rououa. Rue. Il Roue. / rowö JOM îsarç, la roue du char. Var. rououa.
roudó, -da, adj. et s. m. et f.  Rude Rude. Fou dé Tsandoouën chon roudó pó è partïé, ceux de Chandolin sont passionnés dans les partis [politiques].
rouena Ruine. Ruine. Var. rouën-na. Lex. rquena,
roule, v. a.  Rouiller. Rouiller. T'a achyą è j-oti ā mole, óŗa chon tó roula, tu as laissé les outils à la pluie, maintenant ils sont tout rouilles. Il V.r. Fou coutéi coton tchyè ma che roulon pa, ces couteaux coûtent cher, mais ils sont inoxydables.
rouló, s. m.  Rouille. Rouille.
roun -ma Rhume, ƒ roun-ma dou chèrvé', le rhume de cerveau. Lex. ënró"uma, Rhume, ƒ roun-ma dou chèrvé', le rhume de cerveau. Lex. ënró"uma,
roun-ną, v. a.  Grogner. Grogner. I catson roun-ne, le porc grogne. || Fig. Fé rin kyè roun-na, il ne fait que murmurer.
roun-nache, s. f.  Grogneuse. Grogneuse.
roun-nāe, s. f.  Grognement. Grognement.Fig. L'è arową i vyou é l'a cóminsyą a féré de roun-nāe kyè iré cąkyé tsóouja, le vieux est arrivé et il a commencé à faire des grognements qui valaient la peine.
roun-natchyę, v. n.  Grogner d'une façon légère et continue. Grogner d'une façon légère et continue. Ché l'è oun brote pouè, roun-natchyé tòrdzò pòr kyè l'a jou a peca, en voilà un vilain porc, il continue à grogner lors même qu'il a eu son manger.Fig. Se dit de qqn qui grogne faiblement.
roun-néŗéi, s. m.  Murmureur, grogneur, grognard. Murmureur, grogneur, grognard. L'è itą tóta cha vya oun roun-néŗéi, l'è pa óŗa kyè va tsandįyę, il a été toute sa vie à grogner, ce n'est pas maintenant qu'il va changer.
roupa, s. f.  Propriété de peu de valeur. Propriété de peu de valeur. Vwi pa atseta ha roupa, je ne veux pas acheter cette très mauvaise propriété.
rousa Trace, limite. Trace, limite. Féré a rousa faire la trace. Se dit de la trace faite par le  faucheur qui écrase l'herbe du pré, marquant la limite avec le pré voisin.Syn. vwesa. Se dit également d'un chemin tracé dans la neige. Lex, rousa,
rousą Flétrir Flétrir.  Rousa é pra, marcher dans les prés [dont l'herbe est drue]. V. rousa. 
rousą, v. a.  Avancer en marchant dans la neige. Avancer en marchant dans la neige. Ne s'emploie que dans l'expr. rousa a ni. N'ën falou rousa a ni di Tsanfléŗon tin kyè outré ou Pa, nous avons dû marcher dans la neige de T. au P., c'est-à-dire toute la traversée du Sanetsch.Fig. V. n. Aller de l'avant dans de grandes difficultés. Chéi pa cómin ha fémąwa pou rousa, je ne sais comment cette femme peut aller de l'avant.-
rousāe, s. f.  Grande quantité, Grande quantité, ona rousāe dé fin, une énorme quantité de foin
rousāe, s. f.  Marche dans la neige. Marche dans la neige.
rouwa, s. f.  Roue, Roue, ona rouwa dé mowën, dé tsaré, dé briówé ,dé borgó, une roue de moulin, de char, de brouette, de rouet.  Dev. Cątró damé pąrton a cóou, van égawe vitó é pouon pa ch'aconchyoŗe? - è rouwé dou tsaré. Quatre dames partent en même temps, elles vont également vite et ne peuvent pas s'atteindre? - les roues du char.
rouwādzó, s. m.  Rouage. Rouage.
rowandą, v. n.  Parcourir, aller dans différentes directions Parcourir, aller dans différentes directions. L'an méi gran pó rowandą avouéi è ątsé, ils ont plus de place à parcourir avec les vaches.
rowatën, s. m.  Petit rouleau. Petit rouleau. Oun crouéi rowatën dé tiwa, un mauvais petit rouleau de toile.
rowéi Var. roé'. V. taou, talus. Il Tournant. Il Elévation de terre séparant deux champs.  Var. roé'. V. taou, talus. Il Tournant. Il Elévation de terre séparant deux champs.
rowéi, s. m.  Bord abrupt, Bord abrupt, p. ex. d'un champ. Ché an kyè l'a tan balą dé plodze chon enou ba è rowéi, cette année qu'il a tant plu, les bordures des champs sont descendues [il y a eu des éboulements]. I Rowéi, nom des champs de blé situés au sud de Morechon.
rowęna, s. f.  Ravine. Ravine. Ba a pya dou tsan ouéi l'a 'na brota rowęna, au pied de ce champ il y a une vilaine ravine Prov. Chin kyè vën pé a rapęna, tome a parti pé a rowęna, ce qui vient par la rapine, s'en va de nouveau par la ravine.
roweną, v. a.  Raviner. Raviner. Ha brota plodze l'a tó roweną è vęnyé, cette vilaine pluie a tout raviné les vignes.
rréta v. tr. Traiter. v. tr. Traiter.
rwa, s. f.  Chemin rapide, en général encaissé. Chemin rapide, en général encaissé.
rwé, s. m.  Roi. Roi. Oŗou, rętsó, dromį cóm'oun roué, heureux, riche, dormir comme un roi.  È Roué, les Rois, l'Epiphanie.
rwédó, s. m.  Débris de fumier Débris de fumier. L'è ouncó resta 'na dzèrlòtą dé rouédó, il est encore resté une hottée de débris de fumier.
rwédó, s. m.  Rebord. Rebord. Syn. de rowéi. 
rweną, v. a.  Ruiner. Ruiner. L'a pa 'na tsóou-įa kyè rouenęché méi ó minādzó kyè dé róbą é dé pa ósèrva ó demëndze, il n'y a rien qui mine davantage la famille que de voler et de ne pas observer le dimanche (Curé d'Ars).
rwi, s. m.  Balayure. Balayure. L'a pri roui é bróca, il a tout ramassé (en déménageant).
rwidamin, adv.  Rudement, terriblement. Rudement, terriblement.
rwidó, -da, adj.  Rude Rude. L'è rouidó vouéŗó l'è métchyin, c'est terrible ce qu'il est méchant.
ryéba s.f. Carotte jaune. Carotte jaune.De l'all.Rübe
ryecą, v. n.  Grincer , en parlant de la faux.. Grincer , en parlant de la faux.. L'an prou jou a ryecą pé déjó Gromejoua, ce qu'ils ont pu faire grincer la faux [dans les Grands Prés] sous Grimisuat! || A Grimisuat, rëncą a le même sens.
ryecą, v. n.  Produire un bruit par suite d'un frottement Produire un bruit par suite d'un frottement, p. ex. de deux branches. I fon dou pįló ryękye, le plancher crie. Crier en parlant des souliers. L'a dé moņndó kyè ąn-mon è bóté kyé ryęcon, il y a des gens qui aiment les souliers qui crient. 
ryéi, s. m.  Fil de lait au moment de la traite. Fil de lait au moment de la traite.
ryéi Rayer Rayer. V. tr. Var. ryema. ryéimą é féné'tré, rayer les fenêtres [se dit des raies laissées par le doigt sur une fenêtre embuée.
ryéimą, -ąe, adj.  Mélangé de couleurs, Mélangé de couleurs, p. ex. en parlant d'un chat, rayé, zébré.   ||  Probablement de l'all.   Riemen   (courroie,    sangle, bande ).
ryfca Ronchonneuse. Ronchonneuse. Se dit de qqn qui n'arrête pas de ronchonner. Syn.roun-nache, mörónëra. Il Musique de mauvaise qualité. Lex. ryeca.
ryinbą,   s. m.    Gros couteau. Gros couteau. Kyën ryinbą t'a la, quel gros couteau tu as!
ryó°"ta, s. f. Hart, lien fait d'osiers ou d'autres plantes flexibles servant à lier un fagot, etc. Hart, lien fait d'osiers ou d'autres plantes flexibles servant à lier un fagot, etc.
ryó°"tą, v. a.  Se tirer d'affaire comme on peut Se tirer d'affaire comme on peut. I ryó°"tè dinché avouéi è j-infan, il se tire ainsi d'affaire avec ses enfants.
ryó°"tą, v. a. et n.  Préparer la ryó°"ta. Préparer la ryó°"ta. 
ryon (a), loc. adv. (cf. aryon).  Tout à côté, près de. Tout à côté, près de. Che tęnyon a ryon, ils se tiennent tout près l'un de l'autre.
ryon, ryonda, adj.  Rond.  Rond. Ryon com'ona bóoua, rond comme une boule;ëngóouą ba tó ryon,  avaler  sans mâcher; ch'è fetchyą ou le tó ryon,il s'est mis au lit sans se dévêtir;l'è fën ryon, il est ivre. 
ryon, ryonda, s.f.  Nom de toute petite vache épaisse. Nom de toute petite vache épaisse.
ryon, ryonda, s.m.  Grosse pierre Grosse pierre
ryonja, s. f. Ronce Ronce. L'è tote ën ryonjé outor di morale,   c'est   plein   de ronces autour des murs.
s', conjonction s', conjonction qu'on trouve unie au pronom personnel to. s', conjonction qu'on trouve unie au pronom personnel to. S'tou, forme abrégée pour che to [ou], si tu [veux], qui donne d'abord ch'to • [ou], s'tou ou et par dissimilation s'to ou et enfin s'tou.
s£«a Souper. Souper. óra d'éi byin sena, maintenant, j'ai bien soupe. Lex. sena,sende, sçn-na,
saęte   s.f. Surnom donné aux habitants de la rive gauche du Rhône (Nendards, Evolénards )., cf. charoouën. Surnom donné aux habitants de la rive gauche du Rhône (Nendards, Evolénards )., cf. charoouën.
sandrolą, s. f.  Grande quantité, masse.  Grande quantité, masse. Chin l'a ona sandrolą ën w'estoma é chin pou pa pachą ba, il y a une masse dans l'estomac et cela ne peut se digérer.
sandrole, s. f.  Femme malpropre, négligente, «cendrillon». Femme malpropre, négligente, «cendrillon».
sandrole, s. f.  Grosse tumeur, masse pendante. Grosse tumeur, masse pendante. Oun vi pa vwéŗó méi óŗa dé fou gotrou avwéi ha groucha sandrole déjó ó minton, on ne voit plus guère maintenant de ces goitreux avec ce gros appendice sous le menton. 
sanfwanyęŗe, s. f.  Champ de luzerne. Champ de luzerne.
sąnfwin, s. m.  Luzerne. Luzerne.
sanló, s. m.  Abîme, endroit dangereux Abîme, endroit dangereux.Cf. sinló.
sanpanyó°", s. m.  Champignon Champignon. I pare a nó an-mąé nète è sanpanyó°", notre père aimait beaucoup les champignons.  Syn. bowį.
sanpę, s. m.  Partie de l'estomac des ruminants correspondant à la panse. Partie de l'estomac des ruminants correspondant à la panse.
sanséi, s. m.  Chœur (partie de l'église). Chœur (partie de l'église).
santéi,   s, f.    Santé. Santé.   Ché  l'a  rin  dé santéi, il n'a point de santé; che n'ën a vya é a santéi nó vaŗin i j-Ermęté, si nous avons la vie et la santé, nous irons à N.-D. des Ermites. Souhait. Le Saviésan bien élevé ne porte jamais le verre à ses lèvres sans dire santéi, [à votre] santé.
santima,- s. f.  Centime. Centime. L'a pa 'na santima, il n'a pas un sou; bąló pa sën santimé pó chin, je ne donne pas un sou pour cela  = cela ne vaut rien à mes yeux]. Le féminin est aussi connu en Fr.
santimétre Centimètre, Centimètre,
santró Centre. V. mit in. Centre. V. mit in.
sÂo, säoua Sale. Var. saouó. Sale. Var. saouó.
saotasyon, s. f.  Salutation Salutation. S'emploie seulement au singulier. L'a balą a saotasyon a nó, il a donné des salutations pour nous.
saouété' Saleté. Syn. trouera. Saleté. Syn. trouera.
saowa, v. a.  Saluer. Saluer. Fó°" byin ó té saową, il faut bien le saluer.  V. r. L'a pachą a pāa é che chon saową, il a passé à côté et ils se sont salués.
sapą Habiller. Habiller.  V. pron. Che sapa, se saper, se fringuer, se vêtir. 
sapa , s. f.  Traite Traite. Ou cóminsémįn l'an dé bóné sapéi, apréi i cąwon, d'abord ils [les pâtres] ont de bonnes traites, après les vaches donnent moins de lait.
sapa , v. a.  Téter, traire.  Téter, traire. Sapa, c'est proprement presser les tétons de la mamelle pour en faire sortir le lait.
sardine, s. f.  Sardine. Sardine.
sargatą, m. a.  Secouer avec force, tirailler. Secouer avec force, tirailler. Té fó°" pa sargatą ha porta, il ne te faut pas tirailler cette porte. V. n. I porta sargąte, la porte ne ferme pas bien.Fig. Gronder, secouer quelqu'un. Che prinįįon rįnkyè dé cha, che viïon sargatą e-n-ódre, s'ils ne prenaient que du sel, ils étaient grondés d'importance.  Id. Grimisuat.
sargąta, s. f.  Objet dont les parties ne tiennent pas bien ensemble Objet dont les parties ne tiennent pas bien ensemble, ona sargata dé porta, une porte qui ne ferme pas. Par extens. Homme qui n'est pas sérieux. Kyënta sargąta dé côo! quelle tête légère!
sargatāe, s. f.  Secousse brusque imprimée à une porte, fenêtre, etc. Secousse brusque imprimée à une porte, fenêtre, etc.
scropyon, s. m.  Scorpion. Scorpion. D'ó°"ló dé scropyon, de l'huile de scorpion. Les paysans du Valais central attribuent une valeur curative à l'huile d'olive dans laquelle on conserve des scorpions. Elle est surtout utilisée contre les maux de ventre: on en verse quelques gouttes sur un petit morceau de pain que l'on mange en se signant.
scupta Sculpter. Sculpter.
sebéioua, s. f.  Ticket qu'on donne à la gare pour le dépôt d'une valise Ticket qu'on donne à la gare pour le dépôt d'une valise; id. chez l'horloger quand on lui donne une montre à réparer; ticket de rendez-vous chez le dentiste, etc.
sebōo, s. m.  Homme qui ennuie toujours. Homme qui ennuie toujours.
sebówą, v. a.  Tourmenter, ennuyer quelqu'un. Tourmenter, ennuyer quelqu'un. To m'a prou sebówą ŗa, ache mè dé répóou, tu m'as assez tourmenté cette fois, laisse-moi la paix. Il Cf. fr. «sabouler», houspiller.
secatōo, s. m.  Sécateur. Sécateur.
secon, -onda, adj. et s. m. et f.  Second. Second. L'a djya chóną a seconda [c.-à-d. ënmóda], on a déjà sonné la seconde (sonnerie).  Pour le sens de i secon, en parlant du chanvre, cf. s. v. rêrtson.
secondamin, adv.  Secondement. Secondement.
sèda, v. a.  Céder. Céder. Ché sèdé pa, celui-là ne cède pas.
sèda, v. a.  Cesser. Chën sèda, sans cesse. Cesser. Chën sèda, sans cesse.
sedonye, s. f.  Chose de minime valeur, bagatelle Chose de minime valeur, bagatelle. L'a pa préjintą ona sedonye, il n'a pas offert la moindre chose.
sêe, s. m.  Cerf.  Cerf.  Par ext. Homme infatigable. Ch'aréité pa 'na menouta, kyën sêe, il ne s'arrête pas une minute, quel homme infatigable!
séeąnse, s. f.  Séance. Séance.
seįé, s. m.  Ciseau. Ciseau. È talöo di pēré ënplïon ó martéi é ó sejé, les tailleurs de pierre emploient le marteau et le ciseau.
séLè Excellent Excellent. Expr. I tanbo sélè, l'excellent tambour [surnom],
sèlè , s. m.  Petite cave, cellier. Petite cave, cellier.
sèlè , s. m.  Sellier. Sellier.
semion, s. m. et adj.  Vert  Vert . Ce mot ne se rencontre que dans l'expr. dé pi semion, petits pois verts.
semontan. s. m.   Ombellifère alpine, Ombellifère alpine, dont les graines aromatiques étaient utilisées autrefois dans les saumures: laser (Laserpitium Siler). I semontąn bąle bon go i chochęché, le laser donne un arôme agréable aux saucisses. W. Rytz la dénomme également «sermontain». Cf. Petits Atlas Payot, Lausanne, «Fleurs des Alpes II», n°27, p.23. On entend aussi simontąn.
semouta Ennuyer quelqu'un, importuner. Var. simouta. Ennuyer quelqu'un, importuner. Var. simouta.
sën, adj. num.  Cinq. Cinq. Sën j-ómó, cinq hommes.
sena, -nāe, adj.  Qui a bien soupé, Qui a bien soupé, oŗa chéi byin seną, maintenant j'ai très bien soupé.
sëncąnta, adj. num.  Cinquante. Cinquante. Sëncantchy' oun, cinquante et un.
sëncantchyémó, -ma, adj. et s. m. et f.  Cinquantième. Cinquantième.
sëncantin-na, s. f.  Cinquantaine. Cinquantaine.
sënkyèmamin, adv.  Cinquièmement. Cinquièmement.
sënkyęmó, -a, adj. et s. m. et f.  Cinquième. Cinquième.
sën-na, s. f.  Souper. Souper. I sën-na l'è présta, le souper est prêt.
senonda, s. f.  Pâturage  Pâturage généralement en pente et entrecoupé de sapins, de pierres, de buissons où on laisse les vaches paître en liberté dans les mayens. || Ce mot, du lat. cenanda, est assez répandu en Valais et dans les Grisons: tsainonta, tsanondra, chanonta, etc.
sepóta (che) Se chicaner, s'agacer, se quereller pour des bagatelles. Se chicaner, s'agacer, se quereller pour des bagatelles. Var. sipóta  (che), chepóta (che).
sepre' Idiot, ahuri. Idiot, ahuri.
sępre, s. m.  Bâton, surtout pour frapper Bâton, surtout pour frapper. Vajó prinde oun sępre é té bąló chou ó ratéi, je vais prendre un bâton et je le frappe sur le dos.  Du lat. Sceptrum
seŗemonïe, s. f.  Cérémonie. Cérémonie.
sèrjąn, s. m.  Sergent. Sergent.
sèrjanmajò, s. m.  Sergent-major. Sergent-major.
seŗó, s. m.  Sirop. Sirop.
seŗole, s. f.  Ganache, vaurien. Ganache, vaurien.
seŗólę, v. a.  Secouer. Secouer. L'è prou itą seŗólą, il a été secoué d'importance. V. n. 
seŗólę, v. n.  Peiner, lutter pour la vie. Peiner, lutter pour la vie. O-n-a prou é prou a serólę, on a terriblement à peiner.
sêrté, adv.  Certainement, certes. Certainement, certes. Fort en usage chez les enfants pour affirmer avec force : sêrté é foué, certes et foi, c.-à-d. j'engage ma foi.
sèrtefecą, s. m.  Certificat. Certificat.
sèrtefię, v. a.  Certifier. Certifier. L'a sèrtefią k'ïŗé dinché, il a certifié qu'il en était ainsi.                             
sèrtįn, -tįn-na, adj.  Certain, sûr. Certain, sûr. Chin l'è sèrtin, c'est sûr.
sèrtįn, -tįn-na, adj. et pron. ind.  Certain Certain. Sèrtin dzò, certain jour; dé sèrtįn j-an, certaines années. 
sèrtin-namin, adv.  Dans une certaine mesure, un peu. Dans une certaine mesure, un peu. Can chon sèrtin-namin iną, capounon, quand ils sont arrivés à une certaine hauteur, ils renoncent. || Syn. brāmin.
servwatą, v. a.  Enduire de poix. Enduire de poix. Fó°" byin servwatą è fi, il faut bien enduire les fils de poix.
servwe Goudron fondu.  Goudron fondu. 
servwę, s. m.  Poix de cordonnier Poix de cordonnier. I bon servwę iré fé avwéi dé péeąche di dālé, la bonne poix de cordonnier était faite avec de la poix de pin.
seryé, s. m. pl.  Séran. Planche munie de dents pour peigner le chanvre foulé. Séran. Planche munie de dents pour peigner le chanvre foulé.
sēŗyę, v. a.  Cirer. Cirer. Sēŗyę è bóté, cirer les souliers. || Cf. aussi asēŗyę, qui est le même mot avec a prothétique.
seryou, -ouja, adj.  Sérieux, Sérieux, ona mena seryouja, une mine sérieuse.
seryoujamin, adv.  Sérieusement. Sérieusement. Sti có°" n'ën parla seryoujamin, cette fois nous avons parlé sérieusement.
sétąnbre, s. m.  Septembre. Septembre.
sètąnta, adj. num.  Soixante-dix. Septante Soixante-dix. Septante
sètantchyémó, -ma. adj. num. ord. et s. m. et f.  Soixante-dixième. Soixante-dixième.
sétantįn-na, s. f.  Septantaine. Septantaine.
setêrna, s. f.  Citerne. Citerne.
sévéŗamįn, adv.  Sévèrement. Sévèrement.
sévéritéi, s. f.  Sévérité. Sévérité.
sevéŗó, -ra, adj.  Sévère. Sévère.
sevįle, s. m. pl.  Le civil Le civil. È sevįle venyon déeąn è chordą ā Féita-Djyo, les civils ont leur place devant les soldats à la Fête-Dieu.
séwérą, s. m.  Scélérat  Scélérat . Etourdi, joueur de mauvais tours.Syn. canale, mòrtą.
sewéŗon, s. m. Dim. de sewi Petite cave. . Petite cave. .
sewi, s. m.  Cave. Cave., la cave intérieure (pour le vin), la cave extérieure (pour les fruits, légumes, etc.).
sibōo, s. m.  Homme simple et d'esprit borné, Homme simple et d'esprit borné, ën d'à prou pó resta sibōo, il y a assez d'hommes à l'esprit borné.
siéta, s. f.  Assiette Assiette. Voy. s. v. asyéta.
siétą, s. f.  Assiettée, Assiettée, ona siétą dé bōró, une assiettée de beurre.
sigāa, s. m.  Cigare. Cigare. Fomą ó sigāa, fumer le cigare.
sigaréta, s. f.  Cigarette. Cigarette.
siį, s. m.  Plat dans lequel entraient vin rouge, confiture de sureau, pain blanc en miettes, sucre et beurre; Plat dans lequel entraient dé vën ródzó, dé rejeną, pan blan ën frįjé, chócró é bōró, vin rouge, confiture de sureau, pain blanc en miettes, sucre et beurre; il devait être de toutes les grandes circonstances.
simąn, s. m.  Ciment. Ciment.
simintą, v. a.  Cimenter. Cimenter.
simontan, s. m.  Herbe . Herbe . Même mot que semontąn.
simouta Importuner, ennuyer qqn, tourmenter. Var. semouta. Syn. sebóoua. Importuner, ennuyer qqn, tourmenter. Var. semouta. Syn. sebóoua.
sin , adj. num.  Cent.  Cent. 
sin , s. m.  Sein Sein. Dans le proverbe seulement: ó pāt'i man, ó djyābl'ou sin, le chapelet dans les mains et le diable dans le sein.
sin , s.m.  Cent. Cent.L'a jostó oun sin, il y a juste un cent.
sindękye, s. m.  Huissier. Huissier.
sindica Syndicat. / café' dou sindica iré a Granoué, le café du Syndicat était à Granois, Syndicat. / café' dou sindica iré a Granoué, le café du Syndicat était à Granois,
sįnla, s. f.  Sangle. Sangle.
sinlą, s. f.  Coup violent donné avec la sangle et, par extens., un grand coup quelconque. Coup violent donné avec la sangle et, par extens., un grand coup quelconque. On dit aussi sinlāe.
sinląn, -ąn-na.   Simple. Simple. Dé fi sinląn, du fil simple.  Mince. Avouéi ó tin venyon sinląn-né hé còrąé, avec le temps ces courroies deviennent toujours plus minces.
sinlę Donner un coup violent. Donner un coup violent.
sinlę, v. a.  Frapper avec la sangle. Frapper avec la sangle.
sįnlo, s. m.  Abîme, endroit dangereux. Abîme, endroit dangereux. L'a mochyą ba pé fou sįnló, il est tombé dans un de ces abîmes.
sintchyęmó, -ma, adj. num. ord. et s. m. et f.  Centième. Centième.
sintefouą, s. m.  Le Sainte-Foix. Ce plant de vigne introduit en Valais y est considéré comme une espèce de Dôle. Le Sainte-Foix. Ce plant de vigne introduit en Valais y est considéré comme une espèce de Dôle.
sintįn-na, s. f.  Centaine. Centaine.
sinyatoŗa, s. f.  Signature. Signature.
sinyé, s. m.  Signet. Signet.
sinyę, v. a.  Signer.  Signer. Yó chéi pa sinyę, métrį ona crwi a pya, je ne sais pas signer, je mettrai une croix au bas.  V. r. Yó faŗi w'âtó, vó vwéi rin ky'a vó sinyę, j'écrirai l'acte, vous n'avez qu'à mettre votre signature; cha pa se sinye, il ne sait pas écrire son nom, pour dire: il ne sait pas écrire du tout.
sįnyó, s. m.  Signe. Signe. Che to fé pa oun sįnyó, té tsąsó pa méi, si tu ne donnes pas un signe, je ne te cherche plus [disent les enfants au jeu du cache-cache].
siŗādzó, s. m.  Cirage. Cirage.
sįŗe, s. f.  Cire. sįŗe, s. f. Cire.
ski, s. m.  Ski. Ski. La forme plurielle est aussi usitée. Van avwéi è j-eskį, ils vont à skis.
sóca Battre, frapper.  Battre, frapper. 
sóca, s. f.  Sabot, galoche, soulier à épaisse semelle de bois.  Sabot, galoche, soulier à épaisse semelle de bois. 
sóca, s. f.  Terme de mépris à une fille ou femme. Terme de mépris à une fille ou femme. Sóca kyè t'éi, pou to pa resta a mijon, sabot que tu es, ne peux-tu rester à la maison !
sócą, v. n.  Courir à l'ouvrage, trimer. Courir à l'ouvrage, trimer. Ha pó°"ŗa fémąwa fó°" kyè sókyé méima, l'è chówéta, cette pauvre femme, faut-il qu'elle trime elle-même, elle est toute seule.
sócą, v. n.  Faire du bruit en marchant avec les sabots.   Faire du bruit en marchant avec les sabots.  
sócą, v. n.  Traîner, rôder. Traîner, rôder. A to rin a féré, ën pląche dé sócą tó ó dzò pé hé oouté' n'as-tu rien à faire, au lieu de traîner tout le jour par ces coins? ||
socâé Coup, n. f. Coup,
sócāre, s. m.  Rôdeur de nuit. Rôdeur de nuit. Syn. magyéróou
sócó  Var. söcó Vieux chalet. Var. söcó Vieux chalet.
sócó, s. m.  Homme malhonnête, malotru Homme malhonnête, malotru.I ona pouįŗe can vió arówą ché sócó, j'ai grand peur quand je vois arriver ce mal élevé!
sojé, s. m.  Sujet.  Sujet. Oun mowéi sojé, un mauvais garnement.
sókyèŗa, s. f.  Femme de peu d'esprit Femme de peu d'esprit. Syn. babóouta.
son     Sommet. Sommet.  Fou d'a son, ceux du sommet [du village]. 
son (a), prép.  Au sommet de. Au sommet de. Yó įŗó a pya é rlwi a son da tabla, j'étais au pied et lui au sommet de la table.  Dire d'une chose qu'elle est ou son signifie qu'elle est sur le point d'arriver, de se déclencher. I troua a to ou son pó être vouarite, j'ai la toux qui me guette trop pour être guérie.
son, s. m.  Sommet. Sommet. L'a bala dé ni pé son, il a neigé sur les sommets.  I vèrdzache l'è iną a son dou chapěn, l'écureuil est à la cime du sapin; è pi arouwon óŗa iną a son da pêrtse, les haricots arrivent maintenant tout au sommet de la perche.  Bout. Venyíó di vęnyé avouéi ona dzèrlótą dé son, je revenais de la vigne avec une hottée de bouts de sarments verts.
sonda, s. f.  Sonde. Sonde.
sonda, v. a.  Sonder. Sonder. Sonda oŗena, examiner, analyser l'urine.
sondądzó, s. m.  Sondage. Sondage.
sondèrbon, s. m.  Sonderbund. Sonderbund. Ché vyou ouéi iré oun k'iŗé ita ou sondèrbon, ce vieux-là avait pris part à la compagne du Sonderbund.
sôo, s. m.  Sort.  Sort. Mot usité seulement dans le juron non dé sôo, nom de sort. Il Cf. chôo.
sóosyon Solution, n. f. Solution,
sopyere Soupière, Soupière,
soquidita Solidité, n. f. Solidité,
sòró, s. m.  Homme borné. Homme borné. Grimisuat, Montana, etc., id.Syn. tącó.
sósa Sauce, Sauce,
sosiété' Société. Société.
sosyon, s. m.  Soupçon. Soupçon. I pa jou ona tsó°"ja dé sosyon kyè chin l'ori pochou arówą dinché, je n'ai pas eu le moindre soupçon que la chose pourrait arriver ainsi.
sosyóną, v. a.  Soupçonner. Soupçonner.
soufata, sorfata Sulfater, soufrer. Sulfater, soufrer. Syn. soufra.
soufatadzó, sorfatödzó Sulfatage. Sulfatage.
soufra Soufrer, sulfater. Syn. soufata. Soufrer, sulfater. Syn. soufata.
souperyōo, -oja, s. m. et f.  Supérieur [d'une maison religieuse, Supérieur [d'une maison religieuse, par ex.].
soweditéi s. f.  Moyen, industrie. Moyen, industrie. L'a ëntreprį ona soweditéi pó féré tòt'acó°" ó traó, il imagina un moyen pour faire tout le travail à la fois.
sowën   s.m. Terme de jeu. Cf. le mot botën. Terme de jeu. Cf. le mot botën.
sowidamįn, adv.  Solidement. Solidement.
sowįdó, -da, adj.  Solide. Solide.
sta, adj. et pron. dém. f. s.  Cette, celle-ci. Cette, celle-ci.  Cf. sti.
stadéŗé, loc. conj.  C'est-à-dire. C'est-à-dire.
stè, adj. et pron. dém. f. pl.  Ces, ces... ci; celles-ci. Ces, ces... ci; celles-ci.  Cf. sti.
stéca Sac d'école en bois que les garçons utilisaient à l'âge de 15-19 ans dans les années 1950-1970. V. chaouën, sac d'école. Sac d'école en bois que les garçons utilisaient à l'âge de 15-19 ans dans les années 1950-1970. V. chaouën, sac d'école.
stecą, v. a.  Frapper à coup de bâton. Frapper à coup de bâton.
stecāe, s. f.  Coup de bâton. Coup de bâton.
stècó, s. m.  Bâton pour frapper. Bâton pour frapper. Syn. stèkye. Orig. germ.
stèkye, s. m.  Bâton, gourdin. Bâton, gourdin. A la cible, quand le premier tireur a tiré et touché la cible, les deux cibarres sortent et tirent le chapeau et le tambour, après roulement, dit: mótrą é ó stèkye; le tireur sort de la guérite et se rend dans la grande maison et doit dire: mąrca ó, sinon, autrefois, un pot de vin d'amende, aujourd'hui deux francs; ā fën chon tui pòrsyónéŗó dé ché vën: pour finir, tous ont droit à une part de ce vin.
stermena, v. a.  Exterminer. Exterminer.
sti, adj. et pron. dém. m. sg.  Ce, cet, celui-ci; Ce, cet, celui-ci; f. sg. sta; pl. m. stou, f. stè. ache pye féré a sti, laissez «seulement» faire à celui-ci [c.-à-d. à moi]. Sti chela, sta chęla, stou chela, stè chęla, celui-ci, celle-ci, ceux-ci, celles-ci. S'to prin sti chęla,yó prindrį w'ātre, si tu prends celui-ci, je prendrais l'autre; l'a pa ou ha wéi\ ma sta chęla, il n'a pas voulu celle-là, mais celle-ci. || Sti ënkye, sti la; sta ënkye, sta la; stou ënkye, stè la, même sens.
stou, adj. et pron. dém. m. pl.  Ces, ceux-ci. Il Cf. sti. Ces, ceux-ci. Il Cf. sti.
strokyën, s. m.  Trusquin de menuisier et de charpentier. Trusquin de menuisier et de charpentier.
swąte, adv.  Soit! Soit! Ou to parié sën fran kyé l'è dinché? - swate! veux-tu parier cent sous qu'il en est ainsi? - Accepté.
syèoue, s. m.  Ciel. Ciel. Le mot paŗadį est d'un usage beaucoup plus fréquent surtout pour désigner le séjour des bienheureux.
syó, s. m.  Sceau, Sceau, ona fole dé papēe avouéi ó syó, une feuille de papier timbré.
syon, s. m.  Soie du porc Soie du porc. È còrdanyè ënplion è syon pó mètre ou son di ouënoué, les cordonniers emploient les soies de porc pour mettre au bout du ligneul.
t'  t' Particule de liaison. t' Particule de liaison. Vouéŗó l'a t-e balą? combien a-t-il donné? fóou t-e être tącó pó féré dé tsóoujé dinché, faut-il être nigaud pour faire des choses pareilles !
t' Forme élidée du pron. pers. to Tu. Tu. T'a fan, tu as faim.
ta , adj. poss.  Ta. Ta.  Cf. toun.
ta ta, interj.  Ta ta. Ta ta. Ta ta, n'ën prou avwi hé j-escoujé, ta ta, nous avons assez entendu ces excuses.
ta, s. m.  Tas. Tas. Oun ta dé bęitchyé, un troupeau de bêtes. || Néol.
tāa, adv.  Tard. Tard. Prov. Tó ou tāa tó ché cha, tôt ou tard tout se sait. Mè m'ën tin, mè m'ën tāa, déeąn a Chën-Māa mè wió pa, plante-moi tôt, plante-moi tard, avant la St.-Marc (25 avril) je ne pousserai pas.
tabą, s. m.  Tabac. Tabac. Dé tabą a prijyę, du tabac à priser.
tabaŗóou, s. m.  Nigaud.  Nigaud.  Syn. tącó.
tabatįŗe, s. f.  Tabatière. Tabatière. È melojé tabatįŗé chon hé ky'oun fé avwéi è cróté di byowį, les meilleures tabatières sont celles qu'on fait avec l'écorce de bouleau.
tabè, s. m.  Rêve.  Rêve. Conta oun tabè, raconte un rêve.
tabèé, v. a.  Rêver. Rêver. Conta chin kyè t'a tabéą, raconte ce que tu as rêvé; yó tabió tôt'è néi, je rêve toutes les nuits.
tabêrló, s. m. Niais, sot, nigaud. Niais, sot, nigaud.
tabèrnącló, s. m.  Tabernacle. Tabernacle.
tabla , s. f.  Réunion autour d'une table de nombreux convives. Réunion autour d'une table de nombreux convives.
tabla , v. n.  Tabler. Tabler. Nó n'aïon tabla chou chin, nous avions tablé là-dessus.
tabla, s. f.  Table Table. Métįn nó ā tabla, mettons-nous à table.  
tablāa, s. m.  Parcelle de vigne soutenue par un mur. Parcelle de vigne soutenue par un mur. Can i tèrin l'è prou clïa fóou féré dé tablāa, quand le terrain est très en pente, il faut faire des «tablars».
tablāa, s. m.  Rayon, tablette, planche disposée horizontalement pour y placer des objets Rayon, tablette, planche disposée horizontalement pour y placer des objets. I bofè l'a sën tablāa, l'armoire a cinq rayons 
tablamécha, s. f.  Table mise, festin, banquet, Table mise, festin, banquet, ó dzò dé Fêta d'ó°" l'an fé tablamécha, le jour de la fête d'août (Assomption), ils ont eu un banquet.
tablaŗé, s. m. Dim. de tablāa. Petit «tablar».  Petit «tablar».
tabléta, s. f. Dim. de tabla.  Petite table. Il Tablette de chocolat, par extens. Petite table. Tablette de chocolat, par extens.
tābló, adj.  Egal en nombre ou en points. Egal en nombre ou en points. Se dit de votants, etc., dont les voix se partagent. Nó chin tābló,  nous  sommes   égaux  [aux jeux de cartes, quilles, etc.]; nó mąnkyè sën pouën pó être tābló, il nous manque cinq points pour que nous soyons égaux.
tabló, s. m.  Tableau. Tableau. L'è pye óŗa ou secon tabló, il en est seulement au second «tableau» [école].
tabò, s. m.  Blagueur, grand parleur. Blagueur, grand parleur. Ché iré oun tabò dou promyé r-ódre, c'était un discoureur de premier ordre.
taboche, s. f.  Femme qui parle toujours. Femme qui parle toujours. Chon dąvoué chwįŗé, dąvwé broté taboché, ce sont deux sœurs, deux vilaines bavardes.
tabochyą, s. f.  Tapage. Tapage.
tabochye, v. n.  Faire du bruit en parlant, babiller. Faire du bruit en parlant, babiller. O-n-a pwire dé récontra ché moundó, i pou tabochye dé j-ouŗé ëntchyéŗé, on a peur de rencontrer cette créature, elle peut bavarder des heures durant.
tabòrdą, v. n.  Délirer, dérailler en paroles dans le délire. Délirer, dérailler en paroles dans le délire. Di ché mómąn l'a pa méi fé kyè tabòrdą dzòr é néi tin kyè l'è mò, depuis ce moment il n'a plus fait que délirer jour et nuit jusqu'à sa mort.
taboŗé, s. m.  Bourse à pasteur, tabouret. Bot. Bourse à pasteur, tabouret.
taboŗën, s. m.  Tabouret. Tabouret.
tabòrnyóou, s. m.  Nigaud. Nigaud. Syn. tabêrló, tëncó, etc.
tąca Tache. Tache. Ona taca d'intsó, une tache d'encre,
tąca, s. f.  Tache de rousseur  Tache de rousseur (plur. tąkyé). Méd. Pó féré a parti è tąkyé, fó°" bweeą avwéi dé waséi tsa fretsemin aryą, ou bën barbota dé crotse é d'éivwe é bweeą, pour faire disparaître les taches de rousseur, il faut laver [l'endroit] avec du lait fraîchement trait ou bien bouillir du son et de l'eau et laver.
tâcha Tasse Tasse.
tacha, s. f.  Taxe, mise. Taxe, mise. L'a nyoun kyè l'a réwéeą a tâcha, personne n'a renchéri.
tâcha, s. f.  Contenu d'une tasse,  Contenu d'une tasse, ona tăchą dé caféi, dé cran-ma, dé vën, une tasse de café, de crème, de vin.
tāchą, v. a.  Taxer, évaluer le prix. Taxer, évaluer le prix.
tachatōo, s. m.  Taxateur. Taxateur.
tacheŗa Bâton à marques des bisses (Tórin-Nou, Dejôre, Bordzi, Tsanpé.)  des bisses (Tórin-Nou, Dejôre, Bordzi, Tsanpé.)
tachera, s. f.  Bâton à marques. Bâton à marques. I tachera iré oun grou bócon dé bó°" carą: iron tòte marcą è mārkyé di mijon é è pó°"je (ona p. = 3 heures d'arrosage), tòte marcandą avwéi ó coutéi, óŗa l'è tòte ën-ecri, ën papēe. I tachera iré pó è tórin, pó balę w'éivwe. La «tachère» était un gros morceau de bois carré: là étaient taillées toutes les marques des familles et les heures d'eau d'arrosage, toutes inscrites au couteau; maintenant tout cela est écrit sur le papier. La «tachère» était faite pour distribuer l'eau des «bisses».
tacheta, s. f. Dim. de tâcha.  Petite tasse. Petite tasse.
tachon, s. m.  Blaireau. || Le mot tasson est usité en SB. Blaireau. || Le mot tasson est usité en SB.
tăcó, s. m.  Crétin, Crétin, ën sti véouādzó óŗa l'a pa méi oun tăcó, en ce village il n'y a plus maintenant un seul crétin. Pŗov. Fóou pa méŗóouwą avoue è tăcó, il ne faut pas s'amuser avec les crétins. || Parfois tăcó désigne aussi un muet, celui-ci, comme le crétin, ne parlant que par signes.Fig. Nigaud, sot, imbécile. To t'éi méi tăcó kyè è vāé chon ondzé, toi, tu es plus bête que les chemins ne sont longs.  Le fém. de tăcó est tóca.
tacon, s. m.  Morceau d'étofîe ou de cuir servant au rapiéçage Morceau d'étofîe ou de cuir servant au rapiéçage.Pièce ajustée à un ustensile. Métr'oun tacon a tsodiŗe, mettre une pièce à une chaudière.Prov.; Va méi byin oun brote tacon ky'oun dzin bogan, mieux vaut une vilaine pièce qu'un joli trou [à un habit]. Mot très répandu en SR et afr.
tacóną, v. a. Rapiécer, raccommoder. Rapiécer, raccommoder. Tacouné è bóté, il raccommode les souliers.
tacónadzó, s. m.  Rapiécetage. Rapiécetage. Per ënkye o-n-a jaméi dé bóté nouwe a  féré, ma prou dé tacónądzó, ici on n'a jamais de souliers neufs à faire, mais du rapiécetage en abondance.
tacóné , s. m. Dim. de tacon.  Petite pièce. Petite pièce.
tacóné, s. m.  Tussilage ou pas d'âne (Tussilago farfara). Tussilage ou pas d'âne (Tussilago farfara).
tacounerį, s. f.  Raccommodage. Raccommodage.
tąea, s. f.  Bois résineux de pin. Bois résineux de pin. Fr. loc. «bois gras». O-n-è contįn d'aį dé tąea pó ënprįnd' ó foua, on est content d'avoir du bois résineux pour allumer le feu. 11 Du lat. taeda.
taelon, s. m.  Bardeau, tavaillon, petite planchette de bois pour couvrir les façades exposées au vent et à la pluie, Bardeau, tavaillon, petite planchette de bois pour couvrir les façades exposées au vent et à la pluie, outre pé è j-Awemąn tôt' è pari di mijon chon cowêché dé taelon, chez les Allemands [dans l'Oberland bernois] toutes les façades des maisons sont recouvertes de tavaillons.  Par extens. Ais en forme de bardeaux. Can oņ'é-tchyésó l'è troua plin dé bróouwé, oun mè dé taelon tôrtó, quand le cuvier est trop rempli de linge, on entoure le bord supérieur de tavaillons.  II ne faut pas confondre taelon avec achele et achelon (Grimisuat: inchąrlé). Cf. achele.
taeloną, v. a.  Recouvrir de bardeaux. Recouvrir de bardeaux.
taelonądzó, s. m. Action de recouvrir de bardeaux.  Action de recouvrir de bardeaux.
tagâra Coup de pompe, peu d'envie, flemme. Coup de pompe, peu d'envie, flemme. L'aie a tagâra, dromïé deri a tabla, il avait un coup de pompe, il dormait derrière la table,
tagaŗą, s. m.  Castagnette.  Castagnette.  Objet, vase au son fêlé. L'è pa 'na chonąle, l'è oun tagaŗą, ce n'est pas une clochette de vache, c'est un objet fêlé.
tagyewën Récipient à pétrole des lanternes. Homme un peu fêlé. de l'all. Täglein. Récipient à pétrole des lanternes. Homme un peu fêlé. Pour bien montrer qu'un bijou est faux, on dit souvent : i l'è fé ën ôo dé tagyewën, il est fait en or de quinquet.
tagyewën, s. m.  Quinquet. Quinquet. Mè ó tagyewën derën a w'antèrna, mets le quinquet dans la lanterne.
taie, s. f.  Coupure. Coupure. Ch'è fé ona groucha taie ou bréi, il s'est fait une grosse coupure au bras; tsaplótāé oun avouéi ó coutéi ma iron pa préonté è talé, il tailladait qqn avec le couteau, mais les blessures n'étaient pas profondes.
taie, s. f.  Dimension en hauteur. Dimension en hauteur. L'è itą réforma pąskye l'aie pa prou dé tale, il a été ajourné parce qu'il n'avait pas la taille. 
taie, s. f.  Taille. Taille. L'è jou ba aprinde a taie di vęnyé é a taie di j-ābró, il est allé [à Sion] suivre un cours pour la taille de la vigne et des arbres. Dé pēré dé taie, des pierres de taille. 
taie, v. a.  Tailler, couper. Tailler, couper. Tale ó di, se faire une coupure au doigt; tale è visé, tailler la vigne; tale dé pan, couper du pain.  Prov. Tale tó, tale tāa, rin vóou a tale dé mêe, tailler tôt [la vigne], tailler tard, rien ne vaut la taille de mars.
takyën Taquin. Taquin.
takyën, s. m.  Homme simple d'esprit, nigaud. Homme simple d'esprit, nigaud. Dérivé de tâcó.
takyena Taquiner, ennuyer, embêter Taquiner, ennuyer, embêter.I aréité pa dé mè takyena, il n'arrête pas [ne cesse pas] de me taquiner,
takyené, s. m. Dim. de takyën.  Petit nigaud. Petit nigaud.
takyéŗą, s. f.  Nigauderie. Nigauderie. L'è tan tăcó kyè chonale a takyéŗą, il est tellement nigaud qu'il suinte [résonne] la sottise.-
takyète, s. m.  Dérivé de tâcó. Nigaud.  Nigaud. 
takyęwe, s. m. Dér. de tâcó. Nigaud, simplet.  Nigaud, simplet. 
taleŗęn, s. m. pl.  Petits carrés de pâte séchés au soleil. Petits carrés de pâte séchés au soleil. A Grim., talyéŗin désigne les nouilles.
talįn, -inta, adj.  Tranchant, bien aiguisé. Tranchant, bien aiguisé. Oun coutéi talįn, un couteau tranchant; í fosele l'è talinta, to faŗéi ëntinsyon, la faucille est bien aiguisée, fais attention.
talin, s. m.  Taillant. Taillant. I talįn dou coutéi, dé w'ąse, le taillant du couteau, de la hache.
taloja, s. f.  Tailleuse. Tailleuse.
talöo, s. m.  Celui qui taille. Celui qui taille. I talöo di pēré, le tailleur de pierre. || Abs. Tailleur.
tamé, s. m.  Tamis. Tamis.
tamejon, s. f.  Débris du blé qui reste dans le tamis après le tamisage. Débris du blé qui reste dans le tamis après le tamisage.
tamejyę, v. a.  Tamiser Tamiser. È monęe tamejon a faŗéna, les meuniers tamisent la farine.
tāmįn, adv.  Tellement. Tellement. Chin va tāmįn ën gran kyè chaŗę prou a plan bó°"le oun dé stou mómąn, il mène un si grand train de vie qu'il sera bien à plat ventre (fera faillite) un de ces moments.
Tampon.  Pièces de bois dans le char: ce sont deux pièces de bois destinées à maintenir les ridelles dans leur position évasée.- Pièces de bois dans le char: ce sont deux pièces de bois destinées à maintenir les ridelles dans leur position évasée.-
tan, adv.  Tant, tellement. Tant, tellement. Oun tan chi pó°", un tant soit peu; tan chën fó°", tant s'en faut; dé j-ómó cómin l'a tan, des hommes comme il y en a tant; oouïé tan balę pó dé bënfé é l'è mò chën féré dé tèstèmįn, il désirait tant donner [de sa fortune] pour des œuvres pies et il est décédé sans faire de testament; to ou tan nó j-idjyę, tu parles tant de vouloir nous aider; déjié tan kyè l'ori tòrną a rįndre ā fën dou mi, il affirmait tant qu'il nous le rendrait à la fin du mois; côo tan vitó kyè to pou, cours aussi vite que tu peux; tan plo grou, tan plo mètchyįn, plus il est grand, plus il est méchant; tan plo vyou, tan plo fóou, tant plus vieux, tant plus fou; ai tan pouįŗe, tan ma, tan fan, tan chi, avoir si peur, si mal, si faim, si soif.Tan-pį pòr té, tan myó, tant pis pour toi, tant mieux.  L'è tan bon, c'est si bon; tan plo, tan myó, tant plus, tant mieux. L'a tan per 'oun, il y a tant par tête; tan kyè, autant que; coŗïé tan kyè powié, il courait tant qu'il pouvait; n'ën rin fé kyè tan méi brecą é fótré via, nous n'avons que d'autant plus cassé et jeté loin; tan plo bon j-ovrį kyè chon itą, fóou achye plate é parti, tout bons ouvriers qu'ils ont été, il faut laisser le travail et partir; chéi pa kyè tan, je ne sais pas plus loin.
taną , v. a.  Etamer. Etamer. Fó balę óouwa ou manyën pó taną, il faut donner la marmite au drouineur pour rétamer.
taną , v. a.  Tanner. Tanner.
tanbo Expr. Tanbo sélè, tambour excellent, surnom. Tanbo batin, tambour battant. Expr. Tanbo sélè, tambour excellent, surnom. Tanbo batin, tambour battant.
tanbo, s. m.  Homme qui bat du tambour. Homme qui bat du tambour.
tanbo, s. m.  Tambour. Tambour. Dzowę ó tanbo, battre le tambour.   - On entend aussi tanbo (o ouvert), surtout  dans l'expr.  bindą cóm'oun tanbò, plein comme un tambour. Prov. Chin kyé vën pé flota parte pé tanbo, ce qui vient par la flûte s'en va par le tambour.
tanbo-majò, s. m.  Tambour-major. Tambour-major. Il est surtout connu par la procession de la Fête-Dieu, où il dirige les tambours.
tanbóouŗa, s. f.  Femme à la tête fêlée. Femme à la tête fêlée.
tanboŗé, s. m. Dim. de tanbo.  Petit tambour. Petit tambour. I tanboŗé dé Tsandoouën, le petit tambour de Chandolin.
tanboŗeną, v. n.  Tambouriner. Tambouriner.
tanboŗenį, s. m.  Joueur de tambour. Joueur de tambour.
tandį kyè, loc. cónj.  Tandis que Tandis que.Prov. Fó°" pa mëndjyę ó bën tandį ky'o-n-a dé bóné din, il ne faut pas manger son bien tandis qu'on a de bonnes dents.
tandjyo kyè, loc. conj.  Tandis que. Tandis que. Tandjyo kyè oun pou aa outre [ā mécha], fóou pa achyę ën deri, pendant qu'on peut aller à la messe, il ne faut pas y manquer. Cette loc. conj. est plus usitée que la précédente (tandį kyè).
Tanéa, s. m. Tanaisie (Tanacetum vulgare L.). Tanaisie (Tanacetum vulgare L.). Ténéa a le même sens et s'emploie plus fréquemment.
tanerį, s. f.  Tannerie Tannerie. Déean l'aïe ona taneŗį a Chën-Dzerman, autrefois il y avait une tannerie à St-Germain.
tangana Aller lentement, Aller lentement,
tanganįn, adv.  Tout tranquillement. Tout tranquillement. Venyïé amou. pé a vāe tanganįn, il venait tout tranquillement par la route.
tangan-na Personne qui va lentement, Personne qui va lentement,
tąnkyè, tancóŗa, adv.  Jusqu'à maintenant. Jusqu'à maintenant.
tąn-na, s. f.  Tanière, grotte, terrier, caverne dans les rochers Tanière, grotte, terrier, caverne dans les rochers.I tąn-na dou rin-nāa, la tanière du renard.
tanōo, tanōja, s. m. et f.  Tanneur, femme du tanneur Tanneur, femme du tanneur. I tanōo Tsouchouą, le tanneur Zuchuat.
tąnpa, s. f.  Femme simple, niaise. Femme simple, niaise.
tanpeŗąnse, s. f.  Abstinence. Abstinence.
tanpératoda Température. Température. Var. tanpératora.
tanpį, adv.  Tant pis. Tant pis.
tantăa! excl.  Mot employé pour appeler à soi un enfant qui peut à peine marcher. Mot employé pour appeler à soi un enfant qui peut à peine marcher.
tantó, adv.  Tantôt. Tantôt. Tantó óŗa, tantó pouęte, tantôt maintenant, tantôt plus tard.
tantou, -touja, adj.  Qui attire, agréable Qui attire, agréable. Oun tsate byin tantou, un chat attrayant.
taócha, s. f.  Taloche de maçon. Taloche de maçon.
taóchye, v. a.  Etendre le mortier avec la taloche. Etendre le mortier avec la taloche.
taon, s. m.  Talon. Talon. I taon di bóté, di tsouson, le talon des souliers, des bas.
taoną, s. f.  Partie de la faux qui adhère au manche. On l'appelle aussi fole dou berni, «feuille» de la faux. Partie de la faux qui adhère au manche. On l'appelle aussi fole dou berni, «feuille» de la faux.
taotse  Coup donné à qqn. Coup donné à qqn. Var. taoche, taochyâe.
taotse,s; f. Taloche, coup de férule. Taloche, coup de férule.
taou, s. m.  Talus. Talus.
taouąn, s. m.  Taon. Taon.
tąpa Manger.  Aa ä tąpa, aller manger [bouffer].  Manger.  Aa ä tąpa, aller manger [bouffer]. 
tapa , s. f.  Tapée, grande quantité. Tapée, grande quantité. Ne s'emploie que pour désigner un long espace de temps. I atindou 'na bóna tapa, j'ai attendu longtemps.
tapa , v. a.  Taper. V. n. Taper. V. n. È qréiló tąpon contré è fénéitré, les grêlons battent contre les fenêtres.
tapa, s. f.  Tappe (jeu de cartes). Tappe (jeu de cartes).
tapabouja, s. m.  Celui qui se salit les souliers en marchant dans la saleté. Celui qui se salit les souliers en marchant dans la saleté.
tapadjyāe, s. f.  Tapage, intempérie. Tapage, intempérie.
tapadjyę, v. n.  Tapager. Tapager. Tapadzon tôt'a néi, ils tapagent toute la nuit.
tapądzó, s. m.  Tapage. Tapage.
tapadzōo, -dzoja, s. m. et f.  Tapageur, tapageuse. Tapageur, tapageuse.
tapagalóou, s. m.  Celui qui en marchant heurte les pierres du chemin. Celui qui en marchant heurte les pierres du chemin.
tapagole, s. m.  Nigaud, homme de peu d'esprit. Nigaud, homme de peu d'esprit.  Le mot signifie «qui frappe la mare». Il aurait désigné primitivement les hommes chargés, aux alentours des châteaux, de frapper l'eau avec des gaules pour réduire au silence les grenouilles dont le chant troublait le sommeil des seigneurs.
tapasoca, s. m.  Traîneur de sabots. Traîneur de sabots. Terme de mépris.Syn. trin-na-sóca.
tapi , s. m.  Tapis. Tapis.
tapi , v. a.  Piler. Piler. Fó°" byin tapi a pale derën tui è cwën da paląche, il faut bien piler la paille dans tous les coins de la paillasse.  Pѓov. Pó féré arówa è canąlé fó°" tapi ona tseęle chou a porta, pour faire revenir les voleurs il faut planter une cheville sur la porte.
tapi, tapite, adj.  dur : dé tsêe tan tapite dur : dé tsêe tan tapite
tapi, tapite, adj.  Serré, dru, rempli, Serré, dru, rempli, iré tapite i vāe dé cheryęjé, le chemin était tapissé de cerises. , de la viande très dure.
tapįche (ou), loc. adv.  Au «serré». A la «presse». L'è prou é prou tapįche ou batwāa, c'est serré de gens à la batteuse; iré pa tan ou tapįche déeąn, auparavant il n'y avait pas foule.
tapou, s. m.  Nigaud. Nigaud.
taqw Talus. V. roqué1. Talus. V. roqué1.
tāŗa Se trouve dans tïŗe tāŗa, loc. adv.  Cf. tire. Se trouve dans tïŗe tāŗa, loc. adv.  Cf. tire.
taŗa, -ŗāé, adj.  Gâté  Gâté ,Oun pou jaméi ai kyè dè fromadzo tara pé fou martchyan on ne peut acheter que du fromage gâté chez ces marchands.
taŗandzéi, s. m.  Nigaud. Nigaud.
tarāpó, s. m. Imbécile, nigaud. Imbécile, nigaud.
tarcacheŗį    Tracasserie. Var. tèrcachiri, tercachiri. Syn. caroferi.  Tracasserie. Var. tèrcachiri, tercachiri. Syn. caroferi. 
tarcacheri, s. f.  Menus objets sans valeur, Menus objets sans valeur, ache pye ha tarcacheri, t'a d'ątré méi dzinté meŗóouwé kyè chin, laisse ces objets sans valeur, tu as d'autres plus jolis jouets.
tarcachyè   Fureter Fureter. Var. tracachyè. V. tercache..
tarcachyè, s. m.  Tracassier. Tracassier. an-mó rin kyè ché achonyou venyęche peŗ-ënkyé, l'è oun tarcachyè kyè l'a jaméi fornį dé métré ó na pèrtó, je n'aime pas que ce flaireur vienne ici, c'est un tracassier qui n'a jamais fini de mettre le nez partout.
tarcachyę, v. a.  Fureter, faire du bruit en remuant qqch. Fureter, faire du bruit en remuant qqch. Avwejïó tarcachyę derën pé ó bou, j'entendais fureter dans l'écurie; va pa tarcachyę è j-aféŗé a mè, ne va pas fureter dans mes affaires.
tarda, v. n.  Tarder. Tarder. To tardéŗé pa troua a tòrną, tu reviendras bientôt.V. a. Retarder. Ha matįŗe tardé, cette composition chimique retarde [la maturité du raisin].
tardé, adv.  Un peu tard, Un peu tard, iré djya oun póou tardé, c'était déjà un petit peu tard.
tardį, tardia, adj.  Tardif. Tardif. T'éi tardį anéi, tu arrives tard ce soir; i Gouŗa é Vise chon dé mein tardį, vën pa chowé tinky' outré pé djye j-ouŗé, la Goura et Visse sont des mayens tardifs, le soleil ne s'y montre que vers les dix heures.  Prov.Che o-n-an roche ou tardį, di pa a toun n-ami, si la récolte réussit une année tardive, ne le dis pas à ton ami.
tardį, tardia, Loc. adv.  Tard Tard .Ou tardi, sur le tard.
tardį, tardia, s.f.  Se dit d'une vache qui fait le veau au printemps. Cf. pertënchïa. Tardia, se dit d'une vache qui fait le veau au printemps. Cf. pertënchïa.
taŗefla. s. f.  Tarif. Tarif. Pó è chįtó l'è i taŗęfla: cha fran é bire dé vën tįnkyê bóton, pour les faucheurs le tarif [d'une journée] est de 7 fr. et boire du vin à vomir.
tarmâoua Gros soulier. Syn. bârca. Gros soulier. Syn. bârca.
tarméwą, v. a.  Donner de fréquents et violents coups de hache. Donner de fréquents et violents coups de hache. Coui è t-e apréi tarméouą avouéi ou'ăse tó o dzô.' qui donne ces coups de hache tout le jour?
tarni, v. n.  éternuer. éternuer.
taŗoou  s. m.  Sorte de tarière à vis. Sorte de tarière à vis.
taŗoouda. v. a.  Tarauder. Tarauder.
tarpa Taupe. Taupe.  É tarpé ró°"dzon é pómé dé têra, les courtilières rongent les pommes de terre.
tąrpa Tache d'huile, par ext. de toute autre substance. Tache d'huile, par ext. de toute autre substance. Syn. tąca. 
tarpa  s. f.  Tache d'huile. Tache d'huile.
tārpa -pāe, adj.  Taché d'huile. Taché d'huile.I manti l'è tārpą ën dóoutré rloua, la nappe est tachée d'huile en deux ou trois places.
tarpa, s. f.  Courtilière.  Courtilière. Syn. è damé róché, les dames rousses.
tatavën, s. m.  Petite cheville de bois servant à boucher le trou fait à un tonneau en vue de goûter le vin. Petite cheville de bois servant à boucher le trou fait à un tonneau en vue de goûter le vin.
tātchye, v. n.  Tâcher, toujours construit avec un infinitif au moyen de la préposition dé. Tâcher, toujours construit avec un infinitif au moyen de la préposition dé. Tātseŗį dé fornį ché traó sta chenąn-na, je tâcherai de finir ce travail cette semaine; tātse dé té rémétré - tātseŗį prou, tâche de te remonter, - je tâcherai bien.
tątse Clou pour souliers Clou pour souliers. Ën d'éi tankye ä tätse, j'en ai assez.
tătse, s. f.  Clou à courte pointe et à large tête, caboche, cabochon. Clou à courte pointe et à large tête, caboche, cabochon.
tātsó, s. m.  Travail à la tâche, à forfait. Travail à la tâche, à forfait. È traó dou Tórin-Nou che bąlon a tātsó, les travaux du Torrent-Neuf se donnent à prix fait.  Le contraire est a dzornîa, à la journée.
tatsówą, -wąe, adj.  Taché, tacheté. Taché, tacheté. ona kyè l'è tatsówąe pé a fąse, plin dé tąkyé, une fille qui a la figure pleine de taches de rousseur.
tąvoua, tąvoué, adj. poss. f.  Tienne(s). Cf. tchyó. Tienne(s). Cf. tchyó.
tawantson, s. m.  Morceau de bois allumé, torche. Morceau de bois allumé, torche.
tchuën, s. m.  Pinson. Pinson. Oun ni dé tchuën, un nid de pinson. D'après le chant du pinson.
tchueskye, s. f. pl.  Pruneau Pruneau.De l'all. Zwetschge. Romanche:zuesca.
tchyé (ën), loc. adv.  Chez. Chez.  Cf. ëntchyé.
tchyè , s. m.  Tiers. Tiers. I tchyè dé nou l'è tré, le tiers de neuf est trois; n'ën ó tchyè dou tsaoué, nous avons le tiers du chalet; ó tchyè dou mówé, le tiers du mulet, c.-à-d. le droit à son emploi pendant deux jours de la semaine.
tchyè , tchyèŗe, adj.  Cher. Cher. I vën l'è tchyè sti an, le vin est cher cette année. 
tchyè , tchyèŗe, adv.  L'an vindou tchyè rlōo vya, ils ont vendu cher leur vie; chon dé moundó kyè va pa tchyè, ce sont des gens de peu de valeur. L'an vindou tchyè rlōo vya, ils ont vendu cher leur vie; chon dé moundó kyè va pa tchyè, ce sont des gens de peu de valeur.
tchyęca, s. m.  Sobriquet des Evolénards. Sobriquet des Evolénards.
tchyëncata Boisson à base de fruits. A la Saint-Jean, les enfants écrasaient dans une bouteille, avec un bâtonnet, des groseilles ou des fraises des bois, additionnées de sucre et d'eau. Boisson à base de fruits. A la Saint-Jean, les enfants écrasaient dans une bouteille, avec un bâtonnet, des groseilles ou des fraises des bois, additionnées de sucre et d'eau.
tchyëncata Ecraser des fruits dans un mélange d'eau et de sucre pour en tirer une boisson. Ecraser des fruits dans un mélange d'eau et de sucre pour en tirer une boisson.
tchyëntchyon Zozoter. Zozoter. Parla ën tchyëntchyonin , parler en zozotant.
tchyëntchyon, s. m.  Enfant gâté, fantasque, volontaire. Enfant gâté, fantasque, volontaire. L'è oun crouéi tchyëntchyon, i plouŗé pó rin, c'est un enfant gâté, il pleure pour rien.
tchyëntchyóną, v. a.  Gâter un enfant. Gâter un enfant. Ha póouŗa mare tchyëntchyóneŗi pa tan è j-infan ché ęche 'na binda, cette pauvre mère ne gâterait pas tant les enfants si elle en avait une bande.
tchyęŗa, s. f.  Tête, figure Tête, figure. Lens, id., grimace; St-Martin id., avec sens péjoratif, presque toujours employé avec pota.
tchyèrtą, s. f.  Cherté. Cherté. Ou tin da gyêra l'aie tòte 'na tchyèrtą kyè iré fouŗa dou mòdó, pendant la guerre tout avait une cherté hors de raison.
tchyévra, s. f.  Chèvre,  Chèvre, ona tchyévra d'oun tchyévre, une chèvre d'un chevreau [qui n'a mis bas qu'une fois].I tchyévra dou troue, la chèvre du pressoir: c'est, dans les anciens pressoirs, une poutre de bois de chêne dont les deux extrémités sont engagées dans des rainures pratiquées dans les colonnes soutenant la vis.
tchyévra, v. n.  Mettre bas en parlant de la chèvre. Mettre bas en parlant de la chèvre. Tchyevréŗę pye o-n-ātr'an, elle ne mettra bas que l'année prochaine.
tchyévrafouą, s. m.  Troène commun (Tigustrum vulgare). Troène commun (Tigustrum vulgare).
tchyévre, s. m.  Chevreau. Fam. cabri. Chevreau. Fam. cabri.
tchyévrejoué, s. m.  Espèce de chouette. Chat-huant ou hulotte. Espèce de chouette. Chat-huant ou hulotte.
tchyevrelon, s. m. Dim. de tchyévre.  Petit chevreau, cabri. Petit chevreau, cabri. Dó°" peti tchyevrelon, deux tout petits cabris.
tchyevreróou, s. m.  Chevrier. Chevrier.
tchyévrêta, s. f. Chevrette. Il  Chevrette. Il 
tchyévrêta, s. f. Dim. de tchyévra.  Pomme de pin et aussi lobe des aroles. Pomme de pin et aussi lobe des aroles.
tchyó (i), tąvoua (i), pron. poss.  Le tien, la tienne. Le tien, la tienne. Rąda pye apréi ó tchyó, occupe-toi du tien; chó l'è i tsąrdze a mè, ha l'è i tąvoua, ceci c'est ma charge, celle-là c'est la tienne.
tchyóo,  s. m.   Tuile,  Tuile,  óŗa l'a byin dé mijon cowèrté dé tchyóo, maintenant bien des maisons sont recouvertes en tuiles.
tchyouwą, v. a.  Chauffer du beurre et le verser sur des aliments Chauffer du beurre et le verser sur des aliments: tchyouwą a pówįnta, par ex. Ce mot est une onomatopée.
tchyouwą, v. n.  Pousser un cri ou faire un bruit perçant. || V. a.  Pousser un cri ou faire un bruit perçant. || V. a. 
tchyouwąe, s. f.  Action de verser le beurre fondu sur les aliments. Action de verser le beurre fondu sur les aliments.
tchyouwąe, s. f.  Bruit ou cri perçant.  Bruit ou cri perçant. 
  t', te  : particule euphonique d'un usage fréquent  t', te  : particule euphonique d'un usage fréquent, surtout pour éviter l'hiatus. L'an pa pochou ó té ótą, ils n'ont pu l'enlever; ó té faŗi prou parti eó, je le ferai bien filer, moi. L peut aussi s'élider: ó t'a prou meprijyą, il l'a beaucoup méprisé.
té (1), te, pron. pers. de la 2e pers. sg. compl. dir. ou dépendant d'une prépos.  Toi. Toi. Vió té, je te vois; bąló a té sin fran, je donne à toi cent francs (té bąló, je te donne); l'è tó pòr té, c'est tout pour toi; a cója dé té, à cause de toi.
tê interj.  Cri pour appeler les vaches: tê tê, viens, viens! Cri pour appeler les vaches: tê tê, viens, viens!
tebāe, s. f.  Rasade. Rasade.  Syn. tevāe, tsócāe.
techó, techóta, s. m. et f.  Tisserand, -e. Tisserand, -e.
tedeŗą, s. f.  Chaleur humide. Chaleur humide.
tedó, teda, adj.  Tiède. Tiède. Fé tędó, il fait tiède; d'éivoue teda, de l'eau tiède.
téeą! téeą! interj.  Cri pour appeler les vaches. Cri pour appeler les vaches.
téi   interj.  Tiens, prends, voilà! Tiens, prends, voilà!
téi , s. m.  Thé, tisane. Thé, tisane. Ë paijan bion dé téi can chon maadó, les paysans prennent de la tisane quand ils sont malades.
téi/7é Gros morceau. Oun téflédépan, un gros morceau de pain. Syn. trecan, trecó. Gros morceau. Oun téflédépan, un gros morceau de pain. Syn. trecan, trecó.
téifya, v. n.  Se traîner de l'avant Se traîner de l'avant. Oun mówé rógó kyè pou pa méi téifyą, un vieux mulet qui ne peut plus se traîner.
teįouiŗą  s. f.  Ce qu'emporte un de ciseaux. Ce qu'emporte un de ciseaux.
teįouiŗą , v. a.  Couper avec les ciseaux, taillader. Couper avec les ciseaux, taillader. Se prend en mauvais sens. L'a tòte teįouiŗą ché byo wanbri dé dra, il a tout tailladé cette belle pièce de drap. Fig. Tondre ou écorcher quelqu'un. Chin l'an rin a féré kyè ouéeą è j-ënpó é  tejouiŗą ó moundó, ils n'ont rien a faire qu'à élever les impôts et à  tondre les gens. V. r. Ve-nyon pa a byéi dé prou ché tejouiŗa, ils n'arrivent pas à s'écorcher mutuellerment.
téita, s. f. Tête.  Tête. L'è tsejou ba dé ormó a téita promyeŗe, il est tombé de l'ormeau la tête la première; l'an tui dé détó tin k'iną chou a téita, ils ont tous des dettes jusque par-dessus la tête; tróchą a téita déean ó boun Djyo, couper la tête devant le bon Dieu [formule d'affirmation solennelle dont les enfants sont surtout prodigues]; tó chin kyè oui pąché pé a téita ou ai, tout ce qui lui passe par la tête, il veut l'avoir; fou réjyąn bąlon a carcowa a hou gamin kyè cach'a téita, ces régents donnent [des problèmes] à calculer à ces enfants à leur casser la tête; ona crouēe téita, une mauvaise tête; hou dé ché veouādzó chon dé tête, ceux de ce village sont des têtes [dures];-
téita, s. f.   Suite Tête. Tête. Fou kyè van dé pé rlōo a Roma van a rlōo téita, ceux qui vont à Rome pour leur compte [en dehors d'un voyage organisé] vont à leur tête; a mitchyą dou tin oun cha pa avoue l'an a téita, la moitié du temps on ne sait où ils ont la tête; l'aie chin pé a téita ou ën téita, il avait cela en tête; l'an a téita douŗa, ils ont la tête dure [apprennent difficilement ou aussi n'ont pas le vertige]. È téité dou boue, les têtes du bassin: les deux extrémités d'un bassin en bois.
téitchye, v. n.  Parler allemand. Parler allemand.
téją Courir Courir. T'a you téją, tu as vu courir.
téją v. a.  Toiser, mesurer à la toise. Toiser, mesurer à la toise. Nó vajin téja ché pra, nous allons mesurer ce pré; tijéŗąn dééan kyè partadjye, ils le toiseront avant de partager.
tejouįŗe, s. f. pl.  Ciseaux. Ciseaux.
tejwiŗą Prendre à partie, revenir toujours à la charge jusqu'à ce que l'on obtienne ce que l'on souhaite Prendre à partie, revenir toujours à la charge jusqu'à ce que l'on obtienne ce que l'on souhaite. L'è ita tàmin tejwirą kyé pó forni l'a sinyą cómin có°"chyon, il a été tellement pris à partie que pour en finir il a signé comme caution.
telè, s. m.  Tilleul. Tilleul. O-n-onda l'aïe oun grou telè déeąn w'élije di capotsën, autrefois il y avait un grand tilleul devant l'église des Capucins [à Sion].
temon, s. m.  Timon. Timon. Prov. Chën Semon cątse ó temon, Saint Simon cache le timon. (Le temps du labour prend fin avec la Saint-Simon, le 28 octobre.)
temóna  v. intr. Couver sous la cendre, en parlant du feu. Syn. motena. v. intr. Couver sous la cendre, en parlant du feu. Syn. motena.
témouin, s. m.  Témoin.  Témoin. Deux petites pierres qu'on met à côté des bornes et qui servent à en attester l'authenticité.
témwin Témoin. Témoin.  Ouéea é témwin, prendre des témoins.
tęna, s. f.  Tine, cuve. Tine, cuve.
teną, v. a.  Mettre en cuve. Mettre en cuve.
tenabóche, s. f.  Grand vase de cave servant de tine et de tonneau. Grand vase de cave servant de tine et de tonneau.
tenąle, s. f. pl.  Tenaille. Tenaille.
tenalę, s. m.  Cerf-volant, lucane (coléoptère). Cerf-volant, lucane (coléoptère).
tenalę, s. m.  Jouet d'enfant Jouet d'enfant
tenalę, v. a.  Tenailler. Tenailler. I tenalą 'na vouārba pó ai fouŗa ché clóou, j'ai tenaillé un moment pour sortir ce clou. Fig. ën d-a t-e tenalą ó nóoutre pó parti promena, a-t-il tenaillé notre garçon pour aller en promenade!
tęncó, s. m.  Imbécile, nigaud. Imbécile, nigaud.
tendre, v. a.  Teindre.  Teindre. L'è outr'a Bramoué kyè tënjon ó dra, c'est à Bramois qu'il y a une teinturerie de drap. V. r. L'è dróo, ché dra che tën pa, c'est curieux, ce drap ne se teint pas.
ténéa   s. f.    Tanaisie. Tanaisie.   Syn. tanéą.
ténébra, s. f.  Cѓécelle du Jeudi saint. Cѓécelle du Jeudi saint.  L' Eglise emploie la crécelle d'abord pour l'office des ténèbres.
ténébrą, v. n.  Tapager. Tapager. L'an ténébrą tòt'a néi, ils ont tapage toute la nuit.
tenęla, s. f.  Chenille. Chenille.
tenērą, v. n.  Tonner, donner des coups de tonnerre. Tonner, donner des coups de tonnerre.
tenēró, s. m.  Homme terrible Homme terrible. Ché l'è oun tenēro kyè ché conte, c'est un homme terrible à l'excès.
tenēró, s. m.  Tonnerre, foudre. Tonnerre, foudre. I tenēró l'è tsejou chou a grąndze a nó, la foudre  est tombée  sur notre grange.  Fig. 
tenēró, s. m.  Tonnerre, foudre. tenēró
tenéta, s. f. Dim. de tęna.  Petite tine. Petite tine.
Tenį amįn Se souvenir. Se souvenir.
Teni daplan, Plaire à qqn:  o-n-a afére a wé teni daplan, on a de la peine à leur plaire.
tenį, v. a.  Flatter  Flatter .Tenį cācoņn dé préi, flatter quelqu'un; ó te tęnyon iną ché gòró, il font grand cas de ce grognon.
tenį, v. a.  Recevoir  Recevoir .Nó tenyin pa dé gadzété, nous ne recevons pas de journaux.
tenį, v. a.  Tenir  tenį ó popoun, tenir le poupon, le prendre sur ses genoux ou dans ses bras pour s'occuper de lui; tenį pinta, vendre du vin au débit; tenį magajën, tenir un magasin; coui tën-te w'écoouwa a Droun`na? qui est instituteur à Drône? ] j  ||  | Į V. r.  ||  || V. n. 
tenį, v. a.  Tenir.  Tenir. Tenį ó catijyémó, tenir la leçon de catéchisme; tenį oun vāwé, avoir un domestique; nó tenyįn dąvoue atsé, nous avons deux vaches; i tën djye ątsé, il a de quoi nourrir dix vaches; è moundó pouwon pa méi tenį dé dzenelé, les gens ne peuvent plus avoir de poules; è martchyąn tenyion déeąn hé tsóoujé, les marchands avaient ces choses autrefois [dans leurs magasins];
tenį, v. n.  Contenir  Contenir .Ha bóche tën sën chetēe, ce tonneau contient cinq setiers. 
tenį, v. n.  Exiger, demander. Exiger, demander. I tsêe tën ó vën, la viande demande qu'on boive beaucoup.
tenį, v. n.  Supporter, contenir. Supporter, contenir. I tën pa, il ne supporte pas le vin;  , 
tenį, v. n.  Tenir à… Tenir à...Chon dé dzin kyè tęnyon é nyona pāa, ce sont des gens qui ne peuvent tenir nulle part; l'a pa oun kyè powęche rloui tenį cóou, il n'y a pas un qui puisse en faire autant; i tën tan a ché mêįn, il tient tant à ce mayen; tenį bon, tenir ferme; i boche tën pa, le tonneau coule.
tenį, v. r.  Faire valoir ses droits à tort et à travers.Che tenį,  Faire valoir ses droits à tort et à travers.Che tenį, 
tenouwa, s. f.  Tenue, complet, habillement. Tenue, complet, habillement. È jandarmé van ā prosesyon avouéi a bęwa tenouwa, les gendarmes vont à la procession avec la tenue de parade.
tënpanon, s. m.  Piano. Piano.
tënpóre, s. f. pl.  Les Quatre-Temps. Les Quatre-Temps.
tëntamāre, s. m.  Tintamare. Tintamare.
tëntata Procession qui avait lieu le jeudi saint, durant la soirée; le bedeau ou sacristain portait la croix à pieds nus ; le marguillier frappait sur une planche avec deux marteaux en bois. n. m. Procession qui avait lieu le jeudi saint, durant la soirée; le bedeau ou sacristain portait la croix à pieds nus ; le marguillier frappait sur une planche avec deux marteaux en bois. Prosesyon dou tëntata.W. ténébra. Cf. CVF 18.
tënté, s. m.  Qui sait se tenir, qui a de la fortune. Qui sait se tenir, qui a de la fortune. L'è oun bon tënté ouncò, il est encore solide, il  est riche.
tëntoŗa, s. f.  Teinture, couleur. Teinture, couleur. I pa méi dé tëntoŗa pó è bóté, je n'ai plus de teinture pour les souliers.
tëntoŗį, s. m.  Teinturier. Teinturier. Plant de vigne.
tèoue, tèoua, adj. ind. et pr.  Tel. Tel. Tèoua vya, tèoua fën, telle vie, telle mort. Tèoue ca, tel quel.
téouéfóne Téléphone. n. m. Téléphone.
tépa, s. f.  Gazon.  Gazon. I tępa douŗa l'è méi iną; outòr di tsaoué l'a rin kyè dé vèrkyémó é dé ouapęse, le gazon dur est plus haut; autour des chalets il n'y a que des épinards sauvages et des patiences.
têra, s. f.  Têra bénite, Têra bénite, cimetière; rloui l'è ó mouin ën têra bénite, ma è j-ātró chon tóté abèŗavouą pé fou couën, lui est au moins au cimetière, mais les autres sont pêle-mêle dans ces coins; l'è tan avāa kyè ché mouje kyè trowéŗé pa prou dé tera pó ch'ëntèŗą, il est si avare qu'il s'imagine ne pas trouver assez de terre pour s'enterrer.
têra, s. f.  Terre, planète Terre, planète. I têra l'è ryonda é vęrye outòr dé chowę, la terre est ronde et tourne autour du soleil. 11 Fou pra l'an peskyé pa dé bóna têra, ch'oun croujé o-n-a dri a crouēe têra, ces prés n'ont presque pas d'humus, si l'on creuse un peu, on a tout de suite la mauvaise terre; i têra grācha, la terre glaise jaune;. la terre glaise bleue.
têra, s. f.  Territoire, Territoire, óŗa ché kyè ou chortį di chąvoué têré, fóou ai 'na permesyon, maintenant celui qui veut sortir de ses terres doit avoir un permis. 
tèrą, s. m.  Fossé pratiqué dans les endroits humides pour assainir le terrain. Fossé pratiqué dans les endroits humides pour assainir le terrain. L'è enou bon pra di kyè n'ën fé ó tèrą a pya, c'est devenu un bon pré depuis que nous avons ouvert un fossé au bas. Dev. Méi óton, mèi vën grou? - i tèrą  plùs on lui enlève, plus il grandit? - le fossé. Syn. fóchéi, tseją.
tèrąche, s. f.  Terrasse. Terrasse.
tèrachyāe, s. f.  Lutte dure, Lutte dure, iron égąwé vya, l'an jou ona tèrachyąe, ils étaient également forts, ils ont eu une lutte serrée.
tèrachyāe, s. f.  Terre à remuer, à creuser. Terre à remuer, à creuser. Pó fornį dé croją sti tsan, n'ën 'na brota tèrachyāe, pour achever de labourer ce champ, nous avons une vilaine quantité de terre à remuer.  
tèrachye, v. a.  Terrasser qqn Terrasser qqn. L'a pa jou dé pįn-na a ó tèrachye, il n'a pas eu de peine à le terrasser.
tèrachye, v. n.  Remuer, creuser la terre. Remuer, creuser la terre. N'ën prou a tèrachye avouéi ché tsan, nous avons assez de terre à remuer dans ce champ. V. a. 
teŗąn, s. m.  Trait, longe de corde ou de cuir faisant partie du harnais et avec lesquels les chevaux tirent. Trait, longe de corde ou de cuir faisant partie du harnais et avec lesquels les chevaux tirent.  C'est le fr. tirant avec un léger changement de sens.
téŗaŗó, s. m.  Perçoir. Perçoir.Du lat. taratrum.
tèrcache Femme cancanière. Femme cancanière.
tèrcache Vieille boîte ou bidon sur lesquels les enfants tapaient comme sur un tambour. n. f. Vieille boîte ou bidon sur lesquels les enfants tapaient comme sur un tambour.
tercache s.f. Personne ennuyeuse.  Personne ennuyeuse. 
tercacheréi Personnage ennuyeux. n. m. Personnage ennuyeux.
terdin-na, s. f.  Toile dont la chaîne est de chanvre et la trame de laine. Toile dont la chaîne est de chanvre et la trame de laine.Probabl. apparenté à «tiretaine».
tęrdó, s. m. Syn. De terdin-na Toile dont la chaîne est de chanvre et la trame de laine. Toile dont la chaîne est de chanvre et la trame de laine.
tèréną, v. imp.  Paraître, Paraître, en parlant du sol qui se découvre de la neige. Tèréné djya byin per déjó a dzōo, le terrain se découvre déjà bien sou« la forêt; can cómįnsé a tèréną oun di: oun vi è prosesyon iną i mountąnyé, quand le sol commence à se découvrir, on dit: on voit les processions sur les montagnes.
tęrgó ou tèrgó, s. m.  Nigaud, sot. Nigaud, sot.
terį, s. m.  Fermier. Fermier. I terį a mochōo, le fermier du curé; le seul fermier à Savièse jusqu'en 1929.
tèrįn , s. m.  Terrain. Terrain. Fou pra chon rin dé bon tèrįn, ces prés ne sont pas de bons terrains.
tèrįn, adj.  libre de neige. tèrįn , adj. Se dit d'un terrain qui se découvre par suite de la fonte des neiges. È mêin chon djya tèrįn tin kyè fouŗa iną, les mayens sont déjà libres de neige jusque tout en haut.
tèrįn, adj.  Sans neige. tèrįn , adj. Se dit d'un terrain qui se découvre par suite de la fonte des neiges. È mêin chon djya tèrįn tin kyè fouŗa iną, les mayens sont déjà libres de neige jusque tout en haut.
teŗįn, s. m.  Tiroir. Tiroir. Terye fouŗa ó teŗįn, clóou ó teŗįn, tire le tiroir, ferme [pousse] le tiroir. || On dit aussi teŗën.
tęrla, s. f.  Chèvre stérile. Chèvre stérile. Quand la chèvre ne fait pas le chevreau le premier an, elle s'appelle tērla le second an. Prob, du lat. sterilis.
tęrle, s. m.  Seau (bèrlon) servant de pot de chambre. Seau (bèrlon) servant de pot de chambre.
terlipan, s. m.   Tulipe jaune (Tulipa sylvestris). Tulipe jaune (Tulipa sylvestris). It. tulipano. Le r qui précède le i est un phénomène très fréquent à Savièse.
terlon, s. m. Dim. de tęrle.  Petit seau. Petit seau.
tèrmè Tèrme, fin. Tèrme, fin. V. tèrmète qui est le terme actuel.
terme, s. m. Dim. de tęrmó.  Petit espace de temps.  Petit espace de temps. L'a djya oun terme, kyè chōrté pa méi, il y a déjà quelque temps qu'il ne sort plus.
termeną, v. a.  Fixer les limites. Fixer les limites. Nó termeneŗįn ché pra, nous fixerons les limites de ce pré.
termené, s. m. Dim. de termęnó.  Borne de petite dimension. Borne de petite dimension.
termenó, s. m.  Borne, limite en pierre entre deux propriétés. Borne, limite en pierre entre deux propriétés. Fou kyè trémouon è tèrmęnó chon dé grouché canąlé, ceux qui changent les limites de place sont de grands voleurs.-
tèrmète, s. m. Dim. de têrmó.  Court laps de temps. Court laps de temps. L'a pa ky'oun tèrmète kyè l'è parti e-n-Ameŗįkye, pou pa djya étré tòrną, il n'y a qu'un tout petit laps de temps qu'il est parti pour l'Amérique, il ne peut pas déjà être revenu.
têrmó, s. m.  Laps de temps. Laps de temps. L'a oun bon têrmó kyè l'a pa ecrį, il y a un certain laps de temps qu'il n'a pas écrit, Terme habituel. I ątse l'a fé ó vèi déeąn ó têrmó, la vache a fait le veau avant le terme.
têrna, s. f.  Mendiante. Mendiante.
têrną, v. n.  Mendier. Mendier.
tèrnyou, s. m.  Mendiant ennuyeux. Mendiant ennuyeux. Demanda chó, demanda chin, kyën brote ternyou, demander ceci, demander cela, quel vilain mendiant !
terya, s. f.  Aspiration de la fumée d'une pipe, etc. Aspiration de la fumée d'une pipe, etc., ou d'un liquide par un tuyau ou une petite ouverture (patęle!). L'a aprówą dé fomą, ma apréi dąvoué teryéi l'a jou prou, il a essayé de fumer, mais après deux «tirées» il en a eu assez.  Le mot «tirée» est usité dans ces différents sens en SR.
terya, s. f.  Chaque effort d'une bête de somme, entre deux repos. Chaque effort d'une bête de somme, entre deux repos. Ouncó 'na terya é poue l'è fornį, encore un effort et c'est fini.
terya, s. f.  Durée. Durée. Can fó dzoun-ną l'a 'na terya di carnóvąwe tin ky'a Pąkyé, quand il faut jeûner, il y a une longue durée du carnaval à Pâques.
terya, s. f.  Traite (étendue de chemin). Traite (étendue de chemin). Di ó Pon-Nou tin ky'a son da vāe nouwa l'a 'na bóna terya, depuis le Pont-Neuf jusqu'au bout de la Route Neuve, il y a une longue traite. 
terye, v. a.  Tirer  Tirer .Terye ou chôo, tirer au sort, passer le recrutement; oun pou pa oui terye, fouŗa sën santįme, on ne peut lui arracher un sou. Terye ou di, tirer aux doigts; terye i botse, tirer à la bûche; tiré tó ba, il jette tout par terre.I terye, il tire, se dit d'un mourant dont le souffle va s'arrêtant.  Prov. Che tęryon fouŗa è dóou j-oue méimó pó terye oun i j-ątró, ils s'arrachent les deux yeux pour en faire perdre un aux autres.
terye, v. a.  Tirer. Tirer. L'a terye vën fran pó féré ché ątó, il a tiré vingt francs pour faire cet acte; i vyou ouéi l'è ritó óŗa, l'a plin ó carné a terye, ce vieillard est sauvé, il a le carnet d'épargne tout plein à retirer; l'a falou terye ó chan a ona ątse, il a dû saigner une vache; chënble pęskyé kyè ou terye ona tsąnba, il semble presque qu'il va boiter.
terye, v. n.  Ressembler  Ressembler . Terye dou byéi dé cācoun, tirer du côté de qqn, ressembler à qqn.
terye, v. n.  Tirer  Tirer . Tsecoun tiré dé choun byéi, chacun tire de son côté; nó fóou terye e-n-amou, il nous faut nous diriger vers le haut
terye, v. n.  Tirer avec un fusil. Tirer avec un fusil. I avoui terye, j'ai entendu tirer. Dans ce sens, terye est aussi v. a. : terye oun rin-năa, tirer un renard.
terye, v. r.  Se tirer  Se tirer .  Che terye préi dou foua, se tirer près du feu; che terye ën deri, se dérober.
terye, v. r.  Se tuer  Se tuer . Che terye, se tirer [se tuer d'un coup de feu]. 
testa, v. a.  Tester. Tester  Syn. bale ën tèstemin, donner par testament.
tèstemin, s. m.  Testament. Testament. Féré ó tèstemin, faire son testament.
tétāa, s. m.  Calotte ou forme du chapeau: Calotte ou forme du chapeau: i tétāa dou tsapéi, le haut du chapeau.
têtanose, s. m.  Tétanos. Tétanos.
tétchyą, s. f.  Tas. Tas. Ona tétchyą dé réco, un tas de regain; ona tétchyą dé bróouwé, un tas de vêtements.Tétchyą est un tas qui suppose quelque désordre; tętse est un tas régulier; mounton désigne un amoncellement.
tété, s. m.  Tétin. Tétin. Dev. Derën ou pra l'a cątró cóónê, vën dé plodze a vercha é che mólon pa? - è tété di ątsé, dans le pré il y a quatre colonnes,il pleut à verse et elles ne se mouillent pas? - les tétins des vaches.
tètè, s. m.  Chien Chien, dans le langage des enfants.
tetou, tètouą, adj.  Têtu, -e. Têtu, -e.
tętse, s. f.  Tas de bois, de foin. Tas de bois, de foin. Cf. tétchya.
tetsįta, s. f. Dim. de tętse.  Petit tas. Petit tas.
tevae, s. f.  Bon coup, en parlant de boire Bon coup, en parlant de boire. L'aïe prou chi, l'a byou ona bóna tevae, il avait bien soif, il a bu un bon coup. Syn. tsocāe, tebāe.
tèwemįn, adv.  Tellement. Tellement. Tèwemįn ën rądze kyè cha pa méi chin kyè fé, il est tellement en colère qu'il ne sait plus ce qu'il fait.
Tézïe Phtisie = tuberculose pulmonaire ( ! étisie = amaigrissement).  Phtisie = tuberculose pulmonaire ( ! étisie = amaigrissement). 
tezïe, s. f.  Etisie. Etisie. Can l'an a tezïe venyon prou méigró, pouwon pa méi che récanpį é mouŗon, quand on a l'étisie, on devient de plus en plus maigre, on ne peut plus prendre le dessus et on meurt.
ti, s. m.  Toit. Toit. L'an balą gordó a bire cómin che venyeché ba dou ti, ils ont donné à boire raide comme si le vin coulait du toit; oun ti a taelon, un toit en bardeaux; oun ti dé mowën, un toit de moulin. Cf. ce mot. L'expression eni ba dou ti, tomber du toit, est proverbiale pour dire qu'une chose est prodiguée comme ne coûtant rien. Dev. ona groucha cowęrta plin-na dé tacon é pa oun pouën? — i ti, une grande couverture toute en morceaux et pas un point? - le toit.
tichyę, v. a.  Tisser. Tisser. Tichyę dé tįoua, tisser de la toile.
tigre, tigrése, s. m. et f.  Tigre, tigresse. Tigre, tigresse.
Tįja Toise. Toise. Ona tija dé féméi 5.832 mètres cubes ou 216 pieds cubes de fumier. Le pied cube valait 27 décimètres cubes (27 litres).
tija , s. f.  Toise, Toise, mesure valant 1 m. 94 ou 95.ona tįja carāe, une toise carrée vaut 3,80 m2. On l'appelle aussi tija dé roué, toise royale, par opposition à tija fédéŗąwa, toise fédérale, qui a 1 m. 80 de long et n'est pas en usage chez les paysans.
tįja, s. f.  Tige. Tige. È tįjé di botën-né, les tiges des bottes; l'a a tįja troua prën-ma w'agasįa, l'acacia a la tige trop mince.
tijęta, s. f. Dim. de tįja.  Petite toise et petite tige. Petite toise et petite tige.
tijyę, v. a.  Toiser.  Toiser. Cf. téja
timitįkye, s. f.  Arithmétique. Arithmétique.
tin kyè, tįnkyè, loc. prép. Jusque, jusqu'à ce que Jusque, jusqu'à ce que. Nó faŗįn tin kyè nó porąn pa méi, nous travaillerons jusqu'à ce que nous ne puissions plus.Ché byin contin dé pa ai dé bën iną a Vèrcoŗįn, fóou fetchyę tré pya foura a ouįnvoua tin ky 'o-n-è iną ouéi, je suis bien aise de ne pas avoir de propriété à Vercorin, il faut sortir la langue de trois pieds jusqu'à ce qu'on y soit arrivé. Il Syn. tandjyo kyè.
tin, A tin ou atįn, loc. adv.  A temps. A temps. T'éi to arową atįn pó prind' ó trin? es-tu arrivé à temps pour prendre le train?
tin, A tin ou atįn, loc. adv.  Tôt. Tôt. Et-e prou atįn dèmąn pó féré chin? est-ce assez tôt demain pour faire cela?
tin, Ai bon tin Avoir toutes les commodités de la vie. Avoir toutes les commodités de la vie.
tin, Ou męmó tin Ensemble; Ensemble; avwi ó tin, avec le temps.
tin, s. m. Age. Age. L'è d'oun tin a mè, il a le même âge que moi.
tin, s. m.  Etat de l'atmosphère. Etat de l'atmosphère. Oun tin tsa, fri, grëndzó, māchan, un temps chaud, froid, grincheux, malsain; í tin l'è a plodze, a ni, le temps est à la pluie, à la neige; oun pou pa aa ëncontr'ó tin, on ne peut pas aller contre le temps [on ne peut changer le temps]; fé byo tin, fé crouéi tin, il. fait beau temps, il fait mauvais temps; fóou pa aa pé tui è tin i vęnyé, il ne faut pas aller par tous les temps aux vignes; í tin va tsandjyę, le temps va changer; í tin che dérįndze, le temps se dérange; í tin che rémę, le temps s'arrange; i plo brote tin kyè ché pou vêre, le plus vilain temps qui se puisse voir. 
tin, s. m.  Saison propre à chaque chose. Saison propre à chaque chose. Ou tin di vénįndzé, au temps des vendanges; l'è tin dé chéé ché bócon, c'est le moment d'aller faucher ce morceau [de pré]; a tin perdou, à temps perdu
tin, s. m.  Temps, durée des choses. Temps, durée des choses. Oun pou pa arétą ó tin, on ne peut arrêter le temps; i tin pąche adéi, le temps passe toujours; o-n-è de-myę ó tin ënkye, demyę ó tin ouéi, on est la moitié du temps ici, la moitié du temps là; dan ó tin, autrefois, dans le temps; i vyou tin, le vieux temps; i mitchya, è tré cāa dou tin, la moitié, les trois quarts du temps; tó ó tin, toujours; l'a fé choun tin, il a fait son temps.  . || || ,  ||  11  Il  || , 
tinbrą , -brąé, adj.  Timbré. Timbré. Dé papēe tinbrą, du papier timbré.
tinbrą , v. a.  Timbrer. Timbrer. I fatōo iré apréi tinbrą è oyétré, le facteur était en train de timbrer les lettres.
tįnbró, s. m.  Timbre Timbre.Dev. Pācha chou têra é chou mêe, ché kyè l'a béjouin dé mè, kyè ouétse moun deri ? -y tįnbró é i ouétra, il passe sur terre et sur mer; qui a besoin de moi doit me lécher le derrière? - le timbre et la lettre.
tindįn, s. m.  Nom des deux poutres qui soutiennent les séparations des' portions de granges à blé quand celles-ci appartiennent à plusieurs propriétaires. Nom des deux poutres qui soutiennent les séparations des' portions de granges à blé quand celles-ci appartiennent à plusieurs propriétaires.
tįndon, s. m.  Esparcette. Esparcette.
tįndró, -dra, adj.  Tendre. Tendre. Tįndró cómin dé bōró, tendre comme du beurre. Se dit de toutes choses à travers lesquelles le couteau passe facilement.
Tinky'ä  Jusqu'à  Tinky'ä Chën-Mitchyę, jusqu'à la Saint-Michel; tinky'ä tsaoun, jusqu'au bout; tin kyè ënkye, jusqu'ici; nó vajįn tįnky'ën Laŗį, nous allons jusqu'à Glarey.-
tin-na, s. f.  Répulsion éprouvée pour qqn ou qqch Répulsion éprouvée pour qqn ou qqch. Yó i ona tinna dé ché moundó, j'éprouve une grande répulsion pour cette personne.
tinpéita Personne ennuyeuse par son insistance. n. f. Personne ennuyeuse par son insistance. Lex, tînpéîçL tinpëîâé.
tinpèita, s. f.  Femme tapageuse. Femme tapageuse.
tinpèita, s. f.  Tempête.   Tempête.  
tinpéŗó, -ŗa, s. m. et f.  Personne un peu nigaude. Personne un peu nigaude. Syn. chënplé, chënpléta.
tinpétą Insister fortement, rabâcher. Insister fortement, rabâcher. Syn. pèrfonsyę.. 
tinpétą, v. n.  Faire du bruit, tempêter Faire du bruit, tempêter: 'n'avouį tinpétą ba pé a chòta, on entend faire du bruit dans la remise.
tinpétą, v. n.  Tempêter. Tempêter. I tin ch'è dèrindjyą, achi l'a tinpétą tòt'a néi, le temps s'est dérangé, hier soir il a tempêté toute la nuit passée.
tinpétąé, s. f.  Action de tempêter. Action de tempêter.
tinplāe, s. f.  Coup très fort assené à qqn. Coup très fort assené à qqn. Kyënta tinplāe l'a rechyou ! quel coup il a reçu !
tinplon, s. m.  Temple, instrument, pour tenir l'étoffe tendue sur le métier à tisser. Temple, instrument, pour tenir l'étoffe tendue sur le métier à tisser.
tinpra, s. f.  Trempe. Trempe. Balę a tinpra, donner la trempe.
tinpra, v. a.  Donner la trempe. Donner la trempe. L'a pa byin tinpra ou'ăse, il n'a pas bien trempé la hache. V. n. 
tinpra, v. n.  Refroidir. Refroidir. Té fó °" achyę tinpra ó cāféį déeąn kyè bire, il te faut laisser refroidir le café avant de le boire.
tinpró, -pra, adj.  Refroidi à point. Refroidi à point. Chopa a ouitchyą, l'è įosta byin tinpra, buvez le petit-lait, il est refroidi à point.
tinte, s. f.  Terme de droit qui se rencontre dans l'expr. féré tinte, arrêter un marché Terme de droit qui se rencontre dans l'expr. féré tinte, arrêter un marché. Deux possèdent un immeuble en copropriété; l'un vend sa moitié à un tiers. Le co-priétaire peut féré tinte, arrêter le marché et acheter lui-même: il a le droit de préemption.
tire  s. m.  Tir. Tir. L'an ó tire iną i Biniį, ils ont les exercices de tir aux Biniį.
tire , loc. adv.  Se rencontre dans la locution tire tara, onomatopée pour dire qu'on a beau parler. Se rencontre dans la locution tire tara, onomatopée pour dire qu'on a beau parler. Tire vāŗa é fętse ou chąkye, tire hanneton et mets-le dans le sac, se dit quand on raconte des choses incohérentes.-
tire , s. f.  File, rangée, suite. File, rangée, suite. Dąvoué féité ën tire, deux jours de fête de suite; tó dé tire, à la file.
tire , s. f.  Vogue, attirance,attrait. Vogue, attirance,attrait. L'aïon ona tire afrou ba ën ché magajën, ils avaient une très grande vogue en ce magasin; van pa fouŗa e-n-Afrįkye, l'a pa a tire, ils ne vont pas en Afrique, cela n'attire pas. 
tire pé tseŗon A la queue leu leu: A la queue leu leu: tire pé tseŗon. Cf. tseŗon.
tiŗepyą, s. m.  Tire-pied. Courroie servant au cordonnier à assujettir son ouvrage sur les genoux. Tire-pied. Courroie servant au cordonnier à assujettir son ouvrage sur les genoux.
tįŗe-té-préi, s. m.  Coup donné à qqn pour qu'il vous fasse de la place. Coup donné à qqn pour qu'il vous fasse de la place.
tirōo, s. m.  Tireur. Tireur.
titre, s. m.  Acte, pièce authentique établissant un droit. Acte, pièce authentique établissant un droit.
tiwa, s. f.  Toile. Toile.
A tó breca, à tout casser. A tó breca, à tout casser.
  (a) ou atò, adj.  Ne se rencontre que dans l'express, pan a tó, pain de seigle noir. Ne se rencontre que dans l'express, pan a tó, pain de seigle noir.
  (a) ou atò, adv.  A tour de rôle. A tour de rôle. Aa a tó féré ó pan, aller faire le pain à tour de rôle [au four banal]; atò avouéi mè, à tour de rôle avec moi.
tó ! Interjection marquant la surprise.  Tiens ! Tiens !
tó , s. m. Mesure de la grosseur des porcs qui se fait au moyen du poing fermé et du pouce étendu  Mesure de la grosseur des porcs qui se fait au moyen du poing fermé et du pouce étendu. Elle se répète autant de fois qu'il est nécessaire sur une cordelette qui fait le tour de la taille du porc, derrière les jambes de devant. Le paysan peut ainsi s'assurer de la croissance approximative du porc. I catson l'a djye tó, le porc mesure dix tours.  Appareil en bois où l'on suspend les chaudières, marmites, au-dessus d'un foyer. Usité encore dans les mayens et les alpages et autrefois dans le laiteries du village.
tó , s. m.  Outil. Outil. Chin l'è tòte itą tralą ou tó, cela a été travaillé au tour.
tó , s. m.  Tour, circuit. Tour, circuit. N'ën fé ó tó dé Chyoun, nous avons parcouru Sion en tous sens; i mówé l'a pochou bale ó tó, le mulet a pu donner le tour [en se roulant dans la poussière].Rang successif. L'è i tó a mè, c'est mon tour.  L'a balą chou a tòr dé bréi, il lui a donné [des coups] à tour de bras.
tó , s. m.  Tour, poulie, treuil. Tour, poulie, treuil. L'an metou oun tó pó terye iną ā grąndze è fâché dou fin, ils ont installé une poulie pour monter dans la grange les charges de foin; i tó dou troue, le treuil du pressoir; grosse pièce de bois autour de laquelle, dans les anciens pressoirs, s'enroule la corde qui fait tourner la vis du pressoir; i tó dou tsaré, la poulie du char, sorte de treuil placé à l'arrière du char servant à presser le foin ou la paille qu'on y entasse.
tó , tòta, tui, tóté, adj. et pron. ind.  Tout, tous.  Tout, tous.Adj. Tó chin, tout cela; tó w'an, toute l'année; tòta a néi, toute la nuit; tóta i mijóną, toute la maisonnée; tóté dąvoué, toutes les deux; l'è tó chin kyè l'a dé plo véréi, c'est tout ce qu'il y a de plus vrai.  Même quelquefois accordé en genre et en nombre avec le régime direct, se place avant le verbe: l'a tó peca choun bën, il a tout mangé son bien; y tui paeą è j'ënpó, j'ai «tous» payé les impôts. Pron. ind. fó (tòte) ou rin, tout ou rien. Chai oun póou dé tòte é rin chai adrį, savoir un peu de tout et ne rien savoir comme il faut. Adv.       dousemin,   tòt'ā   douse,tout à la douce; l'a jou chin tó pó rin, il a eu cela tout pour rien; tó pó rin, inutilement.
tó , tòta, tui, tóté, adj. et pron. ind.  Tout, toute, tous, toutes. Tout, toute, tous, toutes.Souvent par hyperbole tó ne désigne qu'une partie: t'éi tó countchyą, tu es tout sale; oun tó fën, un tout malin.Il existe une forme tóto' pour le masculin et comme adverbe qui s'emploie très fréquemment: l'è tòté kyè brąwó, il est tout excepté bon. Quelquefois reste invariable devant un substantif pluriel comme dans le proverbe tó è mitchyè chon bon, tous les métiers sont bons.
to, adv.  Tôt. Tôt.Prov. Tó ou tāa, tó che cha, tôt on tard, tout se sait.
to, s. f.  Toux. Toux. L'a 'na brota to ën w'estoma, il a une vilaine toux à l'estomac un mauvais rhume de poitrine].
tó, s. f.  Tour. Tour. I tó di chôrchyè ba a Chyoun, la tour des sorciers à Sion.
to, t', pron. pers. sg. de la 2e pers.  Toi, tu. Toi, tu. To est sujet. A to fé chin? as-tu fait cela? to pou enį, tu peux venir; to t'éi prou rętsó, toi, tu es assez riche.To ne subit pas d'élision, excepté devant les auxiliaires avoir et être. T'éi tu es; t'a, tu as, mais to ąn-mé, tu aimes.
toba, s. f.  Trompette. Trompette.
toboŗo, s. m.  Qui a une langue du diable. Qui a une langue du diable. Kyën toboŗo, l'a pa oun mechyónéŗó kyè oui tën, quel parleur intrépide! il n'y a pas un missionnaire qui puisse lui tenir tête.
tóca  , v. a.  Donner des coups de bec, en parlant des oiseaux. Picorer. Donner des coups de bec, en parlant des oiseaux. Picorer.
tóca  , v. a.  Ecraser avec l'ongle du pouce: Ecraser avec l'ongle du pouce: tóca è poudzé, è pyó, écraser les puces, les poux.
tóca  , v. a.  Frapper. Frapper. T'a tóca ó nóoutre, tu as frappé notre garçon.  
tóca  , v. r.  Frapper.  L'an bralą 'na vouārba é apréi che chon tóca, ils ont crié un moment et après ils se sont battus.
tóca , v. n.  Sommeiller à demi Sommeiller à demi, étant assis et laissant pencher la tête en avant. Pou to pa aa dé plan chou ó le, ën pląche dé tóca ouéi chou w'éscabéi? ne peux-tu pas te coucher sur le lit, plutôt que de sommeiller sur cette chaise?
tóca, s. f.  Crétine.  Crétine.  Par ext. le mot s'emploie très fréquemment pour blâmer une personne qui montre peu d'esprit dans n'importe quelle entreprise.
tócacheŗį, s. f.  Bêtise idiote. Bêtise idiote.
tócāe, s. f.  Coup. Coup. Il Syn. tinplāe, touwāe.
toche, s. f.  Têtard ou touffe formée au sommet d'un arbre dont on coupe les branches. Têtard ou touffe formée au sommet d'un arbre dont on coupe les branches.
tochi, v. n.  Tousser. Tousser.
tochótą, v. n.  Toussoter. Fréquentatif de tochį. Toussoter.
todooun, adv.  Toujours. Toujours. Chon todooun a che tsëncanyę, ils sont toujours à se quereller.
todri, adv.  Pourvu [que]. Pourvu [que]. Todri n'a pas son équivalent exact en français. Il se place devant l'infinitif et devant toute espèce de mot: todri powi eni, a rloui l'è bën égąwé can, pourvu qu'il puisse venir, ce lui est bien égal quand; fou, todri dé pówįnta chou a tabla, démąndon pa d'ātré tsóouja, ceux-là, pourvu [qu'ils aient] de la polenta sur la table, ils ne réclament pas d'autre chose. Todri pa, excepté: fé aontchye tui è traó, todri pa trégą, il fait volontiers tous les travaux, excepté porter des fardeaux. Justement, à peine. L'è todri parti óŗa, il vient de partir. Conjonct. Todri kyè, pourvu que. Todri kyè fajęche byo pó demęndze, pourvu qu'il fasse beau temps dimanche.
tóeó, s. m.  Tuyau. Tuyau. Ché tóeó pache ba ou sewį, ce tuyau passe à travers la cave.
toféwé, s. m.  Poêlon en fonte.De l'all, suisse Töpfli. Poêlon en fonte.De l'all, suisse Töpfli.
toki, adv.  Silencieusement. Silencieusement. L'è resta toki, il est resté tout silencieux; a toki, même sens.
tókyé , s. m.  Silène à calice enflé. Silène à calice enflé.  Les enfants aiment à faire éclater le calice enflé de la silène en le frappant sur le dos de la main, d'où le nom de tókyé, qui éclate [de tócą].
tókyé , tókyęta, s. m. et f.  Simplet, un peu nigaud. Simplet, un peu nigaud.
toky'èn Costaud, trapu et gras. n. m. Costaud, trapu et gras.
tókyerą, s. f.  Petite bêtise. Petite bêtise.
tómą, v. a.  Répandre. Répandre. To ton-mé ó waséi, tu répands le lait. '
tómą, v. n.  Se répandre par-dessus bord. Se répandre par-dessus bord. Fé ëntinsyon, oudjye pa méi, ton-mé, attention, ne verse plus, le liquide déborde. 
tómąta, s. f.  Tomate. Tomate.
tomonyę, v. a.  Porter témoignage en justice. Porter témoignage en justice.
tomonyę, v. a.  Témoigner. Témoigner. Chon pa dé j-amį, che temonyon pa 'na tsóouja, ce ne sont pas des amis, ils ne se témoignent aucun égard. 
ton, s. m.  Ton. Ton. Tsandjyę dé ton, changer de ton, de manière, de conduite.Son. Kyën byo ton l'an hé clósè, quel beau son ont ces cloches !
tóną, v. n.  Tonner. Tonner.
tónāe, s. f.  Détonation.  Détonation. 
tónāe, s. f.  Grands cris, Grands cris, iré prou fyè, fajïé dé tónéi, il était tellement fier, il poussait de grands cris.
tonba, s. f.  Tombe. Tombe. Métré a croui chou a tonba, mettre la croix sur la tombe.
tonba, v. n.  Tomber, Tomber, être inspiré, avoir de la chance. Nó chin ita mąwe tonbą..., nous sommes mal tombés [avons été mal inspirés...].
tonbéŗóou, s. m.  Tombereau. Tombereau.
tondejon, s. f.  Tonte, tondaison. Tonte, tondaison.
tondjyą, s. f.  Couche, Couche, ona tondjyą dé fąvé chou a pówįnta pó sën-na, une couche de fèves sur la polenta comme souper.
tondre, v. a.  Tondre. Tondre. Tondr'è fāé, tondre les moutons; t'éi byin tondou, tu es bien tondu.
tonęca, s. f.  Tunique. Tunique.
ton-na Bourdon velu ( ! et non frelon qui est une guêpe de taille extraordinaire, deux fois celle d'une guêpe habituelle. Le frelon niche dans les trous des arbres. Ce n'est pas le cas du bourdon ou ton-na).  Bourdon velu ( ! et non frelon qui est une guêpe de taille extraordinaire, deux fois celle d'une guêpe habituelle. Le frelon niche dans les trous des arbres. Ce n'est pas le cas du bourdon ou ton-na). 
ton-na, s. f.  Frelon. Frelon. L'a oun ni dé ton-né derën ou bogó dou nóyè, il y a un nid de frelons dans le creux du noyer.
tonpló, tonpla Simplet, idiot. n. m. et f. Simplet, idiot. Lex. tonphn.
tonplon, -plóna, s. m. et f.  Personne d'intelligence peu développée Personne d'intelligence peu développée. Powïon pa méi teni minādzó, iron rin kyè dé fou tonplon, ils ne pouvaient plus tenir le ménage, ils n'étaient que des gens simplets.
tonplóné, -néta, s. m. et f. Dim. de tonplon . Personne d'intelligence peu développée.  Personne d'intelligence peu développée.
tôo, s. m.  Tort. Tort. Nó j'a fé grou tôo avouéi chin, avec cela il nous a fait grand tort. a tôo é a dri, à tort ou à raison.
tōo, s. m.  Tuteur. Tuteur. Métré oun tōo, nommer un tuteur.
tòon, adv.  Tout le temps, sans interruption.  Composé de et on. Tout le temps, sans interruption.  Composé de et on.
tóouŗa, s. f.  Génisse, taure. Génisse, taure.
tóouŗéta, s. f. dim. De tóouŗa  Petite génisse. Petite génisse.
tóouŗon, s. m. Autre dim. de tóouŗa.  Génisse de petite taille. Génisse de petite taille.
tóouwa , s. f.  Bande de jardin. Bande de jardin.
tóouwa , s. f.  Rayon, table légèrement inclinée et munie d'une raie pour l'écoulement du petit-lait, sur laquelle on presse le fromage. Rayon, table légèrement inclinée et munie d'une raie pour l'écoulement du petit-lait, sur laquelle on presse le fromage.
tóouwa , s. f.  Tôle. Tôle.
tóouwāa, s. m.  Planche dans le local annexe du four où l'on pétrit le pain et sur laquelle on coupe les rouleaux de pâte pétrie en morceaux correspondant à des pains. Planche dans le local annexe du four où l'on pétrit le pain et sur laquelle on coupe les rouleaux de pâte pétrie en morceaux correspondant à des pains.
tóouwéta, s. f. Dim. de tóouwa Petite bande de jardin.  Petite bande de jardin. 
tópaŗį, adv.  Aussi. Aussi. Prov. L'a tópaŗį dé rin-nāa a dąvoué tsanbé, il y a aussi des renards à deux jambes.
tópaŗį, adv.  Tout de même, quand même. Tout de même, quand même. Ma tópaŗį, pou to pa achyę w'ātré dé répóou, mais tout de même, ne peux-tu pas laisser l'autre tranquille? || 
topena Toupine, jarre. n. f. Toupine, jarre.
topenanbó"" Imbécile. Var. topenango°", tapenango°". Imbécile. Var. topenango°", tapenango°".
topenanbóou: s. m.  Topinambour. Topinambour.
tóplą, v. n.  Payer son écot. Payer son écot. Syn. de tóplóna.
tóplįn, adv.  Beaucoup. Beaucoup.
tópló, s. m.  Action de tóplą: écot. Action de tóplą: écot.
tóplóna, v. n.  Payer son écot. Payer son écot. Nó prinjįn cākyé tsóouja avouéi nó é pó ó deną nó toplounéŗįn, nous prenons quelque chose avec nous et pour le dîner nous payerons chacun notre part.
tópó, tópa, adj.  Sombre. Sombre. L'è tópó anéi cette nuit il fait sombre; i chāwa tópa, la chambre sombre [sans fenêtre]; óta té di ouéi, tsandįwa tópa, ôte-toi de là, chandelle sombre ( = tu n'es pas transparent) !  Nébuleux. L'è tópó déjó, c'est nébuleux au sud.  Li chāla topa à Grimisuat désigne la prison.
tópon (a), loc. adv.  A tâtons, sans lumière A tâtons, sans lumière. L'è jou ba ou sewį é tòrną iną tòt'a tópon, il est allé à la cave et en est remonté tout à tâtons [sans lumière].
tòr  s.m. Tour  Tour . Se rencontre dans la locution a tòr dé bra, à tour de bras.( bréi ?)
tòr (a) dé bra A tour de bras. A tour de bras.
tóŗa !  Exclamation que l'on pousse quand on laisse tomber qqch.  Composé de óŗa. Exclamation que l'on pousse quand on laisse tomber qqch.  Composé de óŗa.
torbé, s. m.  Gros morceau, gros objet. Oun torbé. dé tsêe, un gros morceau de viande. Gros morceau, gros objet. Oun torbé. dé tsêe, un gros morceau de viande.
torco, adv.  Absolument. Absolument. L'a torco ou enį, il a absolument voulu venir fóou torco kyé to foweché déeąn ó na can tsapló ó bóou, il faut absolument que tu sois devant mon nez quand je coupe du bois!
torcó, s. m.  Turc. Turc.
tòrdzò, adv.  Toujours.  Toujours. Fó°" tòrdzò dęŗé a mën-ma tsó°"ja, il faut toujours dire la même chose.
tòréné, s. m. Dim. de tórin.  Petit torrent. Petit torrent. Cf. tórin et tórintįŗe.
tórin, s. m.  Torrent, ruisseau Torrent, ruisseau. I Tórin ou í Tórin-Nou, désigne le grand bisse qui vient de la Morge et arrose tout le plateau de Savièse.
tórintįŗe, s. f.  Torrent. Torrent. La tórintire se distingue du tórin en ce qu'elle est profondément enfoncée entre deux rives, qu'elle n'est pas entretenue et est couverte de buissons.
torkye, s. m.  Nom d'un vin étranger, propr. «le turc». Nom d'un vin étranger, propr. «le turc».
torlepina, v. a.  Tourmenter, travailler qqn., turlupiner Tourmenter, travailler qqn., turlupiner
tòrmįn, s. m.  Tourment, démangeaison. Tourment, démangeaison. I ma di din l'è oun brote tòrmįn, les rages de dents, c'est un vilain tourment.
tòrmintą , v. a.  Tourmenter Tourmenter. L'a cominsyą a tòrmintą ó ma di din, il a commencé à souffrir du mal des dents. 
tòrmintą , v. a.  Tourmenter. Tourmenter. Tòrmintą pa méi ché moundó, ne tourmentez plus cette personne.-
tòrmintą , v. n. Faire mal. Faire mal. Vw'éi pa béjwin d'aą pé meresën, tòrmįntè pa, vous n'avez pas besoin d'aller chez les médecins, cela ne fait pas mal.
tòrmintą , v. r. Souffrir de Souffrir de.Fó°" pa che tòrmintą pó rin, il ne faut pas se tourmenter pour des riens.
Tòrmintą fouŗa chasser dehors. chasser dehors.
tòrmįnta, s. f.  Tourmente. Tourmente.
tòrmintą, -tāe, adj.  Possédé, poussé par un mauvais esprit. Possédé, poussé par un mauvais esprit. Chon t-e pa tòrmintą pó féré dé broté tsóoujé dinché, ne sont-ils pas poussés par un mauvais esprit pour faire d'aussi vilaines choses? Tòrmintą dou crouéi, possédé du démon.
tòrmintą, -tāe, adj.  Qui ne peut tenir en place, pétulant à l'excès Qui ne peut tenir en place, pétulant à l'excès.I jaméi you oun moundó méi tòrmintą kyè ché, je n'ai jamais vu personne plus pétulante que celui-là. 
tòrmintéŗéi, s. m.  Tourmenteur. Tourmenteur.
tòrną, v. a.  Rendre, surtout un objet. Rendre, surtout un objet. L'a t-e tòrną ó dzèrló? a-t-il rendu la hotte?
tòrną, v. n.  Retourner, revenir. Retourner, revenir. L'è tòrną da vęnye, il est revenu de la vigne.S'emploie pour indiquer le retour d'une action. A néį tòrnéŗé dé plodze, cette nuit il pleuvra de nouveau; tòrne a che cheŗéną, le temps se rassérène; n'ën tòrną a vįndre ha ątse, nous avons revendu cette vache; í' tòrną vouaŗį, je me suis guéri.  V. a. 
tòrnāe Tournée dans le sens de boisson Tournée dans le sens de boisson. L'è i moman dé paé ta tornāe, c'est le moment de payer ta tournée.
tòrnāe, s. f.  Tournée. Tournée. I vouąrda fé a tòrnāe pé è vęnyé, le garde fait sa tournée dans les vignes.
tornavįse, s. m.  Tournevis. Tournevis.
tòrnawéta, s. f.  Petite tour. «Tournalette ». Petite tour. «Tournalette ».
tòrné, s. m.  Emboîture de la hanche.   Emboîture de la hanche.  
tòrné, s. m.  Partie supérieure du jambon de derrière. Partie supérieure du jambon de derrière.
tòrné, s. m.  Sorte de cheville de fer qui se meut librement dans une boucle ou pièce percée où elle est arrêtée par une tête vissée; touret. Sorte de cheville de fer qui se meut librement dans une boucle ou pièce percée où elle est arrêtée par une tête vissée; touret.I tòrné dou le, le touret du lien [d'une vache].
tòrnéé,  v.a.  Tourner, façonner au tour Tourner, façonner au tour. L'è rloui kyè l'a tòrnéą ha tabla, c'est lui qui a tourné cette table.
tornį, s. m.  Tourneur. Tourneur.
torniŗon, s. m.  Etourneau. Etourneau.
tornyotse, s. m.  Tronc, Tronc, ënkye l'è i móda dé cópa è j-ąbró é d'achyę è tornyotse tin kyè poron, ici c'est l'habitude de couper les arbres et de laisser les troncs jusqu'à ce qu'ils pourrissent. || Fig. Un homme grossier.
tornyotsé, s. m. Dim. de tornyotse.  Petit lourdaud. Petit lourdaud.
tornyotsé, s. m. Dim. de tornyotse.  Petite souche d'arbre ou de buisson. Petite souche d'arbre ou de buisson.
tornyotsęte, s. m. Dim. de tornyotse.  Personne mal léchée. Personne mal léchée.
tornyotsęte, s. m. Dim. de tornyotse.  Petit tronc de coudrier.  Petit tronc de coudrier. 
tornyotson, s. m. Autre dim. de tornyotse, avec sens péjoratif. Mauvaise petite souche.  Mauvaise petite souche.
tornyotson, s. m. Autre dim. de tornyotse, avec sens péjoratif. Personne pas dégrossie. Personne pas dégrossie.
tornyou, s. m.  Point de partage des eaux d'un bisse.Grim. èrtounyou. Point de partage des eaux d'un bisse.Grim. èrtounyou.
tóŗólon, s. m.  Cierge mince et allongé, en forme de peloton, qu'on brûle à l'église. Cierge mince et allongé, en forme de peloton, qu'on brûle à l'église. Du v. ëntóŗólé, entortiller.
tŏrta, s. f.  Plat fait avec le colostrum. Plat fait avec le colostrum. ; Cf. le mot bète.
tôrtò, adv.  Tout autour Tout autour. L'a cor ou tôrtò da mijon, il a couru tout autour de la maison. Composé de tó outò, tout et autour.
tôrtson, s. m.  Torchon. Torchon.
tòrtsona, v. a.  Torchonner. Torchonner.
tórtsóné, s. m. Dim. de tòrtson.  Petit torchon. Petit torchon.
tóse Idiot, sot. n. m. Idiot, sot.
tóséŗą, s. f.  Sottise, un coup de sot. Sottise, un coup de sot. S'emploie aussi au pluriel. Fou į-ómó can l'an oun vēró dé troua chąon pa féré kyè dé tóséŗą, ces hommes quand ils ont un verre de trop ne savent que faire des sottises.  Même origine que tóson.
tosętè (a), loc. adv.  Rapidement. Rapidement.
tósįn, s. f.  La Toussaint. La Toussaint.Prov.: ā Tósįn, è ątsé ou fin, à la Toussaint les vaches au foin, c.-à-d. à l'étable.
tóson, s. m.  Bête, homme stupide. Bête, homme stupide.Randogne:tóxon
tòta, tòté, adj. et pron. ind. f. sg. et pl.  Toute, toutes, cf. tó (2). Toute, toutes, cf. tó (2).
tótawita Totalité. n. f. Totalité.
tótchyę, s. m.  Action de toucher, le toucher. Action de toucher, le toucher. Oun chin rin ky'ou tòtchyę kyè chin l'è dé bóna matiŗe, on sent déjà au toucher que c'est de la bonne étoffe.
tótchyę, v. a.  Toucher. Toucher. Fó°" rin tótchyę, il ne faut toucher à rien; tótchyę a man, donner la main. Mettre la main à qqch. Chin, déeąn kyè tótchyę o-n-otį, ça, avant de toucher un outil.En parlant de ce qui se mange. L'è maada e-n-ódre, l'a pa tótchyą ó mëndjyę, elle est bien malade, elle n'a [pas touché] rien mangé. V. r. Fou dóoupan ché tótson, ces deux pains se touchent. || V. n. Oun cha pa avwe tótchyę ba, on ne sait où mettre le pied. Pŗov.. Kyè fé i dzenęla can l'è rin kyè chou 'na tsąnba?. - tótse pa ba dé ou'ātra !, que fait la poule quand elle se tient seulement sur une jambe? -elle ne touche pas terre de l'autre!
tòte, adj. et pron. Cf. tó, tote. Tout, toute  Tout, toute , s'emploie aussi substant. L'è prou maónéitó dé féré chin, ma rādon pa ó tòte, c'est bien malhonnête de faire cela, mais ils ne regardent pas le tout.
totoun, loc. adv. ou adj.  Egal, indifférent. Egal, indifférent. È bin i chondjya: l'è totoun, véjó iną vêre rlōo, j'ai pensé, c'est bien égal, je vais les voir. || Litt. tôt'oun, «tout un».
tou, s. m.  Tuf.  Tuf. O-n-onda fajįon tó méi ojądzó kyè óŗa dou tou pó féré è porté é è fénéitré, autrefois on employait beaucoup plus le tuf que maintenant pour faire les [montants des] portes et les fenêtres.
tou-ą, s. f.  Coup violent. Coup violent.Syn. touwāe.
toua, v. a.  Tuer. Tuer. V. r. Dejįe kyè fori jou che toua, il disait qu'il irait se tuer.
touédre, v. a.  Tordre. Tordre. Pó trólé è winswę nó je métįn dó°", yó twéjó d'oun byéi é to twêe dé w'ātré, pour tordre les draps, nous allons à deux: je [les] tords d'un côté, et toi de l'autre; twêe wi ó có°" a ché pówé, tords-lui le cou à ce coq! || V. r. Che twêjíe chou ó le, tan l'aie ma, il se tordait sur le lit tant il souffrait.
toun, ta, té, adj. poss.  Ton, ta, tes. Ton, ta, tes. Rāda apréi toun bën, occupe-toi de ton bien.
touréi Gros caillou. n. m. Gros caillou. Té baló oun touré', je te donne un gros caillou.
Tournant,.-te Veŗin,-ta  I mowiŗe veŗįnta, la meule tournante. En ce sens, on dit aussi í veŗįnta, adj. employé substantivement. Pierre du moulin.
touwāe, s. f.  Coup violent. Coup violent.Syn. tócāe, tinplāe, touą.
toweną, v. n.  Faire un violent coup de soleil entre des averses. Faire un violent coup de soleil entre des averses.
towenāe Chaleur lourde et courte. Chaleur lourde et courte.
towenāe, s. f.  Chaleur lourde. Chaleur lourde.
tówo/è Tonnelier. n. m. Tonnelier.
tra, s. m.  Poutre. Poutre. O-n-onda è racāa iron tôt'ën tra, autrefois les granges à blé étaient tout en poutres.
trabatoū, -touą, adj.  Trempé. Trempé.
trabątre, v. a.  Pénétrer, traverser en parlant de la pluie, de la sueur. Pénétrer, traverser en parlant de la pluie, de la sueur. L'a balą oun peti aféŗé dé plodze, ma l'a pa trabatou 'na bręca, il a plu un petit peu, mais la pluie n'a pas pénétré du tout [dans le sol]; chéi móouse dé tsa, l'a trabatou fouŗa chou a tsemijé, je suis en grande sueur, elle a mouillé ma chemise.
trabetsé Chevalet. Chevalet. Var. tranbetsé. Chèvre, chevalet utilisé pour maintenir le bois à scier. Homme sans force. V. tranbetséró
trabetsé, s. m.  Sorte de table à claire-voie sur laquelle on dépèce les porcs. Sorte de table à claire-voie sur laquelle on dépèce les porcs.
trabetsé, s. m.  Support en forme de double X servant à scier le bois. Support en forme de double X servant à scier le bois.
trąca, s. f.  Machine pour nettoyer la filasse du chanvre Machine pour nettoyer la filasse du chanvre. Id. à Montana, Grim.
traça, s. m.  Tracas. Tracas.
tracachye v. tr. Tracasser. v. tr. Tracasser.
tracatą, v. a.  Ecanguer.  Ecanguer. Après que la tige du chanvre a été broyée par la bréca, on la repasse par un écang beaucoup plus fin, la trakyeta; c'est ce qu'on appelle tracatą. N'ën djya brécą ó tsénévó, ma nó fóou ounco' ó tracatą, nous avons déjà écangué le chanvre, il nous faut encore le passer à l'écang plus fin. Le mot provient du bruit sec et répété de l'écang dont les planchettes, comme des feuilles, sont mobiles.
tracówą, v. a. Cf. v. trincówą. Traverser un torrent, un fossé en sautant. Traverser un torrent, un fossé en sautant.
tradouęŗe, v. a.  Traduire. Traduire.
trafè, s. m.  Pêne. Partie de la serrure que la clef fait manœuvrer. Pêne. Partie de la serrure que la clef fait manœuvrer.
trafecą, v. a.  Se livrer à une occupation mal définie ou bruyante Se livrer à une occupation mal définie ou bruyante. Béi kyè pou trafecą ba pé a grąndze, je me demande ce qu'il peut bien faire dans la grange?
trafecąn, s. m.  Personne qui s'occupe à de petites besognes insolites ou bruyantes. Personne qui s'occupe à de petites besognes insolites ou bruyantes.
trafekyeŗi, s. m.  Besogne insolite ou bruyante. Besogne insolite ou bruyante.
trafį, s. m.  Trafic. Trafic. I jaméi you tan dé trafį cómin a deriŗe firé ba a Chyoun, je n'ai jamais vu autant de trafic comme à la dernière foire à Sion. 
trafį, s. m.  Vacarme. Vacarme.
trafyóna v. S'infiltrer. Qu'é'voue kyé l'è trafyónaé derën deri a morale, l'eau qui s'est infiltrée derrière la muraille. v. S'infiltrer. Qu'é'voue kyé l'è trafyónaé derën deri a morale, l'eau qui s'est infiltrée derrière la muraille.
trai, v. a.  Trahir.  Trahir.  V. r. Che chon trai entre rlōo, ils se sont trahis entre eux.
traijon, s. f.  Trahison. Trahison.
trakyeta, s. f. Femme bavarde. Femme bavarde.
trakyeta, s. f. Instrument pour écanguer le chanvre.  Instrument pour écanguer le chanvre. 
trālę, v. a. Travailler. Travailler.Trālę dé menojyę, travailler comme menuisier.Le paysan n'estime, en général, que le travail manuel. Ayant parlé de la radio à une bonne femme, je pus entendre cette réflexion: kyęnté dzinté tsóoujé ënvįnton fou kyè trālon pa! quelles jolies choses inventent ceux qui ne travaillent pas!
trālę, v. a.  Préoccuper. Préoccuper. Chin ó té trąlé óŗa, cela le préoccupe maintenant.   V. r.  Chon pa dé tsóoujé kyè che trąlon d'evêe, ce ne se sont pas des travaux qui se font en hiver.
trālę, v. a.  Travailler. Travailler. Hou kyè trālon a têra chāon vouéŗó coté i pan, ceux qui travaillent la terre savent le prix du pain; trālę i vęnyé, travailler aux vignes.
tralōo, s. m.  Travailleur. Travailleur.
tramousą, v. a.  Charrier, remuer avec effort. Charrier, remuer avec effort. Syn. trémouą, traveryę.
tramousémįn, s. m.  Remuement. Remuement.
tranbetchyę, v. n.  Trébucher. Vën amofi en tranbetsįn, il monte en trébuchant. Trébucher. Vën amofi en tranbetsįn, il monte en trébuchant.
tranbetséŗó, -tséŗa, s. m. et f.  Personne qui trébuche en marchant. Personne qui trébuche en marchant.
tranchąn, s. m.  Instrument tranchant. Instrument tranchant.
trankilamįn, adv.  Tranquillement. Tranquillement.
trankiló, -la, adj.  Tranquille. Tranquille.
trankyeouiją, v. a.  Tranquilliser. V. r. Se tranquilliser. Tranquilliser. V. r. Se tranquilliser.
trankyewita, s. f.  Tranquillité. Tranquillité.
tranlotį, v. a.  Avaler, particulièrement des morceaux un peu gros. Avaler, particulièrement des morceaux un peu gros. Pwi pa méi tranlotį, je ne puis plus avaler.
transpôo, s. m.  Transport. Paę ó transpôo, payer le transport. Transport. Paę ó transpôo, payer le transport.
transporta, v. a.  Transporter. Transporter.
trantète, s. m. Dim. de trąntó.  Petite propriété. Petite propriété.
trąntó, s. m.  Grande propriété. Grande propriété.
traó, s. m.  Travail. Travail. Kyëntou. traó e-notįbló, quelle peine inutile!
traóna v. Voir rapidement quelque chose ou quelqu'un. v. Voir rapidement quelque chose ou quelqu'un.
traondjyę, v. a.  Prolonger. Gagner du temps. Prolonger. Gagner du temps.
traondze, s. f.  Longue pièce de bois parallèle au faîtage. Longue pièce de bois parallèle au faîtage. Bąlon rin méi dé bóou kyè pó è traondze dou ti, on ne reçoit plus de bois [de la forêt communale] que pour les longues pièces du toit.
trąpa, s. f.  Escalier de cave Escalier de cave
trąpa, s. f.  Fermeture de culotte qui consistait en un morceau de drap carré qui s'abaissait par-derrière et se fermait au moyen de deux boutons. Fermeture de culotte qui consistait en un morceau de drap carré qui s'abaissait par-derrière et se fermait au moyen de deux boutons.
trąpa, s. f.  Trappe. Piège pour prendre des bêtes. Trappe. Piège pour prendre des bêtes.
trapą, s. f.  Ouverture rectangulaire par où l'on introduit le fourrage dans les râteliers ou les crèches. Ouverture rectangulaire par où l'on introduit le fourrage dans les râteliers ou les crèches.
trapą, s. f.  Pas, comme mesure. Pas, comme mesure. Dąvoué trapéi dé wārdzó, deux pas de large.
trapèrchįn, adj.  Transperçant. Transperçant.
trapèrchyę, v. a.  Transpercer. Transpercer. I tsate l'a dé bóné din pó trapèrchyę ó couëe di raté, le chat a de bonnes dents pour transpercer la peau des souris.
trapįste, s. m.  Trappiste. Trappiste.
trąpó, -pa, adj.  Trapu. Trapu.
tratą, v. a.  Traiter. Traiter. Nó j-a tratą e-n-ami, il nous a traités en amis.V. r. Che tratą, faire honneur à qqch., bien manger et bien boire. || Syn. plus ancien: che chochantą Voy. ce mot.
tratchyąe, s. f.  Tracée, course, parcours. Tracée, course, parcours.
tratį, s. m.  Tintamarre. Train de vie. Tintamarre. Train de vie. Rlōo chon dé rętsó, l'an o-n-ătre tratį kyè nó, ils sont riches, eux, ils ont un autre train de vie que nous.
travèrsan, s. m.  Nom des deux bouts de bois qui relient les deux montants d'une échelle à leurs extrémités et les empêchent de se rapprocher ou de s'écarter. Nom des deux bouts de bois qui relient les deux montants d'une échelle à leurs extrémités et les empêchent de se rapprocher ou de s'écarter.
traveryę, v. a.  Tourner, retourner. Changer, détourner de qqch. Tourner, retourner. Changer, détourner de qqch. Owįé eni avouéi nó ma ch'è achya traveryę, il voulait venir avec nous, mais il s'est laissé détourner.
travoueneŗi, s. f.  Démêlé, chicane, petite querelle. Démêlé, chicane, petite querelle.
travouenyę, che, v. r.  Se chipoter, se voler (l'eau). Se chipoter, se voler (l'eau).
travwenyę (che) Remuer pour chercher quelque chose.  Remuer pour chercher quelque chose. 
trawitron, s. m.  Arc-en-ciel. Arc-en-ciel. Prov. Trawitron dou matën, plodze dé dótăa, arc-en-ciel du matin, pluie du soir; i trawitron dé dótăa chénédze dé byo tin, l' arc-en-ciel du soir présage le beau temps.
tre et trè , adj. num.  Trois. Trois.
tré, s. m.  Trait Trait. I promyé di fęse l'a o tré, l'aîné des fils a le droit d'entrer de la société de tir.  En fr. le mot trait désigne aux échecs l'avantage de jouer le premier.
tré, s. m.  Trait, longe de corde ou de cuir avec laquelle les chevaux tirent. Trait, longe de corde ou de cuir avec laquelle les chevaux tirent.
trebon-né, s. f.  Ossuaire Ossuaire. Di kyè l'an agranti w'élije l'a pa méi dé trebon-né ën Chavyeje, depuis l'agrandissement de l'église, il n'y a plus d'ossuaire à Savièse.
trebounąwe, s. m.  Tribunal, membres du tribunal. Tribunal, membres du tribunal.
trecan Gros morceau. n. m. Gros morceau. Syn. té'flé, trecó.
trécha, s. f.  Tresse Tresse, ona trécha dé pi, une tresse de cheveux.
trêché, s. m.  Traverse. Traverse.
tréchéta, s. f. Dim. de trécha.  Petite tresse. Petite tresse.
tréchyę, v. a.  Se tresser. Tresser.V. r. Se tresser. I mare a nó l'a jaméi pochou che tréchyé, notre mère n'a jamais pu se tresser [les cheveux].
trechyou, s. m.  Instrument en bois servant à faire une tresse de fils en couleur. Instrument en bois servant à faire une tresse de fils en couleur.
trechyou, s. m.  Tresse de fils en couleur.  Tresse de fils en couleur. 
treco, s. m.  Tricot, pièce de vêtement. Tricot, pièce de vêtement.
tręcó, s. m.  Gourdin, matraque, gros morceau. Gourdin, matraque, gros morceau. Oun tręcó dé pan, un gros morceau de pain.
trecótą, v. a.  Tricoter.  Tricoter. Aprįnjon a crótsata, ma pa a trecótą, elles apprennent à crocheter, non à tricoter.
trecotądzó, s. m.  Tricotage. Tricotage.
trecoudon, s. m.  Carillon. Carillon.Cf.Carelon,carelóna
trecoudóną Lutter par le jeu des cornes. Lutter par le jeu des cornes. V. bara, trotchye, barosye
trecoudóną, v. n.  Carillonner. Carillonner. Ché pó trecoudóną ! celui-là pour carillonner !
trédjyémó, adj. num. ord.  Treizième. Treizième.
trédze, adj. num.  Treize. Treize.
trédzin-na, s. f. Treizaine . Nombre de 13 ou environ. Treizaine . Nombre de 13 ou environ.
trèêcha, s. f.  Peine, traverse, obstacle. Peine, traverse, obstacle. Mawegrį tòté è trèêché ky'oun n-a,arouwé dótāa, malgré toutes les peines que l'on a, le soir arrive.
trèêchą, v. a.  Traverser Traverser. Dev. Chądé vó pòrkyę è dzenelé tręchon a vāe d'outon? - pó être dé w'ātre byéi, savez-vous pourquoi les poules traversent la route en automne? -pour être de l'autre côté!
trèêe  adv. Travers. Travers. Mot se rencontrant dans plusieurs locutions adv. Dé trèêe, de travers; a trèêe di pra, à travers les prés; ën trèêe, en travers.
trèêe, s. m.  Espace plus ou moins long. Espace plus ou moins long. N'ën jou oun trèêe dé byo tin, nous avons eu une série de beaux jours.
tréga, v. a.  Porter, trimbaler une lourde charge. || De l'all, tragen. Porter, trimbaler une lourde charge. || De l'all, tragen.
tregąle, s. m. pl.  Marmaille, gamins. Marmaille, gamins.
tregalę, v. n.  Traîner, lambiner. Traîner, lambiner. Tregalę pé vāé, traîner par les chemins.
tréjôo, s. m.  Trésor. Che moįąon dé tróoiįą oun tréjôo, ils croyaient trouver un trésor. Trésor. Che moįąon dé tróoiįą oun tréjôo, ils croyaient trouver un trésor.
tréjyęmó, -ma, adj. num. ord.  Troisième. Troisième.
trekyegyète, s. m.  Cadeau, pourboire. Rarement employé par les vieux.De l'all. Trinkgeld. Cadeau, pourboire. Rarement employé par les vieux.De l'all. Trinkgeld.
trekyète, s. m. Dim. de tręcó.  Petit gourdin. Petit gourdin.
trémaŗie, s. f. pl.  Trois Marie  Trois Marie :  Aa ën trémaŗįe, aller aux trois Marie: en pèlerinage à Chandolin, Plan-Conthey et Longe-borgne, pour le mal de tête.
trémouą, v. a.  Remuer, changer de place Remuer, changer de place. N'ën trémouą ó róódzò, nous avons mis l'horloge à une autre place. V. r. I falou mè trémouą iną la, j'ai dû me réfugier ici.Prov. Fóou pa trémoua è béitchyé ó dzò di cątró tin, il ne faut pas remuer le bétail les jours des Quatre-Temps. || Syn. rèmouą.
trémouą, v. a.  Transvaser. Transvaser. Trémoue ó vën chën sédą, il transvase le vin sans cesse.
trémouą, v. n.  Changer de place, déménager. Changer de place, déménager.
trépachą, v. n.  Trépasser, mourir. Trépasser, mourir. Chënblāe ky'įŗé pa tan mąoue; ma dótāa l'a perdou cónyéchąnse é a nou ouŗé l'a trépachą, il semblait qu'il n'allait pas si mal, mais le soir il a perdu connaissance et à neuf heures il a trépassé.
trépé, s. f. pl.  Tripes Tripes. I va pa è trępe d'oun tsën, il ne vaut pas les tripes d'un chien, expr. proverbiale pour dire qu'une personne ou une chose est de nulle valeur.
trepenyę, v. n.  Trépigner. Trépigner.
trepète, s. f. Dim. de trępe.  Tripette. Tripette.
trepį, s. m.  Support du fer à repasser. Support du fer à repasser.
trepį, s. m.  Trépied.  Trépied. 
treplą, v. a.  Tripler. Tripler.
treplamin, adv.  Triplement. Triplement. L'è itą treplamin ponį ché cóou, il a été triplement puni cette fois.
trepló. -pla, adj.  Triple. Triple.
tréŗe. v. a.  Arracher. Arracher. Tréŗe a fémawa dou tsénévó, arracher la femelle du chanvre.
tréŗe. v. a.  Tirer, extraire. Tirer, extraire. Tréŗe ona tija dé ouésé, extraire une toise d'ardoises; fóou tórdzò tréŗe ó tsapéi a mochōo, il faut toujours enlever son chapeau devant monsieur le curé: tréŗe è bóté, enlever ses souliers.  V. r. Che tréjon pa dinché è tsouson, ce n'est pas ainsi qu'on ««lève les bas.
trestamin, adv.  Tristement. Tristement.
tręsto. -ta, adj.  Triste.  Malheureux, fâcheux, ennuyeux, mauvais Triste.  Malheureux, fâcheux, ennuyeux, mauvais. L'a fé ona tręsta fën, il a fait une mort déplorable: tręstó cómin oun fondōo dé closé. triste comme un fondeur de cloches.
trètémin. s. m.  Traitement; gages. Traitement; gages.
trétó, -a. adj. et s. m. et f.  Traître, faux. Traître, faux. Oun porį pa trówą oun plo trétó on ne saurait trouver plus faux;  chou è dódzé j-apótré l'aïe oun trétó, parmi les douze apôtres il y avait un traître. . *. m. Tricheur.
trétoŗi s. f.  Traîtrise. Traîtrise.
tricheŗi s. f.  Tricherie (néol.) Tricherie (néol.)
trichōo  Tricheur Tricheur
trichyę, v. a.  Tricher. Tricher.
tridan Trident, pioche à trois dents, (masc. en franc.) n. f. Trident, pioche à trois dents, (masc. en franc.)
trin , s. f.  Trident. Trident. Prin a trin é va coŗą ó féméi, prends le trident et va sortir le fumier; i trin còrba, trident aux dents recourbées que l'on emploie pour vidanger.
trin , s. m.  Ensemble de tout ce qui constitue la vie et le travail du ménage. Ensemble de tout ce qui constitue la vie et le travail du ménage. Fou l'an oun grou trin, ceux-là ont grand train.
trin , s. m.  Tapage. Tapage. Féré pa tan dé trin, ne faites pas tant de bruit.
trin , s. m.  Train de chemin de fer. Train de chemin de fer.
trin , s. m.  Train. Train. Métré ën trin a bouęea, mettre la lessive en train.Dev. Oun gran parįn kyè fo,un-mé a pipa ? - i trin, un homme de grande taille qui fume la pipe? - le train.
trinbla, v. n.  Trembler. Trembler. Trįnblé cóm' ona fole, il tremble comme une feuille.
trinblémįn, s. m.  Tremblement. Tremblement. Trinblémįn dé tera, tremblement de terre.
trinblįn, -blįnta, adj.  Tremblant. Tremblant. È j-oun d'oun byé' è j-ātró dé w'ātre, tui trinblįn dé pouįŗe, les uns d'un côté, les autres de l'autre, tous tremblants de peur.
trinbló Tremble (Populus tremula) n. m. Tremble (Populus tremula). Syn. arba.
trinblōo, -bloja, s. m. et f.  Trembleur, -euse. Trembleur, -euse.
trinblótą, v. n. Trembloter.  Trembloter.
trincą, v. n.  Trinquer. Trinquer.
trinchyę, cf. trintchyę. Tourner, s'aigrir ( lait ). Tourner, s'aigrir ( lait ).
trincówą, v. a. Traverser un torrent, un fossé en sautant. Traverser un torrent, un fossé en sautant. Sti prin 'na grouch'ëngonsyą é trincouwe ó tórin, celui-ci prend son élan et saute par-dessus le torrent. Certaines gens prononcent tracóą, comme à Nendaz; Grim. tracólą.
trinitęi, s. f.  Trinité. Trinité.
trįn-na, s. f. Maladie épidémique. Maladie épidémique. Chéi pa kyën-ta trįn-na l'a ouncó méi, è j-infan venyon tui maadó è j-oun apréi è j-ātró, je ne sais quelle épidémie il y a de nouveau, les enfants tombent tous malades les uns après les autres.  Spécialement maladie de langueur, dépérissement.
trįn-na, s. f.  Piste marquée par le bois traîné, par la luge, les skis, etc. Piste marquée par le bois traîné, par la luge, les skis, etc. I chyou tôon a trįn-na, j'ai suivi tout le long la même piste. Terrain sur lequel l'objet traîné glisse facilement. L'è dé bóna trįn-na, le terrain est favorable au traîneau.
trin-ną, v. a.  Traîner. Traîner. Trin-ną ba w'échôo, traîner en bas de la forêt les arbres désignés par le sort. V. r. Fou crouéi peti che trįn-non tó ò dzò, ces petits se traînent toute la journée. v. n. To ache trin-ną è j-otį pèrtó, tu laisses traîner les outils partout.  Fig. L'a djya granténé kyè trįn-né, il y a déjà quelque temps qu'il est malade. Expr. particulières: trin-ną è ouąn, traîner les planches, c.-à-d. se traîner misérablement; trin-ną è bote, traîner les souliers, c.-à-d. errer de-ci de-là (péjoratif).
trin-nabóta, s. m.  Lambin, traînard; propr. qui traîne les pieds [souliers] en marchant. Lambin, traînard; propr. qui traîne les pieds [souliers] en marchant.
trin-nabouéi ,s.m. Un «traîne-boyau»; traînard.  Un «traîne-boyau»; traînard.
triň-nabouja, s. m. Traîne-fumier; homme malpropre.  Traîne-fumier; homme malpropre.
trin-nache, s. f.  Personne qui n'est jamais à son affaire. Personne qui n'est jamais à son affaire.
trin-nacheŗį, s. f.  Chose qui traîne en longueur, p. ex. un temps peu favorable. Chose qui traîne en longueur, p. ex. un temps peu favorable.
trin-nachyę, s. m. Traînard. Traînard.
trin-nachyę, v. n. Péjor. de trin-ną. Traîner, perdre son temps. Traîner, perdre son temps. L'è rin bon pó trālę, fé rin kyè trin-nachyę, il n'est pas un bon travailleur, il ne fait que perdre son temps. Avoir une maladie qui traîne.
trin-namijéŗe, s. m. Traîne-misère; homme misérable. Traîne-misère; homme misérable.
trin-nasóca, s. m.  Traîne-sabots; traînard qui ne lève pas les pieds en marchant. Traîne-sabots; traînard qui ne lève pas les pieds en marchant.
trin-néi, s. m.  Lambin, traînard. Lambin, traînard.
trin-néi, s. m.  Traîneau.   Traîneau.  
trin-néŗéi, s. m. Traînard. Traînard. Fou trin-néŗéi d'ovrį, ces lambins d'ouvriers !
trin-néta, s. f.  Liseron des champs (Convolvulus arvensis). Liseron des champs (Convolvulus arvensis).
trinprą, -prăe, adj.  Trempé. Trempé.
trinpra, s. f.  Trempe. Trempe.
trinprą, v. a.  Refroidir. Refroidir. Dé tsóoujé kyè trįnpron, des aliments qui refroidissent.
trinprą, v. a.  Tremper un outil. v. n. Tremper un outil. v. n.
trinprą, v. Impers.  Fraïchir  Fraïchir .  I trįnpré, le temps fraîchit.
trįnpró Refroidi, transi en parlant des personnes,  Refroidi, transi en parlant des personnes, 
trinpró, -pra, adj.  Trempé. Trempé.
trįnta , adj. num. card.  Trente. Trente.
trįnta s.n. Trente . Trente . Quelque chose d'imposant, de grandiose. Ché ouįvró l'a 'na mena dé trįnta é deren rin kyè dé becacheŗi, ce livre à une mine Įre-liure] de «trente», et dedans il n'y a que des bêtises. || Syn. trin-tchyoun.
trintchyę, v. n.  Tourner, s'aigrir Tourner, s'aigrir. Se dit surtout du lait.  On dit aussi trinchyę en parlant de la crème qui se change en beurre dans la baratte.
trintchyémó, -a   ,s.m.  Le trentième [pour un défunt]. Le trentième [pour un défunt].
trintchyémó, -a, adj. num. ord.  Trentième.  Trentième. 
trintchyou, s. m.  Tranchoir, assiette en bois. Tranchoir, assiette en bois.
trintchyoun, s. m.  Fanfaron; tranche-montagne Fanfaron; tranche-montagne. Prov. Mena dé trintchyoun é powį dé rin, mine de fanfaron et pouvoir de rien. Syn. trįnta.
trintįn-na, s. f.  Trentaine. Trentaine.
trintóna v. intr. Trottiner. Syn. anc. brintóna. v. intr. Trottiner. Syn. anc. brintóna.
trintsefiwa, s. f.  Gros fil à faufiler. Gros fil à faufiler.
trintsefiwa, s. f.  Herbe qu'on laisse debout [sans faucher] au bord du pré, si le voisin en fauchant auparavant a dépassé la limite de son pré. C'est un avertissement.  Herbe qu'on laisse debout [sans faucher] au bord du pré, si le voisin en fauchant auparavant a dépassé la limite de son pré. C'est un avertissement. 
trintson, s. m.  Dent d'une fourche. Dent d'une fourche.
triouwa, s. f.  Animosité. Animosité.
triówa. Voy. le mot botën.  Terme du jeu de la garde. Terme du jeu de la garde.
triowé s. m.  Tѓèfle  Tѓèfle Triowé dé cątró, porte bonōo, trèfle à quatre, porte-bonheur.
tró, s. m.  Bout de chemin. Bout de chemin. Chéi jou oun bon tró avouéi rloui, j'ai fait un bon bout de chemin avec lui. Fig.   En   parlant   d'une   besogne faite ou à faire. Bout. Éi djya fé oun bon tró dou tsouson, j'ai déjà tricoté un bon bout du bas 
trobadŏo, s. m.  Blagueur, conteur inépuisable. Blagueur, conteur inépuisable.
tróbla, v. a.  Troubler. Troubler. Atsęta d'istré pó tróbla ó caféi, achète de la chicorée pour troubler le café, c.-à-d. pour lui donner de la couleur.
tróbla, v. n.  Troubler Troubler..I troblé, ça trouble.
tróbla, v. r.  Troubler. Troubler. I youwa che troblé, la vue se trouble.Pouwon che tróblachyę tan kyè  ouon, ces  étudiants  en  vacances peuvent  «faire les fous» tant qu'ils veulent.   
trŏblachye, v. a.  Troubler légèrement. Troubler légèrement.
trobléŗą,  s. f.  Etourderie; coups  de fou.  Etourderie; coups  de fou. Chąon rin kyè féré dé tróbléŗą,ils ne savent faire que des étourderies.
tróbló   adv. Trouble. Trouble.Vió trobló, je vois trouble.
tróbló  s. m. et f.  Extravagant, fou. Extravagant, fou.
tróbló  s.m. Liquide trouble. Liquide trouble.   T'a rin ki'a fótre foura ou tórin ché tróbló, tu n'as qu'à jeter au torrent ce «trouble»
tróbló.  -bla,  adj.   Trouble.  Trouble.   D'éivoue tróbla de l'eau trouble. Adv. 
Tróblon Café au fond de la cafetière. Café au fond de la cafetière.
tróblón s.m. Liquide trouble, partic. en parlant du vin (fond du tonneau). Liquide trouble, partic. en parlant du vin (fond du tonneau).
tróca v. a. Troquer Troquer  Prov. Trócą pó trócą : échange pour échange.
trocą v. a.  Heurter. Heurter. Trocą contré dé moŗalé heurter contre des murs 
trocan s. m. et f.  Colosse d'homme.  Par  extens. Colosse d'homme. Ché kyën trócąn pó choun ādjyó ! quel colosse pour son âge!
trocan s. m. et f.  Gros morceau grosse pièce, Gros morceau grosse pièce, ona groucha trócan-nana dé póma, une très grosse pomme.  
trócha Syn. trontsèté. Syn. trontsèté.
trócha s.f. Faisceau de javelles de blé entre deux draps. Faisceau de javelles de blé entre deux draps.
tròchą v.a. Manger, dévorer. Manger, dévorer. Tandjyo ky'oun bąle, i tróché tòte, il dévore tout ce qu'on lui donne; bale a mëndjyę a tó tróchą, donner à manger autant qu'on en veut.  V. r. Che tróchą a tsanba, se casser la jambe.V. n. Tire pye tin kyè tròchéŗé i corda, tire jusqu'à ce que la corde casse.  Syn. brecą, choutą, cacha, rontre.
tròchą v.a. Rompre, briser, couper Rompre, briser, couper. tróchą w'éivoue couper l'eau, en rompre le cours. 
tróchāe, s. f.  Grosse coupure. Grosse coupure.
tróché, s. m. Dim. de tró.  Petit bout. Petit bout. T'a djya tsousóną oun bon tróché, tu as déjà fait un bon bout du bas.
trochįŗe, s. f. pl.  Nom de deux cordes fixant la charge sur le bât. Nom de deux cordes fixant la charge sur le bât.
trólą, s. f.  Pressurage, quantité de vendange pressée en une seule fois. Pressurage, quantité de vendange pressée en une seule fois.
trólé  v. a.  Pressurer, presser le marc du raisin surtout Pressurer, presser le marc du raisin surtout.Absol. Can trólé-vó, quand pressurez-vous?  Par extens. Regorger. Couler. Tó fou pra trólon w'éivoue, toutes ces prairies regorgent d'eau.
trólé , s. m. Vis du milieu du rouet. Vis du milieu du rouet.
trólé , s. m.  Le temps où l'on presse le vin. Le temps où l'on presse le vin. Tinkyè outre i trólé, jusqu'à l'époque du pressurage.
trole, s. f.  Liquide de qualité inférieure. Liquide de qualité inférieure.
trole, s. f.  Moût du dernier pressurage.  Moût du dernier pressurage. 
trólon, s. m.  Dernière goutte au fond d'un récipient; reste d'un liquide. Dernière goutte au fond d'un récipient; reste d'un liquide.
tron, s. m.  Tronc, chicot. Tronc, chicot.  I tron, dans la roue, c'est le moyeu.
tron,( i ) s. m.  Moyeu de la roue Moyeu de la roue
troncla, v. n.  Infecter, envenimer. Infecter, envenimer.
trône, s. m.  Trône. Trône.
tronpą, v. a.  Tromper. Tromper.V. r. Ch'è tronpa dé tsapéi, il s'est trompé de chapeau.Nó chin itą tronpą avouéi a vénindze, nous avons été trompés [surpris] avec la vendange. En ce sens on dit tronpą ën byin, tronpą ën mąwe, tromper en bien, en mal, selon que le résultat correspond ou non aux espoirs fondés.
tronpeŗį, s. f.  Tromperie. Tromperie.
tronpęta, s. f.  Trompette.  Trompette. 
tronpęta, s. m.  Joueur de trompette. Joueur de trompette.
tronpōo, -poja, s. m. et f.  Trompeur. Trompeur.
tronpyou, -ouja, adj.  Trompeur. Trompeur.
trontse, s. f.  Gros chicot. Gros chicot.
trontsé, s. m. Dim. de tron.  Petit chicot. Petit chicot.
trontséi, s. m.  Carrefour Carrefour. C'est ainsi qu'on appelle la croisée des routes au centre du village de St-Germain.
trontson, s. m.  Jeune arbre court et épais. Jeune arbre court et épais.Par extens. Garçon ramassé. Vën pa grou ché peti trontson, il ne grandit pas, ce petit bout d'homme.
trontsóné, s. m. Dim. De trontsón Petit bout d'homme. Petit bout d'homme.
tróouwe, s. f.  Défaut du fil [inégalité d'épaisseur à certains endroits, surtout du chanvre filé au rouet]. Défaut du fil [inégalité d'épaisseur à certains endroits, surtout du chanvre filé au rouet].
tróouwe, s. f.  Femme ou homme de mauvaise vie. Personne malpropre. Femme ou homme de mauvaise vie. Personne malpropre.
tróouwe, s. f.  Jeu. Jeu.
tróouwe, s. f.  Truie. Truie. I tróouwe l'a fé è catson, la truie a mis bas.Fig.  ||  || 
trópa, s. f.  Troupe, Troupe, ona trópa d'infąn, ona trópa dé dzò, une troupe d'enfants, un grand nombre de jours. L'a pa trópa, il n'y a pas beaucoup.
tróse, s. m.  Grosse pièce, masse Grosse pièce, masse.Syn. trocąn.
tróse, s. m.  Trot. Trot. L'è tòrdzò i tróse, elle va toujours au trot [femme pressée].
tróta, s. f.  Long chemin, trotte, distance. Long chemin, trotte, distance.
tróta, v. n.  Trotter. Trotter.
trótáe, s. f.  Action de trotter; trotte. Action de trotter; trotte.
trotchyę, v. a.  Frapper du front et des cornes, Frapper du front et des cornes, ó plo kyè trotson chon è béŗą, les béliers sont ceux qui frappent le plus du front et des cornes.
troubödou Original. n. m. Original.
troue, s. m.  Pressoir. Pressoir.
trouédįyąn, s. m.  Treillis, toile ouvrée. Treillis, toile ouvrée. Cf. trouédzó, plus usité.
trouédjyą, -djyāe, adj.  Ouvré, treillissé, croisé. Ouvré, treillissé, croisé.
trouédjyę, v. a.  Faire de l'étoffe croisée, du treillis. Faire de l'étoffe croisée, du treillis.
trouédzó, adj.  Ouvré, croisé. Ouvré, croisé. Dé chąkyé trouédzó é sinląn, des sacs «triégés» et à fil simple.
trouédzó, s. m.  Treillis, toile ouvrée Treillis, toile ouvrée. En fr. pop. «triège». || Adj. 
trouéŗą, s. f.  Saleté, sens propre et figuré. Saleté, sens propre et figuré.
trouwa, s. f.  Trouvaille. Trouvaille. T'a fé 'na dzinta trouwa, tu as fait une jolie trouvaille.
trówą, v. n.  Trouver Trouver. Tsąse é to trowéŗé, cherche et tu trouveras.  Prov. Tsękyé pya trowé cha bóta, tsękyé méitron trówé choun cowêe, chaque pied trouve son soulier, chaque seillon trouve son couvercle. 11 V. r. Tó ché tróoué, tout se retrouve.
trówéta, s. f.  Tussilage Fleur du tussilage.A Grim., fleur de pissenlit.
trwa (1), adj. num.  Trois. Trois. Ne se rencontre que dans l'expr. i régle dé trwa, la règle de trois.
trwa , adv.  Trop. Trop. L'è myó trwwa tsa kyè troua fri, mieux vaut trop chaud que trop froid.  Pas beaucoup, pas assez. Mè pa trwa, n'en mets pas beaucoup; sti pan l'è pa troua echoui, ce pain n'est pas assez rassis. || Dé troua, de trop.
tsa , s. m.  Huche, grand coffre à grains, noix, fruits séchés ayant des compartiments et un couvercle oblique. Huche, grand coffre à grains, noix, fruits séchés ayant des compartiments et un couvercle oblique.
tsa , tsąda, adj.  Chaud. Chaud. Dé chopa bóna tsąda, de la soupe bien chaude. Adv. Fóou bire ni troua tsa ni troua fri, il ne faut boire ni trop chaud ni trop froid. s. m. Fé ni fri ni tsa, il ne fait ni froid ni chaud; ou tsa dou tin, au temps chaud; chéi tó móouwa dé tsa, je suis toute mouillée de chaud.
tsa, prép.  L'un après l'autre. L'un après l'autre. Van derën ën w'élije óŗa tsa oun, maintenant ils entrent à l'église l'un après l'autre, un à un. Tsa ché kyè, à mesure que quelqu'un; tsa ché kyè l'è atrapį fóou paé, à mesure que quelqu'un est pris, il doit payer Loc. adv. Tsapóou, doucement, peu à peu. Voy. tsapóou.
tsa, s. f.  Chaleur. Chaleur. Vwi l'a fé 'na brota tsa, aujourd'hui il a fait une très grande chaleur.
tsa, s. f.  Chaux. Chaux. Cówą a tsa, couler la chaux: la liquéfier et la laisser couler dans un trou pratiqué dans le sol; i fòon da tsa, le foulon à chaux.
tsaą, s. m.  Cheval. Cheval. C'est l'ancienne forme du mot tsooua, qui a prévalu maintenant; tsaą s'est maintenu dans les formes composées: carba dé tsaą, panier pour le transport à dos de mulet; motse dé tsaą, mouche jaune s'attachant aux bêtes de somme.
tsābló, s. m.  Couloir pratiqué dans les forêts en pente pour dévaler le bois. Couloir pratiqué dans les forêts en pente pour dévaler le bois.
tsābôrnyó, s. m.  Cheval borgne, littéralement. Celui qui court rapidement sans regarder ni à gauche ni à droite. Cheval borgne, littéralement. Celui qui court rapidement sans regarder ni à gauche ni à droite.
tsācha, s. f. Apprêt de la toile. Mélange de farine et de suif pour rendre la toile plus raide. Apprêt de la toile. Mélange de farine et de suif pour rendre la toile plus raide.
tsāchą, v. a.  Apprêter la toile au moyen de la tsācha. Apprêter la toile au moyen de la tsācha.
tsachó, s. m.  Liquide brassé et peu propre. Liquide brassé et peu propre.
tsachobla, s. f.  Chasuble. Chasuble.
tsachótą, v a.  Remuer un liquide avec les mains, le brasser, le salir Remuer un liquide avec les mains, le brasser, le salir. L'è pa méi bon i caféi can l'è tan itą tsachótą, le café n'est plus bon quand il a été tellement brassé.Absol. Chon tsękyé vouārba a tsachótą derën pé ché tórin, ils sont à tout moment à s'amuser dans ce torrent. || Grimisuat: tsasótą.
tsachoutéŗéi, s. m.  Qui aime à s'amuser avec l'eau. Qui aime à s'amuser avec l'eau.
tsachouteŗi, s. f.  Action de brasser l'eau. Action de brasser l'eau.
tsacrou, -ouja, adj.  Humide Humide.Composé de tsa et crou
tsāda, s. f.  Petit-lait, après la récupération du sérac. Petit-lait, après la récupération du sérac.
tsadamįn, adv.  Chaudement. Chaudement.
tsafouën Matou à gros poils. Matou à gros poils.
tsafouēn, s. m.  Matou. Matou.
tsafouené, s. m. Dim. De tsafouēn  Petit chat mâle. Petit chat mâle.
tsagrēn, s. m.  Chagrin. Chagrin.
tsagreną , v. a.  Chagriner.  On dit aussi ëntsagreną. Chagriner.  On dit aussi ëntsagreną.
tsagreną, -āe, part, et adj.  Chagriné, affligé. Chagriné, affligé.
tsamò, s. m.  Chamois.  Chamois. 
tsamò, s. m.  Coureur intrépide. Coureur intrépide.
tsan , s. m.  Champ. Champ. N'ën metou ché tsan ën pra, nous avons mis ce champ en pré.  Les expr. aa en tsan, étr'ën tsan, parti ën tsan, tòrną d'ën tsan se disent du bétail et du berger qui le garde. Toutes ces expressions peuvent avoir un compl. indir. indiquant le genre du bétail: aa en tsan i fąé, aller paître les moutons; ën tsan, aux champs, aux pâturages.Le mot tsan s'emploie souvent pour «labour». N'ën ó tsan dèmąn, demain nous labourons les champs. Cf. ëntsąn.
tsan , s. m.  Son, bruit qui frappe l'oreille.  Son, bruit qui frappe l'oreille.  Dev. Kyè pąche chou ó Roun-nó chën féréonbra?-i tsan da close, qu'est-ce qui passe sur le Rhône sans faire d'ombre? - le son de la cloche.
tsąna, s. f.  Broc d'étain à couvercle pour le vin, «channe». Broc d'étain à couvercle pour le vin, «channe». ona tsąna dé cartéŗon, dé demyepó, dé pó, une channe de trois litres, de demi-pot, de pot.
tsaną, s. f.  Contenu d'une channe. Contenu d'une channe.
tsąnba, s. f.  Jambe Jambe. Ě tsąnbé da tabla, etc.; les pieds de la table.
tsanbąwa, s. f. Fil qui, en dévidant, tombe à côté du dévidoir.  Fil qui, en dévidant, tombe à côté du dévidoir.
tsanbéŗó Trois gerbes (dzêrba) attachées ensemble, servant à façonner le tas de blé. Trois gerbes (dzêrba) attachées ensemble, servant à façonner le tas de blé.
tsanbęró, s. m.  Ecrevisse.  Signe du zodiaque. Ecrevisse.  Signe du zodiaque.
tsanbeŗótą, v. n.  Marcher à petits pas et sans sécurité. Marcher à petits pas et sans sécurité. L'itą grantin maadó, óŗa chorte foura, todri kyè pou tsanbeŗótą, il a été longtemps malade, maintenant il sort, mais il peut à peine marcher.
tsanbeŗou, -ŗouwa, adj. et s. m. et f.  Haut sur jambes, bien découplé. Haut sur jambes, bien découplé.
tsanbeta, s. f.  Jambon. Jambon. N'ën chou a tsanbeta, le jambon est en train de cuire.
tsąnbra, s. f.  Chambre. Chambre. Ne pas confondre  tsąnbra    avec    piló.    La chambre est de plus petite dimension, à côté du pįló. Tsąnbra dou pan, chambre attenante au four et où l'on pétrit le pain.
tsanbréta, s. f. Dim. de tsąnbra.  Chambrette servant d'office, de garde-manger, de réduit. Chambrette servant d'office, de garde-manger, de réduit.
tsanbri, s. m.  Ce mot désigne celui qui conduit les filles d'honneur à la Fête-Dieu. Cf. le fr. chambrier. Ce mot désigne celui qui conduit les filles d'honneur à la Fête-Dieu. Cf. le fr. chambrier.
tsanbride, s. f.  Fille d'honneur à la Fête-Dieu. Fille d'honneur à la Fête-Dieu.
tsanbron, s. m.  Petit réduit, très petite chambre. Petit réduit, très petite chambre.
tsancréé,v.n.  Récriminer. Récriminer. Tsancrįé pa todrį kyè drome, ce n'est que pendant qu'elle dort qu'elle ne récrimine pas.
tsancró, s. m.  Chancre. Chancre. I tsancró di dzenelé, la pépie; l'a dąvoué chorte dé tsancró, ché kyè róoudzé é ché kyè cré, il y a deux sortes de chancre, celui qui ronge et celui qui croît [tumeur].
tsand v. tr. Frôler. v. tr. Frôler.
tsandeouį, s. m.  Chandelier. Chandelier.
tsandewouŗa, s. f.  Chandeleur. Chandeleur.
tsandįwa, s. f.  Chandelle. Chandelle.
tsandįyę, v. a.  Changer, échanger. Changer, échanger. Tsandjyę a tsemijé, è j-ālon, changer de chemise, d'habits; tsandzin w' échôo, s'to ou, échangeons notre lot [de bois d'affouage], si tu le veux.
tsandįyę, v. n.  Changer  I tin va tsandįyę, le temps va changer; tsandįyę dé bréi, changer de bras [en portant un panier, p. ex.]
tsandįyę, v. r.  Se changer. Se changer. Tsąndze tè, t'éi tó móouse, change-toi, tu es tout mouillé.  Se relayer. Che tsąndzon tui è kyëndze dzò, ils se relaient tous les 15 jours.
tsandzémįn, s. m.  Changement. Changement.
tsąndzó, s. m.  Change, échange. Change, échange. N'ën rin ganyą ou tsąndzó, nous n'avons rien gagné au change.
tsanéta, s. f. Dim. de tsąna.  Burette, petite channe Burette, petite channe. Mochōo vën ënséi avouéi è tsanété, le curé arrive avec les burettes [pour dire la messe].
tsanfrą Il Manger beaucoup et rapidement. Il Manger beaucoup et rapidement.
tsanfrą, v. a.  Chanfreiner.  Chanfreiner.   Syn. tsarcótą.
tsanfrą, v. a.  Taillader. Taillader.
tsani, s. m.  Etagère où l'on met les channnes, les verres, les tasses. Buffet de cuisine. Etagère où l'on met les channnes, les verres, les tasses. Buffet de cuisine.
Tsanpéé via Chasser. Chasser.
tsanpéé, v. a.  Pousser un animal, un homme devant soi, poursuivre. Pousser un animal, un homme devant soi, poursuivre. L'ítą tsanpéą di vouéipé, il a été poursuivi par les guêpes. È j-infan che tsanpïon pó ché meŗóouwą, les enfants se poursuivent pour s'amuser.
tsanplanóou, s. m.  Espèce de poire. Espèce de poire.
tsanplanóou, s. m.  Habitant de Champlan. Habitant de Champlan.
tsanson, s. f.  Chanson.  Chanson. Tsąnté dé plo béoué tsanson, il chante de magnifiques chansons.L'è tòrdzò i méima tsanson, c'est toujours la même histoire; chin l'è itą on'ątra tsanson, ç'a été un autre ton.
tsansóna, v. a.  Gronder. Gronder. L'a tsansóna 'na vouąrba, il a grondé un moment.
tsansónéta, s. f. Dim. de tsanson.  Chansonnette. Chansonnette.
tsanta , s. m.  Chicane. Chicane. L'a fé oun tsanta outòr dé mè, il s'est mis à chicaner à mon sujet.
tsanta , v. a.  Chanter, Chanter, w'ëncoŗą l'a pa tsanta a mécha voui, le curé n'a pas chanté la messe aujourd'hui.  V. n. È paijan ąn-mon pa fou kyè tsąnton é fou kyè dąnson, les paysans n'aiment pas ceux qui chantent et ceux qui dansent.
tsantaplouŗa, s. f. Chantepleure, personne qui passe sans interruption du rire aux larmes. Chantepleure, personne qui passe sans interruption du rire aux larmes. On aime à leur dire alors: tsanta, plouŗa, biįe ó cou dé w'ąnó gri, chante, pleure, baise le derrière de l'âne gris. Tsantaplouŗa est le nom du coquelicot à Grimisuat.
tsantaplouŗa, s. f. Entonnoir dont le col qui entre dans le vase n'est pas ouvert au bout, mais percé de petits trous tout autour. Entonnoir dont le col qui entre dans le vase n'est pas ouvert au bout, mais percé de petits trous tout autour.
tsąnte, s. m.  Chantre d'église; rarement chanteur.  Chantre d'église; rarement chanteur.  Prov. Gran tsąnte, gran dąnse, jaméi d'avąnsó, grand chanteur, grand danseur, jamais d'avance.
tsantéi, s. m.  Côté. Côté. Usité seulement dans l'expr. dé tsantéi, de côté, penché, oblique, de chant; to tën dé tsantéi a tâcha, ton-mé tòte, tu tiens la tasse obliquement, tout se verse.
tsanton, s. m.  Pan de mur Pan de mur. È cątró tsanton da grąndze, les quatre pans de mur de la grange.
tsantóné, s. m. Dim. de tsanton.  Petit pan de mur. Petit pan de mur.
tsantöo, tsantoja Chanteur. n.m. et f. Chanteur. V. tsanta, chantre.
tsanyeré Chênaie. V. lieu-dit. Lex. tsanyó. n. f. Chênaie. V. lieu-dit. Lex. tsanyó.
tsanyéte, s. m. Dim. de tsānyó.  Petit chêne. Petit chêne.
tsānyó, s.m. Chêne. Chêne.
tsaoną, v. n.  Achever. Achever. È récò che vįon tsaoną, les regains vont être achevés. Absol. Arriver à bout. Avouéi dóou maadó oun chaïé pa āvoue che bale da téita, é bin n'ën bramįn pochou tsaoną, avec deux malades on ne savait où donner de la tête, eh bien ! nous avons pu venir à bout [du travail].
tsaonäe Douleur lancinante.  n. f. Douleur lancinante. Svn. pouëntchvae.
tsaōo, s. f.  Chaleur Chaleur. Fé 'na brota tsaōo, il fait une forte chaleur.
tsaoun Var. tsaon. Dernière partie de terrain ou d'un objet. N'ën chéea ó pra tanky'a tsaon, nous avons fauché le pré jusqu'au bout, Var. tsaon. Dernière partie de terrain ou d'un objet. N'ën chéea ó pra tanky'a tsaon, nous avons fauché le pré jusqu'au bout,
tsaoun, s. m.  Bout, extrémité, fin d'un ouvrage. Bout, extrémité, fin d'un ouvrage. Ha vāe l'a pa dé tsaoun, ce chemin est sans fin; a tsaoun dou pra, au bout du pré; chéi vyou a tsaoun, j'arrive à la fin de ma vie, litt, je suis vieux à l'extrême.
tsapaoïįéta, s. f. Dim. de tsapąwa  Oratoire. Oratoire.
tsapąwa, s. f.  Chapelle. Chapelle.
tsapéi, s. m.  Chapeau.  Chapeau.  On appelle aussi tsapéi les javelles qui couronnent le «tas» de blé sur le champ et aussi le 
tsapéi, s. m.  Couvercle de l'alambic. Couvercle de l'alambic.
tsapéi, s. m.  Javelles qui couronnent le «tas» de blé sur le champ Javelles qui couronnent le «tas» de blé sur le champ
tsapën, s. m.  Crochet pour remuer les billes. Harpon, grappin. Crochet pour remuer les billes. Harpon, grappin.
tsapeną, v. a.  Travailler avec le tsapën. Travailler avec le tsapën. Tsapenāé hé bęlé cómin che ęché remâcha dé fin avouéi ó ratéi, il déplaçait ces billes avec le tsapën comme s'il ramassait du foin avec le râteau.
tsapéwą, s. f.  Contenu d'un chapeau. Contenu d'un chapeau. ona tsapéwą dé prevouį, un chapeau rempli de poires.
tsapéwé    Chapelet.  [cinq dizaines]. Le rosaire (rójéiró) comprend trois chapelets. Chapelet.  [cinq dizaines]. Le rosaire (rójéiró) comprend trois chapelets.
tsapéwé  , s. m.  Chapelet (prière). Chapelet (prière). Prin ó pāte pó préé ó tsapéwé, prends le chapelet pour réciter le rosaire.
tsapéwé , s. m. Dim. de tsapéi  Petit chapeau, couronne, diadème. Petit chapeau, couronne, diadème. I vwivra l'a metou ba ó tsapéwé déeąn ky'aą derën w,éivoue, la «Vouivre» a déposé son diadème avant d'entrer dans l'eau.
tsaplą, v. a.  Tailler, hacher, couper, mettre en morceaux. Tailler, hacher, couper, mettre en morceaux. Tsaplą dé bóou, couper du bois; è raté l'an tó tsaplą a pâle, les souris ont tout coupé la paille.
tsaplabó°", s. m.  Coupeur de bois, bûcheron. Coupeur de bois, bûcheron.
tsaplacouēe, s. m.  Coupe-cuir, cordonnier. Coupe-cuir, cordonnier.
tsaplafįn, s. m. Litt,  Coupe-foin.  Coupe-foin. 
tsaplafįn, s. m. Litt,  Espèce de lézard vivant dans l'herbe, plus gros que le lézard gris. Espèce de lézard vivant dans l'herbe, plus gros que le lézard gris.
tsaplapale Hache-paille. n. m. Hache-paille.
tsaplon, s. m.  Morceau de fruit séché au soleil ou au four.  Morceau de fruit séché au soleil ou au four. 
tsaplon, s. m.  Petit morceau d'une chose tailladée ou coupée. Petit morceau d'une chose tailladée ou coupée. Féré dé tsaplon pó planta, couper des pommes de terre en morceaux pour planter. Naturellement, on prend soin de laisser au moins un œil à chaque morceau. L'air, connaît «chaplon» au sens de débris, décombres.
tsaplóną, v. a.  Taillader, faire des tsaplon. Taillader, faire des tsaplon.
tsaplóné, s. m. Dim. de tsaplon.  Petit morceau. Petit morceau.
tsaplótą, v. a. Fréq. de tsaplą.  Tailler, hacher, découper maladroitement. Tailler, hacher, découper maladroitement. Tsaplótą ché byo wanbrį dé dra, tailler mal à propos cette belle pièce de drap; l'an tsaplótą oun avouéi ó coutéi, ma iron pa préonté è talé, ils ont tailladé un homme à coups de couteau, mais les blessures n'étaient pas profondes.
tsaplotąé, s. f.  Quantité d'objets tailladés, découpés Quantité d'objets tailladés, découpés. Kyënta tsaplótāé, oun vi pa kyè dé mouêe dé dra pè tui è couën é cąró ! quel massacre ! On ne voit que des morceaux de drap dans tous les coins!
tsapóou, adv.  Doucement, lentement. Doucement, lentement. Cf. tsa póou.
tsapótą Couper du bois en lamelles avec un couteau. Couper du bois en lamelles avec un couteau.
tsapótą Maigre.  Maigre.
tsapóta, s. f.  Copeau de bois que le charpentier enlève d'une bille en l'équarrissant. Copeau de bois que le charpentier enlève d'une bille en l'équarrissant.
tsapóta, v. a.  Dégrossir du bois avec une hache. Dégrossir du bois avec une hache.
tsapóta, v. a.  S'amuser avec un couteau à taillader du bois. S'amuser avec un couteau à taillader du bois.
tsapouį, s. m.  Charpentier. Charpentier.
tsapouijye, v. n.  Faire le charpentier, tailler ou sculpter du bois; menuiser, charpenter. Faire le charpentier, tailler ou sculpter du bois; menuiser, charpenter.
tsapoutéŗé, s. m.  Mauvais ouvrier sur bois. Mauvais ouvrier sur bois.
tsapouteŗi, s. f.  Mauvais travail sur bois. Mauvais travail sur bois.
tsāpyą, v. n.  Attendre, patienter. Attendre, patienter. To poŗi tsāpyą oun mómąn, tu pourrais attendre un moment.
tsarą, s. f.  Contenu d'un char, charretée Contenu d'un char, charretée
tsarą, s. f.  Grande quantité. Grande quantité.
tsaraó°"ta Surnom donné aux Saviésans, signifiant peut-être littéralement char à voûte. Les Saviésans l'employaient pour les foires à Sion.Var. tsara°"ta.  Surnom donné aux Saviésans, signifiant peut-être littéralement char à voûte. Les Saviésans l'employaient pour les foires à Sion.Var. tsara°"ta. 
tsaŗaóouta, s. f.  Charogne, bête périe. Charogne, bête périe. Terme d'injure au sens flg. et atténué de charogne.êrba tsaŗaóouta, plante fréquente dans les vignes, produisant des baies noires qui sont regardées comme poison: morelle noire. Voy. sous êrba.
tsaŗapën, s. m.  Mauvais temps avec première neige. Mauvais temps avec première neige.
tsaratën, s. m. Dim. de tsaré.  Petit char. Petit char.
tsaratóną, s. f.  Ornière. Ornière.
tsarbon, s. m.  Charbon. Charbon.
tsarbóna, v. a.  Charbonner, noircir, brûler un peu. Charbonner, noircir, brûler un peu.
tsarbóné, s. m. Dim. de tsarbon.  Petit charbon. Petit charbon.
tsarboni, s. m.  Charbonnier. Charbonnier.
tsarboniŗe, s. f.  Cuisage. Cuisage.
tsarcótą, v. a.  Charcuter. Charcuter. Pòrkye tsarcótą chin dinché? pourquoi charcuter cela de pareille façon?
tsarcótchyè, s. m.  Charcutier. Charcutier.
tsarcoujé, s. f. pl.  Ensemble des objets pour faire le fromage. Ensemble des objets pour faire le fromage.
tsarcoutéŗéi, s. m.  Boucher amateur. Boucher amateur.
tsarcoutri, s. f.  Charcuterie. Charcuterie.
tsardjyę, -djyāe, adj.  Chargé. Chargé.
tsardjyę, v. a.  Charger. Charger. L'è jostamin apréi tsardjye ó féméi, il est justement en train de charger le fumier. Tsardjye a pipa, bourrer la pipe. Tsardjyę ó petsāa, charger le fossoir, y ajouter de l'acier quand les pointes sont trop usées. Voy. ëntsardjyę.
Tsardon pêe Chardon bleu des alpes (Eryngium alpinum). Chardon bleu des alpes (Eryngium alpinum).
tsardon, s. m.  Chardon. ,  Chardon. , 
tsardóné, s. m.  Chardonneret. Chardonneret.
tsārdze, s. f.  Charge. Charge. L'è a tsārdze da comona, il est à la charge de la commune. 
tsārdze, s. f.  Quantité d'acier avec laquelle on acère un fossoir, un pic, etc. Quantité d'acier avec laquelle on acère un fossoir, un pic, etc.
tsardzecóou (a), loc. adv.  Sur le cou. Se dit de toute charge que le paysan porte sur la nuque. Sur le cou. Se dit de toute charge que le paysan porte sur la nuque.
tsardzémįn, s. m.  Chargement. Chargement.
tsārdzéta, s. f. Dim. de tsārdze.  Petite charge. Petite charge. Emplois subalternes auxquels le conseil communal nomme le mercredi des Cendres: métré è tsardzété, c.-à-d. bouāti, faéróou, êrdjyou, vouąrda di mêįn, nommer aux petites charges de berger des génissons, berger des moutons, surveillant des bisses, garde des mayens.
tsaré, s. m.  Char. Char. I tsaré da réicha, le chariot de la scierie.
tsaréé  Faire inscrire les droits d'eau au Torrent-Neuf chez le compotiste. Faire inscrire les droits d'eau au Torrent-Neuf chez le compotiste.
tsaŗéé, v. a.  Charrier. Charrier. Tsaŗéé w'éivoue, charrier l'eau: départager l'eau des bisses, la diriger tantôt ici, tantôt là.
tsaréta, s. f.  Bois de lit, châlit; lit très bas se roulant sous un lit élevé. Bois de lit, châlit; lit très bas se roulant sous un lit élevé.
tsarfenę, v. a.  Griffer, égratigner. Griffer, égratigner. Syn. pyóoutą.
tsarfi , -fįte, adj.  Tapissé de, plein de. Tapissé de, plein de. L'è tó tsarfi dé motsé, c'est plein de mouches.
tsarfį , v. a.  Mettre en grande quantité, bourrer. Mettre en grande quantité, bourrer.
tsarfólé, s. m.  Cerfeuil. Cerfeuil.
tsarfon, s. m.  Chou cuit. Chou cuit. N'ën dé tsarfon é dé tsêe pó deną, nous avons des choux et de la viande pour dîner.
tsariŗe, s. f.  Route charretière, chemin carrossable. Route charretière, chemin carrossable.
tsarita, s. f. Dim. de tsarą  Petite charge sur un char. Petite charge sur un char.
tsārla, s. f.  Sillon fait dans l'herbe, la neige. Sillon fait dans l'herbe, la neige.
tsarlą, v. a.  Ouvrir un passage, dans l'herbe, la neige. Ouvrir un passage, dans l'herbe, la neige.
tsarlata v. tr. Commérer. Syn. tsarlatana. Lex. tsarla. v. tr. Commérer. Syn. tsarlatana. Lex. tsarla.
tsarląta, s. f.  Longue pièce de bois qui forme la bordure d'un toit. Chanlate. Longue pièce de bois qui forme la bordure d'un toit. Chanlate.
tsarlatan, s. m.  Blagueur, charlatan. Il Revendeur qui vante sa marchandise en plein air. Blagueur, charlatan. Il Revendeur qui vante sa marchandise en plein air.
tsarlataną, v. n.  Parler beaucoup; faire le charlatan. Parler beaucoup; faire le charlatan.
tsarlatané, s. m. Dim. de tsarlatan. Petit charlatan.  Petit charlatan.
tsarlataneŗį, s. f.  Charlatanerie. Charlatanerie.
tsar, s. m.  Mâchoire. Mâchoire. Mena ó tsarlé, parler beaucoup.
tsarléta, s. f.  Femme parlant continuellement. Femme parlant continuellement.
tsarlouénó, s. m.  Chanoine. Chanoine.
tsarmwejiri Rhume de cerveau prolongé. n. f. Rhume de cerveau prolongé. V. ëntsarmojya.
tsarnyóou, s. m.  Trognon de chou. Trognon de chou.
tsaroouwi, s. m.  Homme qui travaille avec la charrue. Homme qui travaille avec la charrue.
tsaŗópa, s. f.  Charogne, bête périe. Charogne, bête périe.
tsaŗópa, s. f.  Fainéant. Fainéant.
tsaŗópa, s. f.  Terme injurieux. Terme injurieux. Kyënta tsaŗópa dé côo! quel triste sire!
tsarópeŗį, s. f.  Gens sur lesquels on ne peut compter. Gens sur lesquels on ne peut compter. I jaméi you ona tsaŗópeŗi dé moundó dinché, je n'ai jamais vu une engeance de gens comme cela. Vilenie.
tsarótą, v. a.  Charrier. Charrier. I Roiun-nó tsarótăé dé caron, le Rhône charriait des blocs [de glace].
tsarótą, v. a.  Transporter sur les épaules en plusieurs fois Transporter sur les épaules en plusieurs fois
tsarótāe, s. f.  Charge, ce qu'on porte sur les épaules en une fois. Charge, ce qu'on porte sur les épaules en une fois.
tsarotįŗe, s. f.  Fronde Fronde. Pó acoulį rlouįn oun galóou fóou a tsarotiŗe, pour lancer loin une pierre, il faut la fronde.
tsarotįŗe, s. f.  Torrent qui charrie beaucoup de gravier, de sable. Torrent qui charrie beaucoup de gravier, de sable.
tsaŗoupą, v. a.  Faire un travail à la diable.  Faire un travail à la diable. 
tsaŗoupą, v. a.  Saboter. Saboter.
tsarowe, s. f.  Charrue. Charrue.La charrue ancienne s'appelait í chwa di cątró.
tsarowe, v. n.  Labourer, travailler avec la charrue. Labourer, travailler avec la charrue. L'an déstrą brote tsarową, ils ont labouré grossièrement.
tsarowéta, s. f. Dim. de tsarowe,  petite charrue. petite charrue.
tsarpeną, v. a.  Défaire la laine après la tonte. Défaire la laine après la tonte Fig. Embrouiller. adj. Qui a la pelade.
tsarpenāe, s. f.  Action de défaire la laine. Action de défaire la laine.
tsarpenāe, s. f.  Dispute, bagarre subite. Dispute, bagarre subite.
tsarpeneŗi, s. f.  Mauvais travail, Mauvais travail, ona tsarpeneŗi dinché ? na! un pareil travail? non!
tsarpitą, v. a. Dénigrer. Dénigrer. Ché che ache pa tsarpitą cómin n-o ou, celui-là ne se laisse pas dénigrer comme on veut.
tsarpitą, v. a. Fouler, presser sous les pieds.  Fouler, presser sous les pieds. 
tsarvouą, s. m.  Morceau d'os.Syn. sępre. Morceau d'os.Syn. sępre.
tsarvouacheŗį, s. f.  Mauvais travail, surtout fait de mal faucher. Mauvais travail, surtout fait de mal faucher.
tsarvouachyę, v. a.  Mal faucher. Mal faucher.
tsarvwachyę     Mal travailler. Mal travailler.
tsąse , s. f.  Pente. Pente. L'a dé pląche kyè w'éivoue pou pa eni ënséi, l'a pa prou dé tsâse, il y a des endroits où l'eau ne coule plus, il n'y a pas assez de pente.
tsăse, s. f.  Chasse.   Chasse.  
tsăse, s. f.  Recherche. Recherche. Féré ona tsâse = dé rétsăse, rechercher qqn.
tsāsé, s. f. pl.  Chausses. Chausses. Prov. Dzin ën fâche, brot'ën tsāsé, joli en langes, vilain en haut-de-chausses.
tsasyą, -yāe, adj.  Recherché, spécialisé . Recherché, spécialisé .  Fou j-ovrį tsasyą dinché fóou oué je paé tchyè, ces ouvriers recherchés [spécialisés], il faut les payer cher.
tsasyę  , v. a.  Chercher, rechercher. Chercher, rechercher. Tsąse é to trouweŗéi, cherche et tu trouveras.
tsasyę  , v. a.  Presser. Presser. O-n-è tāmin tsasyą óŗa, on est tellement pressé [par l'ouvrage] maintenant.
tsasyę , v. a.  Déchausser, en parlant de la vigne. Déchausser, en parlant de la vigne. C'est creuser auprès du cep afin de découvrir les rejetons nuisibles et les racines qui ont poussé trop près de la surface du sol, et de les couper.
tsasyou, s. m.  Chasseur. Chasseur. Dé tsasyou batâa, des braconniers.
tsāsyou, s. m.  Homme, par oppos. à femme. Homme, par oppos. à femme. Dérivé de tsąse.
tsăta, s. f.  Chatte. Chatte.
tsatąnye, s. f.  Châtaigne. Châtaigne.
tsatąnye, s. f.  Vache au pelage brun marron ou fauve foncé. Vache au pelage brun marron ou fauve foncé.
tsatanyę, s. m.  Châtaignier. Châtaignier.
tsatawąn, s. m.  Juge de commune. Juge de commune.  Du lat. castellanus.
tsatawané, s. m. Dim. de tsatawąn  Petit juge. Petit juge.
tsãte, s. m.  Chat. Chat.
tsātéi, s. m.  Château. Château.
tsātéi, s. m.  Tas considérable. Tas considérable. Oun tsātéi dé përé, un amas de pierres.
tsatéibòkye Lieu-dit, forêt à l'ouest du Prabé. Lieu-dit, forêt à l'ouest du Prabé.
tsatéibòkye, s. m.  Château branlant. Château branlant.
tsatète, s. m. Dim. de tsate.  Petit chat. Petit chat.
tsatéwé Lieu-dit, Gsteig ou Châtelet. Lieu-dit, Gsteig ou Châtelet.
tsatéwę, s. m. Jeu d'enfants: tas de quatre noix dont l'une est placée sur les trois autres. Jeu d'enfants: tas de quatre noix dont l'une est placée sur les trois autres.
tsatéwę, s. m. Dim. de tsatéi.  Petit château.  Petit château. 
tsati, s. m.  Ami des chats. Ami des chats.
tsātin, s. m.  Eté. Dé tsatįn, en été. Eté. Dé tsatįn, en été.
tsăton , s. m.  Chaton, fleurs de certains arbres (noyer, coudrier, saule, etc.). Chaton, fleurs de certains arbres (noyer, coudrier, saule, etc.).
tsăton , s. m. Dim. de tsate.  Petit chat. Petit chat.
tsatóna, v. n.  Mettre bas, en parlant de la chatte. Mettre bas, en parlant de la chatte.
tsatrą, v. a.  Châtrer. || Syn. cópą. Châtrer. || Syn. cópą.
tsavę, s. m.  Gaillet grateron (Galium aparine). Gaillet grateron (Galium aparine).
tsavę, s. m.  Tige d'orge qui pousse en retard.  Tige d'orge qui pousse en retard. 
tsąvoua, s. f.  Corneille des montagnes. Corneille des montagnes.
tsavouéé,   v. a.    Ménager,   épargner, économiser. Ménager,   épargner, économiser. Tsavouéé è tsąnbé, épargner ses jambes; tsavouéé è j-ālon, soigner ses habits.
tsawąndra, s. f.  Nom de vaches à flancs et ventre blancs. Même mot à Nendaz. Nom de vaches à flancs et ventre blancs. Même mot à Nendaz.
tsawatĕn, s. m. Dim. de tsawé. Petit chalet.  Petit chalet.
tsawaton, s. m. Dim. péjor. de tsawé.  Mauvais petit chalet. Mauvais petit chalet.
tsawé, s. m.  Chalet. Dans les mayens, le chalet un peu moins primitif comprend le local où se fait le fromage, de là on pénètre de plain-pied dans le grenį où l'on conserve le fromage, et dans la grange qui abrite le foin et un lit. Sous la grange s'étend l'étable. Aujourd'hui la plupart des chalets ont une chambre. Rousseau est le premier qui ait employé le mot chalet en français. Cf. Annales J.-J. Rousseau, III, 40.
tsawé, s. m. Suite Chalet. Chalet. È tsawé déean, les chalets de devant. On nomme ainsi les chalets de l'alpage de Tsanfleuron par opposition à ceux du Sanetsch, où le bétail des cinq montagnes de Savièse se trouve pendant quelques semaines de l'été Les chalets de la haute montagne ne sont guère que des huttes se composant de quatre murs et d'un toit. 
tsawën, s. m.  Eclair Eclair. Dé tsawën dou byo tin, les éclairs non suivis de coups de tonnerre.L'afr. a chaline et chalin, qui désignent chaleur et commencement d'orage.
tsaweną, v. n.  Faire des éclairs sans coups de tonnerre. Faire des éclairs sans coups de tonnerre.
tsawenäe Douleur lancinante. Douleur lancinante. L'aie défé tsawenéi ba pé a tsanba, il avait de ces lancées dans la jambe.
tsawenąe, s. f.  Action de faire des éclairs.  Action de faire des éclairs. 
tsawenąe, s. f.  Grand discours enflammé. Grand discours enflammé.
tsawi, v. impers.  Chaloir, convenir Chaloir, convenir. I tsa adrį dé mëndjyę can arouwe on'ouŗa, il convient vraiment de manger quand arrive 1 heure! Tsa pa? - na, pas envie? - non. || Cf. ëntsawį.
tsawinde Var. tsaouindré. Possible mot tiré d'une légende où le Père Chalande amenait les marchandises, les cadeaux, comme un chaland (bateau). Prov. Tsaouindré f ri, éj-épya redó, Noël froid, les épis raides (vigoureux, inflexibles). Var. tsaouindré. Possible mot tiré d'une légende où le Père Chalande amenait les marchandises, les cadeaux, comme un chaland (bateau). Prov. Tsaouindré f ri, éj-épya redó, Noël froid, les épis raides (vigoureux, inflexibles).
tsawįnde, s. f.  S'emploie sans article. Noël. S'emploie sans article. Noël. A Tsawįnde, à Noël.
tsębó, s. m.  Nom familier de la chèvre; on se sert aussi de ce mot pour l'appeler. Nom familier de la chèvre; on se sert aussi de ce mot pour l'appeler.
tséchąche, s. f.  Tique, insecte en forme de punaise qui s'attache à la peau des moutons.Grim. chétsąche. Tique, insecte en forme de punaise qui s'attache à la peau des moutons.Grim. chétsąche.
tsechówé, s. m.  Dans une boîte rectangulaire, les deux petits côtés. Dans une boîte rectangulaire, les deux petits côtés.
tsecoun, tsecona, pron. ind.  Chacun. Chacun. Tsecoun pó ché, chacun pour soi.
tsêe croua Viande séchée Viande séchée
tsêe, s. f. Viande, chair. Viande, chair. Dé tsêe croua, de la viande séchée; tsêe morta, chair paralysée.
tseęca, s. f.  Injure à l'égard d'une femme. Injure à l'égard d'une femme.
tseęca, s. f.  Toute femelle d'animal qui ne fait pas de petit. Toute femelle d'animal qui ne fait pas de petit.
tseela, -lāe, adj.  Boutonneux.-se  Boutonneux.-se . Se dit en particulier d'une personne dont les lèvres et les joues portent des boutons.
tseela, -lāe, adj.  Chevillé.  Chevillé. 
tseęle, s. f.  Cheville. Cheville.Prov. Oun'a-tsęte è mijon fété, oun paé rin ky'è tseęlé, [quand] on achète les maisons construites, on n'en paie que les chevilles.
tseelę, v. a.  Cheviller. Cheviller.
tseelon Petite cheville.Dimin. de tseele.  n. m. Dimin. de tseele. Petite cheville.
tseęse, s. f.  Col de chemise. Col de chemise. Fóou ënpiją a tseęse, il faut empeser le col.
tseflą, v. a.  Boire avidement et tout. Boire avidement et tout. L'a tó tseflą, il a tout bu.
tseflăe, s. f.  Grande quantité de boisson avalée. Grande quantité de boisson avalée.
tsęfra, s. f.  Chiffre. Chiffre.
tsefrą, v. a.  Chiffrer. Chiffrer.
tséją, s. m.  Fossé. Ravin creusé par l'eau. Fossé. Ravin creusé par l'eau.
tsękyé, tsęca, adj. ind.  Chaque. Chaque. I pāche ënkye tsękyé dóou dzò, il passe ici tous les deux jours.
tsemena, v. n.  Cheminer. Cheminer. Prov. Plan va, rlouin tsemęne, qui va doucement, va loin.
tsemijé, s. f.  Chemise. Chemise. Prov. Ché kyè gąnyé ó prósé Va a tsemijé, ché kyè pêe ó prósé è marenoß, qui gagne le procès a la chemise, qui le perd est tout nu.
tsemijé, s. f.  Chemise. Chemise. Tsemijé dé charpin, peau abandonnée par un serpent lors de sa mue. On disait que pour faire passer le mal de dents, il fallait mâcher une chemise de serpent.
tsemijèta, s. f. Dim. de tsemijé Petite chemise.  Petite chemise.
tsën Chien. Chien. Chéi ita rechyou cómin oun tsën derën ó dzwa di gyelé, j'ai été reçu comme un chien dans le jeu de quilles.
tsën, s. m.  Chien. Chien. Oun tsën dé tsăse, un chien de chasse; mètchyįn, maónéitó cóm'oun tsën, méchant, malhonnête comme un chien; chéi itą rechyou cóm'oun tsën, j'ai été reçu comme un chien. Tsën pó tsën, chien pour chien, loc. proverbiale qui signifie que c'est la même chose de se mal conduire d'une façon ou d'une autre.
tseną, s. f.  Canal demi-cylindrique; gouttière, chéneau en bois ou en métal. Canal demi-cylindrique; gouttière, chéneau en bois ou en métal. Ce mot est ordinairement masculin en afr.
tsenawęta, s. f.  Partie de la fontaine qui laisse tomber l'eau dans le bassin. Partie de la fontaine qui laisse tomber l'eau dans le bassin.
tsenawęta, s. f. Dim. de tsena  Petit chéneau. Petit chéneau.
tsenawį  Lieu-dit, versant nord du Prabé, au-dessus de Visse. Lieu-dit, versant nord du Prabé, au-dessus de Visse.
Tsenawi (e) Rochers au-dessus de Visse Rochers au-dessus de Visse
tsenawį, s. m.  Rainure. Rainure.
tsëncąnye, s. f.  Chicane. Chicane.
tsëncanyę, v. a.  Chicaner. Chicaner. V. r. Chon tó ó dzò apréi che tsëncanyę, ils se chicanent tout le jour. Prov. Can che tsëncąnyon pó w'éivoue, l'è cómin can tsąnton è charpin: chénędzé a chetseŗęche, quand les gens se disputent à propos de l'eau d'arrosage, c'est, comme quand les serpents chantent, signe de sécheresse.
tsëncanyéréi, s. m.  Chicaneur. Chicaneur.
tsëncanyeŗį, s. f.  Chicanerie. Chicanerie.
tsëncanyou, -oja, adj.  Chicaneur. Chicaneur.
tsëncrïa (a)  loc.adv. Très tard  Très tard . Express, usitée seulement dans enį a tsëncrïa, venir très tard, propr. à chien-crèvé.
tsené, s. m. Dim. de tsën.  Chiot. Chiot.
tsénéą, s. m.  Chènevis. Chènevis.
tséneįŗe, s. f.  Chènevière Chènevière. || Métaph.: ona tseneįŗe = fémąwa rebofąe, une femme à la chevelure ébouriffée.
tsenerya Grande quantité. n. f. Grande quantité. V. monerya.
tsénéva, s. f.  Collier de cuir qui entoure le cou de la vache et porte la cloche. Collier de cuir qui entoure le cou de la vache et porte la cloche.
tsénévó, s. m.  Différents termes concernant le chanvre: Différents termes concernant le chanvre: vouanyę ó tsénévó, tŗéŗé a fèmąwa, tó parié, métré nijyę, dintò ó mącló, tréŗé, émapą, nijyę, outr'ou fòon, bale chérijyę, tin ky'įŗé preste a fewą, n'aïe a chavouata outòr dou tsénévó, ensemencer le chanvre, arracher la femelle, tout égaliser, le rouir, se mettre au mâle, l'arracher, le dépouiller de la semence, rouir, aller au foulon, sérancer; jusqu'à ce qu'il était prêt à filer, on avait à peiner autour du chanvre.
tsénévó, s. m.  hanvre. Chanvre. Trér'ó tsénévó, arracher le chanvre; i tsénévó kyè pōrt'è grąn-né chon è mācló, le chanvre qui porte la graine s'appelle mâle. Dev. Can įŗó peti, m'an metou ën têra, can chéi itą grou m'an teryą pé è pi, apréi m'an metou ën w'éivoue, m'an teryą fouŗa é metou chètchye; apréi m'an tó brecą è j-óouché, apréi m'ënplįon pó è vivįn é pó è mò? — i tsénévó. Quand j'étais petit, on m'a mis en terre, quand je suis devenu grand, on m'a tiré par les cheveux, puis on m'a mis dans l'eau, on m'a tiré dehors et mis sécher, puis on m'a rompu les os, enfin, on m'emploie pour les vivants et pour les morts? - le chanvre.
tsenevouę, s. m.  Déchet du chanvre lorsqu'on le broie, chènevotte. Déchet du chanvre lorsqu'on le broie, chènevotte.
tseniį, s. m.  Brouillard. Brouillard. Formules pour chasser le brouillard: 1° Tseniį, tseniį, retęrye té dé stè perįŗé: l'è pa a nó ni a chën Pęró, ma a chën Djyan, brouillard, brouillard, retire-toi de ces parages pierreux: ils ne sont ni à nous ni à S. Pierre, mais à S. Jean. 2° Tseniį, tseniį, va fin iną ën Prabéi, té baléŗąn dé bōró é dé chéŗéi [var. té baléŗąn dé crêpéi borlą], brouillard, brouillard, va-t-en à Prabé, on t'y donnera du beurre et du sérac [des omelettes brûlées].
tsenon, s. m. Dim. de tsën.  Chiot. Chiot.
tsëntre, s. f.  Mauvais pré. Mauvais pré. Syn. rapąche.
tsenyon, s. m.  Pièce de bois recourbé dans l'ancienne charrue. Pièce de bois recourbé dans l'ancienne charrue.
tsenyówą, v. n.  Rire d'un rire qu'on cherche à étouffer. Rire d'un rire qu'on cherche à étouffer.
tseon tseon, ou tsębó tseon. ris d'appel pour la chèvre. Cris d'appel pour la chèvre.
Tsêré a ridèêche Tomber à la renverse. Tomber à la renverse.
tsêré, v. n.  Tomber, choir. Tomber, choir. Yó tchyéjó, to tchyé, i tchyé, nó tchyéįįn, vó tsèré, i tchyéjon; yó tsejïó, etc. Tsêré a ridèêche, tomber à la renverse.
tsèrnąche, s. f. Viande coriace.  Viande coriace.
tsêrnó, s. m.  Sort jeté. Sort jeté.
tseŗon (tire pé), loc. adv.  Les uns après les autres. Les uns après les autres. Oun pou pa ai tôt'a cóou, kyè tire pé tseŗon, on ne peut pas avoir tout à la fois, mais seulement une chose après l'autre.
tseryé, s. m, Cumin. Cumin.
tsevouį (che), v. r.  Se ménager au travail, échapper à, passer à côté. Se ménager au travail, échapper à, passer à côté.
tsibāa, s. m.  Celui qui montre les points touchés à la cible. Celui qui montre les points touchés à la cible.
tsįfla, s. f.  Gamine. Gamine.
tsiį, v. n.  Entrer dans un récipient. Entrer dans un récipient. N'ën pa pochou fęr'a tsiį tòt'ó vën derën a brįnta, nous n'avons pas pu faire entrer tout le vin dans la brante. 
tsiį, v. n.  y passer. Par extens.: y passer. Fó tsiį ouéi, l'a pa oun ky'étsąpé a mò, il faut passer par là, personne n'échappe à la mort.
tsin-na, s. f.  Chaîne. Chaîne. Féŗ'a tsįn-na, faire la chaîne, s'aligner, p. ex., pour se passer des seaux d'eau dans un incendie.
tsin-néta, s. f. Dim. de tsin-na haînette.  Chaînette.
tsó°"ja Chose Chose. Pa ona tso°"ja, pas une brique ; oun pa gran tso°"ja, littéralement un pas grand-chose [homme de conduite peu honorable].
tsó°uma Repos du bétail, endroit où il a lieu. n. f. Repos du bétail, endroit où il a lieu. Lex. tsâ,uma.
tsocą, v. a.  Avaler un liquide avec bruit et rapidement. Avaler un liquide avec bruit et rapidement. Tsokyeŗį ona meitra ché ęche, il avalerait le contenu d'un seillon s'il l'avait. || Gober, en parlant des œufs.
tsocāe, s. f.  Un bon coup de vin, de lait ou d'un liquide quelconque. Un bon coup de vin, de lait ou d'un liquide quelconque.
tsocateré' Buveur d'habitude. n. m. Buveur d'habitude.
tsocó, -ca, adj.  Enivré, ivre. Enivré, ivre.
Tsodiŗe dou brinteën Alambic Alambic
tsodįŗe, s. f.  Chaudière Chaudière.I tsodįŗe dou brinteën, l'alambic.
tsodiŗéta, s. f. Dim. de tsodįŗe.  Petite chaudière. Petite chaudière.
tsójéta, s. f. Dim. de tsóouja.  Petite chose, petit rien. Petite chose, petit rien.
tsokyé, s. m.  Hoquet. Hoquet.
tson, s. m.  Fin, bout. Fin, bout. Prononciation rapide de tsaoun.
Tsóou dé ò Joubarbe. Joubarbe.
tsóou fó Choucroute. Choucroute.
tsóou, s. m.  Chou.Dé tsóou fó, de la choucroute. || Tsóou dé ò, Chou.Dé tsóou fó, de la choucroute. || Tsóou dé ò,
tsóoudjye   v. a.  Sauter sur, en parlant du bétail en chaleur. Sauter sur, en parlant du bétail en chaleur.
tsóoudzon (a), loc. adv.  A cheval, à la mode des cavaliers. A cheval, à la mode des cavaliers.
tsóoudzóną, v. n.  Coudre en passant le fil à cheval sur les bords. Coudre en passant le fil à cheval sur les bords.
tsóoué Petit chou.Dimin. de tsó°u.  n. m. Dimin. de tsó°u. Petit chou. Var. tsó°uoué.
tsóouja, s. f.  Chose. L'expr. Chose. L'expr. ona tsóouja fóouwa, une chose folle, est un superlatif; ché répintįé ona tsóouja fóouwa, il se repentait énormément.
tsóoujéta, s. f. Dim. de tsóouja comme tsójéta.  Petit objet quelconque. Petit objet quelconque.
tsóoumą, -măe, adj.  Se dit de la peau des pieds cuite par la chaleur et la sueur.  Se dit de la peau des pieds cuite par la chaleur et la sueur.  En provençal, caumar a aussi le sens d'étouffer de chaleur.
tsóoumą, v. n.  Se reposer, en parlant du bétail. Se reposer, en parlant du bétail.
tsóourāva, s. m.  Chou-rave. Chou-rave.
tsóouwé, s. m. Dim. de tsóou.  Petit chou. Petit chou.
tsoudéŗéta, s. f. Dim. de tsodįŗe.  Petite chaudière. Petite chaudière.
Tsoudéŗon Petite chaudière généralement en cuivre à anse mobile. cf.tsodiŗéta Petite chaudière généralement en cuivre à anse mobile. cf.tsodiŗéta
tsoudéŗon, s. m.  Chaudron. Chaudron.
tsoudéŗonę, s. m. Benoîte (Meum rivale). Benoîte (Meum rivale).
tsoudéŗonę, s. m. Dim. de tsoudéŗon Petit chaudron.   Petit chaudron. 
tsoudéŗyą, s. f.  Contenu d'une chaudière, Contenu d'une chaudière, ona tsoudéŗyą dé mëndjyę pó è pouè, une chaudière pleine de nourriture pour les porcs.
tsoupon, s. m.  Bouchon. Bouchon.
tsoupóną, v. a.  Mettre la bonde à une futaille. Mettre la bonde à une futaille.
tsousapyą, s. m.  Chausse-pieds. Chausse-pieds.
tsousevyele Var. tsosévyęlé. Sabbat des sorcières,   Var. tsosévyęlé. Sabbat des sorcières,  
tsousevyęle, s. f.  Personnification du cauchemar. Personnification du cauchemar.
tsouson N'importe quel ouvrage de tricot . Néol. N'importe quel ouvrage de tricot . Néol.
tsouson, s. m.  Chausson, bas. Chausson, bas. Répyą è tsouson, enter les bas.
tsousóną Refaire le bout du bas, tricoter V. répya,  Refaire le bout du bas, tricoter V. répya, 
tsousóną, v. a.  Tricoter des bas. Tricoter des bas. Ha pêe jaméi ó tin: tsousóné tòrdzò pé vąé é mountą chou ó mowé, cette femme ne perd jamais son temps: elle fait des bas en allant par les chemins et assise sur le mulet.
tsousyę, v. a.  Chausser (avec souliers et bas ou avec les bas seulement). Chausser (avec souliers et bas ou avec les bas seulement). L'è byin tsousyą, il est bien chaussé.
tsowa, s. m.  Cheval Cheval.Fęŗ'ó tsową pó cācoun, faire le cheval pour quelqu'un, c'est cabaler en sa faveur. ŗ   , ā   ,  ō, °"
tsowawën, s. m. Dim. de tsową.  Cheval de bois. Cheval de bois.
tui, adj. et pron. ind. masc. pl.  Tous. Voy. tó (2). Tous. Voy. tó (2).
twêcha, s. f.  Entorse. Entorse. Du verbe touédré, tordre.
twêché, s. m. Dim. de touêe.  Homme de petite taille qui se tient de travers. Se dit des plantes: rabougri. Homme de petite taille qui se tient de travers. Se dit des plantes: rabougri. Fou dó°", pomį chon itą planta ou méimó tin: ché l'è enou déstrą byo é sti l'è rin kyè oun crwé twêché, ces deux pommiers ont été plantés en même temps: l'un est devenu très beau et celui-ci n'est qu'un mauvais petit rabougri.
twée, twêcha, adj.  Tors, tortu, tordu. Tors, tortu, tordu. Dé bó°" twêe, du bois tortu.
va, 2e et 3e pers. sing. ind. prés, et impér. du v. aa. Va.  Va. ; 2e et 3e pers. sg. ind. pr. de vaouį.
vācą, v. n.  Vaquer, être en friche. Vaquer, être en friche. N'ën achyą vācą ché tsan sti an, nous avons laissé ce champ en friche cette année.
vacąnse, s. f.  Vacances. Vacances.
vacārmó, s. m.  Bruit, vacarme. Bruit, vacarme.
vācó, s. m.  Terrain non cultivé Terrain non cultivé. N'ën défonsą ché vācó é n'en fé ona dzinta vęnye, nous avons défoncé ce terrain et nous en avons fait une jolie vigne. || Adj. En jachère, non cultivé. Dóou tsan é oun cortį vācó, deux champs et un jardin non cultivés.
vāe  le chemin plat le chemin plat; i vāe nouwa, la route neuve; amou pé è vāé, en haut sur les chemins des mayens.  Dev. ona ondze ondząnye kyè trèêche a mountanye? - i vāe, une longue corde qui traverse la montagne? -le chemin.  Par extens. Voyage. L'a fé dé vāé amou pó ai ó cortį a nó, elle a fait des voyages en haut, pour avoir notre jardin.  Charge qu'on transporte en un voyage. Iną kiŗį ba ona vāe, monter pour chercher une charge de récolte; chon enou avouéi a derire vāe, ils sont venus avec la dernière charge.  
vāe, s. f.  Chemin, route Chemin, route. I vāe pląn-na, la route plate
vāe, s. f.  Fois. Fois. L'è enou davoué vāé chela, il est venu deux fois ici; on'ātra vąe, une autre fois.
vaeon, s. m.  Sentier. Sentier. L'a pa 'na vāe, l'a rin ky'oun croyéi vaeon, il n'y a pas un chemin, il n'y a qu'un mauvais sentier.
vaeóna, v. a.  Couvrir de sentiers. Couvrir de sentiers. I pra a nó ouéi l'è vaeóną outr'ënséi é iną é ba, ce pré que nous avons là est couvert de sentiers de gauche à droite et de haut en bas.
vaeónę, s. m. Dim. de vaeon.  Petit sentier. Petit sentier.
vaéta, s. f. Dim. de vāe.  Petit chemin. Petit chemin.
vaevën, s. m.  Va-et-vient. Va-et-vient. L'è oun vaevën pé ha mijon kyè ch'aréité pa, il y a dans cette maison un va-et-vient continuel.
vagabon, s. m.  Vagabond. Vagabond. Syn. róoudōo, corechéŗó.
vagabonda, v. n.  Vagabonder. Vagabonder.
vagabondādzó, s. m.  Vagabondage. Vagabondage.
vagon, s. m.  Wagon. Wagon.
vagóna, s. f.  Contenu d'un wagon.  Contenu d'un wagon. 
vagóna, s. f.  Toute grosse charge. Toute grosse charge.
vagóné, s. m. Dim. de vagon.  Petit wagon. Petit wagon.
vakyéta, s. f.  Cuir de veau, de jeune vache. Cuir de veau, de jeune vache.
vakyįn, -inta, adj.  Vacant, inoccupé. Vacant, inoccupé. I grąndze a nó l'è restąe vakyinta sti an, notre grange est restée inoccupée cette année.
valin, -inta, adj.  Vaillant, actif. Vaillant, actif. Chon mèi valin pó mëndjyę kyè pó trālę, ils sont plus vaillants pour manger que pour travailler.
valinse, s. f. Vaillance, courage, activité. Vaillance, courage, activité.
vąltse, s. f.  Valse. Valse.
van , s. m.  Van. Van. L'a dąvoué chorté dé van: i van a bréi é i van a ouŗa, il y a deux sortes de vans, le van à bras et le van [à air] mécanique.Dev. Kyën e-te i pló fën da mijon ? -i van. Quel est le plus malin de la maison? - Le van. (Il garde le bon grain et rejette les déchets.)
van , vąn-na, adj.  Mou, peu serré. Mou, peu serré. Dé fin van, un tas de foin non serré Syn. avouādzó.
vaną , v. a.  Répandre. Répandre. L'a pa you ky'i chąkye l'aïe oun bogan, avouéi kyè l'è itą a mijon l'a jou tó vaną ó bla kyè l'aie derën, il n'a pas remarqué que le sac avait un trou, jusqu'à son arrivée à la maison il avait répandu tout le blé qu'il contenait.
vaną , v. a.  Vanner. Vanner.
vanąe, s. f. Vannage.  Vannage.
vanōo, s. m.  Vanneur. Vanneur.
vaópa, s. f.  Valorpe de menuisier. Valorpe de menuisier.
vāoua  s. f.  Humeur. Humeur. L'a a bóna, a crouēe vąwa, il est de bonne, de mauvaise humeur; can l'aìé dé bóné vąwé, 'n'atrapïe ouncó cākyé tsóouja, ma sta l'è douŗa cóm'oun chéi, quand il avait ses bons moments, on recevait encore quelque chose [de lui], mais sa femme est dure comme un roc.
vapŏo, s. f. Vapeur.  Vapeur.
văra, s. f.  Hanneton. Hanneton. È vāŗé ąn-mon byin ó tsānyó, les hannetons aiment le chêne.
vaŗiąbló, -bla, adj.  Variable. Variable.
varié, v. n.  Varier. Varier. Spéc. s'écarter du bon sens. Ha ansyąn-na vaŗiié pa'na tsóouįa, l'è déstrą vouéŗó l'aie bon w'espri, cette personne âgée ne s'écartait pas d'une ligne du bon sens [dans ses paroles], c'est extraordinaire comme elle avait l'esprit sain.
vărįn, s. m.  Vaurien. Vaurien. L'aie 'na bóna féna, ma rloui iré oun vārin, il avait une bonne femme, mais lui était un vaurien.
vaŗómétre,   s. f.   aspérule   odorante (asperula odorata). aspérule   odorante (asperula odorata).  De l'all. Waldmeister.
vaseną, v. a.  Vacciner. Vacciner.
vatchyè, vatchyèŗe, s. m. et f. Vacher, vachère Vacher, vachère. I vatchyèŗe da coŗa, la vachère de la cure.
vąwa, s. f. Les nouvelles pousses du blé  Les nouvelles pousses du blé.Prov. A Notre-Dąma dé mêe ch'ï vāwa crowe ó còrbéi, byo bla, à Notre-Dame de mars (25) si les nouvelles pousses de blé couvrent le corbeau, belle récolte de blé [litt, beau blé].
vāwé, s. m.  Domestique.    Domestique.   
vāwé, s. m.  Valet, terme de menuiserie. Valet, terme de menuiserie.
vāwé, s. m.  Valet. Terme du jeu de cartes. Valet. Terme du jeu de cartes.
vawį, v. n.  Valoir. Valoir. Fou j-ālon văon rin mèi, ces habits ne valent plus rien; to va pa è còrąé di bóté, tu ne vaux pas les courroies des souliers; fajįé pa vawį ó bën, rindie pa chin kyè vawié, il ne faisait pas valoir son bien, il ne rendait pas ce qu'il valait. Assez souvent on emploie le verbe aa, aller, dans le même sens; chin vajïé rin, cela ne valait rien.  V. r. Fou dóou che văon, ces deux se valent.
vawįdó, -da, adj. Valide.  Valide.
vawija Valise. n. f. Valise.
vawōo, s. f.  Valeur. Valeur. Chin l'a pa 'na groucha vawōo, cela ne vaut pas grand-chose.
vè, vêrda, adj. Vert. Vert. Téita chéca, anën répondr`ā vêrda, tête desséchée, viens répondre à la tête verte [dans une légende, un vivant évoque ainsi un mort]. S. m. ona tsardze dé vê, une charge d'herbe verte.
vêcha  v. a.  Mettre à l'envers. Mettre à l'envers.
vêcha  v. a.  Retourner une étoffe. Retourner une étoffe. Can hou j'ālon chon frostą d'oun byé\ l'a rin ky'a oué vêchą, quand ces vêtements sont usés d'un côté, on peut les retourner. 
veche  a, loc. adv.  A verse: A verse: óŗa bąlé a veche, maintenant il pleut à verse.
vêche , s. f.  Raie des cheveux ou le long du dos d'un animal Raie des cheveux ou le long du dos d'un animal. L'a fé a vêche jostó ou mitin da téita, il a fait la raie juste au milieu de la tête.
véi, s. m.  Veau. Veau. I groucha tóouŗa l'a fé ó véį, la grosse génisse a fait le veau. «Faire le veau» pour vêler est SR et connu aussi dans le Berry.
véichyon, s. m. Dim. de véi. Cône rouge du sapin. Cône rouge du sapin. Prov. An di véichyon, an dou ródzò, an de cônes rouges, an de vin rouge.
véichyon, s. m. Dim. de véi. Petit veau.  Petit veau. 
ipre Vêprs.  Bóépró, salutations qu'on adresse en fin d'après-midi, littéralement bonnes vêpres. Vêprs.  Bóépró, salutations qu'on adresse en fin d'après-midi, littéralement bonnes vêpres.
véipre, s. f. pl.  Vêpres. Vêpres. Vwi è vépre chon itą dri apréi a gran mécha, aujourd'hui les vêpres ont été [chantées] aussitôt après la grand-messe; vęjó outr'a véipre, je vais aux vêpres. Remarquez l'absence de l'article dans cet exemple et le suivant: apréi vèipre, après les vêpres.
vejadjyęre, s. f.  Masque. Masque.
vejatą, v. a. Visiter.  Visiter. Chon enou tó ve-jatą pé mijon, ils ont fait une visite à domicile.
vejatéŗéi, s. m.  Visiteur indésirable. Visiteur indésirable.
vejatŏo, -toja, s. m. et f. Visiteur.  Visiteur.
vejën, vejęna, s. m. et f.  Voisin. Voisin. Oun bon vejën va méi ky'oun crouéi paŗįn, mieux vaut un bon voisin qu'un mauvais parent; iron préi vejën, ils demeuraient tout près les uns des autres.
vejenądzó, s. m.  Voisinage. Voisinage.
vejęta, s. f. Visite. Visite. Féré vejęta a cācoun, faire une visite à qqn. Examen fait par une commission. N'ën jou a vejęta di bōrne, nous avons eu la visite de la commission du feu (litt, visite des cheminées).
vejibló, -bla, adj.  Visible. Visible.
vekyfró Vicaire. n. m. Vicaire.
vélą , s. f. Veillée; temps après souper. A tson vélą,   Veillée; temps après souper. A tson vélą, 
vélą, -ąe, adj.  Recherché. Recherché. L'è căkyé tsóouja vouéŗó l'è vélą chin, c'est extraordinaire combien cela est recherché.
vélè , v. n.  S'efforcer de. S'efforcer de. È ouįvré vęlon rin kyè d'apelę iną, les lièvres ne cherchent qu'à monter.
vélè , v. n.  Veiller. Veiller. Oun vêlé pa tāa can fóou ché oņé6ą tan matën, on ne veille pas tard quand il faut se lever de si bonne heure. || V. a. Velè ona ątse, oun mò, oun maadó, veiller une vache, un mort, un malade. Il Surveiller. Chon trąņa vélą, pooņon rin mél cópą pé a dzōo, ils sont trop surveillés, ils ne peuvent plus couper [du bois] dans la forêt.  
vélè ,( che) v. r.  Faire attention, observer, surveiller, guetter, lorgner. Faire attention, observer, surveiller, guetter, lorgner. Fó nó je vélè can pachéŗé i fatōo, il nous faut observer quand passera le facteur.
vele, s. f.  Veille. Veille. Tsanta a vele outra Tsandowën, chanter la vigile à Chandolin. La veille de la Nativité de la Vierge (8 sept.), on chantait une partie de la nuit des chants et des cantiques dans la chapelle dédiée à la Vierge.
vęléŗéché, s. f.  Fleur du colchique d'automne. Fleur du colchique d'automne.
véléŗéi, s. m. Amateur de veillées. véléŗéi, s. m. Amateur de veillées.
véléŗó, -ŗa, s. m. et f.  Veilleur; qui prend part aux veillées. Veilleur; qui prend part aux veillées.
vèló a pète Motocyclette Motocyclette [litt, bicyclette à pétarades]
vèló, s. m.  Vélo. Vélo. Oun vèló a pète, une motocyclette [litt, bicyclette à pétarades],
veloja, s. f.  Veilleuse. Veilleuse. Fé a veloja chela é ouéi ąvoue l'a dé mò, elle fait la veilleuse ici et là, où il y a des morts.
vën , adj. num. card.  Vingt. Vingt. Formes diverses selon le voisinage des mots: vëntchy'otun, vënt-é dóou, vën j-ómó, vingt et un, vingt-deux, vingt hommes.
vën , s. m.  Vin Vin. Dé vën blan, ródzó, du vin blanc, du vin rouge; dé vën da frite, du vin de fruits; l'a crouéi vën, il a mauvais vin [il est méchant quand il a trop bu].
venèigró, s. m.  Vinaigre. Vinaigre.
vènindjyę, v. a.  Vendanger. Vendanger. Sti an è vęnyé chon djya vènindjyéi, cette année les vignes sont déjà vendangées [par le gel, la maladie, etc.].
vènindjyou, -djyouja, s. m. et f.  Vendangeur. Vendangeur. Prov. I tseniį dé outon fé pa pouįŗ'ou vènindjyou, le brouillard d'automne n'efîraie point le vendangeur.
vènindze, s. f.  Vendange. Vendange.
vëntchyémó, -ma, adj. num. ord.  Vingtième. Vingtième.
vëntįn-na, s. f.  Vingtaine. Vingtaine.
vęnye, s. f. Vigne. Vigne. Terrain planté de ceps de vigne. Féré ona vęnye, créer une vigne; i vęnye l'a pousa dé byo bóou, la vigne a poussé un joli bois.
venyéron, s. m.  Vigneron. Vigneron.
venyęta, s. f. Dim. de vęnye.  Petite vigne. Petite vigne.
venyóbló, s. m.  Vignoble. Vignoble.
veou, s. m.  Velours. Velours.
véŗąŗó, s. f.  Véѓatre blanc (Veratrum album). Véѓatre blanc (Veratrum album).
veŗatą, -tāe, adj.  Tordu. Tordu. Se dit de la corde du trait qui se tord quand la bille à laquelle elle est attachée a roulé.
vèrchą , -ąe, adj.  Renversé sens dessus dessous. Renversé sens dessus dessous.
vèrchą , v. a.  Verser. Verser. Néologisme pour oudjyę, tómą.
vèrcla,  s. f.    Tendon  de la viande Tendon  de la viande.Pwi pa mëndjyę ha vèrcla, je ne puis manger ce tendon.
vèrdéé, v. n.  Verdoyer. Verdoyer.
vèrdegrį, s. m.  Vert-de-gris. Vert-de-gris.
verdelon, s. m.  Verdure. Verdure. È ątsê l'an dé verdelon a peca, w'êrba l'a redzetą, les vaches ont de la verdure à brouter, l'herbe a repoussé.
vèrdjyę, s. m.  Verger. Verger.
verdoŗa, s. f.  Verdure.  Verdure.  L'a pa dé vèrdoŗa signifie: «il n'y a rien.»
vèrdząche, s. f.  Ecureuil. Ecureuil. Grim., èrdząche.
vèrdze, s. f.  Battant du fléau; dans la faux c'est l'arête qui court derrière le taillant et donne à la faux sa rigidité. Battant du fléau; dans la faux c'est l'arête qui court derrière le taillant et donne à la faux sa rigidité.
vèrdzéta, s. f.  Anneau, bague. Anneau, bague.Correspond au fr. «vergette», dim. de «verge», qui avait au XIVe et au XVe s. la signification de bague, anneau. On trouve encore en 1614 «ung aneaulx et une vergette d'argent» (Const.).
vêre, s. m.  Contour, détour, zigzag. Contour, détour, zigzag. L'è °"anyou  pó aa dri iną pé clié, fó°" aa iną a veŗé, c'est pénible de monter les pentes tout droit, il faut les monter en zigzags.
vêre, v. a.  Voir. Voir. Prés, vió, to vi, i vi, no viįn, vó vidé, i vįon. Imparf. viăó, to viāé, viāé, nó viāon, vó viāé, viàon. Fut. yó verį, to veréi, i veréi, nó verąn, vó veréi, i verąn. Cond. pr. yó verôo, to veri, etc.  Viāé rin, il ne voyait rien, était aveugle; l'è pa itą youcha dé nyoun, elle n'a été aperçue de personne; ó vidé óŗa ché l`aïó pa rijon, vous voyez maintenant si je n'avais pas raison.  
vêre, v. r.  Se voir  Se voir . Pou°"on pa che vêre, ils ne peuvent pas se voir; che vêre écó di chyó j-infan: oun pou te vêre dé méi brote tso°"jé, se voir battu de ses propres enfants: peut-on rien voir de plus vilain?  Voir se dit parfois d'autres sens que la vue: écouter, entendre, s'informer (SR). Fó°" aa vêre chin kyè djyon fou dé Droun-na, il faut aller «voir» ce que disent ceux de Drône; ky'o-n-è contin dé torna vêre a tsaōo, qu'on est content de revoir la chaleur! bale é   oun vêró a mè pó vêre ó go kyè l'a, donnez m'en un verre pour voir le goût qu'il a.
véréi, s. m. et adj. invariable.  Vrai.  Vrai.  Pѓov. ona bóna méchondze va myó ky'oun cr°"éi véréi, un bon mensonge vaut mieux qu'une mauvaise vérité.
veŗën, s. m. Venin. veŗën, s. m. Venin. I veŗën di charpin, le venin des serpents.
veŗenop., -fa, adj.  Vénéneux Vénéneux. Djyon kyè l'è destrą veŗenop. can moue jon è charpin, on dit que la morsure des serpents est très venimeuse.
Véreux. vermenoju, -ja, Dé prévaut vermenop, des poires véreuses.
Verglas, verįde, s. f. verįde, s. f. Verglas, chemin glacé. D'evêe hé vāé chon dé pouŗe veride, en hiver ces chemins sont couverts de verglas.
vergonye Sexe féminin. Sexe féminin.
vergonye, s. f.  Gêne, honte. Gêne, honte. L'è prou chën vergonye, il est éhonté; l'a rin dé vergonye, il n'a pas de pudeur; l'a vergonye, il se gêne.
vergonyop, -ja, adj.  Timide, vergogneux. vergonyop, -ja, adj. Timide, vergogneux. Béį kyè cherve d'être tan vergonyou! à quoi bon être si timide !
Vérifier. vérifié, v. a. vérifié, v. a. Vérifier.
veŗįn Vis du pressoir. Vis du pressoir.
Véritable. veŗetabló, -bla, adj.  veŗetabló, -bla, adj. Véritable.
Véritablement. veŗetāblamįn, adv.  Véritablement.
vèrmęi, s. m.  Ver vèrmęi, s. m. Ver.  Mó°"se cóm'oun vèrmę1, mouillé comme un ver; vèrmë kyè clêrye, ver luisant.
Vermine. vermęna, s. f. Kyënta ver-męna sti an pé fou cortį! que de vermine cette année dans ces jardins!
Vêrna, s. f. Aune, verne.  Aune, verne.
verneca Lubie. n. f. Lubie.
Verni , s. m.  Vernis. Vernis.
Verni , v. a.  Vernir. Vernir.
Vēró, s. m. Verre.  Verre. || Contenu. Bire oun vēró, boire un verre; prind'oun vēró, prendre un verre. Expressions consacrées en SR pour boire quelques verres de vin, vider bouteille en compagnie.
Vêró, s. m.  Verrat. Verrat.
Veŗó°"wa, s. f.  Partie de la faux qui se fixe au manche. Partie de la faux qui se fixe au manche.
verólon     Tourbillon que font deux patineurs en se lançant l'un vers l'autre. Tourbillon que font deux patineurs en se lançant l'un vers l'autre.
Veŗólon, s. m.  Eau qui disparaît dans un trou en tournant. Eau qui disparaît dans un trou en tournant.
Veŗoneca, s. f.  Véronique.Bot.  Véronique.Bot. 
veŗótą, v. n. Fréquentatif de veryę. Tournailler. Tournailler. L'è enou iną ën veŗótįn, il est monté en tournaillant.
Verowa, s. f.  Verrue. Verrue.
Veŗowa, s. f.  Gros anneau de fer. Virole. Gros anneau de fer. Virole.
verte , interj. Éllision de veryé tè ? Tourne-toi !  Tourne-toi ! Mot pour faire tourner les vaches ou leur faire changer de position.
verte , s. m.  Rondelle en bois fixée à la tige de fer sur laquelle tourne la bobine du rouet. Rondelle en bois fixée à la tige de fer sur laquelle tourne la bobine du rouet.
vertou, s. f.  Vertu; qualité. Vertu; qualité. Porta è vertou, porter les vertus: se dit des cierges, de la sonnette et de la croix que les enfants portent dans les processions; fou kyè l'aïon porta è vertou ā groucha prosesyon vajïon deną é ó procoŗyou, ceux qui avaient porté les «vertus» à la grande procession allaient dîner chez le procureur.
vervwé, s. m.  Evier; petit canal par lequel s'écoulent les eaux de la cuisine. Evier; petit canal par lequel s'écoulent les eaux de la cuisine. Ce vieux mot est assez souvent remplacé par i wavyou Cf. ce mot.
veŗyą , -ąe, adj.  Tourné. Tourné. Dé vën veŗyą, du vin tourné.Dé prétré veŗyą, des prêtres apostats.
veŗya , s. f.  Grande quantité, grande foule de gens. Grande quantité, grande foule de gens. L'aie ona groucha veŗyą dé moundó amou pé vąé, il y avait foule sur les chemins [des mayens].
veŗya , s. f.  Tournée. Tournée. Fęŗ'ona veŗyą signifie aussi tomber par terre. įŗ'achétą a par dé mè, l'a fé ky'ona veŗyą é ch'è pa méi rèwèą, il était assis à mes côtés, il n'a fait que tomber et ne s'est plus jamais relevé. || 
veŗya , s. f.  Tournée. Tournée. I vouārda fé 'na veŗya donkyédon, le garde champêtre fait une tournée de temps en temps; oun pou pa chai vouéŗó en d'aŗé fé dé veŗyę1 pó rin i tsasyoji, on ne peut savoir combien de tours pour rien le chasseur aura
veŗyą è flai Mourir   L'a cló°" è pwën é l'a veŗyą è flai, il a fermé les poings et il a «plié» les jambes, c.-à-d. il est mort.
veryę, v. a.  Tourner, commencer à mûrir: Tourner , commencer à mûrir: è rejën vęŗyon óŗa, les raisins [tournent] commencent à mûrir maintenant. 
veryę, v. a.  Tourner. Tourner. L'a veŗyą a télta, il a tourné la tête.V. n. L'a veŗyą plate, il est tombé raide; can o-n-è iną ouéi vire i téita, quand on est là-haut, la tête vous tourne. 
veryę, v. r.  Donner le tour, se ressaisir.  Donner le tour, se ressaisir. Bąlon cākyè tsó°"ja ou própójéi pó traondjyę tįnkyé pouwon veŗyę, ils donnent quelque chose [un acompte] au préposé [des poursuites] pour traîner en longueur, jusqu'à ce qu'ils puissent donner le tour; che veŗyę ou co signifie être expéditif pour le travail [se tourner au court].
vésa, s. f.  Vesce. Vesce.
vesta Veste. n. f. Veste.
véta, s. f.  Mèche de cheveux. Mèche de cheveux. Achïon rin vêre ky'ona véta fouŗa déjó ó tsapéi, elles ne laissaient voir [de leurs cheveux] qu'une mèche sous le chapeau. ||  || 
véta, s. f.  Partie d'un écheveau. Partie d'un écheveau.
véta, s. f.  Quantité de foin d'une râtelée. Quantité de foin d'une râtelée.
veterli, s. m.  Vetterli. Nom du fusil suisse d'ordonnance de 1868 à 1891. Vetterli. Nom du fusil suisse d'ordonnance de 1868 à 1891.
vetį, v. a.  Vêtir, habiller.  Vêtir, habiller. Can fóou vetį é norį ona trópa d'infąn, o-n-a pa d'ardzįn a fótre via, quand il faut habiller et nourrir une bande d'enfants, on n'a pas de l'argent à jeter par les fenêtres. || V. r. Se vêtir, s'habiller.
vetuįŗe, s. f.  Complet. Complet. L'a etréną demëndze ona vetuįŗe tòta nouwa, il a étrenné dimanche un complet tout neuf.
vèvè Diable, vilain, revenant. Utilisé pour épouvanter les enfants. n. m. Diable, vilain, revenant. Utilisé pour épouvanter les enfants. Syn. brote,bécó.
vévó, véva, s. m. et f.  Veuf, veuve. Veuf, veuve.
véwa, s. f.  Ville. Ville. Ba a son da vęoua, au sommet de la ville [de Sion].
véwadzé, s. m. Dim. de véwądzó. Petit village.  Petit village.
véwādzò, s. m.  Village. Village. L'a cha véwądzò ën Chavyeje, il y a sept villages à Savièse.
véwéta, s. f. Dim. de véwa.  Petite ville. Petite ville.
veya v. tr. Viser. V. mërye. v. tr. Viser. V. mërye.
vezicatwéŗó, s. m.  Vésicatoire. Vésicatoire.
vi   Vite. Vite. Vi ën déean, vi ën deri, vite en avant, vite en arrière.
vi  adv. Vivement, vite. Vivement, vite. Can o-n-è etōrnó, parte vi i pįló tôrtó, quand la tête vous tourne, [il semble que] la chambre tourne rapidement tout autour.
vi , adj. m.  Serré, resserré. Serré, resserré. Féré vi, resserrer outre mesure les mailles d'un bas.
vi , viva, adj.  Vivant. Vivant. L'è méi mò kyè vi, il est plus mort que vivant; ou mò ou vi fó°" kyè partęche, il faut qu'il parte mort ou vivant. 
vïa. adv.  Parti, absent, disparu.  Parti, absent, disparu. Vïa correspond très souvent au mot ■ loin» en fr. pop. I pare l'è vïa, notre père est absent; parti vïa, s'en aller. Pour «aller loin», le Saviésan exprime la distance par le mot rlouin: l'è rlouin vïa, il est très loin: vąjó vïa, je m'absente; fótre vïa, jeter de côté; ha baléré pa vïa voui chin kyè l'aŗé bèjouįn dèmąn, celle-là ne se dépouillera pas aujourd'hui de ce dont elle aura besoin demain; che bale vïa, se décourager; l'a vïa ona man, il a perdu une main; atindréi tin ky'i boun Djyo prindré vïa, j'attendrai que le bon Dieu me prenne; ótą rin, porta vïa, enlever.
viardzįn, s. m.  Mercure, vif-argent. Mercure, vif-argent. Ché l'è cómin dé viardzįn, celui-là est [vif] comme du mercure.
vibroun Sourcils Sourcils
vibroun, s. m.  Tempe. Tempe. Balę chou è vibroun frapper à la tempe. || Grim. id.
vidįyó. s. m.  Vice. Vice. Chin l'è oun brote vįdįyó, c'est un `vilain vice.
vidiyou. -ouįa, adj.  Vicieux, traître. Vicieux, traître.
vièje, s. f.  Vierge (constellation). Vierge (constellation). Prov. Ch'oun plante è pi chou a vièje, réiston tòrdzò ën flôo, si on plante les haricots sous le signe de la Vierge, ils restent toujours en fleurs.
vife , viva. adj.  Vif. Vif. A couën vife, à vive arête: l'è vife cómin i foua, ché crouéi peti, il est vif comme le feu, ce petit homme.
viin, -įnta, adj. Voyant, éclatant.  Voyant, éclatant. Yó an-mó rin fou j'ālon tan viin, je n'aime pas ces vêtements si voyants.
vila, s. m.  Liseron des haies (Convolvulus sepium). Liseron des haies (Convolvulus sepium).
vįncre, v. a.  Surmonter, prendre le dessus, vaincre. Surmonter, prendre le dessus, vaincre. Jaméi o-n-a pochou vįncre è mādejįn, on n'a jamais pu devenir maître des médisants.
vindjyę (che), v. r.  Se venger. Se venger. Can chon ëngrëndįyą dinché, che vindzon chou ó bën di j-ātró, quand ils sont fâchés de cette façon, ils se vengent sur le bien d'autrui. Prendre la revanche. L'a rin pri dé chopa, che vindzéŗé chou a tsêe, il n'a pas pris de soupe, il prendra sa revanche sur la viande.
vindre, v. a.  Trahir. Trahir. Nó chin itą vindou, nous avons été trahis.  V. r. Se vendre, se trahir. Che vindre méimó, il se trahira lui-même.
vindre, v. a.  Vendre.  Vendre. Vindó cómin i atseta, je vends comme je l'ai acheté; vindre contin, vendre [argent] comptant,
vindząnse, s. f.  Vengeance. Vengeance.
vįn-na, s. f.  Veine. Veine.
vinse, s. m. Vent.  Vent. Choflé i vinse, le fœhn souffle.
vintąn-na Voine lantane (viburnum lantana L. Voine lantane (viburnum lantana L.
vintan-na, s. f.  Viorne (Viburnum lantana).  Viorne (Viburnum lantana).  ||   Grimisuat, lintąn-na.
vintéré' Vantard. n. m. Vantard. Syn. gabéran, gabéré'.
vintoŗoją, v. a.  Ventouser. Ventouser.
vintouja Ventouse n. f. Ventouse. Lex. vintoroja.
vintralae Colique. n. f. Colique. Plur. vintralé'. Lex. vint ró, vintrou.
vįntró, s. m.  Ventre. Ventre. Prov. Tó chin kyè įntré fé vįntró, tout ce qui entre fait ventre; l'a méi grou è j-oue ky'i vįntró, il a les yeux plus grands que le ventre, se dit de ceux qui demandent plus qu'ils ne peuvent manger.
vintrou, -ouja, adj.  Ventru. Ventru.
vion, s. m.  Petite voie d'eau, petit sillon.  Petite voie d'eau, petit sillon. Féŗ'oun vion pé ó pra, creuser un petit sillon dans le pré en vue de l'arrosage.
vioné, s. m. Dim. De vion Voie d'eau minuscule.  Voie d'eau minuscule.
viouwa, s. f.  Orgue de Barbarie, musique à bouche.   Orgue de Barbarie, musique à bouche.  Du fr. viole.
vipêe, s. m.  Vipère. Vipère. È vipêe che tęnyon pé dé rloua chèkye, les vipères se tiennent dans les terrains secs. |A la campagne on ne distingue pas toujours la vipère de la couleuvre, et le mot charpin désigne les deux assez souvent.
viré Virée, tournée de surveillance. n. f. Virée, tournée de surveillance.
viŗebrokyën, s. m. Vilebrequin. Vilebrequin.
viŗęchowę, s. m.  Tournesol. Tournesol.
viŗegóna Se dit de celui qui change de parti politique. Se dit de celui qui change de parti politique.
viŗegóna, s. m.  Tourne-casaque; inconstant. Tourne-casaque; inconstant.
viremotse, s. m.  Chasse-mouches. Chasse-mouches.
viretenéŗó, s. m.  Vétérinaire; inspecteur du bétail. Vétérinaire; inspecteur du bétail.
vise , s. f.  Cep, souche de vigne. Cep, souche de vigne. T'a oublą dé poua ha vise, tu as oublié de tailler ce cep.
vise , s. f.  Vis. Vis.
visedzodzó, s. m.  Vice-juge. Vice-juge.
viseprejidąn, s. m. Vice-président.  Vice-président.
visye, v. a.  Visser. Visser.
vitéé, v. a.  Devancer, enlever son droit à quelqu'un. Devancer, enlever son droit à quelqu'un. Che ache pa vitéé, il ne perd pas son droit.
vitó, adv.  Vite, tôt. Vite, tôt. Ces deux sens sont souvent confondus. Aa méi vitó, allez plus vite; sti có°" t'éi enou trwa vitó, cette fois tu es venu trop tôt. Très prochainement. Chaŗé vitó ouŗa d'aą prįndé ó trin, ce sera bientôt l'heure d'aller prendre le train; méi vitó, plus tôt, plutôt; nó arouweŗįn méi vitó pé sta vāe, nous arriverons plus tôt par ce chemin.  Presque, pas loin de. Oun wįvró dinché cótéré vitó vën fran, un livre comme ça coûtera presque vingt francs.
vitouére Victoire. n. f. Victoire.
vitre, s. m.  Vitre. Vitre.
vitrį, s. m.  Vitrier. Vitrier. To paêŗê1 męlmó ó vitrį, tu paieras toi-même le vitrier.
vitrió, s. m.  Vitriol. Vitriol.
vivasitéi, s. f.  Vivacité. Vivacité. || Syn. prontetouda.
vivįn, -inta,adj.S. m. et f. Vivant.   Vivant.  S. m. et f.
vivįn, -inta,adj.S. m. et f. Vivant.  Vivant.  S. m. et f. È vivįn é è mò, les vivants et les morts; l'a tó balą fouŗa dé choun vivįn, il a donné tous ses biens à partager de son vivant.
vivre, v. n. Vivre.  Vivre. Méi oun vi, méi oun n-aprįn, plus on vit, plus on apprend.  Prov. Fóou vivre é achyę vivre, il faut vivre et laisser vivre.
viwa, v. n.  Vêler. Vêler. Syn. féŗ'ó véi
vó, pron. pers., sujet et régime.  Vous. Vous. Avouéi vó, avec vous; ëntchyé vó, chez vous; di ąvoue enį vó? d'où venez-vous? i you vó, je vous ai vu; oun vó vi pa méi, on ne vous voit plus.
vó°"ta , s. f.  Vote, voix dans les élections. Vote, voix dans les élections.
vó°"ta , s. f.  Voûte.  Voûte.  Cf. ó°"ta, qui est le même mot, mais plus ancien.
vó°"tą , -tāe, adj.  Voûté. Voûté. Oun byo seojįį vó°"tą, une belle cave voûtée.
vó°"tą , v. a.  Voûter. Voûter.
vó°"tą , v. n.  Voter. Voter. L'a falou vó°"tą pó vó°"tą w' élįje, il a fallu recourir à une votation pour voûter l'église.
vó°"tąn, s. m.  Votant, électeur. Votant, électeur.
vó°"tasyon, s. f. Votation.  Votation.
vó°"tre, vó°"tra, adj. et pron. pers. de la 2e pers. du pl.  Votre, vos. Votre, vos. Vó vwéi vó°"tre n-aféŗé, vous avez ce qui vous revient.  Avec l'article défini: è vó°"tró, les vôtres, votre famille; yó i è māé, vw'éi è vó°"tre, j'ai mes épreuves, vous avez les vôtres.
vóįe, s. f.  Espèce d'osier. Espèce d'osier.
voōo, s. m.  Voleur Voleur.Le mot voōo dit plus que canąle.
vóouą , v. n.  Voler,  Voler, E bètchyon vouwéŗąn dabò foura dou ni, les petits s'envoleront bientôt du nid.
vòrta, s. f.  Fois. Fois. Pó sta vòrta to pou pachą chën paé, cette fois tu peux échapper sans payer.De l'italien volta = fois
vòrtijōo, s. m. Voltigeur.  Voltigeur.
vòrtijyę, v. n.  Voltiger. Voltiger. Vòrtijyę ó néi, courir la nuit.
votó Vote. n. m. Vote. Lex. vo°"ta, v&}Utan, vó°"tasyon.
voua! interj. Vouah ! interj. marquant une forte négation, l'incrédulité ou la surprise. Bah! Vouah ! interj. marquant une forte négation, l'incrédulité ou la surprise. Bah!
vouaŗį, v. a.  Guérir. Guérir. Ché vwąré pa, faŗé adéi, si [ce remède] ne guérit pas, il fera quand même quelque bien.  V. r. Chin che vwaŗé pa méi, cela ne se guérit plus.V. n. Vwaretré prou, il guérira bien.
vouéi ! Oui, particule affirm, opposée à non. Oui, particule affirm, opposée à non. Oui.
vouespelon blan Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi Lilium croceum Lys plus petit que le lys martagon et qu'on appelle aussi Lilium croceum
voun-ną, v. n.  Marcher vite. Marcher vite.
voun-ną, v. n.  Tourner très rapidement. Tourner très rapidement.
voun-nāe, s. f.  Action de tourner rapidement. Action de tourner rapidement.
vówą , s. f.  Volée. Volée. A vóouą, à la volée.
vówatą, v. n.  Voleter. Voleter.
vówontą, s. f.  Volonté. Volonté.
voyésó Homme paresseux, têtu, difficile à remuer. n. m. Homme paresseux, têtu, difficile à remuer.
vrémin Vraiment. adv. Vraiment.
vwajïa, s. f.  Vache laitière qui devait porter le veau dans l'année et qui. ne porte pas. Vache laitière qui devait porter le veau dans l'année et qui. ne porte pas. || Syn. anoleŗe.du fr. Oisif .-ve
vwąnga, s. f.  Boue profonde. Boue profonde. Ha plodze é ha ni balérąn prou dé vwąnga, cette pluie et cette neige vont faire de la boue en abondance.
vwangata, v. n.  Piétiner de l'eau et de la boue. Piétiner de l'eau et de la boue.Grim.: vwëngatą = Patauger.
vwānyę, v. a.  Labourer et semer. Ensemencer. Labourer et semer. Ensemencer. Prov. Ché kyè rādé tòte vwānye pa è tsan, celui qui considère tout n'ensemence pas les champs.
Vwānyó,  s. m.   Sapin blanc (Ąbies -alba). Sapin blanc (Ąbies -alba).
vwaŗāche, s. m.  Gâte-métier; celui qui laisse tout en désordre. Gâte-métier; celui qui laisse tout en désordre.
vwaranbéi, s. m.  Larve de l'œstre. Larve de l'œstre.
vwarandą, v. n.  Zigzaguer. Zigzaguer. Che mitįé a vwaŗandą chou a rota, il s'est mis à zigzaguer sur la route.
vwaŗantchyé, s. m.  Témoin de limite. Témoin de limite. C'est une pierre plate placée de chaque côté de la limite [borne], ayant un point au milieu de chacun des quatre côtés, en forme de croix.
vwārba, s. f.  Moment, instant. Moment, instant. L'è pa tta voyāŗba, ça n'a pas duré longuement.
vwārbéta, s. f. Dim. De vwārba.  Moment ( petit ) Petit moment.
vwarbetęn-na, s. f. Dim. de vwarbęta. Moment ( tout petit ).  Tout petit moment.
vwărda , s. f.  Garde. Garde. A vwărda dé Djyo, à la garde de Dieu.
vwārda , s. f.  Garde champêtre. Garde champêtre. í vwārda da mountanye, di vęnyé, dou mêin, le garde de la montagne, des vignes, du mayen. 
vwārda , s. f.  Jeu. Voy. sous botēn. Jeu. Voy. sous botēn.
vwardą,   v. a.    Garder.    Garder.   Vwardą  a tchyévra, è eątsé, ó mówé, garder la chèvre, les vaches, le mulet.Surveiller. Vąuardą è j-infan, surveiller les enfants. 
vwardą,   v. a.    Tenir, avoir. Tenir, avoir. Vwardą ona ątse, garder une vache, c.-à-d. être en possession d'une vache.
Vwardįn, -dįnta, s. m. et f.  Garde.   Garde.  Participe de voyardą employé substantivement.
Vwaŗéi, s. m.  Gros morceau de bois. Gros morceau de bois.
Vwaŗéi, s. m.  Nigaud.Grim. id. Nigaud.Grim. id.
vwaŗetson, s. m. Dim. de vwaŗéi.  Petit morceau de bois. Petit morceau de bois. |Į Syn. bordé.
vwarkyéi, s. m. Vilaine expectoration.  Vilaine expectoration.
vwarvwa, s. m.  Gâche de la serrure. Gâche de la serrure.
vwasą, v. n.  Patauger, brasser. Patauger, brasser. Can vwason tó ò dzò ha ni l'è rin tan bon chin, quand ils pataugent tout le jour dans la neige, cela n'est pas bien sain. A Grim., voyasą a ni signifie aussi se frayer un chemin dans la neige nouvelle.
vwasą, v. n.  Se baigner. Se baigner. È demëndzé van nète iną vwasą pé è j-étąn, le dimanche ils vont beaucoup se baigner là-haut dans les étangs. V. a.
vwasą, v. n.  Traverser une rivière, de l'eau Traverser une rivière, de l'eau
vwasèrmąn, s. m.  Verseau, signe du zodiaque. Verseau, signe du zodiaque. De l'all. Wassermann.
vwasōo, s. m.  Baigneur, pataugeur. Baigneur, pataugeur.
vwąta, s. f.  Ouate. Ouate.
vwé, s. f.  Voix, suffrage. Voix. Il Suffrage.
vweca, v. n.  Crier, en parlant des souliers. Crier, en parlant des souliers.
vwécą, v. n.  Pleurer, pleurnicher. Pleurer, pleurnicher.
vwéeadjya, -āe, s. m. et f.  Personne qui a voyagé, acquis de l'expérience. Personne qui a voyagé, acquis de l'expérience. Ché l'è oun vwéeadjyą, c'est un homme qui a beaucoup voyagé, qui a acquis de l'expérience.
vwéeadjye, v. n.  Faire un trajet. Faire un trajet.
vwéeadjye, v. n.  Voyager. Voyager.
vwéeadzó, s. m.  Voyage, récolte qu'on porte ou qu'on amène en une fois. Voyage, récolte qu'on porte ou qu'on amène en une fois.
vwéeadzó, s. m.  Voyage.  Voyage. 
vwéeadzōo, s. m.  Voyageur. Voyageur.
vweeon!  Voyons! interj. interj. Voyons!
vwéipa, s. f.  Guêpe. Guêpe. T'a ou fordjyę è vwéipé, t'éi itą mouêe adri, tu as voulu tourmenter les guêpes, tu as été piqué d'importance.
vwejeną, v. n.  Hennir. Hennir.
vwékyéŗéi, s. m.  Pleurnicheur. Pleurnicheur.
vwën, vwëncha, adj.  Sale.  Sale.  Cf. vwëndre.
vwèna v.n. Avoir beaucoup de peines. Avoir beaucoup de peines.
vwèna v.n. Peiner, faire de gros efforts pour mouvoir un objet, le soulever.  Peiner, faire de gros efforts pour mouvoir un objet, le soulever. Chon tui outò dé ha pēra é vwèną é vwénéŗéi to é powon pa a t'ai foura, ils sont tous autour de cette pierre, ils font des efforts désespérés et ils ne peuvent la sortir. 
vwènāe, s. f.  Gros effort. Gros effort.
vwëndre, v. a.  Graisser. Graisser. Vwëndre è bóté, graisser les souliers. 
vwëndre, v. a.  Salir. Salir.
vwënga, s. f. Vérin, cric du vieux temps. Vérin, cric du vieux temps.
vwëngą, v. n.  Faire des efforts répétés. Faire des efforts répétés. Syn. wèną.
vwëngāe, s. f.  Gros effort. Gros effort.
vwën-ną, v. n.  Crier, en parlant du cochon. Crier, en parlant du cochon.
vwën-nāe, s. f.  Cri du cochon. Cri du cochon.
vwën-néŗéi, s. m.  Cochon qui crie toujours. Cochon qui crie toujours.
vwenyāe, s. f.  Action de tirer. Action de tirer.
Vwenyę Regarder par en-dessous Regarder par en-dessous
vwenyę, v. a.  Tirer, les oreilles  Tirer, les oreilles par extension les cheveux : Vęjó té vwenyę è pi, je vais te tirer les cheveux.
Vwéó, s. m. Voile.  Voile.
vwepi, s. m.  Guêpier. Guêpier.
vwéŗó , adv.  Combien? Combien? Vwęŗó cote t-e chin? combien cela coûte-t-il?
vwéŗó , adv.  Guère. Guère. Pa vwęŗó, guère, très peu.
vwesa, s. f.  Limite Limite tirée en marchant avant de faucher. Féré a vouesa, tirer la limite. Le faucheur plante une branche à un bout du pré, à la limite, et du côté opposé il marche à petits pas en ayant l'œil fixé sur la branche.Grim. id.  Prov. Ché kyè l'è i promyé pó féré a vouesa pou teni oun módzon dé plo, celui qui est le premier pour tracer la vojuçsa peut garder un génisson en plus.
vwęse, s. m.  Cytise (Cytisus radiatus). Cytise (Cytisus radiatus).
vwespelon, s. m.  Lis Lis  ( Espèce de ) (Lilicum croceum) appelé aussi flöo dou djyăbló, fleur du diable, parce qu'il pousse très souvent dans des endroits inaccessibles.
vwétąnta, adj. num. card.  Quatre-vingts. Quatre-vingts.
vwétantchyémó, -ma, adj. num. ord.  Quatre-vingtième. Quatre-vingtième.
vwétantin-na, s. f.  Huitantaine. Huitantaine.
vwétchyémó, -ma, adj. num. ord.  Huitième. Huitième.
vwęte, adj. num. card.  Huit. Huit.
vwétin-na, s. f.  Huitaine. Huitaine.
vwetoun (a) vwéeą, loc. adv.  En veux-tu, en voilà.   En veux-tu, en voilà.  
vwetoun (a) vwéeą, loc. adv.  Grande quantité. Grande quantité.
vwetsatą, v. n.  Faire des détours. Faire des détours. L'è pa oun kyè vwetsatąé pó enį a mijon, ce n'est pas un qui faisait des détours pour rentrer à la maison.
vwetsatą, v. n.  Trébucher, ne pas marcher droit. Ne pas faire la vwęsa en droite ligne quand on va faucher. De même si l'on est un peu soul et qu'on ne marche pas droit.
vwetsatéŗó, -téŗa, s. m.  Qui fait des détours. Qui fait des détours.
vwetsé, s. m.  Détour. Détour.
vwéwą, v. n.  Pleurer , crier, hurler, . Pleurer , crier, hurler, . To vwéwé pó rin, tu pleures pour rien.
vwewāe, s. f.  Cri de qqn qui pleure fortement. Cri de qqn qui pleure fortement.
vwéwatchyę, v. n.  Pleurnicher Pleurnicher.Syn. plóratchyę, cheméé.
vwéwèŗéi, s. m.  Pleureur. Pleureur.
vwi, adv. Aujourd'hui.   Aujourd'hui. Fó°" vwi é pa déman, c'est aujourd'hui qu'il vous faut et non demain.
vwida, v. a.  Vider. Vider. L'an vwidą ou'étąn, ils ont vidé l'étang.
vwidāe, s. f.  Action de vider.             Action de vider.                 vy
vwįdó, -da, adj.  Vide.   Vide.   Ché l'a rin  pwįŗe dou vwidó, celui-là n'a pas peur du vide.
vwįsta, s. f.  Verge.   vwįsta, s. f. Verge.                                  
vwistą, v. a.  Donner de la verge à un enfant.          Donner de la verge à un enfant. Vwistą ló, fouettez-le!        
vwistāe, s. f.  Correction avec la verge. Correction avec la verge. To va atrapį 'na vwistāe, tu vas recevoir une bonne correction.
vwistita, s. f.  Petit coup de verge. Petit coup de verge.
vwitoŗą , s. f.  Voiturée, contenu d'une voiture. Voiturée,contenu d'une voiture. N'ën mena 'na bóna vwitoŗa  dé pómé, nous avons conduit un gros char de pommes.                         
vwitoŗą , v. a.  Voiturer.                     Voiturer.                    
vwitoŗa, s. f.  Voiture. Voiture.
Vwitoŗéta, s. f.  Voiturette, petit contenu d'une voiture, petite quantité Voiturette, petit contenu d'une voiture, petite quantité.Dim. de vwitoŗą
vwitoŗęta, s. f.  Dim. de vwitoŗa.     Petite voiture. Petite voiture.
vwitoŗį, s. m.  Voiturier. Voiturier.
vwivra, s. f.  Serpent fabuleux.. Serpent fabuleux. En  Valais la vwivra joue un grand rôle dans le Val d'Hérens et le Val des Dix. C'est un monstre ailé, au corps reptilien, d'une grosseur énorme, couvert de grosses écailles vertes et luisantes. Il se nourrissait d'agneaux, de brebis, de jeunes veaux et de cabris et dévastait tous les alpages de ces contrées. Du lat. «vipera». || Voy. Favre-Balet dans «Contes de Grimisuat », p. 418.
vya , s. f.  Vie. Vie. Fodré prou kyè to menęche o-n-ātra vya, il faudra bien que tu mènes une autre vie.
vya , vyāwa, adj.  Fort, robuste. Fort, robuste.
vyābla, s. f. Clématite sauvage (Clematis vitalba). Clématite sauvage (Clematis vitalba).
vyéléra Vieillerie n. f. Vieillerie. Lex. wou, wele.
vyéléta, s. f.  Vieillette , petite vieille Vieillette , petite vieille.Dim. de vyele. Syn. ansyanéta,  Cf. vyou
vyęró, s. m. Verre. Verre. Prononc. plus ancienne de vęró.
vyôon, s. m. Néol. Violon  Violon (néol.). Cf. robé.
vyou, vyele, adj. et s. m. et f.  Vieux.  Vieux. Oun vyou parįn, ona vyęle marin-na, un vieil homme, une vieille femme; oun vyou dzowénó, ona vyęle dzowéna, un vieux garçon, une vieille fille; oun vyou ma, un mal chronique.
vyousète, adj.  Vieillissant, qui commence à vieillir.  Vieillissant, qui commence à vieillir. 
vyousète, s.m.  Vieux.(Un peu) Un peu vieux. Ché vyousète trale cóm'oun dzowénó, cet homme déjà un peu vieux travaille comme un jeune homme.Noble Contrée = vyossèt
vyówé, s.m. Rouget des porcs. Rouget des porcs.
vyówé, vyówéta , adj. Violet.  Violet.  
Vyówé, Vyówéta , s.f. Nom de vache à robe rouge foncé. Nom de vache à robe rouge foncé.
vyówéta  s. f.  Violette. Violette. Vyówéta di mountąnyé, pensée des Alpes (Viola calcarata).
Vyówéta di mountąnyé, Pensée des Alpes (Viola calcarata). Pensée des Alpes (Viola calcarata).
wa pr. pers. fém. sing, de la 3e pers. compl. direct.  La La. wa t'a fé eni, il la fait venir;wa té faŗį prou tenį kïa. je la ferai bien rester tranquille. La forme masc. corresp. est ó
wāa , s. m.  Maladie des porcs. Maladie des porcs. Can è catson l'an ó wāa, l'an gonfló ó có°" é fó°" dó°" avwéi oun bâton dé frānó pó prou ribą, quand les porcs ont le «lard», le cou leur enfle, et il faut que deux hommes leur frottent vigoureusement le cou avec un bâton de frêne.
wāa, s. f.  Tranche de lard. Tranche de lard. || Syn. cwéna dé bacon.
waboŗą, v. a.  Labourer, travailler. Labourer, travailler. waborą ó bën, travailler la terre; tòte chin l'è waboŗą, tout cela est bien travaillé
wafrą Petit ormeau. Orme montagnard (Ulmus glabra) ( ! et non tilleul). Petit ormeau. Orme montagnard (Ulmus glabra) ( ! et non tilleul).
wafrą , v. a.  Balafrer Balafrer
wafrą, -frąe, part, et adj.  Balafré. Balafré. Ché da dzó°"ta wafrāe, l'homme à la joue balafrée.
wāfra, s. f.  Balafre, grosse blessure Balafre, grosse blessure. L'a fé n'a groucha ouāfra a man, il s'est fait une grosse blessure à la main
wāįi, s. m.  Présure faite avec du petit-lait et du vinaigre pour faire le sérac. Présure faite avec du petit-lait et du vinaigre pour faire le sérac. Ha boche l'è pó tenį ó wāji, ce tonneau est pour contenir le ferment du sérac.
wājį Avaler tout et rapidement. Avaler tout et rapidement.
wąkye, s. m.  Lac Lac
wakyéi, s. m.  Vaurien, traînard.  Probablement dérivé du fr. «laquais » Vaurien, traînard.  Probablement dérivé du fr. «laquais »
wakyète, s. m. Dim. de ouąkye.  Petit lac. Petit lac.
wan, s. m.  Planche. Planche. N'a tetse dé wan, un tas de planches. || Fig. trin-ną è wan, se traîner, ne pouvoir plus rien faire
wanbréi, s. m.  Morceau considérable, pièce de drap. Morceau considérable, pièce de drap. Oun bon wanbréi dé dra, une grosse pièce de drap
wąnda, s. f.  Bande, Bande, ona wąnda dé pra, une bande de pré
wandą, v. a.  Couper en bandes Couper en bandes. wandą ó motchyōo di a son a pya, déchirer le mouchoir de haut en bas; wanda ó vintró, ouvrir le ventre
wandéta, s. f. Dim. de wąnda.  Petite bande Petite bande
wané, s. m. Dim. de ouan.  Planchette. Planchette.
wan-ma Lame.n. f.  Syn. anc. wemawa. Ne pas confondre avec wën-ma, lime,  Lame.n. f.  Syn. anc. wemawa. Ne pas confondre avec wën-ma, lime, 
wan-na, s. f.  Laine. Laine. Dé wąna dou paį, de la laine du pays.
wanocha, s. f.  Débris de ce qui a été vanné. Débris de ce qui a été vanné. I wanocha l'è bóna pó peca i ątsé, les débris du vannage sont bons pour donner à manger aux vaches.
wąnpa  s. f.  Lampe. Lampe.
wąnpa , s. f.  Framboise. Framboise. Au plur., qui est presque seul usité, on fait la liaison: è j-ąnpé
wanpyą, s. m. Avant-pied. Avant-pied. Partie antérieure du pied, du soulier.
wanpyon, s. m.  Lampion, Lampion, ënprįnde ó wanpyon, allumer le lampion.
wąnse, s. f.  Lance. Lance.
wansyae, s. f.  Elancement, douleur lancinante. Elancement, douleur lancinante. Dé tin j-ën tin ha din fé dé wansyéi kyè l'è afrou, de temps en temps cette dent cause des douleurs très lancinantes.
wansyę, v. n.  Elancer, causer des élancements douloureux Elancer, causer des élancements douloureux. L'a cóminsyą a wansyę outré p'ā néi é l'a pa méi arétą, elle a commencé à causer des élancements douloureux pendant la nuit et depuis lors cela n'a plus cessé. || Cet emploi du v. lancer est afr. et SR.
wantêrna, s. f.  Lanterne, Lanterne, ënprin ó tagyewën é mè ó, derën ā wantêrna, allume le quinquet et mets-le dans la lanterne. || Au plur. on dit aussi è j-antêrné. Cf. danréi
wantèrną, v. n.  Rester à ne rien faire, lanterner. Rester à ne rien faire, lanterner. L'a wantèrną cąkyè tin per ënkye, il a lanterné quelque temps par ici.  Traîner. È tchyévre can l'an jou prouw antèrną, l'an vwaŗį, après que les chèvres eurent traîné très longtemps, elles se sont remises [guéries].
wantèrni, s. m.  Lanternier . Lanternier . Celui qui porte la lanterne dans les processions.
wantèrni, s. m.  Personne qui reste à perdre le temps, lanternier. Personne qui reste à perdre le temps, lanternier. Ché grou wantèrni a fon dé R. can chaŗé resta, oun mi chën rin féré, tornéré prou chęla, ce grand lanternier de R., quand il sera resté un mois à ne rien faire, reviendra bien par-ici. 
wanyą, -ąe, adj.  Fatigué. Fatigué. Oun vën tui prou wanyą can o-n-a pa 'na vwārba pó rèpoją, on devient tous bien fatigués quand on n'a pas un moment de repos. Défaillant. Chéi enou adéméi wanyą, tink'i pa méi chopou ąvwe ïŗó, la défaillance m'a gagné de plus en plus, si bien que je n'ai plus su où j'étais.
wąnye, s. f. Fatigue.  Fatigue. Can i jou trin-na ba ché bócon dé tsānyó, i jou ona wąnye kyè ché conté, quand j'ai eu traîné en bas ce «billon» de chêne, j'ai eu une fatigue qui compte; ona wąnye ba pé tsąnbé, une fatigue dans les jambes. Langueur, défaillance. L'a pri tó d'oun có°" ona wąnye kyè nó mojāon fran kyè chóbrąé, il lui a pris une défaillance tout à coup que nous croyions qu'il resterait [mort].
wanyę, v. a.  Fatiguer. Fatiguer. Ha groucha tsąrdzé té wanyéŗé trwa, cette lourde charge te fatiguera trop. V. r. Se fatiguer. Can o-n-è vyou dinché, oun che wąnyé dri, à cet âge on se fatigue vite.
wanyou, -ja, adj.  Fatigant. Fatigant. L'è wanyou iną pé fou veŗé, c'est fatigant [de monter] par ces zigzags.
waoną, v. a.  Manger gloutonnement. Manger gloutonnement. L'a tòte waoną, il a tout raflé -comme le porc fait de la lavure.
waoun, s. m.  Lavure. Lavure. Prov. Fó°" pa radą ó waoun, fó°" radą ó catson, il n'est pas nécessaire de regarder la lavure, il n'y a qu'à voir le cochon (qui indique de quoi il se nourrit).
wapą, v. a.  Suie dure et luisante. Suie dure et luisante. I nëe dou weeon, du noir de fumée.
wapëse, s. m.  Patience (Rumex ari-folius L.). Patience (Rumex ari-folius L.). È catson pęcon prou è wapēse, les porcs aiment la patience.
wapidą, v. a.  Lapider. Lapider. È jouifé l'an wapida chënt Etchyęnó, les juifs ont lapidé saint Etienne.Accabler d'ouvrage, iré pa tan wapidą ou trao, è j-infan iron grou, il n'était pas tant accablé par le travail, les enfants étaient grands. 
wārdjyę, v. a.  Elargir. Elargir. Nó véjin wārdjyę ó cortį dou byéi dé vāe, nous allons élargir le jardin du côté de la route.  V. n. S'élargir. Etrį déjó, vajïé iną ën wārdzin, étroit au pied [le pré], il montait en s'élargissant. Il V. r. S'élargir, s'étendre. Cóminson a che wārdjyę óra, ils commencent à s'étendre maintenant, à bâtir en dehors [des villages]; fó°" che wārdjye tôrtò rin kyè pó w'amò d'aį ona pląche pó ëntrépóją ó féméi, il faut s'élargir tout autour uniquement pour avoir une place où entreposer le fumier.
wārdjyou, s. f.  Largeur. Largeur.
wārdzó, -dze, adj.  Large.  Large. Achyę wārdzó, laisser le foin sur le pré sans l'entasser. Aa wārdzó, aller de travers; l'aïe tan byou kyè vajïé tó wārdzó, il avait tant bu qu'il marchait tout de travers.
wāré, s. m.  Voleur, Voleur, wāré é canąlé, de grands voleurs (litt, voleurs et canailles).
waretin, s. m.  Temps à tuer. Temps à tuer. L'an oun waretįn, ils n'ont rien à faire, ils ont du temps à tuer 
wārje, s. f.  Mélèze (Larix decidua) Mélèze (Larix decidua). È wārjé chon rètsasyéi pó féré dé pawën, le [bois de] mélèze est recherché pour en faire des échalas.
warjęna, s. f.  Poix du mélèze. Poix du mélèze.
waŗóną, v. n.  Faire le larron, le voleur, user de moyens louches. Faire le larron, le voleur, user de moyens louches. L'è rin ky'a fōche dé waŗóną kyè pou resta wéi, ce n'est qu'à force d'user de moyens louches qu'il peut se maintenir là.
waséi, s. m.  Lait. Lait. I ątse pêe ó waséi,la vache perd le lait, c.-à-d. que son lait diminue ou tarit pour cause de maladie; aa ou waséi, aller acheter du lait.
watą , v. a.  Baver. Baver. I wąte cómin oun popoun, il bave comme un bébé.
watą , v. a.  Latter. Latter. L'an forni dé watą ó ti da grąndze, ils ont fini de latter le toit de la grange.
wata, s. f.  Latte, petite planche,  Latte, petite planche, ona wąta dou ti, une latte du toit.
watądzó, s. m.  Assemblage des lattes sur lesquelles on pose la couverture d'un toit. Lattage. Assemblage des lattes sur lesquelles on pose la couverture d'un toit. Lattage.
wātchyę, v. a.  Lâcher. Lâcher. Matį Dzôjé l'a wātchyą còwe, M. Joseph a lâché un oui.
watchyęre, s. f.  Laitière Laitière. Ha ątse l'è prou bóna watchyęŗe, cette vache est très bonne laitière.
wąté, s. f. pl.  Bave. Bave.
watën, s. m.  Latin. Latin. Cha ó watën, il sait le latin.
watéŗéi, s. m.  Baveur. Baveur.
wātsi, v. a.  Lâcher Lâcher. Fó°" pa wātsį sti, il ne faut pas lâcher celui-ci.
wātsó, wātse, adj.  Lâche, sans force physique ni énergie Lâche, sans force physique ni énergie. I ma é nyona pāa, chéi rin kyè prou wātse, je n'ai mal nulle part, je ne suis que très lâche; oun ch'ënchwën pa ky'o-n-a pa mëndjyą tinkyè n'oun vën wātsó, on ne souvient plus qu'on n'a pas mangé jusqu'à ce qu'on devienne faible.
wavyou, s. m.  Evier. Evier. || Syn. vwervwę
we, s. m.  Œil, Œil, au pl. è j-we. Ovrį è j-oue, cló°"re è j-oue, ouvrir les yeux, fermer les yeux; i pa mëndjyą chin kyè fé ma i jwe, je n'ai pas mangé ce qui fait mal aux yeux ( = rien!).
wédjyè,wedjyeŗe, adj.  Léger. || Syn. wéé. Léger. || Syn. wéé.
wédjyeŗemįn, adv.  Légèrement. Légèrement.
wéé,wééta, adj.  Léger Léger. To pou porta, chin l'è wéé, tu peux bien porter cela, c'est léger.
wéea  , eāé, part, et adj.  Levé. Levé. Oun tsapéi wéeą, un chapeau haut de forme.
wéea , v. a.  Lever. Lever,wįa ha vise, lève ce cep (pour l'attacher); i wan l'a wéeą ó cou, la planche a fait bascule.  V. r. Che wįé ó matën 'na cwēe bįje, il se lève le matin une mauvaise bise; che wéeą dé bon'ouŗa, se lever de bonne heure (tôt); i ona che wié tāa anéi, la lune se lève tard ce soir.  V. n. I pāta wié, la pâte lève; vwi wié pa chowe, aujourd'hui le soleil ne veut pas se lever. || Prov. Dromį dé bon'ouŗa é wéeą ó matën conchęrvé fortona é santéi, se coucher de bonne heure et se lever tôt conserve fortune et santé.  I bla wìé djya, le blé lève déjà.  Subst. L'è djya parti déeąn ó weeą dou chowe, il est déjà parti avant le lever du soleil. || Prendre des témoins: wéea è tèmouįn. || Autres sens: wéeą w'éivwe pó ó Tórin-Nou, mettre l'eau de la rivière dans le Torrent-Neuf, au commencement de l'époque d'arrosage; wèeą è vęnyé, attacher les jets de la vigne autour de l'échalas; wéeą a mótra, ó róódzó, remonter la montre, l'horloge; wéeą ó nêe, se déchirer un ligament.
weeąn, s. m.  Levain. Levain. Pó féré ó weeąn oun vwārdé oun mwêe dé pāta can oun fé ó pan; oun mè chin derën ën w'écouęwa dé bó°", oun mè dé pi dé cha chou é oun crowe avwéi 'na bró°"we; l'è avwéi chin ky'oun fé wéeą a pāta da fòrną kyè vën apréi, pour faire le levain, on garde un morceau de pâte quand on fait le pain; on le met dans une écuelle de bois en y ajoutant quelques grains de sel et on le couvre avec un linge; c'est avec cela qu'on fait lever la pâte de la fournée suivante.
weeon , s. m.  Suie dure et luisante. Suie dure et luisante. I nëe dou weeon, du noir de fumée.
weeon , s. m. weóna, s. f.  Lion, lionne. Lion, lionne.
węfra, s. f.  Femme bavarde, méchante. Femme bavarde, méchante. Kyënta brota węfra ! quelle vilaine bavarde!
wegremą, v. intr. Larmoyer wegremą, v. intr. Larmoyer.  Var. egrema. Lex. wegrema, 
wegręma, s. f.  Larme, Larme, wi venyion ba è wegręmé, les larmes lui coulaient.  Goutte. Bi pye, pó ha wegręma, té faŗé pa dé ma, bois toujours, cette goutte ne va pas te faire de mal.
wéi, adv.  Là.  Là. Chęla é wéi, ici et là; tįnkyè wéi, jusque-là; ha fémąwawéi, cette femme-là.  Déterm. par un autre adverbe: fouŗa wéi, là-dehors; iną wéi, là-haut; outré wéi, là-outre; ba ouéi, là-bas.
wêin, s. m.  Levant, est. Levant, est. Dou wêin, du levant; dé kyën byéi e-te i wêįn? de quel côté est le levant?
wejí, s. m.  Loisir. Loisir. I pri ó oweji, j'ai pris le loisir, le temps; a-to wejį d'aą ba a Chyoun? as-tu le temps d'aller à Sion? - yó i prou wejį, moi j'ai assez le temps. Prov,: ā cwįte oun che mārye, ā weįį oun che rèpįn, à la hâte on se marie, à loisir on se repent. Pouvoir. L'an prou wejį dé paè, ils peuvent bien payer.
wèkye, adj.  Pressé. Pressé. Fó°" pa tan étre wèkye pó balę vïa choun bën, il ne faut pas être si pressé de donner son bien à partager.
wekyêrna, s. f.  Lucarne. Liquerne, luquerne est SR. Lucarne. Liquerne, luquerne est SR.
wemą, v. a.  Limer, élimer Limer, élimer. Fó°" wemą ó męndzó da pāwa pó kyè fajęche pa ma i man, il faut limer le manche de la pelle pour qu'il ne fasse pas mal aux mains.
wemąche, s. f.  Escargot. Escargot. Oun remâche è wemąche can vën i plodze, on ramasse les escargots quand il pleut. Dev. ona dama kyè porté tórdzò a mijon avouéi le? - i wemąche. Une dame qui porte toujours sa maison avec elle? -l'escargot.
wemachon, s. m. Dim. De wemąche.  Limaçon, petite limace. Limaçon, petite limace.
wemachyè, s. m.  Celui qui ramasse les escargots. Celui qui ramasse les escargots.
wemąwa, s. f.  Lame. Lame. T'a fratchyą a wemąwa dou coutéi, tu as cassé la lame du couteau.
wemęta, s. f.  Limite. Limite.
wemetą, v. a.  Limiter Limiter, óŗa fó°" tòte wemetą atramįn, maintenant [à cause du remaniement parcellaire] il faut limiter [les propriétés] tout autrement.
wemonāda, s. f.  Limonade. Limonade.
wemóneŗi, s. f. Aliments non salés (légumes, sucreries). Aliments non salés (légumes, sucreries).
wemwįre, s. f.  Limonière du char. Limonière du char.
wën , s. m.  Lien, ruban pour attacher. Lien, ruban pour attacher. Prov. Coté méi i wën ky'i chąkyé, le lien coûte plus que que le sac [une mauvaise affaire] !
wën , s. m.  Lin. Lin. Falïé cwiŗe dé chatson dé wën é métré chou, il fallait cuire des sachées de lin et les appliquer.
wënchou, s. m.  Lessive, «lissu», eau de lessive. Lessive, «lissu», eau de lessive. È bóné chëndré fan ó bon wēnchou, les bonnes cendres font la bonne lessive.
wëndęna, s. f.   Lente, œuf de pou. Lente, œuf de pou.T'éi plin dé wëndęné p'ā téita, tu es couvert de lentes.
wëndzó, s. m.  Linge. Linge.
wëngądzó, s. m.  Langage. Langage. Maweŗoujamįn i wëngądzó a nó che dépêe, malheureusement notre langage disparaît.
wënma, s. f.  Lime. Lime.
wenoué, s. m.  Ligneul. Ligneul. Oun fé è wenwé avwéi dé bon fi é dé servwę, on fait les ligneuls avec du bon fil et de la poix de cordonnier.
wenyą, s. f.  Lignée. Lignée.
węnye, s. f.  Ligne, règle Ligne, règle. Mè fó°" ai ona węnye pó aa a w'écó°"wa, il me faut une règle pour aller à l'école.
wenyę, v. a.  Régler. Régler. Ché caé l'è pa wenya, ce cahier n'est pas réglé.
wępra, s. f.  Lèpre. Lèpre.
weprou, s. m.  Lépreux. Lépreux.
wése, s. f. Ardoise. Ardoise. Peŗ-ënkyè tui è ti chon cowêe avwéi dé wésé, ici tous les toits sont couverts d'ardoises.
wese, s. f. pl.  Bouts de fil  dans la navette,  pour maintenir l'aplomb et ne pas laisser les fils s'entortiller. Bouts de fil  dans la navette,  pour maintenir l'aplomb et ne pas laisser les fils s'entortiller.
wéseta, s. f. Dim. de wese.  Petite ardoise. Petite ardoise.
weson, s. f.  Leçon. Leçon. I vekyéiŗó balïe dé weson, le vicaire donnait des leçons. Réprimande. Chaŗį yó kyè faŗį a weson, c'est moi qui vais le réprimander. || Cf. aussi aweson.
wéstó, -a, adj. Leste. wéstó, -a, adj. Leste, 
wéstó, -a, adj. adroit. adroit.
wétanïe, s. f.  Litanie. Dé j-étanïé, des litanies. Litanie. Dé j-étanïé, des litanies.
wétchyé, s. m.  Mélange de pommes de terre, de farine et d'autres légumes qu'on donne au bétail. Mélange de pommes de terre, de farine et d'autres légumes qu'on donne au bétail. Can è béitchyé pecon pa ó wétchyę, chon maądé, quand les bêtes ne mangent pas le «lécher», c'est un signe qu'elles sont malades.
wétchyé, v. a.  Lécher. Lécher. Pó°"ŗa béitchye, l'aïe fan, cómin wétsé a sièta ! pauvre bête, elle avait faim, comme elle lèche l'assiette! || V. r. Dé có°" che wétson, dé có°" che pecon, tantôt ils se lèchent, tantôt ils se dévorent; can è tsate ché wétson deri è j-oŗélé, chénédzé ó crwéi tin, quand les chats se grattent derrière l'oreille [avec leurs pattes qu'ils ont auparavant léchées], c'est signe de mauvais temps.
weteŗį, s. f.  Laiterie. Laiterie. Ba dé hé weteŗį l'an tui tó méi dé béitchyé kyè pouon tenį, par suite de ces laiteries, tous ont plus de bétail qu'ils n'en peuvent nourrir.
wétra, s. f.  Lettre. Lettre.
wetse, s. f.  Tranche mince de quelque chose, Tranche mince de quelque chose, ona wętse dé pan, une mince tranche de pain. || Appât. Métré a wetse, mettre la tranche, en langage des chasseurs, c'est mettre une tranche de viande pour attirer un animal qu'on veut prendre à la trappe;i wetse dé ò, la tranche pour prendre l'ours, c.-à-d. une grosse tranche.
wetsemókyéŗéi', s. m.   Gamin. Fig.  Gamin. Fig. 
wetsemókyéŗéi', s. m.   lèche-morve. Litt. lèche-morve. Litt.
wetséta, s. f. Dim. de wętse.  Petite tranche. Petite tranche.
wetson, s. m. Dim. de wetse.  Tranche très mince Tranche très mince. Dé wétson dé pan cómin dé papēe, des tranches de pain [minces] comme du papier.
wevré, s. m.  Balance romaine. Balance romaine.
wevré, s. m.  Livret, table de multiplication. Livret, table de multiplication. A fën dou caé l'a oun wevré, à la fin du cahier, il y a un «livret».
wevyè, s. m.  Levier. Levier. Chën wwevyè nó pwìn pa wéeą chó, sans levier nous ne pouvons lever ceci.
wi , s. f.  Lie (du vin). Lie (du vin). Pŗov. fó°" rémwą ó vën ou ba dé ona, che depouj'i wi, il faut transvaser le vin à la lune décroissante, la lie se dépose.
wi , s. m.  Lys. Lys. Dé flōo dé wi, des fleurs de lys. || Le mot wi est toujours accompagné de flōo.
wi . Pron. pers. de la 3e pers. masc. et fém. sing.  Lui. Lui. Bąle wi chin 'ŗa,  donne-lui  cela   maintenant;wi fó°"-te méi? lui en faut-il davantage? Kyè wi régārde-te? cela le regarde?-
wia, adv.  Parfois. Parfois. L'a dé néi wia kyè chon-non outré pé djye j-ouŗé, il y a des soirs où on sonne [l'Angélus] vers les 10 heures; dé dzò wią l'è tópó ouncó a nou ouré, certains jours c'est sombre à 9 heures. || Est-ce le correspondant du fr. «il y a»?
wibéra Libérer,v. tr.  Libérer,v. tr. 
wibertën, s. m.  Libertin, qui ne croit pas. Libertin, qui ne croit pas. Fou wibertën can venyon a moŗį chon pa tan fyè, ces libertins, quand la mort approche, ne sont plus si fiers.
wibramįn, adv.  Librement. Librement.
wibró, -bra, adj.  Libre. Libre. L'è wįbra dé féré cómin ou, elle est libre de faire comme elle veut.
wïja, s. f.  Liège. Liège. Oun chópé dé wîįa, un bouchon de liège.
wijyé, s. m.  Purin. Purin.
winbéi, adj.  Lambin. Lambin. Ché l'è winbéi pó conféchą, ce prêtre est lambin pour entendre les confessions.
windāa, s. m.  Seuil . Seuil . Prov. L'a pa dé porte chën windāa, pas de porte sans seuil ( = pas de maison qui n'ait sa misère). |Į Grim, lindāa. Cf. FEW 5, 345, sous v. limitarïs.
windémąn, s. m.  Lendemain Lendemain. L'è enou pye ó windémąn, il n'est venu que le lendemain.
wįnga, s. f.  Langue Langue. I wįnga di j-Awemąn, la langue des Allemands. Il Ne pas confondre avec winvwa, partie du corps.
wįn-nó, -na, adj.  Léger à la course. Léger à la course. Aprowįn é dé core pó vèŗé kyën charé méi win-nó, essayons de courir pour voir qui est le plus rapide.
winswę, s. m.  Drap de lit. Drap de lit. Mè fó°" aa bweeą è winswe vwi, aujourd'hui il me faut laver les draps de lit.  Grand drap carré pour porter le foin, le blé. Pó porta ó bla oun n'ënplïé tòrdzò dé winswę, pour porter le blé on se sert toujours de draps.
winvwa, s. f.  Langue. Langue. Dev. : ona pląntse a chóta é tòrdzò mó°"wa? -i wįnvwa, une planche toujours à l'abri et toujours mouillée? -la langue; mena a wįnvoua, mener la langue (parler beaucoup); mótrą a winvwa, tirer la langue à quelqu'un [s'en moquer]; ona crwēe winvoua, ona bóna winvwa, une mauvaise langue, une bonne langue: ona ouinvwa d'infêe, une langue d'enfer.  
winvwa, s. f.  Propriété étroite Propriété étroite. Fig.: ona wįnvwa dé pra, une bande de pré. winvwa dé charpin, langue de serpent (Ophio-glossum vulgare).
winvwatą, v. n.  Mener la langue, blaguer. Mener la langue, blaguer. Chin l'è tô dzò winvwata é winvwatéŗéi-to, ça ne fait que caqueter toute la journée.
wįŗa. s. f.  Lierre. Lierre.
wistra, s. f.  Liste, p. ex. de noms. Liste, p. ex. de noms. Épantchyę dé wistré ou tin di į-éwésyon, répandre des listes de noms aux temps des élections. || Mince latte de bois. Clouwą dé wįstré a son é a pya di pari, clouer de minces lattes de bois au haut et au bas des parois.
wistrą, v. a.  Munir de minces lattes. Munir de minces lattes.
wit°"ou, adj. Ou witoeou Regain contenant beaucoup de feuilles de dents-de-lion. Regain contenant beaucoup de feuilles de dents-de-lion.
witchya, s. f.  Petit-lait. Petit-lait. Dé witchyą grācha, du petit-lait gras: provient du lait qui n'a pas été écrémé.
witre, s. m.  Litre. Litre.
wivra  s. f.  Livre ou 1/2 kg Livre ou 1/2 kg. La livre équivalant au demi-kilogramme est toujours en usage chez les paysans, ona wįvra dé chócró, une livre de sucre; oun pan dé cątró wivré, un pain de quatre livres.
wįvra , s. f. Lièvre  Lièvre . Lièvre . Le fém. est répandu dans tous les dialectes franco-provençaux.
wivrète, s. m. Dim. de owįvró,  livret, petit livre. livret, petit livre.
wįvró  s. m. pl.  Estomac des ruminants (feuillet).  Estomac des ruminants (feuillet).  Par ext. Estomac en général. Tin ky'o-n-è amou wéi, chętson è wįvró, jusqu'à ce qu'on soit là-haut, l'estomac se dessèche.
wįvró, s. m.  Livre. Livre. Dé crwéi wįvró, de mauvais livres.
yè, adv.  Hier. Yè matën, hier matin. Hier. Yè matën, hier matin.
yó, pron. pers. suj. 1re pers. sg.  Je, moi. Je, moi. Yó é i pare, mon père et moi. Ce pronom peut être exprimé ou non, selon qu'on veut le faire ressortir: mè repoujó ou yó mè repoujó, je me repose. Dans la propos, subordonnée il ne s'exprime pas, en général. Mëndzeŗōo prou che powęchó mëndjyę, je mangerais bien si je pouvais manger. , 
you, youcha part, passé du v. vêre et adj. Vu , vue Vu , vue
youwa, s. f.  Vue (sens).   Vue (sens).  L'a ouncó bóna youwa, il a encore bonne vue;crwēe youwa, mauvaise vue; fó°" pa brontchyę a youwa can tįŗon, il ne faut pas que la vue bronche quand ils tirent. || 
youwa, s. f.  Vue, aspect. Vue, aspect. Kyënta béwa youwa oun n-a di ha mountanye, quelle belle vue on a de cette montagne !
zou, s. m.  Joug  Joug. L'è mawijyą pó métr'ó zou a ché botchyó, il est difficile de mettre le joug à ce bœuf.
zounma, s. f.  Gros caillou. Gros caillou. Vęjó té fótr'ona zounma, je vais te lancer un gros caillou.
zounméi, s. m.  Pierre, caillou que l'on jette à qqn. Pierre, caillou que l'on jette à qqn.
zoupa, s. f.  Grosse femme. Grosse femme. Kyënta groucha zoupa, quelle grosse dondon de femme!